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‫بسم هللا الرحمن الرحيم‬

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LE RECEUIL DE
FISCALITÉ
TRAITEMENT ET SALAIRES

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Préambule.

C’est une mission difficile car le dispositif fiscal est compliqué, en constante évolution et les
dispositions fiscales souvent complexes à maîtriser.
C'est ça notre objectifs, vous aider mieux maîtriser la réglementation
- Connaître l’organisation du système fiscal algérien.
- Maîtriser les différents impôts et taxes:
- l’Impôt sur le Revenu Global (IRG),
- l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS),
- la Taxe sur l’Activité Professionnelle (TAP),
- la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA),
- La fiscalité locale, (TF, TA)
- Autres impôts et taxes non codifiés
- Contrôle fiscal et procédure contentieuse.
- Contrôler, Auditer les différentes déclarations fiscales.
- Maîtriser l’environnement fiscal de l’entreprise.
- Mettre l’entreprise hors risque sur le plan fiscal.
- Savoir faire face à un contrôle fiscal.
Article 64 de la constitution
Les citoyens sont égaux devant l’impôt.
Chacun doit participer au financement des charges publiques en fonction de sa capacité
contributive.
Nul impôt ne peut être institué qu’en vertu de la loi.
Nul impôt, contribution, taxe ou droit d’aucune sorte, ne peut être institué avec effet
rétroactif.
Toute action visant à contourner l’égalité des citoyens et des personnes morales devant l’impôt
constitue une atteinte aux intérêts de la communauté nationale.
Elle est réprimée par la loi.
La loi sanctionne l’évasion fiscale et la fuite de capitaux.
Aujourd’hui, je partage des articles pour vous expliquer quelque chose de très simple
Mon but n’est autre que de vous aider à comprendre la fiscalité, de vous expliquer le
fonctionnement du système fiscal algérien.
Ainsi, pour cela, j’apprends chaque jour que ce soit par la lecture de livre, mais également via
le suivi hebdomadaire que je fais avec chacun de nos groupes et forums et qui m’aide à
comprendre, à voir les différences de réaction entre chaque intervenant.
Je ne dis jamais une chose ou un conseil en l’air, mais essaie de vous expliquer au mieux ce
que vous devez faire, proprement.
Si je donne mon avis sur une loi, ce qu’elle permet de faire ou pas, comprenez bien qu’il ne
s’agit pas de mon avis personnel, mais d’un retour d’expérience sur plus 27 ans.
Je suis donc en contact permanent avec la progression de système fiscale
C’est donc entre mes connaissances théoriques acquises par mes lectures et mes
connaissances pratiques que j’en sais aujourd’hui autant et que je n’ai pas fini d’apprendre, de
progresser.
A l’heure d’aujourd’hui, beaucoup restent campés sur des connaissances théoriques
dépassées, répète ce que l’on leur a appris sans réfléchir, bêtement sans comprendre et vous
font ainsi perdre du temps, car vous ne savez plus où donner de la tête, qui a raison ou pas.
Ce petit journal hebdomadaire est conçu de façon à vous faire comprendre les dessous et
dessus de system fiscal Algérien.

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Il contient des lois, circulaires, instructions, décrets, arrêtés, notes et communiqués, en plus
des cours et des exemples traitant la fiscalité en en générale.
Pour l’accomplissement de cette tache, nous allons mettre à votre disposition un outil de
travail, pour les techniciens de la fiscalité et d’aider d’autres pour l’assimilation d’un système
complexe.
- Un bon système fiscal est un système conceptuellement équitable.
- Un bon système fiscal doit tendre vers la simplicité et la stabilité.
- Le respect du système fiscal doit être généralisé.
- Le système fiscal doit intégrer la raison économique.
- Le système fiscal doit être internationalement comparatif.
- Le système fiscal doit avoir un bon rendement.
- Le système doit favoriser l'émergence d'un bon environnement fiscal.
L'équité fiscale
L'équité est la pierre angulaire de tout l'édifice fiscal si nécessaire à toute société moderne et
démocratique.
Aussi bien le législateur que l'autorité administrative doivent-ils privilégier de façon constante le
principe majeur d'équité fiscale élevé au rang d'un principe constitutionnel.
Simplicité et stabilité du système fiscal
Un bon système fiscal est un système qui doit éviter autant que faire se peut la complexité et offrir une
certaine stabilité le rendant accessible aux utilisateurs et facilement gérable.
Le non respect de la loi fiscale entraîne des conséquences économiques et sociales néfastes :
- Il est une source d'iniquité fiscale.
- Il fragilise les finances publiques, source d’inflation et cause de l’inefficacité de l’appareil d’Etat.
- Il provoque une concurrence déloyale qui fragilise, à son tour, les entreprises transparentes.
- Il amplifie et enracine la contestation sociale.
- La fiscalité doit entériner la prééminence de la raison économique sur toutes les autres
considérations Rien ne justifie une fiscalité qui ne soit pas adaptée à la réalité économique des
entreprises et des individus.
- Une assiette non économique ne favorise pas le développement des bons comportements et
défavorise une économie par rapport à ses concurrents étrangers.
- Une fiscalité ne tenant pas compte des impératifs de l’économie, ressemble à celui qui, à force de
traire sa vache, l’affaiblit.
- En revanche, rien n’est plus heureux pour un système fiscal que des entreprises prospères.
- La fiscalité doit veiller à la préservation de l’outil de production avant toute autre considération.
- La fiscalité doit être internationalement comparative
- La mise en compétition d’une économie avec les autres économies du monde contraint le législateur
fiscal à tenir de plus en plus compte des systèmes appliqués dans le reste du monde.
- Une économie à fiscalité trop lourde ou injuste par rapport à la fiscalité internationale est une
économie qui offre des atouts à ses concurrents pour la battre.
- Le système fiscal doit avoir un bon rendement considérant l’équilibre des finances publiques comme
une condition de croissance durable et le coût de la collecte des impôts aussi bien pour l’Etat que pour
les contribuables, comme un coût caché de l’impôt qu’il convient de prendre en compte, le rendement
de chacun des impôts composant le système fiscal constitue une qualité caractéristique du système
dans son ensemble.
- Un impôt à faible rendement pose la question de l’opportunité de son maintien. En effet, faire
supporter l’effet inhibitoire, attaché à tout impôt, à l’activité économique ne saurait se justifier lorsque
l’impôt ne produit pas un rendement satisfaisant.

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- La qualité de l'environnement fiscal L'environnement fiscal est une composante essentielle de la
qualité d'un système fiscal.
- Il ne se limite pas aux seuls éléments du système d'imposition au sens fiscal, mais il englobe aussi le
cadre législatif et réglementaire de tous les prélèvements obligatoires, l'appareil administratif fiscal, le
juge fiscal et plus généralement les garanties de nature à sécuriser le contribuable contre tout arbitraire
ou tout traitement individuel fiscalement discriminatoire.
- L’environnement fiscal favorable suppose, en plus de la vigilance continue pour procéder à
l'étalonnage et à la comparaison du poids des prélèvements supportés par l'entreprise avec les pratiques
d'autres pays, une législation fiscale relativement simple et relativement stable.
- Il suppose aussi une administration soumise au droit et particulièrement soucieuse des droits du
contribuable qui doit être considéré, notamment lors du contrôle fiscal, comme un partenaire et non
comme un «fraudeur présumé».
- Il suppose enfin l'existence d'une justice réellement indépendante et réellement compétente pour
trancher, en toute impartialité, les litiges fiscaux et empêcher ainsi l'administration, forte de ses
prérogatives de puissance publique (et surtout de son privilège d'exécution préalable), de faire elle-
même justice ou d'imposer des solutions»
Conclusion
En effet, une fiscalité d’application générale permet de dégager un bon rendement, ce qui favorise
l'amélioration de l'équité fiscale et permet de respecter d’avantage la prééminence de l’économie et
d’instituer une meilleure fiscalité que celle des pays concurrents.
De même qu’une fiscalité simple et stable et qui intègre la réalité économique favorise l’adhésion des
contribuables et le respect spontané des lois et améliore le rendement fiscal.
Mais, bien que tout effort de hiérarchisation reste délicat, le critère d’une application généralisée
paraît, néanmoins, commander les autres critères.
Enfin, l'analyse des différentes lacunes du système fiscal algérien a démontré que ce système
a été réalisé en l'absence d'une conception globale, claire et cohérente de la politique fiscale.
Cela fait que la fiscalité algérienne à la veille de la réforme de 1991 est une fiscalité « tous
azimuts » qui frappe au « hasard » sous la pression des besoins budgétaires du moment
répondant plus à des préoccupations financières à court terme, d'ordre conjoncturel qu'à des
objectifs économiques et sociaux à moyen et long terme.
Cela s'est traduit par un nombre important de dispositions fiscales, revues et corrigées,
donnant l'image d'une législation fiscale débridée et décousue.

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(II)

Le conseiller fiscal
I)- Comment peut-on définir un fiscaliste :
Le présent décret donne un aperçu sur le conseil fiscal, mis à jour au 31/12/2017
Ordonnance n° 71-81 du 29/12/1971 fixant les conditions d’exercice de la profession
de conseil fiscal et assimilé
AU NON DU PEUPLE
Le chef du gouvernement, président du conseil de ministre
Vus les ordonnances n° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djoumada 1 1390
correspondant au 21 juillet 1970 pourtant constitution du gouvernement
Vu ordonnance n°70-93 du 31 décembre 1970 portant loi de finance pour 1971.
Ordonne
Article 1ér
Nulle personne physique ou morale ne peut, sous quelque dénomination que ce soit, exercé la
profession de conseil fiscal et assimilé, si elle n’a été au préalable expressément autorisé dans
les conditions définies aux articles ci après par le ministre des finances.
Article 2
Par conseil fiscal, il faut entendre celui qui, à titre personnel et d’une manière générale, donne
des conseils ou des consultations ou encore effectue tous travaux d’ordre fiscale pour le
compte de son client.
Il peut notamment être appelé à établir des déclarations fiscales, à vérifier les avertissements,
à rédiger et à présenter en qualité de mandataire, des réclamations auprès des administrations
fiscales.
Article 3
Les sociétés des conseils fiscaux et assimilés ne peuvent être constituées que sous formes de
sociétés civiles.
Dans ce cas, les travaux de conseils fiscaux et assimilés, sont effectués sous leurs noms
propres et sous leur responsabilité personnelle.
Article 4
Pour être autorisé à exercer la profession de conseil fiscal et assimilé, il faut remplir les
conditions suivantes:
- être de nationalité algérienne;
- jouir de ses droits civiques;
- n'avoir jamais subi de condamnation à une peine afflictive et infamante;
- avoir exercé pendant cinq (5) années au moins une fonction supérieure ou occupé un poste
supérieur auprès d'un service relevant de l'Administration fiscale;
- justifier de la possession d'un diplôme de l'enseignement supérieur ou d'un titre équivalent.
Article 5
Sont autorisés à exercer la profession de conseil fiscal, les agents des impôts ayant-au moins
le grade d'inspecteur central admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
Article 6
Sont également autorisés à exercer la profession de conseil fiscal, les agents des impôts
ayant cessé leur fonction dans la mesure où ils réunissent les conditions ci-après:
- avoir exercé auprès d'un service relevant de l'Administration fiscale pendant au moins vingt
ans;

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- être titulaire du grade d'inspecteur central depuis au moins dix (10) ans;
- justifier d'un arrêté de démission.
Article 7
Les années de service au delà du grade d'inspecteur central, sont décomptées de la même
manière.
Article 8
Les conseils fiscaux peuvent collaborer à des tâches d'enseignement ou de recherche dans les
établissements scolaires ou universitaires.
Article 9
Les conseils fiscaux et assemblés qui exercent en société constituée, sous la forme prévue
à l’article 3 ci-dessus doivent satisfaire simultanément aux conditions suivantes :
- les associées doivent êtres autorisés individuellement à exercer la profession
- la société ainsi constituée doit elle-même être autorisée à exercer la profession
Article 10
Le retrait définitif de l’autorisation d’exercer la profession, est prononcé à l’encontre du
conseil fiscal et assimilé qui, dans l’exercice de cses fonctions, aide sciemment à
l’établissement ou à l’utilisation de documents ou renseignements de toutes nature reconnus
inexacts.
Article 11
L’exercice illégal de la profession de conseil fiscal rend son auteur passible d’une peine
d’emprisonnement de 3 mois à trois ans de prison et une amende de 5 000.00 à 50 000.00 ou
une de ses deux peines seulement
Exerce illégalement la profession, le conseil fiscal non autorisé ou dont l’autorisation à été
retirer
Est également assimilé à l’exercice illégal de la profession de conseil fiscal, l’usage abusif de
ce titre.
Article 12
Les procès verbaux de constatation du délai sont établis par les contrôleurs ou inspecteurs des
régies financières ou du trésor et transmis au ministre des finances (agence judiciaire du
trésor) qui, s’il le juge opportun saisit la justice.
A défaut de poursuite judiciaire, le ministre des finances (direction des impôts) peut infliger
des amendes administratives aux personnes qui exercent la profession en violation de l’une
des dispositions de la présente ordonnance.
Ces amendes varient entre 1 000.00 et 5 000.00.
Article12 bis.
Les conseillers fiscaux sont organisés en Conseil de l’ordre.
Le Ministre des finances peut déléguer tout ou partie de ses prérogatives énoncées par la
présente ordonnance.
L’organisation et la gestion du conseil de l’ordre ainsi que les modalités d’application du
présent article sont fixées par voie réglementaire.
Article 13
Les modalités d’applications de la présente ordonnance seront précisées en tant que de besoin,
par des textes ultérieurs.
Article 14
Sont abrogés toutes dispositions contraires à la présente ordonnance.
Article 15
La présente ordonnance sera publiée au journal officiel de la république algérienne
démocratique et populaire.
Fait à Alger le 29/12/1971
II)- Le profil d’un fiscaliste :

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Un fiscaliste doit avoir les compétences suivantes :
Esprit d’analyse et de synthèse
- Capacités d’expression orale et écrite
- Rigueur et méthode
- Sens de la négociation
- des aptitudes à la réflexion
- des qualités rédactionnelles
- des qualités d’expression orale
- le sens de la communication et du contact
- le sens de l’organisation
- un esprit de synthèse et d’analyse
- une capacité d’adaptation confirmée
- le sens de l’écoute
- de parfaites connaissances juridiques et fiscales
- de la résistance au travail sous pression
III)- Les missions d’un fiscaliste :
- s’assure que les entreprises respectent les normes fiscales, nationales ou internationales.
- il prodigue conseil et assistance aux enttreprises
- il sait jouer avec les textes en vigueur pour permettre aux sociétés de réduire leurs taxes.
- Intervenir lors des grandes mutations d’une entreprise : fusion ou acquisition
- Veiller à l’application des normes fiscales
- Proposer des solutions fiscales pour la gestion et la réduction des impôts
- Conseiller sur les questions de droit
- Défendre les intérêts d’une entreprise en cas de contentieux
- Assurer la formation, en fiscalité, de contribuable
- Aider à optimiser le bilan comptable et votre déclaration d’impôts.
- Aider a connaître les dispositions, aussi bien nouvelles qu’anciennes en matière de fiscalité
- Publier des articles d’intérêt fiscal dans les différents organes de communications ce qui
participe a l’animation de la vie fiscale
IV)- Son rôle
Il est l’interlocuteur de l’administration fiscale, pour le compte de l’entreprise.
Ainsi, lors d’un contrôle, il sait trouver les arguments pour limiter les contentieux ou les
redressements.
Il se doit de connaître sur le bout des doigts les dernières dispositions en vigueur et les utiliser
au mieux.
En faite ces deux fonctions se complètent pour permettre le bon fonctionnement de
l’entreprise.
Conclusion
Publier des articles d’intérêt fiscal dans les différents organes de communications ce qui
participe a l’animation de la vie fiscale.
De ce qui précède, je ne suis ni un opportuniste, ni un charlatan, les descriptions en (I) et (II),
sont la preuve de notre sincérité.

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(III)

La définition et caractéristiques de
l’impôt
Définition :
L’impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité à titre
définitif et sans contrepartie en vue de la couverture des charges publiques
Cette définition est critiquable, car elle focalise la notion de contribuable autour des personnes
physiques, c’est-à-dire, des particuliers.
Elle identifie le destinataire de l’impôt sans mettre l’accent sur la légalité.
D’où la définition suivante qui à priori nous paraît plus complète.
L’impôt est un prélèvement en espèces effectué à titre obligatoire et définitif sans contrepartie
déterminé sur des bases légales, sur la fortune des personnes pour être mis à la disposition de
la puissance publique pour faire face aux charges publiques».
Les citoyens sont égaux devant l’impôt, chacun doit participer au financement des charges
publiques en fonction de sa capacité contributive.
Nul impôt ne peut être institué qu'en vertu de la loi ; la loi fiscale n’est pas rétroactive. » (Art
64 de la constitution)
D’où les caractéristiques suivantes :
L’impôt est un prélèvement :
Ce prélèvement est pécuniaire c’est-à- dire en argent (en monnaie nationale), et définitif.
Il s’oppose en cela aux prélèvements en nature de l’ancien régime (ex : blé), et aussi à
l’emprunt qui, constitue un autre moyen de couverture des dépenses publiques.
Il est à signaler que les pouvoirs publics ont fait appel plusieurs fois ces dernières années à
l’emprunt en particulier par le biais du trésor public.
Sur le plan économique, le prélèvement fiscal joue un rôle important dans l’intervention et la
régulation économiques puisqu’il joue aussi bien sur !e revenu disponible des ménages que
sur le budget de l’Etat.
L’impôt est obligatoire :
Ce caractère est lié à la légitimité de la puissance publique et au principe du consentement à
l’impôt.
Les contribuables sont tenus à l’obligation de s’acquitter de l’impôt sous peine des sanctions
prévues en cas de fraude fiscale.
L’impôt ne comporte pas de contrepartie :
Cela le distingue
- des redevances, qui sont réclamées en contrepartie d’un service public rendu
proportionnellement au montant de ce service.
Exemple :
redevances téléphoniques, électrique, eau, audiovisuel .,
- des taxes qui en principe, rémunèrent également un service mais saris lien de
proportionnalité avec le service rendu.
Elles sont également obligatoires et définies par le législateur (la loi) :
Exemple :
Taxe sur les bières et les alcools, taxe sur les métaux précieux (or et argent).
La légalité de l’impôt :

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Aucun impôt ne peut être réclamé au contribuable s’il n’a pas été approuvé par le législateur,
c’est-à-dire les représentants du peuple au niveau de l’Assemble Populaire Nationale (APN).
Les impôts et taxes et leur taux sont prévus par la loi de finance.
L’impôt frappe les revenus des personnes :
La puissance publique (Etat) réclame les impôts pour l’ensemble des personnes physiques ou
morales publiques ou privées (c’est-à-dire société commerciale étatique ou privée) en fonction
de la capacité contributive de chaque personne qu’elle soit de nationalité algérienne ou
étrangère (si elle travaille ou réalise des revenus en Algérie) en vertu du principe de la
territorialité de l’impôt, en vue de .concrétiser le principe de justice fiscale.
Pour la couverture des charges publiques :
les recettes fiscales sont destinées pour la couverture des dépenses publiques essentiellement
d’intérêt général subdivisé en dépenses d’équipement et de fonctionnement dans le cadre du
budget de l’Etat.
La classification des impôts et taxes :
Plusieurs classifications peuvent être envisagées vue la complexité des systèmes fiscaux en
fonction des différentes stratégies économiques et fiscales des gouvernements en fonction des
objectifs qu’ils poursuivent.
La classification économique :
Cette classification est fondée sur ta distinction entre l’origine de la richesse qui se
traduit :
- soit par la possession ou la transmission d’un capital ou d’un patrimoine ;
- soit par la perception d’un revenu lié au travail ou à la propriété.
Et ses emplois par la dépense soit du revenu, soit du capital lui même.
Elle permet de définir l’élément économique sur lequel la contribution est assise, c'est-à-dire
la matière imposable.
L’imposition du revenu
Le revenu est constitué par le total des sommes perçues par une personne pendant une année.
Il provient soit :
- du travail, exemple le salaire,
- du capital, exemple loyers et revenus fonciers,
- du bénéfice net réalisé dans une entreprise commerciale individuelle.
A ce titre, la réforme fiscale introduite en 1991 a institué un impôt sur le revenu global IRG, il
est annuel suivant un barème progressif, il est considéré comme un instrument de justice.
L’imposition de la dépense
Cette forme d’imposition frappe le revenu au niveau de son utilisation au moment de la
consommation des biens et services.
Il s’agit essentiellement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est un impôt général sur la
dépense et des différents droits indirects (tabacs, alcools, produits pétroliers, métaux précieux,
etc.)
L’imposition du capital
Il peut être permanent, exemple impôt foncier (impôt local perçu annuellement sur la
propriété foncière), c’est-à-dire propriétés bâties et non bâties.
- L’impôt sur la fortune ou le patrimoine ;
- Imposition dès plus values suite à une vente d’immeuble ;
- imposition des mutations et des successions (droits d’enregistrement)
La classification impôts directs, impôts indirects :
Cette classification administrative repose sur la spécialisation des services fiscaux.
Le critère essentiel est économique et concerne l’incidence de l’impôt :

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L’impôt direct est supporté à titre définitif par le contribuable, alors que l’impôt indirect est
répercuté par l’intermédiaire des prix sur d’autres contribuables.
Sur le plan technique, l’impôt direct est permanent tandis que l’impôt indirect est intermittent
puisqu’il est fondé sur des événements économiques qui relèvent de l’activité et de l’initiative
des contribuables.
D’un point de vue juridique :
L’impôt direct est perçu par voie de rôle nominatif (document établi par l’administration au
nom de chaque contribuable), l’impôt indirect est perçu sans rôle.
Cette classification a perdu de son intérêt vue l’institution de l’inspection unique introduite
par la réforme fiscale.
Les autres classifications
Impôts réels / impôts personnels :
L’impôt réel atteint un bien sans tenir compte de la situation personnelle de son détenteur
Exemple
TVA).
Par contre l’impôt personnel prend en considération l’ensemble de la situation économique,
financière et sociale du contribuable
Exemple :
IRG).
Impôt de répartition et impôt de quotité :
I ’impôt de quotité s’applique à toute la base imposable et comporte un tarif déterminé à
l’avance, le produit de l’impôt n’est pas connu à l’avance, il dépend des conditions
économiques.
Exemples :
IRG, TVA, IBS.
L’impôt de répartition concerne essentiellement les impôts locaux (taxe sur l’activité
professionnelle, taxe foncière, taxe d’assainissement et de déversement à l’égout) dont le
produit est réparti sur l’ensemble des collectivités locales (APC), (APW) pour alimenter leur
budget.

