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République du Bénin

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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
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Université d’Abomey-Calavi (UAC)
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École Doctorale des Sciences Économiques et de Gestion


Laboratoire de Microéconomie du Développement (LAMIDEV)
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Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire en économie (PTCI)


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Cursus : DEA/MASTER -PTCI EN ÉCONOMIE APPLIQUÉE

SPÉCIALITÉ : GENRE ET DÉVELOPPEMENT

THEME

EFFET DE LA FÉCONDITÉ SUR LE


développement HUMAIN EN ZONE CEMAC

Auditeur : Directeur de mémoire :

Jeancy Grâce DZILA NGALOUOLI Pr Magloire LANHA

Agrégé en science économique


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC i

AVERTISSEMENT

L’École Doctorale de la Faculté des Sciences


Économique et de Gestion n’entend donner aucune
approbation, ni improbation aux opinions émises dans ce
mémoire. Ces opinions doivent être considérées comme
propres à leur auteur.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC ii

DÉDICACE
DEDICACE

À
Mes chers parents Simon DZILA et Marie-Jeanne NGADZOBO
Et à
Ma fille chérie Candide ISSEY OKO.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC iii

REMERCIEMENTS
REMERCIEMENTS
J’exprime tous mes remerciements au Professeur Magloire LANHA pour sa disponibilité, son
encouragement, son encadrement, son soutien, sa pression dans le travail, ses conseils et
suggestions par l’application des méthodes AGIL qu’il m’a enseigné. Ces méthodes m’ont
permis de mener à bonne fin ce mémoire. Je suis extrêmement reconnaissante à ses qualités
humaines d’écoute et de compréhension.

Je remercie le directeur de l’école doctorale d’économie et de gestion de l’UAC Professeur


Emmanuel HOUNKOU.

Je remercie également les membres du jury d’avoir consacré leur temps pour rapporter ce
mémoire.

Mes plus profonds remerciements vont à mes parents, Simon DZILA et Marie-Jeanne
NGADZOBO en récompense de leur encouragement, soutient, sensibilité durant mon cursus
scolaire. Ma fille chérie Candide ISSEY OKO qui m’a toujours encouragé de poursuivre mes
études ainsi qu’à son père Ben ISSEY. Je suis reconnaissante à ma famille DZILA pour son
soutien. À mes frère Paris DZILA, presnel DZILA, Trésor DZILA et à mes sœurs Nadine
DZILA, Nestlie DZILA, Liz DZILA, Roncia DZILA et Florida DZILA, ainsi qu’à maman
ISSONGO et à mes nièces et neveux. Je tiens à remercier aussi le Professeur Rufin-Willy
MANTSIE pour son soutien moral et financier, ses encouragements et conseils. Je me
souviens toujours de sa parole « petite sœur, on n’est pas nombreux courage, tu y arriveras ».

J’exprime ma gratitude à Nicolas TOKPEICHAN, HUONGUEVOU, FONGNIKIN, ainsi


qu’à tous les Lamideviens. Je suis grée au LAMIDEV pour l’accueil et les bonnes conditions
de travail. Je remercie également les personnes avec qui j’ai partagé mes études.

Je remercie également le Dr Abedi KAHIKO pour son soutien et son affection durant tous
mes moments difficiles et faciles. Sans oublier Mariame NGALOUTSOU, Grâcia
MOSUNGA, Moise KILENGA, OKO guillaumette, MOUANDZA Amour.

Je remercie les membres de l’administration du PTCI pour leurs soutiens financiers. Je


remercie le Professeur Alastaire ALINSATO pour tous les efforts consentis en tant que
coordonnateur du PTCI au Benin. Mes remerciements s’adressent également aux Professeurs
et Docteurs qui se sont consacré corps et âme pour m’assurer une bonne formation.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC iv

RÉSUME
Effet de la fécondité sur le développement en zone CEMAC

Résumé : Depuis Malthus (1798), le poids de la population est évoqué comme un élément
freinant le développement. Cet article analyse l’effet de la fécondité sur le développement
humain dans les six pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale
(CEMAC) sur la période 2000-2017. Le concept de fécondité utilisé est celui du nombre
d’enfants par femme en âge de procréer, tandis que le développement est approximé par
l’Indice de Développement Humain (IDH). Les données proviennent de la base du World
Development Indicator (WDI) de la Banque Mondiale et du Programme des Nations-Unies
pour le Développement (PNUD). L’estimation est basée sur les données de panel non
stationnaire, et recourt à un modèle à correction d’erreur. Les résultats montrent que la
fécondité affecte négativement l’IDH.

Mots-clés: Fécondité, Développement, CEMAC, Effet

Codes JEL : J13 – J11 – I14.

ABSTRACT

Effect of fertility on development in CEMAC zone

Summary: Since Malthus (1798), the weight of the population is mentioned as a factor
hindering development. This article analyzes the effect of fertility on human development in
the six countries of the Economic and Monetary Community of Central Africa (CEMAC) over
the period 2000-2017. The fertility concept used is the number of children per woman of
childbearing age, while the development is approximated by the Human Development Index
(HDI). The data come from the World Development Indicator (WDI) database of the World
Bank and the United Nations Development Program (UNDP). The estimate is based on the
non-stationary panel data, and uses an error-correction model. The results show that fertility
negatively affects the HDI.).

Keywords: Fertility, Development, Effect, CEMAC.

JEL Classification : J13 – J11 – I14.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC v

Sigles et Acronymes
ADF : Dickey-Fuller Augmenté (Test de -)
AEF : Association pour l’éducation des femmes
BM : Banque mondiale
CIPD : Conférence internationale pour la population et le développement
CIPD : Comité internationale sur la population et le développement
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation
FMI : Fond Monétaire international
IDH : Indicateur de développement humain
IPS : Im, Perasan et Shin (Tests de racine unitaire de -)
KPSS : Kwiatkoski, Philips, Schmid et Shin
LLC : Levin, Lin et Chu (Tests de racine unitaire de -)
MCE : Modèle à correction d’erreur
MG : Mean Group (Méthode d’estimation-)
MGBEF : Mouvement gabonaise pour le bien être familiale
MW : Madala et Wu (Test Statistique de -)
OMD : Objectif du millénaire pour le développement
PAM : Programme alimentaire mondial
PED : Pays en voie de développement
PMG : Pool Mean Group (Méthode d’estimation-)
PNLS : Programme national de lutte contre le sida
PNUD : Programme des nations unies pour le développement
PP : Phillips-Perron (Test de racine unitaire de-)
RCA : République Centre Africaine
UNFPA : Fond des nations unies pour la population

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC vi

TABLE DES FIGURES


Figure 1: pyramide des âges de quelque pays de l'Afrique Sub-Saharienne 6
Figure 2: Évolution du taux de fécondité en zone CEMAC de 2000-2017Erreur ! Signet non
défini.
Figure 3: Évolution de la croissance du PIB par habitant en zone CEMAC de 2000-2017 41
Figure 4: Dépense courante de santé (en pourcentage du PIB) 42
Figure 5: Évolution de la scolarité primaire en zone CEMAC 43
Figure 6: Évolution de l'IDH en zone CEMAC 44
Figure 7: Évolution du taux de natalité en zone CEMAC (pour mille habitant) 46
Figure 8: Évolution de la proportion de la population féminine en zone CEMAC 48

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC vii

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1: Description des variables ........................................................................................ 33
Tableau 2: Statistique descriptive ............................................................................................. 38
Tableau 3: Matrice de corrélation ............................................................................................. 38
Tableau 4: Résultat du test de stationnarité .............................................................................. 51
Tableau 5: Test de cointégraton de KAO ................................................................................. 52
Tableau 6: Estimation du modèle à correction d'erreur ............................................................ 53

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC viii

SOMMAIRE
AVERTISSEMENT ................................................................................................................. I

DEDICACE .............................................................................................................................. II

REMERCIEMENTS ............................................................................................................. III

RÉSUME ................................................................................................................................ IV

ABSTRACT ........................................................................................................................... IV

SIGLES ET ACRONYMES ................................................................................................... V

TABLE DES FIGURES ........................................................................................................ VI

LISTE DES TABLEAUX .................................................................................................... VII

SOMMAIRE ....................................................................................................................... VIII

INTRODUCTION .................................................................................................................... 1

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION ......................................................................................................................... 2


2. PROBLÉMATIQUE ........................................................................................................................................... 7
3. OBJECTIFS ..................................................................................................................................................... 10
4. HYPOTHÈSES ................................................................................................................................................ 10
5. INTÉRÊT DE L’ÉTUDE........................................................................................................................................... 10
6. PLAN DU MÉMOIRE............................................................................................................................................ 10

CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE .............................................................. 11

SECTION 1 : CLARIFICATION CONCEPTUELLE ................................................................................................... 12


SECTION 2 : ANALYSE THÉORIQUE ................................................................................................................... 16
SECTION 3 : QUELQUES TRAVAUX EMPIRIQUES ............................................................................................... 23

CHAPITRE II : MÉTHODOLOGIE ET DONNÉES ........................................................ 27

SECTION 1 : MODÉLISATION ................................................................................................................................. 28


SECTION 2 : PRÉSENTATION DES TESTS .................................................................................................................... 34
SECTION 3 : SOURCE DE DONNÉES ET ANALYSE DESCRIPTIVE ........................................................................................ 36

CHAPITRE III : RÉSULTAT ET INTERPRÉTATION ................................................... 49

SECTION 1 : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DES DIFFÉRENTS TESTS ................................................................................. 50


SECTION 2 : L’ESTIMATION DES PARAMÈTRES DU MODÈLE, RÉSULTAT ........................................................................... 52

CONCLUSION ....................................................................................................................... 57

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC ix

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................................................. 61

ANNEXES ............................................................................................................................... 68

TABLES DES MATIÈRES ................................................................................................... 83

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 1

INTRODUCTION

INTRODUCTION

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 2

Dès le début du XVIIIème siècle, la population dans plusieurs pays a connu un accroissement à
un taux exponentiel par rapport à la production de biens et services. Malthus (1798) remarque
déjà le phénomène lorsqu’il affirme que « si c’est une folie de multiplier l’or et l’argent dans
un pays sans y multiplier les marchandises en circulation, il n’est pas moins absurde de
vouloir multiplier les hommes sans augmenter la quantité des aliments ». En effet, la théorie
malthusienne s’intéresse aux effets intimement liés à la nature humaine qui étouffent le
progrès vers le développement. Par ailleurs, Malthus ajoute que la nature occupe une place
centrale dans l’existence humaine et la nécessité d’une passion conjugale continue génère la
pauvreté.

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
La fécondité est l’une des grandes menaces actuelles pour la démographie. La croissance
démographique rapide provoquée par un taux de fécondité élevé et durable est associée à des
taux de pauvreté élevé, de faible taux d’éducation primaire et de mortalité infantile élevée
(Schoumaker et Tabutin, 1999).

La situation des pays en voie de développement à l’instar des pays de l’Afrique sub-
saharienne et de l’Asie du sud montre que la croissance démographique de ces régions
constitue un obstacle pour le développement. L’Afrique sub-saharienne et l’Asie du sud
couvrent les taux de fécondité les plus élevés. Les statistiques de la Banque mondiale viennent
confirmer cette réalité dans la mesure où l’on retrouve en moyenne 8 enfants par femme au
Kenya, 7 à 8 au Niger et Nigeria, 6 au Tchad pour ne citer que ces pays. C’est dans ces zones
que plus de la moitié des pauvres vivent et c’est dans ces régions que se concentrent 85% des
pauvres. La BM affirme par ailleurs que les 15% restants vivent dans les quatre autres régions
du monde. Selon Eloundou-Enyegue (1998) cité par Schoumaker (2003), bien que l’Afrique
sub-saharienne soit la région où la pauvreté est plus répandue, où la fécondité est la plus
élevée, les études empiriques sur la relation entre fécondité et pauvreté dans cette région ne
sont paradoxalement pas légions. L’auteur affirme en outre que les liens entre pauvreté et
fécondité ont toutefois d’importantes implications pour la population future de l’Afrique sub-
saharienne.

Les pauvres sont exposés à un manque de biens nécessaires pouvant satisfaire aux besoins
fondamentaux, conduisant ainsi à des fortes fécondités. Selon Chen et Ravillon (2000) avec la
moitié de sa population vivant avec moins de 1 dollar par jour, et les deux quart vivant avec
moins de 2 dollar, il n’y aura pas de déclin de fécondité durable en Afrique sans une baisse

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 3

importante de la pauvreté et ou sans une baisse considérable de la fécondité parmi les pauvres.
La maitrise de la fécondité des pauvres est considérée alors comme la principale voie à une
baisse de fécondité durable en Afrique Sub-Saharienne, ajoutent-ils.

Dans le monde, les pays avancés ont un taux de fécondité faible et réalisent de bons résultats
que les pays en voie de développement dans lesquels les conditions de vie des pauvres tardent
à s’améliorer. Et ces personnes pauvres sont d’ailleurs les plus féconds. Avec une estimation
moyenne de 5 enfants par femme en 2003, la fécondité de l’Afrique reste la plus élevée au
monde (ONU, 2003). Plusieurs organisations et programmes ont intervenu pour résoudre ce
problème et ont fixé les objectifs.

En 1974, à Bucarest, s’est tenue la première conférence sur la population et le


développement ; les positions relatives aux politiques de population sont considérablement
rapprochées. Après cette conférence, d’autres conférences encore ont eu lieu, nous citons par
exemple celle tenue au Caire en 1994, un large consensus s’est développé autour d’un
programme d’action qui vise à considérer la santé sexuelle et reproductive. Cette mesure est
acceptée par plusieurs pays africains qui ont pu achever leur transition démographique. En
zone CEMAC, la mise en œuvre des préoccupations de ces conférences s’est vite matérialisée
dans tous les pays de la sous-région. En effet le Cameroun, le Congo et le Tchad ont vite
formulé la politique de population tandis que les autres (RCA, Gabon et Guinée équatoriale)
l’on formulé très en retard. Parmi les pays qui ont formulé des politiques de population, seul
le Tchad a pu adopter des politiques de population adéquates telles que : la réduction de la
morbidité et de la mortalité, la réduction du taux de fécondité, la maitrise de la croissance
démographique, Hoummouda, (2002). En 1992, le Cameroun a adopté une politique basée sur
l’amélioration des conditions sociales et environnementale qui peuvent influencer
positivement la croissance de la population. Mais cette transition n’est pas encore achevée
dans d’autres pays à cause de la lenteur de sa mise en œuvre. Plus de dix ans après la
conférence, et malgré quelques progrès inégaux selon les pays, l’accès à la contraception et
aux autres services de santé de la reproduction ainsi qu’à des véritables droits reproductifs est
loin d’être acquis dans beaucoup de populations africaines (Gautier, 2006). Malgré ces
politiques et mesures, les progrès restent encore incertains. En raison de la considération
sociale des pays de l’Afrique à une famille nombreuse et de leur niveau de développement, la
sensibilisation est comme moyen de changement de mentalité en matière de procréation. En
2000 les huit (8) objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sont formulés comme
nouveau paradigme du développement et l’aide au développement, en considérant les

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 4

programmes mis en place pendant la conférence du Caire (1994) et celle de Beijing (1995)
consacrée aux femmes et orientée vers la réduction de la pauvreté à l’horizon 2015. Samuel et
Attané, 2005) estiment que la femme, par qui inévitablement la baisse de la fécondité doit
passer par elle, devient donc actrice à part entière du développement. Cependant, les objectifs
du millénaire pour le développement ne sont pas atteints avec succès dans plusieurs pays.
Selon (Benninguisse et Dackam-Ngatchou, 2009), dans la plupart des pays de la zone
CEMAC, on note l’émergence d’un bonus démographique dans le contexte de forte
croissance démographique mais le niveau de réalisation des OMD n’est pas à la hauteur de
cette conjoncture favorable. En effet, hors mis la scolarisation dans le primaire et la
vaccination des enfants qui ont enregistré des progrès significatifs, tous les autres objectifs
accusent un retard dans leur réalisation.

Les nations unies (2011) affirment que, la population de cette région est de 860 millions
d’habitants en 2010 et peut être estimée de 1,7 à 2,2 milliards d’habitants en 2050. Elles
affirment encore que dans ces mêmes périodes, l’Afrique de l’ouest et centrale qui couvre la
moitié de la population de l’Afrique subsaharienne, utilisent plus les moyens contraceptifs
que dans les années écoulées estimé de 0,3 par an en Afrique de l’ouest et de 0,2 point en
Afrique centrale ; pour un total de 0,5 point par an (ONU, 2011). Le taux de fécondité a baissé
de 5 et est estimé à 2,4 ou 3,4 en 2050. En 2100, cette population est estimée autour de 3,3 et
4,8 milliard d’habitants et le nombre d’enfants par femme à 2,1 ou 2,6. Ce qui montre que
dans les années à venir, l’utilisation des contraceptions sera élevée de 1 à 1,5 point.

