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REPUBLIQUE DEMOCRARIQUE DU CAMEROUN

……………………….
MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE
……………………….
INSTITUT UNIVERSITAIRE SIANTOU
……………………….
CYCLE DE BREVET DES TECHNITIENS SUPRIEURE
……………………….

INSTITUT UNIVERSITAIRE SIANTOU


RAPPORT DE STAGE ACADEMIQUE
THEME :

TRANSMISSION D’UN SIGNAL SUR


FIBRE OPTIQUE : CAS DE LA CRTV Radio

Stage débuté le 05 Aout au 30 Septembre 2019 a la CRTV Radio de Yaoundé


dans le but de l’obtention du Brevet de Technicien Supérieure (BTS)
Spécialisée :
Télécommunication
Réalisé par :
Winston Essiben Priso
Sous l’encadrement
Académique de Professionnel de
Walter Fopa
Ingénieur en électronique et télécoms

ANNE ACADEMIQUE : 2019/2020


Dédicace
Je remercie Dieu tout puissant de m’avoir
donnée la santé et le
Courage
Pour terminer ce modeste travail.
Je dédie ce travail à…
Ma mère
Affable, honorable, aimable : ce travail est le
fruit de tes sacrifices que tu as consentis pour
mon éducation et ma formation, ma source de
tendresse
Tes prières et bénédictions m’ont été d’un grand
secours pour mener à bien mes études.
Que dieu te procure bonne santé et longue vie

WEP

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Remercîment

Avant tout, je remercie le BON DIEU de m'avoir aidé à réaliser ce présent travail.
Je tiens à remercier l’institut universitaire Siantou pour l’enseignement qui m’a été
dispense, la CRTV radio de m’avoir accordé un séjour au sien de sa structure.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Sommaire

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Avant-Propos

Le gouvernement camerounais a consacré depuis longtemps une importance


capitale a l’enseignement supérieure professionnel. Et c’est dans cette l’optique que
WANTOU SIANTOU eu l’autorisation de créer d’abord l’institut supérieure de gestion et
ensuite l’institut supérieure de technologie qui fut approuvé par l’arrête ministérielle
N° 08/0125/MINISUP du 05/05/08
L’institut supérieure de technologie SIANTOU est une des écoles du complexe
universitaire SIANTOU sous la tutelle de l’université de DSCHANG qui a pour but d’assurer
à la jeunesse grandissante, une bonne formation en technologie de l’information et de la
communication (TIC) avec des compétences qui correspondent aux nouvelles exigences du
marché de l’emploie. Dans ce but, il offre un large programme d’étude et une gamme variée
de spécialité technologique de pointe conduisant après deux ans de formation, l’obtention
d’un BTS dans les spécialités suivante :
➢ Informatique industrielle
➢ Télécommunication et réseau
➢ Fabrication mécanique
➢ Génie informatique
➢ Travaux publics
➢ Etc….
Cette formation est complétée pour par un stage académique effectue dans une
entreprise ; un stage à l’issu duquel les étudiants devront se familiarise avec le monde
professionnel, développer en eux l’esprit de recherche, mettre en application des
enseignements théoriques reçus et rédiger un rapport
C’est dans cet optique que nous avons effectué un stage académique au sein de la
CRTV Radio de Yaoundé durant la période du 05/08 au 30/09/2019, au cours duquel nous
avons compris comment s’effectue la transmission d’un signal via une fibre optique.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Liste des abréviations

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Introduction General

Dans le cadre de la formation en vue de l’obtention de l’examen BTS, les étudiant


sont appelés à effectuer des stages en entrepris pour parfaire les enseignement reçus ; c’est
ainsi que la fin de la première année est marquée par un stage académique afin que nous
puissions mettre en pratique les connaissances acquises
Au cours de ce stage qui s’est déroulé du 05 aout au 30 septembre 2019, nous
avons eu le privilège d’enrichir nos connaissances en équipement et structure de l’audio-
visuel, de la fibre optique mais également de nous familiarise avec le conteste socio-
professionnel.
C’est la raison pour laquelle nous avons eu l’opportunité de passer deux mois a la
CRTV Radio de Yaoundé
Le présent rapport qui rend compte de notre séjours professionnel dans cette
maison de production et de diffusion s’articule autour des points suivants :
➢ Présentation de la CRTV Radio
➢ Transmission d’un signal sur la fibre optique
➢ Bilan de stage

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Première partie : Présentation général de la
CRTV Radio

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
I- Conteste
1- Historique
La CRTV, l'office de radio et télévision du Cameroun a été créée en 1987, deux ans
après l'avènement de la télévision dans notre pays. La radio existe, quant à elle, depuis 1941.
Elle a été introduite à Douala pour diffuser les communiqués de la France Libre ; les
émissions seront interrompues en 1944 puis reprises et élargies à la demande des autorités, en
1946. Plus tard, un autre émetteur est installé à Yaoundé. C’est l’époque de la Société de
Radiodiffusion de la France Outre-Mer (SORAFOM), qui joue un rôle déterminant dans la
naissance de Radio Cameroun.
Jusqu’en 1983, sept stations régionales correspondant au nombre des régions
contribuent à exprimer l’identité, la diversité et la richesse culturelle de l’ensemble du
territoire ; Cette année-là, trois autres suivront la création de nouvelles régions. Soit dix
stations à ce jour.
Les chaînes FM commerciales sont d'autres maillons de ce réseau. Les premières ont vu
le jour à l'aube des années 90 et constituent, à côté des stations régionales, des unités de
production et de diffusion déconcentrées. Dans la même veine, a radio nationale est désormais
relayée en FM dans toutes les régions.
En janvier 2018, la télévision s'est enrichie de CRTV-News, une chaîne d'information
en continu.

Fig. 1 : Image de façade de la CRTV Radio a Yaoundé


2- But, vision et mission

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Créée par la loi n° 087/020 du 17 décembre 1987 et organisée par le décret n° 88/126 du
25 janvier 1988, l’Office de Radiodiffusion Télévision Camerounaise, dénommé Cameroon
Radio Television en abrégé CRTV, est un établissement public à caractère industriel et
commercial, doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière. Son but est de
mettre l'audiovisuel au service de la construction nationale.

La vision de la CRTV s'articule autour de principes fondamentaux que sont :


➢ Les radios et télévisions publiques sont un instrument de
développement et d’intégration national ;
➢ Le rôle important des radios et télévisions publiques dans la
construction de l’État de Droit et la consolidation d’une véritable démocratie pluraliste
;
➢ La légitime demande, sans cesse croissante, des populations en faveur
d'un service public de l'audiovisuel reflétant réellement leurs valeurs et leurs
préoccupations majeures, notamment en matière d’information, d’éducation et de
divertissement ;
➢ La promotion et le développement du service public pour une élévation
de la conscience des citoyens ;
➢ Un service public de qualité ayant ses téléspectateurs au cœur de sa
démarche.
➢ La migration vers le tout numérique et le développement de la TNT.

La CRTV est également chargée de nombreuses missions dont les principales sont :
➢ De concevoir, de réaliser seul ou dans le cadre des coproductions, et de
diffuser des émissions d'information, des produits audiovisuels ou des émissions à
caractère didactique, culturel ou ludique ;
➢ D'acquérir par achats, échanges, dons et legs, des produits audiovisuels
ou des émissions conformes à sa politique de programme ;
➢ D'assurer la conservation du patrimoine audiovisuel national ;
➢ De mener des recherches de création audiovisuelle et d'assurer la
formation professionnelle aux métiers de l'audiovisuel ;
➢ D’exploiter et d'entretenir des réseaux et des installations destinés a la
diffusion d'émissions audiovisuel ;
➢ D'assurer la protection de l'émission et de la réception de signaux de la
télévision par le public ;
➢ De conclure moyennant rémunération de ses prestations, des
conventions particulières avec des administrations publiques, des associations et des
personnes physiques ou morales de droit public ou privé ;

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
➢ De mettre en location des tranches d’antenne pour la publicité de
marques ;
➢ D'assurer la couverture nationale et internationale du signal
audiovisuel ;
➢ D'orienter ses programmes vers l'éducation, l'identité et la cohésion
nationale ;
➢ L’apparition des nouveaux moyens de communication dynamique afin
d'éduquer, informer, concilier et divertir.

3- Organisation et fonctionnement
Les instances dirigeantes de la CRTV sont constituées par un conseil d'administration,
la direction générale et la commission financière.
Le Conseil d'Administration
Le conseil d'administration est l'instance dirigeante la plus haute de la CRTV. Il est
composé d'un président (généralement le ministre de la communication) et de dix membres
(un représentant de la Présidence de la République, un représentant du ministère de la Culture,
un représentant du ministère des Postes et Télécommunications, un représentant du ministère
de l’Éducation Nationale, un représentant du ministère de I ‘Administration Territoriale,
quatre personnalités et un représentant du personnel), tous nommés par décret présidentiel à
l’exception du représentant du personnel. Les services du Président du Conseil
d’Administration disposent de personnels nommés par le Conseil d’Administration et pris en
charge par la Direction Générale. Le Conseil d'Administration dispose des pouvoirs les plus
étendus quant à l’administration et la gestion de l’Office. Il lui appartient en particulier :
1. D’adopter :
1. Le règlement intérieur,
2. Le statut du personnel,
3. Les modalités de rémunération.
2. D'approuver :
1. L’organigramme de I ‘Office,
2. Le programme annuel d'action,
3. La grille des programmes,
4. Le budget prévisionnel,
5. Le rapport financier de l’exercice écoulé, ainsi que les comptes
et bilans
3. D’autoriser :
1. Le recrutement, le reclassement et le licenciement des cadres,

