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PATRICE RAS

Illustrations Jean Augagneur

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Du même auteur aux Éditions Jouvence

Réussir tous ses projets, 2014

Petit cahier d’exercices de Communication non verbale, 2014

Estime de soi, confiance en soi, amour de soi, 2013

Oser montrer ses faiblesses, 2012

Savoir décider !, 2011

Aujourd’hui, j’arrête de tout remettre à demain !, 2010

Catalogue gratuit sur simple demande

ÉDITIONS JOUVENCE

Rue François-Perréard 20 - CP 227

1225 Chêne-Bourg – Suisse

Mail : info@editions-jouvence.com

© Éditions Jouvence, 2011

© Éditions Jouvence, 2015

© Édition numêrique Jouvence, 2017

ISBN : 978-2-88905-462-6

Couverture : Éditions Jouvence

Mise en pages : Caroline Delavault

Dessins de couverture et intérieurs : Jean Augagneur

Tous droits de traduction, adaptation et reproduction réservés pour tous pays.

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Introduction
Si vous lisez ce livre, c’est que vous avez lu et apprécié Les quatre accords
toltèques et les autres livres qui lui font suite. Mais, après le décollage, la
chute a sans doute été brutale… Car, comme de nombreux lecteurs, vous avez
sans doute découvert que ces accords sont simples, évidents, universels,
puissants, mais… difficiles à mettre en pratique.

Le constat est unanime : un livre, aussi génial soit-il, n’est pas un stage et ne
peut pas le remplacer… Mais alors y a-t-il des solutions et, si oui, quelles
sont-elles ? C’est précisément l’objet de ce petit cahier d’exercices : vous
aider à pratiquer ces fabuleux accords dans votre vie quotidienne, et ceci dès
aujourd’hui…

Comment ? Vous trouverez à l’intérieur toutes sortes de moyens pour vous y


aider : des tests pour vous auto-évaluer, des questions pour vous aider à
réfléchir, des études de cas pour vous entraîner à les appliquer, des exercices
en tous genres : listes à compléter, dessins à faire, tableaux à remplir, énigmes
à résoudre, engagement à prendre, etc.

Mais s’il s’agit d’un cahier, le côté ludique n’est pas oublié : vous y trouverez
donc des textes en tous genres, des contes pour nourrir votre imaginaire et des
citations à méditer, ainsi qu’une pincée de théorie pour faire prendre la
sauce…

Amusez-vous bien !

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1er accord :
« Que ta parole soit impeccable »
L’impeccabilité est un concept central dans la sagesse toltèque. Mais que
signifie-t-il exactement ? Qu’est-ce qu’une parole impeccable ? « Impeccable »
signifie « sans péché », « sans faute », « sans tache ». Il fait donc penser au
christianisme et à la notion centrale de « faute » et de « péché originel ». Mais la
proximité sémantique est trompeuse. Même si l’Amérique latine a été colonisée
par les chrétiens pendant cinq siècles, l’impeccabilité n’a rien à voir avec le
péché. Pour les Toltèques, « impeccable » signifie plutôt « intègre ».

Votre parole est intègre lorsque vous dites ce que vous pensez (sincèrement) sans
agresser personne. Elle ne l’est pas ou plus lorsque vous mentez, trompez ou
manipulez quelqu’un. Elle ne l’est pas non plus lorsque vous agressez, critiquez,
salissez quelqu’un… y compris vous-même.

De ce point de vue, l’impeccabilité de la parole ressemble beaucoup à


l’assertivité de Dominique Chalvin : s’affirmer sans agresser. Mais
l’impeccabilité est un concept beaucoup plus large qui englobe les messages que
l’on s’adresse à soi-même mais aussi tout le comportement… On peut également
faire un parallèle avec la communication JE de Jacques Salomé (parler à l’autre
plutôt que parler sur l’autre) et Thomas Gordon.

Exemples de…

• paroles « peccables »

• Tu m’énerves !

• C’est nul !

• Je n’y arriverai jamais

• Tu mens…

• Si tu m’aimais vraiment…

• On est (tous) exploités !

• paroles impeccables

4
• Je n’aime pas quand tu fais

• Je n’apprécie pas…

• J’ai peur d’échouer

• Je ne te crois pas

• Peux-tu me donner… ?

• Je ne me sens pas reconnu(e)

5
Tu n’es pas parfait ; je ne suis pas parfait et c’est parfait.

Virginia Satir, créatrice


des thérapies systémiques et familiales

Votre citation

Résumez cet accord avec votre vocabulaire, votre langage :

Votre ancrage

(L’ancrage est un mécanisme naturel d’association d’un état interne – joie, tristesse, peur, assurance,
etc. – et d’un stimulus externe – image, musique, odeur, goût, parole… – qui déclenche
automatiquement l’état interne. La PNL a mis en lumière ce mécanisme neutre – l’ancrage peut être
positif ou négatif, agréable ou désagréable – et a montré comment l’utiliser sciemment pour
s’épanouir.)

6
Cherchez un objet, un symbole, un lieu, une chanson… qui évoque pour vous cet accord.
Dessinez-le ou découpez un dessin, une photo dans un magazine ou sur Internet, puis collez-le
ici.

Variante : Remplacez ou complétez l’objet par une personne qui semble l’appliquer quotidiennement.

Testez votre impeccabilité verbale

Pour cela, répondez sincèrement et spontanément aux différentes questions. Entourez la lettre (a, b, c)
correspondant aux réponses qui vous concernent. Si aucune réponse ne vous convient, cherchez une
réponse équivalente dans votre vie, ou demandez à l’un de vos proches (famille, ami, collègue, etc.).
Vous pouvez choisir plusieurs réponses…

1) En cas d’erreur ou d’échec, vous dites ou pensez :

a) Quel idiot(e) ! (en pensant à l’autre)

b) Comment puis-je y arriver ?

7
c) Quel idiot(e) ! (en pensant à vous)

2) Quelqu’un renverse de la sauce tomate sur vous…

a) Il(elle) est vraiment maladroit(e) !

b) Vite, une éponge !

c) Quelle poisse alors, j’aurais dû faire attention !

3) Contre toute attente, votre enfant a son diplôme…

a) Il a une sacrée veine !

b) Quelle bonne nouvelle !

8
c) Ce n’est pas à moi que cela arrive(rait) !

4) Votre candidat / parti / équipe est éliminé(e)…

a) Quelle bande de nuls !

b) La prochaine fois sera la bonne !

c) Je suis nul(le) de le(s) soutenir !

5) Un soir, des jeunes (ivres ?) font du bruit…

a) Il leur faudrait une bonne guerre !

b) Il faut bien que jeunesse se passe !

c) Je suis bête de faire attention aux autres !

6) Votre chef a commis une grosse erreur…

a) Vous le répétez à votre meilleur(e) ami(e).

b) Vous oubliez et passez à autre chose.

c) Vous vous en voulez d’écouter et d’être curieux(se).

7) Votre meilleur(e) ami(e) a démissionné sur un coup de tête…

a) Il/elle est trop impulsif(ve) !

b) Je ne suis pas tellement surpris(e).

9
c) Je n’aurai jamais le cran d’en faire autant !

8) On vous propose un super poste dans un pays dont vous ne parlez pas du tout la langue…

a) Pourquoi vous me proposez ce pays ?

b) Désolé(e), je ne parle pas un mot de cette langue.

c) Je suis trop nul(le) en langues !

9) Catastrophe nucléaire au Japon…

a) On nous a encore menti !

b) Le risque zéro n’existe pas.

c) Je ne comprends rien au nucléaire !

Vous participez à un recrutement…

10) Que pouvez-vous nous apporter ?

a) Tout ! Le changement ! Du neuf !

10
b) Mes compétences et mon expérience.

c) Je ne sais pas. Rien de particulier !

Calculez :

Le nombre de a : Le nombre de b : Le nombre de c :


……………. ……………. …………….

Résultat et interprétation de votre profil d’impeccabilité

• a correspond à la tendance à critiquer les autres. Elle s’appuie sur


l’exigence, la frustration, l’agressivité voire la haine ( ?).

• b correspond à la tendance à ne critiquer personne. C’est la position idéale.

• c correspond à la tendance à se critiquer soi-même. Elle repose sur le


perfectionnisme et le manque de confiance en soi.

Le profil idéal est donc : a faible, b fort, c faible.

Comparez avec le vôtre.

Qu’en déduisez-vous ? Que décidez-vous ?

Qui et quoi ?

Listez toutes les personnes que vous avez tendance à critiquer et précisez les critiques les plus
fréquentes (trop naïf, pas assez rigoureux… ). Si vous n’avez pas assez de place, continuez sur une
feuille de papier.

Personnes Critiques
1 Conjoint
2 Ex 1

11
3
4 Ami(e) 1
5
6 Mère
7 Père
8 Enfant 1
9
10 Chef 1
11
12 Collègue 1
13
14 Autre
15

12
Les causes de vos critiques
• Pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi critiquez-vous autant de personnes ?
Aussi souvent ?