Férry (2007) affirme que, la transition de fécondité en Afrique centrale est liée à une
augmentation de la prévalence contraceptive de 0,4 point en 2000 à 2005 et 0,8 point par an,
tandis qu’on observe que 0,25 point par an ces dernières années pour les méthodes modernes.
Ainsi, l’utilisation des méthodes traditionnelles est plus élevée. Au Congo, l’exposition des
jeunes femmes au décès maternels et des grossesses précoces engendrées par la faible
utilisation des moyens contraceptifs ont tiré l’attention des autorités qui, à travers le plan
d’accès ont préconisé un plus grand nombre de femmes à des services de planification
familiale de qualité. Pour le Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population
(UNFPA) au Congo, en 2011, la promotion de la planification familiale constitue l’un des
moyens les plus efficaces et peu couteux pour prévenir les grossesses précoces et réduire la
mortalité maternelle estimée à 100 mille naissances vivant dans ce pays.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 5

Au Gabon, tout comme au Congo, on constate une faible utilisation des produits contraceptifs
modernes, mais l’utilisation des produits contraceptifs traditionnels est élevée. Ainsi, certaines
ONG notamment le MGBEF et l’AEF mènent des actions de sensibilisation sur la parenté
responsable, et sur la méthode moderne de planification familiale. Dans le cadre de lutte
contre le sida, le PNLS et de divers ONG mènent des compagnes de prévention et de
sensibilisation dont la finalité est d’accroitre l’utilisation des préservatifs. Au Cameroun,
depuis la CIPD, la position de la régulation de la fécondité a évolué grâce à la planification
familiale. Les cadres juridiques, réglementaire, institutionnels de la planification familiale ont
été revus pour s’adapter aux recommandations internationales en matière de santé
reproductive.

Cependant, dès lors la fécondité est au centre des interrogations scientifiques et suscite des
inquiétudes non seulement de la part des chercheurs mais aussi de la part des preneurs de
décisions en raison de son influence sur le niveau de développement, Rostow (1960), définie
le processus universel du développement des nations en cinq étapes. En s’inspirant de l’étape
de consommation de masse définie par Rostow, l’on comprend le rôle que peut jouer la
population dans le processus de développement. Le sous-développement est un retard et la
sortie de cet état nécessite de grands investissements.

La zone CEMAC a vu sa performance économique appréciable avec un taux de croissance de


6 ,7% en 2008 contre 6,5% en 2007 (CEA /BSR-AC, 2009). D’après Cozio-Zavala (1998), la
fécondité reste élevée dans les pays où la croissance économique et le développement
marquent le pas. En outre, selon l’auteur, la forte mortalité, le bas niveau de vie, la faible
scolarisation et le faible investissement en santé expliquent le retard pris dans la baisse de
fécondité dans les pays où ces phénomènes dominent.

Dans un rapport portant sur les perceptives économique en Afrique, la Banque africaine du
développement (BAD, 2017) affirme qu’après la chute des matières premières, la croissance
économique reste élevée en 2016 soit 4,7 pour le Cameroun, 2,4% pour le Congo, 2,9 pour le
Gabon , -8,2% pour la guinée équatoriale, 5,1 pour la RCA et -3,4 pour le Tchad. Malgré ses
nombreuses richesses, les pays de la zone CEMAC restent en queue de peloton de l’indice de
développement humain des nations (Rapport final du programme économique et régionale de
la CEMAC, 2009). Ainsi, le problème de population n’est pas seulement une question de
chiffre, mais il inclut aussi le bien-être humain et le développement.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 6

F igure 1: pyramide des âges de quelque pays de l'Afrique Sub-Saharienne

90+
80-84
70-74
60-64
50-54
40-44
30-34
20-24
10-14
0-4
10 000 5 000 0 5 000 10 000

Homme Femme

Source : CREG/CREFAT 2017

Le choix de ce thème « Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC »


est justifié dans la mesure où la fécondité est responsable du sous-développement de la zone
CEMAC.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 7

2. PROBLÉMATIQUE
Depuis longtemps, les économistes et les autres chercheurs ont pensé que la crise économique
a contribué au sous-développement des pays de l’Union Douanière et Économique de
l’Afrique Central (UDEAC). La création de la CEMAC est toutefois intervenue dans le
contexte marqué par une crise économique profonde et brutale qui a affecté les économies des
pays de la sous-région et aussi l’accélération de la mondialisation. En effet pour de nombreux
analystes, la CEMAC est non seulement une réponse à cette crise mais aussi un moyen
permettant de faciliter l’insertion des pays concernés dans l’économie mondiale, par le biais
des experts des institutions financières internationales. Et, relayer au niveau sous régionale
par les chefs d’États et les gouvernements à la fois comme l’une des conditions nécessaires
pour promouvoir une croissance économique rapide et indispensable afin d’accompagner les
stratégies de réduction de la pauvreté dans ces différents pays.

Malgré la création de la CEMAC, les cinq pays producteurs du pétrole sont touchés par la
chute du prix de baril. La baisse des revenus pétroliers qui représentent 25 à 85 pour cent des
recettes de ces pays a plongé la région dans une crise. A ce choc s’est ajoutée la persistance
des menaces terroristes récurrentes dans le bassin du lac Tchad et la poursuite des exactions
des groupes armés en Centrafrique. Ce qui a engendré l’afflux des réfugiés et des rapatriés. La
situation économique de la zone CEMAC reste difficile avec ces chocs et l’instabilité
politique ce qui a poussé, le FMI à apporter de l’aide dans cette région. Aussi, plusieurs autres
institutions ont intervenus. En effet, leur intérêt réside de faire sortir ces pays du sous-
développement.

Le problème qui se pose aujourd’hui est d’autant plus d’acuité que la fécondité galopante
vient aggraver la situation précaire. À cet effet, plusieurs chercheurs sont unanimes du fait
que l’augmentation de la population pose d’énorme problème, surtout lorsque l’économie ne
suit plus son rythme. En juillet 2007, lors du G20, à Hambourg interrogé sur les questions
concernant la démographie en Afrique, le président français Emmanuel Macron affirme que
« quand des pays ont 7 à 8 enfants par femmes, vous pouvez décider de dépenser des
milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ». La situation des pays en voie de développement
à l’instar des pays de l’Afriques sub-sahariennes et de l’Asie du sud montre que la croissance
démographique de ces régions constitue un obstacle pour le développement. Ce constat est
fait par (Charbit et Gaimard, 2015) lorsqu’ils écrivent pour une bonne partie de l’opinion
publique, la croissance démographique trop rapide est considérée comme un obstacle majeur

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 8

au développement de l’Afrique. Une augmentation rapide de la population engendre une


diminution des ressources qui permettent d’améliorer les conditions de vie de la population.
Une société où la natalité est élevée est dans l’obligation d’utiliser ses ressources pour la
construction des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, des services sociaux dont la
population en a besoin. Cela rejoint l’analyse de Lambert(1960) selon laquelle une croissance
démographique aussi rapide impose des efforts de développement plus lourds puisqu’il ne
suffit pas d’élever rapidement le niveau de vie de la population mais qu’il faut assurer ces
niveaux de vie à des populations plus nombreuses. Mais les rapports démoéconomiques sont
trop complexes pour que la nécessité reconnue d’effort plus grand permette de porter un
jugement général sur les avantages et les inconvénients de la croissance démographique qui
les impose. Il est à noter que l’investissement dans ces derniers est socialement indispensable
pour le capital humain mais n’est pas immédiatement productifs. Cependant, ces ressources
ne sont pas faciles à accumuler, s’ils ne proviennent pas de l’épargne, c’est des prêts.

Cependant, lorsque la population est pauvre, il est difficile de voir cette dernière épargner et
surtout les ménages de grande taille. « Si les pauvres sont pauvres, c’est parce qu’ils
n’épargnent pas suffisamment » (Banerjee et Duflo, 2011). En ce moment, l’État se trouve
dans l’obligation de faire recours aux investisseurs étrangers ou aux emprunts. Cela constitue
une charge pour la société et la future génération, car les sommes empruntées proviennent de
l’extérieur. Lorsque les sommes prêtées proviennent de l’épargne locale, les emprunteurs
courent moins le risque d’être noyés dans des dettes qui excèdent leurs possibilités de
remboursement (Shipton 2010).

Cependant, La révolution industrielle du XIXème siècle en Europe a infirmé la théorie de


Malthus car l’expansion rapide de la population a favorisé le progrès technique et économique
bref a contribué à l’amélioration de niveau de vie. C’est pour cette raison que certains
économistes ont réalisé que Malthus a tort. En partant de l’affirmation selon laquelle « Il n’est
de force et de richesse que d’hommes », Bodin (1576) adopte une vision humaniste et montre
l’importance de la population dans le processus de développement des nations. Leridon
(2010) affirme que le phénomène démographique a contribué à l’émergence de certains pays
d’Asie, notamment la Chine. Mais cette fenêtre d’opportunité ne produit d’effets positifs qu’à
certaines conditions notamment celle de disposer d’une main d’œuvre qualifiée et d’un
marché du travail pour l’employer (Leridon, 2010). En effet, l’investissement sur le capital
humain, entraine au développement.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 9

En dépit de ses considérations sociales, il est clair que le capital humain est un input vital
pour le développement économique et les différents niveaux d’investissement en capital
humain donnent différents taux et rendements économiques (Schultz 1961). À travers le lien
entre éducation et croissance, la théorie du capital humain (Becker, 1964) pose les jalons d’un
impact éventuel du capital humain sur le développement économique. Ainsi selon cette
théorie, une accumulation en capital humain entraine un accroissement de la productivité
globale de l’économie et par ricochet du développement, si la croissance est partagée.
L’ensemble des analyses théoriques liées à la relation qui existe entre capital humain et
développement, aboutissent généralement à la conclusion selon laquelle non seulement la
pauvreté ne constitue pas un handicap majeure à l’accumulation du capital humain, mais que
ce dernier est l’une des conditions de la sortie de la pauvreté, à travers les incidences positives
que la connaissance des individus exerce sur la croissance.

Cependant, l’explosion démographique des années 1950 dans les PED a relancé le débat
malthusien des effets négatifs de la croissance démographique sur le développement. Le cas
des pays de l’Afrique sub-saharienne à l’instar des pays de la CEMAC où la fécondité élevée
constitue une contrainte à la mise en œuvre des politique allant dans le sens de l’avancement
du niveau de vie et donc du développement. Dès lors, la fécondité est au centre des
interrogations scientifiques et suscite des inquiétudes non seulement de la part des chercheurs
mais aussi de la part des preneurs de décisions en raison de son influence sur le niveau de
développement, sa transition devient cruciale, elle est l’un des défis essentiels de l’Afrique.
Ce raisonnement montre que le sous-développement se traduit par le nombre d’enfant par
femme persistant, qui nécessite une baisse. Dans certains pays, la réduction de la fécondité est
une priorité absolue. Bon nombre de pays ont compris les conséquences néfastes de la
fécondité sur l’économie en formulant des politiques allant dans le sens de sa réduction
(Garenne et Joseph 2000 ; Tabutin, 1997 et Tabutin et Shoumaker, 2001).

La problématique qui sous-tend cette investigation découle de la relation entre développement


et fécondité en zone CEMAC. C’est ainsi qu’elle nous conduit à formuler l’interrogation
centrale suivante : La fécondité galopante constitue-t-elle un frein au développement ?
Autrement dit, Ce fort taux de fécondité est-il une chance ou un risque pour le développement
humain de la zone CEMAC ?

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 10

3. OBJECTIFS
A la lumière de cette question, l’objectif de notre mémoire est d’analyser l’effet de la
fécondité sur le développement en zone CEMAC. De façon spécifique, il s’agit de :

OS1 : Analyser l’évolution du taux de fécondité dans la zone CEMAC entre 2000 et 2017

OS2 : Évaluer l’effet de la fécondité sur le développement humain dans la zone CEMAC.

4. HYPOTHÈSES
À l’issu de la considération théorique de notre étude, nous formulons comme hypothèse
fondamentale, l’accroissement de la fécondité génère le sous-développement. De cette
hypothèse fondamentale, il se dégage un certain nombre d’hypothèse spécifiques qui doivent
être soumise à une vérification empirique avant d’être confirmée ou infirmée. Il s’agit de :

H1 : Une évolution croissante de la fécondité baisse l’indice du développement humain en


zone CEMAC

H2 : Une augmentation de la fécondité aggrave le sous-développement en zone CEMAC.

5. Intérêt de l’étude
L’intérêt de ce travail réside dans ce qu’il doit pouvoir renforcer des politiques des
programme de réduction de la fécondité, dans le but d’améliorer la santé des femmes, la
condition de vie des ménages, afin assurer le développement humain des pays membres de la
sous régions.

6. Plan du mémoire
Ce travail est structuré de la manière suivante : le premier chapitre est consacré à la revue de
littérature, le deuxième chapitre présente la démarche méthodologique et la source des
données, le troisième chapitre quant à lui présente les résultats et leurs interprétations. L’étude
est bien évidemment clôturée par une conclusion.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 11

CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 12

Dans ce chapitre nous développons trois sections. Dans la première section nous définissons
et clarifions les concepts, dans la deuxième section nous développons la revue théorique et
dans la troisième section nous mettons en exergue les différentes études empiriques qui les
soutiennent.

SECTION 1 : CLARIFICATION CONCEPTUELLE

Dans cette section nous clarifions les définitions des différents concepts afin de les
comprendre dans toute leur démarche historique. Granger(1955) « un concept est histoire ».

1.1. Effet
L’effet est le résultat attendu d’un produit, d’un comportement, d’un acte, etc., conçu, utilisés
à cette fin. C’est le résultat d’un phénomène quelconque

1.2. CEMAC

La communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est une


organisation internationale regroupant six pays d’Afrique centrale créée en 1994 à Ndjamena
(Tchad) pour prendre le relais de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale
(UDEAC). Son siège est à Bangui (RCA).

1.3. Développement
Selon Perroux, le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux
d’une population qui la rendent apte à faire croitre, cumulativement et durablement son
produit réel global. Pour Hugon, le développement est aussi un processus des changements
structurels accompagnant l’accroissement de la productivité du travail sur une longue période.
Il est processus cumulatif caractérisé par la transformation des relations sociales et des modes
d’organisation liés à l’affection du surplus à des fins d’accumulation productive et conduisant
à un accroissement de la productivité et sa diffusion dans un espace donné. Quant à
Galbraith, le développement économique consiste un élargissement des possibilités des
réussites à ceux qui ont le désir d’échapper à l’équilibre de la pauvreté de masse et ses
cultures.

2.3 Différentes appellation du sous-développement


Pour caractériser la situation des pays pauvres, diverses expressions sont souvent utilisées.
Celles-ci, pour amoindrir le choc moral pour ces pays, ont connu une évolution d’une

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 13

génération à une autre. Nous exposons ici, les appellations les plus courantes utilisées par les
organisations internationales et certains pays développés.

2.3.1. Les pays sous-développés :

Utilisée pour la première fois par le président Américain Truman (1949), la notion de pays
sous-développé est largement utilisée pour montrer le retard qu’ont certains pays au processus
du développement, mais aussi justifie l’aide que doivent apporter les pays riches aux pays
pauvres.

2.3.2. Tiers-Monde

Cette expression est utilisée par Sauvy (1952) pour qualifier les pays sous-développés afin de
désigner un troisième monde après les pays capitalistes et socialistes. Sauvy tente de dénoncer
la marginalité dans laquelle se trouve ce troisième monde et amorcer son émergence en
politique mondiale.

2.3.3. Pays en voie de développement

Ce terme est inventé par l’ONU en 1970 pour remplacer l’appellation sous-développée
considérée comme étant stigmatisant.

2.3.4. Pays en développement

Avancé en 1980 pour désigner le processus de progrès économique et social dans lequel sont
engagés les pays pauvres. Cette notion convient aujourd’hui avec l’appellation du « sud » qui
correspond à la localisation géographique des PED.

2.3.5. Pays moins avancé

Créé en 1964 par le CNUCED pour désigner les pays à faibles revenus. En regroupant les
pays dont le revenu par habitant est inférieur à 410 dollars. Ces pays enregistrent aussi la
faiblesse de l’industrialisation, le taux d’alphabétisation inférieur à 20% etc.

2.4. Les mesures du sous-développement


En s’interrogeant sur les mesures du sous-développement, plusieurs indicateurs ont été définis
par les institutions de Brettons Wood afin de tenir compte le plus possible de l’ensemble des
conditions liées au développement.

2.4.1. La mesure par le PNB/habitant :

Cet indicateur est assimilé au revenu moyen de la population. La BM l’utilise pour mesurer le
niveau de développement par indicateur de richesse. Il classe les pays en trois catégories selon

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 14

le niveau de richesse. Il s’agit d’abord des pays à faible revenu qui regroupent les pays
africains et asiatiques dont le revenu moyen est moins de 905 dollars par habitant. Ensuite, les
pays à revenu intermédiaire qui regroupent les pays dont le revenu moyen est entre 906 et
11115 dollars/habitant. La BM les structure en deux sous catégories : Les pays intermédiaires
tranches inférieures (entre 906 et 3595 dollars/ habitant) et les pays intermédiaires à revenu
supérieur (entre 3595 et 11115 dollars/habitant). La dernière catégorie est celle des pays à
revenu élevé (plus de 11116 dollars/habitant) qui sont entre autres les PEDM et certains pays
de Moyen-Orient.