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
2. La nomination à tout poste de responsabilité au sein de l'Office,
du chef de service au Directeur,
3. Les emprunts dans la limite des moyens financiers de I ‘Office.
4. De consentir et d'accepter tous les legs et libéralités ;
La Direction Générale
La Direction Générale est placée sous l’autorité du Directeur Général, assisté du
Directeur Général Adjoint, tous deux nommés par décret du Président de la République. Pour
l’accomplissement de ses missions, la Direction Générale de la CRTV dispose :
➢ D’une Administration Centrale,
➢ Des Services Rattachés,
➢ Des Services Extérieurs,
➢ Et des Filiales.
Le Directeur Général exécute, dans la limite des pouvoirs à lui délégués par le conseil
d'administration, les résolutions adoptées par celle-ci. Il lui appartient en particulier :
1. D'élaborer :
1. Le programme annuel d'action de l'Office,
2. Le projet de budget du nouvel exercice,
3. Le rapport d'activité de l’exercice écoulé,
2. D'ordonner le budget,
3. De recruter, reclasser et licencier les personnels non-cadres de l'Office,
4. D'assurer la gestion de l'Office,
5. De représenter l'Office dans tous les actes de la vie civile et juridique,
Par ailleurs, Il est le directeur de publication et le responsable de toutes les productions
et émissions de l'Office.
La commission financière
Le rôle de la commission financière est d'assurer en permanence le contrôle de la
gestion financière. En plus de son Président, cette commission est constituée de trois autres
membres (un représentant du ministre des Finances, un représentant de l’Inspection Générale
de l’État et un représentant du ministre chargé de l’information). Elle dispose de tous les
pouvoirs d'investigation, tant sur pièces que sur place, pour le contrôle général et permanent
de la gestion financière de la CRTV. C'est la Commission Financière qui approuve les
comptes et adresse deux rapports semestriels et un rapport annuel sur la gestion financière de
l'Office au président du Conseil d'Administration et au ministre de tutelle.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
II- Organigramme et localisation
1- Organigramme

Direction centrale (DC)

Direction des Technologies et Solutions Radio (DTSR)

DEMPR DMER

R/ M. Thomas Mbiankeu R/ M. joachim Fo unjtcho

Unité Car de Unité Centre


Reportage Nodaux
UGCRR R/ M. Simekoua
R/ M. Roger k inse Michel

Unité Post
Unité des liaisons
Production
RadioélectriquesEt
Des transmissions UEEPR

R/ M. MBAMBA R/ M me Ebone
Armand L eokadi

Unité Basse
Sonorisation Fréquence
USPSE UEEBFR

R/ M. FoeFoe R/ M. Joseph
Je an Claude Bogmise

Fig. 2 : organigramme de la DTSR

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
2- Localisation

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Chapitre II : Déroulement du stage

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
I- Direction des technologies et solutions radio
Elle est divise en deux grandes sections, eux-mêmes étant constitué de plusieurs sous-
section, ainsi on peut en distinguer :
➢ DEMPR, qui est subdivise en deux sous-sections :
- Liaisons radio Electrique et des transmissions
- Maintenance Sono
➢ DMER, qui est subdivise en trois sous-sections
- Centre Nodaux
- Exploitation des équipements de post production Radio
- Exploitation des Equipements BF
II- Tache effectue
1- Accueille
Nous avons été accueillis au sein de l’entreprise par le responsable des ressourcés
humaine, qui par la suit, nous as affecter dans nos différentes directions d’exploitation.
2- Planning

Département Groupes Unités Dates Heures Responsables

DEMPR G1 Liaisons 16/09 AU 09H00 MBABA/


radio 30/09/19 NJOCK
Electrique et 15H00
des
transmissions
G1 Maintenance 26/08 AU 09H00 Evouna/ Placide
Sono 30/08/19
15H00
DMER G1 Centre 19/08 AU 09H00 SIMEKOA
Nodaux 23/08/19
15H00

G1 Exploitation 02/09 AU 09H00 EBONE


des 13/09/19 Léocadie
équipements 15H00
de post
production
Radio
G1 Exploitation 05/08 AU 09H00 BONGMIS
des 16/08/19 NLEBE J.
Equipements 15H00
BF
Tableau 1 : planning du déroulement du stage

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
3- Tache effectue
Exploitation des équipements de post production Radio
Notre stage débuta dans ce service, qui est responsable de la prise du son et
l’enregistrement des émissions radio. Durant notre séjour qui a duré environ deux semaines,
nous avons pu apprendre les différents éléments aidant dans les taches du quotidien du
personnel, tel que :
➢ Les plaques de mixage qui aide à la réalisation du mixage du son ;
➢ Des ordinateurs permettant le traitement du son sortant de la console, et jouant
également un rôle de mixage ;
➢ Des microphones permettant la capture des sons ;
➢ Des enceintes permettant l’écoute des différents éléments enregistrent ;
Centre Nodaux
La suite de notre stage se déroula dans le Centre Nodaux, ou nous avons effectué un
séjour d’environs une semaine. Ce service joue les rôles suivants :
➢ De gérer le standard de l’entreprise ;
➢ De gérer le réseau internet et téléphonique de l’entreprise ;
➢ De gérer le CDM qui a pour fonction la réception et la réparation des signaux destine
aux émissions radio ;
Maintenance Sono
La suite de notre stage se poursuivi dans le service de maintenance sono dont la durée
de notre séjour a été d’environ une semaine. Comme son nom l’indique, il est responsable de
la maintenance des équipements utiliser pour réaliser une sonorisation. Nous avons pu réaliser
une sonorisation a échelle miniature, l’identification des composantes électroniques, leurs
mesures et des soudures de certain composante tel que la prise Jack.
Exploitation des équipements de Post Production Radio
Dans ce service, nous avons effectué un séjour d’environs deux semaines, durant
lesquels, nous avons pris connaissance du fonctionnement du réseau informatique de
l’entreprise mais également de l’utilisation du logiciel aidant au traitement final des éléments
enregistre en cabine.
Liaisons radio Electrique et des transmissions
Ce service est responsable de la retransmission d’évènements en direct. Nous y avons
séjourné deux semaines durant lesquels, nous avons pu assister et touche du doigt a la
préparation du grand dialogue national. Ainsi, les différents moyens utiliser par ce service
pour réaliser leurs tâches sont :
➢ Les fils de cuivres (RTC) ;
➢ La liaison IP ;
➢ La fibre optique ;

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
II partie : Transissions d’un signal sur fibre
optique

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Chapitre 1 : Numérisation d’un signal

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
I- Le signal analogique
Un signal est une information qui transite à travers un canal de communication. Il
permet de transmettre une donnée brute entre deux machines de manière adaptée au support
de communication.
Un signal analogique, est un signal qui varie de façon continue au cours du temps. Dans
sa forme électrique (tension ou courant), peut être continu (si l’amplitude est constante sur un
intervalle de temps donne) ou variable (si l’amplitude varie continument en fonction du
temps). Dans certain cas, le signal analogique varie suivant des lois mathématiques simple
(signal sinusoïdale)
Par exemple, la fig. 3 représente le courant généré par un microphone. Il s’agit d’un
signal analogique variable (restitution des sons captés) :

Valeur instantanée
I(t) du signal

Fig. 3 : exemple de signal analogique variable

La figure 4 représente, par exemple, la tension disponible aux bornes d’une pile
électrique : il s’agit d’un signal continu.

La valeur instantanée u(t) du signal reste constante dans le temps

Figure 4 : exemple de signal analogique continue

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
La figure 5 correspond à l’image de la tension secteur délivrée par EDF : c’est un signal
alternatif sinusoïdal.

La valeur instantanée u(t) du signal varie suivant la


fonction mathématique sinus (x)

Fig. 5 : exemple d’un signal alternatif sinusoïdale

Tout signal évoluant dans le temps (signal « variable ») sera appelé signal composite ;
il sera la somme algébrique d’une composante continue et d’une composante alternative.
II- Signal numérique
Un signal numérique est un signal qui varie de façon discrète dans le temps. C’est une
succession de 0 et de 1, appelés bits. On dit qu’il est binaire.
III- Du signal analogique au signal numérique
Pour quitte du signal analogique au signal numérique, il nous faut passer par une série
d’étapes tel que :
➢ L’échantillonnage
➢ La quantification
➢ Le codage
1- L’échantillonnage
Consiste à prendre des points du signal analogique au fur et à mesure qu’il se déroule. Il
est évident que plus la bande passante est importante, plus il faut prendre d’échantillons par
seconde. C’est le théorème d’échantillonnage qui donne la solution : il faut échantillonner à
une valeur égale a au moins deux fois la fréquence maximale de la bande passante. Pour une
bande passante de 3100 Hz, correspondant à la bande des 300 à 3400Hz, il faut échantillonner
au moins 6200 fois par secondes. Si la bande passante est de 20000Hz, il faut au moins 40000
échantillons par seconde. Ainsi, cela revient à multiplie le signal analogique par le peigne de
Dirac.
On appelle période d’échantillonnage Te (en s), le temps entre deux mesures
successives.
La fréquence d’échantillonnage fe, correspond au nombre de mesures effectuées par
seconde. On a :
f e= 1/ Te
Le choix de la fréquence d’échantillonnage est crucial afin de reproduire fidèlement le
signal étudié. En effet si le signal analogique varie trop vite par rapport à la fréquence
d’échantillonnage, la numérisation donnera un rendu incorrect.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Théorème de Shannon :
Pour un signal périodique (comme un son) la fréquence échantillonnage fe doit être au
moins le double de la fréquence maximale f max du signal : fe > f max
Exemple : Les fichiers audio sont couramment échantillonnés à 44,1 kHz, car cela
permet de restituer des sons dont la fréquence peut aller jusqu’à 22,05 kHz, c’est-à-dire un
peu au-delà de la fréquence maximale audible par l’Homme (20 kHz).
2- La quantification
Consiste à représenter un échantillon par une valeur numérique au moyen d’une loi de
correspondance. Cette phase consiste à trouver une loi de correspondance telle que la valeur
des signaux ai le plus de signification possible. Cette quantification détermine la justesse avec
laquelle le codage peut s’effectuer.
Un signal numérique ne peut prendre que certaines valeurs : c’est la quantification. Elle
s’exprime en bits.
Cette quantification est assurée par un convertisseur (CAN). Chaque valeur est arrondie
à la valeur permise la plus proche par défaut.
On appelle alors résolution, ou pas, l’écart (constant) entre deux valeurs permises
successives.
Un bit (de l’anglais binary digit) est un chiffre binaire (0 ou 1). C’est la plus petite unité
de numérisation.
On définit alors un multiple du bit : l’octet. Un octet est un ensemble de 8 bits.
On peut donc quantifier 28 = 256 valeurs avec un octet. Par exemple 0100 1001.
Plus la quantification est grande, plus l’amplitude du signal numérique sera proche de
celle du signal analogique.
Exemple : Quantification sur différents supports de sons

