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J Radiol 2008;89:679-91

© 2008. Éditions Françaises de Radiologie.


Édité par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés formation médicale continue le point sur…

Les clichés simples du bassin


D Godefroy (1, 2), A Chevrot (2), G Morvan (3), B Rousselin (1) et L Sarazin (1, 2)

Abstract Résumé
Plain films of pelvis Les clichés simples de bassin conservent tout leur intérêt, car ils
J Radiol 2008;89:679-91 permettent la plupart des diagnostics. Le cliché de face est systéma-
tique. On analyse l’épaisseur de l’interligne coxo-fémoral, l’os sous-
Plain films of the pelvis remain informative and allow most of the chondral, la structure osseuse, le sacrum et les articulations sacro-
diagnoses. Assesment of the hip joint space, bone and subchondral iliaques. Il est fréquemment nécessaire de réaliser un cliché de profil.
structures, sacrum as well as sacroiliac joints is made on the AP view. Il existe en fait cinq profils différents : le faux profil de Lequesne, le
Oblique views are useful. Five different oblique views are described: profil de Ducroquet, le profil urétral, le profil médical et le profil
Lequesne’s view, Ducroquet’s view, Arcelin’s view, medical and chirurgical d’Arcelin. Ils étudient de façon préférentielle l’aceta-
urethral views. They particularly allow assement of the acetabulum, the bulum, la tête, le col ou l’extrémité supérieure du fémur. Il faut bien
femoral head and neck as well as the femoral superior third. Radio- en connaître les indications respectives et la technique de réalisation.
logical technique and major indications for these views must be known. Les clichés de coxométrie permettent de mesurer certains angles pour
Angle measurement and evaluation of possible dysplasia are made on détecter et quantifier une éventuelle dysplasie.
coxometry views.

Key words: Pelvis. plain films. anatomy. Mots-clés : Bassin. radiographie. anatomie.

ls conservent tout leur intérêt malgré les perfectionnements de 2 centimètres environ en dessous de la symphyse pubienne, pour

I l’imagerie moderne en coupes. Bien faits et bien interprétés (1),


ils permettent bon nombre de diagnostics et doivent toujours
précéder d’éventuelles investigations plus sophistiquées.
dégager une longueur suffisante de fémur, surtout avant ou
après mise en place d’une prothèse (fig. 3), même si ce centrage
« coupe » le haut des crêtes iliaques et la charnière lombo-sacrée.
Ce cliché peut être réalisé en position debout ou couché. La posi-
tion debout est souhaitable lorsqu’on veut étudier ou intégrer la
statique du bassin, en cas d’inégalité de longueur des membres
Le cliché de bassin de face inférieurs. Une compression ou une sangle modérément serrée
C’est le cliché de base sur lequel repose la première étude d’une améliore l’immobilité du patient et la qualité du cliché, en dimi-
pathologie du bassin ou de la hanche. nuant l’épaisseur des parties molles. Dans les autres cas, et no-
La technique de réalisation et les critères de réussite sont bien tamment lorsqu’on recherche une modification de la structure
connus depuis plusieurs dizaines d’années. Le bassin doit être osseuse, la position couchée est préférable, car la qualité photo-
strictement de face, les membres inférieurs en rotation interne graphique obtenue est nettement supérieure. Il peut être néces-
d’une dizaine de degrés. saire, chez un patient obèse, de réaliser un cliché en position de-
Le bassin est de face si le sacrum, le coccyx et la symphyse pubienne bout, pour apprécier la statique pelvienne et un cliché en position
sont alignés et si les crêtes iliaques et les foramens obturés sont sy- couché pour étudier la structure osseuse dans de bonnes condi-
métriques (fig. 1). tions. L’épaisseur des interlignes coxo-fémoraux n’est pas nota-
La légère rotation interne des membres inférieurs amène les cols blement modifiée par la position debout ou couché, car l’articula-
fémoraux dans le plan frontal, en corrigeant l’antéversion fémorale. tion coxo-fémorale est très serrée par la tension des muscles et des
Dans ces conditions, les petits trochanters sont pratiquement mas- enveloppes capsulo-ligamentaires. La tête fémorale est forte-
qués par la corticale interne du fémur. Les grands trochanters sont ment appliquée contre le cotyle, même en position couchée. En
bien dégagés, sans dédoublement de leur corticale interne. La fos- revanche, la position du bassin et le centrage du cliché sont sus-
sette du ligament rond (fovea) n’est pas visible. La figure 2 montre ceptibles de modifier l’épaisseur des interlignes en déplaçant la
l’aspect du fémur en rotation interne, nulle et externe. zone de tangence des rayons X. Il convient ainsi de ne comparer
Le film utilisé doit être de format suffisant pour montrer la tota- sur des examens successifs la hauteur des interlignes que si les cli-
lité du bassin. Le centrage habituel en contexte rhumatologique chés ont un centrage identique. Il est absolument impossible de
se fait un peu au-dessus du pubis. On peut ainsi étudier la totalité comparer la hauteur d’un interligne coxo-fémoral sur un cliché
du bassin, les deux dernières vertèbres lombaires et l’extrémité de bassin et sur un cliché de rachis lombaire (cliché dorso-lombo-
supérieure des fémurs. Il est préférable en orthopédie de centrer pelvi-fémoral de De Sèze) (fig. 4).
En respectant ces conditions techniques, ce cliché de face est bien
reproductible et permet une étude comparative et une surveillance
(1) Institut de Radiologie de Paris, 31 avenue Hoche, 75008 Paris, France ; (2) Service de Ra- aisée des principales pathologies intéressant la hanche. Il fournit
diologie B, Hôpital Cochin, 27 rue du faubourg Saint Jacques 75014 Paris, France ; une vue d’ensemble du bassin et de la charnière lombo-sacrée.
(3) Cabinet de Radiologie de l’appareil moteur, 5 rue Alfred Bruneau, 75016 Paris, France.
Correspondance : D Godefroy (1) L’interprétation d’une anomalie unilatérale est facilitée par la
E-mail : didier.godefroy@wanadoo.fr comparaison avec le côté controlatéral.