2.4.2. La mesure par les indicateurs du développement

L’indicateur du développement humain : Noté IDH, cet indicateur a été créé par le PNUD en
1990 pour mesurer les capacités humaines à vivre longtemps et en bonne santé à
communiquer et à participer à la vie de la communauté, à disposer des ressources suffisantes
pour mener une vie décente. Il a trois dimensions : la longévité, le niveau d’éducation et
l’accès aux ressources pour une vie convenable. Il se calcule de la manière suivante :

𝑅+𝑆+𝐸
IDH =
3

Avec 𝑅 indice de la richesse monétaire, basé sur le PIB/habitant ; 𝑆 l’indice de la santé, basé
sur l’espérance de vie à la naissance et 𝐸 l’indice de l’éducation, basé sur la moyenne d’un
indice de scolarisation des jeunes et d’un indice d’alphabétisme des adultes.

Il s’interprète de la manière suivante :

 lorsque l’IDH≥ 0,800, on dit que le développement humain est élevé


 lorsque 0,500 ≤IDH<0, 800, on dit que le développement humain est moyen
 lorsque l’IDH<0, 500, on dit que le développement humain est faible.
Un autre est l’indicateur de pauvreté humain introduit par le PNUD en 1997 pour mesurer le
degré de la pauvreté ou de la proportion de la population vivant dans des situations dénuées. Il
s’intéresse à la profondeur de la pauvreté des pays en développement. Elle mesure l’ampleur
de la misère chez les pauvres et sur les variables qui les traduisent.
Il existe deux types de l’IPH : L’IPH-1 consacré pour les pays sous-développés ; il se calcule
à partir de la moyenne cubique des trois indicateurs exprimés pourcentage P 1, P2 et P3 qui

représentent respectivement le pourcentage de décès avant 40 ans, le pourcentage


d’alphabétisation et le manque de vies décentes. Où P3 lui-même est la moyenne arithmétique
des trois sous indices suivants : P31, P32 et P33 désignant respectivement le pourcentage des

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 15

personnes privées d’accès à l’eau potable, le pourcentage des personnes privées de services de
santé et le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale. On
a alors :
𝑃1 +𝑃2 +𝑃3
P3 =
3

3 𝑃1 +𝑃2+𝑃3
D’où IPH-1= √ 3

Ainsi que l’IPH-2 consacré aux pays développés; il est calculé à partir de la moyenne cubique
des quatre indicateurs exprimés en pourcentage P1, P2, P3 et P4 correspondant respectivement
au pourcentage de décès avant 60 ans, au pourcentage d’illettrisme, au manque de condition
de vie décente estimé par le pourcentage de personne vivant en dessous de la demi- médiane
du revenu disponible des ménage. On a alors :

3 𝑃1 +𝑃2 +𝑃3 +𝑃4


IPH-2= √ 3

1.4. Fécondité : une notion pluridisciplinaire

En biologie la fécondité est la capacité des espèces vivantes animales ou végétales de se


reproduire et d’assurer la perpétuation de l’espèce.

En démographie la fécondité exprime par indice égal au nombre moyen d’enfants nées vivants
rapporté à la population féminine en âge de procréer. Selon les Nations Unies (1973), la
fécondité est l’une des principales composantes de la dynamique de la population, les autres
étant la mortalité, et les mouvements migratoires. La fécondité est considérée comme un frein
au développement social, économique et politique. D’où l’intérêt que lui porte la communauté
scientifique et les grands organismes mondiaux à travers plusieurs recherches et
programme (Schumacher et Tautin, 1999). Dans les analyses de Coala(1974), la fécondité doit
être le fruit d’un choix raisonné : les parents considèrent comme acceptable le mode de pensée
et de comportement selon lequel l’on doit peser les avantages et les inconvénients avant de
décider d’avoir un enfant.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 16

SECTION 2 : ANALYSE THÉORIQUE

Dans cette section nous faisons la revue de quelques approches de la fécondité et du


développement, nous présentons les différentes appellations du sous-développement et enfin
énumérons quelques mesures du développement.

2.1. Approches de la fécondité


Depuis longtemps, les chercheurs expliquent la fécondité en tenant compte des aspects
économiques, démographiques, culturels et politique. La fécondité est un phénomène
complexe. Sa compréhension exige un cadre d’analyse théorique pouvant servir de référence
pour formuler des politiques de population et de régulation des naissances. D’une manière
générale, il n’existe pas une théorie générale de fécondité permettant de comprendre
clairement le comportement démographique. Mais plusieurs approches sont envisageables
pour expliquer l’évolution de la fécondité dans le monde. Selon Chokri, il s’agit de :

2.1.1. L’approche structuro-fonctionnaliste

Développée par Parsons entre 1950 et 1969, cette théorie est focalisée sur la société. Elle
suggère que la baisse de la fécondité s’accompagne d’un changement dans la structure socio-
économique traditionnelle c’est-à-dire, le passage d’une société traditionnelle comprenant des
grands ménages à une société industrielle moderne comprenant les petits ménages. Or la
modernisation est relatif à la l’urbanisation, scolarisation, monétarisation du travail,
amélioration du statut de la femme, de changement de comportements, du sens donné aux
enfants. Ces derniers constituent les éléments de la transition démographique. Les ménages
doivent prendre en considération et s’adapter à cette transformation. À cet effet, les couples
font moins d’enfants et cela grâce à la planification familiale en utilisant les méthodes
contraceptives.

Cependant, en raison de la faiblesse de la modernisation dans les pays du Tiers Monde,


Afrique Sub-Saharienne par exemple, cette théorie est limitée, même si ses changements sont
effectifs. (Pichet et Poirier, 1992).

2.1.2. L’approche macro-structurelle

Les théories ou courants de pensées voient dans la prolificité du Tiers-Monde un simple reflet
de leur mode de production archaïque et de leur pauvreté économique (Wakam, 1994). Selon
ces théories, la forte fécondité des pays du Tiers-Monde (Afrique sub-saharienne) résulte de
l’adaptation à leur environnement difficile du point de vue sanitaire, économique, écologique.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 17

À cet effet, si l’on croit à ses théories, seul le développement économique se traduit dans les
faits par l’industrialisation, l’urbanisation, la moralisation du travail baisse de la mortalité,
l’apparition d’institutions non familiale et pourrait déclencher la baisse de la fécondité dans
ces pays (Tabutin, 1984). Autrement dit, en donnant aux Africains la chance d’obtenir une
bonne éducation, d’améliorer leur santé et leurs conditions de vie, manger à sa faim; leurs
permet de ne pas avoir le désir de faire beaucoup d’ enfants. Et donc de contrôler leurs
fécondités.

Cependant, les études empiriques récentes montrent que, cette hypothèse purement
économique ne peut pas expliquer elle-même ce phénomène dans ces pays comme le souligne
Locoh (1985) lorsqu’il se demande pourquoi la préférence pour de nombreuses descendances
résiste-telle à l’épreuve des difficultés économiques croissantes des pays Africains. Par
ailleurs l’auteur ajoute, en Afrique, l’urbanisation ne se traduit pas que dans les groupes
sociaux très limités par une baisse de la nuptialité que par une évolution de la fécondité
proprement dit.

2.1.3. L’approche microéconomique

Développé e par Becker (1960), Easterlin (1983), l’approche microéconomique repose sur les
avantages et inconvénients pour un couple d’avoir les enfants. Les avantages sur lesquels se
fondent les couples pour décider d’avoir un enfant sont : la consommation de l’enfant, c’est-à-
dire le plaisir que l’enfant procure pour ses parents, l’activité économique de l’enfant, c’est-à-
dire le travail que l’enfant peut apporter à ses parents, la sécurité des parents pendant la
vieillesse par l’enfant.

Contrairement à ce qui précède, les désavantages qui peuvent conduire les parents à ne pas
faire les enfants sont : le coût élevé de l’éducation de l’enfant est couts d’opportunité qu’une
mère peut perdre quand elle est en état de gestation.

Ainsi, le nombre d’enfants désirés, par les couples résulte en grande partie d’un processus
rationnelle prise de décision qui tient compte des couts et des avantages potentiels. Donc les
parents sont incités sur le plan économique à avoir un enfant supplémentaire lorsque les
avantages procurés par l’enfant dépassent les couts. Mais avec le développement économique
le revenu des parents s’accroit, leurs statut socioéconomique évolue en même temps que leurs
gouts et leurs ambitions. Les avantages dérivant de la sécurité diminuent pendant que les
couts augmentent. D’où une réduction de la fécondité.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 18

2.1.4. L’approche du flux intergénérationnel de richesse

Conçu par Caldwell(1982), l’approche du flux intergénérationnel de richesse est basée sur
l’intérêt ou le bénéfice qu’ont les parents à faire un enfant supplémentaire. Elle stipule que
l’idéologie d’une forte ou faible fécondité est économiquement rationnel, la fécondité est
élevée dans toutes les sociétés où les flux de richesses des bénéfices des parents au cours de
leurs vies sont plus qu’ils n’ont coûté, la transition de la fécondité ne peut avoir lieu que s’il y
a inversion des flux des parents vers les enfants enfin dans les pays développés, cette
inversion ne peut avoir lieu que par l’avènement de la famille nucléaire. Selon cette approche,
la fécondité est réalisée à partir d’un calcul économique dans les sociétés à mode de
production familiale comme dans les sociétés à mode de production Capitaliste. Cette théorie
porte en elle-même les germes de l’universalité de la culture dominante qui constituent le
phare des toutes les sociétés en matière de fécondité Occidentale. Cette approche remet en
cause le modèle familiale africain et prône une évolution des structures familiales. Cela
suppose que les populations qui veulent asseoir une transition de la fécondité doivent renoncer
totalement leurs valeurs les plus fondamentales qui constituent par ailleurs, le centre de leur
existence.

2.1.5. L’approche marxiste ou la théorie marxiste des stratégies de la classe et de


survie

Cette approche est récente et explique le niveau et le déclin de la fécondité. Selon les
théoriciens marxistes, la fécondité est déterminée au niveau macro, par la demande de travail
Piche (1990) et au niveau micro, elle dépend des intérêts des familles (intérêts divers selon la
classe sociale au quelle elles appartiennent. C’est dans ce contexte qu’on parle souvent de la
fécondité comme stratégie de survie.

La fécondité dépend du mode de vie de production en vigueur, ce qui est lui-même fonction
de développement capitaliste. Dans le mode de production domestique, Cordelle et Pich
disent que : « La fécondité est à la fois une unité de production et de reproduction. L’élément
capital dans la survie de l’unité familiale est sa force de travail et tout doit être mis en œuvre
pour assurer une reproduction démographique suffisante. À ce titre, le mariage constitue une
des caractéristiques les plus fondamentales du mode de production domestique. Ce type
d’organisation est généralement patriarcal et ce sont les hommes qui contrôlent le système des
relations matrimoniales et l’usage de la main d’œuvre familiale. Bref, le régime démo-
graphique est centré sur la mobilité des femmes et une fécondité élevée ».

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 19

Par contre, dans le mode de production capitaliste généralisé, il y a disparité des bases
matérielles de la procréation et une forte fécondité devient coûteuse. Toutefois plusieurs
critiques peuvent être formulés en l’encontre de cette théorie. Elle est remise en cause dans le
contexte africain par Wakam (1994), dans la mesure où les sociétés négro-africaines
traditionnelles et mêmes modernes étant pour la plupart des sociétés communautaires et
solidaires, la nation de classe sociale y perd alors tout son sens. Dit-il.

2.1.6. L’approche culturaliste

Cette approche renvoie au système normatif qui régit les aspirations de fécondité pour
expliquer les différences entre sociétés. En effet, les individus appartiennent à des groupes et
intériorisent les modèles structurels de ces groupes. C’est ce qui explique le comportement
différentiel en fécondité.

Le modèle s’appuie sur un déterminisme culturel et développe la thèse d’une culture de la


fécondité propre aux sociétés où la fécondité connait une évolution exponentielle. Dans ce
cas, la transition de la fécondité, résulterait d’un processus de modélisation culturelle ou
d’occidentalisation. Ela (1995), dans ses études culturalistes élabore une théorie de
l’imaginaire sociale selon laquelle la dynamique de fécondité en Afrique noire exige
un « retour à l’imagination qui structure les comportements et les choix stratégiques en
matière de procréation ».D’après cette approche, la procréation s’inscrit dans la logique de
production et reproduction sociale et conduit à se questionner des interactions entre fécondité
et structures sociales.

2.1.7. L’approche féministe

La théorie féministe essaie de donner les explications du niveau de l’évolution de la fécondité


par les conditions de la femme. À ce titre, les démographes ont mis en exiguë le lien entre
intensité des taux de natalité et la situation sociale de la femme en cherchant à expliquer les
tendances de fécondité par les opportunités offertes aux femmes. Le modèle féministe part du
fait que le mode de production familiale est de type patriarcal et se caractérise par une
inégalité dans la répartition du travail au profit des hommes. Ainsi, le niveau élevé de la
fécondité s’explique par le statut social et économique médiocres des femmes.

Selon les féministes, il faut toujours considérer l’explication du changement de la fécondité en


Afrique, la place spécifique des femmes dans la société et les structure productrices. De la
même manière que le niveau de fécondité s en Afrique noire se justifie par le statut social de
la femme, c’est de la même manière que les dynamiques de la fécondité observées ces

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 20

dernières années peuvent être expliquées par les changements vécus par les femmes. La baisse
de la fécondité s’inscrit dans la dynamique de l’autonomisation de la femme depuis la période
coloniale en Afrique. Ainsi les transformations survenues avec la modernisation, ont conduit à
une nouvelle conception de maternage et une prédisposition de maternité. Les femmes se
trouvent confrontées à un double défi : celui d’une mère et celui d’une femme ménagère en
même temps que travailleuse. À cet effet, on peut dire que la transition de la fécondité en
Afrique se fait par la lutte des sexes et l’autonomisation de la femme. C’est ce que Pich
(1990) appelle « la prise de conscience et la revendication des femmes pour l’égalité dans
toutes les sphères de la vie ». Sans doute, de par le lien entre fécondité et la disposition de
différentes classes et sexes, cette approche suppose que c’est la position de la femme dans la
société africaine qui détermine son niveau de fécondité. La liberté et la possibilité des femmes
de faire un choix entre le travail et la maternité sont deux conditions nécessaires et suffisantes
pour induire des transformations significatives des comportements procréateurs.

De par le statut de la femme dans la société, l’approche féministe rejoint l’approche genre
opérationnalisée. Ainsi selon cette dernière, l’évolution du statut de la femme à travers son
accès à la scolarisation, à l’emploi, à sa préférence en matière de fécondité et à certaines
responsabilités dans la société a une influence directe sur la fécondité. D’après Assogba
(1989), le statut de la femme est donc un facteur important du changement dans les modèles
de fécondité : la fécondité apparait alors comme une stratégie de promotion du statut de la
femme, son autonomie financière lui donnant ainsi certains pouvoirs de décision dans la
société.

2.1.8. L’approche institutionnelle

Cette approche vise à étudier les contextes dans lesquels s’inscrivent les processus de
production et reproduction dans les sociétés. Selon Oppong (1991), ce sont les changements
institutionnels qui déterminent et façonnent les comportements en matière de fécondité.

L’impact des transformations institutionnelles sur la fécondité se manifestent à travers : le


marché du travail, le régime foncier et l’accès à la terre, au type d’organisation familiale,
structurelle patriarcales et autres. Concernant le marché du travail : comme le souligne
(Coldwell et Medonal, 1982), le développement du marché du travail a un impact important
sur la fécondité. Il rend la fécondité non économique. Quant au régime foncier et accès à la
terre, ils agissent sur la fécondité de deux manières. D’une part, plus la taille de la population
est grande, plus le travail des enfants est important et plus grande est la demande des enfants

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 21

D’où une forte fécondité. D’autre part, l’accès à la terre devient une source de sécurité pour
les parents au lieu des enfants. Ce qui a un impact négatif sur la fécondité.

2.2. Quelques théories du développement


Plusieurs théories ont abordé dans le temps le concept de « développement ». Bien que les
auteurs se basent sur divers approches, une amélioration des conditions de vies reste un point
commun. Nous abordons ici quelques de ces théories qui retiennent notre attention.

2.2.1. La théorie du décollage ou des étapes de la croissance

Développé par Rostow (1961), cette théorie décrit les étapes de la croissance économique
pour voir l’évolution du développement économique des sociétés. Cette théorie définie la
transition des écarts du développement entre PED et l’inégalité des conditions de vie.
Lafontaine (1995) l’a appelé aussi « théorie de la convergence ». Dans cette théorie ; on
observe l’idée selon laquelle le développement est uniforme et que toutes les sociétés ont
l’obligation de suivre les mêmes étapes pour accéder au développement. Gilbert (1996)
affirme que c’est un effet de sociocentrisme que l’historien de l’économie, en l’occurrence
Rostow, imagine que toutes les sociétés se comportent de la même manière et nourrissent les
mêmes désirs. Or l’homo économicus frustré par la rareté qui l’oblige à choisir parmi ses
désirs illimités, n’est pas universel.

2.2.2. La théorie de la dépendance

Encore appelé théorie du centre et de la périphérie, cette théorie est différente de la précédente
dans la mesure où elle éclaircit les phénomènes d’accumulation des pays développés aux
dépens des PED. Pour expliquer le cycle de la dépendance économique des pays en voie de
développement par rapport aux pays développés, Amin (1977), Gunder (1966) ont proposé le
concept d’échange inégal et de la division internationale. Cette théorie découle à la fois deux
dimensions d’exploitations de la société : la dimension externe et la dimension interne. Il
n’est pas seulement question de montrer comment l’exploitation des pays en voie de
développement est faite par les pays développés mais aussi de montrer que le système
d’exploitation capitaliste des économies nationales des pays en voie de développement sert de
support à l’exploitation capitaliste et monopolistique par des entreprises internationales. Pour
Rist (1996), il s’agit « de penser le rapport développement et sous-développement de manière
globale, dans une perspective historico-structurale, pour monter que la domination externe est
relayée par une domination interne et que les classes (ou alliances de classes) au pouvoir

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 22

changent en fonction de la structure interne des économies ». On observe donc la lutte des
classes sociales.

