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Organisation des

Finances Locales
Master Economie des territoires

FSJES Agdal UM5 de Rabat


Introduction
Les collectivités territoriales

 L’article 135 de la constitution 2011.

« Les collectivités territoriales du Royaume sont les régions, les


préfectures, les provinces et les communes.

Elles constituent des personnes morales de droit public et gèrent


démocratiquement leurs affaires.

Les conseils des régions et des communes sont élus au suffrage universel
direct.

Toute autre collectivité territoriale est créée par la loi, le cas échéant, en
substitution d’une ou plusieurs collectivités mentionnées à l’alinéa
premier ».
 Collectivités Territoriales sont des institutions politico-
administratives territoriales décentralisées.

 Des divisions territoriales décentralisées, d’essence


participative concourant à l’exécution des politiques
d’aménagement du territoire et à la gestion des
Affaires Publiques.

 Elles constituent le cadre de mobilisation et de


participation de leur population en vue de
promouvoir le progrès social, économique et
culturel.

 Elles détiennent des compétences qui leur sont


attribuées par la Constitution et par la loi et dont
l’exercice peut être contesté en justice, notamment
en matière de responsabilité civile.
 Elles élisent des assemblés chargées de gérer
démocratiquement leurs affaires.

 Les Collectivités Territoriales sont caractérisées par


les éléments suivants : Une dénomination, une
population, et une superficie bien délimitée du
territoire national ; Un Conseil et une assemblée
élus; des ressources propres; des vocations et
compétences spécifiques octroyées par la
Constitution et par la loi.

 Elles sont dotées de la personnalité morale,


de l’autonomie administrative et financière, de la
libre administration.

 Leur existence implique des attributions, des


transferts de pouvoir et de ressources de la
part de l’Exécutif à des juridictions locales.
 L’ordonnateur est le président de la région,
le président du conseil préfectoral et
provincial, le président du conseil communal
pour les communes urbaines et rurales.

 Le receveur est le comptable public,


trésorier de la collectivité territoriale ou du
groupement

 L’assemblée délibérante : le conseil


régional, l'assemblée préfectorale ou
provinciale, le conseil communal.
Extrait de la constitution 2011
Article 141
Les régions et les autres collectivités territoriales disposent
de ressources financières propres et de ressources
financières affectées par l’État. Tout transfert de compétences
de l’État vers les collectivités territoriales doit
s’accompagner d’un transfert des ressources
correspondantes.

Article 142
Il est créé, pour une période déterminée, au profit des
régions, un fonds de mise à niveau sociale destiné à la
résorption des déficits en matière de développement humain,
d’infrastructures et d’équipements. Il est créé, en outre, un
fonds de solidarité interrégionale visant une répartition
équitable des ressources, en vue de réduire les disparités
entre les régions.
Les communes
 Urbaines ou rurales sont administrées par un conseil
communal qui est l’organe délibérant de la collectivité ; il élit un
président qui est l’organe exécutif de la commune. Les membres
du conseil communal sont élus pour 6 ans au suffrage universel
direct au scrutin uninominal à la majorité relative à un tour. Le
bureau du conseil est élu par le conseil ; il se compose du
président et de plusieurs adjoints.

 Le conseil communal vote le budget de la commune, définit


le plan de développement économique et social de la
commune en accord avec les orientations prises au plan
national, décide de la création et de l’organisation des
services publics communaux et de leur gestion, décide
de la participation à des sociétés d’économie mixte
d’intérêt communal ou intercommunal et gère la
planification, la réalisation et la gestion des projets à
caractère local (notamment les projets relatifs à
l’assainissement liquide et solide)
Le président du conseil communal

 Elu par les membres du conseil pour une durée de 6 ans. Il est
l’administrateur de la commune, l’organe exécutif du conseil
communal.

 Le président est chargé de : l’exécution des décisions du conseil


l’établissement des taxes, impôts et redevances
conformément aux délibérations du conseil ;
l’administration des biens communaux ; l’exécution du
budget et l’établissement des comptes administratifs la
direction des services communaux ; la représentation de la
commune en justice

 En tant que représentant de l’Etat, il exerce les pouvoirs de police


administrative et est investi de la qualité d’officier d’Etat civil.

 Le caïd, agent d’autorité locale désigné par l’Etat, est chargé du


maintien de l’ordre public et dispose de la qualité d’officier de police
judicaire (il intervient aussi dans les domaines suivants : droit
d’association, rassemblements publics et presse, syndicats
professionnels, élections...).
Ressources de la commune
 Budget propre dont le financement est assuré par :
des ressources fiscales (taxes locales dont la taxe
d’édilité, la taxe sur les opérations de construction, la
taxe d’abattage etc).

 Les communes déterminent les modalités


d’assiette, le recouvrement et la fixation des
taux de certains impôts et taxes, dont certains
sont réservés aux communes urbaines.

 A noter la grande différence de répartition de


l’apport de la fiscalité communale entre les
communes urbaines et rurales, 85% environ du
produit de la fiscalité locale bénéficiant aux
communes urbaines des produits d’impôts ou parts
d’impôts affectés par l’Etat.
Attributions du conseil communal

 Définit le plan de développement économique et social de la


commune, conformément aux orientations et aux objectifs retenus par le
plan national et à cet effet.

 Initie toute action propre à favoriser et promouvoir le développement


de l’économie locale et de l’emploi.

 Arrête les conditions de conservation d’exploitation et de mise en


valeur du domaine forestier dans la limite des attributions qui sont
dévolues par la loi en matière de finances, fiscalité et bien communaux.

 Vote le budget de la commune et examine et approuve les


comptes administratifs.

 Fixe les taux des taxes, les tarifs des relevances et des droits
divers perçus au profil de la commune.

 Décide des empruntes à contracter et des garanties à consentir.


Prérogative du Conseil communal
en matière d’urbanisme et aménagement du territoire

 Veille au respect des options et des prescriptions des schémas directeurs


d’aménagement urbain, des plans d’aménagement et de développement de
tous documents d’aménagement du territoire

 Examine et adopte les règlements communaux de construction,


conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

 Joue un rôle très important en matière de services publics locaux et


équipements collectifs quand il décide de la création et la gestion des
services publics communaux, notamment dans les secteurs
d’approvisionnement et de distribution d’eau potable, de distribution
d’énergie électrique, d’assainissement liquide.

 Le conseil veille à la préservation de l’hygiène, de la salubrité et de


l’environnement. Il présente des propositions, des suggestions et émet des
avis comme par exemple proposer à l’état ou autre personnes morales les
actions à entreprendre pour promouvoir le développement économique
social et culturel de la commune. Il peut, en outre, émettre des vœux sur
toutes les questions d’intérêt communal, à l’exception des vœux à caractère
politique.
Provinces et préfectures
 La préfecture ou la province constitue le deuxième niveau de décentralisation
territoriale.

 La notion de préfecture est attribuée aux ensembles urbains et celle de province aux
circonscriptions plutôt rurales.