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(IV)

Organisation de l’administration
fiscale
Toute activité économique est localisée dans un espace en fonction des circonscriptions
administratives.
A l’instar des autres administrations, le ministère des finances adopte une organisation
administrative et territoriale en fonction des exigences de son fonctionnement et des
contraintes territoriales imposées par l’immensité de l’Algérie :
On y trouve une organisation territoriale régionalisée comme suit :
A l’échelle centrale
La DGI (direction générale des impôts) dépendant du ministère des finances exécute la
politique fiscale du gouvernement ; elle est dirigée par un directeur général.
A l’échelle régionale
Il existe 09 directions régionales à travers le territoire national ; la wilaya de Tizi-Ouzou
dépend de la DRI (direction régionale des impôts) de Blida.
A l’échelle Wilaya :
Il existe au niveau de chaque wilaya, une DIW (Direction des Impôts de Wilaya) chargée
d’appliquer la législation fiscale sur son territoire.
La DIW est dirigée par un directeur de Wilaya.
A l’échelle locale :
Il existe au niveau de chaque Daïra, deux structures fiscales :
a)- Inspection des impôts :
Elle est chargée des missions suivantes :
Réception des déclarations fiscales,
Contrôle de ces déclarations,
Etablissement des impôts et taxes,
Recensement des personnes et biens imposables.
Cette structure est dirigée par un chef d’inspection
b)- Recette des impôts :
Elle est chargée des missions suivantes :
Recouvrement des impôts et taxes
Poursuites à l’encontre des commerçants défaillants
Cette structure est dirigée par un receveur des impôts.
Une nouvelle organisation de l’administration fiscale est en cours ; il est prévu en effet la
création des structures fiscales suivantes :
Direction des grandes entreprises (DGE) :
Elle regroupe toutes les entreprises (individuelles et sociétés) dont le chiffre d’affaires est
supérieur à 100.000.000,00 ; elle est également chargée du suivi des sociétés étrangères ; cette
structure implantée à Alger est opérationnelle depuis 2006.
Centre des impôts (CDI) :
Cette structure prendra en charge les dossiers fiscaux des contribuables suivis suivant le
régime du réel (Structure opérationnelle).
Centre de proximité des impôts (CPI) :

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Cette structure se chargera de suivre les dossiers fiscaux des contribuables suivis suivant le
régime du forfait (petits commerçants et artisans) ainsi que de la taxe foncière et
d’assainissement (Structure partiellement opérationnelle).

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(V)

Les sources du droit fiscal :


Sont au nombre de quatre.
La loi :
Seule véritable source du droit fiscal, elle est consacrée comme telle par la constitution
Les textes réglementaires :
Constituent une source puisqu'ils précisent les modalités d'application des dispositions
législatives ; Dans leur commentaire dans la rubrique des dispositions légales, ils abordent
souvent des points non-traités par la loi.
La jurisprudence :
Dans le règlement du contentieux fiscal, le juge est amené à interpréter la loi fiscale. Ces
interprétations en tant que telles font jurisprudence et sont source du droit fiscal.
En effet l'administration fiscale prend en compte le plus souvent au niveau de ses textes les
interprétations données par le juge.
La doctrine fiscale:
C’est l’ensemble des opinions formulées, des commentaires, des directives, ou prise de
position individuelles par les auteurs et commentateurs à propos des textes législatifs ou
réglementaires et des décisions jurisprudentielles de ce fait elle constitue une source du droit
fiscal en ce qu'elle influence l'orientation du législateur ou l'interprétation de l'administration
fiscale et du juge.
Législation fiscale algérienne
Loi fiscale :
Les lois fiscales sont prises à l'initiative de l'exécutif sous forme de projet de loi ou des
députés sous forme de proposition de loi ;
Dans les faits, l'initiative appartient au gouvernement, en raison de la complexité de la matière
;
Les lois fiscales sont prises sous forme de codes ; elles sont promulguées par le Chef de l'Etat
et publiées au Journal Officiel.
Application de la loi fiscale dans le temps :
- les lois fiscales s'appliquent immédiatement :
- Elles ne sont pas rétroactives ;
Application de la loi fiscale dans l'espace.
Elle soulève le :
- problème de la double imposition ;
- problème de l'évasion fiscale internationale (paradis fiscaux) ;
Loi de finance :
Elles sont prévues par l'article 2 de la loi n° 84-17 du 07 Juillet 1984 relative aux lois de
finances.
la loi de finances de l'année (initiale) :
Le projet de loi de finances est élaboré par l'administration fiscale ;
- elle constitue le moyen juridique utilisé pour procéder à des modifications aux différents
codes fiscaux ou instituer de nouveaux impôts et taxes au sein et en dehors des codes fiscaux ;
- le dépôt du projet de loi de finances par le Gouvernement auprès de l'APN doit intervenir
au plus tard le 30 septembre de l'année précédent l'exercice en cause.

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La loi de finances complémentaire :
Il est fait recours à ce support juridique généralement pour procéder à des réajustements
budgétaires ou pour prendre des mesures urgentes.
Décrets / arrêtés / instructions interministérielles :
A cet égard on distingue le "décret", acte pris par le Président de la République et l'"arrêté"
qui est pris par les ministres, les Préfets, les sous-préfets et par les maires en fonction des
attributions que leur confèrent la Constitution et les Lois
Circulaires et instructions du ministre des finances
Règles d’un bon système fiscal
Règle de la justice :
Selon cette règle la contribution de chaque sujet doit être proportionnelle à ses facultés
contributives ;
Ce principe doit être complété par le principe de l'universalité qui tend à éliminer les
privilèges de certaines personnes et classes ;
Ce principe d'égalité doit être complété également par le principe d'uniformité de l'impôt qui
implique une contribution uniforme, les citoyens étant égaux devant les charges publiques.
Règle de la fixité et de la certitude :
La taxe imposée à chaque citoyen doit être certaine et non arbitraire ;
- le temps du paiement ;
- le mode du paiement ;
- la quotité à payer.
Cette règle vise à éviter l'arbitraire de l'administration ;
Elle tend également, à sauvegarder les intérêts du Trésor, en stabilisant les recettes fiscales ;
Elle a aussi pour objet d'éviter les changements fréquents de la législation pour ne pas
perturber l'administration fiscale et le contribuable.
Règle de commodité :
Toute contribution doit être levée à l'époque et suivant le mode qui paraissent les plus
convenables pour le contribuable et assurer au Trésor des rentrées tout en évitant au
contribuable des charges et sacrifices démesurés.
Règle d’économie
Toute contribution doit être établie de manière à faire sortir des bourses du peuple le moins
possible au delà de ce qu'elle fait entrer dans le trésor de l'Etat ;
L'administration fiscale doit adopter un système fiscal qui n'occasionne pas des dépenses
supérieures à ce qu'il procure à l'Etat ;
Limitation des frais de perception de l'impôt et de contrôle.
Prélèvements obligatoires
Impôts :
Prestation pécuniaire requise des contribuables d’après leurs facultés contributives par voie
d’autorité de manière définitive et sans contrepartie directe, en vue de la réalisation des
objectifs de la puissance publique.
C’est un acte de puissance publique;
Il opère un prélèvement sur la propriété;
Il est perçu dans un but d’intérêt général.
Taxes :
Prestation pécuniaire due dés lors que le service est mis à la disposition du redevable, son
montant n’est pas proportionnel à la valeur du service rendu (droits d’inscriptions dans les
universités).
Taxes parafiscales :
Prestation pécuniaire perçu dans un intérêt économique ou social au profit d ’une personne
morale publique autre que l’État. (cotisation à la chambre de commerce)

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Droits de douanes :
Contribution pécuniaire sur une marchandise lors de son passage à la frontière.
Redevances :
Prestation pécuniaire en contre partie d’une prestation de service fournie, son produit est
affecté au service prestataire, elle n’est due que par les usagers effectifs, et que le service
bénéficie exclusivement aux redevables du prélèvement obligatoire exigé.
Cotisations sociales :
Les apports des personnes protégées ou de leurs employeurs à des institutions octroyant
des prestations sociales, en vue d’acquérir et de maintenir le droit à ces prestations.
Les fonctions de l’impôt
La fonction financière :
d’un point de vue historique c’est la première fonction de l’impôt.
Ce dernier a été créé afin de couvrir les charges publiques.
Pour ce faire il doit être :
Productif :
Être payé par le plus grand nombre de contribuables.
Etre stable :
Ce qui permet aux contribuables l’acceptation de le payer.
Etre élastique :
Il doit pouvoir être augmenté sans susciter de trop vives réactions.
La fonction économique :
L’impôt dans le domaine économique peut être utilisé pour divers actions dans le cadre
de la politique fiscale :
La régulation conjoncturelle :
En période d’inflation l’impôt peut permettre une action anti-inflationniste en épongeant
l’excédent du pouvoir d’achat qui fait augmenter les prix.
Par l’incitation à l’épargne et l’incitation à l’investissement en capitaux mobiliers.
L’action structurelle :
Incitations fiscale favorisant l’implantation d’entreprises dans certaines régions ….
Les interventions fiscales sectorielles :
Exemple dans le secteur agricole.
La fonction sociale :
Le capitalisme a engendré des inégalités qu’il convient de corriger, le premier objectif social
étant la redistribution des revenus, c’est la théorie du réformisme fiscal.
Cette théorie repose sur deux techniques :
La progressivité de l’impôt :
Permet de frapper moins lourdement les plus démunis.
La personnalisation de l’impôt :
Va permettre de tenir compte de la situation du contribuable notamment de ses charges
familiales.
La redistribution des revenus se matérialise à travers les subventions, la couverture sociale,
construction de logements sociaux,….
Les classifications de l’impôt
La classification administrative
Les impôts de l ’État = budget de l’Etat
Les impôts locaux; = budget des collectivités locales
La classification économique :
L’impôt sur le revenu, frappe la richesse en voie d’acquisition ;
L’impôt sur la dépense, frappe la consommation;
L’impôt sur le capital, frappe la richesse acquise (ou patrimoine).

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Les classifications techniques
Impôt direct et impôt indirect;
Les impôts directs sont payés et supportés par la même personne, le redevable.
Les impôts indirects sont payés par le redevable mais supportés par le contribuable.
Impôt spécifique et impôt ad-valorem
Impôt spécifique: un poids, un volume, une surface de matière imposable multiplié par une
somme forfaitaire.
Impôt ad-valorem: application d’un pourcentage (%) à la base imposable.
Impôt analytique et impôt synthétique;
Impôt analytique:
Assis sur les éléments d’un patrimoine ou sur une opération isolée ou sur une catégorie unique
de revenu;
Impôt synthétique:
Consiste à appréhender un ensemble d’opérations ou de revenus et à taxer cet ensemble.
Impôt de répartition et impôt de quotité;
Impôt de répartition:
Le montant est fixé à l’avance par le législateur puis réparti ensuite entre les contribuables, le
taux de l’impôt se dégage après la répartition (fiscalité locale).
Impôt de quotité:
Définir initialement un taux d’impôt qui sera ensuite appliqué à la matière imposable, le
montant par contribuable et le montant global ne sont connus qu’à la fin de l’année.
Impôt progressif et impôt proportionnel.
L’impôt proportionnel :
Est celui dont le taux demeure constant quelle que soit la quantité de la matière imposable ;
L’impôt progressif :
est celui dont le tarif s'élève à mesure que croit la quantité de la matière imposable, il y 'a
deux progressivité :
La classification sociale
L’impôt personnel
Est un impôt organisé de manière à tenir compte de la situation particulière (familiale,…) du
contribuable.
C'est un impôt subjectif.
L’impôt réel
Frappe les choses et ne s'intéresse qu'à la matière imposable.
C'est un impôt objectif ;

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(VI)

L’assiette de l’impôt
L’assiette de l’impôt
Asseoir l’impôt consiste a déterminer les bases d’imposition (exemple : salaire de pose
constitue l’assiette pour déterminer le montant de l’impôt sur les salaires IRG, le résultat
fiscal permet le calcul du montant de l’impôt a payer en matière de l’IBS.
La liquidation fiscale :
Liquider un impôt consiste a déterminer le montant a payer par le contribuable.
Exemple au moment du dépôt du bilan fiscal, une société doit au préalable procéder a la
liquidation fiscale, cela signifie ainsi :
- Détermination du montant de l’impôt IBS exigible
- Soustraire les acomptes verses par la société en matière d’IBS
- La liquidation est l’acte de régulariser le montant restant a payer (montant de l’IBS exigible
- montant des acomptes verses) le solde est a déclarer par voie de G50 et dont copie sera
jointe en même temps que le dépôt du bilan fiscal.
La procédure d’imposition
La détermination de l’assiette de l’impôt :
- L’assiette de l’impôt désigne la somme retenue pour définir la base de calcul d’un impôt ou
d’une taxe. En d’autres termes c’est sur qui repose l’impôt elle est déterminée par la recherche
de la matière imposable et l’évaluation de cette matière.
- La matière imposable est l’élément économique sur lequel l’impôt prend sa source cet
élément peut être un bien, un produit, un revenu, un capital ou une personne.
C’est le champ d’application de l’impôt.
Deux méthodes pour déterminer la matière imposable :
La déclaration d’existence ou le recensement.
La liquidation :
C’est l’opération qui conduit à déterminer l’impôt exigible.
Elle consiste à appliquer à la base imposable ou assiette, le taux ou le tarif de l’impôt pour en
déterminer le montant.
La liquidation peut se faire par trois parties :
Par l’administration fiscale :
Après le dépôt de la déclaration par le contribuable l'administration procède à la liquidation
(le calcul de l’impôt)
Par le contribuable :
C'est généralement en matière de taxes sur le chiffre d'affaires (TAP) que la liquidation de
l'impôt est confiée au contribuable lui même.
Par un tiers :
Elle est prévue par la loi sous forme de retenue à la source. L'impôt est ensuite reversé au
Trésor. Exemple la TVA.
Le recouvrement :
Est l’opération de perception de l’impôt, la collecte des prélèvements obligatoires peut se
faire à l’amiable (payement dans les délais) ou de force (redressement,…).
Si vous êtes une personne physique, morale, particulier ou professionnel vous êtes
soumis à l’un ou plusieurs de ces impôts et taxes :
01) - L’impôt forfaitaire unique.

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02) - L’impôt sur le revenu global.
03) - La taxe sur l’activité professionnelle
04) - La Taxe sur la Valeur Ajoutée
05) - L’impôt sur le bénéfice de la société
06) - Régime fiscal applicable aux entreprises étrangères
07) - Régime fiscal applicable aux groupes de société
08) - Régime fiscal applicable aux groupements
09) - La Taxe Foncière
10) - La taxe d’assainissement
11) - La taxe d’habitation
12) - L’impôt sur le patrimoine
13) - Taxe sur les activités polluantes et dangereuses pour l’environnement
14) - Taxe sur les pneus neufs
15) - Droits de garantie
16) - Taxe de domiciliation bancaire
17) - redevance de l’utilisation des ressources en eau
18) - Taxe sur le blé dur importé
19) - Taxe annuelle sur les véhicules catégorie VP
20) - La taxe sur les produits pétroliers
21) - Taxe spécifique sur les sacs en plastique
22) - La TIC
23) - Taxe additionnelle
25) - Taxe sur les carburants
26) - Taxe d’incitation au déstockage des déchets industriels spécieux et/ou dangereux
27) - Taxe d’incitation au déstockage des déchets liés aux activités de soins des hôpitaux et
cliniques
28) - Taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles
29) - Taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique d’origine industrielle sur les
quantités émises dépassant les valeurs limites
30) – La taxe sur les d’importation des boissons gazeuses.
31) - La Taxe sanitaire sur les Viandes (TSV)
32) - Taxe à la charge des opérateurs de téléphonie mobile
33) - Taxe à la charge des importateurs et grossistes de médicaments (revente en l’état)
34) - Redevance à la charge des importateurs et producteurs d’appareils de reprographie
35) - Taxes de formation professionnelle et d’apprentissage
36) - Contribution à la charge des concessionnaires de véhicule auto
37) - Taxe parafiscale (TPF)
38) - Taxe de séjour
39) - Taxe de publicité
40) - Taxe unique sur les spectacles
41) - Redevance sur les appareils de reprographie
43) - Les mutations à titre onéreux
44) - Les mutations à titre gratuit
45) - Partages et échanges
46) - Les sociétés
47) - Actes relatifs à la dissolution et au partage des sociétés
48) - Les mutations d’usufruits et de la nue propriété
49) - Timbre de quittance
51) - Vignette auto
52) - Taxe sur les huiles, lubrifiants et préparations lubrifiantes

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53) - Redevance pétrolière
54) - Taxe sur le revenu pétrolier (TRP)
55) - Impôt complémentaire sur le revenu (ICR)
56) - Taxe sur les profits exceptionnels (TPE)
57) - Taxe superficiaire
58) - Taxe de crédit d’émission
59) - Taxe sur l’utilisation d’eau
60) - Taxe de torchage
61) - Droit de transfert
62) - Droits de timbre
63) - Droits d’enregistrement
64) - Droits indirects
65) - Taxe d’efficacité énergétique
66) - Etc……………………………………..

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(01)
FISCALITÉ DES TRAITEMENTS SALAIRES,
PENSIONS ET RENTES VIAGÈRES

L'IRG sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagère


En raison de nombreuses particularités communes, tant en ce qui concerne le champ
d'application, l'assiette que les modalités de recouvrement et de contrôle, il a paru plus
rationnel d'exposer simultanément les dispositions qui régissent la fiscalité des salaires
CHAMP D’APPLICATION
Sont imposables comme salaires, les sommes avantages divers reçus en rémunération d'un
travail, quelle que soit les dénominations, qu'on leur donne (traitements, salaires,
appointements, émoluments, vacations, commissions, indemnités primes, gratifications etc.)
et quelles qu'en soient les modalités de calcul ou de paiement (paiement mensuel, journalier,
horaire, à la tache, proportionnel aux affaires traitées, etc.) dés lors que celui qui les perçoit a
bien la qualité de salarié.
Il faut considérer comme salariée, toute personne qui, liée par un contrat de louage de services
avec un employeur, est sous les ordres de ce dernier et n'a pas la possibilité de tirer de profils
spéculatifs de son travail, en dehors de la rémunération convenue.
REVENUS IMPOSABLES PAR NATURE (article 66-67 du CID)
Principe
Sont imposables comme salaires, les sommes avantages divers reçus en rémunération d'un
travail, quelle que soit les dénominations, qu'on leur donne (traitements, salaires,
appointements, émoluments, vacations, commissions, indemnités primes, gratifications etc.)
et quelles qu'en soient les modalités de calcul ou de paiement (paiement mensuel, journalier,
horaire, à la tache, proportionnel aux affaires traitées, etc.) dés lors que celui qui les perçoit a
bien la qualité de salarié.
Il faut considérer comme salariée, toute personne qui, liée par un contrat de louage de services
avec un employeur, est sous les ordres de ce dernier et n'a pas la possibilité de tirer de profils
spéculatifs de son travail, en dehors de la rémunération convenue.
Vocabulaire usuel
Traitements:
Ils rémunèrent le plus souvent un travail intellectuel et sont payés mensuellement en général,
il désigne la rémunération versée aux travailleurs des administrations et institutions publiques
(fonctionnaires)
Salaires:
Ce terme désigne toute rémunération versée en contrepartie de prestations fournies par une
personne; ils rémunèrent plutôt un travail manuel et sont fréquemment payés à l'heure, à la
journée, à la semaine ou à la quinzaine.
Indemnités:
Ce sont assez souvent des allocations s'ajoutant aux salaires et destinées à compenser
certaines charges ou sujétions particulières, ou à rembourser une dépense imputable à
l'exercice de la profession; parfois, ce sont des rétributions versées à des personnes en raison
de leur fonctions dont on ne peut dire qu’elle touche un traitement ou un salaire (Exemple:
indemnités versées à des personnes élues).
Emoluments:

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Il vise un ensemble de traitements ou salaires versées à une même personne (généralement
ceux d'une année).
Renumérotation principale:
Il y a lieu d'entendre le traitement ou salaire, selon le cas.
Renumérotation accessoire:
Ce terme vise les indemnités, primes, gratifications et autres qui sont attribuées en plus de la
renumérotation principale, même si la personne qui les verse est distincte de celle qui paye la
renumérotation principale (cas de certaine renumérotation statutaire).
Autres revenus assimilés à des salaires:
Sont également considères comme des traitements et salaires imposables:
- Les renumérotations et indemnités diverse (indemnités de transport, de départ, de panier,
prime de salissure, ancienneté, etc.);
- Les avantages en nature
- Les pourboires
- Les participations aux bénéfices allouées aux salaires:
Elles sont considérées comme des salaires, à condition qu’il n’y ait pas participation aux
pertes éventuelles; en effet, dans cette hypothèse, il ne s'agirait plus d'un contant de louage de
services, mais d'un contrat d'association.
- Les indemnités de congés payés.
- Les primes d'assurance décès versées par un employeur en exécution d'un contrat
d'assurance souscrit au profit de son salarié.
Pensions et rentes viagères:
Définition
Les pensions et rentes viagères sont des allocations périodiques qui ne sont pas la
renumérotation de services présents (mais souvent de services passés) et dont le paiement est
généralement garnit aux bénéficiaires leur vie durant.
On peut distinguer les pensions de retraite payées en raison de services passés, et les autres
pensions, qui ne sont pas servies en raison de services passés; ou encore, les pensions
publiques servies par l'état ou les collectivités publiques, et les pensions privées.
Cas particuliers
Provision et pensions alimentaire
Définitions préalables:
Obligation alimentaire:
Obligation imposée par la loi ou la justice à certaines personnes fournir des aliments(ou leur
équivalent en argent) à d'autres personnes;
Pension alimentaire:
Somme d'argent remises périodiquement en exécution de l'obligation alimentaire;
Provision alimentaire:
Avance sur pension alimentaire.
Obligation alimentaire légale:(édictée par le code civil).
N'existe que lorsque le bénéficiaire est dans le besoin.
On peut distinguer :
L'obligation des parents envers leurs enfants (normalement assurée en nature mais peut
parfois s'exécuter par le versement d'une pension);
L'obligation entre époux (normalement assurée en nature)
L'obligation entre parents en ligne directe (fils et père par exemple) entre alliés en ligne
directe (gendre et beau père par exemple).
Toutes ces obligations sont réciproques.
Obligation alimentaire judiciaire:
Elle résulte d'un jugement - exemple : pension servie après divorce;