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a b
Fig. 1 : Bassin de face, centrage habituel.
a Cliché de bassin strictement de face. Bon alignement du sacrum et de la symphyse pubienne. Bonne symétrie des ailes iliaques (flèches)
et des foramens obturés (flèches). Les membres inférieurs sont en rotation interne, puisque les petits trochanters sont masqués par la cor-
ticale interne des fémurs.
b Vue anatomique d’un bassin de face.

a bc
Fig. 2 : Cliché de hanche sous différentes rotations du membre inférieur.
a Rotation interne amenant le col fémoral dans le plan frontal. Le petit trochanter est masqué derrière la corticale interne du fémur. Le
grand trochanter est bien dégagé, sans dédoublement de sa corticale interne. La fossette du ligament rond n’est pas visible.
b Rotation nulle. Le petit trochanter apparaît derrière la corticale interne du fémur. La corticale interne du grand trochanter est dédoublée.
La fossette du ligament rond est visible.
c Rotation externe. Le petit trochanter est franchement visible. Le col est vu « en fuite ». La corticale interne du grand trochanter est net-
tement dédoublée.

Fig. 3 : Centrage « orthopédique » 1 ou 2 cm sous le pubis. Bonne


visibilité de l’extrémité supérieure des fémurs avant mise
en place d’une prothèse totale de hanche.

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a bc
Fig. 4 : Variation de l’épaisseur de l’interligne selon le centrage lors d’une coxarthrose.
a Centrage habituel de bassin en antéro-postérieur. Le rayon est tangent au pôle supérieur de la tête.
b Image (diaphragmée) obtenue sur une incidence postéro-antérieure de rachis lombaire (incidence de De Sèze). Le rayon est tangent au
quadrant antéro-supérieur de la tête.
c Explication sur une incidence de profil. Le bassin de face habituelle de la figure 4a explore l’interligne supérieur (flèche noire). L’inci-
dence de De Sèze de la figure 4b explore une zone plus antérieure de l’interligne (flèche blanche) où le pincement arthrosique prédo-
mine le plus souvent.

