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Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2012–Bordeaux 4-6 juillet 2012 

SUIVI GEOTECHNIQUE IN SITU ET ETUDE GEOPHYSIQUE D’UNE


FORMATION ARGILEUSE

GEOTECHNICAL MONITORING IN SITU AND GEOPHYSICAL STUDY OF A


CLAY FORMATION

Céline ANDRIEUX1,2, Richard FABRE2, Jean-François LATASTE2, Alain DENIS2

(1) B.E Géotechnique AIS Groupe, Mérignac, FRANCE


(2) Université Bordeaux 1 – UMR 5295 I2M - département GCE, Talence, FRANCE

RÉSUMÉ — La problématique de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux, est


abordée en étudiant les corrélations entre les déplacements verticaux du sous-sol
argileux et l’évolution des teneurs en eau. Dans cet article nous exposons les
résultats obtenus sur 4 cycles de sécheresse / réhumidification sur le site
expérimental de Pessac (Gironde). Ces résultats ont permis de mettre en évidence
un retrait cumulatif sur plusieurs cycles et un tassement non négligeable pour des
argiles moyennement sensibles au retrait / gonflement. Nous avons pu aussi révéler
de nombreuses hétérogénéités à différentes échelles de la formation argileuse. Cette
étude est complétée par la construction d’une maison instrumentée dont la
localisation a été déterminée à l’aide de reconnaissance géophysique (EM31 et
tomographie électrique).

ABSTRACT — Following the problem of swelling – shrinkage hazard of clayey soils,


this study aims to establish a correlation between verticals movements of soil and its
changes in water content. In this paper we describe the results obtained on four
cycles of drought / rewetting on the experimental site located on the Pessac district
(Gironde). These results allowed highlighting a cumulative shrinkage over several
cycles and a significant shrinkage for moderately sensitive clays. We were also able
to reveal many different scales of heterogeneities in the formation of Brach. This
study, on clayey soils of the formation of Brach, resulting in the establishment of an
instrumented house whose location was determined using geophysics method (EM31
and electrical tomography resistivity).

1. Introduction
Suite aux nombreuses sécheresses de ces dix dernières années, de nombreux
sinistres sur maisons individuelles, dus au retrait gonflement des argiles ont été
répertoriés en France. De nombreuses études ont porté sur l’analyse du
comportement des sols argileux à partir d’essais en laboratoire (Chen et al. 1987, Dif
et Bluemel. 1991) mais très peu concernent le comportement des sols dans leur
environnement, c’est-à-dire in situ (Vincent, 2009, Chrétien, 2010).
En Gironde, ces sinistres ont été particulièrement importants sur la commune de
Pessac (33), située à quelques kilomètres à l’ouest de Bordeaux, avec une

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concentration de plus de 70% d’entre eux dans un quartier de la commune construit


sur une formation argileuse du Pléistocène dite « Formation de Brach ». Ceci a
justifié le développement de travaux de recherche tel que le projet ANR ARGIC
(Vincent, 2009) afin de comprendre les mécanismes du phénomène de retrait-
gonflement in situ. Pour cela un site expérimental a été implanté sur la formation de
Brach (Chrétien, 2010) où l’intérêt est de mener un suivi annuel en grandeur réelle et
en continu du comportement mécanique et hydrique du sous-sol argileux, et d’y
étudier les hétérogénéités de la formation à différentes échelles.
L’étude des résultats obtenus sur 4 cycles de sécheresse - réhumidification a pour
but d’établir les corrélations entre les déplacements du sous-sol argileux et l’état
hydrique du sol. Ceci motive la construction d’une maison instrumentée sur le site
permettant le suivi en retrait-gonflement sous la base des fondations et l’étude de
l’influence du tassement différentiel sur une structure d’une maison individuelle.
L’hétérogénéité de la formation de Brach va être décrite par des méthodes
géophysiques qui vont également permettre de déterminer le meilleur emplacement
pour la réalisation d’une maison expérimentale.

2. Le site expérimental
2.1. Localisation géographique et géologique

La commune de Pessac se situe à la limite de deux domaines : à l’Est les terrasses


alluviales quaternaires de la Garonne et à l’Ouest les dépôts deltaïques landais du
Pléistocène (Formation de Brach et Formation de Belin).