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Régime fiscal:
Les pensions alimentaires sont imposables à la double condition :
D'être payées à titre obligatoire (donc, dans le cas d'obligation alimentaire légale, le
bénéficiaire doit être dans le besoin; au cas contraire, il s'agirait d'une simple libéralité non
imposable):
De constituer pour le bénéficiaire un revenu personnel dont il a la disposition (donc les
subsides envoyés par un travailleur expatrié à son épouse ne sont pas imposables).
Rente viagères:
Ce sont des allocations périodiques ou arrérages versées par une personne appelée
«débirentier» à une autre personne appelée «crédirentier» en exécution d'un contrat ou d'un
jugement, jusqu’ à la mort du bénéficiaire.
Les rentes viagères sont constituées à titre onéreux lorsque le débirentier (partie versante) reçu
en contrepartie une somme d'argent ou d'autres biens meubles ou immeubles:
À titre gratuit dans le cas inverse.
Elles sont imposées à l'I.R.G.
Autres revenus imposables (article 67 CID):
Sont également considérés comme salariés au sens de l'article 67 du code des impôts
directs les revenus suivants:
- Les rémunérations allouées aux associés des sociétés à responsabilité limitée.
- Les sommes perçues en rémunération de leur travail par des personnes, exerçant à domicile
à titre individuel, pour le compte de tiers.
- Les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour frais versés aux dirigeants
de sociétés;
- Les primes de rendement, gratifications ou autres, d'une périodicité autre que mensuelle
habituellement servies par les employeurs;
- Les sommes versées à des personne exerçant, en sus de leur activité principale de salarie,
une activité d'enseignement, de recherche, de surveillance ou d'assistanat à vacataire.
TERRITORIALITÉ
Champ d'application de l'IRG/salaires
Les traitements et salaire: selon les dispositions combinées des 1, 2, 3, 4,92 et 93 du code des
impôts directs, sont imposables en Algérie
Lorsque le bénéficiaire est domicilié ou réside en Algérie (même si l'activité rétribuée s'exerce
hors d'Algérie ou si l'employeur est domicilié ou réside hors d'Algérie): article 3 CID.
Ou lorsque l'activité rétribuée est en Algérie (même si le bénéficiaire est domicilié ou réside
hors d'Algérie) article 93 CID.
La pension et rentes viagères :
Sont imposable en Algérie
Lorsque le bénéficiaire est domicilié ou réside en Algérie (même si le débiteur est domicilié à
l'étranger) article 3 CID.
Lorsque le débirentier est domicilié ou établi en Algérie (même si le bénéficiaire est domicilié
ou réside hors d'Algérie) article 93-3 CID.
PERSONNE ET REVENUS EXONÈRES
Dans la plupart des cas, les exonérations sont communes à l'IRG sur salaires.
Ces exonérations sont accordées en raison de la nature même du revenu, tantôt en raison de la
personnalité du bénéficiaire du revenu ou débiteur de l'impôt.
EXONÉRATION IRG/SALAIRE (article 68).
- Les personnes de nationalité étrangère exerçant en Algérie dans le cadre d'une assistance
bénévole prévue dans un accord étatique.

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- Les personnes de nationalité étrangère employées dans les magasins centraux
d'approvisionnement dont le régime douanier a été créé par l'article 196 bis du code des
douanes;
- Les salaires et autres rémunérations servis dans le cadre des programmes destines à l'emploi
des jeune dans les conditions fixées par voie réglementaire;
- Les travailleurs handicapés moteur, mentaux, non voyants et sourds-muets dont les salaires
ou les pensions sont inférieurs à 20 000.00;
- Les indemnités allouées pour frais de déplacement ou de mission;
- Les indemnités de zone géographique;
- Les indemnités à caractère familial prévues par législation social telles que notamment :
salaire unique, allocations familiales, allocations maternité;
- Les indemnités temporaires, prestations et rente viagères servies aux victimes d'accidents de
travail ou leurs ayants droits;
- Les allocations de chômage, indemnités et prestations servies sous quelque forme que ce soit
par l'État, les collectivités et les établissement publics en application des lois et décrets
d'assistance et d'assurance;
- Les rentes viagères servies en représentation de dommage-intérêts en vertu d'une
condamnation prononcée judiciairement pour la réparation d'un préjudice corporel ayant
entraîné, pour la victime, une incapacité permanente totale l'obligeant à avoir recours à
l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la
vie;
- Les pensions versées à titre obligatoire à la suite d'une décision de justice;
- Les pensions des moujahidine, des veuves et des ascendants pour faits de guerre de
libération nationale;
- L'indemnité de licenciement.
- Les avantages en natures correspondant à la nourriture et au logement exclusivement dont
bénéficient les salariés travaillant dans les zones à promouvoir (articles 72 et 210-1 du CID).
EXONÉRATION A L'IRG/SALAIRES (article 5 CID)
Deux types d'exonérations spécifiques à ces impôts sont accordés; il s'agit:
- Des personnes dont le revenu net global annuel est inférieur ou égal au seuil
d'imposition prévu au barème de l'IRG prévu par l'article 104 du CID.
Ce seuil est actuellement fixé à 120.000 DA pour les revenus imposables annuellement.
- Les ambassadeurs et agents diplomatiques, les consuls et agents consulaires de nationalité
étrangère lorsque les pays qu’ils représentent concèdent des avantages analogues aux agents
diplomatiques et consulaires algérien.
PERSONNES IMPOSABLES
IRG/SALAIRES
Cet impôts est à la charge des bénéficiaires des revenus imposables mais doit, dans la plupart
des cas, être retenu à la source par l'employeur et le débirentier (article 75-1 CID).
Néanmoins, les retenues doivent être calculées et versées par les bénéficiaires eux mêmes
dans les cas suivants:
- Contribuables domiciliés ou résidant habituellement en Algérie percevant des revenus
imposables d'employeurs ou débirentier domiciliés ou établis à l’étranger (art 74-2 CID).
Cet impôt doit être verse dans les conditions et délais fixés en ce qui concerne les retenues à
opérer par les employeurs ou débirentier.
- Salariés rémunérés exclusivement par des pourboires reçus directement et sans entremise de
l’employeur (article 70 dernier alinéa du CID).
LIEU D’IMPOSITION (Art. 75-3 CID)

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Les salaires et les pensions sont imposables dans la commune ou se trouve le domicile de la
personne, le siège de l'établissement ou du bureau qui a payé les imposables; il n'y a donc pas
lieu de considérer le domicile ou résidence des salariés ou pensionnés.
Toutefois, lorsque la retenue doit être effectuée et versée par le bénéficiaire lui même,
L'impôt est du dans la commune ou se trouve le domicile ou la résidence de ce dernier.
DÉTERMINATION DE LA BASE D’IMPOSITION
Pour calculer l'IRG. sur les traitements et salaires, il est indispensable de déterminer le revenu
individuel de chaque bénéficiaire.
Mais, dans l'un et l'autre cas, il s'agisse de la détermination de la «revenus individuel», les
règles applicables sont identiques; le revenu imposables total ou individuels est un revenu net,
c'est-à-dire le revenu brut diminué de certaines charges.
Détermination du revenu brut
DÉTERMINATION DU REVENU BRUT (art.69 du CID)
Sont à retenir pour la détermination du revenu brut toutes les sommes et avantages divers dont
bénéficient les salariés et les pensionnés sauf celles qui exonérées par une disposition
spéciale.
Le revenu brut comprend donc les sommes versées en espèces et les avantages en nature
parmi les rémunérations en espèces, il faut distinguer celles qui sont payées par l'employeur
ou le débirentier, de celles qui sont payées par de tierces personnes (pourboires).
Sommes pavées en espèces
Ces sommes sont imposables, pour leur montant, dés lors qu’elle ont fait l'objet d'un paiement
effectif; par «paiement effectif», il faut entendre, le versement en espèces ou par tout autre
procédé équivalent: remise d'un chèque, envoi d'un mondant poste, inscription au crédit d'un
compte, etc.. Pour les traitements publics, la date du paiement est celle de l'ordonnancement.
Pourboires (article 70 CID)
Les pourboires sont également imposables dés qu’ils ont fait l'objet d'un paiement effectif;
mais l'évaluation de leur montant posant certains problèmes, ils ne sont pas toujours retenus
pour leur montant réel.
Deux cas sont à considérer:
Pourboires centralisés par l'employeur:
Lorsque ces pourboires sont centralisés par l'employeur et reversés par ce dernier au salarié,
ils sont toujours retenus pour leur montant réel et ajoutés, le cas échéant, au salaire en espèces
et aux avantages en nature.
Pourboires remis directement au salarié par l’usager:
Lorsqu’ils ne transitent pas dans les mains de l'employeur, ils sont évalués forfaitairement:
S'ils représentent l'accessoire du salaire payé par l'employeur, leur montant, évalué
forfaitairement selon les usages du lieu, doit être cumulé avec celui des salaires.
S'ils représentent l'intégralité de la rémunération(le salarié ne percevant alors aucune
rétribution de son employeur),
Pour l'IRG/Salaires, évalués forfaitairement selon les usages du lieu, le bénéficiaire devant
calculer lui-même la retenue à la source.
Avantages en nature
Les avantages en natures sont les prestations ou services qui sont fournis par l'employeur au
salarié
Exemple :
Logement, nourriture, habillement, mise à la disposition d'un véhicule pour les besoins privés,
etc.)
Soit de façons absolument gratuite, soit moyennant une retenue inférieure à la valeur de
l'avantage fourni; dans ce dernier cas, le montant imposable est égal à l'excédent de la valeur
de l'avantage sur le montant de la retenue.

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En principe, les avantages en nature doivent être évalues à leur valeur réel; toutefois,
conformément aux dispositions des articles 71 du CID, la valeur à retenir, au titre de la
nourriture pour son évaluation, peut être fixée à 50 DA par repas à défaut de justification.
Charge déductible:
Pour calculer l'IRG sur les traitements et salaires, il est indispensable de déterminer le revenu
individuel de chaque bénéficiaire.
Mais, dans l'un et l'autre cas, il s'agisse de la détermination de la «revenus individuel», les
règles applicables sont identiques; le revenu imposables total ou individuels est un revenu net,
c'est-à-dire le revenu brut diminué de certaines charges.
CHARGE DÉDUCTIBLES (article 73 CID)
En application des dispositions de l'article 73 du CID, le montant du revenu imposable est
déterminé en déduisant du montant brut des sommes payées et des avantages en natures
accordés:
Les retenues faites par l'employeur en vue de la constitution de pensions ou de retraites;
La cotisation ouvrière aux assurances sociales.
Cotisations à la caisse de retraite
En principe, seules sont déductibles les retenues opérées par l'employeur pour la constitution
d'une pension de retraite; les versements volontaires effectués en vue d'une retraite
complémentaire ne peuvent être admis.
Cotisations ouvrière versée a la caisse de sécurité sociale
Pour être déductible, cette cotisation doit avoir un caractère obligatoire; les versements par
salariés à une caisse de mutuelle en vue de bénéficier de prestations complémentaires peuvent
donc être déduits, et cela même s'ils font l'objet d'une retenue sur salaire.
CALCUL DES IMPÔTS SUR SALAIRES ET PENSIONS
CALCUL DU MONTANT DE L'IRG
Principe
L'IRG est calculé à l'occasion de chaque paiement effectif de salaires ou de pensions, sur le
montant total de la rémunération nette imposable revenant à chaque pensionné; le calcul est
opéré à l'aide d'un barème qui permet de tenir compte de situation matrimoniale de ces
derniers.
L’impôt ainsi calculé, doit être retenu à la source par l'employeur ou le débirentier; il est alors
considère comme définitivement acquis au trésor public.
Il résulte de ce précède:
- D'une part, qu’une retenue IRG est principe absolument indépendante des autres retenues
IRG supportées par même salarié ou le même pensionné, soit chez le même employeur ou
débirentier, soit chez un employeur secondaire.
Par exemple, si la même personne est à la fois salariée et pensionnée, l'employeur qui paie le
salaire n'a pas à s'inquiéter des retenues pratiquées par le débirentier sur la pension, et vice
versa; de même, si un salarié travaille simultanément pour plusieurs employeurs chacun des
employeurs calcule les retenues selon la durée effective du travail sans se préoccuper du
montant des rémunérations perçues par ce salarié chez ses autres employeurs. (A l'exception
toutefois des rémunérations accessoires).
- Néanmoins, on verra par la suite qu'un salarié dispose en dehors de son salaire principal
d'une autre source de revenus (autres salaires ou revenus) est astreint à souscrire une
déclaration globale comportant l'ensemble de ses revenus
Il sera imposé selon le barème IRG sans bénéficier des abattements propres aux salariés, à
l'exception toutefois de son salaire principal qui conservera le bénéfice de cet abattement par
le bais du bénéfice d'un avoir fiscal fictif sur l'impôt.
D'autre part, que l’IRG est un impôt à périodicité variable, puisque la fréquence des
impositions dépend de la fréquence du paiement des rémunérations imposables.

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L'IRG est aussi un impôt progressif dont le taux augmente au fur à mesure que s'accroît le
revenu imposable.
Enfin, c'est un impôt personnalisé car sa liquidation dépend de la situation matrimoniale du
bénéficiaire.
Barème utilisé
Calcul de l'impôt sur le revenu global:
Barème applicable:
La base de calcul de l'IRG est constituée par le revenu net imposable tel que déterminé
précédemment.
Les retenues IRG sur salaires sont calculées à laide d'un barème.
Le barème à été établi selon les taux progressif et les abattements suivants:
Barème annuel de base
Fraction du revenu imposable Tranches Taux droit doits cumulé
N'excédent pas 120 000.00 0 0 0 0
De 120.001.00 à 360.000.00 240 000.00 20% 48 000.00 48 000.00
De 360.001 à 1 440.000.00 1 080 000.00 30% 324 000.00 372 000.00
Supérieur à 1.440.000.00 35%
Barème mensualisé:
Pour les salariés qui sont taxé sur leurs revenus mensuels, il est fait application du
barème mensuel suivant:
Fraction du revenu imposable Tranches Taux droit doits cumulé
N'excédent pas 10 000.00 0 0 0 0
De 10.001.00 à 30.000.00 20 000.00 20% 4 000.00 4 000.00
De 30.001 à 120.000.00 90 000.00 30% 27 000.00 31 000.00
Supérieur à 120.000.00 35%
Cette retenue à la source s'effectue après application d'un abattement dégressif sur l'impôt
calculé sur la base barème mensuel ci-dessus; cet abattement est déterminé en pourcentage
comme suit:
Les revenus visés à l‘article 66 du code des impôts directs et taxes assimilées bénéficient d‘un
abattement proportionnel sur l‘impôt global égal à 40% .Toutefois l‘abattement ne peut être
inférieur à 12.000 /an ou supérieur à 18.000DA/ an (soit entre 1000 et 1.500DA /mois).
Application pratique:
Exemple:
Déterminer le montant de L’IRG dû pour chacun des salaires bruts imposables suivants :
A-14 900.00
B-15 100.00
C-64 000.00
D-120 000.00
Article 104 Du CIDTA Mensuelle
N‘excédant pas 10.000.00 0% 0.00
De 10.001.00 à 30.000.00 20% 4 000.00
De 30.001.00 à 120.000.00 30% 27 000.00
Supérieure à 120.000.00 35%
Les revenus visés à l‘article 66 du code des impôts directs et taxes assimilées bénéficient d‘un
abattement proportionnel sur l‘impôt global égal à 40% .Toutefois l‘abattement ne peut être
inférieur à 12.000 /an ou supérieur à 18.000.00/ an (soit entre 1000 et 1.500.00 /mois).
En outre, les revenus des travailleurs handicapés moteurs, mentaux, non-voyants ou sourds-
muets, ainsi que les travailleurs retraités du régime général bénéficient d‘un abattement
supplémentaire sur le montant de l‘impôt sur le revenu global, dans la limite de 1.000.00 par
mois, égal à

26
- 80%, pour un revenu supérieur ou égal à 20.000.00 et inférieur à 25.000.00;
- 60%, pour un revenu supérieur ou égal à 25.000.00 et inférieur à 30.000.00;
- 30%, pour un revenu supérieur ou égal à 30.000.00 et inférieur à 35.000.00;
- 10%, pour un revenu supérieur ou égal à 35.000.00 et inférieur à 40.000.00.
En outre, les rémunérations versées au titre d‘un contrat d‘expertise ou de formation donnent
lieu à l‘application d‘un abattement de 20 %.
Déterminer le montant de L’IRG dû pour chacun des salaires bruts imposables suivants
A-14 900.00 (14 900.00 -10 000.00) X 20 % = 980.00 ; Abattement 40% = 980.00 X 40 % =
392.00 < 1 000.00, donc on retient 1 000.00
IRG à payer = 980.00 – 1 000.00 = - 20.00 (Rien à payer).
B-15 100.00 (15 100.00 – 10 000.00) X 20 % = 1 020.00 ; Abattement 40% = 1 020 X 40% =
408.00 < 1 000.00, on retient 1 000.00 IRG à payer = 1 020.00 – 1 000.00 = 20.00
C-64 000.00 (64 000.00 – 30 000.00) X 30% + 4 000.00 = 14 200.00 ; Abattement 40% = 14
200 X 40% = 11 360.00 >1 500.00, donc retient 1 500 ; IRG à payer = 14 200 – 1 500 = 12
700 DA
D-120 000.00 (120 000.00 – 30 000.00) X 30% + 4 000.00 = 31 000.00 ; Abattement 40% =
31 000.00 X 40% = 12 400.00 > 1 500.00, donc on retient 1 500.00 ; IRG à payer = 31 000.00
– 1 500.00 = 29 500.00
OBLIGATION DES CONTRIBUABLES
La plupart des formalités relatives aux impositions sur les salaires et pensions incombent aux
employeurs et débirentiers; cependant, les salaires et pensionnés demeurent, pour leur part,
soumis à certaines obligations restreintes.
OBLIGATION DES EMPLOYÉS ET PENSIONNES
L'institution de l'IRG retenue à la source sur les salaires et pensions allège considérablement
les formalités exigées de la majeure partie des salariés et pensionnés;
Toutefois des situations particulières peuvent rendre certains salariés ou pensionnés à
certaines obligations.
Obligations incombant à la généralité des salariés ou pensionnés:
En tant qu'employés ou pensionnés, ces contribuables sont seulement tenus d'exiger et de
conserver les fiches individuelle de paie qui sont délivrées par leur employeurs ou
débirentiers; ces pièces sont nécessaires non seulement pour justifier leur qualité de salarié ou
pensionné, mais elles sont, d'autre part, indispensables lorsque ces mêmes personnes
introduisent des réclamations contestant éventuellement les dites retenues.
Obligations particulières incombant à certain salarié ou pensionnés
- Salariés rémunérés exclusivement à l'aide de pourboires ou percevant des revenus versés par
des employeurs établis à l'étranger
Certain salariés ou pensionnés sont tenus de calculer et verser eux-mêmes les retenues IRG
afférentes à leurs propres rémunérations.
Ils sont alors astreints aux mêmes obligations que les employeurs et débirentiers:
enregistrement des retenues, versement périodique de ces dernières, déclaration annuelle, etc..
Les personnes concernées sont:
- Contribuables domiciliés ou résidant habituellement en Algérie percevant des revenus
imposables d'employeurs ou débirentiers domiciliés ou établis à l'étranger (art 74-2
CID).
- Salariés rémunérés exclusivement par des pourboires reçus directement et sans entremise de
l'employeur (article 70 dernier alinéa du CID).
- Salariés disposant d'une autre source de revenu en dehors de leur salaire principal
Conformément aux dispositions de l'article 99-1 du CID, les salariés qui perçoivent des
revenues salariaux ou non salariaux, en sus de leur salaire principal, primes et gratifications y

27
relatives, sont assujettis à l'établissement et au dépôt d'une déclaration de leur revenu global
dont l'imprimé est fourni par l'administration fiscale.
Cette déclaration doit être déposée avant le 1er mai de chaque année à l'inspection des impôts
du lieu de leur domicile.
Cette obligation de déclaration ne s'applique pas aux salariés qui:
Disposent d'un seul salaire;
- Aux personnes exerçant en sus de leur activité principale de salarié, une activité
d'enseignement ou de recherche à titre vacataire ou associé dans les établissements
d'enseignement.
- Aux salariés qui perçoivent des jetons de présence et autre rémunérations versées en raison
de leur qualité de nombres d'un conseil d'administration ou de surveillance de sociétés; cette
dispense de déclaration n'est valable que lorsque le bénéficiaire est une personne physique
exerçant à titre principal une activité salariale et que le revenu perçu à ce titre n'excède pas la
somme des revenus salariaux versée au titre de l'année considérée. (Article 104 du CID).
RÉGULARISATION ET CONTRÔLES
Les employeurs et débirentiers, ainsi que les salariés ou pensionnés soumis aux mêmes
obligations que ces derniers, sont tenus de procéder eux-mêmes à certaines régularisations
d'erreurs ou d'insuffisances; à défaut, l'administration fiscale est habilitée à calculer et à
réclamer les sommes qui n'ont pas été retenues ou qui n'ont pas été versées au Trésor.
RÉGULARISATION PAR LES EMPLOYEURS ET DÉBIRENTIERS:
Bien qu'aucune disposition légale ne prévoie, les employeurs sont tenus de régulariser les
erreurs ou omissions ayant affecté le calcul des retenues individuelles ou bien la totalisation
des retenues individuelles à verser au Trésor.
CONTRÔLE ET RÉGULARISATION PAR L’ADMINISTRATION
Il convient de faire une distinction entre:
Le contrôle et la régularisation des retenues IRG
Et celui de l'absence ou de l’insuffisance du versement IRG
Contrôle et régularisation des retenues IRG
Retenues omises ou insuffisantes (article 130 CID)
L'inspection des impôts peut, lorsque le contribuable n'a pas procédé à la retenue de l'IRG sur
salaires, déterminer d'office cet impôt.
L'insuffisance de retenue peut également faire l'objet de régularisation; l'administration doit
néanmoins respecter les procédures de redressement prévues en la matière.
Trop - perçus:
Les retenues faites à tort ou excessives, peuvent faire l'objet de restitution directement au
bénéficiaire sur base d'une réclamation que ce dernier doit adresser au Directeur des impôts
territorialement compétent.
Contrôle et régularisation des retenues non effectuées (article 130 CID)
En application de l'article 130 CID, l'administration fiscale peut évaluer d'office les revenus
imposables et le montant des droits dus lorsque, après avoir épuisé tous les moyens à sa
disposition, il ne lui a pas été possible de déterminer avec exactitude le montant des
rémunérations imposables.
Il en est notamment ainsi dans le cas ou l'employeur ou le débirentier ne tient pas de livre de
paie ou ne veut pas le présenter.
Toutefois la procédure spéciale d’évaluation d'office ne peut être utilisée qu’à partir du début
du deuxième mois suivant celui au cours duquel le versement aurait du être effectué.
Si les droits ainsi déterminés sont acquittés dans 10 jours de la notification, le contribuable
conservera la faculté de régulariser sa situation en imputant le trop-perçu éventuel sur ses
versements ultérieurs.

