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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple – Un But – Une Foi

MINISTERE DU TRAVAIL ET DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES

Direction Générale du Travail et de la Sécurité Sociale

Direction des Statistiques du Travail et des Etudes

ENQUETE DASMO - 2008


(Déclaration annuelle de la situation de la Main d’œuvre)

RESULTATS DE L’ENQUETE SUR LA SITUATION DE LA MAIN D’ŒUVRE EN 2008

Rapport provisoire

01/06/2010
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

ENQUETE DASMO 2008 : RESULTATS DE L’ENQUETE SUR LA


SITUATION DE LA MAIN D’ŒUVRE EN 2008

RAPPORT FINAL

Mosaïque de couverture : Chambre de Commerce et d’Industrie de Dakar, Chantiers de construction BTP, Santé
et Action Sociale, Site Touristique, Carrières de Basalte (composition DSTE)

Ce rapport est réalisé par les techniciens de la Direction des Statistiques du Travail et des
Etudes (DSTE, ex- Service des Statistiques du Travail – SST) du Ministère du Travail et des
Organisations Patronales. Il a bénéficié du financement de l’Etat du Sénégal à travers le
Budget Consolidé d’Investissement (BCI) et de l’appui technique de l’Agence Nationale de la
Statistique, et de la Démographie (ANSD) et de la Direction de l’Emploi. Le MTOP tient
particulièrement à exprimer ses remerciements à MM. El Hadji Malick DIAME, Omar FALL,
Mansour FALL, Abdoulaye M. TALL et à Alassane TOUNKARA qui ont bien voulu faire une
lecture préalable de ce document.

Toute information complémentaire sur les données de cette enquête peut être obtenue auprès
de la Direction des Statistiques du Travail et des Etudes.

Ce rapport peut être accessible sur le site du Ministère ou auprès de :

M. Harouna H. LY, Directeur de la DSTE,


Rue Ramez BOURGI x rue Béranger Ferrault - BP 21397 Dakar-Ponty
Téléphone/Fax (221) 33.822 08 69 / 33.821.77.60
Site web : www.mtop.gouv.sn
Contact: statravail@orange.sn

Les demandes de traduction devront être adressées uniquement à la DSTE à l’adresse mentionnée ci-dessus. Des
extraits pourront être reproduits sans autorisation, à la condition que leur source soit dûment mentionnée.
SENEGAL : Enquête DASMO 2008 : Résultats de l’Enquête sur la Situation de la Main d’Œuvre. Dakar, Rapport
provisoire – Dakar, DSTE/MTOP, juillet 2010

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

COMITE DE REDACTION
Directeur : Babacar THIAM, Inspecteur du Travail
technique Directeur Général du Travail et de la Sécurité sociale,
(DGTSS)
Coordinateur : M. Harouna H. LY, Statisticien,
Général Directeur des Statistiques du Travail et des Etudes, (DSTE)
Appui technique : M. Abdoulaye M. TALL, Démographe,
Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
(ANSD)
: M. Arona TOURE, Statisticien, Direction de l’Emploi
Rédacteurs : M. Harouna H. LY, Statisticien, DSTE
: M. Alassane DIALLO, Contrôleur du Travail, DSTE/MTOP
: M. Ousseynou Khaïridine FALL, Statisticien, DSTE/MTOP
: M. Babacar SENE, Statisticien
: Abdoulaye M. TALL, Démographe, ANSD
: Arona TOURE, Statisticien, DE/MFPE
Comité de : M. Oumar FALL, Inspecteur du Travail et de la Sécurité
lecture sociale, DRTOP
: M. Mansour FALL, Inspecteur du Travail et de la Sécurité
sociale, IRTSS/Dakar
: M. Alassane TOUNKARA, Conseiller Technique, Ministère de
la Fonction Publique et de l’Emploi (MFPE)

: M. Cheikh Mbacké THIAM, Contrôleur du Travail et de la


Sécurité sociale, DSTE
: M. El Hadj Malick DIAME, Démographe
Saisie : Mme Ndombour Lô CISSE, agent de saisie
: Mlle Yoni DIALLO, agent de saisie
: Mme Ndèye Bigué Touré DIOR, agent de saisie
: M. Ben Ibrahima FAYE, agent de saisie
: Mme Bintou GOUDIABY, agent de saisie
: Mme Dieyla SAMB, agent de saisie
: Mme Ramatoulaye Ngom SY, agent de saisie
Secrétariat : Mme Maty Diagne THIAM, DSTE
: Mme Fatimata Thiongane MANGANE, DSTE

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

SOMMAIRE
SIGLES ET ACCRONYMES .............................................................................................................5
AVANT PROPOS ..............................................................................................................................6
1. INTRODUCTION GENERALE .....................................................................................................8
II. LA SITUATION DE LA MAIN D’ŒUVRE DANS LE SECTEUR PRIVE ET PARAPUBLIC ... 10
2.1. Caractéristiques des établissements ............................................................................................ 10
2.2. La main d’œuvre actuelle dans l’entreprise ................................................................................. 16
2.3 La main – d’œuvre ayant quitté l’établissement ........................................................................... 28
2.4. Conclusion partielle ................................................................................................................... 36
III. MASSE SALARIALE ET SALAIRES MOYENS VERSES PAR LES ENTREPRISES ............. 37
Introduction ...................................................................................................................................... 37
3.1 Masse salariale et salaires moyens 2008 ..................................................................................... 37
3.1.1. Concepts et définitions ........................................................................................................... 37
3.1.2. Analyse différentielle de la masse salariale .............................................................................. 38
a. Masse salariale générée selon la taille de l’établissement ........................................................... 40
b. Masse salariale selon que l’entreprise dispose de succursale ou non ....................................... 41
c. Masse salariale générée selon la forme juridique ....................................................................... 42
d. Masse salariale générée selon le secteur d’activité ................................................................. 43
3.2 Salaire moyen versé par les établissements .................................................................................. 44
3.2.1. Définitions et Concepts ........................................................................................................... 44
3.2.2. Salaire moyen mensuel selon les caractéristiques du travailleur permanent .............................. 44
a. Salaire moyen mensuel par région d’implantation ...................................................................... 46
b. Salaire moyen mensuel selon la forme juridique .................................................................... 47
c. Salaire moyen mensuel selon le secteur d’activité ...................................................................... 48
3.4. Conclusion partielle ................................................................................................................... 50
IV. EVOLUTION DES EMPLOIS PERMANENTS ......................................................................... 52
4-1 Evolution des emplois permanents entre 2007 et 2008 ................................................................. 52
4.2 Perspectives d’évolution des activités selon les employeurs ........................................................ 56
4.3 Evolution de l'activité de l'établissement ..................................................................................... 79
4.4. Conclusion partielle ................................................................................................................... 83
V. CONCLUSION GENERALE....................................................................................................... 84
ANNEXES ....................................................................................................................................... 86

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

SIGLES ET ACCRONYMES
ANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
BCI : Budget Consolidé d’Investissement
BIT : Bureau International du Travail
BTP : Bâtiments et Travaux Publics
DASMO : Déclaration Annuelle de la Situation de la main d’œuvre
DE : Direction de l’Emploi
DGTSS : Direction Générale du Travail et de la Sécurité sociale (ex-DTSS)
DRTOP : Direction des Relations de Travail et des Organisations professionnelles
DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
DSTE : Direction des Statistiques du Travail et des Etudes (ex-SST)
DTSS : Direction du Travail et de la Sécurité Sociale
EGRCS : Elections générales de représentativité des centrales syndicales (1998)
GIE : Groupement d’intérêt économique
IRTSS : Inspections régionales du Travail et de la Sécurité Sociale
MEF : Ministère de l’Economie et des Finances
MFCFA : En Millions de FCFA
MFPE : Ministère de la Fonction Publique et de l’Emploi
MFPTE : Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi
MTOP : Ministère du Travail et des Organisations Professionnelles
NPE : Nouvelle Politique de l’Emploi
NSDD : Norme Spéciale de Diffusion Des Données
SA : Société anonyme
SARL : Société à responsabilité limitée
SCA : Stratégie de Croissance Accélérée
SDS : Schéma Directeur de la Statistique
SIMT : Système d’Informations sur le Marché du Travail
SSN : Système Statistique national du Sénégal
SST : Service des Statistiques du Travail

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

AVANT PROPOS
Depuis des décennies, la problématique de l’emploi constitue un enjeu de taille
pour les pouvoirs publics.

Cette préoccupation a été accentuée par la crise économique mondiale née aux
Etats-Unis en 2008, qui, par ses effets dévastateurs a engendré comme
conséquences une augmentation du chômage et une prise de conscience
remarquable de la place de l’emploi dans le développement économique et social. Ce
regain d’intérêt s’était manifesté auparavant par la tenue en 2004 du sommet des
chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine à Ouagadougou sur l’emploi et
la lutte contre la pauvreté avec la formulation de recommandations et la mise en
place d’un plan d’action continental pour venir à bout du chômage et du sous-
emploi.

C’est fort de cette compréhension que le Bureau International du Travail (BIT)


soucieux de la disponibilité d’information de qualité sur le marché de du travail a
contribué à la réalisation de la dernière enquête sur l’emploi salarié de 2004.Cette
prise de conscience s’est aussi matérialisée par l’adoption du Pacte Mondial pour
l’Emploi lors du sommet mondial sur l’emploi de 2009 qui replace l’emploi aux
cœurs des actions prioritaires menant vers le progrès économique et social.

Ces considérations ont été très tôt prises en compte par le Gouvernement du
Sénégal à travers ses différents politiques et programmes (Document de stratégie de
réduction de la pauvreté – DSRP 1 et 2 ainsi que la stratégie de croissance accéléré
– SCA) qui repositionnent la question de l’emploi au cœur de sa stratégie de
développement économique et social. La mise en œuvre et l’orientation des
politiques publiques d’emploi reposent sur l’existence d’informations statistiques
fiables sur le marché du travail, condition essentielle à la réussite de toute
planification stratégique dans le domaine de l’emploi et du travail.

Pour pallier le manque d’information sur le marché du travail, le Gouvernement du


Sénégal s’est doté d’une législation sociale à même de fournir les informations
statistiques nécessaires à la prise de décision. C’est ainsi que l’arrêté
interministériel N°8949/MFPTE/DTSS du 14 Août 1972 fixant les modalités de la
Déclaration Annuelle de la Situation de la Main d’Œuvre (DASMO) a été pris pour
réglementer la production d’information au sein des entreprises.

Dans le même cadre, l’article L.220 de la loi 97-17 du 1er Décembre 1997 portant
Code du travail fait obligation à tout chef d’établissement de produire une
Déclaration Annuelle de la Situation de la Main d’Œuvre, lorsqu’il emploie moins de
50 travailleurs et un bilan social lorsqu’il en compte plus.

Le Gouvernement du Sénégal ne s’est pas limité uniquement à mettre en place une


réglementation de la DASMO ; il a entrepris, depuis l’année budgétaire 2007, un
accompagnement financier du Service des Statistiques du Travail (SST) dans le
cadre du budget consolidé d’investissement (BCI), pour la réalisation de l’enquête
sur l’emploi salarié.

Malgré la mise en place de mécanisme incitatif et de financement de l’Etat, les


difficultés majeures ont surgi dans la période d’exécution de l’enquête sur l’emploi
salarié de 2007 et qui se sont traduites par son report en 2008 du fait de la mise en
place tardive des crédits et des ponctions opérées au cours de cette année.

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Le Service des Statistiques du travail (SST), maitre d’œuvre de l’enquête sur l’emploi
salarié en 2008, a connu des difficultés liées d’une part à un manque de logistique
et de personnel criard et, d’autre part, d’un contexte défavorable à la réalisation
d’activités d’enquêtes, et enfin à une réduction drastique des crédits budgétaires
prévus pour l’édition des questionnaires. Ces contraintes se sont répercutées sur le
calendrier de l’enquête et ont engendré un décalage important dans le démarrage
des opérations.

Ces facteurs ont grandement handicapé la phase d’exécution des opérations


d’enquête car coïncidant avec la grève des inspecteurs du travail et de la sécurité
sociale (IRTSS). En effet, ce climat de travail a perturbé en très grande partie les
activités de supervision de l’enquête et de réception des questionnaires remplis. En
plus de cette contrainte, le Ministère a été fortement impliqué dans l’organisation
des élections générales de représentativité des centrales syndicales des travailleurs
(EGRCS). Cette situation a contribué d’une part à la lenteur observée dans la
réalisation des opérations de collecte et de traitement des informations recueillies
et, d’autre part, a engendré des retards dans la publication des données de l’année
2008.

En dépit de ces contraintes, le Ministère du Travail et des Organisations


Professionnelles (MTOP) a tenu à mettre à la disposition des utilisateurs les
données sur la situation de la main d’œuvre au Sénégal.

A ce titre, le MTOP réitère ses félicitations à l’endroit des différents techniciens de la


DGTSS pour leur engagement dans la réalisation de cette enquête DASMO. Il
s’honore aussi de la collaboration de plusieurs structures dans la publication de ce
rapport, plus particulièrement de l’Agence Nationale de la Statistique et de la
Démographie (ASND/MEF) ainsi que de la Direction de l’Emploi qui ont apporté un
accompagnement technique et méthodologique pour sa réalisation.

Le MTOP renouvelle sa volonté de moderniser le système de collecte de données sur


le marché du travail et, ce faisant, son engagement à doter les services compétents
de dispositifs appropriés leur permettant de mettre à la disposition les informations
dans les délais compatibles avec le processus de prise de décision.

Parmi les principales priorités, le Gouvernement mettra spécialement l’accent sur


la mise en place d’un système opérationnel d’informations sur le marché du travail
(SIMT) et, à titre d’accompagnement, sur la définition d’un programme adéquat de
collecte de données pour pouvoir établir annuellement un bilan social pour
renseigner sur le travail décent. Ceci entre, en droite ligne, dans la décision du
Sénégal d’adhérer à la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD) dont le
secteur de l’emploi et du travail occupe une place centrale : son développement est
une condition quasi sine qua none de réussite de cet exercice.

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

1. INTRODUCTION GENERALE
Dans le cadre de sa mission d’information et de documentation sur l’activité du
marché du travail, la DSTE (anciennement appelée Service des Statistique du
Travail – SST) a reçu le mandat de réaliser depuis 1972 une enquête auprès des
établissements intitulée Déclaration Annuelle de la Situation de la Main d’œuvre
(DASMO).

Plusieurs rapports ont été à ce sujet publiés dont le plus récent remonte à l’année
2004. Cette édition de 2008 intervient dans un contexte particulier. En outre, le
Sénégal s’est inscrit depuis 2006 dans une profonde réforme de son système
statistique national (SSN) qui s’est traduite par la mise d’une agence de
coordination et d’harmonisation de l’activité de production statistique1, d’une part,
et, de l’autre, par la définition d’un schéma directeur de la statistique (SDS) qui
recense les principales activités de production statistique. Dans cet ordre d’idée, le
Ministère du Travail et des Organisations Professionnelles (MTOP) a mis en œuvre
son projet de modernisation de l’administration du travail qui a conduit à engager
une réflexion institutionnelle dont l’aboutissement a été, entre autres, la création
d’une Direction Générale du Travail et de la Sécurité Sociale (DGTSS), et l’érection
du Service des Statistiques du Travail (SST) en une direction nationale, pouvant se
donner les moyens techniques et humains adéquats en vue de mieux suivre
l’évolution du marché du travail. Parmi les principaux défis de cette nouvelle
structure figure la mise sur pied d’un système d’information sur le marché du
travail (SIMT) dont l’objectif est de documenter périodiquement l’activité du marché
du travail ainsi que les principaux éléments que l’enquête DASMO prend
habituellement en charge. Pour ce faire, les principaux indicateurs prévus dans le
cadre de cette enquête DASMO vont devoir être intégrés dans les années à venir
dans le bilan social. Il s’agit d’une avancée notable qui permettra une meilleure
comparabilité des informations au plan international et de développer de meilleures
stratégies de promotion du travail.

En plus de cette nouveauté, l’année 2008 restera marquée par la préparation


intense des élections de représentativité des centrales syndicales (EGRCS) dont
l’agenda était bien calé sur cette année mais en raison de difficultés de coordination
avec les parties prenantes (syndicats de travailleurs, organisations patronales,
administrations du travail, etc.) il a dû être décalé au dernier moment.

Autre fait marquant de cette année 2008, la création de nouvelles régions


(notamment celles de Kédougou, de Sédhiou et de Kaffrine) ainsi que les
réorganisations opérées à l’intérieur de certaines régions auront eu pour incidence
de rendre moins aisée la comparabilité des données régionales et, aussi,
d’introduire un peu plus de perturbation dans la mobilisation des questionnaires
par les inspections régionales du travail et de la sécurité sociale (IRTSS),
notamment dans les régions nouvelles.

En dépit de ces contraintes, la DSTE a tenu à mettre à la disposition des


utilisateurs les données sur la situation de la main d’œuvre au Sénégal. La méthode
retenue pour sa réalisation avait consisté à déposer auprès des établissements un
questionnaire établi à ce titre en mettant à contribution les Inspections Régionales

1
En l’occurrence l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).
8
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

du Travail et de la Sécurité Sociale (IRTSS) pour l’appui technique et la remontée


2
des informations au niveau central .

Au total, parmi les 1256 questionnaires reçus, 804 déclarations ont pu être traitées
pour rendre compte de la structure de l’emploi au Sénégal et ont fait l’objet du
présent rapport. Les résultats de cette enquête sont ainsi présentés en trois (3)
parties.

La première partie est consacrée à la situation de la main d’œuvre et comporte 3


sections. La première section traite des établissements selon diverses
caractéristiques que sont : la forme juridique, la taille de l’établissement ;
l’appartenance à une entreprise à établissements multiple et le secteur d’activité.
La deuxième section analyse la main d’œuvre actuelle selon les caractéristiques des
travailleurs : l’analyse s’appesantit ici sur la structure de la main d’œuvre
permanente et prend en considération les caractéristiques du travailleur que sont le
sexe, l’âge, le niveau d’instruction (ou le diplôme obtenu), l’ancienneté au travail
ainsi que le niveau de qualification. Enfin, la troisième section aborde la mobilité
des travailleurs et s’intéresse plus particulièrement aux départs enregistrés et à
leurs motivations.

La deuxième partie examine le résultat de l’activité des établissements à travers une


analyse de la masse salariale générée en 2008. Cette analyse fera ainsi ressortir le
régime salarial en vigueur en 2008 à travers une analyse comparée du salaire
moyen versé aux travailleurs permanents.

La troisième partie fait le point sur les perspectives attendues en 2009. Pour se
faire, les différentes contraintes signalées par les établissements ont été
diagnostiquées et discutées et, ensuite, il y est fait part de l’évolution attendue en
2009 selon la vision donnée par ces mêmes établissements.

Enfin, pour promouvoir une analyse approfondie des résultats, divers tableaux ont
été intégrés dans les annexes.

2
Pour plus de détails, voir la Méthodologie de l’Enquête, au niveau de l’Annexe 1.
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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Première partie :
II. LA SITUATION DE LA MAIN D’ŒUVRE DANS LE
SECTEUR PRIVE ET PARAPUBLIC
Cette première partie comporte trois (3) sections dont la première dresse le profil
des établissements en mettant en évidence leurs caractéristiques dominantes.
L’analyse prend ici en considération la région d’implantation, la forme (ou statut)
juridique, la taille et le secteur d’activité dans lequel opère l’établissement. En
raison de la forte concentration de ces établissements dans la région et des risques
d’arriver à une faible représentation des autres régions, cette catégorisation
retiendra uniquement 2 niveaux d’analyse, à savoir (1) la région de Dakar et (2) les
autres régions, pour procéder à des comparaisons.

Après cette première analyse du cadre du travail, la deuxième section fera ressortir
la structure de la main d’œuvre en mettant en évidence les caractéristiques d’âge,
de sexe, de résidence (ou distribution spatiale) et de nationalité, d’une part, et sa
répartition selon la convention collective, le diplôme déclaré et la qualification
professionnelle, d’autres parts.

La troisième section fait le point sur les départs enregistrés entre 2007 et 2008 et
analyse cette mobilité au regard des caractéristiques du travailleur (comme
identifiées dans la section 2) et du cadre de travail (caractéristiques de
l’établissement).

La section ci-après présente d’abord le cadre de travail dans lequel évolue la main
d’œuvre employée en 2008 dans les secteurs privé et parapublic.

2.1. Caractéristiques des établissements


Les caractéristiques retenues pour analyser le profil des établissements dans
l’enquête DASMO sont les suivantes :

· la région d’implantation ou la distribution spatiale


· la forme juridique, ou statut de l’établissement,
· la taille de l’établissement, appréciée à travers le nombre de salariés
embauchés,
· l’appartenance à une entreprise à établissements multiples, c’est-à-dire un
établissement disposant ou non de succursales,
· le secteur d’activité économique.

Le tableau 1.1 présente le profil des établissements du secteur privé et parapublic


qui ont déposé leur déclaration de l’enquête DASMO de 2008.

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau 1.1 : Distribution des établissements selon différentes caractéristiques

Caractéristiques Nombre Pourcentage


Région de localisation
· Dakar 667 83,0
· Autres régions 137 17,0
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 314 39,1
· De 5 à 9 salariés 187 23,3
· De 10 à 29 salariés 157 19,5
· De 30 à 49 salariés 42 5,2
· De 50 à 69 salariés 27 3,4
· De 70 à 99 salariés 21 2,6
· De 100 à 299 salariés 39 4,9
· 300 et plus 17 2,1
Forme juridique
· Particulier 402 50,0
· SARL 159 19,8
· Société Anonyme 204 25,4
· GIE 10 1,2
· Association 12 1,5
· Etablissement Public 9 1,1
· Autres 8 1,0
Avec succursale ou non
· Dispose de succursale (s) 102 12,7
· Ne dispose pas de succursale 702 87,3
Secteur d’activité
· commerce 238 29,6
· transport 32 4,0
· pêche 7 0,9
· activité de fabrication 164 20,4
· bâtiment et travaux publics 22 2,7
· activité de réparation / installation 14 1,7
· santé/action sociale 125 15,5
· hôtel et restaurant 64 8,0
· activité immobilière 18 2,2
· poste/télécommunication 19 2,4
· intermédiation financière 30 3,7
· agriculture 9 1,1
· activité de production/distribution (eau gaz électricité...) 5 0,6
· activité extractive 9 1,1
· enseignement 8 1,0
· activité de services aux entreprises 4 0,5
· autres 25 3,1
TOTAL 804

a. La distribution spatiale des établissements

Les établissements retenus sont localisés majoritairement dans la région de Dakar.


Plus de 8 unités sur 10 y sont implantées (83%) contre près de 2 unités sur 10 qui
se répartissent dans les autres régions, comme en 2004. Ce déséquilibre est une
réalité qui persiste au Sénégal depuis plus de 3 décennies.

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

b. La forme juridique des établissements

Les établissements sont enregistrés Graphique 1.1: Distribution des établissements


sous plusieurs formes juridiques en 2008 selon la forme juridique (en %)
dont les plus représentatives
demeurent les Particuliers (50%),
les sociétés anonymes (25%), les
Sociétés à responsabilité limitée
(19,7%). Les autres formes
juridiques recensées concernent les
établissements publics, les
groupements d’intérêt économique
(GIE) ou encore les associations
mais leur poids reste marginal en
2008 comparé à l’importance des
trois premières catégories.

Selon la région d’implantation (cf.


graphique suivant), on note une
prédominance d’établissements Source : DSTE : DASMO, 2008
individuels (statut particulier) dans
les autres régions avec 2 établissements sur 3 qui appartiennent à cette catégorie.

Les SA viennent au second rang en termes de catégories d’établissements suivies


des SARL. Mais, en termes d’importance, leur représentativité reste faible comparée
au poids qu’elles occupent dans l’environnement des établissements installés dans
la région de Dakar.

Graphique 1.2: Distribution des établissements selon l’implantation géographique et la forme juridique (en %)

Source : DSTE : DASMO, 2008

En effet, comme le confirme le graphique ci-dessus, on constate que le déséquilibre


dans la distribution des établissements selon la forme juridique est moins tranché
dans la région de Dakar : la meilleure représentativité des SA et des SARL y atténue
le poids des établissements des particuliers. En revanche, les établissements
classés comme GIE ou comme établissements publics sont moins bien représentés
dans la région de Dakar par rapport aux autres régions.

c. L’activité économique et la région


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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Les établissements de travail se caractérisent par une grande diversité en termes de


domaine de spécialisation. Dans l’ensemble, on dénombre une vingtaine de secteurs
d’activités en 2008, avec une légère prédominance pour le secteur du commerce
(29,6%), les activités de fabrication (20,4%), et, en 3ème position, le secteur de la
Santé et de l’Action sociale (15,5%). Les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration,
celui des transports ainsi que les activités d’intermédiation financière constituent
des secteurs appréciables avec respectivement 8%, 4% et 3 ,7% des établissements
qui y sont concentrés.

