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République du Cameroun  Republic of Cameroon


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Paix – Travail – Patrie  Peace – Work – Fatherland 
****  **** 
Ministère de l’Enseignement Supérieur  Ministry of Higher Education 
****  **** 
Université de Maroua    The University of Maroua 
****  B.P./P.O. Box : 46 Maroua  **** 
Institut Supérieur du Sahel Email : institutsupsahel.uma@gmail.com  The Higher Institute of the Sahel
***** Site : http://www.uni-maroua.citi.cm  *****
     

UE :
DIMENSIONNEMENT, INSTALLATION ET
MAINTENANCE DES SYSTEMES PV

KODJI DELI
Enseignant-chercheur UMA-ISS

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 1 
 
 

INTRODUCTION GENERALE :
L’énergie photovoltaïque est la conversion directe de l’énergie du soleil ceci n’est que
possible à travers les panneaux photovoltaïques. Un module photovoltaïque seul ne suffit pas
pour alimenter régulièrement une application donnée. C’est pour cette raison que l’on a
recours au système photovoltaïque il existe deux grands type de systèmes photovoltaïque :

 le système raccordé au réseau


 le système autonome

Le photovoltaïque autonome, non raccordé aux réseaux, répond aux besoins en électricité de
ceux qui trop éloignés, n’ont pas accès aux réseaux de Distribution comme de ceux qui
souhaitent s’affranchir de la contrainte du « branchement ». Cette unité d’enseignement
explique comment concevoir, dimensionner, installer et maintenir un système répondant aux
besoins spécifiques de l’utilisateur qui souhaite s’électrifier.

Elle explique ce que sont les installations solaires photovoltaïques et décrivent, dans les
grandes lignes, la technologie de l’électricité solaire photovoltaïque et ses principales
applications. Elles présentent les avantages et inconvénients des systèmes photovoltaïques et
de leurs composants (modules, batteries, régulateurs de charge, onduleurs et appareils
électriques).

1. Usages courants de l’électricité solaire photovoltaïque

L’électricité « solaire » est obtenue par conversion photovoltaïque de l’énergie solaire ou


transformation du rayonnement solaire en énergie électrique au moyen de modules
photovoltaïques. Elle constitue une alternative bon marché aux groupes électrogènes au
diesel, à l’électricité du secteur et même aux piles. La technologie s’est rapidement
développée à la fois dans des applications autonomes (non raccordées) et dans des
applications raccordées aux réseaux. Les systèmes photovoltaïques (PV) équipent aujourd’hui
des millions d’habitations rurales, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en
voie de développement. Les petites installations solaires photovoltaïques autonomes diffèrent
des installations raccordées ou avec groupes électrogènes en ce sens que :

 le courant généré est un courant continu très basse tension et non un courant alternatif
basse tension à 230 volts,
 l’électricité est généralement stockée dans des batteries,

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 L’électricité est produite sur place au moyen de modules photovoltaïques,


 leur rentabilité n’est garantie qu’au prix d’une utilisation efficiente de l’électricité
produite.

Le photovoltaïque se développe très rapidement et se répand dans le monde entier à mesure


que les coûts des autres formes d’énergie augmentent et que le rendement des cellules
photovoltaïque augmente.

Figure1 : évolution des rendements des cellules photovoltaïques


http://en.wikipedia.org/wiki/Photovoltaics consulté le 14 octobre 2013 à 20h

Avant 1990, la technologie était nouvelle et généralement confinée aux systèmes de


communication hors réseau, à la signalisation routière, au pompage de l’eau et à
l’approvisionnement électrique de centres de soins éloignés de tout. Depuis le milieu des
années 1990, la production mondiale de modules photovoltaïques augmente à un rythme
soutenu sous l’effet de deux facteurs.

 L’augmentation de la demande liée à multiplication des installations raccordées en


Europe, aux États-Unis et au Japon, et
 la chute du prix du Wc (divisé par 25 entre 1974 et 2008).

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La baisse des coûts a accéléré la demande en milieu rural. Aujourd’hui, l’électricité


photovoltaïque est souvent la meilleure source d’énergie, en termes économiques, pour
quantité d’applications dans les zones rurales non électrifiées.

Figure 2 : production mondiale des modules photovoltaiques


http://www.solarserver.com/knowledge/basic-knowledge/photovoltaics.html consulté le
14 octobre 2013 à 20H

Les installations solaires photovoltaïques non raccordées et les installations solaires


photovoltaïques raccordées au réseau diffèrent considérablement, à la fois dans leurs
composants et dans leur conception. Les installations non raccordées, qui doivent garantir un
approvisionnement adéquat pendant les longues périodes nuageuses, stockent généralement
l’électricité dans des batteries, alors que les installations reliées au réseau n’utilisent pas de
système de stockage car elles peuvent réinjecter sur le réseau l’électricité qu’elles ne
consomment pas.

2. Avantages et inconvénients des systèmes photovoltaïques autonomes

Au moment de choisir le système, il faut peser les avantages et les inconvénients à la lumière
des contraintes, besoins et spécifications du projet

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CHAPITRE 1

GENERALITES SUR LES SYSTEMES PV

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I. INTRODUCTION

Le système photovoltaïque (Système PV) est un ensemble des composants permettant de


fournir un service à partir du rayonnement solaire par conversion PV. Un système
photovoltaïque est constitué donc du générateur, et des charges à alimenter tel que défini ci
dessous. Ces charges sont de type courant continu ou courant alternatif. Les diverses
composantes d'un système photovoltaïque sont représentées symboliquement sur la figure 1
ci-dessous.

Figure 3 : Système photovoltaïque hybride tiré de : Energie solaire photovoltaïque

II. QUELQUES SYSTEMES PV COURANTS

Les schémas ci-dessus recouvrent à peu près tous les cas de figure, mais il est bien évident
qu'un système photovoltaïque donné ne comporte en général qu'un certain nombre d’élément
représentés ci-dessus. Le choix de tel ou tel système se fera en fonction de différents critères :
simplicité, application, environnement, etc... Les systèmes photovoltaïques les plus
couramment utilisés sont :
a) Systèmes avec stockage par batterie, autonome

Figure 3 : système autonome avec stockage par batterie


http://www.leonics.com/system/solar_photovoltaic/stand_alone_solar_power_system/image/s
tand_alone_solar_power_system_en.gif

b) Systèmes PV au fil du soleil, autonome

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Figure 4 : système autonome au fill du soleil

c) Systèmes PV
P avec apppoint, autonoome

Figure 5: systems PV avec Appoin nt tire de: PLA


ANNING AN
ND INSTALLIING PHOTO
OVOLTAIC SY
YSTEMS
A guide for
f installer, architects
a andd engineers

 système hyybride (fait appel


a aux générateurs auxiliaires
a é
éolien, grouupe électrog
gène,
etc…)
d) Systèmes PV
P raccordés au réseau

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Figure 6 : système connecté au réseau :


http://www.leonics.com/system/solar_photovoltaic/stand_alone_solar_power_system/image/s
tand_alone_solar_power_system_en.gif

 production injectée dans le réseau de distribution de la société en charge de la gestion


de l’électricité

Principe de fonctionnement
Un générateur photovoltaïque avec batterie comprend généralement les composants suivants:
 le panneau solaire qui, charge la batterie en période d'ensoleillement
 la batterie d'accumulateurs qui assure le stockage journalier et saisonnier de l’énergie
électrique.
 le régulateur de charge qui protège la batterie contre la surcharge et éventuellement
contre les décharges profondes occasionnelles.
 la (les) diode(s) anti-retour surtout utiles en cas de déséquilibre dans un réseau serie-
parallèle.
Chaque composant du système doit être déterminé en fonction des contraintes Techniques et
économiques.

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utilisateur 
Régulateu

Pour un système donné, 5 modes de fonctionnement peuvent exister en fonction de


l'ensoleillement et du courant d'utilisation (hors régulation)
1) la charge est déconnectée Le courant du panneau solaire, en fonction de
l'ensoleillement, charge la batterie.

2) la charge est connectée Le courant provenant du panneau solaire est supérieur au


courant d'utilisation Le courant excédentaire charge la batterie Ip = Ib + Iu

3) la charge est connectée le courant provenant du panneau solaire se trouve, pour un


ensoleillement donné égal au courant d'utilisation Ip = Iu Aucun courant ne traverse la
batterie Ib = 0

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4) la charge est connectée Le courant provenant du panneau solaire est inférieur au


courant d'utilisation. La batterie se décharge en fournissant le courant déficitaire
Ib = Iu - Ip

   

5) La charge est connectée Le courant provenant du panneau solaire est nul Ip = 0


(période d'obscurité) La diode anti-retour est bloqué La batterie se décharge en
fournissant le courant d'utilisation Ib = Iu

III. COMPOSANTES DES SYSTEMES PV

 Champ de modules

Rôles-caractéristiques

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 Puissance crête en Wc
 Courant optimal
 Tension optimale
 Association en série pour augmenter la tension
 Association en parallèle pour augmenter le courant
 Support Sortie généralement en DC

Figure 7: Structure d’un module photovoltaïque au silicium cristallin tiré de : énergie solaire
photovoltaïque

Figure 8: Structure d’un module photovoltaïque au silicium amorphe tiré de : énergie solaire
photovoltaïque

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 Batteries

C’est un organe de stockage d'énergie électrique elle est utilisée pour permettre un
déphasage entre la production et la consommation (jour/nuit, courtes périodes de mauvais
temps). Pour les systèmes photovoltaïques, on utilise couramment les batteries
d'accumulateurs électriques (plomb/acide, Nickel – Cadmium aujourd’hui remplacé
progressivement par les batteries au nickel-métal-hydrure) La batterie joue trois (3) rôles
essentiels :
Rôles

 Stockage de l’énergie électrique


 Autonomie
 Stabilisation de la tension
 Possibilité de courant de surcharge (démarrage des moteurs)

Caractéristiques

 Capacité en Ah

On appelle capacité la quantité d'électricité, évaluée habituellement en ampères-heures


(Ah), qu'un accumulateur chargé peut faire circuler pendant la période de décharge. La
capacité d'un élément est fonction du régime de décharge, la capacité nominal (Cn) d'une
batterie étant donnée, généralement, pour un régime de décharge en 10 h (C/10, 0,1C). Pour
un régime de décharge plus élevé (I > C/10) la capacité diminue. Pour un régime de décharge
plus faible (I < C/10) la capacité augmente. Le courant de décharge est évalué en fraction de
la capacité exprimée en Ah (par exemple : C/100). La capacité d'un élément est fonction de sa
température: ses variations vont dans le même sens que celles de la température.

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Figure 9 : caractéristiques de décharge d’une batterie à plomb de 100Ah : énergie solaire photovoltaïque
 Etat de charge

L’état de charge d’une batterie ECH est la quantité d’électricité en Ah encore disponible par la
capacité nominale de la batterie. Si ECH=1, la batterie est pleine ; ECH=0, la batterie est vide

 Profondeur de décharge

La profondeur de décharge PD est le complément de l’état de charge PD=1-ECH pour comparer


deux batteries, il faut connaitre leur capacité au même courant de décharge, ou au moins à la
même vitesse de décharge. C’est le régime de travail de la batterie. Les batteries
professionnelles (tubulaires) sont souvent données pour une décharge en 10h alors que pour
de petits systèmes photovoltaïques, la valeur de capacité pour une décharge de 20h est assez
pratique : c’est souvent le niveau de courant d’utilisation de la batterie on parle alors de
capacité C10, C/10 ou 0,1C (pour 10h), et C20, C/20 ou 0,05C (pour 20h).

 Durée de vie

La durée de vie d’une batterie dépend non seulement de la technologie de la batterie mais
aussi de la profondeur de décharge

Figure 10 : nombre de cycles de la batterie (plomb acide) en fonction de sa capacité de décharge tire de :
PLANNING AND INSTALLING PHOTOVOLTAIC SYSTEMS A guide for installer, architects and
engineers

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 14 
 
 

 Capacité massique

On l'exprime en Wh / kg. De 28 Wh/kg pour le Ni-Cd, elle peut varier de 12 (Plomb pur) à 50
Wh/kg pour le Pb-Ca.

 Rendement 0,8 – 0,9

Le rendement est le rapport entre la quantité d'électricité débitée à la décharge Qd et la


quantité d'électricité fournie lors de la charge Qc. ηq = Qd/Qc. Il est de l'ordre de 90%. Le
rendement énergétique est de l'ordre de 70 à 80%. Ce rendement est plus faible que le
Précèdent car les ampères-heures ne sont pas stockés et restitués à la même tension.
 Auto-décharge < 5%

Le taux d'auto-décharge d'un accumulateur représente la perte moyenne relative de


capacité par mois et pour une température donnée. t (%) = (Qas - Qps) / n Qas.
Qas = capacité avant stockage et Qps = capacité après stockage
C'est une caractéristique interne découlant de la technologie utilisée. Auto-décharge est
donnée généralement pour une température de 20°C. Pour les plaques au plomb antimonieux
(augmentation de la tenue mécanique) l'autodécharge est de l'ordre de 10% par mois. Pour les
plaques au plomb doux (à faible teneur d'antimoine) ou au plomb -calcium, elle est de moins
de 10% par mois, mais ces éléments sont plus fragiles. L'auto-décharge varie très rapidement
avec la température. Elle double de valeurs tous les 10°C.