Type de support Quantification choisie Nombre de valeurs

CD audio 16 bits 65 536

DVD 24 bits 16 777 216

Téléphonie 8 bits 256

Radio numérique 8 bits 256

Le nombre d’octets qui vont être nécessaires pour numériser le signal sur un support de
stockage (disque dur, clé USB, DVD…) n’est pas illimités, ce qui explique les quantifications
choisies. De plus, en ce qui concerne la radio numérique, il faut du temps pour écrire toutes
ces données. Le "flux" n’est pas aussi illimitée.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
On appelle calibre l’intervalle des valeurs mesurables des tensions analogiques à
numériser (par exemple ± 5 V).
On appelle plage d’un convertisseur, la largeur de l’intervalle entre la plus petite et la
plus grande valeur du calibre. (Pour un calibre de ± 5 V, la plage est alors de 10 V).
3- Le codage
i- Les différents types de code
Le texte est constitué de caractères (lettre, chiffre signe de ponctuation). Chaque
caractère est représenté par un entier. Il existe de nombreux codages des caractères ; les
principaux codages pour les occidentaux sont :
1. Le code ASCII (ISO 646)
2. Les codes ISO 8859-1 / ISO 8859-15 (symbole e)
3. Le code Unicode
4. Les codes UTF-8 / UTF-16 / UTF-32
1- Le code ASCII

Tableau 2: codage en langage ASCII


L’ASCII (American standard code for information interchange) a été créé au début des
années 60. Son principe consiste à associer à chaque lettre, chiffre ou caractère d’un clavier
d’ordinateur un entier compris entre 0 et 127, donc représentable sur 7 bits. Avec ce code on
peut représenter les chiffres, les lettres latines, et les principaux symboles de ponctuation.
Exemple : lorsqu’on tape dans un texte sur la barre d’espace (space), l’ordinateur enregistre
dans sa mémoire vive (RAM) le code hexadécimal (20) hex. Le codage binaire sur 7 bits
correspondant est : (010 0000)2 = (32)10

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
2- Le codage ISO 8859-1
Le codage ASCII suffit pour coder un texte anglais mais ne suffit pas pour les autres
langues. Par exemple, les lettres accentuées ne figurent pas dans le code ASCII. Le code ISO
8859-1 a été créé dans les années 80, il est appelé également ‘latin-1’. Il permet de
représenter les caractères accentués. A chaque caractère alphanumérique (lettre, chiffre,
ponctuation etc..) est associé un nombre compris entre 0 et 255. On a donc besoin de 8 bits
pour représenter l’ensemble des caractères.

Tableau 3 : Le codage ISO 8859-1


3- L’Unicode
D’autres codages ont été définis pour les autres langues : le chinois, l’arabe etc... Ces
codes sont compatibles avec l’ASCII mais ne le sont pas entre eux. Comment écrire un texte
multilingue ? On a créé un unique codage universel l’Unicode. Les valeurs entières associées
étaient initialement comprises entre 0 et 65235 donc codées sur 16 bits. Cependant ce codage
soufre de nombreux défauts (car mis en place par l’homme). Maintenant il est codé sur 32
bits. Toutes les langues connues (sur Terre) sont représentées dans Unicode.
Problème ; le é peut se représenter soit par le caractère ‘é’ du latin-1, soit par la suite de
caractère « ‘e ».
Pour pallier les problèmes de l’UNICODE on a construit des codages tels que l’UTF-8.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Chapitre II : Généralité sur les différents supports
physique de transmission

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
I- Introduction
Le signal étant une information émit par un émetteur et devant être reçue par un
récepteur, il parcourt des distances grandes avec de grande vitesse et cela a l’aide des
différents supports physique développer au fils du temps
II- Les supports physiques de transmission d’un signal
1- Le câble coaxial

Fig. 6 : câble coaxial


Le câble coaxial ou ligne coaxiale est une ligne de transmission ou liaison asymétrique,
utilisée en hautes fréquences, composée d'un câble à deux conducteurs.
L'âme centrale, qui peut être mono-brin ou multi-brins (en cuivre ou en cuivre argenté,
voire en acier cuivré), est entourée d'un matériau diélectrique (isolant). Le diélectrique est
entouré d'une tresse conductrice (ou feuille d'aluminium enroulée), puis d'une gaine isolante et
protectrice.
Sa forme particulière permet de ne produire (et de ne capter) aucun flux net extérieur.
Ce type de câble est utilisé pour la transmission de signaux numériques ou analogiques à
haute ou basse fréquence. L'invention en est attribuée à Oliver Heaviside (breveté en 1880).
L'américain Herman Affel a développé le câble coaxial moderne, dont le brevet a été accepté
en 19311.
i- Principe

Fig. 7 : Câble coaxial flexible de type RG-59


A : Gaine extérieure en plastique
B : Blindage en cuivre
C : Diélectrique
D : Conducteur central (âme) en cuivre

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Les deux conducteurs de pôles opposés d'un câble coaxial sont de natures différentes
(sur une ligne bifilaire, constituée de deux conducteurs parallèles séparés par un diélectrique,
ils sont indifférenciés) : l'âme, qui est le conducteur central en cuivre est entourée d'un
matériau isolant, puis d'un blindage qui est le second conducteur, généralement constitué de
tresses de cuivres. La caractéristique spécifique de ce type de câble est que les axes centraux
de symétrie des deux conducteurs se confondent : la conséquence est qu'ils subissent les
mêmes perturbations induites par les champs électromagnétiques environnants. Le blindage
évite aussi que les conducteurs ne produisent des perturbations vers le milieu extérieur. Cela
fonctionne sur le principe de la cage de Faraday.
Le signal utile est égal à la différence de tension entre les deux conducteurs. En théorie,
quand les axes sont parfaitement confondus, les champs magnétiques extérieurs créent le
même gain (ou la même perte) de potentiel sur les deux parties du câble. La tension induite
(créée par les champs perturbateurs) est donc nulle, et le signal est transmis sans perturbation.
Usages
Par exemple, il est possible de trouver un câble coaxial :
➢ entre une antenne TV (« râteau » TNT ou parabole satellite) et un récepteur
de télévision ;
➢ dans les réseaux câblés urbains (télévision par câble et accès à Internet : DOCSIS) ;

➢ Entre un émetteur et l'antenne d'émission, par exemple une carte électronique Wi-Fi et
son antenne ;
➢ Entre des équipements de traitement du son (microphone, amplificateur, lecteur
CD...) ;
➢ dans les réseaux de transmissions de données tels qu'Ethernet dans ses anciennes
versions : 10BASE2 et 10BASE5 ;
➢ Pour les liaisons inter-urbaines téléphoniques et dans les câbles sous-marins ;

➢ Pour le transport d'un signal vidéo, exemple caméra filaire déportée, sur des distances
significatives (plusieurs dizaines de mètres).
Le câble coaxial est progressivement remplacé depuis la fin du XXe siècle par la fibre
optique pour les utilisations sur de longues distances (supérieures à un kilomètre).
Un câble coaxial peut être placé le long des murs, gouttières ou enfoui car la présence
d'objets n'influence pas la propagation du signal dans la ligne. Les pertes sont importantes au
fil du temps, les particules de poussières se déposant sur le support isolant n'ayant pas
d'influence sur la propagation du signal. Il est parfois nécessaire de placer, entre la sortie de
l'antenne (symétrique) et la ligne coaxiale (asymétrique) un balun (BALanced/UNbalanced,
convertisseur symétrique/asymétrique) pour optimiser le transfert de l'énergie entre l'antenne
et le câble (en réception comme en émission). La connexion à un câble coaxial doit être
réalisée par l'utilisation de connecteurs coaxiaux adaptés au câble et montés en respectant les
indications fournies pour conserver à l'ensemble les caractéristiques souhaitées sur le plan de
la qualité de transmission (voir par exemple le connecteur BNC). Pour la TV Numérique
Terrestre, les fiches IEC 60169-22 sont désignées, alors que pour la TV par satellite ce sont
les fiches F à visser, bien qu'elles soient montées sur un même type de câble « grand public ».

27 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Il est préférable de ne pas utiliser de câble endommagé car ses caractéristiques et ses
propriétés sont alors dégradées et les ondes pourraient déborder (rayonner) vers l'extérieur.
ii- Caractéristiques
Elles sont données par les constructeurs.
Caractéristiques mécaniques du câble coaxial :
➢ La nature du conducteur et ses dimensions ;

➢ Les diamètres intérieurs de la gaine et extérieur du conducteur central (celui-ci est


parfois creux) ;
➢ La nature du diélectrique.

Caractéristiques électriques du câble coaxial :


➢ son impédance caractéristique Zc, standardisée à 75 ohms pour la TV (SAT et TNT),
la radio FM, la vidéo ou l'audio, est à 50 ohms pour l'instrumentation ou la connexion
d'antennes Wi-Fi, les hyperfréquences et les anciens réseaux ethernet, de même que
les installations d'émission en général ;
➢ Sa constante d'affaiblissement α à une fréquence donnée, qui traduit les pertes dans la
ligne.
Pertes
Les courants haute fréquence circule dans une pellicule proche de la surface des
conducteurs. L'épaisseur de cette pellicule diminue quand la fréquence augmente. La
résistance d'un conducteur augmente comme la racine carrée de la fréquence ; c'est ce qu'on
appelle l’« effet pelliculaire ».
Les pertes produisent une diminution de l'amplitude du signal en fin de ligne ; cela se
manifeste par exemple par une diminution de la puissance RF rayonnée dans le cas d'un
émetteur. Voici quelques règles :
➢ Plus le diamètre du conducteur est petit, plus grande sera sa résistance, et donc plus il
y aura de pertes ;
➢ Plus la fréquence augmente, plus il y aura de pertes ;

➢ Plus on augmente la longueur du câble, plus il y aura de pertes ;

➢ 19 Vatc = perte de 19 dB/100 mètres à une fréquence de référence de 800 MHz (790
précis) ;
➢ 17 Vatc = perte de 17 dB/100 mètres à une fréquence de référence de 800 MHz.