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Dans le cas contraire, les droits résultant de l'évaluation d'office ainsi que les pénalités qui
seront appliquées, ne pourront plus être réduits (sauf si toutefois l'évaluation d'office était elle-
même entachée d'erreur).
SANCTIONS
Lorsque les employeurs ou débirentier, ainsi qu'éventuellement les bénéficiaires des revenus,
n'ont pas rempli l’obligation auxquelles ils sont astreints, les infractions ainsi commises sont
sanctionnées tantôt par des pénalités proportionnelles, tantôt par des amendes.
Défaut ou insuffisance de retenues IRG (article 134-2 CID)
Cette infraction est sanctionnée une pénalité de 25%. Des sanctions plus graves sont prévues
en cas de manœuvre frauduleuse.
L'utilisation de la procédure de taxation d'office examinée précédemment, laissant présumer
que les retenues n'ont pas été effectuées, cette procédure doit s'accompagner d'une des
pénalités ci-dessus.
Défaut ou insuffisance de déclaration et/ou de versement (article 134-2) et Le défaut de dépôt
du bordereau - avis de versement et de paiement de l'IRG.
Dans les délais prescrits donne lieu à la charge du débiteur, à une pénalité de 10 %.
Cette pénalité est relevée à 25 % lorsque l'administration fiscale a mis en demeure le
redevable défaillant d'avoir à régulariser sa situation en lui accordant un délai de 30 jours et
lorsque ce dernier ne s'est pas exécuté dans ce délai
REMARQUE
Déclaration et paiement de l'ensemble des impôts et taxes payables au comptant ou par voie
de retenue à la source (article 402-2 du CID).
Les pénalités prévues dans le paragraphe précédant sont applicables lorsque l’IRG
sur salaire font l'objet d'une déclaration et d'un paiement séparés.
Par contre, lorsque le redevable déclare par voie d'imprimé G50 ou G50A simultanément
plusieurs impôts ou taxes payables au comptant ou par voie de retenue à la source (tels que la
TVA, la TAP, la retenue à la source sur les dividendes, et les revenus des entreprises
étrangères n'ayant pas d'installation permanente en Algérie, etc..) la pénalité qui sera
appliquée pour l'ensemble de ces impôts (y l’IRG/salaire) est celle prévue à l'article 402-2 du
CID.
Selon cet article, le retard dans le paiement de ces impôts entraîne l'application d'une
majoration de 10 %
En outre, une astreinte de 3 % par mois ou fraction de mois de retard est applicable à partir du
premier jour du mois qui suit la date limite de dépôt des bordeaux avis versement, sans
toutefois, que cette astreinte, cumulée avec la pénalité fiscale de 10 % ci-dessus, n'excède 25
%.
Lorsque la pénalité de recouvrement de 10 % se cumule avec la pénalité pour dépôt tardif de
la déclaration, le montant total des deux pénalités est ramené à 15 % à condition que le dépôt
de la déclaration et le paiement interviennent au plus tard le dernier jour du mois de
l'exigibilité.
Selon la circulaire n° 167/MF/DGI du 22 mars 2000, lorsque le paiement de ces impôts
intervient une année après la date de leur exigibilité, la majoration de retard est portée à 25%
Manœuvre frauduleuses:(articles 134-2 et 303 du CID)
Définition:
Les manœuvres frauduleuses se caractérisent par les présentations volontaires de fait
matérielles inexactes destinés à tromper l'administration.
Définition:
Les dispositions de l'article 134-2 du CID s'appliquent à quiconque, en employant des
manœuvre frauduleuses, s'est soustrait ou a tenté de se soustraire, en totalité ou en partie, à
l'assiette, à la liquidation des retenues IRG.

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Sanctions applicables (article 193-2 et 303 CID)
En cas de manœuvres frauduleuses, une majoration correspondant au taux de dissimulation
observé par le contribuable, est applicable.
Ce taux correspond à la proportion des droits dissimulés par rapport aux droits dus au titre du
même exercice.
Cette majoration ne saurait être inférieure à 50 %.
Lorsqu‘aucun droit n‘n’a été versé, le taux applicable est arrêté à 100%.
Le taux de 100% est également appliqué lorsque les droits éludés concernent des droits
devant être collectés par voie de retenue à la source
Quiconque, en employant des manœuvres frauduleuses s‘est soustrait ou a tenté de se
soustraire, en totalité ou en partie, à l‘assiette ou à la liquidation de tout impôt, droit ou taxe
est indépendamment des sanctions fiscales applicables, passible :
− D‘une amende pénale de 50.000 DA à 100.000 DA, lorsque le montant des droits éludés
n‘excède pas 100.000 DA ;
− de l‘emprisonnement de deux (02) mois à six (06) mois et d‘une amende de 100.000 DA
à 500.000 DA, ou de l‘une de ces deux peines seulement, lorsque le montant des droits
éludés est supérieur à 100.000 DA et n‘excède pas 1.000.000 DA ;
− de l‘emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d‘une amende de 500.000 DA
à 2.000.000 DA, ou de l‘une de ces deux peines seulement, lorsque le montant des droits
éludés est supérieur à 1.000.000 DA et n‘excède pas 5.000.000 DA ;etc.
Autres sanctions:
Défaut de production de la déclaration annuelle des salaires
Le défaut de production de cette déclaration dans le délai prescrit donne lieu à l'application
d'une amende fiscale dont le montant est fixé comme suit:
2500 DA lorsque le retard n'excède pas un mois;
5000 DA lorsque le retard excède un mois;
10000 DA lorsque le retard excède deux mois.
Omission ou inexactitude portant sur la déclaration annuelle (article 164 CID)
Il est fait application d'une amende fiscale de 1000 DA encourue autant de fois qu'il est relevé
d'omissions ou d'inexactitudes dans les documents et renseignements écrits ou fournis.
Refus de communiquer à l'administration fiscale le livre de paie (articles 75-2 et 314 du
CID)
Le refus de communiquer ce document ou sa destruction avant l'expiration d'un délai de dix
(10) ans, donne lieu à l'application d'une amende fiscale 1000 DA à 10 000 DA.
Cette infraction donne, en route, lieu à l'application d'une astreinte de 50 Da au minimum par
jour de retard qui commence à courir de la date du procès-verbal dresse pour constater le refus
et prendre fin du jour ou une mention inscrite par un agent qualifié, sur le livre de paie, atteste
que l'administration a été mise à même d'obtenir les communications prescrites.

30
---------------oo00oo----------------
(02)
Législation sociale et gestion de la
paie finale
Introduction:
Le rôle des employés quelque soit les fonctions qu'ils occupent et les tâches qu'ils assurent
dans l'entreprise est important, pour cela leur relation avec l'employeur est régie par le code
du travail qui défini bien les obligations et les droits de chaque partie.
Les salaires versés par l'employeur au employés représentent un facteur très déterminent dans
cette relation au point à inciter le législateur à mettre en place une loi qui fixe les conditions et
les modalités pour la gestion de la paie.

Partie I: Eléments fondamentaux de la législation sociale


Chapitre I: Le contrat de travail
1)- Définition du contrat de travail:
La relation de travail prend naissance par le contrat écrit ou non écrit.
Elle existe en tout état de cause du seul fait de travailler pour le compte d'un employeur.
Elle crée pour les intéressés des droits et des obligations, tels que définis par la législation, la
réglementation, les conventions ou accords collectifs et le contrat de travail » Selon l'article 8
de la
Législation et réglementation du travail relatif à la relation du travail.
1.1)- Contrat a durée déterminée:
Un contrat de travail, peut être conclu pour une durée déterminée à temps plein ou partiel dans
les cas suivants, lorsque:
- Le travailleur est recruté pour l'exécution d'un travail lié à des contrats de travaux ou de
prestations non renouvelables.
- Il s'agit de remplacer un titulaire d'un poste qui est absent temporairement et dont le poste
est tenu d'être conservé.
- Il s'agit pour l'organisme employeur d'effectuer des travaux périodiques à caractère
discontinu.
- Un surcroît de travail ou des motifs saisonniers le justifient.
- Il s'agit d'activités ou d'emplois à durée limitée ou qui sont par nature temporaires.
1.2)- Contrat à durée indéterminée:
Un contrat de travail est considéré comme étant indéterminé, lorsqu'il n'existe pas un contrat
de travail écrit.
Ce contrat de travail peut être conclu pour une durée indéterminée mais pour un temps partiel,
c'est-à-dire pour un volume horaire moyen inférieur à la durée légale du travail.
- Lorsque le volume de travail disponible ne permet pas de recourir aux services à plein temps
d'un travailleur.
- Lorsque le travailleur en activité en fait la demande pour des raisons familiales et que
l'employeur accepte.
2)- Règlement inférieur:

31
« Le règlement inférieur est un document par lequel l'employeur fixe obligatoirement les
règles relatives à l'organisation technique du travail, à l'hygiène, à la sécurité et à la discipline.
Dans le domaine disciplinaire, le règlement inférieur fixe la qualification des fautes
professionnelles, les degrés des sanctions correspondantes et les procédures de mise en œuvre
» selon l'article 77 de la législation et réglementation du travail relatif à la relation du travail.
Dans les organismes employeur occupant vingt travailleurs et plus, l'employeur est tenu
d'élaborer un règlement inférieur, et de le soumettre pour avis, aux organes de participation
ou aux représentants des travailleurs, avant sa mise en œuvre.
Ce règlement inférieur est déposé auprès de l'inspection du travail territorialement compétente
pour approbation de conformité avec la législation et la réglementation du travail dans un
délai de huit jours, il prend effet, dès son dépôt auprès du greffe du travail territorialement
compétent.
Dans les organismes employeurs occupant moins de vingt travailleurs, l'employeur peut
élaborer un règlement inférieur selon les spécificités des activités, et la nature de ces activités
est fixée par voie réglementaire.
A souligner que, les clauses du règlement inférieur qui supprimerait ou limiteraient les droits
des travailleurs tels qu'ils résultent des lois, des règlements et des conventions ou accords
collectifs en vigueur sont nulles et de nul effet.
3)- Droits et obligations de l'employeur et des travailleurs:
3.1)- Droits et obligations de l'employeur
3.1.1)- Obligation de l'employeur:
Le décret exécutif n°96-98 du 06 mars 96, qui vient en application des dispositions de l'article
156 de la loi n° 90-11 du 21 avril 90, détermine la liste des livres et registres spéciaux pour les
employeurs qui sont les suivants:
- Le livre de paie
- Le registre des congés payés
- Le registre du personnel
- Le registre des travailleurs étranges
- Le registre des vérifications techniques des installations et équipements industriels
- Le registre d'hygiène et sécurité et médecine du travail
- Le registre des accidents du travail
Ces livres et registres spéciaux, sont tenus constamment à jour, sous la responsabilité de
l'employeur, sans ratures, surcharges ou apostilles.
Ils sont présentés à l'inspecteur du travail territorialement compétent et à toute autre autorité
habilité à en demander communication.
L'employeur est tenu de prendre toutes les dispositions à l'effet de permettre, même en son
absence, la communication et la consultation de ces livres à l'occasion des différents contrôles
effectués par l'inspecteur du travail.
IL doit en outre répondre à toute réquisition de celui-ci, muni de tout document dont il lui est
demandé la présentation en vue d'en vérifier la conformité, de ce copier ou d'en établir des
extraits.
Le livre de paie est coté et paraphé par le greffe du tribunal territorialement compétent.
Les autres livres cités ci- dessus sont cotés et paraphés par l'inspection du travail
territorialement compétent.
La durée de conservations de ces livres et registres, est fixée à dix ans, à partir de la date de
leur clôture.
3.1.2)- Droits De L'Employeur :
- L'employeur a droit aux avantages suivants :
- Définir un règlement intérieur et veiller à son respect.
- Jouir du respect et de l'assiduité de ses employés.

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- Recourir aux heures supplémentaires en cas de besoin.
- Recourir à des actions disciplinaires en cas de non-respect du règlement intérieur.
- Recourir au renvoi ou licenciement du personnel.
- Imposer le respect de l'endroit du travail.
- Exiger des salariés dont les qualifications permettent de contribuer activement aux actions
de formation et de perfectionnement qu'il organise.
3.2)- Droit et obligations des travailleurs:
Les travailleurs jouissent des droits cités par la législation et la réglementation du travail et
ont des obligations envers leur organisme employeur.
3.2.1)- Droits des travailleurs:
L'article 5 de la législation et réglementation du travail relatif à la relation du travail a
énuméré les droits fondamentaux suivants:
A)- Droits à la présentation des travailleurs:
Les travailleurs salariés des organismes employeurs sont présentés et défendus par d'autres
travailleurs salariés au niveau des syndicats et des comités de participation.
Exercice du droit syndical:
« Les travailleurs salariés d'une part, et les employeurs d'autre part, de même professions,
branches ou secteurs d'activité ont le droit de se constituer en organisations syndicales à l'effet
de défendre leurs intérêts matériels et moraux ». Selon l'article 2 de la législation et
réglementation du travail relatif à l'exercice du droit syndical.
« Les travailleurs salariés d'une part, et les employeurs d'autre part, ont le droit de fonder, à
cet effet, des organisations syndicales ou d'adhérer, de façon libre et volontaire, à des
organisations syndicales existantes à la seule condition de se conformer à la législation en
vigueur et aux statuts de ces organisations syndicales ». Selon l'article 3 de la législation et
réglementation du travail relatif à l'exercice de droit syndical.
Ces organisations syndicales, sont tenues d'être autonomes, dans leur fonctionnement et
distinctes par leur objet et dénomination de toute association à caractère politique. Les
travailleurs salariés qui souhaitent fonder une organisation syndicale doivent jouir des
conditions citées dans l'article 6 de la présente loi.
Les représentants des travailleurs salariés sont choisis et élus par les autres travailleurs
salariés.
Participation des travailleurs dans l'organisme employeur:
La participation des travailleurs au sein de l'organisme employeur est assurée par:
- Des délégués du personnel au niveau de tout lieu de travail distinct comprenant au moins
vingt travailleurs.
- Un comité de participation composé de délégués du personnel élus conformément à la loi au
niveau du siège de l'organisme employeur.
L'article 94 de la législation et réglementation du travail relatif a la relation du travail, a
énuméré les sept attributions du comité de participation, ce dernier représente et informe les
travailleurs salariés, sur les questions qui concerne l'évolution et l'organisation dans
l'organisme employeur.
Les membres du comité de participation sont élus par les travailleurs.
Négociations collectives:
La convention collective, est un accord écrit, sur l'ensemble des conditions d'emplois et de
travail pour une ou plusieurs catégories professionnelles, elle est conclue au sein d'un même
organisme employeur entre l'employeur et les représentants syndicaux des travailleurs.
Les conventions collectives, concluent dans les conditions fixées par la présente loi, traitent
des conditions d'emploi et de travail et peuvent également traiter les éléments cités dans
l'article 120 de la législation et réglementation du travail relatif à la relation du travail.

33
La négociation de ces conventions collectives, est menée par des commissions paritaires de
négociation composées d'un nombre égal de représentants syndicaux de travailleurs et
d'employeurs dûment mandatés par ceux qu'ils représentent.
B)- Les droits sociaux:
Les travailleurs salariés de tout organisme employeur jouissent des droits sociaux
suivants:
Sécurité sociale et retraite:
L'employeur d'un organisme employeur, est tenu de déclarer ses employés à la caisse
nationale d'assurance sociale (CNAS) dans un délai de huit jours de la date d'embauche.
L'employeur est tenu aussi de cotiser 35% du salaire de poste manuel à la CNAS.
Neuf pour cent (9%) du salaire de poste mensuel est à la charge du salarié (car il est déduit de
son salaire) est destiné aux remboursements des arrêts de travail et maladies.
Vingt six pour cent (26%) du salaire de poste mensuel qui est à la charge de l'employeur est
destiné aux cotisations pour la caisse de retraite, le travailleur bénéficié dans ce cas d'une
retraite ou d'une retraire proportionnelle suivant les conditions citées dans la législation.
En ce qui concerne les entreprises de bâtiment, l'employeur est tenu de cotiser à la caisse des
congés de bâtiments, des travaux publics et hydraulique (CACOBATPH), 0.375 du salaire de
poste mensuel qui est à la charge du salarié - car il déduit de son salaire de poste- cette
cotisation est destinée aux remboursements des arrêts de travail résultants du chômage
intempéries.
Repos et congés:
Le travailleur salarié, a le droit à deux journées entières de repos par semaine, lorsque pour
des raisons de production le repos peut être différé alors le travailleur a le droit à deux jours
de repos compensateurs.
Le travailleur a le droit aussi à un congé annuel rémunéré par l'employeur, le droit au congé
annuel repose sur le travail effectué au cours d'une période annuelle de référence qui s'étend
du 1er juillet de l'année précède au 30 juin de l'année du congé.
En ce qui concerne, les travailleurs nouvellement recrutés, le point de départ de la période de
référence est la date de recrutement, l'indemnité afférente au congé annuel, est égal au
douzième de la rémunération total perçue par le travailleur au cours de l'année de référence du
congé ou au titre de l'année précédent le congé.
L'indemnité de congé relative aux travailleurs du secteur de bâtiments, est payée par une
caisse spécifique (CACOBATPH), après une cotisation de 12.21% du salaire de poste
mensuel.
Hygiène sécurité et médecine du travail:
Le travailleur salarié a le droit d'exercer son travail en toute sécurité dans un endroit propre.
IL a également le droit à des consultations permanentes par le médecin du travail.
C)- Prévention des conflits de travail et recours à la grève:
Un conflit collectif de travail, est tout désaccord relatif aux relations socioprofessionnelles et
aux conditions générales de travail, entre les travailleurs et l'employeur.
Ces derniers, se réunissent périodiquement en vue, d'examiner en commun la situation des
relations socioprofessionnelles et des conditions générales de travail au sein de l'organisme
employeur, dans le cas de différend entre les deux parties, l'employeur et les représentants des
travailleurs, engagent des procédures éventuelles de conciliation; en cas d'échec de celles-ci
l'inspection du travail territorialement compétente saisie de ce différend et essaye à son tour
de concilier les deux parties.
En cas d'échec, le médiateur, qui est une tierce personne assisté, obligatoirement d'après
l'article 11 de la présente loi par l'inspecteur du travail, tente à son tour de conciliation, si ce
différend persiste toujours, les parties soumettent leur différend à l'arbitrage, dans ce cas il est
fait application des articles 442 et 454 du code de procédure civile.

