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Université Abdelmalek Essaâdi

Faculté des Sciences Juridiques,


Économiques et Sociales
-Tanger-

Master spécialisé
Finance, Fiscalité et Comptabilité

Budget
d’investissement

Réalisé par : Encadré par :

Abdelaali AGROD Pr. BENCHEIKH Elayachi

Bassma AZARHOUN

Mahassine TAHIRI

«  Année universitaire 2019-2020 »


Budget d’investissement

Plan 

Introduction
I. Généralités sur le budget d’investissement
1.1 A quoi sert le budget ?
1.2 Définition et types de l’investissement
1.3 Le budget d’investissement
II. Méthodes de choix des investissements
1. Les caractéristiques d’un projet d’investissement
1.1 Capital investi
1.2 La durée de vie
1.3 La valeur résiduelle
1.4 Les cash-flows
2. Les critères de choix d’investissement en avenir certain 
2.1 Les critères de choix sans actualisation
2.2 Les critères de choix avec actualisation
3. Les critères de choix d’investissement en avenir incertain
3.1 Les critères de choix d’investissement en avenir probabiliste
3.2 Les critères de Choix d’investissement en avenir indéterminé
III. La budgétisation des investissements
1. Le budget d’investissement
2. Le budget de financement
IV. Le contrôle des investissements
1. Le contrô le des investissements
2. Les outils de suivi des investissements
V. Etude de cas
Conclusion
Budget d’investissement

Introduction :
Pour assurer sa production, l’entreprise doit disposer d’un certain nombre de biens destinés
à servir durablement l’activité de l’entreprise. Ces biens s’appellent immobilisations.
L’acquisition et le renouvellement des immobilisations entrainent, évidement des dépenses
qu’il convient de prévoir. Ainsi que leur financement. C’est le but du budget des
investissements.
Le budget d’investissement est un élément constitutif du budget financier, et investir
revient à engager de l’argent dans un projet, en renonçant à une consommation immédiate et
en acceptant un certain risque, pour accroitre ses revenus futurs.

Chacun des éléments du budget a un rôle précis dans l’élaboration d’une planification et
d’un contrôle efficace des activités opérationnelles. Le budget de trésorerie et le budget
d’investissement son les plus importants.

En fait l’impact des investissements que l’entreprise adopte aujourd’hui sera ressenti dans
l’avenir. Ces investissements vont conditionnés l’évolution à long terme de l’entreprise.

Pour cela un certain formalisme est nécessaire dans la mise en œuvre de la décision
d’investir ce qui ce traduira par une procédure d’investissement. La direction générale doit
pouvoir choisir les projets les mieux adaptés aux objectifs stratégiques, en favorisant les idées
de progrès et de changement. Les opérationnels disposants d’outils d’étude et de sélection des
projets, prendront en compte les objectifs stratégiques dans la recherche d’idées nouvelles.

La première démarche consiste à repérer les différentes formes d’investissement, à les


définir et à les évaluer en termes de dépenses et en ressources financières.

Ce stade des hypothèses une fois atteint, il faut décider si et quels auront lieu et quels sont
les critères de décision.

Les décisions prises, il faut passer à l’exécution des différents plans prévisionnels. C’est la
budgétisation, qui comprend l’investissement proprement dit et son financement.
Enfin, l’exécution doit être constamment contrôlée pour maintenir la cohésion entre le
développement, le financement et le règlement.
Budget d’investissement

I .Généralités sur le budget des investissements

1. A quoi sert le Budget ?


 Historique :

Le terme " budget " c'est un mot anglais qui vient d'un mot de l'ancien français "la
bougette" ou "la petite bouge" qui désignait au moyen âge le coffre ou le sac permettant au
voyageur d'emporter avec lui marchandises ou effets personnels1.

Au moyen âge, dans un sens plus restreint, la bougette signifiait aussi et surtout la bourse
dans laquelle le marchand serrait ses écus lorsqu'il avait a se déplacer pour se rendre, par
exemple aux célèbres foires.
Avoir la bougette c'est donc en fait a la fois ne pas pouvoir rester en place, évoluer avec
dynamisme, entreprendre, mais également avoir prévu et programme les dépenses, et disposer
de la somme d'argent nécessaire pour mettre en œuvre son projet.
 Définitions :

Il existe plusieurs définitions différentes pour le mot budget selon les auteurs et les
économistes, parmi ces définitions on trouve :

Pour C. Perochon et J. Leurion : Le budget est « un programme à court terme détaillé,


coordonné et valorisé permettant d’atteindre, grâce à des moyens antérieurs définis, les
objectifs de la stratégie de l’entreprise »2.

Pour POLY J. et RAULET C : le budget est un état de prévision des recettes et des
dépenses3.

Selon GERVAIS M : le budget est l’expression comptable et financière des plans
d’actions retenus pour mettre en œuvre la stratégie sur le court terme (l’année générale)4.

Généralement, on peut dire que le budget est un plan annuel de la démarche à suivre, il
permet de chiffrer et de matérialiser les objectifs de l’entreprise et de définir les recettes
nécessaires pour son réalisation. En d’autre terme, il est un outil de référence pour tous
responsable de sa position d’élément vital de planification et du contrôle.

1
Didier Leclère, gestion budgétaire, Edition Eyrolles université, Paris, France, 1994, P.5
2
P erochon C, Leurion J «  analyse comptable-gestion prévisionnelle », édition foucher. Paris, P 165.
3
POLY,J. et RAULET, Technique quantitative de gestion, Bordas, Paris, 1976, P.8
4
GERVAIS, M. Contrôle de gestion, éd.Economica, Paris, 2000, P.273-274
Budget d’investissement

2. Définition et types d’investissement


 Définition :

L'investissement est l'engagement d'un capital dans une opération de laquelle, on attend
des gains futurs, étales dans le temps.
C’est aussi l’ensemble des dépenses dégagée par l'entreprise en but d'amélioré la capacité
productive et commercial de l'entreprise.
En effet , l'investissement est une immobilisation de capital qui produit des revenus sur une
longue période 5 a 10 ans et qui doit être donc finance par des capitaux permanents, le
financement porte non seulement sur l’immobilisation, mais également sur le besoin
supplémentaire en fond de roulement qu'elle entraine.
 Les types des investissements :
- Les investissements de remplacement et de modernisation : ces investissement visent
à remplacer les éléments immobilisé (équipements matériels…) ancien, amorti, use ou
démodé par des autres immobilisations nouvelles.

-Les investissements d'expansion ou de capacité : se sont des investissements


nécessaires pour accroitre la capacité de production et de commercialisation des produits
existants et de ventes des produits nouveaux.

-Les investissements de rationalisation ou de productivité : qui visent d'optimise les


coûts de fabrication.

- Les investissements humains et sociaux : sont les dépenses de formation, décisions de


recrutements d'employés …. Les prévisions de rentabilité ce type d'investissement ne sont pas
quantitatives.

3. Le budget d’investissement

L’établissement d'un budget d'investissement permet à l’entreprise de traduire en termes


monétaire la partie du programme que le plan à prévu de mettre en œuvre pour l'année future.

Le budget des investissements suppose trois étapes :

- Le choix des investissements à réaliser et les calculs de rentabilité qui permettent de


choisir.
- La budgétisation des investissements qui vise à établir une répartition dans le temps
(des investissements et du financement correspondant).
- Le contrôle des investissements qui compare a posteriori les réalisations avec les
prévisions du budget.
Budget d’investissement

 Définition :

On peut définir le budget d'investissements comme « un ensemble de dépenses


immobilisées ou non autour d’un projet ayant sa propre justification économique »5.

 Les objectifs :

Le budget des investissements répond aux trois objectifs essentiels :


- Calculer le montant des investissements prévus.
- Affecter les ressources nécessaires à leur financement.
- Déterminer pour chaque projet un responsable.