Figure11 : Perte de capacité du NiMH en fonction de la température : énergie solaire photovoltaïque


 Profondeur de décharge 20 – 80%
 Tension : 12 V, 24 V, 48 V
 Durée de vie
 Plomb/acide 5 – 7 ans
 Nickel – Cadmium 10 – 20 ans

Il est possible de faire une association des batteries en série parallèle afin d’obtenir une
capacité ou une tension plus adaptée à l’utilisation

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Figure 12 : association série parallèle des batteries tiré de : stand alone solar electric systems

 Régulateur de charge/décharge

Rôles

 Protection de la batterie contre la surcharge


 éviter la perte en eau et le vieillissement prématuré des batteries
 prolonger la durée de vie
 Protection de la batterie contre la décharge profonde
 éviter la sulfatation des plaques

Il existe plusieurs catégories de régulateurs :

 régulateurs type série tout ou rien/lineaire

Ce type de régulateur est en série avec la batterie et s’ouvre lorsque la fin de charge est
atteinte. Les mêmes interrupteurs peuvent être utilisés que pour les shunts avec cependant une
différence pour le relais : celui-ci peut être commutant et laisser passer la courant vers un
autre récepteur lorsque la batterie est bien chargée.

Dans le model lineaire, on ajoute une source de courant en parallèle avec l’interrupteur pour
réaliser l’égalisation de la batterie par frottement.

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Figure 13 : Principe du régulateur série

 Régulateur shunt

Ce type de régulateur est installé en parallèle entre le module PV et la batterie.il réduit


graduellement la puissance du module vers la batterie au fur et à mesure que la batterie atteint
sa pleine charge, sans risque de les court-circuiter. En général, les contrôleurs de type shunt
sont à faible coût, assez simple dans sa conception et bien adapté pour les petits systèmes PV
hors réseau.

Figure14 : principe du régulateur shunt.

 Régulateur à modulation de largeur d’impulsion

Ce régulateur permet d’envoyer des impulsions de charge à la batterie ces impulsions varient
en fonction de l’état de charge de la batterie. Une batterie ayant un faible
état de charge reçoit une impulsion «large» (c.-à-d charge élevée). Au fur et à mesure que la

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batterie atteint la charge complète, le contrôleur envoie de plus en plus des impulsions
«étroite» le régulateur peut mesurer l'état de charge et ajuster ces type de contrôleurs utilisent
l’association des contrôleurs types série et shunt.

 Régulateur avec MPPT

Le MPPT (maximum power point trackers) utilise le convertisseur électronique CC/CC pour
traquer le point de puissance maximale du module. Rappelez-vous, la tension du point de
puissance maximale d'un module est souvent beaucoup plus élevé que la tension de charge de
la batterie. les contrôleurs MPPT permettent de gagner un supplément de 10-35 %. Ils sont
principalement utilisés dans les grands systèmes et permettent d’obtenir des meilleurs
résultats en terme de rentabilité du système ceci à l’issu du convertisseur CC/CC

Figure 15:Regulateur de charge tire de : stand alone solar electric systems

 Diodes anti-retour

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 18 
 
 

Figure 16: protection par la diode anti-retour

Rôles

 Utile en cas de déséquilibre dans une association parallèle de modules


 Evite la décharge de la batterie sur le champ de module (la nuit)

 Diodes parallèles

 Utile en cas de déséquilibre dans une association série de cellules PV

Figure 17 : protection par la diode anti-parallèle

 Onduleur

Rôles

 Utilisation de charges alternatives


 Transformation du courant DC en courant AC
 Différents types de signal possibles :
 Onde carrée
 Sinusoïdale modifiée
 Sinusoïdale
 Puissance nominale

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 Rendement : 0,9 – 0,96

Figure18 : onduleurs utilisés dans les systèmes autonomes tiré de : PLANNING AND INSTALLING
PHOTOVOLTAIC SYSTEMS A guide for installer, architects and engineers

Figure19 : onduleur chargeur (bidirectionnel) il intègre la fonction contrôle de charge. Tiré de :


PLANNING AND INSTALLING PHOTOVOLTAIC SYSTEMS A guide for installer, architects and
engineers

Ces types d’onduleurs sont utilisés dans le systèmes autonomes ils peuvent être connectés au
réseau mais dans le but d’injecté l’énergie du réseau au système à ne pas confondre aux
onduleurs utilisés dans les systèmes connectés au réseau
Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 20 
 
 

 Câbles

 Pour le transport et la distribution du courant

 Charges

 Récepteurs à courant continu (DC)


 Lampe
 vidéo - son (téléviseur, poste radio, magnétoscope)
 moteur, réfrigérateur, ventilateur
 Récepteurs à courant alternatif (AC)
 Lampe
 vidéo - son (téléviseur, poste radio, magnétoscope)
 moteur, réfrigérateur, ventilateur

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CHAPITRE II :

DIMENSIONNEMENT DES SYSTEMES


PHOTOVOLTAIQUES

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INTRODUCTION :

Le dimensionnement d’un générateur PV a pour but de déterminer l’optimum technico-


économique entre la puissance crête du champ de panneaux solaires et la capacité de batterie
associée à partir des besoins électriques de l’utilisateur d’une part, des données
d’ensoleillement du site d’autre part et du prix et de la qualité des composants dont on peut
disposer sur le marché.( déterminer en fonction des sollicitations telles que l'ensoleillement et
le profil de charge, l'ensemble des éléments de la chaîne photovoltaïque. )
La détermination de la taille des composants doit permettre de garantir une fourniture
d’énergie tout au long de l’année ou éventuellement sur une période déterminée.
Afin de garantir une bonne fourniture d'énergie. Il faut donc déterminer:
 la puissance crête du champ de module,
 la capacité de stockage,
 éventuellement la puissance d'un convertisseur,
 l'inclinaison des modules,
 la tension d'utilisation.
Il existe différentes méthodes de dimensionnement, certaines simples et d'autres plus
complexes. Quelque soit la méthode utilisée les entrées du problème à résoudre sont :
 l'estimation de la demande d'énergie (fluctuation possible : journalière, saisonnière,
 l'estimation du gisement solaire au sujet duquel on se heurte à un manque crucial de
données représentatives.

I. Principe et données de base

I.1. Principe de base

Le principe de base du dimensionnement est basé sur le fait qu’il faut réduire les
consommations sans réduire le service rendu. Pour cela il est conseillé de :
 n'utiliser le générateur photovoltaïque que pour l'électricité spécifique (éclairage,
télétransmission, force motrice...),
 rejeter les applications thermiques de l'électricité (chauffage, cuisson..),
 Choisir les chaînes les plus courtes,
 Eviter si possible les onduleurs,
 Choisir les récepteurs à haut rendement,

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 Unifier le plus possible les tensions CC :


 12 V pour Pc < 150Wc
 24 V pour 150Wc < Pc < 1000Wc
 48 V pour Pc > 1000Wc

I.2. Données de base


Ce sont :
 l'autonomie,
 l'ensoleillement du site choisi, en général pour une inclinaison des modules
correspondant à la latitude du lieu,
 les conditions climatiques à savoir la température et la vitesse du vent
(éventuellement),
 les caractéristiques de l'utilisation : tension d'utilisation, les besoins en électricité
continu ou alternatif.
 La connaissance de la puissance des différents appareils, de leur durée d'utilisation

II. Méthodes de dimensionnement


II.1. Méthodes simplifiées
Dans les méthodes simplifiées, sont celles pour lesquelles le calcul de la taille du générateur
et du stockage peut être effectué de manière manuelle. Deux types de calcul possible sont
présentés pour la taille du champ de modules.

a) - Taille du champ de modules


Dans les 2 cas sont pris en compte la consommation moyenne journalière et l'énergie
incidente moyenne journalière reçue sur le plan des modules. Il est donc nécessaire de fixer
l'inclinaison des modules.

1er cas:
Le calcul est alors effectué sur le mois le plus défavorable à l'aide d'une formule du type :


C = Consommation (Wh/j)
E = Energie incidente sur le plan des modules (kWh/m2/j)

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 24 
 
 

K = Facteur de correction englobant les divers rendements ainsi qu'un coefficient de sécurité.
Il est en général compris entre 0.55 et 0.65. Pour un système P.V. sans batterie on peut
prendre K = 0,8.

b) - Réseau de modules

Le nombre ns de modules à mettre en série est déterminé par la tension d'utilisation


  ′
 

Connaissant la puissance crête (1er cas) ou le nombre total de modules (2è cas), on détermine
alors le nombre de branches (modules ou série de modules en parallèle).

1er cas :

 à  1
 
 

c) - Détermination de la capacité de stockage

La détermination du parc batterie est réalisée à partir de la prise en compte d'un certain
nombre de jours d'autonomie à assurer dans des conditions de production nulle. Ce nombre de
jours varie suivant les auteurs, mais également suivant les applications et la situation
géographique (entre 3 jours et 3 semaines).
Les corrections suivantes sont souvent apporter :
 correction due à la profondeur de décharge limitée entre 50% et 70% selon le
constructeur : dM
 correction due au rendement énergétique de la batterie (~ 80% voire plus) : ηacc
 correction en température. La capacité d'une batterie décroît avec la température
ambiante. A partir de 25°C, la décroissance est d'environ 1% par °C

Pour un stockage saisonnier la capacité minimale de la batterie est obtenue en effectuant la


Somme des ampères-heures déficitaires pour les mois défavorables étant donnée la puissance
crête installée.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 25 
 
 

II.2. METHODE PHOTOWAT

PHOTOWAT international SA s’est attaché à mettre au point une méthode de


dimensionnement rapide qui permet aux utilisateurs de faire une estimation du générateur
photovoltaïque nécessaire à leur application.

La démarche retenue consiste à calculer consiste à calculer pour l’ensemble du globe le


nombre de watt-crête module à installer et le nombre de watt-heure batterie nécessaire pour
disposer d’1 watt-heure par jour. La carte ci après est partagée en zones numérotées. Chaque
carte est accompagnée d’un tableau spécifique sur lequel se trouvent des valeurs de Wc et de
Wh batterie en fonction des différentes zones de la carte

METHODE

Le pré dimensionnement consiste simplement à :

1) Trouver sur la carte le lieu d’installation


2) relever le numéro de zone correspondant
3) lire dans le tableau la valeur Wcr de la zone
4) calculer la consommation journalière nécessaire en multipliant la puissance nominale
de l’équipement par le nombre d’heures de fonctionnement par jour
5) multiplier cette consommation par la valeur de Wc indiquée dans le tableau
6) diviser ce résultat par la puissance crête du module choisi pour l’installation en
arrondissant toujours à la valeur entière supérieure. Vous connaissez le nombre de
modules nécessaires à votre installation
7) multiplier ensuite la consommation journalière par la valeur Wh batterie indiquée
dans le tableau de la zone correspondante.

En divisant cette valeur par la tension nominale de votre installation vous obtenez la capacité
du régime C/100 de la batterie à prévoir.

Exemple :

Soit une habitation isolée de 4 pièces à Maroua on prévoit l’alimentation en 12V de :

équipement Puissance Unitaire (W) Heures d’utilisation Consommation


(heures/j) journaliere(Wh/j)

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 26 
 
 

2fluos 20 3 2*20*3=120
3fluos 8 2 3*8*2=48
1 télévision 40 4 1*40*4=160
1réfrégirateur 100 5 1*100*5=500
1 téléphone 30 1 1*30*1=30
1 23 1*1*23=23
TOTAL 881

a) Maroua se trouve en zone 6 de la carte d’Afrique par conséquent le coefficient du


Module=0,36
b) La puissance crête nécessaire est donc 881*0,36=318Wc donc 318/40=7,96 soit 8
modules de 40Wc ou 318/82=3,87 soit 4 modules de 82Wc

Lorsque le nombre de module est déterminé il faut vérifier qu’il soit compatible avec la
tension batterie choisie

c) Le coefficient batterie est =7,44 (association série/ parallèle) la capacité de la batterie


est 881(7,44/12)=546,22 soit environ 550Ah à C/100

En se référant au tableau de performances des batteries, on choisira la batterie offrant une


capacité à C/100 de 560Ah soit une capacité de 400Ah au régime de C/10

NB : Le dispositif de sécurité évitant les décharges profondes nuisibles à la durée de vie des
batteries au plomb coupera le circuit utilisation pour une tension variant de 1,85 à 1,90 V ( par
élément de 2V soit entre 11,10V et 11,40 volts pour une batterie de tension nominale de 12V).