• Avez-vous remarqué que vous critiquez les autres d’autant plus qu’ils vous
sont proches ? Curieux, non ?

• Avez-vous remarqué que vous critiquez les autres d’autant plus que vous les
aimez ? Paradoxal, non ?

• Si vous répondez : « Parce que ces personnes sont vraiment critiquables ! »,


c’est que vous êtes victime d’une illusion, celle de l’objectivité : « On ne voit
pas les choses comme elles sont, mais comme on est. » (le Talmud)

Les vraies causes sont à chercher ailleurs. Voici quelques exemples. Cochez ceux qui vous
concernent :

Je suis déçu(e) par ces personnes.

J’attends d’elles des choses qu’elles ne m’apportent pas.

Je n’exprime pas mes attentes et mes exigences.

Je suis mal dans ma peau en ce moment.

Je vois tout en noir en ce moment.

J’éprouve parfois de la jalousie pour ces personnes.

Je dévalorise les autres (pour me revaloriser).

J’ai un besoin (important) de me revaloriser.

Au fond, j’ai une mauvaise image de moi.

Autre : ………………………………….

13
Conclusion : l’esprit critique est très utile, puisqu’il permet d’améliorer les
choses… mais rarement les gens ! Il faut donc l’utiliser avec précaution et
avec amour.

Que vous reprochez-vous ?

Listez toutes les critiques que vous vous faites…

Domaine Critiques
1 Corps
2 Santé
3 Personnalité
4 Comportement
5 Relation
6 Amour
7 Spiritualité
8 Argent
9 Travail
10 Maison
11 Loisirs
12
13

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Les causes de vos critiques à vous-
même
• Pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi vous critiquez-vous aussi souvent ?
Dans autant de domaines ?

• Si vous répondez : « Mais j’ai vraiment beaucoup de défauts ! », c’est que


vous êtes (encore ?) victime de l’illusion de l’objectivité et / ou de la croyance
qu’il faut être parfait pour être aimé… Rien de plus faux !

Les vraies causes sont à chercher ailleurs. Voici quelques exemples. Cochez ceux qui vous
concernent :

J’ai été éduqué(e) ainsi (critiqué plus qu’apprécié).

Je suis (souvent) déçu(e) par moi-même.

J’attends ou j’exige de moi des choses impossibles.

J’ai du mal à m’accepter tel(le) que je suis.

Je suis mal dans ma peau en ce moment.

Je ne me donne pas le droit à l’erreur.

Je crois que je ne devrais pas être comme je suis.

Je voudrais ressembler à quelqu’un d’autre.

Je ne supporte pas les critiques (des autres), alors j’anticipe et je me les


applique moi-même.

J’ai besoin de me (re)valoriser.

Au fond, j’ai une mauvaise image de moi.

Autre : ………………………….

15
Conclusion : si vous avez été jugé(e), critiqué(e), ou que vos parents se
jugeaient et se critiquaient régulièrement, vous n’avez pas développé une
image positive de vous… Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire :
cherchez les gens qui vous apprécient vraiment (et lisez Estime de soi, du
même auteur).

16
Histoire : Les 3 tamis
Un jour, un disciple tout excité vint trouver Bouddha et lui dit :

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18
Engagement
Au cours d’une soirée entre amis, vous retrouvez une connaissance de longue
date. Après avoir bavardé du bon vieux temps, vous décidez de rentrer chez
vous, non sans avoir lancé à cette ami retrouvé : « On se rappelle et on essaie
de déjeuner ensemble ? » Avez-vous remarqué que lorsque vous parlez de la
sorte, rien ne se passe ensuite… ? Personne ne rappelle par la suite.
Pourquoi ? Tout d’abord parce que « on » ne désigne personne. Chacun est
donc en droit d’attendre que l’autre fasse le premier pas… Ensuite
l’utilisation du verbe « essayer » est un aveu d’échec anticipé. Il signifie en
réalité : je ne m’engage pas, ni au résultat final, ni même à agir (recontacter
l’autre).

Si vous voulez réussir votre vie (ce qui n’a rien à voir avec « réussir dans la
vie »), engagez-vous au lieu d’essayer : « N’essaie pas, fais ou ne fais pas ! »
(Maître Yoda dans le film Star Wars). Dites par exemple : « Je te rappelle
dans la semaine pour que l’on déjeune ensemble dans le mois. »•

Exemple d’engagement :

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« Je m’engage à respecter le premier accord toltèque, autrement dit à faire en
sorte que ma parole soit impeccable, et ceci dès aujourd’hui. En cas d’oubli
ou de dérapage, je m’engage à le reconnaître et à le rectifier aussitôt. »

Votre engagement (avec vos mots à vous et votre signature) :

20
2e accord :
« Ne réagis pas de façon personnelle »
Vous avez compris l’importance de l’impeccabilité ? Cette façon d’être
intègre avec l’autre (ou soi) en parole a son corollaire « intérieur » : ne vous
laissez pas déstabiliser par les événements ou les paroles des autres. Car
quand vous réagissez de façon personnelle, votre intégrité est touchée, vous
n’êtes plus vous-même et vous n’êtes plus EN vous-même, vous êtes dans
l’ego…

Que signifie réagir de façon personnelle ? C’est interpréter les événements


comme si vous en étiez le centre, le destinataire, la cible. C’est supposer une
intention dirigée vers vous.

Exemple : quelqu’un vous blesse, vous agresse ou vous salit… Si vous vous
demandez pourquoi il vous fait cela (à vous), vous réagissez de façon
personnelle. De même que si vous vous demandez ce que vous lui avez fait.

Ne pas réagir de façon personnelle peut se manifester de deux façons


différentes : réagir de façon non personnelle (niveau débutant ?) ou ne pas
réagir du tout (niveau surdoué ?). Dans le premier cas, vous vous demandez
ce qui ne va pas chez l’autre (l’agresseur), ce que vous représentez pour lui
ou ce qui justifie son choix (quels sont ses besoins ou désirs ?).

Comment ne plus prendre quelque chose personnellement ? Tout d’abord en


reconnaissant votre réaction. Puis en vous décentrant et en vous posant les
(mêmes) questions par rapport à l’autre. Enfin, rappelez-vous, répétez-vous
que « chacun voit midi à sa porte » et vit dans son monde, dans son rêve (ou
son cauchemar)…

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Les événements sont neutres, nos réactions jamais. Nous ne voyons pas
les choses comme elles sont, mais comme nous sommes.

Le Talmud

L’importance personnelle, ou prendre les choses personnellement, est


l’expression maximale de l’égocentrisme, car nous faisons l’hypothèse
que tout est centré sur « moi ».

Don Miguel Ruiz, Les quatre accords toltèques

Votre citation

Résumez cet accord avec votre vocabulaire, votre langage :

Votre ancrage

Cherchez un objet, un symbole, un lieu, une chanson… qui évoque pour vous cet accord.
Dessinez-le ou découpez un dessin, une photo dans un magazine ou sur Internet, puis collez-le ici.

Variante : Remplacez ou complétez l’objet par une personne qui semble l’appliquer
quotidiennement.

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23
Conte : qui peut savoir ?
Il était une fois, au Moyen Âge, un fermier qui vivait difficilement.
Heureusement, il avait une petite famille : une femme, un fils et une mère.

Un jour, le seul cheval de la ferme s’échappa et disparut complètement,


au grand dam du fermier qui courut annoncer la mauvaise nouvelle à sa
mère qui répondit : « Bonne ou mauvaise nouvelle ? Qui peut savoir ? »
Le lendemain, des soldats arrivèrent et réclamèrent tous les chevaux
disponibles pour aller guerroyer contre les Anglois… mais il n’y en avait
plus aucun.

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Le soir même, le cheval réapparut… Le fermier courut annoncer la bonne
nouvelle à sa mère qui lui dit : « Bonne ou mauvaise nouvelle ? Qui peut
savoir ? » Le lendemain, le fils ne résista pas à l’envie de galoper à
nouveau, mais il tomba de cheval et se cassa une jambe. Le fermier
courut annoncer la mauvaise nouvelle à sa mère qui répondit… « Bonne
ou mauvaise nouvelle ? Qui peut savoir ? » Quelques jours plus tard, les
soldats réapparurent et cette fois réclamèrent tous les hommes jeunes et
valides pour aller guerroyer contre les Anglois. Or le fermier était trop
vieux et son fils incapable de marcher. Ils repartirent bredouilles. Le
fermier annonça la bonne nouvelle à sa mère… « Bonne ou mauvaise
nouvelle ? Qui peut savoir ? » Cette nonindent1 n’a pas de fin, mais elle a
une morale : « À quelque chose malheur est bon ! » Vous pouvez vous
amuser à la continuer… pour vous entraîner à relativiser, à différer vos
réactions et (peut-être ?) sortir du manichéisme (« C’est bien ! C’est
mal ! »).

