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INSTITUT UNIVERSITAIRE CATHOLIQUE SAINT JEROME DE

DOUALA

RESISTANCE DES MATERIAUX

Conçu et dispensé par :


M. KAMDEM MBOPDA ALAIN

Spécialités : Génie Civil & Mécatronique Niveau : 3

Année académique 2019/2020


1
PROGRAMME DE LA JOURNEE
 REGLES DE TRAVAIL

 OBJECTIFS / COMPETENCES DU COURS

 PREREQUIS

 EVALUATION

 PLAN DU COURS

 RAPPELS / EXERCICES

 CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES SUR LA RDM

 CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION

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REGLES DE TRAVAIL

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REGLES DE TRAVAIL
 Recommandations :

• Eviter d’avoir la saleté autour de soi (bout de papier ) ;


• Faire l’appel au début et a la fin de chaque cours (délégués) ;
• Eviter de bavarder pendant le cours ;
• Lever la main pour poser sa question lors d’une incompréhension ;
• Si besoin s’en fait sentir, sortir en se rassurant qu’il y ait personne dehors ;
• Faire toujours mes exercices ;
• Arrivée toujours a l’heure / être en classe avant l’enseignant ;
 Sanctions :
• Faire expulser temporairement / définitivement du cours
• Retrancher des points
• Traduit au conseil de discipline

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OBJECTIFS
DU COURS

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OBJECTIFS / COMPETENCES DU COURS
Le cours vise a :

 D’expliquer les phénomènes mécaniques (flexion, compression, traction, torsion,…)

 D’ évaluer les efforts et les déplacements dans un système mécanique (structure,

l’arbre d’un tour,…)

 De mieux utiliser tout élément de structure d’un point de vue mécanique

 De dimensionner un système (forme, dimension,…)

 
 

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PREREQUIS

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PREREQUIS
Comme prérequis vous avez les ECs suivant :

o Mécanique du solide (SJP 2)

o Matériaux (SJP 2)

o Mécanique des milieux continus (SJP 3)

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EVALUATION

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EVALUATION
 TRAVAUX DIRIGES (TD : 10%)

 TRAVAIL PERSONNELLE DE L’ETUDIANT (TPE : 10%)

 SEANCE DE TRAVAUX PRATIQUES (TP : 10%)

 CONTRÔLE CONTINU (CC : 20%)

 EXAMEN SEMESTRIEL (EXAM : 50%)

NOTE FINALE (NF) = 10%TD+10%TPE+10%TP+20CC+50%EXAM

1
PLAN DU COURS

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PLAN DU COURS
I. RAPPELS
I.1. Liaisons
I.2. Charges
I.3. Statique

EXERCICES
CHAPITRE 1 : NOTIONS GÉNÉRALES DE LA RDM
1. Hypothèses de la RDM
1.1. Homogénéité
1.2. Isotropie
1.3 Les corps étudiés sont des poutres
1.4 Hypothèse de Bernoulli
1.5. Hypothèse de Hooke (linéarité)
1.6. Les forces extérieures sont appliquées lentement de telle sorte qu’a chaque
instant le corps puisse être considéré comme en équilibre statique.

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PLAN DU COURS
2. Définitions
2.1. Traction
2.2. Compression
2.3. Cisaillement
2.4. Torsion
2.5. Flexion
2.6. Isostatisme
2.7. Hyperstatisme
2.8. Contrainte, effort longitudinal, effort tranchant, moment fléchissant et moment
de torsion
2.9. Torseur relatif a une section d’un corps
2.10. Contraintes

CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION
1. Essai de traction
2. Module d’ élasticité longitudinal ou module de Young
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PLAN DU COURS
2. 3. Condition de résistance
2. 4. Compression
2. 5. Barre d’ égale résistance
CHAPITRE 3 : LE CISAILLEMENT
3. 1. Essai de cisaillement
3. 2. Module d’ élasticité transversal ou module de coulomb
3. 3. Coefficient de Poisson
CHAPITRE 4 : LA TORSION
4. 1. Essai de torsion
4. 2. Equation de contrainte
4. 3. Equation d’ équilibre
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.1 Caractéristiques géométriques des sections planes
5.2 Flexion simple
5.3 Relation entre le moment fléchissant et l’effort tranchant
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PLAN DU COURS
5.4 Etude de la contrainte
5.5 Etude de la déformation
5.6 Equation de la déformée
5.7 Charges reparties
5.8 Poutres d’ égale résistance
5.9 Influence des caractéristiques de la poutre sur la flèche
CHAPITRE 6 : SOLLICITATIONS COMPOSEES
6.1 Contraintes de même nature
6.2 Contrainte de nature différente
6.3 Noyau central
CHAPITRE 7 : LE FLAMBEMENT
7.1 Hypothèse de l’ étude : théorie d’Euler
7.2 Charge critique d’Euler
7.3 Poutre dont les deux extrémités sont parfaitement encastrées
7.4 Longueur libre de flambage
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PLAN DU COURS
7.5 Elancement
7.6 Résistance au flambage
EXERCICES