Cette théorie est la réponse des théoriciens des pays en voie de développement et des auteurs
marxistes au système d’accumulation du capitaliste.

La Théorie des pôles de la croissance

Développée par Perroux dans les années cinquante, la théorie des pôles de croissance admet
que la croissance n’est pas uniforme dans l’espace, elle se concentre plutôt en pôles ou en
zone de croissance dont les effets se diffusent sur l’économie immédiate. La théorie des pôles
de croissance est non seulement une théorie du développement économique mais aussi celle
de la diffusion spatiale de la croissance et du développement, Aydalot (1985). Selon lui, la vie
économique ne résulte pas de l’action d’agents isolés en situation de concurrence, mais de
l’action spécifique d’unités économiques qui par la position et leur dimensions peuvent jouer
un rôle dominant. Cette théorie s’appréhende en deux points : spatial et développement
économique. Du point de vue de la localisation spatiale, elle montre que la croissance se
concentre dans l’espace et du point de vue du développement économique, le pole est un
mécanisme inducteur de croissance (Aydalot, 1985).

2.2. Dividende démographique


La question du dividende démographique reste au centre de l’analyse démo-économique.
Cette notion se caractérise par une accélération de la croissance économique résultant de la
baisse de la fécondité et de l’évolution future de la structure de la population par groupe
d’âge. Ainsi, lorsque les naissances diminuent, la population en âge de travailler c’est-à-dire
âgée de plus de 15 ans croît plus vite que la population a charge, apaisant ainsi les dépenses
sur la santé maternelle et des enfants ainsi que de la scolarisation bref le taux de dépendance
économique diminue. L’augmentation de la population active ainsi que la baisse de la
population à charge ouvrent une « fenêtre d’opportunité » ou « bonus démographique »,
permettant au pays d’accélérer sa croissance économique tout en investissant sur l’éducation,
la formation, la santé bref sur la capitale humaine. Ce qui a permis aux tigres et aux dragons
d’atteindre leur émergence.

L’Afrique sub-saharienne est la région qui présente des retards dans le processus du
développement et de transition démographique. La population de l’Afrique sub-saharienne est
jeune et le taux de fécondité reste encore élevé avec une pyramide des âges élargie en bas et
rétrécie au sommet (Figure 1) malgré les politiques de population et mesures prises. Les

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 23

résistances culturelles persistent encore ; le nombre d’enfant constituent une source de


bénédiction et de richesse. Selon Ferry (2007). La septième conférence africaine sur la santé
et droits sexuels reproductifs met l’accent sur la population jeune ce qui promet un avenir
meilleur pour le développement de cette région.

Figure 2 : Condition nécessaire pour bénéficier du dividende démographique

Éduca
Structure
tion
de la Dividende
Santé
population démograp
ation Écono
mie hique
Gouve
rnance

Source : Auteur à partir de la définition du dividende démographique

SECTION 3 : QUELQUES TRAVAUX EMPIRIQUES


Dans la littérature, la relation entre pauvreté et fécondité est consacrée à la démographie et au
développement voire la croissance économique (Birdsall et Sinding,, 2001). Ainsi, nous
appréhendons cette section au niveau macro (pays) et au niveau des individus et ménages qui
sont les preneurs de décision en matière de procréation. Pour ce faire, il est à savoir que ce
lien a suscité d’énormes débats depuis les temps anciens. Les travaux de Bodin(1576),
Malthus (1798) et de plusieurs autres chercheurs et théoriciens ont apporté des tentatives
d’explications et ont abouti à des résultats divergents. Ainsi, deux courants soulèvent ce
débat : le courant orthodoxe et le courant hétérodoxe.

3.1. Le courant orthodoxe de la relation sous-développement et


fécondité
Les intervenants de ce courant soutiennent l’idée selon laquelle la fécondité a des effets
positifs sur la croissance économique. Doliger (2006), fait une étude portant sur la relation de
causalité entre le développement de la démographie et la croissance économique en France à
partir d’un modèle VAR. Il conclut tout d’abord qu’il existe effectivement une relation entre
la croissance démographique et la croissance économique. Et, c’est la classe la plus jeune de

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 24

la population qui dynamise l’économie de la France depuis 1950, et donc l’attention doit être
portée sur la natalité et la décision d’avoir un enfant. Kiguru.T, et al (2013) ont étudié
l’impact du changement de population sur la croissance économique au Kenya. Ces Auteurs
ont utilisé une estimation de la régression autorégressive vectorielle série chronologique pour
la période 1963 à 2009 et ont abouti au résultat selon lequel la croissance économique et la
croissance démographique sont corrélées et de plus un accroissement de la population impact
positivement la croissance économique. Kelley et Schmidt (2005) montrent à partir d’un
échantillon de 17 PED sur la période couvrant 1970-1990 que l’influence de la croissance
démographique sur la croissance économique varie en fonction des pays et des périodes de
l’étude. Les résultats montrent que pour certains pays, l’effet de l’accroissement de la
population est positif, tandis que pour d’autres il est négatif. Cela dépend de l’évolution de la
structure de la population et des politiques socio-économiques menées dans ces pays. Chan et
al (2005), Thuku et al (2013) ont fait une étude sur 17 pays en développement, et montrent
que lorsque la population augmente suite à l’amélioration des conditions de vie, l’épargne
et l’investissement augmente ainsi que la croissance économique.

3.2. Le courant hétérodoxe de la relation sous-développement et


fécondité
Les défenseurs de cette thèse prônent la croissance démographique agit négativement sur la
croissance économique.

Ekodo (2016) évalue l’impact de la croissance démographique sur la croissance économique


de la zone CEMAC en utilisant le panel dynamique tout en appliquant la méthode des
moindres carrés généralisés dans la période 1994 à 2016, et a montré que la croissance
démographique affecte négativement la croissance économique de cette zone.

Dao de son côté travaille sur un échantillon de 43 PED sur la période 1990 à 2008 tout en
utilisant une régression linéaire multivariée en utilisant la méthode des moindres carrés
ordinaires et montre que la croissance démographique, à elle seule, affecte négativement la
croissance économique. Par ailleurs, l’auteur affirme que les pays à forte croissance
démographique connaissent des problèmes de chômage, de famine, de malnutrition et de
pauvreté. Birdsall et al (2001), explorent l’impact des changements démographiques sur la
croissance économique et la pauvreté dans les pays en développement. Il a été montré que la
croissance démographique rapide a un impact quantitativement négatif sur le rythme de la
croissance économique globale dans les pays en développement d’une part. La baisse de la
fécondité a contribué de manière significative à la réduction de l’incidence et de la gravité de
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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 25

la pauvreté, d’autre part. Eggerickx. T, (2004), étudie la dynamique démographique et la


transition de la fécondité dans le bassin industriel de la région de Charleroi, de 1831 à 1910, et
montre que quel que soit leur origine géographique ou socioprofessionnelle, les générations
nées après 1843 peuvent être « qualifiées de générations contraceptives ». Le contrôle
volontaire des naissances est d’une part la réponse à la crise économique des années 1873-
1892 qui mit à mal le niveau de vie des familles, d’autre part, ce contrôle remet en question le
rôle de l’enfant dans l’économie des ménages. Fassassi et Vimars (2012), en s’attachant à
comprendre l’évolution de la fécondité, croissance et développement humain en Afrique sub-
saharienne, montrent que la baisse de la fécondité, d’une politique de population favorisant
l’accès à la planification familiale et l’insertion des femmes dans la vie professionnelle et
sociale. Par ailleurs, la transition de la fécondité observée durant les dernières décennies est
davantage le fruit, en Afrique sub-saharienne, d’une transition de crise que l’effet d’un
malthusianisme de pauvreté. Gastineau, (2012), analyse la transition de la fécondité,
développement et droit des femmes en Tunisie en s’appuyant des idées du présidant
Bourguiba de la nécessité d’améliorer le statut juridique et socio-économique des femmes qui
ont porté des fruits positifs, elle confirme l’importance du statut de la femme dans la société
tunisienne en tant variable du changement démographique. Bloom et William (2005), étudient
les changements démographiques et économiques sur une base de données regroupant les
pays d’Asie de l’Est, sur la période 1965 à 1999, montrent qu’avec un taux de fécondité élevé,
la croissance économique serait négative, mais grâce à un accompagnement de
l’investissement sur la santé, et de l’éducation, considéré comme miracles de l’émergence de
l’Asie de l’Est. Tabah de son coté en voulant comprendre les effets de la croissance
démographique sur la croissance économique, Tabah s’est intéresse du modèle Harrod et
Domar et analyse les effets de la croissance démographique sur le développent en deux
points : il y a d’abord une différence entre les investissements démographiques et
économiques pour montrer qu’avec un coefficient de capital donné le taux d’investissement
est positivement à l’augmentation de la population. Ce modèle montre également la relation
qui existe entre le niveau de vie et l’accroissement de l’investissement qui ne varie pas.

(Bloom et al, 1999) ont travaillé durant l’année 1999 sur la relation entre croissance
démographique et la croissance économique pour expliquer les changements démographique
et croissance économique en Asie. L’idée selon laquelle la fécondité galopante a des effets
néfastes sur le développement a poussé Blomm et al à développer un modèle économétrique
de la croissance économique basé sur les travaux de Bloom et Williamson (1998). Ce modèle

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 26

consiste à mettre en relation le revenu par habitant et le revenu par travailleur c’est-à-dire que
le revenu par habitant est égal au revenu par travailleur multiplié par le rapport entre les
travailleurs et la population totale. Permettant ainsi la possibilité que la croissance
démographique et la croissance de la population active puissent affecter les revenus.

Coal et Hoover (1958), ont établi un modèle visant à réduire les effets de la fécondité sur la
croissance économique en Inde, couvrant période 1956 à 1986. Ce modèle a été l’un des plus
célèbres. L’inde a bénéficié des ressources financières consacrées à la planification familiale
considérée comme moyen de réduction de la fécondité.

D’après cette revue théorique, il apparait que la conception de l’effet de la fécondité sur le
développement diffère selon les auteurs et selon les pays. Nous avons bien compris que la
fécondité élevée affecte positivement et ou négativement le niveau du développement humain.
Alors qu’en est-il pour le cas de la zone CEMAC ?

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 27

CHAPITRE II : MÉTHODOLOGIE ET DONNÉES

CHAPITRE II : MÉTHODOLOGIE ET DONNÉES

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 28

Dans ce chapitre, nous présentons l’aspect méthodologique basé sur la présentation des
données que nous utilisons dans les analyses ainsi que leurs qualités dans le contexte de la
zone CEMAC, les différents variables et méthodes.

SECTION 1 : Modélisation

Dans cette section, nous présentons successivement le cadre conceptuel et le modèle retenu
pour notre étude. Pour ce faire, nous passons du modèle générale au modèle spécifique

1.1. Du modèle général au modèle spécifique

1.1.1. Cadre général

D’après la littérature, plusieurs études ont montré que le développement est influencé par
diverses variables dans le cas de notre étude, il s’agit bien du nombre moyen d’enfant qu’une
femme peut avoir. L’hypothèse est que la fécondité booste le développement. Ainsi, nous
établissons la relation fonctionnelle de la forme :

Pauvrété = f(Fec) (1)

Où F représente le taux de fécondité. Dans la littérature, la pauvreté est souvent approximée


par l’indice de pauvreté humaine diminué de deux points (IPH-2). Pour des raisons de manque
de données sur l’IPH-2, nous choisissons comme indicateur de développement l’IDH pour
mesurer l’opposé de la pauvreté. On peut donc réécrire l’équation 1 de la manière suivante :

Développement = f(Fécondité) (2)


𝜕𝐷é𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑚𝑒𝑛𝑡
Nous postulons que < 0. Cela signifie qu’une variation positive de la fécondité
𝜕𝐹é𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡é

aggrave le sous-développement.

En partant du modèle cob-Douglas qui s’écrit comme suit :

𝑌𝑖𝑡 = 𝐴𝐾𝑖𝑡𝛼 𝐿1−𝛼


𝑖𝑡 (3)

Où 𝑌 représente le revenu global, A le changement technologique, K le stock de capital et L


la main d’œuvre représentant la population en âge de travailler. Ces variables varient selon les
pays i et au fil du temps t. Afin de créer une identité pour le revenu par habitant, Bloom et al
(1999) ont utilisé la relation entre le revenu par travailleur et de la population en âge de

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 29

travailler. Le revenu par habitant est divisé par le revenu par personne en âge de travailler
multiplié par le nombre de personne en âge de travailler.
𝑌𝑖𝑡 𝑃𝑦𝑖𝑡 𝐿𝑖𝑡
= × (4)
𝑃𝑖𝑡 𝐿𝑖𝑡 𝑃𝑖𝑡

Où Y est le revenu, P la population et L la population en âge de travailler dans le pays i sur


l’année t. En ajoutant le log de part et d’autre de l’équation (4), on obtient :
𝑌𝑖𝑡 𝑃𝑦𝑖𝑡 𝐿𝑖𝑡
𝑙𝑜𝑔 = 𝑙𝑜𝑔 + 𝑙𝑜𝑔 (5)
𝑃𝑖𝑡 𝐿𝑖𝑡 𝑃𝑖𝑡

𝑌 𝑌
Posons 𝑌 = 𝑙𝑜𝑔 ( ) et 𝑍 = 𝑙𝑜𝑔 ( )
𝑃 𝐿

En remplaçant Y et Z ans (5), on a :


𝐿
𝑌 = 𝑍 + 𝑙𝑜𝑔 ( ) (6)
𝑃

En considérant 𝑔𝑧 = 𝜆(𝑧 ∗ − 𝑧0 ) (7)

Où 𝑧 ∗ représente le niveau de stabilité du revenu journalier, 𝑧0 la valeur initiale de logarithme


de revenu par travailleur. Sachant que X est l’ensemble des variables qui peuvent influencer le
niveau du revenu, par travailleur, on a donc 𝑧 ∗ = 𝑋𝛽.

L’équation (7) devient :

𝑔𝑧 = 𝜆(𝑋𝛽 − 𝑧0 ) + 𝜀 (8)

𝐿
Avec 𝜀 l’erreur de spécification, et 𝑍0 = 𝑌0 − 𝑙𝑜𝑔 (𝑃) (9)

En remplaçant (9) dans (8), on trouve :


𝐿
𝑔𝑧 = 𝜆(𝑋𝛽 − 𝑌0 + 𝑙𝑜𝑔 (𝑃)) + 𝜀 (10)

À partir de l’équation(5), le taux de croissance du revenu par habitant est la somme des
croissances du revenu par travailleur et la croissance du nombre de travailleurs par habitant
(qui peut être croissante de la main d’œuvre plus la croissance de la population).

𝑔𝑦 = 𝑔𝑧 + 𝑔𝑙 + 𝑔𝑝 (11)

En remplaçant (10) dans (11), on obtient l’équation de croissance suivante :


𝐿
𝑔𝑦 = 𝜆(𝑋𝛽 − 𝑌0 + 𝑙𝑜𝑔 (𝑃)) + 𝑔𝑙 + 𝑔𝑝 + 𝜀 (12)

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 30

En partant de la forme (12), Bloom et al ont abouti à la spécification de la régression multiple


suivante :

𝑔𝑦 = 𝛼0 + 𝛼1 𝑋 + 𝛼2 𝑦0 + 𝛼3 ln(𝐿⁄𝑃 ) + 𝛼4 𝑔𝑝 + 𝛼5 𝑔𝐿 + 𝜀𝑖𝑡 (13)

Pour estimer les déterminants de la croissance du revenu par habitant. Où gy représente le


taux de croissance du revenu par habitant, 𝑋 un vecteur des facteurs pouvant influencer le
niveau d’équilibre du revenu par habitant 𝑦0 le logarithme du revenu par habitant en début de
période, ln(𝐿⁄𝑃) le logarithme de la part des travailleurs dans la population totale 𝑔𝐿 et gp
les taux de croissance annuel et de la population en âge de travailler et de la population totale
𝜀 le terme d’erreur ;α1 , α2 , α3 ,α4 et α5 sont des paramètre à estimer.