 La division administrative du royaume en préfectures et provinces s’est substituée au


lendemain de l’indépendance aux régions du protectorat. Dés 1956, les pouvoirs publics ont
procédé en effet à un nouveau découpage administratif qui a donné naissance à ce nouvel
échelon administratif intermédiaire entre le pouvoir central et les communes à la base.

 Simple échelon déconcentré à l’origine, la préfecture et la province ont été érigées en


collectivités locales dés 1962 par la première constitution. Les modifications successives
apportées au découpage préfectoral et provincial ont visé la constitution d’unités
territoriales de plus en plus réduites à même de rapprocher l’Etat des citoyens, de favoriser
l’équipement et de promouvoir la développement économique et social du territoire.

 Le statut de cette collectivité territoriale est fixé par le dahir N° 102269 du 25 rejeb 1423
(3 octobre 2002) portant promulgation de loi N° 7900 relative à l’organisation des
collectivités préfectorales et provinciales, qui disposent, en son titre premier (Art.1) que : «
les préfectures et les provinces sont des collectivités locales dotées de la personnalité
morale et de l’autonomie financières ». et selon, l’Art.3 de la loi 7900, les affaires de la
collectivité préfectorale ou provinciale sont gérées par un conseil élu, dont la durée du
mandat et les conditions d’élection sont prévues par les dispositions de la loi formant code
électoral.
 Le Wali ou le Gouverneur de la préfecture ou de la province assure l’exécution
des délibérations du conseil préfectoral, dans les conditions fixées par la loi.

 Le conseil préfectoral ou provincial selon l’Art.36 : Examine et vote le plan de


développement économique et social de la préfecture ou la province,
conformément aux orientations et objectifs du plan national, arrête et vote les
programmes d’équipement, et de développement et de mise en valeur,
engage les actions nécessaires à la promotion des investissements notamment
la réalisation ou la participation à l’aménagement, l’équipement ou la
promotion de zones d’activités économiques, engage à titre propre, ou en
partenariat avec l’Etat, avec la région ou avec une ou plusieurs communes rurales,
toutes actions de nature à promouvoir le développement rural et à soutenir les
programmes d’équipement du monde rural, participe à la réalisation et à
l’entretien des routes préfectorales ou provinciales, contribue à la
réalisation des programmes d’habitat ou de restructuration de
l’urbanisme et de l’habitat précaire dans les milieux urbain et rural, veille à
la protection de l’environnement, prend toutes les actions nécessaires à la
promotion du sport, de la culture et de l’action sociale ou y participe, engage
toutes les actions de solidarités sociales et participe à toute œuvre à
caractère humanitaire, décide de la conclusion de tout accord ou
convention de coopération ou de partenariat, propre à promouvoir le
développement économique et social, et arrête les conditions de réalisation des
actions que la préfecture ou la province exécutera en collaboration ou en partenariat
avec les administrations publiques, les collectivités locales, les organismes publics ou
privés et les acteurs sociaux, examine et approuve les conventions de jumelage et de
coopération décentralisée, décide de l’adhésion et de la participation aux activités des
associations des pouvoirs locaux, et de toute forme d’échange avec les collectivités
territoriales étrangères.
 Le conseil préfectoral ou provincial propose notamment à l’Etat et aux
autres personnes morales de droit public, les actions à entreprendre pour
promouvoir le développement économique, social et culturel de la
préfecture ou la province, lorsque les dites actions dépassent les limites de
ses compétences ou excèdent ses moyens et ceux mis à sa disposition.
D’après toutes ces compétences attribuées au conseil de la préfecture ou
de la province, il nous paraît important de souligner le rôle primordial que
joue ou que devra jouer la préfecture ou la province pour assurer le
développement économique, social et culturel de cette collectivité
territoriale.

 Or, le fonctionnement du conseil préfectoral ou provincial, et l’exécution de


toutes ces compétences et attributions, dépend des compétences du Wali
ou du gouverneur, qui tient une place particulière dans le fonctionnement
de cette collectivité, d’une part l’organe exécutif et l’organe moteur du
conseil préfectoral ou provincial, et d’autre part le représentant de
l’autorité locale dans la préfecture ou la province, ce qui met en doute
l’importance de cette collectivité territoriale dans le processus de
décentralisation et dans la mise en œuvre des différents programmes de
développement économique, social et culturel de la préfecture ou la
province.
La région
 En 1971, la région réapparaît comme cadre géographique permettant
l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique d’aménagement du
territoire, également comme une institution permettant une
représentation des populations concernées par le développement
régional.
 En 1992, la région est définie comme collectivité locale lors de la
révision de la constitution, un nouveau statut est décidé par la loi du 2
avril 1997 qui fixe le nombre des régions issues d’un nouveau découpage
géographique les relevant à 16, leur nom, leur chef lieu dans leur nouveau
ressort territorial, le nombre de conseillers à élire dans chaque région.
 En 2011, elle est considérée comme collectivité territoriale. Un
découpage territorial fixe 12 régions leur nom, leur chef lieu dans leur
nouveau ressort territorial, le nombre de conseillers à élire dans chaque
région.
 La région est dotée d’une autonomie (financière et administrative). Elle
élabore le schéma d’aménagement du territoire et participe au plan
national de développement économique, social et culturel.
 Concrètement les affaires de la région recouvrent un domaine très vaste
puisqu’elles s’étendent à tout ce qui peut contribuer au développement
économique, social et culturel.
 Si l’exercice des compétences est sous la dépendance de
la ressource financière, il dépend également des moyens
humains constituant un vrai capital d’expertise à la
hauteur des responsabilités qui lui sont reconnues.

 Il faut souligner que l’autonomie de la région se trouve


limitée bien que le rôle du conseil ait été renforcé comme
celui de son président face au wali ou au gouverneur.

 Elles ne pourront atteindre leur but que si elles


parviennent à réaliser une meilleure intégration politique
de la population qui aura le sentiment, qu’à travers elles,
elle peut mieux exprimer ses besoins, qu’elle peut mieux
les faire prendre en compte et qu’elle peut ainsi obtenir
que les efforts d’équipement et de développement soient
mieux répartis sur l’ensemble du territoire et mieux
adaptés à sa diversité.
Aperçu sur les finances locales

18
Evolution du Nombre
des Communes
1600 1959 - 2015
communes rurales
1400
communes urbaines

1200

1000
1297 1298 1282 1282
1298 1298
800

600
760
735
400

200
247 249 199 199 221 221
66 99
0
1959 1984 1992 1997 2003 2006 2011 2015
Nbre Com. 801 859 1544 1547 1497 1497 1503 1503
Evolution du Nombre des Préfectures et provinces
80

75
70 71
68
60 61 62
59

50

43
40

34
30
27
20

10

0
1956 1976 1981 1991 1996 1998 2004 2008 2018
Données chiffrées sur les collectivités
territoriales
Collectivités territoriales
1590

