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Dictionnaire mythologique

universel, ou Biographie
mythique des dieux et des
personnages fabuleux de la
Grèce, de [...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Jacobi, Eduard (02). Dictionnaire mythologique universel, ou
Biographie mythique des dieux et des personnages fabuleux de la
Grèce, de l'Italie, de l'Égypte, de l'Inde, de la Chine, du Japon, de
la Scandinavie, de la Gaule, de l'Amérique, de l.... 1863.

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0L !-• E1986
M
DICTIONNAIRE
MYTHOLOGIQli;
i:ISSKl.
UNIV
1VI'Otl;Allil[l>FII ItH
MINDlliOI - (l-.t'H1.1
MLSMI
DICTIONNAIRE
MYTHOLOGIQUE
UNIVERSEL

nr
-
BIOGRAPHIE MYTHIQUE

PAR TH. BERNARD

PARIS
LIllRAlRlE DE FIRMIN DIDOT FRERES, FILS ET CIII

IMPRIMEURS DE L'INSTITUT, RUE JACOB, 56

1863
PRÉFACE.

L'ouvrage dont nous offrons ici la traduction au public français


jouit en Allemagne d'une faveur qui, nous l'espérons, ne lui manquera
pas dans notre pays, où les travaux des étrangers trouvent toujours un
bienveillant accueil. L'intérêt qui s'est attaché aux études consciencieu-
ses de l'auteur de la Symbolique sur les religions anciennes, et aux
développements que lui a donnés son savant interprète M. Guigniaut,
nous permet d'espérer un succès pareil, malgré l'opposition qui existe
entre le système de l'école syncrétiste et celui de M. Jacobi. Ce n'est

; :
pas ici le lieu d'exposer l'idée qui domine le livre auquel nous serions
heureux d'assurer la popularité qu'il mérite un dictiormaire n'est point
une œuvre philosophique et d'ailleurs, cette idée se fait jour à chaque
page de ce volume. Nous nous contenterons d'appeler l'attention du
lecteur sur le soin avec lequel les conceptions ont été ramenées à leur
simplicité primitive, et dégagées des altérations de tout âge qui, du
reste, figurent aussi dans notre livre, et y forment une sorte d'échelle
chronologique exprimant les variations de chaque symbole, depuis
l'origine du polythéisme jusqu'à ses derniers temps.
L'ouvrage allemand étant rédigé dans des formes trop étrangères à
l'esprit français, nous avons dû le modifier souvent et d'une manière
capitale, pour la forme comme pour le fond. Il est naturel que nous
assumions ici la responsabilité de la part qui nous revient dans ce tra-
vail susceptible, sans'aucun doute,, de nombreuses améliorations.
Nous réclamons surtout l'indulgence du lecteur pour les mythologies
autres que les deux mythologies classiques. Les articles qui y affèrent
nous appartiennent entièrement, M. Jacobi n'ayant traité que le poly-
théisme gréco-romain. En ce qui concerne les religions orientales,
nous nous sommes aidé des beaux travaux des savants modernes
J
nous citerons entre autres l'excellente Monographie de M. Reynaud
:
, ;
sur Zoroastre elle est reproduite succinctement dans notre Diction-
naire à l'article ORMUZD.
La disposition matérielle de notre livre est celle adoptée par l'au-
teur allemand. Les articles y figurent avec la forme française, suivie
de la forme grecque. Les principaux s'y déroulent dans cet ordre
mythe, développements, culte, art plastique. La mythologie homé-
:
:
rique est distincte, s'il y a lieu, des traditions postérieures, et celles-ci
sont classées en groupes par points capitaux ces groupes eux-mêmes
se subdivisent en sections indiquées par des lettres italiques. Nous
avons cru devoir, pour les légendes insolites, conserver le nom des
mythologues qui les rapportent. Enfin, les leçons vicieuses ont étémen-
tionnées avec leur redressement d'après les meilleures éditions.
DICTIONNAIRE
DE MYTHOLOGIE.

ABA ABI
ABABIL ou ABABILO. Nom des oiseaux que pithes. — 6. PartisandePersée, tué aux noces
Dieu envoya contre les Abyssins, lorsqu'ils se de ce dernier. — 7. Compagnon de Diomède,
obpOS.'¡l'lli à assiéger
la Dai-;s.i;:to le Mahomet.
la Mecque,Vannéede changé en cygne par la colère de Vénus.—
8. Fils de Mélampus et père de Lysimaque ou
AB.v,/ïu. Nom que les Phéniciens donnaient Eurynomé.—g. Fils de Neptune etd'Aréthuse.
d'Énée.
à de pierres qui présentent la forme d'un — 10. Nom d'un compagnon
ABDEROS, écuyer d'Herculc, fut dévoré
-, et qi'i paraissent avoir été les symboles
liKUcicnssoiis lesquels la Divinitéait été par les cavales que Diomède lui avait confiées
11, 0.1 sait que les Romains représentaient lors de son départ pour la guerre contre les
Bistonicns Hercule bâtit en l'honneur d'Ab-
-r dieuTerminvs sous la forme d'une grande
':ïre eud'un tronc d'arbre.
ai:rus Surnom d'Apollon, qui possédait
oracle à Abae en Phocide:
Selon Hygin ,
déros, son ami, une ville qu'il nomma Abdère.
il fut un des serviteurs de Dio-
mède, roi de Bistonie. Hercule le tua avec
ABM.CR. Nom d'un des chevaux deSunna, son maître et les quatre chevaux anthropo-
l, phages qui appartenaientà ce dernier.
TS-:C '":.i soleil.
»BAJi. Le genie qui préside aux mines de ABDJADJA. Un des noms de Brahmà.

f
tliologie persane.
'BIIVTIADE ( )
1 : et au mois qui porte son nom, dans la

ABANTIADES ).
(patron.
cendant d'Abas. Acrisfus et Persée, l'un fils
ABDJAVAHANA. Un des noms de Siva.
ABDJAYONI. Un des noms de Brahmâ.
ABELLIO, ancien dieu des Gaulois, équi-
valant chez les Romains, selon les uns, à
.'autre arrière-petit-fils d'Abas, portent Mars, selon les autres, à Apollon. On sait
ticulièrement ce nom. que fchez les Crétois Apollon portait le sur-
ABANTIADE (ABANTlAS). Surnom deDa- nom d'Abélios. et à Sparte celui de Béla.
:, fille d'Acrisius, et petite-fille d'Abas. Voy. aussi BÉLIS et BÉLINUS.
"&ARBABÉE. i. Naïade quieutdeBucolion, ABÉONA, Divinité qui, selon saint Augustin,
viè, mais naturel, duroi de Troie Lao- présidait aux départs. Voy. ADÉONA.
in,deuxfils, Æsépos et Pédasos. 2. llé-
- ABÉRIDÈS. Le même que Saturne, selon
is est le seul qui fasse mention d'autres quelques mythologues.
phes de ce nom. ABESTA. Voy. AVESTA.
B.JS. 1. L'un des Rutules de l'armée de ABHIDJA. Nom des deux fils de Sourya,
nus, qui fut tué dans l'attaque nocturne Voy. ACVIN,
Euryale tenta avec son ami Nisu. — 2. ABOIMANYOU. Fils du Pândava Ardjouna
,
Matrnon de Phinée, tué aux noces de Per- et de Soubhadrâ, sœur de Krichna. Abhima-
f..1 clui-ci. nyou mourut fort jeune, dans la guerre des
-
.s.u. Fils de Métanire, métamorphosé
1. Pândavas et des Kàuravas.
"-'ard par Cérès, qu'il avait insultée. — 2. ABHROTTHA. La foudre d'Indra.
lôme roi d'Argos, fils de Lyncée et ABIA. Nourrice d'Hyllus.
lypermnestre, et père de Prœtus et d'Acris- ABIDA. Nom d'une des principales divinités
sïeul de Persée. C'était un conquérant
, uLable; des Mongols Kalmoueks.
il fut le fondateur de la ville d'A-
i:'ilpPbocide.LesAbantes,
- 3.l'opulonie
qu'Homère place
d'Eubce, étaient originaires de
Toscan qui amena goo guerriers de
.e
cette
et de l'île d'Étbalie au se-
celle de Calpé, en Espagne,
ABILÉ ou ABILUX, montagne d'Afrique À
l'extrémité de. la Mauritanie, formait avec
dont elle n'est
éloignée que de 16 milles, ce qu'on appelait
les colonnes d'Hercule. Ces deux montagnes
-
Enée. 4. Guerrier
grec dont Énée sus-
jdit le bouclier à l'entrée d'un temple d'A-
se touchaient autrefois, dit-on; mais nercule
les sépara, pour ouvrir une communication
lion , peut-être le même qu'Abas n° 2. 5.
t'aure, fils d'Ixion etde Nêphélé, qui,—aux
es dePirithoüs, prit la fuite devantles La- ,
entre la Méditerranée et l'Océan.
ABIMURGAN. Fontaine merveilleuse, située
dans le Couhistan autour de laquelle volent
sans cesse des oiseaux appelés séleucid'es. Si AtsyRTE(ABsYRTos), fils
quelque contrée est infestée de sauterelles, on de C'lehide. Selon quelques anteurs,
dVEétés,roi
prétend qu'en y transportant un peu de cette Mèdè. le mit sa sœur
en pièces, et dispersa ses mem-
eau, ces oiseaux sont attirés par sa vertu bres peur arrêter ceux qui la poursuivaient,
particulière, et détruisent ies sauterelles. lors de .a fuite avec Jason. Foy. ce mot.
ABIOU on ABOUI. Nom du premier décan AHYDÉNOS.Voy.LEANDRE.
des Poissons. Abiou est représenté, dans les ABYXA. Foy. ABILÉ.
deux zodiaques tentyrites, sous la forme d'un AÇA>\Bàton pastoral que porte le khntib
génie à tête de chacal. qui préoyie l'officiant, lorsque celui-ci se
ABISTA. Voy. AVESTA. rend au mmber, dans le temple de la JYiec-
ABISTEK. Livre sacré qui fut envoyé du ciel que. x
au patriarche Abraham. A.CACALLIu ACACAHs.i. Nymphe quifut
ABIZENDEGANI. Littéral., fontaine de vie. aimée d'Apollo!\.dont elle euL un fils nommé
Fontaine fabuleuse, qui est située, selon les l'hylandros. — 2. Pille de Minos, aimée d'Apol-
f
Orientaux, dans une région inconnue, et dont lon;Miletus utlefruit de cet amour. Redoutant
l'eau donne l'immortalité. la vengeance de Minos, elle exposa cet en-
ABLÉROS. Nom d'un Troyen tué devant fant dans une forêt, où Apollon le fit nour-
Troie par Antiloque, fils de Nestor. rir par -des loups. Elle eut encore un autre
ABNOBA. Surnom de Diane, emprunté du fils d'Apollon: on le nomme AmpbithOmià ou
mont Abnoba dans la forêt Noire, où Diane Garamas. -
avait un temple près de la source du Danube. ACACÉSIOS. Surnom de Mercure, 411:\'"iL
ABOBAS. Nom que les anciens Persans, été élevé à Aeacésion.
suivant Hesychius, donnaient à Adonis. Abo-
:
ACACÉTÊS ou ACACÉTOS. Pacifique, bien-
bas est un mot qui parait appartenir à la lan- faisant épithète qu'Homère donne à Merci re,
gue des Assyriens. et Hésiode à Prométhée.
ABONDANCE (ABCNDANTIA), divinité ro- ACACOS. fils de Lycaon, etfondateur de ia
maine, souvent représentée sur les médailles. ville d'Acacésion en Arcadie.
Quelquesoison l'a confondueavec Cérès, parce ACADÉMUS (ACADÉMOS). Athénien q 11
que toutes deux étaient représentées presque révéla à Castor et à Pollux le lieu où .ta IL
de la même manière. Seulement, la première cachée Hélène leur sœur, que Thésée au it
se distingue en ce qu'elle porte, dans sa main enlevée. Pour reconnaître ce service, les L: l"
droite,une corne d'abondance renversée. cédémoniens, toutes les lois qu'ils ravn?èrei Il
ABOUDAD. Le taureau primitif en Perse. l'Attique, épargnèrent les jardins d'Académii- »•
ABOH-JAHIA.Nom de l'ange de la mort, situés à un quart de lieue d'Athènes, et renW*

,
on
chez les mahométans. portaient le nom d'Académie. Platon
ABOULODIRI. Nom du vautour que les Turcs plus tard ce nom célèbre.
appellent Akbaba.
ABRAX V. LABRAX.
ACALAIVTHIS
Ion Ant. Liberalis.
une des neuLPicrides, -.
0..
ABRAXAS. I. Nom que l'hérétiqueBasilidès ACALLÉ. Fille de Minos. On pense que-c'c^,.
à
,
donne l'Êtresuprême.—2. Sous ce nom on dé- la même qu'Acacallis.
signe aussi des camées de toute sorte sur les-
quels se trouvent des caractères mystiques ou
ACAMARCHIS.UnedesOcéanides.
ACAMAS- 1. Fils de Thésée et de Phèdr, C
an
1
r.,

cabalistiques; mais plus particulièrementceux et frère de Démophoon. Il fut député aux J,


oùl'onvoit représentée une Image ayant le Diomêde pour redemander Hélène
corps d'un homme, la tête d'un coq et les pieds Troyens. Dans cette ambassade, il eut de ',i
d'un dragon. Dans ses mains est un fouet, Laodicé, fille de Priam, un fils nommé Mu-
une couronne, ou un bouclier, portant l'ins- nitos. Il et
allaausiègedeTroie, fut un de
cription IAQ et celle d'Abrasax ou Abraxas. Il ceux qui s'enfermèrent dans le cheval de bois. ")
pierres guise d'amulettes se tua par accident, en tombant de cheval
On portait ces en
IAQ, le même sur sa propre épée. On donna son nom à l'une
ou talismans. Le mot que des tribus d'Athènes. 2. Fils d'Anténor et de

Jova (Dieu),, devait protéger le possesseur. Théano, et l'un des plus 'laillanH guirrifrs
EnAsie en Égypte et même en Espagne, on troyens; il commandait les Uardanien
a trouvé un grand nombre de ces camées. Les ÉnéeetArchiloque. — 3.Filsd'Ei'-our:i-.,.t
,
trois premtères lettres de ce mot corres- des Thraces; dans la guerre de Troiu il fwt
pondent aux initiales des trois mots hébreux tué par Ajax, fils de Télamon.
,
qui signifient Père, Fils, et St.-Esprit. ACANI. La foudre d'Indra.
ABRÉTIA. Nymphe qui donna son nom à ACANTHISouAJCAIVTHYLÏAIS. Eilled'Anto-
et
unecontréeflela Mysiequ'onnommait Abret- iloüs dhippodamie. Ses parents, ses trois
Me. frères et elle,ne pouvant se consoler Je la
ABRETTÉNOS.Surnom de Jupiter en Mysie. mortd'Acanthe,frère d'Acanthis,(luiavaitété
ABROCBÈTES- Foy. HABROCBUETÈS. déchiré par les cavales de son père, furent mé-
ABROCOMES. Voy. HABROCOMES. tamorphosés en oiseaux par Jupiter.
(
ABSÉE ABSEUS). Nom d'un géant, fils du
Tartare et de la Terre,
ACANTBO. foy.ACUAHTHO,
ACNTBOS. Fils d'Autonoiis et d'Jllppo-
damie. Il fut déchiré par les cavales de son Troie, beaucoup de Troyenneafurent en-
père, puis métamorphosé en acanthide. voyées hors du pays, pour éviter quelles ne
ACARA. Nom que Banier donne à une tour devinssent la pâture de ces monstres; car le
construite, dit-il, par Ismael et révérée des tribut qu'on devait payer consistait en jeunes
Homërites. filles. C'est ainsi qu'Égeste fut envoyée par <

AÇARIRA. Un des noms de Kàma, dieu de son père en Sicile, où elle eut un fils du fleuve
l'amour. Crimisus; ce fils, nommé Aceste, fonda la ville
d'Égeste ou Ségeste. Selon d'autres, le père
ACARMAS ou ACARNAN. Filsd'AIcméon et
deCallirrhôé.AIcméoaayantété assassiné par d'Égeste ayant été tué par Laomédon, elle fut
les fiis de Phégée, Callirrhoé obtint de Jupiter envoyée enSicile, où elle eut, de son amant,
que ses fils, encore au berceau, parviendraient qui l'avait accompagnée, un fils du nom
à
tout coupa l'âgeviril, afin de punirles meur- d'Aceste.
triers de leur père. Ilsen prirent en effet une ACESTOR. Sauveur, i. Surnom grec d'Apol-
vengeance éclatante, en exterminant la fa- lon, considéré comme dieu de la médecine. —
2. Filsd'Éphippus;futtuépar Achille.
(
ACASTE ACASTOS ).
mille entière de l'hégée.
Fils de Pélias, roi
d'Iolcos, et d'Anaxibia ou de Philomaque,
ACHAEA. Surnom de Cérès et de Pallas.
ACHÆUS (ACH/EOS). Fils de Xuthus et de
fut un des Argonautes. Ses sœurs, à qui Mé- Créuse, petit-fils d'Hellen et arrière-petit-fils
dée persuada qu'elle rajeunirait Pélias en fai- de-Deucalion. Ayant commis un meurtre in-
sant bouillir ses membres, le mirent en pièces volontaire, il passa dans l'Argolide, où il,
à cet effet. Acaste lui renditles devoirs de conduisit une bande d'Hellènes, qui prirent
la sépulture, et, après avoir chassé Jason et de lui le nom d'Achéens.
i
Méd ie, institua des jeux en mémoire de Pé-
lia. Pour les circonstances -de sa mort, et
ACBAIIIANTIS. Une des Danaïdes, femme
d'Echominus.
de elle de sa femme Astydamie, F~oy. ce mot. ACHANTHo.Mère du.SoteU,suivantCicéron.
ACCA. Sœur de Camille,reine des Volsques. ACHAREUS. l'ancratiaste qui, selon Hygin.
ACCA LARENTIA, LAÙRBSTÏA OU LA- lutta à Olympie contre Hercule.
RENTINA. Selon les uns, cette femme, après ACHATE(ACHATÈS). Fidèle.compagnon

avoir eu un fils d'Hercule, se maria, du temps d'Enée.
d'Ancus, avec un riche Toscan. DUe en hérita,
et à sa mort elle institua le peuple romain pour
ACBÉLOYDE (ACBÉLOIS]. I. Nompatrony-
miquedesSyrènes, fillesd'Achéloüs. — 2. Épi-
héritier. Selon d'autres , elle fut la femme de thète des Naïades dufleuve Achéloiis — 3. Ce
Faustulus, gardien des troupeaux de Numitor, se
nom.
Naïades.
donne, par extension à toutes le4
, Jlle sauva la vie à Roiuulus et à Rémus.
licence de ses mœurs (elle eut douze fils ACnÉLOiis (ACHÉLOOS). Dieu du fleuve
la
dehors du mariage) fitsurnorumerLupa, de ce nom (aujourd'hui Aspro-Potamo),le plu
qui signifie tout à la fois une louve et considérable de tous ceux qui arrosent la
femme de mœurs déréglées. De là cette Grèce. Il étaitfilsdel'Océan et de Téthis; selon
il
île qui donne Romulus età Rémus une d'autres, fils de l'Océan et de la Terre, ou, en-
ve pour nourrice. Ayant perdu un de ses core, du Soleil et de la Terre. Épris des charmes
elle adapta à sa place Romulus, lequel, de DéJanire, ilfut, avec Hercule, du nombre de
reconnaissance, prit le nom de ses onze ceux qui aspirèrent à sa main. Un combat de-
.ires, qtfonappelaitArvales. fut mise vait décider du choix de Déjanire. Les autres
au rang des divinités, et l'on célébrait annuel- amants, redoutant les deux terribles antago-
lement, en son honneur, des fêtes nommées nistes avec lesquels ils auraient à lutter, se
.aurentales ou Larentinates. désistèrent du combat. Achéloüs seul entra
ACCO. Espèce d'épbuvantail avec lequel les en lice contre Hercule. Vaincu dans une pre-
lITecs faisaient peur aux enfants. Compar. mière lutte, il revint à la charge sous la
nformo et Mphito. forme d'un serpent, et ensuite sous celle
ACDESTIS. foy. AGDISTIS. d'un taureau. Hercule le terrassa, lui arracha
ACÉLOS.Fils d'Hercule et defrlacis, esclave
une de ses cornes, et le força, selon quelques
iVO nphale. auteurs, à cacher sa honte au fond du fleuve
ACERBAS, et mieux AKHERBAS. Voy. Si- qui, depuis ce temps, porta son nom. Les
CHEE. nymphes remplirent de fruits et de fleurs la
ACIlSÉCOIÈS. Qui a une '-
longue cheve- corne d'Achéloiis, et en firent hommage à la
lure. Épithète d'Apollon. déesse del'Abondance. Properce dit qu'à force
ACÉSAiHÉsios. Père de Péribée. de pleurer sa défaite, il se changea lui-même
ACÉSIOS. Le guérisseur; épithète d'Apollon.
en fleuve. Il était révéré dans toute la Grèce;
Voy. ce mot. on l'invoquait dans les serments, les prières
ACESTE (ACESTÈS). Roi de Sicile, fils du et les sacrifices. Achéloüs, dans Homère,
euveCrimislIsetdelaTroyenne Égestc.Lors- est nommé roi ou prince, et Ephore nous
que Neptune et Apollon firent dévaster la dit que toutes les réponses que donnait l'o-
:ampagne de Troie par des monstres, sur racle de Jupiter, àDodone, portaient qu'en,
,e refus de Laomédon de leur payer le salaire devait faire des sacrrfices à Acbéloüs. Let
convenu pour la construction des murs de Égyptiens, qui avaient importé en Grèce
le culte du Soleil et de la Lune semblent par terre. Dans le partage du butin provenant
avoir donné à Achélous les attributs du Nil:
aussi le représentaient-ils sous la même forme,
celle d'un taureau avec une figure humaine et
,
de la prise de Thébé, villede Cilicie, Cliryséis.
fille d'un prêtre d'Apollon était échue en
tage à Agamemnon. Son père Chrysès, l'ayanl
par-
barbue.
AGHÉIUÉNIDE (ACHÉMÉNIDÈS), fils d'A-
redemandée en vain, obtint d'Apollon, dont il
était aimé, que l'armée des Hellènes serait affli-
damaste, natif d'Itbaque et compagnon d'U- gée de la peste. Alors Achille, voulant délivrer
lysse, fut abandonné sur le rivage de Sicile, le peuple de ccfléau, Insiste pourqu'on se ré-
tandis que les autres gagnaient le large, et se concilie avec le dieu, en donnant la liberté il
mettaient à l'abri de la fureur de PoLyphème, Chryséis. Contraint de la rendre à son père,
auquel ils venaient de crever I'oell. Virgile, Agamemnon exige d'abord un dédommage-
à qui nous devons cette fable tout entière, ment. Achille le lui promet, surle butinque don-
le fait recueillir par Énée dans un endroit nera la prise de Troie. Mais bientôt, voulant
désert de l'ilc, et dans l'état le plus misérable. tirer vengeance d'Achille en partfcnlier, Aga-
ACHÉRON ou ACHÉRUNS. Nom que, dans memnon lui ravitBriséis, sa captive chérie. Le
héros,ne consultantque sa fureur, va frapper
l'antiquité, on donna à plusieurs fleuves qui
avaient ceci de communavec celui des enfers,
qu'on en ignorait la source, ou une partie de Minerve s'élance précipitamment du sommet
:
le roi, sur lequel son glaive est déjà levé mais

leur cours. Ce mot se dit aussi pour les en- de l'Olympe, vient arrêterAchille, en le saisis-
fers. Selon quelques-uns, c'était un fils de la sant par la chevelure. Docile aux conseils de
Terre ou de Cérès, qui, pour avoir désaltéré la déesse, il cède Briseis à Agamemnon; mais
les Titans dans leur combat contre Jupiter, iljure qu'il ne prendra plus aucune part aux
fut précipité aux enfers, et changé en fleuve. combats. Pendant les dix ans que dure sa re-
ACHÉRONTIQUE. Qui a rapport à l'Aché- traite, les Grecs essuient des défaites mul-
ron. — Livres aehérontiques, livres composés tipliées, qui décidentenfin Patrocle àserevêtir
par Tagès,qui contenaient, dit-on, la science de l'armure d'Achille, son ami, et à combattre
étrusque et les rites infernaux. Il
à la tôle desMyrmidons. sauve-les vaisseaux,
ACHÉHUSIA ou ACHÉRUSls.I.Lae d'Egypte refoule les Troyens jusque derrière leurs
près deMemphis, au delà duquel on transpor- murs;mais alors il est tué par lIecLur, A cette
tait les morts jugés dignes de la sépulture. La nouvelle, Achille court le venger tout cède
barque qui les portait se nommait, dit-on, à sa fureur, les Troyens sont vainc, et
Baris, et le nautonier Cbaron. — 2. Lac d'Épire, Hector tombe sous ses coups. Trois fois il le
près duquel était une caverne par où Hercule traine autour de Troie, attaché parles pieds à
tira Cerbère desen[ers. -3. Lac de Campanie, son char. Cependant II se laisse toucher par les
larmes et les prières du vieux Priaiu, et lui rend
entre Cumes et Misène, à peu de distance de
l'Averne. — 4. Lac des_Enfers dans lequel se le corps de son fils. Achille toutefois ne devait
jette l'Achéron. pas voir la prise d'une ville àla chute de laquelle
ACHÉRUSIEIT, ENNE. Quise rapporte au il avait tant contribllé; une flèche fatale l'at-
lacAchérusie. teint: Homère ne nous apprend pas le nom
ACHILLE (ACHILLEUS). I. Fils de l'élée, de celui qui la lança. Voici le portrait que ce
roi des Myrmidons en Phthiotide, et de Thé- poète nous trace du plus beau, du plus agile
tis, le plus fameux des héros qui se signalè- et du plus vaillant des Hellènes.11 est doux et
rent au siège de Troie. Comme les portes pos- affable enverssa mère et ses amis, terrible dans
térieurs à Homère n'ont pas toujours suivi les combats, qu'il aime avec passion; hosplta.
les traditions que celui-ci nous a transmises à lier, bienfaisant envers les malheureux, franc
son sujet, nous exposerons succinctement ce et sans ménagement dans le conseil. Il pou-
que l'Iliade et l'Odyssée nous offrent de remar-
quable sur ce liéros, et les différences qui se
rencontrent dans les récits des autres poètes.
:
vait jouir d'une vie langue et paisibledanssa
patrie il la sacrifie pour une vie courte, mais
glorieuse. Intraitable quand son honneur est
Dans sa plus tendre enfance, il eut pour pré- attaqué, furieux dans sa colère, inflexible pour
cepteur Phoenix, qui lui enseigna l'éloquence Agamemnon, il est soumis et obéissant aux
etla guerre, et qui l'accompagna aussi dans dieux. Scion les poëtes postérieurs à Homère,
l'expédition de Troie. Il était musicien, et fut Thétis, voulant détruire tout ce qu'il y avait de
instruitdans la médecine par le centaure Chi- mortel dans son fils, l'exposait, dans sou en-
Il
ron. à
sejoignit la flotte d'Agamemnon avec fance, toutes les nuits, à un feu violent, et
pansaitses plaies-avec de l'ambroisie. Un jour,
10 vaisseaux, et nn grand nombre de guerriers
et
myrmidons,hellènes aehéens. Devant Troie Pélée, voyantson fils au milieu d'un grand feu,
il se signala bientôt par les pins nobles exploits, ponssa un cri de frayeur; Thétis alors aban-
quoique sa mère lui eut prédit que la brièveté donna l'enfant, et se réfugia chez les Néréi-
de sa vie serait en proportion de la grandeur des. Une autre tradition porte qu'à sa nais-
de sa gloire. Il fut le favori de Minerve et de sance sa mère le plongea dans le SLY', ce
Junon, et, selon l'expression d'Homère, le qui rendit son corps invnlnérable, excepté le
rempartdes Grecs. Partout où il se présente, talon par où elle le tenait. 11 fut élevé par le
il triomphe; il ravagcles alentours de Troie, centaure Chiron, qui, pour loi donner de la
et va détruire douze villes par mer, et onze force, le nourrissait de la moelle des bètl's
féroces. Ayant sacrifié à la muse Calliope, il placé au nombre des immortels. Les Grecs
la supplia de lui accorder le don de la musique déposèrent ses cendres au promontoire de Si-
et dela poésie.Celle-ci ne voulut luienaccor- gée, lui rendirent des honneurs divins, etéle-
der que ce qui lui serait nécessaire pour char- vèrent des temples à sa mémoire. Les Thes-
mer ses ennuis,lui promettant toutefoisqu'a- saliens surtout célébraient annuellement des
près sa mort un poète naîtrait (Homère), qui,
chantantses exploits, le rendrait immortel.
fêtesen son honneur. -2. Fils de laTerre, qui
donna l'hospitalité à Junon, lorsqu'elle fuyait
Il avait atteint l'âge de neufans, lorsque les poursuites de Jupiter, et qui la détermina
Calchas prédit qne sans lui Troie ne pour- à se rendre aux désirs de son époux. -3. Fiisde
rait être prise. Thétis, instruite que son lils Jupiter et de Lamia, auquel l'on adjugea le
devait y périrs'il s'y rendait, et craignant son prix de la beauté, mais que Vénus punit en le
caractère belliqueux. l'envoya, déguisé en faisant soupirer en vain pour l'Oréade Écho,
femme, sous le nom de Pyrrha, à la cour de et en le frappant de laideur.—4.Précepteur du
Lycomède, dansl'ile de Seyros. Achille ayant centaure Chiron, dont celui-ci donna le nom
conçu de l'amour poar Déidamie, fille du roi, à son élève, le célèbre Achille.
l'épousasecrètement, et en eut un fils nommé ACHILLIDÈS. Nom patronymique de Pyr-
Néoptolème,ou Pyrrhus. Cependant les Hellè- rhus, fils d'Achille.
nes ne pouvant prendre Troie sans le secours ACHIROÉ ouACHIRRHOÉ.Fille de Nilus.
d'Achille, chargèrentUlysse del'yamener. Ce- Elle eut deux enfants de Silhon, lils de Mars,
lui-ci:ayanL,découvert le lieu de sa retraite, Palléne et Rhœtie.
vint chez Lycomède, travesti en marchand, et ACHLYS. La tristesse personnifiée, dans
étala devant toute la cour des bijoux, parmi Hésiode.
lesquels se trouvaient des armes. Achille se ACHMOGH. Un des princes des Dévas. Au
trahitbientôt par l'cmpressement avec lequel pluriel, le nom d'Achmoghs s'appliqne qllel-
il s'en saisit, et ne put refuser de suivre Ulysse quefois à tous les Dévas supérieurs ou subal-
au siège de Troie. J'lutarque et Philostrate ra- ternes.
content, au cODtralre,qu'.,\chille était allé à Scy- ACHOLOÉ. Selon quelques auteurs, une des
ros pour venger le meurtre commis par le roi Harpies.
I.ynomcdt: sur son hôte Thésée, et qu'il s'em- AcnOR. Dieu destructeur des mouches,
para de cetteîle. Mais le roi s'étant justifié à ses adoré des habitants de Cyrène.
yeux, d'ennemi qu'il était, Achille devint son ACHTÂVACRA. Nom d'un pieux et savant
ami, et bientôt après son beau-tils. — Départ solitaire dont l'histoire est racontée dans le
pour Troie. — Des vents contraires empê- Mahabharata.
chantla flotte de sortir du port d'Aulis, le de- ACIITORET. Divinité phénicienne, plus con-
vin Calchas déclare qu'Agamemnon ne peut nue sous le nom d'Astarté.
rendre le ciel propice qu'en sacrifiant sa ACIIMLIA. 1. Surnom de Vénus. — 2. Fon-
fille Iphigénie. Sous prétexte de la marier à taine de Bœotie, consacrée à Vénus.
Achille, son père l'attire dans le camp; ACIDUSA. Fontaine de Bœotie, qui tenait
Achille veut la sauver, mais elle préfère mou- son nom d'Acidnsa, épouse de Scamandre (ri-
rir pour le salut public. Devant Troie, il tue vière de Bœotie), et mère de trois filles révé-
l'enthésilée-ffoy. cemot), belle et vaillante rées chez les Grecs saus le nom de Charites
reine des Amazones qui étaient venues au (Grâces).
ccours des Troyens. 11 ouvre le casque de ACINACÉ. Nom d'une divinité scythe. C'é-
(Pentliésilée, voit sa beauté, et déplore amè- tait une lame de sabre, élevée sur une quille
rement sa mort.lance Thersite insulte à sa douleur, de bois, devant laquelle avait lieu tous les ans
chillf
Uenfonce sa dans l'œil de la reine
le tue d'un coup de poing. — La mort
; le sacrifice appelé Hippobolc.
ACINÉTOS. Un des filsd'Hercule et de Mé-
(l'Achille est racontée de diverses manières: gara.
les uns l'attribuent à Apollon. qui, craignant
u'Achille ne détruisit lesmurs de Troie, que
Neptune et lui avaientconstruits, prit la forme

;
lie Pàris, et le blessa mortellement d'une
èche an talon les antres rapportent qu'il fut
Polyphème ,
ACIS. Berger de Sicile, fils de Faune et de
la nymphe Symsethis. Il était aimé de Galatée.
son rival, en conçut tant de ja-
lousie qu'il l'écrasa sous un rocher. Les dieux
changèrent Acis en fleuve.
ssassiné
kemple traîtreusement par Pàris, dans un
à
d'Apollon Thymbré, durant une entre-
1.
ACMON. UndesDactyles. Voy. ce mot.—
2. Compagnon de Dioinède, natif de Fleuron
vue qu'il eut avec Polyxène, fille de Priam, des en Ælolie, changé en cygne par Vénus; -3. Fils
charmes de laquelle il était épris, et qui lui de Clytios de. Lyrnesse, frère de Mnesthée
avait été promise en mariage, è- condition et compagnon d'Énée.
l''il prendrait paru pour les Troyens. Ajax ACMONinÈs. 1. Descendant d'Acmon. — 2.
tt Ulysse sanvent son corps des mains de Nom qu'Ovide donne à un Cyclope.
l'ennemi. Thétis déclare donner ses armes à ACOÉTÈS. 1 Pilote tyrrhénien. —2.Serviteur
celui quiasauvé son corps. Aj-ax et Ulysse se d'Évandre. — 3. l'ère de Laocoon.
es disputent; c'est ce dernier qui les obtient. ACONTÈS.Un des solils de Lycaon. Il fut
La déesse, tout en pleurs sur le tombeau de
n fils, apprend de Neptune qu'Achille sera
foudroyé avec 48 de ses frères par Jupiter.
Voy.LYCAON.
ACONTÉE (ACONTEUS ). I. Compagnon de
Persée,qui, aux noces de celui-ci, fut changé
sont pas d'accord sur les causes de cette mé-
tamorphose. Les uns disent qu'il avait surpds
en pierre, à la vue de la tête de la Gorgone.
— 2 Dans Virgile, c'est le nom d'un Latin qui
succomba dans une attaque de cavalerie.
;
la déesse nué, tandis qu'elle se baignait dans
la vallée de Gargapliie d'autres, qu'il s'était
vanté de surpasser Diane dans l'art de la
ACONTIUS (ACONTIOS). Ovide lui attri- chasse; ou encore qu'il s'était approprié le
bue ce qu'Ant. Liberalis nous raconte d'Her-
mocharés. Voy. ce mot.
gibier qui devait être sacrifié à cette dée;
ou enfin qu'il était coupable de convoiter l'a-
ACRAGAS. Fils de Jupiter et d'Astérope, mante de Jupiter, Sémélé. — a. Fils de Mé-
fondateur de la ville d'Acragas, nomgrec d'A- lissus. Archias, un des Héraclides, voulut en-
grigente. lever le bel Aclæon, qui fut tué dans la mé-
ACRADIA. Ermitage, demeure d'un pieux lée.-AlorsMélissuspèred'Actseon, se précipita,
solitairej dans l'Inde. dans son désespoir, du haut d'un rocher, après
ACRATOPHORE (ACRATOl'HOROS). Qui avoir invoqué la vengeance des dieux. Ceux-
apporte le vin pur. Surnom sous lequel Bac- ci l'exaucèrent, et affligèrent Coriathe d'une
chus était adoré chez les Phigaléens en Ar- peste et d'une famine. L'oracle ordonna que
cadie. l'on apaisât le dieu irrité, Neptuie, et quel'on
ACRATOS. Génie de la suite de Bacchus. vengeât la mort d'Actzon. En conséquence,
On voyait son image, selon Pausanias, à Archias quitta le pays, et fonda en Sicile la
Athènes, dans le temple de Bacchus, situé ville de Syracuse.
entre le Céramique et la porte du Pirée. ACTÆOS. I. Voy. AGRAULOS. nO i.—2. Fils
ACRÆA. i. Fille du dieu du fleuve Asté- du fleuve de Scythie Istcr, et frère d'Iloros.
rion, nourrice de Junon. Une montagne a pris Les deux frères figurent dans la guerre de
d'elle son nom. Troie comme alliés des Troyens. — 3. Selon
ACRlEOS, ACU/EA. Elevé, élevée. Nom Phérécyde, un guerrier de ce nom, époux
donné à plusieurs divinités honorées sur des de Glaucé, fut le père de TélamOD. — 4. Sur-
montagnes.
ACR.'EPHEUS. Fils d'Apollon, fondateur
de la ville d'Acrœphia en Bœotie.
nom de Jupiter.
;
ACTIS. Fils du Soleil (Hélios) passa de
Grèce en Egypte, et y fonda Héliopolis.
ACRIAS. Un des prétendants d!Hippodamie. ACTIOS. 1. Épithète d'Apollon, qui avait un
ACRlSWYÉlS. Nom patronymique de Da- temple magnifique sur le promontoire d'Ac-
naé, fille d'Acrisius.
ACRISI-ONIADks. Descendant d'Acrisius. Il ;
tium. -2,ChezThéocrite, ce luulestajouté une
seule fois au nom de Pan il Indique alors que
ce dieu protégeait les côtes; dans ce cas, IL
ACRISIUS ( ACRISIOS ).
désigne particulièrement Persée.
Fils d'Abas et d'O-
calée;petit-iflsdeLyncéc; arriere-petit-fils de
racine est àxTrç, qui signifie côte.
ACTOR. 1. Descendant de Hellen, fils de
Danaiis; frère jumeau de Prœtus. Il chassa
celui-ci du royaume d'Argos. dont ils s'étaient
--
Myrinidon et de Pisidicé. 2. Filll d'Hippasus,
et l'un des Argonaullts. 3. Fils de Déion et
longtemps disputé le sceptre. Mais Prœtus de la fille de Xuthus nommée momédé, père de
étant revenu avec des troupes que les Lyciens Menœtius aïeul de l'atrocle. —4. Fils de Phorbas
lui avaient fournies, et ayant pris la ville de et d'Hyrmine, père d'Eurytos et de Ctéatos. —
Tirynthe, que ses amis, les Cyclopes, entourè- 5. Fils d'Axeus; petit-fils de Clymènus; père
rent de murs, les deux frères se partagèrent d'Astyoché; aïeul d'Ascalaphc et de laltué-
entre eux le royaume. Acrisius eutpour sa part nus.—6. Fils deNeptune etd'Asa«ède,frère de
Argos, et Prœtus, Tirynthe. Acrisius eutd'Eu- Bélus et de Dictys. — 7. Fils d'Acastc, tué par
rydice, fille de Laomedon. une fille nommée accident,dans une chasse, par l'élee. — 8. Com-
Danaé. Voy. ce mot. On lui attribue d'avoir A
pagnon d'Énée.—9. uronce, daat Turnus pos-
rassemblé pour la seconde fois le conseil des sédait le javelot.
Amphictyons. Il luttuéparsonpetit-fils Per- ACTORIDÈS. Patronym.Descendant(TActor.
sée. Voy. ce mot. ,Il désigne particulièrement Puémetc.
ACON. Héros natif de Cortone, ville d'E- AÇUMAN. Nom de l'ange qui préside au
trurie, et compagnon d'Énée: Il futtué par 25e jour de chaque mois de l'année, en Perse.
Mézentlus. IlÇVAMEDUA. Le sacrifice EÉalou emblé-
ACRORLTÈS. Qui habite les lieux élevés. matique d'un cheval chez les Indiens.
Épitliète donnée à plusieurs divinités, mais AÇVATARA. Un des chefs des Nâgas.
à
surtout Bacchus.
ce
AÇVATTHA. Le-figuier sacré des Indiens.
Açvirq.Nom de deux trèresjuineaux, m
ACT/EA. i. Surnom de Cérès.^oy. mot.
- x.Nom d'une Danatde. Voy. ÆGYPTUS. — decins célestes, etfils du dieu SOUfya.

action, i.
3. Fille de Nérée et de Doris.
Fils d'Aristée et d'Autonoé,
petit-fils de Cadmus. Élevé par Chiron, Il de-
AÇVINI.Femme deSourya et marc des Aç-
vins.
ADAD. Divinité de la Phénicie et de t'As-
syrie. Il estflualifié de roi des Uicull.
vint un des plus fameux chasseurs de son
temps. Il menait avec lui 5o couples de chiens, ADAGODS. Divinité haraftphradite des
qui le déchirèrent snr leCithéron, après que Phrygiens. Voy. AGDISTIS.
Dtone l'eut change en cerf. Les poètes ne ADAL. 4e fils du dieu UrL
ADAMANTÉE
de Jupiter,en
matthée.
, (ADAMANTOEA). Nourrice
la
Crète, peut-être
-
même qu'A-
ADON, le même qu'Adonis.
ADONÆA et ADONIAS. Surnoms donnés à
Vénus à cause de son amour pour Adonis.
ADAMAS. I. Inflexible. Épithète de Pluton. ADONÉE (ADONEUS). 1.
Nomparlequelles
- 2. Troyen tué par Mérion au siège de Troie. Arabes, suivant Strabon, désignaient le soleil.
ADAMASTOS. Indomptable, 1. Épitbète de Il est probable qu'Adoneus est le même mot
Mars, d'Hercule, de Pluton, etde Minerve.- qu'Adonaï. — 2. Surnom de Bacchus.
2.Père d'Achéménide. ADOIMIA. Fêtes en l'honneur d'Adonis;
ADARGATIS ou ATERGATIS. Divinité sy- elles prirent naissance à Biblos en Phénicie,
rienne, femme d'Adad. La même que le dieu et se répandirent ensuite en Egypte et en
Dagon, selon Seldeu. Dans les monuments an- Grèce. ABybloselles duraient deuxjours. Les
ciens,Adargatis est représentée sous la forme femmes seules les célébraient le 1er jour
d'une femme dont les parties inférieures sont par des lamentations sur la mort d'Adonis,
celles d'un poisson. le 2e jour par des cris de joie sur sa résur-
ADDIRDAGA OU ADDIRDAG. roy. ADAR- rection. Les joursoù l'on célébrait ces fêtes
GATIS. étaient regardés comme funestes.
ADÉONA. Selon S. Augustin, c'était le nom ADONIS.1.FilsdePhœnixetd'Alphésibée,ou
d'une déesse romaine invoquée par les voya- du roi assyrien Théias etdeSmyrna (Myrrha),
geurs lorsqu'ils se mettaient en route. ou de Cinyraset de Métharmé, ou enfin de Ci-
ADÉPIIAGIA. La gourmandise déifiée. Se- nyras et de Cenchréis. Selon Apollodore,
lon quelques-uns, elleavaitun temple enSicile. Smyrna, enflammée d'unepassion incestueuse
ADÉPHAGOS. Qui mange tout son soûl. pour son propre père, passa douze nuits au-
Epithète d'Hercule.
,
ADER ou AZER.Un des Izeds et celui qui
préside au feu.
près de lui, sans qu'il sût que c'était sa
fille. La reconnaissant enfin, il la poursuivit
l'épée à la main. Smyrna, sur le point d'être
ADÈS. Voy. HADÈS. atteinte, implora l'assistanceles dieux. Ceux-ci
ADIANTE. Danaïde, épouse de Daïphron. la changèrent en l'arbre qui produit la myr-
ADIBHOUTA. Premierêtre. Un des noms rhe. Dix mois après, l'arbre s'ouvrit, et Ado-
de Brahmâ. nis naquit. Vénus, charmée de sa beauté,
ADIBOUDDHA. Nom del'Être suprême dans s'empara de lui, et, pour le cacher aux autres
le système du bouddhisme. dieux, le confia à Proserpine. Mais celle-ci,
ADIÇÉCHA. Un des noms du serpent Çécha. également éprise de lui, refusa de le rendre.
ADIGOS. Qui est injuste. Épithète de la Jupiter décida qu'il vivrait désormais quatre
Vénus Libyenne. mois pour lui-même, quatre mois près dePro-
ADlDÉVA. Premier dieu. Un des noms de serpine,etautant près de Vénus.Toutjeune en-
Vichnou. core, Diane le fit tuer à la chasse par un san-
ADIRDAG. Voy. ADDIRDAGA. glier furieux. D'autres racontent différemment
ADITI. Fillede Datcha, épouse favorite de cette fable. Cenchréis, mère de Smyrna, ayant
Kaçyapa, et mère des dieux. irrité Vénus en élevant la beauté de sa fille
ADITYA. Nom des douze dieux filsd'Aditi. au-dessus de celle de la déesse, ce fut celle-ci
!,cs Adityas, qui représentent les 12 formes du qui, pour sevenger, inspira à Smyrna sa fatale
soleil, président aux mois de l'année. passion. Son père l'ayantreconnue, et la pour-
ADJA. 1. Quin'estpas ne. Un des noms de suivant, Vénus la changea en un arbred'où dé-
Vichnou, de Siva, et de Kama. — 2. Père de Da- coule la myrrhe. Le père, dans sa fureur, frappa
caratha. l'arbre, quis'entr'ouvrit,et donna le jour à Ado-
ADJAIKAPADA. Un des onze Roudras. nis, lequel bientôt se fit remarquer par son ex-
ADMÉTÉ. 1. Océanide. -2. Fille d'Eurysthée trêmebeauté. Vénus, blessée accidentellement
et d'Antimaque. C'estpour elle qu'Hercule dut paruneflèchedeCupidon qui l'embrasait, con-
conquérir le baudrier de Mars, que portait
Hippolyte,reine des Amazones. Selon d'autres,
çut un violent amour pour Adonis, et parta-
gea avec lui les plaisirs de la chasse. Quoique
rêtresse de Junon a Argos, Admété s'enfuit averti par Diane qu'il courait de grands dan-
le là à Samos, emportant l'image de la gers en poursuivant les bêtes féroces, un
teesse. Des pirates osèrent jour il blessa un sanglier, qui le tua. De son
enlever la statue;
mais à peine leurvaisseau rent-il reçue, qu'il
resta immobile, jusqu'à ce que les pirates se
ussent résignés à la
rendre. Admété, à son
:
sang naquit la fieur nommée anémone. — Ce-
pendant Bion(Id. 1, 64) chante « Vénus versa
autant de larmes qu'Adonis répandit de sang.
jour,
MI
rapporta l'image dans le temple d'Argos. Du sang naquirent des roses, et les larmes
mémoire de cefait, on célébrait une fête produisirent des anémones. » — Les gouttes
nnuelle qu'on nommait Tonées. de sang de Vénus, qui, dans sa précipitation
ADMÉTO. La ménie qu'Admété n° à aller secourir son amant, s'était blessée
ADMÈTE(ADMÉTOS). Fils 1.
dePhérès.On le auxépines, tombèrent sur des roses blanches,
comptait parmi les chasseurs de Calydon et qui, depuis ce temps, devinrent rouges. Ado-
parmi les Argonautes. Il eut Alceste pour nis devait descendre dans le royaume des
épouse , etfut l'amid'Hercule. ombres; mais il lui fut permis de passer six,
ADOD. Voy. ADAD. mois paran auprès de Vénus. Du double ma-
riage de VénusavecMars etavec Adonisnaquit assiégèrent les sept tours. Cependant le devin
:
Priape. En outre, Adonis la rendit mère de deux Tirésias prédit la victoire aux Thébains, si
enfants Golgos, fondateur de la ville de ce Ménœcée, fils de Créon, consentaitàse vouer
nom en Chypre, et Béroé. On célébra des fê- à la mort, ce que fit le Jeuue héros. Alors
tes en sa mémoire chez presque tous les peu- les Thébains, quoique l'ennemi eût déjà esca-
ples anciens, chez les Romains, les Grecs, les ladé leurs murs, restèrent viclorieux. Jupiter
Assyriens et les Phéniciens. roy, ADONIA. lui-même foudroya Capanéc, déjà parvenu
la
EnPhénicie.prèsde villedeByblos, ily jusqu'au faite d'une des tours; puis Étéocle
avait un fleuve qui portait le nom d'Adonis. et Polynice se tuèrent l'un l'autre dans un
Ses eaux prenaient, à un certain temps de combat singulier, et leur mort mit fin à la
l'année, une teinte rougeàtre, à cause des guerre. Tous les héros argiens restèrent sur
sables du Liban que le lent y poussait. On le champ de bataille, hors Adrastc, qui par-
croyait que c'était le sang d'Adonis qui cou- vint à se sauver, grâce à la vitesse du cheval
Il
lait, et c'était le signal pour commencer les Arion, qu'Herculeluiavaitdonné. seréfugia
fêtes. à Athènes, où il supplia le peuple, par l'autel
ADPORINE. Voy. ASPORINE. de la Miséricorde (Eleos), de l'aider à faire
ADRAMÉLECH. Divinité syrienne. enterrer les morts auxquels Créon, qui régnait
ADRANOS. Divinité adorée en Sicile, où alors à Thèbes, avait refusé les derniers hon-
elle donna son nom à la ville d'Adranon. Près neurs. Les Athéniens, Thésée à leurtête, mar-
;
de son temple on nourrissait environ mille chèrent à son secours Thèbes fut prise, etles
chiens sacrés, plus grands et plus beaux en- funérailles eurent lieu. Dixans après, Adraste
core que les chiens molosses. Ces chiens, la excita les fils des héros restés devant Thèbes
nuit, servaient de guides aux hommes ivres, à venger la mort de leurspèras. Voy. snr-cclt£
et veillaient à la garde du temple. nouvelle expéditionÉPIGONES. — 2.Fils d'Her-
ADRASTE (ADRASTOS). 1.Fils deTalaüset cule, qui, sur l'ordre d'Apollon, se précipita
de Lysimaque,ou deLysianassa ou d'Eurynomé, avec son fils Hippenoos dans les flammes.

