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En France, le droit de vote des femmes a 70 ans. Mais qu’en est-il


de l’égalité hommes-femmes en matière de salaires, de
responsabilités ?

Vous souhaitez réagir à cette date anniversaire, et faire le point de


la situation dans votre pays. (250 mots minimum)

Exemple
Bonjour à tous,

Je vous écris du Vietnam après avoir appris le 70e anniversaire du


droit de vote des femmes françaises, qui date du 21 avril 1944. Je
souhaiterais vous apporter ma contribution au débat universel sur
l’égalité hommes-femmes. « Universel », car dans mon pays natal,
comme partout du monde entier, la lutte contre le sexisme reste
une histoire sans fin.

Il existe tout d’abord une discrimination sexuelle dans la


rémunération. Selon une enquête menée par le journal Phu nu
Vietnam, le revenu d’une femme est en moyenne 4,712 millions de
VND par mois, moins de 10% que celui d’un homme, environ 5,172
millions de VND. Plus choquant, une femme est souvent rémunée
moins que son homologue masculin.

En touchant moins d’argent, les femmes assument de nombreuses


responsabilités très différentes par rapport aux hommes. L’enquête
souligne qu’au monde professionnel, les femmes occupent pour la
plupart des emplois de faible salaire, tels que vendeur, coiffeur,
sécrétaire, assistant administratif, ouvrier des usines de fabrication,
etc.

Les métiers tels que politicien, scientifique, diplomate… sont


rarement destinés au beau sexe. Pas facile de trouver une
« successeuse » de Mme. Ton Nu Thi Ninh – la première
ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Vietnam

Rédigé par NGUYEN Phuong Mai | mainp264@gmail.com


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auprès de l'Union européenne, ou de Mme. Nguyen Thi Dinh – la
première femme générale de l’Armée populaire vietnamienne.

Les charges d’une femme s’étendent au-delà du travail pour


envahir sa vie privée : au foyer, une femme joue le rôle d’une mère
qui assure à la fois le bonheur de la famille et l’épanouissement de
ses enfants. En effet, chaque vietnammienne dépense environ 35
heures par semaine aux tâches ménagères, plus de 14 heures d’un
homme. Elles participent d’ailleurs plus fréquemment au suivi de
l’apprentissage des enfants.

S’ajoutent à tous ces inconvénients d’être femme au Vietnam la


mentalité de la société qui se tourne depuis longtemps vers la
naissance d’un garçon, ainsi que le patriarcat obligeant les bébés
de porter le nom de son père.

Heureusement, une nouvelle perspective se forme. Les femmes


vietnamiennes s’ouvrent de beaux avenirs devant elles, en
réussissant de plus en plus dans sa carrière. Parallèlement à cet
épanouissement professionnel, elles sont plus nombreuses à
partager les tâches ménagères avec leur mari.

Pour terminer, permettez-moi de rappeler le principe de la Charte


internationale des droits de l’homme de l’ONU, c’est « le respect
des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans
distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». Toute forme
de discrimination est censée insupportable. Le gouvernement du
Vietnam, de la France, et ainsi de tout autre pays du monde se
trouve dans l’obligation de faire tout leur possible afin de contribuer
à un avenir juste et égal, pour tous et toutes.

Nombre de mots : 452

Rédigé par NGUYEN Phuong Mai | mainp264@gmail.com