Toutefois, la répartition dans l’espace présente de légères distorsions dans la


distribution des établissements entre les secteurs d’activité. En outre, le poids des
secteurs d’activité se modifie comme le montre le graphique ci-dessous.

Graphique 1.3: Poids des secteurs d'activité selon l’implantation géographique de l’établissement (en %)

Source : DSTE : DASMO, 2008.

Dans les régions autres que Dakar, les établissements s’organisent plus autour des
activités de fabrication (31,4%) et de Santé et Action sociale (25,5%) et
accessoirement dans le domaine de l’agriculture et celui de l’intermédiation
financière. Le secteur du Commerce n’y arrive qu’en 3ème position en termes de
concentration avec 22% des unités alors qu’il constitue le secteur dominant dans la
région de Dakar. Le poids du secteur de l’Hôtellerie et de la restauration reste
inchangé selon que l’on se trouve dans la région de Dakar ou dans les autres
régions : il demeure partout le 4ème secteur de concentration des entreprises
recensées.

d. L’appartenance à une entreprise à établissements multiples

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Parmi les établissements interrogés en 2008, on compte 102 entreprises (soit


12,7%) qui disposaient de succursales ou d’antennes.

Comme le met en évidence le Graphique 1.4: Distribution des entreprises à établissements multiples
graphique ci-contre, on note selon la forme juridique en 2008 (en %)
une forte présence de
sociétés anonymes (59%), de
particuliers (25%) et de SARL
(près de 9%) parmi les
établissements qui possèdent
des succursales. On relève
une faible représentativité
des établissements publics,
des Associations de même
que des GIE parmi les
entreprises à établissements
multiples.

La répartition spatiale de ces


entreprises à établissements
multiples (graphique ci-
dessus) montre dans Source : DSTE : DASMO 2008
l’ensemble que 2/3 d’entre
elles étaient concentrées dans la région de Dakar contre 1/3 pour les autres
régions. Dans cette catégorie, les établissements de statut public ainsi que les
particuliers offrent une couverture nationale meilleure avec plus de la moitié de
leurs unités implantées dans les autres régions (respectivement 66% et 54%).

La représentation nationale Graphique 1.5: Répartition des entreprises à établissements


est moins nette dans le cas multiples par forme juridique et selon le lieu d’implantation
des entreprises classées
dans la catégorie des SA ou
des SARL : bien que
présentant une plus grande
diversification en termes de
succursales, les unités
concernées n’en demeurent
pas moins fortement
concentrées dans la région
de Dakar. Leur niveau de
décentralisation en région ne
porte, environ, que sur une
unité sur 4.

A l’inverse de cette situation,


on relève que les GIE et les
Associations disposant
d’antennes restent fortement Source : DSTE : DASMO 2008
ancrées en régions. Aucune
de leurs succursales parmi les établissements interrogés en 2008 n’est établie dans
la région de Dakar.
e. Taille des établissements en 2008

14
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

La taille des établissements a été appréciée à travers le nombre de salariés


embauchés. De ce point de vue, un premier constat peut être fait : les
établissements se caractérisent par une très grande dispersion avec une « structure
pyramidale » révélatrice d’une très forte concentration au niveau des unités de
petite taille.

En effet, en 2008, on note qu’environ 4 établissements sur 10 (soit 39,1%)


comptaient moins de 5 salariés, 23,3% disposaient d’un effectif de salariés compris
entre 5 et 10 salariés et 19,5% des établissements étaient composés d’unités
comptant entre 10 et 20 salariés.

Si on compte les entreprises de moins de 50 employés, il apparaît ainsi que les


petites et moyennes entreprises (PME) constituent 87,1% du tissu soit 6 entreprises
recensées sur 7. Les établissements semi industriels dont la taille est comprise
entre 50 et 100 salariés représentent 7,5% et les unités de grande taille (plus de
100 salariés) sont représentées dans ces mêmes proportions (soit 7%).

La distribution géographique des établissements selon la taille (cf. graphique 1.6 ci-
après) ne présente pas de différences majeures par rapport au lieu d’implantation.
En outre, si on exclut, d’une part, une surreprésentation d’établissements de petite
taille dans les autres régions (moins de 5 salariés plus particulièrement)
comparativement à la région de Dakar, d’autre part, une absence d’établissements
de 50 à 70 salariés, l’allure semble être la même ici et là.

Graphique 1.6: Répartition des établissements selon l’implantation géographique et la taille


(nombre de salariés)

Source : DSTE : DASMO, 2008.

Cette situation extrême s’explique en partie par la forte présence dans ces régions,
comme signalé plus haut dans le graphique, d’établissements de type familial et qui
sont, le plus souvent, inscrits dans la catégorie des particuliers.

f.1. Taille des établissements et activité économique

15
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Lorsqu’on s’attarde sur la taille des établissements et le secteur d’activité, la


dispersion du tissu se confirme. Il existe dans tous les secteurs des établissements
de petite taille comme on peut y retrouver des unités de taille moyenne ou grande.

Cependant certains domaines d’activité comme les secteurs de l’action sociale, du


commerce, l’activité immobilière, celui de la fabrication, l’intermédiation financière
et l’assainissement restent marqués par la présence d’établissements de petite
dimension. On n’y rencontre rarement d’unités de taille moyenne ou grande (plus
de 50 salariés).

Les « grandes » unités se rencontrent plutôt dans les secteurs de la


Production/distribution d’énergie, de l’activité extractive, de la pêche, et dans une
moindre mesure celui de l’intermédiation financière des BTP, des Postes et
télécommunications et avec plus de 15% des établissements spécialisés dans ces
secteurs. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration dispose aussi de quelques
unités de ce gabarit (9,4% des établissements).

Tableau 1.4 : Répartition des établissements selon le secteur d'activité et la taille (% en ligne)

Taille de l'établissement (% de salariés)

300 et +
Secteur d'activité Total
10 à 29

30 à 49

50 à 69

70 à 99

100 à
5à9

299
<5

Commerce 54,2 22,3 14,3 2,5 1,3 2,1 2,5 0,8 238
Transport 12,5 28,1 31,3 9,4 9,4 3,1 6,3 32
Pèche 14,3 42,9 14,3 14,3 14,3 7
Fabrication 30,5 26,8 19,5 7,3 6,7 0,6 6,1 2,4 164
Bâtiment et travaux publics 22,7 13,6 27,3 9,1 4,5 4,5 13,6 4,5 22
Réparation/installation 21,4 14,3 42,9 21,4 14
Santé /action sociale 60,0 24,0 10,4 1,6 0,8 1,6 1,6 125
Hôtel s et restaurants 15,6 28,1 31,3 6,3 3,1 6,3 7,8 1,6 64
Activité immobilière 44,4 33,3 16,7 5,6 18
Poste /télécommunication 5,3 26,3 31,6 10,5 10,5 10,5 5,3 19
Intermédiation financière 36,7 13,3 10,0 6,7 6,7 3,3 13,3 10,0 30
Agriculture 33,3 11,1 44,4 11,1 9
Assainissement /activité similaire 80,0 20,0 5
Production/distribution (eau, gaz, électricité...) 11,1 44,4 22,2 22,2 9
Activité extractive 25,0 25,0 12,5 25,0 12,5 8
Enseignement 50,0 25,0 25,0 4
Services aux entreprises 32,0 20,0 32,0 4,0 4,0 4,0 4,0 25
Loisirs/culture/sport 50,0 50,0 2
autres 22,2 33,3 44,4 9
Total 39,1 23,3 19,5 5,2 3,4 2,6 4,9 2,1 804

Comme le montre le tableau ci-dessus, il existe aussi quelques « poids lourds » dans
les secteurs de la fabrication, du transport, dans les services aux entreprises, le
commerce et dans le secteur de la santé et de l’action sociale. La proportion des
unités de plus 100 salariés varie entre 9% et 1% des établissements présents dans
ces secteurs.

2.2. La main d’œuvre actuelle dans l’entreprise

16
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

La main d’œuvre présente dans le secteur privé et parapublic est composée de


travailleurs permanents, de saisonniers et de travailleurs journaliers. En raison de
la forte volatilité de cette 2ème catégorie, notre analyse a été essentiellement fondée
sur les travailleurs permanents. Le profil de cette main d’œuvre est ainsi examiné
dans les passages qui suivent selon :
· d’une part, les caractéristiques sociodémographiques du travailleur
permanent à savoir l’âge, le sexe, le lieu de résidence (ou région de
localisation), le diplôme obtenu (en lieu et place du niveau d’instruction) et la
nationalité ;
· d’autres parts, les caractéristiques socioprofessionnelles du travailleur,
comme la convention collective, l’ancienneté au travail et la qualification
professionnelle.

L’analyse tente autant que faire se peut de désagréger les données selon le sexe.

2.2.1 Les emplois permanents selon l’âge et le sexe en 2008

En 2008, on a dénombré dans les établissements recensés 29.416 travailleurs


permanents, en dehors des travailleurs recrutés comme saisonniers et comme
journaliers. Cette main d’œuvre reste dominée par les travailleurs de sexe masculin
qui occupent 82,5% des emplois recensés contre 17,5% pour les femmes. Le
tableau ci-après dresse le profil démographique des travailleurs permanents
recensés en 2008.

Tableau 2.1 : Répartition des travailleurs Graphique 2.1 : pyramide des âges de la population de travailleurs permanents
permanents selon l’âge et le sexe recensés en 2008

Groupe d’âge Masculin Féminin Total


· 11-17 ans 15 1 16
· 18-19 ans 33 3 36
· 20-24 ans 638 143 781
· 25-29 ans 2731 683 3414
· 30-34 ans 3669 1008 4677
· 35-39 ans 3990 963 4953
· 40-44 ans 3138 713 3851
· 45-49 ans 3377 568 3945
· 50-54 ans 2998 486 3484
· 55-59 ans 1368 184 1552
· 60-64 ans 97 14 111
· 65-69 ans 46 4 50
· 70 et + 34 8 42
Ensemble 22134 4778 26912

· Age moyen 40,2 38,4 39,9


· Age médian 39,0 37,0 39,0
· Ecart-type 9,6 9,0 9,6
Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008

Il apparait ainsi, en 2008, que les travailleurs permanents restent une main
d’œuvre relativement âgée avec une moyenne d’âge qui tourne autour de 40 ans.
L’âge médian indique que la moitié des effectifs permanents se situe à 39 ans. Les

17
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

travailleurs de sexe féminin sont légèrement plus jeunes et, dans l’ensemble, moins
représentés sur le marché du travail. On note aussi la présence d’enfants
travailleurs (avec toutefois des proportions marginales) ainsi que celle de personnes
d’âge avancé (plus de 60 ans et continuant d’exercer une activité). Cette situation,
qui est du reste réglementée par le code du travail sénégalais, est révélatrice de la
prégnance de travailleurs indépendants ou encore du secteur de l’emploi informel.

La pyramide des âges des travailleurs permanents (graphique n°2.1 ci-dessus) met
en évidence un déséquilibre important dans la représentativité des travailleurs
hommes et des femmes sur le marché du travail.

En terme de renouvellement des effectifs, l’entrée sur le marché se fait de façon un


peu brutale au regard de l’important décalage qui apparait entre les effectifs de
travailleurs âgés de 20-24 ans et ceux de la tranche d’âge supérieure (25-29 ans) ;
celle-ci dénote d’une introduction massive de travailleurs permanents à partir de 25
ans, âge correspondant au flux d’arrivée sur le marché du travail des premiers
diplômés de l’enseignement supérieur ou professionnel.

a. Répartition des emplois permanents selon la région

Ce déséquilibre selon le Tableau 2.2: Répartition des travailleurs permanents selon le sexe et
genre s’ajoute à un autre la région d’implantation en 2008
lié, celui-là, à la Région Masculin Féminin Ensemble
répartition des emplois d’activité Effectifs % Effectifs % Effectifs %
dans l’espace. En effet, la DAKAR 22577 93,1% 4901 95,0% 27478 93,4%
région de Dakar absorbe AUTRES REGIONS 1678 6,9% 260 5,0% 1938 6,6%
plus de 9 travailleurs Total 24255 100,0% 5161 100,0% 29416 100,0%
permanents sur 10 quel
que soit le sexe pris en Graphique 2.2: Répartition des travailleurs permanents par sexe et selon la
considération. région d’implantation

Le tableau n°2.2 donne la


répartition des
travailleurs permanents
par sexe et région
d’implantation. Il révèle
aussi que chez les
travailleurs de sexe
féminin, la préférence
pour la région de Dakar
reste encore légèrement
plus forte que pour les
hommes comme repris
dans le graphique ci-
contre.
Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

b. Répartition des emplois permanents selon la convention


collective

18
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

En règle générale, une convention collective de travail (CCT) est un accord conclu
entre une ou plusieurs organisations syndicales et une ou plusieurs organisations
patronales ou un ou plusieurs employeurs, et dont l’objectif est d’organiser le cadre
devant régir les relations de travail (sur le plan aussi bien individuel que collectif)
entre employeurs et travailleurs d'entreprises ou d'une branche d'activités ainsi que
la prise en charge des droits et devoirs des parties contractantes. Dans son esprit, il
s’agit d’une disposition de la législation du travail qui complète le Code du travail en
privilégiant la liberté de négociation des partenaires sociaux (à travers des
négociations).

Ainsi, en prônant la non intervention des autorités dans la détermination du cadre


de référence et de règlement des droits et devoirs, tant des employeurs et des
travailleurs que des organisations patronales et syndicales, ces CCT peuvent être
conclues à différents niveaux de négociation notamment (1) au sein même d'une
entreprise, à travers une CCT dite « d'entreprise » qui s'applique à tous les
travailleurs des établissements de cette entreprise, et (2) au niveau d'un secteur
d'activité, par l’entremise de CCT dites « sectorielles » conclues au sein d'une
commission ou sous-commission paritaire et qui, de ce fait, s'appliquent à tous les
employeurs et à tous les travailleurs concernés par celles-ci. Le tableau ci-dessous
donne la répartition des travailleurs permanents selon la convention collective
rencontrée dans les établissements en 2008.

Tableau 2.3: Répartition des travailleurs permanents selon le sexe et la convention collective en 2008

Masculin Féminin Ensemble


Convention collective
Effectifs %col Effectifs %col Effectifs %col
Auxiliaire de transport 218 0,9% 62 1,2% 280 1,0%
Banques et établissements financiers 961 4,0% 833 16,1% 1794 6,1%
Bâtiments et travaux publics 1753 7,2% 127 2,5% 1880 6,4%
Boulangerie 764 3,1% 79 1,5% 843 2,9%
Commerce 9828 40,5% 2222 43,1% 12050 41,0%
Enseignement privé catholique 31 0,1% 27 0,5% 58 0,2%
Hôtellerie, Bars, Restaurants 2144 8,8% 878 17,0% 3022 10,3%
Industrie alimentaire 1023 4,2% 112 2,2% 1135 3,9%
Industrie de la confection 662 2,7% 57 1,1% 719 2,4%
Industrie de production et de distribution d'énergie électrique 2230 9,2% 406 7,9% 2636 9,0%
Industrie des corps gras 763 3,1% 53 1,0% 816 2,8%
Industrie extractive et minière 1127 4,6% 58 1,1% 1185 4,0%
Industrie textile 23 0,1% 2 0,0% 25 0,1%
Marins Pêcheurs industriels 349 1,4% 0 0,0% 349 1,2%
Mécanique générale 1727 7,1% 159 3,1% 1886 6,4%
Pêche 41 0,2% 0 0,0% 41 0,1%
Polygraphie 156 0,6% 17 0,3% 173 0,6%
Secteur agricole 89 0,4% 7 0,1% 96 0,3%
Société d'assurance 29 0,1% 10 0,2% 39 0,1%
Transport aérien 36 0,1% 29 0,6% 65 0,2%
Transport public routier 281 1,2% 12 0,2% 293 1,0%
Autre 20 0,1% 11 0,2% 31 0,1%
Total 24255 100,0% 5161 100,0% 29416 100,0%
En 2008, on dénombrait au moins 21 conventions collectives qui régissent les
travailleurs parmi lesquelles on peut distinguer 6 grandes concentrations de
travailleurs. Le secteur du commerce se détache nettement avec 41% des
travailleurs permanents qui y sont affiliés en 2008. Cette convention collective, du
19
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

fait de son importance, apparait ainsi bien hypertrophiée par rapport au reste des
conventions qui lient les travailleurs à leur employeur.

En atteste la deuxième convention collective en terme d’importance, celle de


l’hôtellerie et de la restauration, qui ne régit que 10,3% des travailleurs
permanents. Celle-ci est suivie de près par le secteur de la production et de la
distribution d’énergie électrique dans laquelle émargent 9% des travailleurs
permanents tandis que les BTP et la mécanique générale se partagent chacune
6,4% des effectifs de travailleurs permanents. Le secteur des banques et
établissements financiers se positionne en 6ème position avec 6,1% des travailleurs
permanents affiliées à cette convention collective.

La répartition selon le sexe et la convention met en évidence des stratégies


différentes selon le sexe. Les femmes se retrouvent majoritairement dans le secteur
du commerce tout comme les hommes (43,1% contre 40,5% pour les hommes).
Mais, en dehors de cette convention collective, elles s’investissent plus dans
l’hôtellerie et la restauration (17%), les banques et établissements financiers
(16,1%) et dans la production et la distribution de l’énergie électrique (7,9%).

Graphique 2.3: Répartition des travailleurs permanents par sexe et selon la convention collective en 2008

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

Toutefois, si on s’intéresse à la composition par sexe selon les CCT rencontrées (cf.
tableau suivant), il apparait, dans l’ensemble, que le poids des femmes par
convention collective reste variable. Les travailleurs permanents de sexe féminin
sont bien représentés dans le secteur de l’enseignement privé catholique (46,6%),
des banques et établissements financiers (46,4%) et du transport aérien (44%) : le
degré de mixité y est appréciable et tend même vers la parité entre travailleurs
hommes et femmes.

Tableau 2.4: Composition par sexe des travailleurs permanents selon la convention collective en 2008

20
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Masculin Féminin Ensemble


Convention collective
Effectifs %ligne Effectifs %ligne Effectifs
Marins Pêcheurs industriels 349 100,0% 0 0,0% 349
Pêche 41 100,0% 0 0,0% 41
Transport public routier 281 95,9% 12 4,1% 293
Industrie extractive et minière 1127 95,1% 58 4,9% 1185
Industrie des corps gras 763 93,5% 53 6,5% 816
Bâtiments et travaux publics 1753 93,2% 127 6,8% 1880
Secteur agricole 89 92,7% 7 7,3% 96
Industrie de la confection 662 92,1% 57 7,9% 719
Industrie textiles 23 92,0% 2 8,0% 25
Mécanique générale 1727 91,6% 159 8,4% 1886
Boulangerie 764 90,6% 79 9,4% 843
Polygraphie 156 90,2% 17 9,8% 173
Industrie alimentaire 1023 90,1% 112 9,9% 1135
Industrie de production et de distribution d'énergie électrique 2230 84,6% 406 15,4% 2636
Commerce 9828 81,6% 2222 18,4% 12050
Auxiliaire de transport 218 77,9% 62 22,1% 280
Société d'assurance 29 74,4% 10 25,6% 39
Hôtellerie, Bars, Restaurants 2144 70,9% 878 29,1% 3022
Transport aérien 36 55,4% 29 44,6% 65
Banques et établissements financiers 961 53,6% 833 46,4% 1794
Enseignement privé catholique 31 53,4% 27 46,6% 58
Autre 20 64,5% 11 35,5% 31
Total 24255 82,5% 5161 17,5% 29416

D’autres conventions collectives présentent un degré de mixité modéré. Ainsi les


CCT de l’hôtellerie et de la restauration (29%), de l’assurance (25%), des auxiliaires
de transport, du commerce (18,4%) et celles du secteur de la production et de la
distribution d’énergie électrique (15,4%) régissent une proportion appréciable de
femmes.

Graphique 2.4: Répartition des travailleurs permanents selon le sexe et la convention collective en 2008

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra


Il faut aussi relever qu’il existe une pluralité de CCT, de poids modeste, qui ont été
regroupées sous la catégorie « Autres Conventions » mais dans lesquelles la part des

21
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

femmes reste relativement appréciable puisque 35,5% des travailleurs permanents


y sont de sexe féminin (soit au moins 1 travailleur sur 3).

Enfin, on note des créneaux où la gent féminine reste marginale. C’est notamment
le cas dans les CCT qui organisent les secteurs dits manufacturiers dont celui de la
pêche et des marins pécheurs industriels, du transport routier, de l’industrie
extractive et minière, des industries des corps gras et, enfin, des BTP, entre autres.
La représentativité des femmes y est très faible et parfois même nulle.

c. Répartition des emplois permanents selon le diplôme

Les travailleurs permanents recensés en 2008 restent dans l’ensemble relativement


bien instruits3. Plus de 8 travailleurs sur 10 ont eu à faire des études sanctionnés
par un diplôme. Cependant, on note que près de 4 travailleurs sur 10 (soit 39,6%)
se sont arrêtés au niveau du cycle secondaire. Ceux qui ont complété des études
après le Bac constitue environ 48% du personnel permanent actuellement recensé.
Le tableau suivant renseigne sur cette situation.

Une analyse plus fine de la Tableau 2.5: Répartition des travailleurs permanents selon le diplôme
qualité de cette main d’œuvre déclaré et par sexe en 2008
montre que les travailleurs,
au regard des diplômes Masculin Féminin Ensemble
Diplôme déclaré
déclarés, ont plus bénéficié Effectifs % Effectifs % Effectifs %
d’un système d’enseignement Aucun 407 9,1% 156 11,6% 563 9,7%
général que de formation CEPE 528 11,8% 49 3,6% 577 9,9%
professionnelle ou pratique. BEPC-BFEM 776 17,4% 158 11,7% 934 16,1%
CAP 314 7,0% 93 6,9% 407 7,0%
En outre seuls 17% des BEP 284 6,4% 101 7,5% 385 6,6%
travailleurs permanents en BAC 703 15,7% 206 15,3% 909 15,6%
2008 ont déclaré posséder BTS 392 8,8% 198 14,7% 590 10,1%
des diplômes certifiant une Duel - Licence 144 3,2% 89 6,6% 233 4,0%
formation technique ou de DUT 209 4,7% 51 3,8% 260 4,5%
type professionnalisant (CAP, Maitrise 292 6,5% 109 8,1% 401 6,9%
BEP, BTS, DUT, Master 46 1,0% 24 1,8% 70 1,2%
Master/DESS et/ou MBA). Ce DEA 35 0,8% 15 1,1% 50 0,9%
ratio est plus élevé parmi les DESS 60 1,3% 32 2,4% 92 1,6%
travailleurs de sexe
MBA 40 0,9% 28 2,1% 68 1,2%
féminin où on note que 39,2%
Doctorat 70 1,6% 27 2,0% 97 1,7%
disposent de ce type de
Autre 170 3,8% 13 1,0% 183 3,1%
certification contre 30,1% des
travailleurs chez les Total 4470 100,0% 1349 100,0% 5819 100,0%
hommes : ce qui peut laisser
croire à une meilleure adéquation du profil de formation des femmes par rapport à
leur emploi occupé.

Dans l’ensemble et comme on peut le relever à partir du graphique n°2.4 ci-après,


on recense chez les femmes plus de détentrices de diplômes de formation

3
Les informations fournies sur le niveau du diplôme obtenu restent lacunaires et doivent être considérées avec
prudence, puisqu’elles ne portent que sur environ 20% des travailleurs permanents (soit pour 5819 sur les 29416
recensés en 2008).

22
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

intermédiaire (ou d’exécutant) que chez les hommes qui, eux, ont tendance à se
faire recruter avec des diplômes de formation secondaire.