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RAPPELS

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RAPPELS : LIAISONS
Une structure est reliée au monde extérieur par un certain nombre de liaisons.
Une liaison impose des conditions cinématiques en un point. Pour maintenir ces
liaisons, il faut exercer des efforts de liaison qui sont des inconnues du problème.
Dans le cas des problèmes plans (systèmes de forces coplanaires), la
schématisation des liaisons et des efforts exercés se ramène à trois cas types : appui
simple (ponctuel ou plan sans frottement), articulation (pivot) et encastrement.

Appui simple : Ce type d’appui, laisse à la structure toute liberté de pivoter autour de
O (extrémité de la poutre) et de se déplacer perpendiculairement à la droite joignant
les points de contact. Si on néglige les frottements, la réaction d’appui a la
direction de la droite précitée, et introduit une seule inconnue dans l’étude de la
poutre

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RAPPELS : LIAISONS
Appui double (articulation) : Matérialisé́ par une rotule. Cet appui autorise les
rotations d’une extrémité́ de la poutre ou d’un des éléments constituant la structure. La
R
direction de la réaction est inconnue, mais la ligne d’action passe par le centre de
l’articulation. L’articulation introduit 2 inconnues, par exemple les projections sur deux
directions du plan moyen.

Encastrement : L’encastrement interdit tout déplacement de la section droite de


l’appui. Sa réaction est une force de densité variable répartie sur toute l’étendue de la
section. En vertu du principe de Saint Venant, ces forces peuvent être remplacées par
M
leur résultante générale R, et leur moment G
rapportés au centre de gravité . Ce type
d’appui introduit donc 3 inconnues, les deux projectionsR de sur deux axes du plan
M
moyen et l’intensité du moment qui est perpendiculaire au plan moyen.
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RAPPELS : LIAISONS
LIAISONS DU GENIE-CIVIL LIAISONS DU GENIE-CIVIL
L’APPUI SIMPLE L’ARTICULATION

X
Une seule
Y Deux inconnues de
inconnue de
liaison : Y
liaison : X et Y
Y
LIAISONS DU GENIE-
CIVIL
L’ENCASTREMENT
X

Y
Trois inconnues de
liaison : X, Y et M M 20
RAPPELS : CHARGES
1. Définition
Une charge est l’ensemble des agressions (forces) auxquelles est soumise une structure.

2. Classification (types)
a. Selon la durée d’application
• Charges permanentes
• Charges Variables

b. Selon la mobilité
• Statiques
• Dynamiques

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RAPPELS : CHARGES
c. Selon le sens d’application
• Verticales
• Horizontales
• Inclinées

d. Selon la surface d’application


• Charges ponctuelles
• Charges reparties

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RAPPELS : STATISQUE
Dans une étude d'équilibre statique, l'ensemble matériel isolé fournit doncle système
d'équations à résoudre dans lequel lesinconnues sont les efforts appliqués à ce système
et/ou, dans certains cas où l'on recherche la ou les positions d'équilibre, des paramètres
géométriques permettant de définir la position du système.
Voici les deux équations utilisées dans les calculs du Principe Fondamental de la Statique :
La somme des efforts extérieures à un objet est égale au vecteur nul

Translation

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EXERCICES

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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
La RDM étudie les conditions d’équilibre des solides (poutres d’un pont, arbre d’une
machine, ossature d’un bâtiment, d’un barrage etc.) afin que ces derniers supportent
les forces auxquelles ils sont soumis dans les meilleures conditions de sécurité,
d’économie et d’esthétique. Elle établit les relations mathématiques qui existent entre les
dimensions d’un solide, les contraintes et les déformations qu’il subit.
Il s’agira souvent :
- Soit de déterminer les dimensions d’un corps connaissant la nature du matériau et les
forces appliquées
- Soit connaissant à priori les dimensions, de déterminer les contraintes et les
déformations en tenant compte des conditions de sécurité.