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Testez votre impersonnalité (contraire de la susceptibilité)

Pour le savoir, répondez sincèrement et spontanément aux différentes questions. Entourez la lettre
(a, b, c) correspondant aux réponses qui vous concernent. Si aucune réponse ne vous convient,
cherchez une réponse équivalente dans votre vie, ou demandez à l’un de vos proches (famille, ami,
collègue, etc.).

1) Vous avez rendez-vous à 18 heures avec votre nouvel amour, qui n’arrive pas… Vous
pensez :

a) Il (elle) ne m’aime plus !

b) Pourquoi il (elle) me fait ça ?

c) Cela arrive à tout le monde d’être en retard !

2) En l’espace de quelques jours ou semaines, vous avez perdu plusieurs papiers…

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a) Le sort s’acharne décidément sur moi !

b) Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

c) C’est un concours de circonstances.

3) Votre chef ne vous salue pas ce matin…

a) Quel manque de respect !

b) Quel grossier personnage !

c) Il (elle) a oublié.

4) Votre conjoint regarde quelqu’un du sexe opposé au détour d’une rue…

a) Qu’est-ce qu’il (elle) a de plus que moi ?

b) Je ne lui fais plus d’effet !

c) C’est vrai qu’il (elle) est joli(e).

5) Vous partez en vacances, l’été, et il pleut…

a) Je n’ai vraiment pas de chance !

b) Comment je dois le prendre ?

c) La prochaine fois, j’étudierai la météo avant.

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6) Votre collègue, lui, a obtenu une augmentation…

a) C’est vraiment injuste !

b) C’est un signe clair !

c) Essayons de savoir pourquoi !

7) Un collègue tâche accidentellement votre pantalon…

a) Accidentellement ? Mon œil !

b) C’est un acte manqué !

c) C’est pas de chance !

8) Vous montez dans un métro, un tram, on vous bouscule, on vous marche sur les pieds…

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a) Ils se sont donné le mot ou quoi ?

b) C’est parce que je suis trop gentil(le).

c) C’est comme ça, le métro ?

9) Vous avez un contrôle fiscal…

a) C’est sûr : quelqu’un m’a dénoncé !

b) Mais pourquoi s’intéresse-t-il à moi ?

c) Un moment un peu désagréable à passer.

10) Quand votre dernier amour vous a quitté(e)…

a) Il (elle) m’en veut et se venge.

b) Comment peut-il (elle) me faire ça ?

c) C’est la vie, ça n’a pas marché, voilà tout !

11) Tout le monde vous dépasse dans la file d’attente du cinéma…

a) Ils profitent de ma faiblesse/ gentillesse.

b) C’est ma tête qui ne leur revient pas ?

c) C’est la guerre aussi pour ça ?

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12) Votre chef remercie votre collègue pour le projet que vous avez mené à bien…

a) Personne ne m’apprécie dans cette boîte !

b) Il n’y en a que pour lui (elle) !

c) Peut-être devrais-je m’affirmer ?

Résultat : votre profil d’impersonnalité

• Nombre de a : x 0 = 0
• Nombre de b : x 1 =
• Nombre de c : x 2 =
• Total :

Interprétation :

• Entre 1 et 8 : score faible

Vous semblez prendre les choses de façon beaucoup trop personnelle… Êtes-vous susceptible ?
Nous le sommes tous, plus ou moins. Mais votre intérêt (bien-être) est de l’être le moins possible,
donc le plus neutre et détaché possible. Peut-être avez-vous tendance à vous mettre au centre du
monde : rappelez-vous que les autres sont centrés sur… eux-mêmes ! Mais si vous en êtes
conscient, rien n’est perdu !

• Entre 9 et 17 : score modéré

rsonnelle… Débarrassez-vous de la susceptibilité, qui vous empêche de profiter pleinement de la


vie. Mais votre score intermédiaire indique que vous êtes en chemin et que vous

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progressez… dans certains domaines. Courage ! Persévérez ! Utilisez l’humour : « Moi, je ne suis
pas susceptible ! Le premier qui dit le contraire je l’assomme. » (Woody Allen ?)

• Au-delà de 18 : score important

Vous êtes peu, voire très peu, susceptible (ou alors vous le cachez bien !). Sans doute avez-vous
fait un (gros ?) travail sur vous-même ? Ou alors vous apprenez vite !

31
Un peu de théorie : l’égocentrisme
D’où vient que nous prenons tous les choses tellement à cœur, de façon
tellement personnelle ? C’est l’ego ou l’égocentrisme. Mais qu’est-ce que
l’égocentrisme ? C’est la tendance inconsciente à se placer au centre du
monde, à imaginer que les autres font les choses par rapport à nous. Or nous
savons (intellectuellement) que les gens font les choses par rapport à eux-
mêmes, pour satisfaire leurs besoins et leurs désirs : le voleur n’a rien contre
sa victime (qu’il ne connaît pas), mais cherche à combler son sentiment de
manque et de pauvreté.

Mais il ne suffit pas de comprendre l’égocentrisme pour s’en débarrasser.


Pourquoi ? Parce qu’il est aussi un moyen de satisfaire un besoin : celui d’être
important… qui est probablement l’un des besoins les moins satisfaits, donc
l’un des plus actifs.

Mais ce n’est pas tout : l’égocentrisme repose sur une habitude et une
croyance héritées de la petite enfance, car le bébé, puis l’enfant (dans une
moindre mesure), est le centre du monde (familial). Mais cette situation ne
dure pas, bien au contraire : avec le temps (et l’autonomie), l’enfant (roi) perd
progressivement ses privilèges et c’est… insupportable ! Il ne s’en remet
jamais complètement et cherche à les retrouver toute sa vie ( ?).

Freud appelait cet état d’esprit la Toute Puissance Infantile (TPI), mélange du
besoin d’être important et de la croyance que nous sommes le centre du
monde. La TPI est à l’origine de l’ego (« le parasite »), de la susceptibilité, de
la culpabilité, de la paranoïa, etc. La solution consiste donc à prendre
conscience de vos besoins en général et de votre besoin d’être important en
particulier, puis de la satisfaire simplement sans nuire à autrui…

Vos blessures

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Listez toutes vos blessures importantes, anciennes ou récentes, en précisant qui vous a blessé(e),
sur quel plan et pour quelles raisons vous vous êtes senti(e) si blessé(e) ?

Qui ? Quoi ? Pourquoi ?

Analyse de vos réponses

Ce qui est intéressant avec une liste ou un tableau, ce sont les points communs et les répétitions.
Relisez votre tableau d’un œil neuf (au besoin, faites-le plus tard) et cherchez-y ces répétitions
significatives. Quelles sont-elles ? Portent-elles sur les personnes ? Sur les sujets ? Ou encore sur
le Pourquoi ?

• Si ces répétitions portent surtout sur des personnes, c’est que vous attendez beaucoup, tout ou
trop d’elles… Listez alors ce que vous attendez d’elles et demandez-le leur
ensuite… éventuellement négociez ou lâchez prise (renoncez à vos attentes ou à la relation).

• Si ces répétitions portent surtout sur des thèmes, c’est que vous avez des failles (qui n’en a
pas ?), des blessures non cicatrisées. Occupez-vous en dès aujourd’hui : lisez Les 5 blessures de
Lise Bourbeau, faites une thérapie ou une formation ad hoc…

• Si ces répétitions portent surtout sur des explications, c’est que votre mental (l’ego) interprète
systématiquement les faits de telle façon. Demandez-vous quel est votre bénéfice caché (il y en a
toujours au moins un) ? Ce bénéfice vous tient et vous empêche de lâcher prise, aussi longtemps
que vous ne le débusquerez pas…

Conclusion

• Quelles sont vos répétitions ?

33
• Que (vous) montrent-elles ?

34
Engagement
Qui veut agir trouve des moyens, qui ne veut pas agir trouve des prétextes.

Proverbe

Exemple d’engagement :

« Je m’engage à respecter le second accord toltèque, autrement dit à tout faire


pour éviter de prendre les choses de façon personnelle, et ceci dès
aujourd’hui. En cas d’oubli ou de dérapage, je m’engage à le reconnaître et à
le rectifier aussi vite que possible. »

Votre engagement (avec vos mots à vous et votre signature) :

35
3e accord :
« Ne fais pas de supposition »
Vous avez compris l’importance de l’intégrité et de l’impersonnalité, l’intérêt
de ne pas subir votre parole et vos réactions (émotionnelles). Vous pouvez
maintenant vous occuper de vos pensées et autres croyances…

Vous aviez rendez-vous à 18 heures avec quelqu’un dont vous êtes


amoureux(se)… Vous arrivez sur le lieu du rendez-vous. 18 heures :
personne ! Pouvez-vous rester neutre et seulement constater que la personne
n’est pas là à l’endroit et à l’heure prévue ? Non ! Votre désir de la rencontrer
se transforme en peur qu’elle ne vienne pas (cas le plus fréquent) ou en
justifications (« Elle a dû avoir un contretemps »).