Dans le cadre de l’exemple précédent, on estime que 80% de la capacité stockée est utilisable
pour pallier aux jours sans soleil 560*0,8=448Ah soit en 12V 5376Wh ce qui correspond à
(4495/881)=5,1 jours d’autonomie sans soleil.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 27 
 
 

Figure 20 : carte photowatt de l’Afrique

II.3. AUTRES METHODES

Nous utiliserons ici les logiciels de dimensionnement pour simuler et pouvoir comparer les
résultats obtenus par nos méthodes précédentes. Plusieurs outils de simulation de la
production d’énergie photovoltaïque existent parmi lesquels :

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 28 
 
 

logiciel rôle
Archelios(FR) Pro logiciel de cythelia, programme de calcul d’irradiation solaire et de
simulation des systèmes photovoltaïques.
Greenius(GE) Logiciel de simulation des systèmes photovoltaïques en anglais et en
allemand
Homer(USA) Logiciel gratuit de simulation des systèmes photovoltaïques
IES(I) Logiciel de l’institut for environment and sustainability, évaluation du
potentiel photovoltaïque pour 60 pays au monde dont 500 villes en France
PV-Design PRO Logiciel de simulation des systèmes photovoltaïques en anglais et en
allemand
PV-F-Chart Logiciel de simulation des systèmes photovoltaïques en anglais
(USA)
PV SOL(GE) Logiciel de la société valentin, simulation des Installations
photovoltaïques en anglais et en allemand
PVSyst(SUI) Logiciel de l’université de Géneve, simulation des systèmes
photovoltaïques en anglais et en allemand
Retscreen(CAN) Logiciel téléchargeable gratuitement, simulation des systèmes
photovoltaïques et thermiques en anglais
Solar Pro Logiciel de simulation des systèmes photovoltaïques en anglais et en
japonais
Gisement solaire, irradiation et données climatiques
METEONORM(SUI) Logiciel (de meteotest), de données climatiques et irradiation
solaire, calcul suivant l’orientation et l’inclinaison
Meteosun(SUI) Données météorologiques mondiales de 4500sites
Solar irradiation Site de John Duffy, Université de Massachussetts, irradiation
database(USA) solaires de 2300 sites dans 120 pays (dont 42 en France)
Sunangles(USA) Calcul de la position du soleil (anglais)
Worldclimate(USA) Données climatiques de 85000 lieux dans le monde (anglais)
WRDC(USA) World radiation data center, données sur l’irradiation solaire dans le
monde.

II - 4 - Cas particulier des systèmes photovoltaïques sans batterie

Il n'y a plus lieu de se préoccuper du stockage. Le champ de modules doit être dimensionné de
façon à satisfaire à la charge pour les conditions d'ensoleillement les plus faibles. Les étapes
suivantes peuvent être suivies:
1 - Estimation de l'ensoleillement
2 - Estimation des besoins d'électricité
3 - Estimation du champ photovoltaïque requis

  /

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 29 
 
 

Le rendement η = 0,8 en général. Il est fonction des composants retenus dans la chaîne PV.
Quelque soit la méthode utilisée, le dimensionnement se résume à une optimisation technico-
économique en ce qui concerne la taille du générateur et du stockage. La tension du système
doit être fixée par l'utilisateur. Les problèmes majeurs concernent :
- l'ensoleillement qui est la ressource aléatoire,
- la demande est souvent mal définie.

III. LE POMPAGE PHOTOVOLTAIQUE


1) INTRODUCTION

Beaucoup de régions dans les pays en voies de développement(PED) souffrent d'un manque
d'eau, élément vital pour l'homme, le bétail et l'agriculture. L'eau puisée traditionnellement (à
l'aide d'outres, des pompes à motricité humaine, des pompes activées par les moteurs diesel )
est insuffisante et souvent de mauvaise qualité. Il se pose aussi des problèmes de
maintenance et d'approvisionnement en carburant dans le cas où des groupes diesels sont
utilisés. Comme les PED disposent en général d'un ensoleillement important, le pompage
photovoltaïque, qui sans intervention peut délivrer de l'eau saine et abondante, est vite apparu
comme une solution au problème d'approvisionnement en eau des zones rurales. Deux
solutions sont souvent proposées :

 le pompage sans batterie ou "au fil du soleil",


 le pompage avec batterie.

C'est le système de pompage au fil du soleil qui est le plus répandu. Car Une analyse sur le
cycle de vie le rend plus compétitif que le pompage photovoltaïque avec batterie.

Généralités

Il existe deux sources d'eau pour satisfaire les besoins en eau des populations :

 les eaux souterraines (puits, forages),


 les eaux de surface (lacs, rivières, barrages,...).

Pour la consommation humaine, ces eaux sont généralement contrôlées et traitées. La nature
de la ressource en eau ou aquifère va conditionner le choix de la pompe.

2) Définitions:
 Hauteur manométrique totale (HMT)

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 30 
 
 

La hauteur manométrique totale (HMT) d'une pompe est la différence de pression en mètre
de colonne d'eau entre les orifices d'aspiration et de refoulement.

HMT = Hauteur géométrique + pertes de charges.

 La hauteur géométrique

C’est la hauteur entre la nappe d'eau pompée et le plan d'utilisation.

 Pertes de charges :

Elles sont produites par les frottements de l'eau sur les parois des conduites. Elles
s'expriment en mètre de colonne d'eau et représentent environ 10 à 20 % de la hauteur
géométrique. Les pertes de charges sont fonction du débit de pompe, de la distance des
Conduites de leur grosseur et de leur nature.

 Niveau statique (Ns)

Le niveau statique d'un puits est la distance du sol à la surface de l'eau avant pompage.

 Niveau dynamique (Nd)

Le niveau dynamique d'un puits est la distance du sol à la surface de l'eau pour un pompage
à un débit donné. Ce niveau dépend du débit. La différence entre le niveau dynamique et le
niveau statique est appelée rabattement. Rm est le rabattement maximal acceptable avant de
stopper la pompe.

 Puissance hydraulique

La puissance hydraulique est la puissance théorique disponible ou nécessaire correspondant à


un déplacement de niveau pour une certaine quantité d'eau.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 31 
 
 

Le travail hydraulique est :

. .          

. .         

. . .            9,81    /      10      /

     

    2,72510  

 Rendement d'une pompe

C'est le rapport entre la puissance hydraulique et la puissance mécanique (C ω)

 Rendement d'un moteur à courant continu /


é

C'est le rapport entre la puissance mécanique (utile) et la puissance électrique (fournie).

3) Dimensionnement de système de pompage photovoltaïque

Données nécessaires

 Le débit Q

C’est la quantité d'eau que la pompe peut fournir durant un intervalle de temps donné. En
pompage solaire, Q est exprimé en m3/h ou m3/J. Le débit Q est déterminé par les besoins en
eau.

 La HMT (voir précédemment),


 Le gisement solaire c'est à dire l'ensoleillement Ei en kWh/m² jour.

Dimensionnement du générateur

Le dimensionnement du générateur photovoltaïque nécessaire peut être effectué en suivant


les étapes ci-dessous :

 étape 1 : Arrêter la configuration du système. Ce qui détermine la chaîne de rendement

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 32 
 
 

 étape 2 : Calcul du débit horaire Q max = Q journalier / 6 (choix de la


pompe)
 étape 3 : Calcul de puissance hydraulique nécessaire PH(kW) = Q x H / 367
 étape 4 : Calcul de la puissance mécanique Pm = PH / ηP
 étape 5 : Calcul de la puissance électrique du moteur Pe = Pm / ηm
 étape 6 : Calcul de la puissance fournie par le générateur solaire à 800W/m² en tenant
compte des différentes pertes (Température, poussière, chute de tension dans les
câbles) Pg = Pel / 0,9
 étape 7 : Calcul de la puissance crête du générateur (Puissance maximale fournie sous
1 kW/m²) Pc = Pg / 0,8
 étape 8 : Choix de la tension nominale à la sortie du générateur (imposée par la
charge)
 étape 9 : Calcul de ns et n// comme précédemment

Remarque : On peut aussi utiliser la formule ci-dessous :

2,725 10

Qj en m3/j ; H en m

= coefficient de productivité moyen du générateur PV (typiquement 0,8 au fil du soleil,


0,6 avec batterie)

= rendement journalier moyen de l'onduleur (ηond = 1 si pas d'onduleur)

= rendement journalier moyen du groupe motopompe .

Ei = ensoleillement journalier moyen en kWh/m²/.J

4) Exemple de dimensionnement

Il s'agit de déterminer un générateur PV pour alimenter un village de 500 personnes environ


à partir d'un puits de HMT égale 15 m. En considérant une consommation moyenne de 50
litres/habitant/jour, les besoins journaliers en eau (Qj) s'élèvent à 25 m3/jour.

Nous considérons un système fonctionnant au fil du soleil.

 étape 1 : La chaîne de rendement est le suivant :

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 33 
 
 

 étape 2 : Qmax : Qj / 6 = 25 / 6 = 4,017 m3/h.

On choisira une pompe centrifuge ayant un débit maximum de l'ordre 4 m3/h correspondant
à un ensoleillement de 800 W/m² (cas le plus réaliste). Son rendement est de l'ordre 0,5 au
point de fonctionnement.

 étape 3 : PH = Qj H / 367 = 4 x 15 / 367 = 0,163 kW


 étape 4 : P m = PH /η p = 163 / 0,5 = 325 W
 étape 5 : P el = Pm /η m = 325/0,9 = 420 W
 étape 6 : Pg = Pel/0,9 = 380 / 0,85 = 380 W
 étape 7 : Puissance crête Pc = Pg / 0,8 = 420 / 0,8 = 525 W
 étape 8 : Tension d'utilisation en régime normal = 60 V
 étape 9 : Calcul de ns et n//

Le point de fonctionnement d'un module se trouve autour de 15 V. Donc ns = 60 / 15 = 4


ns x n// = nt = Pc/ Pcmodule ====> n// = Pc/ns x Pc module

n//=(525/4*33)= 3,98 donc n//=4 (on a retenu des modules de 33 Wc)

Le schéma de principe de l'installation est représenté sur la figure 2

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 34 
 
 

Il faut bien vérifier que les capacités du forage sont en accord avec celles de la pompe.
Autrement il y a lieu de prévoir une détection de manque d'eau dans le forage ou du puits.

IV. LES SYSTEMES PHOTOVOLTAÏQUES CONNECTES AU RESEAU

Les systèmes connectés au réseau comme tous les autres systèmes permettent la fourniture de
l’énergie. Elles permettent une fourniture plus fiable de l’énergie car en mauvais temps elles
puisent le déficit d’énergie sur le réseau (AES SONEL) et quand la fourniture d’électricité du
système est élevée l’excédent est injecté sur le réseau. Il est important d’avoir pour les
systèmes connectés au réseau en plus des éléments d’un système autonomes les éléments
(onduleurs, compteurs d’énergie coté réseau et coté système).toute fois en Afrique sub-
saharienne nous ne disposons pas d’exemple de pays dans lesquels les systèmes connectés au
réseau sont effectif. Des textes d’applications sont disponibles dans les pays comme le
Burkina Faso et récemment le Cameroun qui vient de libéraliser le secteur d’électricité. Des
projets sont en cours au Cameroun. En France des démarches administratives pour la mise en
places de systemes connectées au réseau existent.

Schéma de synthèse de l'ensemble des démarches administratives à effectuer pour la


réalisation d'une installation photovoltaïque connectée au réseau.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 35 
 
 

IV.1.Exemples d'architectures d'installations photovoltaïques connectées au réseau

IV.1.1. Raccordement au réseau BT monophasé

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 36 
 
 

IV.1.2. Raccordement au réseau BT triphasé

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 37 
 
 

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 38 
 
 

EXEMPLE de dimensionnement : Générateur Photovoltaïque pour un centre de loisir

Un centre de loisir pour jeunes situé à Maroua. Comprend :

 D’un bâtiment

les équipements sont spécifiés dans le tableau suivant :

équipement  Puissance  tension  Temps 


d’utilisation 
10 lampes  13W  24V  5h 
5 lampes  18W  24V  10h 
Réfrigérateur  600W  230V  1h 
Télévision  40W  230V  4h 
Prise de courant  300W  230V  2h 
téléphone    24V   

 d’un forage
Qui utilise un moteur alternatif triphasée et fournie 30 m3 d’eau par jour. On admet qu’il
fonctionne 9 heures et que son débit Q(t) a une allure sinusoïdale sur une journée. La hauteur
géométrique est de 30 m et les pertes de charge sont estimées à 12,5 %. Un maraîchage est
envisagé à proximité de la station.
 d’un stérilisateur (alimenté en courant alternatif)

de puissance 86 W qui fonctionne 6h par jour sans autonomie

 d’Un lampadaire de 18W qui fonctionne 7h par nuit

Afin d’assurer un fonctionnement optimal sans risque du centre, il faut prendre en compte les
aspects suivants :
 les systèmes doivent être indépendants,
 le pompage de l’eau se fait « au fil du soleil », un réservoir étant prévu pour le
stockage d’eau.
1)  Donner les schémas synoptique et la configuration et la chaîne de rendement de tous
les systèmes PV qui doivent être mis en œuvre pour couvrir l’ensemble de besoins
exprimés.
2) En considérant que l’éclairement maximal sur le site est de 850 W/m2, effectuer le
dimensionnement du système de pompage en utilisant la méthode par étape. Préciser

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 39 
 
 

les caractéristiques de tous les composants utilisés et l'agencement série-parallèle des


modules du générateur PV. On dispose à cet effet de deux types de module 75Wc et
45Wc.  
3) En considérant que l’ensoleillement reçu est donné par le tableau suivant effectuer le
dimensionnement de des autres systèmes en précisant les caractéristiques de tous les
composants utilisés et l'agencement série-parallèle des modules. On suppose que pour
un système sans batterie, le coefficient de productivité est kp = 0,8.

