Vous êtes sur la page 1sur 18

Université Mohammed Premier

Faculté Pluridisciplinaire
Nador

Matériaux de construction et argiles Filière : SMC

Année universitaire : 2019/2020

Travaux Dirigés

Correction de la série n° : 1

Chapitre II :les ciments

EXERCICE 1

Si on donne la composition chimique en % massique d’un ciment dans le


tableau suivant :

Minerai SO3 MgO Fe2O3 Al2O3 SiO2 CaO


% 0,81 2,37 0,79 3,11 23,44 64,74

1) Dans le four rotatif, le mélange cru après séchage et décarbonatation


arrive sous la forme de poudre ou de petites granules dans la zone de
cuisson. Les réactions chimiques commencent sous l’effet de la
température. L’oxyde de fer Fe2O3 (F) se combine à l’oxyde
d’aluminium Al2O3 (A) et à l’oxyde de calcium CaO (C) pour former
l’alumino-ferrite tétracalcique selon la réaction suivante :
F+ A+ 4C C4AF

L’alumine restante réagit avec de l’oxyde de calcium CaO (C) pour former
l’aluminate tricalcique (C3A) conformément à la réaction suivante :
A+ 3C C3A

L’aluminate et le célite forment la phase liquide.

1/4
Les oxydes de silicium (S) et de calcium réagissent ensemble pour former
silicate bi-calcique C2S suivant la réaction ci-dessous :
S+ 2C C2S

Le bélite formé , se transforme en alite C3S tant qu’il reste de oxyde de


calcium non combiné. A la sortie du four, l’oxyde de calcium non combiné
s’appelle chaux libre selon la réaction suivante :
C2S + 2C C3S +C

La magnésie ou bien périclase (M) ne réagit pas avec les autres


constituants. Elle cristallise sous forme de périclase ou reste en solution
solide dans la phase liquide. Les alcalis et les sulfates forment des sulfates
alcalins ou réagissent avec l’aluminate C3A pour donner des cristaux
d’alcalin aluminate selon les réactions suivantes 𝑺
K ou N + 𝑺 K𝑺
C3A + K ou N C-A-K

Les métaux lourds peuvent remplacer le fer dans certains cristaux. Une
variation des constituants principaux (C, S, A, F) ou des éléments mineurs
et secondaires (alcalis, sulfate, titane, phosphate, fluor,…) modifie d’une
part l’aptitude à la cuisson du mélange cru et d’autre part les
caractéristiques hydrauliques du clinker produit.
2-1- Calcule de la composition minéralogique de célite C4AF :
D’après la réaction :
F+ A+ 4C C4AF
159,6 102 224 485,6
0,79 ? ? ?

% (C4AF)= (0,79×487)/159 d’où % (C4AF)=2,40


2-2- Calcule de la composition minéralogique de C3A:

2/4
Pourcentage de l’oxyde d’aluminium combiné :
% (A)= (0,79×102)/159 d’où % (A)=0,51
Pourcentage resté de l’oxyde d’aluminium:
% (A)=3,11-0,51=2,6
A+ 3C C3A
102 168 270
2,6 ? ?

% (C3A)= (2,6×270)/102 d’où % (C3A)=6,88


2-3- Calcule de la composition minéralogique de C3S et C2S:
D’après l’équation :
F+ A+ 4C C4AF
159 102 224 487
0,79 ? ? ?

On détermine la composition de l’oxyde de calcium (C) combiné :


% (C)= (0,79×224)/159 d’où % (C)=1,11
Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:
% (C)=64,74-1,11=63,64

On reprend l’équation (2) :

A+ 3C C3A
102 168 270
2,6 ? ?