En réception satellite (B.I.S 950/2150 MHz) le câble 17 Vatc ou Patc est préconisé,
ainsi que pour la réception (C 21/60) de la TV terrestre numérique (TNT) « délicate ». En
d'autres termes, pour une installation TV terrestre monoprise, avec une longueur de descente
d'antenne standard, jusqu'à 20/25 mètres, la dégradation (atténuation) est contenue, de l'ordre
de 4,5 dB.
Les pertes en mode satellite à la fréquence maximale de 2 150 MHz oscillent autour
de 31 dB/100 m.

28 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
En outre, il existe un rapport optimum du diamètre de l'âme sur celui du blindage.
Celui-ci correspond à une impédance caractéristique de 75 Ω, ce qui explique que cette valeur
soit employée pour les câbles de réception qui doivent minimiser les pertes, toutes choses
étant égales par ailleurs.
Pour le transport de puissance, on aurait tendance à penser que maximiser le diamètre
de l'âme diminue la résistance et donc les pertes. Ceci est vrai en continu, mais en haute
fréquence, l'épaisseur réduite du diélectrique entraîne une tension de claquage plus faible, et
donc une puissance maximale admissible limitée. L'optimum se réalise pour une impédance
caractéristique de l'ordre de 30 Ω. La valeur de 50 Ω correspond à un compromis entre pertes
en émission et pertes en réception.
2- La paire torsadai
Une paire torsadée est une ligne symétrique formée de deux fils conducteurs enroulés en
hélice l’un autour de l’autre. Cette configuration a pour but principal de limiter la sensibilité
aux interférences et la diaphonie dans les câbles multipaires.
En français, « paire symétrique » est, en téléphonie, synonyme de « paire torsadée »1.
Les paires torsadées se trouvent en téléphonie, en électroacoustique, en instrumentation
et en transmission de données informatiques, domaine où elles ont fait l'objet d'importants
développements. Elles s'utilisent aussi dans les câbles de puissance, afin de réduire leurs
émissions.

Fig. 8 : d'une paire torsadée.


i- Description

Fig. 9 : Quatre paires torsadées d’un câble réseau de type UTP.

La transmission d'un signal est sujette à des interférences, qu'on réduit en premier lieu
par une liaison symétrique avec signalisation différentielle, dans laquelle la différence de
tensionentre les deux conducteurs transporte l'information, tandis que le récepteur rejette les
variations de tension entre ces conducteurs et la masse. Comme les perturbations dont
l'origine est à quelque distance affectent également les deux conducteurs de la ligne, le
récepteur les élimine dans leur plus grande partie.
Cependant, lorsque deux paires symétriques courent parallèlement, des liaisons
inductives et capacitives se forment entre elles. Le signal de l'une se retrouve dans le signal de

29 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
l'autre. C'est ce qu'on appelle la diaphonie. La torsion des paires, à un pas différent pour
chaque ligne, permet de réduire cet effet. Lorsque la ligne est courte, la diaphonie est de toute
façon faible. Lorsque la ligne est longue, les paires se trouvent tantôt en phase, tantôt en
opposition de phase, annulant leurs effets.
Le maintien de la distance entre fils de pair permet de maintenir l'impédance
caractéristique de la ligne de transmission, afin de supprimer les réflexions de signaux aux
raccords et en bout de ligne. Les contraintes géométriques (épaisseur de l’isolant/diamètre du
fil) maintiennent cette impédance autour de 100 ohms :
• 100 ohms pour les réseaux ethernet en étoile ;
• 150 ou bien 105 ohms pour les réseaux token ring ;
• 100 ou bien 120 ohms pour les réseaux de téléphonie ;
• 90 ohms pour les câbles USB.
Le nombre moyen de torsades par mètre fait partie de la spécification du câble. Chaque
paire d’un câble est torsadée de manière légèrement différente pour éviter la diaphonie.
Principe
Le principe de la paire torsadée apparaît dans les transmissions télégraphiques et
téléphoniques dès que celles-ci se font par paires, et non par retour du courant par la terre. En
faisant tourner la paire d'un quart de tour, d'un poteau à l'autre, on réduit les interférences : ce
qui influe sur la ligne entre deux poteaux est affaibli deux poteaux plus loin par une
interférence en opposition de phase. En utilisant, plutôt que des fils nus espacés de 30 cm, des
câbles contenant les deux conducteurs plus proches l'un de l'autre, légèrement torsadés,
l'influence du champ électromagnétique alentour diminue substantiellement. La technique
devient plus nécessaire alors que le multiplexage augmente la bande passante nécessaire, et
diminue le niveau du signal. Les câbles contenant des paires torsadées ont été utilisés dans les
câbles du réseau téléphonique commuté vers 1920
La gaine extérieure des câbles était en plomb, et l’isolant des fils en papier recouvrant
une couche d’émail ou de gomme-laque. La torsion est favorable non seulement à la
performance électrique, mais aussi à la résistance mécanique. Si les conducteurs n'étaient pas
torsadés, la torsion dans le plan de la paire serait bien plus préjudiciable que dans le sens
perpendiculaire, le conducteur extérieur étant soumis à une forte tension mécanique, et le
diélectrique entre les deux à une compression. Les améliorations suivantes concernent
l'isolation au polyéthylène, qui améliore la symétrie de la paire2.
Le développement des télécommunications a entraîné des études électriques plus
poussées, et le développement de la théorie de la ligne de transmission. L'industrie fabrique
pour le téléphone des câbles comportant jusqu'à 25 paires torsadées à des pas différents pour
réduire la diaphonie. Les studios d'enregistrement et les stations de radio et de télévision, dont
les exigences sont supérieures, étudient l'usage de ces câbles, mais ils restent en tous cas
utilisés seulement pour des fréquences allant au plus à quelques dizaines de kilohertz3.
À la fin des années 1980, la numérisation du signal audio entraîne en premier lieu une
amélioration des performances, entraînant un nouvel examen du câble4. La transmission du
signal numérique demande une élévation des fréquences, atteignant quelques mégahertz. Les
câbles à paire torsadée blindé généralement utilisées dans les applications électroacoustiques
doivent être plus précisément définies. Il doit répondre à des normes strictes de compatibilité
30 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
électromagnétique. L'industrie électroacoustique et la radio-télédiffusion définissent la paire
torsadée AES/EBU pour la transmission numérique des deux canaux du signal
stéréophonique.
La transmission numérique à haut débit dans les réseaux informatiques a commencé
avec du câble coaxial disponible commercialement pour l'usage en radio et télévision. Les
études aboutissant à des optimisations de la paire torsadée ont ensuite permis son utilisation.
Au début du XXIe siècle, les réseaux utilisent fréquemment du câble catégorie 5 et
supérieures, basés sur un assemblage de quatre paires torsadées à des pas calculés pour
minimiser les interférences. Ces câbles sont plus souples et plus solides que les câbles
coaxiaux, et leurs connecteurs sont moins coûteux.
ii- Les types de blindages

Fig. 10 : Paires torsadées UTP (U/UTP).

Fig. 11 : Paires torsadées FTP (F/UTP).

Fig. 12: Paires torsadées SSTP (S/FTP).

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Pour limiter les interférences, les paires torsadées sont souvent blindées. Comme le
blindage est fait de métal, celui-ci constitue également un référentiel de masse. Le blindage
peut être appliqué individuellement aux paires, ou à l’ensemble formé par celles-ci. Lorsque
le blindage est appliqué à l’ensemble des paires, on parle d’écrantage.
Il existe plusieurs types de paires torsadées :
➢ Paire torsadée non blindée : Unshielded twisted pair (UTP) - dénomination officielle
U/UTP. La paire torsadée non blindée n’est entourée d’aucun blindage protecteur.
➢ Paire torsadée écrantée : Foiled twisted pair (FTP) - dénomination officielle F/UTP.
L'ensemble des paires torsadées a un blindage global assuré par une feuille
d’aluminium. L’écran est disposé entre la gaine extérieure et les 4 paires torsadées.
Les paires torsadées ne sont pas individuellement blindées.
➢ Paire torsadée blindée : Shielded twisted pair (STP) - dénomination officielle U/FTP.
Chaque paire torsadée blindée est entourée d’un feuillard en aluminium, de façon
similaire à un câble coaxial.
➢ Paire torsadée doublement écrantée : Foiled foiled twisted pair (FFTP) - dénomination
officielle F/FTP. Chaque paire torsadée est entourée d'une feuille de blindage en
aluminium. L'ensemble des paires torsadées a une feuille de blindage collectif en
aluminium.
➢ Paire torsadée écrantée et blindée : Shielded foiled twisted pair (SFTP) - dénomination
officielle SF/UTP. Câble doté d’un double écran (feuille métallisée et tresse) commun
à l’ensemble des paires. Les paires torsadées ne sont pas individuellement blindées
(contrairement à ce que le terme Shielded foiled twisted pair pourrait faire croire).
➢ Paire torsadée super blindée : Super Shielded Twisted Pair (SSTP) - dénomination
officielle S/FTP. Chacune des paires est blindée par un écran en aluminium, et en plus
la gaine extérieure est blindée par une tresse en cuivre étamé.
Les câbles basse fréquence audio analogiques mobiles, hors des installations fixes,
utilisent généralement un blindage par tresse, donnant un câble plus souple, qui résiste mieux
aux torsions répétées et transmet moins les vibrations mécaniques.
La norme internationale ISO/IEC 11801 sur les câbles de transmission en
télécommunication donne les configurations de câbles composés de paires torsadées.
La désignation du câble indique sous forme abrégée sa configuration.
L'abréviation TP (« twisted pair ») indique une ou plusieurs paires torsadées, TQ (« twisted
quad ») qu'il s'agit d'un Quarte ou quad. Les lettres qui précèdent, comme l'adjectif en anglais,
indiquent le blindage. Celui du câble entier, suivi d'une barre oblique, précède la description
des paires.
• U (« unshielded ») : non blindé
• F (« foil shielding »): blindage par feuillard
• S (« braided shielding »): blindage par tresse