La numérisation des images par plaques photo-stimulables ou légèrement selon l’orientation des rayons et l’ouverture du bassin.
par capteurs plans représente une évolution inéluctable, bien que Cette ligne dense se poursuit en dedans, en s’éloignant légèrement
la qualité semble encore un peu moins constante que celle de la tête fémorale par un décroché puis par un trait vertical corres-
qu’offrent régulièrement les films argentiques classiques. Il se- pondant à la fine corticale de l’arrière-fond acétabulaire, intra-
rait préférable que le facteur d’agrandissement reste identique à articulaire mais dépourvue de cartilage. Cette ligne verticale
1 ou 1,1 pour que la comparaison avec d’éventuels clichés précé- correspond à la branche externe de l’« U » radiologique.
dents soit facile. Cette présentation en grandeur réelle est encore • L’« U » radiologique de Callot (fig. 5d) est l’expression de la
obligatoire avant la mise en place d’une prothèse pour que les tangence des rayons à deux surfaces osseuses. La branche externe
calques de référence utilisés par les orthopédistes soient valables, correspond à la corticale de l’arrière-fond. La branche interne
tant que les PACS et l’utilisation exclusive des moyens numé- correspond à la tangence sur une zone de la surface quadrilatère
riques n’auront pas remplacé les films classiques numériques ou de la face pelvienne de l’os iliaque. Les deux tangences consti-
argentiques. tuant les branches de l’« U » ne se situent pas exactement dans le
L’aspect normal de la hanche est bien connu, notamment depuis les même plan frontal, l’interne étant le plus souvent un peu plus an-
travaux de R. Judet et E. Letournel (2). Les lignes de tangence térieure que l’externe. Cette nuance explique que la forme de ce
visibles sur un cliché sont résumées sur la figure 5 et se comprennent « U » radiologique puisse varier selon l’incidence et la forme du
très bien en s’aidant des coupes axiales de scanner qui sont très didac- bassin. Le sommet de l’« U » correspond au bord supérieur du
tiques (3). L’aspect d’un cliché de hanche de face est pratiquement foramen obturé.
identique, que le cliché soit centré sur la ligne médiane pour un bas- • La ligne ilio-pubienne (fig. 5e) correspond au détroit supérieur.
sin de face ou directement sur la hanche. Les différences en rapport • La ligne ilio-ischiatique (fig. 5e) naît en haut et en arrière, au
avec un léger décalage du centrage sont extrêmement discrètes et contact du détroit supérieur. Elle descend en bas jusqu’au bord
peu significatives. La signification anatomique des lignes identifiées externe du foramen obturé et au bord interne de l’ischion. Elle
sur le cliché est connue depuis longtemps, notamment grâce aux tra- correspond à une tangence des rayons à la surface quadrilatère
vaux de Judet et Letournel. On peut distinguer six lignes distinctes : entre foramen obturé et épine sciatique. Cette ligne de tangence
• Le bord postérieur de l’acetabulum (fig. 5b, 5c) est net et presque se situe légèrement en arrière de celle qui génère l’image de
rectiligne. Il naît du bord externe du toit et descend oblique en l’« U » radiologique. Les rapports de ces deux lignes varient
bas et en dedans, nettement plus externe que le bord antérieur. donc légèrement selon l’incidence.
• Le bord antérieur de l’acetabulum (fig. 5b, 5c) est plus interne On retiendra donc que le bord antérieur de l’acetabulum, la ligne
et moins bien visible. Il naît également au bord externe du toit, ilio-pubienne et l’« U » radiologique appartiennent à la colonne
mais descend plus obliquement en bas et en dedans que le bord antérieure, tandis que le bord postérieur et la ligne ilio-ischiatique
postérieur, en dessinant une échancrure arrondie. Il se poursuit appartiennent à la colonne postérieure. On analyse systématique-
en bas par le bord supérieur du foramen obturé. ment l’épaisseur de l’interligne, la plaque osseuse sous-chondrale,
• Le toit de l’acétabulum (fig. 5c) correspond à la tangence des la structure osseuse et les parties molles pelviennes et articulaires.
rayons au point culminant de l’acetabulum dans les conditions où L’interligne articulaire a une épaisseur à peu près identique de
l’incidence est réalisée. La zone abordée tangentiellement diffère dehors en dedans (4), mais l’épaisseur du cartilage céphalique et

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a bc
de

Fig. 5 : Cliché normal de hanche de face.


a Cliché de hanche de face.
b Coupe axiale de scanner montrant la position du rebord antérieur de l’acetabulum (astérisque), du rebord postérieur (tête de flèche
noire), de l’U radiologique avec sa tangence externe (flèche noire bordée de blanc) et sa tangence interne (flèche blanche) et la tangence
à l’os iliaque déterminant la ligne ilio-ischiatique (flèche noire).
c Visualisation sur le cliché de face du rebord antérieur de l’acétabulum (astérisques), du rebord postérieur de l’acetabulum (têtes de flèches
noires), du toit de l’acetabulum (flèches noires verticales). Le point noir indique la transition entre le toit de l’acetabulum et l’arrière fond
acétabulaire (tête de flèche blanche).
d Visualisation de l’« U radiologique » avec sa ligne externe (flèches noires), sa ligne interne (flèches blanches) et son sommet qui cor-
respond au bord supérieur du foramen obturé.
e Visualisation de la ligne ilio-pubienne (flèches blanches) et de la ligne ilio-ischiatique (flèches noires).