1.1.2. Modèle spécifique

Pour tester l’hypothèse selon laquelle la fécondité a des effets négatifs sur le développement
en zone CEMAC, nous adaptons le modèle classique de Cob-Douglas utilisé par Bloom et al
pour étudier le changement démographique et croissance économique en Asie. Étant donné
que cette investigation s’intéresse à l’effet de la fécondité sur le développement, nous écartons
le taux de croissance de la population active et le logarithme de la part des travailleurs dans ce
modèle. Sur la base de notre recherche, nous intégrons d’autres variables jugées pertinentes :
la santé, l’éducation, le taux de natalité et l’IDH et nous le prenons comme variable expliquée.
Et le modèle devient :

𝛽 𝛽 𝛽 𝛽 𝛽 𝛽 𝛽
𝐼𝐷𝐻𝑖𝑡 = 𝐴𝐶𝑃𝑖𝑡 1 𝑃𝐹𝑖𝑡 2 𝐸𝑉𝑖𝑡 3 𝐷𝑆𝑖𝑡4 𝑇𝑆𝑖𝑡5 𝑇𝑁𝑖𝑡6 𝐹𝑖𝑡 7 𝑒 𝜀𝑖𝑡 (14)

Étant donné que cette équation n’est pas linéaire, elle ne nous permet pas d’estimer ses
paramètres. Pour la linéariser, nous faisons la transformation logarithmique. Ainsi, on obtient
la forme suivante :
𝛽 𝛽 𝛽 𝛽 𝛽 𝛽 𝛽
𝑙𝑜𝑔𝐼𝐷𝐻𝑖𝑡 = log(𝐴𝐶𝑃𝑖𝑡 1 𝑃𝐹𝑖𝑡 2 𝐸𝑉𝑖𝑡 3 𝐷𝑆𝑖𝑡4 𝑇𝑆𝑖𝑡5 𝑇𝑁𝑖𝑡6 𝐹𝑖𝑡 𝑒𝜀𝑖𝑡 ) (15)

𝑙𝑜𝑔𝐼𝐷𝐻𝑖𝑡 = 𝛼𝑖 +𝛽1 𝑙𝑜𝑔𝐶𝑃𝑖𝑡 + 𝛽2 𝑙𝑜𝑔𝑇𝑆𝑖𝑡 + 𝛽3 𝑙𝑜𝑔𝐸𝑉𝑖𝑡 + 𝛽4 𝑙𝑜𝑔𝐷𝑆𝑖𝑡 + 𝛽5𝑙 𝑙𝑜𝑔𝑇𝑁𝑖𝑡 +


𝛽6 𝑙𝑜𝑔𝐹𝑖𝑡 + 𝜀𝑖𝑡 (16)

Où 𝜀𝑖𝑡 le terme d’erreur représentant l’erreur de spécification. Conformément à l’hypothèse


posée sur l’équation 2, on a 𝛽7 < 0.

Avec t= 2000, 2001…2017 ; représentant la date à laquelle on observe les valeurs de la


variable dépendante et des variables indépendantes.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 31

Et i=6 représente l’ensemble des pays de la zone CEMAC.

1.2. Présentation des variables, signes attendu et méthode


d’estimation
Dans notre modèle, il y a deux types de variables : la variable endogène ou expliquée 𝐼𝐷𝐻 et
plusieurs variables explicatives ou exogènes à savoir : le taux de fécondité, la population
féminine, la population masculine, le taux de natalité, le taux de croissance du PIB, le PIB par
habitant, l’éducation et la santé. La variable d’intérêt est le taux de fécondité et les autres sont
considérés comme variables de contrôles. Nous donnons une brève explication de chacune
d’elles d’une part ; et d’autre part une description des relations que les variables de droite
entretiennent avec la variable de gauche du modèle 2.

1.2.1. La variable expliquée (IDH)

L’indice du développement humain est un indice statistique composite développé par PNUD
en 1990 pour évaluer le taux de développement humain des pays. Il permet de mieux mesurer
les inégalités mondiales et de trouver des solutions aux problèmes d’éducation, de santé, de
nutrition et de pauvreté.

1.2.2. Les variables explicatives

PIB par habitant : Il permet de comparer les niveaux de vie entre pays. Les organisations
internationales s’en servent pour définir leur politique et recommandation. Plusieurs
économistes qui se sont intéressés à l’évolution de la croissance économique et ses
déterminants ont utilisé aussi cet indicateur, à l’instar de Solow(1956), Lucas(1988).

L’éducation : Selon Durkheim, « l’éducation est l’action exercée par les génération adultes
sur celles qui ne sont pas encore mures pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de
développer chez l’enfant un certain nombre d’état physique, intellectuels et mentaux que
réclame de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu social auquel il est
particulièrement destiné ». Ici nous avons utilisé la scolarisation primaire comme étant une
variable expliquant l’éducation car dès l’enseignement primaire les enfants apprennent
beaucoup de choses (lire, écrire, savoir vivre, savoir-faire, savoir être …).

La dépense courante de santé : La santé est un état de bien-être physique, mental et social,
et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. Selon Dubos, la santé
est « l’état physique et mental relativement exempt de gênes et de souffrance qui permet à
l’individu de fonctionner aussi longtemps que possible dans le milieu où le hasard ou le choix

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 32

l’ont placé ». Ainsi, la dépense courante de santé constitue l’ensemble des sommes dépensées
au cours d’une année au titre de la santé.

La population : La population est le nombre de personnes (immigrants ou nationaux) vivant


dans un pays ou région à un moment donné. C’est son rythme de croissance qui est souvent
utilisé dans la littérature économique. Dans notre étude, nous avons considéré la population
féminine et masculine de la zone CEMAC de 2000-2017. Cependant, utiliser la population
féminine et masculine dans l’analyse peut toutefois conduire à des problèmes de multi
colinéarité car ces variables pourraient être fortement corrélées et on peut observer des risques
de sur-identification dû au nombre élevé de coefficients à estimer. Alors, pour éviter ces
problèmes, nous prenons en compte la proportion de la population féminine. Cette proportion
se calcule de la manière suivante :

𝑝𝑜𝑝𝐹
𝑝𝑜𝑝𝐹𝑡 =
𝑝𝑜𝑝𝑀 + 𝑝𝑜𝑝𝐹

Le taux de fécondité : Le taux de fécondité à un âge donné est le nombre d’enfant nés
vivants des femmes de cet âge au cours de l’année rapporté à la population moyenne de
l’année des femmes de même âge (de 15 à 50 ans). Elle se calcule de la manière suivante :

𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑑′ 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑛𝑛é𝑒


Taux de fécondité=
𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑛 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑′ 𝑎𝑛𝑛é𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑒𝑛 â𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑟𝑒𝑟

Elle s’exprime en pourcentage

Le taux de natalité : Le taux de natalité est le nombre de naissance vivante de l’année


rapporté à la population moyenne de l’année. Il est généralement exprimé en pour mille
habitants.

1.3. Description des variables t signe attendus


En suivant nos précurseurs dans la recherche de la relation entre la pauvreté et la fécondité,
nous nous postulons un certains nombres d’hypothèses sur les variables. Le tableau ci-dessous
nous renseigne davantage.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 33

Tableau 1: Description des variables

Description de la variable Libellé en langage courant de Signe


attendu
NO Notation Explicative l’hypothèse spécifique.

1 TS Scolarité primaire le niveau d’éducation affecte +


positivement le développement

2 PF Population féminine Lorsque la population féminine + ou -


il y a une évolution du
développement

3 DS Dépense courate de santé La santé a des implications +


positives sur le développement

4 TN Taux de natalité L’augmentation des naissances -


a une influence négative sur le
développement

5 EV Espérance de vie à la L’espérance de vie agit +


naissance positivement sur le
développement

6 F Le taux de fécondité Le taux de fécondité a des effets -


néfastes sur le développement

7 CP La croissance du PIB par La croissance du PIB par +


habitant habitant agit positivement sur le
développement
Source : Auteur

1.4. Méthode d’estimation


Pour l’estimation de notre modèle d’analyse, nous procédons dans un premier temps à la
vérification de la présence de racine unitaire pour l’ensemble des séries. Nous utilisons à cet
effet le test de Levin et al (2000) et d’Im et al(2003). Si les variables sont non stationnaires,
l’on ne peut plus procéder à des tests de spécification pour choisir entre un modèle avec ou
sans effets aléatoire ou/et fixe. En effet, nous procédons aux tests de cointégration qui
permettent d’identifier les variables explicatives pouvant influencer l’évolution de la variable
expliquée (Pédroni, 1995, 1999, 2004 et Kao, 1999). L’existence d’une relation de
cointégration conduit à ce que le terme d’erreur 𝜀𝑖𝑡 soit un processus stationnaire. Dans ce cas,
le modèle peut être respécifier sous la forme d’un modèle à correction d’erreur dans lequel la
dynamique à court terme est influencée par la relation à long terme. Nous utilisons les

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 34

méthodes d’estimations récentes autorisant l’hétérogénéité dans la dynamique d’ajustement


des variables vers la relation à long terme. Ces méthodes utilisent les estimateurs poold Mean
Group (PMG) proposé par Pearson al (1999) et Mean Group (MG) proposé par Pearson et
Smith (1995). Pearson et Smith (1995) suggèrent que l’estimation d’un coefficient pour
chaque variable explicative est affectée d’un biais d’hétérogénéité. Dans le cadre de notre
travail, nous utilisons le MG car il n’impose pas de restrictions sur les coefficients et peut
donc être estimé à l’aide d’un modèle à coefficients aléatoires.

SECTION 2 : Présentation des tests

Cette présente section consiste à présenter différents tests de racine unitaire ainsi que celui de
cointégration.

2.1. Les tests de stationnarité


Plusieurs tests existent pour vérifier la stationnarité et cela selon le type de modèle et donnée.
Pour les données chronologiques et les données de panel stationnaires les tests jugés
pertinents sont : le test de Dickey-Fuller Augmenté (ADF), de Philips-Perron (PP) et celui de
Kwiotowski, Philips, Schidt et Shim (KPSS). Et les autres tests ne s’appliquent qu’aux
données de panel non stationnaires, nous citons : le test de Levin, Lin et Chu, le test d’Im et
al, le test de Harris, Tzavaila, Madalla et Wu, Choi et le test de Hardi.

2.2. Description de quelques tests de racine unitaire


2.2.1. Le test de Levin et al :

Le test de Levin et al est utilisé pour les tests de stationnarité sur les données de panel
l’hypothèse nulle de ce test suggère l’homogénéité de la racine unitaire, contre l’hypothèse

Alternative d’homogénéité de la stationnarité. Levin et al (LLC) se sont inspirés de Dickey-


Fuller en exposant leurs approches sur les trois modèles suivants :
𝑝𝑖

∆𝑌𝐼,𝑡 = 𝜌𝑌𝑖,𝑡−1 + ∑ 𝜃𝑖,𝑙 ∆𝑌𝑖,𝑡−𝑙 + 𝜇𝑖,𝑡


𝑖=1

𝑝𝑖

∆𝑌𝐼,𝑡 = 𝜌𝑌𝑖,𝑡−1 + ∑ 𝜃𝑖,𝑙 ∆𝑌𝑖,𝑡−𝑙 + 𝛼𝑖 + 𝜇𝑖,𝑡


𝑖=1

𝑝𝑖

∆𝑌𝐼,𝑡 = 𝜌𝑌𝑖,𝑡−1 + ∑ 𝜃𝑖,𝑙 ∆𝑌𝑖,𝑡−𝑙 + 𝛽𝑖 𝑡 + 𝛼𝑖 + 𝜇𝑖,𝑡


𝑖=1

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 35

LLC ont proposé une procédure en trois étapes pour pouvoir calculer la statistique de test
associée aux modèles ci-dessus car les ordres d’autorégressive 𝑝𝑖 ne sont pas connus.

La statistique de test est la suivant :

𝐻0 : 𝜌 = 0
{
𝐻0 : 𝜌 < 0

On teste l’hypothèse nulle de non stationnarité 𝜌 = 0 contre l’hypothèse alternative de


stationnarité𝜌 < 0.

La règle de décision est la suivante : si la probabilité calculée associée à 𝜌 est supérieure à la


probabilité lue (5%), ou encore si la statistique lue est supérieure à la valeur critique de la loi
normale centrée réduite (-1, 64) on accepte l’hypothèse nulle de non stationnarité. Si la
probabilité calculée associée à 𝜌 est inférieure ou égale à la probabilité lue (5%) ou encore si
la statistique lue est inférieure ou égale à la valeur critique de la loi normale centrée réduite (-
1, 64) on rejette l’hypothèse nulle de non stationnarité.

2.2.2. Le test d’Im et al (2003)

Selon Im et al, tous les individus peuvent ou ne pas avoir la même racine unitaire.
L’hypothèse du test de IPS suggère la présence d’une racine unitaire .La statistique de ce test
correspond à la moyenne des statistiques individuelles de (ADF).Si la statistique calculée est
inférieure à la valeur critique de la loi normale centrée réduite à 5% c’est-à-dire à -1,64, on
rejette l’hypothèse nulle d’une racine unitaire pour l’ensemble des individus.

2.2.3. Le test de Mandala et Wu(1999)

Madalla et Wu (MW) ont fondé leurs approches sur le test non paramétrique de Fisher. Ce test
peut s’appliquer à n’importe quel test de racine unitaire. La statistique du test de MW est la
suivante :

MW=−2 ∑𝑁
𝑖=1 ln(𝑝𝑖 )

Si la statistique de MW est supérieure à la valeur du Khi-Deux à 2N degré de liberté au seuil


de 𝛼%, on rejette l’hypothèse nulle de racine unitaire pour l’ensemble des individus.

2.2.4. Le test de Hadri (2000)

Le test de IPS est différent des autres par le fait que l’hypothèse nulle correspond à la
stationnarité pour l’ensemble des séries des N individus, contre l’hypothèse alternative d’une
racine unitaire dans le panel .Ce test traite les modèles avec constante et celui avec constance

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 36

et tendance. La statistique d’IPS est basée sur la statistique du multiplicateur de Lagrange.


Cette statistique suit une loi normale centrée réduite. Si la statistique calculée est inférieure à
la valeur critique de la loi normale centrée réduite au seuil de 𝛼%, on rejette l’hypothèse nulle
de stationnarité pour l’ensemble des individus.

2.3. Test de cointégration


Yoo (2006), définit la cointégration comme un Co-mouvement systématique à long terme
entre deux ou plusieurs variables économiques. À cet effet, le test de cointégration est
effectué pour voir s’il existe une combinaison entre les variables de telle sorte que cette
combinaison aboutisse à la stationnarité d’une seule variable c’est-à-dire intégrée d’ordre zéro
(0). Dans un cadre non stationnaire ce test permet d’identifier les variables exogènes qui
peuvent influencer l’évolution de la variable endogène.

Pedroni (1995, 1999,2004) a proposé sept tests pour valider l’hypothèse de cointégration en
tenant compte de l’hétérogénéité individuelle. Kao (1999) a montré que les statistiques
usuelles des tests ont des distributions divergentes en présence de corrélation fallacieuses. Il
teste l’hypothèse nulle d’absence de cointégration à partir des tests du type ADF. On teste
l’hypothèse nulle de non cointégration (𝜌 = 0) , contre l’hypothèse alternative de
cointégration (𝜌 < 0).

Contrairement au test de Pedroni, Kao ne tient pas compte de l’hétérogénéité des individus
sous l’hypothèse alternative c’est-à-dire, le cas où les vecteurs de cointégration supposés
homogènes entre individus (pays).

Plusieurs test de l’hypothèse nulle de cointégration sur les données de panel sont proposés par

Mc Coskey et KAO (1998), Larson, Lyagen et Lothgren (2001) et Breitung (2005), mais ne
peuvent peut être exhaustifs.

SECTION 3 : Source de données et analyse descriptive


3.1. Source de données
Pour estimer les paramètres de notre modèle, nous avons utilisées les données annuelles
extraites de la base de données de la Banque mondiale (World dévelopment indicators) et
celle de PNUD. L’échantillon est composé de six pays de la CEMAC (Cameroun, Congo,
Gabon, RCA Tchad, et Guinée équatoriale). La période d’étude couvre l’année 2000-2017.
Ces données sont ensuite colligées dans Excel et importées au logiciel Eviews 7 et stat 13
pour être traitées par l’usage des outils statistiques appropriés.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 37

3.2. Caractéristiques des variables


Le tableau 2 ci-dessous présente les caractéristiques statistiques des différents variables. Il
s’agit de la moyenne, l’écart-type, le maximale et le minimale pour les six pays de la zone
CEMAC.

Par ailleurs, le tableau 1 montre une variation dans l’évolution des variables. Les écart-types
sont relativement faibles, sauf pour les variables espérance de vie et la scolarisation
primaire.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 38

Tableau 2: Statistique descriptive


IDH CP DS EV F TN PF TS

Mean 0.494620 1,7123 3,5270 54.59315 5.271528 38,667 0.493933 0.990220

Median 0.510500 1,4498 3,8312 54.14750 5.117000 38,732 0.499911 1.024332

Maximum 0.702000 56,8834 7,2679 66.48000 7.354000 50,883 0.507917 1.557423

Minimum 0.299000 -36,8299 1,2823 43.71800 3.786000 29,014 0.446430 0.559233

Std. Dev. 0.120859 9,1435 1,2761 5.841049 0.812499 4,975 0.015783 0.241009
Source : Auteur à partir des données de WDI(2019)

Le tableau de corrélation ci-dessus montre la liaison entre différentes variables du modèle.


Selon l’hypothèse de l’absence de corrélation entre les variables explicatives de la méthode
des moindres carrés ordinaires, les variables explicatives ne doivent pas entre corrélée entre
eux. Si cette hypothèse n’est pas vérifiée, les estimations des MCO sont biaisées. Cela
implique que le modèle ne peut pas être robuste. À cet effet Les résultats obtenus dans le
tableau de la matrice de la corrélation montre que l’indice de développement humain est
corrélé positivement avec les variables (DS, Fe, PF) et négativement avec (CP, EV, TN, TS).

