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SÉQUENCE 5 – REGARDS CROISÉS

Correction

Sensibilisation

Vrai Faux
Étudier est un moyen d’espérer de meilleurs salaires dans le futur. *
Il existe un lien entre niveau de diplôme et salaire.
Les diplômes protègent de moins en moins du chômage. *
Au contraire, les diplômes sont toujours une manière de se prémunir du chômage.
La réussite scolaire n’est qu’une question de mérite. *
A travail égal, les résultats peuvent être très inégaux.
Aujourd’hui le baccalauréat n’a plus aucune valeur. *
Même si il n’a plus la même valeur qu’autrefois, ce diplôme apporte encore des
avantages.
L’école est un lieu où hommes et femmes sont égaux. *
Malgré la devise d’égalité, l’école républicaine est très inégalitaire.
Les mieux rémunérés ne sont pas forcément les plus diplômés. *
D’autres éléments interviennent dans la fixation des salaires.

Document 1.
Q1. A
 combien s’élève en moyenne le coût de la rentrée pour un étudiant à Paris et en province en 2013 ?
2787 euros à Paris en moyenne contre 2370 euros en province.
Q2. Donnez des exemples de dépenses auxquelles l’étudiant doit faire face.
Voici des exemples de dépenses : Logement, électricité, assurances, frais d’inscription, nourriture, livres.
Q3. C
 ompte tenu du coût élevé d’une année d’étude supérieure en France, expliquez pourquoi les jeunes
choisissent-ils de poursuivre malgré tout leurs études ?
Ces dépenses n’ont de sens que si les jeunes y voient un intérêt. En d’autres termes, la poursuite
d’études ne se justifie que si elle procure un avantage quelconque : métier plus qualifié, meilleures
rémunérations, meilleur accès à l’emploi...

Document 2.
Q1. P
 ourquoi peut-on considérer la décision de poursuivre ses études comme un investissement en
capital humain ?
La poursuite d’étude oblige l’individu à engager des dépenses qui doivent lui permettre d’augmenter
son stock de connaissances. En ce sens, continuer ses études est un investissement mais dans un
type de capital particulier : le capital humain c’est à dire les connaissances et compétences.
Q2. A
 quelle condition la poursuite d’étude vous semble-t-elle pertinente d’un point de vue économique?
L’agent n’a intérêt à poursuivre ses études qui si les gains espérés sont supérieurs aux dépenses qu’il
est contraint de supporter.

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Q3. Schéma à compléter

Permet d’espérer
de meilleurs salaires
Investissement en capital humain :
dépenses consacrées à l’acquisition
de connaissances et savoir-faire.

Source de bien-être personnel

Document 3.
Q1. La pauvreté pour Sen se résume-t-elle à une insuffisance de ressources ?
Selon lui, être pauvre ne se résume pas au seul fait de ne pas avoir mais également à celui de ne
pas avoir la capacité d’en jouir. Il ne suffit donc pas de fournir les ressources à une population pour
enrayer la pauvreté, il faut également leur donner les capacités d’en profiter pleinement. En d’autres
termes, rien ne sert de produire des automobiles si personne ne sait les conduire.
Q2. Que signifie selon vous le néologisme de capabilité ?
La notion de capabilité est le mélange des termes de capacité et de possibilité. Ce néologisme
peut donc se définir comme étant les capacités qu’ont les individus de profiter des opportunités qui
s’offrent à eux.
Q3. Montrez que la poursuite d’étude est un moyen d’accroître les capabilités.
L’individu qui poursuit ses études accroît ses capabilités puisqu’il augmente sa « liberté d’action ».
Les études vont en effet augmenter les opportunités qui s’offrent à lui (en termes de professions,
de carrières, de modes de vie...) mais elles vont également lui donner la capacité d’en profiter
pleinement.

Document 4.
Q1. Quel est le % de français qui ont un salaire net mensuel supérieur à 3000 euros en 2016 ? Faites une
phrase pour exprimer le résultat.
En France, 84% des salariés à temps plein (ou équivalent) percevaient un salaire net mensuel
inférieur à 3000 euros.
Q2. Après avoir défini ce qu’est le salaire médian, identifiez à combien il s’élève en France en 2016.
Le salaire médian est le salaire qui divise une population en deux parties égales : cela signifie que
50% des salariés en France perçoivent moins et que 50% perçoivent plus. Ce salaire médian s’élève
en 2016 à 1800 euros net mensuel.