: ,
roi d'Argos. Son épouse était Amphithéa. fille — 3. Troyen que Ménélas fit prisonnier, et
de Pronax. Il eut pour enfants Argie Hip- qu'Agamemnon immola, malgré ses suppli-
podamie, Déipyle, Ægialée, Ægialeus, Cyanip- cations et la forte rançon qu'il offrait.—4.Fils
pe. A l'occasion d'une sédition, Talaüs fut du devin Mérops et allié des Troyens. Il était
tué avec beaucoup d'autres, et Adraste fut allé à la guerre contre la volonté de son père,
il
forcé de prendre la fuite. Il se réfugia chez et futtuéparPatrocle. La ville d'Adrastée,
son grand-père Polybe, roi de Sicyone, hérita près de la Propontide, lui doit son nom.-
après sa mort du royaume, et fonda les jeux 5. Filsde Polynice, dont la statue se trouvait
Pythiens; après quoi il retourna à Argos, et à Argos.

réfugié de Calydon ,
donna sa sœur en mariage à celui qui l'avait ADRASTÉ. 1. Unedessuivantes d'Hélène. —
chassé de ses États. Tydée et Polynice, l'un 2. Déesse de la guerre chez les anciens Bre-
l'autre de Thèbes, se tons.
rencontrèrent à Argos devant le palais d'A- ADRASTÉE OU ADRASTIE, (ADRASTEIA).
et
draste, s'attaquèrent mutuellement. Adraste, 1. Épithète de Némésis. 2.Fille deMélissus
accourant au bruit, reconnut en eux les hom- et sœur d'Ida. Rhée leur—avait confié à toutes
mes que l'oracle lui avait désignés comme ses deux le soin de diriger l'enfance de Jupiter.
futurs beaux-fils; il les réconcilia, leur donna ADBASTINÉ. Filleoupetite-fille d'Adraste.
ses filles en mariage, et leur promit même de Il s'emploie pour Ægialée.
les rétablir dans leur patrie. Il se prépara donc ADRASTIS. Fille d'Adraste, nommée ordi-
à la guerre contre Thèbes, quoiqu'Amphiaraüs nairement Argie. Voy. ce mot.
lui eût prédit que tous ceux qui prendraient ADRIÇA. Littéral., roi des montagnes. Un
part à cette expédition succomberaient, ex- des noms de Siva.
cepté lui-même Adraste. Cette guerre est cé- ADYTÉ. Danaïde, épouse de Métaleès.
lèbre sous le nom d'expédition
contre Thèbes. Ces sept chefs ou rois étaient: je/ea^,Surnom
des sept chefs

Adraste, Pelynice,Tydée, Amphiaraüs, Capa- de Médée et(JEACIDÈS). de Calypso.


de Circé,
Surnom commun à,
née, Hippomedon,Parthénopée. Les poëtes ÆACIDE d'Æaque, comme Pélée,
varient sur les noms de quelques-uns de ces tous les descendant
rois. C'est vers l'an Ina av. J. C. qu'Adraste Télamon, Phocos, Achille, Pyrrhus,ÉAQUE.
etc.
entreprit cette expédition.Parvenus Jusqu'au ~EAQCE (ÆACOS). Voy.
Cithéron, les chefs envoyèrentTydée sommer ÆCHMAGORAS. Fils d'Hercule et de Phillo.
Étéocle de céder dès ce moment le sceptre à Aprèsluiavoir donnéejour,Phillofutexposée
Polynice, suivant la convention faite entre avec son enfant par son père Alcimédon,lieu hé-
les deux frères. Voy. ÉTÉOCLE. Sur le refus ros arcadien. Hercule, passait près du
d'Étéocle, Tydée provoqua successivement où la mère et l'enfantse trouvaient, fut attire
plusieurs Thébains, qu'il vainquit. Lorsqu'il se vers eux par les crisd'un geai qui imitait les
mes en embuscade pour le faire périr, Tydée fils, et
1A.
retira, lesThébains ayant mis cinquante hom- gémissements d'un enfant. Il reconnut
nommafontaine du geai la fontaine j
les tua tous, excepté Méon. Alors les Argiens qui se trouvait près Pandarcos.
s'avancèrent vers les murs de Thèbes, et en - AÉDON. 1. Fille de
de
son

Silon Homère,
elle épousaZéthus, roi de Thébes. Jalouse du nymiques delafille d'Æétès.Ils se disent par-
bonheur deNiobé, épouse d'Amphion, qui ticulièrement de Médée.
;
avait six fils et autant de filles, elle voulut as-
sassiner l'aîné des fils de celle-ci mais elle tua
par mégarde le sien propre, Itylos. Jupiter,
ÆGÉ. Le même qu'Ægis Égide.
.ÆGÆ". 1. Surnom de Vénus. — 2. Reine des
Amazones, de laquelle on prétendait que la
ayant pitié d'elle, la changea en rossignol, et mer Égée tenait son nom,
sous cette forme elle gémit encore sur son ÆGÆON. Voy. ÉGÉON.
ÆGÆOS. Surnom de Neptune et de Né-

crime. — Les poëtes postérieurs à Homère ra-
content cette fable ainsi Aëdon était l'épouse
de l'artisan Polytechnos ColophonenLydie , reus.
ÆGÉE,ÆGEUS.I.Fils de Pandion et de Pylia.
et elle lui donna un fils nommé Ithys. Mais il
De concert avec ses frères pritpossession de
l'Attique, et obtint en partage Athènes et son
comme ils se glorifiaient de surpasser en mu-
tuel amour Jupiter et Junon, celle-ci leur en territoire, dont les Métionidess'étaient empa.
voya la discorde (Éris), qui suscita entre eux rés, après avoir chassé Pandion. N'ayant pas eu
une rivalité de travail, Ilsconvinrent que ce- d'enfants de ses deux premières femmes, il
lui qui aurait le premier terminé sa tâche re- alla consulter l'oracle. sur la foi duquel il
cevrait de l'autre, pour récompense, une es- s'unit ensuite à Æthra, fille de Pithée, roi de
clave. Grâce à l'assistance de JURON, Aëdon Trœzènes. Il eut d'elle Thésée. Voy. encore
fut prête la première. Irrité d'être vaincu, surÆgée les motsANDROGÉE et THÉSÉE.
Polytechnos se présenta chez son beau-père, — 2. Descendant de Cadmus, révéré à Sparte
se disant envoyé de sa femme, pour amener comme un héros.
à celle-ci sa sœur Chélidon. Pandaréos lui JBGÉONEUS. Un des cinquante fils de Priam.

,
confia sa fille, et ils partirent ensemble. En
chemin, Polytechnos la déshonora, lui coupa
les cheveux larevêtit d'habits d'esclave, et
la menaça de la mort si jamais elle révélait
ÆGÉRIOS. Surnom de Jupiter, dans une ins-
cription que donne Gruter.
ÆGIALÉ. 1. Fille ou petite fille d'Adraste, roi
d'Argos.etfemmedeDiomèdes. Vénus, irritée
decequeDiomèdesavaiteul'audaccde la
ce crime. Ainsi déguisée, illa donna à sa
propre sœur comme esclave. Celle-ci découvrit
bientôt la vérité; et les deux sœurs, pour se
à
blesser au siége de Troie, inspira Ægialé,
son épouse, une passion criminelle pourCo-
venger, tuèrent le fils de Polytechnos, le cou- métès, son principal ministre. Diomedes. à
pèrent enmorceaux, etlelui firent servirpar son retour de Troie, dut se réfugier à l'autel
un voisin, tandis quelles-mêmes se réfugiaien t de Junon, pour sauver sa vie. Plus tard il
auprès de leur père. Polyteehnos découvrit le passa enItalie. — 2. Une des sœurs de rhaB-
crime, et poursuivit immédiatement les cou- ton (Voy. ce mot). Elles furent métamorpho-
pables. Mais ses propresserviteurs le saisirent, sées en peupliers, et leurs larmes chan-
le garrottèrent; et après l'avoir couvert de gées en ambre. — 3. Fille de Jupiter et d'Au-
miel,Ils l'exposèrent dans un champ. Aëdon tonoé, une des trois Grâces. Ægialé ici n'est
elle-même.eut pitié de son état, et chassa les peut-être qu'une corruption du nom d'Aglae'.
insectes qui l'incommodaient. Son frère et ses ÆGIALÉE (ÆGIALÉIA). Forme poétique
parents, irritésde la partqu'elle prenait au du mot Ægialé.
sort desonépoux, voulaient la tuer. Mais Jupi- ÆGIALÉE. I. Fils d'Inachus et de l'Océa-
ter,pourarrêter le cours des calamités de cette nide Mélia, frère de Phoronée, et roi d'A-
maison, les changea tous en oiseaux, Panda- chœa de l'Achaïe). C'est, dit-on, à cause de
rùos en aigle de mer, Polytechnos en pie, Aëdon lui que plusieurs écrivains donnent à cette
en rossignol, son frère en huppe, et sa sœuren contrée le nom d'Ægialée ou d'Ægialos. —
hirondelle. -2 Surnom de Minerve. 2. Fils du roide ColchideÆétès; ordinairement
ÆA. i. (Aia) Forme poétique pour le mot Il porte le nom d'Absyrtos. Voy. ce mot.
(yîj), terre. — 2. Chasseresse que les dieux
changèrent en une presqu'île du même nom,
- 3. Fils d'Adraste et de Démonassa, l'un des
Épigones, et le seul d'entre eux qui périt de-
pour la soustraire aux poursuites de Phasis, vantThèbes. Voy. ADRASTE, ÉPIGONES.
dieu du fleuve de ce nom. Dans les fables les ÆGIDES. Nom patronymique des descen-
plus anciennes, cette presqu'île, celle-là dants d'Ægée, et particulièrement de Thésée.
même vers laquelle les Argonautes se dirigè- ÆGIDOUCHOS et ÆGIOCROS. Qui tient
rent, était la Chersonèse Taurique (Crimée). VyEtjide. Surnoms de Jupiter, et plus tard
Plus tard, ce fut la Colchide. Homère donne de Minerve.
aussi ce nom à une île située sur la côte oc- .ÆGlftllOS. Roi des Doriens, près du Pinde.
cidentale del'Italie. Strabon le nomme Æpalios.
ÆÉTÈS. Fils du Soleil et de Perséis, fille ÆGINE. Fille du fleuve Asope. Elle fut ai-
de l'Océsn, et roi de Colchide. Il fut père de mée de Jupiter, qui la visita sous la forme
Médée, de Chalciope et d'Absyrte, et eut d'une flamme. Asope, courroucé du rapt de sa
fille, s'étant mis à sa poursuite, Jupiter le frappa
pour sœurs Circé et Pasiphaé. Voy. son his- de la foudre; puis Il transporta Ægine elle-
toire plus détaillée, aux mots PHRIXUS et même dans l'île d'OEnone. ou, selon Pindare,
JASON.
d'OEnopie, qui depuis lors porta le nom d'JE-
Æ£TIA.S, ÆËn:VÉ, ÆÉTAS.Nomspatro- gine. Ce fut là qu'ellelerendit père d'vEaque.
MGINAEA. Surnom de Diane, qui était par- ainsi la haine de Néophron, fils de Timandra,
ticulièrement révérée à Ægine. qui, pour se venger, se fit aimer de Bulls,
ÆGIPAN. Fils de Jupiter et d'Æga, ou, mère d'Ægypius;ensuite, informé de l'heure à
suivant quelques-uns, frère de lait de Jupi- laquelle Ægyplus devait venir trouver Timan-
ter; qui le plaça au nombre des astres, sous la dra, Néophron la fit sortir et lui substitua
figure d'une chèvre. Jupiter, ayant été vaincu Bulis. Ægyplus vint en effet au rendez-vons,
dansle combat contre les Titans et précipité et ne reconnut sa mère qu'après
que le crime
dans un abîme, Typhon lui arracha les nerfs fut consommé. Tous deux en eurent tant
des mains et des pieds, les enveloppa d'une d'horreur qu'ils voulurent se crever les
yeux
peau d'ours, et les mit sous la garde d'un mais Jupiter changeaÆgypius et Néaphon en;
monstre, de Delpliyné. Mais Mercure etegi- vautours, Bulis enplongeon,etTimandra en
pan les dérobèrent àcelle-ci, et les rajustèrent épervier.
ans membres paralysés de Jupiter, qui recou- ÆGYPTIOS. Vieillard ithacien qui ouvrit
vra sur-le-champ ses- forces et se dégagea: l'assemblée générale convoquée par Téléma-
Selon.Plutarque, Ægipan, fruit du commerce que. Il eut deux fils, Antiphus
incestueux de Valéria de Tusculum avec son me.
et Euryno-
père Valérius, est le même personnage qui, ÆGYPTUS (ÆGYPTOS). 1. Fils de Bélus et
ÆGIS. Voy. ÉGIDE.
ÆGIRE (ÆGEIROS). Hamadryade.
,
chez les Romains, portait le nom de Silvain. d'Auchinoé;petit-fils deNeptune; frère de Da-
naus et, selon Euripide, de Céphée et de
et
Phinée. Il conquit le pays des Mélampodes,
ÆGISTHOS. IToy. RmsTHE. le nomma Ægyptos (Égypte). Il eut cinquante
ÆGIUS(ÆGIOS). Fils d'Ægyptus, époux fils, comme son frère Danaüs eut cinquante
de la Danaïde Mnestra. filles. — Ayant excité une sédition a la suite
ÆGLÉ. T. Naïade, fille de Jupiter et de de laquelle Danaüs dut quitter le pays avec
Néæra. Le Soleil la rendit mère des Grâces. sa famille, les fils d'Ægyptus suivirent ce-
— 2.
Une des Hespérides. — 3. Fille du Soleil lui-ci à Argos, l'assurèrent de leurs inten-
et de Clymène, et sœur de Phaéthon. — 4. Fille tions pacifiques, et lui demandèrent ses
d'Esculape. filles en mariage. Danaüs les tear accorda,
ÆGLÉlS, Fille d'Hyacinthe. Elle fut immo- mais, soit rancune, soit crainte de la valeur
lée ainsi que ses sœurs sur l'autel du Cyclope et du nombre de ses gendres, il ordonna àses
Géræstus, à Athènes, pour détourner la fa- filles de les égorger la première nuit de leurs
mine et la peste quiaffligeaient la ville, alors noces. Toutes exécutèrent cet ordre cruel, à
assiégée par Minos. l'exception d'Hypermnestra, qui épargna son
ÆGLÉTÈS. Quilance des éclairs ou Rayon- épouxLyncée.—Selon Hygin, Ægyptus avait
nant. Surnom d'Apollon. formé le dessein de-tuer Danaiis et sesfilles,
ÆGOBOLOS. Qui immole des chèvres. Sur- afin de s'approprier tout le royaume paternel.
nom sous lequel Bacchus était révéré à Potnies Danaüs l'ayant appris, s'enfuit à Argos sur
en Bœotie. Les habitants ayant un jour tué un navire construit par Minerve, Alors tegy-
dans leur ivresse un des prêtres de ce dieu, ptus le fit poursuivre par ses cinquante fil*,
tandis qu'il sacrifiait, une peste se déclara aus- qui l'assiégèrent dans Argos. Voyant que toute
sitôt. L'oracle de Delphes ordonna aux meur- résistance serait inutile, Danaus promit à
triers de sacrifier un jeune homme à Bacchus, ceux-ci ses filles en mariage. Pausanias dit
pour l'apaiser. Ils obéirent. Au bout de quel- qn'Ægyptus vint ensuite à Aroc, il mou-

contenta d'une chèvre.


vre. 1. Surnom de Pan.-2. Le signe du capri- cinquantefils d'ASgyptas
corne dans le zodiaque.
ÆGOLIOS. Crétois qui, accompagné de de Thurimachus..
n"-.
ques années le dieu, au lieu d'un homme, se rut de chagrin. Un monument fut élevé eu
son honneur dans le temple de Sérapis à Pa-
ÆGOCÉROS. Qui a des cornes de chè- træ. Voy. DANAÜS et aurAïDES.- 2. Undes

ÆGYROS. Sieyanieu, fils deThelxion,


père
Laïus, de Céléus et de Cerbérus, pénétra, en AËIGÉNÉTÈS. Éternel. Épiowmune
Crète, dans un antre sacré où se trouvaient à tous les dieux.
des abeilles, dontils voulaient dérober le miel. AËLLA. Ouragan i'i/om de la première
Ils trouvèrent dans cet antre le berceau de Amazone que tua Hercule.
Jupiter. Alorsce dieu, irrité de leur audace, AËLLO. Rapide comme le vent.1.Une des
fit tomber enpoussièreleurs armures d'airain, Harpies, fille de Tilawnas et d'Électre. — 2.
et voulut les foudroyer, mais les Parques Nom d'un chien d'Action.
et Thémis retinrent son bras, vu la sainteté AËLLOPOS et AËLLOPOBS. Rapide comme
du lieu. Il changea les voleurs en oiseaux de l'ouragan. 1. Épithète d'Iris, messagère des
bon augure. u
dieux. -z. Une des Harpies, miu qu'Acillo
ÆGOPHAGOS. Qui mange des chèvres. Sur- n° 1.
nom de Junon chez les Lacédémoniens. ÆMON, ÆMONIUS. Voy. Hirnm, ILEMo-
ÆGYPIOS.Thessalien chéçi des dieux et des urus. ÆNÉADÈS.
hommes, fils d'Anthès et de Bulis. Il eut Descendant d'Énée. C'est par-
commerce avec uneveuvenomméeTimandra, ticulièrement Ascagne quiporte ce nom.
la plus belle femme qui fût alors, et s'attira ÆNÉAS. 1. Voy. ÉNÉE. 2. Fils d'Énée et de

tavinia, nommé Sylvius, parce que sa mère se liennes, l'ami des dieux, le père de six fils et
retira avec lui, après la mort d'Enée, dans une d'autant de filles. Il accueillit avec bonté
forèt. Il succéda à Ascagne sur le trône du Ulysse,qui avait erré longtemps sur les mers, et
tatium. le retint dans son palais pendant un mois en-
ÆÉIOS et ÆNÉSIOS. Surnom de Jupi- tier. A son départ, il lui donna une outre d'un
ter. travail exquis, qui renfermait les vents con-
.I::VÉTÉ. Fille d'Eusorus, femme d'Æneus, traires à sa navigation. Il l'avait attachée avec
unejcorde d'argent au mât du vaisseauaux vas-
;
mère de Cylique.
Æ:\"ÉTOS. Fils de Déion, roi de Phoclde, et
le biomédé frère de Céphale.
R'Enété, et père de Cyzique.
et
ÆitEUS. Fils d'Apollon deStilbé,époux
tes flancs, pour qu'aucun vent ne pût s'en
échapper. Mais pendant le sommeil d'Ulysse
ses compagnons, curieux de savoir ce que l'ou-
tre contenait, l'ouvrirent, et aussitôt les vents
ÆNIDÈS, Descendant d'jEneus. se précipitèrentavec un mugissement horrible
TEMOS. Pasonien, tué par Achille sur les vers leur demeure. Voy. ULYSSE. Plus tard
bords du Scamandre. Eole est représenté comme résidant dans l'ile
lydon ;
NOUA. Fille d'Amythaon; femme de Ca-
mère d'Épicaste et de Protogénie.
SOLIDE (JBOLIUBS). Descendant d'iEolus,
de Lipara ou Strongyle(Stromboli), le sceptre
à la main, et régnant sur les vents, qu'il tient
enchaînés dans des antres vastes et profonds.
en dtote «
telssont Athamas, Maguès, taca- - 4. Ami et compagnon d'Enée, natif de Lyr-
'CC, IIscnus, Sisyphe, Crétheus, Céphale, nesse, et tué dans le combat contre Turnus
Ulysse, Pliryxos. près de Laurentum.
SOLIDE FEOLIS). Descendante d'Éole. ÆON. Un des chiens d'Actéon.
iI:OLIOS. Un des poursuivants d'Hippoda- ÆPYTOS. I. Fils d'Élatus. Clitor, fils d'A-
laie.Il futvaincu à lacourse, ettuépar OEno-
naiis, père d'Hippadamie.
zan et roi d'Arcadie, étant mort sans en-
fants, il lui succéda. Une partie du pays fut
IOLUS (^OJ-OS) x-Fils d'Hellen et de la nommée d'après lui Æpytis. Il mourut des
lymphe Orsëis; petit-fils de Deucalion ou de suites de la morsure d'un serpent. Voy.
upiter; frère de Doras et de Xuthus; prince ÉvADNÉ et IAlIIus. — 2. Fils de Crespliontes
,
e Magnésie ea Thessalie, et père de la race roi de Messène, et de Mérope, fille de Cyp-
olienne. Sa Mtajne Enarété lui donna sept fils sélus. Échappé seul au massacre de sa fa-
t cinq filles. U tua l'une d'elles, parce qu'elle mille, dansune sédition excitée par les ri-

ils dHippotès ;
vait eu un commerce incestueux avec un de
les frères. — ?.. Arrière-petit-ftis d'jEolus nox;
pèred'Arné, et prince d'.£o!is
rÉolide). On n'esç pasd'accord sur l'endroit
ches, à Messène, il parvint, avec le secours
des Arcadiens et des Doriens, à punir les cou-
pables et à recouvrer le sceptre. Il régna
avec tant de sagesse que ses successeurs
[ù iEolis était sltQée. Strabon et Diodore
leSicile hLplacenten Thessalie, Thucydide
prirentle nomd'iepytides, iu lien decelui
d'Héraclides, qu'ils portaient auparavant.
lu contraire en Ætolie. — 3. ÉOLE xo-
osi, ;
Fils de Neptune et d'Arné petit-fils
( — 3.Filsd'Hippothoiis et roi d'Arcadie, con-
temporain d'Oreste. Neptune le frappa de cé-
i'yEolus n° i; arrière-petit-fils d'Hippolès et cité, pour le punir de ce qu'il avait osé péné-
rère de Bœotos. Diodore de-Sicile nous ra- trer dans son templeà Mantinée.
:onle (ju'Arné, aimée de Neptune, devint en- ÆQUITAS. {Tog. ÉQIDTÉ.
I'iule et fut repoussée par son père. Elle mit ÆRÈS. Déesse représentée sur une mon-
lU monde, à Métapon te, deux fils, Bœotus et naie frappée à l'effigie de l'empereur Titus.
polus. Devenus grands, ils s'emparèrent du Peut-être la même que Æs ou Æsculanus.
rônedelenrhôte,après avoirtuésafemme Au- AËROTÉ. i. Fille de Céphée. Mars l'ayant
plyté; puis ils -quittèrent le pays avec leur rendue mère d'Aëropus, elle mourut dans les
nére eLun grand nombre de partisans. Éole douleurs de l'enfantement. Quoique morte,
|e rendit versles liesÉoliennes, et y fonda la son fils resta suspendu à son sein, qui, par
Iille de Lipara. Selon d'antres, cette ville avait l'effet d'un prodige dû à Mars, continua de
[éjâ été fondée par Liparos, fils d'Anson : fournir à l'enfant un lait abondant. C'est
sole épousa saJUle Cyané, et obtint avec elle pourquoi les Tégéates donnèrent à Mars le
a souveraineté de I'ile. Il eut de Cyané six
ils, qui tous ressemblèrent à leur père en
liété, en justice et en clémence. Eole fut
nom d'Aphnéios (
2. Fille de Catrcus, roi de Crète ,
lacturnus, uber ).

et sœur de
Clymène. Son père, à qui l'oracle avait prédit
Ippelè l'ami des dieux. Il inventa les voiles qu'un de ses enfants serait la cause de sa
four les navires; il savait prédire les cbange- mort, donna les deux sœurs à Nauplius pour
flents de vent. Les poëte3 le nomment le qu'il les vendit en pays étranger. Aërope
lien des vents : cependant relativement à épousa d'abord Plisthène, fils d'Atrée, dont
IO"; attributs, il faut lIieo distinguer entre la elle eut deux enfants, Agamemnon et Mé-
ente des anciens poëtes, et ce qui a été
rnditlon nélas, qui, à la mort de leur père, furent
Jouté pins tard. Homère ne nous le repré- adoptés par Atrée. Plus tard elle épousa son
ni comme le dieu, ni comme le père, beau-pèrelui-même, maisensuiteelle céda au*
ais seulement comme le gardien des vents, sqllicitations de Tbyeste, frère de celui-ci, qui
:t comme Le monarque fortuné des îles Éc- la rendit mère de deux enfants. Atrée, irrité
de l'infidclité d'Aëropc, fit périr les fruits de apporterait dans le pays une divinité étran-
sonadultère, et les servit à son frère dans gère. L'oracle se trouva accompli par Eu-
un festin. rypyle. Le dieu dont la statue se trouvait
AÉROPOS. i. et
FilsdeMars d'Al'ropé.—
Fils de l'Argonaute Céphée. — 3. Fils de Té-
2. dans le coffre fut noàiuié Æsymnétès, c'est-
à-dire Seigneur. Neuf hommes et autant de
ménus. Il s'enfuit d'Argus en Illyrie. femmes furent attachés à son service. Tous
ÆS. roy.ÆSCULANUS. les ans, à l'époque de la fète qui se célébrait
AESA,ouAISA. Le sort. Voy. MOIRA. en son honneur, le prêtre, la nuit, sortait la
iESACOS. FilsdePriametd'Arisbé011d'A- statue du coffre, puis il la faisait promener en
lexirrhoé, époux d'Astérope ou, selon d'autres, procession par tous les enfants de laville.
d'Hespéria. Sa femme ou son amante, poursui- Ces enfants, couronnés d'épis de blé comme
vie par lui, mourut des suites de la morsure autrefois ceux qu'on destinait au sacrifice,
d'un iserpent. Æsacus, désespéré d'avoir causé s'arrêtaient aux bords du fleuve Iéillehos.
sa mort, se précipita dans la mer, où Téthysle suspendaient leurs couronnes, el, après s'êtrc
changea en plongeon. Son aïeul maternel lui
,
ayant enseigné l'art d'expliquer les songes il
prédit à Priam que sa deuxième épouse, Hé-
cube, lui donnerait un fils qui causerait la ruine
purifiés, en plaçaient d'autres de lierre
sur teurtete; puis ils marchaient vers le tcin-
ple d'Æsymnélt:.. A Patrae aussi un temple
situé vers la mer lui était consacré. On y
de son royaume. En conséquence, il lui con-
seilla d'exposer l'enfant.
portait les statues de Bacchuspendant
nysies,
les Uio-

ÆSAR. Nom étrusque de la divinité en gé- ÆTE. Les Prières. Voy. LITES. j
néral. JETERN1TASVoy.ÉTERNITÉ. !
ÆSCHRÉIS. Une des cinquante filles de iïTUALiDÈs.Excellent archer, lilsde Mer-
Thespius. Hercule la rendit mère de Lencones. cure et d'Eupolémée. Il servit de héraut aux
iESCULANUS ou JEs. Dieu de la monnaie de Argonautes. Mercure lui avait conféré le don
cuivre chez les Romains. Son fil futArgen- de ne rien oublier. Il lui fut tic plus accordé
tinus, dieu dela monnaie d'argent. Peut-ètrc de vivre tour à tour sur la terre et dans les
a-t-on voulu exprimer par là que l'usage de enfers, Selon les Pythagoriciens, son 11Ile
faire des monnaies de cuivre était le plus an- passa d'abord dans le corps d'Euphorbe, puis
cien.
ÆSCULAPIUS. Voy. ESCULAPE.
ÆSÉPOS. 1. Fils de l'Océan et de Téthys,
dans celui d'Hermotime, de là dans celui
de'Pyrrhus, et enfin dans celui de Pylhagorc.
ÆTRi\I.ION. Un des matelots tyrrhenlens 1
;
dieu du fleuve de ce nom entre la Mysie et la qui, voulant enlever Bacchus, furent méta-
Troade. -2.Fils de Bucolion et de la nymphe morphosés par lui en dauphins.
Abarbarée. JETU É Jument qu'Agamemnon
ÆTUÉ. donnq à
ÆSON. Yoy. ÉSON. Échépolus.For. mot q n,
q_

iESONiDÈs.Nom patronymique de Jason, ÆTUER. Voyr KTHF.R.


fils d'Éson. ÆTHÉIIJUS. Épitbête de Jupiter.
ÆSYÉTÈS. Troyen distingué, père d'AI- JETHILLA OU ÆTBYLLA. Fille de Laomé-
eathoüs. don, sœur de l'rlam, d'Astioché et deMédé-
ÆSYLÉ. Une des Hyades, selon Ellstathe. sicaste. Après la prise de Troie, Protésilas
VOu. HYADES. l'emmena avec plusieurs autres captives. Mais
JOSYSIIVÉTÈS.Arbitre élu du combat, dans tandis qu'il étaitdescendu à terre entreMen(lé
les jeux. Plus tard ce nom a été dooné en et Scioné, pour prendre de l'ean, elle persuada
général à tout chefélu.—Surnom de Bacchus. à ses compagnes de captivité de mettre le feu
Une statue de Bacchus faite par Vulcain, et aux vaisseaux. En conséquence, l'rotcsilas et
donnée par Jupiter à Dardanus, se trouvait à les captives restèrent tous Scioné.à
Troie. Elleétait renferméedansun coffre. Cas- ÆTUJON. 1. Fils d'une nymphe Hélieonienllc,
sandre, ou Énée, selon d'autres, l'avait aban- lequel succomba dans l'expédition des sept
donnée lors de sa fuite, sachant bien qu'elle rois contreThèbes. — 2. Devin, compagnon de
,
porterait malheur à ceux des Grecs qui la PhiRée, tué aux noces de Persée par celui-ci.
Thebes.
trouveraient. Dans le partage du butin elle — 3. Coursier qu'Eunée moata dans l'expédi- 1
échut à Eurypyle, fils d'Évémon. A peine eut- tion des sept chefs contre
il ouvert le coffre, qu'à l'aspect de la statue JETHIOPVES on iBTIIIOPAJS. Épithète de
il devint fou. Il se rendit à Delphes, pour sa- Bacchus.
voir de l'oracle comment guérir. La réponse
,
il trouverait des hommes faisant un sacrifice cain qui a donné son nom à
-
ÆTBIOPS. I. Épithète de Jupiter chez les
2. Fils deVul- j
fut qu'il devait consacrer la caisse fatale là où habitants de l'Ile de Chias. l'Ethiopie.
—3.
étrange, et rester lui-même en ce lieu. Eu- Nom d'un des chevaux du Soleil.
AÉTHLIUS (AÈTJlLIOS). Fils de JapUer
rypyle se rendit là-dessus à Aroé, en Aehale,
d'Éole.
où les liabitantsse disposaient à faire à Diane et de Protogénie, roid'Élide. Il eut deCalyeé
leur sacrifice annuel, qui consistait à immoler un fils nommé Endymion. Selon d'autres,
le plus beau jeune homme et la plus belle fille.
Selon la déclaration de l'oracle de Delbpcs,
ce
Aethlius était fils
ÆTHON. Qui est ardent. 1. Nom donné
,
sacrifice devait cesser dès qu'un roi étranger dans L'antiquitc à plusieurs chevaux savoir :
à l'un de ceuxdu Soleil, — de l'Aurore — de auquel, suivanLPausantas, Cérès avait con-
Plulon, d'Hector,—de Pallasfilsd'Evandre;
- féré un dosi mystérieux.
celui de ce dernier pleura à la mort de son ÆTOLÉ. Surnom de Diane à Naupactc, où
maître. — 2. Nom de l'aigle qui rongeait le
cœur deProméthée. et qui fut tué par Her-
elle avait untempleet une statue qui lare-
présentait lançant un javelot.
cule. — 3. Père de Tantale. — 4. Nom qu'U- ÆTOLUS (ÆTOLOS), I. Fils du roi d'J,
lysse se donna lorsqu'il entretint Pénélope, sans lide Endymion, et de Néis, ou d'lphianassa,
se faire connaitre. — 5. Qui a une faim dé- ou d'Astérodia, ou de Chromia. Il était frère
vorante(de littéral. Faimar- de Pæun et d'Épéus, et époux de Pronoé, dont
dente). Surnom d'Érysichthon et de Phlégyas. il eut Pleuron et Calydon. Endymion or-
ÆTHOPIJl. Surnom de Diane. donna qu'un combat eût lieu entre ses trois
JETRRA. I. Oceanide qui eut d'Atlas douze fils : le prix devait être le sceptre d'Élide.
filles, nommées Hyades. — 2. Fille dePitthée, Epéus triompha et monta sur le trône. Après
roi de Trézène. Bellérophon prétendait à sa lui régna Ætolus. Mais celui-ci ayant tué
main; mais il fut exile avant que le mariage par imprudence Apis, fils de Jason ou de
eût lieu. Minerve envoya ensuite à Æthra un Phoronée, en le renversant avec son quadrige
songe, dans lequel elle lui ordonnait de se lors des jeux funèbres célébrés en l'honneur
rendre à File de Splicrie et d'y sacrifier sur Je d'Azan, les fils d'Apis ou, selon d'autres, de
monument funéraire de Sphérus, conducteur Salmonée, lechassèrent deson royaume. Il s'é-
du char de Pélops. Elle s'y rendit et devint tablit dans le pays des Curètes et, aprèsbeau-
l'amante de Neptune. A cette occasionÆthra coup d'exploits, donna à cette contrée le nom
consacra un temple à Minerve Apaturie. c'est- d'Ætolie. — 2. Fils de Mars, qui le premier
à -dire la decevante. De plus elle introduisit attacha des courroies aux javelots. — 3. Fils
parmi les jeunes filles de Trézène la coutume d'Oxylus et de l'ièrie, frère de Laïas. Étant
de consacrer leur ceinture à Minerve Apatu- mort jeune, ses parents lui érigèrent un mo-
rie. Plus tard Égée eut d'elle Thésée. Castor nument sous la porte d'Olympie; car l'oracle
et Pollux-l'ayant ensuite faite prisonnière à avait défendu de l'inhumer soit dans la ville
soit hors des murs. Du temps de Pausanias on
,
Athénes ou à Aphidnes, elle accompagna
Hélène à Troie comme son esclave. Lors de la portait encore sur son tombeau des offrandes
prise dela ville, elle se rendit dans le camp annnelles.
«es Grecs, où lesfils de Thésée la reconnurent ÆVUiV. Nom d'un être dont les Romains
pour leur aicule. Démophon et, selon Dic- de l'Empire avaient emprunté l'idée au culte
tys, Acamas, la réclamèrent d'Agamemnon. secret de lIlithras. C'était la personnification
Celui-ci envoya a ceteffetun héraut à Hélène, dela force immuable du temps. On le représen-
qui la rendit aussitôt. Ætbra se tua elle- tait sous la forme d'un homme nu, portant un
JJII>IUC, de désespoir de la mort de ses enfants. masque à tète de lion et debout sur un globe
et
Voy. ÉGEE THÉSÉE.— Elle était représen-
tée sur le coffre de Cypsélus en vêtements de ;
autour duquel sont deux zones placées en
croix. Un serpent entoure son corps à son
deuil, couchée aux pieds d'Hélène, qui lui mar-
chait sur la tétc et lui arrachait les cheveux;
aux deux côtés se trouvaient les Dioscures.
:
dos sont quatre ailes dont deux tournées en
haut et deux en bas , dans la main droite, il
lient une clef, et dans la gauche, une mesure
L'inscription portait: LesTyndarides condui- divisée en plusieurs parties égales. Sur quel-
sent Aélèae ettraînent /EUira-loin d'Athènes. ques monuments, on aperçoit encore, dans
Sur le célèbre tableau de Polygnote dans la les intervalles que laissent entre eux les replis
[jeschê, à Delphes, elle était représentée à côté du serpent, les signes du zodiaque. Le masque
d'Hélène, en esclave, ayant les cheveux rasés. à face de lion représente la force destructrice
l'réid'elle étaitson petit-fils Démophon, ré- du temps; le serpent indique son mouvement
:
fléchissant aux moyéns de la délivrer du joug
sous lequel elle gémissait près d'Hélène, se
trouvait Eurybate, héraut d'Agamemnon.
orbiculaire; les ailes, sa rapidité ou sa force
productrice; la clef désigne l'ouverture et la
icrmeture des portes du soleil; le mètre ou
ÆTIIRIOS. Qui rend l'air serein, en latin mesure a rapport aux périodes du temps et à
Sercnator. Surnom deJupiter.
JETHilsA. Fille de Neptune et d'Alcyone
sreur d'Hyrieus et d'Hypérénor; amante d'A-
, ses divisions régulières; la sphère représente
le monde, et les signes du zodiaque, le cercle
que décrit le soleil.
pollon, et mère d'Éleuther. JEX ou AÏX (aïÇ, Chèvre), Nymphe qui
JETHVIA. Épithête que les Mégariens don- nourrit de son lait Jupiter enfant, caché alors
à
naient Minerve. dansl'île de Crète. Rhée la fitsurveillerpar
JBT.V.Y.Voy. ETNA. un chien d'or. Après qu'il eut subjugué les Ti-
*T.V.E.I Fêtes qui se donnaient sur l'Etna tans,Jupiter la rendit immortelle, et la plaça,
en l'honneur de Jupiter. parmi les astres. Voy. AMALTÉE.
ÆTÆQS. 1. Surnom de Jupiter, auquel AFER. Fils de l'Hercule libyen et de Mé-
on avait érigé une statue et consacré des lite. Il est un de ceux dont on fait dériver
tètes sur l'Etna. — 2. Surnom de
Vulcain, qui le nom d'Afrique.
avait un temple sur cette montagne. — 3. Sur- AFRICANA. Épithète de Cérès.
num des Cyclopcs. — 4. Fils de Prométhée, AGACLÈS. Un des principaux Myrmidons.
AGAMÈDE. I. Fille d'Augias, roi
desEpéens. donna la préférence à Ménélas. Cependant.
SelonHygin, elle eut de Neptune trois fils, avant qu'elle eûtfixé son choix, Tyndare, d'a-
Bélus, Actor, et Dictys. —2. Fille de Macaria, près le conseil d'Ulysse, avait eu soin de faire
dont la ville d'Agamède, dans l'ile de Lesbos, jurer à tous ceux qui aspiraient à la main de
tirait son nom. sa fille, qu'ils respecteraient sa décision et
AGABIÈDE (AGAMÉDÈS). Fils de Stympha- défendraient les droits de celui qu'elle aurait
et
lus. Il eut d'Épicastedeux fils, Ccrcyon Tro- préféré.—Agamemnon et Ménélas, assistés par
phonius. Selon d'autres,au contraire, il étaitfils Tyndare, chassèrent alorsThyeste et Égis-
d'Apollon et d'Épicaste, ou bien encore de Jupi- the du royaume, dont Agamemnon prit pos-
-
ter et de Jocaste, ou enfin d'Erginus d'Or-
chomène, et frère deTrophonitis. Il passait
avec celui-ci pour l'architecte du temple d'A-
session, tandis que Ménélas succéda à son
beau-père dans le royaume de Laconie. Aga-
memnon étendit ses possessions par de nom-
pollon à Delphes, et du bâtiment où était dé- breuses conquêtes, de sorte que bientôt
posé le trésor de Hyrieus, roi de Hyria en ses Etats furent les plus considérables de la
Bœotie. Relativement à la construction de ce Grèce. Ce fut alors que Paris enleva Hélène à
dernier édifice, l'ausanias raconte qu'Aga- Ménélas, et se réfugia avec elle auprès de
médès et son frère avaient placé dans le mur son père Priam, roi de Troie. Les deux fre-
extérieur une pierre qui s'enlevait aisément res réclamèrent immédiatement le secours
du dehors; Ils pénétraient ainsi jusqu'au tré- des autres princes de la Grèce, engagés par
sor, qu'ils pillaient Journellement. Hyrieus leur serment à leur prêter assistance. CIII-ci.
s'en aperçut, et comme il voyait que les se réunirent à Argos auprès de Diomède,
serrures restaient intactes, il tendit aux vo- et, après avoir reçu de riches présents d'A-
leurs des piéges, dans un desquels Agamédès gamcmnon, ils résolurent de faire la guerre
fut pris. Alors, Trophonius;, qui accompa- auxTroyens, et nommèrent ce derniergénéral
gnait son frère, lui coupa la tète, pour empê- en chef de l'expédition. Deuxans se passèrent
cher que, reconnaissant celui-ci, on ne en préparatifs de guerre; puis les princes se
le soupçonnât lui-même. En punition de ce réunirent dans le port d'AulisenBœotie,
crime, la terre engloutit Trophonius, au même avec leurs guerriers et leurs vaisaeaux. Pour
endroit où s'éleva plus tard un temple dans ce qui Suit, c'est la tradition d'Homère
lequel on invoquait et consultait Agamédès. que nous rapporterons. — L'oracle de Del-
Plutarque et Pindare disent, au contraire, phes avait prédit que Troie ne succomberait
que les deux frères, après avoir construit le que lorsque les plus distingués d'entre les
temple d'Apollon à Delphes, prièrent le dieu
de les récompenser de leur travail. Apollon
leur promit qu'ils recevraient une récompense
,
Grecs se seraient divisés. Calchas, devin cé-
lèbre quiaccompagna les Grecs au siège de
Troie, expliquant un présage envoyé par
sous sept jours, et il leur conseilla de jouir de Jupiter, prédit quelle serait la durée de la
la vie en attendant. Le septième jour étant guerre. Le nombre des vaisseaux qui firent
arrivé, on les trouva morts. voile pour Troie se montait à douze cents,
AGAMEMNON. 1. Surnom de Jupiter. — Agamemnon à lui seul en avait équipé cent.
2. Fils de Plisthène et d'Aëropé, petit-fils- d'A- Une telle armée, pour trouver s3 subsistance,
trée, et roi de Mycènes; ou, suivant Homère dut se disperser autour de Troie, ce qui ex-
et Euripide, fils d'Atrée et d'Aeropé, et frère plique comment les Troyens parent râsiater
de Ménélas et d'Anaxibia. — Agamemnon et à l'ennemi pendant dix ans. Cesontles évé-
Ménélas furent élevés avec Égisthe, fils de nements de la dixième année que chante Ho-
Thyeste, qu'Atrée avait adopté et qui ne con- mère dans son Iliade. Déjà, à l'article ACHIL-
naissait pas son père. Un jour, Agamemnon et IE, nous avons rapporté la conduite d'Aga-
Ménélas furent chargés par Atrée de lui memnon envers le prêtre d'ApollonChrysês,
atnener Thyeste. Ils prirent en effet celui-ci ainsi que la querelle survenue entre lui et
à Delphes, et le conduisirent à Atrée, qui le Achille à cause de Briséis. Jupiter avait donc
.ftt jeter en prison et ordonna à Égisthe de promis à Tbétis, mère d'Achille, que, pour
le tuer. Celui-ci allait obéir, lorsque Thyeste
reconnut son fils à" l'épée qu'il portait, et
qni lui avait appartenu. Égisthe, alors, la
venger l'insulte faite à son fils, il proté-
geraitles armes des Troyens, et luoAtECStH
ainsi aux Grecs combien, sans ce lúIo i
dirigea
fils
d'Atrée,
,
contre Atrée, qu'il tua. Là-dessus les
Agamemnon et Méuélas, fu-
rent chassés du royaume dont Thyeste et
son fils prirent possession. Les exilés, après
avoir erré pendant quelque temps, vinrent à
étaient incapabies même de résister. Dès cet
instant les Grecs éprouvent de nombreux
revers. Quoique Paris soit vaincu par Mé-
nélas dans un combat singulier, et qu'Aga-
memnon lui-même excite ses guerriers aa
la cour de Tyndare, roi de Sparte, qui combat, les Grecs sont refoulés, et les sol-
donnasa fille Clyteranestre en mariage à Aga- dats perdent courage. Agamemnon convo-
memnon. Celui-ci en eutquatre enfants,.Iphi- que les princes pendant la nuit, et son dé-
génie, Chrysothémis, Laodicé, queles poëtes couragement est tel qu'il propose de lever
tragiques nomment généralementElectre. et
Orestc.—Hélène,sœur de Clytemnestre, comp-
tait un grand nombre de prétendants. Elle
;
le siège et de partir. Nestor et Diomède s'y op-
posent d'après le conseil du premier, on en-
voie une ambassade à Achille pour lefléchir ;
mais cette démarche reste inutile.Alors Dio- AGASTROPHOS. Fils de Pæon, guerrier
raède et Ulysse se rendent comme espions et
troyentué dépouilléparDiomède.
dans le camp ennemi. Le lendemain le combat AGASTYA. Fameux saint qui eut pour pères
recommence. D'abord Agamemnon repousse Mitra et Varouna, et pour mère la nymphe
les Troyens,maisbientôt, blessé au bras, il se Ourvasi. Agastya but la mer pour donner aux
retire et conseille de nouveau aux princes de dieux la facilité de tuer deux géants qui s'y
s'embarquer au plus vite et de fuir. Hector, étaient réfugiés. Agastya est le régent de l'é-
triomphant de tous les obstacles, refoule les toile Canopus.
Grecs jusque sur leurs vaisseaux, qu'il est sur AGATHALYOS. Qui dissipe lajoie. Épithète
le point d'embraser. En ce moment Patrocle, dePluton.
l'ami d'Achille, revêtu des armes de ce der- AGATHODÆMON. I. Nom grec du serpent
nier, se jette au devant d'Hector, sauve à
consacré Kneph.Chez les Égyptiens, c'était le
les vaisseaux, mais il tombe sous le fer du la
symboledela majesté etde bienfaisance des
héros troyen. La mort de Patrocle pouvait dieux. On le trouve souvent représenté dans
seule amener Achille à prendre part au com- les ornements d'architecture destemples, et
bat. Les Grecs triomphent; Hector succombe. sur les statues des grandes divinités égyptien-
Quoiqu'Achille soit le héros principal de l'I- nes. — 2. Le dieu bienfaisant, en l'honneur
liade, Agamemnon est revêtu par Homère duquel, à lafin des repas, on buvaitune coupe
d'une grandeur, d'une puissance et d'une ma- de vin pur. En Arcadie, entre Mégalopolis et
jesté que nul autre des combattants ne pos- le Ménale un temple lui était consacré. Pau-
sède. —De retour dans son royaume de Mycè- sanias croit que c'est un surnom de Jupiter.
nes, le perfide Égisthe, qui, pendant son AGATHON. Fils de Priam.
absence, avait séduit sa femme Clytemnes- AGATHYRNOS. Fils d'Éole, roi deSicile et
tre, l'invite à un festin, et,le fait assassi- fondateur de la ville de ce nom.
ner avec tous ses compagnons. Clytemnes- AGATHYRSE (AGATHYRSOS.) Fils d'Her-
tre tue de sa propre main Cassandre, cap- cule, et père d'une nation de ce nom (les
tive aimée d'Agamemnon, qu'il avait ame- picti Agathyrsi de Virgile), dans l'Europe
née avec lui à Mycènes. — Les poëtes posté- septentrionale.
rieurs à Homère disent que ce fut Clytem- AGAVÉ. I. Fille de Nérée et de Doris. —
nestre elle-même qui assassina son époux, 2. Fille de Danaüs. Voy ÆGYPTUS. — 3. Fille
tandis qu'il étaitauban. Elle commit ce meur- de Cadmus et d'Harmonie; épouse d'Échion;
,
tre non-seulement pour se venger de sa ri-
vale, mais aussi par ressentiment, selon eux,
sœur d'Autonoé, d'Ino, de Sémélé et de Po-
lydore et mère de Penthée, lequel reçut de
du sacrifice de safille Iphigénie, qu'Agamme- Cadmus le sceptre de Thèbes. Après que Sé-
non avait autorisé. Les enfants de Cassandre mélé, voulant voir Jupiter, son amant, dans
furent également. tués- par Égisthe. Fay. toute sa gloire, eut été consumée par le feu
ÉGISTHE, CLYTEMNESTRE et ORESTE. du ciel, ses sœurs répandirent le bruit que
AGAMEMNONIDE (AGAMEMNONIDÈS). Jupiter l'avait frappée de sa foudre, parce
Descendant d'Agamemnon. qu'elle lui était devenue infidèle. Bacchus, afin
AGANICE. Fille du Thessalien Hégétor. de punir cette calomnie, inspira une démence
Elle avait quelque connaissance des éclipses furieuse à toute cette famille. Dans une
de lune, et prétendait avoir la puissance de fête célébrée en l'honneur du Dieu, Agavé,
j'ate descendre la lune du ciel par ses en- prenant son fils Penthée pour une bète
chantements. Plutarque, qui nous rapporte fauve, le déchira vif. Revenue à elle-même,
ceci, la nomme ailleurs Aglaonicé. elle s'enfuit de Thèbes, et se retira près de
AGANIPPE. I. Fille du fleuve Permesse et Lycothersès, roi d'Illyrie. qui la reçut avec
nymphe de la fontaine de même nom, près de bonté. Plus tard cependant Agavé tua celui-ci
l'Hélicon, en RœoUt>. Cette fontaine était afin de réunir ses États à ceux de son père
consacrée aux Muses et douée de la vertu Cadmus. — 4. Nom d'une Amazone.
d'inspirer celui qui buvait de son eau. — AGAVUS (AGAUOS). Fils de Priam. Il est
2. Épouse d'Acrisius, et mère de Danaé, qui,
représenté dans l'Iliade comme un agile
ailleurs, porte le nom d'Eurydice. danseur et un habile voleur de troupeaux.
AGANOS. Fils de Pâris et d'Hélène. AGDISTIS. Monstrehermaphroditené,selon
AGAPÉNOR. Fils d'Ancée, et roi des Arca-
Arnobe, de Jupiter et du rocher Agdos. Sui-
diens. Il fut l'undes poursuivants d'Hélène, vant Pausanias, Agdistis naquit de la Terre et
d'un songe de Jupiter. C'est une tradition
et mena les Arcadiens au siège de Troie sur 60 phrygienne qui appartient au mythe de Cybèle.
vaisseaux. A son retour il fit naufrage près de AGDOS. Rocher de Phrygie duquel, suivant.
l'île de Cypre, où il fonda Paphos et un temple Arnobe, Deucalion et Pyrrha détachèrent les
en l'honneur de Vénus. Il ne revit pas sa pa- pierres qu'ils jetèrent derrière eux pour re-
trie.
AGARTI.Nom d'une divinité syrienne, la
le
peupler monde.
AGÉLASTOS. Triste,funeste. Épithète de
même qu'Addirdaga. Pluton. — Pierre agélaste.Pierre sur laquelle
AGASTHÈNE(AGASTHÉNÈS). Fils d'Au- s'assit Cérès fatiguée de chercher Proserpine.
glas et roi d'Élide, père dePolyxénos. AGÉLAUS (AGÉLAOS). I, Fils d'Hercule et
d'Omphale, nommé aussi Lamos ou Laomé- AGÉNORIA ou AGÉRONA. Déesse de fin-
dès.Apollodoreenfaitlechefdelafamillede dustrieet de l'activité. Selon S. Augustin, elle
Crœsus.—2. Filsd'OEneus et d'Althée.— 3. Es- avait un temple à Rome sur le mont Aventin.
clave de Priam qui fut chargé d'exposer Paris AGÉNORIDE (AGÉNORIDÈS). Descendant
sur l'Ida.— 4. Fils de Stymphalus, père de d'Agénor. Ilse ditparticulièrement de Cad-
Phalanthe.— 5. Fils de Phradmon, percé d'un mus, d'Europe, de Phinée, et de Persée.
coup de lance par Diomède devant les murs de AGES. Ainsi se nomment les diverses pha-
Troie.—6. Fils de Damastor, et poursuivant de ses mythiques de l'existence du genre hu-
Pénélope, tué par Ulysse. — 7. Fils de l'héra- main, à partir de l'époque initiale. Lu tradi-
ellde Téménus. Déshérité ainsi que ses frères tion des âges se rencontre déjà dans Hésiode
Eurypyle etCallias, par son père, qui voulait (les Travaux et les Jours). Hésiode compte
laisser le sceptre à sa fille Hyrnétho et à son cinq âges ou plutôt cinq Tacca d'hommes. —
gendre Déiphontès, il obtint des Titans qu'ils Les dieux immortels créèrent premièrement
tuassent Téménus. Ce fut cependant Déi- la race d'or. Soumis au gouvernement de
phontèsqui succéda à celui-ci. Saturne, alors roi du ciel, les hommes de
AGÉLIE (AGÉLEIA). Qui fait du butin cette race vivaient comme des dieux, pai-
on qui conduit les peuples. Épithète de Mi- sibles, exempts de fatigues et de douleurs.
nerve. La terre offrait d'elle-même une nourriture
AGÉLÉIS. La conductricedes peuples, ou abondante. Ils se livraient aux joies des fes-
la protectrice des troupeaux. Epithète de tins sans tristes prévisions comme sans sou-
Minerve. venirs douloureux. Les maux de la vieillesse
AGÉNOR. 1. Fils de lasus, père d'Argus leur étaient inconnus. Ils mouraient comme
Panoptès, et roi d'Argos. Hellanicus, dans l'on succombe au sommeil. Quand la terre les
Eustathe, le fait fils de Phoronéc. Celui-ci
eut trois fils, qui, après sa mort, lui succedè-
rent. Pélasgus obtint Larisse et tout le
( dœmones )
eut recouverts, ils devinrent les bons Génies
circulant sur la face de la terre,
gardiens de la justice et des bonnes œuvres
pays arrosé par le fleuve Érasinus; lasus eut et distributeurs des richesses. — La seconde
FÉlid -, et Agénor la cavalerie de son père.
2. Fils de Neptune et de Libya ou d'Eurynomé,
- race que firent les dieux, la raced'argent,
fut de beaucoup inférieure à la première; les
roi de Phœnicie, frère de Bélus. Il eut de sentiments et la forme même étaient tout
Téléphassa ou d'Argiope six enfants, parmi
lesquels était Europe, qu'enleva Jupiter. Di-
don le comptait parmi ses ancêtres, et dela
;
différents. Les hommes d'alors mettaient cent
ans à croître près de leur mère puis, arrivés
au terme de la puberté, ils n'avaient plus
vient que dans Virgile, Carthage est nommée qu'une vie courte et affligée de maux, à cause
la ville d'Agénor. — 3. Fils d'Ægyptus,qui fut de leur folie; car ils s'outrageaient les uns les
tué par sa femme Cléopâtre. — 4.FilsdePleu- autres et se refusaient à rendre aux dieux les
ronet de Xanthippe, époux d'Épicaste, et honneurs légitimes.Toutefoisquand la terre les
père de Porthaon, de Démonice et de Thes- eut recouvert, ils devinrent les bienheureux
k tius, lequel fut père de Léda. — 5. Fils de. du monde souterrain, de sorte que leur souve-
Triopas, frère de Jasus, père de Crotopus, et nir n'est point non plus sans quelquehonneur.
roi d'Argos. L'hiérophante de Cérès, Trochi- — Jupiter
fit alors la troisième race, celle d'ai-
los s'enfuit sous son règne d'Argos à Eleusis. rain, race tirée des frênes, violente, farouche,
— 6.
Fils d'Amphion et de Niobé. Voy. ces robuste et guerrière. Ces liomnas avalentdes
mots. — 7. Fils de Phégée, roi de Psophis en
Arcadie: il était frère d'Arsinoé et de Pro-
noüs. Les deux frères assassinèrent Alemæon
;
armes et des maisons d'airain; Ils travaillaient
l'airain car le fer était encore inconnu. Vain-
cus, quelque terribles qu'Usfussent,parla
au moment où il se disposait à offrir le collier noire Mort, ils descendirent mu honneur
et le péplum d'harmonie à sa seconde épouse, dans l'affreuse demeure de Pluton. — Jupiter
Callirroé; ensuite ils accusèrent de ce for- fit ensuite une race meilleure et plus juste,
fait leur sœur Arsinoé, première épouse
à
d'Alemæon, et l'enfermant dans un coffre,
ils la transportèrent chez Agapénor Tégée.
Arrivés là, ils y rencontrèrent lesfils d'Ale-
,
celle des héros demi-dieux, qui, voués aussi
aux armes périrent les uns sous les murs de
Thèbes, lesautres dansl'expédition deTroic.
Quand ils eurent succombé, Jupiter leur ac-
mæon et furent tués par eux. - 8. Fils du
Troyen Anténor et de Théano. Ce fut un des
corda une condition et un séjour distincts de
ceux des hommes. il les plaça aux extrémités
plusvaillants héros de Troie; il osa même de la terre et loin des immortels, dans les
Iles des Bienheureux, où règne Saturne. —
semesurer contre Achille, qu'il atteignit de sa
lance- Apollon, pour le soustraire à la colère La cinquième race, la race de fer, est celle-
d'Achille, l'entoura d'un nuage, et, prenant là même dont le poëte fait partie, et plût aut.
dieux, s'écrie-t-il, que Je fusse morl aupara-
lui-même la forme d'Agénor, il s'enfuit de-
vant Achille, afin de l'attirer ainsi loin du !
vant ou né plus tard A côté de quelque bien.
des misères sans nombre et des vices de
combat et de sauver les Troyens, déjà en dé-
route. Agénor fut tué par Néoptolème. Il toute sorte affligeront cette race. La Piété ci
figurait dans le grand tableau de Polygnote Némésis quittent la terre. Les âpres souffran
qui ornait la Lesché à Delphes. ces seront seules laissées aux hommes. — rte-
:
marquons la piace toute exceptionnelle que
tient dans Hésiode la race héroïque elle
n'est point, comme les autres, désignée par le
AGLAOPHÉMÉ OU AGLAOPHONOS. Une
des Sirènes.
AGLAURE Voy. AGRAULOS.
nom d'un métal, et elle rompt la régularité AGLAURUS. Fils d'Érechthée et de sa fille
de la série descendante. Dans la suite, le Procris, selon Hygin. Voy. AGRAULOS.
prestige poétique et religieux de l'âge hé- AGLIBOLE. Divinité des Palmyréniens; la
roïque s'effaçant, l'anomalie disparut; les Lune selon Saumaise, etleSoleil selonSelden.
cinq âges furent réduits à quatre, corres- Voy. ÉLAGABALE.
pondant aux quatre métaux et olfrant une AGNAR. Fils deGeirrod. Les mythologues
progression régulière de décadence. C'est regardent Agnar comme la personnification
sous cette forme (la plus ancienne peut-être) de l'été.
qu'ils se présentent à nous dans Ovide, dont AGNI. Fils de Kaçyapa et d'Aditi. Agni est
le récit diffère d'ailleurs du précédent de le régent du Sud-Est.
tout le progrès qu'a accompli dans l'inter- AGNIADÈS. Fils d'Agnius.
valle la réflexion philosophique. — Age d'or. AGNIAN. Nom d'un mauvais génie dans les
C'était sous Saturne; sans juges ni lois, le traditions brésiliennes.
genre humain menait une vie innocente et AGNICHVATTA. Nom des fils de Marichi,
lortunée. La guerre était inconnue. Attaché aïeux des Dévas.
au sol natal, chacun, dans une douce oisi- AGNIOS. Père du pilote des Argonautes,
veté, se nourrissait des glands et autres fruits Tiphys.
que la terre portait d'elle-même. Des ruis- AGON. Dieu tutélaire des luttes gymniques.
seaux de lait et de nectar coulaient dans Sa statue se voyait à Olympie.
les campagnes, qu'un printemps perpétuel ca- AGONIOS ou ENAGONIOS. Épithète, de Ju-
ressaitde ses tièdes haleines. — Aged'argent. piter, de Neptune, de Mercure, et générale-
— Saturne fut précipité dans le Tartare, et ment des dieux qui présidaient aux luttes
le monde passa sous le gouvernement de Ju- gymniques.
piter.Alors parutl'âge d'argent. Le printemps AGONIUS. Divinité qui, chez les Romains,
s'abrégea; l'année, divisée en quatre saisons, présidait aux affaires, et à tous les actes en
eut ses étés brûlants et ses glaces périodiques. général. Peut-être les Agonales. fêtes qui
Po ur la première fois il fallut se construire se célébraient à Rome trois fois par an ,
des maisons, atteler les jeunes taureaux, et
ensemencer les champs. — Age d'airain. -
Celui-ci se montra plus farouche, plus disposé
avaient-elles rapport à Agonius.
AGORÆOS, AGORÆA. Épithète commune à
diverses divinités qui présidaient aux assem-
aux guerres, et toutefois il n'alla point en- blées du peuple, ou aux affaires judiciaires. Il
core jusqu'au crime. — Age de fer. — Alors se dit particulièrement de Mercure, deJupi-
apparaissent tous les genres de dépravations ter, de Minerve et de Diane.
et de forfaits; le dol, la perfidie, la vio- AGUADJANMA. Le premier né. Un des sur-
lence, la cupidité, la discordedans les fa- noms de Brahmâ.
milles, les brigandages, les empoisonnements. AGRÆOS, AGRÆA. Chasseur, chasse-
l.a navigation commence, on fouille la terre resse. Surnoms d'Apollon et de Diane.
pouren retirer l'or. En même temps aussi AGRAULE. Le même nom que le suivant.
plus rien de sacré parmi les hommes. Plus AGRAULOS. I. Fille d'Actes, premier roi
de pudeur, plus de piété. Astrée elle-même, d'Athènes. Épouse de Cécrops; elle en eut
après tous les autres dieux, quitte la terre. — unfilsnomméÉrysichthon, et trois filles,
La tradition desâges seretrouve dansplusieurs
mythologies orientales et notamment dans
-
Agraulos, Hersé et Pandrosos. 2.Fille de
Cécrops et d'Agraulos, amante de Mars, mère
celle de l'lndc. Les lois de Manou comptent d'Alcippe. Halirrhothius, fils de Neptune, vou-
aussi quatre âges, qui offrent de même une lant lui faire violence, fut surpris et tué par
décadence progressive. Mars. Minerve lui confia, ainsi qu'à ses sœurs,
AGÉSANDROS et AGÉSILAOS. Qui emporte un coffre dans lequel se trouvait Érichthonius
les hommes. Épithètes de Pluton. (rOI), ce mot), avec défense expresse de
AGÉTOS.Le conducteur des ombres. Sur- l'ouvrir. Mais Agraulos et Hersé désobéirent.
nomde Mercure. Une corneille les ayant trahies auprès de la
AGHORA. Le terrible. Un des surnoms de déesse, elles furent frappées de frénésie, et se
Siva. précipitèrent dans la mer. Le récit d'Ovide
AGLAÉou plutôt AGLAIA. 1. La plus jeune est tout différent. Suivant lui, Mercure, épris
des trois Grâces, épouse de Vulcain.
— d'amour pour Hersé, priaAgraulos-de lui pro-
2. Fille de Thespius, épouse d'Hercule, mère curer une entrevue avec sa sœur. Elle s'y
d'Antiadès.-3.Mère de Nirée, lequel,au siège engagea moyennant une forte récompense.
de Troie, commandait un petit nombre de Mais Minerve, qui n'était pas encore vengée
guerriers qu'ilavaitamenés de l'île de Syme. de l'indiscrétion des deux sœurs, inspira à
AGLAONICE. Voy. AGANICE. Agraulosun violentamour pour Mercure. Ce-
AGLAOPE. Une des Sirènes. lui-cila changea en pierre, parce qu'elles'op-
AGLAOPÈS. Le rayonnant. Épithète que
les Doriens donnaient à Esculape. ,
posait à ce qu'il vit sa. sœur.—Selon Héro-
dote pendant une guerre longue et achar-
née, l'oracle déclara que, pour obtenir le sage Gâutama. Ahalya fut séduite parle dieu
retour de la paix, il fallait que quelqu'un te Indra,quipritlestraits desonépoux.
sacrifiât volontairement. Agraulos se dévoua. AilÉ. La vache deBouto.
On lui érigea un temple dans lequel les jeunes AHIBRADHNA. Un des onzeRoudras.
gens, armés de toutes pièces, devaient jurer AIIOURALUAZDA. Nom zend d'Ormu/.il.
de combattre pour la patrie jusqu'à la mort. AHRIMANE. Le mauvais principe dans la
AGRA. Chienne d'Actæon. religion des Parscs. Voy. ORMUZD.
AGREUS. Le chasseur. Surnom de Pan et AI. Le bisaïeul. Époux d'Edda, et première
d'Aristée. incarnation d'Heimdall-Rigr, chez les Scandi-
AGRÉVI. Nom de la femme d'Agni. naves. Le fils d'Ai, Drall, engendra lui-même
AGRIANOME. Fille de Persée, et mère d'Oï- douze fils, qui donnèrent naissance aux
lée, qu'elle eut de Léodacus, d'après Hygin. castes des serfs. Voy. Asr et FADIR.
Suivant Eustathe, c'est Laonome qui fut la AIANTIES (AIANTEIA). Fêtes qui se cé-
mère d'Oïlée, et non Agrianome. lébraient à Sala1111ne en l'honneur d'Ajax fils
de Télamon.
AGRIODOS. Chien d'Actæon.
AGRIONIOS. Surnom de Bacchus à Orcho- AIÇA Voy. ÆSA.
mène. AICHÉÉRA. Nom d'une des sept principa-
les divinités des Arabesidolâtres, suivant
AGRIOPE. Selon un fragment d'Hermésia- d'Herbelot.
nax, dans Athénée, c'était le nom de l'épouse AIDÈS. YOll. HADÈS,
d'Orphée.
AGRIOS. Le sauvage, I. Épithèted'Apollon
de Bacchus et de Pan. — 2. Centaure. —
, (
AÏDONÉE AÏDONEUS.)- Surnom ou plutôt
forme allongée de Hadès (Pluton).
AÏDOS. Lapudeur. Une des deux divinités
3. Géant tué par les Parques. — 4. Fils de Por- que les poëtes placent près du trône de Ju-
thaon et d'Euryte,frère d'OEneus.Ses fils arra- piter. Voy. DICÉ.
;
chèrent le sceptre à OEneus et le remirent à AIGLE. a. Symbole de la puisance et de la
leur père ce qui fut cause que Diomède d'Ar- victoire, et
dans la mythologie dansles arts des