Graphique 2.5: Répartition des travailleurs permanents par sexe selon le diplôme déclaré (% en colonne)

Source : DSTE, DASMO 2008, tableau supra

La question est, dès lors, de savoir si cette structuration de la main d’œuvre peut
avoir un impact sur les opportunités de carrière des travailleurs et, plus
particulièrement sur les catégories professionnelles. A ce titre, le tableau 2.6
apporte une réponse à cette préoccupation et, surtout invite à la prudence. En
outre, au niveau de toutes les catégories, on retrouve des travailleurs avec les
différents niveaux de formation. Ainsi, la catégorie des Employeurs et associés
comportent tout aussi bien des travailleurs sans diplôme comme de diplômes
sanctionnant des études ou formation très poussées.

Toutefois, il faut déplorer que les travailleurs détenteurs de diplômes de second et


3ème cycle soient peu représentés dans la catégorie professionnelle « Employeurs et
associés ». Celle-ci est plus constituée de détenteurs de doctorat (49,5%), de BFEM
(16,9%), de Maitrise et de Duel/licence (7,4% chacun), de Baccalauréat et, non des
moindres, de non diplômés (2,9%).

Si on examine les concentrations des travailleurs par catégorie professionnelle


(surlignée en jaune), on note que près de la moitié des employeurs sont détenteurs
d’un doctorat, tandis que les niveaux cadres supérieurs comptent plus de
« maitrisards » (30,3%). Les techniciens (supérieurs ou simples) concentrent plus de
bacheliers (21,6% et 22,9%) et les travailleurs « exécutants » sont plus représentés
par les détenteurs de BFEM et de CEPE. Enfin, les travailleurs embauchés comme
« Employés » sont composés plus de non diplômés et/ou de travailleurs détenteurs
d’« autres » types de diplômes.

23
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau 2.6: Répartition des travailleurs permanents selon le diplôme déclaré et par catégorie professionnelle

Technicien Technicien

Apprentis
Cadres sup et et agent Exécutant Employés Employés
DIPLOME

Employeur Exécutant
Sup et agent de technique très et ouvriers et ouvriers Total
ou associé qualifiés
assimilés maîtrise ou de qualifiés spécialisés manœuvres
sup maîtrise
Aucun 2,9% 1,6% 4,0% 4,2% 7,0% 9,2% 42,5% 28,3% 9,0%
CEPE ,7% 1,9% 2,7% 5,9% 17,9% 15,9% 14,1% 12,5% 9,8%
BFEM 16,9% 3,7% 7,2% 15,8% 14,9% 26,5% 17,2% 9,2% 15,9%
CAP 1,5% 3,9% 7,7% 8,9% 7,7% 6,5% 2,7% 3,9% 6,7%
BEP 1,5% 4,3% 7,4% 9,0% 10,6% 5,0% 2,2% 2,6% 6,6%
BAC 3,7% 10,2% 21,6% 22,9% 11,7% 17,9% 6,7% 5,9% 100,0% 16,4%
Duel -
7,4% 2,7% 3,7% 3,6% 7,0% 1,1% ,7% 3,1%
Licence
BTS ,7% 6,6% 12,3% 14,0% 10,4% 8,4% 2,9% 1,3% 9,6%
DUT 2,2% 9,4% 10,2% 5,4% 2,3% 1,1% ,4% 4,3%
Maitrise 7,4% 30,3% 9,8% 4,9% 2,4% 1,1% ,4% 6,8%
DEA 4,6% 1,8% ,5% ,8% ,4% ,7% 1,1%
Master 1,5% 4,0% 2,4% ,8% ,6% ,1% ,2% 1,1%
DESS 2,2% 6,2% 4,8% ,6% ,3% ,3% 1,6%
MBA 4,2% 2,1% 1,1% 1,5% ,1% 1,3% 1,3%
Doctorat 49,3% 2,9% 1,0% ,2% ,3% ,2% ,7% 1,7%
Autre 2,2% 3,5% 1,4% 2,2% 4,5% 6,5% 10,3% 32,9% 5,0%
Total 136 694 625 1578 776 1410 447 152 1 5819

En résumé, la hiérarchie dans les niveaux de formation ne suffit pas pour assurer
une représentativité dans la hiérarchie dans la catégorie professionnelle. Dès lors
que la mobilité professionnelle n’est pas directement liée au niveau de formation,
l’hypothèse qui vient à propos serait de voir si l’emploi occupé ne serait pas lié à
l’ancienneté dans la profession.

d. Répartition des emplois permanents selon l’ancienneté

En 2008, on pourrait présenter les Tableau 2.7: Répartition des travailleurs permanents
travailleurs permanents comme une main selon l’ancienneté et le sexe en 2008
d’œuvre arrivée un peu tard sur le marché Total
Ancienneté Masculin Féminin
effectifs %
du travail et qui, en 2008, ne disposait
Moins d'un an 2775 639 3414 12,5%
pas de beaucoup d’expérience
1 à 4 ans 7037 1673 8710 32,0%
professionnelle. 5 à 9 ans 4998 1208 6206 22,8%
10 à 14 ans 2552 450 3002 11,0%
En effet, l’expérience professionnelle 15 à 19 ans 1541 323 1864 6,8%
moyenne notée, en 2008, chez les 20 à 24 ans 1420 238 1658 6,1%
travailleurs permanents est telle que la 25 à 29 ans 1305 204 1509 5,5%
moitié des travailleurs permanents se 30 à 34 ans 637 95 732 2,7%
situe dans une fourchette de 0 à 5 années 35 à 39 ans 120 17 137 0,5%
d’ancienneté, ceci quel que soit le sexe. 40 ans et plus 10 2 12 0,0%
Dans l’ ensemble, les travailleurs de sexe Ensemble 22395 4849 27244 100,0%
masculin justifient d’un niveau · Age moyen 8,78 7,68 8,58
d’ancienneté moyen proche de 9 années · Age médian 5,00 5,00 5,00
· Ecart-type 34 8 42
alors que celui de leurs homologues de Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008
sexe féminin avoisine 8 années.

24
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Le tableau ci-contre dresse un profil des travailleurs permanents selon le sexe et


par niveau d’ancienneté. De ce tableau, on déduit les graphiques 2.6a et b
relativement à la répartition des travailleurs permanents en 2008.

Graphique 2.6a: Proportion des travailleurs Graphique 2.6b: Répartition des travailleurs permanents
permanents par sexe et selon l’ancienneté selon le sexe et l’ancienneté

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

Selon le graphique 2.6a, la distribution des travailleurs selon le niveau d’ancienneté


semble suivre une allure identique d’un sexe à l’autre. Cette situation peut laisser
supposer que, nonobstant les inégalités liées à l’importance des effectifs recrutés, il
n’y aurait pas de discrimination apparente selon le sexe quant à l’évolution des
carrières sur le marché du travail. En d’autres termes, une fois entré sur le marché
du travail, le travailleur permanent, homme ou femme, serait soumis au même
système de gestion et de protection.

Hormis cette réserve, on peut relever, en 2008, que les travailleurs dont l’expérience
est inférieure à une (1) année, en d’autres termes ceux qui viennent de « décrocher »
leur premier emploi, représentent 12% des effectifs des travailleurs permanents. De
façon plus générale, l’importance des travailleurs en début de carrière, c’est-à-dire
ceux dont l’expérience est comprise entre 0 et 4 ans, montre que la main d’œuvre
permanente a connu un renouvellement important lors des 5 dernières années,
puisque actuellement les travailleurs visés représentent une proportion cumulée de
44,5% des travailleurs permanents (soit 47,7% au niveau des travailleurs de sexe
féminin). Cette dynamique de renouvellement des effectifs (au plan quantitatif) s’est
accompagnée, au plan qualitatif, d’une amélioration de la représentativité féminine
sur le marché du travail. Comme on peut le déceler dans le graphique b, la part des
travailleurs féminins tend à s’améliorer au fur et à mesure qu’on se trouve en
présence de cohortes de travailleurs qui viennent d’accéder à l’emploi permanent.

Le déséquilibre entre hommes et femmes tend à se résorber avec les nouvelles


cohortes de travailleurs permanents, bien que les effectifs en 2008 soient encore
majoritairement dominés par le poids des hommes avec, dans l’ensemble, un ratio
de près de 5 hommes pour une seule femme : on note ainsi un renforcement de la
représentativité féminine selon les générations puisque leur poids passe de 13%
(soit 1 femme pour 8 travailleurs) dans la cohorte de travailleurs justifiant de plus
de 3O années d’expérience à 19% chez les travailleurs dont l’ancienneté est
inférieure à 5 années (soit près de 1 femme sur 5 travailleurs).

25
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

e. Répartition des emplois permanents selon la


qualification

Les emplois salariés permanents sont Graphique 2.7: Répartition des travailleurs permanents
marqués par une prédominance de selon la qualification professionnelle
niveaux de qualification intermédiaires.
On compte 1% d’employeurs et près de
9% de cadres supérieurs. Les employés
et ouvriers représentent, en gros,
30,4% des travailleurs salariés. Le
reste (soit près de 60%) est constitué
de techniciens et d’exécutants
(qualifiés ou non).

Il en résulte que, dans l’ensemble, le


taux d’encadrement qui consacre le
rapport entre les emplois cadres et les
emplois dits subalternes reste très
faible (soit moins de 1 cadre pour 10 travailleurs subalternes).

Tableau 2.8a: Répartition des emplois permanents selon le sexe et le niveau de qualification en 2008

Masculin Féminin Ensemble


Qualification
Effectifs % Effectifs % Effectifs %
Employeur ou associé 226 0,9% 63 1,2% 289 1,0%
Cadres Supérieurs et assimilés 1964 8,1% 536 10,4% 2500 8,5%
Technicien supérieur/agent de maîtrise sup. 1766 7,3% 743 14,4% 2509 8,5%
Technicien et agent tech. ou de maîtrise 3723 15,3% 1141 22,1% 4864 16,5%
Exécutant très qualifiés 2847 11,7% 930 18,0% 3777 12,8%
Exécutant qualifiés 5721 23,6% 802 15,5% 6523 22,2%
Employés et ouvriers spécialisés 3854 15,9% 611 11,8% 4465 15,2%
Employés et ouvriers manœuvres 4143 17,1% 335 6,5% 4478 15,2%
Apprentis 11 0,0% 0 0,0% 11 0,0%
Total 24255 100,0% 5161 100,0% 29416 100,0%

Les travailleurs de sexe Graphique 2.8a: Répartition des travailleurs permanents par sexe et
féminin sont plus présents selon le niveau de qualification (% en colonne)
dans les emplois de
qualification intermédiaire ou
supérieure (environ les 2/3).
On rencontre les femmes
beaucoup plus dans les
postes de techniciennes
(36,5%) et dans les emplois
d’exécutants très qualifiés
(18%). Leur présence est
aussi appréciable dans les
postes de cadres supérieurs
(10%).
Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra
En revanche, les
travailleurs de sexe masculin sont plus présents dans les niveaux de

26
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

qualification intermédiaires ou subalternes. Les hommes restent bien représentés


dans les emplois d’exécutants (35,3%) et chez les employés/ouvriers (33%).

La proportion des femmes par Graphique 2.8b: Répartition des travailleurs permanents par
niveau de qualification niveau de qualification et selon le sexe
confirme la préférence de
celles-ci à s’investir dans les
postes d’employeurs, de
cadres, de techniciens
supérieurs et d’exécutants très
qualifiés.

Leur participation varie entre


21% et 25% dans les emplois
existants (soit près du quart
des effectifs) avec une pointe
de 29% au niveau des postes
de techniciennes supérieures
(graphique 2.8b ci-contre). Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra
Dans les autres catégories comme les exécutants qualifiés et les employés/ouvriers,
la proportion des femmes reste en deçà de 14%. On ne recense pas de femmes dans
les catégories « apprentis » en 2008.

Comme on a pu le constater à la section consacrée au niveau d’instruction, il n’a


pas pu être démontré de lien entre la qualification professionnelle et le diplôme
obtenu. Cependant, au regard de l’ancienneté, une relation intéressante se dessine.

La qualification Tableau 2.8b: Répartition des travailleurs permanents par niveau de


professionnelle reste très qualification et selon quelques indices de dispersion de l’ancienneté
liée au nombre d’années
d’ancienneté cumulée Ancienneté dans l’activité
Qualification
par le travailleur. En Diplômés Ensemble
outre le système
Moyenne

Moyenne
Médiane

d’avancement sur le Médiane


marché du travail repose
essentiellement sur
l’expérience cumulée et Employeur ou associé 13,6 12 11,8 9
rarement sur le diplôme. Cadres Supérieur et assimilé 10,9 8 10,4 7
Technicien supérieur et agent de maîtrise supérieur 10,5 7 10,8 7
Que l’on prenne en 11,6 8
Technicien et agent technique ou de maîtrise 11,9 8,5
considération les
Exécutant très qualifié 8,7 6 10,1 6
travailleurs diplômés ou
Exécutant qualifié 9,0 7 8,2 5
de manière générale,
Employé et ouvriers spécialisé 5,7 6 7,2 6
l’évolution dans la
carrière ou la montée Employé et ouvrier manœuvre 6,0 3 3,5 2
dans les échelons se fait Apprenti 0,0 0 ,5 0
dans la durée. Total 9,9 7 8,6 5,0
On ne voit pas de Source : DSTE, DASMO 2008
différence notable quant
à l’ancienneté moyenne selon la catégorie professionnelle hormis chez les
employeurs ou associé où les détenteurs de diplômes ont tendance à être un peu
plus âgées que dans l’ensemble comme on peut le déceler en comparant leur
l’ancienneté médiane.

27
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

f. Répartition des emplois permanents selon nationalité et


le sexe

Les travailleurs permanents recensés en 2008 dans les établissements restent,


dans leur quasi-totalité, une main d’œuvre essentiellement nationale.

On note quelques nationalités étrangères parmi les travailleurs mais leur poids
reste très faible voire marginal. Les plus représentées sont les nationalités
africaines autres que celles ressortissant des pays limitrophes (Guinée, Mali ou
Mauritanie) et les citoyens français.

Tableau 2.9: Répartition des travailleurs Graphique 2.9a: Répartition des travailleurs permanents
permanents par sexe et selon la nationalité en 2008 par sexe et selon la nationalité
Sexe Total
Nationalité Masculin Féminin Effectifs %
Sénégalaise 23734 5022 28756 97,8%
Mauritanienne 33 14 47 0,2%
Malienne 7 2 9 0,0%
Autres africains 164 50 214 0,7%
Française 148 55 203 0,7%
Autres 92 9 101 0,3%
Guinéenne 46 3 49 0,2%
Libanaise 31 6 37 0,1%
Total 24255 5161 29416 100,0%
Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau ci-contre

Les travailleurs permanents de sexe féminin restent plus importants parmi les
ressortissants français et mauritaniens.

2.3 La main – d’œuvre ayant quitté l’établissement


Le problème de la mobilité de la main d’œuvre a été abordé à travers une question
sur les départs enregistrés au cours de l’année 2008 dans les établissements. Le
terme « départ » englobe divers cas de cessation du contrat travail dont la
survenance est soit volontaire, soit provoquée.

A ce titre, les départs seront appréciés, d’abord par rapport aux caractéristiques du
travailleur et, ensuite, selon quelques caractéristiques propres aux établissements
concernés.

2.3.1. Volume des départs selon les caractéristiques du


travailleur

Dans l’ensemble, il a été dénombré 1977 départs dans les établissements de travail
en 2008. Cette mobilité professionnelle a impliqué dans l’ensemble 6,7% de la main
d’œuvre. L’analyse des départs porte en priorité sur le sexe du travailleur,
l’ancienneté dans l’emploi et sur la catégorie professionnelle. Toutefois, pour bien
appréhender les facteurs de mobilité, les motivations qui sous-tendent ces départs
seront traitées d’abord.

28
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

a. Le volume de départs selon le motif

Le tableau ci-contre donne les Tableau 2.10 : Départs de travailleurs enregistrés entre 2007 et
motifs de départs entre 2007 et 2008 selon le motif
2008. Parmi les cas de figures
notés, il faut relever qu’un peu Départs enregistrés
Motif départ
plus du quart des cas Effectifs Pourcentage
enregistrés (soit 26,5%) font Fin Contrat 524 26,5
référence à des départs Démission 508 25,7
consécutifs à l’expiration de Retraité 310 15,7
contrats de travail. Il s’agit Licenciement pour cause économique 75 3,8
donc vraisemblablement de Licenciement pour faute professionnelle 244 12,3
rupture de contrats à durée Décès 48 2,4
déterminée (CDD) qui mettent Autre 268 13,6
en jeu des travailleurs Total 1 977 100,0
permanents dont la durée est
fixée d’avance.

Viennent ensuite les cas de démission qui constituent le 2ème motif de départ avec
25,7% des cas rencontrés.

Les cas de licenciements représentent 16,1% des motifs de cessation de travail


évoqués (dont près du ¼ serait motivé par des difficultés d’ordre économique).

En 4ème position, viennent les départs à la retraite qui sont estimés à 15,7% des
cas enregistrés.

Enfin, on relève d’autres motifs de départs (13,6%) en plus de cas de décès (2.5%)
enregistrés.

b. Volume de départs selon le sexe du travailleur

Parmi les travailleurs qui ont quitté leur Tableau 2.10a : Départs de travailleurs enregistrés
emploi en 2008 au niveau national, on Entre 2007 et 2008 selon le sexe
compte 301 femmes, soit près de 1 cas sur
6 départs enregistrés (5,8%). Sexe
REGION Masculin Féminin Total
On note, cependant, une grande disparité Effectif % Effectif %
selon la région avec une proportion presque DAKAR 1 537 83,6 301 16,4 1 838
2 fois plus importante de départs de femmes Autres régions 127 91,4 12 8,6 139
dans la région de Dakar comparée aux Total 1 664 84,2 313 15,8 1 977
autres régions (16,4% contre 8,6%). Source : DSTE, DASMO 2008

29
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Les motifs justifiant ces départs Graphique 2.10a : Taux de départs enregistrés par sexe du
montrent que les femmes sont plus travailleur permanent selon le motif de départ en 2008
portées à quitter leur emploi par
démission que les hommes (35,5%
contre 23,9%) qui sont, eux, plus
nombreux à quitter leur emploi en fin
de contrat (cf. graphique 2.10b ci-
contre.

La cessation de travail en fin de


contrat constitue du reste le 2ème motif
de départ des femmes. Ensuite, celles-
ci évoquent d’autres raisons (20,4%)
comme 3ème motif de départ avant les
départs à la retraite (11,8%). Source : DSTE, DASMO 2008

En retour, on peut relever que la proportion de femmes quittant leur emploi pour
faute professionnelle reste, de loin, marginale comparée à celles des hommes (1%
contre 14,5%). Cependant, en termes de proportion, on observe que leur proportion
est plus importante que celle des hommes lorsqu’il s’agit de licenciement pour
cause économique (5,8% contre 3,4% pour leurs collègues hommes).

c. Volume de départs selon l’ancienneté

Le tableau 2.10b décrit la dynamique Tableau 2.10b : Départs de travailleurs enregistrés entre
des départs selon l’ancienneté dans 2007 et 2008 selon le degré d’ancienneté
l’emploi. Départs enregistrés
Ancienneté de travail
Effectifs Pourcentage
Le premier constat qui se dégage est Moins d'un an 312 16,3
que la mobilité de la main d’œuvre est 1 à 4 ans 869 45,5
un phénomène relativement intense 5 à 9 ans 308 16,1
chez les travailleurs qui se trouve en 10 à 14 ans 143 7,5
début de carrière. 15 à 19 ans 56 2,9
20 à 24 ans 39 2,0
25 à 29 ans 78 4,1
30 à 34 ans 63 3,3
35 et plus 43 2,3
Source : DSTE, DASMO 2008

30
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Comme le met en évidence le Graphique 2.10b. : Départs enregistrés entre 2007 et 2008 selon
graphique 2.7a, le phénomène l’ancienneté du travailleur
touche plus particulièrement les
jeunes travailleurs dont
l’ancienneté est inférieure à 10
années de travail (soit environ
78% des départs constatés). Une
importante concentration des
départs (45%) est observée au
niveau des travailleurs dont
l’expérience pratique est comprise
entre 1 et 4 années de travail.

De manière générale, on constate


que les départs tendent à perdre
d’intensité à mesure que l’on se
retrouve avec des travailleurs de
plus en plus expérimentés. Source : DSTE, Enquête DASMO_2008, tableau 2.2. supra

Chez les travailleurs anciens, il


semble donc se dessiner une certaine propension à la stabilité dans l’emploi
puisque les départs enregistrés restent contenus en-deçà de 5% des cas.

Si on met cette dynamique en rapport avec le motif de départ, il apparait une


importante poussée au départ chez les travailleurs dont l’ancienneté est inférieure à
15 ans. Environ 85% des départs concernent les travailleurs de cette tranche (voir
tableau ci-dessous).

Tableau 2.10c : Départs de travailleur selon l’ancienneté et le motif

Motif départ
Licenciement pour
ancienneté Total
Retraité Cause Faute Démission Décès Fin Contrat Autre
Economique Professionnelle
Moins d'un an 4 4 19 69 5 165 46 312
1 à 4 ans 20 24 125 267 9 339 85 869
5 à 9 ans 42 26 60 106 17 11 46 308
10 à 14 ans 34 11 34 32 7 3 22 143
15 à 19 ans 23 3 3 8 4 1 14 56
20 à 24 ans 23 3 1 3 1 0 8 39
25 à 29 ans 61 0 1 2 2 1 11 78
30 à 34 ans 39 0 1 3 3 0 17 63
35 et plus 36 0 0 0 0 0 7 43
Total 282 71 244 490 48 520 256 1911

Un autre constat peut être mis à évidence, notamment par rapport aux départs à la
retraite : beaucoup de travailleurs semblent avoir intégré les établissements de
travail à un âge relativement avancé. Ceci explique qu’on puisse retrouver dans les
départs à la retraite des travailleurs dont l’ancienneté n’est pas encore élevée : par

31
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

exemple, 35,5% des travailleurs partis à la retraite en 2008 ne justifiaient pas de 15


années d’ancienneté.
d. Volume de départs selon la catégorie professionnelle

L’analyse des départs selon la catégorie professionnelle montre une représentativité


inverse au niveau des qualifications professionnelles. Plus le niveau de qualification
est élevé, moins de départs sont relevés. Ainsi, les travailleurs classés dans les
catégories d’employés et ouvriers constituent près de la moitié des départs (47,9%
exactement), les Exécutants très qualifiés à qualifiés représentent 30,8% des
travailleurs qui ont quitté leur emploi tandis que les techniciens et agents de
maitrise comptent pour 18% des départs. Enfin, les travailleurs cadres ne
représentent que 7% des départs.

Tableau 2.10d : Départs enregistrés entre 2007 et 2008 selon la qualification du travailleur

Départs enregistrés Total Indice


Intensité
Effectif % Travailleurs de stabilité
Qualification
(a) (b) © d = (a/c) e = (1-d)
Employeurs ou associés 3 0,2 289 1,0 99,0
Cadres Supérieurs et assimilés 140 7,1 2 500 5,6 94,4
Techniciens sup. et agents de maîtrise sup. 113 5,7 2 509 4,5 95,5
Techniciens et agents techniques ou de maîtrise 244 12,3 4 864 5,0 95,0
Exécutants très qualifiés 207 10,5 3 777 5,5 94,5
Exécutants qualifiés 322 16,3 6 523 4,9 95,1
Employés et ouvriers spécialisés 286 14,5 4 465 6,4 93,6
Employés et ouvriers manœuvres 660 33,4 4 478 14,7 85,3
Apprentis 2 0,1 11 18,2 81,8
TOTAL 1 977 100,0 29 416 6,7 93,3

De cette distribution des départs selon la catégorie professionnelle, on arrive à


déterminer des intensités de départs et en déduire des niveaux de stabilité par
niveau de qualification. A ce titre, les indicateurs de mobilité sont présentés dans le
tableau ci-dessus : certains d’entre eux sont mis en évidence dans le graphique 2.7c
ci-contre.

Ainsi, si on exclut les travailleurs Graphique 2.10c. : Volume et intensité des départs
classés dans la catégorie des enregistrés selon la qualification en 2008
Apprentis4, il apparait que
l’intensité des départs est plus
grande parmi les Employés et
manœuvres, où la proportion de
ceux qui ont quitté leur emploi
avoisine 15% des effectifs des
travailleurs. Ensuite, c’est parmi
les employés et ouvriers
spécialisés, d’une part, et d’autre
parts, chez les travailleurs cadres
(5,7%) que les propensions à
quitter ont été les plus importantes
même si l’intensité du phénomène
est de loin plus faible que celle
constatée chez les employés et Source : Enquête DASMO_2008, tableau 2.2. supra
manœuvres. Enfin, il faut relever la

4
La faiblesse des effectifs n’autorise pas à prendre en considération les résultats.
32
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

très forte stabilité constatée parmi les employeurs.