18 heures 15 : personne ! Vous stressez et automatiquement votre mental


cherche une explication « rationnelle » à cette absence : « Elle vous a posé un
lapin, il en aime une autre ». Il vous est très difficile de rester neutre et
d’accepter votre ignorance. Vous préférez supposer n’importe quoi plutôt que
de rester dans l’incertitude.

18 heures 30 : toujours personne ! Votre mental s’emballe et vous continuez à


produire un film rationnel. Mais ce sont vos émotions qui colorent ce film : si
vous n’avez pas confiance en vous, vous allez produire un film catastrophe…

Ceci joue pour chaque événement : votre conjoint vous a quitté(e) parce
que… Vous vous n’avez pas eu ce poste parce que… Pourtant Socrate l’avait
dit, il y a 2500 ans : « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ! »
Apprenez à repérer vos suppositions, à les relativiser, puis à vous en
débarrasser et à accepter votre ignorance : fondamentalement, vous ne saurez
jamais pourquoi les gens font ce qu’ils font… D’ailleurs le savent-ils eux-
mêmes ?

La meilleure façon de se garder de faire des suppositions est de poser


des questions.

Don Miguel Ruiz, Les quatre accords toltèques

36
Ne prends absolument rien comme allant de soi.

Carlos Castaneda

Comme on a peur de demander des explications, on prête des intentions


à autrui, on fait des suppositions que l’on croit vraies puis on défend
ces suppositions et on donne tort à l’autre.

Don Miguel Ruiz

Votre citation

Résumez cet accord avec votre vocabulaire, votre langage :

Votre ancrage

Cherchez un objet, un symbole, un lieu, une chanson… qui évoque pour vous cet accord.
Dessinez-le ou découpez un dessin, une photo dans un magazine ou sur Internet, puis collez-le ici.

37
Variante : Remplacez ou complétez l’objet par une personne qui semble l’appliquer
quotidiennement.

38
Testez votre recul
Le troisième accord est exprimé de façon négative (ne pas). Mais quelle est la
formulation positive ? Quel est le contraire d’une supposition ? Et comment
cesser de supposer ? Prendre les choses comme elles sont ? Prendre du recul ?
Le recul est en effet l’antidote nécessaire à l’extrapolation (interprétation
abusive).

Lisez attentivement le texte de la page suivante une seule fois, puis classez les affirmations selon
leur catégorie : Description (écrivez D), Extrapolation (écrivez E) ou rien du tout / ni l’un ni
l’autre (écrivez ?).

C. Marchand, un commercial qui travaille pour la société Unifood, avait rendez-vous à 10h ce
jour-là dans le bureau de M. Leblois, situé à Nanteuil, pour discuter les clauses d’un contrat
important. Sur le chemin, l’agent glissa sur le parquet et se blessa à la jambe. Lorsque M. J.
Leblois fut informé de l’accident, C. Marchand était en route pour l’hôpital afin qu’on lui fasse des
examens. Leblois téléphona à l’hôpital pour avoir de ses nouvelles, mais la personne ne semblait
pas avoir eu connaissance de l’accident, ni savoir où se trouvait la victime. Il est possible que M.
Leblois n’ait pas appelé le bon hôpital. D’ailleurs, l’hôpital ne rappela pas M. Leblois.

Affirmations relatives au texte D/E/?

1) C. Marchand est un agent commercial. ……

2) L’agent devait signer un contrat important. ……

3) Claude Marchand avait rendez-vous à 10h. ……

4) L’accident a eu lieu à la Société Unifood. ……

5) Une ambulance emmena C. Marchand à l’hôpital. ……

6) L’agent Marchand voulait discuter un gros contrat. ……

7) M. Leblois s’est trompé d’hôpital. ……

……
8) C. Marchand avait rendez-vous avec M. Jean Leblois.

39
9) Personne à l’hôpital n’a entendu parler de M. Marchand et de son accident. ……

10) Il avait rendez-vous à l’hôpital pour des examens. ……

11) Il s’est cassé la jambe en allant à son rendez-vous. ……

12) Il n’est pas encore arrivé à l’hôpital. ……

13) Il n’était pas à l’hôpital quand Leblois téléphona. ……

14) M. Leblois n’a pas appelé le bon hôpital. ……

15) Il ne connaît qu’un seul hôpital. ……

16) C. Marchand a glissé sur le parquet fraîchement ciré. ……

17) Il est parti faire des examens radiologiques. ……

18) M. Marchand est technico-commercial. ……

19) Il y a plusieurs hôpitaux dans la région. ……

Réponses

Il s’agit à chaque fois d’une extrapolation. Elles portent à chaque fois sur un mot ou une
expression :

En effet, rien ne dit que…

1) Marchand est agent commercial (statut indépendant).

2) il devait signer le contrat.

3) il s’appelle Claude.

4) le parquet est situé chez Unifood.

5) il a pris une ambulance.

6) il s’agit d’un gros contrat.

40
7) M. Leblois s’est trompé d’hôpital.

8) M. Leblois s’appelle Jean.

9) « la personne » ne signifie pas « personne ».

10) C. Marchand a pris rendez-vous à l’hôpital.

11) il s’est cassé la jambe en allant à son rendez-vous.

12) il n’est pas encore arrivé à l’hôpital.

13) il n’était pas l’hôpital quand Leblois y téléphona.

14) M. Leblois n’a pas appelé le bon hôpital.

15) M. Leblois ne connaît qu’un seul hôpital.

16) le parquet était fraîchement ciré.

17) il s’agit d’examens radiologiques.

18) il est technico-commercial.

19) il y a plusieurs hôpitaux dans les parages (c’est une hypothèse).

Résultat : votre niveau de recul

Combien avez-vous de bonnes réponses ?

• Entre 1 et 8 : score faible

Attention, vous extrapolez et interprétez les signes et les mots trop rapidement. Prenez le temps de
vérifier vos interprétations, sinon vous allez au devant de malentendus, quiproquos, ennuis… La
bonne nouvelle, c’est que vous allez apprendre beaucoup et progresser. Relisez ou refaites cet
exercice plus tard…

• Entre 9 et 17 : score moyen

Il semble que vous ayez du recul, mais pas tout le temps ou pas pour tout… L’explication réside
sans doute dans votre attention ou votre capacité de concentration en baisse… (quand vous faites
attention, vous percevez mieux les choses).

• Au-delà de 18 : score important

Vous semblez avoir plutôt bien réussi cet exercice… Bravo ! Mais est-ce également le cas dans la
« vraie » vie ? Dans le feu de l’action ou des émotions ? C’est la seule chose qui compte, non ? Si

41
c’est le cas, réjouissez-vous et partagez votre acquis avec vos proches…

Étude de cas : l’énigme des additions

• 1er cas : À cette soirée, il y avait deux mères et deux filles de la même famille. Combien de
personnes y avait-il au total ?
Votre réponse :
Résultat : Il n’y en avait que 3… Comment est-ce possible ? Si vous ne comprenez pas, ce n’est
pas grave (après tout ce n’est qu’un jeu !), passez au 2e cas (plus facile), sinon allez directement à
la réponse.

• 2e cas : Lors de ce rendez-vous professionnel, il y avait trois patrons (actionnaires) et trois


salariés. Combien de personnes y avait-il au total dans la pièce ?
Votre réponse :
Résultat : il n’y en avait que 4… Vous ne comprenez toujours pas ? Sachez alors qu’il aurait pu y
en avoir 3.

Réponses à l’étude de cas :

• 1er cas : Il y avait la grand-mère, la mère et la fille. L’une des 3 était à la fois parent et enfant.
Vous vous êtes trompé(e) parce que vous avez supposé (déduit) trop rapidement que les parents
étaient distincts des enfants. Ce que je n’ai jamais dit…

• 2e cas : Idem : vous vous êtes trompé(e) parce que vous avez supposé (déduit) que les patrons
(actionnaires) étaient forcément distincts des salariés. Ce que je n’ai jamais dit… et ce qui n’est
pas du tout évident : on peut être à la fois patron (actionnaire) et salarié, ce qui est le cas ici. Ne

42
croyez pas qu’il s’agisse d’une exception : dans de très nombreuses entreprises (les grandes et/ou
les entreprises anglo-saxonnes), tous les salariés possèdent des actions.

43
Un peu de théorie : la sémantique générale
• Les inférences

Ces 3 cas illustrent notre tendance à « boucher les trous » à tout prix, à
combler les incertitudes, les paradoxes ou les complexités… Quitte à se
tromper ! Si vous vous êtes trompé(e), c’est que vous avez fait une double
supposition qui s’est avérée fausse : cela s’appelle une inférence (déduction
non justifiée). En fait, vous avez appliqué (automatiquement) la logique
d’Aristote (-384 av. J.-C., -322 av. J.-C.), philosophe grec à l’origine des
sciences. Or cette logique repose sur 3 postulats… contestables, ou du moins
qui ne correspondent pas toujours à la réalité (d’après Alfred Korzybski,
l’inventeur génial de la sémantique générale).