1. Hypothèses de la RDM
Des hypothèses simplificatrices servent de base aux fondements de la RDM.
1.1 Homogénéité.
Le matériau est supposé homogène, c’est à dire en chacun de ses points il possède la
même propriété́ et la même structure.
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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
1.2 Isotropie.
Il (matériau) est dit isotrope : c’est-à-dire possède les mêmes propriétés mécaniques
quelque soit la direction choisie.
1.3 Les corps étudies sont des poutres.
Ce sont les corps dont une dimension est plus importante que les autres (Le rapport
dimension transversale sur longueur du corps doit être petit, de l’ordre de 1/10 ou 1/15).
On parlera alors de dimension longitudinale, transversale.

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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
1.4 Hypothèse de Bernoulli.
Au cours des déformations de la poutre, les sections planes et perpendiculaires à l’axe
longitudinal (ligne moyenne), demeurent planes et perpendiculaires à l’axe et
conservent leurs dimensions.
NB : La ligne moyenne est le lieu des centres de gravites des sections. L’axe longitudinal
est un cas particulier de ligne moyenne.
1.5 Hypothèse de Hooke (linéarité́).
Dans le domaine élastique, les forces intérieures et les déformations sont
proportionnelles aux forces extérieures.
Les déformations et les contraintes sont donc proportionnelles entre elles.
1.6 Les forces extérieures sont appliquées lentement de telle sorte qu’à
chaque instant le corps puisse être considèré comme en équilibre statique.
Conséquence de l’hypothèse de Hooke :
Si on supprime les forces extérieures, les contraintes et déformations disparaissent.
Principe de la superposition des forces : dans le domaine élastique la somme des forces
extérieures entraine la somme des contraintes et la somme des déformations.
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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
2. Définitions
2.1 Traction
Il y a traction lorsqu’un corps est soumis à une force qui tend à l’allonger.

2.2 Compression.
Un corps est soumis à un effort de compression lorsque cet effort tend à le raccourcir.

2.3 Cisaillement
Un corps est soumis à un effort de cisaillement si cet effort tend à le séparer en deux
tronçons glissant l’un par rapport à l’autre suivant le plan d’une section droite.

2.4 Torsion
Un corps est sollicité en torsion lorsqu’il est soumis à un couple qui tend à faire tourner
la section droite autour d’un axe perpendiculaire à son plan.

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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM

29
CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
2. Définitions
2.5 Flexion
Un corps est soumis à un effort de flexion lorsque la résultante des forces appliquées
(coplanaires) comporte un moment fléchissant.

2.6 Isostatisme
il y a isostatisme lorsque les équations de la statique permettent à elles seules de
déterminer toutes les actions de liaisons du corps étudié́.

2.7 Hyperstatisme
Il y a hyperstatisme lorsque ces équations ne permettent pas de les déterminer. Dans ce
cas le nombre d’équations fourni par la statique est inférieur au nombre d’inconnues :
ces inconnues étant les actions de liaison.
La RDM fournit des équations supplémentaires permettant de s’affranchir de cette
difficulté́.
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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
2.8 Contrainte, effort longitudinal, effort tranchant, moment fléchissant et
moment de torsion.
2.8.1 Torseur relatif à une section d’un corps
Soit une poutre en équilibre sous l’action des forcesF1, F2, F3, F4, F5

Considérons la partieA (bloc de gauche). La résultanteR aura pour origineG . Le


moment résultant sera la somme des moments des forces extérieures par rapport àG .
R
La résultante peut se décomposer en deux forces :

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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
Une forceN tangente à la ligne moyenne et
par conséquent normale à la sectionS : elle
est appelée effort longitudinal.
Une forceT située dans le plan de la
section : c’est l’effort tranchant.
Le moment résultantM peut se décomposer
en deux moments :

- Un momentMt porté par la tangente à la ligne moyenne : c’est le moment


longitudinal ou moment de torsion.
- Un momentMf perpendiculaire à la ligne moyenne : c’est le moment fléchissant ou
moment de flexion.