II. Méthodes de choix des investissements

Tout entreprise cherche de devenir leader dans sa domine d'activité, ou au moins de reste
toujours en situation de concurrence, ci pour cela que chaque entreprise a sa propre plan
stratégique dans lequel va définir ses objectif , finalités et aussi les moyens humains et
financières peuvent assuré la réalisation de cet objectif .

Ce plan stratégique et la nécessité de renouvellement des immobilisations imposent à


l'entreprise de programmer des investissements pour l’amélioration de la capacité de
production et de commercialisation, ainsi d'assurée le développement économique et
technologique au sein de l'entreprise donc la décision d'investissement implique deux choix :

-Le choix d'investissement : parmi les projets qui répondent aux besoins de l’entreprise,
quel est l’investissement le plus rentable ?

-Le choix de modalités de financements : quel est le moins coûteux ? Quel est celui qui
s’accorde au mieux avec les possibilités de la trésorerie de l’entreprise ?

La décision dépend d'autre part des coûts des immobilisations (les coûts liée à l'acquisition
ou renouvellement des éléments de L'actif immobilisé) et les coûts liée au financement interne
(coûts des capitaux propres) ou externes (coûts d’endettement).

Un projet d'investissement est acceptable financièrement dans le cas où les gains attendus
sont supérieurs ou capital investi, l'évaluation d'un projet d'investissement consiste donc à
comparer ces deux éléments : les gains futurs et le capital investi.

1. Caractéristiques d'un projet d'investissement

1.1 Capital investi :


5
86Berland N, De Rongé Y, «contrôle de gestion perspective stratégique et managériale », Pearson,
Paris, 2008, P.287.)
Budget d’investissement

Le capital investi est l'ensemble des dépenses que l'entreprise doit supporter pour réaliser
le projet, il comprend :

- le prix d’achat ou le coût de production des immobilisations acquise ou produit


- les frais accessoires : les frais de Transport, d’installation, d'augmentation des
capacités de stockage et des moyens de distribution liés à la nouvelle capacité de
production ainsi les formations du personnel spécialisé.
- le besoin supplémentaire en fond de roulement : l'augmentation de BFR fait partie
de la dépense initiale car le projet d'investissement accroit généralement les activités
de l'entreprise et par conséquence il résulte une augmentation de BFR d'exploitation.

NB : l'augmentation de BFR ne donne pas lieu à amortissement et il est récupérée à la fin de
la durée de vie de projet).

1.2 La durée de vie (n)

La durée de vie est la période durant la laquelle le projet génère des flux de trésorerie.
Il faut bien faire une distinction entre :
- La durée de vie technique : est déterminer en fonction des conditions techniques
probables d'utilisation des immobilisations (C’est-a-dire cette durée dépend des
caractéristiques techniques des immobilisations).
- La durée de vie économiques : est déterminer en fonction de contexte économique
au sien duquel évolue l'entreprise, c’est-a-dire cette durée dépend de besoin de
l'entreprise a utilisé une immobilisation (par exemple peut devenir sans utilité
économique c'est le bien qu’il serve à produire n'est plus demandé).
- La durée de vie fiscale (la durée d'amortissement) : C'est la durée de vie pendant
laquelle le bien est amorti.
NB : L'évaluation de la rentabilité d'un projet d'investissement doit être fait sur la base de la
durée de vie économique, C'est-à-dire sur la période pendant laquelle l'investissement est
effectivement utilisé par l'entreprise et engendre des cash-flows.
1.3 La valeur résiduelle (VR)
La valeur résiduelle est la valeur vénale qui résulte à la fin du durée de vie de projet, que
soit de la revente des immobilisations dans ce cas il faut tenir compte de l'incidence fiscale
des plus ou moins values éventuelles, soit d'une réutilisation partielle qu'il convient d'évaluer
par rapport aux dépense entraînées par l'acquisition d'un bien du même type ou rendant des
services analogues, soit de la récupération du BFR.
Budget d’investissement

Donc :
VR = PC net + récupération du BFR.

1.4 Cash-flows (flux de trésorerie)


On appelle aussi les flux de trésorerie c'est la différence entre les recettes et les dépenses
prévisionnelles engendrées par le projet d'investissement.
NB : il faut signaler que le calcul des cash-flows doit se faire indépendamment du mode de
financement envisage pour le projet, en effet les charges financières sont exclue de calcule des
cash-flows en raison de la séparation entre la décision d'investissement et la décision de
financement.

Eléments Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


CA
Charges
variables

Charges fixes
(hors
amortissement)

Amortissement
Résultat avant
impôt
Résultat net
Amortissement
Récupération
du BFR
Cash-flows

2. Les choix d'investissement


Chaque projet d'investissement créera des recettes et des dépenses qui constituent des flux
monétaires inconnus précisément.
Pour simplification les études prévisionnelles considère soit que les recettes et les dépenses
les plus probables sont certaines, c’est l'étude en avenir certain, ou aussi la possibilité
d’affectant d’une probabilité chacun des niveaux possibles des recettes et des dépenses c'est le
cas d'étude en avenir incertain (aléatoire).
Par contre si les recettes et les dépenses pas connu, on parle de l'étude de choix

d'investissement en avenir incertain indéterminé.


Budget d’investissement

2-1 Les critères de choix d’investissement en avenir certain :


Avant de prendre la décision d’investissement, l’entreprise doit répondre sur deux
questions fondamentales :
 Qu'il est l'investissement le plus rentable (étude de la rentabilité économique de
projet).
 Quel est le mode de financement optimale (étude de la rentabilité financière de projet).
Toutes les critères utilise sont fondes sur l'étude de la rentabilité économique
d’investissement, sans prendre en considération les charges financières, C'est-à-dire sont
indépendants des choix des modalités de financement.
A. Les méthodes sans actualisation :
 Taux de rendement comptable (Tx) :
Le taux de rendement comptable est le rapport entre le bénéfice annuel moyen prévue et le
capital investi :
b é n é fice moyen
Tx =
DI
Avec :
Bénéfice moyen = recettes annuelles / durée de vie
Ce critère permet de juge sur la rentabilité comptable de projet et aussi de sélectionné entre
des projets d’investissement de durée de vie identique le projet que leur taux rendement le
plus élevé.
 Le délai de récupération (DR) :
Cette méthode consiste à déterminer le délai (où la durée) nécessaire dans la quel les flux
nets de trésorerie permettent de récupérer le capital investi.
Le projet choisi sera celui dont le délai est le plus court.
Méthode de calcule : On cumul les recettes nettes d'exploitation, année par année, jusqu’à
atteindre le montant de dépense d'investissement.
Les avantages et les inconvénients :
 Avantage :
- Simple à calculer.
- Elle utilisée par les PME.
 Inconvénients :
- Elle ne tient pas compte de l'incidence du temps.

B. Les méthodes avec actualisation :


Budget d’investissement

L'actualisation est l'opération par laquelle on détermine en fonction du taux d'actualisation


la valeur actuelle d'une somme à partir de sa valeur future.
 La valeur actuelle nette (VAN)
La VAN d'un projet d'investissement est la différence à la date de réalisation du projet
entre les cash-flows actualisés et le montant du capital engagé (dépenses d’investissement)
VAN = - dépense d’investissement + cash-flows actualisés
VAN = - DI + (CF1 (1+i) -1 +CF2 (1+i)-2 + …..+CFn (1+i)-t)).

VAN = -DI + Σ (CF) (1+t)-n

La signification financière de la VAN :


 VAN > 0 : l'investissement est rentable (accepté).
 VAN = 0 : investissement sans rendement.
 VAN < 0 : l'investissement n'est pas rentable (rejeté).
 On dit qu'un projet et rentable lorsque, la VAN est positive mais il doit d'être aussi la
plus grand possible.
 En cas des plusieurs projets on retenu celui qui la VAN la plus grand

 L'indice de profitabilité (IP) 


Cet indice mesure l'avantage relatif de l’investissement c'est-à-dire l'avantage induit par
une unité monétaire de capital investi, l'indice de profitabilité égal à la somme des cash-flows
actualisés divisée parle capital investi.