On détermine la composition de l’oxyde de calcium (C) combiné :


% (C)= (2,6×168)/102 d’où % (C)=4,28
Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:
% (C)=63,64-4,28=59,36

3/4
On suppose que x est le reste de l’oxyde de calcium et y le reste de l’oxyde
de silicium. On calcule la composition de C2S et C3S en utilisant les 2
équations suivantes :
%C3S = 4,07x+ 7,60y %C3S = 4,07×59,36 - 7,60×23,44 %C3S=63,45
%C2S = 8,60y – 3,07x %C2S = 8,60× 23,44– 3,07×59,36 %C2S=19,35

2-4- Calcule de la composition minéralogique de MgO périclase:

L’oxyde de magnésium ne réagit pas avec les autres constituants il se


transforme en cristal donc le % (M) =2,37

2-5- Calcule de la composition minéralogique de la chaux libre CaO:


On détermine la composition de l’oxyde de calcium (C) combiné aux C3S
et C2S:
S+ 2C C2S
60,08 112,15 172,24
? ? 29,32 19,34

% (C)= (29,32×112,15)/172,24 d’où % (C)=19,09 12,6


19,34
Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:
12,6
46,76
3- % (C)=59,36-19,09=40,27
C2S + 2C C3S C
284,4
172,24 112,15 228,32 56,08
? 63,45 ?
284,4
% (C)= (63,45×56,08)/228,32 d’où % (C)=15,58 12,51

Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:


12,51
% (C)=40,27-15,58=30,69 34,25
46,76

4/4
Le pourcentage de la chaux libre est 30,69%. 34,25

3) Les valeurs des modules et des indices sont reportés dans le tableau suivant
:

Module ou indice Valeur Norme


HM=C/(S+A+F) 2,37 1,7<HM<2,3
SM=S/(A+F) 6,01 1,5<SM<5
TM=A/F 3,94 1,5<TM<2,5
HI= (S+A)/(C+M) 0,40 0,4<HI<0,5
LSI=C/(2,8×S+ 1,1×A+ 0,7×F) 0,93 0,85<LSI<1
LSF=C/(2,8×S+ 1,18×A+ 0,65×F) 0,93 0,85<LSF<1

4) Les valeurs des indices de ce ciment sont normales tandis que les valeurs
des modules sont un peu élevées ce qui demande beaucoup d’énergie pour
préparer ce ciment.

EXERCICE 2
1) L’analyse granulométrique a été faite sur un appareil COULTER
COUNTER. Le tableau ci-après, résume les résultats obtenus : Le diamètre
de chaque tamis est en mm, le pourcentage des refus cumulés de chaque
tamis et le pourcentage des tamisats cumulés de chaque tamis.

Résultats des analyses granulométriques du ciment

Diamètre en mm 4 2,25 2 1,8 1 0,5 0,315 0,2 0,16 0,08 0.063 0.05
% des refus 0,04 0,26 0,76 1,2 1,56 2,61 2,96 7,67 9,37 92,73 96.63 97.63
% des tamisats 99,96 99,74 99,24 98,8 98,44 97,39 97,04 92,33 90,63 7,27 3.37 2.37

2) Les pourcentages des tamisats cumulés sont représentés sous la forme


d’une courbe granulométrique en portant les ouvertures des tamis en
abscisse, sur une échelle logarithmique (type (AFNOR), et les pourcentages
en ordonnée, sur une échelle arithmétique. La courbe granulométrique du
ciment étudié est représentée dans la figure suivante.

5/4
Ciment

100

80
% des tamisats
60

40

20

0
0,0001 0,001 0,01 0,1 1
Ouverture en (mm)

Figure : Courbe granulométrique du ciment

Remarquant que la courbe granulométrique du ciment est tracée d’une


manière continue et passe par tous les points.

3) Calcule de module de finesse du ciment étudié :