Régions Préfectures et
Communes
provinces
12 75 1503

Ressources 39 MMDH Dépenses: 39,2MMDH


Gérées par les CT: 7,6 MMDH
Gérées pour les CT: 6.1 MMDH Fonctionnent: 23.7 MMDH
Transférées 25,3 MMDH Equipement: 15,5 MMDH

Hors BA et Comptes spéciaux


Ressources et charges des CT- 2017
Prévisions Réalisations taux de réalisation

Recettes 34 861 39 011 112%


Recettes fiscales 27 901 31 380 112%
Recettes non fiscales 6 960 7 631 110%

Dépenses ordinaires 28756 23672 82%


Biens et services 27696 22645 82%
Intérêts dette 1060 1027 97%

Solde ordinaire 6 105 15 339 251%

Investissement 32852 15545 47%

SOLDE DES BUDGETS ANNEXES -53 6 -11%


SOLDE DES COMPTES SPECIAUX -4 701 4620 -98%

EXCEDENT/DEFICIT GLOBAL -31 501 4 420 -14%

Financement 31 501 -4420


Recettes d'emprunt 2 084 3867
Remboursement principal dette -1 255 -1170
Excédents antérieurs 30 672 -7117
Année 2017 Régions Préfectures Communes Total
Recettes ordinaires 6 531 5 490 26990 39 011

Dépenses ordinaires 1031 2660 19981 23 672

Solde ordinaire (épargne) 5 500 2 830 7 009 15 339

Investissement 4407 4700 6438 15545

SOLDE DES BUDGETS ANNEXES 17 -4 -7 6


SOLDE DES COMPTES SPECIAUX 116 856 3648 4 620

EXCEDENT/DEFICIT
GLOBAL 1 226 -1 018 4 212 4 420

Financement -1 226 1018 -4212 -4420


Recettes d'emprunt 1 555 1342 970 3 867
remboursement principal
dette -102 -50 -1018 -1 170
excédents antérieurs -2 679 -274 -4164 -7 117
Répartition Recettes ordinaires CT
2017
Régions
6 531
17%

Prefectures ,
5,490, 14%

Communes,
26990, 69%
Evolution des ressources des CT

De 1976 à 2017
En millions dh
Exercices 1 976 1 986 1 996 2 006 2 014 2 017

Recettes propres
(fiscalité, patrimoine) 436 1 340 4 165 7 594 11 819 16669

Transferts (TVA, IS,


IR, Contrats
d'assurance) 208 2 275 5 649 12 491 18 515 25 342

Emprunts 106 522 585 980 1 626 3 867

Ressources 750 4 137 10 399 21 065 31 960 45 878

Accroissement de 60% en 41 années


Axe I- Evolution des finances locales marocaines

A-L’émergence des finances locales


marocaines
1-Avant le Protectorat,
Contrairement à ce que l’on peut penser, le Maroc a pratiqué la
décentralisation institutionnelle bien avant l’avènement du
protectorat.
Sur le plan local, les collectivités étaient organisées sur une base
tribale alors que leurs limites géographiques étaient déterminées par
celles du lien de consanguinité, du groupe. La collectivité communale
est dotée d’institution administrative et judicaires impliquant
une autonomie par rapport au pouvoir central.

La jemâa est une assemblée oligarchique constitue une institution


représentative et un organe délibératif chargé de gérer librement les
affaires de la collectivité sans être soumis au contrôle du
gouvernement à l’exception de certains domaines: affaires fiscales et
militaires.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

la notion de budget local n’existait pas. Les collectivités


locales ne possédaient pas de ressources propres, il n’existait
aucun impôt à caractère local.

2-Pendant la période du Protectorat, Les finances locales


ont été marquées par de sérieuses difficultés pour la mise en
place du nouveau système des villes.

Le développement de services publics à la charge des


municipalités (aménagement des voies, distributions d’eau…), va
inciter l’Etat à accroître ses subventions au profit des grands
centres urbains.

Pour pouvoir contrôler l’emploi de ces fonds, l’Etat va fixer les


grandes lignes des « budgets municipaux », ainsi que les règles
à suivre pour la tenue de la comptabilité municipale. …
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

A-L’émergence des finances locales marocaines


Plusieurs textes consacrent ces réformes notamment :
Le Dahir du 22 juillet 1916 sur l’institution et le recouvrement des
taxes, contributions, redevances, créances ou produits quelconques
perçus au profit des collectivités locales.
Le Dahir du 27 Mars 1917 créant un certain nombre de taxes
municipales telle que la taxe sur les chiens, la taxe d’abattage, les
droits de criée, les droits de voirie…
Sous la pression des besoins financiers des villes due à
l’accroissement des charges, les autorités du Protectorat édictèrent
de nouvelles mesures financières, notamment l’abandon au profit des
budgets municipaux :
- du principal de la taxe urbaine en 1942
- du principal de la taxe d’habitation en 1944
- du principal de l’impôt des patentes en 1948 .
Axe I- Evolution des finances locales marocaines
A-L’émergence des finances locales marocaines

3-Avec l’avènement de l’indépendance le régime financier des


collectivités locales n’a pas connu une réforme radicale.
-A partir de 1957, la gestion des communes rurales fut confiée
aux percepteurs du ministère des finances, réalisant ainsi l’unification
de la procédure budgétaire et comptable entre les municipalités et les
communes rurales.
-Dahir du 2 décembre 1959 : division administrative du Royaume et
créant 801 communes urbaines et rurales pour la première fois sur une base
territoriale généralisée.
- Adoption d’une charte communale le 23 juin 1960 en accordant
aux communes la personnalité morale et l’autonomie financière.
L’initiative des élus en matière financière resta très limitée dans la
pratique. (forte tutelle)
Le conseil communal fut beaucoup plus un conseil consultatif, qu’un
conseil délibératif. …
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

La première constitution de 1962 présente le double


avantage d’avoir consacré l'existence des collectivités locales et
ouvert de nouvelles perspectives de décentralisation par la création
d’une nouvelle collectivité locale à savoir la préfecture ou la
province.

Création des Régions économiques

Le 16 juin 1971: une loi est intervenue pour créer 7 régions


économiques. Il s’agit de simples circonscriptions administratives
sans personnalité juridique, destinées à être un cadre d’études et
d’action économique.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

B- La réforme des finances locales de 1976


L’évolution du contexte socio-politique, administratif et économique,
a permis l’abrogation la Charte du 23 juin 1960 en lui substituant
celle du 30 septembre 1976.
La réforme de 1976 a permis de mettre fin aux goulots
d’étranglement dus à la structure du budget, et d’élargir la capacité
financière des collectivités locales.
La réforme de la structure budgétaire introduite par le dahir du
30 septembre 1976 va substituer une structure budgétaire
unitaire à la structure dualiste préexistante.
En effet avant l’entrée en vigueur de cette réforme, le budget local
se présentait sous la forme de deux documents distincts, l’un relatif
aux ressources et aux charges de fonctionnement (budget
primitif), l’autre à celles d’équipement (budget additionnel).
Cette restructuration du budget local va permettre aux collectivités
décentralisées de déterminer leurs projets d’équipement et d’évaluer
les moyens de financement dès le début de l’année.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

B-La réforme des finances locales de 1976

Cette charte consacre une division du document budgétaire en trois


parties ; à côté du budget principal, il existe des budgets annexes et
des comptes spéciaux.