Σ(CF)(1+ t)−n
IP =
DI

Il constitue un critère de rejet pour tout projet dont l’indice est inférieur à 1. Pour deux ou
plusieurs projets, sera celui dont l’indice de profitabilité est le plus élevé.
La signification financière de l'IP :
 IP > 1 : l'investissement est rentable (accepté).
 IP = 1 : l’investissement sans rendement.
 IP < 1 : l'investissement n'est pas rentable (rejeté).

 Taux interne de rentabilité (TIR)


Budget d’investissement

Le taux interne de rentabilité TIR est le taux pour lequel la valeur actuelle nette est nulle.
Autrement dit, c’est le taux qui rend égaux le montant de l’investissement et les cash-flows
induits par ce même investissement.

Σ (CF) (1+t)-n = DI

Le TIR constitue :
 Un critère de rejet pour tout projet dont le TIR est inférieur au taux d’actualisation
planché requis par l’investisseur.
 Un critère de sélection entre deux ou plusieurs projets pour retenir le projet dont le
TIR est le plus élevé.
La signification financière de TIR :
 TIR > t : l'investissement est rentable (accepté).
 TIR = t : l’investissement sans rendement.
 TIR < t : l'investissement n'est pas rentable (rejeté).

 Délai de récupération avec actualisation (DR)


Il correspond au délai au bout duquel le montant cumulé des cash-flows actualisés est égal
au montant du capital investi.
Il constitue un critère de rejet pour tout projet dont le DRC est supérieur à la norme fixée
par l’entreprise. Au niveau de la comparaison entre deux projets, sera retenu celui dont le
DRC est le plus court, L’utilisation du DRC en tant que critère de sélection n’est valable que
pour des projets à durée de vie identique.
2.2 Les critères de choix d’investissement en avenir incertain
2.2.1 Choix d’investissement en avenir probabiliste :

Généralement un projet d'investissement se déroule en avenir aléatoire, la prise en compte


de risque paraît s'imposer pour les investissements, d'expansion notamment, de taille
importante.
L’objectif des critères en avenir incertain, non seulement l'étude de la rentabilité mais
aussi l'intégration de risque (étude de niveaux de risque), lors de choix d'investissement.
Pour chaque projet d'investissement, il existe plusieurs hypothèses d'estimation des cash-
flows, en pratique on utilise trois hypothèses : pessimiste, la plus probable, et optimiste et on
Budget d’investissement

affecte a chaque hypothèse une probabilité il alors possible d'évalue la rentabilité et de mesure
le risque d'investissement par le calcule de certains critères tell que :
- L’Esperance mathématique de la VAN.
- La variance et l’écart type de la VAN.
- Le coefficient de la variance de la VAN.

 L’Esperance mathématique de la VAN :


Est un critère d'étude de la rentabilité du projet d’investissement. Lors de comparaison
entre deux projet d'investissements ou plus, l'entreprise à intérêt de retenu le projet dont
l’Esperance mathématique de sa VAN est la plus élevée.
L’Esperance mathématique de la VAN est égale l’espérance des cash-flows diminuée de la
valeur de l'investissement (capital investi).

VAN = -I + Σ (CF) (1+t)-n

E (VAN) = E [-I + Σ CF (1+t)-n]

On sait que : E(x+y) = E(x) + E(y)

Et que : E(a) = a

Donc :

E (VAN) = E [-I + Σ CF (1+t)-n]

E (VAN) = E (-I) + E (Σ CF (1+t)-n)

E (VAN) = -I + Σ E (CF) (1+t)-n

Avec : E(CFi) = Σ (CFii × Pji)

 La variance et l’écart type de la VAN :


Se sont des critères de risque, ils permettent à l'entreprise de mesurer le risque lié a la mise
en place d'un projet d'investissement donné.
Plus que la variance de la VAN d'un projet est élevée plus que le risque est élevée.

 La variance de la VAN :

V (VAN) = V (-I + Σ (CF) (1+t)-n)


Budget d’investissement

On sait que : V(X+Y) = V(X) + V(Y)


Et : V(a) = 0, et V (ax) = a2 V(x)
Donc :
V (VAN) = V (-I+ Σ (CF) (1+t)-n )

V (VAN) = V (-I) + V (Σ (CF) (1+t)-n

Alors : V (VAN) = Σ V (CF) (1+t)-2n

 L’écart type de la VAN :

L’écart type σ = √ variance

 Le coefficient de la variance de la VAN :


Le risque en valeur relatif se mesure par le rapport entre l'écart type de la VAN est
l’espérance mathématique de la VAN.

σ (VAN )
CV (VAN) =
E¿¿

Application :
La société FFC envisage de procéder à d’importants investissements. Pour cela elle
souhaite d'étudier le projet de mise en place d'une nouvelle unité de production.
- Les dépenses d'investissement sont de 70 MDH
- Les prévisions des cash-flows sont comme le suivant :
Année 1 Année 2 Année 3
CF1 Probabilité CF2 Probabilité CF3 Probabilité
Hypothèse
pessimiste 20 0.5 25 0.3 30 0.4
Hypothèse
Moyenne 30 0.3 40 0.4 50 0.3
Budget d’investissement

Hypothèse
Optimiste 40 0.2 55 0.3 68 0.3

TAF : Etudier la rentabilité économique et le risque lie par ce projet d'investissement.

(Avec : taux d'actualisation est de 10%)

Corrigé :

1. Calcul de l’Espérance mathématique de la VAN :

E (VAN) = -I + Σ E (CF) (1+t)-n

E (CF1)= (20×0.5) + (30×0.3) + (40×0.2) = 27

E (CF2)= (25×0.3) + (40×0.4) + (55×0.3) = 40

E (CF3)= (30×0.4) + (50×0.3) + (68×0.3) = 47.4

Donc :

E (VAN) = -70+ [(27×1.1-1) + (40×1.1-2) + (47×1.1-3)]

= 23.2156 MDH.

2. Calcul de la variance de la VAN

V (VAN) = Σ V (CF) (1+t)-2n

On sait que : v(x)= E(x2)- (E(x)) 2


E2 (CF1) = (202×0.5) + (302×0.3) + (402×0.2) = 790

E2 (CF2) = (252×0.3) + (402×0.4) + (552×0.3) = 1735

E2 (F3) = (302×0.4) + (502×0.3) + (682×0.3) = 2497.2

Donc :

V (CF1) = 790 – 272 = 61

V (CF2) = 1735 – 402 = 135

V (CF3) = 2497.2 – 47.52 = 240.95

V (VAN) = [(61×1.1-2) + (135×1.1-4) + (240.95×1.1-6)]


Budget d’investissement

= 278.69.

3. L’écart type

σ = √ variance = √ 278.63= 16.6922

4. coefficient de la variance de la VAN :


CV(VAN) = l’écart type/ E (VAN)
= 16.6922/ 23.2156 = 0.719.