Il
,
gos les tua tous, à l'exception de Thersite et anciens. On le représentait (d'après Hornre)
d'Oncheste. — 5. Fils d'Ulysse et de Circé luttant contre un dragon, ou bien tenant
frère de Latinus. régna, suivant Hésiode, un lièvre dans ses serres, ou enfin prenant
sur les îles de la mer Tyrrhénienne les plus son essor les ailes étendues. On le trouve
éloignées. Heyne veut qu'on lise Adrios. souvent sous cette forme sur les monnaies,
AGRON.Fils d'Eumèle, del'iledeCos. ilne surtout surcellesd'Agrigente.—b.Symbole de
révérait que la Terre; il outrageaitMinerve, la majesté, et comme tel consacré à Jupiter.
Diane et Mercure, refusant d'assister à leurs En cette qualité, on le represente au pied du
fètes. Sises sœurs étaient appelées aux fêtes trône de ce dïeu ou bien posé sur son sceptre.
de Minerve, il avait coutume de dire que ses C'est luiquiapporte à Jupiter enfantlenectar
sœurs aux yeux noirs ne pouvaient être les dansl'ile de Crète; c'estlui qui tient ses fou-
bienvenues chez la déesse aux yeux de hi- dres; c'est lui enfin qui enlevé Ganymède.
bou. Il nommait Diane une coureuse de nuit, c. Symbole de l'âme humaine s'elevant du

et Mercure un voleur. Les trois divinités vin- bûcher aux cieux, notamment dans les apo-
rent à lui, et, pour se venger, le métamor- théoses des empereurs romains. d.Cons
phosèrent ainsi que ses sœurs en oiseaux.
- -
tellation mythologique, soit L'aigle qui enleva
AGROSTINÆ. Chasseresses. Épithète géné- Ganymède, soit Mérops ou Périphas qui fu-
rale de toutes les nymphes des montagnes. rent changés en aigles. — e. Oiseau de bon
AGROTÈS. 1. Nom grec d'une divinité phé- augure tant pour les dieux que pour lc's
nicienne. Agrotès, suivant, quelques-uns, hommes.
était fils d'Agros. On le regardait comme AINÉ-Y-SOURID. Nom d'un miroir merveil-
l'instituteur de l'art agricole. Il était parti- leux chanté par les anciens poètes orien-
culièrement honoré à Byblos, où il avait un taux.
temple, et pour effigie, une colonne. Quel- AIRAVATA. t. L'éléphant qui porte ledieu
ques mythologues le confondent avec Agrué- Indra à travers les nuages.— 2. Un des chefs
rus. — 2. Épithète de Pan et de Mercure. desNàgas.
AGROTÉRA. Chasseresse. Surnom de Diane. AIRE. Voy. KEASAIRE.
AGRuÉnus. Divinité phénicienne. Voy. AiuS LOCUTIUS OU LOQUENS. La voix,
AGROTÈS. déifiée. Une voix surnaturelle ayant annoncé
AG"ÏIEIJS. Quise tient devant les portes. à Rome l'approche des Gaulois, les magis-
Épithèted'Apollon, dieu tutélaire des places trats, après la délivrance de la ville, déffiè-
publiques et des rues à Mycènes et ailleurs. rent cette voix sous le nom d'Aïus, et Lui eri-
Ce mot se dit surtout des statues et des gèrent un temple.

autels qu'on érigeait en l'honneur de ce dieu AIYEN. Dieu tutélaire des Hindous du sud
aux portes principales des maisons. de l'Inde.
AGYRTÈS. Partisan de Phinée, qui fut tué AJAX (AIAS).Filsd'Oilée,roilocrien,
d'Ériopis.VoicisurAjaxOffide la tradition
et
aux noces de Persée.
ABALYA. Fille de Brahmâ et femme du d'Homère. — C'était un des plus Intrépides
merriers de l'armée grecque. Il avait con- venu engager Télamon àle suivre dans son ex-
luit à Troie ses Locriens sur une flotte de pédition contre Troie, Hercule fut reçu chez
» vaisseaux. Secondé par Ajax, fils deTéla-
;
non, il combat au premier rang près des
raisseaux l'ennemi repoussé, c'est lui qui tue
plus grand nombre de fuyards, puis il
,
celui-ci avec beaucoup de bonté. En consé-
quence il pria Jupiter de donner à Télamon,
qui était sans d'enfants un fils vaillant et
invulnérable. Jupiter exauça sa prière, et pour
le signale parmi les héros qui sauvent le corps en donner un témoignage certain, il envoya
le Patrocle et les coursiers d'Achille. Dans aussitôt vers eux un aigle (OCIETOV). Tu don-
es jeux célébrés à l'occasion des funérailles neras, dit Hercule à Télamon, au fils que tu
le Patrocle, il dispute le prix dela course fils
Ulysse; mais Minerve, son ennemie,lefait auras le nom d'Ajax ~(Aïaç),ou de l'aigle.
rébucher, de sorte qu'il n'obtient que le se Ajaxétait invulnérable, 3 unseul endroitprès.
cond prix. Lors de son retour, Minerve sus- Pendant la guerre de Troie, il entreprit di-
cita cuntre luiune tempête, dans laquelle, verses expéditions contre les peuples voisins.
dans le sacours de Neptune, il eût péri. Ajax
il
Dansuned'elles vainquit Polymnestor, gen-
s'était réfugié sur un rocher. A peine sauvé dre de Priam, qui régnait dans la Chersonèse
lirnaufrage, ilsevanta d'avoir échappé malgré Thracique, lui prit le jeune Polydore, et lit un
dieux. Alors Neptune, indigné, frappa grand butin. Toutefois Euripide et Virgile di-
sent que Polymnestor avait tué lui-même Po-
e son trident le rocher, qui s'engloutit dans lydore. De là Ajax se dirigea vers la Phrygie,
a mer avec Ajax. D'après Homère, il était
le petite laiUe, mais vaillant, très-habile à tua dans un combat singulier Téleutas, roi
phrygien, dont la fille Tecmesse devint sa
ancer le javelot, et, après Achille, de tous
-
es Grecs le plus léger à la course. Suh.ant
poëtes postérieurs, il fut du nombre des
prétendants
les
d'Hélène. Un dragon apprivoisé
,il
captive. Les armes d'Achille ayant été décer-
nées à Ulysse Ajax fut pris d'un accès de
folie furieuse; seprécipita sur les troupeaux
l'accompagnait toujours. Après la prise de l'armée, les prenantpour des guerriers,
le Troie, Ilavait attiré la haine de Mi- et les immola tous. Revenu à lui, et se voyant
nerve »ur lui et sur tous les Arfts, en fai- exposé à la risée générale, il se précipite
sant violence à Cassandre, sans égard pour sur son glaive, le même qu'Hector lui avait
,
le temple de la déesse, où elle s'était réfu-
giée ni pour sa statue, qu'elle tenait embras-
sée. Les Loeriens Opontiens l'honoraient
donné après le combat singulier. D'autres
disent que ce furent ses compagnons d'armes
qui l'assassinèrent, ou bien qu'il mourut des
comme unhéros national : le guerrier qui fi- suites d'une blessure que Paris lui avait faite,
gure sur leur monnaie avec un casque, un ou enfin que les Troyens. voyant qu'il était
bouclier et une épée, représente probable- autrement invulnérable, le lapidèrent. De son
ment Ajax. Pausanias nous rapporte que sang naquit une fleur. Malgré l'opposition de
sur le champ de bataillé les Locriens lais- Calchas, prétendant que le corps de celui qui
saienttoujours une place vide pour lui, avait mis fin lui-même à ses jours ne méritait
cufnnje sison ombre eut combattu encore pas d'êtrebrûlé, ses funérailles furent célé-
axec eux. brées avec beaucoup de pompe. Pendant trois
AJAX (AIAS).FilsdeTélamon, roi deSa- jours son corps fut exposé; Ménesthée pro-
lilllline. et de Péribée, petite-fille de Pélops. nonça un discours sur sa tombe; les prin-
Sc\n Homère, il conduisit les Salaminiens à ces lui sacrifièrent leur chevelure, et Ulysse
Truie sur une flotte de 12 vaisseaux. Là le déposa en pleurant sur le tombeau les armes
sort le favorise en le désignant pour être d'Achille, cause de la catastrophe. Mais Teu-
l'antagoniste d'Hector dans un combat singu- cer, frère d'Ajax, les refusa. Selon Pauspnias,
lier.Ils combattententourésdes deux armées, les armes d'Achille, après le naufrage d'U-
.Aj:ix a déjà blessé son adversaire au cou,et lysse, flottèrent vers letombeau d'Ajax, com-
l'a terrassé en lui lançant une pierre énorme me pour attester l'iniquité du jugement qui
ijii-inet les hérauts les séparent; les guerriers les avait données à Ulysse. A Salamine
obéissent, et se font mutuellement des pré- et sur le promontoire de Rhœtium des temples
sents. Ce n'est pas la seule foisqu'Ajax se soit lui étaient consacrés. Dans celui de Salamine
iMPsuré contre Hector; plus tard, les deux on voyait sa statue en bois d'ébène. La mer,
guerriers se rencontrèrent de nouveau près plusieurs siècles après, ayant ouvert son tom-
du corps de Patrocle. Aux jeux funèbres, il beau, on y trouva des ossements d'une gran-
luLla avec des chances douteuses contre Ulysse deur gigantesque, que l'empereur romain
Il
et Diomède. Dans la suite, disputa à Ulysse
les armes d'Achille, mais les Grecs et Minerve
Hadrien fit recouvrir de terre. De son épouse
Glaucé, il eut un fils nommé Æantidès, et de
les adjugèrent il son concurrent, ce qui fut Tecmesse, sa captive, un autre fils du nom
cause de la mort d'Ajax. Homère le repré- d'Eurysacès. Miltiade et Cimon comptaient
sente comme le premier des guerriers grecs Ajax parmi leurs ancêtres.
après.Achille. Noble de cœur, terrible AK-BABA. Espèce de vautour qui ne se
dans le combat, il dépasse presque tous les nourrit que de cadavres, et vit, dit-on, jusqu'à
autres de la tète et des épaules. — Les poëtes mille ans. Voy. ABOULOMRI.
postérieurs à Homère racontent qu'étant AÇA. Fils de Ravana, roi qp Ceylan.
AKCHARA. Impérissable. Épithète de une fontaine et un temple. Lactance dit que
Brahma, de Siva et de Vichnou. l'on avait trouvé dans le lit de l'Anio la sta-
AKÉRÈNE. roy. ZERVANE. tue d'Albunée, tenant un livre à la main. Au-
AKOUAN. Géant-démon qui lutta long- jourd'hui encore on volt à Tivoli, au-des-
temps contre Roustam, et qui fut enfin tué par sus de l'abime dans lequel se précipite le Té-
ce héros. vérone (Anio), le temple de la Sibylle.
AKOUTHOR. Surnom de Thor. ALCANDRA. Femme de Polybe,roideThè-
AKROURA. Oncle paternel et amideKri- bes en Egypte. Elle fit don à la belle Hélène
chna. d'un fuseau d'or et d'une corbeille d'argent.
ALABANDOS. Héros carien, fils d'Évippus ALCANDRE (ALCANDROS). I. Lycien, tué
et de Callirrhoë. Les habitants d'Alabanda le devant Troie par Ulysse. — 2.Partisan d'Énée,
révéraient comme lefondateur de
ce - leurville. tué par Turnus. — 3. Fils de Munichus, roi
ALÆNOS. Frère naturel de Diomède. Voy. des Molosses, et de Lélante. Comme son père,
mot. il était devin et chéri des dieux. Un jour, ils
ALAGONIA. Fille de Jupiter et d'Europe. furent investis chez eux par des brigands.
Alagonie donna son nom à unbourg de l'Eleu- Ceux-ci avaient déjà mis le feu à la maison,
théro-Laconie. lorsque Jupiter, pour les sauver de cette
ALALCOMÈDE. Voy.ALALCOMÈNE. mort terrible, métamorphosa toute la fa-
ALALCOMÈNE, (ALALCOMÉNÈS). Héros mille en oiseaux.
béolien qui fut le père nourricier de Minerve, (
ALCATHÉES ALCATHOEA). Fêtescélé-
et qui luibâtit un temple dans la ville d'Alal- brées à Mégare en l'honneur d'Alcathoüs, qui
comenes, dont il était le fondateur. avait dans cette ville un heroum.
ALALCOMÉNÉIS. Épithète de Minerve, et
plus tard aussi de Junon.
ALALCOMÉNEUS. Épithète de Jupiter.
ALCATHOÉ. Voy. ALCITHOÉ.
ALCATHOÜS (ALCATHOOS).
lops et d'Hippodamie, frère
I. Fils de Pé-
d'Atrée et de
ALALCOMÉNIA. Fille d'Ogygès. Elle fut Thyeste. Il eut deux fils Échépolis et Callipo-
honorée, ainsi que ses sœurs Thelxinœa et lis, et trois filles. Il succéda, sur le trône de
Aulio, comme présidant au serment. Les trois Mégarc à Mégareus, lequel avait promis la
sœurs avaient ensemble un temple près de Ha- main de sa fille Évechmé à celui qui tuerait un
liarte en Béotie.On ne les représentait qu'en lion qui avait mis en pièces sur Le Cithéron
bastc, et on ne leur offrait en sacrifice que son fils Éviopus. Alcathoüs ayant exterminé
des tètes d'animaux. le monstre devint l'époux d'Évechme. Apol-
ALASTOR. I. La divinité vengeresse. Sur- Ion aida Alcathoüs à construire les murs de
nom particulièrement attribué à Jupiter et Mégare : la pierre sur laquelle le dieu posa sa
aux Furies.-2. Gènie vengeur et malfaisant lyre rendit par la suite des sons mélodieux. —
les hommes et les animaux. -
qui exerce son action contre les génies, 2. Fils de Porthaon et d'Euryte. — 3. Fils (L'JE-
3. Fils de Ne- syétès et époux d'Hippodamie, sœur d'Enée.
lee et de Chloris et frère de Nestor. Il fut tué — 4. Compagnon d'Énée, tué par Cædicus.
ALCÉ. I. Fille d'Olympus et de Cytbèle,—
par Hercule, lorsque celui-ci prit Pylos. Voy.
HARPALYCÉ.— 4. Grec qui, avec l'aide d'É- 2. Chien d'Actœon.
chias, emporta Teucer blessé et Hypsénorhors (
ALCÉE ALCÆOS). 1. Fils de Persée, et
ducombat. — 5. Compagnon de Sarpédon, tué d'Andromède, épouxd'Hipponome, pèred'Am-
et
par Ulysse. — 6. Un des quatre chevaux de phytrion d'Anaxo. Selond'autres,safemme
Pluton. était Laonome ou Lysidice. — 2. Nom d'Her-
ALASTORIDES. Nom patronymique de cule. Voy. ce mot. 3. Fils d'Hercule et d'une

Tros, fils d'Alastor. esclave, nommé ailleurs Cléolas ou cléodée.
ALBION. Géant, fils de Neptune, qui avec — 4. Fils d'Androgée qui reçut de Rhada-
son frère Bergion (d'autres le nomment Der- manthe la souveraineté de l'île de Paros.
),
cynus osa s'opposer à Hercule lors du pas- ALCESTE (ALCESTE OU ALCESTIS).
sage de celui-ci dans la Ganle Narbonnaise. Fille de Pélias et d'Anaxibia et mère d'Eumé-
Déjà Hercule avait épuisé ses flèches, et son lus. Admète, roi de Phéres, aspirait àsa main.
triomphe restait incomplet, lorsqu'à sa de- Cependant Pélias, pour se débarrasser d.. tous
mande Jupiter fit tomber sur ses antagonis- les prétendants, déclara ne vouloir donner sa
tes une pluie de pierres. Albion fut tué. La fille qu'à celui qui attèlerait. des lions et des
plaine de la Gaule Narbonnaise où eut lieu sangliers à son char. Admète, avec le secours
le combat resta et reste encore jonchée de d'Apollon, parvint à dompter tellement ces
pierres dans une étendue de plusieurs lieues. sauvages animaux, qu'il put les atteler à un
C'est le Lapideus campus des Romains, au- char dont il fit hommage à Pélias, et de la
jourd'hui la Crau (de Craigh, amas de pier- sorte il obtint Alceste. Apollon,auquel Ad-
res dans les langues
ALBOBAK. Voy.BORAK.
critiques) mète était cher, avait obtenu des Parques
qu'il ne mourrait pas si le jour de son trépas
ALBUNÉE (ALBUNÉA, ALBUNA., OU AL- quelqu'un consentait à mourir pour lui. Le
BULA), Nymphe douée de la vertu prophéti- jour fatal étant arrivé, et personne ne vou-
que ou Sibylle à laquelle étaient consacrés, lant se sacrifier, sa femme Alceste se dé-
de
prèsdeTibur (Tivoli), un bois, une grotte, voua. Mais Proserpine, touchée clUuur.
renvoya sur la terre. Selon d'autres, Her- réclamation des Calques, il déclara que
ule alla l'arracher de vive force des enfers.
antiquité tout entière a célébré son noble
il
siMédée était libre, consentaità leur la
rendre, mais qu'il la défendrait contre eux
ère. pour
our son époux, ainsi que pour son si elle était déjà l'épouse de Jason. Arété fit
ste Sa légende fournit aux anciens le sujet
plusieurs tragédies, dont une seule nous
savoir ce jugement en secret à Jason, qui la
même nuit épousa Médée Les Calques,
l'Atteste d'Euripide. n'osant pas retourner sans elle vers Æctès,
ALCIDAMAS. Père de Ctésylla, d'iulis, obtinrent d'Alcinoüsde rester dans son île.—
Selon Homère, Alcinoüs règne dans l'Ile de
ALCIDAMIE (
lans l'ile de Céos.
ALCIDAMEIA). Aimée de
lercure, elle eut de lui un fils nommé Bunus.
Schérie, où il possède un palais magnifique
orné d'or, d'argent et de tapis, et surtout des
ALCIDE (ALCIS). Surnom de Minerve chez jardins délicieux. Après son naufrage, Ulysse
es Macédoniens, au rapport de Tite-Live. le
reçut chez lui l'accueil plus hospitalier.
ALCIDE (ALCIDÈS). I. Nom que i'on don- ALCIOPE. 1. Épouse d'Hercule. — 2. Voy.
lait à Sparte, suivant Hésychius , à certaines ALCIPPE.
livinités subalternes. — 2. Descendant d'Al- ALCIOPUS ou plutôt ALCIOPOUS. Méro-

lors quelquefois Amphitryon


ouvent Hercule.
:,
lée. Il s'emploie substantivement et désigne
mais le plus
pe de l'ile de Cos, dont Hereule épousa la
fille.
ALCIPPE. 1. VOY.ALCYONRDES. -2. Fillede
ALCIDICÉ. Elle d'Aléus, épouse de Salmo- Mars etd'Agraulos. Voy. HALIRRHOTIUS. —
ée, et mère de Tyro. 3. Épouse de ltIéUon, mère d'Eupalamus, et
ALCIMAQUE(ALCUIACHÉ). Forte dans le aïeule de Dédale. —4. Amazone tuée par Her-
;ombat. Épithète de Pallas. cule. — 5. Épouse d'Événus et mère de Mar-
ALCIHÀDE. Fille de Phylax, épouse d'Éson, pessa. — 6. Esclave d'Hélène à Sparte.
et mère deJason. ALCIS. 1. Fils d'Ægyptus,tuéparson épouse
AixiaiÉDOW. I. Voy. ÆCHMAGORAS. — Glaucé. — 2 Thébaine, fille d'Antipœnus et
Un des Tyrrhéniens qui firentBacchus pri-
sonnier, etque ce dieu métamorphosa en dau- 3. Alcis (myth. germanique )
sœur d'Androelée. Voy. ANDROCLÉE. —
se disait, che
phins. — 3Fils de Laercès, et un des cinq chefs
des Myrmidons sousAchille.
AI.CIMÈKE (.YLGUIÊALÈS\ I. Fils de Clau-
cus et frère deBellérophon. On l'appelle aussi
Deliade. — 2. Un des trois fils de Médée et de
ALCITHOÉ ,
les Naharvales, de deux divinités que les Ro-
mains assimilaient aux Dioscures
Fille de Minyas sœur de Leu-
cippe et d'Arsippe. Pendant que toutes les
autres femmes prenaient part aux fêtes de
Jason massacré avec son frère Tisandre par Bacchus et parcouraient les montagnes, les
sa mère vindicative. trois sœurs restaient au logis et continuaient
ALCIMOS. 1. Surnom de Cronus et d'Her- de vaquer à leurs travaux Bacchus vint à
cule. — 2. Héros laconien révéré à Sparte. elles sous la forme d'une jeune fille, et les
ALCINOÉ. 1. Nymphe dont la statue fut
placée sur l'autel érigé en l'honneur de Mi-
nerve par Mélampe, à Tégée. — 2. Fille de
,
exhorta à prendre part aux mystères. Elles
ne l'écoutèrent point : alors irrité de ce re-
fus, il se métamorphosa successivement en
Sthénélus et de Nicippe, sœur de Méduse et taureau, en lion et en panthère; en même
d'Euristhée. — 3. Fille du Corinthien Polybe, temps du lait et du nectar coulaient du
femme d'Amphiloque Elle renvoya une ou- bois de leurs métiers. Effrayées à cette vue,
v rière (une tisseuse) nommée Nicandra sans elles tirèrent au sort à qui d'entre elles pren-
lui payer le salaire convenu. Minerve, pour drait part à la fête. Le sort tomba sur Leu-
l'en punir, lui inspira un amour violent pour cippe. Saisie alors d'une manie furieuse, elle
le Samien Xanthus. Alcinoé abandonna son déchira son propre fils Hippasus. Au même
epoux et ses enfants pour lesuivre; mais en instant une frénésie semblable s'empara de se%
le
route remordss'empara d'elle, et ellese pré- sœurs. Mercure les changea l'une en chauve-
cipita dans la mer. souris, l'autre en hibou et la troisième en
AI.cixoijs (AICINOOS). I. Fils d'Hippo- chouette.

,
il chassa de Lacédémone Icarins et Tyndare ,
coon. Avec l'aide de son père et de ses frères, ALCMÆON. Fils d'Araphiaraus et d'Éri-
phyle, frère d'Amphiloque, d'Eurydice et de

l'ile
ciens,dans
,
mais bientôt après il futlué lui-même avec
les siens par Hercule. — 2. Fils de Nausithons,
petit-fils de Neptune et roi fortuné des Phéa-
de Schérie (Corfou). Il eut
pour épouse Arété, et pour enfants Léoda-
Démonassa. Pour se venger de sa femme qui
l'avait poussé à faire partie de la fatale expé-
dition des sept chefs contre Thèbes, Amphia-
raüs avait commandé à ses fils de la tuer, dès
qu'ils seraient devenus grands. Vint le temps
mas, Halus, Clyloneus et Nausicaa. — Fable
des Argonautes Poursuivis par les Col-
(
de la guerre des Épigones Voy. ADRASTE).
Nommé chef de l'expédition, Alcméon avant

,
ques, qui les sommaient de rendre Médée
ou d'accepter le combat, les Argonautes se
réfugièrent dans l'île de Drêpane on régnait
Alciuoüs avec Arété son épouse. Alcinoiis
leur fit un accueil hospitalier, et quant à la
de partir pour cette guerre voulut d'abord
accomplir sur sa mère la vengeance prescrite.
Il alla donc chez elle dans ce dessein, mais
comme elle s'était révètue du collier et du
(
péplum d'Harmonie voy. ce nom ), elle lui
persuada aisément de renoncer à la vengeance
et
et de prendre part à l'expédition Il la tua las dePléione.EllefutairaécdeNeptune,
,
ALCYONE 1. Une des Pléiades filled'at-
cependant après la prise de Thèbes; et comme dont elle euL une fille, Æthuse, et deux fils ,
les Furies ne cessaient de le poursuivre, il Hyrieus et Hyperénor. Selon Pausanias, elle
eut recours à l'oracle d'Apollon.L'oracle ré- eut encore deux autres fils, Hypérès et An-
pondit qu'il ne retrouverait le repos que dans thas. - 2 Fille d'Éole et d'Énarélé ou d'Æ-
un pays que le soleil n'eût pas encore éclairé gialé. Épouse de Céyx.tous deux périrent
au moment où avait été commis l'attentat. victimes de leur orgueil. Ils se nommaient
,
Aprèsbeaucoup decourses,Aleméon rencontra mutuellement Jupiter et Junon. Les dieux,
ensin,sur les bords del'Achéloüs une terre irrités de cette présomption, les changèrent
qui s'était nouvellement formée des alluvions en oiseaux
, :
Hygin, Ovide et Virgile racon-
de la rivière, et recouvra là le repos. Il épousa tent d'eux ce qui suit Céyx et Aleyonc s'ai-
Callirrhoé fille du fleuve Achéloüs et eut maient tendrement. Un jour Céyx fut obligé
la
d'elle un fils nommé Acarnan, duquel con- de se rendre à Claros; mais il fitnaufrage, et
le Il
il
les fils de Phégée, roi d'Arcadie, dont avait épouse ,
tréeprit nomdeAcarnanie. futtuépar la mer jeta son cadavre aux pieds de son
qui attendait sur la plage. Celle-ci
délaissé la fille Arsinoé ou Alphésibée, après ne put survivre à sodmalheur, et se précipita
l'avoir prise pour femme. Il parait qu'à Thè- dans les flots. Thétis les métamorphosa tout
:
besun autel lui fut consacré, et qu'onlui les deux en alcyons. Pendant tout le temps
attribuait la science de la divination chez les que cet oiseau couve ses œufs, c'est-à-dire,
Orupiens, au contraire, à cause de son parri- les sept jours qui précèdent et les sept qui
cide, il n'eut aucune part aux honneurs dont suivent le jour le plus court de l'anuée, le
la mémoire de son père et de son frère était calme, disait-on, règne sur la mer. — 3. Cléo-
l'objet. Voy. ARSINOÉ. pàtre, qui mourut du regret que lui causa la
ALCMAON, Fils de Thestor, Grec tué par pertede son époux Méléagre, porte quelque-
Sarpédon devant Troie.
ALCMÈNE. Fille d'Electryon, roi de My-
cènes, et d'Anaxo
fois ce nom.
( 2
ALCYONÉE ALCYONEUS). I. Géant, fil-
et
Épouse d'Amphitryon d'Uranus deGaia (la Terre).— Autre
elle fut aimée de Jupiter, qui la trompa en géant qui, dans l'isthme de Corinthe, attaqua
s'offrant à elle sous les traits de son époux. Hercule emmenant les bœufs deGéryon. et
Comme elle était sur le point de devenir qui fut tué par ce héros. — 3. Delphien, fils
mère, Jupiter, enprésence desdieux, jura que de Diomus et de Méganire. Un monstre éprm-
là,
le fils qui, ce jour naîtrait de son sang, vantable (Lamie ou Sybaris) logé dans un
régnerait sur tous les peuples d'alentour antre, près de Crissa, désolait les environs.

,
Alors Junon, dans ses jaloux ressentiments L'oracle d'Apollon déclara aux Delphiens

,
contre Alcmène, retarda de sept jours sa qu'ils n'en seraient point délivrés qu'ils n'eus-
délivrance et avança d'autant la naissance sent exposé auprès de l'antre un jeune
d'Eurysthée,filsdeNicippe qui obtint ainsi homme des leurs. On consulta le sort; Aleyo-
la prééminence destinée à Hercule. Alcmène née fut désigné. On le couronna on le con-
le à
donna enfin jour deux jumeaux,Hercule duisit vers l'antre Chemin faisant ils rencon-
et Iphiclès. Après la mort d'Amphitryon, elle trèrent, par un bienfait des dieux Eurvbate,
épousa Rhadamanthe, fils de Jupiter. Lors- fils d'Eupbéinus Celui-ci, frappé de la beauté

,
qu'elle mourut Jupiter la fit conduire par Mer- du jeune homme, se fit conduire yers l'antre,
cure aux Iles des Bienheureux. Elle était ré- et précipita du haut du rocher le monstre,qui
vérée àThèbes a Haliarte et à Athènes. disparut. Au même lieu jaillit une source qui
le
ALCMÉNOR. Fils d'Égyptus, époux de la prit nomdeSybaris.