Tableau 3: Matrice de corrélation


CP DS F EV IDH TN PF TS
CP 1
DS -0,140 1
F 0,272 0,393 1
EV -0,120 -0,444 -0,721 1
IDH -0,243 0,386 0,015 -0,191 1
TN 0,377 0,218 0,804 -0,589 -0,118 1
PF -0,022 0,579 0,156 -0,316 0,466 0,133 1
TS 0,006 -0,129 -0,668 0,723 -0,012 -0,475 0,256 1
Source : Auteur à partir des données de WDI(2019)

3.3. Analyse descriptive des différentes variables


Il nous parait nécessaire d’analyser le comportement des variables avant de vérifier la
stationnarité.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 39

3.3.1. Analyse descriptive de la fécondité

De façon générale, ces pays paraissent converger vers un même modèle de fécondité. En
principe, lorsque la transition de la fécondité amorce, la fécondité décroit jusqu’à atteindre le
seuil de remplacement. L’analyse de l’évolution du taux de fécondité montre une décroissance
lente et progressive du taux de fécondité. La baisse de la fécondité se manifeste de façon nette
que dans la période 2000 à 2016 pour l’ensemble des pays de la sous-région. Cependant, en
2016, on note une hausse brutale du nombre d’enfants par femme dans tous les pays de cette
zone. Cette hausse du taux de fécondité s’explique par le nombre important des femmes
possédant des naissances de rang élevé ou par un changement de la structure par âge de la
fécondité. Ce changement se traduit par la volonté d’avoir des enfants, avant et ou plutôt au
début de la vie conjugale que à un certain niveau plus avancé de celle-ci. D’où le changement
de l’emploi du temps des différentes générations successives. Par ailleurs, la fécondité des
adolescentes qui a atteint 46,26 naissances vivantes pour 1000 adolescentes, en 2017 a une
contribution très importante dans la fécondité globale. Ce qui traduit l’ampleur du niveau de
fécondité dans cette zone.

Figure 2: Évolution du taux de fécondité en zone CEMAC de 2000-2017

7.5

7.0

6.5

6.0

5.5

5.0

4.5

4.0

3.5
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad
Source : auteur à partir de la base de données de WDI de la Banque Mondiale.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 40

3.3.2. Analyse descriptive de la croissance du PIB par habitant

LA croissance du PIB par habitant dérive de la croissance du PIB réel rapporté à l’ensemble
de la population d’un pays et donc reflète les activités économiques de ce dernier. Lorsqu’il y
a déséquilibre de la conjoncture, l’on remarque que le PIB connait des instabilités. La figure
2.3.1 décrit l’évolution de la croissance du PIB par habitant. Cette croissance évolue en dent
de scie dans l’ensemble de la période d’étude pour tous les pays de la sous-région. De 2000 à
2013, les pays de la sous-région manifestent des progrès en termes de la production de la
richesse. L’analyse nous montre que la quasi-totalité des pays producteur de pétrole
enregistrent des fortes croissances du PIB par habitant. Cette croissance s’explique par une
élévation du prix de pétrole. En 2014, les pays de la sous-région sont plongés dans une
récession qui a fait chuter leur croissance du PIB par habitant ; ces pays enregistrent des
croissances du PIB par habitant négative.

Cependant, la Guinée équatoriale dont l’économie est basée sur le pétrole a enregistré un fort
taux de croissance du PIB par habitant en 2001. Ce taux a atteint un pic autour de 5%. Avec la
chute du prix de pétrole cette croissance à dégrade brutalement (-1,5%) en 2010 pour se
stabiliser en 2017 avec un taux plus faible.

L’accroissement moyen de la richesse créé par habitant dans la zone CEMAC est estimé à
moins de 2 points sur 100 sur l’ensemble de la période d’étude. Malgré le temps écoulé, ce
chiffre reste inférieur à celui obtenu dans l’Afrique Subsaharienne (soit 2%) entre 1995 et
2008 (Vergne et Ausseur, 2015). Comparativement à d’autres pays au Sud du Sahara, les pays
de la zone CEMAC ont connu de faibles performances économiques accompagnées d’un
accroissement élevé de la population (soit une moyenne d’accroissement de la population
masculine de 50,6% contre 49,4 pour les femmes).

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 41

Figure 3: Évolution de la croissance du PIB par habitant en zone CEMAC de 2000-


2017
.6

.4

.2

.0

-.2

-.4
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad
Source : Auteur à partir de la base de données de WDI de la Banque Mondiale

3.3.3. Analyse descriptive de la dépense courante de santé

L’analyse montre que les dépenses courantes de santé évoluent en dent de scie durant la
période d’étude. Il est reconnu que la santé est importante pour le développement d’un pays et
donc doit être un secteur prioritaire des dépenses publiques. Lors de la conférence d’Abuja
tenu en 2000 dans le but de la réalisation des OMD, une somme important de budget national
a été consacré à la santé. Il ressort de cette analyse que l’investissement dans ce secteur est
relativement très faible ; en moyenne 7% pour presque l’ensemble des pays de la sous-région.
Aussi, En effet, la figure 2.3.1 nous renseigne que ces dépenses ont atteints un pic de 7% en
2002 au Tchad qui représente un taux le plus élevé par rapport aux autres pays durant la
période couvrant 2000-2017. Pour l’ensemble des pays de la CEMAC, ces dépenses ont
commencé à augmenter à partir de 2014 pour enfin se stabiliser en 2017.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 42

Figure 4: Dépense courante de santé (en pourcentage du PIB)


.08

.07

.06

.05

.04

.03

.02

.01
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad
Source : auteur à partir de la base de données de WDI de la Banque Mondiale.

3.3.4. Analyse descriptive de la scolarité primaire

La figure 4 nous montre l’évolution du taux de scolarité primaire en zone CEMAC couvrant
l’année 2000 à 2017. En 2000 le taux de scolarité dans la plupart des pays de la sous-région
est faible. Cette faiblesse est soit due par l’inégalité du genre au détriment des filles dans
certaines sociétés où la femme est considéré faire les tâches ménagères et l’homme au travail ;
soit l’insuffisance des revenue des parents qui fait à ce que ces derniers priorisent les garçons
car une fois que la fille sera mariée, ils ne se voient plus bénéficier de leur investissement, ce
bénéfice sera pour la famille au quelle la fille va appartenir. Par ailleurs, 2001 à 2017, le taux
de scolarité primaire a vite progressé. Cette période est marquée par l’influence de la
modernisation des sociétés et de la gratuité de l’école primaire dans cette zone. Sauf la Guinée
équatoriale qui présente encore des faiblesses de scolarité primaire.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 43

Figure 5: Évolution de la scolarité primaire en zone CEMAC


1.6

1.4

1.2

1.0

0.8

0.6

0.4
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad
Source : auteur à partir de la base de données de WDI de la Banque Mondial.
3.3.5. Analyse descriptive de l’IDH

S’agissant de l’IDH, l’analyse ne ressort que l’ensemble des pays de la sous-région à un


niveau de développement le plus faible malgré les progrès réalisés au niveau de l’éducation.
Les efforts de développements dans la zone ont permis d’estimer en moyenne l’IDH à 0.49 au
cours de la période d’étude. Cette moyenne est largement dépassée par la moyenne au niveau
nationale pour certains pays. C’est le cas du Gabon qui obtient 0.66 ce qui dépasse le niveau
moyen de développement au monde (0,645 selon les chiffres du PNUD).

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 44

Figure 6: Évolution de l'IDH en zone CEMAC


.8

.7

.6

.5

.4

.3

.2
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad
Source : Auteur à partir de donnée de PNUD.
3.3.6. Analyse descriptive Du taux de natalité en zone CEMAC

La figure (2.3.6) montre que l’évolution du taux de natalité présente des instabilités sur
différentes périodes tant à la hausse, que à la baisse de 2000 à 2017 sur l’ensemble des pays
de la sous-région.

En effet, en 2000, la baisse du taux de natalité en Guinée équatoriale et au Gabon s’accélère


avec la baisse de l’activité économique engendrant ainsi la pauvreté. Bien qu’au lendemain de
celle-ci le taux de natalité a fortement augmenté suite à une amélioration des conditions de vie
de la population dû au dynamisme de l’activité économique accompagnée d’une création
d’emplois dans plusieurs secteurs. Les efforts fournis par les pouvoirs publics qui ont utilisé
les recettes pétrolières ont aussi favorisée la baisse de la pauvreté en Guinée équatoriale et au
Gabon. Ce qui traduit l’augmentation du nombre de naissance en 2001 qui reste stable
jusqu’en 2004.

Cependant, face aux conflits internes et ethniques marqué par des guerres civiles et des
ruptures dans certains pays de la zone CEMAC à l’instar du Congo de 1997 à 2000, le Tchad
de 1996 à 2005, le nombre de naissance a connu une chute spectaculaire dans ces pays en
2001. Elle coïncide avec la baisse du taux de fécondité. Bien que la population continue de
Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce
Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 45

croitre le nombre de naissance n’a guère évolué, se fixant à des niveaux de plus en plus bas
jusqu’en 2005. Par contre malgré la guerre civile de 1996 à 2003 en RCA, le taux de natalité
ne s’est quasiment pas orienté à la baisse.

Par ailleurs, c,a donner l’occasion d’avoir accès universel à tout une gamme de méthode de
planification familiale efficace et sûr dans le cadre d’un programme complet de soins de santé
génésique dans les SSP en 2005. Grâce à cet objectif mondial, les six pays membres de la
CEMAC ont pu investir sur la planification familiale avec l’aide internationale à la
planification familiale. Cet investissement a rendu le service disponible dans tous les pays de
la sous-région. Par ricochet, le nombre de femmes bénéficiant de planification familiale a
augmenté. D’où une baisse considérable du taux de natalité en 2005 pour enfin se stabiliser en
2017 où il atteint son niveau le plus bas pour l’ensemble des pays de la sous-région. En
moyenne, on enregistre 38,66 naissances pour 1000 habitants durant la période d’étude pour
l’ensemble des pays de la sous-région.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 46

Figure 7: Évolution du taux de natalité en zone CEMAC (pour mille habitant)


.052

.048

.044

.040

.036

.032

.028
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad

Source : auteur à partir de la base de données de WDI de la Banque Mondiale


3.3.7. Analyse de l’évolution de l’espérance de vie en zone CEMAC

D’après la banque mondiale(2015), les pays de l’Afrique sub-saharienne particulièrement les


pays de la zone CEMAC, présente encore des maladies grave talque le VIH sida par rapport
aux autres pays. Malgré ces maladies et des faiblesses en dépenses courante de santé (figure
2.3.1), l’espérance de vie à la naissance dans la zone CEMAC n’a pas chuté, elle a
considérablement augmenté de 2000 à 2017. Elle est passé de 43,7 ans à 66,4 ans ; en
moyenne la durée d vie en one CEMAC est de 54,5 ans ( tableau 2).

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 47

Figure 7 : Évolution de l’espérance de vie à la naissance en zone CEMAC de 2000-


2017
68

64

60

56

52

48

44

40
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad

Source : Auteur à partir des données de WDI de la Banque Mondiale.

3.3.8. Analyse de l’évolution de la proportion de la population féminine en zone


CEMAC
La figure 8 décrit l’évolution de la proportion de la population féminine en zone CEMAC.
Elle nous montre que la population féminine est linéaire et décroissante pour l’ensemble des
pays de la sous-région. En effet, pour 100 hommes, les femmes représentent en moyenne 49,
4% de la population totale (tableau 2) et donc 50,6% d’homme. Ce qui fait un écart de 1,2%.
Précisément, sur 1000 personnes 493 sont des femmes et 506 sont des hommes. Selon l’ONU
(2011), les garçons naissent plus que les filles. Mais ce sont les garçons qui meurent plus vite
que les filles, dans l’enfance mais aussi à l’âge adulte. Cependant, le fait que la proportion de
la population féminine soit inférieure à la proportion de la population masculine est dû soit
par les avortements sélectifs basés sur le sexe du fœtus, soit par la mortalité maternelle causée
par des pratiques non sécurisées ou à un manque d’accès aux sages-femmes et aux services
élémentaire de santé.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 48

Figure 8: Évolution de la proportion de la population féminine en zone CEMAC

.51

.50

.49

.48

.47

.46

.45

.44
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016

Cameroun Congo R Gabon


Guinée Eq RCA Tchad
Source : Auteur à partir des données de WDI de la Banque Mondiale.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 49

CHAPITRE III : RÉSULTAT ET INTERPRÉTATION

CHAPITRE III : RÉSULTAT ET


INTERPRÉTATION

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 50

Dans ce chapitre, nous faisons l’analyse empirique. Pour ce faire, dans un premier temps,
nous faisons les tests de racine unitaire afin de déterminer l’ordre d’intégration des variables
et le teste de cointégration pour voir s’il existe une relation de long terme ou non entre les
variables. Puis dans un second temps nous procédons à l’estimation des coefficients des
paramètres en utilisant l’estimateur Mean Group (MG).

Section 1 : Présentation des résultats des différents tests


Nous présentons successivement dans cette section, les résultats des différents tests de
stationnarité (LLC et IPS), du test de cointégration ainsi que les résultats de l’estimation.

1.1. Résultats des tests de stationnarité


Étant donné que le cadre de cette étude s’intéresse aux données de panel non stationnaire, les
tests préliminaires que nous avons choisis pour la vérification de la stationnarité de nos
variables sont : le test de Liévin et al ainsi que celui d’Im et al.

Nous allons donc procéder donc aux tests de racine unitaire :

𝐻0 : 𝜌 = 0
{
𝐻0 : 𝜌 < 0

On teste l’hypothèse nulle de non stationnarité 𝜌 = 0 contre l’hypothèse alternative de


stationnarité 𝜌 < 0.

La règle de décision est la suivante : si la probabilité calculée associée à 𝜌 est supérieure à la


probabilité lue (5%), on accepte l’hypothèse nulle de non stationnarité. Si la probabilité
calculée associée à 𝜌 est inférieure ou égale à la probabilité lue (5%), on rejette l’hypothèse
nulle de non stationnarité.

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 51

Tableau 4: Résultat du test de stationnarité


Variables Test Stationnaire à Résultat de Stationnaire en Résultat de
niveau l’ordre différence l’ordre
d’intégration première d’intégration
P-value à 5% P-value à 5%
IDH LLC 0,000 (1)
IPS 0,000
CP LLC 0,000 (0)
IPS 0,001
DS LLC 0,007 (0)
IPS 0,002
EV LLC 0,000 (0)
IPS 0,000
PF LLC 0,001 (0)
IPS 0,000
F LLC 0,000 (0)
IPS 0,000
TN LLC 0,000 (1)
IPS 0,000
TS LLC 0,000 (0)
IPS 0,000
*test de Liven, lin Shu ; **test de Im, Pesaran et Shin ; 1 représente le modèle 1, 2 représente le modèle 2 et 3 représente le
modèle 3 ; O signifie Oui et N signifie Non.

Source : Auteur à partir des calculs sur Eviews.

La probabilité associée à la statistique du test de Levin et al (LLC) est inférieure à 5% pour


l’ensemble des variables. Donc on rejette l’hypothèse nulle de non stationnarité. De plus le
test de IPS vient confirmer le test de LLC .On conclut que les variables sont tous
stationnaires. Par ailleurs, On constate que seules les variables IDH et TN sont stationnaires
après avoir pris la première différence. Elles sont donc intégrées d’ordre 1. Alors que les
autres variables sont stationnaires à niveau.

Étant donné que les variables sont intégrées d’ordre différent, nous faisons alors le test de
cointégration, afin de voir s’il existe une relation de long terme entre les variables.

1.2. Résultat du test de cointégration


Dans le cadre de notre étude, nous utilisons le test développé par KAO (1999) car ce test est
adapté aux échantillons de taille faible ce qui nous permet d’avoir des résultats robustes.

On teste l’hypothèse nulle de non cointégration (𝜌 = 0), contre l’hypothèse alternative de


cointégration (𝜌 < 0).

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 52

Tableau 5: Test de cointégraton de KAO


t- statistic Probabilité
ADF -3,304123 0,0005
Source : Auteur à partir du logiciel Eviews.

La probabilité critique (0,0005) est inférieure à 2%. On rejette l’hypothèse nulle de l’absence
de cointégration. Le teste de Kao nous permet de dire que les variables sont cointégrées : il
existe une relation de long terme entre l’IDH et les autres variables sur l’ensemble des pays
du panel. Alors le terme d’erreur est un processus stationnaire.

SECTION 2 : L’estimation des paramètres du modèle, résultat


Cette section est consacrée aux résultats de l’estimation des paramètres.

Le test de cointégration de Kao nous a montré qu’il existe une relation de long terme
entre l’IDH et les variables de droite. Pour donc capter la tendance de long terme qui
existe entre ces variables, nous utilisons l’estimateur « Mean Group » au sein d’un
modèle à correction d’erreur. Le « Mean Group » estime l’équation pour chaque pays de
l’échantillon et calcule ensuite les moyennes non pondérées des coefficients sur
l’ensemble du panel. En conséquence, les résultats de notre estimation montrent que le
développement entretient des liens avec plusieurs variables dans la zone CEMAC
(Tableau 4).