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Dans le cas où les solutions proposées s'avèrent veines, les salariés ont le droit de recourir à
une grève, sans perte de leurs avantages et de leur poste de travail.
Les travailleurs salariés, jouissent également des droits cités par l'article 6 de la législation et
réglementation du travail relatif à la relation de travail.
« Dans le cadre de la relation de travail, les travailleurs ont également le droit:
- A une occupation effective
- Au respect de leur intégrité physique et morale de leur dignité.
- A une protection contre toute discrimination pour occuper un poste autre que celle fondée
sur leur aptitude et leur mérite.
- A la formation professionnelle et à la promotion dans le travail.
- Au versement régulier de la rémunération qui leur est due.
- Aux ouvres sociales
- A tout avantages découlant spécifiquement du contrat de travail».
3.2.2)- Obligations des travailleurs:
« Les travailleurs ont les obligations fondamentales suivantes au titre des relations de travail:
- Accomplir aux mieux de leurs capacités, les obligations liées à leur poste de travail, en
agissant avec diligence et assiduité, dans le cadre de l'organisation du travail mise en place par
l'employeur.
- Contribuer aux efforts de l'organisme employeur en vue d'améliorer l'organisation et la
productivité.
- Exécuter les instructions données par hiérarchie désignée par l'employeur dans l'exercice
normal de ses pouvoirs de direction
- Observer les mesures d'hygiène et de sécurité établies par l'employeur en conformité avec la
législation et la réglementation.
- Accepter les contrôles médicaux internes et externes que l'employeur peut engager dans le
cadre de la médecine du travail ou du contrôle d'assiduité.
- Participer aux actions de formation, de perfectionnement et de recyclage que l'employeur
engage dans le cadre de l'amélioration du fonctionnement ou de l'efficacité d l'organisme
employeur ou pour l'amélioration de l'hygiène et de la sécurité.
- Ne pas avoir d'intérêts directs ou indirects dans une entreprise ou société concurrente, cliente
ou sous traitante, sauf accord de l'employeur et ne pas faire concurrence à l'employeur dans
son champ d'activité.
- Ne pas divulguer des informations d'ordre professionnel relative aux techniques,
technologies, processus de fabrication, mode d'organisation, et d'une façon générale, ne pas
divulguer les documents internes à l'organisme employeur sauf s'ils sont requis par la loi ou
leur hiérarchies.
- Observer les obligations découlant du contrat de travail » selon l'article 7 de la législation et
réglementation du travail relatif à la relation du travail.
Chapitre II: Rupture du contrat de travail
« La relation de travail cesse par l'effet de:
- La nullité ou l'abrogation légale du contrat de travail;
- L'arrivé à terme du contrat de travail à durée déterminée;
- La démission;
- Le licenciement;
- L'incapacité total de travail, telle que définie par la législation;
- Licenciement pour compressions d'effectifs;
- Cessation d'activité légale de l'organisme employeur;
- La retraite;
- Décès » selon l'article 66 de la législation et réglementation du travail relatif à la relation du
travail

35
De toute rupture du contrat de travail avec l'organisme employeur, découlent des droits acquis
par la loi, parmi les cas les plus courants on cite:
1)- La démission:
La démission est un droit reconnu au travailleur, si ce dernier manifeste le besoin de quitter
son poste de travail, présente à son organisme employeur sa démission par écrit.
Le travailleur quitte son poste de travail, après une période de préavis dans les conditions
fixées par les conventions ou accords collectifs, ce travailleur reçoit une indemnité appelée
solde de tout compte (STC), cette dernière, se calcul comme le congé annuelle car le
travailleur a le droit à deux journées et demi par mois rémunérés.
Dans le cas où le travailleur salarié quitte son poste de travail sans informer son employeur, il
ne bénéficie d'aucune indemnité, car c'est un abandon de poste.
2)- La retraite:
La pension de retraite, constitue un droit à caractère pécuniaire, personnel de viager.
L'article 6 de la législation et réglementation du travail relatif à la retraire proportionnel avant
modification pose, les conditions du bénéfice de la retraite qui sont les suivantes:
- Etre âgé de soixante ans au moins pour l'homme et cinquante cinq ans pour la femme.
- Avoir travaillé pendant au moins 15 années.
Le 31 Mai de l'année 1997, cet article a été modifié et complété et énonce que le bénéfice de
la pension de retraite peut être accordée avant l'âge prévu dans l'article 6 (avant modification)
sans aucune condition d'âge lorsque le travailleur salarié a accompli une durée de travail
effectif, ayant donné lieu à versement de cotisation égale à trente deux ans au moins.
Pour chaque année validée, le montant de la pension, est fixée à
2.5 % du salaire mensuel soumis à cotisation de la sécurité sociale.
Le salaire servant de base au calcul de la pension égal soit:
- Au salaire mensuel des trois dernières années précédent la mise à la retraite
- Si, c'est plus favorable, au salaire mensuel moyen, déterminé sur la base des trois années qui
ont donnée lieu, à la rémunération la plus élevé au cours de la carrière professionnelle de
l'intéressé.
Le travailleur salarié, peut demander le bénéfice d'une pension de retraite proportionnelle à
partir de l'âge de cinquante ans, s'il réunit une durée de travail effectif ayant donnée lieu à
versement de cotisation égale au moins à vingt ans.
3) Le licenciement:
Le licenciement qui est une cessation du contrat de travail, contre la volonté des travailleurs
se traduit selon les cas suivants:
A)- Licenciement à caractère disciplinaire:
Le licenciement à caractère disciplinaire intervient dans le cas de fautes graves commises par
le travailleur; sont considérées comme fautes grèves celles sanctionnées par la législation
pénale commises à l'occasion du travail et celles citées à l'article 73 de la législation et
réglementation du travail relatif à la relation de travail. Ce type de licenciement est sans délais
congé ni indemnité pour le travailleur
Licencié.
B)- Licenciement abusif:
Un licenciement est présumé abusif, si le salarié d'un organisme employeur est licencié sans
avoir commis de fautes graves
sanctionnées par la législation pénale, et citées dans l'article 73 de la législation du travail
relatif à la relation du travail, si le licenciement d'un travailleur survient en violation des
procédures légales, le tribunal saisi, qui statue en premier et en dernier ressort, annule la
décision du licenciement, et accorde au travailleur à la charge de l'employeur, une
compensation pécuniaire qui ne saurait être inférieure au salaire perçu par le travailleur
comme s'il avait continué à travailler.

36
Si le licenciement d'un travailleur survient en violation des dispositions de l'article 73, il est
présumé abusif le tribunal saisie, statue en premier et en dernier ressort, et se prononce soit
sur la réintégration du travailleur dans l'entreprise avec maintien de ses avantages acquis, soit
en cas de refus des deux parties, sur l'octroi au travailleur d'une compensation pécuniaire qui
ne peut être inférieur à six mois de salaire.
C)- Licenciement pour raisons économiques:
Les salariés d'un organisme employeur touché par des problèmes économiques, sont
susceptibles de perdre de façon involontaire leur emploi, le décret législatif N° 94- 09 daté au
26 Mai 94 organise la prévention de l'emploi et fixe un dispositif de protection de ces salariés
menacés par le chômage.
L'article 3 de la législation et réglementation du travail relatif compressions d'effectifs et
protection des salariés concernés a énuméré le contenu de ce dispositif national.
L'organisme employeur et l'état également tentent grâce à des subventions d'éviter cette
compression en créant des chantiers ou des emplois, comme ce n'est pas toujours évident, les
salariés sont amenés à recevoir une indemnité d'assurance chômage ou à une retraite anticipé.
a)- La retraire anticipé:
La retraire anticipé est le dernier recours concernant le salarié victime d'une compression
d'effectif ou d'une cessation légale de l'activité de l'organisme employeur.
Ce salarié bénéficié de la mise à la retraite anticipée s'il justifie des conditions citées dans
l'article 7 de la législation et réglementation du travail relatif à la retraite anticipée,
notamment ce salarié doit:
- Etre âgé d'au moins 50 ans s'il est de sexe masculin et de 45 ans s'il est de sexe féminin
- Réunir un nombre d'années de travail ou assimilées valable au titre de la retraire égale à 20
ans au moins, et avoir cotiser à la sécurité sociale, pendant au moins 10 années de façon
pleine dont trois années précédent la fin de la relation de travail qui justifie et ouvre droit à
une retraite anticipée.
- figurer sur la liste des travailleurs devant faire l'objet d'une compression d'effectif ou sur
celle identifiant les salariés d'un organisme employeur en cessation d'activité.
- Ne pas bénéficier d'un revenu procuré par une activité professionnelle quelconque.
L'admission à cette retraite, et subordonnée aux versements par l'employeur d'une
contribution forfaitaire d'ouverture des droits, est calculée en relation avec le nombre d'années
d'anticipation dans les limites précisés dans l'article 8 de la présente loi.
Cette contribution forfaitaire d'ouverture des droits, est calculée sur la base du salaire mensuel
moyen perçu par le salarié durant les 12 mois précédent sa mise à la retraite anticipée et les
modalités, durées et périodicités sont fixées par convention entre l'employeur et l'organisme
de retraite.
b)- L'assurance chômage:
L'assurance chômage, est octroyée, aux salariés susceptibles de perdre de façon involontaire
leur emploi pour raisons économiques ou pour une cessation légale de l'activité de l'organisme
employeur.
« Pour prétendre au bénéfice des prestations de l'assurance chômage, le salarié doit remplir les
conditions ci- après:
- Etre affilié à la sécurité sociale durant une période cumulée d'au moins trois années.
- Etre agent confirmé au sein de l'organisme employeur avant licenciement pour raisons
économiques.
- Etre adhérent et à jour des cotisations au régime assurance chômage depuis au moins six
mois avant la cessation de la relation de travail » selon l'article 6 de la législation et
réglementation relatif au décret législatif n°94-11 du 26 Mai 94.
Le salarié qui remplit les conditions fixées dans l'article 6 citée

37
ci-dessus et dans l'article 7 de la présente loi, est admis de droit aux prestations du régime de
l'assurance chômage dès le versement par l'employeur, d'une cotisation d'ouverture des droits,
cette dernière est calculée en fonction de l'ancienneté du salarié concerné validé par son
dernier organisme employeur à raison de 80 % d'un mois de salaire par année d'ancienneté
dans la limite globale de 12 mois de salaire.
Partie II: Modalités de calcul de la paie.
Chapitre I: Eléments constituant une fiche de paie
Avant de procéder au calcul de la paie d'un salarié, il est important de réunir les éléments
nécessaires qui permettent d'obtenir le salaire net.
1)- Pointage des salariés:
La durée normale du travail mensuel est fixée par la législation à
22 jours, dans le cas où le pointage des salariés est inférieur à
22 jours, ce salaire sera converti au nombre de jours réellement travaillés.
Nous citons à titre d'exemple:
Le salaire de base d'un salarié est fixé à 20 000.00 DA durant le mois de janvier, ce salarié a
travaillé pendant 22 jours et durant le mois de février pendant 18 jours.
Le salaire de base relatif à 22 jours est toujours de 20 000.00 DA, le salaire de base relatif à
18 jours est calculé comme suit:

20 000 x 18
= 16 363.63 DA
22

2)- Eléments constitutifs du salaire:


A)- Le salaire de base:
Ce salaire est fixé selon plusieurs facteurs, la situation économique de l'organisme employeur,
le niveau d'instruction de la personne recruté et la nature d'activité exercé, le salaire de base
ne doit pas être inférieur du SNMG qui est de 18 000.00 DA, il est variable suivant le nombre
de jours travaillé.
Le SNMG comprend le salaire de base, les indemnités et primes de toutes nature à l’exclusion
des indemnités versée au titre de remboursement de frais engagée par le travailleur.
B)- Salaire de poste:
Le salaire de poste est obtenu en majoration de ces indemnités et prime au salaire de base.
a)-Heures supplémentaires:
D'après l'article 31 (complété par l'ordonnance N° 96-21 du 9 juillet 1996) de la législation et
réglementation du travail relatif à la relation du travail stipule : « Le recours aux heures
supplémentaires doit répondre à une nécessité absolue de service et revêtir un caractère
exceptionnel.
Dans ce cas, l'employeur peur requérir tout travailleur pour effectuer des heurs
supplémentaires au delà de la durée légale de travail sans que ces heures n'excèdent 20 % de
la dite durée légale.» pour le complément de ce dernier article 32 de la même section stipule
que:
« Les heurs supplémentaires effectuées donnent lieu au paiement d'une majoration qui ne peut
aucun cas être inférieur à 50 % du salaire horaire normale». Le recours aux heurs
supplémentaires doit être exceptionnel, dans tous les cas elles sont majors de 50 %, aucun
accord ne peut y déroger sous peine de sanction pénale.
b)- Indemnité d'expériences professionnelles (IEP):
L'indemnité d'expérience professionnelle, est octroyée aux salariés expérimentés, quant le
salarié d'un organisme employeur atteint sa troisième année d'expérience, l'employeur lui
octroi 3% du salaire de base jusqu'au maximum qui est de 25 % relatif à 25 ans d'expériences.

38
c)- Indemnités de nuisance:
Cette indemnité est accordée au salarié qui exerce une activité dans des usines, les ateliers de
confection, poste de travail nuisible (bruit des machines). Cette indemnité compense ces
mauvaises conditions de travail.
d)- Indemnité de travail posté:
D'après l'article 30 Du la législation et réglementation du travail relative à la relation du
travail stipule que: « Lorsque les besoins de la production ou de service l'exigent, l'employeur
peut organiser le travail par équipes successives au « travail posté ». Le travail posté donne
droit à une indemnité ».
e)- Prime de rendement:
Les primes de rendement individuel et collectif sont octroyées aux salariés et majorées à leur
salaire de base.
e-1)- Prime de rendement individuel:
La prime de rendement individuel est destinée à sanctionner le rendement individuel de
chaque travailleur.
e-2)- Prime de rendement collectif:
La prime de rendement collectif est destinée à sanctionner la productivité d'un collectif de
travail.
L'employeur est libre d'octroyer d'autres primes et indemnités spécifiques à l'organisme
employeur et à l'organisation du travail, on cite à titre d'exemple la prime d'encouragement et
prime de l'Aïd.
3)- Salaire imposable à l'IRG :
Le salaire imposable est obtenu après diminution de la sécurité sociale et majoration des
indemnités au salaire de poste
a)- sécurité sociale:
Le salaire de poste est imposable à la sécurité sociale, chaque mois 9% du salaire de poste est
déduite de même salaire, cette diminution est à la charge du salarié, en plus de ça, les
entreprises de travaux bâtiments en retranchent 0.375 % du salaire de poste.
b)- Indemnité de panier:
Les salariés qui habitent loin, dépensent pour la nourriture, l'employeur octroi une indemnité
qui remplace les frais de ces dépenses. Cette somme est obtenue en multipliant l'unité du
panier par le nombre de jours travaillé, elle est majorée au salaire de poste.
c)- Indemnités de transport:
Cette indemnité remplace les frais de transport, pour les salariés qui nécessitent un
déplacement à leurs lieux de travail, elle est obtenue en multipliant l'unité de transport par le
nombre de jours travaillé, elle est majorée au salaire de poste.
IL et obtenu de l'addition de salaire de poste et indemnité de panier, indemnité de transport.
d)- Les avantages en nature:
Les avantages en nature accordés aux salariés notamment la nourriture, le logement,
l'habillement, le chauffage et l'éclairage sont imposables à l'IRG sauf dans le cas où il s'agit
d'avantages en nature correspondant exclusivement à la nourriture et au logement dont
bénéficient les salariés exerçants dans des zones à promouvoir.
Les éléments cités dans l'article 68 du code des impôts directs ne sont pas imposables à l'IRG.
D)- Salaire net:
Le salaire net rémunéré chaque fin du mois au salarié, est obtenue en diminution de l'impôt
sur le revenue global et en majoration des allocations familiales et de l'impôt pour le alaire
unique.
A)- Impôt sur le revenu global (IRG):
La valeur de l'IRG est obtenue suivant un barème mis à jour.

39
La valeur de l'IRG est obtenue directement du barème quand la durée du travail mensuel est
de 22 jours
Dans le cas où la durée du travail mensuel est inférieure à 22 jours l'IRG est obtenu suivant
deux conversions.
Nous citons à titre d'exemple:
Un salarié d'un organisme employeur dont le montant du salaire imposable est de 20 000.00
DA, a travaillé durant le mois de janvier pendant 22 jours.
L'IRG relative à 20 000.00 DA est de 1 000.00 DA.
Dans le mois de février, ce même salarié a travaillé pendant 15 jours, or son salaire
imposable et de 16 000DA.
Pour calculer l'IRG relatif à 22 jours ont procède comme suit:
1)- Convertir les 16 000.00 DA relatives à 22 jours
16 000 x 22 = 23 466.67 DA
15
L'IRG relatif à 23 466.67 DA est de 1 615.90 DA

2)- Convertir I.R.G au nombre de jours travaillé


IRG = 1 615.90 DA
1 615.90 DA 22 jours

x 15 jours

1 615.9 x 15 jours
X= = 1 101.75 DA
22 jours
IRG = 1 101.75 DA corresponde à 15 jours travaillé.

b)- Allocations familiales:


Les allocations familiales des enfants des salariés étaient supportées en totalité par l'état; à
partir de l'an 1999, la loi de finance a apporté des changements relatifs au mode de
financement de ces allocations familiales.
- Pour les travailleurs dont le salaire de poste mensuel est inférieur ou égal à 15 000.00 DA, il
est attribué 600.00DA par mois et par enfants jusq'uà 5eme enfant, et 300.00 DA par mois et
par enfants à partir de 6 eme enfants.
- Pour les travailleurs dont le salaire est supérieur à 15 000.00 DA il est octroyé 300.00 DA
par mois et par enfants sans limitation du nombre d'enfants.
- Les changements intervenus dans la loi de finance, concernent le mode de financement des
allocations familiales comme suit:
C)- Indemnité pour le salaire unique:
Le travailleur dont le salaire de poste est inférieur ou égal à 7000 DA, et dont le conjoint est
sans travail, bénéfice mensuellement d'une indemnité de 500 DA majoré au salaire imposable.
Chapitre II:
Les charges patronales, les déclarations et comptabilisation des salaires
1)- Les charges patronales:
Les charges patronales supportées par l'employeur sont:
A)- La charge CNAS:
26 % du salaire de poste mensuel est cotisé pour la caisse nationale d'assurance sociale
(CNAS), c'est une cotisation pour le bénéfice de la pension de retraite, cette partie de la
charge est supportée par l'employeur.

40
0.13 % du salaire de poste mensuel est cotisé pour la CNAS concernant le secteur de
bâtiment.
B)- Intempéries et congés payés:
Ces cotisations sont spécifiques aux entreprises de bâtiments.
- 0.375 % du salaire de pote mensuel est cotisé à la CACOBATPH, cette cotisation est
relative au chômage intempéries.
- 12.21 % du salaire de poste mensuel est cotisé à la CACOBATPH, cette cotisation est
relative aux congés payés.
Le congé annuel des salariés du secteur de bâtiment est payé par cette caisse spécifique des
congés payés.
2)- Les déclarations sociales et fiscales:
A)- Les déclarations sociales:
a)- La déclaration CNAS:
Tout employeur employant des salariés est tenu de cotiser 35 % du salaire de poste mensuel et
0.13 % de ce même salaire de poste mensuel - concernant le secteur de bâtiment-
mensuellement si le nombre de salariés est supérieur à neuf ou trimestriellement si le nombre
de salariées est égal ou inférieur à neuf.
La déclaration CNAS doit être déposée avant la fin du mois qui suit le mois ou le trimestre de
cotisation.
b) – La déclaration CACOBATH:
Tout employeur employant des salariés est tenu de cotiser 12.21% du salaire de poste
mensuel, et 0.75% de ce même salaire de poste mensuel à la caisse de chômage intempéries et
congés payés mensuellement si le nombre de salarié est supérieur à neuf ou trimestriellement
si le nombre de salariés est égal ou inférieur à neuf.
La déclaration CACOBATPH doit être déposée avant la fin du mois qui suit le mois ou le
trimestre de cotisation.
c) – La déclaration annuelle des salaires (DAS):
Cette déclaration doit être établie chaque année et envoyée à la caisse avant le 31 janvier de
l'année qui suit l'année des salaires.
Cette déclaration est pour le contrôle de cohérence entre les montants des salaires et
cotisations figurant dans les déclarations périodiques et le montant annuel des salaires pour
faire sortir les différences éventuelles.
Cette déclaration comporte les informations suivantes:
- L'identification de l'employeur
- L'année, le centre CNAS, le n° de page.
- La récapitulation des salaires cotisables par trimestre et le total annuel.
- Durée de travail hebdomadaire par heures, nombre de jours payés et non travaillés (congés
exceptionnels), nombre de jours payés au titre des congés annuels, effectifs du dernier jour de
l'année.
Le détail par agent de:
- N° d'ordre
- Nom et prénom
- Date de naissance
- Montant annuel des salaires
- Durée de travail par jours
- Date d'entrée ou sortie, en cas d'un nouvel employé ou un salarié sortie au cours de l'année.
d)- La déclaration annuelle des congés:
L'employeur est tenu de faire une déclaration annuelle des congés pour la CACOBATPH
regroupant les salaires de base mensuels soumis à cotisation et les renseignements relatifs aux

41
salariés qui ont exercé du 1 juillet de l'année précédant le congé au 30 juin de l'année du
congé.
Cette déclaration doit être déposer avant le 31 juillet qui suit l'année concernée.
B)- Les déclarations fiscales:
a)- La déclaration fiscale périodique Série G N°50:
Cette déclaration permet à l'employeur de payer les sommes dues en matière d'impôt sur
salaire « IRG »
Cette déclaration doit être établie et payée dans les 20 premiers jours du mois qui suit le mois
des salaires.
On mentionne sur cette déclaration les bases imposables à l'IRG et l'IRG dus.
b)- Déclaration annuelle des salaires (301 bis):
L'employeur est tenu de faire la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu global (301.bis)
pour l'inspection des impôts, à l'entête de cette déclaration sont inscrits les renseignements
relatifs à l'organisme employeur et les montants mensuels des salaires imposables, du
versement forfaitaire et de l'impôt sur le revenu global.
A l'intérieur de la déclaration sont inscrits les renseignements relatifs aux salariés et leurs
salaires imposables et IRG mensuels.
Cette déclaration doit être déposée avant le 30 avril de l'année qui suit l'année concernée.
Cette déclaration comporte les informations suivantes:
- L'année de déclaration
- L'identification de l'employeur
- Raison sociale
- L'activité
- L'adresse de l'établissement
- Le matricule fiscal
Elle est divisée en trois (03) parties (tableaux).
3)- la comptabilisation des salaires :
En général chaque entreprise possède un plan comptable sectoriel ou les comptes sont donnés
et subdivisés (s’ils ne sont pas prévus par le SCF) en fonction de ses activités et de ses
nécessités.
3.1)- La classe 4 : Comptes de tiers
Cette classe comprend l’ensemble des droits acquis par l’entreprise à la suite de ses relations
avec les tiers.
1)- Le compte n° 421 : Personnel, rémunérations dues.
2)- Le compte n° 422 : Fond des œuvres sociales.
3)- Le compte n° 423 : Participation des salariés au résultat
4)- Le compte n° 425 : Personnel, avances et acomptes accordés
5)- Le compte n° 426 : Personnel, dépôts reçus
6)- Le compte n° 427 : Personnel, oppositions sur salaires
7)- Le compte n° 428 : Personnel, charges à payer et produits à recevoir
8)- Le compte n° 431 : Cotisation sécurité sociale
9)- Le compte n° 432 : Autres organismes sociaux
10)- Le compte n° 438 : Organismes sociaux charges a payer et produits a recevoir
11)- Le compte n° 442 : IRG sur salaire
3.2)- La classe 5 : Comptes financiers
1)- Le compte n° 512 : Comptes bancaires :
Ce compte est subdivisé selon les banques ou l’entreprise a un compte
3.3)- La classe 6 : Charges
Comprend l’ensemble des charges acquis par l’entreprise, elle abrite :
Le compte n° 63 : Charges de personnel : Il est divisé comme suit :

42
1)- Le compte n°631 : Rémunération du personnel
2)- Le compte n°634 : Rémunération de l'exploitant individuel
3)- Le compte n°635 : Cotisations aux organismes sociaux
4)- Le compte n°636 : Charges sociales de l’exploitant individuel
5)- Le compte n°637 : Autres charges sociales
6)- Le compte n°638 : Autres charges de personnel

Cas pratique :
La récap générale du mois de décembre 2010, d’une société de commercialisation des
médicaments se présente comme suit :

Decembre 2010
Salaire se base 1 015 665,48
IFSP / HS 42 252,50
Autres Primes 415 849,20
Congés payés 26 126,75
Cotisable 1 499 893,92
Prime de panier 127 575,00 Salaire Cotisable 1 499 893,92
Prime de transport 342 250,90 CNAS Part Ouvrière 134 990,45
CNAS Part Patronale 389 972,42
Salaire Brut 1 969 719,82
Sécurié Sociale 134 990,45
Imposable 1 834 729,37
I.R.G 330 793,51 Salaire Imposable 1 834 729,37
Déplacement 643 228,05 IRG Ret/salaire 330 793,50
Avances 7 250,00
Prêt 6 750,00
Net à payer 2 133 163,91

Salaire Contisable = Salaire de base + Primes Cotisables


Salaire Brut = Salaire cotisable + Primes Non Cotisables
Salaire Imposable = Salaire Brut - Sécurité Social ( 9%)
Salaire Net = S.imposable + Primes Ni Cotisable Ni Imposables - Avances - Prêts .