La désagrégation des départs par genre révèle l’existence de propensions parfois


différentes au sein d’une catégorie selon que le travailleur est de sexe masculin ou
féminin (voir graphique 2.10d.).

Graphique 2.10d. : Volume des départs enregistrés selon la qualification et le sexe en 2008

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.

Chez les femmes, les propensions au départ sont nettement plus fortes auprès des
Employées et ouvrières, les exécutantes très qualifiées et parmi les techniciennes et
agents de maitrise. Dans ces deux dernières qualifications, la proportion des
femmes qui ont quitté leur emploi est largement supérieure à celle de leurs
homologues de sexe masculin. En retour, les hommes exerçant comme employés et
ouvriers, qu’ils soient de catégorie manœuvre ou spécialisée, présentent une
tendance plus nette à quitter leur emploi que les femmes de même niveau de
qualification.

En définitive, le marché de l’emploi présente une relative stabilité en 2008 au


niveau des travailleurs. Avec seulement 6,7% des travailleurs concernés, l’intensité
des départs enregistrés dénote d’une stabilité assez grande (93%) au niveau des
travailleurs tous sexes et qualifications confondus.

Ce faisant, pour mieux approfondir la compréhension de cette dynamique, la


section qui suit explore les relations entre la mobilité des travailleurs et
l’environnement des entreprises.

2.3.2. Structure des départs selon les caractéristiques liées


aux établissements

La mobilité de la main d’œuvre liée à l’environnement du travail montre que


l’intensité du phénomène peut varier considérablement par rapport au volume de
départs enregistrés. L’intensité des départs a été calculée en rapportant le volume
des départs au nombre total de travailleurs permanents. Le tableau 2.10e donne un
aperçu du traitement qu’il est possible de faire de ce phénomène et des indicateurs
obtenus pour affiner l’analyse de cette mobilité.

33
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau 2.10e : Départs de travailleurs enregistrés en 2008 selon quelques caractéristiques de l’établissement

Départs Total
enregistrés Intensité Indice de
travailleurs
Caractéristiques Effectifs %
(%) stabilité (%)

(a) (b) (c) d=(a/c) e= (1-d)


Région d’implantation
· Dakar 1 838 93,0 27478 6,7 93,3
· Autres régions 139 7,0 1 938 7,2 92,8
Statut juridique
· Particulier 194 9,8 2 653 7,3 92,7
· SARL 721 36,5 6 000 12,0 88,0
· Société Anonyme 1 032 52,2 19 938 5,2 94,8
· GIE 9 0,5 134 6,7 93,3
· Association 11 0,6 140 7,9 92,1
· Etablissement Public 6 0,3 466 1,3 98,7
· Autres 4 0,2 85 4,7 95,3
Activité économique
· Commerce 263 13,3 3740 7,0 93,0
· Transport 66 3,3 930 7,1 92,9
· Pèche 32 1,6 685 4,7 95,3
· Fabrication 323 16,3 5414 6,0 94,0
· bâtiment et travaux publics 79 4,0 1300 6,1 93,9
· Réparation / installation 21 1,1 213 9,9 90,1
· sante/action sociale 60 3,0 1296 4,6 95,4
· hôtel et restaurant 278 14,1 2479 11,2 88,8
· activité immobilière 25 1,3 201 12,4 87,6
· poste/télécommunication 47 2,4 2308 2,0 98,0
· intermédiation financière 131 6,6 2352 5,6 94,4
· agriculture 11 0,6 154 7,1 92,9
· Assainissement 0 0 6 0,0 100,0
· Production/distribution 55 2,8 4149 1,3 98,7
· Activité extractive 96 4,9 980 9,8 90,2
· Enseignement 9 0,5 69 13,0 87,0
· Services aux entreprises 476 24,1 3014 15,8 84,2
· Autres 5 0,3 13 38,5 61,5
TOTAL 1977 100 29 416 6,7 93,3

Par rapport à la région d’implantation, il apparait, en volume, que 93% des départs
ont été enregistrés dans la région de Dakar contre 7% pour les autres régions.

Cependant, au regard de l’intensité du phénomène, la mobilité reste légèrement


plus prononcée dans les autres régions (colonne d). Ce qui dénote d’un niveau de
stabilité dans l’emploi meilleure à Dakar que dans le reste du pays (colonne e).

34
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

En ce qui concerne la forme Graphique 2.10e: Volume et intensité des départs enregistrés
juridique, si plus de la moitié selon la forme juridique en 2008.
des départs ont été enregistrés
au sein des SA et dans une
moindre mesure au niveau des
SARL, il apparait que ce sont
les SARL qui enregistrent la
propension à partir la plus
forte. L’intensité des départs y
est au moins 2 fois plus forte
que dans les Sociétés
anonymes qui s’en sortent avec
une stabilité légèrement plus
grande que les autres types
d’établissement, si on exclut
les établissements publics.
Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.
Relativement au secteur d’activités, les volumes de départs les plus importants ont
été enregistrés au niveau des Etablissements spécialisées dans les Services aux
entreprises (24,1%), dans les activités de fabrication (16.3%), dans l’hôtellerie et la
restauration (14,1%), les commerces (13.3%) et dans l’intermédiation financière
(6.6%).

Cependant, en termes d’intensité, c’est dans les secteurs de l’immobilier (12,4%), de


l’hôtellerie et restauration (11,2%), dans les activités de réparation (9,9%), dans le
transport (7,1%) et dans les commerces (7,0%) que l’on enregistre les plus grandes
propensions au départ.

Graphique 2.10f. : Volume et intensité des départs enregistrés selon le secteur d’activité en 2008

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008, Tableau 2.2., supra, p.

Il en résulte que les secteurs qui se sont révélés les plus stables en 2008,
demeurent ceux de l’assainissement (100%), de l’agriculture (99,5%), le secteur de
l’enseignement (99,1%) et dans une moindre mesure le secteur des activités
extractives (97.7%). En conclusion, le marché du travail en 2008 reste marqué par
une grande stabilité.

35
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

2.4. Conclusion partielle


En conclusion, le marché du travail reste marqué, dans l’ensemble, par une grande
stabilité en 2008, nonobstant quelques secteurs fortement affectés par la mobilité
des travailleurs. Deux hypothèses peuvent être invoquées à ce titre : soit une
absence de perspectives claires tendant à décourager les candidats au départ, ou
bien que le marché du travail aura été assez motivant pour retenir les travailleurs
en leur offrant un cadre approprié d’épanouissement. En outre, le système de
promotion étant plus articulé à l’ancienneté au travail, la propension peut être plus
grande pour ces travailleurs de poursuivre leur carrière au sein du même
établissement si les conditions de travail et de motivation sont réunies. Ceci est
d’autant plus plausible que les 2/3 de la main d’œuvre disposent, au plus, du
niveau du baccalauréat et ne réunissent pas toujours les conditions pour prétendre
à des positions nécessitant des formations supérieures et donnant souvent lieu à
une compétition assez relevée.

Parmi les secteurs « fragilisés », celui des services aux entreprises, qui avait connu
un essor dans les années ’90 et qui avait entrainé un « boom » dans les filières de
recrutement et de mise à disposition de travailleurs temporaires notamment dans le
domaine du gardiennage ou des services aux entreprises (tels que l’emploi de
réceptionnistes, de travaux de secrétariat ou de saisie, d’hôtesses, ou la
consultance, entre autres) semble être gagné par un essoufflement au regard des
importants départs notés en 2008. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration,
lui aussi, semble accuser les contrecoups de la baisse de l’activité touristique et
notamment de la crise de la destination sénégalaise enregistrée, suite aux
nombreux scandales de trafics, de pédophilie. Enfin, le secteur du commerce
trouve un contexte favorable lié à une explosion du secteur-même et une
multiplication des opportunités qui y justifie le taux non négligeable des départs.

Un trait majeur de la main d’œuvre sénégalaise en 2008 est la percée des femmes et
leur comportement exemplaire sur le marché du travail. Elles sont légèrement plus
jeunes que les hommes et leur formation, dans l’ensemble, reste plus en adéquation
avec les emplois qu’elles occupent. Ceci fait qu’elles font preuve d’une meilleure
maitrise dans leur activité et sont moins sujettes à commettre des fautes
professionnelles qui leur vaudraient un licenciement. Par contre, elles demeurent
encore légèrement plus ciblées que les hommes lorsqu’il est question de
licenciement pour faute économique.

36
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Deuxième partie
III. MASSE SALARIALE ET SALAIRES MOYENS
VERSES PAR LES ENTREPRISES
Introduction
Dans cette partie, l’analyse portera d’abord sur les caractérisations de la
masse salariale globale versée par les établissements et dans un deuxième
temps, il sera étudié les salaires moyens calculés à partir des variables
préalablement utilisés.

3.1 Masse salariale et salaires moyens 2008


3.1.1. Concepts et définitions

a. La masse salariale :

Par masse salariale, on entend généralement les charges liées à la rémunération du


travailleur. Dans cette analyse, il a été retenu d’analyser la masse salariale globale
ou brute, c’est-à-dire, les salaires effectivement payés à l’employé y compris les
cotisations « part Employeur » versée aux institutions sociales (IPRES, IPM), l’Impôt
sur le Revenu (IR) et la Taxe Représentative du Minimum Fiscal (TRIMF),
notamment.

On résume cette rubrique sous la formule suivante :

MSBe = Salaire + Cotisations « part Employeur » + IR + TRIMF

Pour affiner cette analyse, on insistera sur la masse salariale moyenne. Cet
indicateur se calcule en ramenant la masse salariale brute au nombre
d’établissements qui l’auront généré. Il donne une idée de la politique salariale
pratiquée dans une catégorie d’établissement et d’éliminer les biais liés à la
représentativité de cette catégorie sur le marché du travail.

b. Salaire moyen mensuel

Dans l’approfondissement de cette analyse, on utilisera également comme


indicateur, le salaire mensuel moyen pour en faire une base de comparaison. Le
salaire mensuel moyen est obtenu en rapportant la masse salariale totale générée
au cours de l’année 2008 à la population salariée totale et en le ramenant à un
mois. En résumé, la formule suivante sera appliquée :

Salaire mensuel moyen (SMM) = (MSBe /Population salariée) /12 mois

Cet indicateur (SMM) sera calculé en considérant les effectifs permanents utilisés et
la masse salariale correspondant à la rémunération de cette catégorie de

37
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

travailleurs5. Il devra en principe renseigner sur le niveau de rémunération de la


main d’œuvre pratiquée au cours de l’année.

3.1.2. Analyse différentielle de la masse salariale

Les établissements interrogés en 2008 ont dégagé, en tout, une masse salariale
cumulée de l’ordre de 170,3 milliards FCFA hors prélèvements sociaux et fiscaux,
soit une moyenne de 212 millions FCFA par établissement. Cette performance est
de loin supérieure à celle enregistrée en 2004, année au cours de laquelle les
entreprises ont distribué environ 147,3 milliards FCFA en salaires soit une
moyenne par établissement de l’ordre de 173 millions FCFA. En terme relatif, les
performances des établissements ont connu une hausse de plus de +22% sur la
période de 4 ans6.

Toutefois il faut convenir que la masse salariale brute générée en 2008 par les
établissements bénéficie généralement à 3 catégories de travailleurs au Sénégal : les
travailleurs permanents, les travailleurs saisonniers et les travailleurs journaliers.
En 2008, on estime la part versée aux travailleurs permanents à 164,64 milliards
FCFA, soit 97% de la masse salariale totale générée au niveau national. Les
travailleurs saisonniers et journaliers captent en définitive 3% de la masse salariale
brute versée au niveau national et 8% de la masse salariale totale versée lorsqu’ils
exercent au niveau des autres régions,

Le tableau 3.1 donne la répartition de la masse salariale (cumulée et moyenne)


selon quelques caractéristiques liées à l’établissement.

5
Dans la formule, MSBe sera alors remplacée par MSP ou masse salariale octroyée aux travailleurs permanents.
6
Si on considère que la masse salariale réalisée en 2004 est le résultat de l’activité de 853 établissements, celle
de 2008, qui a été enregistrée auprès de 804 établissements, pourrait être en conséquence corrigée et ramenée à
180,6 milliards FCFA.
38
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau 3.1 : Masse salariale générée selon les caractéristiques de l’établissement de travail

Masse salariale Part Masse salariale


Caractéristiques totale (MFCFA) (%) moyenne (MFCFA)
Nbre
Etablissements
Région de localisation
· Dakar 162 323 95,3% 243 667
· Autres régions 7 940 4,7% 58 137
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 2 049 1,2% 7 314
· De 5 à 9 salariés 3 998 2,3% 21 187
· De 10 à 29 salariés 9 723 5,7% 62 157
· De 30 à 49 salariés 7 369 4,3% 175 42
· De 50 à 69 salariés 7 431 4,4% 275 27
· De 70 à 99 salariés 9 630 5,7% 459 21
· De 100 à 299 salariés 40 665 23,9% 1 043 39
· 300 et plus 89 399 52,5% 5 259 17
Forme juridique
· Particulier 3 574 2,1% 9 401
· SARL 14 158 8,3% 89 156
· Société Anonyme 150 263 88,3% 737 204
· GIE 191 ,1% 19 10
· Association 501 ,3% 42 15
· Etablissement Public 1 346 ,8% 150 3
· Autre 231 ,1% 29 15
Avec succursale ou non
· Dispose de succursale (s) 71 466 42,0% 701 102
· Ne dispose pas de succursale 98 798 58,0% 141 702
Secteurs d’activités
· Commerce 11 807 6,9% 50 3
· Transport 4 407 2,6% 138 5
· Pèche 2 802 1,6% 400 164
· Fabrication 24 443 14,4% 149 19
· bâtiment et travaux publics 7 134 4,2% 324 238
· Réparation / installation 634 ,4% 45 64
· sante/action sociale 3 826 2,2% 31 9
· hôtel et restaurant 8 660 5,1% 135 22
· activité immobilière 1 499 ,9% 83 4
· poste/télécommunication 36 102 21,2% 1 900 32
· intermédiation financière 19 951 11,7% 665 125
· agriculture 1 006 ,6% 112 7
· Assainissement 88 ,1% 44 18
· Production/distribution 32 473 19,1% 3 608 30
· Activité extractive 8 767 5,1% 1 096 14
· Enseignement 170 ,1% 43 7
· Services aux entreprises 6 039 3,5% 232 8
· Autres 443 ,3% 40
TOTAL 170 264 100,0% 212 804
Source : DSTE : DASMO, 2008.

39
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

a. Masse salariale générée selon la taille de l’établissement

La masse salariale est une donne qui reste très liée au nombre de travailleurs
enrôlés et à leur niveau de qualification. La répartition de la masse salariale totale
selon la taille de l’établissement en 2008 révèle que les grosses entreprises qui
emploient plus de 100 ont généré au moins 75% de la masse salariale totale avec
seulement 7% des établissements totaux recensés. Les établissements de 10 à 19
parviennent tant bien que mal à se positionner comme 3ème force économique avec
une contribution de l’ordre de 7,4% à la masse salariale totale versée aux
travailleurs en 2008 (cf. graphique 3.1a).

Graphique 3.1a. : Part de la masse salariale générée en 2008 selon la taille de l’établissement de travail.

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.

Si on considère la masse salariale moyenne versée par entreprise, la relation entre


la taille de l’établissement et la masse salariale se confirme. En outre, comme le met
en évidence le graphique 3.1b, cette dernière évolue proportionnellement au
nombre de salariés. Cependant, les écarts se creusent nettement à mesure que la
taille de l’établissement grandit.

Graphique 3.1b : Niveau de la masse salariale générée par les établissements en 2008 selon la taille (millions de
fCFA).

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.

40
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Les établissements qui emploient au moins 300 travailleurs versent en moyenne 4


fois plus de salaires que ceux dont le personnel est compris entre 100 et 300 même
si ces derniers sont 2 fois et demie plus nombreux (4,9% contre 2,1%). De même,
entre ces établissements de 100 à 299 employés et celles dont le personnel salarié
est compris entre 70 et 90 salariés, le rapport des masses salariales moyennes
produites est de 1 contre 3 FCFA. Le reste des établissements offrent à leurs
employés un niveau de rémunération inférieure à la moyenne nationale, malgré une
forte concentration d’unités dans ces tranches.

b. Masse salariale selon que l’entreprise dispose de succursale ou


non

En 2008, 42% des 170,3 Graphique 3.2a. : Part de la masse salariale générée en 2008
milliards FCFA versés aux selon que l’entreprise dispose ou non de succursale.
travailleurs comme
salaires, ont été l’œuvre
d’entreprises à
établissements multiples.
Les entreprises qui ne
disposent pas de
succursales ont, de leur
côté, fourni 58% de la
masse salariale générée en
2008.

Toutefois, si on analyse le
niveau de la masse
salariale versée en
moyenne, on note une
puissance économique 4 Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.
fois plus élevée au niveau
des entreprises à établissements multiples (cf. graphique 3.2b).

Par rapport à une Graphique 3.2b : Niveau de la masse salariale moyenne générée
moyenne nationale évaluée en 2008 selon que l’entreprise dispose ou non de succursales
à 212 millions FCFA, la (millions de fCFA).
masse salariale moyenne
générée par les entreprises
à établissements multiples
atteint 701 millions FCFA
comparativement aux
établissements constitués
d’une seule unité dont les
capacités moyennes en
termes de masse salariale
sont estimées à 141
millions FCFA.

Cette situation est décrite


dans le graphique 3.2b ci-
contre.
Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.

41
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

c. Masse salariale générée selon la forme juridique

En référence à la forme juridique, il apparait que c’est dans les sociétés anonymes
(SA) qu’est générée la majeure partie de la masse salariale en 2008. Avec seulement
25% des établissements de travail, les SA génèrent plus de 88% de la masse
salariale totale versée aux travailleurs. Les établissements dotés du statut de SARL
ainsi que les établissements détenus par des particuliers y contribuent en tout à
hauteur 10,4% en dépit du fait qu’ils constituent 69,3% du tissu industriel. Les
autres types d’établissements contribuent de manière assez marginale à la masse
salariale générée en 2008. Cette situation est bien reflétée dans le graphique 3.3a
ci-dessous.

Graphique 3.3a. : Part de la masse salariale générée en 2008 selon la forme juridique de l’établissement de
travail.

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.

Lorsqu’on se réfère à la masse Graphique 3.3b : Niveau de la masse salariale générée en 2008
salariale moyenne, il ressort selon le forme juridique de l’établissement (millions de fCFA).
que les SA ont développé une
politique salariale meilleure
que dans la moyenne : le
niveau de la masse salariale
générée durant l’année y est
de 737 millions FCFA par
établissement, soit 3,5 fois
plus élevée que la moyenne
nationale en 2008. Les SA
sont suivies par les
établissements publics ceci,
en dépit de la faible
représentativité de cette
catégorie sur le marché du
travail (0.4%). Dans toutes les
autres catégories, la moyenne
de la masse salariale reste Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.
inférieure à la moyenne nationale comme on peut le noter dans le graphique 3.2b
ci-contre.

42
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

d. Masse salariale générée selon le secteur d’activité

En 2008, les secteurs qui ont versé les masses salariales les plus importantes sont,
par ordre d’importance, les secteurs des postes et télécommunications ((21,2%),
celui des activités extractives (19,1%), les activités de fabrication (14,4%),
l’intermédiation financière (11,7%), les commerces (6,9%), le secteur de l’hôtellerie
et de la restauration à égalité avec celui de l’enseignement (5,1% chacun). Le niveau
de participation globale de ces 7 secteurs est ainsi estimé à 83,5% de la masse
salariale totale versée en 2008.

Cependant si on tient compte du poids des secteurs et de la masse salariale


moyenne distribuée par établissement, les secteurs qui se détachent par rapport à
la moyenne nationale sont constitués des activités de production et de distribution
d’énergie (eau, gaz et électricité), des postes et télécommunications, des activités
extractives, de l’intermédiation financière, de la pêche et des BTP ainsi que le
secteur des services aux entreprises qui présentent, toutes, des niveaux de masse
salariale supérieurs à la moyenne nationale en 2008.

Graphique 3.4 : Niveau de la masse salariale moyenne générée par établissement en 2008
selon leur secteur d’activité (en millions de FCFA).

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008.

Le graphique 3.4 met ainsi en évidence les grandes disparités que l’on note dans les
niveaux de rémunération selon les secteurs d’activités. Alors que dans le secteur de
la production/distribution de l’énergie on offre un niveau de rémunération 17 fois
supérieur à la moyenne, le secteur des postes et télécommunications en offre un
niveau 9 fois supérieur ; le secteur des activités extractives garde aussi un niveau
de rémunération assez appréciable sur le marché du travail en 2008.

43
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

3.2 Salaire moyen versé par les établissements


3.2.1. Définitions et Concepts

Le salaire est la rémunération du travail (Code du travail, 1997) et, en tant que tel,
constitue la contrepartie du travail.

Dans le cadre de l’enquête DASMO de 2008, la question a été renseignée à partir


des informations demandées aux entreprises sur le montant du salaire brut qui,
selon la définition consacrée, « correspond à l'intégralité des sommes perçues par le
salarié (…) avant toute déduction de cotisations obligatoires » (INSEE). Sur le
questionnaire, cette information a été désagrégée selon le statut du travailleur. A ce
titre, on peut considérer trois (3) types de travailleur correspondant à des statuts
propres:

Le travailleur permanent : il s’agit du travailleur qui dispose d’un contrat de


travail à durée indéterminée (CDI).

Le travailleur saisonnier : C’est le travailleur qui est employé de manière


temporaire et qui, à ce titre, dispose d’un contrat à durée déterminée (CDD).

Le travailleur journalier : C’est le travailleur qui est employé durant la journée


pour une durée n’excédant pas 6h40mns (dans les activités non agricoles) et 8h
(dans les établissements agricoles)

En outre, les informations ont permis de consigner le montant des salaires aux
travailleurs Deux indicateurs sont ainsi tirés de cette information :
Le salaire moyen mensuel offert

3.2.2. Salaire moyen mensuel selon les caractéristiques du


travailleur permanent

En moyenne, un travailleur permanent gagne en 2008, 466.416 FCFA par mois. Ce


niveau de rémunération est supérieur à celui enregistré en 2004 et qui estimait le
salaire moyen à 347.401 FCFA. La hausse des niveaux de salaires reste donc assez
appréciable (soit plus de 34% en l’espace de 4 ans), mais elle cache, cependant,
beaucoup de disparités selon l’environnement de travail (la région d’implantation, la
forme juridique de l’établissement, le secteur d’activité) et les caractéristiques
propres aux personnels permanents comme la catégorie professionnelle7.

Le tableau donne un premier aperçu de la politique salariale pratiquée sur le


marché au profit des travailleurs permanents.

Par la suite, l’analyse de la politique salariale se fera par rapport à la catégorie


professionnelle et sera croisée en référence aux caractéristiques de l’établissement
de travail.