cotyloïdien n’est pas symétrique (fig. 6). L’os sous-chondral coty- tures en « fermant » ou en « ouvrant » le bassin. Cette technique
loïdien est le reflet des pressions qui s’exercent sur le cartilage. peut aussi être intéressante lorsqu’un trouble statique du bassin
Des modifications discrètes peuvent être difficiles à voir, mais en flexion ou en extension modifie l’aspect des images. Son utilité
doivent être systématiquement recherchées (fig. 7). Il en est de dans les lésions traumatiques est moindre actuellement, depuis
même des modifications localisées de la structure osseuse obser- que la réalisation d’un scanner améliore la compréhension des
vées en cas de processus expansif (5, 6). Le scanner (fig. 8) ou fractures complexes.
l’IRM se révèlent beaucoup plus performants et doivent être réa- • Le cliché de face localisé sur une hanche, pratiqué en position
lisés au moindre doute. L’épaisseur du bassin et la quasi-absence couchée avec compression, est réalisé dans les meilleures condi-
de plans graisseux rendent difficile l’étude des parties molles. tions radiographiques pour favoriser la définition et l’étude de la
Une modification de celles-ci peut cependant se manifester à la structure osseuse. Une légère inclinaison du rayon vers la tête
face endo-pelvienne du bassin ou au niveau des articulations (ou, ce qui revient au même, une légère flexion de la cuisse sur le
coxo-fémorales. bassin) modifie légèrement la zone de tangence du rayonnement
sur la tête et permet d’explorer la zone de la tête où débutent ha-
bituellement les ostéonécroses aseptiques.
Les variantes du bassin de face
• L’étude du sacrum et des articulations sacro-iliaques est possible
• L’inclinaison du rayon vers le haut ou vers le bas (inclinaison sur un cliché de bassin, surtout s’il est réalisé en position couchée
crâniale ou caudale) modifie légèrement la projection des struc- avec compression, car la superposition des clartés gazeuses digestives

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Fig. 6 : Arthroscanner de hanche montrant l’interligne coxo-


fémoral. Sur un cliché standard, l’interligne a une
épaisseur à peu près identique à sa partie externe et à
sa partie interne. Mais le cartilage acétabulaire (flèches
noires) est plus épais en dehors qu’en dedans, alors
que le cartilage céphalique (flèches blanches) est plus
épais en dedans qu’en dehors. Noter que l’arrière fond
acétabulaire est dépourvu de revêtement cartilagineux.

a b

Fig. 7 : Os sous chondral acétabulaire.


a Cliché standard : l’aspect hétérogène et irrégulier de l’os sous-chondral est difficile à voir (flèche noire).
b Arthroscanner : importants remaniements cartilagineux et osseux (flèche noire).

a b
Fig. 8 : Modification de la structure osseuse de l’acetabulum en rapport avec un chondrosarcome.
a Cliché standard : l’ostéolyse est discrète et se traduit essentiellement par la non visibilité de la jonction toit de l’acetabulum / arrière
fond (flèche noire). Noter l’épaississement et l’opacité des parties molles pelviennes en regard (flèches blanches).
b Coupe coronale de scanner : la lyse osseuse devient évidente (flèche noire). Les parties molles pelviennes sont épaissies (flèches blanches).

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a b
Fig. 9 : Étude du sacrum.
a Scanner en coupe sagittale médiane. L’orientation et la courbure du sacrum rendent difficile son étude sur un seul cliché de face. Sa
partie inférieure est préférentiellement explorée par un rayon droit et sa partie supérieure par un rayon incliné.
b Cliché du sacrum de face : bonne visibilité des trous sacrés (flèches noires).