Document 5.
Q1. Faites une lecture des données encadrées (2400 et 1500 de la ligne ensemble)
En France selon les données proposées par l’INSEE, le salaire mensuel net médian en 2016 s’élève
à 2400 euros pour les salariés détenant un diplôme du supérieur long contre 1500 euros pour les
peu ou pas diplômés. Cela signifie que 50% des salariés diplômés du supérieur long ont un salaire
inférieur à 2400 euros et 50% ont un salaire supérieur à 2400 euros. De même, 50% des salariés peu
ou pas diplômés ont un salaire inférieur à 1500 euros.

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Q2. Observez-vous un lien entre niveau de diplômes et salaire médian ? Illustrez vos propos à l’aide des
données.
Quelle que soit la durée depuis laquelle le salarié est sorti de formation initiale, le salaire médian
augmente à mesure que le niveau de diplôme s’accroît. L’écart de salaire médian entre les peu ou pas
diplômés (aucun diplôme ou brevet des collèges) et les très diplômés (diplômés du supérieur long)
est de 820 euros pour ceux sortis depuis 5 à 10 ans de la formation initiale et il est de 1200 euros pour
ceux sortis depuis 11 ans ou plus.

Document 6.
Q1. Relevez les deux arguments qui prouvent que l’insertion professionnelle est facilitée par la détention
de diplôme.
2 arguments :
Les jeunes diplômés sont moins touchés par le chômage à la sortie de leur formation ou le sont pour
des durées plus courtes.
L’accès au CDI (contrat à durée indéterminée) au premier emploi est meilleur chez les diplômés.
Cette donnée montre donc que le diplôme protège en partie de la précarité.
Q2. Le diplôme protège-t-il totalement les jeunes à la sortie du système scolaire ?
Bien qu’il limite les risques du chômage et l’accès aux emplois stables, le diplôme n’est pas une
protection totalement efficace puisque les diplômés et très diplômés connaissent également le
chômage et la précarité.

Document 7.
Q1. Faites une lecture pour les données « ensemble ».
En France en 2017, selon les données proposées par l’INSEE, 18% des actifs de 15-29 ans sont au
chômage contre 8% des actifs de 30-49 ans et 7% des actifs de 50 ans et plus.
Q2. Le baccalauréat n’a-t-il aucune valeur ?
Les données montrent que, contrairement au discours ambiant, le baccalauréat a des effets sur le
marché du travail puisqu’il permet aux bacheliers d’être moins touchés par le chômage : les actifs de
15-29 ans qui détiennent le baccalauréat sont en effet deux fois moins concernés par le chômage que
les peu ou pas diplômés.
Q3. En vous appuyant sur les données précédentes, dites si les affirmations suivantes sont exactes.

Vrai Faux
Plus un individu est qualifié et moins il a de risques de connaître le chômage. *
La qualification obtenue par les études est un moyen de se prémunir des
risques de chômage.
Les actifs les plus âgés sont davantage touchés par le chômage. *
Les taux de chômage diminuent à mesure que l’âge augmente et cela quel que
soit le niveau de diplômes.
Étant moins qualifiés que leurs aînés, les jeunes sont davantage concernés *
par le chômage.
Les jeunes sont pénalisés par un manque d’expérience.
Le taux de chômage des 15-29 ans non diplômés est 5 fois plus élevé que celui *
des diplômés du supérieur.
8% pour les diplômés du supérieur contre 40% pour les peu ou pas diplômés.

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Exercice BILAN – Compléter le texte suivant avec les mots proposés ci-après.

Le fait de poursuivre ou non ses études est un choix que les économistes ont cherché à comprendre.
Il apparaît selon eux que cette décision s’apparente à un investissement en capital humain : les
dépenses engagées par l’individu pour augmenter son stock de connaissances et de compétences ne
sont réalisées que parce qu’elles lui permettent d’être plus productif et d’espérer obtenir un meilleur
salaire dans le futur ou de trouver plus facilement un emploi. Ainsi, chaque individu procède à un
arbitrage et ne choisit de poursuivre ses études que si les bénéfices dépassent les coûts. D’autres
économistes ont également souligné que la poursuite d’études permettait à l’individu d’accroître ses
capabilités c’est à dire d’élargir l’éventail des possibilités qui s’offrent à lui.
Les données issues des études statistiques confirment les avantages que procurent les diplômes.
En effet, poursuivre ses études est un moyen d’avoir des salaires plus élevés mais également garantie
un meilleur accès à l’emploi : cela limite les risques de précarité et de chômage. A ce titre, il est
important de souligner que le manque de qualification semble être une cause du chômage en France.