Le module de finesse est calculé selon la norme française :
MF=1/100∑ 𝑹𝒆𝒇𝒖𝒔 𝒄𝒖𝒎𝒖𝒍é𝒆 𝒆𝒏 % 𝒅𝒆𝒔 𝒕𝒂𝒎𝒊𝒔{𝟎, 𝟏𝟔 − 𝟎, 𝟑𝟏𝟓 − 𝟎, 𝟔𝟑 − 𝟏, 𝟐𝟓 − 𝟐, 𝟓 − 𝟓}
A.N MF=1/100 (9,37+2,96)=0,12 %
En général la finesse des ciments fabriqués en usine doit être caractérisée
par un résidu sur tamis n° 0.08 égale ou inférieur à 15 % du poids de
l’échantillon. Pour ce ciment, on a un résidu sur le tamis égale à 7.75 %,
cela peut conduire à dire que ce ciment est riches en éléments fins. La
finesse de mouture est le facteur prépondérant de la résistance à la
compression et principalement la fraction entre 5 et 50 μm, qui est
importante pour la résistance aux langues échéances. D’une manière
générale, il semble que plus la courbe granulométrique est resserrée, plus
la résistance est élevée. On a donc intérêt pour réaliser les ciments les plus
résistants, à obtenir des courbes granulométriques aussi mono dispersées
que possible.
4) Si on donne les valeurs des masses volumiques apparente a =0,9 kg/m3 et
réelle s =3,1 kg/m3 de ce ciment, calculer la compacité et la porosité de ce
ciment ?
On a : Masse volumique apparente=masse/volume totale
Masse volumique absolue=masse/volume réelle
Compacité=Volume réelle/volume totale
=masse/volume totale × (1/(masse/volume réelle)
Compacité=masse volumique apparente /masse volumique absolue
A.N : Compacité =0,9/3,1=0,29 d’où C=29%
Comme Porosité=1-compacité
AN : Porosité=1-0,29=0,71 donc Porosité = 71%

6/4
Indice des vides = volume des vides solides / volume des grains solides
=Porosité / compacité
A N : Indices des vides=0,71/0,29 donc Indices de vides=2,44
5) La composition chimique de ce ciment est déterminée par fluorescence X.
Le tableau ci-dessous rassemble les résultats obtenus :

Minerai Na2O K2O MgO Fe2O3 Al2O3 SiO2 CaO


% 0,68 0,24 1,09 3,05 4,88 20,18 61,91

5-1- Calcule de la composition minéralogique de célite C4AF :


D’après la réaction :
F+ A+ 4C C4AF
159,6 102 224 485,6
3,05 ? ? ?

% (C4AF)= (3,05×485,6)/159,6 d’où % (C4AF)=9,28


5-2- Calcule de la composition minéralogique de C3A:
Pourcentage de l’oxyde d’aluminium combiné :
% (A)= (3,05×102)/159,6 d’où % (A)=1,95
Pourcentage resté de l’oxyde d’aluminium:
% (A)=4,88-1,95=2,93
A+ 3C C3A
102 168 270
2,93 ? ?

% (C3A)= (2,93×270)/102 d’où % (C3A)=7,76


5-3- Calcule de la composition minéralogique de C3S et C2S:
D’après l’équation :
F+ A+ 4C C4AF
159,6 102 224 487 485
3,05 ? ? ?

On détermine la composition de l’oxyde de calcium (C) combiné :

7/4
% (C)= (3,05×224)/159,6 d’où % (C)=4,28
Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:
% (C)=61,91 - 4,28=57,63

On reprend l’équation (2) :

A+ 3C C3A
102 168 270
7,76 ? ?
2,93
On détermine la composition de l’oxyde de calcium (C) combiné :
2,93
% (C)= (7,76×168)/102 d’où % (C)=12,78 4,82
Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:
4,82
% (C)=57,63-12,78=44,85 52,81
On suppose que x : est le reste de l’oxyde de calcium et y : le reste de
l’oxyde de silicium. On calcule la composition de C2S et C3S en utilisant les
2 équations suivantes :
52,81 61,51
%C3S = 4,07x+ 7,60y %C3S = 4,07×44,85 - 7,60×20,18 %C3S=29,17
%C2S = 8,60y – 3,07x %C2S = 8,60× 20,18– 3,07×44,85 %C2S=35,86
52,81 11,42
5-4- Calcule de la composition minéralogique de MgO périclase:

L’oxyde de magnésium ne réagit pas avec les autres constituants il se


transforme en cristal donc le % (M) =1,09

5-5- Calcule de la composition minéralogique de la chaux libre CaO:


On détermine la composition de l’oxyde de calcium (C) combiné aux C3S
et C2S:
S+ 2C C2S
60,08 112,15 172,24
? ? 35,86
11,42