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CHAPITRE 1 : NOTIONS GENERALES DE LA RDM
2.8.2 Contraintes
Soit une surface élémentairedS autour d’un pointa deS , soitdF l’action de
la partieB surA relativement àdS .
La contrainte relative à cette facette est par définition la limite vers
laquelle tend le
rapportdF/dS
QuanddS tend vers0 , c’est un vecteur qui a pour origine le pointa et le
sens de la forcedF.

- est la contrainte tangentielle ou contrainte de glissement ou


scission.

- est la contrainte normale.


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CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION
1. Essai de
traction

OA : Phase réversible, est


proportionnelle àF (loi de Hooke). Si
on supprime l’effort, l’éprouvette
Lo
reprend sa forme initiale .
Par définition on appelle limite
d’élasticité la valeur :
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CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION
So est la section de l’éprouvette

AB : Phase de déformation permanente. Dès queF > Fe , il y a allongement


brusque de l’éprouvette, le phénomène n’est plus réversible etL n’est plus
proportionnelleFà .
Fm est la charge maximale supportée.

Par définition on appelle résistance à la traction la valeur :

Le pointB :
Au pointB la matière s’écoule comme un corps plastique, l’éprouvette s’allonge
même si la charge décroît : c’est le phénomène de striction.

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CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION
2. Module d’élasticité longitudinal ou module de Young
Dans le domaine élastique on sait que l’allongement est proportionnel à la
force :

c’est-à-dire que

La contrainte longitudinale est donnée par :

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CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION
3. Condition de résistance
Pour être dans le domaine élastique, la contrainte longitudinale doit être
inférieure à la limite d’élasticitéRe , c’est-à-dire :

Pour qu’il n y ait pas détérioration de l’éprouvette, la contrainte doit être


inférieure àRm , c’est-à-dire :

C’est la condition de résistance à la traction. On définit à cause de


l’incertitude, la limite pratique de la contrainte normale admissible dans une
section droite. Elle est donnée par :

est appelé coefficient de sécurité. D’où la condition de sécurité :

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CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION
4. Compression
On peut considérer la compression comme un phénomène symétrique (dual)
de la traction si la poutre n’est pas trop longue par rapport à la dimension
transversale. Dans ce cas la contrainte et la déformation sont négatives
par convention.
Notons que les limites d’élasticité en traction et en compression peuvent être
différentes.

5. Barre d’égale résistance


On appelle barre d’égale résistance en traction (compression) une barre qui
présente dans chaque section transversale des contraintes constante égales à
la contrainte admissible.
L’aireF de la section transversale d’une telle barre, figure ci-contre, varie
suivant la fonction :
38
CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION

39
CHAPITRE 2 : TRACTION-COMPRESSION

40
EXERCICES

41
EXERCICES
1. Pour caractériser un matériau, un essai de traction a été réalisé sur une
éprouvette cylindrique ayant un diamètre de 7,1 mm. Les résultats de mesure
de la distance l entre repères en fonction de la charge F appliquée sont les
suivants :

42
EXERCICES

43
EXERCICES
2. Une tige en acier d’un diamètre de 12,5mm et d’une longueur de 100mm
supporte une force de traction de 1500daN.
1- Déterminer la contrainte σ (en MN).
2- Calculez l’allongement dans cette barre d’acier (E=2. 105 N/mm2).
La tige en acier est remplacée par une autre tige en aluminium. On désire que
celle-ci ait le même allongement que la tige en acier en gardant une force de
1500 daN.
3- Déterminez la section de cette tige (E alu=75.103 N/mm2).
4- Calculez le diamètre ce cette barre en aluminium.
5- Calculez la contrainte dans la barre en aluminium.
6- La tige pleine est remplacée par une autre tige vide dont le diamètre
extérieure est quatre (04) fois le diamètre intérieure. Calculer le diamètre
intérieure <<d>>.
44
EXERCICES

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EXERCICES
3. Pour un alliage d’aluminium, on effectue un essai de traction sur
une éprouvette prélevée d’une plaque de 2 mm d’épaisseur. L’installation de
l’éprouvette dans le mors de la machine de traction est illustrée à la figure ci-
dessous. Dans la zone utile, l’éprouvette à une largeur L1=25 mm et les
rayons de courbures sont suffisamment grands pour négliger l’effet de
concentration de contraintes.
Les propriétés de l’alliage sont les suivants : E=71 GPa ; Re=310 MPa ;
Rm=450 MPa; Arupture=18%.