,
Danaïde Hippoméduse.
:
ALCYONIDES. Nom que portent les sept
ALCO. Frère de Mélampe et de Tmolus, filles du geant Aleyonée Phthonia Anthé,
et fils d'Atrée suivant Cicéron. MéthonéAlcippe, Pallène, Drimo, et Asté-
ALCOMÉNEUS Surnom d'Ulysse, tiré d'Al- ria. Après la mort de leur père, elles se pré-
comènes,ville d'lthaque. cipitèrent dans la mer et furent changées en
ALCO. I. Thrace, fils de Mars et l'un des alcyons par Amphitrite.
chasseurs de Calydon. — 2. Fils d'Hippocoon, ALÉA et ALÆA. Surnom sous lequel Mi-
autre chasseur de Calydon.Il fut tué avec son nerve était révérée à Aléa en Accadie, à Té-
père et ses frères par Hercule. Un Heroum, gée et à Mantinée. Dans chacune de ces trois
lui était consacré à Sparte. — 3. Fils d'Ére- villes, un temple lui était consacré. Celui de

-
chthée d'Athènes, et père de l'Argonaute Tégée, reconstruit parScopas vers l'an 394 av.
Plialéros. i.Fits d'Amycus. — 5. Cretois, J. C., était le plus grand et le plus magnifi-
compagnon d'Hercule. C'était un archer d'une que de tous les temples du Péloponnèse Une
merveilleuse adresse Un serpent s'étant triple colonnade l'entourait, la première d'or-

celui-ci. deesse, ouvrage d'Endœus ,


roulé un jourautour du corps de son fils, il dre dorique, la seconde d'ardre corinthien,
tua le serpent d'une flèche, sans toucher la troisième d'ordre ionique. La statue de la
était tout en-
ALCONA. Déesse qui présidait aux voyages, tière d'ivoire. Après la défaite d'antine
AJCTER.PréservateurSurnom d'Esculape. Auguste s'en empara pour en orner le forum
n'il avait fait construire. Ce temple fut de divination au moyen de la farine de fro-
put
omme temps regardé
unasile par lesATégée,
inviolable. lapré- ment.
Péloponnésiens Surnom d'Apollon.
ALÉUS (ALÉOS). Roi de Tégée, filsd'A-
iesse de Minerve Aléa était une jeune filie phidas, et petit-fils d'Arcas. Ileut de Néæra
ni devait céder sa place à une autre, dès trois fils et deux filles: Lycurgue, Araphidainas,
telle avait atteint l'âge de puberté. .Céphée, Alcidice et Augé. On lui attribue la
LÉBION. Le même qu'Albion. fondation de la ville d'Alée et du temple de
LECTON (ALECTO.) Une des trois Furies, Minerve Aléa à Tégée.
de l'Achéron et de la Nuit. ALÉVAS(ALEDAS). Héraclide
Alévades.
de
Thlisalie,
~KLECTOR. 1. Père de l'Argonaute Léitus. chef de la famille des
mère le nomme.Alectryon. — 2 Roid'Élide, ALEXANDRA. (Fille de Priam et d'Hécube.
d'Épéus, etfrère d'Hyrmine. Redoutantles Voy. CASSANDRE.
ques de Pélops, il s'associa Phorbas d'O-
e. De Diogenie, fille de ce dernier, il eut
1 Sis nommé Armaryncée. — 3.
Fils de Pé-
-
ALEXANDRE ALEXANDROS). I. Fils d'Eu-
rysthée, tué parles Athéniens. 2. Fils de
Priain, le même que Paris. On le désigne
ps et d'Hégésandra,dont lafilleIphiloque (
quelquefois par les deux noms réunis Paris
atrement Échémélos) épousa Megapenthcs, Alexandros). Ce dernier nom est d'une épo-
s de Ménélas.— 4. Roi d'Argos, fils d'Anaxa- que postérieure.
cas et père d'Iphis. ALEXANDROS. Qui secourt les hommes.
LECTORIDE(ALECTORIDÈS).Dcscen- Surnom de Junon. Adraste, chassé d'Argos,
lit d'Aleclor. éleva un temple à Sicyone en l'honneur de
ALECTRYON. I. Serviteur de Mars. Ce dieu Héra Alexandros.
métamorphosa en coq, parce qu'ille laissa ALEXANOR. Fils de Machaon, etpetit-fils
prendre avec Vénus par le Soleil. Alec- d'Esculape. Alexanor était révéré à Titane
VOIl (~àXexTpuwv) signifie coq. — 2 Voy. en Sicyonie. On lui sacrifiait après le coucher
IEctoE' du soleil.
N. et
iln'est usité que dans cette locu- ALEXÉTOR ALEXÉTEBI SaUVËVtr, Sur-
n
:
LÉlE
Champ aléien. Plaine de Lycie où Bel- nom de Jupiter.
rophon, qui voulaits'élever audelà des as- ALEXIARÈS. Fils d'Hercule devenu dieu
ps, à l'aide ducheval Pégase, fut précipité et d'Hébé, frère d'Anicétus.
r Jupiter, et où il erra longtemps, boiteux ALEXICACOS. Quidétourne le mal. Sur- I.
sa chute, et aveuglé par le feu du ciel. nom de Jupiter. — 2. Surnom que les Athé-
ALÉUON. T. Un des Géants, selon Hygin.— niens, durant la guerre du Péloponnèse, don-
Père de Myscélu*, selon Ovide. nèrent à Apollon, dont l'oracle leur avait
LÉIONAOllALUIONA. Divinité romaine indiqué les moyens de se débarrasser de la
présidait
au premier développement de peste.
nfant avant sa naissance. ALEXIDE. Fille d'Amphiaraus, de laquelle
"LÉiOl\IIDÈS. Nom patronymique. Il dé- descendaient les Élasii, divinités auxquelles
neMyscélus, fils d'Alémon. on attribuait le pouvoir de guérir l'épilepsie.
LES(dealaaile). Épithètelatine commune ALEXIRÆA. Elle eut de Bacchus un fils
toutes les divinités ailées, Mercure, Cupi- nommé Carmon, qui fut tué à la chasse par un
ln, Pegase, la Renommée.
LÉSIOS. Fils de Scillus, un des préten-
sanglier.
ALEXIROÉ ou ALEXIRRHOÉ. 1. Nymphe
nts à la main d'Hippodamie. Selon Eustatlie, fille du fleuve Granique. Elle eut de Priam un
,
LÉTÈS. 1.
donné sonFils
nomd'Icarius et la
àlaville d'Alésion
de enNaïade
Élide. fils nommé Æsacus.
— 2. Femme de Pan.
ALFES. Nom d'un ordre de génies, dans
ribée, et frèredePénélope. — 2.Filsd'Égis- la mythologie scandinave. Les Alfes sont con-
- et
Voy.ORESTF. 3.Filsd'Hippotas, des- sidérés eoiiunc les forces de la nature. Ils se

,
ndant d'Hercule. Il chassa les Sisyphides divisent en Liosalfar, génies lumineux et
Corinthe et s'empara du sceptre dont ses bienfaisants, Dockalfar, génies obscurs,
cendants restèrent longtemps en posses- Svartalfar, noirs génies, Myrkalfar, génies
n. L'oracle lui avait prédit qu'il s'empare- de ténèbres.
Il d'Athènes, pourvu que le roi athénien ALGOS. La douleur. Personnification des
reçût dans la guerre aucune blessure. Co- chagrins et des soucis. Suivant Hésiode, Al-
us, roi d'Athènes, l'ayant appris, se dévoua gos est fille d'Éris(la Discorde ).
lontairement. — 4. Compagnon d'Énée. ALIACMON FilsdePalestinus,etpetit-filsde
ALÉTHÉE (ALÉTREIA). I. La vérité per- Neptune. Il fut tué dans
une bataille. A cette
nifiée. Voy. VÉRITÉ.
- 2. Une desdeux nouvelle Palestinus se précipita dans le fleuve
rrices d'Apollon. L'autre s'appelait Lciy- Conozos, qui prit alors le non de Palæstinos,
lie. et plus tard celui de Strymon.
LÉTIADE (ALÉTIADÈS). Descendant ALIGER. Ailé. Surnom latin des dieux
létès,roi de Corinthe. La maison des Ale- ailés, comme Mercure, Cupidon, lesAmours.
ses s'éteignit 57 ans avant la première olym- ALILAT. Nom sous lequel les Arabes ado-
de. raient la Lune, ou l'étoile du soir.
ALEUROMANTIS. Celui qui pratique la ALIPÈS. Qui a des ailes aux pieds. Sur-
nom de Mercure, chez les poëtes latins. dore, Diane, les rencontrant dans l'ile de
ALIPHÉROS OU HALIPHEROS. Fils de Ly- Naxos, se métamorphosa en biche et passa
caon, fondateur d'Aliphère, ville d'Arcadie, rapidement entre les deux frères. Ceux-ci lui
où Minerve était particulièment révérée. lancèrent à la fois leurs Javelots, mais, man-
ALIRHOTHIUS. Voy. HALIRRHOTRIUS. quant le but, ils se tuèrent l'un l'autre. Dans
ALISTRA. Mère d'Ogygès et amante de les enfers ils étaient liés dos à dos à une
Neptune. colonne avec des serpents, en guise de chaînes,
ALITÉBIOS. Surnom des divinités venge- et un hibou les tourmentait continuellement.
resses. — On montrait aussi leur tombeau à Anthé-
ALITTA. Divinité arabe, la même que donenBéotie.
Vénus, au rapport d'Hérodote. Voy. ALI- ALOEUS. 1. Fils de Neptune et de Canace,
LAT. Alittaestlamême que la MylittadesAs- époux d'Iphimédie, et père de Pancratis. —
syriens, et l'Uranie des Grecs. 2. Fils du Soleil et de Circé ou d'Antiope, père
ALLATH ou ALLAT. Une des trois dées- d'Épopée, et frère d'Æetès. Il obtint du So-
ses des anciens Arabes, et celle que vénérait leil la contrée d'Asopie.
particulièrement la tribu de Thakif. Voy. ALOPÉ. Fille deCercyon. Elle eut de Nep-
etMÉNACH.
ALOUZZA
ALLOPROSALLOS. Inconstant. Surnom de
Mars.
;
tune un fils qu'elle exposa. Une cavale
l'allaita des pâtres le trouvèrent. Une
querelle s'éleva entre eux au sujet des riches
ALMA. Celle qui donne et alimente la vie. vêtements de l'enfant, que chacun voulait
Épithète qui, chez les Romains, se donnait à s'approprier. Ils portèrent le débat devant
:
plusieurs divinités, et notamment à celles
dont les noms suivent Cérès, Vénus, Maïa,
Cybèle, Paies, Phrebé, la Sibylle et les Muscs.
Cercyon. Celui-ci, ayant ainsi découvert la
naissance de l'enfant, condamna sa fille à une
prison perpétuelle et ordonna que l'enfant
A'LDIÉNUS. Voy. IALMÉNUS. fût de nouveau exposé. Les pâtres le trouvè-
nom,
ALMON (ALIO). I. Dieu du fleuve de ce
dans le Latium, et pèrefie la nymphe
Lara. Ceux qui sacrifiaient à Cybèle devaient
se purifier dans ses eaux. — 2. Fils de Tyr-
,
rent une seconde fois et près de lui la ca-
vale;en conséquenceils lui donnèrent le nom
d'Hippothoüs. Plustard Thésée tua Cercyon
et donna le sceptre à son petit-fils Hippo-
rhus, tué par Ascagne. Sa mort fit éclater thoüs. Une tribu d'Athènes tirait son nom
la guerre entre les Troyens et les Rutules. d'Hippotboüs.-Alopé fut changée par Neptune
(Virgile.) enfontaine.C'estàclic,oupeut-êtreàAlo-
ALHOPS. Fils de Neptune et de Hellé, géant pé,fille d'Actor, que la ville d'Alope,enThes-
dont on rapporte qu'Almopie, ville de Macé- salie, était redevable de son nom.
doine. tirait son nom. ALOPÉCOS.Voy. ARADACOS.
ALMOS. Père de Chrysogène, et aïeulde ALOPIOS. Fils d'Hercule etdelaThespiélde
Minvas. Anliope.
ALMus. Le nourricier. Surnom de Jupiter. ALOROS. Premier roi des Chaldéens, selon
ALOADES ouALOÏDES.FHSjumeauxdeNep- liérose. Il reçut le sceptre de Dieumême.
tune et d'Iphimédie, et chefs mythiques des ALOS. Esclave d'Athamas. Elle luidécou l
colonies thraces. Ils tiraient leur nom d'Aloeus, vrit la supercherie d'Ino sa femme, qui aval!
époux d'Iphimédie. Chaque année, ils gran- rôti, pour les rendre inféconds, les grain l
dissaient d'une toise et grossissaient d'une employés aux semailles. La ville d'Atm tenait
aune, de sorte qu'à neuf ans ils avaient peut-être d'elleson nom.
neuf tolses de hauteur, et neuf aunes de tour. ALOUZZA. Une des trois divinités qu'ado-
Ephiaitès, l'un d'eux, osa aspirera l'hymen de raient les anciens Arabes. Alonzza était par-
,
Junon, et Otus, sonfrère, à celui de Diane. Pour
les obtenir, ils attaquèrent les dieux entas-
sant l'Ossa sur l'Olympe et lePélionsurl'Ossa,
ticulièrement honorée des Coraïchites.
ALPHËE (ALPHEIOS OU ALPHÉOS), Al-
pheus. Fils de l'Océan et de Téthys. dieu
afin d'escalader le ciel. Mars étant tombé entre du fleuve grec de mêmenom. A son égard
leurs mains, ils le tinrent en captivité pen- les traditions diffèrent. — a. Il aimait Diane,
dant 13 mois; mais Éribée, marâtre des deux et, ne pouvantl'obtenir de plein gre, il voulut
géants, indiqua le lieu de sa prison à Mercure, la contraindre. La déesse s'enfuit, et arrivée
qui l'en délivra par une ruse. Selon Diodore, à Létrines enÉlide, elle se barbouilla de fange,
ce furent eux qui établirent sur l'Hélicon le elle et ses nymphes, ce qui la rendit mé-
culte des Muses, et qui leur consacrèrent connaissable. Les habitants de Létrines éle-

muses, savoir :
cette montagne. Ils ne révéraient que trois
Mélété, Mnémé et Aœdé.
Diodore leur attribue aussi la fondation de
vèrent un temple à Diane Alpheisea. Selon
d'autres, la déesse, poursuivie parAlphées'en-
fuit jusque dans l'île d'Ortygle (Syracuse),
-
la villed'Ascra. Après avoir défait les Thraces
et pris Strongyle, ville à laquelle ils donnè-
rent le nom de Dia, une querelle s'éleva entre
pendant, à Olympie, il
où Diane Alpheisea eut aussi un temple. C<
se trouvait un autel
consacré à la fois à Diane et à Alphée. -
eux, et ils s'entre-tuèrent. On les révérait à 6.Suivantune autre tradition,Alphéc était un
Strongylecomme des héros. —Selon Homère, chasseur. Il s'éprit de la nymphe et chasse-
ils furent tués parApollon. Suivant Apollo- resse Aréthuse, et la poursuivit jusque dans
l'lie d'Ortygie, aù elle fut changée en fontaine. reconnu son père, supplia les dieux de lui
Alphée futchangé à son tour enfleuve, et, sans ôter la vie. Sa prière fut exaucée, la terre
mêler ses eaux à celles de la mer, il tra- s'entr'ouvrit sous ses pieds et l'engloutit.
verse jusqu'à Ortygie, où Il se joint à Aréthu- ALTBÉNUS(ALTHÆNOS). Lemême qn'A
sc. — c. Enfin, suivant d'autres, A Iphée était lænus. Voy. ce nom.
un descendant du Soleil. Il tua son frère Cerca- althépos. Fils de Neptune et de Léis, et
phus. Obsédéalors par les Furies et poussé au roi deTrœzène,qui se nomma d'après lui
désespoir, ilsejeta dans le fleuve Nyctimus, qui Althépia. Ce fut sous son règne que Minerve
(
pritde là le nom d'Alphée Pseudo-Plutarque ).
plusieurs
et Neptune se disputèrent la possession de ce
— L'Alphée disparalt sous terre à pays.
reprises avant d'atteindre la mer. C'est là ALTIOS. Surnom deJupiter dont le temple
sans doute ce qui aura donné lieu à la fable de s'élevait au milieu du bois sacré d'Altis, près
son cours souterrain jusqu'à la source d'Aré- d'Olympic. Outre le temple on voyait encore
thuse,dans l'île d'Ortygie. A l'appui de cette dans ce bois un autel consacré à tous les
communication prétendue on racontait que
des objets jetés dans le fleuve avaientreparu
le
dieux, et
palais de Léonidas, l'atelier de
Phidias, dans lequel ce célèbre sculpteur avait
dans la fontaine, et queles eaux d'Aréthuse exécuté sa statue de Jupiter.
devenaient troubles quand on sacrifiait des ALTOR. Le nourricier. Surnom de Pluton,

THÉE.
taureaux à Olympie. selon S. Augustin.
aLPBElÆA, ALPHEIONIA, ALPHEIOUSA ALTUN-OLOUK. Gouttière d'or placée sur
ou ALPBÆOA. Surnoms de Diane. Voy. AL- la Kaaba, entre l'angle de l'Irak et celui
de la Syrie. Les eaux qui tombent de cette
ALPHEIAS.Surnomdela nymphe Aréthuse. gouttière sont réputées saintes.
alphénor. Fils d'Amphion etdeNiobé. aluaijvus,alumna. Nourricier, nour-
Voy. NIOBÉ.
ALPHÉSIBÉE (ALlPHÉSIBoEA,). -i. * rice. Surnoms, l'un de Jupiter, l'autre de
Épouse Cérès.
de Phœnix et mère d'Adonis, suivant une tra- ALVÉE Nom du mauvais génie chez les
dition. — 2. Fille de Phégée, la même qu'Ar- indigènes du Chili.
sinoé. — 3. Fille de Bias et de Piro. ALXION. Père d'OEnomaüs.
AILIIRITO. Espèce de loup-garou dont les ALYCOS. Fils de Scirrhon. Il aida Castor
Grecs faisaient peur aux enfants.
le et Pollux à reprendre Hélène, retenue pri-
alrunés C'étaient,suivant Dictionnaire sonnière dans Aphidnes. II fut tué, dit-on, par
de Trévoux, de petites figuresdebois que les Thésée.
anciens Germains regardaient comme leurs ALYMNIOS. Surnom de Mercure, tiré de la
dieuxpénates, Voy. Hunes. ville d'Alymne, dans,le Peloponnèse.
ALTELLUS.Surnom de Romulus. Formé, à ALYSIOS. Surnom de Jupiter et de Bac-
ce que l'on croit, de alo et tellus, il signifie- chus.
raitnourrison de la terre. alyxothoé. La même qu'Alexirrhoé.
ALTÈS. Roide Pédase, ville des Lélèges
ALYZEUS. Fils d'Icarius, et frère de Péné-
en Carie, et père de Laothoé, qui donna à lope et de Leucadius. Il régna, ainsi que son
Priam deux fils, Lycaon et Polydore. frère, en Acarnanie, après la mort d'icarius,
ALTHÉE (ALTHÆA). Fille de Thestius et et donna son nom à la ville d'Alyzie.
d'Eurythémis, et femme dOEneus, roi de Ca- alzès. Dieu de l'amour fraternel, dans la
lydon. Elle eut plusieurs enfants, dont Méléa- mythologie scandinave.
gre fut le plus célèbre. Il n'était âgé que de AIÆA. Surnom de Cérès.
sept jours lorsque les Parques déclarèrent à si
A althée (ajialtheia). 1. Chèvre qui
Althée qu'il mourraitquand un tison,,qui était nourrit de son lait Jupiter, dans l'île de Crète,
alorsdans le foyer, serait consumé.Elle retira etque cedieu mitpar reconnaissance au nom-
le
letisonet garda avec soin; mais dans la bredesastres.Voy.Mx.—2.Nymphequinour-
suite, Méléagre ayant tué les frères d'Althée, ritJupiterdemiel etdelaitde chèvre. Elle est
ccllè-ci, dans son ressentiment, jeta le tison aussi nommée, dansHygin, Adamantée. On lui
au
feu, et dès qu'il futconsuméMéléagreexpira. donne pour père l'Océan, ou Mélisseus, roi de
Althée se pendit ensuite de désespoir. Crète, oule roiHémonius,ouOlénus, ou enfin
althémène(althéménès). Fils du roi Hélios (leSoleil).Voy.Corne d'abondance.
de Crète Catreus. Ayant- appris de l'oracle 3. Sibylle que Tibulle distingue de celle

qu'il serait le meurtrier de son père, il se ban- de Cumes, Hérophile, mais que Lactance dé-
nit de sa patrie pour éviter ce parricide, et
retira à Rhodes avec sa sœur Apémosyne. Là se clare avoir été la même que Hérophile ou
Démophile.
11 érigea un autel à Jupiter Atabyrien.
Ce- amane oiiuive. Dieu des anciens
à
ou
pendant Catreus, ayant perdu tous ses autres Perses, adoré Zéla. Unfeu perpétuel brûlait
enfants, et ne pouvant plus vivre éloigné dans temple. Une fête annuelle nommée
son
d'Atthémène, vint avec une flottele chercher Saca lui était consacrée (Strabon ). D'après
àRhodes.En débarquant, il futassaillipar les Bochart,Atiiane est le soleil; suivant Creuzer
habitants, qui le prirent pour un ennemi, et c'est le mont Amane divinisé; suivant d'au-
périt de la main de son fils. Celui-ci, ayant tres, c'est le feu perpétuel.
AMARA ou AMARAVATI. La (demeure) im-
mortelle. Séjour ordinaire
seules. Elles n'admettaient aucun homme;
du dieu Indra. seulement, pour se perpétuer, elles se rappro-
AMARACUS(AMARACOS). Chargé du soin chaient une fois l'an, au printemps, des Gar-
des parfums de Cinyras, roi de Cypre, il eut le garéens, peuple qui habitait
malheur de briser des vases qui en contenaient Les enfants mâles qui naissaient sur leur frontière
de ces unions
d'exquis, et il en sécha de douleur. Les dieux passagères étaient mis à mart,
pitié le changèrent ou renvoyés
par en marjolaine. aux Gargaréens. Lesfillesau contraire étaient
AMARSYS ou ANARSIAS. Le pilote qui élevées dans les exercices de la guerre etde
conduisit Thésée en Crète, lorsqu'il alla com- la chasse;pourleurfaciliter l'usage des armes,
battre le minotaure. on leur retranchait dès l'enfance la mamelle
AMARYNCÉE (AMARYNCEUS). Fils d'O- droite par le fer ou la cautérisation. Mars et
nésimaque,oud'Alector etde (
Diogénie, ou Diane ArtémisTauropolos) étaient
de Pythius. — II se rendit de Thessalie en nités qu'elles honoraientprincipalement, La

les divi-
Élide. Là Augias l'appela à son aide contre tradition —
nous les montre commefondatrices
Hercule; puis, par reconnaissance, il parta- de villes. Ainsi, dans le cours de leurs expédi-
:-
gea le sceptre avec lui. Hygin dit qu'il allq tions, elles passent pour avoir fondé les sui-

même ,
au siège de Troie avec 19 vaisseaux; mais sui- vantes Smyrne, Éphèse, Cymè,Myrine et
vant Homère, ce fut sou fils Diorès, non lui- Paphos, Diodoredistingue trois peuples d'A-
qui alla au siège de Troie. Ses fils à mazones, qui peuvent se réduire à deux les
sa mort célébrèrent des fêtes funèbres aux- AmazonesAsiatiques, et les AmazonesÉthio-
quelles Nestor prit part. piennes qui vainquirent les Atlantes et les
:
AMARYNCIDÈS. Nom patronymique. Il dé- Gorgones. Mais ces dernières, dans la haute
signe Diorès, fils d'Amaryncée. antiquité, n'étaient point autres queles Ama-
AJiARYiYTHOS.1. Chasseur attaché à Diane. zones Asiatiques.En effet, lorsque dana lesan-
Il donna son nom au bourg d:Amarynthos ciens.monuments Il est question d'Ethiopie., il
dans l'île d'Eubée..duquel à son tour Diane faut entendre les fies de Lesbos et de samotbra-
tirait le surnom d'Amarynthia. 2. Nom d'un ce, et non l'Ethiopiedes Ages postérieurs.—Les
-
chien d'Actéon.
AMARYSIA. Surnom de Diane chez les chefs principaux, savoir: 1° Leur défaite par
à
traditions sur les Amazones se rapportent six
Athmonéens et les Athéniens. Pausanias fait Bellérophon, enLyde, sous le rê^uc de ln-
dériver ce nom du bourg d'Amarynthos en batès; 2° La guerre, mentionnée dans Ho-
Eubée. et
mère, des princesphrygiens desAmazones ;
2. Fils d'Hippotas et compagnon d'Énée. Il fut bat contreThésée
tué par Camille.
;
ADIASTRUS(AMASTROS). — I. Ami de 3° L'expédition d'Hercule contre Hippolyte,
Persée, tué par Argus le fils de Phryxus. — leur.reine;41 L'invasionde l'Attique lecom- et
5ttLa^uerre de Troie, dans
laquelle elles figurent comme alliées des
ASIATE (AMATA). Épouse de Latinus. Après Troyens: 6° Leur expédition contre l'île de
de furieux efforts pour empêcher le mariage Leucé dans le Pont-Euxin. Des matelots nau-
diÉnèe avec Lavinie, voyant que toute sa fragés les avaient instruites de la fertilité de
haine était impuissante, elle se pendit de dé- cette île, et en même temps leuravaient en-
seigné l'art de construire des vaisseaux. Elles
sespoir dans le palais. Voy. ÉNÉE.
a
AMATHÉE (AMATHIEIA) Nom d'une Né- firentdoncune descente Leuce. Là elles ren-
réide. contrèrent le sanctuaire consacré à Achille.
AMATIliEs.Fils d'Hercule, qui passe pour Mais tout à coup le héros se dressa devant el-
avoir donné son nom à la ville d'Amathus les, terrible comme autrefois sur les bords du
(Amathonte), dans l'île deCypre. Voy AMA- Scamandre. Cette apparition jeta l'épouvante
THUSE. parmi les chevaux, qui, s'emportant,démontè-
AMATHUNTIA et AMATHUSIA. Surnoms rent les héroïnes et les écrasèrent sous leurs
de Vénus, adorée à Amathonte, ville de Cy- pas.— D'obscures traditions de femmes scythes
pre. qui auraient pris part aux combats des guer-
AMATHUS Fils du roiAérias, d'après Tacite, riers, et en même temps de vagues souvenirs

AMATBUSE (
fondateur du temple de Vénus à Amathonte. d'Hiérodules ou servantes des déesses guer-
AMATHOCSA ). Mère de Ci- rières (telles que Enyo, Athéne, Arténis ), oui
nvras,laquelle passe pour avoir donné son pu donner naissance au mythe des Amazones.
nom aubourgd'Amathontedansl'île deCypre. Les traditions sur les Amazones se lient étroite-
AMAZONES. Peuple mythique de femmes ment au culte d'Artémis ou Diane. Ainsi Epliè-
guerrières, queles traditions font émigrer du se et d'autres villes, dont on leur rapporte ld
Caucase dans l'Asie occidentale (notamment fondation, étaientaussi des sièges célèbres du
— L'art
plastique les a repré-
sur le Thermodon), passer dans les iles (Lesbos, culte de Diane. des jeunesfilles d'une constitu-
Samothrace], et s'avancer jusque dans laBéo- sentées comme
l'
tie et AWque. — Sur les rives du Thermodon, tion vigoureuse, telles à peu près que leslance,
près le Pont-Euxin, dans la Cappadoce (le phes de Diane. Elles sont armées d'une
nym-

Tarabosan), ellesformaientun Etat,dontlaca- d'une hache d'armes, d'un bouclier semi-lu-


le
pfrtle était Thémiscyre. L'État, sous com- naire, d'un arc et d'un carquois.hanches,
mandement d'une reine, se composait d'elles ceinture de guerre autour des
Ettcs ont la
et
?
l'épée attachée à un baudrier, qu'elles por- AMENTBÈS. Nom que les Egyptiens, au

;
tent en sautoir. Leur costume est de deux
sortes le costume dorien et le scythe. Ce
dernier consiste dans une fourrure qui couvre
rapport dePlutarque,donnaient au dieu des
enfers.
AHERDAD. Le 6e amsebaspand, et celui
et serre étroitement le corps entier Jusqu'au qui préside à la végétation.
cou; autour de la taille une large ceinture; AMESTRIOS. Fils d'Hercule etd'Éone,fille
par-dessus un manteau et, pour coiffure un JeThespius.
bonnet phrygien. Le cheval est découvert. Ce AMIDA. L'Être suprême chez les Japonais.
costume, la fourruresurtout, indiquait la pa- AMIN-DÉVA. Une des quatre principales
trie sapposée desAmazones. Dans le costume divinités des Mongols, selon Millier.
dorien, elles portent le casque grec; une AMINIAS, (AMEINAIS). Jeunehommequi
légère tunique tombant de l'épaule droite, et figure dans le mythe de Narcisse.
retenue autour des hanches par un simple AMISODAROS. Roi de Carie qui avait élevé
ruban. Les bras, les jambes et les pieds la Chimère. Ses fils Atymnius et Maris furent
sont nus. IJ. cheval porte une couverture, tués devant Troie parles fils de Nestor.
et est décoré à la grecque. Du reste, nulle AMJIAS. 1. Nourrice de Diane.— 2. Surnom
-
trace de mutilation dlUeln. On les trouve
surtout ceprésentées sur des vases et sur des
de Cybèle et de Céres.
AlBION ou BAlinON. T.Nom ou surnom
gemmes. Les tableaux et bas-reliefs les plus du Jupiter Libyen, suivant les Grecs. — Voy.
célèbres représentant ces héroïnes étaient la AMOUN, C. — 2. Selon Diodore, roi de Li-
batailledes Amazones peinte par Nicon, la- bye, et père de Bacchus, c'est de lui que le
quellese trouvait dans le Pœcile à Athènes; temple d'Ammon aurait pris son nom. — 3- Fils
les bas-reliefs du bouclier de Minerve; ceux de Cinyras et époux de Myrrha, — 4. Frère de
du marche pied du Jupiter Olympien dePhi- Brotéas Voy. ce nom.
dias; un bas-relief d'Alcamène sur le fronton du AJlIMONIA. Surnom sous lequel Junon était
templed'Olympie, Les musées d'Italie contien- révérée en Élide.
nent plusieurs statues remarquables d'Amazo- AMNISIADES ou ADINISIDIES. Nymphesdu
nes. — On a proposé différentes étymologies fleuve AinnisusenCrète.
du nom d'Amazones, les unes inadmissibles,
les autres incertaines. La plus communément
adoptée, sinon la plus solide, est celle qui
fait dériver ce nom de JJWCÇÔÇ mamelle et de
de Polydector. -
AMOEME ouAMOERMÉ. Danaïde, épouse

nom est incertaine.


La véritable forme de ce
AMHOTHÉA. Néréide (Hésiode).
à privatif. Suivant Jacobi, tLCtÓç n'aurait été AIIIOUN. a. Le dieu principal des Égyptiens,
employé pour lestemmes qu'à une époque des Éthiopiens et des nations libyennes de
comparativement moderne. inémerace. Son nom signifie l'Occulte, ou bien,

, à
AIIIAzoxros. Surnom d'Apollon Pyrrhi- suivant Jamblique, la manifestation de re
que où il avait Un sanctuaire.
AHBOLOG.ÈRE. Quiretarde la vieillesse.
; ;
qui est caché dans les ténèbres. Amoun est
le plus grand des dieux il embrasse toutes

AMBRACIA. I.
Surnom deVénus à Sparte.
Fille de Mélanée, roi des
Dryopes, et petite fille d'Apollon. — 2. Filie
choses il est l'esprit vivant, l'âme suprême
qui pénètre et vivifie tout, (Manéthon).
Les attributs généraux qui caractérisent son
-
-
d'A ugias. Elles passaientl'une et l'autre pour
avoir donné leur nom à la ville d'Ambracic.
essence sont le disque, image du soleil, les
cornes et lefléau. Sur lesmonuments égyp-
AIIIBItAX. 1. Fils deThesprotus; selon quel- tiens il est représenté, tantôt sous la formed'un
ques-uns, il donna son nom à la ville d'Am-
bracie. — 2. Fils de Dexamène et petit-fils
homme criocéphale ou à tête de bélier, tan-
tôt sous forme toute humaine. Dans ce der-
Il
d'Hercule.
aborda à Actium.
,
AMBROISIE OU AHBROSIE
et ,
régnait à Ambracie, quand Énée
(AMRROSIA).
Nourritured'ungout d'un parfum exquisdon-
nant l'immortalité à ceux qui en goûtaient.
nier cas, sa tête est surmontée d'un disque et
de deux grandes plumes; les carnations sont
peintes en bleu ou en vert, couleurs consacrées
à Amoun; une bandelette partant de la coif-
fure tombe en arrière; d'une main il tient un
sceptre terminé par une tête de coucoupha,
Homère nous représente l'ambrosie comme
l'aliment desdieux; Alcmanet Sappho comme et de l'autre une croix ansée, symbole de la
leur boisson. Apollon s'en servit pour préser- vie divine. Le bélier conducteur du troupeau,
ver de la corruption le cadavre de Sarpédon, et, suivant Champollion jeune, symbole de
et Vénus pour guérir les blessures d'Énée. l'esprit de vie, lui était consacré. Non-seule-
AUDROSIA. Fille d'Atlas et de Pléione,
une des Hyades. ;
ment on réprésentait le dieu avec une tête de
bélier mais de plus on nourrissait à Thèbes
un véritable belier qui était révéré comme le
AMRRYSSOS. Héros qui donna son nom à
Ambrysse, villesituée au pied du Parnasse,
AMBULIA. Surnom de Minerve. , -
représentant symbolique d'Amoun etson image
vivante. Amoun était le dieu principal de
Méroé capitale de l'Éthiopie. Il avait dans
Auituir-los. Surnom de Jupiter, et, à Sparte, l'oasis de Syouah (oasis d'Ammon) un temple
des Dioscures. et un oracle, l'un des plus célèbres de l'anti-
neNÙnls. Divinité égyptienne. quité. En Egypte, bien qu'ilfût partout ré-
véré,levéritable siège de son culte était Thè-
à
bes, qui futappelée cause de cela No-Amours
Amon-No, c'est-à-dire possession d'Amour.
plus de cent prêtres, dont les plus âgés avaient
seuls mission de transmettre les oracles. La
statue du dieu était, disait-on, d'un bronze dans
(Diospolis). Des monuments, dont les ruines lequel on avait fait dissoudre des pierres pré-
colossalesse voient encore, le temple et le cieuses.
palais de Karnak, auquel conduisait une im- AMOUR. Foy. ÉROS , CUPIDON, KAMA.
mense avenue bordée de béliers, lui étaient
consacres dans cette ville. — Le culte d'A-
AMPÉLOS. Figne. 1. Un des suivants de
Bacchus, fils d'un satyre et d'une nymphe, ou,
moun parait être originaire de l'Éthiopie,d'où selon d'autres, fils du Soleil et de la Lune. Bac-
il aurait d'abord passé à Thèbes, pour se ré- chus après sa mort le parfuma d'ambroisie et
pandre de là dans toute l'Égypte.C'est ce que le métamorphosa en vigne. Il fut, dit-on,
semble attester une cérémonie annuelle men- placé dans le ciel où il devint la constella-
tionnée par Eustathe et par Diodore. Tous les tiondu rendangeur, (Ovide et Nonnus.)- 2.
ans, à une certaine époque, les Éthiopiens en- Hamadryade.
la statue d'Amoun avec son tabernacle ;
levaient solennellement du temple de Thèbes
ils la
transportaient de ville en ville jusqu'en Libye,
AMPHIALOS. 1. Phéaclen. fils de Polynéus
l'un des vainqueurs dans les jeux auxquels
Ulysse prit part chez Alcinoüs. — 2. Fils de
puis ils la rapportaient à Thèbes, où l'on célé- Néoptolème et d'Andromaque,'d'après une
brait son entrée comme si le dieu fût arrivé leçon probablement fautive d'Hygin. Foy
d'Éthiopie. b. Amoun, personnification su MOLOSSUS. '«<

prème de l'énergie divine, se combine souvent AMPHIANAX. 1. Roi de Lycie. Foy.ANTÉE,
avec d'autres dieux, qui au fond ne sont au- et PROETUS. — 2. Fils d'Amphimaque et père
tres que lui-même sous un aspect plus res- d'Ætylus.
treint et plus déterminé. Ainsi, il devient AMPHIARAEIDÈS. Nom patronymique Ale-

;
Amoun-Mendès, Amoun-Chnoubis, Amoun-Ra. méon, fils d'Amphiaraiis.
— i° Amoun-Mendès, c'est Amoun considéré
spécialement comme le propagateur de la vie
).
AMPDIARAÜS (ASIPHIARAOS Fils.d'Oï-
clès, ou d'Apollon et d'Hypermnestre des-
dans la nature. Sous cette forme, il était prin- cendant des Mélampodides d'Argos; époux
cipalement révéré àPanopolis. Foy. MENDÈS. et
d'Ériphyle pèred'Alcmæon,d'Amphiloque
— 2°.
Amoun-Chnoubis, ou Amoun créateur, d'Eurydice et de Démonasse. On le compte
était particulièrement révéré à Éléphantine. parmi les chasseurs de Calydon et les Argo-
Foy. CHNOUBIS. — 3° Amoun-Ra ou Amoun- nautes. Il est surtout célèbre comme devin et
Soleil, c'est Amoun considéré comme le direc- habile interprète de songes.Il prévit l'issue fa-
teur de l'univers et l'âme des quatre éléments. tale de la guerre de Thèbes, et refusa d'y pren-
)
Il est alors figuré ( notamment sur le zodiaque
de Denderah par quatre têtes de bélier grou-
pées et surmontées du disque que soutien-
à
dre part. Toutefois, ayant juré Adraste de
soumettre à la décision de son épouse Ériphyle
toutes les questions sur lesquelles lui et
nentdes cornes. — c. Amoun, identifié par les Adraste ne seraientpas d'accord, il dut sur ce
Grecs avec Jupiter, devint chez eux Ammon, point s'en remettre aujugement d'Ériphyle. Or
Jupiter Ammon, et ils le rattachèrent à leur celle-ci corrompue par Polynice, moyennant
propre mythologie par diverses fables. Toutes le don du collier d'Harmonie, persuada Am-à
ces fables se rapportenr à l'Artimon libyen; phliaraüs de se ranger parmi les héros qui
celui deSyouah , dont le temple et l'oracle marchaient contre Thèbes. Cependant il prit
obtinrent chez les Grecs une grande célébrité.
Ainsi, ils racontent qu'Hercule (d'autres di-
sent Bacchus) étant sur le point de mourir de
soif avec son armée au milieu des sables de
manière suivante :
en haine Tydée, qui avait engage les Argiens
dans cette guerre, et se vengea sur lui de la
Minerve étant des-
cendue près de Tydée pour le guérir des hles
la Libye, implora le secours de Jupiter, et sures qu'il avait reçues dans le combat, Ain-
qu'alors parutsoudain un bélier qui, fouillant phiaraüs lui apporta la tête de Ménalippus son
la terre avec ses cornes, fit jaillir une source, antagoniste, le même qui l'avaitblessé. Tydée
Par reconnaisanee, Hercule éleva en ce lieu la brisa et en but la cervelle. Minerve saisie
un temple magnifique(l'Ammonium deSyouah) d'horreur s'éloigna de lui, l'abandonnant à
son sort. Lesprévisionsd'Amphlaraüs touchant
:
qu'il dédia à Jupiter-Amnon, c'est-à-dire le
Sablonneux. Deux colombes s'envolèrent de
Thèbes en Egypte l'une se rendit à Dodone,
et l'autre en Libye, où elle donna naissance à
sa propre fin ne tardèrent pas à s'accomplir.
Attaqué par le Thébain Périelymène, il s'en-
fuit le long de l'Ismène, jusqu'à à l'endroit ou

;d
l'oracle Ammon; cet oracle fut consulté par
Hercule par Céphée, par Persée et, dans les
temps historiques, par Alexandre. Il ne jouis-
la
fut fondée dans suitela ville de Haras. Alors
par ordre de Jupiter, la terre s'entr'auvrit
soudain et l'engloutit ainsi que son char. — A
OropeenBœotie, Amphiaraiis reçut les hon-
sait plus d'aucune réputation du temps de Plu-
ta-que. —Le temple était situé dansd'Alexan-
un oasis neurs divins. Il avait là un temple magnifique
délicieux, à neuf lours de marche dans lequel il rendait des oracles. Ceux qui le
drie. Suivant Hérodote, il se trouvait là une fon- consultaient luisacrifiaientunbélier, sur la
taine dont les eaux étaient froides la nuit et peau duquel ils s'endormaient pour recevoir
chaudes le jour. Le temple était desservi par en songe les communicationsdu dieu. Près du
temple était une source consacrée à Amphia
raüs. C'était par là, dit-on, qu'après sa dispa-
rition, il était remonté à la lumière,immortel
,
D'après les vues de la critique historique con-
temporaine Amphictyon ne serait pasautre
chose l'amphictyonie elle-même personnifiée.
et déifié. Il était aussi révéré à Argos, à Voy. ACRISIUS.
Athènes et à Sparte. — Les adieux d'Amphia- AMPHICTYONIDE (AMPHICTYONIS). Sur-
raüs à son départ pour la guerre de Thèbes nom deCérès, qui avait un temple à Anthèle
près des Thermopyles. ,
étaient représentés sur le coffre de Cypsélus.
AMPHIDAMAS. I.
l'oy. ALCMÆON et ADRASTE.
Egyptien, fils de Busiris,
tué par Hercule. — 2.Père de Naupidamé.- 3.
AMPHILOQUE, (AMPHILOCHOS). 1. Ar-
gien, fils d'Amphiaraüs et d'Ériphyle, et de-
vin, comme son père. Amphiloque prit part à
Fils de Lycurgue et de Cléophile (ou d'Eu- la guerre des Epigones. Apollodore le compte
rynome); père de Milanion et d'Antimaque parmiles poursuivants d'Hélène. Il se rendit au
(Apollodore); ou, suivant Pausanias et Apol- siège de Troie, et à son retour, il fonda
lonius, fils d'Aléus, et frère de Lycurgue, de conjointement avec le devin Mopsus la ville
Céphée etd'Augé. Lui et son frère Céphée de Mallus en Cilicie. Mais plus tard Mopsus
furent du nombredes Argonautes, tandis que refusa de L'admettre au partage de la souve-
Lycurgue resta àla maison pour soigner leur raineté et tous deux périrent dans un combat
vieux père. — Héros deScandie, ville de l'île singulier. On montrait leurs tombeaux au pied
de Cythère. Hôte et ami deMolos, illui donna
le casque d'Amyntor que lui-même avait reçu
-
du montmargase. SuivantHésiode, cité par
Strabon, Amphiloque aurait péri sous les
d'Autolycus. Ce casque passa plus tard à Mé- coups d'Apollon.—SuivantThucydide, revenu
rion qui le porta au siège de Troie.— 5. Roi de d'Ilionen Grèce, et, mécontent de la consti-
Chalcis en Eubée, tué dans un combat contre tution d'Argos, il aurait fondé Argos Amphi-
les Érythréens. A sa mort ses fils donnèrent lochion sur la côte du golfe Ambracique. Ce-
des jeux dans lesquels Hésiode gagna un tré- pendant Strabon veut que cette ville ait été
pied. — 6. Opontien,pèrede Clysonyme. fondée par Alcméon qui l'aurait nommée du
AMPHIDICUS,(AMPRIDICOS).Thébain qui nom de son frère. Comparer AMPHILOQUE
dans la guerre des Sept-Chefs, tua Parthéno- no 2. — Il avait part au culte que son père
pée. (Apollodore); au lieu d'Amphidicos, d'au- à
recevait Orope.Unautel lui était consacré à
tres à cet endroit lisent Asphodicos. — Selon Athènes, et à Sparte un héroum.L'oracle d'Am-
,
Euripide, ce fut Pérlclymène, fils de Nep-
tune qui tua Parthénopée.
AMPITIÉTÈS. Surnom de Bacchus.
philoque à Mallus, en Cilicie, était en haute
considération du temps de Pausanias. — 2. Fils
d'Alcméon etdeMantoetpetit-fils d'Amphia-
AMPHIGYÉEIS. Leboiteux. Surnom de Vul- le
raüs. Suivant Apollodore, il serait fondateur
aln. d'Argos Amphilochion. — 3. Fils de Dryas et
AMPHICTYON. Autochlbone, ou fils de époux d'Alcinoé no 3.