8/4
11,42
% (C)= (35,86×112,15)/172,24 d’où % (C)=23,35 7,43

Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:


52,81- 7,43
% (C)=44,85-23,35=21,50 45,38

C2S + 2C C3S C
172,24 112,15 228,32 56,08
? 29,17 ?
61,51
% (C)= (29,17×56,08)/228,32 d’où % (C)=7,16
61,51 15,10
Pourcentage resté de l’oxyde de calcium:
45,38- 15,10
% (C)=21,50-7,16=14,34 30,28

Le pourcentage de la chaux libre est 14,34%. 30,28%

6) Les valeurs des modules et des indices sont reportés dans le tableau suivant
:
Module ou indice Valeur Norme
HM=C/(S+A+F) 2,20 1,7<HM<2,3
SM=S/(A+F) 2,54 1,5<SM<5
TM=A/F 1,60 1,5<TM<2,5
HI= (S+A)/(C+M) 0,40 0,4<HI<0,5
SC=C/(2,8×S+ 1,1×A+ 0,7×F) 0,97 0,85<SC<1
LSF=C/(2,8×S+ 1,18×A+ 0,65×F) 0,99 0,85<LSF<1
IC=300(1-1,8675×S+1,6504×A+0,3517×F+Clibre)/Ctotal 65,4 42,3-76,5
Delta=100×(2,8 S+1,65 A+0,35 F –4,15 C) / (S+A+F+C) 4,15 x

9/4
7) Les valeurs des indices et des modules de ce ciment sont normales. On
conclue que ce ciment est de bonne qualité pour la construction.

EXERCICE 3
1) Minéralogiquement parlant, le ciment est fait essentiellement à partir
des quatre matières premières: 60-80 % de calcaire et de 10-20 %
d’argile (la silice SiO2; l’alumine Al2O3; l’oxyde de fer Fe2O3); 0-5 %
de gypse et éventuellement d’ajouts cimentaires 0 à 5 % qui sont:

Calcaires: Les calcaires sont considérés comme un des constituants principaux


du ciment. Ils doivent présenter une proportion de carbonate de calcium
CaCO3 supérieure à 75% en masse.

Laitier granulé de haut fourneau: Le laitier est un sous-produit de l’industrie


métallurgique ayant des propriétés hydrauliques. Il est obtenu par
refroidissement rapide (trempe) de certaines scories fondues provenant de la
fusion du minerai de fer dans un haut fourneau.

Cendres volantes (V ou W): Elles sont les produits pulvérulents de grande


finesse, provenant du dépoussiérage des gaz de combustion des centrales
thermiques. On distingue:

Les cendres volantes siliceuses (V) qui ont des propriétés pouzzolaniques;

Les cendres volantes calciques (W) qui ont des propriétés hydrauliques et
parfois pouzzolaniques.

Schistes calcinés: Ce sont des schistes que l’on porte à une température
d’environ 800 °C dans un four spécial. Finement broyés, ils présentent de
fortes propriétés hydrauliques et aussi pouzzolaniques.

Fumée de silice: Les fumées de silices sont un sous-produit de l’industrie du


silicium et de ses alliages. Elles sont formées de particules sphériques de très

10/4
faible diamètre (de l’ordre de 0,1 µm). Pour entrer dans la composition d’un
ciment en tant que constituant principal, elles doivent être présentes pour au
moins 85 % (en masse). Les fumées de silices ont des propriétés
pouzzolaniques.

Fillers: Ce sont des “constituants secondaires” des ciments, donc ils ne


peuvent jamais excéder 5 % en masse dans la composition du ciment. Ce sont
des matières minérales, naturelles ou artificielles qui agissent par leur
granulométrie sur les propriétés physiques des liants (maniabilité, pouvoir de
rétention d’eau).

2) Les étapes de fabrication de ciments sont :

Le constituant principal des ciments est le clinker obtenu à partir de la cuisson


d’un mélange approprié de calcaire et d’argile, en proportion respective
moyenne de 80 % et 20 %.