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 53

Tableau 6: Estimation du modèle à correction d'erreur


Variable expliquée Indice de développement
humain
Variables explicatives Modèle estimé
Croissance du PIB par habitant 0,0006736 ***
(0,0002178)
Taux de natalité -0,065301
(0,1308222)
Dépense courante de santé -0,0433331**
(0,0154217)
Espérance de vie 0,1319194
(0,8641818)
Proportion de la population féminine -3.364751
(13.38021)
Taux de fécondité -0,0272632**
(0,0698384)
Taux de scolarité 0,0203424**
(0,0307124)
Constante -3,404859
(9.311496)
Nombre d’observation 108
* ;** et *** correspondent respectivement à la significativité statistique de 10% ;5% et 1%. Les
écarts types sont entre parenthèse.
Source : Auteur à partir du logiciel STATA 13
2.1.1. Le taux de fécondité :

Le tableau ci-dessus indique les résultats du modèle de régression économétrique par la


méthode des panels simple (statique). Les résultats d’estimation montrent un coefficient
négatif du taux de fécondité et est statistiquement significatif au seuil de 5% c’est-à-dire une
augmentation de 10% du taux de fécondité implique une baisse de 0,3% de l’IDH. Ainsi, plus
le nombre d’enfants nés vivant rapporté à la population féminine en âge de procréer
augmente, moins l’indice de développement humain augmente.

Penser que la pression démographique est un obstacle pour le développement est un débat
controversé selon la position dans laquelle l’on se trouve. Pour l’illustre africain qui prône le

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 54

renouvellement des traditions des ancêtres et caractérisé pour la plupart par un faible niveau
d’éducation, le nombre d’enfants au sein du ménage n’est qu’un signe de bénédiction et de
constitution d’un héritage pour la retraite sans pour autant se soucier de l’avenir de ces
enfants. Malgré que des voix s’élèvent depuis quelques décennies contre ce phénomène qui
parait être la cause des problèmes de malnutrition, de famine, du chômage et d’autres fléaux,
les pays de la zone CEMAC sont encore en retard dans sa maitrise. En effet, cette étude
suggère que la fécondité retarde le développement dans la zone CEMAC. Ceci étant, la
fécondité est statistiquement significative et influence négativement l’IDH sur l’ensemble de
la période d’étude selon les résultats de notre analyse (tableau 6). La non maitrise de la
fécondité a conduit à une faible efficacité des politiques de développements dans ces pays. Ce
qui justifie le signe négatif obtenu. Cette étude reste conforme à la littérature de Bongares et
Watkins (1996) selon laquelle pour les pays pauvres doté d’un IDH de 0.4, la fécondité
exprimée est comprise entre 4.5 et 8 enfants par femme. Par ricochet, le niveau de
développement humain ne semble fournir qu’une explication partielle des écarts de fécondité
entre les pays. Notre cadre empirique rejoint celui d’Ekodo (2018) qui constate que la
démographie est en relation significative et négative avec la croissance économique dans la
zone CEMAC sur la période 1995 à 2015. Au regard de ces développements, nous ne
pouvons donc pas rejeter l’hypothèse de l’étude selon laquelle un accroissement de la
fécondité génère le sous-développement.

2.1.2. La croissance du PIB par habitant et développement

En faisant recours à la notion de pauvreté monétaire, il est reconnu que les pays dans lesquels
le PIB par habitant est élevé sont ceux qui courent moins le risque de pauvreté. En raison
d’une part du faible partage de la richesse nationale constatée le plus souvent dans les pays en
voie de développement et d’autre part de la forte concentration de la richesse auprès d’une
petite couche de la population, cet indicateur devient fallacieux lorsqu’on l’utilise pour faire
des comparaisons entre nation. Cette étude révèle qu’il existe une relation positive et
significative entre la croissance du PIB par habitant et l’IDH dans la zone CEMAC. Ce
résultat laisse croire qu’à 0,6% il y a plus de chance qu’une évolution positive de la croissance
du PIB par habitant entraine une augmentation du niveau du développement toute égale par
ailleurs. La zone CEMAC au cours des décennies passées est marquée par des guerres qui
retardent le développement. La cause de ces soulèvements sociaux est souvent due à la
mauvaise gouvernance, la corruption qui laisse derrière elle de fortes inégalités sociales et la
famine d’un nombre élevé de la population. Ce résultat reflète la conception de Senik (2011)

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 55

qui considère que le développement ne se réduit pas au PIB, plutôt d’un processus
multidimensionnel qui implique non seulement une augmentation quantitative du capital de la
production et de la consommation, mais aussi des changements sociaux et politiques
qualitatifs qui élargissent les choix offerts aux individus.

2.1.3. La proportion de la population féminine retarde-t-elle le développement ?

Le coefficient relatif à la proportion de la population féminine porte un signe négatif. Les


résultats montrent que lorsque la population féminine augmente de 10% en zone CEMAC,
l’IDH diminue de 3,3%. La population féminine a influencé négativement le développement
de la zone CEMAC durant la période 2000-2017. En réalité l’effet de la proportion de la
population féminine sur le développement diffère selon les pays compte tenu des rythmes de
la croissance démographique. Ainsi, les pays à fort croissance démographique de la zone
CEMAC (Congo, Tchad, la RCA et Cameroun) subissent des effets négatifs de la croissance
démographique que le Gabon. Le Guinée équatorial enregistre des faibles croissances
démographiques.

2.1.4. Les dépenses courantes en santé et leur effet sur le développement

Selon Crossman(1972), les investissements en capital humain doivent être accompagnés des
dépenses en santé afin de profiter pleinement de ceux-ci. On ne peut donc exploiter les
connaissances acquises par les individus dans le temps si ces derniers sont à tout moment
soumis des risques de maladies. En se basant sur les modèles classiques d’analyse de la
croissance qui stipulent que le capital humain élève le niveau de production par tête, alors les
dépenses en santé courante n’auront qu’un effet positif sur la croissance (Barro et Sala-i-
Martin, 1992). Ceci semble être vérifié dans le cas des pays de la zone CEMAC. En effet, nos
résultats montrent que les dépenses en santé courante affectent positivement et
significativement l’IDH des pays de la zone CEMAC sur l’ensemble de notre période d’étude.
Cela s’explique par des fortes investissements sur la santé caractérisé par une bonne qualité de
soins médicaux. Or une population en bonne santé constitue une main d’œuvre pour de
nombreuses entreprises, une main d’œuvre potentielle capable de produire donne des forts
rendements pour le développement.

2.1.5. La scolarisation

Une augmentation de 10% du taux de scolarité entraine une augmentation de l’IDH de 0,20%.
La scolarisation des filles apparait significative et influence donc positivement le

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 56

développement de la sous-région. Ce résultat vient confirmer la littérature économique de


(Grosman et Kastner. 1997. McMahon. 1998).

CONCLUSION

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 57

CONCLUSION

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 58

Les liens entre fécondité et développement humain sont toutefois profondes et complexes.
L’effet économique de la fécondité se répercute sur le développement humain et par ricochet,
sur le développement économique. Un phénomène qui circule par les medias dans le
processus universel de transition démographique. Le phénomène de fécondité élevée est plus
observé en Afrique subsaharienne et en Asie du sud, d’après les études faites par la Banque
mondiale. La transition démographique est devenue un défi majeur pour les PED que certains
gouverneurs en collaboration avec les organismes internationaux veulent à tout prix relever
comme les autres pays développés ont pu le faire. Aussi est-il vrai que ce défi n’est pas facile
à relever du fait que le désir d’avoir un enfant est important et est au centre de l’organisation
sociale en Afrique. À cet effet, la forte fécondité en Afrique est un problème mental qui tire
son origine de la société dans laquelle l’enfant occupe une place privilégiée. Et les parents
voient en leurs enfants toute une richesse accumulée.
En 2000 les OMD ont été formulés comme nouveau paradigme du développement et de
l’aide au développement, tout en considérant les programmes mis en place pendant la
conférence du Caire (1994) et celle de Beijing (1995) consacrée aux femmes et orienté vers
la réduction de la pauvreté à l’horizon 2015, dans l’optique de lutte contre le sous-
développement. Mais certains objectifs ne sont pas atteints avec succès, comme le montre les
études faites par (Benninguisse et Dackam-Ngatchou, 2009) en zone CEMAC.

Ce travail a pour objectif d’évaluer l’effet de la fécondité sur le développement en zone


CEMAC. Pour atteindre cet objectif, nous nous sommes inspirés du modèle linéaire utilisé par
Bloom et al (1999). À partir du teste de cointégration de Kao, nous avons pu mettre en
évidence une relation de long terme entre l’IDH et les autres variables. Ce qui nous a conduits
à utiliser une technique d’estimation basée sur le MCE en panel.

Du point de vue théorique, nous avons envisagé une brève revue des différentes approches de
la fécondité qui nous a permis de comprendre le phénomène de fécondité compte tenu de
certaines caractéristiques de la femme. Sachant bien que la plupart de ces théories dérivent
des travaux de Becker(1961) et de Leibestein(1957), parmi lesquelles la théorie économique
du comportement du consommateur aux décisions d’avoir un enfant. Ces théories nous ont
fait comprendre le rôle que joue l’enfant dans le ménage et comment l’enfant est considéré
dans certaines sociétés. Nous avons vu encore que le phénomène de fécondité est la résultante
d’un environnement difficile du point de vue sanitaire, écologique et économique (Wakam ;
1994). De Quelques théories du développement sont aussi envisageables afin de concilier le
niveau de vie à réalité économique.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 59

La littérature nous a permis de comprendre et distinguer les effets de la fécondité sur le


développement selon deux courants : le courant orthodoxe, selon lequel la fécondité a des
effets bénéfiques pour le développement (Bodin, 1576) et le courant hétérodoxe, selon lequel
la fécondité agit négativement sur le développement (Malthus, 1798).
La prédiction théorique selon laquelle la fécondité élevée est néfaste pour le développement
est vérifiée dans le cas de notre étude car, les résultats de la présente analyse soutiennent
empiriquement la conclusion des orthodoxes. En effet, Ces résultats ont montré que le
coefficient associé à la variable taux de fécondité est négatif et fortement significatif. Et donc,
une forte fécondité est néfaste voire nuisible pour le développement de la zone CEMAC.
Avec en moyenne 5 enfants par femme, les pays de la sous-région sont encore loin d’être
appelés pays développés. La fécondité constitue encore un obstacle pour atteindre les OMD.

Un pays à fort taux de fécondité présente souvent de faible niveau de l’IDH. Cela peut être dû
à des fortes espérances de vie, de faible niveau de scolarisation, du mauvais état de santé.
Aussi, il se dégage que la scolarisation (l’instruction des femmes) influencent positivement et
significatives le développement de cette zone. Ces résultats confirment l’idée selon laquelle
une femme instruite fait moins d’enfants. Ce qui confirme la littérature de (Grosman et
Kastner, 1997, McMahon, 1998). L’éducation des femmes apparait donc comme un moyen de
d’ajuster directement le nombre d’enfant par femme. Le développement de cette zone doit
passer nécessairement par l’intensification de la scolarisation (l’instruction des femmes) et de
la réduction de la fécondité des femmes. Ce qui est conforme la pensée de (Samuel et Attané,
2005). Les résultats sur l’état de santé montrent que cette dernière n’a pas d’effet satisfaisant
sur le développement humain, alors que c’est un élément crucial pour le développement.
Beaucoup reste encore à faire dans ce domaine.
Les conditions dans laquelle se trouve les pays de la zone CEMAC, en matière de la santé, la
pauvreté et autres à l’exception de l’éducation, constituent encore un obstacle pour la
réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). L’étude de l’évolution
du développement humain dans la période d’étude ressort que les pays de la zone CEMAC
accusent un retard du développement humain. En effet, en comparant le niveau de l’IDH des
pays de la zone CEMAC entre eux l’on constate que seule le Gabon se trouve à un niveau le
plus élevé de l’IDH, RCA et Tchad affichent des taux faibles et les trois pays restants
(Cameroun, Congo, Tchad) ont un niveau moyen.
Cependant, il y a encore espoir car la figure (5) nous montre bel et bien que les pays de la
sous-région ont considérablement fournit d’effort dans la période d’étude. L’évolution du

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 60

niveau de l’IDH est considérablement sans cesse tirée vers le haut. Malgré qu’aucun pays de
la sous-région n’a encore hissé dans la catégorie des pays ayant un niveau de développement
humain le plus élevé.
Certes, l’objectif de ce travail est atteint, mais une analyse beaucoup plus approfondie peut
prendre en compte le niveau de l’enseignement secondaire et supérieur des femmes comme
question de recherche future.
Implication aux politiques économiques

Les résultats principaux de cette étude montrent que le taux de fécondité élevé dans la zone
CEMAC a un effet néfaste pour le développement de cette zone, pour parvenir à corriger ce
phénomène, nous dégageons un certain nombre d’implication en terme de politique
économique.

La réalisation d’un développement humain et durable en zone CEMAC nécessite :


L’utilisation généralisée des méthodes contraceptives, la mise en place d’une bonne politique
volontaire de la part des autorités gouvernementales des six pays de la sous-région, visant à
réduire la fécondité des femmes en mettant l’accent sur l’instruction de ces dernières car la
promotion de l’éducation des femmes conduit à la participation des femmes au marché du
travail, et donc à la réduction de la fécondité car il est bien reconnu que lorsqu’une femme
travail ou est à la recherche du travail fait moins d’enfant que celle qui n’est pas engagée dans
le marché du travail. En outre, le rendement social de l’éducation de la femme aura des effets
bénéfiques sur le développement et sur l’éducation de la génération future. Leridon (2015), les
populations africaines aspirent légitimement à une amélioration de leur condition de vie, que
la diminution du rythme de la croissance démographique ne pourrait que favoriser. Investir
dans l’éducation et améliorer le statut des femmes pourraient provoquer une « révolution
contraceptive » dont les bénéfices couvriraient d’ailleurs de larges domaines de la santé, bien
au-delà de la limitation des naissances, ajoute-il.

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 61

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 68

ANNEXES
Annexe 1 : Tests de stationnarité de LLC et d’IPS
Test à niveau
Croissance du PIB par habitant
Test de LLC

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: CP
Date: 09/05/19 Time: 23:40
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 96
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 4.23191 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on CP

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -0.83971 1.3587 0.2246 0 3 14.0 17
Congo R -1.17881 8.0290 1.5111 1 3 16.0 16
Gabon -1.15286 7.0712 2.9127 0 3 6.0 17
Guinée Eq -0.93007 25.833 51.824 2 3 7.0 15
RCA -1.12771 86.376 11.390 0 3 16.0 17
Tchad -2.19506 22.350 8.3805 3 3 16.0 14

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -1.16323 -9.244 1.047 -0.703 1.003 96

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 69

Test de IPS

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: CP
Date: 09/05/19 Time: 23:49
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Total number of observations: 96
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 3.17103 0.0008

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -3.1111 0.1349 -2.167 0.827 0 3 17
Congo R -2.8307 0.2076 -2.170 0.949 1 3 16
Gabon -4.2459 0.0194 -2.167 0.827 0 3 17
Guinée Eq -1.5774 0.7527 -1.999 1.036 2 3 15
RCA -4.2539 0.0192 -2.167 0.827 0 3 17
Tchad -4.3414 0.0208 -1.966 1.468 3 3 14

Average -3.3934 -2.106 0.989

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 70

Dépense courante de santré


Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)
Series: DS
Date: 09/05/19 Time: 23:52
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 97
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 2.45822 0.0070

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on DS

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -1.11756 0.0739 0.0240 0 3 7.0 17
Congo R -1.03439 0.2056 0.0324 1 3 16.0 16
Gabon -1.11642 0.1014 0.0372 0 3 6.0 17
Guinée Eq -0.39277 0.1448 0.0201 0 3 16.0 17
RCA -0.57003 0.3875 0.1993 1 3 3.0 16
Tchad -2.42154 0.0918 0.5857 3 3 0.0 14

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.89674 -7.709 1.138 -0.703 1.003 97

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 71

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: DS
Date: 09/05/19 Time: 23:58
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Total number of observations: 97
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 2.89387 0.0019

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -4.2216 0.0203 -2.167 0.827 0 3 17
Congo R -2.5388 0.3079 -2.170 0.949 1 3 16
Gabon -4.4120 0.0145 -2.167 0.827 0 3 17
Guinée Eq -2.0580 0.5306 -2.167 0.827 0 3 17
RCA -1.6137 0.7409 -2.170 0.949 1 3 16
Tchad -4.9599 0.0078 -1.966 1.468 3 3 14

Average -3.3007 -2.135 0.974

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 72

Espérance de vie

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: EV
Date: 09/06/19 Time: 00:01
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 1 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 87
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 7.04015 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on EV

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -0.17845 1.E-05 0.0068 1 3 2.0 16
Congo R -0.04705 3.E-05 0.2061 3 3 2.0 14
Gabon -0.06988 1.E-05 0.0785 3 3 2.0 14
Guinée Eq -0.09878 2.E-06 0.0029 3 3 2.0 14
RCA -0.01264 6.E-06 0.0430 3 3 2.0 14
Tchad -0.03770 8.E-06 0.0407 2 3 2.0 15

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.13132 -15.524 1.941 -0.703 1.003 87

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 73

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: EV
Date: 09/06/19 Time: 00:05
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 1 to 3
Total number of observations: 87
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 9.18324 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -28.934 0.0001 -2.170 0.949 1 3 16
Congo R -1.8398 0.6313 -1.966 1.468 3 3 14
Gabon -2.8820 0.1963 -1.966 1.468 3 3 14
Guinée Eq -0.9773 0.9140 -1.966 1.468 3 3 14
RCA -0.7102 0.9501 -1.966 1.468 3 3 14
Tchad -2.4279 0.3527 -1.999 1.036 2 3 15