est souvent gênante. Il faut systématiquement vérifier l’intégrité de est tangent à l’aile iliaque. Leurs indications sont essentiellement
la corticale des trous sacrés (fig. 9), tout en sachant qu’il convient représentées par la recherche de lésions traumatiques, de fissures
actuellement de faire un scanner au moindre doute, car les lé- de fatigue ou de lésions expansives.
sions expansives du sacrum ne deviennent bien visibles sur les cli-
chés standards que lorsqu’elles sont volumineuses. L’étude des
articulations sacro-iliaques est mieux réalisée sur un cliché locali-
sé, rayon incliné vers les pieds, le patient étant couché sur le ven- Les profils de hanche
tre. La divergence du rayon se prête mieux ainsi à l’orientation
Une incidence de profil est théoriquement perpendiculaire à l’in-
des interlignes articulaires obliques en avant et en dehors
cidence de face et a pour but de distinguer les structures antérieures
(fig. 10).
et postérieures. Le vrai profil de bassin est utilisé pour étudier le
sacrum et est à la rigueur concevable pour apprécier la statique
globale du pelvis. Il est en revanche inexploitable pour étudier la
Les obliques structure osseuse des hanches en raison des superpositions. On
retient donc un certain nombre de profils de hanche (cinq en pra-
Le trois-quarts alaire étale l’aile iliaque et est tangent au cadre tique courante) qui étudient de façon préférentielle l’acetabu-
obturateur. Le trois-quarts obturateur étale le foramen obturé et lum, la tête, le col ou l’extrémité supérieure du fémur. On choisit
celui qui permet de répondre au mieux au problème clinique. Le
faux profil de Lequesne est réalisé sur un patient debout. Les
quatre autres sont faits en position couchée. Les caractères prin-
cipaux de ces profils sont résumés sur le tableau I.
• Le faux profil de Lequesne (7) est le plus fréquemment réalisé.
C’est un faux profil de l’acetabulum et un profil de la tête fémo-
rale effectué en position debout, avec des critères techniques
stricts (fig. 11). C’est le profil qu’il faut réaliser dans les coxarthroses,
car il met bien en évidence le pincement de l’interligne dans sa
partie antéro-supérieure ou plus rarement postérieure. On le réa-
lise aussi dans le bilan des dysplasies, car il permet d’apprécier et
de mesurer la couverture antérieure de la tête par l’acetabulum
(angle VCA de la coxométrie). Lorsque le membre inférieur cor-
respondant est positionné en profil strict, il donne une idée de
l’antéversion fémorale sans prétendre la mesurer. Récemment,
JD Laredo (8) a insisté sur l’intérêt d’analyser aussi sur cette
même incidence l’interligne antérieur de la hanche contro-
latérale (contre faux-profil).
Fig. 10 : Étude des articulations sacro-iliaques. L’obliquité des inter-
• Le profil de Ducroquet est un excellent profil vrai de l’extré-
lignes articulaires en avant et en dehors rend préférable la mité supérieure du fémur et qui dégage parfaitement le col et la
réalisation du cliché en procubitus, pour bénéficier de la tête (fig. 12). Il est facile à faire sur n’importe quelle table radio-
divergence naturelle du rayonnement en incidence postéro-
antérieure. graphique, avec une bonne définition osseuse. Le bassin et no-

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Tableau I
Tableau récapitulatif des différents profils de hanche.
Faux profil Profil de Ducroquet Profil urétral Profil médical Profil d’Arcelin
de Lequesne
Position du patient Debout Couché Couché Couché Couché
Mobilité de hanche Rot. ext. 25° Flexion 90° Flexion 60° Flexion 60° Aucune
nécessaire
Abduction 30° à 45° Abduction 30° Abduction 20°
Projection
– Acetabulum faux profil +++ face oblique oblique profil axial ++
– Tête profil + profil +++ profil faux profil ++ profil
– Col profil (mal visible) profil +++ pas visible faux profil profil +++
– Extrémité supérieure profil (mal visible) profil déformé profil +++ faux profil profil déformé
diaphyse
Indications principales • Coxarthroses • Recherche de CEIA • Ext. sup. diaphyse • Contexte médical • Contexte chirurgical
• Dysplasies • Pathologie du col • Queue de • ONA • Fracture du col
non traumatique prothèse
• Contrôle post. op

a bc
de

Fig. 11 : Faux profil de Lequesne.


a-b Position du patient pour étudier la hanche droite.
c Aspect normal d’un faux profil de Lequesne de la hanche droite. Le col fémoral est légèrement oblique en avant lorsque le membre infé-
rieur est correctement positionné. La distance d’une « petite tête » entre les deux têtes fémorales constitue un critère de bonne rotation
du bassin.
d Vue anatomique d’un bassin en faux profil.
e « Contre faux profil de Lequesne » proposé récemment par JD Larédo pour étudier la partie antérieure de l’interligne de la hanche
contro-latérale (flèches noires).