Les différentes étapes de sa fabrication, sont décrites ci-après :

2-1- Extraction et concassage

Le calcaire est extrait par explosif dans des carrières généralement prêt de la
cimenterie à ciel ouvert. L’argile, plus meuble est extraite par des engins
mécaniques et transportée en cimenterie. Les blocs obtenus sont réduits, en
éléments d’une granulométrie des matériaux à environ 50 mm dans des
concasseurs situés, en principe, sur les lieux mêmes de l’extraction.

2-2- Préparation de la matière première (le cru)

Les grains de calcaire et d’argile sont intimement mélangés par broyage, dans
des proportions définies et sont toujours proche de 80 % de calcaire et 20 %
d’argile. le mélange est broyé en une poudre de granulométrie inférieure à 200
microns. La poudre obtenue est homogénéisée par un mélangeur pneumatique

11/4
ou mécanique. Le mélange obtenu très fin est appelé, le «cru». À ce niveau, des
corrections de composition peuvent être effectuées en incorporant, en faible
proportion, de la bauxite, de l’oxyde de fer, etc.

2-3- Cuisson

Réalisée dans des fours rotatifs à une température maximale d’environ 1450
C, la cuisson permet la transformation du cru en clinker (forme de grains de
0,5 à 4 cm de diamètre). A la sortie du four, le clinker est refroidi rapidement
(à une température de 50 à 250 C) pour éviter une forte cristallisation.

2-4- Broyage

Le Clinker Portland est additionné de gypse et éventuellement d’ajouts


cimentiers (laitier, pouzzolane, calcaire…) et est broyé en poudre fine d’une
granulométrie inférieure à 80 µm. Les réactions chimiques ne pourraient
avoir lieu que pour des grains de quelques micromètres d’épaisseur.

3) Le cimentier peut choisir entre quatre voies: la voie humide, la voie semi-
humide, la voie semi-sèche et la voie sèche.

3-1) La voie humide : Le cru est broyé et malaxé avec suffisamment d’eau 30 à
40 % pour constituer une pâte liquide. Cette voie est simple et sûre, mais
consomme beaucoup de combustible pour évaporer l’eau.

3-2) La voie semi-humide : Elle commence comme la précédente, puis le cru


est débarrassé d’une partie de son eau dans des filtres presses.

3-3) La voie sèche, Le cru est séché s’il contient de l’eau puis broyé très
finement après l’homogénéisation. Ce procédé est le plus utilisé.

12/4
3-4) La voie semi-sèche : La poudre est agglomérée de boulettes de 10 à 20 mm
de diamètre par ajout de 12 à 14 % d’eau, séchée et préchauffée comme dans
la voie sèche.

EXERCICE 4
1. Les constituants principaux et leurs pourcentages du ciment Portland
normal sont reportés dans le tableau suivant :

Composés Composition Abréviation Taux


le silicate tricalcique 3CaO, SiO2 C3S 45 à 65%
le silicate bicalcique 2CaO, SiO2 C2S 15 à 35 %
l'aluminate tricalcique 3CaO, Al2O3 C3A 4 à 14 %
l'alumino-ferrite tétracalcique 4CaO, Al2O3, Fe2O3 C4AF 10 à 18 %
Gypse CaSO4, 2H2O C𝑆̅, 2H 0 à 5%

2. Les réactions d’hydratation du ciment Portland normal qui se passent dès


le début du gâchage et se poursuivent dans le temps sont extrêmement
complexes.
2-1- hydratation des silicates : C3S et C2S

Par hydratation, les silicates tricalcique C3S et bicalcique C2S donnent


immédiatement deux types d’hydrates du silicate monocalcique hydraté
CSH peu cristallisés « gel » et liants (50% à 60% du volume de pate de
ciment hydraté), ainsi que de la chaux libre hydratée CH dite « portlandite
occupe de 20 à 25 %. Structure cristallisé. (non liant)», formant un gel
microcristallin à l'origine du phénomène dit « de prise » selon la réaction
suivante :

(C3S, C2S) +H CSH + CH


80% 20%

Ce sont les cristaux de silicate monocalcique hydraté qui, en se fixant entre


eux et aux constituants du matériau où ils ont pris naissance, confèrent à ce
dernier sa résistance. C'est le développement et la multiplication de ces
microcristaux dans le temps qui expliquent l'augmentation des résistances
mécaniques. Le matériau durci est une véritable « roche artificielle » qui
évolue dans le temps et en fonction des conditions extérieures.