1-Pour quelle force appliquée F (en KN) aura-t-on le début de la


déformation plastique ?
2-Sachant que la longueur initiale est AB, sur laquelle est mesuré
l’allongement de l’éprouvette, est égale à 11 cm, quelle sera la valeur de AB
au moment de la rupture de l’éprouvette ?
46
EXERCICES
3-Si la contrainte σr finale à l’instant de la rupture est égale à 425 MPa, quel
est l’allongement plastique Af (en %) subi par l’éprouvette après sa rupture ?
4- Quelle valeur minimale doit avoir la largeur L2 afin d’éviter qu’une
déformation plastique n’apparaisse dans les régions saisies par les mors au
cours de l’essai complet de traction ?

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CHAPITRE 3 : LE CISAILLEMENT

dx = AC : distance entre deux sections droites très proches


dy = CC’ : glissement des deux sections droites l’une par rapport à l’autre
T : effort tranchant
y : angle de glissement
y est supposé petit (tg y=y)

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CHAPITRE 3 : LE CISAILLEMENT
3.1. Essai de cisaillement.

Le diagramme de cisaillement, diagramme de l’effort tranchant en fonction de l’angle de


glissement a même allure que celui de la traction.

La résistance de rupture au glissement est définie par :


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CHAPITRE 3 : LE CISAILLEMENT
3.2. Module d’élasticité transversal ou module de coulomb

Les essais montrent que dans le domaine élastiqueT est proportionnel à donc la contrainte
tangentielle l’est également, d’où :

G est le module de coulomb. Le module de de YoungE est lié à celui de coulombG par :

v est le coefficient de Poisson.


3.3. Coefficient de Poisson
L'allongement d'une éprouvette provoque une contraction de ces dimensions
transversales.
Pour une section circulaire, Si le diamètre initialDo passe àD , alors on pose :

Pour une section rectangulaire, si la hauteur passe deao àa et l'épaisseur debo àb

alors on pose : 50
CHAPITRE 3 : LE CISAILLEMENT
Les essais montrent que dans le domaine élastiqueT est proportionnel à donc la contrainte
tangentielle l’est également, d’où :

Le coefficient de poisson est donc définie par :

étant la déformation longitudinale. est une grandeur adimensionnelle telle que :


0< <0.5
v pour les matériaux isotropes.

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CHAPITRE 4 : LA TORSION
4.1. Essai
Considérons la torsion d’un arbre sollicité par un momentMt . La sectionS située à une distanceL de
So tourne d’un angle par rapport àSo pris comme référence.

L’expérience montre que :

La constante est l’angle de déformation par unité de longueur.

52
CHAPITRE 4 : LA TORSION
4.2. Equation de contrainte

53
CHAPITRE 4 : LA TORSION
4.2. Equation d’équilibre
La contrainte (tangentielle ou de cisaillement) est perpendiculaire au rayon. Le
moment de torsion en une section quelconque est la résultante de l’action simultanée
des contraintes tangentielles agissant dans les plans élémentaires de ces sections :

54
CHAPITRE 4 : LA TORSION

55
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.1. Caractéristiques géométriques des sections planes.
5.1.1. Moment statique d’une aire plane

On appelle moment statique de l’élémentdS par rapport à l’axe la quantité :

Le moment statique de l’aireS par rapport à l’axe est :

56
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
Le moment statique de l’aireS par rapport à l’axeOx est :

Le moment statique de l’aireS par rapport à l’axeOy est :

5.1.2. Moment d’inertie axial (moment quadratique)


Considérer la figure précédente. On appelle moment d’inertie axial de l’aireS par
rapport à l’axe delta, la quantité :

57
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

Théorèmes de HUYGENS

Le moment d’inertie d’une surface plane par rapport à un axe est égal au moment
d’inertie de S par rapport à un axe parallèle à et passant par le centre de gravité G de
S augmenté du produit de l’aire S par le carré de la distance entre les deux axes.