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a bc
d

Fig. 12 : Profil de Ducroquet.


a-b Position du patient.
c Aspect normal. Le col fémoral est bien déroulé et son étude n’est pas gênée par
la superposition du grand trochanter.
d Vue anatomique.

tamment l’acetabulum sont vus de face ou pratiquement de face. à réaliser, qui permet une étude très utile dans le contexte médi-
La diaphyse, vue en fuite, n’est pratiquement pas interprétable. cal rhumatologique d’une hanche douloureuse. Il est moins
Sa réalisation exige une bonne mobilité de la hanche étudiée avec souvent réalisé depuis que l’accès à l’IRM est plus facile. Il ne
une flexion de 90° et une abduction de 30 ou 40°. Cette incidence présente aucun intérêt en orthopédie, puisqu’il n’est pas un vrai
ne doit donc être considérée que comme un bon profil du col. Elle profil de hanche.
est utile, chez un patient mobile, pour explorer les lésions du col – Le profil chirurgical d’Arcelin est essentiellement un profil du
fémoral, pour rechercher des corps étrangers intra-articulaires col et accessoirement de l’acetabulum (fig. 15). Il est plus difficile
dans les chambres antérieures et postérieures, ou pour contrôler à faire, puisqu’il nécessite un tube mobile sur colonne. Il donne
la position du matériel métallique dans le col. Couplé à un cliché une excellente vue de profil du col du fémur et de l’orientation
de face, il permettait le calcul de l’antéversion du col fémoral par dans l’espace de l’acetabulum. Il est réalisé sur un patient couché,
la méthode de Dunlap. sans mobilisation de la hanche étudiée. Il est donc réservé au
– Le profil urétral est un vrai profil de l’extrémité supérieure du contexte chirurgical (d’où son nom) des patients traumatisés
fémur (fig. 13). Mais le fémur étant posé à plat sur la table, la tête suspects de fracture du col, et au bloc opératoire, pour vérifier la
se superpose en grande partie avec le grand trochanter et le col position d’une ostéosynthèse. Il permet d’apprécier l’orientation
n’est pas visible. Le bassin est vu de trois quarts. Cette incidence de la cupule acétabulaire prothétique (9). Couplé à un cliché de
est utile en imagerie de la hanche pour dégager l’aile iliaque, la face effectué sans mobiliser le patient, il permettait de mesurer
partie postéro-interne de l’acetabulum et surtout la partie supé- l’antéversion du col par la méthode de Magilligan.
rieure de la diaphyse fémorale, qui est vue de profil, dans le
contrôle des prothèses.
– Le profil « médical » décrit à Cochin il y a une trentaine d’an-
La coxométrie
nées n’est pas un profil vrai de hanche, mais réalise un compro-
mis intermédiaire entre le profil de Ducroquet et le profil urétral Elle a pour but d’analyser l’architecture de l’articulation coxo-
(fig. 14), avec les avantages de ce dernier, à savoir la vue de trois fémorale en mesurant certains angles de référence, afin de re-
quarts alaire du bassin et la possibilité d’analyser le col et la tête chercher et de quantifier les dysplasies (10).
du fémur (qui ne sont cependant pas vus de profil strict). Cette Le cliché de bassin de face et les deux faux profils de Lequesne
incidence complémentaire dégage bien la portion antéro-supé- suffisent à apprécier la morphologie des deux hanches dans le
rieure de la tête fémorale qui représente le site préférentiel des plan frontal et dans le plan sagittal. On mesure ainsi plusieurs
ostéonécroses aseptiques. C’est un cliché de bonne qualité, facile angles (fig. 16) :

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a bc
d e

Fig. 13 : Profil urétral.


a-b Position du patient.
c Aspect normal. Le col fémoral n’est pas visible.
d Vue anatomique.
e Bonne étude de profil de la queue de prothèse par cette incidence.

a bc
d

Fig. 14 : Profil médical.


a-b Position du patient.
c Aspect normal. Le col fémoral est partiellement déroulé.
d Vue anatomique.

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a bc
d

Fig. 15 : Profil chirurgical d’Arcelin. La hanche radiographiée reste immobile.


a-b Position du patient.
c Aspect normal. Le col fémoral est bien visible.
d Prothèse totale de hanche avec étude de l’orientation du col et de l’implant acétabulaire.

a b

Fig. 16 : Coxométrie normale.


a Cliché de face. Détermination des points C, T, E. H correspond à l’horizontale et V à la verticale. Angle HTE < 10° ; Angle VCE > 25°.
b Faux profil de Lequesne. Détermination des points C, A et V.
Angle VCA > 25°.