13/4
2-2- Hydratation des aluminates C3A et C4AF

L'aluminate tricalcique C3A donne quant à lui, par hydratation, de


l'aluminate monocalcique hydraté, ainsi que de la chaux libre hydratée.
L'aluminate monocalcique hydraté joue un rôle important dans le
développement des résistances. Il contribue, par la rapidité relative de sa
réaction, à la montée des résistances aux jeunes âges. Mais en présence de
gypse (CaSO4 , 2H2O), la réaction suivante se produit :

C3A + ̅H2
C𝑺 + 10 H C4A𝑺̅H12
Couche protectrice
d’Ettringite

Après consommation de gypse (2 à 3 heures)

C3A + CH + 12H C4AH13


C4AF + 4CH + 22H C8AFH26
Aluminates de calcium hydraté
(CAH)

Mais, il a l'inconvénient d'être accompagné d'un fort dégagement de


chaleur et, surtout, celui de pouvoir se combiner avec les sulfates (s'ils sont
présents dans le milieu environnant) pour donner du sulfo-aluminate
tricalcique sous forme d'aiguilles d'ettringite qui conduisent à des
gonflements dans le béton et, par la suite, à des dégradations dans la
structure.

Quant à l'alumino-ferrite tétracalcique, son hydratation ne joue aucun rôle


dans le durcissement du ciment.

Avant d'atteindre son stade final, l'évolution du ciment passe par trois
phases

3. Le constituant responsable du durcissement du ciment est le silicate


tricalcique (alite) C3S , leur hydratation est rapide et très exothermique et
elle est responsable des résistances aux premier âges.
4-1- le constituant du ciment qui fait prise, durci rapidement et atteint
une haute résistance à court terme c’est l’aluminate (C3A)

4-2- Si on augmente leur quantité dans le ciment, il se produire un fort


dégagement de chaleur et, surtout, celui de pouvoir se combiner avec les
sulfates (s'ils sont présents dans le milieu environnant) pour donner du
sulfo-aluminate tricalcique sous forme d'aiguilles d'ettringite qui

14/4
conduisent à des gonflements dans le béton et, par la suite, à des
dégradations dans la structure.

4. Il faut refroidir rapidement la masse en fusion à la sortie du four pour que


la forme allotropique γ de C2S qui est moins hydraulique ne se forme pas.
Connaissant que le C2S possède plusieurs variétés allotropiques :
800-850°C 1160 °C 1425 °C 2130 °C

γ αl αh α liquide
Chauffage

Refroidissement
β
500 °C

 La forme β a une meilleure hydraulicité et s’appelle bélite.


 La forme γ est moins hydraulique, il faut empêcher sa formation
en stabilisant la forme β par un refroidissement rapide ou par la
présence de l’ion K+ dans le réseau cristallin il est donc nécessaire
d’avoir du K+ dans la matière première de départ.
5. Les types de ciments fabriqués au Maroc sont les suivants :
- CPJ 35 & CPJ 45 : Ciment portland composés ;
- CM 25: ciment à maçonner ;
- CPA: ciment portland artificiel avec constituant secondaire ;
- CPAC: ciment portland artificiel avec constituant la cendre volante;
- CPAL: ciment portland artificiel avec constituant laitier;
- CPAZ: ciment portland artificiel avec constituant Pouzzolane ;
- Les ciments courants;
- Les ciments adaptés à des usages spécifiques;
- Les ciments blancs
- Les autres types du ciment sont importés, suivant les nécessités et en
fonction de la destination du béton de l’ouvrage.
6. Les caractéristiques de ciments sont :

Le ciment se caractérise par un certain nombre de critères mesurés de façon


conventionnelle, soit sur la poudre, soit sur la pâte, soit sur le «mortier
normal»