Figure 1 . Extrait de la carte du BRGM de l’aléa retrait-gonflement des argiles du


quartier de Cap de Bos (Commune de Pessac), avec localisation géographique du
quartier sinistré et du site expérimental

La formation de Brach est essentiellement constituée de sols argileux gris-bleu à


gris-noir avec des traces d’oxydation de couleur ocre lorsqu’elle est altérée. A
l’inverse, la formation de Belin, qui repose sur la formation de Brach, est constituée
presque uniquement de graviers blanchâtres et de sables grossiers emballés dans
une matrice kaolinique (5 à 20 %) (Dubreuilh et al., 1995). Le quartier sinistré est

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situé dans une zone classée en aléa moyen d’après la carte de l'aléa retrait-
gonflement des argiles éditées par le BRGM (Figure 1.).

2.2. L’hétérogénéité de la formation de Brach à différentes échelles

Les hétérogénéités de la formation de Brach se retrouvent aussi bien à l’échelle de la


parcelle qu’à l’échelle texturale. Elles se manifestent par un grand nombre de faciès
argileux (marron–gris, bariolé, gris, bleue noir, ocre …) ayant des caractéristiques
physiques et mécaniques très différentes. Ainsi les limites de retrait effectives (norme
AFNOR XF P 94-60-2) obtenues varient entre 10,0 % et 19,0 % (en volumique). Les
essais effectués pour la classification GTR (essais au bleu de méthylène, limites
d’Atterberg, analyse granulo-sédimentométrique…) donnent des argiles pouvant
varier de classe GTR A1 à A4 (pour les argiles noires).

2.3. Les dispositifs expérimentaux

Le dispositif mis en place (Chrétien, 2010) comprend :


 trois systèmes d’extensomètres de forage avec des capteurs placés à
0,50 m, 1 m, 2 m, 3 m par rapport à des ancrages fixes à 10 m ou 15 m
de profondeur, permettant de mesurer les déplacements verticaux du sol.
 trois types d’humidimètres permettant de réaliser des profils hydriques
jusqu’à 3 m de profondeur, à l’aide de sondes placées à 0,50 m, 1 m, 2 m
et 3 m.
 deux panneaux électriques permettant un suivi géophysique temporel de
la résistivité du sol en fonction de sa teneur en eau dont les résultats ne
seront pas abordés dans cet article.

Ce dispositif permet d’enregistrer en continu les données de déformations des sols et


de teneurs en eau volumique depuis mars 2008. Il est associé à une station
météorologique relevant les conditions climatiques au droit du site (pluviométrie
notamment).

3. Résultats in-situ au cours de quatre cycles de sécheresse-réhumidification.


3.1. Déplacement verticaux du sous-sol argileux

Nous présentons ici les résultats des déplacements mesurés (ΔH) entre 1 m et 10 m
de profondeur, résultats obtenus à l’aide d’un extensomètre manuel (Figure 2.). Ces
mesures de déplacements s’étalent sur une période allant de février 2008 à
novembre 2011 et couvrent ainsi quatre saisons estivales. Sur la Figure 2, une
période de tassement du sol argileux s’amorce au début de l’été 2008 (juin) et atteint
son maximum au mois d’octobre 2008, avec un retrait de 2,2 mm au 21/10/2008.
Pour l’année 2009, nous observons la même période de tassement (durant cinq
mois) mais avec un retrait de 4,50 mm entre le 10/05/2009 et le 22/10/2009. La
phase de retrait de 2011 s’étale de fin mars 2011 au 24/11/2011 ce qui montre une
augmentation de la durée des phases de retrait depuis 2008 et un retrait cumulatif
proche de 6,75 mm pour la couche de 1 à 10 m et proche du centimètre en comptant
le premier mètre. L’état « initial » de 2008 n’est plus jamais retrouvé après les
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phases de retrait-gonflement des années suivantes. Notons aussi la réponse rapide


en gonflement suite aux périodes de pluie efficace après une période sèche (fin
octobre – début novembre 2008) du fait de la présence de fissure de dessiccation
favorisant l’hydratation des sols (Andrieux et al. 2011).

Figure 2 . Evolution des déplacements du sous-sol argileux entre 1 et 3 m, 3 et 10 m,


1 et 10 m et 0,5 et 10 m de profondeur en fonction de la pluviométrie, ETP :
évapotranspiration

Suite au retrait de 2009, le sol n’ayant pas retrouvé son état de l’hiver 2009 lors de
l’hiver 2010 pour une pluviométrie équivalente, nous pouvons parler de retrait
irréversible tel que l’ont démontré Fleureau et al. (1993) sur une kaolinite
normalement consolidée, à partir d’essais en laboratoire lors d’un cycle de drainage-
humidification. De même, il est intéressant de noter que pour une couche de sol
d’épaisseur 10 m de la fin du mois de mars 2011 au 24/11/2011, le retrait entre 1 m
et 3 m de profondeur correspond à environ 42,7 % du retrait global soit 1,35 mm (sur
207 jours de retrait) alors que le retrait entre 3 m et 10 m de profondeur correspond à
environ 57,3 % du retrait global (soit 1,81 mm). Ainsi le retrait entre 3 m et 10 m n’est
pas négligeable et représente une part importante du tassement observé in-situ.