2.2.2 Choix d’investissement en avenir indéterminé :

Lorsque l’avenir est inconnu (incertain) et que l'investisseur ne peut attribuer des
probabilités objectives aux différentes cas possibles pour ses projets, il n’a comme recours
que les critères subjectifs. En se basant sur son expérience et sur son intuition, l’investisseur
peut attribuer une probabilité subjective aux différentes situations et à leurs conséquences.
Notamment, le projet peut provoquer des réactions de la part des entreprises concurrentes. Sa
décision dépendra ensuite de son attitude face au risque.
Il existe plusieurs critères subjectifs tell que : critère de La place, Maximin (Wald), Savage…
Application6 :
La société Aramis étudie un projet d’investissement en recherche et développement d’un
montant de 150 MDH. Elle envisage deux scénarios :
- réaliser l’investissement en une tranche (décision D1) ;
- l’échelonner sur deux ans (décision D2).
La société a déterminé les valeurs actuelles nettes VAN, correspondant à chaque scénario,
en fonction de deux hypothèses de niveau de la demande, favorable ou limité. Les résultats,
exprimés en MDH, sont fournis dans le tableau suivant :
Décisions
Hypothèses D1 D2
Favorable 42.15 20.72
Limité 6.12 20.09

1. Indiquer la décision à prendre selon que l’on applique :*


- le critère de Laplace
- le critère du Maximax
- le critère du Maximin (Wald)

6
Enonce 3, fiche 6, page 55, « le contrôle de gestion en 20 fiches ».
Budget d’investissement

- le critère du Minimax
- le critère de Savage (minimax de regrets).
2. Commenter les résultats obtenus.
Corrigé :

1. choix d'une décision :


 Le critère de la place :
Selon le critère de Laplace, la meilleure décision est celle pour laquelle la moyenne
arithmétique des résultats prévisionnels est la plus élevée.
On : la VAN moyenne pour :
- D1 = (42,15+6,12)/2 = 24,135
- D2 = (20,72+20,09)/2 = 20,405
On la VAN moyenne pour la décision D1 est la plus élevée, donc selon le critère de Laplace
la décision retenue est la décision D1.

 Le critère du Maximax :
Ce critère privilégie l'attitude la plus risquée, la plus optimale, donc la décision retenue est
la décision offrant le résultat maximum le plus élevé.
La VAN la plus élevé pour :
- D1 est de 42,15
- D2 est de 20,72
Donc selon le critère du Maximax la décision retenue est la décision D1 car il offre la VAN la
plus élevée (42,15).

 Le critère du Maximin (Wald) :


Selon ce critère la décision retenu est la décision offrant le résultat minimum le plus élevé.
La VAN minimum pour :
- D1 est de 6,12
- D2 est de 20,09
Donc selon ce critère la décision retenue est la décision D2 car elle offre le résultat minimum
la plus élevé.

 Le critère du minimax :
Budget d’investissement

Selon ce critère la décision retenue est la décision offrant, le résultat maximum la plus
fiable.
La VAN maximum pour :
- D1 est de 42,15
- D2 est de 20,72
Selon le critère du minimax la décision retenu est la décision D2 car elle offrant le résultat
maximum la plus fiable.

 Le critère du minimax des regrets (critère Savage) :


Ce critère privilégie la prudence, Savage recommande, pour chaque hypothèse possible, de
calculer le regret qui correspond à la différence entre le cas le plus favorable et le plus
particulier, la décision à retenir est celle pour laquelle le regret maximal est la plus faible.

Décisions
Hypothèses D1 D2
Favorable 42.15 – 42.15= 0 42.15 – 20.72= 21.43
Limité 20.09 – 6.12= 13.97 20.09 – 20.09= 0
Regret maximal 13.97 21.43

Donc selon le critère de Savage la décision retenue est la décision D1, car elle offre le regret
maximal le plus faible.

2. Commentaire :

Les critères Décisions retenus


Laplace D1
Maximax D1
Maximin (Wald) D2
Minimax D2
Savage (minimax des D1
regrets)

La décision D1 est celle qui assure la VAN maximale, il comporte le risque ( D1 est la plus
rentable mais aussi la plus risquée), la décision D2 offre une moins forte variabilité des
résultats en fonction du niveau de la demande .
Selon les résultats qu'on obtenus, on peut supposer que c’est la décision D1 réaliser la
totalité de l'investissement au début de la première année, qui sera retenue. Mais ce choix est
conditionne par le tempérament du décideur face au risque.
Budget d’investissement

III. La budgétisation des investissements :7

La budgétisation est l’inscription dans les budgets, des données résultantes des prévisions.
C’est aussi l’ensemble des recettes et des dépenses d’un budget et la traduction de ces
objectifs en terme financier. Cette budgétisation est liée à l’horizon de planification, à
l’objectif visé et aux moyens mis en œuvre.

Budgéter les investissements ou le projet d’investissement revient à établir une répartition


dans le temps des investissements et du financement correspondant.

Donc le budget global annuel des investissements se subdivise en deux budgets partiels :

 Budget d’investissement
 Budget de financement

1. Le budget des investissements:


Le budget des investissements reprend les informations du plan d’investissement en les
détaillants par responsable opérationnel afin de permettre un suivi administratif de
l’engagement des dépenses.

Programme d’investissement Plan de financement

Budget des investissements

Engagements Réceptions Règlements

Très souvent, l’enveloppe budgétaire autorisée ne représente qu’une partie des possibilités
d’engagement de l’année. La direction générale préfère garder une partie de ces possibilités
financières (10 à 20 %) pour faire face à d’éventuels projets en urgence ou à des
dépassements imprévus sur des investissements acceptés.

Le suivi des investissements s’organise en trois temps :

7
Norbert Guedj.op.Cit, P 254
Budget d’investissement

 Les dates d’engagement des dépenses : ce sont les dates à partir desquelles il n’est
plus possible de revenir sur les décisions d’investissement sauf à payer un dédit. Elles
peuvent donner lieu à versement d’acompte et tout retard dans l’exécution des tâches
précédentes contrarie les engagements des tâches suivantes et l’organisation du projet.
 Les dates de décaissements : ce sont les différents moments où il faut régler les
travaux engagés. Outre leurs conséquences en matière de trésorerie, il est important de
vérifier la cohérence entre les montants facturés et ceux budgétés.
 Les dates de réception : elles conditionnement le démarrage des activités de
fabrication et donc la rentabilité des projets envisagés. C’est-à-dire la possibilité pour
l’entreprise de disposer effectivement des investissements dépendra de leurs dates (du
moins de la réception provisoire). Les prévisions d’engagement doivent être faites en
fonction des dates de réception espérée.
Les dates de réception sont fonction des prévisions d’engagement et de décaissement.
Généralement il y distinction entre réception provisoire et définitive qui sont séparées
par le délai de garantie.

Lorsque les projets sont nombreux, il faut regrouper ces différents éléments dans un
budget du type de celui présenté ci-dessous :
Budget des Date d’engagement Date de règlement Date de réception
investissements
Les années N+1 N+2 N+3
Les mois Janv Fév Mars Janv Fév Mars Janv Fév Mars
Projet 1

Projet 2

Projet 3

Dans le cadre de la procédure budgétaire, seuls les décaissements de l’année étudiée seront
intégrés au budget global de trésorerie.

 Exemple :

Une entreprise a planifié 3 projets d’investissements :


« A » pour 1 000 KDH
« B » pour 2 000 KDH
« C » pour 3 000 KDH
Budget d’investissement

- Dates d’engagement prévues :


« A » en novembre de l’année N
« B » en janvier de l’année N+1
« C » en mars de l’année N+1
- Dates de réception prévues :
« A » pour février de l’année N+1
« B » pour juillet de l’année N+1
« C » pour janvier de l’année N+2

 Dates de règlement prévues :


« A » 10% à l’engagement, le solde à la réception
« B » 20% à l’engagement, 30% trois mois plus tard, le solde de réception
« C » 20% à l’engagement, 30% à trois mois, 20% à 5 mois et le solde à la réception
 Corrigé :

- Budget des engagements :

Année budgétaire N N+1


Les mois Novembre Janvier Mars
Investissement A 1000
Investissement B 2000
Investissement C 3000

- Budget des réceptions :

Année budgétaire N+1 N+2


Les mois Février Juillet Janvier
Investissement A 1000
Investissement B 2000
Investissement C 3000

- Budget des investissements :

Année N N+1 N+2


budgétair
e
Les mois Nov Janv Fév Mars Avril Juin Juil Sept Janv
Investi A 100 900
Investi B 400 600 1000
Investi C 600 900 600 900
Budget d’investissement