Average -6.2952 -2.005 1.309

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 74

Proportion de la popution féminine

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: PF
Date: 09/06/19 Time: 00:08
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 1 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 88
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 3.22020 0.0006

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on PF

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun 0.00408 2.E-12 1.E-09 2 3 2.0 15
Congo R 0.02684 2.E-12 4.E-10 3 3 2.0 14
Gabon -0.04063 4.E-10 9.E-07 3 3 2.0 14
Guinée Eq 0.02887 6.E-10 3.E-07 2 3 2.0 15
RCA -0.07732 2.E-11 2.E-09 1 3 2.0 16
Tchad -0.04567 6.E-12 2.E-09 3 3 2.0 14

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.04075 -6.761 1.520 -0.703 1.003 88

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 75

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: PF
Date: 09/06/19 Time: 00:11
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 2 to 3
Total number of observations: 88
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 7.22512 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -7.8841 0.0000 -1.387 1.078 2 3 15
Congo R -4.1214 0.0074 -1.387 1.078 2 3 15
Gabon -5.0628 0.0016 -1.354 1.297 3 3 14
Guinée Eq -5.7265 0.0004 -1.387 1.078 2 3 15
RCA -1.4796 0.5159 -1.387 1.078 2 3 15
Tchad -2.9676 0.0627 -1.354 1.297 3 3 14

Average -4.5403 -1.376 1.151

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: F
Date: 09/06/19 Time: 00:35
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: None
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 97
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 3.90511 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on F

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -0.00699 0.0061 0.0103 0 3 2.0 17
Congo R -0.00976 0.0042 0.0072 3 3 1.0 14
Gabon -0.05615 0.0790 0.0823 1 3 0.0 16
Guinée Eq -0.00965 0.0077 0.0165 0 3 2.0 17
RCA -0.05038 0.0611 0.0710 1 3 1.0 16
Tchad -0.00911 0.0132 0.0267 0 3 2.0 17

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.00891 -4.095 1.016 0.004 1.049 97

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 76

Taux de fécondité

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: F
Date: 09/06/19 Time: 00:35
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: None
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 97
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 3.90511 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on F

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -0.00699 0.0061 0.0103 0 3 2.0 17
Congo R -0.00976 0.0042 0.0072 3 3 1.0 14
Gabon -0.05615 0.0790 0.0823 1 3 0.0 16
Guinée Eq -0.00965 0.0077 0.0165 0 3 2.0 17
RCA -0.05038 0.0611 0.0710 1 3 1.0 16
Tchad -0.00911 0.0132 0.0267 0 3 2.0 17

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.00891 -4.095 1.016 0.004 1.049 97

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: F
Date: 09/06/19 Time: 00:37
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Total number of observations: 92
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 4.08294 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -2.5083 0.1330 -1.387 1.078 2 3 15

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 77

Congo R -3.5656 0.0197 -1.506 0.992 1 3 16


Gabon -3.1258 0.0462 -1.387 1.078 2 3 15
Guinée Eq -4.0139 0.0098 -1.354 1.297 3 3 14
RCA -1.9737 0.2943 -1.517 0.894 0 3 17
Tchad -3.6930 0.0164 -1.387 1.078 2 3 15

Average -3.1467 -1.423 1.069

Taux de scolarité

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: TS
Date: 09/06/19 Time: 00:23
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total number of observations: 95
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 3.79347 0.0001

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on TS

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -1.05129 0.0004 0.0014 0 3 3.0 17
Congo R -0.71512 0.0021 0.0027 0 3 4.0 17
Gabon -0.77796 0.0003 0.0021 3 3 2.0 14
Guinée Eq -0.31439 0.0008 0.0005 0 3 7.0 17
RCA -1.19873 0.0003 0.0032 3 3 2.0 14
Tchad -0.52735 0.0013 0.0025 1 3 1.0 16

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.82451 -10.934 1.090 -0.703 1.003 95

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: TS
Date: 09/06/19 Time: 00:25
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 3
Total number of observations: 95
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 4.07833 0.0000

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 78

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -6.3491 0.0005 -2.167 0.827 0 3 17
Congo R -2.6348 0.2712 -2.167 0.827 0 3 17
Gabon -4.3891 0.0193 -1.966 1.468 3 3 14
Guinée Eq -1.5288 0.7777 -2.167 0.827 0 3 17
RCA -5.8439 0.0020 -1.966 1.468 3 3 14
Tchad -2.1464 0.4842 -2.170 0.949 1 3 16

Average -3.8154 -2.101 1.061

Annexe 2 : Teste de stationnarité de LLC et d’IPS en différence prémiere


IDH

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: D(IDH)
Date: 09/05/19 Time: 23:30
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total (balanced) observations: 96
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 5.30835 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on D(IDH)

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -0.99003 7.E-06 1.E-05 0 2 6.0 16
Congo R -0.48189 4.E-05 1.E-05 0 2 6.0 16
Gabon -1.11502 7.E-06 5.E-06 0 2 1.0 16
Guinée Eq -1.36856 9.E-05 0.0001 0 2 2.0 16
RCA -1.04780 5.E-05 6.E-06 0 2 15.0 16
Tchad -0.89537 2.E-05 3.E-06 0 2 12.0 16

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -1.00832 -10.024 1.034 -0.703 1.003 96

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: D(IDH)
Date: 09/06/19 Time: 00:38
Sample: 2000 2017

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 79

Exogenous variables: Individual effects


Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0
Total (balanced) observations: 96
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 5.68431 0.0000
-
Im, Pesaran and Shin t-bar 3.72762
1% -
T-bar critical values ***: level 2.45100
5% -
level 2.15600
10% -
level 2.01600

** Probabilities are computed assuming asympotic normality


*** Critical values from original paper

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -4.8274 0.0018 -1.516 0.909 0 3 16
Congo R -1.8934 0.3266 -1.516 0.909 0 3 16
Gabon -3.6432 0.0170 -1.516 0.909 0 3 16
Guinée Eq -5.0307 0.0012 -1.516 0.909 0 3 16
RCA -3.9230 0.0099 -1.516 0.909 0 3 16
Tchad -3.0480 0.0516 -1.516 0.909 0 3 16

Average -3.7276 -1.516 0.909

Null Hypothesis: Unit root (common unit root process)


Series: D(TN)
Date: 09/06/19 Time: 00:17
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel
Total (balanced) observations: 96
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Levin, Lin & Chu t* 7.45137 0.0000

** Probabilities are computed assuming asympotic normality

Intermediate results on D(TN)

Cross 2nd Stage Variance HAC of Max Band-


section Coefficient of Reg Dep. Lag Lag width Obs
Cameroun -0.99732 0.3076 0.3660 0 2 2.0 16
Congo R -0.96972 3.0085 3.1246 0 2 7.0 16
Gabon -0.98013 2.8087 1.4072 0 2 10.0 16
Guinée Eq -0.96068 5.1664 4.8954 0 2 8.0 16
RCA -1.11540 0.2654 0.0467 0 2 15.0 16
Tchad -0.92349 4.4169 8.9455 0 2 4.0 16

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 80

Coefficient t-Stat SE Reg mu* sig* Obs


Pooled -0.97534 -12.425 1.002 -0.703 1.003 96

Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)


Series: D(TN)
Date: 09/06/19 Time: 00:21
Sample: 2000 2017
Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends
Automatic selection of maximum lags
Automatic lag length selection based on SIC: 0
Total (balanced) observations: 96
Cross-sections included: 6

Method Statistic Prob.**


-
Im, Pesaran and Shin W-stat 6.28455 0.0000
-
Im, Pesaran and Shin t-bar 4.52956
1% -
T-bar critical values ***: level 3.10600
5% -
level 2.80600
10% -
level 2.65400

** Probabilities are computed assuming asympotic normality


*** Critical values from original paper

Intermediate ADF test results

Cross Max
section t-Stat Prob. E(t) E(Var) Lag Lag Obs
Cameroun -3.1048 0.1381 -2.167 0.848 0 2 16
Congo R -4.6886 0.0097 -2.167 0.848 0 2 16
Gabon -4.7970 0.0080 -2.167 0.848 0 2 16
Guinée Eq -5.2132 0.0039 -2.167 0.848 0 2 16
RCA -4.1213 0.0258 -2.167 0.848 0 2 16
Tchad -5.2524 0.0037 -2.167 0.848 0 2 16

Average -4.5296 -2.167 0.848

Annexe 2 : Test de cointégration

Test de cointégration de KAO

Kao Residual Cointegration Test


Series: CRPIBH DSANT ESPVIE FEC IDH NAT POPFT SCOLP
Date: 07/08/19 Time: 16:04
Sample: 2000 2017
Included observations: 108
Null Hypothesis: No cointegration
Trend assumption: No deterministic trend
Automatic lag length selection based on SIC with a max lag of 3
Newey-West automatic bandwidth selection and Bartlett kernel

Mémoire de Master Recherche Réalisé par : DZILA NGALOUOLI Jeancy Grâce


Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 81

t-Statistic Prob.
ADF -5.115081 0.0000

Residual variance 0.009592


HAC variance 0.002825

Augmented Dickey-Fuller Test Equation


Dependent Variable: D(RESID)
Method: Least Squares
Date: 07/08/19 Time: 16:04
Sample (adjusted): 2001 2017
Included observations: 102 after adjustments

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

RESID (-1) -1.038502 0.096690 -10.74056 0.0000

R-squared 0.532569 Mean dependent var 0.003651


Adjusted R-squared 0.532569 S.D. dependent var 0.101032
S.E. of regression 0.069074 Akaike info criterion -2.497510
Sum squared resid 0.481898 Schwarz criterion -2.471775
Log likelihood 128.3730 Hannan-Quinn criter. -2.487089
Durbin-Watson stat 1.770333

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Annexe n° 3 : Estimation des paramètres du modèle

Estimation du MVEC
Mean Group type estimation Number of obs = 108

Group variable: pays Number of groups = 6

Obs per group: min = 18

avg = 18.0

max = 18

Wald chi2(5) = 2.27

Prob > chi2 = 0.0187

------------------------------------------------------------------------------

lidh | Coef. Std. Err. Z P>|z| [95% Conf. Interval]

-------------+----------------------------------------------------------------

cp | .0006736 .0002178 3.09 0.002 .0002467 .0011005

ltn | -.065301 .1308222 -0.50 0.618 -.3217078 .1911058

Lds | .0433331 .0154217 2.82 0.005 .0131072 .0735591

lev | .1319194 .8641818 0.15 0.879 -1.561846 1.825685

lpf | -3.364751 13.38021 -0.25 0.801 -29.58949 22.85999

lf | - .0272632 .0698384 2.39 0.036 .1096176 .164144

lts | .0203424 .0307124 1.98 0.048 .0398528 .0805375

_cons | -3.404859 9.311496 -0.37 0.715 -21.65506 14.84534

------------------------------------------------------------------------------

Root Mean Squared Error (sigma): 0.0081

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 83

TABLES DES MATIÈRES


AVERTISSEMENT ................................................................................................................. I

DEDICACE ....................................................................... ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

REMERCIEMENTS ........................................................ ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

RÉSUME ................................................................................................................................ IV

ABSTRACT ........................................................................................................................... IV

SIGLES ET ACRONYMES ................................................................................................... V

TABLE DES FIGURES ........................................................................................................ VI

LISTE DES TABLEAUX .................................................................................................... VII

SOMMAIRE ....................................................................................................................... VIII

INTRODUCTION .................................................................................................................... 1

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION ............................................................................................................................... 2


2. PROBLÉMATIQUE ................................................................................................................................................ 7
3. OBJECTIFS .......................................................................................................................................................... 10
4. HYPOTHÈSES...................................................................................................................................................... 10
5. INTÉRÊT DE L’ÉTUDE ................................................................................................................................................ 10
6. PLAN DU MÉMOIRE ................................................................................................................................................. 10

CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE ........ ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

SECTION 1 : CLARIFICATION CONCEPTUELLE ......................................................................................................... 12


1.1. Effet………….. ................................................................................................................................................... 12
1.2. CEMAC ............................................................................................................................................................ 12
1.3. Développement .............................................................................................................................................. 12
2.3 Différentes appellation du sous-développement ........................................................................................... 12
2.3.1. Les pays sous-développés : .............................................................................................................................................13
2.3.2. Tiers-Monde ....................................................................................................................................................................13
2.3.3. Pays en voie de développement .....................................................................................................................................13
2.3.4. Pays en développement : ................................................................................................................................................13
2.3.5. Pays moins avancé : ........................................................................................................................................................13
2.4. Les mesures du sous-développement ............................................................................................................ 13
2.4.1. La mesure par le PNB/habitant : .....................................................................................................................................13
2.4.2. La mesure par les indicateurs du développement ..........................................................................................................14
1.4. Fécondité : une notion pluridisciplinaire ........................................................................................................ 15

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Effet de la fécondité sur le développement humain en zone CEMAC 84

SECTION 2 : ANALYSE THÉORIQUE ......................................................................................................................... 16


2.1. Approches de la fécondité ............................................................................................................................. 16
2.1.1.L’approche structuro-fonctionnaliste ..............................................................................................................................16
2.1.2. L’approche macro-structurelle ........................................................................................................................................16
2.1.3. L’approche microéconomique ........................................................................................................................................17
2.1.5. L’approche marxiste ou la théorie marxiste des stratégies de la classe et de survie ......................................................18
2.1.6. L’approche culturaliste ....................................................................................................................................................19
2.1.7. L’approche féministe.......................................................................................................................................................19
2.1.8.L’approche institutionnelle ..............................................................................................................................................20
2.2. Quelques théories du développement ........................................................................................................... 21
2.2.1. La théorie du décollage ou des étapes de la croissance..................................................................................................21
2.2.2. La théorie de la dépendance ...........................................................................................................................................21
La Théorie des pôles de la croissance .......................................................................................................................................22
SECTION 3 : QUELQUES TRAVAUX EMPIRIQUES .................................................................................................... 23
3.1.Le courant orthodoxe de la relation sous-développement et fécondité ........................................................ 23
3.2. Le courant hétérodoxe de la relation sous-développement et fécondité ..................................................... 24

CHAPITRE II : MÉTHODOLOGIE ET DONNÉES .. ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

SECTION 1 : MODÉLISATION....................................................................................................................................... 28
1.1. Du modèle général au modèle spécifique ...................................................................................................... 28
1.1.1. Cadre général ..................................................................................................................................................................28
1.1.2. Modèle spécifique ...........................................................................................................................................................30
1.2. Présentation des variables, signes attendu et méthode d’estimation ........................................................... 31
1.2.1. La variable expliquée (IDH) .............................................................................................................................................31
1.3. Description des variables t signe attendus..................................................................................................... 32
1.4. Méthode d’estimation : ................................................................................................................................. 33
SECTION 2 : PRÉSENTATION DES TESTS ......................................................................................................................... 34
2.1. Les tests de stationnarité ............................................................................................................................... 34
2.2. Description de quelques tests de racine unitaire ........................................................................................... 34
2.2.1. Le test de Levin et al : ......................................................................................................................................................34
2.2.2. Le test d’Im et al (2003) ..................................................................................................................................................35
2.2.3. Le test de Mandala et Wu(1999) .....................................................................................................................................35
2.2.4. Le test de Hadri (2000) ....................................................................................................................................................35
2.3. Test de cointégration ..................................................................................................................................... 36
SECTION 3 : SOURCE DE DONNÉES ET ANALYSE DESCRIPTIVE.............................................................................................. 36
3.1. Source de données : ....................................................................................................................................... 36
3.2. Caractéristiques des variables ........................................................................................................................ 37
3.3.ANALYSE DESCRIPTIVE DE DES DIFFÉRENTES VARIABLES ............................................................................... 38
3.3.1. Analyse descriptive de la fécondité .................................................................................................................................39
3.3.2. Analyse descriptive de la croissance du PIB par habitant ...............................................................................................40

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3.3.3. Analyse descriptive de la dépense courante de santé ....................................................................................................41


3.3.4. Analyse descriptive de la scolarité primaire ....................................................................................................................42
3.3.5. Analyse descriptive de l’IDH ............................................................................................................................................43
3.3.6. Analyse descriptive Du taux de natalité en zone CEMAC ................................................................................................44

CHAPITRE III : RÉSULTAT ET INTERPRÉTATIONERREUR ! SIGNET NON


DÉFINI.

SECTION 1 : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DES DIFFÉRENTS TESTS ...................................................................................... 50


1.1. Résultats des tests de stationnarité ............................................................................................................... 50
1.2. Résultat du test de cointégration ................................................................................................................... 51
SECTION 2 : L’ESTIMATION DES PARAMÈTRES DU MODÈLE, RÉSULTAT ................................................................................. 52
2.1. Les facteurs principaux explicatifs du développement dans la zone CEMAC. ......... Erreur ! Signet non défini.
2.1.1. Le taux de fécondité : ......................................................................................................................................................53
2.1.2. La croissance du PIB par habitant et développement .....................................................................................................54
2.1.3. La proportion de la population féminine retarde est-elle le développement ? ..............................................................55
2.1.4. Les dépenses courantes en santé et leur effet sur le développement ............................................................................55
2.1.5. La scolarisation ................................................................................................................................................................55

CONCLUSION ................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE.................................................................................. 61

ANNEXES ............................................................................................................................... 68

TABLES DES MATIERES ................................................................................................... 83

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