, Il
Deucalion et de Pyrrha, ou fils d'Hellen, et par AMPHILOGIES, (AMPHILOGIÆ). Les con-
conséquent, petit-fils de Deucalion; roid'At-
tique. Il épousa Cranaé, fille de Cranaüs,
auquel il ravit le sceptre, qui lui fut arraché
àlui-même douzeans plus tard, par Érich-
corde),
testations personnifiées. Filles d'Éris(la Dis-
selon
AMPHIMAQUE
Hésiode.
(AMPHIMACHOS). I. Fils
d'Électryon, roi de Mycènes, et d'Anaxo;l'un
thonius. Le premier, dit-on, il apprit aux hom- desfrères d'Alcmène. périt ainsi que ses frè-
mes, à tremper le vin d'eau; c'est pourquoi res dans un combat contre les fils de Ptérélaüs
il passait pour avoir consacré deux autels ravisseurs du bétail d'Électryon. — 2. Fils de
l'un à Dionysos Orthos (Bacchus modéré) et Ctéatus et de Théronice, prétendant d'Hélène,
l'autre aux Nymphes. — Eustathe lui donne et l'un des quatre chefs des Épéens au siége de
pour épouse Cbthonopatra, dont il eut Phy- Troie. Il fut tué par Hector. — 3 Fils de Po-
scus, père deLocrus. Suivant Étienne deBy- lyxénus; son père lui donna ce nom par ami-
zance, Physcusne serait quele petit-filsd'Am- tié pourAmphimaque, fils de Ctéatus.—4.Fils
phietyon, qui aurait pourfils Ætolus. — Am- de Nomion. 11 conduisit avec son frère Nastès
phiçtyon était considéré comme le fondateur une troupe de Cariens au secours de Troie et
delaligueAmphictyoniqne; et à ce titre un parut au combat richement vêtu et tout bril-
temple lui fut consacré près d'Anthèle, au lant d'or. Achille le précipita dans le Scaman-
bord de l'Asope, dans les Thermopyles, au dre. — Conon fait de lui un roi des Lyciens.
lieu même où se tenaient les assemblées des AMPHIMAROS. Fils de Neptune. et père de
A mphictyons primitifs. La ligue Amphictyoni- Linus qu'il eut d'Uranie.
que était composée de 12 peuplades, dans l'o- AMPHIMÉDON. 1. Fils de Melanthée, un des
riginelaplupart Thessaliennes, et qui s'assem- amants de Pénélope, tué par Télémaque.
blaient annuellement dans un 'ntérèt Agamemnon, autrefois son hôte, reconnut
ue et religieux,
intérêt pu"tt7
Delphes. — Les diverses données tradition-
politi-
rekgieux, d'abord à Anthèle, puis à
nelles quise rapportent à Amphlctyon parais-
sant inconciliables entre elles, quelques au-
,
son ombre dans les enfers et lui adressa la
parole (Odyssée). — 2. Libyen partisan de
Phinée, tué aux noces de Persée.
AMPHINEUS. Fils d'Hector, qui échappa
teurs distinguent (à tort) deux Amphictyons, aux Grecs, lors de la prise de Troie:
l'un roi de Pyles, et l'autre roi d'Athènes. AMPHINOME (AMPHINOMOS). 1. Père de
,
Thyria, aïeul et de Cycnus. — 2. Fils de Nisus,
de Dulichion un des amants de Pénélope. Il
futtuéparTélémaque.
même, suivant le scholiaste d'Euripide, fut tué
par les Spartes; ou, suivant d'autres ayant
attaqué avec Pblégyas le temple de Delphes,
AMPHINOMÉ. 1. Épouse d'Éson, et mère de
Jason. Son époux et son fils Promachos ayant
(
il périt sous les coups d'Apollon Hygin); ou
enfin, selon Ovide, dans le désespoir que lui
été mis à mort par Pélias, Amphinome, à qui causa la perte de ses enfants, il se donna vo-
le même sort était réservé, se réfugia au foyer lontairement la mort. On voyait près deThè-
de Pélias, et là, après avoir maudit l'assas- bes, du temps de Pausanias, le tombeau com-
sin de sa famille, elle'se plongea un glaive mun d'Amphion et de Zéthus. Les deux frères
danslesein—2.Fille de Pélias. Jason la donna furent placés parmi les astres. — Le supplice
pour épouse à Andræmon.- 3. Fille de Nérée de Dircé fait le sujet d'ungroupe-en marbredû
etdeDoris. au ciseau d'Apollonius et de Tauriscus. Ce
AMPHION. 1. Roi d'Orchomène, fils de lasus, groupe, retrouvé vers le milieu du seizième siè-
époux de l'erséphoné , et père de Chloris. Les cle, est connu sous le nom du TaureaudeFar-
poëtes épiques le distinguent d'Amphion le nèse. Le musée de Florence possèdeunestatue
Thébain, tandis que dans la tradition anté- d'Amphion dans l'attitude de la douleur après
rieure ils semblent s'être confondus. — 2. Un la mert de ses enfants. Fby- ZÉTHUS etAN-
des chefs des Épéens dans la guerre de Troie.
-3.frère
FilsdeJupiteretdelathébaineAn- TIOPE. — 4. Fils du précédent et de Niobé.-
tiope, deZéthus, etroi de -Sui-Thèbes.
vant Hygin, Antiope, fille deNyctée, était
5. Fils d'Hypérasius, et frère d'Astérins, de
l'allène en Achaïe. Il fut un i des Argonau-
tes.
femme de Lycus, frère deNyctée. Épopée,
roi de Sicyone,l'ayant séduite par ruse,elle AIIIPDIOS. 1. Fils de Sélagus de ~Pæsos, et
fut répudiée par son mari, puis aimée de Ju- allié des Troyens. Il fut tué par Ajax,fils de
piter. Cependant Dircé, seconde épouse de Télamon. — 2. Fils du devin Mérops et frère
Lycus, étant jalouse d'elle la fit enchaîner. n°
d'Adraste 4. Il fut tué au siége deTroie,
la
Jupiter délivra, et la transporta sur le mont ainsi que son frère, par Diomède.
AMPHIPYROS. Celle qui porte une torche
Cithæron,où elle donna lejour à deux enfants,
(Hygin.)—Suivantun autre tradition, Antiope danschaquemain. Surnom deDianeou d'Hé-
encore jeune fille fut séduite par Jupiter, et cate.
fuyant la colère de Nyctéeson père, elle se AMPHIRO. Une des Océanides (Hésiode).
réfugia à Sicyone, auprès d'Épopée (ou Épa- AMPHISSA. FilledeMacarée, etpetite-fille
phus), qui la prit pour femme. CependantNyc- d'Æolus n° 1, aimée d'Apollon. Elle a donne
tée ne put survivre au déshonneur de sa fille, son nom à la ville d'Amphisse en ~Lucride, où
et, après avoir chargé son frère Lycus de le existait un monument en son honneur.
venger et d'elle et d'Épopée, il sedonna AMPHISSOS. Fils d'Apollon et de Dryope,
lamort.Lycus, afin d'accomplir son dernier fondateur et prince de la villp. d'OEta, près de
la montagne de ce nom. Il y érigea un tem-
vœu, marcha contre Sicyone, tua Épopée, ple en l'honneur d'Apollon et un autre en
et ramena sa nièce en Béotie. Antiope mit au
monde deux jumeaux à Éleuthères, et les l'honneur des nymphes. L'acccès de celui-ci
exposa après leur naissance. Ils furent trou- était interdit aux femmes. — Amphissus était
vés par un pâtre qui les nomma Amphion et doue d'une force prodigieuse.
Zéthus, Apollon,suivant les uns, Mercure ou AMHISTHÉNÈS. Fils d'Amphiclès et père
bien les Muses, suivant d'autres, firent don de
la lyre au premier, qui devint un chantre cé-
lèbre, tandis que Zéthus se fit pasteur et chas-
d'Irbus (Pausanias).
AMPAISTRATE, (AMPHISTRATOS ).
ducteurduchar des Dioscures et prince desLa
Con-

seur,(Horace.) — Les deux frères, dans Euri- coniens à Héniochie, conjointement avec
pide, sont appelés les Dioscures aux chevaux
blancs. — Antiope, après avoir longtemps en- AMPHITHÉA. 1.
Rhécas (Strabon.)
Femme de Lycurgue, roi
de Némee, la même qu'Eurydice. — 2.Fille
duré les mauvais traitements de Lycus et de
Dircé, s'enfuit auprès de ses fils, qui, devenus de Pronax et femme d'Adraste n'a. — 3.
grands, s'étaient établis à Eutrésis, près de Femme d'Autolycus et aïeule d'Ulysse (Odys-
Thespies. Amphion et Zéthus, pour venger sée).
leur mère, s'emparèrent de Thèbes et tuèrent AMPHITHÉMIS ou GARAMAS. Fils d'Apol-
Lycus. Quant à Dircé, Ils la ~firent périr en
l'attachant aux cornes d'un taureau indompté,
puis ils jetèrent son cadavre dans une source
:
lon Lycorios et d'Acacallis, Il eut deux fils
d'une nympheTritonide Nasamon
ros (ou Cépbalion).
et Caphau-

qui prit le nom de la victime. Ayant ensuite


chassé Laïus (ou Cadmus), ils s'emparèrent
eux-mêmes du sceptre à Thèbes, et entourè-
AMPHITHOÉ. Une des Néréides (Homère).
AMPHITRITE. Néréide (ou Océanide).
Amphitrite est la déesse de la mer Méditer-
-
rent la ville de murs. A cette occasion les ranée, un véritable Neptune féminin. Plus
poëtes racontent que les pierres venaient se tard (postérieurement à Homère),elle devient
placerd'elles-mêmes ausonde lalyred'Am- l'épouse de Neptune. — Oii raconte, que ce-
phion. — De son épouse ~Niobè,fille de Tantale, lui-cil'ayant demandée en mariage, elle s'en-
et
par Apollon (
Diane. foy.I^rôpç. )
Amphion eut quatorze enfants;quifurenttués
— Lui
-fuit par pudeur chez Atlas; mais elle fut ra-
menée par le dauphin, que Neptune récom-
pensa en le mettant au nombre des astres, Alcmène, etlui annonça la nouvelle de la vic-
(Ératosthéne et Hygin). Dans la suite elle toire remportée sur les ennemis de sa famille.
devint jalouse de Scylla et jeta des la source Alcmène, trompée par la métamorphose du
où celle-ci se baignait des herbes enchantées, dieu, l'accueillit comme son époux. Amphi-
par la force desquelles Scylla fut métamor- tryon, à son retour, apprit du devin Tirésjas la
:
phosée en ail monstre à six têtes et à douze
pieds. — Amphitrite eut de Neptune Triton,
Ithodé etBenthésicymé. —L'artplastique ne la
visite deJupiter.—Alcmène donna le jour
clès, fils d'Amphitryon.- Amphitryon fut
à
deux enfants: Hercule, fils de Jupiter, etlphi-
tué
distingue de Vénus que par le costume et les en combattant avec Hercule contre Erginus,
attributs; un bonnetréticulé retient ses che- roi des Minyens. On montrait son tombeau à
veux; au sommet de la tète sont des pinces Thèbes. La fable de Jupiter et d'Alcmène se
d'écrevisse de mer. — Elle avait des statues voit représentée sur quelques vases sici-
dans le temple de Neptune sur l'isthme de liens. Voy. PTÉRÉLAÜS, ALCMÈNE et HER-
,
Corintbe, ainsi qu'à Olympie. Parmi ces sta-
tues il y en avait une à Olympie qui était
l'ouvrage de Glancus. —Un bas-relief lui était
CULE.
AMPBITRYONIADES OU AMPHITRYONI-
DÈS. Nom patronymique d'Hercule, fils d'Alc-
bonsacré dans le temple de MinerveChalcioe-
bos à Sparte, etc. On voit une statue colos-
sale de cette déesse dans la villa Albani, et un
bas-relief magnifique sur l'arc d'Auguste à
Rinini. — Les poètes(notamment Euripide et
mène, femme d'Amphitryon.
ADIPHOTÉROS. 1. Troyen , n°
AMPHITUS. Le même qu'Amphistrate.
tué par Patro-
cle.— 2. Fils d'Alcméon et de Callirrhoé, et
frère d'Acarnan. Voy.AGÉNOR, 7, ACAR-
lWidc) emploient souvent le nom d'Amphi- NATT et ARSINOÉ.
trite pour désigner la mer elle-même. AMPYCIDES. Nom patronymique d'idmoii
AMPHITRYON. Fils du roi deTirynthe Alcée, et de Mopsus, fils d'Ampycus.
,
et d'Hipponomé (ou de Laonomé), et petit-fils
de Persée. — Électryon son oncle roi de My-
cènes, ayant été attaqué par les fils de Ptéré-
ADIPYCOS. 1. Fils dePélias et père du devin
Mopsus qu'il eut de Chloris. — 2. Pèred'Id-
mon. — 3. Fils de Japet, chantre (aœde) et
laüs, qui, à la tète des Taphiens ou Téléboëos, prêtre de Cérès, tué par Pettalus aux noces
pillèrent son royaume, tuèrent ses fils et de Persée.
enlevèrent ses bœufs, Amphitryon vint à son ADIPYX. 1.Le même qu'Ampycus, n° 1. — 2.
Recours, reprit les troupeaux, et les ramena Partisan de Phince, qui fut pétrifié par la
chez ELeetrytJn. Alors celui-ci lui confia la tète de la Gorgone aux noces de Persée (Ovi
garde de son royaume, tandis que lui-même de). —3. Lapithe, qui, aux noces de Pirithous,
trait venger la mort desesfils,de plus, illui tua le centaure OBcIus, (Ovide).
sa
donna en mariage tille Alemène, mais à con- AMRITA.Nourriture et breuvage des dieux
dition qu'il attendrait son retour pour accom-
plir indiens, l'analogue de l'ambruisie. L'Amrita
cet hymen. Cependant une querelle s'étant procure l'immortalité; le nom même [de a,
élevée entre eux au sujet des troupeaux, privatif, et invita, mort) signifie immor-
dont Amphitryon réclamait une part, celui- talité (comparez AMBROISIE). Le dépôt en
ci tua Électryon dans un accès de colère, ou, est dans la lune. Dans l'origine, les dévas et
suivant d'autres, par accident. Chassé alors les asouras associés se procurèrent l'amrita
par Sthénelus,frèred'Électryon, ilse réfu- aumoyendubarattementde merde la lait.
gia avec Alcmène à Thèbes chez Créon, son
oncle maternel, qui les reçut avec amitié.
LemontMérou,autourduquel se roula en guise
de corde le grand serpent Adicécha, servit de
Là, Alemène, avant de lui accorder sa main, moussoir.Apres de gigantesques efforts, au
lui ordonna de venger, sur les fils de ptérè- succès desquels contribua surtout Narayana
l'aider
laus, le meurtre de ses frères. Créon promit (Vichnou), la mer se transformant en subs-
Amphitryon dans cette guerre; mais tance butyreuse produisit enfin l'amrita. Le
à condition que d'abord il délivrerit le pays génie Danavandri parut tenant à la main un
d'un renard furieux (le renard de Teumesse) vase du précieux breuvage. Alors les dieux et
qui le dévastait. Amphitryon remplit cette con- les asouras s'en disputèrent la possession
dition à l'aide du chien qu'il obtint de Cépha-
le d'Athènes; puis, à la tète des Bœotiens,
des Locriens et des Phocéens, il entreprit la
bord se l'approprier ;
exclusive. Les asouras réussirent même d'a-
à maisVichnou, sous les
traits de Mohini Maïa, le leur ravit et le donna
guerre contre les Téléboëns ou Taphiens, sur
lesquels aux dieux.
régnaient Ptérélaiis et ses fils. La AMSCBASPANDS. Les génies du premier
trahison de Cométho assnra le succèsde cette ordre dans la religion de Zoroastre. Le nom
expédition. Celle-ci, s'étant prise d'amour Zend primitif est Amrita-çpenta, immortels
pour Amphitryon, trancha surla tête de son saints. Chefs de la hiérarchie céleste, ils sont
père le cheveu d'or auquel sa vie était atta- les ministres suprêmes d'Ormuzd, sous la loi
chée, et le livra ainsi à ses ennemis. Amphi-
te
tryon, victorieux, partagea royaume entre
à
duquel ils veillent l'organisation, à la conser-
vation, et au perfectionnementdu monde. Ils
ses compagnons d'armes et punit de mort la
perfidie de Cométho. Cependant Jupiter, em-
se
pruntant les traits d'Amphitryon, rendit chez
:
sont au nombre de six, dont chacun a son dé-
partement distinct, savoir 1° Rahman, en Zend
Vaghu-Memô, c'est-à-dire bonne penséeou
bonciaur; 2* Ardibéhescht(Acha^Vahitta ),
c'est-à-dire pureté excellente; 3° Sehahriver
tre fable, s'étant endormie en chemin, elle
fut surprise par un satyre, pub sauvéepar
(Khsathra-rayria), c'est-à-dire roi désira- Neptune. Celui-cilança contre le satyre son
ble; 4°Sapandomad (Çpenta-Armaïti), c'est trident, qui s'enfonça dans le rocher. Puis
à-dire sainte soumise, la patronne de la terre, Amymoné étant devenue l'amante de Nep-
génie féminin ainsi que les deux suivants; tune, le dieu lui permit de retirer le trident
no Chordad (Haurvâtat), celle qui produit du rocher, d'où jaillit alors une triple source,
tout; 6° Amerdad (Ameretdt), celle qui donne qui prit le nom d'Amymoné, (Hygin et Pau-
l'immortalité. Voy. chacun de ces noms. sanias).— Elle eut de Neptune, Nauplius.
AMULIUS. Fils de Procas et frère puiné
,
de Numitor. Celui-ci, après la mort de Pre-
cas, étant devenu roi d'Albe Amulius lui ra-
vit le trône, fit mourir Lausus, fils deNumi-
AMYNE (AMYNOS). C'est, selon Banier,
dans le système cosmogonique des Phéni-
ciens, le dernier mortel qui resta, avec l'en-
chanteurMag, lors de la destruction de la
tor, et pour éteindre la race de son frère, plaça première race humaine.
sa fille Rhéa Silvia parmi les vestales. Dans
la suite il fut tué par Romulus et Rémus, ses
petits-neveux. Voy. RHÉA SILVIA.
AMIYCLA.Filled'AmphionetdeNiobe. Voy. -
;
ADIYNTOR. 1. Fils duThessalicn Orménns;
époux de Cléobule(ou d'Hippodamie) père de
Phœnix, de Crantor, d'Évæmon et d'Astyda
mie. Suivant Homère, il habitait Elëon.
NIOBÉ. Autolycus ayant pris d'assaut sa demeure, lui
AMVCLÆOS. 1. Surnom d'Apollon,tiré de enleva le célèbre casque que Mérion porta
Surnom de Castor et Pollux.
(
lavilled'Amycles en Laconie. —a. Amyclœi.) au siège de Troie, (Hiade). —Suivant Apol-
lodore, il était roi d'Orménium, dans la Ma-
AMYCLAS. 1. Pèrede Léanire. — 2. Roi de gnésie Thessalienne. Hercule, lors de son ex-
Laconic, fils de Lacedæmon et de Sparté, pe- pédition contre les Dryopes, lui demanda
épouse Diomédé, il eut Argalos, Cynortas ,
tit-fils de Jupiter, et frère d'Eurydice. De son l'autorisation de passer par ses domaines, et,
sur le refus d'Amyntor, ilte
Hyacinthe etLaodamie.—Il fonda en l'honneur autre tradition, Hercule rechercha en ma-
tua. Selon une
d'Hyacinthe la ville d'Amycles. — 3. Père de riage Astydamie,fille d'Amyntor.Celle-ciayant
été refusée au héros, qui avaitdéjà pour
Daphné.
AMYCLEUS. Père de Cyparisse. Voy. ce épouse Déjanire, il s'empara de laville, tua
le roi et emmena Astydamie comme captive,
nom.
AMYCLIDÈS. Nompatronymique d'Hyacin- (Diodore). — Ovide le nomme roi des Dolopes,
the, fils d'Amyclas, (Ovide.) et rapporte que, vaincu par Pélée, il lui don-
AIIIYCUS (AMYCOS). 1. Fils de Neptune et na son fils Crantor en Otage. roy. EHOSNIX.
de Bithynis ou de la nymphe bithynienne — 2. Fils (Hygin.) d'Ægyptus, époux de la Danaïde
Mélia, frère de Mygdon et roi des Bébryces Damoné, AHYNTORIDÈS. Nom
en Bithynie. On lui attribua l'invention du Phœnix, fils d'Amyntor. patronymique de
-
(,estc. Fier de sa taille gigantesque et de sa
force, Amycus provoquait au combat du ceste- AMYDOS. Fils de Neptune, et l'un des Ar-
tous les étrangers qui abordaient sur la côte gonautes. Il a donné son nom àLla ville et à la
des Bébryces, et dans cette lutte inégale, ils rivière d'Amyre en ThCSSIIlle.
AMYTHAON. Éolide, fils de Crétheus et

;
trouvaient une mort infaillible. A l'arrivée
des Argonautes, il les défia insolemment, de Tyro, frère d'Eson et de Phérès. U
suivant sa coutume mais Pollux le vainquit épousa Idoméné, dont il eut deuxfils,Bias
et le tua 1 (Apollonius et Tbéoerite). — Selon et Mélampe, et une fille, Æolla, (Odyssée.) —
Pisandre et Epicharme cités par le scholiaste Il fonda la ville de Pylos en Messenie, et se
d'Apollonius, Pollux l'attacha à un arbre (le rendit avec les autres descendants de Cré-
Laurus insana), pour lui infliger le châti- theus auprèsde Jason, à folcas, pour réclamer
Pélias le sceptre en faveur de Jason (Pin-
ment d'une lente mort. Voy. ARGONAUTES. de
— 2. Centaure, fils d'Ophion. Aux noces de dare.)
Pirithoüs, iltua le Lapithe Céladon, et fut tué (
AMYTHAONIDES, AMYTHAOMDE). Nom
à son tour par Délatès. — 3. Troyen, époux de patronymique.
Descendants d'Amythaon.
Théano et père de Mimas. — 4. Filsde Priam; AMYTHAONIUS.Nom patronymique du de-
Mélampe, filsd'Amytliaon, lVi¡:gUe).
frère de Diorès. et compagnon d'Énée. Il fut vinANABÉSINÉOS.
tué par Turnus, (Virgile.) * Noble phæacien qui prit
AMYMONÉ. Une des Danaïdes, épouse part aux jeux équestres, chez Alcinoüs, (Odys-
d'Encélade, qu'elle tua la première nuit de ses sée.)
noces. - Dans une sécheresse causée
colère de Neptune, Danaüs l'ayant envoyée
chercher de
par
l'eau,
la
elle
ANACEUS. FilsdeLycurgue, etArgonaute.
ANACES ou ANACTES. Voy. ANAX.
ANACTOR. Fils d'Électryon et d'Anavo,
avec ses sœurs pour
flessa un satyre d'une flèche en voulant tuer (Apollodore.)
ANADYOMÉNÉ: Qui surgit desflots.Sur-
un cerf. Déjà le satyre s'était emparé d'elle,
lorsque Neptune, la délivra. Pour prix de nom de Vénus.
(
de Lerne, Apollodore. )
son amour, le Dieu lui montra la source

ANÆA. 1. Amazone qui a donné son nom
Suivant une au- à la ville d'Anæa en Carie, où se trouvait
en tombeau. — 2. Surnom d'Uranie et de ter Athénien et de Proserpine; 3° Aloeus et
lane. Compar. ANATTIS. Mélampe.
AS.IUEIA. Déesse allégorique de l'impu- ANAXANDRA. Héroïne révérée à Lacédé-
ence. Sur leconseil d'Épiménide, les Athé- et
mone enAttique.
ens lui crigèrent un temple pour détourner ANAXARÉTÉ. jeune fille de Cypre. des-
eux ses influences funestes, (Suidas.) cendante de Teucer. Elle ne fut touchée ni
de l'amour d'iphis, ni de sa mort, après que
AVAHID. Divinité orientale que les Grecs celui-ci se fut pendu à sa porte de désespoir.
désignent sous le nom d'Anaitis. et qu'ils
entifient tantôt avec Diane (celle d'Éphèse). Comme elle regardait sans émotion, du haut
ntôt avec vénus Uranie. Originaire de la de sa maison, passer le convoi funèbre d'Iphis,
Vénus la changea en pierre. Sa statue se voyait
~se, suivant M. de Hammer, le culte d'A- à Salamine (Cypre), dans le temple de Vénus.
iliid, s'était surtout répandu en l/Iyrie en
ménie, et dans l'asie Mineure. S. Clément ANAXIAS, ANAXIDES-OU ANAXIADÈS.
Fils, de Castor et d'Etaïra ou Hilaïra, frère de
ur
apporte, d'après Bérose, qu'artaxerce-Mné-
et
Mnasinus d'Anogon.
on éleva le premier des temples en l'hon- ANAXIBIA. 1. Fille de Bias, femme de Pé-
de Vénus-Anantis iLl!A¡¡ylone, à Suze et
Echatane.Dans les cultes de l'Asie occiden- lias, et mère d'Acaste, de Pisidicé, de Pélopic,
le, Anabid est la grande déesse de la na- d'Hippothoé et d'Alceste. — 2. Fille de Cra-
tieus, épouse en secondes noces de Nestor.
re. — Un Ized, celui qui préside à la pla-
ête Vénus, porte ce nom dans le Zend- — 3. Fille de Plisthénès, sœur d'Agamemnon
vesta. et de Ménélas, femme de Stropbius, et mère
ANAÏTIS.
I. Surnom de VénusUranie chez de Pylade. Eustathe semble la confondre avec
lafilledeCratieus. — 4. Nymphe pourlaquelle
ss Arméniens. On lui rendait un culte très-
ppudique, (Strabon). — 2. Surnom de Diane le Soleil (Hélios) se prit d'amour. Fuyant
hez les Lydiens, selon Pausanias. la poursuite du dieu, elle se réfugia dans un
ANAK.Nom que les Arabes donnent à un
temple de Diane Ortbla sur les bords du
Gange, et disparut. Ne la trouvant pas, le
es géants appelés -en hébreu Anakim.
Soleil s'éleva dans les airs, d'où le lieu prit le
ANAKYA. Nom d'un mount célèbre dans
mythologie indienne. nom d'Anatolé,ascension.— 5. Voy. ANEXI-
ANAMÉLECH. Divinité des Samaritains, la BIA.
iiême que Moloch, selon Selden. ANAXIROÉ. Fille de Coronus, femme d'f:.
ANANGGA. Sans corps. Un des noms de peus, et mère d'Hyrminé.
tâllla, dieu de l'amour. ANAXITHÉA. Danaïde. Elle eut de Jupiter
Olénus, qui donna son nom à la ville d'Olè-

le ,
ANANTA. Tnjtnt. 1. Un des noms du ser-
ent Cécha. — 2. Nom du chef des Nâgas.
APIL/EOS Surnom d'Apollon tiré de
d'Anaphe,où ilavait untemple.L'île
neen Achaïe.
ANAXO. 1. Fille d'Alcée et d'Hipponomé
épouse d'Electryon,et,suivant Apollodore,
mèred'Alcmène.Voy.ÉLECTRYON. —2.Jeu-
;
l'Anaphe, une des Sporades, était sortie su-
bitement du sein des caux pour donner asyle ne fille de Trœzène,qui fut enlevéepar Thésée.
ANCÉE (ANCÆOS) 1. Arcadien, fils de Ly-
lux Argonautes.
ANAPHLYSTOS. Fils de Trœzen et frère de curgue et d'Eurynomé (ou de Cléophile),
Sphettus. Il a donné son nom à l'un des dê- père d'Agapénor. Il figure parmi les Argo-
nautes et parmi les chasseurs de Calydon. il
nes de l'Attique(Pausanias.)
ASÎAPIS ouANAPOS. Amant de la Nymphe
Cyan, à
lequel tenta de s'opposer l'enlève-
ment de Proserpine. Pluton le changea en
;
futtué par le sanglier. — 2. Fils de Neptune
et d'Astypalée ou d'Alta roi des Lélèges de.
Samos. Il épousa Samia, fille du fleuve Méan-
lieuve(L'Anape deSicile). Voy. CYANÉ. dre, dont il eut quatre fils,Périlaüs,Énudus,
ASATHAMUS. Fils de Neptune et de l'atl- Samus et Alitharsès, et une fille nommée
antideAlcyone. (Natalis COUICS,)

Flaccus).
ANATOLE. Nom d'une des Heures.
ANAUCIS. AmantdeMédéc, tuéparStyrus,
Vatértus
,
Parthénope. — Selon quelques auteurs, il vint
avec une colonie de Samé (Céphallénie), il
l'île de Samos dans la mer Égée. Il y planta
des vignes. Un devin lui annonça qu'il ne gOli-
terait pas du vin qui en proviendrait. Plus
ASAÏ. 1. Fils d'Uranus (le Ciel) et de Gé tard Ancée, tenant déjà à la main une coupe
(la Terre), et père d'Astérius. D'après la tra-
dition milésienne, il était roi d'Anactorie
Milet). — 2. (dwx, Seigneur, patron.) Snr
: Il a
remplie, se moquait de la prédiction; le devin
répondit « y encore loin de la coupe
aux lèvres ». En ce moment on avertit Ancée
nom de tous les dieux, tant souterrains qu'o- qu'un sanglier énorme venait d'entrer sur ses
lympiens. Postérieurement, sous la forme plu- domaines. Iljeta la coupe, et courut au mons-
rielle(Anactes, Anaces, Anaei), il désigna tre, qui s'élança surlui et le tua. — 3. Héros
plusspécialement les Dioscures. Delàl'Ana- de Pleuron, vaincu à la lutte par Nestor, lors
ceion, temple des Dioscures à Athènes et des jeux funèbres célébrés en l'honneur d'A-
leur fête appelée Anaceia. — Cicéron (De la maryncée, (Homère.)
;
nature des Dieux) distingue trois races d'A-
naces la les Dioscures; 2° les trois filsduJupi-
ANCHARIA. Divinité révérée à Fæsules,
à
peut-être analogue Némésis, (Tertullien.)
ANCHÉMOLUS. Fils de Rhœtus, roi des fre profond où beaucoup de maisons s'en-
Marrubiens. Chassé par sonpère, dont il avait gloutirent. Midas interrogea l'oracle, dont
outragé la femme, il se réfugia près de Turnus la réponse fut qu'il devait y précipiter ce qu'il
et fut tué par Pallas fils d'Évandre, dans la avait de plus précieux. Il yjeta beaucoup d'or
guerre des Troyens et des Hutules, (Virgile.) et d'argent, mais en vain. Alors Anchurus,
ANCHESMIOS. Surnom de Jupiter, qui avait estimant la vie humaine ce qu'il y a de plus
un temple sur le mont Anchesme en Attique. précieux, résolut dese sacrifier, et, lIIoutantf\
asjchialé. i. Fille de Japet et mère de Cyd- cheval, il s'élançadans l'abime, qui se refer-
nus. — Selon Athénodore, elle fonda la ville ma aussitôt sur lui, (Plutarque).
d'Anchialé en Cillcie. — 2. Mère des dactyles ANCULI, ancuj,/E. Dieux et déesses qui,
Titias et Cyllénus, (M. Noël.) dans la hiérarchiedivine, font l'office de ser-
ANCHIALOS. 1. Grec tué devant Troie par vants. — Divinités tutélaires des enclaves,
Hector. — 2. Père du roi Taphien Mentes, et suivant quelques mythologues.
ami d'Ulysse. — 3. Nom d'un Phéacien. ANCYLOMÉTÈS OUANCYLOMÉTIS. Rusi.
aïmchinoÉ.Fille de Nilus; femme deBé- Epithète de Saturne, (Homère).
-
lus, et mère de Danaüs et d'Aggyptus. Tze-
tzes la nomme Achiroé : Heyne combinant CAON.
ANCYOR. Un desfilsdeLycaon. Voy. LY-
les deux leçons, conjecture qu'il faut lire Au- andaté. Déesse de la victoire, chez les an-
chiroé. Voy. ACHIROÉ. cienspeuples de la Grande-Bretagne. Les Tri-
anchiroé. Fille de l'Argien Erasinus et nobantes l'honoraient d'un culte particulier.
sœur de Byzé, Mélité et Mæra. ander. Un des princes des Devs, dans la
anchise(aiychisès). 1. Fils de Capys(ou religion de Zorastre. Voy. DEVS.
d'Assaracus) et deThémis, roi de Dardanus, (
ANDJANA myth. indienne). Mère d'Ha-
près du mont Ida, et, suivant Homère, sem- nouman.
blable aux immortels par sa beauté. Il fut ANDIRÈNE ( ajjdeirÉ\É)..Surnom de
,
aimé de Vénus, qui, se donnant pour la fille Cybèle révérée à Andire en Cillcie.
d'Otreus roi de Phrygie, s'offrit à lui sur le andÈs. Fils d'Uranus (le Ciel) et de lié (la
mont Ida, où il faisait paître ses troupeaux. terre) , selon Étienne de Byzance.
La déesse, à la fin de leur entrevue, quitta andrjEMOn. 1. Époux de Gorgé, fille d'OE.
son déguisement, et lui prédit la naissance neus, et père de Thoas. — Ayaut délivré
ainsi que l'avenir d'Énée leur fils; en même OEneus, roi de Calydon et de l'leoron. que
temps elle ordonna à Anchise de faire passer lesfilsd'Agriusretenaient prisonnier, Diomède
Énéc pour le fils d'une nymphe, le menaçant confia le sceptre à Andræmon, à cause de
de la foudre de Jupiter si jamais il osaitdivul- l'âge trop avancé d'OEueus. Toutefois quel-
guer la véritable origine de l'enfant. Mais un ques auteurs font de nouveau régner OEneus.
jour, étant ivre, Anchise mit en oubli la me- Le tombeau d'Andræmon et de sa femme se
nace de Vénus. En conséquence, il fut, sui- voyait à Amphisse. — 2.Filstd'Oxylus et époux
vant les uns, tué parla foudre, ou, suivant de Dryope, laquelle eut d'Apollon un fils
d'autres, seulement paralysé ou bien encore nommé Amphissus. — 3. Gendre dePélias —
privé de la vue, grâce à Vénus, qui, touchée 4. Fils de l'Athénien. Codrus. lequel conduisit,
de pitié, avait en partie paré le coup. — Outre à Lébédos une colonie ionienne.
Enée, Ancbise eut encore de Vénus un fils, andrjEiionidks. Nom patronymique de
Lyrus ou Lyrnus (Apollodore) : Homère Thoas, fils d'Andræmon , n° 1.
mentionneHippodamie, l'aînée de sesfilles. — ANDREUS. Fils du fleuve Pénée, ëtuu\
Énée le sauva en l'emportant sur ses épaules, d'Évippé, fille de Leueon, et père crétéocle.
lors de la prise de Troie. — On montrait le Une contrée de la Bœotie reçut de lui le nom
:
tombeau d'Anchise en différents lieux sur le d'Andréis. C'est le district d'Orchomène. — Il
montIda, en Arcadie, enThrace, en Sicile. D'a- passe aussi pour avoir donné son nom à t'ilc
près Virgile, il mourut à Drépane en Sicile, d'Andros, qu'il tenait de Rhadamanthe, (Dio-
le
avant départ d'Épée pour Carthage, et fut dore). compar. ANDROS.
enseveli surlemontÉryx. Une chapelle lui fut
:
ANDROCLÉE, (ANDROCLEIA). Thebaine,
élevée à Ségeste. — Voici, d'après Homère, la fille d' b ntipœnus, et sœur d'.-\leis. Une guerre

— 2. Sicyonien.
;
généalogie d'Anchise
père
Jupiter; Dardanus; ayant éclaté entre Thèbes et Orchomène,
Érichthonius; Tros Assaracus; Capys, (Iliade.) l'oracle annonça aux Thébains que le sacri-
d'Échépolus. fice d'un noble personnage assurerait la vic-
anchios. Centaure qui s'aventura le pre- toire à celui des deux peuples qui le premier
mier avec Agrius dans la grotte de Pholus, l'accomplirait. Antipœnus, à qui par droit de
lorsqu'Hercule eut ouvert le tonneau de vin noblesse l'honneur de se sacrifier était del'olu,
des Centaures. — Voy. PHOLUS. refusa. Alors ses deux filles, Androcée et Al-
anciiisiadès. Descendantd'Anchise.Nom cis se dévouèrent spontanément et, par leur,
patronymique d'Énée et d'Échépolus. mort, obtinrent le triomphe de Thèbes,(Pau-
anchisteds Un des Argonautes, (NI.Noër.) sanias). — Les Thébains (Hercule, suivant
ç'uni-
ANCHURUS (ANCHOUROS). Filsdu roiMi- Pausanias) leur consacrèrent l'image
das en Phrygie. Il épousa Timothéa. Près de lionne dans le temple de Diane Enélia.
Célænæ enPhrygie, il s'était formé un gouf- ANDRoci,ks. Fils d'Éole et de c1:tQe, Il
egna haut d'une tour.Selon Virgile, elle devint l'es-
avec Pheræmon sur la partie de la Si-
de quiest comprise entre le
détroit et le pro- clave de Pyrrhus, fils d'Achille, qui la condui-
sit en Épire. Là elle éleva à Hector un mo-
montoiredeLilybæuin.
nument funèbre. D'aprèsPausanias, elle eut
ANDROCLOS. Fils de l'Athénien Codrus, et
oi d'Éphèse, tué dans une guerre contre les :
de Pyrrhus trois fils Molossus,Piélus et Per-
gamus. — Pausanias rapporte que Pyrrhus,
abitantsde Priène, (Pausanias).
ANDROCRATE, (ANDROCRATÈS). Héros lorsdesonmariage avec Hermione, la céda à
à
biquelétaient consacrés un bois et une cha-
relle Hysles, au pied du mont Cithseron,
son esclave Hélénus, frère d'Hector, dont
elle eut Cestrinus. Mais Hermione, jalouse
ausanias.) d'Andromaque, tenta de la faire périr, lors-
ANDROCTASIES (ANDROCTASIÆ). Les que vint Orestc, qui par jalousie tua Pyr-
nassacres d'hommes. Divinités ou plutôt rhus et délivra Andromaque de son ennemie.
rersonnifcations quiappartiennent à la fa- — Après la mort d'Hélénus, elle retourna
nille symbolique d'Éris, dans Hésiode. avec son fils Pergamus en Asie, et mourut à
AHDROGÉE (ANDROGÉOS). Fils de Minos Pergame, où on lui érigea un héroum. Po-
:t de Pasiphaé (ou de Crété), et père d'Alcée et lygnote l'avait représentée dans la Lesché de
le Sthénélus. Aux grands jeux gymniques cé- Delphes couverte d'un voile et allaitant son
brés à Athènes lors des Panathénées, il fils.
rainquit tous ses concurrents, ce qui devint
iversement. ANDROMACHOS. Un des cinquante fils d'IF-
cause de sa mort. — Cette mort est contée gyptus, tué par sa femme, la danaïdeHéro.
Selon les uns, Égée, pour ANDROMÈDE. Fille de Céphée, roi d'IF-

se délivrer d'un homme si redoutable, l'en- thiopie, et de Cassiopée. Neptune, irrité de
voya contre le taureau de Marathon, qui le tua, l'orgueil de cette dernière, qui prétendait ri-
ausantas. ) Selon d'autres, les antagonistes valiser de beauté avec les Néréides, inonda le
qu'il avait vaincus lui dressèrent des embû- pays et envoya un monstre marin qui le déso-
ches et le firent périr, taudis qu'il se rendait lait. Céphée consulta l'oracle d'Ammon. Il lui
Thèbes auprès de Laïus, (Apollodore). Sui- fut répondu que le sacrifice de sa fille, qui de-
vant une troisième version,egée le lit assas- vait être livrée à la voracité du monstre, pou-
iner, de crainte qu'il ne vînt en aide aux fils vait seule mettre fin à la calamité. Contraint
(
lePallas, sonennemi, Diodore). Hygin le fait par ses sujets, Céphée dut obtempérer àl'or-
périr dans un combat-contre les Athéniens. dre del'oracle. Andromède fut donc exposée,
Enfin,snivant Servius, les Athéniens, conjoin- mais Persée la sauva et la prit ensuite pour
ement avec tes Mègariens, te tuèrent traî- épouse, (Foy- PERSÉE). — Après sa mort,
reusement. — Properce rapporte qu'Escu- Minerve la plaça au nombre des astres. On
lape le rappela à lavie. Un autel lui était montrait son tombeau en Arcadie, près de
consacré
près du port Phalère à Athènes. S'il celui de Callisto.
faut en croire Mélésagoras, Androgée se serait ANDROS. Filsd'Anius (oud'Eurymaque), de-
(
aussi nommé Eurygyès, Hésycblus J. vin qui passe pour avoir donné son nom à l'lie
ANDROGYNES. Race fabuleuse que Platon, d'Andros, une des Cyclades. Compar. AN-
dans un deses dialogues, place à l'origine du DREUS.
genre humain. Doués d'une force prodigieuse, ANÉMENTE ou ANEMUOTE.Un
les Androgynes entreprirent la guerre contre Annédotes des Chaldéens.
des quatre
les dieux. Jupiter voulut d'abord les exter- ANÉMOTIS. Celle qui apaise les vents. sur-
niner, puis, s'adoucisant, il se contenta de les nom de Minerve à Mothone, où Diomède lui
affaiblir en divisant chaque individu en deux consacra un sanctuaire.
êtres, qui furent l'homme et la femme. C'est ANÉSIDORA. Qui envoie ses dons. Sur-
il
une fable philosophique, dont estimpossible nom de la Terre et de Cérès. Cette dernière
de dire si elle repose ou non sur quelque tra- avait un sanctuaire sous ce nom chez les ha-

,
ditiorunythologique. — Les anciens plaçaient bitants de Phlya en Attique.
aussi en Afrique, au delà des Nasamones, ANÉTOR. Berger de Pélée, d'après Ovide.
un peuple dAndrogyues. ANEXIBIA. Une des cinquante filles de
ANDROMAQUE (ANDRONACHÈ). Fille Danaüs, femme d'Archélaüs.
d'Eétion, roi deThèbes en Cilicie, unedes ANGÉIA. L'une des neuf vierges géantes
plusnobles figures de l'Iliade.Elle était ré- qui créèrent Heimdall, dans la mythologie
ponsed'Hector,qu'elle aimait dece senti- scandinave.
mentfidèle et résigné qui semble n'appartenir ANGÉLIA. Le Message. Personnage allégo-
qu'au christianisme. Cette profonde affection rique que Pindare nomme la fille de Mer-
conjugale, d'ailleurs réciproque, se révèle cure.
avec une incomparable beauté dans la scène ANGÉLIEIA. LaMessagère. Surnom d'Éos
des adieux, (Iliade, VI. 3gi et suiv.) Andro- (l'Aurore).
maque vit périr son père et ses sept frères, ANGÉLO. Fille de Jupiter et deJunon. Elle
qui furent immolés par Achille; puis sa mère, déroba un des cosmétiques de Junon et en fit
que Diane frappa de ses Rêches; puis Hector ; présent à Europe qu'elle aimait. Celle-ci s'en
puis enfin son jeune fils Scamandrius qui, lors étant servie devint d'une extrême blancheur.
de la destruction de Troie, fut précipité du ANGÉLOS. t. Nom que lesSyracusains don-
naient à Diane, suivant Hésychius. — 2. An- filles,OEno,Spermeetlîlaïs.Celles-ci,con--r
cien nom d'Hécate — 3. Fils de Neptune et nues sous la dénomination généraled'OEno-
d'une nymphe de l'île de Chios, frère de Mé- tropes, avaient reçu de Bacchus le don
las. la
changer tout cequ'ellesvoudraient,
de
ANGBRONA, ANGERONIAOU ANGÉNORA. pre-
mièreenvin,l'autreenblé,etlatrosième
Divinité romaine sur l'essence de laquelle on en huile. Selon quelques auteurs elles appl"O'-
n'est pas d'accord. Suivant les uns, c'était ou visionnèrent à elles seules l'armée grecquetout
la déesse du Silence, ou cette divinité tuté- entière, pendant le siège de Trote. — 3. Filsel
laire de Rome dont le nom ne devait pas être
prononcé. Suivant d'autres, son culte fut ins-
d'Enée et de Lavinte, fille d'Anius n°
4. Roi des Étrusques, --
2.
père de Salia. Il co-n-I
titué à l'occasion d'une angine qui faisait de traignit cette dernière à faire vœu de vir-
-
grands ravages à Rome. On lui sacrifiait
dans le temple de Volupia, où se trouvait sa
ginité. Cependant elle fut enlevée par Can'
thétus, qui l'emmena à Rome. Anius se rallàt
statue ayant la bouche close.
ANGÉRONALIA. Fête célébrée en l'honneur
la
sa poursuite, et, ne pouvant se
rejoindre, il
précipita dans le fleuve Parenstus, qui depuis
d'Angérona, le 21 décembre. lors porta le nom d'Anto.
ANGGA Voy. VEDANGGA. ANNA PERENNA. Fillede Bélus et sœur
ANGGADA. FilsdeBali, et roi des singes
qui aidèrent Râma dans son expédition contre
de Didon. Menacée par larbas, qui, après
mort de Didon, s'était emparé de Carthage
la
Râvana.
ANGGATI. 1. Un des noms de Brâhmâ. — 2.
elle se réfugia chez Battus, roi de Malte,
de là en Italie, où elle fut reçue par Énée.
et
Un des noms de Krichna. Elle excita la jalousie de Lavinie, qui forma
ANGGIRAS. Nom de l'un des sept richis. un complot secret contre sa vie. Prévenue du
Anggiras est fils de Brâhmâ et père de Vrihas-
pati.
danger qui la menaçait par Didon, qui lui
et
parut en songe, elle s'enfuit tomba, par une
ap-
ANGITIA ou ANGUITIA. Fille d'Æétès, nuit obscure, dans le fleuve Numicius. Elleiil
sœur de Méde et de Circé. Elle communiqua reçut alors le nom de Pérenna, et futrévé
aux Marses etaux Marrubiens la connaissance
des antidotes, et obtint chez eux en retour
rée comme la nymphe du fleuve. (Ovide).
Ailleurs Ovide raconte que, les plébéiens
--
les honneurs divins. Une forêt lui était consa- la
s'étant rétirés sur le mont sacré, et disette
crée entre Albe et le lac Fucin.— Servius dit se faisant sentir, Anna leur apparat sous la cI
que cefut Médée même qui, étantvenue enlta- forme d'une vieille femme et leur distribua
lie,enseigna auxMarrubiensun antidotecontre des vivres. Rentré dans Rome, le peuple par
,
la morsure des serpents; en conséquence de
quoi elle fut révérée parmi eux sous le nom
d'Angitia (d'Anguis, serpent). — On ren-
contre aussi le pluriel Angitiœ. Il désigne
reconnaissancelui bâtit un temple. Le même 91
auteur ajoute que Mars, amoureux de Minerve, ,3
eut recours àrentremise<LAnnn;inaiscelle-ciin
s'étant voilée se présenta elle-même au dieu II
vraisemblablement Angitia, et ses deux sœurs, au lieu de Minerve, et se moqlÍa de lui, lorsque m
Médée et Circé. levant le voile il reconnut l'insposture. — La f,,
ANGOURBODE. Géante que le dieu Loke fête instituée en sonhonneur se célébrait le ii ii
rendit mère du loup Fenris,du serpent lorm- mars, en même temps que celle rtodien ir
pungandour et d'Héla. Mars; c'était un jour d'allégresse et de ré- -
ANICÉTOS. Fils d'Hercule et d'Hébé. jouissances, surtout pour le peuple, qui invo--(!
ANIÉNUS. Le dieu du fleuve Anlo. quait souvent cette divinité. —Suivant Ovide, ,J
ANIGRIDES OU ANIGRIADES. Nymphes de les uns la prenaient pour la lune, d'autres er
larivière d'Anigre (en Élide),sur les rives l'identifiaient avec Thémis on ayec lo; d'au- -1
de laquelle une grotte leur était consacrée. la
tres enfin considéraientcomme une nymphe,
Les personnes affectées de dartres s'y ren- nourrice de Jupiter.
daient en grand nombre; elles sacrifiaient aux ANNÉDOTES. Divinités eliat,léclines qui
nymphes,puis se baignaient dans la rivière apparaissent, dans les mythes, SOLS le ca- .J
et trouvaient, dit-on, du soulagement. ractère d'institutrices de la civilisation. Voy.
ANIRAN.Nom de l'ange qui préside au tren- OANNÈS.
tièmejour de chaque mois, et aux mariages ANNONA. Déesse romaine qui présidait aux 71
dans la mythologie persane. la
récoltes de l'année. On représentait l'épaule
ANIROUDDHA. Fils de Pradijoumna et de droite nue ainsi que le bras, tenant dans la
Soubhàngi, et époux d'Ouchâ, fille de Bâna. main droite des épis, et dans la gauche 1? si
ANION. Un des genéraux de Rhadamanthe, corne d'abondance.
à qui celui-ci donna l'île de Délos. ANOGON. Fils de Castor et d'Hilaire.
ANJUS(ANJOS). 1. Divinité des Eléens, (Clé-
ment d'Alexandrie). Voss conjecture qu'il ; il
ANOMINOS. Géant, qui, avec Pyripnoils, ,e
poursuivitJunon mais fut tué par Hercule.
ANOU (myth. ind.). Un des fils d'Yravàtl, roi, n
faut lire Altos. — 2. Fils d'Apollon et de
Créuse ou de Rhœo. Le dieu le conduisit à dePratichtâna. Il est considéré comme le 31
Délos, et lui communiqua la science prophé-
tique. Il devint roi de Délos et prêtre d'A-
pollon. Époux de Dorippé, il eut d'elle trois
père des Nletelihas.
ANOURE ou Al'.OVKI. Divinité égyptienne
la même que la Hestia des Grecs ou la Vesta o
;
à
desLatins, selon quelques mythologues. gation, acheva sa vie Cyrè~:enfin,sui-
a.yt/iîa. Celle à qui s'adressent les sup- vant Strabon, Anténor vint à la tête des Hé-
plications. Surnom de Cérès, deCybèle et nétes, peuple de la Paphlagonie, s'établir an
d'Hécate. fond du golfe adriatique, où il fonda Padoue.
a:ntagoi*as. Pasteur de l'île de Cos, qui — La maison d'Anténor, avec la peau de Pan-
lutta contreHercule,
condé par
et le mit en fuite, se- thère, Anténor lui-même, sa femme Théano,
les Méropes. Voy. MEROPES. Crino leur fille et deux de leurs fils avaientété
ANTÉE(ANTÆOS). 1.Géant libyen, fils de représentés dans la Lesché de Delphes par le
Neptuneet de Gé (la terre). Lutteur formida-
ble; tant qu'il touchait la terre, il y puisait
peintre Polygnote.
ANTÉNORIDE (ANTÉNORIDÈS). Fils OU
toujours des forces nouvelles. Les étrangers descendant d'Anténor. A Cyrène les Anténo-
qui s'aventuraient dans ses domaines de- rides étaient honorés comme des héros.
vaient lutter contre lui; puis ils payaient antéros.Amour réciproque. Vénus,
de leur vie une défaite certaine. Il bâtit avec voyant que Éros (l'Amour) ne grandissait pas,
les crânes de ses victimes un édifice consacré, en demanda la raison à Thémis, qui lui répon-
à Neptune. La fable lui donne soixante-qua- dit que c'était parce qu'il n'avait pas de
tre coudées de hauteur. Hercule le terrassa compagnon qui pût l'aimer. Elle lui donna
trois fois; mais toujours il se relevait, la donc Antéros, avec lequel l'Amour se lia d'a-
Terre, sa mère, lui donnant de nouvelles mitié, et alors il commença à grandir. Mais
forces dès qu'illa touchait. Hercule s'en étant dès qu'Antéros s'éloignait de lui, l'Amour re-
aperçu, le souleva en l'air et l'étouffa dans devenait enfant; allégorie dont le sens est que
ses bras. — 2. Libyen d'Irase, près de Cy- l'affectionpouracquérirsonentierdéveloppe-
rène, père d'Alcéis ou Barcé. A l'exemple de ment, a besoin de réciprocité. LesAthéniens
Danaus, il promit la main de sa fille à celui
quiserait vainqueur à la course. Ce fut Alexi-
élevèrent un temple à Antéros.
ANTÉVORTA. ou ANTÉVERTA. Déesse ro-
damus qui l'obtint. — 3. Un des généraux de maine qui,avec sa sœur Postvorta ou Postverta,
Turnus. est considérée comme la sœur et la compa-
antée (ANTEIA).Fille de lobatès(ou d'A-
phillas), femme de Prœtus, et mère de Mæra.
ce
BileestaussiappeléeSthénébée. Voy. nom.
antésor. Fils d'Æsyétès etde Cléomestra,
elles présidaient au temps:
gne deCarmenta.Ainsi que leur nom l'indique,
l'une (Antévorta)
au passé; l'autre (Postvorta) à l'avenir. Elles
apparaissent aussi sous le caratèred'Illithies,
époux de Thécano, lasœur d'Hécube et père ou divinités qui président à la naissance des
deCrino, Acamas, Agénor, Archiloque, Coon, enfants. Voy. camoetva.
Démoléon, Eurymaque, Glaucus, Hélicaon,
Iphidamas, Pédée, Laodamas et Polybe.
Il
- antitas. Fils de Neptune et d'Alcyone;
frère d'Hypérés; père d'Aetius et roi de Trœ-
était,suivantHomère,undesplussages
parmi les Gérontes ou anciens de Troie.
Il
zène. fonda lavilled'Anthéia.Quelques-uns
le mettent aussi en rapport avec laville d'An-
C'est dans sa maison que furent reçus Ulysse thédon.
et Ménélas, envoyés à Troie pour réclamer ANTHÉ. Une des filles d'Alcyon. Voy. AL-
Il
Hélène. accompagna Priam quand celui-ci CYONIDES,
axtdédon.
se rendit au camp des Grecs pour régler les 1. Nymphe qui passait pour
conditions du combat singulier entre Menélas avoir donné son nom à la ville bœotienne d'An-
et Paris. Lorsque les Grecs résolurent de for- thédon, fondée par les habitantsdeCopæ. —
tifier leur camp, Anténor, dans une assemblée
des chefs troyens, proposa, mais vainement,
et
2.FilsdeDios petit-filsd'Anthas,donton
rapporte la même chose.
de rendre Hélène avec tout eequi lui appar- ANTHÉIA. La fleurie ou l'amie des fleurs.
tenait (Iliade). — Suivant les auteurs posté- 1. Surnom de Junon à Argos. — 2. Surnom de
rieurs à Homère, il avait été chargé, avant la Vénus chez les Gnossiens.
guerre de Troie, d'aller en Grèce réclamer Hé- ANTHÉIS. Fille d'Hyacinthe et soeurd'M-
sione, que les Grecs avaient enlevée. Sa de-
mande fut partout repoussée; néanmoins il
conçnt une grande affection pour la nation
grecque, qu'il favorisa dans la suite aux dé-
,
gleis. Elle fut immolée à Athènes, avec ses
sœurs f
sur la tombe du cyclope Géræste. oy.
ce nom et ÆGLEIS.
antiiélie (,INTHÉLIEXA,. Une des cin-
pens de sapatrie. Envoyé par ses concitoyens quante filles de Danaüs, épouse de Cisséus.
pour négocier la paix avec les assiégeants, il ANTHELII ou ANTELII DU (I\'I'Ó¡),tO
se rendit traîtreusement complice de la ma-