Total 100 400 900 600 600 0 1900 600 900

2. Le budget de financement :
Il est nécessaire de budgétiser les ressources à dégager (internes ou externes) pour couvrir
les prévisions de décaissement tout en respectant l’équilibre financier.
Afin de couvrir les besoins de la période, l’entreprise fait l’inventaire des moyens dont elle
dispose et des ressources qu’elle peut avoir de cette façon, elle matérialise sa politique
financière c’est-à-dire qu’elle met en exergue le financement interne et le financement
externe :8
- Le financement interne : il regroupe à la fois, l’autofinancement et le fonds de
roulement disponible.
L’évaluation d’autofinancement repose sur la prévision des bénéfices d’exploitation
dégagés par l’activité de l’entreprise.
- Le financement externe : l’entreprise se trouve souvent dans l’obligation de faire
appel à des tiers pour couvrir l’ensemble de ses besoins. Elle peut recourir aussi bien à
ses associés qu’à l’emprunt.
Le financement externe peut regrouper les éléments suivants :
 La cession d’actif : la vente de certains éléments d’actif procure des capitaux
à l’entreprise. Il existe des cessions découlant d’une réalisation de nouveaux
investissements.
 Les remboursements des prêts : ils peuvent résulter des créances antérieures
à la période ou bien de celle née au cours de la réalisation du plan. Leurs
contribution au financement est investissement est rarement importante.
 Les subventions : l’état peut intervenir dans le financement de l’entreprise
sous forme de subventions (exemple prime d’équipement). Elles vont
contribuer à la couverture de nouveau investissement.
 Les emprunts à long terme : elles peuvent être sollicitées auprès des
organismes financiers.
 Les crédits à moyen terme : leur rôle est important dans le financement de
l’équipement. Leur utilisation sera fonction de la part relative du matériel et de
l’outillage dont la durée de vie est inférieure à 5 ans.
 Le recours au leasing : le crédit bail ou leasing n’est qu’un mode de
financement des investissements qui remplacent les emprunts classiques.
8
Houria ZAAM, « contrôle de gestion : Gestion budgétaire ».4éme édition, 2016. P 169-170.
Budget d’investissement

Avec l’emprunt classique, l’entreprise devient propriétaire de son


investissement de débitrice du montant de son emprunt. Ce dernier, ne couvre
généralement qu’une partie du prix d’acquisition des investissements.
Avec le leasing, elle choisit son investissement et le fait acheter par un
établissement financier. Elle devient locataire à usage exclusif.
Le contrat de crédit bail couvre au minimum la durée d’amortissement, une
clause permet à l’origine au locataire de se rendre acquéreur du bien
moyennant un pourcentage réduit de la valeur neuve du bien.
Les créanciers ne peuvent saisir le bien, les frais d’entretien sont à la charge du
locataire.
Il faut signaler que le leasing est réservé à la location des biens immobiliers,
des biens d’équipement et du matériel à usage professionnel.
Une entreprise propriétaire d’un bien et ayant besoin de trésorerie, le vend à
une société de leasing qui lui signe un contrat de location de ce bien, par ce
biais l’entreprise se procure des fonds sans pour autant se séparer du bien.
Le cout de leasing apparait dans les loyers et non dans les charges financières.
L’intérêt du leasing apparait pour les projets ayant un fort taux de rentabilité
ou pour les entreprises ayant des difficultés pour accéder aux emprunts
classiques.

Le budget peut être élaboré de la manière suivante :

Décaissements Ressources
Internes Externes
Date Montant Autofinancement Augmentation … Emprunt Subvention …
de capital

La prévision des investissements s’effectue dans un plan prévisionnel à cinq, sept ou dix
ans selon les capacités de planification de l’entreprise. Elle s’inscrit dans la recherche
d’équilibre financier à long terme exprimé par le plan de financement.
Budget d’investissement

Le budget annuel des investissements ne retient que les conséquences financières de ce plan
pour l’année budgétée. 9

Le plan de financement est un état financier prévisionnel des emplois et des ressources de
l’entreprise à moyen ou à long terme.

C’est un instrument de gestion prévisionnelle qui traduit la stratégie de l’entreprise et qui


quantifie ses projets de développement et leurs financements.

Aucun modèle n’est prescrit. En général, les rubriques sont les suivantes :
Dans les emplois :
- Dividendes à verser
- Acquisitions d’immobilisations
- Remboursements de dettes financières
- Augmentation du besoin en fonds de roulement.

Dans les ressources :


- Capacité d’autofinancement
- Cessions d’immobilisations
- Augmentations de capital
- Subventions d’investissement reçues
- Augmentation des dettes financières
- Diminution du besoin en fonds de roulement.

Ce plan, dont la période de base est l’année, se construit en deux étapes :


 Plan provisoire : en partant de la trésorerie initiale, une ébauche du plan est
construite à partir des prévisions d’activité et des projets d’investissements envisagés.
Les flux de trésorerie de fin d’année peuvent être, dans ce cas, déséquilibrés.

 Plan définitif : il s’agit de trouver les ressources supplémentaires nécessaires au


financement des emplois. Mais ces ressources modifient les emplois des années
suivantes et donc le plan ; de proche en proche, il s’agit d’ajuster les emplois et les

9
Claude ALAWARD et Sabrine SEPARI, « DCG 11, Le contrôle de gestion manuel & applications », 2éme édition,
DUNOD. Paris, 2010. P 338-339.
Budget d’investissement

ressources de chaque année afin d’assurer l’équilibre financier à long terme de


l’entreprise.

À ce niveau, il n’est pas envisagé de projets d’investissements spécifiques, mais plutôt des
programmes d’investissements qui regroupent un ensemble de projets plus ou moins
complémentaires.

Seuls donc les projets essentiels et leurs enveloppes financières globales, cohérents avec
les grandes options stratégiques de l’entreprise, sont retenus.

C’est à l’intérieur des enveloppes financières et des priorités définies au travers du plan
que s’inscrit le budget qui, bien entendu, est détaillé.

Exemple de la structure du plan de financement :

Années N+1 N+ N+3


2
Ressources

– Capacité d’autofinancement

– Cessions d’immobilisations

– Augmentations de capital

– Subventions d’investissement reçues

– Augmentation des dettes financières

– Diminution du besoin en fonds de


roulement.

Total des ressources (I) X X X


Emplois
Budget d’investissement

– Dividendes à verser
–Acquisitions d’immobilisations
– Remboursements de dettes financières
– Augmentation du besoin en fonds de
roulement.

Total des emplois (II) X X X


Ecart annuel (III) = (I) – (II) X X X
Trésorerie initiale (IV) X X x
Trésorerie finale (V) = (IV) X X x
+ (III)

L’équilibrage du plan de financement s’effectue par itérations soit en recherchant des


ressources complémentaires, soit en diminuant les emplois prévus.
Le plan de financement que l’entreprise choisira sera celui qui ajustera au mieux le plan
d’investissement à la structure financière de l’entreprise et à la rentabilité à venir.

IV. Le Contrôle et le suivi des investissements

Vu la complexité croissante des marchés financiers qui exige des outils de gestion
efficaces, le contrôle et le suivi des investissements jouent un rôle très important, ce sont les
éléments clés du processus d’investissement tout en permettant de suivre précisément
l’évolution des programmes d’investissements et de financements.

1. Le contrôle des investissements :


Il s’agit de l’exécution de la politique générale et de la politique financière de l’entreprise,
ainsi que les réalisations des plans se traduisent par des actions différentes dans de nombreux
domaines financiers.