 Tableau des valeurs moyennes mensuelles de l’ensoleillement 
Mois  Jan  Fev  Mars  Avril  Mai  Juin  Juillet Aout  Sept  Oct  Nov  Dec 
Ej en  5,8  6,0  5,9  5,4  5,4  5,2  5,0  4,9  5,2  6,0  5,7  5,7 
KWh/m2/j 
 

M TEPPA étudiant de la filière contacte le chef de centre afin d’y placer son Laptop pour ses
études Ce nouveau équipement fonctionnent sous une tension de 120 V et consomme 500
Wh par jour. Vous avez été retenu comme consultant d’un bureau d’étude pour assurer leur
alimentation électrique. Qu’allez-vous proposer comme solution ? Argumentez si besoin à
l’aide de calculs. 

ANNEXE 

Modules :  type multi cristallin 15 % de rendement, 75 Wc et 45Wc; 12 V   ;   Vopt = 15 V ; 
Iopt = 5 A à 25°C 

Motopompe :  pompe centrifuge,  p = 0,55 en fonctionnement optimal moteur AC triphasé, 
m = 0,85, tension d'entrée = 3 x 60 V 

Onduleur triphasé :  tension d'entrée = 120 V, tension de sortie =  3 x 60 V 

      ond = 0,9 ; Puissance à déterminer 

Batterie :    type plomb/acide, disponible en 2 V, acc = 0,85 ;  

Profondeur de décharge = 70 % ; Capacité  à déterminer 

Régulateur :    régulateur de charge / décharge, 12 V ou 24 V, reg = 0,9 ;  

Puissance à déterminer 

Onduleur monophasé : tension d'entrée = 12 V, tension de sortie =  220 V  

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 40 
 
 

           ond = 0,9 ; Puissance à déterminer 

RESOLUTION

Schéma synoptique

  Charges CC

 
Module Régulateur

 
Convertisseu Charges AC
  Batterie r AC

Schéma synoptique Pv bâtiment

  Charges CC
Module 
  Régulateur

  Charges AC
Batterie 
 

Schéma synoptique PV Pompage

  Module  Onduleur  Moto 


    3φ Pompe 

Schéma synoptique Stérilisateur

 
Module  Stélisateur
 

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 41 
 
 

Schéma synoptique Lampadaire

 
Module  Régulateur Lampadaire 
 

  Batterie
 

Exemple de dimensionnement 

équipement  Puissance  tension  Temps  énergie 


d’utilisation 
10 lampes  13W  24V  5h  650Wh 
5 lampes  18W  24V  10h  900Wh 
Réfrigérateur  600W  230V  1h  600Wh 
Télévision  40W  230V  4h  160Wh 
Prise de courant  300W  230V  2h  600Wh 
téléphone    24V    300Wh 
 

  1850 / 

  1360 / 

Chaine de rendement

  CC 

 
Module  é

 
 
 
Ici K 
On appliquera ici

  

é   

  

1850 3361,11 /   
,

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 42 
 
 

Puissance crête     avec 
, , , ,

4,9            

1120,81   

Nombres de PV en série 

      24    12    

Nombres de PV en // 
,
7,46 8  

,
  12,45 13 

2 8 16  1200       2 13 26   1170   

On choisira donc l’association série  //  26 

Capacité de stockage© 

  

        
,
941,49   
, ,

Il faut donc associer 12 batteries de 2V en série

Régulateur 

é 1170   on travaillera ici avec les valeurs nominales 

I 48,75   

  é         

POMPAGE

0,55;  0,85;   60

Chaine de rendement

Module   
850W/m²   

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 43 
 
 

Débit horaire

2 Δ         

       à       

5 /

Δ 40 0,125 40 45

Puissance hydraulique

0,613

Puissance mécanique
,
1,114
,

Puissance électrique
,
1,311
,

Puissance onduleur

1,38
,

Puissance générateur
,
1,533
, ,

Puissance crête
,
1,884
,

Nombre de modules en série

15 est la tension optimale : c’est la particularité des systèmes au fil du soleil le système qui
sera installé va suivre le point de puissance maximale.

Nombre de modules en //

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 44 
 
 

3,007

5,011

24      1800        40    1800

STERILISATEUR

Module     Stérilisateur

86

86 6

,
146,25
, ,

Nombre de modules en serie

Nombre de module en //
,
0,975 1

,
1,625 2

2  150     4   180

Le choix s’opère au niveau des modules de 75Wc

LAMPADAIRE

Module   é Lampe

18 7 126 /

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 45 
 
 

42,016        
, , , ,

Nombres de module en série

,
  0,93 1

,
  0,56 1

Le choix de module se fer avec les modules de 45Wc

Capacité de stockage

35,29   
, ,

Nombres d’éléments de batterie

12/2=6 éléments

Le système ne pourra couvrir tous les mois de l’année par conséquent serra obligé de puiser
dans la batterie

Pour l’ordinateur de 120V 120 /

Puissance crête à installer

,
46,46
, , , ,

Au niveau du bâtiment l’écart entre la puissance crête à installer et la puissance installée est
de 1170-1120,8=49,2

49,2           .

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 46 
 
 

CHAPITRE 3
INSTALLATION DE LA STATION
DE POMPAGE PV

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 47 
 
 

INTRODUCTION

L’emplacement du générateur photovoltaïque dépend de la position de la charge à alimentée


(dans le souci de minimiser les pertes en ligne tellesques les chutes de tension et les pertes de
charge) dans le cas d’un pompage il dépend de la ressource aquifère et de la géographie de la
zone. L’objectif de ce chapitre est de familiariser le lecteur aux techniques et aux pratiques
courantes permettant la mise en place, les essais et la mise en exploitation des stations de
pompage photovoltaïque.

I. EMPLACEMENT ET INSTALLATION DU GÉNÉRATEUR


PHOTOVOLTAÏQUE

Le générateur solaire ne fonctionnera pas correctement si certaines conditions d’emplacement


et de positionnement ne sont pas respectées.

 Dans l’hémisphère nord, le champ photovoltaïque, lorsqu’il est fixe, doit presque
toujours faire face au sud vrai (et non au sud magnétique).
 L’inclinaison du champ de modules (angle entre l’horizontale et la surface du champ)
doit généralement être égale à la latitude du site (à 5° près).
 Si les obstacles environnants (arbres, maisons…) projettent de l’ombre sur le champ
ou même sur un seul module, le rendement du générateur en sera considérablement
réduit. Il est donc absolument nécessaire d’éviter que les panneaux soient à l’ombre
durant la journée, particulièrement lors des périodes de fort ensoleillement
(généralement, de 8h du matin à 16h de l’après-midi).

I.1. Orientation des panneaux

Nous avons vu dans le chapitre sur le gisement solaire, la nécessité d’orienter le capteur plein
sud pour les sites dans l’hémisphère nord, et plein nord dans l’hémisphère sud. Ainsi, pour un
site dans l’hémisphère nord, la première difficulté lors de l’installation des panneaux sera de
pouvoir déterminer avec précision où se trouve le sud vrai. Pour déterminer le sud vrai:

 Situer le nord magnétique à l’aide d’une boussole, puis effectuer la correction entre ce
nord magnétique et le nord vrai (nord géographique); le sud vrai se trouvera
directement à l’opposé du nord vrai.
 Observer l’ombre faite par une tige verticale aux environs de midi; l’ombre la plus
courte indique l’axe nord-sud vrai. Les rangées du champ de modules PV devront être

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 48 
 
 

installées sur un axe est-ouest perpendiculaire à l’axe nord-sud vrai. Les modules
feront face au sud.

Figure 1 : Déclinaison magnétique de quelques sites en Afrique de l’ouest

I.2. Inclinaison des panneaux


L’orientation étant obtenue, on utilisera un inclinomètre ou un gabarit (voir figure 2) pour
incliner les panneaux à l’angle adéquat. Si la latitude du site est comprise entre 0° et 10°, on
choisira une inclinaison minimale de 10° pour faciliter le nettoyage du panneau et
l’écoulement des eaux de pluie.

Figure 21 : Utilisation de l’inclinomètre et d’un niveau pour déterminer l’inclinaison

Le gabarit est une équerre en bois ou en carton épais (éviter les matériaux pouvant rayer la
surface de panneaux) ayant un angle égal à la latitude du site. La figure 2 explique le mode

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 49 
 
 

d’utilisation de cet outil. On remarquera qu’un même gabarit peut être utilisé pour des sites de
latitudes à peu près égales (à 5° près).

I.3. Positionnement du générateur sur le site

Il est nécessaire d’éviter que les modules reçoivent de l’ombre projetée par un obstacle
quelconque (bâtiment, arbre, etc.) durant toute l’année. L’occlusion d’une petite partie du
générateur diminuera de beaucoup son rendement. Afin de faciliter le positionnement du
générateur sur le site, la figure 3 indique les distances minimales à respecter pour un ensemble
d’obstacles au nord, au sud, à l’est et à l’ouest du générateur.

Figure 22 : Positionnement du générateur par rapport aux obstacles

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 50 
 
 

Cette méthode permet généralement de choisir un emplacement adéquat. Cependant, si un


obstacle semble particulièrement gênant, on aura recours à la méthode suivante: Pour chaque
obstacle particulièrement gênant:

 choisir l’emplacement du module le plus proche de l’obstacle (point P);


 mesurer la distance L qui sépare l’obstacle O du point P;
 estimer (ou mesurer) la hauteur H de l’obstacle par rapport à l’emplacement choisi;
 mesurer l’angle entre la direction de l’obstacle (axe PO) et la direction sud; cet angle
(a) représente l’azimut relatif de l’obstacle.

Figure 23 : Coordonnées d’un obstacle

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 51 
 
 

Avec ces données, utiliser le monogramme de la figure 5 dans le sens des aiguilles d’une
montre:

 à partir des valeurs de d et H, déterminer l’angle de l’obstacle (h) en degrés;


 déterminer la hauteur effective de l’obstacle à partir de l’azimut relatif (a);
 à partir de la latitude du site, déterminer la distance effective de l’obstacle.

Si la distance effective est inférieure à la distance limite Dm (c’est-à-dire si l’on est à droite
de Dm, dans la zone non hachurée (figure 5)), l’obstacle n’est pas gênant. Par contre, si cette
distance effective est supérieure à Dm (c’est-à-dire si l’on est à gauche de Dm, dans la zone
hachurée (figure 5)), l’obstacle est très gênant; il faut donc déplacer le panneau ou l’obstacle
(si cela est possible).

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 52 
 
 

Figure 24 : Monogramme servant à calculer les ombres Tiré du manuel Le Pompage


solaire photovoltaïque (Dangroup).

II. ASSEMBLAGE ET FIXATION DU GÉNÉRATEUR PV

II.1. Assemblage mécanique

Les modules PV seront montés selon les instructions du fournisseur. Ils doivent être situés
à l’abri des jeux d’enfants, des chutes d’objets, du bétail, etc., et faciles d’accès pour en
permettre le nettoyage. Il est important de prévoir une clôture de protection. Cette clôture doit
être installée à au moins deux mètres des panneaux. Lorsque le champ de modules est réparti
en plusieurs rangées, il est nécessaire d’espacer chaque rangée suffisamment, de manière à
éviter qu’il y ait de l’ombre sur les modules. Les modules seront montés à une hauteur d’au
moins un mètre du sol afin de favoriser leur refroidissement par convection.