• Les prémisses aristotéliciennes (A)

- Principe d’identité : A = A. (une chose reste ce qu’elle est). Exemples : un


homme est un homme, un enfant est un enfant, un patron est un patron, 2 = 2,
l’eau est l’eau. Contre-exemples : l’enfant grandit et devient (deviendra)
adulte, le patron n’est pas patron à temps complet (le soir, par exemple), l’eau
se transforme en glace ou en vapeur d’eau.

- Principe de différence : A est différent de Non A. Exemples : le père


diffère du fils, le solide du liquide, le patron du salarié. Contre-exemples : le
père a été un fils et s’est peut-être comporté comme lui, l’eau liquide est-elle
différente de l’eau solide (glace) ? Le patron peut être lui aussi salarié, et il
peut l’avoir été.

• Principe du tiers-exclu : il existe seulement A et Non A (son contraire).


Exemples : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. », pour ou contre,
dominant ou dominé, patron ou salarié, etc. Contre-exemples : la neutralité et
l’incertitude existent dans tous les domaines et l’on peut être indépendant.

Conclusion : Ces prémisses ne permettent pas de rendre compte de la


complexité de la vie (changements). La vie se moque de la logique. La nature
est trop forte pour les principes (David Hume, philosophe écossais). La
preuve en est donnée par les syllogismes, ces raisonnements logiques aux
conclusions absurdes :

44
« Tout ce qui est rare est cher. Or un cheval bon marché est rare. Donc un
cheval bon marché est cher. »

« Tous les Crétois mentent. Or je suis Crétois. Donc je mens. Donc les Crétois
ne mentent pas. Donc je ne mens pas. Donc les Crétois mentent… »

• Conseil : Évitez donc de supposer que la vie, le monde et les gens sont
« logiques ». Tout d’abord parce que ce n’est pas toujours le cas (notamment
sur le plan humain). Mais aussi parce que la logique est une forme de calcul
(neutre) qui s’appuie sur des présupposés (postulats, croyances, définitions,
valeurs… ), qui eux ne sont jamais neutres et qui sont à la fois inconscients,
indémontrables et totalement subjectifs ou projectifs. La phrase « Ce n’est pas
logique ! » signifie donc en réalité : « Ce n’est pas ma logique ! », ou mieux :
« Pourquoi ces gens ne réagissent-ils pas comme ils devraient le faire (d’après
moi) ? », ou pour être plus clair : « Pourquoi ces gens ne réagissent-ils pas
comme moi (je le ferais) ? ». La « logique » abrite donc en
fait… l’égocentrisme (toujours lui) !

45
Engagement
Là où le discours en reste aux mots, la parole engage le corps.

Jacques Lecoq

Exemple d’engagement :

« Je m’engage à respecter le troisième accord toltèque, autrement dit à tout


faire pour éviter de faire des suppositions, et ceci dès aujourd’hui. En cas
d’oubli ou de dérapage, je m’engage à le reconnaître et à le rectifier aussi vite
que possible. »

Votre engagement (avec vos mots à vous et votre signature) :

46
4e accord :
« Fais toujours de ton mieux »
Vous commencez à comprendre que les accords toltèques proposent un
véritable travail personnel et spirituel, puisqu’à chaque fois, il s’agit non pas
de supprimer l’ego, mais de le désamorcer, de le contourner, de le mettre
hors-jeu…

Le quatrième accord ne fait pas exception, puisqu’il s’agit de faire sans


jamais juger. Or le juge(ment) est une émanation directe de l’ego. Faire de
son mieux signifie en fait deux choses différentes et complémentaires :

• Faire les choses « à fond », avec énergie, avec passion, sans rien retenir ou
reporter (procrastination)… comme si votre vie en dépendait.

• Une fois votre copie rendue, le produit acheté, la décision prise et appliquée,
lâcher prise, arrêter immédiatement de réfléchir, ergoter, supputer, remettre en
question, douter. Et par-dessus tout s’interdire les « si » (« si j’avais su… »)
car vous vivez dans ce monde-là.

Le perfectionnisme masque souvent un manque de confiance en soi et génère


une insatisfaction chronique. Faut-il pour autant nier ou se passer de toute
recherche de la perfection ? Non, car ce serait nier notre humanité. D’après
Rousseau, la perfectibilité de l’homme est ce qui le distingue de l’animal.

Il s’agit donc de canaliser votre perfectionnisme de façon active : viser la


perfection (tant que vous pouvez agir) puis accepter le résultat…

47
Le guerrier dispose aussi de la pleine conscience de sa mort prochaine
et fait de chaque acte une ultime bataille, dans laquelle il se doit de
donner le meilleur de lui-même.

Victor Sanchez

Votre citation

Résumez cet accord avec votre vocabulaire, votre langage :

Votre ancrage

48
Cherchez un objet, un symbole, un lieu, une chanson… qui évoque pour vous cet accord.
Dessinez-le ou découpez un dessin, une photo dans un magazine ou sur Internet, puis collez-le ici.

Variante : Remplacez ou complétez l’objet par une personne qui semble l’appliquer
quotidiennement.

Testez votre « bonne volonté »

Pour le savoir, répondez sincèrement et spontanément aux différentes questions. Entourez la lettre
(a, b, c) correspondant aux réponses qui vous concernent. Si aucune réponse ne vous convient,
cherchez une réponse équivalente dans votre vie, ou demandez à l’un de vos proches (famille, ami,
collègue, etc.).

1) Vous êtes au tout début d’une histoire d’amour…

a) vous exigez beaucoup de vous.

b) c’est donnant / donnant.

c) vous exigez beaucoup de l’autre.

49
2) Au travail…

a) vous vous dépensez toujours sans compter.

b) vous leur en donnez pour leur argent.

c) vous ne lâchez rien, vous négociez tout.

3) Avec vos enfants, vous cherchez plutôt à…

a) être le meilleur parent possible.

b) trouver un équilibre.

c) en faire les meilleurs enfants possibles.

4) En vacances, vous essayez…

a) de trouvez des (autres ?) défis.

b) rien de particulier.

50
c) de profiter de tout (et de tous) au maximum.

5) Au jeu (sport), vous essayez toujours…

a) de progresser, d’apprendre quelque chose.

b) de vous amuser.

c) de gagner.

6) Vous avez choisi vos études en fonction de…

a) ce quelles vous obligeaient à apprendre.

b) du plaisir.

c) ce qu’elles pouvaient vous rapporter.

51
7) Un ami vous sollicite pour son déménagement…

a) vous cherchez à l’aider au maximum.

b) vous l’aidez autant qu’il vous a aidé(e).

c) vous cherchez à en faire le minimum.

8) Vous arrivez dans un pays dont vous ne parlez pas la langue…

a) quelle belle occasion d’apprendre cette langue !

b) autant apprendre les mots courants et utiles.

c) qui pourrait bien vous servir d’interprète ?

9) Vous devez garder l’enfant de la voisine…

a) vous lui faites passer une super soirée.

b) vous décidez de satisfaire vos besoins respectifs.

c) vous le collez devant la télé.

52
10) Vous préférez passer vos vacances…

a) sur mesure, quitte à payer plus cher.

b) en optimisant le retour sur investissement.

c) en club « tout compris ».

11) En amitié, vous essayez…

a) d’être le meilleur ami possible.

b) d’avoir des relations équitables.

c) d’avoir les meilleurs amis possibles.

53
12) Pendant vos études, vous aviez tendance à…

a) chercher la difficulté.

b) négocier vos efforts et votre aide.

c) en faire le minimum.

Calculez :

• Le nombre de a :

• Le nombre de b :

• Le nombre de c :

• Calculer d = a divisé par c :

Interprétation :

54
• a représente votre exigence vis-à-vis de vous, votre degré de perfectionnisme (actif) : plus il est
important et plus vous pouvez « faire de votre mieux ». Vous avez donc intérêt à ce que cette note
soit la plus haute possible…

• b représente votre recherche de l’équilibre : cela peut vous aider dans de nombreuses situations,
mais cela risque fort de vous handicaper dans de nombreuses autres situations, notamment dans le
domaine des relations affectives, amicales, etc. Car vous risquez de tomber sur des gens comme
vous, ou de les rendre comme vous. Ainsi vos relations risquent de se résoudre à des calculs ou
des négociations…

• c représente votre exigence vis-à-vis des autres : plus elle importante, plus vous êtes
dépendant(e) des autres et plus vous risquez d’être déçu(e). Vous avez donc intérêt à ce que cette
note soit la plus basse possible…

• d représente votre équilibre relatif a / c : plus ce ratio est important et plus vous pouvez vous
impliquer et lâcher prise une fois le résultat tombé. Idéalement, cette note devrait être la plus
haute possible…

Exige beaucoup de toi et n’attends rien d’autrui !