3.2. Hydratation – déshydratation du sous-sol argileux

Trois profils hydriques, avec un pas de mesures de 0,10 m jusqu’à environ 3,00 m de
profondeur, sont réalisés sur le site expérimental de façon hebdomadaire grâce une
sonde utilisant la méthode « TDR ». La figure 3 présente les résultats de l’un des
profils hydriques (H1) sur un cycle complet de sécheresse – réhumidification (Figure
3.). Nous notons que les teneurs en eau les plus faibles sont atteintes en octobre
2010 et les plus élevées entre décembre 2009 et février 2010. Sans considérer les
mesures de surface, nous observons que les plus grandes variations de teneur en
eau, environ 25 %, ont lieu vers 1,50 m de profondeur contre environ 16 % à 1,00 m

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de profondeur. Ceci indique un phénomène de déshydratation – réhydratation


différentielle dont l’origine n’est pas
uniquement superficielle.
Une explication possible à ce
phénomène est une déshydratation /
hydratation due à la présence de
lentille sableuses. Ainsi l’hétérogénéité
de la formation implique des variations
de teneur en eau en profondeur
provoquant des fissures de
dessiccation profondes. Les teneurs
en eau les plus faibles indiquent que
les argiles en profondeur sont loin de
leur limite de retrait (qui est de l’ordre
de 15,5 % à 19 %) et ont donc encore
un fort potentiel de retrait alors que
cette limite est quasiment atteinte
entre 0,50 m et 1,50 m de profondeur.

Figure 3 . Evolution des profils hydriques jusqu’à 3 m de profondeur en fonction du


temps

4. Apport de la géophysique dans la détermination de l’hétérogénéité de la


formation de Brach
4.1. Campagne à haut rendement : méthode électromagnétique EM31

4.1.1. Principe

Le principe réside dans la génération d’un champ électromagnétique primaire (à


l’aide de la bobine primaire Tx) qui engendrera des courants induits dans le sol
créant un champ magnétique secondaire dont la réponse sera fonction des
caractéristiques électriques des milieux traversés (résistivité électrique). Les mesures
réalisées avec deux orientations pour le champ primaire permettent d’investiguer à
deux profondeurs distinctes : environ 2 et 5 m de profondeur dans le sol (port de
l’appareil à 1 m environ au-dessus du sol).

4.1.2. Mesures et résultats

Sept profils espacés de 3 m (pas de 2 m) ont été effectués en novembre 2010


(période humide) sur la zone de transition lithologique entre argile et sable. Ils font
suite à une première campagne réalisée en 2007 pour laquelle les limites argile -
sable n’étaient pas précises du fait d’un pas de mesure trop lâche (5 m). La carte de
résistivités apparentes, à 2 m de profondeur (Figure 4), montrent deux zones plus
résistives (environ 110 à 140 Ωm pour les deux premiers mètres) pouvant
correspondre à des zones de transition lithologique entre argile et sable. On note une

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zone au niveau de la partie sud du panneau électrique A (Figure 4.) installé à


demeure et une autre près d’une ancienne fosse réalisée à la pelle mécanique. Les
zones les plus conductrices (35 à 90 Ωm) correspondent à des argiles plus ou moins
compactes. Les différences de résistivités apparentes s’expliquent par une grande
hétérogénéité des argiles au niveau textural.

Station expérimentale 

10 m 

Figure 4 . Carte des résistivités apparentes (en Ω.m) sur 2 m de profondeur et


localisation des panneaux électriques et de l’emplacement de la maison

Pour déterminer avec plus de précision la limite entre sable et argile en surface et en
profondeur, une campagne de tomographie de résistivité électrique (TRE) ciblée sur
le secteur où nous voulons implanter la maison expérimentale a été réalisée

4.2. Détermination précise de la limite sable graveleux / argile par tomographie de


résistivités électrique

4.2.1. Principe

Le principe réside dans l’injection d’un courant électrique dans le sol avec deux
électrodes. La mesure de la différence de potentiel V entre deux autres électrodes
permet de déterminer la résistivité apparente du sol via un coefficient géométrique
dépendant du dispositif. En combinant plusieurs mesures sur 48 électrodes nous
obtenons une pseudo-section de la résistivité du sol. Ce résultat inversé à l’aide du
logiciel Res2DInv permet de calculer un modèle de résistivités « interprétées ».