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
• Usage ISO Blindage du Blindage
courant 11801 câble de paire

UTP U/UTP Aucun Aucun

STP U/FTP Aucun Feuillard

FTP, STP F/UTP Feuillard Aucun

STP S/UTP Tresse Aucun

SFTP, S-FTP, SF/UTP Tresse, Aucun


STP feuillard

FFTP, STP F/FTP Feuillard Feuillard

SSTP, SFTP, S/FTP Tresse Feuillard


STP

SSTP, SFTP, SF/FTP Tresse, Feuillard


STP feuillard

Tableau 4 : Dénomination courante de câbles de transmission de données


iii- Les catégories de câble
Les câbles UTP sont classés en catégories selon l’intégrité du signal. Ces différentes
catégories sont ratifiées par les autorités de normalisation américaines ANSI/TIA/EIA,
Européennes CENELEC 50173, internationales ISO 11801, ou autres. La norme française
définissant le câblage structuré reprend la version européenne, et à la suite de la traduction
s’appelle : NF/EN 50173-1.
Les catégories 1 et 2 n'ont jamais existé. La première normalisation EIA/TIA 568 de
1990 a repris le concept de « qualités de câbles » 1 et 2 utilisées par un distributeur, et a
commencé la numération officielle à 3.
Catégorie 3
La catégorie 3 est un type de câblage testé à 16 MHz. Ce type de câble de nos jours ne
sert principalement plus qu’à la téléphonie sur le marché commercial, aussi bien pour les
lignes analogiques que numériques (systèmes téléphoniques, par exemple : Norstar, etc.). Il
est également utilisé pour les réseaux Ethernet (10 Mb/s). Ce type de câblage est en abandon
depuis 2007 par les opérateurs au bénéfice de câbles de catégorie 5 ou supérieure, pour la
transmission de la voix comme des données. Le code couleur est jaune, vert, rouge, noir. Dans
les systèmes de xDSL on prend le vert et le rouge pour transmettre les données.
Catégorie 4
La catégorie 4 est un type de câblage testé à 20 MHz. Ce standard fut principalement
utilisé pour les réseaux Token Ring à 16 Mbit/s ou les réseaux 10BASE-T5. Il fut rapidement

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
remplacé par les catégories 5 et 5e. Dans la norme ANSI/TIA/EIA-568B (2011), seule la
catégorie 3 est décrite.
Catégorie 5 / Classe D
L'ancienne catégorie 5 permet une bande passante de 100 MHz et un débit allant jusqu’à
100 Mbit/s. Ce standard permet l’utilisation du 100BASE-TX, ainsi que diverses applications
de téléphonie ou de réseaux (Token ring, ATM). La catégorie 5 est obsolète et remplacée par
la catégorie 5e. À noter que la norme ISO 11801, depuis la version 2000, a renommé la
nouvelle catégorie 5e en catégorie 5, alors que la normalisation nord-américaine conserve le
terme « 5e ».
Catégorie 5e / classe De
La catégorie 5e (enhanced) peut permettre une quantité d'information allant jusqu’à 1
000 Mbit/s. C’est un type de câblage testé à 100 MHz (apparu dans la norme TIA/EIA-
568B)6. La norme est une adaptation de la catégorie 5, améliorée pour permettre le Gigabit
Ethernet. Le type de blindage et l’appairage en longueur ne sont pas spécifiés7. Dans la norme
ISO 11801, depuis 2000, cette catégorie est renommée catégorie 5 / Classe D.
Catégorie 6 / classe E
La catégorie 6 est un type de câblage testé jusqu'à 250 MHz. En théorie il devait
permettre le 1000Base-TX, fonctionnant à 200 MHz en 2 x 2 paires simplex au lieu de 77
MHz en 4 paires full duplex. Ceci devait réduire les coûts de production des interfaces
réseaux. Aucun fabricant n'a suivi et le 1000base-TX n'existe pas. Par contre, grâce à une
moins forte résistance, le câble catégorie 6 reste avantageux par rapport au catégorie 5e pour
l'utilisation de PoE où il permet des économies d'énergie.
Catégorie 6a / classe Ea
Ratifiée le 8 février 2008, la norme 6a est une extension de la catégorie 6 avec une
bande passante de 500 MHz (norme ANSI/TIA/EIA-568-B.2-10). Cette norme permet le
fonctionnement du 10GBASE-T. Dans la norme internationale, « 6a » s'écrit « 6A »)
Catégorie 7 / classe F
La catégorie 7 est testée à 600 MHz8. Elle permet l’acheminement d’un signal de
télévision modulé en bande VHF ou UHF, mais pas dans une bande satellite (qui nécessite
une bande passante de 2 200 MHz). La catégorie 7 ne reconnaît pas le connecteur RJ45 et à la
place en reconnaît 3 autres. À cause de ce manque de compatibilité, la catégorie 7 est très peu
utilisée.
Catégorie 7a / classe Fa
La catégorie 7a est testée à 1 GHz et permet un débit allant jusqu'à 10 Gbit/s, tout
comme les catégories 6a et 7. Par contre, le connecteur RJ45 n'est pas reconnu, créant les
mêmes difficultés que la catégorie 7 pour connecter les équipements.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Catégorie Classe Impédance Fréquence Application
max.

3 C 100-120 Ω 16 MHz Token Ring 4 Mbit/s, 10 Base T, Fast


Ethernet, 100 VG Any, LAN 100 Base T4

4 D 100 Ω 20 MHz Token Ring 16 Mbit/s

5 D 100 Ω 100 MHz Câble U/UTP et F/UTP, 100 Base Tx,


ATM 155 Mbit/s, 1000 Base T (Cat 5E)

6 E 100 Ω 250 MHz Câble F/UTP et SF/UTP, 1000 Base Tx

6a E 100 Ω 500 MHz Câble F/UTP et SF/UTP, 1000 Base Tx,


10 G Base T

7 F 100 Ω 600 MHz Câble SF/UTP

Tableau 5 : Spécifications des paires torsadées

Quarte ou quad
Les applications, en télécommunications, en électroacoustique, en instrumentation, pour
lesquelles une immunité aux interférences supérieure est nécessaire, utilisent deux paires
torsadées arrangées de telle sorte que les perturbations subsistant sur une des paires s'opposent
à celles de l'autre. Dans la disposition starquad (en), quatre conducteurs tournant en étoile
autour d'un axe central forment une double paire. L'autre disposition consiste en une torsade
de deux paires torsadées9.
Conçu à l'origine pour les signaux analogiques en environnement très perturbé, ou avec
des contraintes particulières de niveau de bruit de fond, le câble quad sert aussi en
transmission numérique10.

35 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
III- La fibre optique
1- Introduction
La fibre optique représente le support de propagation de la lumière (canal de
communication) dans les systèmes optiques. Il s'agit d'un guide d'onde diélectrique à
géométrie cylindrique constitué au centre d’un cœur composé essentiellement de silice pure
hautement raffinée et plus ou moins dopée a un indice de réfraction ncoeur légèrement plus
élevé (une différence de quelques % est suffisante) à celui de la gaine ngaine avec un
diamètre extérieur de l’ordre de 125μm (pour les fibres conventionnelles). Elle peut donc
confiner la lumière qui se trouve entièrement réfléchie de multiples fois à l’interface entre les
deux matériaux, selon les lois de Descartes. Enfin, une gaine dite mécanique, généralement en
plastique, est rajoutée dont le premier rôle est de protéger la fibre mécaniquement, et le
second est de piéger la lumière qui se propage dans la gaine optique.

Fig. 13 : Schéma d'une fibre optique.

La fibre optique est, généralement, fabriquée de la silice, un matériau qui ressemble au


verre. La silice est un composé de silicium (Si) et d'oxygène (O) dont la formule chimique est
SiO2. Nous retrouvons ce composé dans la nature dans différents minéraux tels que le quartz.
Le principe de fabrication d’une fibre optique repose sur l’étirage d’une préforme de verre.
Grâce à des techniques complexes, on peut ainsi étirer un tube de verre d’un mètre de long sur
10 cm de diamètre jusqu'à en faire une fibre optique de 150 km de long.
2- Les différentes catégories de fibres optiques
L'étude rigoureuse des phénomènes de propagation dans les fibres optiques repose sur la
résolution des équations de Maxwell. L'inconvénient de cette approche est sa lourdeur
mathématique (guides à section cylindrique, dans lesquels les solutions exactes se
développent à partir de fonctions de Bessel). On montre ainsi qu'à une longueur d'onde
donnée, il existe en général plusieurs modes de propagation de la lumière au sein de la fibre.
Pour un profil d'indice de réfraction donnée entre le cœur et la gaine, le nombre de
modes dépend essentiellement du rapport entre le diamètre du cœur et la longueur d'onde de
la lumière. Cela puisse se faire en introduisant un paramètre appelé fréquence réduite et noté
V (fréquence normalisée) qui est donné par la formule ci-dessous :
2𝜋 2 2
𝑉= 𝑎√𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟 − 𝑛𝑔𝑎𝑖𝑛𝑒
𝜆

36 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Avec « a » le rayon du cœur de la fibre et « λ » la longueur d’onde.
Le critère de sélection est alors très simple : lorsque V< 2,405 la fibre (à saut d’indice)
est dite unimodale sinon elle est multimode. Le nombre de modes se propageant dans le cœur
𝑣2
est égale approximativement à :
2

Fig. 14 : Diagramme de dispersion d'une fibre à saut d’indice.


Les fibres optiques se séparent fondamentalement en deux catégories en fonction de leur
géométrie interne : à saut d’indice, si le changement d’indice à l’interface entre cœur et gaine
est brusque, ou à indice graduel si l’indice de réfraction décroît graduellement à l’intérieur du
cœur. Et en fonction de nombre du mode propageant elles se séparent en fibre multimode (ou
MMF pour MultiMode Fiber) et monomode (ou SMF pour Single Mode Fiber). Le tableau
suivant compare les caractéristiques de ces deux familles de fibres optiques :

Fibre unimodale Fibre multimode

➢ Ouverture numérique faible ➢ Ouverture numérique forte


(connexion délicate) (connexion facile)
➢ Très faible atténuation ➢ Faible atténuation
(quelque dixième de ➢ Forte dispersion
dB/Km) ➢ Réseaux locaux
➢ Faible dispersion
➢ Haut débit longue distances

Tableau 6 : Caractéristiques générales des fibres unimodales et multimodes.