Document 8.
Q1. Quel est le secteur d’activité où les salaires sont les plus élevés ? Faites une phrase pour exprimer la
donnée.
En 2014 en France, les salaires versés sont en moyenne plus élevés dans les secteurs de la
cokéfaction et raffinage (transformation du pétrole brut et du charbon en produits utilisables)
et dans les activités financières et d’assurance avec un salaire mensuel net moyen, respectivement de
3 607 euros et de 3 342 euros.
Q2. La taille de l’entreprise influe-t-elle sur les salaires ? Justifiez vos propos.
De la même manière que les salaires versés varient selon les secteurs d’activité, ils dépendent
également de la taille de l’entreprise : les salaires versés dans les grandes entreprises (+5000
salariés) sont en moyenne deux fois plus élevés que dans les entreprises de 1 à 4 salariés.

Document 9.
Q1. Faites une lecture des données qui concernent les directeurs d’agence.
Les données proposées par cadre emploi montrent qu’en moyenne en 2015, un directeur d’agence
en Ile de France perçoit entre 35 et 40 000 euros par an si il a entre 0 et 3 ans d’expérience, entre
40 et 45 000 euros pour une expérience comprise entre 3 et 5 ans, entre 45 et 50000 euros pour une
expérience allant de 5 à 8 ans et enfin entre 50 et 60 000 euros à l’année si son expérience excède les
8 ans.
Q2. Expliquer les écarts de salaire observés.
Ici il est intéressant de constater que le salaire varie également selon l’ancienneté dans l’entreprise.
L’individu va acquérir des qualifications grâce à son expérience qui vont se traduire par une hausse
de leur rémunération.

Document 10.
Q1. Relevez les différences de salaires mentionnées dans cette vidéo.
Plusieurs chiffres nous sont proposés : à compétences égales, les femmes auraient un salaire 9%
inférieur aux hommes. Tous postes confondus, les femmes gagnent en moyenne 23,7% de moins que
les hommes. Des écarts de salaires plus ou moins visibles selon les secteurs : 37% dans le milieu
bancaire, 35% dans les cabinets médicaux et 32% dans les professions juridiques et comptables.

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Q2. En vous appuyant sur la vidéo et sur l’infographie, expliquez les différences de salaire entre les
hommes et les femmes ?
Les inégalités salariales entre les hommes et les femmes s’expliquent d’une part par les
caractéristiques des emplois occupés par les femmes. En effet, les femmes ont des salaires
inférieurs à ceux des hommes car elles ont moins accès aux postes à responsabilité (1 seule femme
est à la tête d’une entreprise du CAC40) mais également car elles sont davantage touchées par le
temps partiel (30,6% des femmes salariés). Ne travaillant pas à temps plein (35h), elles perçoivent
mécaniquement des salaires plus faibles.
D’autre part ces inégalités sont le fait de discriminations liées au genre. A compétences et
qualifications égales, les femmes sont moins bien rémunérées uniquement car ce sont des femmes...
En réalité ces deux types d’explication se rejoignent, les difficultés d’accès des femmes aux postes
à responsabilité résultent des stéréotypes sur les genres. Les représentations sociales du rôle de la
femme (il est attendu qu’elle privilégie sa famille à son travail) ou encore de leurs qualités supposées
(douceur, sensibilité, … …) freine leur ascension professionnelle.

Exercice BILAN

Secteur
d’activité
Diplôme

Taille de
Qualifications Niveau de salaire
l’entreprise

Expérience
Genre

Document 11.
Q1. Faites une lecture des données encadrées (34,9 et 12,2)
Les données proposées par le MEN montrent qu’en France en 2017-2018, 34,9% des étudiants sont
des enfants de cadres et 12,2% d’entre eux ont des parents ouvriers.
Q2. Montrez que l’origine sociale influence la poursuite d’études.
Plusieurs constats :
– le choix de poursuivre ses études est socialement déterminé : les enfants de cadres ont davantage
de chances de prolonger leurs études après le baccalauréat puisque 34,9% des étudiants sont des
enfants de cadres contre seulement 12,2% pour les étudiants ayant des parents ouvriers.
– Le choix de la filière est également influencé par l’origine sociale : les données montrent que les
enfants de cadre représentent la moitié des effectifs dans les écoles de commerce, les écoles
­d’ingénieur ou dans les classes préparatoires aux grandes écoles. A l’inverse, les enfants d’ouvriers
et d’employés délaissent ces filières, ils ne sont que 7.6% à intégrer les classes préparatoires.
– Il n’y que dans les BTS que les enfants d’ouvriers sont surreprésentés avec 24.1%.