Des bases en béton doivent être coulées pour tous les supports (panneaux, clôtures…). Ces
fondations doivent non seulement empêcher que les panneaux s’enfoncent ou soient renversés
par le vent, mais aussi garantir le maintien de l’inclinaison et de l’orientation des panneaux. Il
est souvent conseillé de construire une dalle en béton armé, mais cette solution exige un
terrain plat et une grande masse de béton, ce qui n’est pas convenable pour certains sites
parfois très éloignés. Il sera alors préférable de fabriquer des fondations en blocs de béton car
elles exigent moins de béton, ne requièrent pas beaucoup d’excavation et l’alignement des
blocs est facile à réaliser. Les fondations à poutre d’appui constituent un compromis très
convenable en terrain vallonné. La capacité des fondations à résister aux mouvements
verticaux dépend du poids du bâti et de la solidité du sol (composition, densité, cohésion…);
c’est pour cette raison qu’il est recommandé d’effectuer une analyse préalable du sol.

Les modules seront fixés à leurs châssis à l’aide de visseries fournies par le constructeur.
Pour ces fixations, il est recommandé d’employer autant que possible des boulons en acier
inoxydable ou de même matériau que le châssis des modules afin d’éviter la corrosion due à
l’électrolyse des métaux.

Pendant l’exécution des raccordements électriques, couvrir les modules d’un matériau
couvrant (plastique, toile…). Si l’on a une seule rangée de modules, on alignera toutes les
boîtes de connexion d’un même côté. Pour plusieurs rangées de modules, il est recommandé
d’aligner les boîtes des différentes rangées de modules les unes en face des autres. Toutes les

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 53 
 
 

boîtes de connexion non enterrées seront placées à une hauteur d’au moins 50centimètres du
sol. Tous les passages de câbles au niveau des boîtes devront être étanches, cette étanchéité
pouvant être renforcée par l’utilisation de résine au silicone. Les câbles entre le champ PV et
la boîte de contrôle et la pompe seront sous gaine et enterrés dans une tranchée d’au moins
50centimètres de profondeur.

II.2. Assemblage électrique

Lors du montage des modules, on respectera la désignation des bornes et leurs polarités.
On raccordera les panneaux du champ en partant de la tension la plus faible. Les connexions
devront être réalisées par petits groupes, de manière à repousser la réalisation des circuits à
tension plus élevée le plus près possible des connexions finales. Il est important d’effectuer un
bon serrage des câbles et des presse-étoupe, et de s’assurer d’une bonne étanchéité aux
différents points d’entrée de câble. Avant l’entrée aux boîtiers, il est sécuritaire de prévoir une
boucle (parfois appelée «goutte d’eau») (voir figure 6). Cette boucle a deux fonctions. Elle
empêche l’eau de ruisseler directement dans la boîte de jonction et elle évite les tensions au
niveau des câbles. Pour éviter les contraintes d’arrachement aux presse-étoupe, il est
également recommandé de maintenir les câbles par des attaches.

Figure 25 : Étanchéité des boîtes de jonction

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 54 
 
 

Une mise à la terre du générateur et des boîtes de contrôle sera effectuée afin de le
protéger contre toute surtension que pourrait occasionner la foudre. Toutes les parties
métalliques devront être reliées entre elles et un seul point sera relié à un piquet de mise à la
terre. Ce piquet devra être suffisamment enfoncé dans la terre pour produire une bonne masse
(voir figure 7). Le câble reliant le piquet au châssis et différents boîtiers sera en cuivre à brin
torsadé avec une résistance maximale de 10 Ω en tout point. Le câble extérieur sera protégé
contre les intempéries grâce à un tuyau protecteur ou par un isolement thermodurcissable
pouvant résister à une température de service d’au moins 90°C. L’utilisation de PVC est
interdite.

Figure 26 : Différents branchements de mise à la terre selon la topographie du sol

III. PRÉPARATION ET INSTALLATION DU GROUPE MOTOPOMPE

Le couplage de la pompe au moteur devra être fait conformément aux instructions du


manufacturier. Néanmoins, les opérations suivantes méritent d’être soulignées avec une
attention particulière.

III.1. Inspections préliminaires

Avant d’être couplé, le groupe motopompe devra subir un certain nombre de vérifications.
Ceci est particulièrement important pour les groupes motopompes immergés. Parce qu’ils sont

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 55 
 
 

difficilement accessibles pour une maintenance régulière, et parce qu’ils sont immergés dans
l’eau, les vérifications suivantes devront être faites minutieusement:

1) Vérification de l’intégrité du moteur


 Le moteur est rempli d’une huile spéciale qui lui assure un bon roulement et empêche
l’eau de s’y infiltrer (pompe immergée). Il arrive parfois que cette huile s’écoule lors
du transport ou du stockage. Si un écoulement est constaté, enlever la vis de montage
du moteur, en tenant le moteur en position verticale (corps de pompe vers le bas), et
injecter l’huile fournie par le manufacturier avec une seringue jusqu’à ce qu’elle
s’écoule. Revisser et vérifier l’étanchéité.
 Vérifier le roulement du moteur en tournant l’axe à la main (moteur séparé de la
pompe).
2) Vérification de l’alimentation électrique
 S’assurer que la tension et la fréquence (moteur ca) indiquées sur la plaque
signalétique du moteur sont bien compatibles avec le type de conditionneur ou
d’onduleur utilisé.
 S’assurer que le câble d’alimentation du moteur est bien dimensionné pour la
distance à parcourir jusqu’au générateur PV. Les pertes électriques par effet Joule ne
doivent pas excéder 3% de la tension d’utilisation nominale du moteur. Ces pertes
sont fonction du courant qui traverse le câble. On prendra comme référence le courant
optimal de la pompe ou le courant de court-circuit du générateur, pour les calculer.
3) Vérification de l’intégrité du câble de liaison
 L’état de la gaine et l’étanchéité du câble moteur et du câble immergé devront être
vérifiés minutieusement. Une attention particulière devra être portée au serrage des vis
et à l’étanchéité de la jonction entre le câble moteur et le câble immergé.
4) Vérification de l’emplacement de montage de la pompe dans le puits ou le forage
(pompe immergée)
 Sur la base des essais de pompage, on vérifiera si l’emplacement prévu pour installer
la pompe permet d’avoir un niveau d’eau d’au moins 5 mètres au-dessus du corps
d’aspiration lors du fonctionnement normal de la pompe.
 On s’assurera également que le moteur ne touche pas le fond du puits ou qu’il ne
s’expose pas à un enlisement dans la boue. Dans un forage, on s’assurera que la
crépine de la pompe soit au-dessus de la crépine posée lors du creusage du forage.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 56 
 
 

5) Le couplage de la pompe avec le moteur doit se faire avec minutie et précision. L’axe
de transmission du moteur doit s’insérer parfaitement dans l’arbre de la pompe. Le
tout doit être scellé afin de ne pas laisser passer l’eau dans le moteur ni de l’air dans la
pompe.
6) Le raccord de la conduite d’eau au corps de la pompe doit être dans un alliage
identique à celui-ci afin d’éviter les phénomènes d’électrolyse entre les deux pièces
métalliques.

III.2. Installation du groupe motopompe

Une fois que ces vérifications sont faites, le groupe motopompe est prêt à être installé sur le
site. Pompes immergées Pour faciliter la descente dans le forage (ou le puits) ou lors de la
remontée en surface de la pompe, un câble en acier inoxydable, appelé élingue, est fixé dans
les trous prévus à cet effet, à la tête de la pompe. En aucun cas, on ne doit se servir du corps
de la pompe ou du moteur pour fixer ce câble. Pour les pompes installées dans un forage
profond, un treuil peut être utilisé pour bien centrer la pompe dans le forage et la descendre
plus facilement. La conduite d’eau est habituellement faite en tube de polyéthylène ou en
acier inoxydable. Le tube de polyéthylène est déroulé à mesure que la pompe est descendue
dans le puits ou le forage.

Figure 27 : Descente de la pompe dans le forage

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 57 
 
 

Les conduites en acier inoxydable sont assemblées entre elles par brides ou manchons. Pour
mieux résister au couple de torsions à l’arrêt et au démarrage du moteur, tous les filets des
conduits devront être très fins. Il est recommandé d’utiliser un produit adhésif commercial
comme frein- filet.

Pour permettre à la pompe et au conduit d’eau de prendre leur position verticale, le


câble doit être relâché après le montage du dernier tube de colonne. Pour pouvoir retirer
ultérieurement la pompe du forage, il est recommandé de fixer le câble en acier inoxydable au
socle en béton au niveau de la tête du forage.

Le câble électrique sera fixé à la colonne montante à l’aide de colliers élastiques du


type attache-câbles. Une fixation sera prévue juste au-dessus et en dessous de la jonction du
câble provenant du moteur et du câble submersible. Le câble sera ensuite attaché tous les
3mètres. Les tubes en polyéthylène peuvent s’allonger d’environ 2% durant leur durée de vie
utile. Il faut donc prévoir un jeu d’environ 6 centimètres pour chaque fixation distante de 3
mètres.

Lorsque la pompe est descendue à la profondeur désirée, il est recommandé de terminer


sa fixation par un joint ou des colliers de fer reposant sur le socle en béton. Noter que, pour
une pompe équipée de tubes en polyéthylène, la profondeur d’installation de la pompe devra
tenir compte de l’allongement éventuel du tube.

Pompes de surface

On distingue deux types de pompes de surface: les pompes flottantes et les pompes par
aspiration. Les pompes flottantes sont en général des pompes immergées qui sont installées
juste au-dessous de l’eau, sur un flotteur. Ces pompes sont installées sur un plan d’eau (lac ou
rivière) où le niveau de l’eau est fluctuant et où le fond de l’eau peut être trouble. Leur
installation est similaire à celle des pompes immergées, excepté que le conduit est
habituellement en polyéthylène flexible, permettant un certain mouvement de la pompe
flottante.

Les pompes par aspiration sont installées à une certaine distance du point d’eau. Un tuyau
d’aspiration relie alors le point d’eau et la pompe. Ce genre de pompe comporte certaines
caractéristiques qu’il est important de comprendre:

 la hauteur maximale d’aspiration est de 7 mètres;

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 58 
 
 

 ces pompes doivent souvent être amorcées manuellement;


 le tuyau d’aspiration doit être installé en un endroit propre;
 une crépine doit être prévue pour filtrer les déchets, celle-ci peut être flottante;
 la pompe est habituellement fixée sur un socle;
 l’entretien de ce genre de pompe est facile.
IV. INSTALLATION ET CONNEXION DU CONDITIONNEUR D’ÉNERGIE

Afin d’éviter une surchauffe excessive du conditionneur de charge (onduleur cc-ca ou


convertisseur cc-cc), celui-ci ne doit jamais être exposé en plein soleil. Il peut être monté à
l’ombre, par exemple sur les jambes-support des panneaux, en prévoyant un dégagement d’au
moins 10centimètres tout autour afin de faciliter son refroidissement par convection. Il peut
également être monté dans un coffret de contrôle qui sera protégé des rayons du soleil.
L’emplacement du conditionneur doit non seulement le protéger des contraintes
atmosphériques (pluies, chaleur, poussières…) mais aussi être facile d’accès pour les travaux
d’entretien ou de dépannage. Pour assurer un raccordement solide et bien étanche à l’eau et
aux poussières, les trous d’entrée des câbles au fond du boîtier du conditionneur sont souvent
équipés de presse-étoupe en caoutchouc munis d’un diaphragme. Ces presse-étoupe servent
également de soutien au câble. Pour protéger l’installation contre les surtensions dues à la
foudre, un varistor à oxyde métallique (movistor) est installé à l’entrée du conditionneur
(figure 9). Ce movistor absorbe la charge provoquée par la foudre en agissant comme un
condensateur lorsqu’il détecte une tension anormalement supérieure aux conditions de
fonctionnement. En absorbant l’énergie de la foudre, le movistor s’autodétruit et doit être
remplacé.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 59 
 
 

Figure 28 : Composants d’un générateur photovoltaïque

V. DISTRIBUTION DE L’EAU

Le dimensionnement des réservoirs, des conduites et des canaux d’irrigation doit


correspondre aux besoins en eau des populations ou des cultures irriguées. Le réservoir d’eau
permet un stockage indirect de l’énergie, tout en assurant aux populations une certaine
autonomie pour d’éventuelles journées sans soleil.

V.I. Construction du réservoir

Les méthodes et les matériaux utilisés pour construire les réservoirs varient selon les
qualifications locales et les matériaux disponibles. Les principaux matériaux utilisés dans la
construction des réservoirs de stockage sont:

 le ferro-ciment,
 la maçonnerie ou les blocs de béton,
 le béton renforcé avec du bambou,
 le plastique,
 le fer ou la tôle galvanisée.