37 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
2.1- La fibre multi mode
Une fibre optique est un guide qui sera probablement multimode si le cœur a un grand
diamètre devant la longueur d’onde. Il est de l’ordre de 50 à 200 µm pour les fibres de silice,
et de 0.5 à 1 mm pour les fibres plastiques.
Dans une fibre multimode, les différents rayons se propagent longitudinalement grâce
aux réflexions totales qu'il subit à l'interface entre le cœur et la gaine en empruntant des
trajectoires différentes. Leurs chemins optiques et donc leurs temps de propagation sont
différents, ce qui résulte une dispersion dite multimodale. Ces fibres sont en général
employées pour les réseaux locaux (ne s'étendant pas sur plus de deux kilomètres), les bas
débits ou encore pour des longueurs d’onde proches de 850 nm.
Parmi les fibres multimodes, on distingue les fibres à faible indice ou saut d'indice
(débit limité à 50 Mb/s) et les fibres à gradient d'indice (débit limité à 1 Gb/s).
i- Fibres optiques multimodes à saut d'indice
Le type le plus simple de fibre multimodes est la fibre optique à saut d’indice (stepindex
fibre), dans laquelle les indices du cœur et de la gaine sont voisins de 1,5 pour les fibres de
silice.

Fig. 15 : Profil d'indice de réfraction et vue en coupe d’une fibre optique multimode à saut
d’indice.
ii- Fibres optiques multimodes à gradient d'indice
Les fibres à gradient d'indice (graded-index fiber) ont été spécialement conçues pour les
télécommunications afin de minimiser l’effet de la dispersion intermodale sans trop réduire
l’ouverture numérique, donc la puissance couplée. L’indice de leur cœur diminue suivant une
loi d’allure parabolique depuis l’axe jusqu’à l’interface cœur-gaine, De sorte que les rayons
suivent des trajectoires sinusoïdales, et ceux qui passent par le milieu d’indice le plus faible
ayant le trajet le plus long, ce qui augmente leur vitesse et permet d’égaliser
approximativement les temps de propagation.
La loi du profil d'indice est de la forme :

𝑛(𝑟) = 𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟 √1 − 2Δ(𝑟⁄𝑎)2

Avec a le rayon du cœur, r la variation de a, l’exposant ∝ est proche de 2 et ∆ est la


différence relative d’indice de réfraction qui sera définie par la suite.

38 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig. 16 : Profil d'indice de réfraction et vue en coupe d’une fibre optique multimode à
gradient d’indice.
2.2- Fibres monomodes
Pour qu’un guide ou une fibre optique puisse être monomode, ses dimensions
transverses ne doivent pas être très grandes devant la longueur d’onde. Dans ces conditions
l’approximation de l’optique géométrique n’est plus valable et les calculs doivent recourir à
l’électromagnétisme.
Les fibres monomodes utilisées à la longueur d'onde 1550 nm possèdent un diamètre de
cœur extrêmement fin (8 à 10 µm en général), faible par rapport au diamètre de la gaine (125
microns) et proche de l'ordre de grandeur de la longueur d'onde de la lumière injectée.
Compte tenu de ces dimensions, la fibre optique monomode classique est à saut d’indice.
L'onde se propage alors suivant un seul chemin optique sans réflexion, et par conséquence
une dispersion modale quasiment nulle. Leur petit diamètre du cœur nécessite une grande
puissance d'émission.

Fig. 17 : Profil d'indice de réfraction et vue en coupe d’une fibre optique unimodale à saut
d’indice.

3- Principe de guidage dans les fibres


Le principe de guidage de la lumière dans une fibre optique repose sur une suite de
réflexions entre deux milieux d’indices de réfraction différents : le cœur central d’indice n coeur
et la gaine optique d’indice ngaine, avec ncoeur> ngaine. Cet écart d'indice entre le cœur et la
gaine est réalisé en injectant des dopants, tels que :
• Le germanium et le phosphore qui accroissent l'indice dans le cœur.
• Le bore et le fluor qui le font décroître dans la gaine.
Or il est connu que lorsqu’un rayon lumineux d’incidence θi passe d’un milieu d’indice
ncoeur à un milieu d’indice ngaine, il est réfracté avec un angle θr tel que :
𝒏𝒄𝒐𝒆𝒖𝒓 𝐬𝐢𝐧 𝜽𝒊 = 𝒏𝒈𝒂𝒊𝒏𝒆 𝐬𝐢𝐧 𝜽𝒓
En respectant la condition suivante :
𝑛𝑔𝑎𝑖𝑛𝑒
𝜃𝑖 > arcsin ( )
𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟

39 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Le rayon n'est plus réfracté mais réfléchit en empruntant un parcours en zigzag avec une
vitesse mesurée par rapport à la vitesse de la lumière dans le vide d’après la loi de Snell-
Descartes par : V=C⁄n_coeur

Fig. 18 : Guidage de la lumière dans la fibre optique.

La propagation de la lumière le long de la fibre n’est possible que si le cœur et la gaine


sont constitués de matériaux transparents et que l’indice de la gaine est inférieur à celui du
cœur. La seconde condition est d’envoyer le signal lumineux dans la fibre avec un angle par
rapport à l’axe, inférieur à l’angle critique (ou angle d'acceptance) défini par :
1⁄
2 2 2
𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟 − 𝑛𝑔𝑎𝑖𝑛𝑒
𝜃𝑎 = 𝑎𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 [ 2
]
𝑛𝑚

Le rayon sera donc guidé uniquement dans le cœur, on définit alors la notion
d’ouverture numérique ON (Numerical Aperture) qui représente l’ouverture angulaire limite
avant une transmission et non une réflexion totale sur le dioptre cœur-gaine de la fibre et qui
est donnée, dans le cas où le milieu d’indice nmest l’air, par la relation :

2 2
𝑂𝑁 = sin(𝜃𝑎 ) = √𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟 − 𝑛𝑔𝑎𝑖𝑛𝑒

Un autre paramètre caractéristique de la fibre est la différence d’indice de réfraction qui


donne une mesure de saut d’indice entre le cœur et la gaine, il est exprimé par :
𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟−𝑛𝑔𝑎𝑖𝑛𝑒
Δ=
𝑛𝑐𝑜𝑒𝑢𝑟
La valeur typique de la différence d'indice normalisé est Δ≈3.10−3.
4- Avantages et inconvénients
i- Avanatages
Par comparaison aux autres supports de transmission existants, la fibre optique présente
de nombreux avantages qui justifient son introduction dans les systèmes de transmission.
➢ Ces avantages sont, tout d'abord, des avantages en termes de performances de
transmission, multiplexage (en longueur d’onde) possible avec une bande passante optique
très grande, et donc une grande capacité (débit de plusieurs Tbit/s) n’ayant aucune commune
mesure avec les bandes passantes des supports électriques ou radio classiques.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
➢ De plus, l’atténuation due au support de communication s’avère très faible, ce qui
permet de couvrir des distances plus grandes sans nécessité d’installer des répétiteurs.
➢ La fibre optique présente également des avantages de sécurité électrique (isolation
totale entre terminaux, utilisation possible en ambiance explosive et sous forte tension) et
électromagnétique. Elle est donc insensible aux parasites électromagnétiques, et n’en créant
pas elle-même, elle assure ainsi une inviolabilité presque totale, ce qui permet son utilisation
dans les applications militaires, bancaires et en transmission de données.
➢ Enfin, les facilités de mise en œuvre qu’elle présente, à la fois par sa petite taille, sa
grande souplesse et son faible poids, combinés à un coût raisonnable, lui confère un avantage
économique sur les autres supports de transmission.
ii- Inconvénients
➢ Des pertes peuvent être causées par des courbures du câblage, des connecteurs mal
positionnés ou sales, des inhomogénéités dans le verre de la fibre.
➢ Difficultés d'adaptation avec les transducteurs optoélectroniques.
➢ Exigences micromécaniques importantes (connexions, alignement).

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Chapitre III : Simulation du comportement d’un
signal dans une fibre optique

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
I- Introduction
Notre objectif dans ce chapitre est de mettre en évidence le comporte d’un signal dans
une fibre optique, et cela grâce au logiciel Optisystem.
Ce dernier permet la conception de différentes liaisons optiques et d'effectuer des tests
sur plusieurs types de liaisons et fibre optique, mais possède également un environnement de
simulation très riche.
II- Presentation du logiciel Optiwave
1- Optiwave : un logiciel complet pour la simulation optique
Les systèmes des télécommunications optiques présentent une complexité dans leur
modélisation et leur simulation. Le dessin et l’analyse des systèmes incluent des composants
non-linéaires et des sources non gaussiennes du bruit, ce qui ne facilite pas la tâche du
concepteur. OptiSystem vient résoudre ces problèmes tant par la simplicité de son utilisation
que par la grande variété de sa bibliothèque de composants. OptiSystem Design est un paquet
destiné à la simulation des communications optiques en mode simulation, ce logiciel
innovateur permet la conception, le test et l’optimisation virtuelle des liaisons optiques de
tous types.

Fig. 19 : Optiwave : l’interface graphique de l'utilisateur, la bibliothèque des composants,


l’éditeur de disposition et les outils de la visualisation.

Optiwave permet un contrôle de l'interface de l'utilisateur graphique indépendamment


de la disposition des composants optiques et du net-list. Optiwave comprend aussi une
bibliothèque étendue de composants actifs et passifs dont on peut facilement faire varier
leurs paramètres physiques.

2- Les principaux avantages

Optiwave est une application complète pour établir des simulations et des tests de
montages optiques, en effet Optiwave comprend une bibliothèque riche de composants, tels
que les fibres et des appareillages de mesures paramétrables.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig. 20 : Les sous fenêtres d’OptiSystem.