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Document 12.
Q1. En vous appuyant sur le texte, complétez le schéma suivant

Les chances d’accès aux formations diplômantes sont liées au milieu social

P. Bourdieu et J-C
Raymond Boudon
Passeron

Les inégalités s’expliquent par


L’école privilégie une les stratégies familiales.
forme de culture au Celles-ci arbitrent entre les gains
détriment des autres. espérés par une orientation et
leur coût.

Les enfants de cadres Les familles n’ont pas la


réussissent mieux à l’école même perception des gains
car les savoirs et savoir-faire que procure un diplôme et les
appréciés dans leur famille coûts (les risques d’échec par
sont ceux attendus à l’école. exemple).

Q2. Pourquoi selon l’analyse de Bourdieu et Passeron, l’école participe à la reproduction sociale ?
Selon cette théorie, l’école ne fait que transformer des inégalités sociales en inégalités scolaires.
En valorisant uniquement les savoirs et savoir-faire des catégories supérieures, elle permet aux
enfants provenant de ces milieux de réussir scolairement et d’avoir accès aux positions supérieures
à leur tour. A l’inverse, les enfants des catégories populaires arrivent avec des connaissances et
des compétences qui ne sont pas valorisées par l’école ce qui peut se traduire par des difficultés
scolaires.
Q3. Pourquoi rapproche-t-on l’analyse de Boudon à l’analyse économique ?
Selon lui, les inégalités sont l’agrégation de choix rationnels individuels. Les agents arbitrent entre
les coûts de la poursuite d’étude et les gains qu’elle laisse espérer. Cette méthode reprend l’approche
économique qui consiste à considérer le choix des agents comme le calcul dépenses – bénéfices.

Document 13.
Q1. Les choix en matière d’orientation sont-ils influencés par le genre ?
Certaines filières et disciplines sont délaissées par les garçons et d’autres par les filles. Il apparaît
que l’orientation est fortement sexuée.
Q2. Comment expliquer les inégalités liées au genre ?
Les stéréotypes sexistes présents dans notre société attribuent des capacités et incapacités
différentes selon les sexes. L’enfant imprégné par ces discours finit par intérioriser les
représentations genrés et par s’y conformer : les filles dévalorisent par exemple leurs capacités
scientifiques et risquent de ne pas se sentir capables de réussir des études dans ces domaines.

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Exercice BILAN – Vrai ou Faux ?

Dites si les affirmations suivantes sont correctes ou non.

Vrai Faux
L’école républicaine française offre les mêmes chances de réussite aux élèves. *
L’analyse des résultats scolaires montre que les élèves selon leur origine sociale
ou leur sexe n’ont pas les mêmes chances de réussir.
La faible présence d’enfants d’ouvrier dans les études supérieures est en partie *
le fruit de décisions rationnelles.
L’analyse de Boudon considère que les familles font des choix rationnels c’est à
dire qui reposent sur des raisonnements, des arbitrages entre bénéfices et coûts.
L’école valorise des savoir-faire et savoir-être appris dans les familles. *
L’une des critiques adressée à l’école est de considérer qu’elle valorise des
connaissances et compétences qui sont apprises en dehors de l’école. Selon son
milieu, l’enfant apprend (ou non) dans sa famille ce qui sera attendu à l’école.
La réussite scolaire ne dépend que du seul mérite. *
Le mérite n’explique pas totalement la réussite ou l’échec scolaire. L’école ne fait
que transformer des inégalités sociales en inégalités scolaires. A même niveau
de travail et d’efforts, les résultats peuvent être très inégaux.
Les préjugés sexistes n’ont pas d’influence dans le domaine scolaire. *
A force d’être imprégné par des discours et représentation stéréotypées, l’enfant
finit par les intérioriser et les accepter comme des vérités.

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