Les réservoirs en ferro-ciment sont les plus utilisés. Leur principal avantage est d’être
constitué de matériaux couramment disponibles (ciment, sable, eau, fil de fer). Leur
construction demande surtout un effort manuel, de telle sorte que les usagers peuvent apporter
leur aide en utilisant des outils de base. Ils sont habituellement moins chers que les autres
types de réservoirs et leur durabilité a été prouvée. Des rapports indiquent fréquemment des
réservoirs de plus de 25 ans d’usage. Les techniques de construction nécessitent peu de
matériaux, comparativement aux réservoirs traditionnels en béton. Les épaisseurs minimales
sont de 2 centimètres pour une hauteur de 1 mètre et de 4 centimètres pour une hauteur de
réservoir de 2 mètres. Si des pierres de dimensions appréciables (ou éventuellement des blocs
de béton) sont facilement disponibles, celles-ci peuvent également être utilisées pour la
construction des murs des réservoirs en maçonnerie. L’intérieur du réservoir doit être revêtu
d’un crépi imperméable (1centimètre) pour empêcher toute fuite à travers ce type d’ouvrage.
Des exemples de ce type de réservoirs existent en Afrique de l’Ouest pour la collecte et le
stockage de l’eau de pluie. Au Kenya et en Asie, des paniers ont été utilisés comme ossature
au dessus de laquelle un crépi (ciment, eau et sable) d’une épaisseur d’environ 2 ou
3centimètres a été appliqué. En Thaïlande, du bambou est utilisé comme renforcement des

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 60 
 
 

réservoirs en béton qui sont coulés dans des moules préfabriqués. Ceux-ci ont duré plusieurs
années sur le terrain avec peu de problèmes de maintenance. Bien qu’ils soient utilisés
principalement pour les systèmes de collecte des eaux de pluie, ils peuvent aussi être
employés pour les systèmes de pompage solaire.

Des réservoirs en acier sont utilisés dans plusieurs régions. Le coût de ces réservoirs est
généralement élevé et, selon la qualité du métal, leur durée de vie peut être brève. Par
exemple, les réservoirs en feuilles d’acier ondulées ne durent pas plus de 5 ans sous un climat
humide, un peu plus s’ils sont en acier galvanisé. Des problèmes de corrosion et de rouille
sont fréquents sur les réservoirs en acier. Finalement, de nouveaux réservoirs faits entièrement
en plastique peuvent être utilisés pour de petites applications. Par exemple, une firme
ghanéenne produit maintenant un réservoir appelé «Polytank» avec des dimensions allant
jusqu’à 5m3. Dans les pays développés, des réservoirs en plastique de plus grandes
dimensions sont également utilisés pour le stockage de l’eau.

V.2. Construction des conduites d’eau et des canaux d’irrigation

Réseaux de distribution

La construction d’un réseau de distribution qui doit amener l’eau du réservoir directement aux
usagers nécessite les services d’un professionnel. Il faut veiller à fournir une pression et une
circulation d’eau adéquates partout à l’intérieur du réseau. Il existe cependant des logiciels qui
facilitent la conception de tels systèmes. Les réseaux branchés aux systèmes de pompage
solaire sont habituellement simples et petits.

VI - MONTAGE D’UNE STATION DE POMPAGE SOLAIRE

Le montage se fait suivant plusieurs phases :

Section 1 : préparation et contrôle avant le démarrage des travaux

Section 2 : opérations de génie civil

Section 3 : opérations de mécanique

Section 4 : montage de la pompe immergée

Section 5 : opérations de raccordements électriques

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 61 
 
 

Toutes ces sections comporteront évidemment des opérations de manutention.

Section 1: préparation et organisation avant le démarrage des travaux

 Recherche documentaire et collecte d’informations

Presque toujours, les équipes de montage interviennent en dernier ressort, après que tout le
matériel (conteneurs et caisses) aura été livré sur site par les planificateurs ou
coordinateurs du projet. Parfois le chef du montage est associé à toutes les phases (ce qui est l
‘idéal) si ce n’est pas le cas, il faudra que le responsable des travaux sur site exige que les
documents suivants lui soient remis :

 la documentation technique complète concernant tous les équipements,


 Les fiches techniques des modules, de l’onduleur, de la pompe etc.
 les schémas de branchements électriques (modules, pompe et onduleur),
 les schémas hydrauliques et de plomberie,
 Les plans de génie civil, supports panneaux, dalle de tête de pompe,
dalles. réservoir etc.
 les détails des prises de terre et des canalisations électriques,
 le listing quantifié et complet du matériel.
 Inventaire du matériel et organisation du chantier 

La première tâche sur le terrain sera de faire un inventaire précis du matériel,


toutes sections confondues avant d’effectuer un tri et un rangement suffisamment efficace
pour une bonne fluidité de la manutention du matériel lors des travaux.

 Vérification des outillages

Après l’inventaire, il faudra faire une vérification de tous les outillages nécessaires aux
travaux de montage.

 Le matériel de manutention

Le responsable du chantier devra surtout vérifier le matériel de manutention indispensable


aux opérations d’installation de la colonne de pompage dans le forage palans, élingues,
chaînes et trépied ou grue s’il y a lieu. Dans certains projets des potences de levage sont
fixées à demeure sur le site, retenir que cela ne dispense pas de porter un soin particulier à cet
appareillage qui sera le point focal des travaux de montage de la pompe. Les étriers de

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 62 
 
 

bridage des tuyaux lors de la descente ou du levage de la colonne devront être suivis aussi
avec beaucoup d’attention.

 Les instruments de mesure et de contrôle

Il faut vérifier les caisses à outils et surtout de veiller à ce que des appareils de mesures
précis et fiables soient disponibles en quantité suffisante.

 Multimètres, ampèremètres et chronomètres


 Wattmètres
 Thermomètres
 Enregistreurs et intégrateurs
 Eventuellement GPS et théodolites à infra rouge
 Les équipements de sécurité

Bien veiller à ce que les équipements de sécurité individuels soient prévus et surtout utilisés

(casques et chaussures de sécurité, gants et harnais s’il y a lieu) et ne pas oublier la caisse de
pharmacie convenablement dotée de médicaments de première nécessité

 Ouverture d’un journal de chantier

Parallèlement au bordereau de réception du matériel que le Chef de chantier signera, il


faudra dès le premier jour démarrer l’élaboration du cahier journalier de chantier. Ce cahier
retracera le mouvement du matériel sur site, mais aussi donnera toutes les
informations sur l’avancement des travaux, la disponibilité du personnel sur site, et
les observations sur le suivi du planning.

Section 2 : opérations de génie civil

Dans certains projets cette partie peut être sous-traitée à une société de génie civil. Cela ne
dispense pas pour autant les équipes de montage d’effectuer tous les contrôles et réserves
nécessaires pour la réception de ces ouvrages avant les travaux de montage.

 Inventaire du matériel et organisation du chantier

Avant de commencer les opérations de génie civil, il est recommandé d’effectuer d’abord un
inventaire complet (quantitatif et qualitatif des intrants et matériaux).

 Ciment, sable, gravillons,

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 63 
 
 

 planches de coffrage, pointes d’assemblage, tubes d’échafaudages


 fers à béton pour les ferraillages, fils de fer attache pour le ferraillage,
bétonnières, vibrateurs etc.
 disponibilité de l’eau

Un désherbage préalable pourrait être nécessaire, mais dans tous les cas, si l’équipe doit
réaliser les travaux de génie civil il est indispensable de procéder à un terrassement correct
afin d’avoir une base stable pour le traçage des axes de fouilles. Les outils classiques de
maçonnerie devront être complétés avec quelques appareils de précision tels que :

 Nivelette de précision et cordeau


 Boussoles décamètres, équerres et règles, théodolite si nécessaire.
 Réalisation de la plate-forme des supports de panneaux

Indéniablement c’est la partie la plus délicate du génie civil pour les raisons suivantes :

 La détermination des traces et axes Nord / sud est un exercice névralgique pour le
performances du générateur solaire (toute erreur ou approximation aurait
de conséquences fatales),

Exemple cas de la centrale solaire de DIAOULE (Région de Fatick – Sénégal) où une erreur
d’orientation de quelques 7 ° a compromis très sérieusement le rendement global du
système.

 Donc à ce niveau l’utilisation des techniques modernes telles que les théodolites infra
rouges ou le GPS n’est pas une sophistication inutile par rapport aux méthodes
empiriques de la boussole et de la ficelle.

Il faut simplement noter que l‘écart de correction entre le SUD REEL et le


SUD MAGNETIQUE n’est que de 3 ° au plus.

 Identification et intégration des masques

Avant de commencer à matérialiser les axes et tracés, il est important d’éviter


toute possibilité de projection d’ombre sur la surface des panneaux :

 Eviter donc les masques potentiels sur les quatre cotes de l’installation,
 Ne pas oublier qu’un arbuste ignoré aujourd’hui peut grandir tout au long des années
et devenir gênant Il ne suffit pas donc d’élaguer simplement mais de déterrer tous les
arbres placés dans un rayon proche,
 Incorporer dans les masques aussi le château d’eau éventuel,

 Définition du tracé pour axes plateforme et dés supports

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 64 
 
 

Les modules doivent être orientés vers le SUD et incliné d’un angle α = latitude du site.

 Elaboration de la paillasse porte mémoire des tracés et axes

Une fois le tracé de l’axe principal réalisé il faut obligatoirement le pérenniser


et le conserver jalousement tout au long des travaux de fouille. Pour cela, la confection
d’une paillasse est recommandée. Cette paillasse est en réalité un assemblage de poutrelles
fichées dans le sol et solidement arrimées entre elles par des planches sur lesquelles seront
matérialisés avec des clous les repères des axes. Tout au long des travaux les marques
pourront être utilisées comme références et gabarits

 Maçonnerie

Les opérations de dallage et d’exécution des plots en béton seront exécutées comme suit :

 Exécution des fouilles


 Préparation et coulage du béton de propreté dosé à 150 kg/m3
 Report des axes sur les bétons de forme compactés et nivelés selon les plans du
constructeur
 Réalisation du ferraillage des ouvrages selon spécification du constructeur
 Réalisation des coffrages en bois
 Mise en place des coffrages et des treillis
 Réglages en nivellement horizontal et verticalité en conformité avec les tracés
 Confection du béton selon la spécification du constructeur
 Exécution des réservations pour les crochets ou platines d’ancrages des pieds des
supports
 Exécution des réservations pour éventuellement les chemins de câbles et prises de
terre
 Coulage du béton
 Une fois ces opérations réalisées ne pas oublier d’arroser régulièrement chaque matin
le béton pendant toute la durée du séchage
 Décoffrage, puis retrait des bouchons de réservation
 Nettoyage du chantier – évacuation de tous les déblais, planches et fers.

 Réalisation de la tête de forage

(Selon les spécifications du constructeur)

 Réalisations des dalles supports et anti-bourbier des réservoirs

Si l’équipe de montage devra réaliser ces ouvrages, alors il faudra faire des tracés et des
fouilles puis exécuter les opérations

 Tracé des axes et réalisation des fouilles des canalisations

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 65 
 
 

Le tracé des fouilles pour les canalisations étant réalisé, il est important d’effectuer
les tranchées en prenant le soin d’inculquer au profil en long, une pente d’écoulement. La
valeur de cette pente est en général définie sur les plans des fouilles :

 le lit de sable,
 les butées sur les changements de direction (coudes importants),
 s’il y a lieu le grillage avertisseur

Section 3: opérations de mécanique

 Identification des éléments


 Selon le type (exemple : pied Nord ou pied sud).
 Selon les dimensions (ex pieds ou traverses et bracons).
 Identification des raidisseurs définissant l’angle d ‘inclinaison

En règle générale l’inclinaison est définie pendant le dimensionnement et par le


constructeur.

 Montage des supports


 Etape 1 - nettoyer la surface des fondations et préparer un assortiment de cales en
fer plat de différentes épaisseurs,
 Étape 2 - identifier et rassembler tous les outils nécessaires : (clés plates, clés
polygonaux, mètres, broches et niveaumètre),

Pour aider à l’assemblage des pieds non encore scellés, il serait intéressant de prévoir des
entretoises de longueurs adaptées pour régler les pieds avant leur fixation définitive
(Gabarits d’assemblage).

Remarque : pour chaque fixation, sont généralement prévues les pièces


suivantes : (Boulons et rondelles de serrage, et écrous). Veiller à une utilisation
correcte de ces pièces. Elles ont chacune leur importance. Les premiers serrages
des boulons doivent se faire à la main

Étape 3 - assembler tous les châssis en vérifiant constamment la position des pieds
(distances et verticalité). A cette étape, il serait judicieux d’effectuer une série de
vérifications avec les coordinateurs du projet, (sous forme de réception interne) afin de
contrôler, documents à l’appui les paramètres suivants :

 L’inclinaison des châssis


 L’orientation Nord / sud de la plate forme
 Le mouvement des ombres projetés d’une travée en direction de la travée
suivante (8h à 17 heures)
 Le mouvement des ombres provoquées par le grillage du pourtour, et
autres masques aux alentours

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 66 
 
 

Parallèlement au montage des châssis, il faut poser et sceller les cornières supports du
grillage protecteur du champ.

