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Ecole Nationale Polytechnique Année universitaire : 2019/2020

Cycle Préparatoire Matière : Français 2


1ère année

LA COMPARAISON

La comparaison
La comparaison est une figure de style c’est-à-dire c’est un procédé d’écriture qui va permettre de rapprocher deux éléments
qui ont des points communs à l'aide d'une construction grammaticale ou d'un mot, exprimant la ressemblance ou
la différence.
Faire une comparaison, c’est indiquer les différences et les similitudes entre deux personnes, animaux ou choses. En cela elle
rend plus expressive une description ou un portrait.
Construction de la comparaison

 L’élément que l’on compare est le comparé


 L’élément avec lequel on le compare est le comparant.
 Un outil ou mot de liaison permet d’associer comparé et comparant

Comparé + outil de comparaison + comparant

L’expression de la comparaison

La comparaison peut être exprimée par :

 Un groupe nominal introduit par une préposition ou une locution prépositive: en comparaison de, en/à la manière de,
à la façon de, comme pour, comparativement à, à l’instar de, comparé à, contrairement à...etc.
Exemples : C’est une peur démesurée en comparaison du risque réel.
À l’instar de la paix, la démocratie se cultive au quotidien.
Comparativement à la précédente, cette offre me semble plus avantageuse.

 Un adjectif : semblable à, pareil à, tel, similaire à,.. etc.


Exemples : Tel il était enfant, tel il restait.
Les numéros étaient semblables à ceux qu’il avait relevés.

 Un adverbe : les adverbes plus/moins, associés à que


Exemples : Mon frère est plus âgé que moi.

 Un verbe : ressembler à, différer de, avoir l’air de, se rapprocher de, sembler, faire l'effet de, être comme, …etc.
Exemples : En fait, le métier d’enseignant ressemble à celui d’élève, car ils ont beaucoup de devoirs.
« La lune se leva derrière la ville, et elle avait l'air d'un phare énorme et divin ».
Dans cet exemple, le verbe avoir l'air introduit une comparaison entre la lune et un phare.

 Une proposition subordonnée circonstancielle de comparaison ; elle introduite par les conjonctions : comme, de
même que, comme si, ainsi que ou tel(s) que/telle(s) que ou encore les tournures plus…, moins… autant… aussi…que,

 Les propositions comparatives sont souvent elliptiques, c’est-à-dire que le verbe est sous-entendu.
 La subordonnée de comparaison est généralement à l'indicatif, parfois au conditionnel.

Exemples : Il réagit comme un enfant. = Il réagit comme réagit un enfant. le verbe conjugué est élidé.
Ce tableau est encore plus réussi que le précédent (ne l'était).
Fais comme tu veux.
Il a tout prévu ainsi que je vous l’ai dit.
Je reste telle que tu m’as toujours connue.
Il a autant de talent que son père en avait à vingt ans.

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 Comme si marque la comparaison et la supposition (une comparaison avec un fait irréel), elle est toujours
suivie de :

Comme si + imparfait ou plus que parfait

-Un imparfait pour exprimer la simultanéité : Tu parles avec une voix bizarre comme si tu avais mal à la gorge.

-Un plus-que-parfait pour exprimer l’antériorité : il a présenté le problème comme s’il l’avait déjà résolu. présenté le résolu.

Remarques:

-Comme est une conjonction qui peut introduire une proposition subordonnée circonstancielle de cause.
Exemples : Comme il n’avait pas d’argent, il n’a pas pu acheter la console de jeux.
Comme il fait beau, nous allons pouvoir sortir.

-Comme peut également être un adverbe exclamatif.


Exemple : Comme tu es beau !

Comparaison et proportion

Parfois la comparaison marque l’augmentation ou la diminution proportionnelles, donc la comparaison est associée à une idée
de proportion.

La comparaison proportionnelle peut s’exprimer par :

Plus … plus , moins … moins, plus … moins, plus … moins, moins … plus, autant … autant, tel … tel, d’autant plus que,
d’autant moins que,

Exemples :
Plus on avance, plus on s’enfonce.
Moins tu parles, moins tu regrettes.
Plus je réfléchis, moins je suis sûr de mes idées.
Moins on y fait attention, plus vite on en sortira.
Autant j’aime les fraises, autant je déteste les framboises. (oppose un fait et son contraire)
Il a d’autant moins envie d’aller à cette soirée qu’il ne connaît personne.
Tel maître, tel valet. (expressions sentencieuses)
Il progressera d’autant qu’il aura travaillé.

On emploie d’habitude les mêmes temps de l’indicatif dans les deux parties de la phrase.

Construction de la métaphore

Elle consiste à rapprocher deux éléments sans outil de comparaison. La comparaison et la métaphore sont toutes deux
des figures de style qui mettent en relation deux termes qui ont un point commun.
La différence entre les deux est importante. Dans la comparaison, on établit une ressemblance; dans la métaphore, on établit un
rapport d’identité. La métaphore est une comparaison implicite, sans mot comparatif:

Exemple1 :
Il fuit comme une palombe ; si l’on supprime l’outil de comparaison comme, on aura donc : Il est une palombe.
On a alors le schéma suivant :
Comparé + comparant

Exemples 2 : Le temps a laissé son manteau de vent et de pluie.


Il a versé des torrents de larmes.
« Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses. » (Robert Desnos)

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La personnification

La personnification consiste à présenter une réalité non humaine en lui conférant des trais humains. Cette figure comporte un

comparé inanimé et un comparant animé illustré par un nom, un adjectif, un verbe, etc.
Il se peut qu’il y ait une majuscule initiale à l’objet personnifié, surtout s’il s’agit d’un élément abstrait.
La personnification crée des images originales, irrationnelles et surnaturelles.

Exemple1 : Le mistral était en colère, et les éclats de sa grande voix m’ont réveillé jusqu’au matin.
Exemple2 : De temps à autre, un arbre giflait […] la grande glace froide.
Dans le premier exemple, le mistral (un vent) est personnifié avec un sentiment humain (la colère) et un trait humain (la voix)

L’animalisation

Une personne est comparée à un animal.


Exemples : Qu’il est chou !
Quelle andouille !
Mon poussin.
Les figures de style

Une figure de style est procédé d’écriture qui agit sur la langue et crée un effet de sens ou de sonorité :

Les figures de style

 Figures de répétition : L’anaphore, le pléonasme, la gradation, le parallélisme, la répétition.


 Figures d’analogie : L’allégorie, la personnification, la comparaison, la métaphore.
 Figure d’exagération : l’hyperbole.
 Figures d’atténuation : la litote, la prétérition, l’euphémisme, l’antiphrase.
 Figures de construction : l’antithèse, l’oxymore, l’asyndète, polysyndète.

Exemples :

L’hyperbole (exagération): Je meurs de faim / Elles faisaient trembler les murs.


L’euphémisme (atténuation) : IL s’est éteint = sous entendu il est mort.
La litote : je ne te hais point / Elle n’est pas moche / Je ne suis pas mécontent de ton travail.
L’oxymore : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.
L’allégorie : « Le temps mange la vie » Baudelaire, Les Fleurs du Mal.
L’anaphore : « Il y aura des fleurs tant que en volez/ Il aura des fleurs couleur de l’avenir » Aragon, Le Musée Grévin.