Le programme d’investissement a été mis en route en fonction de 3 séries de données :


Le montant des investissements, le financement des investissements et la rentabilité.
Pratiquement, trois types de contrôle peuvent être faits :

Le contrôle du budget :

Plusieurs étapes peuvent être relevées au niveau du budget et ils sont regroupés en écart de
délai et en écart de montant.
Budget d’investissement

Le budget des investissements distingue les engagements, les règlements et les réceptions,
le contrôle se fait à chacune des étapes :
 Première étape : Le contrôle veille au suivi du planning établit et permet de prévoir
des changements éventuels au cas où les ressources se relevaient momentanément
insuffisantes.
 Deuxième étape : Le contrôle permet de suivre les devis et leurs réalisations, il est
généralement admis qu’un devis est toujours dépassé pour certaines raisons telles que :
- L’investissement nécessite des travaux non prévus qu’il faut ajouter au projet initial.
- Les travaux sont plus coûteux qu’il n’était estimé au départ.
- La hausse des prix et des salaires, enfin, joue son rôle.

Le contrôle permet ainsi de savoir si l’entreprise reste dans des limites acceptables de
dépassement. Elle permet également de juger l’efficacité des différents des différentes parties
agissantes.
 Troisième étape : La date de réception est importante, car elle donne la possibilité à
l’entreprise de disposer des investissements.
Le rôle du contrôle est de limiter le retard qu’il soit du à des raisons internes et
externes à l’entreprise.
Le contrôle permet de rappeler en temps opportun, aux différents intéressés, les
conventions passées (pénalités) et maintenir ainsi le retard dans des limites raisonnables.

Le contrôle du financement :

Le contrôle de financement permet de s’adapter aux contraintes du moment.


Les incidents au niveau de financement peuvent être multiples :
 Le ralentissement ou l’accélération de la conjoncture.
 La diminution non prévue de l’autofinancement.
 Le refus ou le retard apporté à la réalisation de prêts ou de subventions.
 Le service financier peut soit se recourir à de nouveaux moyens de financement pour
pallier les insuffisances, soit se limiter à la réalisation des points primordiaux du
programme.

Parmi les réactions du service financier on trouve :


Budget d’investissement

La recherche de nouveaux moyens de financement pour pallier les insuffisances .

Le contrôle de rentabilité :

Il est également nécessaire de s’assurer que la rentabilité des investissements n’est pas trop
inférieure à celle que l’on attendait.
Le contrôle de rentabilité permet à la fois de d’assurer de l’avantage retiré par la décision
prise d’investir et de la validité des modèles prévisionnels utilisés.

2. Les outils de suivi des investissements :

Pour les projets d’investissement, on aura recours à deux sortes de suivi :


- En cours de réalisation du projet, on s’intéressera au suivi de budget, du planning de
réalisation et à la qualité du produit.
- Lorsque le budget sera concrétisé, on réalisera un bilan pour en apprécier les effets,
notamment en d’efficacité et de rentabilité.

Les outils de suivi à priori :

Ces outils portent sur le suivi des coûts, du planning de réalisation et sur la qualité du
produit.
 Les coûts :
Il n’est pas utile de développer un système de comptabilisation des engagements afin de
suivre les coûts des projets dés la première commande.
Les modifications d’un mois à l’autre seront signalées au trésorier afin qu’il actualise ses
prévisions de trésorerie à court terme.

 Le planning :
On pourra prévoir un système de suivi des délais, identifiants les perturbations et le
manque à gagner.
Le suivi du planning et le suivi des coûts sont la plupart du temps liés.

Les outils de suivi à posteriori :


Budget d’investissement

Ils concernent les projets porteurs de rentabilité. L’idéal serait d’actualiser l’étude du
projet après un an d’exploitation pour les projets importants et de prévoir des indicateurs de
suivi pour les autres projets, ces indicateurs peuvent être soit :
- Des indicateurs de suivi d’exploitation.
- Des indicateurs de suivi du bilan.

Les indicateurs de suivi d’exploitation :

 Indicateurs d’activité :
Volume réel produit
-
Volume prévu
Capacité utilisée
-
Capacité prévue
Ventes prévues
-
Ventesréalisées

 Indicateurs de marché :
Prix de vente réel unitaire
-
Prix de vente prévu
Coût d ' achat unitaire réel
-
Coût d' achat unitaire prévu
 Indicateurs de productivité :
Coût MOD
-
Heuresréelles
Coût MOD
-
Heures prévues
Les indicateurs de suivi du bilan :

 Indicateurs de variation du besoin en fond de roulement (BFR) :


Rotation réelle
-
Rotation prévue
BFR réel
-
BFR prévu
Budget d’investissement

Etude de cas :10

Partie 1 : Choix d'investissement

La société FFC est une grande entreprise de confection. Elle désire réaliser un
investissement de fabrication de tissus. Elle a le choix entre deux projets :

 Le premier projet :

Ce projet contient les éléments suivants avec un planning de réalisation bien défini :

- Acquisition au premier janvier N d’un terrain 300 000 MAD.


- Construction au 31/12/N d’un immeuble 1050 000 MAD (amorti sur 10ans), matériel
de production 400 000 MAD, et de mobilier de bureaux et matériel informatique 600
000 MAD (amortis sur 5ans).

 Les CA prévisionnels sont les suivants : 31/12/N+1 : 3500 000 et serait en progression
de 20% jusqu’à 31/12/N+3, après le CA devient stable.

 La marge sur coût variable liée au projet s’élève à 55% du CA, Les charges fixes
décaissables s’élèvent à 250 000 MAD annuellement.

 Le BFR lié au projet s’élève à 60j du CA.

 L’entreprise compte céder au 31/12/N d’anciennes immobilisations pour 240000.Le


produit de cession sera totalement investi.

10
www.youscribe.com, Le budget d’investissement : contrôle de gestion. (Avec des modifications).
Budget d’investissement

 La valeur résiduelle (hors récupération du BFR au 31/12/N+5) serait égale à la VNA


du projet.

 Le deuxième projet :

Ce projet contient les éléments suivants :

- Acquisition au premier janvier N d’un immeuble 500 000 MAD, construction d’un
immeuble 1500 000 MAD (amorti sur 10), mobilier de bureau 800 000 MAD (amorti
sur 5ans)
- Matériel de production acquis le 31/12/N à 500 000 MAD (amorti sur 5ans).

 Les CA prévisionnels sont les suivants : 31/12/N: 4000 000 et serait en progression de
20% jusqu’à 31/12/N+2, après le CA devient stable.
 La marge sur coût variable liée au projet s’élève à 58% du CA. Les charges fixes
décaissables s’élèvent à 400 000 MAD annuellement.

 Le BFR lié au projet s’élève à 40j du CA.

 L’entreprise compte céder au 01/01/N d’anciennes immobilisations pour 600 000.Le


produit de cession sera totalement investi.

 La valeur résiduelle (hors récupération du BFR au 31/12/N+4) serait égale à la VNA


du projet.

NB :

Pour les deux projets on a :

 Le taux d'actualisation est de 10%


 Le BFR d’une année est supposé réaliser au début de la même année.
 Le taux de L’IS est de 30%

Partie 2 : Choix du mode de financement

Le projet étant rentable, le choix du mode de financement s’impose. Les dirigeants de la


société FFC, peuvent solliciter les actionnaires à hauteur de 1400 000 au 01/01/N sous forme
d’augmentation de capital (émission de 6000 actions nouvelles).

Des apports en compte courant seraient réalisés au 01/01/N et remboursés au début se


N+1 pour un montant de 500 000 rémunérés à 8%.
Budget d’investissement

Les études et les prévisions qui ont été réalisées projettent une politique de dividendes à
hauteur de 5 MAD par action la première année puis progression de 2% par an.

Les ressources de financement peuvent être présentées dans le tableau suivant :

Ressources de financement Montant


- Augmentation de capital 1400 000
- Financement externe 800 000
- Compte courant associés 500 000
- Cession 600 000
Total 3300 000
Toutefois en faisant appel au financement externe, l’entreprise hésite entre deux modes de
financement, l’emprunt et le leasing auxquelles elle devra choisir le moins coûteux.