Nietzsche

Listez

Listez les domaines, actions ou projets dans lesquels vous pensez ne pas avoir donné le meilleur de
vous-même.

Actions ou projets Implication Exigence


Dernière relation amoureuse moyenne importante (trop)
Poste actuel importante (trop) faible

Analyse de vos réponses

• Relisez attentivement votre tableau : que voyez-vous ?

55
• Cherchez les ressemblances et les répétitions…

• Si elles concernent les actions ou projets, c’est que vous bloquez sur un certain type d’actions.
S’agit-il du travail, des études, des loisirs, des actions concrètes, des projets familiaux ou
amicaux ?

• Si elles concernent votre implication, c’est que quelque chose vous empêche de vous investir
« à fond ». Quoi ? Vous seul(e) pouvez y répondre. Mais pour vous faire gagner du temps, voici les
principaux freins :

– des émotions négatives : peur, stress, tristesse, colère…

– des croyances erronées, concernant par exemple vos rôles (parent, enfant, frère ou sœur,
conjoint, homme ou femme…) : « une femme ne doit pas prendre l’initiative »…

– des illusions : par exemple, vous attendez « le bon moment » (qui n’existe pas : le présent est le
seul moment qui existe…

• Si elles concernent vos exigences, c’est que vous êtes incapable (pour l’instant) ou que vous avez
du mal à accepter la relativité des choses, de la vie et de vous-même. Vous préférez caresser
l’espoir d’une perfection virtuelle (l’ego) plutôt que d’être heureux(se) dans ce monde limité et
relatif (le seul qui existe).

Conclusion

• Qu’avez-vous compris ?

• Que décidez-vous (de changer) ?

56
Histoire
Un enfant demande à son père :

- Dis Papa, c’est quoi le bonheur ?

Le père, un peu surpris, réfléchit et lui dit :

- Viens avec moi au village, tu vas comprendre…

Le père sort l’âne sur lequel il installe son fils. Puis tous deux traversent
le village. Au milieu du village, des vieux, assis, les observent passer et
disent :

57
- Quelle misère ! Le fils pourrait marcher et laisser son vieux père sur
l’âne !

- Tu as entendu, mon fils ? Rentrons à la maison ! Le lendemain, même


chose, sauf que le père s’installe sur l’âne. Les vieux disent alors :

- Quelle misère ! Le père pourrait marcher et laisser le fils sur l’âne !

- Tu as entendu, mon fils ? Rentrons à la maison !

Le surlendemain, idem, mais cette fois le père et le fils marchent tous


deux à côté de l’âne… Les vieux disent :

58
- Quels idiots ! Ils pourraient au moins mettre l’un d’entre eux sur l’âne !

- Tu as entendu, mon fils ? Rentrons à la maison !

Le jour suivant, idem, mais cette fois le père et le fils montent l’âne… Les
vieux disent alors :

- Quels idiots ! L’un d’entre eux pourrait au moins marcher à côté de


l’âne !

- Tu as entendu, mon fils ? Rentrons à la maison !

De retour à la maison, le père dit alors à son fils :

- As-tu compris, mon fils ? Quoi que tu fasses, quelqu’un te


critiquera… Alors fais ce que ton cœur te dicte et n’écoute pas les gens.
C’est ça, le secret du bonheur !

Moralité : si vous vous laissez aller à écouter les autres ou votre esprit
critique, vous ne serez jamais satisfait(e) donc jamais heureux(se)… Faites de
votre mieux, c’est-à-dire agissez comme si votre vie en dépendait, puis lâchez
prise dans l’attente des résultats…

59
Engagement
S’il y a du temporel dans la vie, il y a du spirituel dans l’engagement.

Edwy Plenel, Secrets de jeunesse

Exemple d’engagement :

« Je m’engage à respecter le quatrième accord toltèque, autrement dit à faire


toujours de mon mieux, sans tomber dans le perfectionnisme et ceci dès
aujourd’hui. En cas d’oubli ou de dérapage, je m’engage à le reconnaître et à
le rectifier aussi vite que possible. »

Votre engagement (avec vos mots à vous et votre signature) :

60
Accord de synthèse :
« Transforme tes problèmes en projets » (ou en
processus d’apprentissage)
L’ego est alimenté par le mental, souvent qualifié d’inférieur et comparé à un
singe qui ne s’arrête jamais. Ce mental se nourrit lui-même de pensées et de
problèmes. Sans doute avez-vous déjà remarqué que les problèmes n’existent
que dans la tête, pas dans la réalité. Votre mental crée des problèmes en
refusant la réalité, en imaginant que les choses, le monde, la vie, devraient
être différents…

Si vous arrêtez de croire à la réalité de vos « problèmes », votre parole


devient aussitôt impeccable : il n’y a plus rien ni personne à critiquer. Vous ne
réagissez plus de façon personnelle puisque seuls subsistent la réalité, les
faits, les choses et les gens. Vous n’avez pas besoin non plus de faire des
suppositions, puisque vous savez que la vie est un grand mystère et que l’être
humain est le mystère absolu (capable de tout, du pire et du meilleur).

Enfin, vous faites toujours de votre mieux puisqu’il n’y a rien à attendre,
différer ou retenir avant d’agir et rien à reconsidérer après avoir agi (puisque
vous avez décidé et agi en votre âme et conscience, avec les moyens dont
vous disposiez à l’époque (l’énergie, la conscience, les informations, etc.).

Ainsi, si vous êtes seul, endetté ou au chômage, ce n’est pas un problème,


mais juste une situation… plus ou moins désagréable (que vous acceptez plus
ou moins). Transformez cette situation en défi : définissez votre objectif
(positivement) et agissez… en faisant de votre mieux. Au passage, demandez-

61
vous ce que cette situation vous apprend (sur vous, sur l’autre ou les autres,
sur la vie… ). Si vous avez été victime d’un manipulateur, vous avez sans
doute fait preuve de naïveté( ?), alors décidez d’être plus lucide à partir de cet
instant.

Rappelez-vous que chaque problème porte en lui les germes de la


possibilité d’apprendre, d’aimer, de vous sensibiliser davantage et à être
heureux tout simplement parce que vous êtes vivant.

Don Miguel Ruiz,


Les quatre accords toltèques

Votre citation

Résumez cet accord avec votre vocabulaire, votre langage :

Votre ancrage

62
Cherchez un objet, un symbole, un lieu, une chanson… qui évoque pour vous cet accord.
Dessinez-le ou découpez un dessin, une photo dans un magazine ou sur Internet, puis collez-le ici.

Variante : Remplacez ou complétez l’objet par une personne qui semble l’appliquer
quotidiennement.

63
Les leçons de la vie
(texte anonyme publié dans Les fabuleux pouvoirs des accords toltèques)

64
1) Vous apprendrez vos leçons
Vous étudierez à temps plein dans une école non officielle, appelée « la
vie ». Chaque jour, vous aurez l’occasion d’y apprendre de nouvelles
leçons, que vous apprécierez… ou non.

Si c’est le cas, acceptez ce qui est et faites-en un tremplin pour vous


épanouir !

65
2) Vous recevrez un corps
Que vous l’aimiez ou le détestiez, il sera vôtre pour la durée de votre
séjour.

Il ne sert à rien de le détester, votre corps est votre meilleur ami,


soyez reconnaissant à son égard et prenez soin de lui !

66
3) L’erreur n’existe pas. Tout est
leçon.
La croissance se fait par essai et erreur, c’est une expérience continue. Les
échecs comptent autant que les réussites.

Ils sont les preuves de nos limites, il s’agit de les accepter et de les
transformer en expériences positives. Oui, vous avez le droit de ne pas
tout réussir tout de suite !

67
4) Vous répéterez vos leçons
jusqu’à ce que vous les sachiez.
Chaque leçon vous sera présentée sous des formes différentes. Jusqu’à ce
que vous la sachiez. Lorsque vous aurez appris votre leçon, vous passerez
à la suivante.

La vie consiste dans ce passage vers une plus grande compréhension


de soi, des autres et du monde.

68
5) Il n’y aura pas de « dernière
leçon ».
Aucune partie de la vie ne contient pas de leçon. Tant que vous vivrez,
vous aurez des leçons à apprendre.

Chaque âge de la vie est porteur de leçons enrichissantes… sinon la


vie serait bien ennuyeuse !

69
6) L’herbe n’est jamais plus verte
de l’autre côté.
Lorsque vous aurez franchi la clôture, vous apercevrez encore un autre
pré qui vous paraîtra plus vert.

La mort est la fin d’un voyage… pas DU voyage. Pour les


Bouddhistes et les Pythagoriciens, la réincarnation est une réalité
indiscutable.

70
7) Les autres seront votre miroir.
Tout ce que vous aimerez ou détesterez chez autrui sera le reflet de ce que
vous aimez ou détestez en vous.

Quand vous aimez ou admirez quelqu’un, c’est une partie de vous,


une de vos facettes que vous aimez ou admirez. D’ailleurs, savez-vous
que « admirer » vient du latin mirare qui a donné « miroir » ?