Optiwave est une application Xwindows, elle comprend essentiellement une fenêtre
Principale répartie en plusieurs parties :
➢ Vue d´ensemble du projet : permet la visualisation miniature du layout en cours
d´édition ;
➢ Bibliothèque : une base de données de divers composants existants ;
➢ Editeur du layout : permet l´édition et la configuration du schéma en cours de
conception ;
➢ Projet en cours : visualisation des divers fichiers et composant correspondant au
projet en cours ;
➢ Groupe de paramétrage : permet le paramétrage global du projet en cours et la
simulation ;
➢ Fenêtre de sortie : lors de la simulation, cette fenêtre permet la visualisation des
diverses phases de la simulation ou des messages d´erreurs.

3- Edition et simulation
Lors de la conception d’un layout, il suffit de glisser le composant de la bibliothèque
vers le layout pour le placer. OptiSystem permet aussi le paramétrage pour chaque
composant défini dans le layout. En effet, un double-clique sur le composant permet
l´affichage de ses paramètres.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.21 : Le paramétrage d´un composant.

Par contre, avant de lancer la simulation, le layout présente aussi des paramètres qu’on
peut contrôler par un simple double-clic dans le layout.

Fig.22 : Modification des paramètres globale du layout.

Pour lancer la simulation, il suffit de saisir ou bien en tapant simultanément Ctrl+F5


ou bien en accèdent directement par le menu Fichier puis Calculate…

Fig.23 : Démarrage de la simulation.

Enfin, pour visualiser les diverses analyses, un double-clic sur l´appareil de mesure
pour afficher la simulation en 2D ou en 3D.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.24 : Affichage des résultats de la simulation

4- Les performance d’une liaison optique


La qualité des transmissions numériques est évaluée en mesurant le taux d’erreur
binaire, le TEB (BER). Des appareils spécialisés engendrent des séquences aléatoires et
comparent le signal en sortie de la liaison optique avec le signal d’entrée. Le TEB (BER)
est obtenu en divisant le nombre d’erreurs par le nombre total de bits. Compte tenu de la
haute qualité des transmissions optiques, on spécifie des TEB jusqu’à 10 -9 ce qui
correspond à un bit erroné pour un milliard de bits transmis, il faut donc effectuer les
mesures pendant un intervalle de temps suffisamment long afin d’obtenir une mesure
fiable. Par exemple, on emploie presque deux minutes pour des mesures à un débit de 10
Gbit/s. On utilise souvent en télécommunications la méthode dite du diagramme de l’œil
pour décrire la dégradation par le bruit et la dispersion d’un signal numérique. Une
séquence aléatoire de bits est visualisée sur un oscilloscope en mode d’accumulation en
fonction du temps, la somme de tous ces signaux aboutissent à une forme de signal appelé
l’œil.
Sans bruit, les traces se superposent exactement. Lorsque le bruit augmente les
signaux variants et la trace s’épaissit, les transitions dans le temps deviennent aussi moins
définies, à cause, de la gigue qui augmente, on dit que « l’œil se ferme », comme le
montre la figure X.

Fig.25 : Diagramme de l’œil d’une transmission par fibre optique.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
III- Simulation
Dans cette partie nous allons faire la simulation sous le logiciel Optisystem des
montages équivalents des liaisons C.A. Bejaïa - C.A.El-Kseur et kharrata-Sétif.
Lors de l’implémentation nous avons remplacé chaque segment par une longueur de
fibre qui sépare deux événements, et chaque événement est remplacé par un connecteur
comme elles sont représentées dans les fig. 31 et 32 ; les paramètres de la distance,
atténuation et dispersion sont indiquées dans le tableau
Cette simulation a pour but de reproduire les différentes pertes rencontrées dans les
deux liaisons testées, puis on fait une comparaison entre les résultats simulés et
expérimentaux.

Le composant Les Tableaux de modification des paramètres


La fibre

Le connecteur

Tableau 7 : les composantes de la liaison simulée

- Les montages équivalents des liaisons testées :

Liaison C.A. Bejaïa – C.A. El-Kseur

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Fig. 26 : Le montage équivalent de laliaison C.A. Béjaia – C.A. El-Kseur

Les résultats obtenus par le montage équivalent de liaison C.A Béjaia – CA El-Kseur
Les résultats obtenus par le montage équivalent de liaison C.A Béjaia – CA El-Kseur

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Le segment La puissance totale de chaque segment

10

Tableau 8 : puissance totale à chaque segment de la liaison C.A. Bejaïa CA-EL Kseur.

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Liaison Kherrata– Sétif

Fig.27 : le montage équivalent de la liaison Kherrata – Sétif

Les résultats obtenus par le montage équivalent de liaison (Kherrata - Sétif)

Le segment La puissance totale dechaque segment

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4

10

11

12

13

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14

15

16

17

18

19

Tableau.9 : puissance totale à chaque segment de la liaison Kherrata - Sétif.

Les résultats de simulations donnés dans les tableaux … montrent une diminution de la
puissance du signal émit à chaque fois que la longueur de la fibre augmente d’où la présence
du phénomène d'atténuation en fonction de la distance qui est de 0.188 dB /Km pour
12.37923 km (liaison CA Béjaia – CA El-Kseur) et de 0.206 dB/Km pour 53.81894km
(liaison Kherrata - Sétif).

Les différentes analyses des deux liaisons

Dans cette partie nous allons d’abord présenter l’ensemble des appareils des signaux
optiques et électriques ainsi que leurs configurations données dans le tableau ci-dessous, puis
on a modélisé les deux liaisons avec Optisystem afin d’évaluer les performances de chaque
une d’elles.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Appareil de Paramètres de visualisation
visualisation

Optical time
domain visualizer

Oscilloscope
visualizer

Optical spectrum

Analyzer

Optical power
meter

Eye diagram

Tableau 10 : Les blocs de visualisation dans la simulation


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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Paramètres des liaisons simulées

Les paramètres (Kherrata - (CA Béjaia – CA El-Kseur )


Sétif)

La longueur (Km) 53.81894 12.37923

L'atténuation moyenne 0.206 0.1885


(dB/Km)

La dispersion (ps/nm/Km) 16.75 16.75

Les pertes totales des joints 10.163 1.461


(dB)

Tableau 11 : Paramètres de chaque liaison

Le montage de mesure :

Figure 28 : montage de simulation des deux liaisons

La visualisation dans le domaine temporelle

Le signal d'entrée à 10 Gbits/s pour chaque liaison

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Le signal de sortie de la liaison (Kherrata - Sétif)

Le signal de bruit :

Après filtrage :

Le signal de sortie de la liaison (CA Béjaia – CA El-Kseur )

Le signal de bruit

Après filtrage :

Fig.29 : la visualisation dans le domaine temporelle de différents signaux pour chaque liaison

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Interprétation des résultats

Un signal binaire de 10 GB/s est injecté à l'entrée des deux liaisons après propagation
on reçoit à la sortie des signaux avec distorsion d'amplitude (atténuation), et un élargissement
des impulsion (dispersion).

Pour chaque liaison on représente le signal d'entrée, de la sortie et de bruit ainsi que le
signal de sortie après filtrage.

L'observation principale dans la visualisation temporelle est que le signal de sortie de la


liaison (Kharrata – Sétif) présente une distorsion plus importante que dans la liaison (C.A
Bejaïa - C.A El-Kseur) avec une diminution d'amplitude plus grande, qui se traduit par un
bruit très fort, donc le signal filtré sera de qualité plus faible et cela est dû à la distance
parcourue par le signal dans la fibre.

La visualisation dans le domaine fréquentielle

Fig. 47 (a) spectre


de puissance à la
sortie de la source

Fig. 47 (b) spectre


de puissance à la
sortie de la liaison
(kharrata-setif)

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig. 47 (c) spectre
de puissance à la
sortie de la liaison
CA Béjaia-CA El-
Kseur

Fig.30 : le spectre d'un signal avant et après la transmission

Commentaire

On voit que la puissance optique à la sortie de la source est centrée autour d'une seule
longueur d'onde c’est la valeur fondamentale, elle est caractérisée par une amplitude de 0dBm
prise comme valeur de référence, après la propagation du signal dans la fibre, une diminution
de la puissance pour les liaisons C.A.Bejaïa - C.A.ElKseur et liaison kharrata-setif sont
observées de -4 dBm et -22dBm respectivement, comme on peut aussi remarquer
l’existence des composantes spectrales parasites à la sortie de la diode laser avec des valeurs
négligeables, mais elle prennent des valeurs importantes à la sorties des deux liaisons ; ces
deux effets linéaires sont reliés aux phénomènes atténuation et de dispersion qui sont donné
dans les figures ci-dessus .

La puissance optique

Liaison

(Kherrata - Sétif)

Liaison

(CA Béjaia – CA
ElKseur)

Fig.31 : puissance optique à la sortie de chaque liaison

Commentaire

On remarque une diminution de la puissance en fonction de la distance (la diminution


est plus grande dans la liaison kherrata-sétif que la liaison CA Béjaia - CA El Kseur).

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Le diagramme de l’œil

La façon la plus « visuelle » de juger la qualité d’un signal est d’observer le diagramme
de l’œil qui représente la superposition synchrone de tous les symboles binaires de la
séquence transmise.

Cette courbe permet de visualiser, après détection, la qualité du signal en termes :

➢ De l’élargissement temporel des impulsions du signal


qui est dû à la dispersion ;

➢ Du bruit d’amplitude qui résulte de l’accumulation du bruit d’émission


spontanée amplifiée sur le signal tout au long de son parcours dans la liaison ;

(Kherrata - Sétif) (CA Béjaia – CA El-Kseur)

Fig.32 : diagramme de l’œil des liaisons

Interpretation des resultats

D’après les courbes on remarque clairement une augmentation de la distorsion en


fonction de la longueur de la fibre pour un même signal d'entrer de 10 Gbits/s.

Facteur de qualité Q :

Il est défini par le rapport de la fréquence par la largeur de la bande passante du


système.