,
chination ourdic contre Troie, et ouvrit la
porte au fameux cheval de bois. Par l'ordre
d'Agamemnon sa maison fut exemple du pil-
Sai[AOV£ç). Statues des dieux exposées au so-
leil devant l'entrée principale des maisons
grecques.
a.
lage; on attacha à la porte une peau de pan-
thère en signe d'Inviolabilité. — Après la ruine
deTroie, il resta, suivant les uns en Asie, où
anthémoIsi
de Dascylus, fils de Tentale, et
gonauteLycus.
mè.d:M- -
Fille du fleuve Lycus, épouse

;
il fonda une nouvelle ville sur les ruines de
l'ancienne suivant d'autres, il passa avec Mé-
nélas en Libye, et, fatigué d'une longue navi-
ANTHÉMONÉ. Arcadlenne qui eut - d'Enée
une fille, suivant Denys d'Halycarnasse.
ANTHÈS. Le même qu'ANTHAS. Plutarque
(
rapporte que l'île de Calaurie dans le golfe malheureuxfrères.Malgré la défense de Créon,
argolique) prit de lui le nom d'Anthédonie. qui prononça la peine de mort contre quicon-
ANTHÉUS.Surnom de Bacchus. que oserait ensevelir
ANTHÉE (ANTHEUS). 1. Fils deNeptune et tigone n'écoutant
le corps dePolynice, An-
d'Astyphilé. — 2. Compagnon d'Énée. que le devoir, rendit les der-
niers honneurs à son frère. Créon ordonna
ANTHIPPE. Une des cinquante filles de qu'on l'enterrât toute vive; mais elle échappa
Thespius. Elle eut d'Hercule un fils nommé à ce supplice
Hippodromus. en s'étranglant. Hæmon, fils
de Créon, et amant d'Antigone, désespéré
ANTHIOS. Qui donne les fleurs. Surnom del'avoirperdue, s'enfonça unpoignard dans
de Bacchus. Compar. ANTHEUS. le cœur. Telles sont les données fondamen-
ANTHO. Fille d'Amulius. tales de l'Antigone de Sophocle. Suivant
ANTHORÈS. Compagnon d'Hercule et ami des traditions différentes, Antigone—
d'Évandre, tué par Mézenée dans la guerre épouse de Polynice, et Argie,
ayant déposé pendant la
(
contre les Rutules, Virgile.) nuit le corps de celui-ci sur le bûcher d'É-
ANTHOS. Fils d'Autonoüs. Il fut mis en piè- téocle, elles furent surprises par les gardes de
ces par les cavales de son père, qu'il ramenait Créon. Argie s'enfuit, mais Antigone fut tra-
de la prairie. Voy. ACANTHIS. duite devant le roi, qui la remit à Hæmon,
ANTHRACIA. Nymphe arcadlenne. son fiancé, avec ordre à celui-ci de la tuer.
ANTHIADÈS. Fils d'Hercule et d'Aglaia, Hæmon cacha son amante chez
lin ber-
n, 2. ger, et là elle lui donna un fils, lequel dans la
ANTIANIRE(ANTIANEIRA). 1. Fille de Mé- suite parut àThèbes, etfut reconnu de Créon.
nétus. Elle eut de Mercure deux fils, Erytus et En attendant Hercule s'efforça en vain d'a-
Echion, qui furent du nombre des Argonau- paiser la colère de Créon; celui-ci persista à
tes. — 2. Fille de Phérès. Apollon la rendit exiger la mort d'Antigone. Alors Hæmon tua
à
mèred'Idmon, quipritpart l'expédition des en effet son épouse etsetua ensuite (Hygin).
— 2. Fille d'Eurytion dePhthie,épouse de
Argonautes.
;
ANTIAS. Un des trois fils d'Ulysse et de Pélée et mère de Polydora. Pélée, ayant tué
Circé il donna son nom à la ville d'Antium à la chasse son beau-père Eurytion, se réfu-
en Italie. gia chez Acaste, roi d'Iolcos, dont l'épouse
ANTIAS ou ANTIATINA. Surnom de la For- Astydamies'éprit d'amour pour lui. Se voyant
tune tiré de la ville d'Antium, où elle avait un repoussée, elle le calomnia auprèsd'Antigone,
temple. qui, désespérée de l'infidélité supposée de
ANTICLÉE (ANTICLEIA). 1. Fille d'Autoly- son époux, se pendit. — 3. Fille de Laomédon
cus, épouse de Laërte et mère d'Ulysse et et sœur de Priam. Elle se vanta que sa che-
de Climéné. Elle mourut du chagrin que lui velure était supérieure en beauté à celle de
retrouva dans les enfers et s'entretint avec tamorphosant en cigogne. -illc
causa la longue absence d'Ulysse. Celui-ci la Junon, orgueil que la déesse châtia en la mé-
elle. Les poëtes postérieurs à Homère disent rès, épouse de Cométès (ou de Pyrémus) et
de Phe-

qu'Anticlée, étant déjà fiancce à Laërte, eut mère de l'Argonaute Astérion.


de Sisyphe Ulysse, et que surunefausse nou- ANTILÉON. Fils d'Hercule et de Procris,
vellequ'elle reçut que celui-ci n'étaitplus, une des cinquante filles de Thespius.
elle se donna la mort — 2. Mère de Périphé- ANTILOQUE(ANTILOCHOS). 1. Filsde Nes-
tés, qu'elle eut de Vulcain, ou, suivant d'au- tor et d'Anaxibia ou, suivant Homère, d'Eu-
tres, de Neptune. — 3. Fille de Dioclès, la- rydice. Il fut exposé sur le mont Ida et allaité
quelle eut de Machaon, fils d'Esculape, deux par une chienne (Hygin). On le compte parmi
fils, Nicomaque et Gorgasus. tes prétendants d'Hélène (Apollodore). Il prit
ANTICLOS. Un des Grecs enfermés dans le partA la guerrede Troie, où Homère le re-
cheval de bois. Il allait répondre à la voix présente comme un des héros les plus jeunes,
d'Hélène, lorsqu'Ulysse lui ferma la bouche lesplus beaux, les plus braves. Amid'Achille,
(Odyssée). ce fut lui qui lui apporta la triste nouvelle de
ANTICYROS. Médecin qui guérit Hercule lamortdePatrocle,etquigagnalesecondprix,
furieux, à l'aide de l'Ellébore, (Ptolémée au concours des chars, dans les jeux funebres
Héphestion.) célébrés en l'honneur de celui-ci. Il fut tué
1. Fille d'OEdipe et de Jocaste devant Trnip par Memnon, ou bien, sui-
;
ANTIGONE.
(ou d'Euryanée); sœur d'Etéocle, de Polynice vant Pindare, Il succomba en défendant son
et d'Ismène l'une des plus nobles figures de père attaqué par Pâris. Ses. cendres furent
l'antiquité grecque. OEdipe dans son déses- déposées dans le même tombeau que celles
le
poir, quand le mystère de sa naissance et de d'Achille et de Patrocle, et Ulysse retrouva

l'accompagna à Colone près d'Athènes


derniers jours. Après ainsi avoir
,
ses crimes lui fut dévoilé, s'arracha les yeux dans les enfers en société avec

rempli les ANTIMAQUE


les ombres de
et se condamna lui-même à l'exil. Antigone ces héros. Il figurait dans les petatuMa deFils
lui Lesché de Delphes par Polygnote. — 2.
Paris au siège de Troie.
servant de guide et adoucissant la tristesse de d'Hercule tué par(ANTIMACHÉ).
Fille d'Am-
la

ses
devoirs de la piété filiale, elle retourna à Thè- phidamas et femme d'Eurysthée. Filsd'Her-
bes, où elle assista à la fin tragique de ses ANTIMAQUE (ASTUIACBUS,) 1.
cule et de .Mc'gara. Hercule, dans un accès dée, l'un des héros éponymes d'Athènes. Il
de. démence furieuse, le jeta dans le feu. — donna son nom à la tribu antiochide.
Un des cinquante fils d'Ægyptus, époux d'I- ANTION. Fils de Péripbas et d'Astyagée,
2.
déc.-3. Centaure, tuépar Cæneus auxnoces époux de Périmélè, et père d'Ixion (Diodore).
-
de Pirithous. 4.Troyen, pèred'Hippolo-
chus, de Pisandre et d'Hippomachus. Méné-
ANTIOPE. I. Fille de Nyctée ou d'Asope
et de Polyxo. Elle naquit à Hyria. Antiope
las et Ulysse étant venus à Troie avant que fut aimée de Jupiter, dont elle eut deux fils
la guerre fût commencée, Antimaque con- jumeaux, Amphion et Zéthus. — Suivant Ho-
seilla de les tuer; puis, gagné par les présents race, avant qu'ils fussent au monde, le cour-
de Pâris, 11 s'opposa fortement à ce qu'on roux deNyctée,son père,l'obligea de chercher
rendit Hélène à Ménélas. — 5. Lapithe, frère un refugeauprès d'Épopée (ou Épaphus), roi
de Léonteus. — 6. Fils d'Électryon, roi de de Sicyone. Celui-ci l'épousa. Cependant Ly-
Mideum, tué par les fils de Ptérélaüs. — cus, son oncle, vint la reprendre de force, et la
7. Hëraclide,père de Déiphon. ramena en Béotie. Ce fut alors que, chemin fai-
ANTINOÉ. I. Fille deCéphée, roi deTégée. sant, elle mit au monde, à Eleuthères,Amphion
D'après un ordre de l'oracle, elle fonda la et Zéthus, qu'elle exposa. Suivant Hygin, An-
ville de Mantinée. Un serpent la conduisit à tiope était femme de Lycus. Épopce l'ayant
l'emplacement que devait occuper la ville. séduite, Lycus la répudia.Ce fut alors qu'ai-
Une colonne fut érigée en son honneur à Man- mée de Jupiter, elle devint mère d'Amphion
tinée(Pausanias).Ailleurs, Pausanias la nomme et Zéthus. Lycus la mit sous la garde de Dircé,
Autonoé. — 2. Une des filles de Pélias. sa femme (d'après le récit d'Hygin, sa seconde
ANTINOÜS (ANTINOOS). I. Itbacien, fils femme), quila maltraitait cruellement. Cepen-
d'Eupithès. le plus insolent de tous les amants dant un jour les liens dont on l'avait chargée
de Pénélope. Il voulut s'emparer du sceptre, se brisèrent d'eux-mêmes, et elle s'enfuit près
etfit plusieurs tentatives contre la vie de Télé- de ses fils, qui la vengèrent par la prise de
maque. Il reçut Ulysse, déguisé en mendiant, Thèbes et le supplice de Dircé. Hygin raconte
avec mépris, le frappa d'un banc, et le força qu'Amphion et Zéthus ne la reconnurent
de lutter contre Irus. Aussi fut-il le premier point d'abord pour leur mère. Dircé, célé-
qui tomba sons lesflèches d'Ulysse. — 2. Jeune brant les Bacbanales, survint et voulut tuer
hommedeBithynie aimé de l'empereur Adrien, Antiope; mais le pâtre qui avait élevé les
qui le mit au nombre des héros déifiés. Il se deux jumeaux, leur fit connaitre la vérité
le
noya dans Nil. On ne sait si ce fut par ac- relativement à leur naissance. Ils se mirent
cident, ou bien s'il s'y précipita de lui-même alors à la poursuite dés Bacchantes, et tuèrent
par dévouement pour l'empereur, auquel on Dircé.'Bacchus, en punition de la vengeance
avait prédit que la mort d'un cte ses meil-
leurs amis pouvait seule lesauver d'une finpro-
chaine.Adrien fit rebàtir ensonhonneurla
de Bésa, autrefois célèbre par son oracle, et
la nomma Antinoopolis; elle fut aussi appelée
ville elle parcourut toute la Grèce. Phocus ,
que ses fils avaient exercée sur Dircé, inspira
à Antiope une démence furieuse. Danscetétat,
fils
d'Oryntion, la guérit et l'épousa. Un tombeau
commun leur fut érigé (Pausanias). Compar.
Besantinoos ou Adrianopolis. Il lui érigea
en outre un temple à Mantinée en Arcadie,
AMPHION.—2.Filled'Æolus II, nommée aussi
Arné. Voy. ce nom. — 3. Une des cinquante
institua en sonhonneur des fêtes et desjeux, filles de Thespius. Elle eut d'Hercule un fils
et le plaça au nombre des astres. — On a plu- nommé Alopius. — 4. Fille de Pylaon, femme
sieurs bustes et statues d'Antinoüs; de plus, d'Eurytus , et mère des Argonautes Iphilus et
son effigie se trouve sur un grand nombre Clytius. Ailleurs elle est appelée Antioché. —
de médailles et de pierres gravées. L'expres- 5. Épouse de Piérus, mère des Piérides. —
sion de sa figure a quelque rapport avec celle 6. Amazone, sœurd'Hippolyte. Lors de l'expé-
1 de Bacchus. Il est représenté tantôt sans at- dition d'Hercule contre les Amazones, Thésée,
tributs, sans modifications idéales; tantôt qui l'accompagna, reçut comme prix de la vic-
sons le caractère d'un héros déifié, et tantôt toireAntiope(ou Hippolyte); suivant d'au-
enfin sous le caractère et avec les attributs
d'une divinité déterminée, comme d'Apollon,
il
tres, l'enleva.Les Amazones, pour venger
celle-ci, envahirent l'Attique. L'intervention
:
de Bacchus, du Soleil, d'Agathodæmon. Les
plus célèbres statues d'Antinous sont celle
duBelvédère au Vatican,etcelle qui se trouve
d'Antiope (ou d'Hippolyte) mit fin à la guerre,
on bien, suivant un autre récit, elle fut tuée
à côté de Thésée par Molpadia (Plutarque ).
au Capitole dans la salle d'Hercule.
ANTIOCHÉ. La même qu'Antiope no 4.
ANTIOCHÈS. Fils de Mélas, tenta avec ses
frères de faire périr OEneus, roi de Calydon.
Voy. OENEUS.
Phèdre,
Une tradition toute différente rapporte que
ce fut Antiope elle-même qui, délaissée pour
se vengea en attaquant Thésée à la
tète d'une armée d'Amazones. De son union
avec Antiope (ou Hippolyte), Thésée eut un
ANTIOCHUS (ANTIOCHOS). I. Un des cin- fils, Hippolyte ou Démophon. Voy. HIPPO-
quante fils d'Ægyptus, époux d'Idæa. LYTE et THÉSÉE.

2. Fils de Ptérelas. Il succomba avec ses frères ANTIPAPHOS. Un des cinquante fils d'Æ-
dans un combat contre les fils d'Electryon, gyptus, époux de Critomédia.
roi de Mycènes, — 3. Fils d'Hercule et de Mi- ANTIPHAS. Selon Hygin, c'était le nom de
l'un des deux fils de Laocoon. Voy. LAOCOON. AORA. Nymphe qui donna son nom à la ville
ANTIPUATÈS. I. Fils de Mélampe, et d'Aorosdans l'île de Crète (Étiennede By-
père d'Oïclès. — 2. Roi des Læstrygons. Voy. zance).
ULYSSE. -5. Fils naturel de Sarpédon et d'une AORIS. Chasseur et guerrier de Phlionte,
femme de Thèbe, compagnon d'Énée. Il fut filsd'Aras et frère d'Arælhyrée. Onlui rendait
tué par Turnus (Virgile). en Philasie un culte héroïque.
ANTIPHONOS. Fils de Priam. Il accompa- AORNOS ~(cXovoç, de ~a privatif etÕVLç,
gna son père lorsque celui-ci alla supplier oiseau). Lieu qui est sans oiseaux. De là le
Achille de lui rendre les restes d'Hector latin Avernus, Averne. On trouve aussi dans
(Iliade).
ANTIPHUS (ANTIPHOS). I. Filsde Myrmi-
Cassius "Aouspvîç, et dans Antigone ~Àop-
donetde Pisidice. ~VEiTtÇ.
— Voy. AVERNUS.
— 2. Fils de Priam et d'Hé-
cube. Achille le surprit un jour avec Isus, fils APA. L'un des huit demi-dieux nommes
naturel de Priam, tandisqu'ils gardaient leurs Vassous dans la mythologie indienne.
troupeaux sur l'Ida. Il les fit prisonniers, puis APALEXICACOS. Voy.ALEXICACOS.
leur rendit la liberté moyennant une forte ran- APANCHOMÈNE. La pendue. A Condyles,
çon. Plus tard Agamemnon les tua tous deux. près de Caphyes, en Arcadie, était un bois
— 3. Mœonien, fils de Pylæmène et de Gygée ,
consacré à Diane. De jeunes garçons, en
nymphe d'un lac, etfrère de Mestylès. Il figure jouant, y trouvèrent une corde, qu'ils passè-
parmi les alliés des Troyens ( Iliade). — 4. Fils rent autour du cou de la statue de la déesse,
deThessalus ou, selon Hygin, deMnésylus et de disant qu'ils voulaient l'étranger. Les habi-
Chalciope, Héraclide, qui avec son frère Phi- tants de Caphyes, les ayant surpris, les lapidè-
lippe, menacontre les Troyens trente vais- rent; mais à partir de ce jour tous les enfants
seaux montés par les guerriers de Nisyre de qui naquirent dans la ville vinrent avant le

-
trapathe, de Cos et des Iles Calydoniennes
(Illade). 5. Filsd'Ægyptius, et l'un des com-
pagnons d'Ulysse. Ce fut le dernier que dé-
terme. Alors l'oracle ordonna, pour faire ces-
ser le fiéau, qu'on ensevelit les cadavres des
enfants lapidés et qu'on portât chaque année
vora Polyphème (Odyssée). — 6. Nom d'un sur leur tombe l'offrande funèbre. Depuis ce
Ithacien ami de Télémaque (Odyssée). temps Diane (Artémis Condyiealb) fut appe-
ANTIPOENOS. Thébain, père d'Alcis et d'An- lée à Caphyes Apanchoméne.
ticlée. Voy. ce dernier nom. APATÉ. La Tromperie. Personnifiée Hé-
).
siode
(
ANTIPUS. Père d'Hippæa(Hygin).
ANTITHÉES (ANTITHEOI). Sorte d'esprits APATURIE (APATOUIilA} La décevante.
de nature grossière, qui venaient à la place des 1. Surnom de Minerve.
Voy.ÀSTH&A.

dieux évoqués par les aruspices et les magi- 2. Surnom de Vénus à Phanagorie. Strabon
ciens, et trompaient, par des illusions men- raconte qu'obsédée par les géants, Venl.l.lUl.p
songères, ceux qui ne les reconnaissaient pela Hercule à son secours, et, l'ayant ca-
point. ché dans une caverne, elle fit venir un à un les
ANTODICÉ. Une des cinquantefilles deDa- géants, qu'Hercule tua tous successivement.
De là serait venu à la déesse le surnom d'àka-

,
naüs, épouse deClytus.
ANTOR ou ANTORÈS. Argien, compagnon
d'Hercule puis ami d'Evandre. Il fut tué par
Mezence Virgile).
ANXUR. AlliédeTurnus.
APÉMIOS. I.
touria la trompeuse.
,
Celui qui détourne le mal.
Surnom de Jupiter sur le mont Parnés en Atti-
que. -
ANXURUS. On trouve aussi AXUR sur les APÉIOSYNÉ.Sœur d'Athéménès.Voy. ce
médailles. Nom volsque de Jupiter. C'est le nom.
même que Véjovis ou Védius; du moins le re- APERTA. Selon Feslus, c'était un surnoia
présente-t-on de la même manière. Voy. VÉ- d'Apollon, qui aurait été ainsi appelé parce
JOVIS. que l'accès était libre autour du trépiedoù se
ANYSIDOROS. Celle qui parfait les pré- rendaient ses oracles. Scaliger dérive ce mot

,
sents. Surnom de Diane.
ANYTOS. Titan par quiDespoina fut
vée. Unestatue lui avait étéérigée dans un
éle-
de arapaiTa ou ^7t6tpuT7]ç, qui est venu rlu
continent.
APÉSANTIOS.Surnom sous lequel Jupiter
temple d'Arcadie auprès de celle de Despoina. était honoré sur le mont Apésas, près de
AO. Nom d'Adonis chez les anciens Doriens. Némée.
AOEDÉ. Le chant. Une des trois muses qui APÉSAS. Ancien héros et roi de Némée,
furent primitivement révérées sur l'Hélicon. qui a donné son nom au mont Apésas (Étlen-
AON. Antique roi Béotien, fils de Noptune ne de Byzance).
et père de Dymas. Il a donné son nom aux APDACITIS. Surnom de Vénus (c'est-à-dire
Aones, l'une des races qui habitèrent primi- d'une divinité orientale correspondaate), qui
tivement la Béotie. De là aussi le nom d'Ao- avait à Aphaca, ville de Syrie, UIl templé et
nia que porta, dit-on, la Béotie tout eniHTC. un oracle.
AONIDES. Surnom des muses, tiré des monts APHÆA. Déesse de l'île d'Ægine. Dansles
Aoniens en Bœotie, oùelles étaient particu- traditions elle se confond avec Britomartis.
lièrement honorées. Voy. MUSES. Voy. ce nom.
(
APILAHÉTIDUS AP1IAHETI D.t). Nom pa-
tron-y-mique d"ldas et Lyncée, fils d'Apbarée.
sur les bords du Nil, et le noyaient avec les cé-
rémonies prescrites. Les Égyptiens pleuraient

,
On dit aussi AphaFeidæ.
APIIARÉE(APHAREIJS). I. Fils de Perlérés

)
et de Gorgophoné époux d'Aréné (ou de Po-
lydora, ou de Laocoossa et père d'Idas,
de Lyncée et de Pisus. Il était roi de Messène.
ensuite sa mort comme celle d'Osiris même,
avec de grandes lamentations. On procédait
alors à la recherche d'un nouvel Apis. On le
reconnaissait à divers signes, dont Élien porte
le nombre à vingt-neuf. Suivant Plutarque, il
Il reçut chezlui Nélée, qui s'était enfui d'Iol- devait être noir et en même temps être mar-
cos, et lui donna le sceptre de Pylos. Le fils de qué d'une tache blanche et carrée sur lefront,
Pandion, Lycus, qui apporta avec lui le culte et de plus avoir sur le côté droit une marque
orgiastique des grandes divinités, reçut aussi blanche ressemblant au croissant de la lune.
chez lui l'hospitalité. Apharée passe pour le On peut soupçonner que ces signes étaient en
fondateur de la ville d'Aréné (Pausanias et partie l'ouvrage des prêtres. qui les impri-
Apollodore). — 2. Fils de Calétor, tué devant maient eux-mémes d'avance sur l'animal.
Troie par Énée. -3. Centaure, tué parThé- Lorsqu'enfin Apis était trouvé, on célébrait
sée aux noces de Pirithoüs. son avènement comme on eût fait d'une ré-
APIIIDAS (APHEIDAS). I. Fils d'Arcas. On surrection d'Osiris. — Apis avait à Memphis
lui donne pour mère tantôt Léanire, tantôt deux étables, ou plutôt deux temples, dans
Erato, tantôtChrysopélée,tantôt Méganire. lesquels il rendait ses oracles. S'il mangeait ce
11 fut le père d'Aléus. Voy. ARCAS. — 2. Fils qu'on lui présentait, c'était un augure favora-
depolypémon, natifd'Alybas, etpèred'Épéri- ble, et s'il le refusait, c'était un signe funeste.
LUS, dunt Ulysse emprunta le nom, ne voulant Quand on venait le consulter, on brûlait de
pas se faire connaître sur-le-champ à l.aërte l'encens sur l'autel, et on y déposait une pièce
(Odyssée). — 3. Centaure, tué par Dryas aux d'argent; puis on approchait l'oreille de la
noces de Pirilhoüs. bouche d'Apis, et l'on se relirait en se bou-
APHÉTOR. Qui sert de bouclier. Surnom chant les oreilles, jusqu'à ce qu'on fût hors du
d'Apollon. temple. Le premier son qu'on entendait alors
APHIRAPHÉ. FilledePolosoudeCœus et était pris pour la réponse du dieu. — Apis
de Phœbé (Hygin). n'était point le seul dieu bœuf qu'adorassent
APHNELOS. Surnom de Mars. Foy. AÉ- les Égyptiens; tels étaient aussi Mnévis, Pacis
ROPE. et Onuphis. Apis était le plus célèbre des
APHOPHIS. Voy. ÉPAPHUS. quatre.
APHRODITE. Vénus. F-oy. VÉNUS. APISAON. 1. Fils de Phausias, tué devant
APIS. 1. Fils de Phoronée et de Laodicé, roi Troie par Eurypyde (Iliade). — 2. Poeonien,fils
d'Argos. Comme il gouvernait tyrannique- d'Hippasus, tué par Lyeomède (Hiade).
ment, il fut tué par Telchin et Thelxion. Le APOLLON. Fils de Jupiter et deLatone, et
Péloponnèsefutappelé d'après lui, Apis, ou frère de Diane (Arémis). Une tradition le fait
terre (l'Apis (Apollodore). — Selon Varron et naître en Lycie (Iliade), une autre à Délos
Eusèbe, Apis conduisitune colonie grecque en (hymne homérique à Apollon), 1111c autredans
Egypte, où il répandit la civilisation, donna le boissacré d'Ortygie, près d'Éphèse (Tacile);
des lois et enseigna les arts. Par reconnais- une autre àTégyre en Béotie, et une autre à
sance pour tant de bienfaits, les Égyptiens, Zoster dans l'Attique ( Étienne de Byzance).
après sa mort, le mirent au rang des dieux, Le culte de Délos ayant pris une importance
et l'adorèrent sous le nom de Sérapis. — considérable, la tradition qui rattache à cette
2. Fils de Telchin, et roi de Sicyone. Suivant île la naissance du Dieu devint par la suite
Pausanias,le Péloponnèse, avant l'arrivée de dominante, sans que pour cela il faille con-
clure qu'ellefût ni d'une haute antiquité ni
Pélops à Olympie, s'appela d'après lui Apia. Il
-
eat pour fils ThclxlOIl. 3.FilsdeJason,ne
à Pallantium. TEtolus le tua par mégarde aux
d'une grande valeur. — Après avoir longtemps
erré, poursuivie par le serpent Python, que
jeux funèbres célébrés en l'honneur d'Azan. Junon, jalouse, suscita contre elle, ou suivant
voy. ÆTOLUS x.— 4. FilsdApollon, méde- d'autres, demandant en vain à toutes les con-
cin et devin de Naupacte. Il délivra Argos des trées un lieu de relâche que sur l'ordre de
bètesférocesquidévastaientcette contrée. Junon la Terrelui refusait partout, c'est à
APIS, on, suivant Çhainpollionjeune, IIAPI. Délos que Latone, enceinte, parvint enfin à
Divinité adorée en Égypte sous la forme d'un trouver un refuge. Cette île consentit à lui
bœuf. Le bœuf Apis était'considérécomirie un donner asile, mais moyennant le sefment que
symbole vivant d'Osiris, comme un inrarna- fil Latone qu'Apollon fixerait à Délos le
de son culte. D'autres racontent qu'etant
;
tion de son âme. Sa résidence était à Mem-
pliis du reste, il était révéré de l'Egypte en-
tière. On célébrait enson honneur une fêteso-
siège
submergée,
, ,
l'île sortit des flots pour la re-
cevoir; ou bien que jusque-là flottante elle
lennelle, pendantlaquellele bœufétaitconduit devint stable au moyen de quatre colonnes
processionnellement par les prêtres. La durée (luis'élevèrent du fond de la mer pourlasou-
de sa vie élait limitée à vingt-cinq ans. Lors- tenir. voy. LATONE et ASTÉRIA. — Là sur
queavaitvécu le temps-voulu, s'il ne mourait le montCynthus, au pied d'un palmier, ou, sui-
pas naturellement, les prêtres le conduisaient vant d'autres, d'un olivier, ou de l'un et l'au
tre à la fois, ou encore de deux lauriers, elle
mit au monde Apollon et Diane. Rhéa,Thé-
troinantis.— lu. 11estle dieu dela divina-
tion, celui des oracles. Comme dieu qui châ-
mis, Dioné, Amphitrite et les autres déesses
vinrent assister à sa délivrance; seules Junon
,
tie le vrai et le bien sont connus de lui, et il
les fait connaltre aux hommes. Il annoncera
,
et lllithie ne paraissaient pas. Enfin la der-
nière à force de promesses, se décida à venir,
etLatone,aprèsune attente de neuf jours, fut
volonté de Jupiter, comme Jupiter l'annonça
lui-même autrefois à Dodone; il est, ainsi
que le nomme Eschyle, le prophète de Jupi-
délivrée. Apollon naquit à sept mois, le sep- ter. Il s'est emparé de l'oracle de Delphes
tième jour du mois. C'est pourquoi le nombre
sept lui fut consacré. De là aussi le surnom de
Heptaménœos, enfant né à sept mois, et de
Hebdomagénès, né le septième jour, ou plutôt ;
,
(l'ancien oracle de la Terre ou de Thémis),
après en avoir tué le gardien le serpent Py-
thon. C'est de Jupiter qu'il a reçule don de la
divination ce don, il l'a communiqué ensuite
Hebdomagétès, celui auquel on sacrifie le 7 de à Mercure (hymne homérique à Mercure;, et
chaque mois. Les déesses ayant reçu le jeune à plusieurs autres; ainsi à Rranchus, à Cal-
dieu le baignèrent et l'enveloppèrent de ses chas, etc. Il est nommé Lukeios, le dieu qui
le
langes. Thémis nourrit de nectar et d'am-
broisie.— Peu de jours s'étaient écoulés depuis
illumine l'esprit; toutefois ses réponses sont
souvent obscures et enveloppées (d'où le sur-
sa naissance lorsqu'il perça de ses flèches le nom de Loxias),car Ilne convient pas que
serpent Python (ou Delphien), persécuteur de l'avenir soit révélé aux hommes sans réserve.
Latone. Suivant une tradition, il dut ensuite Après Delphes (autrefois Pytho, d'où le sur-
se purifier de ce meurtre, et pour l'expier il nom de Pythien), les plus célèbres de ses
servit huit ans chez Admète, roi de Phères, oracles étaient celui d'AI)a! en Phocide, celui
en qualité de berger. Du reste, relativement
aux causes ou à la durée de cette servitude,
des Branchides à Didyme, près de Milet
ceux d'lehnæ en Macédoine, de Claros près
;
les traditions offrent de nombreusesvariantes. deColophon,deDélos,de Sélinonte en Cilieie,
D'après le récit vulgaire, irrité de ce que de Pataraen Lycie,deThjmbra enTroade,de
Jupiter avait frappé de la foudre son fils Es- Larisse enArgolide, d'Orope dans111edtubéc,
eulape, Apollon tua les Cyclopes, et c'est par deTégyre enBeotie, d'Eutrésl&près dethes-
suite de ce meurtre que, banni du ciel, il se
réfugia chez Admète, dont il garda les trou-
pies, et de Thèbes sur les l'ittrfnc
d'où les surnoms de Clarios, Larissæos, Tégy-
peaux. Suivant un autre récit, il avait ourdi ræos, Thymbrleos, Pataréus, Eutresttès, Ismé-
avec Neptune une conspiration contre Jupi- nios. Le dieu rendaitsesaracles, tantôt, comme
ter. Tous deux furent exilés de l'Olympe. S'é- à Delphes, par l'organe d'une prêtressegom-
tant alors mis au service de Laomédon, ils bâ. mée la Pythie, laquelle était assise sur un tré-
tirent de concert les murs de Troie. Voy. pied, au-dessus d'une cavitéd'où s'elevaient des
LAOMÈDON. Le temps de son exil achevé, vapeurs enivrantes, tantôt, commeà-Dclos, par
Apollon rentra en grâce auprès de Jupiter, qui le bruissement des arbres; ailleurs, comme à
lui confia la conduite du char du soleil. — Claros, par des sourcesdont l'eau inspirait ceux
Apollon appartient à cette classe de dieux qui qui en buvaient, aubien encore an moyen de
sont issus de Jupiter, dont ils relèvent. — I. la farine sacrée, d'où le surnom d'Aleuroman-
le
Il s'offre sous caractère d'un dieu vengeur, tis. Ici se placent les surnomslntlna-ilpFa
-
d'un dieu qui envoie aux hommes le châtiment dleus, Augur, Vates, Veridicus. IV. Il estle
ti-
et la mort (Oulios). Comme tel, il est armé dieu du chant et de la lyre. Le bien etlebon,
d'un carquois et de flèches inévitables, dons qu'Apollon révèle commedieu des oracles., il
de Vulcain (Pindare). De là les surnoms de tâche d'y porter les hommes par la musique.
Hecatos, Hecœrgos, Hecatébolos, d'Héké- spécialement par le phorminx, espèce de ci-
;
bolos, celui dont les coups atteignent au loin; tbare. Une tradition lui attribue l'inventionde
Clytotoros,Argllrotoxos, le dieu illustre par la flûte mais cette tradition n'a &te& d'anti-
l'arc, le dieu à l'arc d'argent. Cependant ceux que. Dans Homère, Apollon n'a aucun rapport
qui tombent sous ses coups ne sont point frap- avec les Muses. L'iliade nous le montre, ilest
pés àla manière des guerriers dans la bataille; vrai, jouant du.phorminx aux banquets des
la mort qu'il envoie, c'est toujours la mort dieux, et dans l'Odyssée il apparaît comilil,
naturelle. C'est ainsi que dans l'Iliade il frappe instituteur des chantres (aoedes). Du reste. CI'
de la peste l'armée d'Agamemnon.— Il. Mais n'est point lui, mais toujours la Muse, qu'in-
il n'est point seulement un dieu vengeur; s'il voquent les chantres épiques. Plustard il ap-
envoie aux hommes la peste et les maladies, il parait comme le chef et IDliucteur des
est aussile dieu bienfaisant qui les écarte, celui Muses (Musagétès). Callimaque lui attribue
à
quipar ses oracles enseigne aux hommes s'en l'invention dela lyre à sept cordes; tandis que,
garantir. Il est donc le dieu qui détourne le suivant la tradition commune, elle aurait en
mailde là les surnoms d'Alexicacos, Apotro- pour inventeur Mercure, qui en aurait fait
pœos, le dieu secourable, le dieu sauveur, le présent à Apollon. C'est au son de sa lyre qae
dieuqui guérit, Acesios,Acestor, Pæon,EpÎcoll- les pierres venant se placer d'elles-mêmes, il
rios,Medicus, Opifer,Salutaris). C'est pour- bâtit les murs de Troie. Relativement à se*
quoi dans les pestes on autres maladies, on rivalités et à ses luttes musicales, roy.Hn>
coqsuliait son oracle; de là le surnom d'la- et MARSYAS. — V. Apollon se pf\"I'I)I{' ,,\!".i
comme divinité pastorale (Nomios), et ici en-
core il apparait sous le double caractère de
dieu terrible et de dieu sauveur et bienfai-
;
représenté portant l'arc et le carquois; la
houlette en sa qualité de dieu pastoral la Cy-
thare et le Plectron, comme Dieu du chant ;
sant.Déjà il est nommé dans Homère le pas-
leurde cavales; il garde sur l'Ida les trou-

;
peaux de Laomédon. De là le surnom de Lu-
coctonos, le tueur de loups suivant Calli-
,
le trépied, comme symbole dela divination.
Le cygne le vautour, le corbeau, le coq, —
faucon, la cigale, le loup, le serpent, ainsi
le
que le laurier, le palmier, l'olivier, le tamarin
naque, il favorise la fertilité des champs. ou le tamaris, lui étaient consacrés. — On lui
Toutefois Ottfried Müller considère sacrifiait des bœufs, des chèvres, des brebis,
comme
étranger à l'idée primitive d'Apollon, tout
(tribut pastoral — VI. Dieu de la lyre et des :
des loups, et chez les Hyperboréens des ânes.—
Les fêtes célébrées en son honneur étaient à
bracles, il se présente aussi comme fondateur
le cités et législateur. Son oracle trace aux
colonies leur route, et prescrit aux États leur
de Thargélion;
Athènes, lesThargélia,qui avaient lieu au mois

;
à Rome, les jeux séculaires,
qui duraient trois jours et trois nuits à Del-
constitution. Ainsi les trois rhètres de Ly- -
phes,les jeuxDelphiques. Les peintres et
curgue passaient pour avoir été donnés par les sculpteurs ont fait d'Apollon le type
oracle de Delphes. Comme l'a montré Ott- idéalde la beauté Juvénile. Ilslereprésentent
ried Millier, toute l'organisation des États la figure très-ovale et imberbe, le front haut
loriens reposait sur le culte d'Apollon (voy. et voûté autour des sourcils, la chevelure
LLCATHOUS, ÉAQUE, LAOMÉDON); de-là les longue et épaisse, nouéepar derrière etrele-
urnoms d'Archégétès, Ctistès, Oécistè;.— vée en hautparun nœud, de manière que quel-
II. Déjà dans Homère Apollon porte le sur- ques boucles retombent sur les épaules. Les
dePhœhos(Phébus), lebrillant,leres- cheveux de l'Apollon du Belvédère flottent
01Jl
plendissant.Mais la lumière dont iL brille est librement sur le dos; les hanches, comparées
ne lumière toute intellectuelle. Dans la suite avec la poitrine,sont très-étroites. Comme chef
n l'amis en rapport avec le soleil, on a
même fini par les confondre, confusion tout
il
des Muses, est représentétantôt vêtu, tantôt
nu, ou ne portant que la chlamyde. Il existe
fait étrangère à la mythologie antique. C'est
l'Apollondans Eschyle (Suppliantes, I98)
eut-ètre :
de ce dieu un nombre considérable de sta-
tues antiques; les plus célebres sont l'Apol-
apparaît pour la première fois
omme dieu du soleil. — VIII. Les tradi-
ons lui attribuent d'innombrables liaisons
;
lon de Florence, et celui du Belvédère au
Musée du Vatican à Rome ce dernier monu-
ment fut trouvé l'an I503 à Nettuno.
tee des nymphes ou des femmes mortel- APOMYOS. Celui qui écarte les mouches.

cfne,
:
s,dont il eutde nombreux enfants. Les plus
onnues de ses amantes sont Acacallis, Cy-
Anthiléna, Anathippe, Æthuse, Dia,
Surnom décerné à Jupiter par les Éléens, en
mémoire de ce qu'à leur prière, il avait éloi-
gné les mouches quiincommodaient Hercule
vadné,Coronis, Corycie,Calliope, Créuse, pendantun sacrifice. Compar.ACHOR,BAAL-
leobule, Manto, Mélia,Uranie, Phthia, Si- ZÉBOUB, MYAGROS.
ope,Smyrna,Théro,Thyia, Thyrié, Thémisto, APOSTROPHIA. Celle qui écarte les désirs
loé, Clytia, etc., etc., etc.Voy-ces noms.— tingue trois Vénus, savoir :
haleta, Bolina, Daphné, Cassandre, Leuco- dérégles. Surnom de Vénus. — Pausanias dis-
Vénus Uranie.
:
i.. Auxsurnoms d'Apollon cités précedem- la Vénus ordinaire, et celle qui préserve du
ent il faut ajouter les suivants Actios (sur- mal, Vénus Apostrophia. Campar. VERTI
jm tire du promontoire d'Actium, où le dieu CORDIA.
rait un temple magnifique).; Acercécomès, APOTROPES (APOTROPHEI). Qui détour-
lui dont la chevelure n'a
chasseur ;; pas été coupée; nent lemal. Surnom que les Grecs donnaient
letè5, le rayonnant; Agræos ouAgreus, aux dieux auxquelsils attribuaient cette vertu.
Agyeus ThYfæos. le protecteur Compar. AVERRUNCUS et ROBIGUS.
n rues Anaphæos, le dieu d'Anaphe; APPIAS. Nymphe de la source Appienne,
courable ;
myclæos, celui d'Amyclée,Boedromios, le source située à Rome, sur le forum de Jules
;
Daphnæos, Daphnitès, celui qui César, non loin du temple de Vénus Génitrix,

; ,
,t couronné de lauriers Délios, le dieu de et décorée alentour de statues de nymphes.
élOlr; Delphicos, celui qui préside
1 Delphes Grynæos
à l'oracle — Dans une de ses lettres, Cicéron, pour flatter
ledieu de Grynium Appius Pulcher, donne à une Minerve le sur-
Inl l'Asie Mineure; Hyperboræos, le dieu nom d'ArriAi. des Nymphes destinées à
es Hyperboréens; Smintheus, le dieu de APSARA. Nom
ninthe, ou celui auquel étaient consacrées embellir par leurs danses voluptueuses le
Svarga,ou paradis d'Indra. Les Apsarâs,
;;
s souris (cjxfvQoi) ; Sanroctonos, le tueurde suivant la mythologie indienne, naquirent de

;
zards Synthios,néaupieddumontSyn- la mer, lorsque les Dévas et les Asouras l'agi-
tos Tementtés, le dieu de Temenos Chry- tèrentpour obtenir l'Amrita.
comès (Auricomus), le dieu à la chevelure -' APSEUDÈS. Une des Néréides (Iliade).
-
or, etc. Suivant Ottfried Müller, Apollon APTÉROS. Celle qui est sans ailes. Nom
it une divinité tout hellénique, Qinairc- que les Athéniens donnaient à la victoire,
entetspécialement dorienne, Apollonest aUrt de la fixer cheveux.
-
AQUARIUS. C'est le nom laLin du Verseau. portersesosduMénaleàMantinée,etilsfu-
Voy. VERSEAU. rent déposés dans cette ville, dans le temple
ARABIOS. Fils d'Apollon, inventeurde fart de Junon. On voyait à Delphes des statues,
de la médecine, et père de Cassiopée (rline consacrées par les Tégéates, représentantCal-
et AntoninusLiberalis). listo, Arcas, et les trois fils de ce dernier.
ARACHNÉ.Araignée. Fille d'Idmon, de la — 2. L'arcadien. Surnom de Mercure.

ville de Hypæpa en Lydie. Fière de son ha- 3. Chien d'Actéon.
bileté dans l'art de tisser, elle osa défier Mi- ARCÉ, fillede Thaumas, et sœur d'Iris,
nerve elle-même. Elle avait représente sur la ayant embrassé le parti des Titans, fut privée
toile les amours des dieux. Minerve, à la vue deses ailes par Jupiter, qui les donna àThétis,
de l'ouvrage, eut tant de dépit, qu'elle le dé- comme présent de noces, lors du mariage de
;
chira. Là-dessus Arachné se pendit de déses-
poir. Minerve lui rendit la vie mais en même
temps elle la changea en araignée (Ovide).
cette déesse avec Pélée. Les ailes d'Arcé pas-
sèrent ensuite à Achille; de là sonsurnom de
7roôritpxï|ç, agile, ou qui a les ailes el'Arc¿
ARACYNTHIAS.Surnom de Minerve, révé- (PtoléméeHéphestion).
rée sur le mont Aracynthe en Béotie. ARCENS. Jeune Sicilien tué par Mezence.
AMAETHIRÉA. Fille d'Aras, et sœurd'Ao- ARCÉOPHON. Fils deMinnyride et d'Arsi-
ris- C'était une chasseresse de Phliunte. Elle noé. Antoninus Libéralis raconte de lui ce
eut de Bacchus un fils nommé Philias. Après qu'Ovide dit d'Iphis et d'Anaxarète.
la mort d'Aræthyréa, son frère Aoris donna ARCÉSIADE (ARCÉISIADES). Nompatro-
à la contrée le nom de sa sœur. Aras, Aoris et nymique de Laërte, fils d'Arcéslus.
Aræthyrca étaient invoqués à Phliuntc, aux ARCÉSILAS (ARCÉSILAOS). I. Fils de Ly-
fêtes de Cérès, comme des héros nationaux cus et deThéobule, l'un des quatre chefs des
(Pausanias). troupes béotiennes devant Troie. Il fut tué
ARAS. Autochtone de la Phliasie, où il par Hector. On voyait son tombeau à Hereyne,
fonda la première ville, nommée d'après lui où Leïtus avait rapporté ses restes, après la
Arantie. Voy. ARÆTHYRÉA.. prise de la ville de l'clam. — ». Fils d'Ulysse
ARBÉLOS. Filsd'Ægyptus, tué la première et de Pénélope (Eustatbe).
nuit de ses noces par sa femme Ocemé. ARCÉSIUS(ARCÉISIOS).FilsdeJupiter et
ARBIOS. Surnom de Jupiter, révéré sur le d'Euryodie, ou de Céphale et de Procris, 1!
mont Arbios en Crète.
ARBITRATOR. Seigneur. Surnom sous le-
quel Jupiter avait à Rome un pentapylon
ARCHANDRE (ARCHANDROS ).
épousa Chalcoméduse, et en eut Laërte.
Fils de
phthius, époux de la danaïdeScée. Une tra-
(temple à cinq portes). dition lui attribuait la fondation de la ville
ARCADIUS, ARCADIA. Surnom de diverses d'Archandre en Égypte.
divinités particulièrement révérées en Arca- ARCHÉBATÈS. L'un des cinquante Lycao-
die, telles que Pan, Carmenta, Aréthuse, Aris- nides. i

tée.
ARANIA. Danaïde, fiancée de Xanthe.
ARCANUS. Caché. Surnom de Jupiter.
ARCAS. I. Fils de Jupiter et de Calliste. ou
d'une nymphe fillede Cétée, roi et civilisa- — 2°
à
d'Esculape en Phocide.
;
ARCHÉDICE. Thespiade, qu'Hercule rendit
mère d'Eurypyle oude Dynastès.
ARCHÉGÈTES, Surnom I° d'Apollon à
Naxos, enSicile, et Hiérapolls en Phryglc;,
Il
teur de l'Arcadie. représente le peuple arca- ARCHÉLAUS (ARCHÉLAOS). I. Fils de Tè-
ménus, et descendant d'Hercule. En butle àla
dien, dans les anciens mythes. — a. Lorsque
Callisto fut métamorphosée en ourse, Jupiter
donna à son enfant le nom d'Arcas et le confia
aux soins de Maïa. Une autre tradition rap-
haine de ses frères, Il alla chercher un asile
auprès de Clssée, qui régnaitsur la Macédoine
triompha des ennemis de ce prince, et le fit
;
porte qu'Arcas, sacrifié au maïtre des dieux périr pour se venger de ce qu'il lui refiu-ait
la main de sa fille, qui lui était fiancée. Selon
,
par Lycaon, fut rappelé à la vie et élevé par
il
d'autres, duts'enfuirde Macédoine, et fonda
les Étoliens. Parvenu à l'âge de puberté, il
rencontra sa mère changée en ourse, près du
temple de Jupiter Lycéen, et allait la percer
la ville d'AEgée. — 2. L'un desfils dlilertryon,
tué en combattant les fils de Ptérélas.—
,
de ses traits, lorsque le dieu prévint le par-
ricide, en changeant Callisto et son fils en
constellations. Voy. CALLISTO. — b. Suivant
(
3. Égyptide,fiancé d'Anaxilée.
ARCHÉMAQUE ARCHÉMACHOS ). I. Fils
de Priam. — 2. Fils d'Hercule et de la thes-
Pausanias, Arcas succéda à Nyctémus sur le
trône d'Arcadie, et apprit aux Pélasges à faire
du pain et à employer la laine des troupeaux.
plade Patro.