7
Les données disponibles ne permettent pas de faire une analyse sexuée de la politique salariale pratiquée en
2008.
44
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau 3.2 : Salaire moyen mensuel versé aux travailleurs permanents selon quelques caractéristiques (en
FCFA)

Masse Salaire
salariale Effectifs de moyen
Caractéristiques du travailleur totale travailleurs versé
(MFCFA) (FCFA)
Région d’implantation
· Dakar 157 321 522 982 27 478 477 114
· Autres régions 7 319 665 935 1 938 314 743
Entreprise à établissements multiples
· Oui 69 619 186 950 10 355 560 270
· Non 95 022 001 967 19 061 415 429
Forme juridique
· Particulier 3 437 101 598 2 653 107 963
· SARL 13 152 271 640 6 000 182 670
· Société Anonyme 145 798 368 440 19 938 609 382
· GIE 190 774 448 134 118 641
· Association 500 795 716 140 298 093
· Etablissement Public 1 331 120 788 466 238 040
· Autres 230 756 287 85 226 232
Catégorie professionnelle
· Employeurs et associés 289 -
· Cadres supérieurs de direction et as. 51 817 568 281 2 500 1 727 252
· Techniciens sup/agents de maitrise sup 33 131 291 757 2 509 1 100 415
· Techniciens et agents techniques ou de
28 470 520 551 4 864 487 776
maitrise
· Exécutant très qualifié 16 128 492 483 3 777 355 849
· Exécutant qualifié 17 807 524 317 6 523 227 497
· Employés ou ouvriers spécialisés 9 150 654 289 4 465 170 785
· Employés ou ouvriers/manœuvres 8 128 866 828 4 478 151 274
· Apprentis 6 270 410 11 47 503
Secteurs d’activités
· Commerce 11 359 532 224 3 722 254 333
· Transport 4 337 860 450 929 389 116
· Pèche 2 204 552 313 685 268 194
· Fabrication 22 390 890 339 5 414 344 645
· Bâtiment et travaux publics 6 643 390 861 1 300 425 858
· Réparation / installation 615 463 769 213 240 792
· Sante/action sociale 3 816 625 485 1 296 245 411
· Hôtels et restaurants 8 179 871 919 2 479 274 972
· Activité immobilière 1 497 739 566 201 620 953
· Poste/télécommunication 36 038 335 060 2 308 1 301 211
· Intermédiation financière 19 461 510 935 2 371 684 012
· Agriculture 455 106 629 154 246 270
· Assainisement et ass. 88 384 446 6 1 227 562
· Production/distribution (eau gaz élect...) 32 406 168 253 4 149 650 883
· Activité extractive 8 498 953 082 980 722 700
· Enseignement 170 037 417 69 205 359
· Services aux entreprises 6 021 590 538 3 014 166 489
· Loisirs/Culture/Sport 12 163 324 13 77 970
· Autres 443 012 307 113 326 705
TOTAL 164 641 188 917 29416 466 416

45
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

a. Salaire moyen mensuel par région d’implantation

Dans l’ensemble, en Tableau n° 3.2a: Salaire mensuel moyen versé selon la catégorie professionnelle
termes de salaire du travailleur et la région d’implantation de l’établissement (en FCFA)
moyen mensuel, les
travailleurs de la Régions d’implantation
région de Dakar Catégories professionnelles Autres
gagnent plus que Dakar
régions
Total
ceux exerçant dans
les autres régions. Cadres supérieurs direction et assimilés 1 764 853 961 414 1 727 252
Leur niveau de Techniciens sup. et agents de maitrise sup. 1 140 822 441 634 1 100 415
rémunération est 1,5
fois supérieur à celui Techniciens et agents technique ou de maitrise 486 921 499 757 487 776
versé en région (soit Exécutant très qualifié 359 103 301 394 355 849
477.114 FCFA contre
Exécutant qualifié 230 285 202 554 227 497
314.743 FCFA). Cette
disparité dans le Employés ou ouvriers spécialisés 167 826 211 864 170 785
système de
Employés ou ouvriers manœuvre 153 134 86 496 151 274
rémunération peut
être recherchée dans Apprentis (allocation d'apprentissage) 43 778 84 750 47 503
son indexation par Source : DSTE, DASMO, 2008
rapport à la catégorie
professionnelle en plus de disparités liées à la région d’implantation. Le tableau ci-
dessous renseigne sur la politique salariale pratiquée selon la catégorie
professionnelle et dresse une comparaison par régions.

Il existe des écarts Graphique n° : Niveau de salaire moyen versé au travailleurs selon la
importants dans les niveaux catégorie professionnelle (FCFA)
de rémunération selon la
catégorie professionnelle. Les
personnels cadres gagnent
environ 1.727.000 FCFA soit
un niveau 3,7 fois supérieur
à celui du salaire moyen
national. Ces derniers
apparaissent relativement
privilégiés par rapport aux
autres catégories de
travailleurs puisque le niveau
de traitement chute d’environ
1/3 du salaire lorsqu’on
passe à la catégorie
professionnelle qui suit, en Source : DSTE, DASMO 2008, tableau supra
l’occurrence chez les
techniciens supérieurs (soit une différence moyenne de salaire de plus de 620.000
FCFA par mois). L’écart de salaire est de cet ordre entre la catégorie des techniciens
supérieurs et celles des techniciens et agents de maitrise. A partir de cette dernière
catégorie professionnelle l’écart de salaire a tendance à se réduire entre niveaux de
qualification bien que gardant une différence assez consistante.

La politique salariale par rapport à la distribution par région, hormis quelques


exceptions, montre, dans l’ensemble, que les travailleurs qui exercent dans la
région de Dakar bénéficient de plus d’avantages que leurs vis-à-vis des autres
régions. C’est notamment le cas chez les travailleurs cadres, chez les techniciens
46
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

supérieurs, et chez les ouvriers et manœuvres dont les niveaux de salaire dépassent
de loin ceux de leurs homologues qui exercent en région : ils sont rémunérés à
hauteur parfois du double de ce que gagnent ces derniers. Cette situation pourrait
expliquer en partie la préférence pour les travailleurs permanents à vouloir exercer
dans la région de Dakar et justifier ainsi l’hyper concentration des actifs dans cette
région.

En retour, pour d’autres catégories comme les techniciens et agents de maitrise, les
employés et ouvriers spécialisés de même que pour les apprentis, travailler en
régions offre de meilleures opportunités. Le niveau des salaires y est relativement
plus élevé que celui perçu par leurs collègues travaillant dans la région de Dakar.

b. Salaire moyen mensuel selon la forme juridique

Les sociétés anonymes ont une Graphique n° : Niveau de salaire moyen versé aux travailleurs
politique salariale plus attrayante selon la forme juridique (milliers FCFA)
en 2008. Le salaire moyen y est de
609.000 FCFA soit un niveau
supérieur de 31% au salaire
moyen. Ces types d’établissements
influencent beaucoup la politique
salariale du fait qu’ils abritent près
de 68% des travailleurs recensés.
Les bonnes conditions de
rémunération et la forte
concentration des travailleurs à
leur niveau font que partout
ailleurs le niveau de salaire est
inférieur à la moyenne nationale.

Ainsi en dehors des SA, ce sont les


associations qui offrent le meilleur
niveau de salaire ; elles sont Source : DSTE, DASMO 2008, tableau supra
suivies par les Etablissements publics et les établissements classés dans la
rubrique « autres ». Enfin, il faut relever que la politique salariale est moins
attrayante au niveau des GIE et des Particuliers où en moyenne un travailleur
gagne 4 fois moins que le niveau moyen de salaire.

L’évolution des niveaux de salaires Tableau n° 3.2b: Evolution du salaire mensuel moyen versé
par rapport à la dernière édition de selon la forme juridique entre 2004 et 2008 (en FCFA)
la DASMO (2004) montre que Niveau de salaire
(FCFA) Variation
d’importants efforts été consentis par Forme juridique
moyenne
2004 (*) 2008 (**)
les établissements pour revaloriser le
traitement des travailleurs ; Particulier 123.626 107.963 -12,7%
cependant, les variations qui sont SARL 133.593 182.670 36,7%
intervenues n’ont pas évolué dans le Société Anonyme 313.447 609.382 94,4%
même sens selon la forme juridique GIE 73.259 118.641 61,9%
et mettent en évidence des politiques Association 154.489 298.093 93,0%
salariales très contrastées. Selon le Etablissement Public 486.177 238.040 -51,0%
tableau ci-après, 3 modèles Autres 269.475 226.232 -16,0%
d’évolution peuvent être mises en Sources : (*) SST, DASMO, 2005 ; (**) DSTE, DASMO, 2008
évidence : le milieu des SA et des Associations établissements ont revu fortement à
la hausse de leur niveau de rémunération, en doublant quasiment les niveaux de

47
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

salaires entre 2004 et 2008 ; le deuxième modèle met en évidence les SARL et les
GIE : dans ces catégories d’établissements, on note une la tendance modérée à une
hausse des salaires entre 2004 et 2008 qui se traduit par une variation comprise
entre +36% et +62% ; enfin, dans le milieu des établissements publics, celui des
particuliers et des « autres » types d’établissements, on a noté, dans l’ensemble, que
les salaires des employés permanents ont accusé un sérieux recul (soit
respectivement -21%, - 51% et -16%. Dans ces milieux, les politiques salariales
pratiquées ne permettent pas de compenser l’effet de l’inflation et la détérioration
du pouvoir d’achat.

c. Salaire moyen mensuel selon le secteur d’activité

Dans tous les secteurs, le niveau du salaire moyen est supérieur au SMIC quelle que soit la
catégorie professionnelle. Le salaire moyen mensuel en 2008 subit l’influence de la politique
salariale pratiquée dans certains secteurs comme celui de la production et distribution
d’énergie, de la poste et des télécommunications, des activités extractives et celui des BTP
pour l’essentiel.

Tableau n° 3.2c: Salaire mensuel moyen versé selon la catégorie professionnelle du travailleur et le secteur
d’activité

Secteur d'activité Cadres Techniciens Techniciens Exécutant Exécutant Employés Employés


sup sup et et agents très qualifié ou ouvriers ou ouvriers

Apprentis
direction agents de technique ou qualifié spécialisés manœuvre
et maitrise sup de maitrise
assimilés

PRODUCTION/DISTRIBUTION
ENERGIE
3953993 3127601 584124 422968 392500 312948 170062 -
POSTE/TELECOMS. 2078718 1172775 938362 376071 71952 487044 116486 -
ASSAINISSEMENT/ASSI. 1795780 - 360848 - - - 55109 -
SERVICE AUX ENTREPRISES 1772723 1304189 369174 319010 179724 126341 85826 -
COMMERCE 1772647 479968 313996 203114 107307 118190 160225 -
ACTIVITE EXTRACTIVE 1639600 866962 629987 551861 487766 449969 208835 -
BTP 1604270 1258128 670866 430050 150978 148191 137032 -
TRANSPORT 1583590 700663 378630 266358 138071 221844 147072 -
ACTIVITE DE FABRICATION 1270074 943489 389251 326829 200814 94906 139796 28319
HOTEL ET RESTAURANT 1247880 612735 348334 220011 135930 148115 260652 70524
INTERMEDIATION
FINANCIERE
1191254 762237 539553 541379 346556 310988 243826 -
PECHE 1139105 1034089 333873 321596 185746 134031 147802 -
AGRICULTURE 1073910 694107 350129 281259 151631 35238 120712 -
ACTIVITE IMMOBILIER 991198 780316 409339 277388 178245 144082 57129 -
SANTE/ACTION SOCIALE 928736 692039 524519 270161 193295 118286 100963 -
REPARATION /
INSTALLATION
831090 744730 322907 325397 127572 84198 137349 -
ENSEIGNEMENT 727983 407129 215777 197844 127416 94077 45648 -
LOISIRS/CULTURE/SPORT - - - 103734 86601 80496 - -
AUTRES 725923 677742 655959 479429 270787 113843 96236 -
Total 1727252 1100415 487776 355849 227497 170785 151274 47503

48
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Dans ces secteurs qui sont considérés comme à la pointe des innovations, le niveau
des salaires peuvent être très intéressants et tendant ainsi à « tirer » la moyenne
salariale vers la hausse.

La structure des salaires telle que reprise dans le tableau 3.2 bis, montre que dans le secteur de
la production et de la distribution d’énergie, les niveaux de rémunération mensuelle sont
largement supérieurs à la moyenne nationale au niveau de toutes les catégories
professionnelles. Ainsi, les salaires offerts aux cadres et aux techniciens se situent à des
niveaux 2 à 3 fois plus élevés que la moyenne mensuelle. Les exécutants qualifiés également
apparaissent relativement favorisés avec un salaire qui est presque le double de ce qui est
pratiqué dans l’ensemble.

Tableau n° 3.2d: Niveau de salaire mensuel moyen versé selon la catégorie professionnelle du travailleur et le
secteur d’activité

Secteur d'activité Cadres Techniciens Techniciens Exécutant Exécutant Employés Employés

Apprentis
sup sup et et agents très qualifié ou ouvriers ou ouvriers
direction agents de technique ou qualifié spécialisés manœuvre
et maitrise sup de maitrise
assimilés
PRODUCTION/DISTRIBUTION
2,3 2,8 1,2 1,2 1,7 1,8 1,1
ENERGIE
POSTE/TELECOMS. 1,2 1,1 1,9 1,1 0,3 2,9 0,8
ASSAINISSEMENT/ASSI. 1,0 0,7 0,4
SERVICE AUX ENTREPRISES 1,0 1,2 0,8 0,9 0,8 0,7 0,6
COMMERCE 1,0 0,4 0,6 0,6 0,5 0,7 1,1
ACTIVITE EXTRACTIVE 0,9 0,8 1,3 1,6 2,1 2,6 1,4
BTP 0,9 1,1 1,4 1,2 0,7 0,9 0,9
TRANSPORT 0,9 0,6 0,8 0,7 0,6 1,3 1,0
ACTIVITE DE FABRICATION 0,7 0,9 0,8 0,9 0,9 0,6 0,9 0,6
HOTEL ET RESTAURANT 0,7 0,6 0,7 0,6 0,6 0,9 1,7 1,5
INTERMEDIATION
0,7 0,7 1,1 1,5 1,5 1,8 1,6
FINANCIERE
PECHE 0,7 0,9 0,7 0,9 0,8 0,8 1,0
AGRICULTURE 0,6 0,6 0,7 0,8 0,7 0,2 0,8
ACTIVITE IMMOBILIER 0,6 0,7 0,8 0,8 0,8 0,8 0,4
SANTE/ACTION SOCIALE 0,5 0,6 1,1 0,8 0,8 0,7 0,7
REPARATION /
0,5 0,7 0,7 0,9 0,6 0,5 0,9
INSTALLATION
ENSEIGNEMENT 0,4 0,4 0,4 0,6 0,6 0,6 0,3
LOISIRS/CULTURE/SPORT 0,3 0,4 0,5
AUTRES 0,4 0,6 1,3 1,3 1,2 0,7 0,6
Salaire moyen mensuel 1727252 1100415 487776 355849 227497 170785 151274 47503
Source : DSTE : DASMO, Tableau supra

Dans le secteur de la poste et des télécommunications, qui a connu un boom impressionnant


en raison de la percée des nouvelles technologies de la communication et de la diversification
des acteurs (synonyme d’une plus grande compétitivité), le niveau de rémunération est
légèrement supérieur à la moyenne notamment pour les emplois cadres, les techniciens
supérieurs et les exécutants qualifiés. Le niveau de rémunération offert aux salariés de
catégorie « technicien » et aux employés est de loin plus attractif que partout ailleurs. Les
employés de ces catégories touchent respectivement 2 à 3 fois plus que les salariés des mêmes
catégories professionnelles.

49
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Dans le secteur de l’industrie extractive, les cadres et techniciens supérieurs gagnent


légèrement moins que la moyenne ; en retour la politique salariale pratiquée en direction des
catégories moyennes ou inférieures est relativement plus attrayante que dans la moyenne,
notamment auprès des employés ou ouvriers spécialisés, les exécutants (qualifiés ou plus).
Les employés aussi bénéficient d’un régime salarial meilleur que dans l’ensemble. Une
politique similaire semble être appliquée dans le secteur de l’intermédiation financière : le
niveau de rémunération des cadres et des techniciens est, un cran, inférieur à la moyenne mais
les catégories de niveau intermédiaire ou inférieur bénéficient d’un régime salarial qui les fait
apparaître plus privilégiés par rapport à la moyenne.

Dans le secteur des BTP, les techniciens et les exécutants très qualifiés semblent relativement
bien payés par rapport à la moyenne des salariés de ces catégories. Par contre les cadres et
catégories inférieures restent largement en deçà de la moyenne.

Dans les secteurs des services aux entreprises, du commerce et de l’assainissement, le niveau
de la rémunération des cadres reste dans la moyenne mais les salaires offerts aux autres
catégories sont très inférieurs à la moyenne exceptée pour les techniciens supérieurs du
secteur des services aux entreprises.

Dans le secteur du transport, ce sont les employés qui bénéficient d’un traitement proche de la
moyenne nationale. Les catégories supérieures restent largement moins bien payées que la
moyenne des salariés.

Dans la Santé et l’action sociale, les techniciens se retrouvent avec un niveau de rémunération
acceptable au regard de la moyenne. Par contre, les autres catégories sont rémunérées à des
niveaux inférieurs aux moyennes pratiquées.

Dans le secteur de la pêche, ce sont les employés ou ouvriers manœuvres qui se démarquent
avec un niveau salarial qui se situe dans la moyenne alors que les employés des autres
catégories professionnelles bénéficient d’un niveau de rémunération qui se situe en-deçà de la
moyenne.

Dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, cette même catégorie (employés ainsi
que les apprentis) s’en sort avec de meilleurs traitements.

3.4. Conclusion partielle


Les établissements ont réalisé en 2008 d’importantes performances dans le
domaine à travers une augmentation des emplois et leur prise en charge
conséquente au plan salarial. Celle-ci s’est traduite par une revalorisation du
niveau de rémunération dans plusieurs secteurs de l’activité économique.

Toutefois, d’importantes disparités demeurent dans le système de rémunération : de


meilleures opportunités sont offertes aux travailleurs exerçant dans la région de
Dakar au détriment de ceux exerçant dans les régions ; de même, les
établissements de particuliers qui représentent 50% des établissements interrogés
n’embauchent que 9% des travailleurs permanents et ne participent qu’à hauteur
de 2,1% à la masse salariale contrairement aux SA qui fournissement plus de 88%
de la masse salariale générée en 2008 avec 25% des établissements. Leur politique

50
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

salariale reste donc plus attractive, avec un niveau de salaire moyen de 609 382
FCFA, supérieur de 30% à la moyenne nationale.

En définitive, la grande entreprise se positionne comme celle qui contribue le plus à


la génération des richesses, d’où la nécessité de leur apporter le soutien qui se doit,
par des subventions et/ou par des exonérations leur permettant de sécuriser leur
activité ainsi que les emplois qu‘ils génèrent.

Enfin, il faut reconnaitre que les établissements affectent encore une part non
négligeable de leurs ressources aux travailleurs saisonniers et/ou journaliers. Bien
la législation du travail le permette et que cette pratique leur permet de s’ajuster à
la conjoncture, il reste que celle-ci doit être découragée au profit d’une meilleure
protection du travailleur garantissant à ce dernier une meilleure sécurité dans
l’emploi et une insertion durable dans l’activité économique.

51
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Troisième Partie
IV. EVOLUTION DES EMPLOIS PERMANENTS
L’évolution de l’activité des établissements a été appréciée selon une démarche en
trois (3) phases. D’abord, il s’est agi de retracer l’évolution récente des emplois, en
faisant le point sur la dynamique intervenue entre 2007 et 2008. Dans un
deuxième temps, l’analyse fait le diagnostic des principales contraintes auxquelles
se heurtent les établissements dans leurs activités, avant de se projeter vers
l’avenir. Enfin, il leur a été demandé de se prononcer sur la situation attendue en
2009 au regard de l’évolution notée entre 2007 et 2008 et en partant de l’exercice
actuel. Les résultats de cette « projection » sont présentés dans les sections qui
suivent.

4-1 Evolution des emplois permanents entre 2007 et 2008

Le tableau ci-après présente l’évolution des emplois permanents entre 2007 et 2008
selon quelques caractéristiques de l’établissement de travail.

Tableau 4.1: Evolution des emplois permanents entre 2007 et 2008 selon quelques caractéristiques des
établissements de travail

Emplois permanents Tx
Caractéristiques de l’établissement
2007 2008 Ecart croissance
Région d’implantation
· Dakar 25873 27478 1 605 6,0%
· Autres régions 2 004 1 938 - 66 -3,3%
Statut juridique
· Particulier 2 439 2 653 214 8,4%
· SARL 5 403 6 000 597 10,5%
· Société Anonyme 19 371 19 938 567 2,9%
· GIE 75 134 59 56,5%
· Association 129 140 11 8,2%
· Etablissement Public 376 466 90 21,4%
· Autre 84 85 1 1,2%
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 860 858 -2 -0,2%
· 5 à 9 salariés 1 194 1 234 40 3,3%
· 10 à 29 salariés 2 532 2 587 55 2,1%
· 30 à 49 salariés 1 755 1 668 -87 -5,1%
· 50 à 69 salariés 1 664 1 608 -56 -3,4%
· 70 à 99 salariés 1 621 1 743 122 7,3%
· 100 à 299 salariés 5 971 6 455 484 7,8%
· 300 salariés et plus 12 280 13 263 983 7,7%
Activité économique
· Commerce 3376 3740 364 10,2%
· Transport 902 930 28 3,1%
· Pèche 732 685 -47 -6,6%
· Fabrication 5299 5414 115 2,1%
· bâtiment et travaux publics 974 1300 326 28,7%
· Réparation / installation 221 213 -8 -3,7%
· sante/action sociale 1228 1296 68 5,4%
· hôtel et restaurant 2385 2479 94 3,9%
· activité immobilière 198 201 3 1,5%
· poste/télécommunication 2420 2308 -112 -4,7%

52
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

· intermédiation financière 2196 2352 156 6,9%


· agriculture 132 154 22 15,4%
· Assainissement/voirie/ Assimilés 6 6 0 0,0%
· Production/distribution (eau gaz élect...) 4108 4149 41 1,0%
· activité extractive 823 980 157 17,4%
· enseignement 59 69 10 15,6%
· Services aux entreprises 2701 3014 313 11,0%
· autres 14 13 -1 -7,4%
TOTAL 27 877 29 416 1 539 5,4%

En 2008, les emplois permanents ont connu une hausse nette de 1539 travailleurs
permanents par rapport à 2007; ce qui dénote d’une croissance positive de l’ordre
de 5,4% des emplois permanents. Toutefois, les performances réalisées restent
contrastés si on considère les caractéristiques de l’établissement comme la
localisation, la forme juridique, la taille de l’établissement et le secteur d’activité.

a. Evolution des emplois permanents selon la région


d’implantation

L’augmentation des emplois constatée en 2008 n’a profité qu’à la région de Dakar.
Celle-ci voit le volume de ses emplois augmenter de 1605 travailleurs et s’en sort,
de ce fait, avec une évolution positive des emplois permanents de l’ordre de 6%.
Dans les autres régions, par contre, on a plutôt fait face à une évolution négative
des emplois permanents de l’ordre de -3,3%. En outre, les établissements ont
enregistré une perte nette de 66 travailleurs permanents par rapport à 2007.

b. Evolution des emplois permanents selon la forme juridique

Du point de vue de la forme juridique, l’évolution des emplois permanents reste


positive quelle que soit la forme juridique dont relève les établissements de travail.
Les établissements ont réalisé des efforts remarquables sur le recrutement si on
considère les écarts entre les effectifs de travailleurs permanents enregistrés en
2007 et en 2008.

Sur cette base, et comme Graphique 4.1: Répartition des emplois permanents nets
le montre le graphique 4.1 créés en 2008 selon la forme juridique de l’établissement.
ci-contre, les SARL et les
SA se sont
particulièrement illustrés
dans la création d’emplois
permanents avec près de
76% des emplois nets
créés.

Les « Particuliers » y ont


contribué à hauteur de
14% et le reste est
imputable aux
établissements publics
(6%) et aux GIE (4%). Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

53
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Enfin, il faut relever la participation à la création d’emplois permanents des


Associations et des autres catégories mais dans des proportions, sommes toutes,
assez marginales.

En termes d’impact, Graphique 4.1a: Evolution des emplois permanents nets créés
l’évolution des effectifs a Entre 2007 et 2008 selon la forme juridique.
été plus perceptible au
niveau des GIE et des
établissements publics.
Les GIE ont vu leurs
emplois permanents
propulsés à un rythme
annuel de 56,5% pendant
que les effectifs dans les
établissements publics ont
progressé, sur la même
temps, dans l’ordre de
21,4%. Face à cette
dynamique, les niveaux de Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra
performances réalisées au sein des SARL, des particuliers et des Associations
apparaissent plus que modérés avec des taux de croissance respectifs de 10,5%,
8,4% et 8,2%.

Enfin, il faut relever que les SA, qui se sont illustrées précédemment comme une
des catégories les plus performantes dans cette création d’emplois permanents, s’en
sortent finalement avec un taux de progression annuelle de 2,9% sur la période
2007-2008.

c. Evolution des emplois permanents selon la taille de


l’établissement

L’évolution des emplois permanents selon la taille de l’établissement, révèle que la


grande entreprise a absorbé la plus grande part des emplois nets créés au
détriment des établissements de taille moyenne (entre 30 et 69 salariés). Ainsi, les
grandes unités, dont les effectifs de travailleurs restent supérieurs à 70 salariés
connaissent ainsi une dynamique positive qui fait fluctuer leurs emplois
permanents entre 7 et 8% par an.

Graphique 4.1b: Evolution des emplois permanents entre 2007 et 2008 selon la taille de
l’établissement

54
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

Il faut noter aussi que les établissements de petite taille ont aussi contribué à la
création d’emplois permanents avec en tout près d’une centaine d’emplois nets
générés entre 2007 et 2008. Ces opportunités d’emplois ont fait progresser leurs
effectifs dans des proportions comprises entre 2,1% et 3,4%.