71
8) Vous seuls serez responsable de
votre vie
Vous aurez tous les outils et tous les matériaux nécessaires. Utilisez-les à
bon escient.

Comme l’a montré J.P. Sartre (entre autres), vous êtes libre et par
conséquent responsable… de (toutes) vos décisions.

72
9) Vos réponses se trouveront en
vous.
Vous aurez la réponse à toutes les questions. Il vous suffira de regarder en
vous, d’écouter et d’avoir confiance.

Tous les chamans et certains philosophes (Platon, par exemple)


disent que connaître, c’est se souvenir… ou se réveiller (l’état normal de
l’être humain normal, c’est le sommeil ou le rêve). Tout ceci revient à dire
qu’il existe quelque part en vous un état de connaissance anesthésié. Cet
état vous apparaît lorsque vous faites spontanément des choses que vous
n’êtes pas censé faire, que vous ne savez pas faire, que vous n’avez
jamais apprises.

73
10) Vous oublierez tout ce que
vous venez de lire.
Une fois les leçons intégrées dans l’être, elles font partie
naturellement de nous, il n’est plus besoin de se les rappeler puisqu’elles
deviennent des modes de vie et d’action naturelles que nous nous sommes
appropriés.

Vous avez certainement compris le sens et l’importance de l’accord de


synthèse, mais le respectez-vous un peu, souvent, toujours ? Pour le savoir et
prendre un peu de hauteur, faites ce test…

Testez votre capacité d’évolution

Pour le savoir, répondez sincèrement et spontanément aux différentes questions. Entourez la lettre
(a, b, c) correspondant aux réponses qui vous concernent. Si aucune réponse ne vous convient,
cherchez une réponse équivalente dans votre vie, ou demandez à l’un de vos proches (famille, ami,
collègue, etc.).

1) Votre conjoint(e) vous quitte…

74
a) vous lui en voulez et l’agressez (verbalement).

b) vous vous en voulez et vous culpabilisez.

c) vous tentez de comprendre pourquoi.

2) Vous n’arrivez pas obtenir ce poste dont vous rêvez…

a) Ils sont nuls ! Ce poste est fait pour moi.

b) Je ne suis bon(ne) à rien !

c) Qu’est-ce que j’ai raté, négligé, oublié ?

3) Votre frère a obtenu 7 semaines de vacances…

a) Il a toujours eu de la chance !

b) Ce n’est pas à moi que cela arriverait !

c) Comment a-t-il fait ? (Puis-je en faire autant ?)

4) Enfant, vous avez manqué d’amour…

a) Mon père / ma mère était incapable d’aimer.

b) Je ne suis pas vraiment digne d’amour.

c) J’ai compensé en devenant intelligent(e).

5) Vous apprenez que vous avez un cancer…

a) C’est injuste !

b) Pourquoi moi ?

c) Comment puis-je gérer au mieux cette épreuve ?

6) Vous êtes victime d’un cambriolage…

a) Si je tenais ces ordures !

b) Je n’aurais pas dû partir si longtemps !

c) Quelle leçon puis-je en tirer ?

7) Personne ne vous remarque…

a) C’est comme ça ! C’est la vie !

75
b) Je n’ai rien de remarquable !

c) Que puis-je faire pour être remarqué(e) ?

8) Vous n’avez pas obtenu le diplôme de vos rêves…

a) Il y a des magouilles, du piston !

b) Je ne suis pas assez intelligent(e) !

c) Quelles sont les études qui me correspondent ?

9) Vous vous cassez une jambe en allant au ski…

a) Pourquoi ça m’arrive maintenant ?

b) C’est toujours comme ça ! Quelle poisse !

c) Comment puis-je en tirer parti ?

10) Vous perdez toujours à ce jeu / à ce sport…

a) Pas question de baisser les bras !

b) Cet échec me désespère !

c) Quel autre jeu / sport puis-je essayer ?

11) Vous n’êtes pas arrivé(e) à le (la) séduire…

a) Quel idiot(e) ! Je suis son idéal(e).

b) Je ne suis pas assez mince (ou musclé) !

c) Ai-je commis une erreur ? Que puis-je faire ?

12) Vous vivez un scénario (d’échec) répétitif…

a) Je tombe toujours sur des malades.

b) Mon cas est désespéré !

c) Qui peut m’aider à y voir clair ?

Résultat : votre profil de capacité d’évolution

76
Reportez les scores a, b et c dans la colonne correspondante en traçant un gros point au milieu de
la case, puis reliez ces trois points par un trait. Vous obtenez ainsi un graphique, celui de votre
aptitude à l’évolution et à la progression…

ABC
- - +
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0

Interprétation

1) Par colonne

• Entre 1 et 3 : score faible

• Entre 4 et 7 (inclus) : score moyen

• Au-delà de 8 : score important

2) Globalement :

• a correspond à une réaction d’agressivité, sur le mode : « j’ai raison / les autres ont tort » ou la
position de vie « je suis OK / les autres ne sont pas OK ». Sans doute avez-vous beaucoup souffert
ou été déçu(e) par les autres ? Courage ! La roue de la vie tourne… Après la pluie…

• b correspond à une réaction de dévalorisation (l’inverse de a), sur le mode : « j’ai tort / les autres
ont raison » ou la position de vie (en AT) « je ne suis pas OK / les autres sont OK ». Même si vous
avez des raisons d’être pessimiste, ne vous laissez pas entraîner dans cette vision négative qui
amplifie, entérine et maintient l’échec. Reprenez-vous et focalisez-vous sur le positif de la vie (il y
en a toujours) et de votre vie en particulier… Car ce sur quoi vous vous concentrez se développe.

• c correspond à une réaction de remise en question positive, sans chercher à avoir raison ou à
donner tort à quelqu’un (soi-même ou les autres). C’est la position idéale : plus cette note est

77
élevée, plus votre capacité d’apprentissage est importante.

Arrivé(e) à ce stade, vous vous demandez certainement comment appliquer


l’accord de synthèse ? C’est tout l’intérêt de réfléchir sur l’art de
questionner…

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Un peu de théorie : l’art de la
question
Ce ne sont pas les réponses, mais les questions qui vous font évoluer. Les
réponses ferment tandis que les questions ouvrent. Le pouvoir est dans les
questions : « Qui questionne dirige. » D’ailleurs tous ceux qui cherchent à
influencer les autres (commerciaux, dirigeants, formateurs,
psychothérapeutes, médecins, etc.) questionnent et affinent leurs questions.

Poser des questions vous permet donc de reprendre la main et de ne plus subir
les événements et les autres.

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Les deux types de questions :
Toutes les questions ne sont pas aussi efficaces : certaines sont bonnes (ou
efficaces), les autres sont mauvaises (peu ou pas efficaces, voire même
dangereuses).

• Les « mauvaises » questions (à utiliser avec parcimonie) :

- Elles commencent souvent par « pourquoi » ?

- Elles sont utiles mais dangereuses, car elles vous incitent à rechercher des
coupables, des causes, des explications, des justifications.

- Elles vous centrent sur le problème et vous entraînent vers le passé.

- Elles sont souvent utilisées en psychanalyse.

• Les « bonnes » questions :

- Elles commencent souvent par « comment » ?

- Elles vous incitent à rechercher des solutions, de l’aide et des moyens.

- Elles vous centrent sur les solutions et vous entraînent vers le présent ou le
futur proche.

- Elles sont utilisées en coaching et en thérapies brèves.

Le coaching, en vogue aujourd’hui, est très utile pour questionner


efficacement. On pourrait d’ailleurs le définir comme « l’art de se poser les
bonnes questions ». Voici, par exemple, quelques questions courantes du
coaching :

Les questions clés du coaching (extrait)

Définition du problème

• Ce problème est-il nouveau ou récurrent ?

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• En quoi consiste-t-il ? En quoi est-il un problème ?

• Pour qui est-il un problème ?

• Que ressentez-vous dans cette situation ?

• Que se passe-t-il actuellement ?

Détermination d’un objectif

• Que souhaitez-vous obtenir ou atteindre ?

• Quels sont vos enjeux personnels et /ou professionnels ?

• Que se passerait-il si vous ne l’atteigniez pas ? Et si vous l’atteigniez ?

• Quand voulez-vous obtenir ou atteindre cet objectif ?

• Comment saurez-vous que vous l’avez atteint (critères) ?

Possibilités d’action

• Que pouvez-vous faire ? Quelles options avez-vous ?

• Quelles autres options pourriez-vous imaginer, créer ?

• Qui peut vous aider à en trouver d’autres ?

• Pouvez-vous évaluer et classer ces options ?

Plan d’action : étapes et mise en œuvre

• Que décidez-vous ? Qu’allez-vous faire pour commencer ?

• Quelles sont les étapes suivantes ?

• Quand et comment allez-vous passer ces étapes ?