Voir ci-dessous la constatation et les règlements de la paie et toutes les charges relatives:
1)- La constatation de la paie et les charges patronales:

N° COMPTES Montant
LIBELLES

DEBITES CRÉDITES DÉBITS CRÉDITS


6310 Traitements et salaires 1 015 665,48

43
6311 Heures supplémentaires 42 252,50
6312 Autres primes 415 849,20
6313 Congés payés 26 126,75
6314 Prime de panier 127 575,00
6315 Prime de transport 342 250,90
6316 Indemnité de déplacement 643 228,05
4421 Impot sur le revenu
global(IRG) 330 793,51
4314 Cotisations sécurité sociales
9% 134 990,45
4250 Prêt 6 750,00
4251 Avances aux personnels 7 250,00
4210 Net à payér 2 133 163,91
Constatation de la paie
6350 Cotisations sociales 26% 389 972,42

4316 Organismes sociaux 389 972,42

Constat.des charges
patronale

2)- Les paiements effectués à la CNAS et aux contributions diverses et aux salariés:

N° COMPTES Montant
LIBELLES
DEBITES CRÉDITES DÉBITS CRÉDITS
4314 Retenu sécurité sociale 134 990,45
4316 Organismes sociaux 389 972,42
5120 Banque 524 962,87
Chéque n° XXX pour la CNAS
4421 IRG 330 793,51
5120 Banque 330 793,51
Chéque n° XXX pour les
impots(G50)
4210 Net à payer 2 133 163,91
5120 Banque 2 133 163,91
Chéque n° XXX

CONCLUSION :
Actuellement, les entreprise porte un intérêt particulier, la gestion des rémunérations verse à
ses employés, et aux charges lui liant, et ce conformément à la réglementation et la législation

44
sociale, ainsi que la convention collective, car cette dernière a un impact significatif sur
l'atteinte des objectifs stratégiques de l'entreprise.

45
---------------oo00oo----------------
(03)
CALCUL DE LA PAIE
Le calcul des droits et des obligations est l’opération qui consiste à déterminer pour chaque
travailleur lié par un contrat de travail à durée indéterminée ou déterminée, ses gains et ses
retenues au regard de son activité, conformément :
- à la législation du travail
- au règlement intérieur, notamment la gestion des absences,
- à la réglementation relative aux prélèvements obligatoires à la source des cotisations de
sécurité sociale, d’impôt sur les revenus,
Cette opération intervient lors de l’établissement du bulletin de paie ainsi qu’ à l’occasion
d’un décompte de rappel, d’un arrêt de compte, d’un solde de tout compte dont il convient
d’expliciter les modalités de calcul des rubriques de paie correspondantes.
1)- SALAIRE DE BASE
S’il s’agit d’une rémunération basée sur un TARIF HORAIRE
La loi en vigueur, fixe la durée légale hebdomadaire de travail à 40 heures dans les conditions
normale de travail.
Dans le cas d’une rémunération basée sur un tarif horaire, le salaire mensuel est calculé sur
une enveloppe moyenne de 173,33 heures déterminées suivant la formule ci-après :

40 heures x 52 semaines = 173,33


12 mois

Exemple pratique :

Soit un salarié recruté le 12 d’un mois N qui reçoit un salaire de base de 12.100 DA ; Durant
cette période, soit du 12 au 30, sa présence serait, par exemple de 90,00 heures. Son salaire se
présente comme suit :

12.100 x 90,00 = 6282.80


173,33

S’il s’agit d’une rémunération basée sur un TARIF JOURNALIER


La loi en vigueur, dispose que la durée légale hebdomadaire de travail peut être répartie sur
cinq (5) ou six (6) jours ouvrables.
Dans Le cas d’une répartition sur cinq (5) jours, le salaire mensuel est calculé sur une
moyenne de 22 jours déterminée suivant la formule ci-après :

5 jours x 52 semaines = 21,66 (arrondi à 22)

46
12 mois

Exemple pratique :

Soit un salarié recruté le 12 d’un mois N et qui reçoit un salaire de base de 12.100 DA ;
Durant cette période, soit du 12 au 30, sa présence serait, par exemple de 12 jours. Son salaire
se présente comme suit :

12.100 x 12 = 6600.00
22

Dans Le cas d’une répartition sur six (6) jours, le salaire mensuel est calculé sur une moyenne
de 26 jours déterminée suivant la formule ci-après :

6 jours x 52 semaines = 26
12 mois

Exemple pratique :

Soit un salarié recruté le 12 d’un mois N et qui reçoit un salaire de base de 12.100 DA ;
Durant cette période, soit du 12 au 30, sa présence serait, par exemple de 14 jours. Son salaire
se présente comme suit :

12.100 x 14 = 6515.38
26

Important :
Les montants sont arrondis au dinar. Le chiffre supérieur à 50 centimes est arrondi au dinar
supérieur.

NB. Certain logiciel de paie détermine le salaire mensuel sur une base calendaire. Le
salaire de base, dans ce cas d’espèce, est calculé sur une moyenne de 30 jours
calendaires. Cette pratique est généralement utilisée pour le calcul des primes et
indemnités

Dans le cas où la rémunération est mensualisée, les absences exprimées en heures ou en


journées sans solde sont valorisées sous une rubrique appropriée et donnent lieu à une
retenue.

Exemple pratique : Soit un salarié qui reçoit un salaire de base de 12.100 DA qui s’absente
durant 8 heures ou une journée, représentant une retenue de 558.47 DA. La ventilation du
salaire est opérée comme suit :

Rubrique Désignation Gains Retenue

……………… Salaire de base 12.100

47
…………….. Heures/jours sans solde 558.47

2)- PRIMES ET INDEMNITES


Le calcul des primes et des indemnités est différent selon que celles ci sont indexées ou non
au salaire de base, si le montant est exprimé en taux ou en valeur et enfin si celui-ci est
déterminé sur une base journalière, horaire ou mensuelle. Les illustrations suivantes sont
faites suivant ces différents cas d’espèces

Rubrique indexée au salaire de base dont le montant horaire est exprimé en taux. Le
montant de celle ci est calculé comme suit :

Salaire de base x taux de la rubrique x nombre d’heures travaillées


173,33

Ce cas d’espèce s’applique par exemple à la prime de rendement

Exemple pratique :
Soit un salarié qui reçoit une prime de rendement individuel fixée à 10 % d’un salaire de base
de 12.100 DA et qui a travaillé durant un mois considéré, 144 heures. Sa prime est calculée
comme suit :

SB : 12.100 x 10 % x 144 = 1005,25


173,33

Rubrique indexée au salaire de base dont le montant mensuel est exprimé en taux. Le
montant de celle ci est calculé comme suit :

Salaire de base x taux de la rubrique x nombre de jours travaillés


Nombre de jours théoriques

Ce cas d’espèce s’applique par exemple à l’indemnité de travail posté.

Exemple pratique :
Soit un salarié qui reçoit une indemnité de travail posté fixée à 15 % d’un salaire de base de
12.100 DA et qui a travaillé durant un mois considéré, 173.33 heures. Son indemnité est
calculée comme suit :

SB : 12.100 x 15 % x 26 ou 22 = 1815.00
26 ou 22

NB : le nombre théorique est déterminé suivant l’organisation du quart (continu, semi


continu)

Rubrique non indexée au salaire de base dont le montant journalier est exprimé en
valeur. Le montant de celle ci est calculé comme suit :

48
Montant de la rubrique x nombre de jours travaillés

Ce cas d’espèce s’applique par exemple à l’indemnité de panier

Exemple pratique :
Soit un salarié qui perçoit une indemnité journalière de panier de 80.00 DA et qui a travaillé
durant un mois considéré, 20 jours ouvrables. Sa prime est calculée comme suit

80.00 x 20 = « 1600.00 DA

Indemnité de congé annuel.


Le congé annuel est défini comme un droit, d’aucune prescription, reconnu à tout travailleur
de bénéficier d’un repos rémunéré.
Le congé est calculé à raison de 2 jours et demi par mois de travail sans que la durée globale
ne puisse excéder 30 jours calendaires par année de travail, ce qui nécessite un calcul
rigoureux en cas de fractionnement pour se maintenir dans cette limite de 30 jours calendaires.
Un congé supplémentaire ne pouvant être inférieur à 10 jours par année de travail est accordé
au travailleur exerçant dans les wilayas du sud.
La durée du congé principal peut être augmentée pour les travailleurs occupés à des travaux
particulièrement pénibles ou dangereux impliquant des contraintes particulières aux plans
physiques ou nerveux.
L’indemnité de congé annuel est égale au produit d’un douzième de la rémunération perçue
par le travailleur au cours d’une période de référence fixée par la loi du 1er juillet de l’année N
au 30 juin de l’année N+1.
En règle générale, cette rémunération est assise sur l’assiette SS c'est-à-dire sur le salaire de
base, les primes et indemnités soumises à cotisation à la sécurité sociale.

Le montant de celle ci est calculé comme suit :

Assiette ICA = ICA x Nombre de jours calendaires accordés


12 mois Nombre de Jours calendaire dus

Exemple pratique :
Soit un salarié qui perçoit une rémunération annuelle de 180000 DA ; Il ouvre droit à 30 jours
calendaires de congé et en demande 15 jours. Son indemnité est calculée comme suit :

180000 = 15000 « 15 = 7500 DA


12 30

3)- RETENUE SECURITE SOCIALE


La retenue de sécurité sociale, à la charge des travailleurs, est une contribution obligatoire
prélevée à la source, Elle est destinée au financement de la sécurité sociale, de l’assurance
chômage, de la retraite et de la retraite anticipée.
L’assiette de calcul et le taux de cotisation de sécurité sociale sont fixés par la loi.
Conformément à la réglementation en vigueur,
- l’assiette des cotisations de sécurité sociale est constituée de l’ensemble des éléments du
salaire à l’exclusion des prestations à caractère familial, des indemnités représentatives de

49
frais engagés, des primes et indemnités à caractère exceptionnel et des indemnités liées à des
conditions particulières de résidence et d’isolement.
- Le taux de cotisation est de 9 % de l’assiette soumise réparti comme suit (cf. décret exécutif
n° 06.339 du 25.09.2006) :

Branche Taux
Assurances sociales 1.50
Retraite 6.75
Assurance chômage 0.50
Retraite anticipée 0.25
Total 9

La détermination des éléments du salaire soumis à cotisation de sécurité sociale relève des
prérogatives exclusives de la CNAS.

Exemple :
Soit un travailleur qui perçoit un salaire de base de 12.100 DA, une indemnité de transport de
750.00 DA. Ses gains sont de 12.850 DA (SB + Transport) mais l’assiette de sécurité sociale
est de 12.100 DA (SB).

La retenue de sécurité sociale sera donc la suivante :

12.100 x 9 = 1089.00 DA
100

La ventilation du salaire est opérée comme suit :

Rubrique Désignation Base/taux Gains Retenue


……………… Salaire de base 173.33 12.100
……………… Assiette SS 12.100
……………… Retenue SS 9% 1089.00
…………….. Indemnité transport 750.00

4)- RETENUE IRG


La retenue de l’impôt sur le revenu global (IRG) est une contribution directe, sans
contrepartie pécuniaire, prélevée à la source du travailleur lié par un contrat de travail quels
que soient le secteur d’activité, la durée du travail.

A)- Détermination de la base imposable à l’IRG


- En application des dispositions contenues dans le « barème de l’impôt sur le revenu global »,
édité par le Ministère des Finances, Direction de la législation fiscale, pour déterminer le
revenu constituant l’assiette de l’IRG, il est tenu compte :
- des rémunérations principales
- augmentées des rémunérations accessoires ainsi que des avantages en nature accordés
(nourritures, logement, habillement, chauffage et éclairage dont l’estimation est faite par
l’employeur.
Ne doivent pas être intégrés dans cette assiette

50
- les avantages en natures (nourriture et logement) consentis aux employés travaillant dans les
zones à promouvoir,
- le montant de la cotisation des travailleurs aux assurances sociales, l’assurance chômage, la
retraite et la retraite anticipée.
Sont affranchis de l’IRG :
- les indemnités à caractère familial : salaire unique, allocations familiales, allocation
maternité etc.…
- les indemnités temporaires, prestations et rentes servies aux victimes d’accident du travail,
- les indemnités allouées pour frais de déplacement ou de mission effectivement utilisées
conformément à leur objet,
- les indemnités de zone géographique,
- les salaires et autres rémunérations servis dans le cadre des programmes destinés à l’emploi
des jeunes,
-les travailleurs handicapés moteurs ou mentaux, non voyants et sourds-muets, dont les
revenus mensuels sont inférieurs à quinze mille dinars (15.000 DA),
- l’indemnité de licenciement,
- les allocations chômage, indemnités et prestations servies sous quelque forme que ce soit.
Le calcul de la retenue mensuelle IRG-SALARIES est fonction de :
- la situation matrimoniale du contribuable (célibataire ou marié)
- la périodicité de paiement,
- le tarif (mensuel, journalier ou horaire) sur lequel est basée la rémunération brute.
Cas particuliers
- Les primes de rendement, gratifications ou autres d’une périodicité autre que mensuelle
habituellement servies par les employeurs (cas des primes exceptionnelles) ainsi que les
sommes versées à des personnes exerçant, en sus de leur activité principale de salariés, une
activité d’enseignement, de recherche, de surveillance ou d’assistanat à titre vacataire, sont
considérées comme des mensualités distinctes et soumises à la retenue à la source de l’IRG au
taux de 10% sans application d’abattement,
- Les rappels afférents aux rémunérations susvisées sont imposables de la même manière que
les rémunérations elles mêmes.
B)- Modalités pratiques de calcul de l’impôt
- Si cette rémunération est basée sur un tarif mensuel, il convient d’appliquer directement le
barème de l’IRG.
- Si cette rémunération est basée sur un tarif journalier,
- multiplier par 26 la rémunération allouée et diviser le produit obtenu, par le nombre de jours
auxquels s’applique cette rémunération.
- Déterminer ensuite d’après le barème de l’IRG la retenue correspondant à la rémunération
nette ainsi ramenée au mois.
- Diviser enfin par 26 la retenue mensuelle ci-dessus et multiplier le quotient obtenu par le
nombre de jours auxquels s’applique la rémunération.
Exemple :
Soit un travailleur célibataire qui perçoit un salaire journalier de 800,00 DA. Il a travaillé au
cours d’un mois considéré pendant 18 jours ouvrables soit 800,00 x 18 = 14400,00 DA. La
retenue IRG conformément au barème est déterminée comme suit

14400,00 X 26 = 20800, 00 IRG : 1160,00 X 18 = 803,00


18 26

Si cette rémunération est basée sur un tarif horaire,

51
- multiplier par 173,33 la rémunération allouée et diviser le produit obtenu, par le nombre
d’heures auxquelles s’applique cette rémunération.
- Déterminer ensuite d’après le barème de l’IRG la retenue correspondant à la rémunération
nette ainsi ramenée au mois.
- Diviser enfin par 173,33 la retenue mensuelle ci-dessus et multiplier le quotient obtenu par
le nombre d’heures auxquelles s’applique la rémunération.
Exemple :
Soit un travailleur marié qui perçoit un salaire horaire de 90,00 DA. Il a travaillé au cours du
mois de septembre 2005 pendant 150 heures soit : 90,00 x 150 = 13500,00 DA. La retenue
IRG conformément au barème est déterminée comme suit

13500,00 X 173,33 = 15599,00 IRG : 118,00 X 150 = 102,00


150 173,33

5)- DECOMPTE DE RAPPEL


Un décompte de rappel est un redressement avec effet rétroactif, d’une augmentation du
salaire, d’une promotion, d’un avancement, d’une régularisation à la suite d’une erreur sur la
paie, d’un changement de situation professionnelle, de famille etc…
Les rubriques concernées peuvent être le salaire de base, les primes et indemnités cotisables,
les primes et indemnités imposables, les retenues SS et IRG
A)- Le Salaire de base
Le salaire de base est calculé par différence entre l’ancien et le nouveau salaire lorsque celui-
ci est l’objet d’un redressement. Si cette différence est négative, dans le cas d’un trop perçu,
l’écriture de la somme correspondante doit être précédée du signe (-) moins.
Exemple :

Redressement positif Redressement négatif


Périodes Salaire de base Périodes Salaire de base

Octobre N Octobre N
Nouvelle situation 12.000,00 Nouvelle situation 11.500,00
Ancienne 11.500,00 Ancienne situation 12.000,00
situation
500,00 Différence - 500,00
Différence

B)- Rubriques imposables à l’IRG et soumises à retenue de sécurité sociale.


Ces rubriques sont calculées par différence.
Il s’agit de toutes les rubriques imposables à l’IRG et soumises à retenue de sécurité sociale.
Par exemple : heures supplémentaires
C)- Retenue sécurité sociale
Cette rubrique enregistre la retenue de sécurité sociale. Elle est calculée soit par différence ou
par sommation des rappels cotisables.
D)- Rubriques imposables à l’IRG
Ces rubriques sont calculées par différence. Il s’agit de toutes les rubriques qui ne sont pas
soumises à retenue de sécurité sociale mais imposables à l’IRG. Par exemple : Indemnité de
transport, panier, etc.…
E)- Retenue IRG

52
Cette rubrique enregistre les rappels de retenue de l’IRG. Cette retenue n’est pas calculée par
différence comme il est indiqué pour les rubriques précitées. La règle relative à l’imposition
des rappels est la suivante :
- Les rappels sont divisés par le nombre de mois auxquels ils s’appliquent.
- La retenue à effectuer est obtenue en multipliant par ce nombre de mois, la différence
d’impôt calculée en ajoutant, de façon fictive, le rappel ainsi ramené au mois, au salaire,
faisant l’objet du même paiement ou ayant donné lieu au paiement le plus récent.
- Pour le calcul du nombre de mois, toute période inférieure à quinze (15) jours est considérée
comme nulle, toute période égale ou supérieure à quinze (15) jours est comptée pour un mois
entier.
Exemple :
Soit un travailleur célibataire bénéficiaire d’un rappel de salaire de six mois. Le montant
global de ce rappel est de 12.000,00 DA. Il est intégré à la paie de Décembre N. Le dernier
salaire de ce travailleur, soit celui de novembre N (assiette IRG = 24000,00 DA. retenue IRG
correspondante = 1680,00 DA).