La possibilité de création des budgets annexes et des comptes


spéciaux par les collectivités locales, vise une amélioration de la
gestion financière locale, en échappant aux rigidités comptables qui
grèvent certaines opérations ayant un caractère industriel ou
commercial, exceptionnel ou provisoire.

Les compétences de la commune, cellule de base d’exercice de la


démocratie de proximité, ont été largement étendues, son rôle
économique, social et culturel expressément prononcé, son régime
bicéphale aboli, et la pratique de tutelle relativement assouplie. Par
ailleurs, la compétence générale attribuée à la commune et
l’affirmation de son rôle économique constituent, à ne point en
douter, les aspects les plus saillants de cette réforme.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

Au delà des compétences élargies transférées par la nouvelle


charte, celle-ci a value aussi par le fait qu'elle eu suscité de puis
l'intérêt pour la gestion de la chose locale que traduit d'ailleurs le
train de réformes qui l'ont suivi, allant dans le sens du renforcement
des moyens de la décentralisation notamment à travers les
transferts de la TVA, l'adoption d'une fiscalité locale et la
rétrocession d'impôts d'Etat aux collectivités locales.

C-La réforme des finances locales de 1992

L'année 1992 a été marquée par deux événements importants à savoir


la réfection de la carte communale permettant la création de 668
nouvelles communes et la naissance des Régions en tant que
collectivités territoriales par la constitution révisée en cette même
année.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

D- Les apports de la réforme du 18 février 2009

Elle a pour objectif l’élargissement du champ de la


décentralisation, tout en simplifiant et allégeant le régime de
tutelle sur la gestion des finances locales, en améliorant les
procédures d’élaboration, d’exécution et de règlement des budgets
et en favorisant une meilleure flexibilité.

Elle a permis la rénovation et la modernisation du mode de


gouvernance de la gestion financière des affaires locales vers une
logique de performance qui se retrouve au niveau de la
programmation pluriannuelle.

Les dispositions de cette loi tendent à réduire le champ


d’application du contrôle a priori, à supprimer la double
tutelle. …
BO n°5714 du 05 mars 2009
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

D- Les apports de la réforme du 18 février 2009

La loi 45-08 a consacré les principes de bonne gouvernance


et a consolidé la démocratie locale dans un cadre
d’autonomie financière renforcée.

Il est à noter que dans le cadre de la promotion de la


transparence des transactions, les dispositions de la loi ont
prévu l’obligation d’informer et de publier certaines données
relatives à la gestion du budget et la soumission de la
gestion des collectivités locales au contrôle et à l’audit….
Axe I- Evolution des finances locales marocaines
D- Les apports de la réforme du 18 février 2009
1-Au niveau des prévisions budgétaires :
une nouvelle procédure qui organise le vote:
-Les recettes budgétaires sont votées avant les dépenses budgétaires;
-Les recettes et les dépenses budgétaires sont votées par chapitre .

L’intérêt de cette procédure est de faire sentir aux conseils délibérants :


 La contrainte de la rareté des ressources ;
 La nécessité d’arbitrer entre différents choix budgétaires.

-La possibilité est donnée aux conseils de procéder à des virements de


crédits sans limitation des cas de modification:
 Les virements de crédits à l’intérieur d’un même article peuvent être
opérés par décision de l’ordonnateur sans délibération du conseil ;
 Les virements de crédits à l’intérieur d’un même chapitre peuvent
être opérés par décision de l’ordonnateur après délibération et accord du
conseil…
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

D- Les apports de la réforme du 18 février 2009

Cette nouvelle procédure écarte donc l’autorisation préalable de


l’autorité de tutelle et introduit un début de globalisation des
crédits.

L’inscription, dans un calendrier précis, des opérations de


préparation, de vote et d’adoption du budget de manière à garantir
son exécution au début de l’exercice budgétaire.

La préparation des prévisions budgétaires est confiée au président


du conseil communal pour plus de responsabilité, d’efficacité et de
célérité….
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

D- Les apports de la réforme du 18 février 2009

L’ordonnateur assure également la publication du budget au


moyen des instruments ci-après:

-Par voie d’affichage ou mise à disposition du public ;


-Par insertion dans les quotidiens comme pour la publicité
des délibérations des conseils.

Et l’instauration du contrôle de gestion et d’audit des


collectivités locales
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

D- Les apports de la réforme du 18 février 2009

2-Au niveau des engagements budgétaires:

-Possibilité de reporter les crédits de fonctionnement engagés et


non mandatés à la clôture de l’exercice.

-Possibilité de gager les nouvelles dépenses d’équipement sur les


excédents prévisionnels qu’ils anticipent de réaliser au moyen
d’autorisations de programme à vocation pluriannuelle.

Cette nouvelle procédure rompt également avec le caractère timoré de


l’ancienne procédure qui exigeait la réalisation préalable de la recette
avant la programmation da dépense d’équipement…
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

D- Les apports de la réforme du 18 février 2009

3- Au niveau des réalisations budgétaires:

Transmission à l’autorité de tutelle de documents de synthèse sur


la situation financière de la collectivité, afin d’instaurer une
communication réglementée entre elles.

Consécration du caractère insaisissable des biens et fonds des


collectivités locales.
Mise en place d’un agent judiciaire pour représenter la collectivité en
justice et défendre ses intérêts notamment lorsqu’elle est déclarée
débitrice.
Suppression de l’approbation du compte administratif par le ministre
de l’intérieur.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

E- La nouvelle Constitution du 29 Juillet 2011

La nouvelle constitution a apporté des principes nouveaux et


des changements profonds en ce qui concerne la décentralisation,
notamment :

* Le rôle prééminent de la région par rapport aux autres


collectivités territoriales dans les opérations de la préparation et
suivi des programmes de développement régional et les schémas
régionaux d'aménagement du territoire et ce, dans le cadre du
respect des compétences propres de ces collectivités,

* Le principe de la libre administration de l'affaire locale et


les règles de gouvernance pour l'application de ce principe ainsi que les
dispositions du contrôle et de la reddition des comptes,
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

* L'encouragement de la coopération et du partenariat et la mise en


place de groupements de communes pour la réalisation des projets de
développement, la mutualisation et la solidarité entre les communes,

* l'adoption de l'élection des conseils des Régions au suffrage universel


direct,

* L'octroi du droit de l'exécution des délibérations des conseils des


collectivités territoriales aux présidents des conseils élus,

* La fixation de trois types de compétences des collectivités


territoriales, sur la base du principe de subsidiarité, à savoir des
compétences propres, des compétences partagées avec l'Etat et des
compétences qui leur sont transférables par ce dernier,

* La consécration aux collectivités territoriales d'un système de


ressources financières propres et de ressources financières affectées par
l'Etat, pour leur permettre d'exercer leurs compétences.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

F- Les principaux apports de la réforme du 7 juillet 2015 [les


loi organique 111-14 (régions), 112-14 (préfectures et
provinces) et 113-14 (communes)] se résument comme suit:

1) Le principe de libre administration des CT qui permet à chacune,


dans la limite de ses compétences, de pouvoir exécuter librement ses
délibérations conformément aux dispositions législatives et
réglementaires en vigueur.