 Un emprunt au taux de 12% sur 5 ans remboursable en annuités constantes après un an


de différé d’amortissement.

 Leasing avec paiement de loyers au début des quatre premières années d’un montant
de 250 000 avec la possibilité de rachat à la fin de la quatrième année au 31/12/N+3
pour 60 000. Le matériel acheté serait utilisé à la cinquième année le 31/12/N+4 et
amorti intégralement à la fin de cette année.

TAF :

1. Quel est le choix le plus favorable pour l'entreprise ?


2. Déterminer la modalité de financement la plus avantageuse (pour le choix en va
utiliser la méthode de décaissements effectifs net sachant que le taux d’actualisation
est de 10%).
3. Etablir le plan de financement de projet sélectionne.
4. Etablir le budget d'investissement de projet 2 pour l’année N+1, selon les dates de
décaissements suivantes :
- Date d’engagement : 01/01/N+1, pour 20%.
- Date de règlement : 03/05/N+1, pour 30%.
- Date de réception : 01/09/N+1, pour 50%.

Corrigé: (NB : les montants en KDH)

1. Le choix de projet le plus favorable :


Budget d’investissement

Evaluation de projet 1 :

 Calcul de la variation du BFR :

N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


CA 3500 4200 5040 5040 5040
BFR (60j de 583.33 700 840 840 840
CA)
Variation du 583.33 116.67 140 0 0
BFR

 Capital investi :

Eléments 01/01/N 010/1/N+1 01/01/N+2 01/01/N+3


Terrain 300 -
Construction - 1050
Matériel de - 400
production
Mobilier de bureaux - 600
Produit de cession - -240
Variation du BFR - 583.33 116.67 140
Total 300 2393.33 116.67 140
Coefficient (1,1)-0 (1,1)-1 (1,1)-2 (1,1)-3
d'actualisation
CI actualisé 300 2175.75 96.42 105.18

Donc : le capital investi actualisé = (300 + 2175.75 + 96.42 + 105.18)

= 2677.35 KDH

 Calcul des cash-flows :

Eléments 31/12/N+1 31/12/N+2 31/12/N+3 à 31/12/N+5

CA 3500 4200 5040


M/CV (55% du CA) 1925 2310 2772

- CF décaissable 250 250 250


-Amortissement 305 305 305
= RAI 1370 1755
Budget d’investissement

Résultat 959 1228.5 2217


d’exploitation après
impôt
+ Amortissement 305 305 305
=Cash-flows 1264 1533.5 1856.9

VR (dont la récupération du BFR) = Récupération du BFR + VNA du projet

= 840 + (300 + 525)

= 1665 KDH

 LA Valeur actuelle nette (VAN).

On a: VAN = -DI + Σ (CF) (1+t)-n

VAN = - 2677.35 + 1264(1.1)-2+ 1533.5 (1.1)-3 + 1856.9 (1.1)-4 + 1856.9 (1.1)-5 + 1856.9
(1.1)-6 + 1665 (1.1)-6

VAN = 6606.07 - 2677.35

VAN = 3928.72 KDH

 IP

VAN
IP = 1+
DI

3928.72
IP = 1+
2677.35

IP = 2.47

 Le délai de récupération de capital investi (DRCI)

N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


CF (dons VR) 1264 1533.5 1856.9 1856.9 3521.9
CF actualise 1044.63 1152.14 1268.29 1152.99 1988.02
Cumules des 1044.63 2196.76 3465.05 4618.05 6606.07
CF actualise

CI −Σ CF t−1
DR = At-1+
Σ CF t−Σ CF t−1
Budget d’investissement

2677.35−2196.76
DR = 2 +
3465.05 – 2196.76

DR = 2.38 ans donc : DR = 2ans et 4mois et 16 jours.

 Taux interne de rentabilité (TIR):

Taux VAN
10% 3928.72
TIR 0
38% -37.18

TIR – 10 % 0−3928.72
=
38 %−10 % −37.18 – 3928.72

Donc : TIR = 37.77%.

Evaluation de projet 2 :

 Calcul de la variation du BFR :

Eléments N N+1 N+2 N+3 N+4


CA 4000 4800 5760 5760 5760
BFR (40j de 444.44 533.33 640 640 640
CA)
Variation du 444.44 88.89 106.67 _ _
BFR

 Capital investi :

Eléments 010/1/N+1 01/01/N+1 01/01.N+2


Immeuble 500
Construction 1500
Mobilier de bureaux 800
Matériel de production _ 500
Cession d’une - 600 _
immobilisation
Variation du BFR 444.44 88.89 106.67
Total 2644.44 588.89 106.67
Coefficient d'actualisa (1.1)-0 (1.1)-1 (1.1)-2
DI actualise 2644.44 535.35 88.16
Budget d’investissement

DI actualise = 2644.44 + 535.35 + 88.16 = 3267.95 KDH

 Les Cash-flows :

Eléments 31/12/N 31/12/N+1 Du 31/12/N+2 a 31/12/N+4


CA 4000 4800 5760
M/CV (58% du CA) 2320 2784 3340.8
-CF décaissable 400 400 400
-Amortissement 310 410 410
= RAI 1610 1974 2530.8
Résultat 1127 1381.8 1771.56
d’exploitation après
impôt
+Amortissement 310 410 410
= Cash-flows 1437 1791.8 2181.59

VR (dont la récupération du BFR) = 640 + (500 + (1500 - 150×5) + (500 – 100×4))

. = 640 + 1350 = 1990 KDH

 La VAN :

VAN = VAN = -DI + Σ (CF) (1+t)-n

VAN = - 3267.95 + 1437(1.1)-1+ 1791.8 (1.1)-2 + 2181.59 (1.1)-3 + 2181.59 (1.1)-4+ 2181.59
(1.1)-5 + 1990(1.1)-6

VAN = 5238.58 KDH

 L’IP :

VAN
IP = 1+
DI

5238.58
IP = 1 +
3267.95

IP = 2.60

 Le délai de récupération du capital investi (DRCI)

N N+1 N+2 N+3 N+4


Budget d’investissement

Cash-flows 1437 1791.8 2181.59 2181.59 4171.59


CF actualise 1306.36 1480.83 1639.06 1490.05 2590.23
(dont la VR)
Cumul des 1306.36 2787.19 4426.25 5916.3 8506.53
cash-flows
actualise

CI −Σ CF t−1
DR = At-1+
Σ CF t−Σ CF t−1

3267.95 – 2787.19
DR = 2 +
4426.25 – 2787.19

= 2.3 ans

Donc : DR = 2 ans et 3 mois et 18 jours

 Le taux interne de rentabilité (TIR).

Taux VAN
10% 5238.58
TIR 0
52% -2.96
Donc :

TIR – 10 % ¿ ¿ 0−5238.58
+
52 %−10 % −2.95 – 5238.58

TIR = 51.98%

 L'interprétation :

Critères Projet 1 Projet 2 Projet retenu


VAN 3928.72 5238.38 Projet 2
IP 2.47 2.60 Projet 2
DR 2ans et 4mois et 2ans et 3mois et Projet 2
16jours 18jours
TIR 37.77% 51.98% Projet 2
Tous les critères utilisés pour l'évaluation de la rentabilité économique de ces deux projets
ont imposent l'entreprise à choisir le projet 2 qui est le plus rentable, car il dégage un flux net
de 5238380 DH, ainsi il permet l'entreprise de généré 1.47 DH pour chaque dirham investi.
Budget d’investissement

2. Déterminer la modalité de financement le plus avantageux. (NB : les montants en


KDH)

L'entreprise a intérêt de choisir La modalité de financement la plus avantageuse et la moins


couteuse.