Pendant ce temps, la situation observée au niveau des établissements de taille


moyenne met en évidence une certaine fragilité : la perte nette d’emplois de plus de
150 postes au niveau de ces établissements finit par orienter négativement
l’évolution des emplois permanents enregistrés entre 2007 et 2008 : l’intensité de la
récession varie entre -3,4% et -5,1% en fonction de la taille de l’établissement.

d. Evolution des emplois permanents selon le secteur


d’activité

La même fragilité se retrouve dans les secteurs des postes et télécommunications,


de la pêche, de la réparation et dans une moindre mesure dans le secteur de la
réparation ainsi que les établissements classés dans la catégorie « autres» qui ont
été très affectés avec d’importantes pertes d’emplois.

Parmi tous les secteurs qui ont connu un essor des emplois, le secteur des
commerces, les BTP, les services aux entreprises, l’activité extractive,
l’intermédiation financière, la fabrication et, enfin, le secteur de l’hôtellerie et de la
restauration se sont révélés, comme des niches d’emplois au regard des importants
volumes d’emplois nouveaux absorbés.

Graphique 4.1c: Volume des emplois permanents nets enregistrés entre 2007 et 2008 selon le secteur d’activité

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

En gros, le volume total des pertes d’emplois subies peut être estimé à – 168
travailleurs permanents alors que celui des gains se monte à +1697. Ce qui dénote
ainsi d’une double dynamique de mobilité de la main d’œuvre caractérisée à la fois

55
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

par la création d’emplois nouveaux et, d’autre part, par des transferts de main
d’œuvre entre secteurs.

Graphique 4.1d: Evolution des emplois permanents entre 2007 et 2008 selon le secteur d’activité

Source : DSTE : Enquête DASMO, 2008 : tableau supra

Dans l’ensemble, comme on peut le noter dans le graphique b, l’évolution met en


évidence deux groupes de secteurs : ceux qui ont été frappés par un recul de
l’emploi, d’une part, et d’autre part, les secteurs qui se sont le mieux comportés
avec des hausses d’emplois. Entre ces deux groupes de secteurs, il semble donc
s’être opéré des transferts de main d’œuvre, si on compare le volume des gains et
des pertes d’emplois notés ici et là.

Les secteurs qui se sont le mieux comportés avec des gains en termes d’emplois
restent le secteur des BTP (+28%), les activités extractives (+17,4%), l’enseignement
(+15,6%), l’agriculture (+15,4%), les services aux entreprises (+11%), le commerce
(+10,8%) et l’intermédiation financière (6,9%).

4.2 Perspectives d’évolution des activités selon les employeurs

Les établissements consultés en 2008 sont restés prudents sur la question des
perspectives. Plus de la moitié ne se sont pas prononcé sur les contraintes
auxquelles ils étaient confrontés dans leur activité, notamment par rapport aux
points relatifs à :

· La pénurie de qualification
· Les coûts de l’énergie ;
· Les coûts des matières premières (ou intrants) ;
· Les coûts de la main d’œuvre ;
· Le coût des équipements ;
· L’insuffisance des commandes (ou au manque de débouchés) ;
· Les procédures et réglementations administratives
· La concurrence déloyale.

56
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Le tableau suivant donne l’état des réponses recueillies auprès des établissements
en 2008 sur les contraintes énumérées ci-dessus.

Tableau n°4.2a : Taux de réponses des établissements par rapport aux contraintes de production

Pas un obstacle

établissements
Total réponses
Ne sait pas
Sans objet

Obstacle
Obstacle

réponse
Taux de
mineur

majeur

Total
Contraintes à la production

Pénurie de qualification 98 113 46 30 22 309 804 38,4%


Coût de l'énergie 84 21 31 209 11 356 804 44,3%
Coût des matières premières 91 30 40 139 14 314 804 39,1%
Coût de la main d'œuvre 61 90 93 58 9 311 804 38,7%
Coût des équipements 72 44 49 135 12 312 804 38,8%
Insuffisance de commandes/manque de débouchés 69 60 45 117 19 310 804 38,6%
Réglementations administratives 59 71 57 109 16 312 804 38,8%
Concurrence déloyale 57 23 68 196 17 361 804 44,9%

Les entreprises sont restées très réservées sur ces questions. Les taux de réponses
les plus importantes ont été obtenues par rapport aux questions de concurrence
déloyale et par rapport au coût de l’énergie. Plus de 44% des établissements l’ont
déploré en 2008 même si une bonne part d’entre eux les considèrent « sans objet »
(soit respectivement 15,8% pour ce qui est de la concurrence déloyale et 23,9%
pour ce qui concerne les coûts de l’énergie). Sur les autres points, les
établissements qui ont émis une opinion représentent moins de 40%.

Les détails de cette consultation sont explicités dans les sections qui suivent.

a. Pénurie de qualification

A la suite des consultations de 2008, la question de la pénurie de l’expertise


qualifiée ne se pose pas trop en termes de contrainte au niveau des établissements,
comme le montre le tableau ci-après.

Sur les 309 entreprises qui se sont prononcé, environ 32% ne se sentaient pas
concernées par la question, 36,6% ont trouvé qu’elle ne constituait pas un obstacle.
Seules environ ¼ des établissements y voyaient un obstacle que 14,9% d’entre eux
avaient tendance à minimiser et que 9,7% percevaient, par contre, comme un
obstacle sérieux.

Dans l’ensemble, la pénurie de qualification est légèrement plus préoccupante pour


les établissements établis dans la région de Dakar que pour ceux installés dans le
reste du pays.

57
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau n° 4.2b: Pénurie de qualification selon la caractéristique de l’établissement

Caractéristiques

Obstacle majeur
Pas un obstacle

d’établissement
Ne sait pas
Sans objet

Obstacle
mineur

Nombre

s
Région de localisation
· Dakar 30,9 36,5 14,5 10,4 7,6 249
· Autres régions 35 36,7 16,7 6,7 5 60
Statut juridique
· Particulier 38,5 40,4 9,3 5,0 6,8 161
· SARL 28,9 35,6 15,6 8,9 11,1 45
· Société Anonyme 19,6 32,6 22,8 18,5 6,5 92
· GIE 66,7 0,0 33,3 0,0 0,0 3
· Association 66,7 0,0 33,3 0,0 0,0 3
· Etablissement Public 0,0 50,0 0,0 50,0 0,0 2
· Autre 33,3 33,3 33,3 0,0 0,0 3
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 45,0 36,7 8,3 2,8 7,3 109
· De 5 à 9 salariés 28,8 45,5 7,6 9,1 9,1 66
· De 10 à 29 salariés 24,2 31,8 24,2 13,6 6,1 66
· De 30 à 49 salariés 13,6 40,9 27,3 13,6 4,5 22
· De 50 à 69 salariés 25,0 25,0 25,0 16,7 8,3 12
· De 70 à 99 salariés 20,0 30,0 10,0 30,0 10,0 10
· De 100 à 299 salariés 25,0 25,0 25,0 18,8 6,3 16
· 300 salariés et plus 25,0 37,5 25,0 12,5 0,0 8
Activité économique
· Commerce 45,2 29,8 6,0 6,0 13,1 84
· Transport 46,7 6,7 26,7 6,7 13,3 15
· Pèche 33,3 0,0 33,3 0,0 33,3 3
· Fabrication 23,2 50,0 13,4 11,0 2,4 82
· bâtiment et travaux publics 35,7 28,6 14,3 21,4 0,0 14
· Réparation / installation 22,2 33,3 11,1 33,3 0,0 9
· sante/action sociale 23,1 26,9 30,8 7,7 11,5 26
· hôtel et restaurant 20,0 24,0 28,0 24,0 4,0 25
· activité immobilière 0,0 88,9 0,0 0,0 11,1 9
· poste/télécommunication 33,3 11,1 44,4 0,0 11,1 9
· intermédiation financière 33,3 50,0 0,0 16,7 0,0 6
· agriculture 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
· Production/distribution (eau gaz électricité...) 0,0 85,7 14,3 0,0 0,0 7
· activité extractive 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 4
· enseignement 33,3 33,3 33,3 0,0 0,0 3
· Services aux entreprises 55,6 33,3 11,1 0,0 0,0 9
· autres 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
TOTAL 31,7 36,6 14,9 9,7 7,1 309

Cependant, c’est dans les sociétés anonymes que la rareté de l’expertise qualifiée
demeure plus grave : elle est vécue comme obstacle sérieux dans 18,5% des cas
contre seulement 9% des établissements classés comme SARL. Dans les
établissements enregistrés sous d’autres formes juridiques, cette pénurie de

58
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

qualification reste plus atténuée et une bonne partie des établissements où elle se
manifeste la considère comme un obstacle mineur.
En outre, le manque Graphique 4.2a: Proportion d’éblissements qui considèrent que la pénurie de
d’expertise qualifiée qualification est un obstacle, selon la taille de l’établissement
apparait comme un
obstacle majeur pour
les établissements de
plus 10 salariés. Plus la
taille est grande, plus la
question prend de la
gravité. Son ampleur
culmine avec les
établissements de 70 à
100 salariés où 30%
des unités l’ont signalé
comme obstacle majeur.
Cette situation est bien
mise en évidence dans
le graphique ci-contre.

Par rapport au secteur


d’activité, la question de
la pénurie de
qualification demeure Source : DSTE, DASMO 2008, tableau supra.
une sérieuse
préoccupation dans les secteurs de la « réparation et de l’installation » (33,3%), dans
« l’hôtellerie et la restauration » (24%), dans les BTP (21%) et dans le secteur de
« intermédiation financière » (16,7%). Son niveau de gravité reste faible dans les
secteurs de la « santé et action sociale », du transport et enfin du secteur du
« commerce » où moins d’un (1) établissement sur dix (10) y voient un obstacle
majeur. Enfin, la question est évoquée de façon assez marginale dans les
établissements exerçant dans les autres secteurs d’activités. Aucun établissement
de ces secteurs ne le perçoit comme obstacle majeur et nombreux sont ceux qui ne
se sentent pas concernés par la question.

b. Coût de l'énergie

C’est une préoccupation très forte au niveau des établissements consultés en 2008.
Le coût de l’énergie ainsi que sa mise à disposition (approvisionnement) constituent
un obstacle à prendre réellement au sérieux au regard de son ampleur: il a été
signalé dans 2 cas sur 3 comme obstacle et 59% des établissements le qualifient
d’obstacle majeur.

La question de l’énergie est évoquée de manière plus critique encore dans les
régions où 4 établissements sur 5 déplorent son caractère contraignant. Dans la
région de Dakar, son niveau de gravité demeure tout aussi sérieux puisque plus de
la moitié des établissements l’ont décrié comme obstacle majeur.

59
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau n° 4.2c: Coût de l’énergie comme contrainte selon la caractéristique de l’établissement

Caractéristiques

Ne sait pas
Sans objet

d’établisse
Obstacle

Obstacle
obstacle

mineur

majeur
Pas un

Nombre

ments
Région de localisation
· Dakar 25,7 6,7 10,2 53,5 3,9 284
· Autres région 15,3 2,8 2,8 79,2 0 72
Statut juridique
· Particulier 29,1 1,1 6,9 61,4 1,6 189
· SARL 22 4 8 64 2 50
· Société Anonyme 13 15 12 53 7 100
· GIE 40 0 0 60 0 5
· Association 66,7 0 0 33,3 0 3
· Etablissement Public 0 20 0 80 0 5
· Autre 25 25 50 0 0 4
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 35,3 4,5 6,8 51,1 2,3 133
· De 5 à 9 salariés 20,8 3,9 13 59,7 2,6 77
· De 10 à 29 salariés 15,5 5,6 11,3 64,8 2,8 71
· De 30 à 49 salariés 13 26,1 8,7 52,2 0 23
· De 50 à 69 salariés 6,3 6,3 0 87,5 0 16
· De 70 à 99 salariés 20 0 10 60 10 10
· De 100 à 299 salariés 17,6 5,9 5,9 58,8 11,8 17
· 300 salariés et plus 11,1 0 0 77,8 11,1 9
Activité économique
· Commerce 42,6 4,3 6,4 44,7 2,1 94
· Transport 16,7 5,6 27,8 44,4 5,6 18
· Pêche 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 4
· Activité de fabrication 13,1 3,0 4,0 78,8 1,0 99
· Bâtiment et travaux publics 14,3 7,1 7,1 64,3 7,1 14
· Activité de réparation/installation 22,2 22,2 0,0 55,6 0,0 9
· Sante/action sociale 20,0 5,7 8,6 60,0 5,7 35
· Hôtel et restaurant 7,4 0,0 3,7 85,2 3,7 27
· Activité immobilier 22,2 33,3 22,2 11,1 11,1 9
· Poste/télécommunication 11,1 11,1 33,3 33,3 11,1 9
· Intermédiation financière 60,0 0,0 20,0 20,0 0,0 5
· Agriculture 25,0 0,0 0,0 75,0 0,0 4
· Assainissement/voirie/activité similaire 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 1
· Activité de production/distribution (eau gaz électricité...) 0,0 42,9 14,3 42,9 0,0 7
· Activité extractive 40,0 0,0 0,0 60,0 0,0 5
· Enseignement 33,3 0,0 0,0 66,7 0,0 3
· Activité de service aux entreprises 36,4 0,0 36,4 18,2 9,1 11
· Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
TOTAL 23,6 5,9 8,7 58,7 3,1 356

Selon la forme juridique, les établissements dans leur ensemble considèrent le coût
de l’énergie comme un obstacle au développement de l’activité. Celui-ci connait une
grande ampleur dans les établissements publics où 80% des unités consultées la
vivent comme une contrainte majeure. Dans les établissements classés comme
particuliers, chez les SARL comme auprès des GIE, les coûts de l’énergie restent un

60
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

obstacle majeur pour plus de la moitié des unités consultées. Son ampleur est
encore grande si on fait abstraction des établissements non concernés par la
question.

Quelle que soit la taille de l’établissement, le coût de l’énergie demeure un problème


largement décrié et une préoccupation forte pour plus de la moitié des
établissements. Il reste particulièrement sensible au niveau des établissements qui
comptent entre 50 et 69 salariés et auprès des entreprises de 300 salariés et plus.

Parmi les secteurs où la question est décriée comme contrainte majeure, on trouve
par niveau de gravité celui de la pêche où tous les établissements consultés l’ont
déploré ; viennent ensuite les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration où 85,2%
des établissements se disent affectés, celui des « activités de fabrication » (78%), du
secteur agricole (75%), des BTP (64%), de l’activité extractive, dans le secteur de la
santé et de l’action sociale (60%) ainsi que dans les activités de réparation et
d’installation (55,6%).

En définitive, si on excepte les secteurs de l’immobilier et de l’intermédiation


financière, la question de l’énergie demeure un défi qui se pose à la plupart des
secteurs d’activités. De ce fait, ce facteur de production apparait plus que
stratégique dans l’activité de production et, par conséquent, constitue un défi à
relever pour soutenir adéquatement les établissements.

Il en est de même pour les matières premières dont les coûts d’approvisionnement
ont été signalés parmi les contraintes.

c. Coût des matières premières

Il constitue un autre facteur de production qui pose problème aux établissements et


auquel il faudrait apporter un intérêt particulier, notamment en régions. En outre,
plus de 3 établissements sur 5 implantés dans ces zones déplorent les difficultés
d’approvisionnement en matières premières. Dans la région de Dakar, par contre, la
contrainte est moins pesante : environ 2 établissements sur 5 (soit 39,7%) le
perçoivent comme obstacle majeur.

Par rapport à la forme juridique, les établissements publics apparaissent comme


étant les plus touchés par l’intensité du problème, avec près de 75% des
établissements concernés par la question de l’approvisionnement en matières
premières. Les SARL sont également affectées par ce problème qui constitue un
obstacle majeur pour 54% des unités consultées. Au niveau des particuliers, la
question demeure aussi aiguë avec 47% des établissements qui s’en plaignent. Par
contre, dans le milieu des SA et des GIE, la question des matières premières semble
être mieux gérée et, de ce fait, poser moins de problèmes aux établissements: son
ampleur y est évoquée avec modération par environ un tiers des établissements
consultés (respectivement 36% pour les SA et 33% pour les GIE). Le tableau
présente la situation des réponses fournies par les établissements en 2008 sur cette
question.

61
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau n° 4.2d: Matières premières comme contrainte selon la caractéristique de l’établissement

Caractéristiques

Ne sait pas
Sans objet

d’établisse
Obstacle

Obstacle
obstacle

mineur

majeur
Pas un

Nombre

ments
Région de localisation
· Dakar 32,4 10,1 13,4 39,7 4,5 247
· Autres région 16,4 7,5 10,4 61,2 4,5 67

Statut juridique
· Particulier 34 6,8 7,4 46,9 4,9 162
· SARL 25 4,2 12,5 54,2 4,2 48
· Société Anonyme 20,7 16,3 22,8 35,9 4,3 92
· GIE 66,7 0 0 33,3 0 3
· Association 66,7 0 33,3 0 0 3
· Etablissement Public 0 25 0 75 0 4
· Autre 50 50 0 0 0 2

Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 42,7 9,1 3,6 38,2 6,4 110
· De 5 à 9 salariés 27,7 13,8 7,7 46,2 4,6 65
· De 10 à 29 salariés 19,7 6,1 24,2 45,5 4,5 66
· De 30 à 49 salariés 22,7 18,2 13,6 45,5 0 22
· De 50 à 69 salariés 6,7 0 13,3 80 0 15
· De 70 à 99 salariés 22,2 0 33,3 33,3 11,1 9
· De 100 à 299 salariés 16,7 11,1 22,2 50 0 18
· 300 salariés et plus 22,2 11,1 33,3 33,3 0 9

Activité économique
Commerce 48,1 7,8 5,2 35,1 3,9 77
Transport 50,0 0,0 21,4 21,4 7,1 14
Pêche 0,0 0,0 25,0 50,0 25,0 4
Activité de fabrication 10,9 7,6 7,6 72,8 1,1 92
Bâtiment et travaux publics 26,7 0,0 13,3 60,0 0,0 15
Activité de réparation/installation 30,0 0,0 40,0 20,0 10,0 10
Sante/action sociale 33,3 16,7 12,5 20,8 16,7 24
Hôtel et restaurant 4,0 4,0 44,0 48,0 0,0 25
Activité immobilier 22,2 44,4 11,1 0,0 22,2 9
Poste/télécommunication 22,2 33,3 11,1 22,2 11,1 9
Intermédiation financière 83,3 0,0 16,7 0,0 0,0 6
Agriculture 33,3 0,0 0,0 66,7 0,0 3
Activité de production/distribution (eau gaz électricité...) 0,0 50,0 16,7 33,3 0,0 6
Activité extractive 40,0 20,0 0,0 40,0 0,0 5
Enseignement 33,3 0,0 0,0 66,7 0,0 3
Activité de service aux entreprises 70,0 0,0 10,0 20,0 0,0 10
Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
TOTAL 29,0 9,6 12,7 44,3 4,5 314

62
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Selon la taille, le coût des Graphique n° 4.2.1a: Proportion d’éblissements qui considèrent
matières premières constitue comme obstacle le cout des matières premières selon la taille (%)
une préoccupation très forte au
niveau des PME, plus
particulièrement celles qui
emploient entre 50 et 69
salariés, c’est-à-dire chez celles-
là même qui vivent le plus
durement la question de
l’énergie évoquée plus haut. En
outre, 80% des établissements
considèrent les coûts des
matières premières comme un
obstacle de taille et 13% jugent
qu’il a un impact mineur. Au Source : DSTE : DASMO-2008, tableau supra
niveau des établissements de taille plus grande, la question est vécu avec moins de
gravité bien qu’étant assez préoccupante. Dans cette catégorie, 50% des
établissements de 100 à 299 salariés relèvent son caractère très contraignant
pendant que 22% tendent à le minimiser. Les établissements dont la taille se situe
entre 5 et 50 employés se heurtent à cette question dans des proportions plus
modérées : moins de la moitié des unités consultées en ont fait part et une bonne
part d’entre elles ne se sentent pas interpellées par les difficultés
d’approvisionnement liées à ce facteur de production. C’est également le cas pour
les établissements de moins de 5 salariés qui ne semblent pas vivre ce problème de
manière aussi intense: dans ces entreprises de petite taille, les difficultés
d’approvisionnement en matières premières ne se pose que pour 38,2% des
établissements consultés soit moins de 2 unités sur 5.

Relativement aux Graphique n°4.2.1b : Proportion d’éblissements qui considèrent comme


secteurs d’activité, le obstacle le cout des matières premières selon le secteur d’activité (%)
problème du coût des
matières premières
est particulièrement
vivace dans les
secteurs de la
fabrication, des BTP
et celui de la pêche où
la majorité des
établissements y
voient un obstacle
majeur. Les secteurs
de l’hôtellerie et de la
restauration sont
aussi affectés par ce
problème mais avec Source : DSTE : DASMO-2008, tableau supra
un niveau d’intensité plus modéré : en outre, près de 92% des établissements y
voient une contrainte mais seulement 48% la vivent comme un obstacle majeur.
Enfin, dans le secteur activités extractives, les établissements sont moins exposés à
cette question qui n’affecte que 40% d’entre eux. Cependant, on y compte autant
d’établissements qui considèrent la question sans objet. C’est également le cas dans
un certain nombre de secteurs tels celui de l’intermédiation financière, des services

63
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

aux entreprises et de l’immobilier au niveau desquels la question se pose avec


moins d’acuité.

d. Coût de la main d'œuvre

La question du coût de la main d’œuvre est un problème répandu mais avec un


niveau de gravité modéré. Au moins 4 établissements consultés sur 5 se disent
concernés par la question mais moins de 50% la considèrent comme un obstacle
comme souligné dans ce tableau.
Tableau n°4.2e : Coût de la main d’œuvre comme contrainte selon la caractéristique de l’établissement

Caractéristiques

Ne sait pas
Sans objet

Obstacle

Obstacle
obstacle

mineur
Pas un

majeur

d’étabts
Nombre
Région de localisation
· Dakar 19,8 32,7 26,2 18,1 3,2 248
· Autres région 19 14,3 44,4 20,6 1,6 63
Statut juridique
· Particulier 25,9 22,8 29 19,8 2,5 162
· SARL 14,9 27,7 38,3 17 2,1 47
· Société Anonyme 9,8 40,2 28,3 17,4 4,3 92
· GIE 33,3 0 33,3 33,3 0 3
· Association 33,3 66,7 0 0 0 3
· Etablissement Public 0 50 0 50 0 2
· Autre 50 0 50 0 0 2
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 26,8 29,5 23,2 18,8 1,8 112
· De 5 à 9 salariés 21,5 26,2 33,8 13,8 4,6 65
· De 10 à 29 salariés 17,5 23,8 33,3 22,2 3,2 63
· De 30 à 49 salariés 13,6 31,8 27,3 27,3 0 22
· De 50 à 69 salariés 6,7 53,3 33,3 6,7 0 15
· De 70 à 99 salariés 0 30 50 0 20 10
· De 100 à 299 salariés 13,3 20 40 26,7 0 15
· 300 salariés et plus 0 44,4 22,2 33,3 0 9
Activité économique
· Commerce 29,3 31,7 26,8 9,8 2,4 82
· Transport 31,3 12,5 43,8 12,5 0,0 16
· Pêche 0,0 50,0 25,0 0,0 25,0 4
· Activité de fabrication 10,0 27,5 37,5 22,5 2,5 80
· Bâtiment et travaux publics 20,0 20,0 6,7 53,3 0,0 15
· Réparation / installation 25,0 50,0 25,0 0,0 0,0 8
· Sante/action sociale 17,2 27,6 10,3 37,9 6,9 29
· Hôtel et restaurant 7,4 14,8 51,9 25,9 0,0 27
· Activité immobilière 0,0 66,7 22,2 0,0 11,1 9
· Poste/télécommunication 12,5 25,0 37,5 12,5 12,5 8
· Intermédiation financière 33,3 33,3 16,7 16,7 0,0 6
· Agriculture 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
· Production/distribution (eau gaz électricité...) 0,0 50,0 33,3 16,7 0,0 6
· Activité extractive 40,0 40,0 20,0 0,0 0,0 5
· Enseignement 33,3 0,0 66,7 0,0 0,0 3
· Services aux entreprises 44,4 22,2 22,2 11,1 0,0 9

64
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

· Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2


TOTAL 19,6 28,9 29,9 18,6 2,9 311

Environ 30% des établissements consultés reconnaissent que le coût de la main


d’œuvre a un impact mineur tandis que 18,6% seulement y voient un obstacle
sérieux.