2) Le rôle prééminent de la Région en matière du programme de


développement régional et du schéma régional d’aménagement du
territoire par rapport aux autres collectivités territoriales dans le
respect des compétences propres de ces derniers.

3) Le principe de coopération et de solidarité entre les collectivités


territoriales en réalisant des projets communs visant à atténuer les
inégalités.
Axe I- Evolution des finances locales marocaines

4) L’application du principe de subsidiarité selon


lequel chaque collectivité territoriale exerce des
compétences propres et des compétences
partagées avec l’État et des compétences
transférées.

5) L’exécution du président du Conseil de la


collectivité des délibérations et des décisions du
conseil.
I- La libre administration

La libre administration des collectivités territoriales est l’un des


principes prévus par :

« L’organisation territoriale du Royaume repose sur les principes de Libre


Administration, de Coopération et de Solidarité. Elle assure la participation
des populations concernées à la gestion de leurs affaires et favorise leur
contribution au développement humain intégré et durable. »

« L’article 136 de la Constitution de 2011 »


Le principe de libre administration est survenu

la constitutionnalisation de « La Libre
Administration » implique la disparition totale de
toute forme de tutelle exercée précédemment par
l’Etat sur les CT dans les textes les régissant et dans
les pratiques administratives
« De La Tutelle Sur Les Actes » ;

« La Tutelle Sur Les Actes Du Conseil Communal » ;

« La Tutelle Sur Les Actes Du Président Du Conseil Communal ».

Dans la loi organique 113-14 la terminologie a été entièrement épurée


du mot « tutelle » en lieu et place duquel nous retrouvons, à titre d’exemple :

Du Contrôle Administratif ».
« les pouvoirs de tutelle…..ont
« le gouverneur de la
pour but de veiller à l’application par le
conseil communal et son exécutif des préfecture ou de la province

lois et règlements en vigueur, de exerce le contrôle administratif


garantir la protection de l’intérêt sur la légalité des actes »
général et d’assurer l’assistance et le
concours de l’administration. »

l’Etat ne peut intervenir dans le fonctionnement des CT que pour


contrôler la légalité

Le principe de « Libre Administration »


 Aujourd’hui, lorsqu’une délibération est transmise au gouverneur :

 Soit qu’il vise

 Soit qu’il formule son refus

 Soit qu’il ne prenne pas de décision la concernant


dans un délai de 20 jours, et le visa est alors
réputé accordé.
 L’ÉVOLUTION A DONC CONSISTÉ À :

 Supprimer la possibilité de provoquer un nouvel examen par le


conseil et l’obligation qui en découlait pour ce dernier.
 Supprimer le recours devant le Premier ministre et son délai de
trois mois.

 Les délais de 45 et 30 jours ont été ramenés à 20 jours.

 La loi organique prévoit dans son article 118 que tout litige au sujet
du contrôle de légalité est examiné par le tribunal administratif
alors que l’ancien texte ne prévoyait que l’arbitrage précité du
premier ministre.

Les délibérations locales sont désormais exécutoires dans des


délais plus courts,
Imposait au président du
la possibilité pour le
conseil la communication de
gouverneur de demander la
l’ordre du jour des sessions à
tenue d’une session
l’autorité administrative
extraordinaire qui se tient de
compétente qui disposait d’un
plein droit. La demande
délai de 8 jours pour y faire
comporte les questions
inscrire les questions
proposées à inclure à l’ordre
supplémentaires qu’elle
du jour.
entendait soumettre à l’examen
du conseil.
L’autorité administrative
Le gouverneur peut
locale compétente pouvait
uniquement saisir le juge des référés
constater le refus ou
près le tribunal administratif en vue
l’abstention du président du
de statuer sur l’existence de l’état
conseil communal de prendre
d’abstention
les actes qui lui sont légalement
impartis,
Tout membre du Conseil Communal reconnu responsable d’actes ou de
faits graves contraires à la loi et à l’éthique du service public peut, après
avoir été invité à fournir des explications écrites sur les faits qui lui sont
reprochés, être suspendu pour une période qui ne peut excéder un mois, par
arrêté motivé du ministre de l’intérieur, ou révoqué par décret motivé du
premier ministre.
Deux évolutions notoires ont été introduites :

 Le Premier Ministre pouvait révoquer un élu et le Ministre de l’intérieur


pouvait le Suspendre ; seul le juge est désormais compétent en la matière.

 La suspension et la révocation de tous les membres du conseil pouvaient


légalement être prononcées au motif d’actes contraires à la loi ET à l’éthique
du service public,
II- La programmation budgétaire (voir présentation)
Gestion financière
et budget de la collectivité
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

A- définition du budget
Le budget est l'acte qui prévoit et autorise, pour chaque année budgétaire,
l'ensemble des ressources et des charges de la collectivité locale ou du
groupement.
L'année budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre
de la même année.
Les conventions financières, les garanties accordées, les crédits
d'engagement et les autorisations de programme engagent les finances
des années ultérieures
B- Structure du budget
Le budget comprend deux parties :
-la première partie décrit les opérations de fonctionnement tant en recettes
qu'en dépenses ;
-la deuxième partie est relative aux opérations d'équipement ; elle présente
l'ensemble des ressources affectées à l'équipement et l'emploi qui en est
fait.
-Le budget peut comprendre des budgets annexes et des comptes spéciaux
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité
C- Les budgets annexes
Les budgets annexes sont créés par l’autorité gouvernementale chargée
de l’intérieur .
Ils décrivent des opérations financières de certains services qui n'ont pas été
dotés de la personnalité morale et dont l'activité tend, essentiellement, à
produire des biens ou à rendre des services donnant lieu à rémunération.
ils comprennent, d'une part, dans une première partie les recettes et les
dépenses de fonctionnement et, d'autre part, dans une deuxième partie les
dépenses d'équipement et les ressources affectées à ces dépenses. Ils sont
toujours présentés en équilibre.
Les dépenses des budgets annexes sont présentées à l’intérieur de chaque
article par programmes. et le cas échéant, par programmes subdivisés en
projets ou actions.
Ils sont préparés, visés, exécutés et contrôlés dans les mêmes conditions que
celles prévues pour le budget.
L'insuffisance des recettes de fonctionnement est compensée par le
versement d'une dotation de fonctionnement prévue au titre des charges de
la première partie du budget.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