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.33 : la trace de facteur de qualité liaison (Kherrata – Sétif)

Fig.34 : la trace de facteur de qualité liaison (CA Bejaïa – CA El-Kseur)

Le taux d'erreur binaire (BER)

On définit le taux d’erreurs binaire (Bite Error Rate) en anglais (BER) par le nombre de
bits erronés sur le nombre de bits transmis pendant la durée de la mesure.

Fig.35 : Le taux d'erreur binaire de la liaison (Kherrata – Sétif)

59 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.36 : Le taux d'erreur binaire la liaison (CA Béjaia – CA El-Kseur)

Commentaire

D’Après les résultats de visualisation dans le différent domaine et les mesures de


puissance effectuée, nous utilisons la visualisation de la trace de facteur de qualité et du taux
d'erreur binaire pour tester la qualité et la fidélité de la transmission sur les liaisons. Nous
constatons que la qualité de la liaison (CA Béjaia – CA El-Kseur) est meilleure que la liaison
(Kherrata – Sétif), et cela à cause de plusieurs raisons tel que la distance parcourue, les
nombres de jonctions et les types de connectiques.

Résolutions des problèmes

Dans cette partie on essaie de trouver des solutions pour l'amélioration de la qualité de
la liaison (Kherrata – Sétif), on donne une idée sur la compensation des effets linéaires dans la
fibre optique (atténuation et dispersion) avec les deux méthodes les plus courantes tel que
l'amplification pour l’atténuation et les fibres de compensation pour la dispersion.

L’atténuation

On utilise un amplificateur optique pour compenser l'atténuation d'un signal optique


(EDFA). Le schéma de simulation de la liaison kherrata-setif avec amplificateur optique est
montré dans la figure suivante :

Fig.37 : Installation d'un amplificateur optique dans une liaison

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Les caractéristiques d'amplificateur de simulation

Type Le gain Pertes d'insertion

EDFA 20 dB 4 dB

Le signal de l'entrée (pmax=1mW)

Le signal de la sortie sans amplificateur (pmax=1 0µW)

Le signal de la sortie avec amplificateur (pmax1 mW)

Fig38: le signale à l'entrée et à la sortie de la liaison à 10 G bits/s

Commentaire

➢ Après propagation du signal dans la liaison, sans l'amplificateur le signal est très
affaibli, mais avec l'installation de l'amplificateur (EDFA) la puissance perdue pendant la
propagation est récupérée.

61 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
➢ La distorsion augment relativement après l'installation de l'amplificateur a cause des
pertes d'insertion qui est de pins =4dB.

Fig.39 : diagramme de l’œil de la liaison (Kherrata – Sétif) avec débit de10Gbit/s sans
et avec amplification

Q = 2.66 Q = 12.2589
TEB = TEB =
0.0389 7.5038.10-38
(Sans amplificateur) (Avec amplificateur)
Fig40 : La trace de facteur de qualité de la liaison (Kherrata – Sétif) sans et avec
amplification

Remarque :

L'insertion de l'amplificateur dans la liaison optique donne une amélioration de


facteur de qualité ainsi que la qualité du signal comme monter dans le diagramme de
l’œil.

La dispersion

Compensation de la dispersion

Ce sont des fibres qui sont conçues pour avoir de fortes dispersions négatives grâce
à des modifications de leurs paramètres géométriques.

62 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Par design du profil d’indice de la fibre, il est possible d’ajuster la dispersion et
d’obtenir ainsi une fibre à dispersion négative (jusqu’à -200 ps/(nm.km)), qui serve de
fibre compensatrice de dispersion DCF. Cette technique est considérée comme meilleure
solution permettant de minimiser les pénalités introduites par la dispersion chromatique
sur une large bande de longueurs d’onde.

Commençons par calculer la longueur de la fibre de compensation :

L(DCF) * C(DCF) = -L (NZ -DSF) * C (NZ- DSF)

- L(DCF) est la longueur de la fibre de compensation.

- C(DCF) est la dispersion chromatique de la fibre de compensation.

- C (NZ-DSF) la dispersion chromatique positive de la fibre NZ-DSF à cette même


longueur d'onde.

- L(NZ-DSF) est la longueur de la fibre NZ-DSF. Application numérique :

L(NZ-DSF) = 53.81894 km.

C(NZ-DSF) = 16.75 ps/nm*km.

C(DCF) = -80 ps/nm*km.

L(DCF) = 11.268 D'où :

L(DCF) = -100 * 2 / 80= 11.268 Km.

Donc pour compenser cette valeur de dispersion, on doit installer à la fin de la liaison
précédente, un câble de 11.268 Km de dispersion -80 ps/nm.Km.

Paramètres de la fibre optique de compensation

Longueur Atténuation Dispersion chromatique

11.268 (Km) 0,6 (dB/Km) -80 (ps/nm/Km)

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.41 : la configuration d'une fibre de compensation dans la liaison

Le signal de l'entrée

Le signal de la sortie

Le signal de la sortie après la configuration de la fibre compensatrice

64 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.42 : compensation de la dispersion en utilisent la DCF

Fig.43 : diagramme de l'œil de la liaison à fibre de compensation

Commentaire

L'étalement de l'impulsion augment à cause du phénomène de dispersion. Après


l'installation de la fibre DCF (dispersion négatif -80 ps/nm. Km) l'étalement à diminuer et le
signal de sortie est devenu presque identique au signal d'entrée, sauf que les fibres de type
DCF ont une atténuation importante.

Le diagramme de l'œil de la liaison à fibre de compensation montre une forte distorsion


à cause de l’atténuation de la fibre DCF.

Pour une autre solution on configure un montage avec l'utilisation les deux techniques
(la compensation de la dispersion chromatique et l'amplification).

Le montage

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Fig.44 : la configuration d'une liaison avec fibre de compensation et un amplificateur EDFA

Le signal de l’entrée :

Le signal de la sortie

Fig.45 : le signale à l'entrée et à la sortie de la liaison

(a)

Le diagramme de l'oeil

66 | P a g e
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(b)

Facteur de qualité

Q = 23.664

(c)

Le taux d'erreur
binaire

TEB = 3.713.10-124

Fig.46 : diagramme de l'œil, facteur de qualité, taux d'erreur binaire de la liaison après la
configuration d'amélioration

Commentaire

Après l'insertion de l'amplificateur avec la fibre de compensation DCF on observer une


amélioration considérable de la qualité du signal en termes de distorsion et d'atténuation

Conclusion

Dans ce chapitre une simulation des différentes liaisons optique ont été faite, on
constate que la liaison CA Bejaia - CA El-kseur présente de meilleure performance en termes
de distorsion et d'atténuation du signal qui est dû aux courtes distances parcourues par le
signal optique.

Afin d'améliorer la qualité du signal pour la grande liaison Kherrata–Setif, l'insertion


d'un amplificateur a était réalisé et qui nous a donné une bonne amélioration de la qualité du
signal en termes d'affaiblissement sans l'amélioration de la distorsion.

Pour la diminution de la distorsion, une solution est envisageable en insérant une fibre
de compensation de -80 ps/nm. Km de 11.262 km à la fin de la fibre de la liaison optique,
mais les résultats de simulation ont montré que ce câble engendre beaucoup de pertes qui
influent sur la distorsion du signal.

La solution idéale pour l'amélioration de la qualité du signal est l'insertion d'un


amplificateur en plus d'un câble de compensation alors, la simulation a montré une très bonne
correction du signal récupéré avec un très bon facteur de qualité.

67 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
III Partie : Bilan de stage

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Section 1 : Remarque

Lors de notre séjour au sein de la CRTV Radio, nous avons pu faire les observations
suivantes :
➢ Un grand encagement dans les taches effectue par le personnel ;
➢ Un non-respect des heures de prise et de fin de service dans les différentes
sections de l’entreprise ;
➢ Une détérioration des locaux et du matériel utiliser ;
➢ Un vieillissement des ordinateurs et du réseau informatique utiliser dans
l’entreprise ;

Section 2 : Suggestion
Pour remédier aux remarques observe, nous proposons les solutions suivantes :
➢ Un meilleur suivi des arrives et des départs du personnel ;
➢ Une mise a niveau général des ordinateurs et du réseau informatique de
l’entreprise ;

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Conclusion General

En un peu plus d’une décennie, l’optique s’est affirmée comme la technique clé des
réseaux de transport à grande capacité, supplantant toutes celles qui existaient auparavant, en
termes de capacité comme de qualité de transmission. La transmission d'un signal sur support
nécessite des précautions. Les caractéristiques du canal vont en effet modifier les propriétés
du signal lors de cette transmission.

70 | P a g e
Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio
Reference bibliographique

➢ MELLOUK Abdellatif et ZIANI Oualid Farid, mémoire de master « Analyse des


performances d’un système de communication optique en utilisant différents canaux :
FSO, OWC et SMF », Université Aboubakr Belkaïd, soutenue en 2017

➢ HAMCHAOUI Massinissa et AMARA Serina, mémoire de master « Etude d’un


système FTTH (Fiber To The Home) », Université A. MIRA deBejaïa, soutenu en
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➢ HAMMACHE HAMZA RACHED, mémoire de master « ETUDE ET


SIMULATION DES PERTES DANS UNE LIAISON FIBRE OPTIQUE AVEC
APPLICATION » Université A.MIRA deBejaïa, soutenu en 2016

➢ OLE ETOUNDI Therese Philiene, rapport de stage « Production et diffusion des


signaux FM : cas de la RTS » Institut Universitaire SIANTOU, soutenu en 2015

➢ Mohammed Amine MOKRETAR Nabil NOURA, rapport de stage « Étude et


Conception d’un Système de Transmission Optique en Utilisant la Technologie
WDM 4 x 20 Gbit/s » UNIVERSITE HASSIBA BENBOUALI DE CHLEF

➢ https://www.osidimbea.cm/entreprises/a-capitaux-publics/crtv/

➢ https://fr.wikipedia.org/wiki/Fibre_optique

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➢ http://www.camtel.cm/infrastructures/

➢ https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A2ble_coaxial

➢ https://monelectricite.pro/differnets-types-de-cables-coaxiaux/

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Transmission d’un signal sur fibre optique : cas de la CRTV Radio