La question du coût de la main d’œuvre se pose avec plus d’acuité pour les
établissements implantés dans les régions : 65% des unités y voient un obstacle et
parmi eux 20,6% considèrent qu’elle constitue une contrainte sérieuse à leur
niveau. Dans la région de Dakar, c’est dans une proportion assez proche (18%) que
les établissements évoquent ce degré de gravité par rapport au coût de la main
d’œuvre ; cependant, le poids des établissements qui l’assimilent à un obstacle
mineur est, de loin, moins important qu’en région (26% contre 44,4%). En
définitive, la majorité des établissements implantés dans la région de Dakar ne
considèrent pas les coûts de la main d’œuvre comme un obstacle du tout ou ne
sont pas concernés par la question (soit 32,7% et 19,8%).

Si on prend en considération la forme juridique, la même impression se dégage


nettement par rapport au coût de la main d’œuvre. Qu’il s’agisse des Particuliers,
des SA et des SARL, la question est vécue dans des proportions similaires comme
contrainte majeure avec, toutefois, un niveau d’intensité légèrement plus fort au
niveau des établissements de statut « particulier » : entre 17 et 20% seulement l’ont
signalée comme handicap majeur à leur activité.

Relativement à la taille Graphique n°4.2.2a: Proportion d’éblissements qui considèrent le coût


de l’établissement, la de la main d’œuvre comme un obstacle à leur exploitation selon la taille
question du coût de la
main d’œuvre est
perçue comme un
obstacle dans plus 40%
des cas, ceci quelle que
soit la taille de l’unité.

Cependant, pour
beaucoup, elle garde
une incidence mineure,
notamment auprès des
entreprises dont la
taille varie entre 70 à
99 salariés et dans une
moindre mesure au
niveau de celles qui
comptent entre 100 et
299 salariés. Les Source : DASMO_2008, tableau supra.
établissements qui se
plaignent le plus de sa gravité ont une taille qui dépasse 300 salariés (33%) ; on y
retrouve aussi les unités qui comptent entre 30 et 49 salariés (27,3%) et celles qui
emploient entre 100 à 299 salariés (26,7%).

Par rapport au secteur d’activités, le coût de la main d’œuvre est signalé comme
obstacle à l’exploitation dans plusieurs secteurs et plus particulièrement dans
l’hôtellerie et la restauration, l’enseignement, les BTP, les activités de fabrication, le

65
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

transport, la poste et les télécommunications, la production et la distribution


d’énergie, et, non des moindres, dans le secteur de la santé et de l’action sociale.

Cependant, c’est dans le Graphique n°4.2.2b: Proportion d’éblissements qui assimilent le coût de
secteur des BTP, de la de la main d’œuvre à un obstacle dans l’exploitation, selon la taille
santé et de l’action sociale,
de l’hôtellerie et la
restauration, de la
fabrication, de
l’intermédiation financière
et, enfin, de la poste et des
télécommunications qu’on
le déplore plus comme un
obstacle majeur. En retour,
les secteurs les moins
touchés par ce problème
demeurent « l’agriculture »,
« les activités extractives » et
« l’activité immobilière ». Le
graphique ci-contre le met
justement en évidence. Source : DASMO, 2008, tableau supra

e. Coût des équipements

Il constitue également un problème crucial en 2008 au regard du nombre


d’établissements qui l’ont identifié comme contrainte à lever. Dans l’ensemble, 69%
des établissements trouvent que le coût des équipements représente un obstacle et
pour 43,3% d’entre eux, il est perçu réellement comme un obstacle majeur. En
revanche, 23,1% des établissements considèrent ne pas être concernés par la
question du coût des équipements pendant que 14,% affirme qu’il ne pose pas
problème à leur niveau.

Les établissements installés Graphique n°4.2.3a: Proportion d’éblissements qui assimilent le coût
en région sont plus des équipements à un obstacle dans l’exploitation, selon la région
confrontés à ce problème
que ceux de Dakar : 3
établissements sur 4 (soit
75%) s’y heurtent et 65,6%
se plaignent de son
caractère trop sérieux. Dans
la région de Dakar, 54,8% le
signalent comme obstacle et
parmi eux, un peu plus du
tiers (37,5%) le prennent
comme obstacle majeur.

Tout de même, il faut


relever que dans la région
de Dakar, les
établissements ont plus
Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous

66
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

tendance à minimiser le problème que dans les autres régions (soit environ 2 fois
plus).

67
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Tableau n° 4.2f: Coût des équipements comme contrainte selon quelques caractéristiques de l’établissement

Caractéristiques

Ne sait pas
Sans objet

Obstacle

Obstacle
obstacle

mineur

majeur
Pas un

d’étabts
Nombre
Région de localisation
· Dakar 24,2 16,9 17,3 37,5 4 248
· Autres régions 18,8 3,1 9,4 65,6 3,1 64
Statut juridique
· Particulier 28,9 11,9 8,8 47,2 3,1 159
· SARL 23,9 10,9 19,6 41,3 4,3 46
· Société Anonyme 12,6 18,9 25,3 37,9 5,3 95
· GIE 33,3 0 33,3 33,3 0 3
· Association 66,7 0 0 33,3 0 3
· Etablissement Public 0 25 0 75 0 4
· Autre 0 50 50 0 0 2
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 35,5 17,3 7,3 35,5 4,5 110
· De 5 à 9 salariés 21,5 12,3 16,9 46,2 3,1 65
· De 10 à 29 salariés 13,6 12,1 24,2 45,5 4,5 66
· De 30 à 49 salariés 14,3 19 28,6 38,1 0 21
· De 50 à 69 salariés 28,6 7,1 14,3 50 0 14
· De 70 à 99 salariés 9,1 9,1 27,3 45,5 9,1 11
· De 100 à 299 salariés 12,5 6,3 6,3 68,8 6,3 16
· 300 salariés et plus 0 22,2 22,2 55,6 0 9
Activité économique
· Commerce 43,8 16,3 15,0 21,3 3,8 80
· Transport 29,4 0,0 11,8 52,9 5,9 17
· Pêche 25,0 25,0 0,0 25,0 25,0 4
· Fabrication 10,8 10,8 9,6 67,5 1,2 83
· Bâtiment et travaux publics 6,7 20,0 20,0 53,3 0,0 15
· Réparation / installation 25,0 25,0 37,5 12,5 0,0 8
· Sante/action sociale 18,5 11,1 14,8 44,4 11,1 27
· Hôtel et restaurant 7,7 3,8 23,1 61,5 3,8 26
· Activité immobilière 11,1 44,4 22,2 11,1 11,1 9
· Poste/télécommunications 12,5 12,5 25,0 37,5 12,5 8
· Intermédiation financière 33,3 16,7 50,0 0,0 0,0 6
· Agriculture 25,0 0,0 25,0 50,0 0,0 4
· Production/distribution (eau gaz électricité...) 0,0 50,0 16,7 33,3 0,0 6
· Activité extractive 75,0 0,0 0,0 25,0 0,0 4
· Enseignement 33,3 0,0 33,3 33,3 0,0 3
· Services aux entreprises 30,0 10,0 10,0 50,0 0,0 10
· Autres 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 2
TOTAL 23,1 14,1 15,7 43,3 3,8 312

Tout comme pour les autres facteurs de production analysés précédemment


(notamment les coûts de la main d’œuvre), la question du coût des équipements
interpelle beaucoup les établissements classés comme Particuliers, les SARL et les
SA. On estime respectivement à 47,2%, 41,3% et 37,9% la part des établissements

68
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

qui déplorent que le coût des équipements représente un obstacle majeur pour leur
activité.

Quelle que soit la taille, Graphique n°4.2.2b: Proportion d’éblissements qui considèrent le coût des
le coût des équipements comme un obstacle à leur exploitation selon la taille
équipements est vécu
pour la plupart des
établissements comme
un obstacle au
développement des
activités. La question
affecte fortement les
établissements de plus
de 5 salariés, avec un
niveau d’acuité plus
grand au niveau des
entreprises de 100 à
299 salariés, de 300
salariés et plus et de 50
à 69 salariés : en outre,
plus de la moitié des
établissements
consultés affirment que Source : DASMO, 2008, tableau supra
le coût des équipements constitue même une contrainte majeure à l’exploitation.

Selon le secteur Graphique n°4.2.2c: Proportion d’éblissements qui considèrent le coût des
d’activité, les équipements comme un obstacle à l’exploitation, selon le secteur d’activité
établissements qui se
heurtent le plus au
coût des
équipements se
retrouvent dans les
secteurs de
l’hôtellerie et la
restauration, de la
fabrication, des BTP,
de l’agriculture, de
l’enseignement et
dans le secteur du
transport. En tant
qu’obstacle majeur,
la question demeure
plus que sensible
dans le secteur de la
fabrication (67,5%),
de l’hôtellerie et la Source : DASMO, 2008, tableau supra
restauration (61,5%),
des BTP (53,3%), du transport (52,9%) et dans le secteur de l’agriculture où au
moins la moitié des établissements l’ont déploré. Par contre, dans les secteurs de
l’intermédiation financière et de la réparation/installation et, dans une moindre
mesure, dans l’enseignement, la question suscite une préoccupation certaine, sans
toutefois avoir un impact majeur dans l’exploitation.

69
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

f. Réglementations administratives

C’est une préoccupation forte des opérateurs qui s’inquiètent souvent de la


lourdeur des procédures administratives au Sénégal. En dépit des efforts déployés
par les pouvoirs publics pour y remédier par des dispositifs de facilitation
appropriés, plus de la moitié des établissements ont déploré, en 2008, leur rigidité
et y ont perçu un obstacle préjudiciable au développement de leur activité. Le
tableau suivant livre les points de vue dégagés.

Tableau n° 4.2h: Réglementations administratives comme contrainte selon les caractéristiques de l’établissement

Caractéristiques

Sans objet

Obstacle

Obstacle
obstacle

mineur

majeur

Ne sait
Pas un

d’étabts
Nombre
pas
Région de localisation
· Dakar 17,7 22,5 18,9 35,3 5,6 249
· Autres régions 23,8 23,8 15,9 33,3 3,2 63
Statut juridique
· Particulier 23 26,1 8,7 39,8 2,5 161
· SARL 20,4 16,3 26,5 30,6 6,1 49
· Société Anonyme 8,9 20 32,2 28,9 10 90
· GIE 33,3 0 0 66,7 0 3
· Association 66,7 33,3 0 0 0 3
· Etablissement Public 0 25 25 50 0 4
· Autre 50 50 0 0 0 2
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 23,2 23,2 15,2 35,7 2,7 112
· De 5 à 9 salariés 18,2 27,3 13,6 36,4 4,5 66
· De 10 à 29 salariés 20,3 17,2 10,9 39,1 12,5 64
· De 30 à 49 salariés 12 24 24 40 0 25
· De 50 à 69 salariés 7,1 7,1 57,1 28,6 0 14
· De 70 à 99 salariés 12,5 50 12,5 12,5 12,5 8
· De 100 à 299 salariés 20 13,3 46,7 20 0 15
· 300 salariés et plus 0 37,5 25 25 12,5 8
Activité économique
· Commerce 25,6 20,7 7,3 39,0 7,3 82
· Transport 31,3 18,8 25,0 12,5 12,5 16
· Pêche 25,0 0,0 25,0 0,0 50,0 4
· Fabrication 12,5 27,5 21,3 37,5 1,3 80
· Bâtiment et travaux publics 13,3 6,7 46,7 33,3 0,0 15
· Réparation / installation 22,2 33,3 22,2 22,2 0,0 9
· Sante/action sociale 13,8 20,7 20,7 34,5 10,3 29
· Hôtel et restaurant 12,5 16,7 29,2 41,7 0,0 24
· Activité immobilière 0,0 22,2 44,4 22,2 11,1 9
· Poste/télécommunication 22,2 11,1 0,0 55,6 11,1 9
· Intermédiation financière 33,3 50,0 16,7 0,0 0,0 6
· Agriculture 25,0 25,0 0,0 50,0 0,0 4
· Production/distribution (eau gaz électricité...) 0,0 50,0 16,7 33,3 0,0 6
· Activité extractive 40,0 20,0 0,0 40,0 0,0 5
· Enseignement 33,3 0,0 0,0 66,7 0,0 3
· Services aux entreprises 22,2 33,3 11,1 33,3 0,0 9
· Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2

70
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

TOTAL 18,9 22,8 18,3 34,9 5,1 312

Au total, 312 établissements se sont prononcés sur la question, soit 38,8% des
unités consultées. Parmi eux, 18,9% ne seraient concernés et 22,8% ont trouvé que
la question ne constituait pas un obstacle à leur activité. La question demeure
malgré tout une préoccupation pour 53,2% des établissements dont plus du tiers
(34,9%, exactement) affirment que les réglementations administratives constituent
un obstacle majeur à leur activité.

Les établissements Graphique n°4.2.4a: Proportion d’éblissements qui assimilent les


implantés dans la région de réglementations administratives comme un obstacle, selon la région (%)
Dakar, sont légèrement
plus affectés par la
question : environ 54% des
unités le déplorent et 35,3%
trouvent qu’elle constitue
une contrainte majeure.

Dans les autres régions,


moins de la moitié des
établissements l’assimilent
à un obstacle et seulement
un tiers qui y voient un
obstacle sérieux (cf.
graphique n°4.2.4a ci-
contre).
Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous

Les réglementations Graphique n°4.2.4b: Proportion d’établissements qui assimilent les


administratives restent réglementations administratives à un obstacle, selon la forme juridique (%)
un sujet d’inquiétude
particulièrement vivace
dans les établissements
publics, les GIE, les SA,
les SARL et, dans une
moindre mesure, chez les
Particuliers. Cependant,
ce sont les GIE qui la
vivent davantage comme
obstacle majeur à leur
activité : 2 unités sur 3 y
sont confrontées. La
question connait aussi de
l’ampleur auprès des
établissements publics
où elle touche 3 unités
sur 4 et 50% des unités Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous
concernées
l’appréhendent comme une contrainte majeure. Chez les Particuliers, elle prend
aussi des proportions non négligeables avec près de 4 établissements sur 10 qui
l’assimilent à un obstacle majeur. En revanche, les Associations ainsi les

71
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

établissements classés dans d’autres formes juridiques ne semblent pas gênés,


outre mesure, par les effets de cette contrainte.

Selon la taille, excepté les Graphique n°4.2.4c: Proportion d’établissements qui assimilent les
établissements de 70 à 99 réglementations administratives à une contrainte, selon la taille (%)
salariés, la réglementation
administrative est considérée
dans l’ensemble comme un
obstacle au développement de
l’activité. Les établissements
qui s’y heurtent le plus
demeurent ceux de 50 à 69
salariés, de 100 à 299 salariés
et de 30 à 49 salariés, soient
respectivement de 86%, 67% et
64%. Le niveau d’acuité n’est
pas vécu de la même façon :
beaucoup d’entreprises
considèrent la question comme
un obstacle mineur,
notamment dans les grandes
unités (50 salariés et plus) Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
pendant que celles de taille
plus modeste ont tendance à mettre en évidence leur incidence majeure.

Par rapport aux secteurs Graphique n°4.2.4d: Proportion d’établissements qui assimilent les
d’activité, la les réglementations administratives à une contrainte, selon le secteur (%)
réglementation
administrative gène
particulièrement les
établissements présents
dans le secteur des BTP, de
l’hôtellerie et de la
restauration, dans
l’immobilier et dans le
secteur de l’enseignement
(soit respectivement 80%,
71%, 67% et 66,7% des
unités).

Dans l’ensemble, elle pose


moins de problème dans le
secteur de l’intermédiation
financière (16,7%), celui de
la pêche (25%) et dans le Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
transport (46,3%).
Toutefois, si dans plusieurs secteurs, on tend à minimiser le phénomène, il faut
relever que beaucoup d’établissements le déplorent comme une contrainte majeure
dans leur activité : ceci est particulièrement vrai dans le secteur de l’enseignement,
de la poste et des télécommunications, de l’agriculture et d’industrie extractive où la
totalité des entreprises se plaignent de son incidence.

72
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

g. Concurrence déloyale

C’est une contrainte qui pèse fortement sur les établissements autant par le
nombre d’entreprises qui trouvent à redire sur la question mais surtout par de
l’impact que celle-ci a sur leurs activités. En 2008, environ 45% des établissements
ont signalée cette question qui, du reste, reste très liée à l’éthique qu’il faudra
observer dans l’environnement des entreprises.

Tableau n° 4.2i: Concurrence déloyale comme contrainte, selon quelques caractéristiques de l’établissement

Caractéristiques

Obstacle

Obstacle
obstacle

mineur

majeur

Ne sait

d’étabts
Pas un

Nombre
objet
Sans

pas
Région de localisation
· Dakar 16,3 6,7 20,1 50,9 6 283
· Autres régions 14,1 5,1 14,1 66,7 0 78
Statut juridique
· Particulier 16,9 1,6 20,1 60,3 1,1 189
· SARL 13,2 5,7 20,8 52,8 7,5 53
· Société Anonyme 11,4 15,2 17,1 45,7 10,5 105
· GIE 16,7 0,0 16,7 66,7 0,0 6
· Association 75,0 0,0 0,0 25,0 0,0 4
· Etablissement Public 0,0 50,0 0,0 50,0 0,0 2
· Autre 100 0,0 0,0 0,0 0,0 2
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 18,4 2,9 22,1 55,1 1,5 136
· De 5 à 9 salariés 18,4 3,9 15,8 57,9 3,9 76
· De 10 à 29 salariés 14,9 6,8 9,5 56,8 12,2 74
· De 30 à 49 salariés 12,5 16,7 33,3 37,5 0 24
· De 50 à 69 salariés 6,3 18,8 12,5 62,5 0 16
· De 70 à 99 salariés 0 10 40 40 10 10
· De 100 à 299 salariés 12,5 12,5 12,5 50 12,5 16
· 300 salariés et plus 11,1 11,1 33,3 44,4 0 9
Activité économique
· Commerce 24,4 2,2 22,2 45,6 5,6 90
· Transport 35,3 11,8 5,9 41,2 5,9 17
· Pêche 25,0 0,0 25,0 25,0 25,0 4
· Activité de fabrication 7,1 10,1 11,1 69,7 2,0 99
· Bâtiment et travaux publics 13,3 0,0 13,3 73,3 0,0 15
· Activité de réparation/installation 20,0 0,0 20,0 50,0 10,0 10
· Sante/action sociale 11,8 0,0 35,3 44,1 8,8 34
· Hôtel et restaurant 3,3 0,0 20,0 73,3 3,3 30
· Activité immobilier 11,1 22,2 33,3 22,2 11,1 9
· Poste/télécommunication 11,1 0,0 11,1 55,6 22,2 9
· Intermédiation financière 15,4 7,7 15,4 61,5 0,0 13
· Agriculture 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
· Assainissement & ass. 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 1
· Production/distribution énergie 0,0 33,3 66,7 0,0 0,0 6
· Activité extractive 40,0 20,0 0,0 40,0 0,0 5
· Enseignement 33,3 0,0 33,3 33,3 0,0 3
· Services aux entreprises 27,3 9,1 18,2 45,5 0,0 11
· Loisirs 0,0 0,0 0,0 100,0 0,0 1
· Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
Total 15,8 6,4 18,8 54,3 4,7 361

73
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Sur les 361 établissements qui ont eu à se prononcer sur la question, 73,1% ont
signalé que la concurrence déloyale avait un caractère très contraignant sur leur
activité, 15,8% n’étaient concernés, 6,4% considéraient qu’elle ne constituait pas un
obstacle du tout et, enfin, 4,7% n’étaient pas en mesure de se prononcer sur la
question.

Les unités implantées Graphique n°4.2.5a: Proportion d’éblissements qui assimilent la concurrence
dans les régions sont déloyale comme un obstacle à leur exploitation, selon la région (%)
celles qui se plaignent
le plus des effets de la
concurrence déloyale.
Plus de 8
établissements sur 10
l’ont décriée dans les
autres régions contre
seulement 71% des
établissements au
niveau de Dakar. En
vérité, sur 3 entreprises
existant dans les
régions, 2 (soit 66,7%)
sont en mesure de
soutenir que sa
pratique représente un
obstacle majeur dans
Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous
leur activité. Dans la
région de Dakar, le phénomène prend une dimension toute aussi sérieuse avec près
de 51% des établissements qui la déplorent comme une contrainte majeure et 20%
qui ont tendance à la minimiser.

La concurrence Graphique n°4.2.5b: Proportion d’éblissements qui considèrent la concurrence


déloyale reste donc une déloyale comme un obstacle à leur exploitation, selon la forme juridique (%)
préoccupation forte
dans le milieu des GIE
avec 83% des
établissements touchés
et auprès desquels on
relève le niveau
d’acuité le plus élevé
en terme de contrainte
(66,7%). C’est ensuite
dans l’environnement
des « Particuliers » que
ce phénomène garde
une forte ampleur: au
moins 80% des unités
l’ont signalée comme
obstacle dont 60,3% Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous
l’assimilent à une
contrainte majeure. Enfin, ce sont les SARL et les SA qui sont les plus affectées par
cette pratique : celle-ci touche respectivement 73,6% et 62,8% des établissements et
constitue, du reste, un obstacle majeur pour plus de la moitié des SARL (52,8%
exactement) et pour 45,7% des SA.

74
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

La pratique prend en vérité Graphique n°4.2.5c: Proportion d’éblissements qui considèrent la


une dimension assez concurrence déloyale comme un obstacle, selon la taille (%)
alarmante quelle que soit la
taille de l’établissement : elle
envahit partout plus de 60%
des établissements avec un
niveau de gravité assez
accentué. La part des unités
qui la vivent comme
contrainte majeure est
relativement forte au niveau
des établissements de 50 à
69 salariés (62,5%), de ceux
qui emploient entre 5 et 9
salariés (57,9%), auprès des
établissements de 10 à 29 Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous
salariés (56,8%) et dans les
unités qui comptent moins de 5 salariés (55,1%). Dans ces catégories, au moins la
moitié des établissements se trouvent confrontés à cette pratique et y voient un
obstacle majeur à leur activité.

En tant que telle, la Graphique n°4.2.5d: Proportion d’éblissements qui considèrent la


concurrence déloyale concurrence déloyale comme un obstacle, selon le secteur d’activité (%)
demeure un
phénomène qu’on
retrouve dans tous les
secteurs d’activité bien
que la pratique
apparaisse moins
endémique dans le
secteur des activités
extractives (40%), du
transport, de la pêche
et dans le secteur de
l’activité immobilière.
Dans le secteur de la
production et de la
distribution d’énergie,
2 établissements sur 3 Source : DASMO, 2008, tableau ci-dessous
le déplorent mais
tendent à minimiser son impact sur leur activité. En revanche, la pratique gangrène
particulièrement les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que celui des
BTP (avec 73,3% des établissements qui l’assimilent à un obstacle majeur), les
activités de fabrication (69,7%), le secteur de l’intermédiation financière (61,5%),
celui des postes et télécommunications (55,6%) ainsi que les activités de réparation
et d’installation (50%).

En définitive, la concurrence déloyale reste une pratique qui mine les


établissements en 2008 et tend à handicaper fortement leurs activités. Son ampleur
traduit un besoin d’assainir le milieu du travail ainsi que la nécessité d’instaurer
un climat qui encourage une compétitivité saine pour un meilleur épanouissement
des établissements.

75
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

h. Insuffisance de commandes/manque de débouchés

Dans l’ensemble, moins du quart (22,3%) des établissements ne sont pas concernés
par la recherche de débouchés ou par l’insuffisance des commandes, 6,1% ne sont
pas en mesure de répondre et 19,4% ne considèrent pas la question comme un
obstacle. En retour, 52,2% soit plus de la moitié des établissements y voient une
contrainte et 37,7% la perçoivent comme un handicap majeur (cf. tableau ci-après).