C- Les budgets annexes


L'excédent éventuel des recettes de fonctionnement sur les
dépenses est affecté, en premier lieu, au financement des
dépenses d'équipement et, pour le surplus, pris en recette au
budget.
L'insuffisance des ressources affectées aux dépenses d'équipement
est compensée par une dotation d'équipement prévue à la
deuxième partie du budget.
D- Les comptes spéciaux
Ils ont pour objet, soit de décrire des opérations qui, en raison de
leur spécialisation ou d'un lien de cause à effet réciproque entre la
recette et la dépense, ne peuvent être commodément incluses
dans le cadre du budget ,soit de décrire des opérations en
conservant leur spécificité et en assurant leur continuité d'une
année budgétaire sur l'autre ; soit de garder trace, sans distinction
d'année budgétaire, d'opérations qui se poursuivent pendant plus
d'une année.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité
Les comptes spéciaux comprennent :
* les comptes d'affectation spéciale ;
* les comptes de dépenses sur dotations.
Les comptes d'affectation spéciale sont créés visées par l’autorité
gouvernementale chargée de l’intérieur , sur la base d'un programme
d'emploi établi par l'ordonnateur en exécution des délibérations du
conseil.
Les comptes d'affectation spéciale retracent les recettes prévisionnelles
affectées au financement d'une catégorie déterminée de dépenses et
l'emploi donné à ces ressources.
Le montant des prévisions est inscrit à la récapitulation générale du
budget.
Les dépenses des comptes spéciaux sont présentées par
programmes, et le cas échéant. par programmes subdivisés en
projets ou actions
Les crédits de paiement sont ouverts à concurrence des recettes réalisées
et sont autorisés par le ministre de l'intérieur ou son délégué. Si les
recettes réalisées sont supérieures aux prévisions, des crédits
supplémentaires peuvent être ouverts dans la limite de cet excédent.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

Les modifications du compte d'affectation spéciale sont


visées par l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur
pour les régions et par le gouverneur de la préfecture ou
province pour les préfectures ,provinces et les communes ,
Les disponibilités des comptes d'affectation spéciale sont
reportées dans la gestion suivante pour permettre la
continuation des opérations d'une année sur l'autre.

Tout compte d'affectation spéciale qui n'a pas donné lieu à


dépenses pendant trois années consécutives est soldé de
plein droit, au terme de la troisième année et le solde sera
pris en recette à la deuxième partie du budget.
Le compte d'affectation spéciale est soldé et clôturé par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

Les comptes de dépenses sur dotations sont créés par


arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur. Ils
retracent des opérations dont le financement est assuré
par des ressources préalablement déterminées.

La réalisation des ressources doit être antérieure à la dépense.


L'excédent de ressources des comptes de dépenses sur
dotations de chaque année budgétaire est reporté sur l'année
suivante. S'il n'est pas consommé l'année suivante, il est pris en
recette à la deuxième partie du deuxième budget qui suit celui
au cours duquel il est réalisé.

Les comptes de dépenses sur dotations sont préparés, visés,


exécutés et contrôlés dans les mêmes conditions que celles
prévues pour le budget.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité
C- Les principes budgétaires
Le budget doit être équilibré dans chacune de ses parties.
L’excédent prévisionnel dégagé de la première partie, est affecté,
obligatoirement, à la deuxième partie.

Les dépenses de la première partie ne peuvent avoir pour contrepartie des


recettes de la deuxième partie.

Les recettes de la deuxième partie ne peuvent avoir pour contrepartie des


dépenses de la première partie

Les dépenses du budget de la commune sont présentées par chapitres


dans des articles subdivisés en programmes et projets ou actions.

Le projet ou l'action est divisé en lignes dans le budget montrant la nature


économique des dépenses afférentes aux activités et opérations des
entreprises, les conventions, les garanties accordées, la gestion de la
dette de la commune, les crédits d’engagement et les autorisations des
programmes entrainant des charges financières pour la collectivité
engagent l’équilibre des budgets des années ultérieures.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

Les programmes pluriannuels d'équipement découlant de la


programmation triennale peuvent faire l'objet d’autorisations de
programmes établies sur la base des excédents prévisionnels.

Les crédits relatifs aux dépenses d'équipement


comprennent :
-descrédits de paiement qui constituent la limite supérieure des
dépenses susceptibles d‘être mandatées au cours de l’année
budgétaire

-des crédits d'engagements qui constituent la limite supérieure des


dépenses que les ordonnateurs sont autorisés à engager pour
l‘exécution des équipements et travaux prévus.

Les autorisations de programme demeurent valables jusqu’à ce


qu'il soit procédé à leur annulation.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

Les crédits de fonctionnement ouverts au titre d'un budget et non


engagés à la clôture de l'exercice budgétaire tombent en annulation.

Les crédits de fonctionnement engagés et qui n’ont pas donné lieu au


paiement à la clôture de l’exercice sont reportés sur l'année suivante

Les crédits de paiement concernant les dépenses d’équipement de la


deuxième partie du budget sont reportés sur le budget de l’année
suivante.

Les crédits de fonctionnement engagés et qui n'ont pas donné lieu au


paiement ainsi que les crédits de paiement sur dépenses d'équipement qui
sont reportés, ouvrent droit à une dotation du même montant s’ajoutant
aux dotations de l’année.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité
Il ne peut y avoir affectation d'une recette à une dépense, parmi celles
qui concourent à former le total de la première partie du budget et des
budgets annexes.

L'affectation d'une recette à une dépense n’a lieu que dans le cadre de
la deuxième partie du budget et des budgets annexes et dans le cadre des
comptes spéciaux.
Les engagements de dépenses des collectivités locales et de leurs
groupements doivent rester dans la limite des autorisations budgétaires.

Ils sont subordonnés à :


-la disponibilité des crédits budgétaires pour les opérations de travaux,
de fournitures, de services, des opérations de transfert des ressources ;
- la disponibilité des postes budgétaires pour le 1er recrutement.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

E- la Programmation pluriannuelle

La programmation budgétaire pluriannuelle est un outil qui


permet de renforcer l’ efficacité et l’ efficience de la dépense
publique, assurant une bonne visibilité des politiques publiques,
une meilleure articulation entre les programmes sectoriels à
travers une programmation appropriée des crédits.

Le budget est établi sur la base d'une programmation triennale


de l'ensemble des ressources et des charges de la collectivité
locale ou du groupement.

Les programmes pluriannuels d'équipement découlant de la


programmation triennale, peuvent faire l'objet d'autorisations de
programmes établies sur la base des excédents prévisionnels
dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l'intérieur.
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

Un programme est un ensemble cohérent de projets ou d’actions auquel sont


associés:
-des objectifs définis en fonction de finalités d'intérét général;
-des indicateurs chiffrés permettant de mesurer les résultats escomptés qui feront
l'objet d‘une évaluation en vue de s'assurer des conditions d'efficacité, d'efficience
et de qualité liées aux réalisations.