Diagnostic des atouts et faiblesses

• Quels sont vos obstacles ?

• Comment pouvez-vous les surmonter ?

• Quels sont vos ressources, vos moyens, vos alliés ?

Évaluation des résultats

• Avez-vous atteint votre but ?

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• Comment le savez-vous (preuves ou résultats) ?

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Engagement
Avant d’être totalement engagé, l’hésitation nous tenaille, il reste une chance
de se soustraire à l’initiative, toujours la même impuissance devant la
création.

Il existe une vérité première dont l’ignorance a déjà détruit d’innombrables


idées et de superbes projets : au moment où l’on s’engage totalement, la
providence éclaire notre chemin.

Une quantité d’éléments sur lesquels on ne pourrait jamais compter par


ailleurs contribue à nous aider. La décision engendre un torrent d’évènements
et l’individu peut alors bénéficier d’un nombre de faits imprévisibles, de
rencontres et du soutien matériel que nul n’oserait jamais espérer.

Quelle que soit ce que vous croyez pouvoir faire ou rêvez de faire,
faites-le. L’audace a du génie, de la puissance et de la magie.
Commencez dès maintenant…

Goethe

Exemple d’engagement :

« Je m’engage à respecter l’accord de synthèse, autrement dit à tout faire pour


transformer mes problèmes en projets, et ceci dès aujourd’hui. En cas d’oubli
ou de dérapage, je m’engage à le reconnaître et à le rectifier aussi vite que
possible. »

Votre engagement (avec vos mots à vous et votre signature) :

83
84
Évaluez votre degré d’avancement
Les accords toltèques sont faciles à comprendre, mais difficiles à réaliser.
Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas si « naturels » que cela. Et comme dit le
proverbe : « Chassez le naturel, il revient au galop ! » Autrement dit,
comment allez-vous faire pour passer du rêve à la réalité, de la décision à la
réalisation ?

Commencez donc par évaluer votre degré d’avancement :

1) Vous avez découvert les 4 accords toltèques par hasard, mais vous ne savez pas trop quoi en
penser.

2) Vous avez compris les accords toltèques, mais vous n’envisagez pas vraiment de les mettre en
application.

3) Vous comprenez l’importance des accords toltèques (pour votre vie, votre épanouissement ou
votre réussite) et vous envisagez de les mettre en application sans savoir vraiment comment vous y
prendre.

4) Vous avez décidé de mettre en application les accords toltèques, sans vous être engagé(e)
formellement et résolument.

5) Vous vous êtes engagé(e) à appliquer les accords toltèques, mais vous n’avez pas encore
commencé.

6) Vous avez commencé à appliquer les accords toltèques, mais vous ne savez pas dans quelle
proportion.

7) Vous avez commencé à appliquer les accords toltèques, et vous savez dans quelle proportion
(évaluation).

8) Vous appliquez les accords toltèques, tout le temps, mais grâce à un effort de conscience ou de
volonté.

9) Vous maîtrisez les accords toltèques, et vous les appliquez tout le temps, inconsciemment, sans
effort.

Visualisez votre degré d’avancement

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Voici la pyramide de votre cheminement…

1) Mettez une croix de couleur ou dessinez le symbole d’un personnage au niveau où vous êtes
aujourd’hui.

2) Mettez une date en face de l’étape suivante…

3) … et ainsi de suite jusqu’à l’étape ultime (la maîtrise).

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Mobilisez vos proches
Si vous ne le savez pas, rappelez-vous une chose : pour évoluer, vous devez
vous évaluer… en permanence. L’évaluation est l’une des dernières marches
de la pyramide (toltèque !) de votre progression.

Comment pouvez-vous vous évaluer en permanence ? La réponse est simple :


mobilisez vos proches dans cette aventure (car c’en est une !) et faites-en des
alliés. Expliquez-leur les accords toltèques et entraidez-vous. Demandez-leur
de vous aider (et vice versa s’ils sont d’accord). Comment ? En vous répétant
simplement et uniquement l’accord toltèque que vous ne respectez pas, au
moment où vous dérapez. Rien de plus, rien de moins !

Attention, pour que ce « rappel à l’ordre » soit vraiment aidant et efficace, il


faut qu’il soit fait avec… amour, c’est-à-dire avec acceptation (vous avez le
droit de déraper) et compassion. En aucun cas il ne s’agit de vous piéger
et/ou, pire encore, de vous donner tort.

En fait, pour que cela fonctionne, il faut en faire un jeu, et pour pouvoir jouer
(longtemps), il vous faut entre vous à la fois une certaine confiance, une

87
certaine égalité et une absence de « casseroles ». Pour que chacun puisse
mesurer son progrès et « sanctionner » ses écarts, rien ne vous empêche de
créer des règles, vos règles (par exemple un euro de gage dans un pot
commun pour celui qui dérape). La question est donc maintenant : QUI peut
collaborer à votre cheminement sur la voie toltèque ? Listez les personnes
susceptibles de vous aider, puis demandez-leur leur aide le plus vite possible
(demain n’existe pas). Mais ne brûlez pas les étapes et respectez le rythme de
chacun pour que tous vivent l’aventure comme une très belle aventure !

Faites la liste de vos alliés (parents, enfants, amis… ) :

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Synthèse de vos engagements

Ce qui compte dans la vie n’est pas ce que vous savez, mais ce que vous
faites avec ce que vous savez.

Auteur américain

Méditez et dessinez cette citation :

Savez-vous pourquoi la plupart des bonnes intentions et autres bonnes


résolutions finissent aux oubliettes ? C’est parce qu’il manque quelque chose
entre elles et l’action, une étape fondamentale qui « verrouille » la décision :
un engagement ferme et définitif.

Exemple d’engagement :

« Je m’engage à respecter les accords toltèques dès aujourd’hui. Je m’engage


également à les partager autour de moi et à les faire connaître le plus
largement possible. »

Votre engagement (avec vos mots à vous et votre signature) :

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Vous pouvez être fier / fière de vous ! S’engager est plutôt rare… Pour
accompagner cet engagement, vous pouvez le symboliser par un objet, un
bijou, un son, une musique, une phrase, une couleur ou n’importe quoi qui
l’évoque pour vous et entre vous… Ainsi vous bénéficierez en plus de la
complicité de vos alliés.

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En conclusion…
« Ce qui compte dans la vie n’est pas ce que vous savez, mais ce que vous
faites avec ce que vous savez. »

J’espère que ce petit cahier d’exercices vous a à la fois permis d’aller un peu
plus loin dans la pratique de la sagesse toltèque et donné envie de continuer
ce merveilleux voyage initiatique…

J’espère aussi que vous avez passé un bon moment à le mettre en pratique
avec, sans doute, des surprises, des découvertes, des rires, des prises de
conscience… Ne négligez pas l’aspect ludique de ce livret : 25 ans
d’expérience en formation m’ont prouvé que les gens comprennent,
apprennent et retiennent beaucoup mieux tout ce qui est présenté sous cette
forme ludique et joyeuse.

Par ailleurs, autorisez-vous à relire ce petit cahier… seulement pour y être


surpris à nouveau, mais surtout pour réviser vos fondamentaux : Don Miguel
Ruiz le répète assez souvent : « C’est la pratique qui fait le maître. » Vous
pouvez en profiter pour dessiner, calligraphier cette citation.

Une dernière chose : dès que vous aurez l’impression de pratiquer assez
régulièrement ces accords, partagez-les autour de vous… pour leur bien-être,
évidemment, mais aussi pour le vôtre : on ne retient parfaitement que ce que
l’on enseigne…

Bon voyage !

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Bibliographie

Du même auteur chez Jouvence :

Les fabuleux pouvoirs des accords toltèques

Réussir tous ses projets

Petit cahier d’exercices de Communication non verbale

Estime de soi, confiance en soi, amour de soi

Découvrez votre talent essentiel

De Don Miguel Ruiz (sélection) :

Les quatre accords toltèques (Jouvence)

La maîtrise de l’amour (Jouvence)

Pratique de la voie toltèque (Jouvence)

Au-delà de la peur (Jouvence)

S’ouvrir à l’amour et au bonheur (Jouvence)

www.editions-jouvence.com

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Couverture
Titre
Droits d’auteur
Introduction
1er accord : « Que ta parole soit impeccable »
2e accord : « Ne réagis pas de façon personnelle »
3e accord : « Ne fais pas de supposition »
4e accord : « Fais toujours de ton mieux »
Accord de synthèse : « Transforme tes problèmes en projets » (ou en
processus d’apprentissage)
Bibliographie

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Table des Matières
Titre 1
Droits d’auteur 2
Introduction 3
1er accord : « Que ta parole soit impeccable » 4
2e accord : « Ne réagis pas de façon personnelle » 21
3e accord : « Ne fais pas de supposition » 36
4e accord : « Fais toujours de ton mieux » 47
Accord de synthèse : « Transforme tes problèmes en projets
61
» (ou en processus d’apprentissage)
Bibliographie 92

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