 Étape 4 - Montage des modules


 Veiller à un alignement correct des bords des modules (partie haute et partie
basse)
 Ne pas oublier s’il y a lieu les clips ou dispositifs de fixation des câbles
 Tous les côtés boîtiers de connexion devront être orientés vers le haut
 En dernier ressort, serrer les modules sur leurs supports et ensuite serrer les
supports des modules sur les traverses et vérifier si l’angle d’inclinaison n’est
pas faussé par un mauvais réglage d’un pied ou d’une traverse.

Utiliser un clinomètre pour cela.

Section 4 : Montage de la pompe immergée

 Préparation des éléments


 Manutention et tri des éléments d’assemblages

Il faudra organiser la disponibilité des éléments suivants :

 Le corps de pompe et le câble électrique submersible


 Les tuyauteries et accessoires de raccordements hydrauliques
 Les sondes et les fils
 Les Colliers colson, les matériaux d’étanchéité ou autre
 Les outils de plomberie : clés à griffes, étriers, et toutes les clés
 Les outils de manutention : palan, élingues et manillons
 Mise en place du dispositif de levage (trépied)

Monter le trépied de levage ou tout autre dispositif prévu en lieu et place, régler et caler
convenablement les pieds et surtout l’arrimer solidement pour éviter tout risque
d’effondrement.

Nota la hauteur minimale sous l’aplomb du trépied devra être au minimum être de 3 mètres.

 Préparation du corps de pompe


 Contrôler visuellement le corps : absence de cabossements, ou dégradation
 Vérifier s’il y’a lieu le liquide spécial du moteur,
 Procéder à l’enfichage du kit de raccordement électrique entre le corps de pompe
et le câble sous-marin et assurer le verrouillage du crantage entre les deux fiches
(femelle côté câble et mâle côté pompe),
 Arrimer le câble Inox de rappel de la pompe sur l’emplacement prévu à cet effet sur
le corps à l’aide d’une serre câble
 fixer les sondes autour du corps de pompe aux points recommandés par les
instructions du constructeur

 Embouchage de la rallonge de tuyauterie sur le corps de pompe

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 67 
 
 

 Bien nettoyer les filetages sur les deux bouts du tuyau,


 Enrouler du téflon d’étanchéité sur les filets et lisser soigneusement,
 Raccorder le tuyau au corps de pompe et visser à la main le plus longtemps possible,
puis serrer doucement mais solidement le joint avec la clé appropriée.
 Brider le tuyau ainsi raccordé à la pompe
 Rassembler le câble moteur, les fils de sonde en un faisceau et les fixer
solidement le long de la tuyauterie (ne pas mettre dans ce faisceau le câble inox de
rappel).
 Enfilage du premier tuyau sur la rallonge
 Fixer l’étrier sur le tuyau et le présenter en face de l’ensemble rallonge et corps de
pompe posé sur la tête de forage
 Fixer l’élingue autour de l’étrier et arrimer le crochet de levage
 Emboucher après la pose du téflon sur les filets et raccorder comme indiqué en étape
3. visser à la main le plus longtemps possible, puis serrer doucement mais solidement
le joint avec la clé appropriée
 Lever l’ensemble avec le palan, desserrer l’étrier inférieur, puis poser
doucement l’ensemble sur la tête de forage
 Rassembler le câble moteur, les fils de sonde en un faisceau et les fixer
solidement le long de la tuyauterie (ne pas mettre dans ce faisceau le câble inox de
rappel) avec le collier colson ou le rilsan

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 68 
 
 

CHAPITRE 4
LA MAINTENANCE ET L’EXPLOITATION
DES STATIONS DE POMPAGE
PHOTOVOLTAÏQUE

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 69 
 
 

Dans ce chapitre, le lecteur s’initiera au concept de l’entretien et de la maintenance de la


pompe solaire. Il apprendra le rôle des différents types de maintenance et apprendra à monter
un dossier de maintenance pour son système. Une méthode permettant un diagnostic rapide du
fonctionnement de la pompe et de ses composants est offerte.

Définition
La maintenance est l’ensemble des actions permettant de maintenir ou de rétablir un bien dans
un état clairement spécifié ; bien maintenir, c’est assurer ces opérations à un coût global
minimal. Une pompe photovoltaïque de bonne qualité, bien conçue et bien installée, peut
fonctionner correctement pendant plus de 20 ans si elle est bien entretenue. Un entretien
négligé peut parfois avoir des conséquences irréversibles sur la fiabilité du système.

I. RÔLES, FONCTIONS ET ACTIVITÉS DE LA MAINTENANCE

Vu schématiquement sous un angle terminologique, « entretenir » un matériel, c’est le subir,


tandis que « maintenir » un matériel, c’est maîtriser ; il est vivement recommandé d’agir en
amont des événements afin de prévenir les défaillances ou les défauts. Dans un service
maintenance, on retrouve généralement les fonctions suivantes :
 méthodes et études (définition des techniques et des moyens à utiliser);
 ordonnancement (rassemblement des moyens, main-d’oeuvre et matières,
déclenchement des travaux);
 réalisation (contrôle de l’activité du personnel et de la qualité du travail);
 documentation (création, organisation et animation de toute la documentation).
 

Les principales activités d’un service maintenance sont la prévention, l’intervention et


l’amélioration.
La prévention s’effectue par une bonne tenue des documents permettant de suivre la vie de la
station, le maintien du stock de pièces de rechange, la réalisation d’inspections, de visites et
de contrôles. Pour pouvoir bien mener cette action, il est nécessaire de disposer des
documents suivants :
 le dossier machine du constructeur,
 les fiches de suivi de la station,
 les documents divers établis lors des interventions.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 70 
 
 

En dehors des documents précédents, il est aussi nécessaire d’optimiser le stock de pièces de
rechange, d’assurer convenablement les inspections (surveillances périodiques sans arrêt de la
pompe) et enfin de bien contrôler les paramètres de fonctionnement du système (vérification
de conformité). La seconde opération concerne l’intervention qui peut être une réparation,
une révision, un échange standard ou d’autres actions similaires. Enfin, la troisième opération
est l’amélioration du système. Elle a pour but de modifier le système de manière à améliorer
certaines de ses caractéristiques. Il peut s’agir d’une rénovation, d’une reconstruction ou
d’une modernisation. Il est aussi important que le service maintenance soit capable d’exécuter
certains travaux novateurs (mise en place ou implantation de nouveaux équipements).

II. TYPES DE MAINTENANCES


On distingue deux types de maintenances : la maintenance préventive (systématique ou
conditionnelle) et la maintenance corrective (palliative ou curative). L’objectif commun de
ces deux types est de diminuer le coût de défaillance. L’analyse technico-financière des
risques encourus impose le choix d’un type de maintenance.

II.1. La maintenance préventive


La maintenance préventive a pour objectif d’éviter que l’installation tombe en panne. Pour y
arriver, on effectue régulièrement un suivi et un contrôle rigoureux de chacun des constituants
de la station, tout en prenant soin de remplacer les pièces usées juste avant que leur état ne
perturbe le fonctionnement normal du système. Cependant, on doit différencier deux modes
de maintenance préventive : la maintenance systématique et la maintenance conditionnelle.

1) La maintenance préventive systématique


La maintenance systématique consiste à changer les pièces selon un échéancier préétabli. Elle
ne donne pas de résultats directement visibles immédiatement, mais elle permet surtout
d’assurer la fiabilité du système. L’objectif de ce type de maintenance étant de maintenir
l’équipement dans l’état de son rendement initial. Les coûts directs de cette maintenance
(main-d’œuvre et prix des pièces) ne doivent pas être supérieurs à la valeur des conséquences
des pannes que l’on cherche à éviter.
Ce type de maintenance, souvent appelé entretien du système, se limite généralement au
nettoyage des panneaux, au désherbage de la station, à la prévention de l’ombre sur les
panneaux et au contrôle visuel de l’état des câbles et des autres constituants externes
(supports, réservoirs…).

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Cet entretien est assuré au niveau local par les utilisateurs eux-mêmes. Il est généralement
confié à une structure technique locale constituée d’un opérateur technique et d’un fontainier
qui seront responsables du maniement, de l’entretien et de la surveillance de la station et de
tous les aménagements annexes.
Les tableaux 1 et 2 présentent respectivement les contrôles à effectuer et un exemple de
répartition des tâches au niveau de la structure technique locale.

Tableau.1
Maintenance préventive au niveau local
Contrôle à effectuer Actions à mener
Nettoyage hebdomadaire de  Utiliser un chiffon bien propre et mouillé ;ne pas utiliser
panneaux de détergents grenus ou de composés contenant des
particules abrasives ou des produits décapants
Prévention de l’ombre  Enlever les arbustes autour du générateur
 S’assurer que personne n’a rien entreposé qui puisse
masquer les panneaux
 Ne pas permettre la construction de maisons risquant de
faire de l’ombre sur les panneaux
Inspection des constituants des  Vérifier l’état de propreté et le blocage de toutes les
câbles et de l’aménagement connexions visibles (pompe, panneaux, conditionneur
d’énergie…)
 Une fois par semaine, vérifier les câbles partout où c’est
possible et rechercher les détériorations éventuelles
(coupures, isolants usés ou mangés par les rongeurs…)
 Contrôle quotidien de l’état des équipements et de
l’aménagement

Tableau .2 : Répartition des taches au niveau de la structure technique locale

Opérateur technique Fontainier


Tâches quotidiennes Tâches quotidiennes
 Avant le démarrage, Protection des équipements  Eviter le vandalisme,
automatique de la pénétration des
station s’assurer que les animaux errants, jets de
équipements sont en pierre d’enfants
bon état (modules,
câbles, fuite d’eau…)  Assurer la propreté de
 Relever dans un cahier Assainissements des aires de la station
la valeur affichée par le distribution  Eviter le gaspillage
débitmètre ; ce relevé d’eau
doit être effectué soit le  Maintenir l’ordre de la
soir à l’arrêt de la station
pompe soit le matin
avant le démarrage
Taches hebdomadaires En tout temps
 Avant le lever du soleil, Appui à l’operateur technique Donner un coup de main à
laver les panneaux l’operateur technique lors des

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avec de l’eau propre et travaux d’entretien ou de


essuyer avec un chiffon réparations et pour les relevés
propre
 Inspecter les câbles
pour se rassurer qu’ils
sont en bon état et bien
fixer dans les
connections

2) La maintenance préventive conditionnelle


La maintenance préventive conditionnelle a pour objectif la correction de la dérive éventuelle
du rendement technique de la station, ceci à travers une exploitation rigoureuse des relevés de
mesures et des constats effectués sur le site. C’est une maintenance préventive qui nécessite
un diagnostic avant le remplacement de la pièce. Elle dépend des résultats des visites et des
inspections (apparition d’un symptôme extérieur). Ces inspections doivent être confiées au
maître d’oeuvre ou à toute autre structure compétente et doivent être assurées par un
technicien spécialisé. L’équipe d’intervention pourrait être composée de deux personnes : un
technicien spécialisé, électromécanicien de préférence, et un ouvrier-chauffeur de profil plutôt
polyvalent ; cette équipe sera chargée de faire le point périodiquement sur le matériel installé.
Ce type de maintenance est utilisée chaque fois que cela est possible ; son coût est modéré et
il donne de bons résultats.
La maintenance préventive peut se présenter sous deux formes :
La Maintenance améliorative (actions d’amélioration permettant d’accroître la fiabilité et la
maintenabilité) et la maintenance prédictive (détermination de l’époque optimale
d’intervention à partir de l’évolution dans le temps des symptômes constatés).

II.2. La maintenance corrective


La maintenance corrective consiste à remettre en état de marche une installation tombée en
panne. L’arrêt de la station peut être dramatique pour les populations (absence d’eau, pertes
agricoles…), d’autant plus que les pièces de rechange peuvent ne pas être disponibles
localement. Afin de répondre le plus rapidement à cette situation, la maintenance corrective se
fait habituellement en deux étapes.
1) La maintenance corrective palliative (dépannage)
Le dépannage permet de remettre provisoirement en service un équipement victime d’une
défaillance partielle ou totale, en attendant une réparation définitive. Dans ce cas, la rapidité
de l’intervention prime sur la qualité. Cette action doit répondre le plus rapidement possible à
l’arrêt du système en amenant des solutions de marche même temporaires.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 73 
 
 

L’action de dépannage peut être faite par le personnel technique habilité au service de la
pompe ou, si le problème est grave, par une équipe technique rapide.
Le but de cette action n’est pas de réparer l’équipement mais de lui permettre de fournir
une partie du service pour lequel il a été mis en place. Si nécessaire, une partie de
l’équipement sera court-circuitée afin de permettre le fonctionnement partiel du système.