Les objectifs d’un programme déterminé et les indicateurs qui y sont associés sont
indiqués dans le projet de performance élaboré par l'ordonnateur.

Ledit projet est présenté la commission chargée du budget, des affaires financières
et de la programmation.

L’aspect genre est pris en en considération lors de la fixation des objectifs et des
indicateurs cités ci-dessus,
Le projet ou l'action est un ensemble d’activités et de chantiers réalisés dans le but
de répondre a un ensemble de besoins définis
Axe II : Gestion financière et budget de la collectivité

Les opérations d’emprunts réalisées par la commune sont


soumises à des règles fixées par voie réglementaire.

Les collectivités territoriales peuvent, dans l'attente du


recouvrement des recettes à percevoir au titre des ressources
fiscales et au titre de la part qui leur reviennent sur les impôts
de I ‘Etat, bénéficier d’avances de l’Etat sous formes de
facilités de trésorerie.
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget au visa

A-Préparation et vote du budget

Le budget est préparé par le président du conseil pour les communes


urbaines et rurales et leurs groupements , les régions, et les préfectures et
provinces.

Le budget doit être établi sur la base d‘une programmation triennale


de l‘ensemble des ressources et charges de la commune conformément au
plan d'action de la commune.

Cette programmation est actualisée chaque année pour l‘adapter avec


l’évolution des ressources et des charges.

Etude du budget par la commission du budget

Le budget accompagné des documents nécessaires est soumis pour étude


à la commission compétente dans un délai de 10 jours au moins avant
la date d'ouverture de la session relative à l'approbation du budget par le
conseil. .
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget au visa

A -Vote du budget
Le vote des recettes doit intervenir avant le vote des
dépenses.
Les prévisions des recettes font l’objet d‘un vote global en ce qui
concerne le budget, les budgets annexes et les comptes spéciaux.
Les dépenses du budget font l'objet d'un vote par chapitre.
Le budget doit être adopté au plus tard :
- 5 novembre pour les régions;
- 15 novembre pour les communes urbaines et les préfectures et
provinces
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa

B- visa du budget

Le budget adopté doit être présenté à l’autorité gouvernementale


chargée de l’intérieur pour les régions, au gouverneur de la
préfecture, province pour visa au plus tard le 20 novembre .

Il doit être accompagné d'un état faisant ressortir la programmation


triennale et les états comptables et financiers de la collectivité.

Le budget devient exécutoire après son visa.

-Dépôt du budget visé au siège de la collectivité (15j a/c date visa)


-Mise à la disposition du public par tout moyen de publicité
-Notification au trésorier
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa

Conditions de visa du budget


- le respect des dispositions des lois organiques et des lois et
règlements en vigueur ;
- l'équilibre du budget sur la base de la sincérité des prévisions des
recettes et des dépenses ;
-l'inscription des dépenses obligatoires

Cas de refus de visa du budget


notification au président du conseil des motifs du refus du visa
dans un délai maximum de 15 jours à compter de la date de
réception du budget.
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa
Processus d’adoption
et de visa des budgets
des Communes
(Loi 113-14)

Budget non
Budget adopté 2ème Budget non envoyé au
par le conseil délibération du adopté gouverneur
(art. 186) Envoi au conseil (art. 187) pour visa (art.
Gouverneur 195)
(art.189) (art. 187)

Demande
Budget adopté d'explication au
président du
Budget non visé (art. 187) conseil
Budget Visé
(art. 191)

2ème délibération du
conseil Envoi Budget + Budget non voté
PV (art. 187)
(art. 191 2ème
paragraphe) (art. 187)

Vote négatif
Vote positif
(budget non
(budget adopté)
adopté)

Envoi à
l'ordonnateur
(Substitution)
pour dépôt à la
commune et
Dans le cas où le budget n’est pas visé avant le 1er Etablissement du
budget de
publication janvier, le président du conseil peut être habilité, par arrêté: fonctionnement
(art.194)
L’établissement du budget par
l’autorité administrative
compétente

 non envoi du budget pour le visa dans les délais impartis ;

 non adoption du budget par le conseil après un nouvel

examen ;

 non prise en compte des observations formulées par l’autorité

chargée du contrôle après une nouvelle délibération du conseil ;

 non inscription des dépenses obligatoires.


Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa

3. Les arrondissements

Les recettes: une dotation globale (dépense obligatoire)


Le montant de la dotation globale est fixé par le conseil de la
commune
Total des dotations globales au profit des arrondissements ne doit
pas être inférieur à 10% du budget de la commune.
Cette dotation comprend:
-une part destinée à l’animation locale : couverture des frais
relatifs à la gestion des affaires de proximité (; la promotion du
sport, de la culture, des programmes sociaux destinés à l’enfance,
…)
-une part relative à la gestion locale : frais de fonctionnement
des services de l’arrondissement. Elle peut être modifiée chaque
année en fonction des changements intervenus dans la liste des
équipements et services gérés par l’arrondissement.
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa

3. Les arrondissements

- Le montant total des recettes et dépenses de fonctionnement de


chaque conseil d’arrondissement est inscrit dans le budget de la
commune.
Les recettes et dépenses de fonctionnement de chaque
arrondissement sont détaillées dans un document dénomme
«Compte de dépenses sur dotations».

Les comptes d’arrondissement sont annexés au budget de la


commune.
Le compte de dépenses sur dotations voté par le conseil
d’arrondissement en équilibre réel.
Ce compte est voté chapitre par chapitre.
Il est soumis au conseil de la commune en même temps que le
projet du budget de la commune.
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa

3. les arrondissements

Réexamen du compte de dépenses sur dotations par le conseil


d’arrondissement pour rectifier le CDD, dans les cas ci-après :

 Discordance au niveau de la dotation globale


 Le conseil de la commune estime que le compte est voté en
déséquilibre;
 N’intègre pas toutes les dépenses obligatoires ou certaines
dépenses ne couvrent les frais de fonctionnement des
équipements.

A défaut de redressement par le conseil d‘arrondissement. Il y


est procédé d'office par le conseil de la commune.

Lorsque le président du conseil d‘arrondissement n‘a pas adressé


au président de la commune le compte avant le premier octobre,
ce compte est arrêté d'office par le conseil de la commune.
Axe III: Établissement, vote et présentation du budget pour visa

3. Les arrondissements

Le président du conseil d’arrondissement est l‘ordonnateur


des recettes et des dépenses du compte de dépenses sur dotations.

Il peut effectuer, en exécution d’une délibération du conseil, des


virements de ligne à ligne budgétaire dans le compte de
l’arrondissement.