 L'emprunt :
Tableaux d'amortissement de l'emprunt :
Années CDP Amortissement Intérêts Annuité CFP
N 800 - - - 800
N+1 800 125.928 96 221.928 674.072
N+2 674.072 141.039 80.889 221.928 533.033
N+3 533.033 157.964 63.964 221.928 375.069
N+4 375.069 176.92 45.008 221.928 198.150
N+5 198.150 198.150 23.778 221.928 00

Annuité = 800 × (0.12) / (1-(1.12)-5) =221.928 KDH

Les versements annuels = annuité = 221.928 KDH

Economie d’IS est calculée sur le montant de l'amortissement de matériel et sur les charges
d'intérêts.

- Pour 1erannée (800/5) × 30%) = 48


- Pour 2 année ((800/5) + 96) ×30%) = 76.8
Années Versement Economi Versement Coefficient Versemen Cumul des
s e d’IS s nets d'actualisatio t actualise versement
n s actualise
31/12/N 221.928 48 173.928 (1.1)-1 153.116 153.116
31/12/N+ 221.928 76.8 145.128 (1.1)-2 119.940 273.056
1
31/12/N+ 221.928 72.267 149.661 (1.1)-3 112.442 385.498
2
31/12/N+ 221.928 67.189 154.739 (1.1)-4 105.689 491.187
3
31/12/N+ 221.928 61.502 160.426 (1.1)-5 99.612 590.799
4
31/12/N+ 221.928 7.133 214.795 (1.1)-6 121.246 712.045
5

Donc : pour l'emprunt les versements nets actualise est de : 712 045 DH.
 Crédit bail :
La redevance de crédit bail paye au début de chaque première année.
Budget d’investissement

L’économie d'IS est calculée sur la base de la redevance.

Années Versemen Economie Versements Coefficient Versements Cumule des


ts D'IS nets d'actualisatio nets versements
n actualise nets actualise
01/01/N 250 - 250 (1.1)-0 250 250
31/12/N 250 75 175 (1.1)-1 159.091 409.091
31/12/N+1 250 75 175 (1.1)-2 144.628 553.719
31/12/N+2 250 75 175 (1.1)-3 131.480 685.199
31/12/N+3 60 75 -15 (1.1)-4 -10.245 674.954
31/12/N+4 18 -18 (1.1)-5 -11.176 663.778

Pour le crédit bail les versements nets actualise est de : 663 778 DH

 L'entreprise FFC a donc intérêt à financier son projet par crédit bail comme une source
de financement externe car c’est la moins couteuse de l’emprunt.

 Elle déboursera 663 788 DH en cas de crédit bail, par contre 712 045 DH en cas
d'Emprunt.
 Les cash-flows après financement :

N N+1 N+2 N+3 N+4


RAI 1610 1974 2530.8 2530.8 2530.8
-Intérêt sur 96 80.889 63.964 45.008
emprunt
-Loyer du crédit 250 250 250 250
bail
-Dotation amorti 60
d’immobilisatio
n racheté

-Intérêt sur CCA 40

= Résultat 1320 1628 2199.911 2216.836 2425.792


courant avant
l’IS
Is 30% 396 488.4 659.97 665.05 727.74
= Résultat après 924 1139.6 1539.94 1551.79 1698.052
FF et l’IS
+Dotations 310 410 410 410 470
aux amortis
= Cash-flows 1234 1549.6 1949.94 1961.79 2168.052
après FF et IS
Budget d’investissement

 Le plan de financement :

N N+1 N+2 N+3 N+4


Emplois
Terrain 500
Construction 1 500
Mobilier de 800
bureau
Matériel de 500
production
Variation du 444.44 88.89 106.67 0 0
BFR
Remboursement 125.928 141.039 157.964 176.92
de l’emprunt
Remboursement 500
des CCA
Rachat de 60
mobilier
Dividendes 30 30.6 31.212 31.836
distribués
Total emplois 3244.44 1244.818 278.309 189.176 268.756
Ressources
CAF après FF 1234 1549.6 1949.94 1961.79 2168.052
et IS
Cession 600
Augmentation 1 400
de capital
Emprunt 800
CCA 500
Total 4534 1549.6 1949.94 1961.79 2168.052
ressources
Solde de 1289.56 304.782 1671.631 1772.614 1899.296
trésorerie
(R-E)
Soldes cumulés 1289.56 1594.342 3265.973 5038.587 6937.883

Ce plan de financement est équilibré car le total des ressources permet de couvrir les emplois
(trésorerie positive).

1. Etablir le budget d'investissement de première année.

Coût d’investissement = DI – Récupération du BFR = 3267.95 - 640 = 2627.95

- A l’engagement 01/01/N+1 = 2627.95 x 20% = 525.59


- Au règlement 03/05/N+1 = 2627.95 x 30% = 788.39
Budget d’investissement

- A la réception 01/09/N+1 = 2627.95 x 50% = 1313.80

Budget des Date d’engagement Date de règlement Date de réception


investissements
Année N+1
Les mois Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juillet Août septembre
Projet 2 525.59 788.39 1313.80

Conclusion :
Rare sont les entreprises qui sont capables de réaliser tous les investissements proposés,
car tout choix est un renoncement. La prise de décision sera d’autant plus facilitée qu’on
classifiera les projets en fonction des critères retenus et des types d’investissements à mettre
en œuvre.
Budget d’investissement

Le choix appartient essentiellement à la direction en fonction des critères préalablement


établis. Le choix sera conduit en fonction des éléments rassemblés. On distinguera les
éléments internes : moyens financiers de l’entreprise, rentabilité et risque du projet, politique
générale de l’entreprise pour la production ou pour les produits, et les éléments externes :
tendance générale du marché, vitesse d’évolution et technique utilisée, degré d’urgence et
politique des entreprises concurrents. On intégrera également les éléments qualitatifs à
l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.

Le programme d’investissement ayant était sélectionné, il conviendra de l’inscrire au


budget d’investissement. Toutefois cette inscription ne constitue nullement une autorisation
d’investissement. Il est à rappeler que la décision de la direction est basée sur le budget
global. Ce dernier est consolidé par le contrôleur de gestion qui présente une synthèse
budgétaire globale sous forme d’un compte de résultat prévisionnel évaluant la rentabilité de
l’entreprise. Ensuite, c’est au tour du trésorerie de montrer comment l’entreprise va pouvoir
financer ces choix budgétaires. Les travaux du trésorerie vont être transmis à la direction pour
approbation. Les décisions de la direction peuvent se répercuter sur le budget
d’investissement (une limitation des investissements, dans le cas d’une insuffisance de
résultat).

Bibliographie :

 Didier Leclère, gestion budgétaire, Edition Eyrolles université, Paris, France, 1994.
 POLY, J. et RAULET, Technique quantitative de gestion, Bordas, Paris, 1976.
 GERVAIS, M. Contrôle de gestion, éd.Economica, Paris, 2000.
Budget d’investissement

 86Berland N, De Rongé Y, «contrôle de gestion perspective stratégique et managériale


», Pearson, Paris, 2008.
 Norbert Guedj.op.Cit.
 Claude ALAWARD et Sabrine SEPARI, « DCG 11, Le contrôle de gestion manuel &
applications », 2éme édition, DUNOD. Paris, 2010.
 Farouk Hémici et Christophe Hénot, «  contrôle de gestion ».
 Houria ZAAM, « contrôle de gestion : Gestion budgétaire ».4éme édition, 2016.
 Béatrice et Francis Grandguillot, « L’essentiel du Contrôle de gestion ».Edition 2018.
 Mémoire de fin d’études En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences de
gestion Option : Finance d’Entreprise, sous le thème « La gestion budgétaire, outil du
contrôle de gestion ».2016-2017.
 Brigitte DORIATH, « Contrôle de gestion en 20 fichiers », 5éme édition, Paris.2008.
 P erochon C, Leurion J «  analyse comptable-gestion prévisionnelle », édition foucher. Paris.
 www.youscribe.com, Le budget d’investissement : contrôle de gestion.