• Sur le bassin de face, les angles HTE, VCE et CC’D, qui cor- Les valeurs normales sont :
respondent respectivement à l’obliquité du toit de l’acétabulum, • angle HTE : < 10°. Un angle HTE > 10° traduit une augmen-
à la couverture externe de la tête par l’acetabulum et à l’inclinai- tation de l’obliquité du toit de l’acetabulum ;
son du col fémoral. • angle VCE : > 25 °. Un angle VCE < 20° traduit une diminu-
• Et sur les faux profils, l’angle VCA, qui correspond à la cou- tion de la couverture externe et donc une dysplasie. Un angle
verture antérieure de la tête. compris entre 20 et 25° traduit une hanche dite « limite » ;

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• angle VCA : > 25 °. Un angle VCA < 20° traduit une diminu- éventuellement une légère flexion. Leurs indications sont en fait
tion de la couverture antérieure et donc une dysplasie. Un angle devenues très rares car les ostéotomies fémorales ne sont pratique-
compris entre 20 et 25° traduit une hanche dite « limite » ; ment plus réalisées en raison des progrès des arthroplasties.
• angle CC’D : angle d’inclinaison ou cervico-diaphysaire,
compris entre 120 et 130°.
Une dysplasie de hanche (fig. 17) se traduit le plus souvent par un
défaut de couverture externe et antérieure (angle HTE supérieur Le contrôle des prothèses totales de hanche
à 10° et angles VCE et VCA inférieurs à 20°), ainsi que par une (PTH)
augmentation de l’angle d’inclinaison du col (coxa valga).
Il se fait le plus souvent sur un simple cliché de face centré en des-
Le calcul de l’angle de l’antéversion fémorale est plus difficile et
sous du pubis pour pouvoir étudier la totalité de l’implant fémo-
fastidieux sur des clichés simples. Plusieurs méthodes avaient été
ral, dont la tige est plus ou moins longue (11). Le cliché doit visua-
décrites il y a quelques dizaines d’années à partir d’un tableau à
liser deux ou trois cm en dessous de l’extrémité inférieure de la
double entrée intégrant les angles projetés de l’inclinaison sur un
tige. Il peut donc être nécessaire de faire un cliché complémentaire
cliché de face et d’antéversion sur un cliché de profil. Les méthodes
en mettant la cassette verticale lorsque la tige est très longue. Les
les plus employées étaient celle de Dunlap et celle de Magilligan.
profils sont réalisés « à la demande », lorsque le résultat clinique
Elles ne sont plus utilisées et ont été remplacées avantageusement
obtenu est moins bon que celui qui était espéré. On réalise le plus
par la mesure directe au scanner.
souvent un profil urétral qui montre la tige fémorale de profil
(fig. 13e) mais aussi la pièce acétabulaire, compte tenu de son
orientation dans l’espace. L’interprétation doit se référer à l’as-
Les clichés de recentrage pect de la prothèse sur des clichés antérieurs (fig. 18), car seule
une comparaison précise est susceptible de montrer l’existence
Leur but est d’apprécier l’amélioration de la congruence articulaire d’un discret déplacement d’une pièce prothétique, orientant vers
et de l’interligne dans les dysplasies douloureuses lorsque se discute un éventuel descellement. Le profil d’Arcelin donne directement
une éventuelle intervention conservatrice à type d’ostéotomie fé- une idée de l’orientation de l’implant acétabulaire, mais il est plus
morale. On les fait essentiellement en abduction en y associant difficile à réaliser.

a b

Fig. 17 : Dysplasie de hanche avec défaut de couverture externe et


antérieure.
a Cliché de face : Angle HTE = 14° ; Angle VCE = 16°.
b Faux profil de Lequesne : angle VCA = 16°.

a b

Fig. 18 : Contrôle d’une prothèse totale de hanche gauche doulou-


reuse.
a Aspect en septembre 2003.
b Aspect en septembre 2005. L’ascension et la bascule de
l’implant acétabulaire ne peuvent être valablement détec-
tées que par comparaison avec le cliché précédent.

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690 Les clichés simples du bassin D Godefroy et al.