Rubriques Ancienne Nouvelle Différence


situation Situation
N1 Salaire de base A1 B1 1000.00
Indemnité X A2 B2 500.00
Primes-Y A3 B3 500.00
N2 Salaire de base A4 B4 1000.00
Indemnité X A5 B5 500.00
Primes-Y A6 B6 500.00
N3 Salaire de base A7 B7 1000.00
Indemnité X A8 B8 500.00
Primes-Y A9 B9 500.00
N4 Salaire de base A10 B10 1500.00
Indemnité X A11 B11 900.00
Primes-Y A12 B12 900.00
N5 Salaire de base A13 B13 1200.00
Indemnité X A14 B14 300.00
Primes-Y A15 B15 300.00
N6 Salaire de base A16 B16 300.00
Indemnité X A17 B17 300.00
Primes-Y A18 B18 300.00
Total 12000.00

1)- Montant du rappel moyen : 12.000, 00 DA = 2000, 00 DA


6
2)- Salaire mensuel moyen (Novembre N + rappel) : 24.000, 00 + 2000, 00 = 26.000, 00 DA
3)- Retenue IRG correspondant à ce salaire : 1920, 00 DA
4)- Différence IRG : 1920, 00 – 1680, 00 = 240, 00 DA
5)- Redressement IRG sur rappel : 240, 00 x 6 = 1440, 00 DA

6)- ARRET DE COMPTE


A)- Calcul des éléments de rémunération d’un arrêt de compte

53
Un arrêt de compte permet de constater l’exécution des obligations nées de la relation de
travail à l’occasion d’un départ temporaire.
Le calcul des éléments d’un arrêt de compte est identique à celui du bulletin de paie (salaire
de base, primes et indemnités, retenue sécurité sociale, retenue IRG)
L’arrêt de compte est conjointement signé, par l’intéressé et par le responsable habilité.
L’arrêt de compte peut révéler deux (2) situations
- Les gains ou droits sont supérieurs aux retenues ou obligations. Dans ce cas, l’arrêt de
compte est en faveur du travailleur,
- Les retenues ou obligations sont supérieures aux gains ou droits. Dans ce cas l’arrêt de
compte est en faveur de l’entreprise.
B)- Cas ou l’arrêt de compte est en faveur du travailleur :
L’employeur établit un ordre de paiement pour le net du, dûment signé par une personne
habilitée, précisant le mode de règlement (par chèque, virement ou espèces).
L’ordre de paiement est adressé à la structure finances comptabilité de rattachement du
travailleur pour comptabilisation et règlement.
Le montant réglé est porté au débit du compte « acomptes sur salaire » qui devra figurer sur
l’ordre de paiement.
La ventilation de l’arrêt de compte et la retenue de l’avance sont ensuite prises en compte
dans le traitement de la paie du mois considéré. Le net à payer au traitement, sera nul.
C)- Cas ou l’arrêt de compte est en faveur de l’entreprise
L’arrêt de compte est traité comme indiqué ci-dessus. Le net présente dans ce cas d’espèce, un
solde créditeur. Pour que ce net soit nul, le montant des sommes dues par le travailleur est
porté au débit d’un compte « créances à récupérer » que la structure RH aura la charge de
mouvementer.
Les modalités de remboursement sont convenues avec l’intéressé qui s’engage par écrit sur la
durée, le montant, le mode de règlement. Il souscrit à cet effet, la déclaration suivante figurant
au verso de l’imprimé « arrêt de compte »

DECLARATION D’ENGAGEMENT

Je soussigné, (nom et prénom) :


……………..……………Matricule : ……………………….…..……
Emploi :…………………………………………..……………………………………………
………….……Structure : ……………………..………
Reconnais avoir pris connaissance de mon arrêt de compte suite à la suspension de ma
relation de travail du………………………..…………… au
………………………..……………
Pour le motif de :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………

M’engage à régler mensuellement la somme de :


………………………………………………………………………
pendant ………………. mois, par chèque ou par virement au compte :
……………………………………
à titre de remboursement des sommes dues à l’entreprise

54
Je déclare par ailleurs, que tout manquement au règlement des sommes dues entraînerait
l’obligation de rembourser immédiatement le montant intégral.

Date et signature de l’intéressé

7)- SOLDE DE COMPTE


A)- Calcul des éléments de paie :
Un solde de tout compte permet de constater l’exécution des obligations nées de la relation de
travail à l’occasion d’un départ définitif.
Quel que soit le motif de départ d’un travailleur, il ne peut avoir pour effet la perte de la
rémunération due pour le travail exécuté.
Le calcul des éléments d’un solde de tout de compte est identique à celui du bulletin de paie
(salaire de base, primes et indemnités, retenue sécurité sociale, retenue IRG).
A ces éléments de paie, s’ajoutent éventuellement :
En gains :
L’indemnité de congé si l’intéressé n’a pas épuisé ses droits et tout autre avantage prévu par
la réglementation (prime de départ à la retraite, indemnité de licenciement, gratification etc…)
En retenues :
Prêts, frais de formation, charges diverses (loyer, téléphone)
Le solde de tout compte est conjointement signé, par l’intéressé et par le responsable habilité.
Il ne peut être dénoncé passé un délai de deux (2) mois après signature
Il doit impérativement comporter la mention suivante écrite de la main de l’intéressé :
« Reçu pour solde de tout compte, atteste qu’un exemplaire de cet état m’a été remis le …... »
Comme pour l’arrêt de compte, le solde de tout compte peut relever deux (2) situations :
- Les gains ou droits sont supérieurs aux retenues ou obligations. Dans ce cas, le solde de tout
compte est en faveur du travailleur,
- Les retenues ou obligations sont supérieures aux gains ou droits. Dans ce cas le solde de tout
compte est en faveur de l’entreprise.
B)- Cas ou le solde de tout compte est en faveur du travailleur
L’employeur établit un ordre de paiement pour le net du, dûment signé par une personne
habilitée, précisant le mode de règlement (par chèque, virement ou espèces).
L’ordre de paiement est adressé à la structure finances et comptabilité de rattachement du
travailleur pour comptabilisation et règlement.
Le montant réglé est porté au débit du compte « acomptes sur salaire » qui devra figurer sur
l’ordre de paiement.
La ventilation du solde de tout compte et la retenue de l’avance sont ensuite prises en compte
dans le traitement de la paie du mois considéré. Le net à payer au traitement, sera nul.
C)- Cas ou le solde de tout compte est en faveur de l’entreprise
Le solde de tout compte est traité comme indiqué pour l’arrêt de compte. Le net présente dans
ce cas d’espèce, un solde créditeur. Pour que ce net soit nul, le montant des sommes dues par
le travailleur est porté au débit d’un compte « créances à récupérer » que la structure RH aura
la charge de mouvementer.
Le travailleur est par ailleurs invité à souscrire la déclaration suivante figurant au verso de
l’imprimé « solde de tout compte »

DECLARATION D’ENGAGEMENT

55
Je soussigné, (nom et prénom) : ……………………………Matricule : ………………..
Emploi : ……………………………………………………Structure :
…………………………..
Reconnais avoir pris connaissance de mon solde de compte suite à la cessation de ma relation
de travail du ……………………… au ……………………………………
Pour le motif de :
…………………………………………………………………………………….

M’engage à régler la somme de :


………………………………………………………………………
par chèque ou par virement au compte : ………………………………………….
Dans un délai qui ne saurait dépasser 30 jours calendaires.

Date et signature de l’intéressé

Si au terme d’un délai (à convenir) l’intéressé ne rembourse pas, la structure RH le met en


demeure, par lettre recommandée, avec accusé réception suivie d’une lettre de rappel.
Le respect de cette procédure revêt un intérêt majeur dans le cas où l’affaire arriverait en
justice.
C’est en effet à compter de la date d’envoi de la première mise en demeure que le juge pourra
estimer le montant du préjudice causé à l’entreprise et faire courir les intérêts dits moratoires.

56
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(04)
PRATIQUE DE LA PAIE LOIS
LOI 90.11 DU 21 AVRIL 1990 RELATIVE AUX RELATIONS DE TRAVAIL
DISPOSTIONS GENERALES
Article 80 :
En contrepartie du travail fourni, le travailleur a droit à une rémunération au titre de laquelle il
perçoit un salaire ou un revenu proportionnel aux résultats du travail.
Article 81 :
Par salaire, au sens de la présente loi, il faut entendre :
- Le salaire de base, tel qu’il résulte de la classification professionnelle de l’organisme
employeur.
- Les indemnités versées en raison de l’ancienneté du travailleur, des heures supplémentaires
effectuées ou en raison de conditions particulières de travail et, notamment, de travail posté,
de nuisance et d’astreinte, y compris le travail de nuit et l’indemnité de zone.
- Les primes liées à la productivité et aux résultats du travail.
Article 82 :
Par revenu proportionnel aux résultats du travail, il faut entendre la rémunération au
rendement à la tache, à la pièce, au cachet et au chiffre d’affaire.
Article 83 :
Les remboursements de frais sont versés en raison de sujétions particulières imposées par
l’employeur au travailleur (missions commandées, utilisation du véhicule personnel pour le
service et sujétions similaires).
Article 84 :
Tout employeur est tenu d’assurer, pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération
entre les travailleurs sans aucune discrimination.
Article 85 :
La rémunération est exprimée en des termes exclusivement monétaires et son paiement
s’effectue en des moyens exclusivement monétaires.
Article 86 :
le montant de la rémunération ainsi que celui de tous les éléments qui la composent figurent,
nommément, dans la fiche de paie périodique établie par l’employeur.
Cette disposition ne s’applique pas aux remboursements de frais.
SALAIRE NATIONAL MINIMUM GARANTI
Article 87 :
Le salaire national minimum garanti (SNMG) applicable dans les secteurs d’activité est fixé
par décret, après consultation des associations syndicales de travailleurs et d’employeurs les
plus représentatives.
Pour la détermination du SNMG il est tenu compte de l’évolution :
- De la productivité moyenne nationale enregistrée
- De l’indice des prix à la consommation
- De la conjoncture économique générale
Article 87 bis.

57
(Nouveau, art 1 DL n° 94 -03) – Le salaire national minimum garanti, prévu à l’article 87 ci-
dessus, comprend le salaire de base, les indemnités et primes de toute nature à l’exclusion des
indemnités versées au titre de remboursement de frais engagés par le travailleur.
PRIVILEGES ET GARANTIES
Article 88 :
L’employeur est tenu de verser régulièrement à chaque travailleur et à terme échu, la
rémunération qui lui est due.
Article 89 :
Les rémunérations ou avances sur rémunération sont payées par préférence à toutes autre
créances, y compris celle du trésor et de la sécurité sociale, et ce, quelles que soient la nature,
la validité et la forme de la relation de travail.
Article 90 :
Les rémunérations contenues dans les sommes dues par l’employeur ne peuvent être frappées
d’opposition, de saisie ni être retenues pour quelque motif que ce soit, au préjudice des
travailleurs auxquels elles sont dues.
Article 148 :
Quiconque rémunère un travailleur sans lui remettre une fiche de paie correspondant à la
rémunération perçue ou omet d’y faire figurer un ou plusieurs des éléments composant le
salaire perçu, est puni d’une amende de 500 à 1000 DA multipliée par autant de fois qu’il y a
infraction.
Article 149 :
Sans préjudice des autres dispositions de la législation en vigueur, tout employeur qui
rémunère un travailleur à un salaire inférieur au salaire national minimum garanti ou au
salaire minimum fixé par la convention ou l’accord collectif de travail, est puni d’une amende
de 1000 à 2000 DA multipliée par autant de fois qu’il y a d’infractions.
En cas de récidive la peine est de 2000 à 5000 DA multipliée par autant de fois qu’il y a
d’infractions.
Article 150 :
Toute infraction à l’obligation de versement à terme échu de la rémunération due est punie
d’une amende de 1000 à 2000 DA multipliée par autant de fois qu’il y a d’infractions.
En cas de récidive la peine est de 2000 à 4000 DA applicable autant de fois qu’il y a
infraction et d’un d’emprisonnement d’un mois à trois mois ou de l’une de ces deux peines
seulement.
ORDONNANCE N° 75.58 DU 26 SEPTEMBRE 1975, MODIFIEE ET COMPLETES,
PORTANT CODE CIVIL
Article 299 :
La compensation a lieu, quelles que soient les sources des dettes, exceptées dans les cas
suivants :
Lorsque l’une des deux dettes constitue une créance insaisissable.
Article 309 :
Toute créance périodique est renouvelable, telle que loyers, arrérages, traitements, salaires et
pensions se prescrivent par cinq ans, même si elle est reconnue par le débiteur.
Article 312 :
Se prescrivent par un an les créances suivantes :
- Les sommes dues aux ouvriers et autres salariés pour leurs rémunérations
Celui qui invoque cette prescription d’un an, doit prêter serment qu’il a effectivement acquitté
la dette. Le juge défère, d’office, le serment. Si le débiteur est décédé, le serment est déféré
aux héritiers ou, s’ils sont mineurs, à leurs tuteurs, pourvu qu’ils aient à déclarer qu’ils ne
savent pas que la dette existe ou qu’ils ne savent que le paiement a eu lieu.
Article 313 :

58
La prescription des créances prévues aux articles 309 et 311, court à partir du jour ou les
prestations ont été effectuées par les créanciers, alors même que ces derniers continueraient à
fournir d’autres prestations.
Lorsque l’une de ces créances a été constatée par un acte écrit, elle ne se prescrit que par
quinze ans.

Article 314 :
Le délai de prescription se compte par jours, non par heures ; le jour initial n’est pas compté et
la prescription n’est acquise que si le dernier jour est révolu.
Article 315 :
La prescription ne court, sauf disposition spéciale, qu’à dater du jour ou la créance est
devenue exigible.
Néanmoins, elle ne court, à l’égard d’une créance soumise à une condition suspensive, qu’a
partir du jour ou la condition se réalise, à l’égard d’une garantie d’éviction, qu’a partir du jour
ou l’éviction a lieu, à l’égard d’une créance à terme, qu’à partir de l’expiration du terme.
Lorsque la date de l’exigibilité de la créance dépend de la volonté du créancier, la prescription
court du jour où celui-ci a eu la possibilité d’exprimer sa volonté.
Article 316 :
La prescription ne court point toutes les fois qu’il y a un obstacle, dûment justifié, qui
empêche le créancier de réclamer sa créance. Elle ne court point non plus entre représentant et
représenté.
La prescription dont le délai est de moins de cinq ans, ne court point contre les incapables, les
absents et les personnes condamnées à des peines criminelles s’ils n’ont pas de représentant
légal, pendant toute la période de leur incapacité.
Article 317 :
La prescription est interrompue par une demande en justice, même faite à un tribunal
incompétent, par un commandement ou une saisie, par la demande faite par le créancier
tendant à faire admettre sa créance à la faillite du débiteur ou dans une distribution ou par tout
acte accompli par le créancier au cours d’une instance, en vue de faire valoir sa créance.
Article 318 :
La prescription est interrompue par la reconnaissance expresse ou tacite du droit du créancier
par le débiteur.
Est considéré comme connaissance tacite, le fait par le débiteur de laisser entre les mains du
créancier un gage en garantie de sa dette.
Article 319 :
Lorsque la prescription est interrompue, une nouvelle prescription commence à parcourir à
partir du moment où l’acte interruptif a cessé de produire son effet. La nouvelle prescription a
la même durée que la première.
Toutefois, si la dette a été constatée par un jugement passé en force de chose jugée, ou s’il
s’agit d’une dette qui se prescrit par un an et dont la prescription a été interrompue par la
reconnaissance du débiteur, elle ne se prescrit plus que par quinze ans, à moins que la dette
constatée par jugement ne comprenne des obligations périodiques et renouvelables qui ne sont
devenues exigibles qu’après le jugement.
Article 320 :
La prescription éteint l’obligation, mais elle laisse, toutefois, subsister une obligation
naturelle.
Article 321 :
Le tribunal ne peut soulever d’office la prescription. Celle-ci doit être demandée par le
débiteur, par l’un de ses créanciers ou par toute personne intéressée, alors même que le
débiteur omet de le faire.

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Article 322 :
On ne peut renoncer à la prescription avant d’avoir acquis le droit de s’en prévaloir, ni
convenir d’un délai autre que celui qui est fixé par la loi.
Article 358 :
Adapter de la saisie –arrêt, tout paiement qui serait fait par le tiers saisi au débiteur serait
nul. Toutefois, le tiers saisi dont continuer à lui verser la portion non saisissable de ses
salaires, gages ou appointements.
Article 565 :
Les sous-traitants et les ouvriers qui travaillent pour le compte de l’entrepreneur à l’exécution
de l’ouvrage, ont une action directe contre le maître de l’ouvrage jusqu’à concurrence des
sommes dont il est débiteur envers l’entrepreneur principal au moment où l’action est
intentée. Cette action appartient également aux ouvriers des sous- traitants à l’égard tant de
l’entrepreneur principal que du maître de l’ouvrage.
Ils ont, en cas se saisie- arrêt pratiquée par l’un d’eux entre les mains du maître de l’ouvrage
ou de l’entrepreneur principal, un privilège, au prorata de leurs droits respectifs, sur les
sommes dues à l’entrepreneur principal ou au sous-traitant au moment de la saisie arrêt.
Ces sommes peuvent leur être payées directement.
Les droits des sous- traitants et ouvriers prévus par cet article, priment ceux de la personne à
laquelle l’entrepreneur a cédé sa créance envers le maître de l’ouvrage.
Article 977 :
Les créances incessibles ou insaisissables ne peuvent pas être données en gage.
Article 990 :
Ont privilège sur le prix des biens de débiteur, les frais de justice faits dans l’intérêt commun
de tous les créanciers pour la conservation et la réalisation de ces biens.
Ces frais sont payés avant toutes les créances, mêmes privilégiées ou hypothécaires, y
compris celles des créanciers au profit desquels ils ont été faits. Les frais pour la réalisation
des deniers sont payés avant ceux de la procédure de distribution.
Article 993 :
Les créances suivantes ont privilège sur tous les biens meubles ou immeubles du débiteur :
- Les sommes dues aux gens de service aux commis, ouvriers et à tous autres salaries pour
leurs salaire et appointements de toute nature durant les douze derniers mois.
Ces créances sont payées immédiatement après les frais de justice, les sommes dues au trésor
public et les frais de conservation et de réparation. Entre elles, sont payées au marc le franc.
ORDONNANCE N° 75.59 DU 26 SEPTEMBRE 1975, MODIFIE ET COMPLETEE,
PORTANT CODE DE COMMERCE
Article 280 :
À partir jugement qui prononce la faillite ou le règlement judiciaire, tous les créanciers,
privilégiés ou non, y compris le trésor public, doivent remettre au syndic leurs titres avec un
bordereau indicatif des pièces remises et des sommes réclamées. Le bordereau certifie sincère
et véritable est signé par le créancier ou par son mandataire légal. Les créanciers bénéficiant
d’une sûreté ayant fait l’objet d’une publicité, doivent, s’il y a lieu, être avertis
personnellement et, si besoin, au domicile élu.
Sont admise par provision a titre privilégie ou à titre chirographaire selon le cas :
- Les créances fiscales résultant d’une taxation d’office ou d’une notification et redressement
et qui n’ont pu faire l’objet d’un titre exécutoire à la date limite de production des créances.
- Les créances douanières qui ont fait l’objet d’un titre autorisant la prise de mesures
conservatoires.
Article 294 :
Le syndic doit, dans les dix jours qui suivent le jugement prononçant la faillite ou le
règlement judiciaire, payer sur simple ordonnance du juge-commissaire, nonobstant

60
l’existence de tout autres créances à la seul condition qu’il ait en main les fonds nécessaires,
les salaires indemnités et accessoires de toute nature nés à l’occasion de la relation de travail,
échus et dus aux travailleurs directement employés par le débiteur.

Article 295 :
Si le syndic n’a pas en main les fonds nécessaires pour le paiement prévu à l’article précèdent,
les sommes dues doivent être acquittées sur les premières rentrées de fonds.
ORDONNANCE N° 66.154 DU 6 JUIN 1966, MODOFIEE ET COMPLETEE,
PORTAN CODE DE PROCEDURE CIVILE
Article 358 :
A dater de la saisie-arrêt, tout paiement qui serait fait par le tiers saisi au débiteur serait nul.
Toutefois, le tiers saisi doit continuer à lui verser la portion non saisissable de ses salaires,
gages ou appointements.
Article 366 :
Aucune compensation ne peut s’opérer au profit des employeurs entre le montant des salaires
dus par eux à leurs employés ou ouvriers et les sommes qui leur seraient dues à eux même
pour fournitures diverses quelle qu’en soit la nature, à l’exception toutefois des sommes
avancées pour l’acquisition :
- Des outils ou instruments nécessaires au travail ;
- Des matières et matériaux dont l’ouvrier à la charge ou l’usage.
Article 368 :
Ne sont pas susceptibles d’être saisies arrêtées :
- Les sommes avancées ou remboursées à titre de frais de bureau, de tournées, d’équipement,
d’indemnités de déplacement ou de transport ;
- Les indemnités de logement ;
- L’insaisissable cesse au décès du débiteur.

61
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(05)
La rémunération
La rémunération peut être définie comme « un ensemble d’avantages psychologiques et
matériels » accordé à un travailleur lié par un contrat de travail.
Elle constitue une obligation essentielle de l’employeur.
Une politique de rémunération peut se fonder sur quatre règles.
1)- La rémunération doit être liée au niveau et à l’ampleur des responsabilités ce qui implique
la mise en place d’un système de classification des fonctions
2)- L’efficacité personnelle doit être rémunérée d’où nécessité d’établir une relation entre le
salaire et le rendement
3)- La rémunération doit être individualisée (deux travailleurs occupant le même poste
n’apportent nécessairement pas la même contribution)
4)- La décision de modifier une rémunération appartient au chef d’entreprise ou aux membres
de l’encadrement qui sont responsables du résultat
Un système idéal de rémunération doit :
1)- Faire l’unanimité,
2)- Correspondre à la capacité de payer de l’entreprise,
3)- Etre contrôlable,
4)- Etre stimulant pour les travailleurs.
La mise en place d’un système de rémunération se traduit par la définition des variables
suivantes :
1)- Niveau de la masse salariale et évolution probable,
2)- Fixation des fourchettes de rémunération pour chaque type de poste, avec le cas échéant,
mise en œuvre de rattrapage des écarts anormaux,
3)- Détermination de la part de rémunération du poste et celle de la façon de l’occuper,
4)- Modulation des augmentations et des promotions en fonction de l’ancienneté, de la
qualification et de la performance.
La contrepartie du travail fourni par un salarié est rémunérée sous quatre formes :
LE SALAIRE DE BASE qui rétribue la maîtrise d’une fonction dans le cadre de
l’occupation d’un emploi. Il est fonction du degré de compétences et du niveau de
connaissances imposés par l’emploi et rémunère la contribution normale obligatoire du
titulaire à la réalisation des tâches et activités impliquées par cet emploi.
LES INDEMNITES qui ont pour objet de rémunérer les préjudices causés éventuellement au
titulaire de l’emploi, au titre des sujétions et conditions induites par l’emploi
LES PRIMES qui ont pour objet de rémunérer le surplus d’efficacité personnelle et/ou
collective et l’effort supplémentaire fourni par le salarié ou le collectif pour dépasser les
normes fixées et dégager une plus value.
L’INTERESSEMENT qui récompense l’effort collectif du personnel au cours de l’exercice.
Il est fonction du résultat bénéficiaire réalisé.
La rétribution de l’effort et de la performance repose sur deux principes qui sont la
distribution et l’investissement
1)- Le principe de la distribution
Il consiste à ne distribuer de prime que s’il y a concrètement un surplus financier dégagé.