4.2.2. Mesures et résultats

Six TRE (Figure 4.) ont été réalisées, en utilisant, pour leur rapidité d’exécution et
leur sensibilité, les dispositifs dipôle-dipôle (meilleure précision zn surface) et pôle-
dipôle (plus grande profondeur d’investigation). Nous nous intéressons
particulièrement au panneau C4 (seul détaillé ici pour des raisons de place, Figure
5.) qui montrent une zone plus résistive (800 à 1800 Ωm) sur les cinq premiers
mètres côté sud. Des sondages géologiques à la tarière mécanique (S2) ont permis
de confirmer que cette zone correspondait à des sables graveleux. Les sondages S3

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et S10 mettent bien en évidence la présence d’argiles compactes dont les


changements texturaux ont une influence sur la résistivité (argile bariolée d’environ
90 à 190 Ωm, argile grise d’environ 30 à 50 Ωm). Un transect de sondage court au
niveau de la limite résistive observée sur le panneau à 5 m a été réalisé pour
déterminer de manière concrète le passage entre argile et sable graveleux. Ceci
confirme bien, à 0,50 m, près l’emplacement de la limite sable / argile.

Figure 5 . Modèle de résistivité électrique C4 avec localisation d’une partie des


sondages mécaniques (Norme L2, itération 5, RMS : 1,48 %)

4.3. Mise en place de la maison instrumentée

Ces deux campagnes géophysiques ont permis de choisir le meilleur emplacement


pour l’étude de l’influence des tassements différentiels sur une maison instrumentée.
L’assise de fondation de la moitié sud de la maison correspond donc à des sables
graveleux à sable argilo-graveleux et celle de l’autre moitié à des argiles. La situation
de la maison choisie sur la limite entre les deux formations aux comportements
géotechniques différents devrait favoriser la rupture de la construction. Cette
configuration correspond à la plupart des sinistres observés sur le quartier voisin
résultant d’une combinaison entre tassements différentiels et faible retrait. Trois
extensomètres de forage ont été mis en place du côté nord dans la zone argileuse.
Deux extensomètres ont un capteur chacun dans les fondations des angles du
pignon nord et trois autres capteurs répartis au-dessous de la fondation jusqu’à 5 m
de profondeur. Un des extensomètres sert de référence. Des tubes d’accès ont été
placés tout autour de la maison pour la mesure de la teneur en eau.

5. Conclusion
Les dispositifs expérimentaux in-situ ont permis de corréler les déplacements en
retrait-gonflement du sous-sol argileux de la formation de Brach avec les variations
de teneur en eau. Ceux-ci mettent en évidence un retrait cumulatif du sous-argileux
durant quatre années consécutives de mesures. Les mesures de teneur en eau
volumique jusqu’à 3 m de profondeur montrent des variations importantes en
profondeur confirmant que la profondeur de pénétration de la sécheresse est
supérieure à 3 m. Ces résultats sont corroborés par les mesures de déplacements
non négligeables de la couche de 3 m à 10 m de profondeur comparés aux
déplacements mesurés entre 1 m et 3 m de profondeur. Cette étude a permis aussi

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d’identifier des comportements particuliers liés à l’hétérogénéité des sols (avec les
effets des fissures sur la ré-humidifcation) et par conséquent une réponse rapide des
déplacements verticaux suite à la réhumidification.
De même, il est important de noter que le front de pénétration de la sécheresse
pourra différer selon la zone d’étude de la formation argileuse de Brach avec des
retraits et gonflements différents. En effet, les observations géologiques des
différents sites sinistrés et du site expérimental montrent qu’à l’échelle de l’emprise
d’un projet (parcelle) et sur l’ensemble du quartier sinistré, on retrouve en
permanence, sur les 5 premiers mètres de profondeur, une variabilité lithologique au
sein de la même formation géologique à laquelle se superpose une variabilité de
l’argilosité au sein d’un même faciès. En surface, ceci s’exprime par des retraits
différents de part et d’autre du site engendrant des tassements différentiels à l’origine
de la plupart des sinistres observés sur le quartier étudié. La combinaison des deux
méthodes géophysiques a permis de cartographier la variabilité lithologique à
l’échelle de la parcelle et de déterminer judicieusement la zone d’implantation de la
maison expérimentale afin d’étudier les effets des tassements différentiels sur une
structure de maison individuelle. L’observation de résistivités différentes selon le type
d’argile, fait actuellement l’objet d’une étude en laboratoire avec le suivi de l’évolution
de la résistivité en fonction de la teneur en eau et du retrait (déplacements verticaux),
pour chaque faciès rencontrés sur le site expérimental.

Références bibliographiques
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