Points à retenir Références


• Le cliché de bassin de face est le cliché de base à réaliser en premier.
• La numérisation des images est souhaitable, mais le facteur 1. Morvan G, Godefroy D. Imagerie en orthopédie et traumatologie.
d’agrandissement habituel (1 ou 1,1) doit être respecté, surtout Cahiers d’enseignement de la SOFCOT, Expansion Scientifique
dans un contexte orthopédique. Française, Paris, 1988, pp 119-78.
• Un cliché réalisé en position couchée est de meilleure qualité 2. Judet R, Letournel E. Les fractures du cotyle. Paris Masson Ed,
pour étudier la structure osseuse, surtout chez un patient obèse.
1974.
• L’intérêt d’un cliché réalisé en position debout est de rechercher
une éventuelle bascule du bassin par inégalité de longueur des
3. Guerra J, Armbuster TG, Resnick D et al. The adult hip: an anato-
membres inférieurs. mic study. Radiology 1978;128:1-20.
• Un cliché réalisé dans un contexte orthopédique, avant ou après 4. Fredensborg N, Nilsson BE. The joint space in normal hip radio-
mise en place d’une prothèse, doit être centré plus bas, 2 cm graphs. Radiology 1978;126:325-6.
environ sous le pubis. 5. Godefroy D, Morvan G, Drapé JL, Dupont AM, Chevrot A ; Tech-
• L’épaisseur des interlignes articulaires n’est pratiquement pas niques d’imagerie de la hanche. In Lequesne M, Nordin JY, Che-
modifiée selon que le cliché est réalisé debout ou couché, mais
peut varier nettement selon le centrage du rayon.
vrot A, Bard H, Laredo JD, Imagerie de la hanche. Montpellier :
• L’étude du sacrum doit rechercher attentivement des Sauramps médical ; 1999. p 35-58.
modifications débutantes de la structure osseuse et des contours 6. Vande Berg BC, Malghem J, Lecouvet FE, Maldague B. Imagerie
des trous sacrés. de la hanche : quel examen choisir ? J Radiol 2001;82:373-83.
• L’analyse de la structure osseuse est cependant difficile sur un 7. Lequesne M, de Sèze S. Le faux profil du bassin. Nouvelle incidence
cliché de bassin, en raison de l’épaisseur de cette région et des radiographique pour l’étude de la hanche. Son utilité dans les dys-
superpositions. Il faut donc au moindre doute réaliser un scanner
plasies et les différentes coxopathies. Rev Rhum Mal Osteoartic
ou une IRM.
• Les différents profils de hanche conservent leur intérêt. Il faut 1961;28:643-52.
connaître leur technique et leurs indications respectives. 8. Wyler, Laredo JD. Radio-anatomie normale du cartilage coxo-fé-
• Le faux profil de Lequesne est le plus fréquemment réalisé. Il est moral. In Drapé JL, Bard H, Migaud H, Cohen M, Vuillemin-Bo-
fait en position debout. C’est le profil à privilégier dans le bilan des daghi V, Cotten A. Bassin et hanche. Montpellier : Sauramps médi-
coxarthroses débutantes ou évoluées. cal ; 2007. p 287-95.
• Le profil de Ducroquet montre bien le col fémoral de profil.
9. Chevrot A, Arrive L, Vilgrain V et al. Mesure directe de l’anté-
• Le profil urétral montre bien l’extrémité supérieure de la
diaphyse fémorale de profil.
version cotyloïdienne d’une prothèse totale de hanche. Intérêt
• Le profil médical est un compromis qui donne très facilement du cliché de profil chirurgical d’Arcelin. J Radiol 1986;67:881-
une vue complémentaire de l’acetabulum et de l’extrémité 884.
supérieure du fémur. 10. Delaunay S, Dussault RG, Kaplan PA, Alford BA. Radiographic
• Le profil chirurgical d’Arcelin est rarement réalisé, car il nécessite measurements of dysplastic adult hips. Skeletal Radiol 1997;26:75-
l’utilisation d’un tube mobile. Il donne une vue de profil de 81
l’acetabulum et du col fémoral, sans mobiliser la hanche étudiée.
• La coxométrie est destinée à mesurer certains angles à la
11. Chevrot A, Kerboull M, Godefroy D, Horréard P, Zenny JC. Les
recherche d’une dysplasie. Elle doit encore être bien connue, bien aspects radiologiques normaux d’une prothèse de hanche scellée. J
qu’elle soit moins souvent réalisée actuellement. Radiol 1983;64:595-602.
• Lors du contrôle des prothèses de hanche, l’interprétation doit se faire
par comparaison avec des clichés antérieurs, pour pouvoir détecter de
discrètes modifications de l’os ou de la position des implants.

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cas clinique 691

Histoire de la maladie Questions


Cette femme de 61 ans souffre d’une sciatique gauche sans fac- 1. Quelles sont les anomalies visibles sur le cliché standard de face
teur déclenchant net. du sacrum (fig. 1) ?
2. Quel autre examen d’imagerie demandez-vous en premier
pour confirmer et mieux analyser les lésions ?

Fig. 1 : Cliché standard de face du sacrum.

Réponses
1. Mauvaise visualisation des deux premiers trous sacrés gauches.
Cet aspect est très suspect de lyse corticale d’un trou sacré.
2. Il convient d’explorer cette anomalie par d’autres techniques
et notamment par un scanner (fig. 2).
La coupe TDM passant par les premiers trous sacrés montre une
lyse de la corticale du premier trou sacré gauche et une extension
dans les parties molles pré-sacrées. Il s’agissait de la métastase
d’un cancer du sein.

Fig. 2 : Scanner du sacrum, coupe axiale.

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