Jusqu’à ce que le compte soit exécutoire, le président du conseil


d’arrondissement peut, chaque mois, engager et ordonnancer par
anticipation les dépenses dans la limite du douzième (1/12) de
celles inscrites au compte de l’année précédente.
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales

A- Les ressources des collectivités locales et de leurs


groupements
1-Les ressources des collectivités territoriales
Elles comprennent :

 le produit des impôts ou les parts d'impôts de l'Etat affectés à la commune en


vertu des LF;
 le produit des ressources affectées par I ‘Etat à la commune en vertu de la LF;
 Les dotations financières du budget général de l’Etat au profit des régions (art
188 loi 111-15)
 le produit des impôts et taxes que la commune et la préfecture ou province sont
autorisées à percevoir conformément à la législation en vigueur ;
 le produit des redevances instaurées conformément à la législation en vigueur ;
 le produit des rémunérations pour services rendus,
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales

1-Les ressources des collectivités territoriales (suite)

-le produit des amendes conformément à la législation en vigueur ;


-le produit des exploitations, des redevances et des parts de
bénéfices, ainsi que celui des ressources et participations
financières provenant des établissements et entreprises relevant
de la collectivité ou dans lesquels 'la collectivité e est
actionnaire;
-les subventions accordées par l’Etat ou par les personnes morales
de droit public;
-le produit des emprunts autorisés;
-les revenus de la propriété et des participations ;
-le produit de ventes des biens meubles et immeubles ;
-les fonds de concours et les dons et legs;
-les recettes diverses et autres ressources prévues par les lois et
règlements en vigueur.
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales
2-Les ressources financières des groupements
des régions
Les ressources financières du groupement des régions
comprennent :
-les contributions des régions constituant le groupement
dans le budget de ce dernier ;
-les subventions de l’Etat ;
-les recettes afférentes aux services transférés au
groupement ;
-les redevances et les rémunérations pour services
rendus ;
-les revenus de la gestion du patrimoine ;
-le produit des emprunts autorisés;
-les dons et legs ;
-les recettes diverses
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales
3- Les ressources financières des groupements de la
préfecture
ou la province
Les ressources financières du groupement de la préfecture ou la
province
comprennent :
-les contributions de la préfecture ou la province constituant le
groupement dans le budget de ce dernier ;
-les subventions de l’Etat ;
-les recettes afférentes aux services transférés au groupement ;
-les redevances et les rémunérations pour services rendus ;
-les revenus de la gestion du patrimoine ;
-le produit des emprunts autorisés;
-les dons et legs ;
-les recettes diverses
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales

5-Les ressources financières de l ’établissement de


coopération intercommunale

Les ressources financières de l‘établissement de coopération


intercommunale comprennent :
-les contributions des communes constituant l’établissement de
coopération dans le budget de ce dernier ;
-les subventions de l’Etat ;
-les recettes afférentes aux services transférés à l'établissement de
coopération ;
-les redevances et rémunérations pour services rendus ;
-les revenus de la gestion du patrimoine ;
-le produit des emprunts autorisés ;
-les dons et legs ;
-les recettes diverses.
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales

4-Les ressources financières des groupements des collectivités


territoriales
Les ressources financières du groupement des collectivités territoriales
comprennent :
-les contributions des collectivités territoriales constituant le groupement
dans le budget de ce dernier ;
-les subventions de l’Etat ;
-les recettes afférentes aux services transférés au groupement ;
-les redevances et les rémunérations pour services rendus ;
-les revenus de la gestion du patrimoine ;
-le produit des emprunts autorisés;
-les dons et legs ;
-les recettes diverses.
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales

B- Les charges de la collectivité comprennent :

-Les dépenses du budget ;


-les dépenses des budgets annexes ;
-les dépenses des comptes spéciaux.

Les dépenses du budget comprennent:


- les dépenses de fonctionnement;
- les dépenses d’équipement.
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités territoriales

1-Les dépenses de fonctionnement comprennent :

-les dépenses des fonctionnaires et agents et des engins se rapportant au


fonctionnement des services de la commune ;
-les frais relatifs au remboursement de la dette et aux subventions
accordées par la commune ;
-les dépenses relatives à l’exécution des arrêts et jugements prononcés en
justice contre la commune ;
-les dépenses relatives aux remboursements, aux réductions et aux
reversements d'impôts; e les dépenses urgentes et les dotations de
réserve;
-les dépenses relatives aux engagements financiers issus des conventions
et contrats conclus par la commune;
-les dépenses diverses relatives à l'intervention de la collectivité.
Axe V: L’exécution du budget

3- Les dépenses obligatoires

-les engagements financiers résultants des conventions et contrats conclus


par la collectivité ;
-les dépenses relatives à l'exécution des arrêts et jugements prononcés en
Justice contre la collectivité ;
-la dotation globale affectée au fonctionnement des arrondissements pour les
communes ayant un régime d'arrondissements.
Les dépenses relatives à l'exercice des attributions dévolues au gouverneur
de la préfecture de
Rabat, prévues au premier alinéa de l’article 111 de la loi organique 113-14,
sont obligatoires dans le budget de la commune de Rabat.
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités
territoriales

3- Les dépenses obligatoires

Sont obligatoires , les dépenses suivantes :


-les traitements et indemnités des ressources humaines de la collectivité
ainsi que les primes d’assurances ;
-la contribution de la collectivité aux organismes de prévoyance et au fonds
de retraite des ressources humaines de la collectivité et la contribution aux
dépenses de mutualité;
-les frais de consommation d’eau, d’électricité et des télécommunications ;
-les dettes exigibles ;
les contributions qui doivent être transférées au profit des groupements
des collectivités territoriales et aux établissements de coopération
intercommunale ;
Axe IV: Les ressources et les charges des collectivités
territoriales

2-Les dépenses d'équipement

Elles comprennent :
-les dépenses des travaux et de tous les programmes d‘équipement
faisant partie des compétences de la collectivité ;
-l‘amortissement du capital emprunté. les subventions accordées et les
prises de participations.
-Les dotations affectées à l’agence régionale d’ exécution des projets.
-Les dépenses d’équipement sont destinées essentiellement à la réalisation
des plans d'action de la collectivité et des programmes pluriannuels.
-Ne peuvent faire partie des dépenses d’équipement, les dépenses du
personnel ou les dépenses des engins se rapportant au fonctionnement des
services de la collectivité.
Axe V: L’exécution du budget
Modification du budget
Possibilité de procéder aux virements de crédits à l‘intérieur du même
programme ou à l’intérieur du même chapitre selon les conditions et
modalités fixées par décret, pris sur proposition de l'autorité
gouvernementale chargée de l‘intérieur.

Régularisation des versements à tord.

En cas de reversement par la commune pour trop perçu, des


rétablissements de crédits peuvent intervenir. Toutefois, ces
rétablissements ne peuvent avoir lieu que pendant les deux années
budgétaires qui suivent l’exercice qui a supporté la dépense
correspondante.

Les recettes provenant de la restitution à la commune de sommes payées


indûment ou à titre provisoire peuvent donner lieu à des rétablissements
de crédits dans les conditions et selon les modalités fixées par voie
réglementaire.