TE.
ARCHÉMORE. Voy. HYPSIPYLE et OPHEL
Il eut de la nymphe Érato trois fils, Azan, ARCHÉNOR. L'un des fils de Niohé et d'Am..,.!
Aphidas et Élatus, auxquels d'autres mytho- phion.
logues donnent pour mères, Léanire ou Méga- ARCHEPTOLÈME(ARCHÉPTOLÉMOS). Fils
nire ou Chrysopélée. Quoi qu'il en soit, il leur d'Iphitus, et conducteur du char d'Hector, 1
partagea son royaume. Triphylus et Autolaüs futtuéparTcucer.
sont encore comptés au nombre de ses enfants. ARCHÉTÉLÈS. Père d'Eunomus, tué p~i;
A la mort d'Arcas, l'oracle ordonna de trans- Hercule.
m
ARCHÉTIUS. Soldat de l'armée de Turnus, à Athènes. — On a donné aussi à ce surnom
lé par Mnesthée. la signification d'expiatrice, Oreste ayant
ARCHIA. Fille de l'Océan, sœur et épouse consacré un autel à Minerve, après sa purin-
Tnaehus, dont elle eut Phoronée. cation.— 3.Fille de Cléochos, amante d'A-
ARCHIAS. t. Corinthien, l'un des Héracli- pollon.qui la rendit mère de Milet.
ïs ilfonda Syracuse. — 2. Mégarien qui bâ- ARÉE (ARÉIOS, ARÉOS) I. Surnom de Ju-
t Chalcédoine sur le Bosphore de Thrace. piter. OEnomaüs l'invoquait chaque fois qu'il
,3. Fils d'Aristechme; fut guéri d'une bles- se disposait à lutter contre les prétendants de
tre par Esculape, et répandit dans la Mysie sa fille. — 2. Centaure tué par Dryas aux no-
cultedece dieu. ces de Pirithoüs.
ARCHILOQUE (ARCHILOCHOS). Filsd'An- ARÉGONIS. Femme d'Ampycus, mère de
nor. Il fut tué devant Troie par Ajax,fils de Mopsus. Voy. CHLORIS.
élamon. ARÉILYCUS. 1. Père de Prothoénor. —
ARGHIPPE. Femme de Sthénélus, roi de 2. Troyen tué par Patrocle.
ycènes, et mère d'Eurysthée. On la nomme ARÉITHOÜS(AnÉITBOOS).Roi Ad' rn, sur
us communément Nicippe. nommé Corynète, parce qu'il se servait d'une
ARCHIROÉ Nymphedont on voyait la sta- massue pour combattre; épousa Philoméduse,
e à Mégalopolis. et périt en Arcadie de la main de Lycurgue.
— 2. Thrace, conducteur du char deRhigmus;
ARCHITÉLÈS. 1. Fils d'Achæus, et mari
Automaté. — 2. Père d'Eunomus. fut tué par Achille.
ARCHITIS. Nom de Vénus, adorée sur le ARÉIUS(ARÉIOS). Argonaute, fils de Bias
ban. et de Péro.
ARCITENENS. 1. Surnom d'Apollon et de ARÉNÉ. Fille d'OEbalus et de Batée.
ane. — 2. Le Sagittaire chez les poëtes. femmed'Apharée. Elle fut mère d'Idas.de
ARCTOI. Ours.Jeunes vierges quifiguraient Lyncée et de Pèse.
ans les Brauronies, fêtes en l'honneur de AnÈs. Nom grec du dieu Mars.
tane. ARESKOUI. Nom du dieu de la guerre chez
ARCTOPHYLAX. roy. BOOTÈS. les Hurons.
ARCTURUS (ARCTOUROS). 1. Dieu-fleuve, ARESTHANAS. Berger qui recueillitle
ere de Chloris, le même que le Phase. — jeune Esculape dans le pays des
Épidau-
Voy. BOOTÈS. riens.
ARCius (ARCTOS). Centaure qui combat- ARESTOR. Époux de Mycène, et père d'Ar-
taux noces dePirithous. gus Panopte.
ARCULUS. Dieu romain qui présidait aux ARESTORIDE. Nom patronymique d'Argus,
offres-forts. fils d'Arestor.
ARDALIDES et ARDALIOTIDES. Surnom ARÉTÉ. Fille de Rhéxénor, femme d'Alcl-
es Muses à Trézène. noüs. Voy. ce nom. Ulysse l'implora pour
: la Grâce Aglaé;
ARDALUS (ARDALOS). Fils de Vulcain et être accueilli favorablement des Phéaciens.
bâtit un temple en l'bon- ARÉTHUSE (ARÉTHOUSA). I. Néréide, de
'nr des Muses à Trézène. On lui attribue la suite de Diane, amante du fleuve Alphée.
nventiondelaflûte. - Voy. ce nom. — 2. L'une des Hespérides,
ARDDHANARI. Demi-homme. Dieuhindou dans Apollodore.
l'on représente avec les deux sexes. ARÉTUS (ARÉTOS). 1. Fils de Nestor.
ARDÉAS. Fils d'Ulysse et de Circé, fonda- 2. Fils de Priam, tué par Automédon.
-
urdelavilled'Ardée. ARGÆUS. Fils d'Apollon et de Cyrène
-
ARDESCOS. Dieu-fleuve, fils de l'Océan et (Justin).
; Téthys. ,
ARGALUS (ARGALOS). Roi de Sparte fils
ARDIBÉHF.CBT. L'un des sept Amschas- d'Amyclas, et frère d'Hyacinthe.
nils; préside aufeu, à lasanté, et aux ARGAONE. Nymphe de Mysie, qui,
, ,
oductions de la terre, suivant le Zend- désespéree de la mort de Rhésus qu'elle ai-
vesta. Soumis à Rapitan il a pour Hamkars, mait, se donna la mort. Elle donna son nom
eroch Behram et les Adérans. Selon les lé- à une montagne de la Mysie.
,
:ndcS zoroastértennes, c'est Ardibchecht qui ARGÉ. 1.Nymphe chasseresse, qui se van-
donna à Gouchtasp d'écouter le prophète. tait d'être plus agile à la course que le soleil.
e dixième mois de l'année luiétait consacré Elle fut changée en biche par ce dieu. —
portaitsonnom. 2. Une des nymphes hyperboréennes qui vin-
ARDUINNA et ARDUENNA. Surnom de rentfairedesoffrandes Diane,dans à l'île de
iane chez les Sabins. Délos. Voy. OPIS.
ARDVIÇOUR.Izedfemellede la religion ARGÉLÉ. Thcspiade, qu'Hercule rendu
arse,personnification de l'eau céleste pri- mère d'Hippodrome.
ordiale. ARGENNIS. Surnom de Vénus.
1.
ARÉE(ARÉIA).Martiale. Surnomde la ARGENNUS (ARIGENNOS). Béotien, fils de
énqa armée, àSparte. — 2. Surnom de Mi- Leucon et de Pisidice, favori d'Agamemnon.
erve, dont on voyait la statue, avec celles qui bâtiten son honneur la ville d'Argynne, et
e Vénus et d'Ényo, dans le temple de Mars consacra, à sa mort, un Unifie à Vénus Ar-
gynnis. — KLieuue de Byzance dit qu'il était Éson, roi des Minyens d'Iolcos (Thessalie),
pcrll.. et non pas fils de Fisidice. ville fondée par l'Éolide Crétheus, fut dé-
pouillé du sceptre par Pélias, comme lui fils
,
ARGENTIMUS. Voy. ÆSCULANUS.
ARGÈS. Cyclope, fils d'Uranus et de la de Crétheus. Jason, fils d'Ésun, vivait dans
Terre,époux de la nymphe Phrygie dont il les champs. Cependant Pélias consulta l'oracle
eut trOO\ fils, Deuse, Atron et Atréneste. sur la durée de son règne. L'oracle lui répon-
ARGESTÈS. Fils d'Astrée et de l'Aurore. dit qu'il devait se garder de celuiqui viendrait

Jupiter.,
ARGICÉRAUNOS. Tonnant. Surnom de

ARGIE (ARGÉIA). L'Argienne. Surnom


à lui un pied déchaussé. Or un jour qu'il va-
quait à un sacrifice, il vit arriver Jason
avec une seule sandale; il avait perdu, l'au-
de Junon, qui avait à Argos un temple et une tre en passant à'gué la rivière d'Anaure,
statue magnifiques. — 2. Femme d'Inachus, et ou, d'après une tradition différente, en por-
mère d'Io. — 3. Femme de Polybe, mère d'Ar- tant d'une rive à l'autre de l'Enipée, (011
gus, constructeur de l'Argo. — 4 Fille d'A- de l'Evénus), Junon, qu'il rencontra méta-
draste et d'Amphithoé, et femme de Polynice, morphosée en vieille femme. Pélias, se res-
auquel elle rendit les honneurs funèbres con- souvenant de la prédiction, lui demanda :
jointement avec Antigone et malgré la dé- « Que ferais-tu à un citoyen que l'oracle
fense de Créon. Elle échappa à la mort par
la fuite. — 5. Fille d'Autésion, femme d'Aris-
todème. Elle eut de son mari deux fils, Eu-
rysthée et Procléus.
»
,
t'aurait dénoncé comme devant attenter à
ta vie? «Je l'enverrais cherQlier la toison
d'or, répondit Jason. Cette réponse fut son
arrêt. — Suivant d'autres, pour dérober Jason
AUGINUSE (ARGINOUSA, ARTIPASA, aux poursuites de son oncle, on l'avait confié
ARTIMPASA). Vénus chezles Scythes. tout enfant à Chiron, qui l'éleva. Parvenu à
ARGIOPE. 1. Nymphe, qui eut Thamyris de
l'âge de vingt ans, Jason quitta celui-ci et
Philammon, et se rendit du mont Parnasse en se rendit à Iolchos. Là il découvrit sa nais-
Thrace, lorsque son amant eut refusé de sance au peuple, et, entouré de ses parents,
l'accueillir dans sa demeure. — 2. Fille de il réclama le sceptre. Pélias consentit à le lui
Teuthras, et femme de Télèphe. — 3. Fille du rendre; mais à condition qu'il enlèverait la
et
Nil, femmed'Agénor. toison d'or, ramènerait dans sa patrie l'âme

;
ARGIUS (ARGÉROS, ARGIOS). 1. Fils de Li-
cymnlus accompagna Hercule dans son expé-
dition contre OEchalie, et périt en combattant.
de Phryxus, et mettrait ainsi fin à la malé-
diction qui, depuis la fuite de celui-el.pesait
surlesSolides. Jasonentreprit donc cette ex-
pédition. — Le navire Argo. Le navire Argo.
Le héros rapporta ses cendres à son père, — 2.
Centaure tué par Hercule dans la grotte de
il
sur lequel s'embarqua, était ainsi appelé du
Pholus. — 3. Égyptide,fianced'Évippé. nom de son constructeur Argus, soitle fils
de Phryxus, soit l'ArgienArgus, fils d'Alector,
- ARGIVA. L'Argienne. Surnom de Junon, qui fut, dit-on, dirigé dans ce travail par les
Voy.ARGIE.
,
ARGONAUTES. Héros grecs qui, sous la
conduite de Jason allèrent en Colchide con-
quérir la toison d'or. Le nom d'Argonaute est
conseils de Minerve.Suivant d'autres, il tirait
son nom de la ville d'Argos où il aurait été
contruit, ou bien encore de l'adjectif argos,
(cXpyÓç)qUi signifie rapide. Il était garni declin
formé de vauTY]ç, navigateur, et d'Argo
('A~pyM), nom duvaisseau sur lequel ils s'em-
et
quante rames, toutefois siléger, que lasArgo-
nautes pouvaient le porter surleurs épaules. Il
barquèrent. — 1. La toison d'or. Pbryxus
et Hellé, enfants d'Athamas, roi des Mi-.
nyens d'Orchomène, et de Nephélé, pour
échapper à la haine de leur belle-mère Ino,
;
fut construite Argos, suivant les uns, et, suivant.
d'autres, au pied du Péhon, soit à pagasæ, soit.
auprèsd'Iolcos Minerve avait enchâssé àl'ar-
rière (ou, suivant d'autres, àl'avant) un mor-
s'enfuirent en Colchide, montés sur unbélier ceau du chêne prophétique de Dodone.Selon,
à la toison d'or, que Néphélé avait reçu de Pindare et Valérius Flaccus, au lieu de Minerve,
Mercure. Ce bélier était fils de Neptune et de ce fut Junon qui présida. à la construction du1
Théophane, fille d'Altis ou de Bisaltis; il était à
navire et toute l'entreprise. Dans la suite, le
doué de raison et avait le don de la parole, navire Argo fut placé au nombre des constel-
ainsi que celui de traverser à sa volonté les lations. On suppose que l'expédition eut licuii
airs et la mer. Mercure l'avait métamorphosé
en un bélier d'or, ou du moins sa toison était
environ.80ans avant la guerre de Troie.
III. Catalogue desArgonautes. Ence qui re-
-
d'or. Pendant la traversée, Relié tomba dans garde le nombre et les noms des Argonautes,
le détroit, qui prit de là le nom d'Hellespont les rapportsdes anciens présentent une grande
(mer de Hellé ). Arrivé à Æa , en Colchide, diversité. Les plus importants et les plus con-
Phryxus, d'après l'ordre de Mercure, sacrifia
le bélier à Jupiter Laphystios ; d'autres disent
il
àMars, ou à Mercure lui-même, puis suspen-
:
nus de ces héros, en suivant l'ordre alpha-
bétique, sont Acaste, Actor, Admète, iF-tha-
lidès, Acmon,.Amphiaraüs, Amphidamas, Aiu-i
dit la toison à un chêne ou bien à un hêtre, phion, Ancée, Aréius; Argus, le constructeur,
dans un bois consacré à Mars, Suivant d'au- fils d'Arestor ou d'Alector; Argus,fils de
tres, il la plaça dans un temple de ce dieu.
Un dragon qui ne sommeillaitjamais fut com-
;
Phryxus Atalante, Augias,Autolicus, Butès,
Calaïs, Castor et Pollux, Céphée, Clyménus,
!
-
mis à sa garde. 11. Origine de l'expédition. Clytius, Echion, Erginus,Eupbémus, gury-
,clès,
Glaucus, Hercule, Hylas, Idas, Idmon,
filsde Phylacus, etphikle, fils de
lesecours de Junonils passèrent; quelques-uns
ajoutent qu'Orphée ayant joué de la lyre, les
estius;Laërte, Lyncée, Mélas, Méléagre, écueils devinrent immobiles, et pourtoujours.
neetius, Mopsus, Nauplius, Nestor, Oï- Ils arrivent chez les Marandyniens, en Bi-
Orphée, Palémon, Pélée, Phaléros, thynie; Idmon périt à la chasse. Tiphys le
,lammon, pilote meurt et est remplacé par Ancée. Ils
Polyphème, Talaüs, Télamon,
séc,Tiphis, 'Tydée, Zétès. Le chef de vont de là à l'embouchure du Parthénius, cô-
pédition était Jason, on Hercule, sui- toient le cap.Corambis, passent devant Thé-
t d'autres. Tiphis était le pilote, et Eu- miscyre, et arrivent dans l'ile d'Arétias. Ils sont
mus de en second; AEthalidès rem-
le pilote
isaitl'office assaillis dans cette île par les Stymphalides.
hérault.—IV. Latraversée. oiseaux qui lancent contre les hommes leurs
voyage des Argonautes est un thème que plumes d'airain en guise de flèches(voy.STYM-
itiquité s'estcomplue à développer et à em- ;
PHALIDES ) ils retrouvent là les enfants de
lir, et que par suite elle a surchargé de
iantes. Nous devons ici nous borner à une
rte indication des points principaux. Les
,
Phryxus. Enfin ils atteignentl'embouchure du
Phase, remontent le fleuve et parviennent à
la ville d'OEa en Colchide. — V. Conquête de la
;
ronautes partent d'Aphétse ou Aphormis
,
Iolcos une tempête les pousse d'abord
s le cap Ligéen où Hercule délivre Hé-
toison d'or.Æétès, roi de cette contrée, au
pouvoir duquel était la toison d'or, promit
de la rendre, mais à condition que d'abord
le, fille deLaomédon, exposée à un mons- Jason attellerait deux taureaux aux pieds d'ai-
marin. Ils descendent ensuite à Lem- rain et qui vomissaient des flammes], et les
J
et vivent quelque temps près des sem- contraindrait à labourerun champ, où ensuite
s de l'île qui avaient tué leurs-époux, il sèmerait des dents de dragon qu'il lui
làils se rendent à Samothrace; et de Sa- remettrait. Cependant la fille d'AEétès, la
thrace, pénétrant dans. l'Hellespont, où magicienne Médée, qui s'éprit de Jason, lui
combattent les pirates tyrrhéniens, ils fournit des charmes pour dompter les tau-
at aborder chez les Dolions, dans l'île de reaux. En même temps elle l'avertit que des
sique, dont le roi Cyzicusleur fait un ac- dents du dragon naîtraient des hommes armés;
il hospitalier.Bientôt ils se remettent en ajoutant que pour s'en débarrasser, il devait
ite; mais, une tempête survenant, ils sont lancer une pierre au plus épais de la foule;
aenésla nuit sur la côte des Dolions. Ceux- qu'alors ils se rueraient les uns sur les autres,
dans l'obscurité, les prennent pour des pi- de sorte qu'il en viendrait aisément à bout.
:
es un combat s'engage ;le roi des Dolions.
sicus,est,tué. On célèbre les funérailles;
Jason attela donc les taureaux, laboura et
ensemença le champ, et tua les hommes nés
Argonautes repartent. Cependant Rhée des dents du dragon. Toutefois, nonobstantsa
agelamortdeCyScus en déchainantcontre promesse, Æétès refusa de rendre la toison.
une longue et terrible tempête. Après de Alors Médée, après avoir fait jurer à Jason
nibreux sacrifices expiatoires, la tempête qu'il l'épouserait, le conduisit au lieu oùase"*
;
le enfin Ils arrivent àBlyndacos en Mysie.
s Argonautessont reçus en 'amis ; tandis
ils se livrent aux festins, Hercule s'écarte,
trouvait la toison, et endormit par ses enchan-
tements le dragon qui la gardait. Jason s'en
empara et s'enfuit avec Médée. — VI.Retour
rebantun arbre pour se refaire vie rame. desArgonautes. Les anciens font suivre aux
rs Hylas est enlevé parune nymphe; Her- Argonautes, pour le retour, lesitinéraires les
le court à sa recherche suivi de Polyphême. plus divers. Les uns les ramènent par la même
pendant les Argonautes prennent le large,
tant derrière eux les deuxhéros. Le len-
nain le navire aborde aux pays des Bébry-
chide;
route qu'ils ont suivie pour se rendre en Col-
suivant d'autres, ils passent dans l'O-
céan par le Phase.De là, portant l'Argo sur
(Bithynie). Là règne le féroce Amycus, leurs épaules à travers les déserts de Libye,
défie leshéros au combat du ceste. Pollux ils passent dans la mer Rouge, et de celle-ci
epte; Amyens succombe. Les Bébryces, dans la Méditerranée par le lac de Triton et
survengersa mort, attaquentlesArgonau- Cyrène. D'après une troisième version,ils're-
, et.sont vaincus. De là, les Argonautes
at â; Salmydessus, où ilsrencontrent Phi-
montent le Tanaïs jusqu'à ses sources; et
après un trajet par terre, durant lequel ils
e, devinaveugle, lequel, pour avoir abusé portent l'Argo, ilsserembarquentsur un fleuve
don prophétique, était tourmenté parles qui les conduit dans l'Océan; de là naviguant
pies, qui dérobaient ou souillaient tous ses du nord au sud, ils rentrent dans la Médi-
ments. Les deux fils de Borée, Zétès et
lais, le délivrèrent de ces monstres. Alors
ïnée reconnaissant prédit aux Argonautes
dangers qu'ils auraient à courir en passant
ravers les rochers des Syniplégades, et leur
,
terranée par le détroit de Gibraltar. Enfin,
d'après une quatrième version, qui est celle
d'Apollonius de Rhodes les Argonautes, tra-
versant le Pont-Euxin, entrent dans l'Ister
(le Danube). Cependant les Colchues envoyés
prit comment ils pourraient y échapper. C'é- à la poursuite de Jason et de Médée leur bar-
ent des îlots ou rochers flottants qui s'écar- rent le chemin. Jason négocie; puis, les sur-
ent et se rapprochaient tour à tour, prêts à prenant la nuit dans l'île d'Artémis (Diane). il
Iserle navire qui s'engagerait entre eux. Avec fait main basse sur eux. Absyrte lui-même,
fils d'étés et frère de Médée. , est tué. D'au- Piranthe, Épidaure, Tiryns et Criasus. A Arg()'
et
tres veulent que Médée ait pris Absyrte avec on montrait son tombeau,
a.
elle. Poursuivie par son père Æêtès, afin consacré.— Argusl'anogtès,c'est-à-dire
un bois lui était
de le retarder, elle mit son frère en pièces, et quivoit tout, fils d'Agénor, ou d'Arestor, ouL
)
dispersa ses membres dans la mer. Voy. bien encore, selon d'autres, fils d'Inachus, ou
ABSYRTE. Æétès s'arrêta en effet pour les fils d'Argus et d'Ismène, ou selon lIygtn, qui

appela Tomes, c'est-à-dire morceaux. — Du de Polybe, oubiendeDanaiis -


recueillir, et illes ensevelit dans un lieu qu'il fait de lui le constructeur du navireArgo,fils-
et d'Argée. JI!
Danube les Argonautes passèrent dans l'Eri- était doué d'une force extraordinaire, et avait
dan (Pô) et descendirent à l'iled'Électris. Delà des yeux par tout le corps, ce qui luiafait
ils se rendirent chez les Hylléens auxquels donner le surnom de Panoptès. Il vengea la
ils firent don d'un trépied. Ils rencontrèrent mort d'Apis, et délivra l'Arcadie d'un tau-
ensuite les lies Liburnicnnes, puis Cercyra, reau énorme qui la désolait. Le satyre arc
Mélite, Cérasus, et Nymphoea, demeure de dien, voleur de troupeaux, et la monstrueuse
.-
Calypso. Mais Jupiter, irrité du meurtre d'Ah- Échidna, périrent de même sous ses coups.,-
syrte, déchaîne contre eux une tempête qui les Après que Junon eut métamorphosé 10 cnu
rejette sur Électris. Cependant la planche pro- vache, elle la mit sons la garde d'Argus. Cc.,
phétique tirée du chêne de Dodone et enchâssée lui-ci l'attacha à un olivier dans la forêt des
dans l'Argo, leur annonce qu'ils ne verront Mycènes. Mercure, chargé par Jupiter de lar.
point le terme de leurs maux, que Circé ne les lui enlever, le tua d'un coup de pierre. Aiusiir
ait purifiés du meurtre commis et réconciliés le raconte Apollodore. Suivant une autre tra-
avec le dieu. En conséquence.ilsremonteify l'É- dition, Mercurel'endormit en Jouant dela fltjte
le
ridan, d'ou ils passent dans Rhône (les deux et à l'aide desabaguette magique; puis lui il
fleuves étaient censés se communiquer), et en coupa la tête. Junon transporta les yeux d' 11.1'--,
le descendant ils arrivent aux îles Sticha- gus surla queue du paon. — D'autres récits ré—:
des, puis enfin à Æa, demeure de Circé, dans duisent le nombre des yeux d'Argus à cent,,
l'Ile d'AEthalie (île d'Elbe). Circé accomplit la dont cinquante veillaient, tandis que le sora--t
purification sans les reconnaître. Ils rencon- meil fermait les autres. — 3. Fils de Phrix
Il
trent ensuite les Sirènes, et, grâce à Orphée, et de Chalciope ou de Inphnssa. s'embarqua
qui couvre la voix de celles-ci de son chant di- avec ses frères à Æa en Colcllidc, pour aller
i;
; ,
vin, ils les rencontrent impunément. Butés seul prendre possession de l'héritage de son père 1
se jette à la mer il estsauvépar Vénus. Grâce à Orchomène; mais un naufrage le jeta dans
au secours de Thétis et des Néréides ils pas- l'ile d'Arétias, où il fut recueilli par Jason..
sent de même sans accident entre Charybde C'est probablement cet Argus et non l'Argien n
etScylla ,et, laissant derrière eux la Sicile, qu'il faut regarder comme le constructeur de:>l
ils arrivent à Drépane(Corfou) chez les l'héa- l'Argo. Ileut dePérimèle, filled'Admète,
ciens. Voy. ALCINOUS. Là eut lieu le ma- un fils appelé Magnes. — 4. Un des chiens u
riage de Jason et de Médée. Ils côtoient en- d'Acteon.
suite les îles Échinades, et déjà ils sont en ARGYNNOS. Le mêmequ'ARGL-.,YNOS.
vue du Péloponnèse, lorsqu'une tempête les ARGYPHIAouAUGYPHÉ- Femme d'.Sgyp--ç
pousse sur les Syrtes. Des nymphes libyennes tus, mère de Lyncée et de Protée.
les dégagent. Alors, d'après un avié de Nep- ARGYNA. Nymphe qui présidait à une fou-~l
à
tune, ils prennent l'Argo sur leurs épaules et le taine de ce nom en Achaïe. Elle aima le ber- -
portent durant douze joursetdouzenuits tra- ger Sélemnos; mais bientôt la beauté du Jeune
vers le désert de Libye jusqu'au lac de Triton. homme s'étant flétrie, la nymphe ne se mon
Triton, à qui ils offrent un trépied, leur donne traplue. Cependant Sélemnosdépérissait de-il
en retour un vase de terre et les remet dans chagrin; Vénus en eut pitié, etle changea enii
à
leur route. Ils se rendent Carpathos, puis fleuve; puis voyant que, nonobstant sa méla--
en Crète, où Talus les accueille en ennemis. raorphose, Il continuait d'ahaer, elle lui en-
Près des Sporades, Apollon les sauve d'une voya l'oubli. C'était une tradition que, quicon-
tempête en leur montrant une île , celle d'A- que se baignait dans le Sélemne y trouvait Ji
naphe, où ils sacrifient à Apollon rayon- l'oubli des peines d'amour.
nant(AEglétès); Puis ils lancent dans la mer ARGYROTOXOS.Le dieu à l'arc d'argent.
le vase qu'ils ont reçu deTriton, et l'IleCalliste Surnom d'Apollon.
(Théra) surgit des eaux. Ils arrivent ensuite à ARIADNE, fille de Minos Il et de l'asiphaé
Égine, et de là enfin dans leur patrie. ou de Crété. Elle donna à Thésée le fil à l'aide s
ARGOOS. L'Argitn. -Surnom sous lequel duquel Il putsortir du labyrtnthe, après avoir
Apollon était révéré à Corone en Argolide. vaincu le Minotaure. Thésée l'enleva, puis l,
ARGUS (ARGOS). 1. Fils de Jupiter et de délaissa dans l'ile de Naxos. Selon les uns, ,i
Niobé. la fille de Phoronée, on suivant d'au- Ariadne se précipita dans la mer, de disespoir,
;sa
tres, fils d'Apis. Il hérita du sceptre, soit à la ou se pendit. Suivant d'autres, elle épousa à Na-.-E
mort de Phoronée, soit à celle d'Apis, et, xos le prêtre de Bacchos enfin, suivant la piu-,-1
donnant an Péloponnèse son propre nom, il part, Bacchussurvintavec bruyante suite, et Jo
Li
;
le nomma Argos. Époux d'Eyadné, ou de trouvant endormie la vierge délaissée (la
Pitho, suivant d'autres il eut pour fils lasus, bera, ou la Cora de Naxos), il s'ésprit d'amour
pour elle et l'épousa. Les dieux assistèrent thare, natif de Métbymne, dans l'ile de l.es.
aux noces. Ariadne reçut de Vénus et des bos.11 inventa et nomma le dithyrambe. Après
Heures, ou de Bacchus même, en cadeau nup- avoir longtemps vécu près de Périandre, roi
tial, une couronne, ouvrage deVulcain. De de Corintbe, il passa en Italie et en Sicile,
cet hymen naquirent Ænopion, Évanthe et où il amassa de grandes richesses. Comme il
Staphvlns. Après la mort d'Ariadne, le dieu faisait voile pour retourner à Corinthe,les
matelots, ou, suivantHygin, ses propres es-
l'enterra à Argos. Sa couronne fut placée
:
parmi les astres; et on lui rendit même
des honneurs divins. Des fêtes les Ariai-
nées se célébraient à Naxos en son bon-
claves, formèrent le dessein de le jeter à la
mer pour s'emparer de ses trésors. Arion de-
manda pour toute grâce, qu'il lui fut permis,
neur. Les traditions locales sur Ariadne sont avant de mourir, de chanter une dernière fois,
très-diverses, et surtout elles diffèrent beau- promettant de se précipiter ensuite lui-même
coup des récits des poètes. Fou. THÉsÉE dansles flots; ce qui lui fut accordé. Alors,
et BAOCHUS. — La fable de Bacchus et d'A- s'étant revêtu de ses plus beaux habits,
riadnea été souvent traitée par l'art antique, une couronne sur la téte-et sa lyre à la main,
particulièrementsous forme debas-reliefs. il monta sur un banc de rameurs, chanta,
ARIAHE. Orthographe vicieuse. Vay. puis s'élança dans la mer. Cependant des
dauphins, attirés par l'harmonie, s'étaient
ARIADNE.
(
ARICIE ARICIA).Nymphe italienne, épouse
d'Hippolyte, après que Diane eut transporté
approchés du navire. Un d'eux le prit sur
son dos et le porta jusqu'au cap de Ténare, en
celui-cien Italie,etmèredeVlrbius. Elle a Laconie, d'où Arion se rendit à Corinthe. Pé-
donné son nom à la ville d'Aricia dans le La- il
riandre ne put ajouter foi à son récit; attendit
tiam. Suivantnac tradition Iliflérente, Aricie l'arrivée du vaissseau, manda l'équipage, et
est une Pallantide,qui devint également l'é- s'informa s'il avait des nouvelles d'Arion. On
pouse dîHippolyte, après sa résurrection. lui répondit qu'il était à Tarente enparfaite
ABICIXA. Surnom de Diane, qui était ré- santé. Alors Arion parut et les confondit :
veree à Aricia. D'après une tradition locale Périandre les fittous mettreen croix. Apollon
que rapporte Pausanias, Hippolyte, ressuscité plaça Arion au nombre des constellations,
il
pat&culape, passa en Italie, où devint roi
d'Aricia, et consacra un bois à Diaue. Lasta-
sinon lui-même, du moins sa lyre, ainsi que
le dauphin. Un monument de bronze, qui le re-
tuc de la déesse passait pour être celle de la présentait assis sur le dauphin, fut élevé, en
Diane scythiqnequ'Oreste avait rapportée de mémoire du prodige, sur le cap Ténare.
"[auride.rètre, nomuiéxexriemoretais, ou ARIPPASA. Un des noms de Vénus Uranie
le roi du bois, devait être un esclave fugitif, chez les Scythes.
et il n'arrivait au sacerdoce qu'en tuant son ARISBAS. Père de Léocrite. Grec tué par
prédcesseur. Dans le même sanctuaire on ,
Enée au siège de Troie.
honaaaiLanaâJehéros Virbius,qui se confond ARISBÉ. 1. Épouse de Priam et mère dVE-
souvent avec Hippolyte même. sacus. Priam la céda par la suite à Hyrtacus. —
ABIES.Voy.BÉLIER. 2. Fille deTcucer, et femme de Dardanus. Elle
ARWüPES. Nom d'un peuple de Scythie, donna son nom à la ville d'Arisbé en Troadc.
dont la position n'est pas bien connue. Sui- Apollodorc et Hcllanicus la nomment Bâtie.
vant des traditions fabuleuses répanduesparmi — 3. Fille deMacar. La ville d'Arisbé, dans l'ile
les Grecs, les Arimaspes n'avaient qu'un mil, de Lesbos, prit d'elle son nom.
et faisaient une guerre continuelle aux Grif- ARISTÉE (ARrSTÆos). Fils d'Uranus et
fons. de Gaia (la terre), ou d'Apollon et de Cyrène.
ARIO. i. Nom du cheval queNeptune fit 11 était révéré près du mont Pélion, comme
sortir de terre d'un coup de trident, lorsque fils de Cbiron, et à Céos, comme fils de Ca-
Minerve et lui disputèrent à qui ferait aux rystus. Il fut élevé par Chiron et instruitpar
hommes le plus utile présent Mais, d'après les Muses dans l'art de la médecine et de la
une tradition différente, rapportée par Pausa- divination. La Grèce primitive l'honora comme
nias, Arton naquit de Cérès, qui, poursuivie une divinité bienfaisante. On le regardait
par Neptune, s'était enfuie en Arcadie méta- comme le protecteur des troupeaux et de la
morphosée en cavale. D'autres traditions le
et culture, particulièrement de celle de la vigne
fontnaîtredeZéphire
;
d'une harpie; d'au-
tres de Neptune et d'une harpie d'autres enfin
et de l'olivier. Il enseigna aux hommes à éle-
verlesabeilles; il détournait des champs les
;
de Gé(la terre) etde Cœus.—Neptunele donna
à Coprée celui-ci à Oncus, qui en fit présent
le
à Hercule, lequel donna e:Jfin à Adraste.
chaleurs brûlantes et les autres calamités. On
retrouve le culte d'Aristée en Thessalie, dans
laBéotiectl'Arcadie, à Céos et àCyrènc. Vir-
Sons-ee dernier mattre, Arion se signala en gile le nomme magister Arcadius. Aristée
remportant le prix aux jeux Néméens, et en se confondit plus tard, soit avec Jupiter, soit
sauvant Adraste,-Je seul des sept chefs qui avec Apollon Agreus et Apollon Nomios, ce
n'ait point péri au siège de Thèbes. On ra- que prouve le passage suivant de Pindare:
conte aussi d'Arion, que ses pieds de droite « Aristée fut porté après sa naissanceparMer-
étaient ceux d'un homme et qu'il avait le don Gé etehez les Heures, qui lcnoar-
« cure cheznectar
de-la parole.—2.Poîite(Aœdc)ctjoueur de ci- « rirent de et d'ambroisie, et le trans-
formèrent en Jupiter, le dieu éternel, et en taure tué par le Lapythc Dryas — 3. Voy.
«
le
«Apollon, Dieu pur, le protecteur des
r.-truupeaux, de la chasse, et du pâturage. »
ARElOS.
ARLA. Une des neuf vierges géantes qui
Comme dieu de la culture de la vigne, il figu- créèrent Heimdall, dans la mythologie Scan-
rait dans la fable de Bacchus; c'est pourquoi dinave.
on voyait sa statue dans le temple de ce dieu ARIÉNIOS ou ARMÉNOS. Argonaute, na-
à Syracuse. Cette statue fut enlevée par Ver- tif de Rhodes ou d'Arménion en Thessalie. Il
rès. Aristce disparut de la terre sur le mont a donné son nom à l'Arménie.
Hémus. Virgile le mêle à la fable d'Eurydice.
foy. ce nom.
ARNÉ.1. Fille d'Æolos Il. Neptune, ou,
suivant une autre tradition, Itonus, la rendit
ARiSTO. La meilleure. Surnom de Diane à mère d'Éole (Æolos III) et de Bœotus. Elle
Athènes. donna son nom à la ville d'Arné en Thessalie,
ARISTOBULE (ARISTOBOULÉ). La meil- ainsi qu'à la ville de Béotie, qui plus tard s'ap-
leureconseillère. Surnom de Diane, à laquelle pela Chéronée — 2. Femme de Siphnos, qui tra-
Thémistocle consacra à Athènes un temple hit sa patrie pour de l'or, et fut métaniQrpho-
où se trouvait aussi sa propre statue. sée en une espèce de passereau.»1
ARISTODÈME. r. Fille de Priam.
,
— 2. Si-
cyonienne. Suivant une tradition locale un
génie (daemon) ou bien Esculape, sous forme
ARNÉE (ARNÆOS). 1. Père de Mégamède.
— 2. Yoy. 1RUS.
ARIVO. Nourrice de Neptune,qu'elle déroba
de dragon, la visita.Elle en eut un fils nommé aux recherches de Saturne. Arno a donné son
Aratus. Son image avec celle du dragon était nom à une villede Béotie connue auparavant
suspendue dans le temple d'Esculape à Si-
cyone.
ARtSTODEME(ARtSTODEMOS). I. Fils
d'Hercule et de Mégara. roy. ce nom. — 2.
,
sous le nom de Sinoessa.
ARNUS. Devin tué to. Naupacte par l'Héra-
clide Hippotès. Apollon vengea sa mort en
frappant les Doriens d'une peste. Par l'ordre de
l'oraclede Delphes, le meurtrier fut baani, et

meaux,
Fils de l'arrlère-petit-fils d'Hercule, Aristo-
maque, époux d'Argie et père de deux ju-
Eurysthènes et Proclês. Selon la tra-
dition la plus accréditée chez les poètes, ce
fut après la conquête du Péloponnèse que
des jeux funèbres (Arnées) furent institués, en
l'honneur d'Arnus.
AROVIRE,OU plus exactement JlAROÉRI.
Divinité égrptlenne. Suivant Plntarque,
les deux fils d'Aristodème obtinrent par la Arouère, qu'ilappelle Horut ancien, est le
voie du sort le sceptre de Lacédémone, dont même qu'Apollon. Il était fils d'Osiris et dl-
ilsauraient été les deux premiers rois Héra- sis, qui le conçut dès le sein de sa propre mère
clides. Au contraire, les Lacédémoniens pré- Rhéa.Arouèrevint au monde en mêmetemps
tendaient qu'Aristodème lui-même avait déjà qu'Osiris et Isis, mais informe et estropié. Il
régné à Sparte; qu'il y avait établi la résidence fitla guerre à Typhon et le vainqnit; mais il
des rois, et qu'il était mort peu après la nais- fut ensuite lui-même, d'après Diodore de Si
sance de ses enfants. Les poètes attribuent cile, tué et mis en pièces parles Tilans. Isis
sa mort à la vengeance d'Apollon, dont il le ressuscita et lui conféra l'immortalité, ainsi
avait négligé de consulter l'oracle au sujet de que la 'connaissance de la médecine et le don
son retour dans le Péloponnèse, préférant les de prophétie. Suivant les prêtres égyptien^, il
conseils d'Hercule qui lui était apparu. Pau- est le dernier roi des dynasties célestes qùi ait
sanias enfin rapporte que ce furent Médon régné sur la terre. La légende d'Arouèrc rap-
et Strophius, fils de Pylade et d'Electre, qui pelle surtout celle d'Apollon. Suivant Ja-
le tuèrent. blonski, il serait l'emblème de la cause uni-
ARISTOMAQUE (ARISTODIAcnÉ). Fille verselle.
de Priam et femme de Critolaüs. Elle figu- AROUNA. Nom du conducteur du char du
rait dans les peintures de la Lesché de Del- Soleil dans la mythologie de l'tnde. Arouna,
phes. fils deKaçyapa etde VinaU, est la persuunili-
ARISTODIAQUE (ARISTOIIIACBOS).
Fils de Talaus et de Lysimaque, frère d'A-
- 1. eatien du point du jour.
AROUNDBATI. Fille deKardama ctfempc
draste et père d'Hippomédon — 2. Un des
amants d'Hippodamie,tuépar OEnomaüs. -
Fils de Cléodée, arrière-petit-fils d'Hercule;
3.
de Vaçichta. Elle est considérée, dans la my-
thologie indienne, comme un module
lité conjugale.
ARRITÉTOS. FilsdePriam.
de fidé-

et père de Téménur., de Cresphonte, et


d'Aristodème. 11 fit une tentative sur le Pé- ARRHIPHÉ. Nymphe de la suite de Diane.
loponnèse, sous le règne de Tisamène, fils Outragée par Imolus, elle se donna la mort.
d'Oreste. C'est la troisième invasion des Hc-
racitdes. L'expédition manqua par une fausse
Interprétation donnée à l'oracle. Aristomaque
Choniène.
Psophis.
-
ARBHON. 1. FUs de Clyménus, roi d'Or-
2. Fils
d'Érymanthe, et père de

resta sur le champ de bataille. ARSALTÉ. Danalde, femme d'Éphia",fils


ARJSTONOS.Un des cinquante filsdVEgyp- d'Ægyptns.
ARSINOÉ. -1.Fillede Phégée. Foy. AGÉ-
tus, époux de la danatde Palano.
ARIUS (AREIOS, AREDS et AREOS). I. KOR,M 1. 2.Fille deLeucippeet delihilndfcé;
Fils dlimpyx, et père d'Agénor.— 2. Cen- soeur d'tiilaïre et de Phrctré. Apollon, oa sut-
vantd'autres,Arsippus, la rendit mèred'Ërio- sceptre au préjudice de lulus, fils d'Ascagne.
pis et d'Esculape.,Elle avait un sanctuaire à Le même auteurrapporte quelevrainom d'As-
Sparte. — 3. Nourriced'Oreste.Elle l'arracha, cagne était Euryléon, et que ce fut après sa
dit Pindare, aux mains redoutables de Clytem- fuite de Troie qu'il prit celui d'Ascanios. Ser-
nestre et le confia à celles du vieux Strophius, vius dit qu'on le nommait en outre, Hus,
père de Pylade. D'autres la nomment Laoda- Iulus, Dardanus et Léontodamas. La gens
mie. — 4. Une des Hyades, selon Hygin. Iulia à Borne prétendait descendre d'Iulusou
ARSIPPE. Fille de Minyas, sœur de Leu- Ascagne.
cippe et d'Alcithoé. Voy. ALCITHOE. ASCALABOS. Fils deMismé.Dans ses cour-
ARSIPPOS. Père d'Esculape, suivant une ses errantes, tandis qu'elle cherchait sa fille,
tradition. Voy. ARSINOÉ. n° 2.
ARTÉMICHÉ.Fille de Clinis. Voy. ce nom.
ARTÉMIS. Nom grec de Diane.
ARTDIPASA.Nomscythe de Vénus Uranie.
ARVALES ou AMBARVALES. On donnait à
remplie de Cicéone ~,
Cérèss'arrêta un jour chez MisméenAttique,
pour se désaltérer; On lui présenteune coupe
breuvage com-
posé d'eau mêlée de farine et de menthe. Cé-
rès vida la coupe d'un trait; ce que voyant
Rome le nom de frères Arvales (fratres arva- Ascalabos, il se moqua d'elle et ordonna
les) à un collège de douze prêtres, fondé, sui- qu'on lui apportât un tonneau entier. Alors la
vant la tradition, lorsque Romulus fut adopté déesse irritée jeta sur lui quelques gouttes
par Acca Larentia, en remplacement d'un de restées au fond du vase et le changea en lé-
gesdouze fb qui venait de mourir. Voy. ACCA zard.
).I\-RENTB.. Il est probable que ces douze fils ASCALAPHE (ASCALAPHOS). I. Fils de
d'Acca, nommés, dit-on, par Romulus frères Mars et d'Astyoché, frère de Ialménus et roi
Arvales, n'étaientautres àl'origine que les la- des Minyens d'Orchomène. Son nom figure
res champêtres eux-mêmes, leslases du vieux parmi ceux des Argonautes, des poursuivants
chant des Arvales. d'Hélène, et enfindes chefs grecs au siège
tsiuM jns. Surnom de Jupiter, considéré de Troie. Il fut tué à ce siége , par Déiphobe.
comme le dieuqui préside aux serments. Ce D'autres le font revenir deTroie à Samarée où,
surnom était pris de la fontaine d'Asbamæon après sa mort, Mars lui aurait érigé un tom-
près de Tyane en Cappadoce. L'eau de cette beau. — 2. Fils d'Achéron et de Gorgyra.
fontaine passait pour salutaire à l'homme D'autres lui donnent pour mère Orphné ou
juste, tandis qu'elle communiquait auxpar- Styx. Ilporta seul témoignage contre l'roser-
jures toutes sortes de maladies et d'infir- pine, déposant que depuis son arrivée aux en-
mités. fers elle avait mangé des pépins de grenade.
ASBOLOS 1. Centaure; l'un de ceux qui, Cérès, irritée, l'ensevelitsous unroc. Plus tard
aux noces de Pirithoüs, combattirent les La- Hercule l'ayant dégagé, la déesse (ou, selon
pithes. Il e..t aussi connu comme augure. Her- d'autres, Proserpine elle-même) lui jetant au
cule le mit en croix. — 2. Nom d'un chien visage de l'eau du Phlégéthon, le métamor-
d'Actéon. phosa en hibou. Cette fable offre de nombreux
ASCAGNE (ASCANIOS). I. Fils de Priam rapports avec celle d'Ascalabos. La similitude
— 2. Phrygien, d'Ascania, allié des Troyens. des noms Ascalabos et Ascalaphos, dont
— 3. Fils d'Hippotion, allié des Troyens. Il l'une signifie lézard et l'autre hibou, a pu
commandait les guerriersvenus de la Mysie. donner lieu àcette variante.
4.
— Ascanius,nommé aussilulus. Filsd'É-
née et de Creuse, ou, suivant d'autres, de Ln- ,
ASCALOS.Filsd'Hyménée et frère de Tan-
talc. Il était général d'Aciamus roide Lydie.
,
vinie. Denys d'Halicarnasse raconte qu'après La ville d'Ascalon, en Syrie, fut fondée par
la chute de Troie son père l'envoya avec
une troupe de Phrygiens alliés chez les Das-
cylites qui l'avaient choisi pour roi.Mais bien-
tôt il revint à Troie, où il régna après Énée.
D'après cette tradition, Énée, quittant l'Italie,
lui.
,
ASCANIUS (ASCANIOS). Voy. ASCAGNE.
ASCÉE ASCÆOS. Lunus, c'est-à-dire la
divinité mâle de la lune, en Phrygie et en Pi-
sidie.
serait en effet retourné à Troie où il aurait ASCÉNOS. Le dieu Lunus, à Sardes et dans
pris lejceptce. — D'autres rapportent qu'il le Pont.
fonda avec Scamandrius, fils d'Hector, un ASCLÉPIADÈS. Nom patronymique de Ma-
royaume à Scepsis, où leur postérité régna chaon, fils d'Esculape.
longtemps. Suivant d'autres traditions, il ac- ASCLÉPIOS. Voy. ESCULAPE.
compagna son père en Italie; mais Il ne lui ASCOS. Géant qui, de concert avec Lycur-
succéda pas immédiatement, parce qu'il était gue, enchaina Bacchus et le précipita dans un
encore mineur quand Énée mourut. Parvenu fleuve. Mercure, ou, selon d'autres, Jupiter
à l'âge mûr, il céda la ville de Lavinium à sa lui-même vainquit le géant, l'écorcha, etlit
mère etalla fonder Alba Longa, c'est-à-dire la de sa peau une outre (àffxoç).
Il
longue et blanche ville. combattit avecsuc- ASCRA (ASCRÉ). Nymphe dont Neptune
cès les Étrusques. Selon Tite-Live, il eut Sil- eut unfils nommé OEoclus, Celui-ci fonda avec
vius pour fils et successeur. Suivant Denys les Aloadcs la ville d'Ascra près de l'Hélicon.
d'Halicarnasse,Silvlus était frère cadet d'As- ASCRÆOS. Surnom de Jupiter tiré de la-ville
cagne, et, à la mort de celui-ci, il obtint le d'Ascra en Béotie ou en Éolie.
ASÉATÈS. Fils de Lycaon, fondateur d'A- qui connaissait l'auteur du rapt, refusa de
sée en Arcadie.
ASÉNA. Le héros des Turcs de Vjlltaï, et
le nommer, à moins qu'Asope ne consentit
lui donner une source sur l'Acrocorinthe.
à
l'un des dix fils de la Louve. Comme les Ro- Asope accepta la condition, et ayant appris le
mains primitifs, Aséna et ses frères se procu- nom du séducteur, il se révolta contre Jupi-
rèrent des épouses par le rapt. ter. Ce dieu le frappa de sa foudre et le con-
ASES. Divinités scandinaves qui forment traignit de rentrer dans son ancien lit. Pau-
la cour d'Odin. Les Ases sont au nombre de
trente-deux dont quatorze dieux, savoir
Odin, Thor, Balder, Niorder, Freir, Tyr, Bra-
: sanias raconte que du temps du roi Aras,
Asope découvrit le fleuve qui prit son nom.
L'antiquité connatt quatre fleuves du nom
ga, Heimdall, Hodur, Vidar, Vile, OuUour,
Forsète, Loke; et dix-huit déesses, savoir
Frigga, Lara, Eira Gefiona, Fuila, Freia,
: d'Asope : le premier en Béotie, le second
dans le Péloponnèse, le troisième enThessalie,
le quatrième enfin, dans l'île de Paros. Les
Siofna, Lobna, Var, Vora, Sin ou Sinia, deux premiers sont souvent confondus dans
Alin ou Lina, Snotra, Gna, Sol, Bil, Jord, tes généalogies mythologiques.
Rinder. ASOPIS 1. Une des cinquante filles de
ASGARD. La villedes Ases, dans la mytho-
logie scandinave. Elle est construite au cen- d'Asope. -
Thespius. Elle eut d'Hercule Mentor. 2. Fille
tre du monde. Odin habite Asgard; et delà AsouaA. Nom des démons du premier or-
son regard embrasse à la fois tous les êtres et dre, dans la mythologie indienne. Les Asou-
tous les événements. ras,fils de Ditiet de Kaçyapa, sontcontinuel-
ASIA. I. Surnom de Minerve chez les lement en guerre avec les Dévas.
Colques. Castor et Polluxrapportèrent de Col- ASPALIS. Fille d'Argæus, deMélite, ville
chide le culte de Minerve Asia,et lui élevè- de Phthiotide. Le tyran de la ville, Tartaros,
rent un temple à Las en Laconie. — 2. Fille envoya ses serviteurs chez elle pourl'enlever.
de l'Océan et de Téthys, et épouse de Japet. Mais Aspalis, instruite de leur approche et de
roy.ce nom. Elle donna son nom à l'Asie. leur dessein, se pendit pour échapper à la
— 3. Fille d'Océan et de Pampholyge, et sœur
violence. Son frère AstygitàjlJra de venger
de Libya — 4. Fille de Nérée et de Doris. sa mort.En effet, s'étant revêtu des habitsde
ASIÆ. Nymphes de la suite de Diane. sa sœur, il se fit conduire chez le tyran etle
ASIMA ou ASIMAH. Divinité des Hémathiens tua. Ses concitoyens lui décernèrent une cou-