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On ne distribuera que ce qui a été réellement dégagé comme ressources financières.
2)- Le principe de l’investissement
Il est basé sur l’idée que l’effort réel est rétribué même s’il n’y a pas au bout du processus, le
dégagement d’un surplus financier.
Le salarié est récompensé pour l’effort consenti même s’il n’y a pas de surplus financier.
Remarque
Il est possible de combiner ces deux méthodes car elles dépendent de la nature de chaque
paramètre, des critères d’évaluation, des objectifs stratégiques de l’entreprise
En Algérie, par salaire au sens de la loi, il est entendu :
- Salaire de base
- Indemnité liées à l’ancienneté et aux heures supplémentaires
- Indemnités liées aux conditions particulières de travail
- Remboursement des frais engagés
- Primes liées à la productivité et aux résultats de travail
Les pratiques les plus courantes sont les suivantes :
- Indemnité d’ancienneté et/ou d’expérience professionnelle
- Indemnité pour heures supplémentaires
- Indemnité de nuisance
- Indemnité de service permanent
- Indemnité de travail posté
- Indemnité d’astreinte
- Indemnité de zone
- Indemnité de travail de nuit

Auxquelles s’ajoutent, à titre complémentaire et/ou compensatoire, les indemnités, primes et


avantages suivants :
- Indemnité d’intérim et de remplacement
- Indemnité d’enseignement
- Indemnité de congé annuel
- Indemnité de licenciement
- Indemnité de frais de mission
- Indemnité de frais de déplacement et de petit déplacement
- Indemnité de panier
- Indemnité forfaitaire de transport
- Indemnité de conventionnement véhicule
- Indemnité kilométrique
- Indemnité de stage
- Indemnité de correction d’épreuve
- Indemnité journalière pour maladie AT/MP maternité
- Indemnité d’allocation familiale
- Indemnité complémentaire d’allocation familiale
- Indemnité pour salaire unique
- Indemnité de parrainage
- Prime de rendement individuel
- Prime de rendement collectif
- Prime de responsabilité
- Prime de résultat global
- Prime de bilan
- Prime de documentation
- Prime de production pédagogique

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- Prime de départ à la retraite
- Prime pour acte exceptionnel
- Gratification médaille
- Bonification moudjahidine
- Bonification enfant de chouhada
- Avantages en nature
La paie est une fonction très complexe en raison de la diversité des éléments qui la composent
(regroupés en rubrique de paie) et de la multiplicité des opérations à réaliser pour la mise en
œuvre.
Tous les mois en effet, l’employeur est tenu de calculer pour chaque travailleur, ses droits et
ses obligations suivant sa situation professionnelle, personnelle et familiale
- En versant les cotisations de sécurité sociale et de retraite
- En prenant en charge les retenues fiscales, les taxes
- En attribuant certaines prestations sociales (allocations familiales indemnités diverses)
- En gérant les avances de trésorerie consenties au personnel
- En comptabilisant les dépenses y afférentes
- En notifiant bulletins de paie et autres documents
Ces actes de gestion, tenus souvent pour élémentaires, doivent cependant prendre en
compte différents aspects particuliers, à savoir :
-L’instabilité ou l’évolution rapide des règles de rémunération qui imposent des modifications
importantes du système de paie,
- Les changements de situations, à effet rétroactif, sur un plan individuel ou collectif, qui
nécessitent l’obligation de régulariser des paies antérieures,
- Le grand nombre des informations à prendre en compte, l’importance des opérations à
réaliser sur les données relatives au personnel et surtout leur répétitivité.
L’utilisation de l’ordinateur pour le calcul de la paie, est relativement récente dans la quasi
totalité de nos entreprises, encore que les systèmes en vigueur ne soient pas aussi performants
qu’ils le devraient.
Certes, l’ordinateur est là pour :
- calculer les rémunérations du personnel et établir les bulletins de paie,
- fournir les états destinés aux organismes externes,
- établir des restitutions diverses sur les éléments de rémunération, voire d’effectifs,
- procurer des analyses de rémunérations et de charges par nature, unité, service, …
Mais, il reste limité dans son utilisation.
Les systèmes actuels se caractérisent, en général, par une prépondérance des élaborations
manuelles, notamment dans l’étape « détermination des droits ». Actuellement, beaucoup
d’élément de la rémunération sont d’abord valorisés manuellement par les gestionnaires puis
ordonnancés sous forme d’instructions codifiées pour être enfin transcrits au niveau de la
machine
Ce n’est qu’à l’étape suivante, celle des calculs, que la machine intervient pour établir les
différents documents de restitution
Dans un système automatisé, élaborer une paie consiste en la détermination des droits et
obligations du travailleur en application de la réglementation et au regard de ses situations,
professionnelle et familiale, la valorisation de ces droits ou éléments de paie en montants à
attribuer ou à retenir, l’ordonnancement de ces montants dans des documents de saisie
permettant une prise en charge aisée de l’ordinateur
Sur la base de ces données l’ordinateur assure le calcul de la paie par le biais de logiciels
spécifiques et restitue un ensemble de documents induits en la matière.
La paie du personnel est traitée à partir de trois séries d’éléments (appelés aussi « rubriques
de paie ») qui prennent en compte les différentes situations des travailleurs :

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Les rubriques de base
Constituent les assises de la paie d’un travailleur et sont déterminés à partir du classement du
poste ; le programme informatique prend en compte la valeur de ce classement au regard de la
grille des salaires
Les rubriques fixes
Permettent la prise en compte des dispositions permanentes ou durables dans le temps et liées
à la situation du travailleur aux familials et professionnel.
Les rubriques variables
Permettent la prise en compte des dispositions temporaires, variant aussi bien en droit qu’en
valeur

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(06)
CONTROLE DE LA PAIE
Le contrôle, d’une manière générale, a pour le but de s’assurer de la bonne application des
règles et procédures édictées par l’entreprise et en particulier, celui de la paie.

A)- ORGANISATION GENERALE DU CONTROLE


L ‘exercice du contrôle est assuré d’abord par la hiérarchie, aux différents niveaux de
responsabilité, ensuite par le responsable de la structure et enfin de façon complémentaire par
la Direction des Ressources Humaines et la Direction Générale.
B)- LES DIFFERENTS TYPES DE CONTROLE
Cinq (5) types de contrôle peuvent être mis en place dans l’entreprise
1)- Le contrôle systématique :
Ce contrôle est accompli d’une façon générale à « priori » ou à « posteriori » sur l’ensemble
des actes réalisés au sein de la structure.
2)- Le contrôle par sondage :
Le contrôle par sondage est réalisé conjointement par le DRH et par le responsable de la
structure. Il s’exerce annuellement sur un certain nombre de structures et porte sur un
échantillon d’actes de gestion.
3)- Le contrôle approfondi :
Le contrôle approfondi est effectué par la DRH, dans le cadre de la fonction « Audit » ; il
porte sur un éventail aussi large que possible d’actes de gestion.
4)- le contrôle à distance
Le contrôle à distance est effectué par la DRH sur la base des informations introduites dans le
fichier informatique
5)- le contrôle multidisciplinaire
Le contrôle multidisciplinaire est effectué dans le cadre d’une équipe (finances, RH, moyens
etc.) Il est exercé par la Direction générale.
C)- CLASSIFICATIONS DES ANOMALIES ET NIVEAUX DECISIONNELS DE
PRISE EN CHARGE
Sur la classification des anomalies
Les anomalies sont classées par ordre d’importance
Les anomalies mineures (1er degré) sont celles qui découlent d’une erreur matérielle ou
d’inattention
Les anomalies plus importantes (2ème degré) sont celles qui découlent d’une négligence ou
de méconnaissance de règles et de procédures
Les anomalies graves (3ème degré) sont celles qui résultent d’une interprétation de la
réglementation
Les anomalies très graves (4ème degré) sont celles qui relèvent des dépassements de la
réglementation ou qui sont de nature à perturber la gestion des ressources humaines.
Sur le niveau décisionnel
Une décision de redresser une anomalie relève des niveaux suivants :
- Au niveau du responsable de la structure pour les anomalies des 1ème et 2ème degré,
- Au niveau du DRH pour les anomalies du 3ème degré,

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- Au niveau de la Direction Générale pour les anomalies du 4ème degré
D)- LES DOCUMENTS DE CONTROLE
Trois documents de contrôle peuvent être mis en place
1) -Le rapport de contrôle
Ce document est élaboré à chaque opération de contrôle effectuée. Il est établi et diffusé
auprès des différents responsables concernés.

2) -L’état des anomalies


L’état des anomalies est le document qui accompagne le rapport de contrôle. Toute anomalie
décelée doit obligatoirement recevoir les suites qu’il convient.
L’état consigne donc dans une première partie, les anomalies relevées, dans une seconde
partie, les redressements effectués sur place et/ou des justifications apportées, enfin, dans une
troisième partie, le suivi des redressements.
3) -Le bilan annuel
Le bilan annuel résume l’ensemble des opérations de contrôle réalisées au cours d’un
exercice. Les anomalies constatées sont classées par fonction, par famille, par degré. Il est
diffusé à la hiérarchie et à la Direction Générale.
E)- DEFINITION & OBJECTIF DU CONTROLE DE LA PAIE
Le contrôle de la paie est une interrogation sur l’ensemble des activités et des tâches
accomplies en vue de vérifier si elles sont bien intégrées, bien remplies et bien prises en
charge à tous les niveaux de la hiérarchie.
Le contrôle de la paie a pour objectif :
- De vérifier la conformité des pratiques avec la législation et les procédures en vigueur dans
l’entreprise,
- De s’assurer de la sécurité du système de paie,
- D’évaluer son efficacité à partir de critères : de régularité dans le paiement des salaires,
d’exactitude des sommes payées d’identification des bénéficiaires.
Le contrôle de la paie comporte une série d’opérations correspondant à celles du processus de
la paie aux différents niveaux de l’entreprise.
Il doit comprendre l’ensemble des structures de l’entreprise.
Il convient néanmoins de préciser que le respect de la réglementation incombe en tout premier
lieu au DRH qui est à ce titre tenu pour responsable en cas d’erreur ou d’anomalie.
F)- CONTROLE DES DOCUMENTS DE PAIE
Tous les documents de paie et en particulier :
RELEVE HEBDOMADAIRE COLLECTIF DE POINTAGE
RELEVE INDIVIDUEL DES HEURES SUPPLEMENTAIRE
RELEVE MENSUEL INDIVIDUEL DE POINTAGE
RELEVE MENSUEL COLLECTIF DE POINTAGE
DECOMPTE DE RAPPEL
ARRET DE COMPTE
SOLDE DE TOUT COMPTE
Sont des documents qui déclenchent une opération financière correspondant soit à un ordre de
paiement ou de retenue. Ils doivent en conséquence être considérés comme des chèques à
blanc impliquant obligatoirement et impérativement le visa ou la signature du responsable
habilité.
La hiérarchie aura à contrôler sur ces documents, les aspects suivants :
- Vérifier que les imprimés ont été convenablement établis au niveau approprié (pointage
journalier, reports des absences selon leur nature, leurs justifications (autorisations de sorties
dûment établies, copies des certificats médicaux ou autres justifications d’absence)

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- Vérifier les justifications des heures supplémentaires indiquées et le respect de leur nombre
en conformité à la réglementation.
- Vérifier la conformité du droit attribué, des retenues opérées, le nombre et la valeur des
sommes indiquées, la codification des rubriques
- S’assurer que les pièces justificatives à un paiement ou une retenue existent. Toute somme
introduite en régularisation doit être motivée en vue d’en apprécier le bien fondé et porter un
jugement sur le personnel chargé de la gestion, en particulier lorsque la régularisation résulte
soit d’une négligence, ou d’une méconnaissance de la règle, ou d’une erreur ou anomalie de
paie.
G)- CONTROLE DES DECLARATION DE SECURITE SOCIALE ET DE VERSEMENT DES
COTISATIONS.
Outre les déclarations d’immatriculation à la sécurité sociale des travailleurs, l’entreprise est
tenue de procéder auprès des caisses de wilaya à des déclarations périodiques et aux
versements des cotisations obligatoires à la charge des travailleurs et de l’employeur.
Ainsi chaque mois, sur la base des états de paie, le responsable de structure doit procéder au
versement des sommes qui sont dues à la caisse de sécurité sociale, dans les délais
réglementaires, à savoir au plus tard le 30 du mois suivant.
Il doit par ailleurs chaque année, au plus tard le 30 janvier de l’année suivante, souscrire une
déclaration annuelle du personnel.
L’accomplissement de ces obligations impose un contrôle et un suivi régulier par le
responsable chargé de la gestion du personnel en vue de s’assurer que les cotisations ainsi que
les déclarations parviennent à l’organisme de sécurité sociale dans les délais réglementaires
pour éviter les pénalités de retard.
H)- CONTROLE DES DECLARATIONS FISCALES ET DE VERSEMENT DES
RETENUES IRG ET DES TAXES SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET
L’APPRENTISSAGE
Comme pour les déclarations sociales, les déclarations fiscales obéissent à la même règle.
Ainsi, chaque fin de mois, sur la base des états de paie, le service du personnel doit procéder
au versement des sommes qui sont dues à la recette fiscale du lieu de rattachement, dans les
délais réglementaires, à savoir au plus tard le 20 du mois suivant.
Il procède au versement des taxes de formation continue et d’apprentissage, à la charge de
l’entreprise et aux retenues de l’IRG opérées sur les paies du personnel.
Toutes les fins d’années, également, il adresse une déclaration annuelle du personnel, avant le
30 janvier de l’année suivante.
A l’instar des obligations sociales, les responsables de structure sont tenus de souscrire aux
déclarations et au versement des impôts dans les délais prescrits.

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(07)
DECLARATION SOCIALE
La cotisation de sécurité sociale est une contribution directe retenue à la source aux
travailleurs salariés ou assimilés quelque soit le secteur d’activité d’appartenance et une
participation obligatoire des employeurs et du fonds des œuvres sociales des organismes
employeurs au financement des dépenses de la sécurité sociale, de l’assurance chômage, de la
retraite et de la retraite anticipée ainsi qu’au fonds national de péréquation des œuvres
sociales pour la promotion du logement.
A)- ASSIETTE DE COTISATIONS
L’assiette de cotisations est fixée par la loi. Elle est constituée de l’ensemble des éléments du
salaire ou du revenu proportionnel aux résultats du travail, à l’exclusion des prestations à
caractère familial, des indemnités représentatives de frais, des primes et indemnités à
caractère exceptionnel et des indemnités liées à des conditions particulières de résidence et
d’isolement.
- Par prestations à caractère familial, il est entendu les prestations servies à raison de la
situation familiale et les primes versées à l’occasion d’un événement à caractère familial,
notamment :
- Les prestations familiales et la prime de scolarité versées au titre de la législation de sécurité
sociale,
- L’indemnité de salaire unique,
- Les primes de naissance, de mariage et toutes les autres primes versées à l’occasion d’un
événement familial.
- Par indemnités représentatives de frais, il est entendu notamment les primes et indemnités de
panier, de véhicule, certains frais d’outillage ou vestimentaires lorsqu’ils sont exigés pour
l’accomplissement du travail, les frais de déplacement, de transport, les frais de mission, ainsi
que les prestations en nature de la sécurité sociale.
- Par primes et indemnités à caractère exceptionnel, il est entendu notamment :
- Les sommes réparant un préjudice, telle que l’indemnité de licenciement,
- Les primes, indemnités ou gratifications à caractère exceptionnel, telle l’indemnité de départ
à la retraite
- Par indemnités liées à des conditions particulières de résidence et d’isolement, il est entendu
notamment les primes versées à des travailleurs soumis à deux, au moins, des contraintes
suivantes :
- Logement en cabine mobile, tente, campement itinérant ou base de vie,
- Système de travail par relève nécessitant un cycle continu de plusieurs semaines de travail
effectif, suivies d’une période de repos pendant laquelle l’indemnité n’est pas servie au
travailleur,
- Lieu éloigné de tout centre urbain et difficile d’accès.
B)- TAUX DE COTISATIONS
Le taux global de la cotisation destinée à assurer le financement des prestations de la sécurité
sociale, de l’assurance chômage, de la retraite et de la retraite anticipé ainsi que la
participation au fonds national de péréquation des œuvres sociales est fixée à 34,5% de
l’assiette soumise pour tous les secteurs de l’activité nationale.
Ce taux est réparti comme suit :

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Quote-part Quote-part Quote-part
Branches Employeur (%) Salarié (%) Fonds œuvres Total
sociales (%) (%)

Assurances sociales 12, 50 1, 50 14


Accidents du travail
et Maladies 1,25 1,25
professionnelles

Retraite 10 6, 75 1,00 17.75

Assurance chômage 1 0, 50 1,5

Retraite anticipée 0, 25 0, 25 0,50

Total 25 9 1,00 35,00

C)- CALCUL DES RETENUES


Dans le cas d’une élaboration manuelle de la paie, le calcul des retenues de sécurité sociale est
assuré par le gestionnaire du personnel.
Dans le cas d’une application automatique, c’est la chaîne paie, à partir du code des rubriques
de paie qui détermine l’assiette de calcul permettant la liquidation des cotisations dues par
l’entreprise, les travailleurs, le fonds des œuvres sociales de l’organisme employeur.
La contribution du fonds des œuvres sociales est prélevée d’office par l’employeur sur le
montant de la contribution obligatoire de l’entreprise au financement des œuvres sociales.
Le calcul des retenues est opéré sur l’assiette du mois au titre duquel la rémunération est
allouée, y compris les rappels et autres avantages se rapportant à des périodes antérieures.
D)- ORDONNANCEMENT ET REGLEMENT DES COTISATIONS
L’ordonnancement des cotisations incombe au responsable de structure. Au vu des états édités
par la DRH, le responsable habilité, fait procéder au décompte des cotisations et donne ordre
au service finances comptabilité de la structure d’assurer le règlement des cotisations.
Cet ordre de paiement est accompagné d’une déclaration de cotisations établie sur un imprimé
mis à la disposition de l’employeur par l’organisme de sécurité sociale et d’un état des
mouvements des salariés.
Ces deux documents dûment complétés selon les indications exigées, datés et signés, doivent
parvenir à l’organisme de sécurité sociale, au plus tard le 30 du mois suivant.
Le défaut de règlement des cotisations et de déclaration, dans les délais prescrits, sont
passibles de sanctions.
E)- DECLARATION ANNUELLE DES SALAIRES
La déclaration annuelle des salaires incombe à la DRH ; Cette déclaration renseigne
l’organisme de sécurité sociale sur l’identité des salariés employés au cours de l’exercice
(Nom et prénoms, n° sécurité sociale, date de naissance) avec indications des montants
annuels versés aux salariés, des dates d’entrée et de sortie.
Elle est réalisée sur support magnétique mis à la disposition de l’entreprise par l’organisme de
sécurité sociale puis transférée sur disquette.
La disquette accompagnée d’un bordereau de dépôt de déclaration des salaires en trois
exemplaires doivent parvenir à l’organisme de sécurité sociale au plus tard le 31 janvier de
chaque année de l’exercice écoulé dûment datée et signée par le responsable habilité.
F)- SANCTIONS

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Le défaut de versement des cotisations entraîne une pénalité constituée par une majoration du
montant des cotisations dues de 5%. Les cotisations principales sont majorées de 1% par mois
de retard supplémentaire.
Le défaut de déclaration entraîne une pénalité égale à 10% du montant des cotisations
correspondant à l’année civile écoulée majorée de 2 % par mois de retard.

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(08)
CODIFICATION DE LA PAIE
La codification est l’opération qui consiste à transcrire sous forme de chiffres ou de lettres
alphabétiques les informations destinées au programme paie, notamment :
Matricule de paie ou code agent :
Identification chiffrée d’un travailleur;
Code poste :
Assure une liaison poste - salaire;
Code service :
Détermine le rattachement à la structure d’appartenance;
Code paiement :
Indique le mode selon lequel sera opéré le versement de la paie;
Code situation familiale :
Permet d’appréhender la situation de famille du travailleur;
Code enfants :
Permet de prendre en compte le nombre d’enfants à charge;
Code classement :
Signale le classement du travailleur;
Code quotient familial :
Détermine la situation de famille à considérer pour la retenue IRG;
Code des rubriques de paie :
Nomenclature des éléments des gains et des retenues de paie

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Enfin,
Si vous contactez les services fiscaux pour demander un conseil ou un avis, vous recevrez
généralement un bon accueil.
Pour autant, les agents des impôts ne sont pas toujours d'un niveau technique suffisant pour
répondre correctement aux questions posées.
Il nous arrive souvent de rencontrer des clients qui ont pris des positions erronées et sont
pourtant convaincus de leur bon droit, suite au mauvais conseil oral donné par un agent des
impôts.
En effet, le rôle d'un agent des impôts n'est pas de connaître la fiscalité dans son ensemble, ce
qui est en fait impossible, même pour un fiscaliste de très haut niveau.
La fiscalité, c'est effroyablement complexe.
Il faut des années d'expérience pour devenir un bon fiscaliste.
A ce titre, plus ont vieillis, plus je deviens compétent et plus ont se rends compte de l'étendue
de notre incompétence.
Le fiscaliste est comme l'astrophysicien.
Plus il met à jour des secrets de l'univers, plus il se rend compte de l'étendue infinie des
mystères restant à élucider.
Il est impossible de répondre sérieusement à une question fiscale un peu compliquée sans
faire une étude de la documentation.
On précise souvent à nos clients que seule une consultation écrite permet de répondre
sérieusement à leurs questions.
Cela étant, si un agent des impôts répond à une de vos questions et que cette réponse vous
plaît, il faut lui faire confirmer par écrit ou au moins faire un compte rendu de la question et
de sa réponse et lui envoyer par courrier avec accusé de réception pour se ménager un moyen
de preuve de l'existence de cette réponse.
En pratique, le meilleur moyen d'avoir une réponse sérieuse (et opposable) de l'administration
fiscale est de faire une question écrite sous la forme d'un rescrit.
Elle sera traitée par un agent des impôts spécialement chargé de répondre aux questions et qui
a généralement toute la compétence nécessaire.

MEDANI RACHID

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