2) La maintenance corrective curative (réparation)


La réparation est la remise en état définitive de tout le matériel usagé ou accidenté ou d’une
partie de celui-ci. Contrairement au dépannage, la réparation est préparée et généralement
planifiée. Dans ce cas, la qualité de l’intervention prime sur la rapidité. Pour mieux
appréhender les risques de défaillance afin de mieux les éviter, on utilise parfois la méthode
AMDEC (analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité). Cette méthode
est beaucoup plus utilisée que la méthode exclusive de la maintenance ; par exemple lors d’un
projet, on peut s’en servir pour la modélisation, la conception, la qualité et la contrôlabilité du
produit.
Pour définir les priorités sur les interventions à mener, on effectue un classement des
coûts par rapport au type de panne. L’analyse ABC (ou loi de Pareto) facilite cette
hiérarchisation. Elle consiste dans un premier temps à classer les pannes par ordre décroissant
de coûts, et ensuite à établir un graphique faisant correspondre les pourcentages de coûts
cumulés à un pourcentage de types de pannes cumulés. Ceci permet généralement d’aboutir à
une courbe (voir figure 12.1) pouvant être scindée en trois zones: la zone A (zone dans
laquelle 20 % des pannes représentent 80 % des coûts ; c’est une zone de priorités), la zone B
(ici 30 % des pannes ne coûteront que 15% des coûts) et enfin la zone C (50 % des pannes,
mais correspondant seulement à 5% des coûts).
L’analyse ABC conduira ainsi à organiser une politique de maintenance préventive
systématique ou conditionnelle avec surveillance permanente pour les éléments de la zone A.
On sera un peu moins exigeant pour les constituants de la zone B, et nettement mois pour les
constituants de la zone C.
Figure1 représentation graphique de la méthode ABC

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 74 
 
 

Lors des interventions, il arrive très souvent que l’intervenant se contente de supprimer la
manifestation de la panne sans rechercher ses causes premières. Pour éviter ce genre de
dérapage, on peut utiliser la méthode de MAXER qui propose un dépannage rationnel en neuf
étapes :
1. s’informer et analyser la situation,
2. prendre éventuellement une décision provisoire,
3. établir le diagnostic, chercher la cause la plus probable,
4. réparer,
5. vérifier le résultat de la réparation,
6. chercher la cause première et y remédier,
7. trouver les conséquences,
8. vérifier les matériels semblables,
9. rédiger le rapport d’intervention.
Pour établir le diagnostic, on peut s’aider des questions classiques suivantes : Qui ? Quoi?
Où ? Quand? Combien? Comment? ; ces questions sont présentées dans le tableau 12.3.

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Tableau 3 : question à répondre pour établir un diagnostic de réparation

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Figure 2 : organigramme présentant l’organisation technique des actions possibles du


responsable technique chargé de la maintenance

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III. DOSSIER DE MAINTENANCE


Le dossier de maintenance est un dossier dans lequel tout sera noté. Il devra permettre à toute
nouvelle personne de s’informer avec précision et d’exécuter les tâches aisément. Nous
présentons ci-dessous les renseignements à rassembler pour une bonne connaissance du
matériel et surtout la façon de procéder pour constituer le dossier de maintenance d’une
installation. Les principes élaborés ci-dessous s’appliquent surtout à la structure extérieure qui
assurera la maintenance de la pompe.

III.1. Connaissance du matériel


Pour une bonne connaissance du matériel, on doit pouvoir trouver, dans le dossier de
maintenance de chaque pompe, les informations suivantes :
• fiche signalétique : nom et adresse du constructeur ou du fournisseur, téléphone,
télécopieur, type et numéro de série, année de fabrication…,
• caractéristiques physiques : encombrement, masse, capacité de production…,
• commande: date et références, spécifications techniques, conditions de réception,
conditions de garantie…,
• plans : d’ensemble, de détails de toutes les pièces susceptibles d’être remplacées ou
réparées, de montage donnant les jeux, les entr’axes, les réglages, les vues éclatées…,
• schémas: cinématique, électrique, hydraulique, électronique, de régulation…,
• plans d’installation : fondations, raccordements électriques, hydrauliques,
• fiches : entretien, réglage, mise en route, arrêt, conduite…,
• consignes particulières : sécurité, incendie…,
• liste : des ensembles pour échange standard, des pièces de rechange…

III.2. Constitution d’un dossier de maintenance


Le dossier de maintenance commence à être constitué dès que l’équipement est commandé et
sera complété au fur et à mesure des actions de maintenance sur le système. L’élaboration du
dossier de maintenance, par la société chargée du suivi ou de la maintenance de la station, doit
se faire avec l’aide du constructeur ou du fournisseur, de la structure chargée de l’achat du
matériel, du comité d’exploitation local et du fontainier.
Pour l’organisation du dossier, on peut regrouper les constituants par familles et sous-
familles, par exemple un premier groupe correspondant aux pièces fabriquées en grande série
et qu’on peut facilement trouver en grande quantité sur le marché (robinets, vis, écrou…), un

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second groupe constitué par les ensembles importants (moteurs, pompes…), et enfin un
troisième groupe constitué de composants propres à l’installation (onduleurs, moteurs,
pompes, etc.). Cette méthode facilite la codification. Par ailleurs, tout travail effectué donnera
lieu à un historique qui sera intégré au dossier. Ce dernier doit exister au moins en deux
exemplaires classés respectivement dans la structure locale d’exploitation et dans la société
chargée de la maintenance. Il faut bien noter que le dossier de maintenance n’est pas un
document d’archives mais un document de travail.

IV. COÛTS DE MAINTENANCE, DE DÉFAILLANCE ET DE FONCTIONNEMENT

IV.1. Coûts de maintenance


Bien qu’ils varient selon les activités, les coûts de maintenance annuels représentent d’une
manière générale environ 15 % du prix de l’installation, et environ 9% des dépenses globales.
Les coûts de maintenance se décomposent en quatre parties :
 les dépenses de main-d’œuvre et d’outillage (coûts des moyens humains et
matériels…),
 les achats et les sorties de magasin (produits consommés, échanges standard…),
 les dépenses de main-d’œuvre externe (sous-traitance…),
 les frais généraux (salaires, avantages sociaux du personnel, frais matériels : locaux,
énergie, téléphone, télécopieur, imprimés…).
Ces coûts incluent le remplacement des composants principaux après leur durée de vie
effective.

IV.2. Coûts de défaillance


Pour pouvoir apprécier de manière rigoureuse l’activité de maintenance dans une station de
pompage, le coût le plus utile à connaître sera celui qui intègre aux dépenses d’entretien
toutes les pertes et le manque à gagner. Bien que l’analyse de ce coût soit relativement
complexe, nous allons considérer qu’il y a défaillance non seulement en cas de panne totale
ou arrêt de la station, mais aussi lors de toute réduction du débit d’eau pompée.
De nombreux paramètres doivent être pris en considération lors de l’estimation de ce coût
(salaires et avantages sociaux du personnel, coût d’amortissement, frais généraux…).
Il est important de noter que, pour tout matériel, l’objectif de la maintenance n’est pas
d’éliminer à tout prix toutes les pannes, mais plutôt de déterminer la durée optimale des arrêts
pour panne pour laquelle le coût de défaillance est minimal.

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IV.3. Coût moyen de fonctionnement


Ce coût permet, par une étude économique, de fixer la date de renouvellement
de la pompe photovoltaïque. Il est défini par le ratio suivant :
é      é      
û  
 

Les dépenses comprennent le prix d’achat des équipements et les frais d’installation, jusqu’à
la mise en service, les dépenses de fonctionnement et les dépenses d’entretien. À tout
moment, la pompe photovoltaïque représente un capital qui vient en déduction du capital ci-
dessus. Le service rendu peut se chiffrer en tonnage d’eau vendue ou en nombre d’heures de
marche. Le coût moyen décroît les premières années, passe par un palier minimal, pour
recroître ensuite. En cas d’incident sérieux sur la pompe, le coût moyen peut aider à décider
entre une réparation coûteuse et un remplacement

V. IDENTIFICATION DES PANNES


Une vérification méthodique est nécessaire si la pompe ne débite pas correctement ou si le
système est arrêté pour une raison non définie. Les organigrammes proposés dans les figures
13.1 à 13.5 ont pour objectif de faciliter le diagnostic.

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Figure 3 : diagnostic général du système

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Figure 4 : diagnostic du rendement du système

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Figure 5 : diagnostic du générateur photovoltaïque

Figure 6 : diagnostic du conditionneur d’énergie

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Figure 7 : diagnostic du groupe motopompe

V.I. TECHNIQUES DE RÉPARATION

Le dépannage des équipements doit absolument être effectué par une structure spécialisée
capable de travailler en conformité avec les prescriptions du constructeur. Les remplacements
standard étant souvent fréquents, nous présentons ci-dessous quelques précautions à prendre
lorsqu’on doit remplacer certains constituants d’une station de pompage photovoltaïque.

Dimensionnement, installation et maintenance PV  Page 84 
 
 

Chaque fois qu’un dépannage sera effectué, on prendra soin de bien cerner les causes de
l’incident afin d’éviter qu’il se reproduise à l’avenir.

1) Remplacement d’un module


Avant d’entreprendre le remplacement d’un module détérioré, il faut s’assurer que le nouveau
module est parfaitement convenable. Celui-ci doit être de la même puissance et avoir les
mêmes caractéristiques de fonctionnement (intensité tension) que celui qu’il remplace. Si le
module est différent, celui-ci peut influencer gravement la caractéristique de fonctionnement
de tout le générateur. Le remplacement d’un module doit être effectué de préférence tôt le
matin ou tard le soir. On doit tout d’abord masquer la surface des panneaux avec une toile
noire ou une bâche. Le conditionneur d’énergie est ensuite arrêté. Les câbles de liaison entre
celui-ci et les boîtes de distribution aux panneaux sont déconnectés grâce à des outils isolants.
Après avoir étiqueté le fil positif et le fil négatif du module fautif, on les débranche de la boîte
de connexion. Le module peut ensuite être retiré en desserrant les vis qui le fixent à la
structure. On peut alors mettre en place le nouveau module, faire les connexions adéquates et
remettre le système en service.

2) Remplacement de câbles
Les modules, le conditionneur d’énergie et le groupe motopompe sont reliés entre eux par des
câbles qui peuvent subir diverses détériorations. Tout câble endommagé doit être changé.
Pour ce faire, on arrête le conditionneur, on masque les modules, on débranche le câble et on
le remplace. Pour un câble reliant les panneaux au conditionneur d’énergie, on déconnectera
d’abord les panneaux. De même, entre le conditionneur et le groupe motopompe, on
débranchera d’abord le câble du côté conditionneur. Pour la mise en place du nouveau câble,
ces priorités seront inversées.

3) Remplacement du conditionneur d’énergie


Avant de procéder au remplacement du conditionneur, il est conseillé de vérifier si la panne
n’est pas due à un mauvais raccordement ou à un défaut sur l’interrupteur principal. Les
précautions à prendre pour un échange standard du conditionneur sont similaires à ce qui a
déjà été vu plus haut. On doit donc arrêter l’installation et couvrir les modules avant
d’effectuer la substitution.

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4) Remplacement du groupe motopompe


Après avoir sorti le groupe motopompe du forage, on effectue une bonne inspection visuelle
pour vérifier si le défaut ne peut pas être corrigé très simplement (saletés…). Pour des défauts
nécessitant le démontage du groupe, on procède généralement à un échange standard en
attendant sa remise en état.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1]ANNE LABOURET, Michel Villoz. Energie solaire photovoltaique, 2éme édition
DUNOD, Paris 2005. ISBN 2100490524

[2]DJAMILA REKIOUA. ERNEST MATAGNE, optimization of photovoltaic power


systems springer 2012

[3]Elena V. M. Papadopoulou, Photovoltaic Industrial Systems, Springer-Verlag Berlin


Heidelberg 2011

[4]ANNE LABOURET , PASCAL CUMUNEL JEAN-PAUL BRAUN , BENJAMIN


FARAGGI. Cellules solaires Les bases de l’énergie photovoltaïque 5éme édition DUNOD,
2010
[5]schneider-electric. Photovoltaïque. Catalogue résidentiel et petit tertiaire – 2010
[6]Mark Hankins. Stand-Alone Solar Electric Systems.  The Earthscan Expert Handbook for
Planning, Design and Installation, London • Washington, DC,2010. ISBN 978-1-84407-713-7
[7]Alain Ricaud. Modules et systèmes photovoltaïques, sept,2008
[8] IPFL/Université d’Ottawa/EIER/CREPA, le pompage photovoltaïque manuel de cours à
l’intention des Ingénieurs et des techniciens, 1998.

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