6-1- Hydratation du ciment portland :

Les principales phases du ciment : C3S, C2S, C3A et C4AF ne sont pas des
corps purs)

15/4
6-1-1- Hydratation de C3S

2C3S + 6H C3S2H3 + 3 CH + chaleur (173 kj)

2 C3S + 7H C3S2H4 + 3 CH + Chaleur

Les silicates de calcium hydratés CSH :

 Principale phase de pâte ciment hydraté


 Structure variées, mal cristallisées
 Regroupées sous le terme de CSH
 Ils apportent en grande partie la résistance au béton.

La portlandite CH :Ca(OH)2

Résulte de la formation de CHS plus pauvre en C que C3S

Assez soluble dans l’eau 1,2 g/l à température ambiante.

6-1-2- Hydratation de C2S

2C2S + 4H C3S2H3 + CH + chaleur (58,5 kj)

2 C2S + 5H C3S2H4 + CH + Chaleur

Hydratation de C2S analogue à celle de C3S

- Beaucoup plus lente et exothermique


- Forme moins de portlandite car mois riche en C

6-1-3- Hydratation de C3A

Sans sulfates :

2C3A + 21 H C4AH13 + C2AH8 + chaleur (680,4 kj)

Très rapide et très exothermique

C4AH13 + C2AH8 2C3AH6 + 9 H + chaleur (plus lente)

En présence de sulfates :

2C3A + 21 H C4AH13 + C2AH8 + chaleur (680,4 kj)

Il se forme l’ettringite (un sulfo aluminate de chaux hydraté)

16/4
̅ + 32H
C3A + 3C + 3𝑺 ̅3H32
C6A𝑺

Quand le gypse s’épuise l’ettringite sert de source de sulfate

̅3H32 + 2C3A + 4H
C6A𝑺 ̅12H)
3(C3AC𝑺

6-1-4- Hydratation de C4AF

Hydratation comparable à celle de C3A

6-1-5-Hydratation de la chaux libre

C+H CH

Présence en grande quantité 2 à 3% la chaux libre est nuisible ;

En contact avec l’eau forte effusion et augmentation de volume de 80% ;

Un éclatement du béton (si le phénomène se produit après la prise et le


durcissement ;

La présence de chaux dans le ciment modifie la cinétique de prise.

6-2- Résistances des ciments Portlands

Dans les conditions favorables, le durcissement d’un ciment portland peut


continuer des mois et mêmes des années. La résistance du ciment portland et
la vitesse de durcissement dépendent de la composition minéralogique du
clinker, de la finesse du ciment, de sa teneur en eau, de la température et de la
durée de conservation.

6-2-1- Composition minéralogique du clinker

6-2-2- Finesse du ciment

6-2-3- Humidité et température ambiante

6-2-4- Durée de conservation

6-2-5- Surface spécifique

6-2-6- Masse volumique apparente

6-2-7- Masse volumique absolue

17/4
7. les propriétés de ciments sont :
7-1- il fait prise et durcissement par hydratation c à-d le ciment est un liant
hydraulique, il fait prise par hydratation.
Principales réactions avec l’eau : elles peuvent être représentées, les
coefficients stœchiométriques n’étant qu’indicatifs, par les équations
chimiques suivantes:
3CaO, Al2O3 + 3 CaSO4 + 31 H2O 3CaO, Al2O3, 3CaSO4,31H2O
2 (3CaO, SiO2) + 6 H2O 3CaO, 2SiO2, 3H2O + 3 Ca(OH)2
2 (2CaO, SiO2) + 4 H2O 3CaO, 2SiO2, 3H2O + Ca(OH)2
Le ciment est essentiellement utilisé sous forme de béton : mélange de ciment,
granulats et eau. Il forme ainsi une véritable roche artificielle qui présente
l’avantage de pouvoir être mise en œuvre sous forme d’une pâte.
7-2- Le ciment n’exige pas le CO2 lors de durcissement
7-3- Le ciment ne dissout pas dans l’eau.

Bon courage.

18/4