Tableau n° 4.2g: Insuffisance de commandes comme contrainte selon les caractéristiques de l’établissement

Caractéristiques

Ne sait pas
Sans objet

Obstacle

Obstacle

Nombre
d’étabts
obstacle

mineur

majeur
Pas un
Région de localisation
· Dakar 23,3 21,7 14,9 32,9 7,2 249
· Autres région 18,0 9,8 13,1 57,4 1,6 61
Statut juridique
· Particulier 24,1 17,3 15,4 38,9 4,3 162
· SARL 23,4 17,0 14,9 40,4 4,3 47
· Société Anonyme 16,3 23,9 14,1 35,9 9,8 92
· GIE 33,3 0,0 0,0 33,3 33,3 3
· Association 33,3 33,3 0,0 33,3 0,0 3
· Etablissement Public 0,0 100,0 0,0 0,0 0,0 1
· Autre 100,0 0, 0,0 0,0 0,0 2
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 27,2 19,3 14,0 33,3 6,1 114
· De 5 à 9 salariés 24,2 15,2 12,1 43,9 4,5 66
· De 10 à 29 salariés 21,0 14,5 14,5 43,5 6,5 62
· De 30 à 49 salariés 14,3 38,1 19,0 28,6 0,0 21
· De 50 à 69 salariés 7,1 28,6 7,1 57,1 0,0 14
· De 70 à 99 salariés 0,0 30,0 30,0 30,0 10,0 10
· De 100 à 299 salariés 13,3 13,3 20,0 33,3 20,0 15
· 300 salariés et plus 37,5 25,0 12,5 12,5 12,5 8
Activité économique
· Commerce 25,3 23,0 8,0 37,9 5,7 87
· Transport 43,8 12,5 37,5 6,3 16
· Pêche 0,0 0,0 0,0 33,3 66,7 3
· Fabrication 12,8 17,9 19,2 48,7 1,3 78
· Bâtiment et travaux publics 20,0 13,3 13,3 53,3 0,0 15
· Réparation / installation 20,0 10,0 0,0 70,0 0,0 10
· Sante/action sociale 28,0 20,0 32,0 4,0 16,0 25
· Hôtel et restaurant 12,0 16,0 20,0 44,0 8,0 25
· Activité immobilière 11,1 44,4 11,1 11,1 22,2 9
· Poste/télécommunication 12,5 25,0 25,0 25,0 12,5 8
· Intermédiation financière 83,3 16,7 0,0 6
· Agriculture 50,0 50,0 0,0 0,0 0,0 2
· Production/distribution énergie 0,0 33,3 16,7 50,0 0,0 6
· Activité extractive 40,0 20,0 40,0 0,0 5
· Enseignement 33,3 33,3 33,3 3
· Services aux entreprises 30,0 20,0 20,0 30,0 0,0 10
· Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 2
TOTAL 22,3 19,4 14,5 37,7 6,1 310

76
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

La question des Graphique n°4.2.6a: Proportion d’éblissements qui assimilent le manque


débouchés se pose avec de débouchés à obstacle à leur exploitation, selon la région (%)
beaucoup d’acuité au
niveau des établissements
implantés dans les régions
intérieures où plus de 7
unités sur 10 vivent avec
cette contrainte. Dans
57,3% des cas, l’absence
d’un marché capable de
d’absorber de façon
conséquente la production
limite fortement l’activité
des établissements. Seuls
13,1% des établissements
ont tendance à minimiser
ce phénomène tout comme
15% environ des unités
établies dans la région de Source : DASMO, 2008, tableau supra
Dakar. Dans cette dernière région, la proximité d’un important marché ne parvient
pas à régler totalement la question de l’insuffisance des commandes qui y demeure
une entrave sérieuse: près d’un tiers (soit 32,9%) des établissements implantés
l’assimilent en 2008 à un obstacle majeur ; d’où l’urgence de créer les conditions
pour ouvrir et développer des marchés capables d’absorber la production ou, à
défaut, de s’ajuster aux besoins des consommateurs locaux en mettant sur le
marché des produits nécessités.

L’insuffisance des Graphique n°4.2.6b: Proportion d’éblissements qui assimilent le manque


commandes et son de débouchés à un obstacle à leur exploitation, selon la forme juridique (%)
corollaire le manque de
débouchés est une
contrainte qui n’épargne
aucune forme
d’établissement, fut-elle
une SA, une SARL ou
un entreprise
individuelle (ou
particulier)8. Bien
qu’une bonne part des
établissements (entre
14ù et 16%) tende à
minimiser ce
phénomène, celui-ci
reste une préoccupation
forte pour plus de la Source : DASMO, 2008, tableau supra
moitié des
établissements dans chacune des formes juridiques précitées. Elle affecte
particulièrement les SARL et les entreprises individuelles et dans une moindre
mesure les SA où plus de 1/3 des établissements jugent que cette contrainte affecte
grandement leur activité.

8
Les effectifs des GIE, Associations et Etablissements publics sont trop faibles pour donner lieu à une analyse
pertinente.
77
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Le manque de débouchés est Graphique n°4.2.6c: Proportion d’éblissements qui assimilent le


une préoccupation à laquelle se manque de débouchés à un obstacle, selon la taille (%)
heurtent les établissements
quelle que soit leur taille ou
leur puissance. Cependant, on
note qu’il affecte moins les
établissements de 300 salariés
et plus, où seulement ¼ des
unités le considèrent comme
une contrainte dont 12,5%
trouve qu’il a un impact mineur
et la même proportion considère
qu’il agit comme une
contrainte majeure. Les
établissements 70 à 99 salariés
restent aussi partagés avec 30%
qui jugent son incidence Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
mineure et autant qui
l’assimilent à un obstacle majeur. Ailleurs, la part d’établissements qui tendent à
minimiser le phénomène est de loin inférieure à celle des unités déplorent le niveau
d’acuité qu’il a sur leur exploitation. Le phénomène est vécu de manière
particulièrement sensible dans les établissements de 50 à 69 salariés où on note
que 57% des unités l’assimilent à un obstacle.

L’insuffisance des Graphique n°4.2.6d: Proportion d’éblissements qui assimilent le


commandes ou le manque manque de débouchés à un obstacle, selon le secteur (%)
de débouchés est vécu
difficilement dans la
plupart des secteurs
d’activité avec des niveaux
particulièrement
préoccupants dans la
secteurs de la réparation
/installation (70%), la
fabrication (67,9%), la
production et distribution
d’énergie (66,7%), les BTP
(66,6%) et dans l’hôtellerie
et la restauration (60%),
entre autres. La situation
dans le secteur de la
réparation est plus
qu’alarmante car le Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
phénomène y est perçu comme contrainte majeure alors que dans les autres
secteurs on peut trouver une proportion d’établissements qui ne sont affectés que
de manière « superficielle » par ce phénomène. On peut citer les cas de la Santé et
de l’Action sociale, des Postes et télécommunications et des Services aux
entreprises qui comportent une part appréciable d’établissements qui considère le
manque de débouchés comme un obstacle mineur.

En résume, le diagnostic des contraintes révèle qu’il existe des obstacles qui gênent
sérieusement l’activité des établissements en 2008. Les entreprises y font face avec
des
78
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

4.3 Evolution de l'activité de l'établissement

Tout comme pour les contraintes, le nombre d’établissements qui se sont prononcé
sur les perspectives de l’activité a été faible en 2008. On dénombre en effet 423
unités qui répondu à la question sur l’évolution attendue en 2009 au regard de
l’activité menée en 2008, soit 52,3% qui ont donné une vision claire de l’avenir. Le
tableau ci-après analyse l’état des réponses données.

Tableau n° 4.3: Evolution attendue en 2009 au regard de l’activité menée en 2008 selon quelques caractéristiques
de l’établissement

Caractéristiques

Augmenter

Sera stable

Ne sait pas
Diminuera

d’étabts
Nombre
a
Région de localisation
· Dakar 19,9 45,2 6,9 28,0 332
· Autres région 11,0 47,3 2,2 39,6 91
Statut juridique
· Particulier 6,7 48,5 3,6 41,2 194
· SARL 23,0 36,5 9,5 31,1 74
· Société Anonyme 29,7 50,0 7,8 12,5 128
· GIE 33,3 0,0 11,1 55,6 9
· Association 25,0 50,0 0,0 25,0 8
· Etablissement Public 28,6 28,6 0,0 42,9 7
· Autre 33,3 66,7 0,0 0,0 3
Taille de l’établissement
· Moins de 5 salariés 6,6 49,7 4,0 39,7 151
· De 5 à 9 salariés 13,3 46,7 3,3 36,7 90
· De 10 à 29 salariés 24,2 38,5 9,9 27,5 91
· De 30 à 49 salariés 29,6 48,1 11,1 11,1 27
· De 50 à 69 salariés 36,8 36,8 15,8 10,5 19
· De 70 à 99 salariés 26,7 60,0 0,0 13,3 15
· De 100 à 299 salariés 40,0 40,0 5,0 15,0 20
· 300 salariés et plus 50,0 40,0 0,0 10,0 10
Activité économique
· Commerce 8,4 46,2 5,0 40,3 119
· Transport 41,2 41,2 0,0 17,6 17
· Pêche 50,0 0,0 0,0 50,0 4
· Activité de fabrication 12,4 49,5 9,5 28,6 105
· Bâtiment et travaux publics 43,8 31,3 6,3 18,8 16
· Réparation/installation 11,1 44,4 11,1 33,3 9
· Sante/action sociale 11,1 55,6 0,0 33,3 45
· Hôtel et restaurant 23,5 38,2 0,0 38,2 34
· Activité immobilière 36,4 63,6 0,0 0,0 11
· Poste/télécommunication 11,1 33,3 44,4 11,1 9
· Intermédiation financière 33,3 50,0 5,6 11,1 18
· Agriculture 16,7 16,7 16,7 50,0 6
· Production/distribution (eau gaz électricité...) 33,3 66,7 0,0 0,0 6
· Activité extractive 60,0 0,0 0,0 40,0 5
· Enseignement 50,0 50,0 0,0 0,0 2
· Activité de service aux entreprises 28,6 42,9 7,1 21,4 14
· Activité récréative/culture/sportive 0,0 0,0 0,0 100,0 1
· Autres 50,0 50,0 0,0 0,0 2
Total 18,0 45,6 5,9 30,5 423

79
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Dans l’ensemble, la perception Graphique n° 4.3: Evolution attendue en 2009 par les établissements
des entreprises de l’avenir
reste dans l’ensemble plus ou
moins marquée par une
certaine crispation : les
réponses reprises dans le
graphique 4.3 révèlent que
45,6% des établissements
pensent que la situation va
demeurer stable tandis que
6% croient que l’activité
connaitra une baisse et
environ 30,5 restent indécis
sur la question. Seuls 18%
affirment que la situation
pourrait connaitre une
amélioration réelle.
Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra

Le graphique 4.3a présente


Graphique n° 4.3a: Evolution attendue en 2009 par les établissements
les réponses fournies par les selon la région d’implantation (%)
établissements selon la
région d’implantation. Ceux
implantés dans la région de
Dakar semblent avoir une
vision plus claire du devenir
de leur activité que leurs
homologues des autres
régions : en effet, 72%
d’entre eux ont été en
mesure de se prononcer sur
l’avenir de leur exploitation
et 28% n’avaient pu le faire.

Dans les autres régions, ils


sont 39,6% à ne pas pouvoir
se déterminer. De plus,
47,3% des établissements
croient que la situation en
2009 allait demeurer plutôt
stable contre 45,3% des
unités qui abondent dans ce
sens dans la région de
Dakar.
Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
Par ailleurs, 11% seulement
des unités localisées dans les régions pensent que la situation ira en s’améliorant
alors que, dans la région de Dakar, cet optimisme est plus grand puisque environ
19,9% des établissements (soit près de 1 unité sur 5) vont dans ce sens. Enfin, on
évalue à 2,2%, le nombre d’établissements implantés dans les autres régions qui
pensent que leur activité connaitra un recul au cours de l’année 2009; dans la
région de Dakar, cette vision pessimiste est 3 fois plus élevée mais reste continue
en dessous de 7% des unités établies.
80
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

Du point de vue de la forme Graphique n° 4.3b: Evolution prévue en 2009 par les établissements
juridique, les établissements selon la forme juridique (%)
restent très partagés sur les
perspectives attendues en
2009. Chez les Particuliers,
plus de 4 établissements sur
10 (soit 41,2%) ne savent pas
à quoi s’en tenir pendant que
48,5% pensent que la
situation va demeurer stable
et seulement 6,7% croient que
leur activité connaitra un
regain d’intensité. Dans le
milieu des SARL, de même
qu’auprès des SA, l’optimisme
est plus poussé : 23% et
29,7% des établissements,
respectivement, trouvent que Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
la situation pourrait
s’améliorer en 2009 ; dans le milieu des SARL, plus du tiers (36,5%) pensent que
l’activité en 2009 sera stable tandis que 9,5% l’appréhendent comme une année de
recul de leur activité. Dans l’environnement des SA, la part d’établissements qui
restent inquiets quant aux perspectives de l’année 2009 est légèrement plus
réduite : on estime à 7,8% seulement les unités qui s’attendent à une baisse de leur
activité. En retour, la moitié des établissements prévoient une stabilité dans
l’activité. Dans le milieu des GIE, un tiers des établissements jugent que l’activité
pourrait connaitre une amélioration mais 11,1% restent pessimistes quant à
l’évolution de cette activité. Dans ce même milieu, la part des établissements qui
n’arrivent à se prononcer sur l’avenir de leur activité reste fort élevée. En outre,
plus de la moitié des unités (soit 55,6%) ne disposent pas d’éléments pour se
déterminer quant à l’évolution attendue en 20099.

Si on prend en compte la taille Graphique n°4.3c: Evolution prévue en 2009 par les établissements
de l’établissement, la part des selon la taille (%)
unités qui s’attendent à une
amélioration de leur activité
semble augmenter en fonction
de la dimension de l’unité.
Cette tendance s’accompagne
d’une meilleure maitrise de
l’information puisque le
nombre d’entreprises qui ne
savent pas à quoi s’en tenir
diminue parallèlement.

En définitive, une bonne part


des établissements prévoient
une année plutôt stable sur le
plan de leur activité : on y Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
retrouve plus de 60% des

9
Pour les autres types d’établissement, la faiblesse du nombre d’unités recensées n’autorise à se prononcer de
manière pertinente sur l’évolution attendue en 2009.
81
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

établissements qui emploient entre 70 et 99 salariés de même que 50% des


entreprises de moins de 5 salariés. Par contre, ce niveau est atténué auprès des
établissements dont la taille est inférieure à moins de 70 salariés : un vent de
pessimisme y apparait, laissant entrevoir une baisse d’activité en 2009. C’est le cas
pour les établissements de 30 à 49 salariés et celles de 50 à 69 salariés où entre
11% et 15% des unités assurent que leur activité connaitra un recul.

Cette appréhension Graphique n° 4.3d: Evolution prévue en 2009 par les établissements selon
reste très forte dans le le secteur d’activité (%)
secteur des postes et
télécommunications où
44,4% craignent une
baisse d’activité en
2009. Dans ce secteur
que l’on assimile
pourtant à un secteur
de pointe, on semble
s’acheminer vers une
saturation du marché
avec seulement 11,1%
d’établissements qui
sont en mesure de
prévoir une amélioration
de leur activité pendant
que le tiers des
établissements (33,3%)
pense que l’activité
pourrait demeurer
stable comme on peut le Source : DSTE ; DASMO 2008, tableau supra
lire à partir du
graphique ci-contre.

Dans le secteur de l’agriculture, aussi, on note une certaine inquiétude avec 16,7%
des établissements qui prévoient une baisse de l’activité pendant que la moitié des
unités du secteur ne parviennent pas à se faire une opinion de l’avenir que pourrait
leur réserver l’année 2009. De façon plus générale, les secteurs d’activités primaires
(pêche et activités extractives) offrent l’image d’environnements où d’importantes
disparités se font jour avec des positions extrêmes: d’un côté, on note que beaucoup
d’établissements restent limités dans l’appréciation des perspectives de travail et,
d’un autre côté, les établissements restants restent confiants dans l’avenir et
prévoient une augmentation de leur activité, ce qui est la manifestation de moyens
d’action disproportionnés.

Cette vision duale se retrouve aussi au niveau du secteur immobilier, de la


production et de la distribution d’énergie et, aussi, dans l’enseignement : ici, la
projection qu’on se fait de l’année 2009 est celle d’un redéploiement des activités et,
à défaut, les plus sceptiques penchent vers une certaine stabilité : ce qui est un
moindre mal.

82
Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

4.4. Conclusion partielle

Dans l’ensemble, le marché du travail a connu une évolution positive des emplois
avec une hausse de 6% des effectifs de travailleurs permanents. Cependant,
plusieurs contraintes continuent de gêner l’activité des établissements, touchant
principalement aux problèmes d’accès aux facteurs de production et à la
concurrence déloyale.

Les établissements s’en accommodent tant bien que mal avec des fortunes diverses
qui leur permettent de scruter l’avenir sans beaucoup d’appréhension. La plupart
restent optimistes tout en observant une certaine prudence dans les prévisions du
fait, la plupart du temps, d’un manque d’informations pertinentes leur permettant
de fonder leur décision, mais aussi du fait de l’incidence de la concurrence déloyale
qui tend à accentuer la méfiance et à développer une attitude visant à livrer le
moins d’informations possibles sur l’activité menée.

Un tel climat ne milite pas faveur d’une stratégie durable de promotion de l’emploi
permanent. En outre, devant la faible maitrise des perspectives de travail, les
établissements risquent de ne pas être en mesure de développer des plans de
recrutement sur le court et moyen terme. Dans de tels cas, il faut s’attendre, tout
au plus, à ce que les établissements développent des stratégies d’attente consistant
à recruter selon les besoins du moment : ce qui pourrait encourager le
développement de contrats à durée déterminée (CDD) ou le recours à l’emploi
journalier ou saisonnier en fonction de la conjoncture du moment.

Au-delà de la nécessité d’assainir l’environnement des affaires par le respect d’une


certaine éthique, cette situation rend encore plus que pertinente la mise en place de
système d’informations et de gestion qui permettraient aux entreprises de
promouvoir, à l’interne, une meilleure planification pour le développement de leur
activité et, à l’externe, de promouvoir une politique globale visant à faciliter l’accès
aux facteurs de production (dont les plus critiques restent les coûts d’énergie, des
matières premières ou intrants, et celui des équipements) et à encourager une saine
concurrence entre établissements.

Pour ce faire, il ressort que d’importants secteurs doivent bénéficier, en termes de


priorité, d’une meilleure protection de la part des politiques dont celui

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

V. CONCLUSION GENERALE
L’enquête DASMO 2008 a fait les frais du mouvement d’humeur des IRTSS. Sur
plus d’un millier de déclarations attendues des établissements, 85% ont pu être
valablement traités et donner la situation de la main d’œuvre. Au regard de ces
réponses, l’entreprise sénégalaise reste marquée par une très grande dispersion du
point de vue de sa structure avec plus de 66% d’établissements de petite dimension
et dont la taille ne dépasse pas 10 salariés. C’est également une entreprise dans
laquelle les particuliers s’illustrent le plus, détenant entre leurs mains plus de la
moitié des unités reçues mais dont la participation à la richesse (ou masse
salariale) ne dépasse pas 3% de la masse salariale globale versée.

L’entreprise connait un niveau de décentralisation faible avec près de 7


établissement sur 8 qui sont localisées dans la région de Dakar et le degré de
déconcentration reste aussi faible car seul 1 établissement sur 7 dispose de
succursales.

Sur le plan de la spécialisation, l’entreprise sénégalaise reste dominée par le poids


des services et plus particulièrement du secteur du commerce qui mobilise à lui
seule près de 30% des établissements et se positionne comme le 2ème secteur
d’activité en termes d’emplois permanents derrière les activités de fabrication. C’est
aussi un milieu qui tend à se moderniser avec une percée des activités
d’intermédiation financière, des BTP, des Postes et télécommunications (NTIC) ainsi
que de l‘activité immobilière qui contribuent ainsi à diversifier ces activités des
services.

Dans l’ensemble, la main d’œuvre permanente reste relativement bien instruite et


bien qualifiée. Plus de 70% des travailleurs sont des travailleurs qualifiés. Les
femmes y consolident leur poids et intègrent le marché du travail avec des niveaux
de formation plus poussés que chez les hommes. Plus de 80% d’entre elles sont des
travailleuses qualifiées. Cette meilleure préparation des femmes fait qu’elles ont
tendance à occuper des emplois plus en adéquation avec leur qualification. La main
d’œuvre permanente se réfère plus particulièrement aux conventions collectives du
commerce, de l’hôtellerie et de la restauration, de la production et distribution
d’énergie, la mécanique générale, les BTP et les secteurs des banques et
établissements financiers. Elle reste relativement stable avec une très faible
mobilité.

L’entreprise sénégalaise se heurte à un problème de productivité. La grande


entreprise (plus de 100 salariés), qui concentre 7% des établissements, génère
environ 70% de la masse salariale brute. En outre la politique salariale pratiquée
montre un meilleur système de rémunération au niveau des SA et dans une
moindre mesure les associations et les établissements publics. Les principales
contraintes auxquelles se heurte l’entreprise sénégalaise restent les coûts d’énergie
et la concurrence déloyale. Le coût des matières premières reste aussi préoccupant
su sein de l’entreprise.

Du point de vue des perspectives, l’entreprise sénégalaise reste habitée par le doute
sur l’évolution prévue dans l’année à venir. La prudence reste de mise avec plus de
50% des établissements qui entrevoient une stabilisation de l’activité de l’entreprise
ou qui pensent à un recul de celle-ci. Plus particulièrement, le secteur des postes et
télécommunications est gagné par un vent de pessimisme avec plus de 44% des
établissements qui pronostiquent un recul de l’activité en 2009. En outre, la

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

diversification des opérateurs dans ce domaine aura eu pour effet de susciter une
concurrence très forte qui se traduit aujourd’hui par des craintes de récession.

Le secteur de l’agriculture emboite le pas à celui des postes et télécommunications


de même que celui de la réparation/installation. C’est la moyenne industrie (20 à
70 salariés) qui se retrouve avec plus de vulnérabilité. Ce qui donne la mesure des
efforts qu’il faudra déployer pour assister les établissements de cette dimension
mais aussi la nécessité de consolider le dynamisme de la grande entreprise qui
reste un des piliers de la sécurité de l’emploi et du travail, au Sénégal.

Ces aspects devraient être pris en charge par la nouvelle politique de collecte de
données qui sera mise en œuvre dans les années à venir et qui pourrait promouvoir
la réalisation d’un bilan social auprès des certaines catégories d’établissements. Ces
aspects seront consolidés dans la partie consacrée aux recommandations.

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

ANNEXES
1. Méthodologie de l’enquête (Khayridine à améliorer)
2. Tableaux additionnels
3. Questionnaires DASMO
4. Décret portant organisation du MFPTOP
5. Arrêté 8949 du 14 août 1972 portant organisation de la DASMO
6. Décret portant organisation du Bilan Social et de la DASMO
7. Plaquette (dépliant
8.

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Sénégal – Résultats de l’enquête DASMO 2008 – Rapport provisoire, Juin 2010

2. Tableaux additionnels
Taille de l'établissement selon la Forme juridique de l'établissement

Forme juridique de l'établissement Total

Particulier

Anonyme

Associati

Etablisse
Société

Public
Taille de l'etablissement

SARL

Autre
ment
GIE

on
Moins de 5 salariés 238 40 25 5 4 1 1 314
De 5 à 9 salariés 108 46 28 1 1 1 2 187
De 10 à 29 salariés 50 46 42 3 6 5 5 157
De 30 à 49 salariés 2 9 30 0 1 0 0 42
De 50 à 69 salariés 1 7 19 0 0 0 0 27
De 70 à 99 salariés 0 5 15 1 0 0 0 21
De 100 à 299 salariés 3 4 30 0 0 2 0 39
300 salariés et plus 0 2 15 0 0 0 0 17
Total 402 159 204 10 12 9 8 804

Taille de l'établissement selon la Forme juridique de l'établissement (%)

Forme juridique de l'établissement Total

Etablissement Public
Société Anonyme

Association
Particulier

Taille de l'etablissement
SARL

Autre
GIE

Moins de 5 salariés 59,2% 25,2% 12,3% 50,0% 33,3% 11,1% 12,5% 39,1%
5 à 9 salariés 26,9% 28,9% 13,7% 10,0% 8,3% 11,1% 25,0% 23,3%
10 à 29 salariés 12,4% 28,9% 20,6% 30,0% 50,0% 55,6% 62,5% 19,5%
30 à 49 salariés ,5% 5,7% 14,7% 8,3% 5,2%
50 à 69 salariés ,2% 4,4% 9,3% 3,4%
70 à 99 salariés 3,1% 7,4% 10,0% 2,6%
100 à 299 salariés ,7% 2,5% 14,7% 22,2% 4,9%
300 salariés et plus 1,3% 7,4% 2,1%
Total 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%

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