Rayon de giration : On appelle rayon de giration d’une aire plane S autour d’un axe
la quantité telle que :
58
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

5.1.3. Moment produit ou moment d’inertie centrifuge

5.1.4. Relation entre moments d’inertie lors d’une rotation des axes du
repère

59
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

5.1.5. Axes principaux et moments d’inertie principaux


Les axes principaux d’inertie sont les axes pour lesquels le moment centrifuge est nul
(IXY = 0) . Lorsque l’origineO est confondue avec le centre de gravitéG de la section, ce
sont les axes centraux principaux. Les moments d’inertie correspondant sont les
moments d’inertie principaux.
Partant d’un système d’axes quelconque(x, y) , pour déterminer la position des axes
principaux d’une section asymétrique, il faut tourner ces axes d’un angle tel queIXY =
,

60
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.1.6. Moment d’inertie polaireI0 d’une surface planeS ou moment d’inertie par

rapport à un axe perpendiculaire à son plan

Remarque :
(La somme des moments d’inertie quadratique est un invariant, ce qui est normal car
elle constitue le moment d’inertie polaire)

61
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.2. Flexion simple
5.2.1. Flexion pure

La flexion est dite pure lorsque la poutre (ou une partie) n’est soumise qu’au seul
moment de flexion (portionAB de la figure).

5.2.2. Flexion plane


Considérons une flexion due à un momentMfz . Dans le cas particulier où le plan(G, x, y)

est un plan de symétrie longitudinale, le momentM fz =M f z est perpendiculaire à ce

plan et on
peut prévoir que les déplacements dus à la flexion doivent lui être parallèles. La flexion
est alors « plane » ou « droite ». La flexion est simple lorsque l’effort tranchant n’est pas
nul.
62
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.2.3. Flexion gauche

L’exemple d’une poutre à section cornière à ailes inégales,


dans la position de la figure. Les déplacements ne sont pas
(G, x, y).
parallèles au plan La flexion n’est pas plane, elle est
gauche.

Pour que la flexion soit plane, il faut placer la section de la


poutre de telle manière queIGxy = 0 , c’est-à-dire tel que les

axesGy etGz soient des axes principaux d’inertie.

Si on a un repère(u, v) quelconque, les axesx ety sont


obtenus de la relation :

63
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.3. Relation entre moment fléchissant et effort tranchant
On considère une poutre soumise à des charges reparties.

L’équilibre se traduit par les équations suivantes :

64
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.4 Etude de la contrainte

Une sectionaa’ devientbb’ après déformation.y : ordonnée du point considéré.


5.4.1. Contrainte normale en fonction du moment fléchissant
Hypothèses de Bernoulli: les sections planes restent planes après déformation

La loi de Hooke donne :

Soit :
Pour une flexion pure l’effort normalN est nul. Exprimons queN = 0 .

65
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

Donc, l’axe neutre passe parG centre de gravité de la section (l’axe neutre confondu à
la ligne moyenne).

5.4.2. Equilibre des moments par rapport à l’axeGz

66
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

5.4.3. Condition de résistance


La contrainte normale doit rester inférieure à sa valeur limite élastique ou alors à la
contrainte normale admissible (pratique ou utile).

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CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.5. Etude de la déformation

68
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.6. Equation de la déforméey=f(x)

Pour une courbey = y(x), on démontre que le rayon de courbure est :

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CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.7. Charges reparties

Une charge est dite uniformément repartie sur toute la longueur d’une poutre si,
divisant la
longueur en parties égales – aussi petites soient-elles – elles supportent la même charge.
Si P est la charge totale sur la longueur L, la charge unitaire est :

70
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.7.1. Propriétés de charges reparties
Une charge répartie a mêmes projections que sa résultante.
Une charge répartie a même moment résultant par rapport à un axe perpendiculaire
au plan des forces que sa résultante par rapport au même axe (Théorème de Varigon).

5.7.2. Calcul de l’effort tranchant et du moment fléchissant

71
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

72
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

5.8. Poutres d’égale résistance

73
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
5.8.1. Poutre de hauteur constante (h constante) La largeur est donnée par la relation :

5.8.2. Poutre de largeur constante (b constante) La hauteur est donnée par la


relation :

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CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
Exemple d’application :
Ressorts en lames d’acier pour suspension de véhicule (camion)
Lame réalisée en acier à haute limite élastique qui permet d’obtenir le maximum
d’énergie interne accumulée (très flexible)

5.9. Influence des caractéristiques de la poutre sur la flèche

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CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

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CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE

77
CHAPITRE 5 : LA FLEXION SIMPLE
Exemple d’application : Position des poutres de toiture

78
CHAPITRE 6 : SOLLICITATIONS COMPOSEES

79
MERCI DE VOTRE AIMABLE
ATTENTION

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80

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