,
qui s'établirent à Samarie. Elle avait la figure
d'unbouc.
ASINÉ. Fille de Lacédæmon qui donna son
nom à la ville d'Asine dans le Péloponnèse.
ASIOS. I. Surnom de Jupiter, auquel un
ronne. Ils se disposaient à ensevelir en grande
pompe le corps de la chaste vierge; mais on
ne le retrouva plus; en -môMBL-teinps une
nouvelle statue apparut soudain à côté de
celle de Diane. Les habitants deMélite consi-
sanctuaire très-ancien était consacré à Asos déraient cette statue comme celle d'Aspolis,
ou Oaros, ville de Crète. — 2. Nom d'un sage et lui sacrifiaient tous les ans imç Aàir
qui fit le Palladium, et par un art mystérieux vierge.
lui comuniqua la vertu de rendre imprenable ASPHALIOS ou ASPHA..LEIOS. Ferme ou
la ville qui le posséderait. Il en fit don à Tros. stable. Surnom de Neptune.
Phrygien, fils de Dymas et frère d'Hécube. ASPHODICOS. Le même qu'Amphitlicos.
— 3.
Il fut tué par Ajax. — 4. Fils d'Hyrtacus, d'A- Voy. ce nom.
risbé, etpère d'Acamas et de Phænops; il vint ASPLÉDON. Fils de Neptune etdeMidic,
oufils d'Orchomène, ou fils de Presbon et d--
au secours de Troie à la tête des guerriers de
;
Percote, de Praction, de Sestos, d'Abydus Il
Stéropé. dorutasonnom il la ville d'Aspledon
et d'Arisbé il tut tué par Idoménée
d'Imbrasus, et compagnon d'Énée.
- 5. Fils en Béotie.
ASPORÉNÉ. Surnom deCybèle, à laquelle
ASKEouASKOUR. Le premier homme dans un temple était consacré à Asporénon près de
la mythologie scandinave. Il fut tué en même Pergame.
temps qu'Embla, la première femme, par les ASSABIN. Divinité des Éthiopiens qui pré-
trois fils deBor. side à larécolte du cinnamome. Selon quel-
ASMODÉE. Le prince des démons, selon ques-uns, c'est Juptter; selon d'autres, le
les juifs. Soleil.
ASO ou ASTIU. Amante de Typhon, suivant
l'Encyclopédie, et la même que Thouéri.
ASSAF. 1. Idole des Arabes Ctraïscliitcs. —
2. Nom du premier ministre de Salomon,
ASOPE (ASOPOS). Dieu du fleuve de ce selon les traditions des Orientaux.
nom, dans le Péloponnèse, et comme tel, ASSAON. Suivant une trirtitinn.'Binhi était
fille,nonpasdeTantale,omis d'Assaon, et
fils d'Océan et de Téthys. Il eut pour épouse
Métope, qui lui donna deux fils, Pélasgus et
Isménus, et douze filles. L'une d'elle, Sinopé,
fut enlevée par Apollon; Cercyra etSalamis
Latone,
femme de Philottus.Elle entra endispute avec
sur la beauté respective de leurs fils.
Elle en fut cruellement punie. Son époux Phi-
lottus fut déchiré à la chasse par des bêtes
le furent par Neptune, et Ægine par Jupiter.
Asope, étantà la recherche decette dernière, féroces. Assaon voulut alors l'épouser. Sur le
îint chez Sisyphe, roi de Corinthe. Celui-ci, refus de Niobé, il brûla ses fils. Niobé se pre-
;
iplta du haut d'un rocher
:èmc.
Assaon se tua lui- Milet. — 2. Fils du taureau de Crète et de
Pasiphaé. Foy. MINOTAURE. — 3. Fils
ASSARACUS (ASSARACOS). Roi deTroie, d'Hypérasius et frère d'Amphion, de l'allène.
la de Tros et de Callirrhoé; petit-fils d'Éri- Il est compté parmi les Argonautes. — 4. Fils
hthonius; frère de Ctéopâtre, d'ilus et de deNéléeet de Chloris, frère de Nestor. —
ianymède; époux d'Hiéromnémé; père de 5. Un des cinquante fils d'^îgyptus, époux de
lapys, et aïeul d'Anchise. Ailleurs, il .est la Danaïde Cléo.
ésignè comme fils d'Erichthonius. ASTÉRODTA. Filled'Itonus, et, selon quel-
ASSÉSIA. Surnom de Minerve, tiré de la ques-uns, femme d'Endymion.
ille d'Assésos, dans le pays des Milésiens, où ASTEROPÉ. ï. Océanide. foy. ACRAGAS.
lieaxait un temple. — 2. Fille de Cébren, épouse d'tesacus.
ASTACIDÈS. Nom patronymique de Ména- ASTÉROPÉE (ASTÉROPÆOS). Fils dePélé-
ippe, fils d'Astacus 11°2. gon, petit-lils du dieu-fleuveAxius, et chef des
ASTACOS. 1. Fils de Neptune et de la nym- l'æoniens, alliés de Troie. 11 dominait par sa
ihe Olbia. Il donna son nom à la ville d'As- haute stature tous les guerriers de l'armée

-
u Ampliidicus, et de Mélanippe, qui défendi-
;
aracus, en Bitliynie, plus tard, Nicomédie. troyenne. Il osa se mesurer contre Achille, et
2. Père d'ismare,deLéadès, d'Asphodicus le blessa puis il fut vaincu et tué.
ASTÉROPÉE (ASTÉBOPEIA). I. Fille de
ent vaillammentThèbes contre les Argiens. Pélias. Voy. ce nom. — 2-Fille de Déion , roi
iidonicns. -
ASTAUOTU. 1. Nom d'une des idoles des de Phocide, et de Diomédé, sœur de Cé-
2. Déesse des Philistins, selon phale.
osèpbe, etla même qu'Astarté. ASTOïLUNUS. Divinité gauloise (d'exis-
ASTARTÉ. Une des principales divinités des tence douteuse), dont le nom semble se trou-
Syriens et des Sidoniens. la Vénus Uranie ver Inscrit sur un autel votif découvert en
les Grecs. L'empereur Héliogabile fit venir 1810 à St-Béat (Basses-Pyrénées).
leCarthage la statue d'Astarté pour la marier ASTRABACOS. Héros laconien, fils d'Ir-
ivec l'idole d'Élugabale. bus, frère d'Alopécus et descendant d'Agis.
ASTÉRIA, La déesse qui brille de l'éclat Son frère et lui trouvèrent un jour, dans un

;
les astres. Titanide, fille de Creus (de'Polus, taillis, une statue de Diane Orthia, à l'aspect
don Hygin) et de Pbœbé sœur de Latone; de laquelle ils devinrent fous. Il eut, dit-on,
:paIlSe de Persès, et mère d'Hécate. Jupiter de l'épouse d'Ariston, un fils nommé Déma-
'aima, et comme elle se dérobait à sa pour- rate. A Sparte, un héroum lui était consa-
il
iuile, la métamorphosa en caille. Alors cré.
ille se précipita dans la mer, où elle devint ASTRÆOS. Titan, fils du Titan Crins et
'!le d'Astérie {Vilerayonnante), puis Ortygie, d'Eurybia. De son hymen avec Éos (l'Aurore)
: est-à-dire rfie aux cailles, puis enfin la naquirent les vents, l'étoile du matin, et les
Killante Délos. Suivant une autre tradition, astres en général. C'est pourquoi les vents sont
;efutelle-même qui, se voyant poursuivie appelés les Frères, enfants d'Astréus ( Astræi).
jar Jupiter, demanda aux dieux d'être changée ASTRATÉE (ASTRATEIA). Qui entrave
MI oiseau. Elle le fut en caille; puis, comme la marche des armées. Epithète de Diane.
lIe volait au-dessus de la mer, Jupiter la mé- ASTRÉE (ASTRÆA)- Fille d'Astraeos et
tamorphosa en rocher. Après être restée ainsi d'Héméra (lejour),ou, suivant d'autres, de
longtemps plongée sous la mer, elle parut en- Jupiter et de Thémis. Astrée est la déesse
fin an-dessus fles enuxpour donner asile à La- vierge de la justice. Quand l'âge de fer parut,
tone sa sœur. — D'après Cicéron, le quatrième elle quitta la terre souillee. et remonta au ciel.
Hercule serait fils d'Astérie et de Jupiter. — Elle est la Vierge du zodiaque. On la trouve
s. Fille d'Atlas. Elle eut de Mars OEnomaüs. souvent confondue avec Thémis, Cérès, Isis.
— 3. Une
des filles du géant Alcyonée. ruy. Atergatis, Tyché, et Érigone, ou encore
ALCYONIDES.— 4.Danaïde,épouse,deChaetus, avec une fille d'Apollon et de Chrysothémis,
ils j'Ægyptu!!., — 5. Fille dflydis.Bellérophon morte en bas âge, et placée ensuite au nom-
la rendit mère d'Hydissus. qnidonnasonnom bre des astres. Dans les cartes stellaires, on
à la ville d'Hydissus en Carie. représente Astrée sous la forme..Íilune vierge
ASTÉRION. I.Roi de Crète, fils de Teu- ailée qui [tient une balance ou un rameau de
tamuset d'une des filles de Crétens; père de palmier d'une main, et de l'autre, des épis.
Crétê, et époux d'Europe. Il éleva les trois ASTREVS. Compagnon d'armes de Phinée,
fils qu'elle avait eus de Jupiter, NIinos, Sarpé- qui fut tué aux noces de Persée.
don et l\hadamanthe. 11 porte aussi le nom ASTRONOÉ. Nom grec d'une divinité
d'Astérios. — 2. Père d'Acraea nO 1. — 3. Fils syrienne qui paraît être la même qu'Astarté.
rie Minos, que Thésée vainquit. — 4. Fils ASTUn. Compagnon d'F.née.
deComètes, oudePyrémus (Pyrétùs?), on ASTYAGÉE (ASTYAGEIA). Fille d'Hyp-
de Priscus et d'Antigone; l'un des Argo- séus, épouse du Lapithe l'ériphas.

:
nautes.
dition milfcienne, son corps, tong de dix an-
était enseveli dans une petite île près de
ASTYAGÈS. Compagnon d'armes de Phinée.
ASTÉlIIOS. 1. Fils d'Anax. Selon une tra- Il fut pétrifié aux noces de Persée.
ASTYALOS. Troyen, tué par Polypœtès
ASTYAIVASSA. Esclave d'Hélène; elle dé-
roba à celle-ci la ceinture de Vénus et fut en- donna OIJnom à Astypatée, une des Cvcla-
suite contrainte de la rendre à la déesse. des.
ASTYAAX. i. Fils difercuteet d'Épilaïs; ASTTPYLOS.Troyen tuéparAchille.
une des cinquante filles de Thespius. — 2. Fils ASTYRÉSÉ. Surnom de Diane, à qui un
d'Hector et d'Andromaque. Son vrai nom était bois et un temple étaient consacrés entre les
villes d'Antandrosetd'Astyre. Cette dernière
, ,
Scamandrius; mais les Troyens, par recon-
naissance pour Hector, lui donnèrent dès l'en-
fance le surnom d'Astyanax c'est-à-dire pro-
tecteur de la ville. A la prise de Troie An-
dromaque, pour le dérober aux coups des
était déjà détruite du temps de Strabon.
ASYLÆOS. D'après Plutarque, dieu tutélairc
de l'asile que Romulus et Rémus établirent
dans Rome naissante.
vainqueurs, le cacha dans le tombeau d'Hector.
Ulyssele découvrit, et il fut précipité du haut ATALANTE. Les mythologues.s'accordent
généralement à reconnaitre, dans la symboli-
d'une tour. Suivant d'autres traditions, au
contraire, il aurait régné, soit seul, soit avec que grecque, deux personnages différente por-
Ascagne, sur les débris des Troyens, après
tant ce même nom ; et les traditions sont tel-
lement eonfuses, qu'il est difficile de soutenir
le départ des Grecs.
ASTYBIAS, Fils d'Hercule et de Claamétis ; l'opinion contraire. Cependant les nombreuse
analogies qu'offre la fable des deux Atalante
une des cinquante filles de Thespius.
ASTYCRATIE (ASTYCRATEIA). Une des
tilles de Niobé, selon Hellanieus.
ASTYDAMIE (ASTYMAMEtA). I. Fille
;
fait penser que celles-ci sont au fond parfaite-
ment identiques les divers récits des auteurs
anciens ne sont évidemment que le dévelop-
d'Amyntor, roi des Dolopes en Thessalie, et pement d'un mythe, originaire d'Arcadie, et
de Cléobule ou d'Hippodamie. Hercule la qui se lie étroitement à celui de l'Artémis ar-
rendit mère de Tlépolème ou de Ctésippe. — cadienne. — 1. Atalante, l'Arcadienne par
Épouse d'Acaste. roy. ANTIGO^K n° 2, et excellence, de Schœnée ou Sciros, étaitfille
2,
PELEE.
ASTYGITÈS. roy. ASPAI.IS.
ASTYGOIVOS. Un des fils de Priam.
de Jasos, Jasios ou Jasion. Suivant la ver-
;
sion d'Apollodore, son père la fit exposer le
serviteur chargé de l'exécution de cet or-
dre déposa l'enfant sur le mont Parthenion
ASTYLUS. D'après Ovide, Centaure et de-
vin, qui chercha vainement à dissuader les
Centaures d'engager le combat contre les
Lapythes. l'eut-ètre au lieu d'Astylus, qui
,
(îrapOevtov Õpoç), mont virginal, auprès
d'une source et à l'entrée d'une grotte qu'om-
brageaient de grands arbres. Cette circons-
tance n'est pas indifférente oà noter, si l'on
semble erroné, faut-il lire Asbolus?
ASTYMÈDE OU ASTYMÉDUSE. Seconde se rappelle le rôle important que jouait, dan,
femme d'OEdipe, selon Diodore de Sicile. le mythe de l'Artémis arcadienne, tout le sys-
ASTYNOMÉ. 1. Une des filles de Niobé et tème d'eaux courantes du pays. Plus tard,
d'Apollon. — 2. Fille de Talaüs. sœur d'A- on voit, dans Pausanias, Atalante, mourante
draste, épouse d'Hipponoiis, mère de Capa-
née. — 3. Fille de Chrysès. Voy. CHRY-
SÉIS.
ASTYNOOS, Fils de Priam.
ASTYXOÏIS (ASTYNOOS). t. Fils de Phaé-
de Cyphanta,
de soif après les fatigues de la chasse, frapper j
de sa lance un rocher, au milieu des ruines
et en faire jaillir une source
d'eau vive. Une ourse vint cependant al-
laiter la jeune enfant, jusqu'à ce que des
thon et père de Sandacus. — 2. Troyen, fils chasseurs l'ayant trouvée, la prirent et l'é-
de Protiaon; tué par Néoptolème. levèrent parmi eux dans toute la rudesse de
ASTYOCHÉ. 1. Fille d'Actor. Elle eut de la vie agreste. Étant parvenue à l'age de
Mars deux fils, Ascalaphe et lalménus. — puberté, Atalante voulut demeurer vierge; et
2. Fille de Simoïs, épouse
d'Érichthonius, et elle passait sa vie dans les forets, et toujours
mère de Tros. — 3. Fille de Phylas d'Ephyre. armée. Les centaures Bhœcus et Hylaeus
Hercule la rendit mère de Tlèpolème. —
4. Selon Apollodore, une des filles de Niobé. —
5. Fille de Laomédon et de Strymo ( ou de ,
ayant voulu la violer, elle les tua à coups de
flèche. Elle se trouva avec les autres Héro,
à la chasse du sanglier de Calydon et vain-
à
;
Placia, ou de Leucippe); sœur de Podarcès
ou Priam épouse de Télèphe et mère d'Eu-
rypyle. Suivant IIictys, elle serait fille de
quit Pélée lalutte,aux Jeux qui furent cé-
lébrés pour les funérailles de Pélias. Elle re-
trouva ses parents quelque temps après, et
Priam. — 6. Fille d'Atrée et d'Aerope; sœur comme son père voulait qu'elle se mariàt,
d'Agamemnon; épouse de Strophius, et mère malgré la défense de l'oracle de Delphes, elle
de Pylade.
ASTYOCUÉE (ASTYOCUEIA).Forme poéti-
à
se rendit un endroit destiné à la course, où,
dit Apollodore, ayant fiché au milieu un pieu
que pour Astyoché. de trois coudées, elle disait à ceux qui la de-
ASTYOCHOS. Fils d'Éole et de Cyané, roi mandaient en mariage de courir devant, et
elle les poursuivait tout armée; la mort
de Lipara.
ASTVPALÉE ( ASTYPAL.ÏA). Fille de
Phœnix et de Pèrimède. et sœur d'Europe. ,
était le partage de celui qui selaissait at-
teindre et la main d'Atalante devait être la
Elle eut de Neptune deux fils, Ancée, l'Argo- récompense de celui qui serait vainqueur.
naute, et Eurypyle, roi de l'ile de Cos. Elle y
Beaiicpiip de pn'icndnnts avaient déjà I;m\:
la vie, lorsque Milanion devint amoureux
d'elle, et se présenta à la course. Vénus lui
à
ce lieu, et avait donné son nom lacolline.
ATHAMANTIDE (ATHAMANTIS). Hellé,
:
avait donné des pommes d'or, qu'il luijetait
lorsqu'elleétait prête à l'atteindre Atalante,
s'étant dérangée de sa course pour les ra-
fille d'Athamas.
ATHAMAS. Roi d'Orchomène, ville des Mi-
nyens, en Béotie; fils d'Æolus et d'Énarété ;
masser, fut vaincue, et Milanion l'épousa. frère de Sisyphe, de Crétheus, deSalmonéc,
Étant un jour à la chasse, les deux époux ne de Déion, de Magnès et de Périérès : ou, se-
craignirent pas de profaner l'enceinte consa- lon d'autres, fils du premier Orchomène
frèred'Ocho-
et de
crée à Jupiter, en s'y livrant aux plaisirs de Phanosyra, et par conséquent
le
l'amour; dieu, irrité, les changea en lions. mène le jeune et de Diochthonda unon lui
Cette première Atalante eut de Milanion,
d'autres disent du dieu Mars, un fils, Par-
thénopée, qui se trouva à laguerre de Thè-
,
donna pour épouse Néphélé, déesse des nua-
ges dont il eut deux enfants, Phryxus et
Helié. Cependant, blessée de ce qu'Athamas
bes. — 2. Atalante, Béotienne, fille de Schœ- lui préférait une épouse terrestre, Ino, fille de
née, femme d'Hippomène : les traditions qui Cadmus, Néphélé disparut. De là la malédic-
la regardent ne différent qu'en quelques tion et les calamités qui fondirent sur cette
points peu importants de celle que nous ve- maison. Néphélé, redevenue déesse, demande
nons d'exposer. Ainsi, pour cette seconde qu'Athamas soit dévoué, .c'est-à-dire offert
;
Atalante, on place le lieu de la course à On-
chestos en Thessalie Milanion est Hippomène,
et le sanctuaire profané devient un temple
en sacrifice expiatoire. Cette expiation pèse
-
désormaissurlesAthamantides. Telles sem-
blent être les données fondamentales du mythe
deCybèle, qui change en lions les criminels, et d'Athamas. Voici maintenant les traditions di-
les attelle à son char. Les mythologues latins, vergentes. — Outre Néphélé, Athamas avait
entre antres Ovide etHygin, attribuent le res- épousé Ino, qui lui donna deux fils, Léarque
sentiment de la déesse à l'ingratitude d'Hip- et Mélicerte.Ino haïssait les enfants de Né-
pomène, qui n'avait pas remercié Vénus des phélé. Dans l'intention de les perdre, elle
pommes d'or auxquelles il avait dû sa vic- persuada aux femmes du pays de rôtir les
toire. grains destinés aux semailles (voy. ALOS)
ATÉ (Noxa). Fille d'Éris (la Discorde), sui- de sorte que rien ne germa dans les champs.
vant Hésiode, ou, suivant Homère, fille de Ju- Athamas, ayant alors envoyé consulter l'ora-
piter : divinité malfaisante qui pousse les dieux cle de Delphes sur les moyens d'obvier à cette
etleshommes à des actes irréfléchis et funestes stérilité, les envoyés, gagnés par Ino, répon-
parleurs conséquences. C'était elle qui avait dirent au nom du dieu que Phryxus devait
suggéré à Jupiterlefatalsermentqui, parl'ar- être sacrifié. Cependant le peuple exigeait
tificede Junon,eutun résultat si contraireaux d'Atbamas qu'il obéit à l'oracle. Alors par les
intentions du dieu. Voy. ALcMÈNE." Alors, soins deNéphélé, le bélier à la toison d'or en-
dit Homère, le cœur plein de ressentiment, leva Phryxus et Hellé, et transporta le premier
Jupiter la saisit par sa chevelure flottante et en Colchide. Plus tard la colère de Junon,
jura ce serment inviolable: que jamais plus Até, colère que les anciens attribuent à des cau-
qui porte partout l'erreur, neremonteraitsur ses très-diverses, priva Athamas des enfants
l'Olympe ni auciel étoilé. Puis, de sa main in- qu'il avait eus d'Ino. Dans un accès de fréné-
vincible, il la lança du haut du cielau milieu sie que la déesse lui inspira, il tua lui-même
des œuvresdeshommes. »Homère dit encore
:
(PAté qu'elle rase d'une course-légère les tè-
tes des hommes il la nomme l'auguste fille
deJupiter, la déesse à la marche rapide, la
-
puissante et la pernicieuse. Dans les tragi-
Léarquequ'il prit pour une bête fauve. Là-des-
sus Inose précipita dans la mer avec Mélicerte.
Athamas, souillé du meurtre de son fils, dute
s'exiler. L'oracle d'Apollon interrogé lui an-
nonça qu'il devait s'établir là où des animaux
ques, elle apparaît comme divinité vengeresse féroces, faisant à son égard l'office d'hôtes,
des mauvaises actions. Elle inflige par ordre pourvoiraient à son repas. Après avoir long-
(les dieux de justes peines aux présomptueux temps erré, il rencontra des loups qui s'en-
et aux coupables, les frappant jusque dans là
fuirent à son approche, laissant des quartiers
leurs amis et leur postérité. Alors son essence de brebis qu'ils étaient occupés à dévorer.
rentre en partie dans celledeNémésis et d'É- Athamas, jugeantl'oracle accompli, se fixa en
rinnys. «Jupiter, dit Eschyle, envoie du sein ce lieu. Il nomma la contrée Athamantie, et
des ténèbres, aux puissances impies et crimi- épousa Thémisto, fille d'Hypseus, dont il eu
,
» Até
»
nelles, Até,la lente vengeresse ; et ailleurs:
celle qui broie le cœur, saisit le cou-
quatre fils, Leucon, Erythrius, Schœnée et
-
Ptoüs (Apollodore). Selon Hygin, ce fut
pable qu'enveloppe comme son jouet un flot Phryxus lui-même qui, voyantson père hésiter
de malheur. » Eschyle est celui des tragiques à accomplir l'ordre du dieu, s'offrit volon-
où sonnomintervient le plusfréquemment;Eu-
: tairement au sacrifice. Déjà on l'avait conduit
ripide celuioù il serencontre le plus rarement au pied de l'autel, lorsque l'un des Athamas
envoyés
l'idée à laquelle celui-ci s'attache de préférence fit l'aveu de la supercherie. Alors
est celle de Dicé (Justice). — 2. Colline de remit Ino et Mélicerte entre les mains de
Phrygie. Il estvraisemblable que, dans les tra- Phryxuspour qu'illes fitmourir. Mais Bacchus,
ditions, Alé, précipitée du ciel, était lorobteen nourrisson d'ino, la sauva ainsique sop (Uq.
Hygin dit encore qu'AlhamusépousaThémisto, filsdFranuset d'Asia (Apollodore);ouRis de
dans la persuasion qu'Ino était morte. Dans Neptune et de Clito, ou d'Éther et de Héméra
la suite ayant appris qu'elle vivait toujours,
il la fit revenir déguisée en esclave. Thémisto ,
(Servius). De son ~iivincn-avec Pléionc, fillP
d'Océan et deTéthys, "vu. suivant Diodore
s'en douta et résolut de tuer de sa propre
main les enfants d'Ino. Elle communiqua son
dessein à une des esclaves de la maison, lui
;
avec Hesperis, fille de Hesperus, naquirent les
Pléiades il eut d'Æthra les Hyades et les Iles,
pérides; deStérope, il eut OEnomaiis etMala.
ordonnant de recouvrir d'une étoffe blanche Onlui donne encore pour enfants, Dioné, Ca-
sesenrabt& oire
étof à elle, Thémisto,d'Ino. et de placer
Or il se
lypso, Hyas et Hespéros.-Allas. dans Homère,
est le dieu montagne. Plein de sagesse, il a
une sur ceux
trouva,qu'elle s'était adressée à Ino elle- sondélesabîmesde mer,la etil soutientlés
même sans la connaître. Celle-ci transposa colonnes puissantes sur lesquelles reposent
les couleurs. Thémisto, trompée, tua dans la
nuit ses propres enfants, puis ayant reconnu
le cieletla -
terre. Dieuenmêmetempsque
montagne dans Homère, d'autres traditions

mas habitait le mont Laphystion


chomène et ,
son erreur elle se tua elle-même. — Suivant
Pausanias, avant le sacrifice de Phryxus, Atba-
entre Or-
Coronée. Depuis ce'sacrifice, il
disent au contraire qu'il fut métamorphosé de
dieu enmontagne. Ainsi, suivantlesuns, ayant
conduitlesTitans dans leur lutte contreJupi-
ter, il fut condamné par le dieu vainqueur à
habita laplaine Athamantide au nord-estdu porter de bout sur la tête et de ses bras infati-
lac Copals, non loin d'Æræphion, dont il passe gables la voûtedu ciel (Hésiode). D'après
pour le fondateur. Il y avait aussi dans l'A- Ovide, averti par l'oracle de se délier des fils
chaie Thessalienne une plaine Athamantide, de Jupiter, Atlas refusa l'hospitalité à Persée.
prèsdeHalos ou Alos,ville dont Athamas Celui-ci,irrité,lepétrifia en lui montrant la
passe également pour le fondateur. Lu se trou- tête de Méduse. Avec sa stature gigantesque.
vait de plus un temple de Jupiter t.aphyUas, Atlas, continue le poëte, se change eu monta-
; :
au culte duquel se rattache le mythe gne : sa barbe et ses cheveux deviennent des
d'Athamas et de Phryxus. Une tradition ana- forêts sa tète forme le sommet dumont ses
logue à celle qui concerne l'Athamas d'Or- os se pétrifient toutes les partiesdeson corps
;
chomène se conservait dans ce temple. Les prennent un développement monstrueux; des
deux traditions, l'une thessalienne, l'autre ce moment le ciel avec tous les astres reposent
béotienne, se sont par la suite enchevêtrées sur sa tête. Ailleurs le même poëte lui fait
l'une dans l'autre; ce qui rend le mythe d'A- soutenir sur ses épaqles l'axe du ciel. La côte
thamas singulièrement confus. — 2. Petit-fils des Hespérides, aux confins du monde, forme
du précédent. Il conduisit à Téos une colonie son empire; là il règne sur la terre et sur les
de Minyens. -3. le
Filsd'OEnopion Cretois. Il mers. Il possède de nombreux troupeaux et
quitta la Crète pour aller habiter Chios. de magnifiques jardins, où un feuillage étin-
atiiénais. Fille d'Hippobotés, femme d'A- celant d'or ombrage des fruits d'or (les pom-
lalcomène. et mère de Glaucops. rÓII. ALAL- mes d'or des Hespérides). Ces jardins sont
comène. défendus par un mur d'enceinte et gardés par
ATHÉNÉ. C'est le nom grec de Minerve. un dragon. Hercule se renditprès d'Atlas pour
atiiéras. Habitant d'Hermione, qui avec obtenir les pommes des Hespérides, et, d'a-
Mysius donna l'hospitalité àCérès, à son ar- près le conseil de Prométhée qui l'qccninpa-
rivée en Argolide. gnait, il se chargea de supporter le ciel tandis
ATHIS. Fils de Limnate, et partisan de Phi- qu'Atlasiraitlescueillir.MaisAtlas sonre- à
née, tuéparPersée (Ovide). tour ne voulutplus reprendre snn fardeau. Her-

,
ATHOOS. Surnom de Jupiter, tiré du mont cule alors le pria de le reprendre un peu, rien
Athos où un sanctuaire lui était consacré. que pour lui donner le temps de se faire un
athos géant qui donna son nom au mont coussin qu'il mettrait sur sa tête. Atlas y
Athos. Ce fut lui qui le lança depuis la Thrace, ayant consenti, Hercule prit les pommeselle
où il se trouvait primitivement, jusque dans la laissa là. — D'autres traditions plaacLt*Jias
presqu'île deChalcidice, en Macédoine. en Arcadle.oùPléione lui engendre les Pléiades
femme ou socu, sur le mont Cyllène. D'autres le placent ilans

,
athob, déesse égyptienne;d'Egypte,
de Fta, faitpartie de la trinité et pré- le Caucase.-Il est représente, en Arcadie,
sideàl'eauetà la mer. V. VÉsusetNephthys. comme un sage qui a scrutélesmysteres que la
athywbkos fondateur de Nysa en Carie. terre recèle dans son sein et les pbenollLè-
ATLANTÉE (atlanteia ), hamadryade, nes célestes (Pausanias). C'est lui qui a Initié
,
de laquelle Danaüs eut plusieurs filles. Mercure et Hercule à la connaissance del'as-
ATLANTIADÈS. Mercure petit-fils d'Atlas. tronomie (Servius). L'explication que donne
ATLANTIDES filles d'Atlas. Voy. ATLAS, Diodore du mythe d'Atlas et d'Hercule est
PLÉIADES, JIYADES, HESPÉRIDES. conforme à cette tradition. Suivant lui, en ef-
ATLANTIUS, fils de Mercure et de Vénus. fet, Atlas aurait été l'inventenr du globe cé-
ATLAS, fils de Japet et de Clymène il
et frère leste artificiel, et aurait enseigné l'astrono-
( ); ( )
Hésiode ou fils d'Æther etdeGé Hygin ;
de Ménætius, de Eromdtliée et d'Épiméthée mie à Hercule par reconnaissance de ce que
on celui-ci avait délivré ses filles des mains de
lils d'Uranus et frère de Gronus (Diodore) j ou Busiris; Il est nommé ailleurs le mathémati-
lier.ibycii — Dureste ces diverses traditions, trec, qu'il avait élevé comme son fils propre.
lui font d'Atlas,les unes un dieu montagne, Plisthène se rendit donc à Mycènes dans le
soutenant les colonnes sur lesquelles re- dessein de tuer Atrée; mais celui-ci le prévint,
posent le ciel et la terre, et les autres un etle tua lui-même; à peine fut-il mort, qu'A-
Titan condamné à porter la voûte céleste, ou trée reconnut son fils. Plein de pensées de
pien encore le représentent comme enseveli vengeance, il feignit de se réconcilier avec
10US la montagne qui porte son nom, s'ac- Thyeste et le laissa revenir à Mycènes. Puis,
cordent toutes en ceci, qu'elles placentle dieu à son arrivée, il tua les deux fils de Thyeste,
cantique sur les confins inconnus de la terre, et lui servit leur chair dans un festin. Cepen-
à où sont ces lointains sommets, colonnes dant, à ce spectacle, le Soleil, d'horreur, ra-
célestes qui soutiennent le ciel (Pindare). En mena son char en arrière. La disette et la sté-
conséquence, sa position variait dans les fa- rilité fondent sur le royaume d'Atrée. On con-
tic" d'après celle des confins supposés de la sulte l'oracle; il ordonne de faire revenir
terre. Tantôt on le plaçait ehez les Hyperbo- Thyeste. Atrée lui-même se met en route pour
;
réens et près du Caucase, où habite aussi
Prométhée tantôt aux extrémités de l'occi-
lent, dans la Libye, la Mauritanie, l'Hes-
l'aller chercher; il arrive chez Thesprotus,
roi d'Épire. où il éponse la fille de Thyeste,
Pélopie, la prenant pour une fille de Thespro-
périe. C'est pourquoi Servius distingue trois tus. Peu de temps après cet hymen, celle-ci mit
u.,s différents : l'un de Mauritanie, l'autre au monde Égisthe, qu'Atréeéleva comme son
l'Italie, desceadant de Dardanus et père fils. Thyeste fut enfin découvert à Delphes et
l'Électre; etletroisième enfin, d'Arcadie:
c'estle père de Maïa. L'opinion qui le.plaçait
i l'extrémité occidentale de la terre finit par
;
ramené à Mycènes. Mais Atrée le fit mettre
en prison puis il lui envoya Égisthe pour le
tuer. Mais Thyeste reconnut sonfils dans Égis-
dominer. Quand les progrès de la navigation the. Celui-ci alors retourna vers Atrée, occupé
eurent fait tomber le mystère de cette Hes- à sacrifier sur le rivage, et il le tua (Hygin).
chaînefabuleuse, le nom d'Atlas resta à la
périe et
Voy. ÉGISTHE, PLISTHÈNE THYESTE.—Le

frique.
qui borde au nord-ouest la côte d'A-
ATLITÈS. Fils d'Ægyptus, époux delaDa-
aïde Europome.
)
a laissé une description
jourd'hui à Mycènes.
,
trésor d'Atrée et de ses fils, construction de
la plus haute antiquité, dont Pausanias nous
subsiste encore au-

d'Atrax.
(
ATRACIDE ATRACIS. Hippodamie, fille JlTRÉNÉ. Fille du cyclope Argès et d'une
nymphe phrygienne; sœur de Densus et d'A-
ATRACIDÈS.LeLapithe Cæncus, filsd'A- tron. Elle a donné son nom à la ville d'A-
trène.
trax.
ATRAX. Fils du fleuve Pénée et de Bura
père d'Hippodamie et de Cænis, qui, méta-
morphosée
; ATRÉNESTIE (ATRÉBTESTÈS). Le même
qu'Atron.
en homme par Neptune, devint le ATRI. Fils de Brahmâ. Un des dix Pradja-
Lapithe Cæneus.Voy. CÆNEUS et ÉLATUS. pati et des sept Richis. il futpère de Soma, et
Atrax passe pour avoir donné son nom à la par conséquent ancêtre des princes de la
ville thessalienne d'Atrax ou Atracie. dynastie ltjuaire. C'estdans lesein d'Anasonya,
;
ATRÉE(ATREUS).
;
FilsdePélopsetd'Hippo-
).
femme d'Atrique s'incarna laTriade indienne.
damie petit-fils de Tantale frère deThyeste,
deNicippe et :
de Chrysippe; ce dernier né
d'une autre mère. Atrée eut trois épouses la
première, Cléola, qui fut mère de Plisthène;
la seconde, Aërope, veuve de Plisthène, et
ATRIDE ( ATREIDÈS
; Fils ou descendant
d'Atrée. Ce nom désigne, au singulier, ordi-
nairement Agamemnon au pluriel, Agamem-
non et Ménélas.
ATROMOS ou ATROMÈS. Fils d'Hercule
mère d'Agamemnon, de Ménélas et d'Anaxi- et de Stratonice, une des cinquante filles de
bia, qu'elle eut, qn de Plisthène, suivant les Thespius.
uns, ou d'Atrée lui-même, suivant d'autres; ATRON. Fils du cyclope Argès et d'une
et la troisième enfin, l'élopie, fille de Thyeste. nymphe phrygienne. Voy. ATRENÉ.
La nymphe Axioché ayant excité la jalousie ATRONIUS. L'un des compagnons d'Énée.
et
d'Hippodamie, Atrée Thyeste, à l'instigation ATROPOS. Une des Parques. Voy. PAR-
de leurmère. tuèrent Chrysippe, le filsde Pélops QUES.
et d'Axioche. Le crime fut découvert, et ils
durent se réfugier avec Hippodamie auprès
ATTHIS
V
oude ATTIS. Fille de Cranaüs. le
Cécrops. L'Attique, nommée
successeur
de Sthénélus, roi de Mycènes, époux deNi- d'abord Actæa, prit d'elle ie nom d'Atthis.
cippe leur sœur. Dans la suite, Eurysthée, fils — 2 et 3. Ainsi furent
nommés, suivant Mar-
de Sthénélus, ayant péri en combattant con- tial, le rossignol et l'hirondelle, provenant
tre les Héraclides, Atrée hérita du royaume l'un, dela métamorphose de Philomèle, l'autre,
de Mycènes et de toutes les possessions d'Eu- de celle de Progné.
rysthée. Cependant Thyeste suborna Aërope, ATYMNIOS. 1. Jeune homme d'une grande
femme d'Atrée, et déroba à celui-ci le bélier beauté, fils de Jupiter et de Cassiopée; ou,
à la toison d'or que Mercure lui avait donné. suivant d'autres, fils de Phœnix. Il paraît avoir
Exilé de Mycènes en raison de ces faits, il été honoré en commun avec Europe, à Gor-
chargea de sa vengeance Plisthène, fils d'A- tyne, dans l'île de Crète. foy.MiLÉTOS. — z.
Fils d'Émathion et de Pédasis. — 3. Fils d'A- furent accueillis par leroi TeuUmls. dont Augé
misodare. Il succomba devant Troie sous les devint l'épouse.— b. Suivant d'autres, Aléus
coups d'Antiloque. chargea Nauplius de jeter sa fille à la mer.
ATYS, ATTYS,ATTIS OUATTIN. 1.Fils Au moment qu'on l'emmenait, elle mitau
Phrygie. La fable d'Atys appartient à ce qu'il sur le lieu mème(Pausanias).— c. à
de Nana, jeune et beau berger de Célènes, en monde Télèphe. Un temple fut érigé Illitkyc
D'après nue
a
y de plus mystique dans le culte de Cybèle. troisième tradition, Augé devint mère sur le
— H fut, dit Ovide, aiméde Cybèle.La déesse mont Parthénion, à l'insu d'Aléus, et exposa
lui confia le soin de son culte, mais à con- l'enfant. Une biche le nourrit; des pâtres de
dition de garder une éternelle virginité. Atys Corythe le trouvèrent, et en mémoire de la
promit et viola son vœu en s'unissant à la biche le nommèrent Téléphos. Cependant
fille du fleuve Sangarius. Alors Cybèle, pour Augé, redoutant la colère paternelle, se ren-
l'en punir, lui envoya un tel accès de frénésie dit en Mysic, auprès du roi Tcuhrall, qui,
qu'il se mutila. Revenu à lui-même, il voulutse n'ayant pas d'enfants, l'adopta peurfille(Pau-
tuer, mais Cybèle le métamorphosa en pin,arbre sanias, Hygin). — d. Enfin, suivantApollodore,
qui dès lors lui fut consacré. — Suivant Dio- Augé était prêtresse de Minerve. Devenue
dore, Cybèle était fille de Mæon, roi dePhrygie. mère à l'insu de tous, elle cacha le mveau-
;
Celui-ci l'ayant exposée, des panthères vinrent né dans le temple de la déesse. Alors la peste
l'allaiter des bergères la recueillirent, et deve- et la stérilité vinrent désoler le pays, surquoi
nue grande, elle aima Atys, appelé dans la suite l'oracle annonça que le temple de Minarve était
Papas, et l'épousa en secret. Mais son père, profané. Aléus, ayant découvert le dérègle-
à
quelque temps après, la reconnut, et apprenant ment de sa fille, la remit ~Naupltas, comme
son hymen, il fit tuer Atys par les bergères. il a été dit ci-dessus, et exposa l'enfant sur le
(
Délirante de douleur, Cybèle se mit alors à mont Parthénion Voy. TÉI.ÈPHE ). On mon-
parcourir les campagnes avec de grands cris trait le tombeau d'Augé à Pergame, au bnrd
et au son du tympanon. Cependant la peste du Caïcus, en Myste. Elle figurait sasJcgrand
et la stérilité visitent la Phrygie, sur quoi l'o- tableau de Polygnote, dans la Laclzc de Del-
racle ordonne d'ensevelir Atys et de rendre à phes.
,
Cybèle des honneurs divins. — Suivant Pausa- AUGIAS (AVGÉIAS, AUGÉAS). Roi des
nias Atys était fils du Phrygien Calaiis. De- Epéens, en Aulide, Ck de Phorbas et d'Hyr-
venu grand, il passa en Lydie et y introduisit miné; suivant d'autres, fils d'Etéus, ou dé
le culte de Cybèle; ce qui le rendit cher à la Hélios(leSoleil), ou de Neptune. Au lieu
déesse. Jupiter, irrité de cette prédilection, en- d'Hyrmine, on lui donne ailleurs pour mère
voya en Lydie un sanglier, qui tua un grand Iphiboë, ailleursNaupidame. 11 estpère de
nombre d'habitants et Atys parmi eux. — Le trois fils : Agasthène, Phylée et Eury tus, et
même fond avec des circonstances différentes, d'une fille, Agamède (ou Kértaéde;.—On le
se retrouve dans les récits de Servius et d'Ar- compte parmi les Argonantes.Augias était
nobe. Onmontrait le tombeau d'Atys à Pessi- extrêmement riche en troupeaux. Hercule
nonte, au pied du mont Agdistis. Ilétait révéré l'alla trouver, et s'engagea à nettoyer seul et
dans les temples de Cybèle et associé à elle en un jourses étables, sous la condition que
dans le culte. Ses fêtes, qui se célébraient à le roi lui donnerait le dixième de ses trou-
l'entrée du printemps, duraient trois jours. peaux, ou, suivant Pausanias, une part de son
Le premier était consacré au deuil; on pleu- royaume. Persuade de l'impossibilité de l'en-
rait la mort d'Atys; on abattait un pin, au- treprise, celui-ci consentit à tout. Hercule,
quel on suspendait son image, et qui était ayant pris Phylée, un des fils d'Augias, à té-
ensuite déposé dans le temple de la déesse. moin de leur convention, eut raaonrà un à
Le secondjour étaitsolennisé par une bruyante expédient, qui lui fut, dit-on, suggère par Mti
musique; et le troisième, c'est-à-dire celui où nédème, fils de Bunéas. Il détourna L'Alphée
le corps d'Atys était censé retrouvé, par de etle Pénée au moyen d'un canal, etles fit pas-
frénétiques et sanglantes orgies. — Atys était ser à travers les élables d'Augins.Alors celui-
surnommé Berecynthius, dumontBérécyn- ci, sous prétexte que ce travail avaiLêtÈJui-
the en l'hrygic. Les monuments antiques le re- posé à Herculepar Eurysthée,moulut reduire
présentent avec un chalumeau et il
une boulette. lesalaire; nia sa prawue. L'affaire fut
Son culte passa de Phrygie en Grèce, mais portée devant des juges;mais l'iijlée tiniuigna
fort tard. Le dualisme des sexes ramené à l'u- en faveur d'Hercule contre SOli père, qui le

AUGÉ ou AUGÉE (AUGÉ, AUGEIA). 1. Une à la tête d'une armée d'Argiens et d-


nité primordiale. tel serait, suivant la conjec- bannit ainsi que Hercule. Plus tard, afin de se
ture de Bœttiger, le sens du mythe d'Athys. faire justice, Hercule marcha coaue Augias
des Heures. — 2. Fille d'Aléus et de Néæra, de thiens, suivantApollodore, ou,suivent~Paudr-
Tégée en Arcadie. La fable d'Augé est rapportée nias, d'Argiens, de Tbébai»s_fLd'Arcadiens.
diversement.-a. Suivant Hécatée, cité par Pau- Mais il se laissa surprendre dans les défilés de
sanias, Hercule la rendit mère de Télèphe. In- l'Élide par les partisans (l'Augia¡¡, aides des
formé de cela, le père d'Augé l'enferma daus un Molionides Ctéatus et Eurytus, quiJiil tuèrent
coffre avec son enfant, etles exposa sur la mer. une grande partie de son armée. Augias était
Ils furent jetés sur les côtes de la Mysie, où ils alorsmalade. Outre les Molionides, on compte
pore parmi ses auxiliaires le héros Ama- lueurs du matin;elle accompagne,danssa
ncée,les Pyliens etlesPiséens. Hercule course diurne, son frère Hélios, et ne se re-
rprit à son tour les Molionides près de Cléone pose ainslique" le soir. De là vient que les
il
lestu*; puis, tombant sur Augias, dévasta
ville et ses campagnes, et le tua lui-même
poëtes employaient indifféremment son nom
pour désigner les diverses parties du jour,
isi que ses fils.- SuivantPausanias, Hercule,
consjdérationdesservicesde Phylée, lui re-
tins États deson père ainsi queles captifs,y
siode,
et quelquefois le Jour en général. Dans Hé-
cette dernière divinité (Héméra) est
bien distincte de l'Aurore, mais chez les tra-
nprisAugiasmême, qui mourutde viillesse. giques et dans les poëtes postérieurs leurs
gias n'était roi que d'un quart des Épéens. mythes sont continuellement confondus. En
général, les traditions homériques relatives
tradition le place tantôt à Élis. tantôt à Pise.
LULA.. Lisez AURA. à l'Aurore ont été assez fidèlement suivies
HJIBTÈS ou AULESTES. Tyrrhénien, fils par les auteurs plus modernes et les raytho-
Tibéris (le Tibre) et de la nymphe Manto, graphes latins. — L'Aurore fut aimée de plu-
re d'Oenus, et fondateur de Péronse. Il fut sieurs amants mortels. Elle enleva Orion,
par Messape (Virgile). dont la beauté l'avait séduite, ce qui irrita
LULIADES. Nymphes, protectrices des bes- les Dieux contre elle, jusqu'à ce que Diane
Ix. eùt tué son favori à coups de flèches. Elle
iULis. I. Surnom de Jupiter, de Diane et aima ensuite Clitus, qui partagea son tiûnc
pollon. — 2. Fille d'Ogygès et de Thébé, d'or, dans le séjour des dieux immortels. A
aurait donné son nom à la ville d'Aulis celui-ci succéda Tithon, car Vénus, dit Apol-
Bocotie. Étienne de Byzance la dit fille lodore, rendait souvent l'Aurore amoureuse
voaymus, fils de Céphissus. Aulis était une pour se venger de ce qu'elle avait accordé
trois déesses qui présidaient aux serments. ses faveurs à Mars. Elle obtint l'Immortalité
ROY. ALAXCOMÉIUA. pour son nouvel amant, dont elle eut deux fils,
ULON. Arcadien, fils de Tlésimène. Un Memnon et Emalhion, et le métamorphosa
ouui lui était consacré à Sparte. en cigale, lorsque la vieillesse lui eut rendu
XLONIADES. Nympbes des vallons. Voy. la vie insupportable. Ce fut pour le premier
LONIA. des enfants que lui avait donnés Tithon
ULONIOS (d'Aulon, ~aùXwv,vallon). Sur- qu'elle demanda des armes à Vulcain (Voy.
a
0 d'Esculape CyparissiesenMiessénie, où MEMNON); et à la mort de ce fils chéri les
vait un tetuple. larmes de l'Aurore, qui ne doivent jamais
.CJHÈS. Roi de Dliunle. s'arrêter, formèrent la rosée du matin.
UiVUS. Guerrier de l'Apennin, allié-d'Énée, — Unie à Astréc, l'Aurore eut de lui Borée,
tué par Camille. Son père se nommait Zéphyre, le Notus,Hcosphoros, oul'étoiledu
nus comme lui.
I. ; matin, etles autres astres. Céphale, enlevé
URA. FilledeLetasetdePéribée sui- par la déesse, sur le sommet de l'Hymette, et
;
te de Diane, agile comme le vent. Elle fut transporté en Syrie, eut d'elle Phaéthon il
lée de Bacchus, et devint mère de deux put ensuite retourner auprès de sa chère
ants jumeaux. Saisie d'un transport fréné- Procris. — La manière dont les poëtes repré-
le, elle déchira l'un d'eux, et se précipita sentent l'Aurore varie un peu suivant l'âge
uite dans une fontaine, où elle périt — des diverses traditions. Dans Homère, elle
Jn des chiensd'Acléon.— 8. Nom de la ca- accomplit sa course, portée sur un char que
a de Phi^ola&de Corinthe. Aux jeux isthmi- tralnent deux chevaux; plus tard on lui donne

:
s, son conducteur étant tombé, elle par- indifféremment le biga et le quadrige. Elle
rut seule l'arène, obtint lavictoire, et se est couverte d'un voile et a des ailes son
senta
d'elle-même devant les juges du con- attelage est rouge couleur de pourpre ou de
trs. safran; les chevaux sont blancs ou d'un rouge
IURIGÉAIA. Issu de l'or, c'est-à-dire de Ju- vague. L'attribution de ces couleurs diverses
er, métamorphosé en pluie d'or. Surnom au char et aux coursiers de l'Aurore doit
Persée (Ovide). sans doute son origine aux nuances dont
lUBTiviA. Prophétessegermanique,révérée l'horizon se colore, quand le jour commence
ime une divinité (Tacite). à poindre; Jacobirepousse cependant cette
UUOPHITE. Épouse d'Ocitus et mère de explication toute naturelle; il prétend que le
Uius (Hygin). rouge ou safran est une couleur prise sim-
URORE (ÉOS, AURORA), déesse, fille plement parmi celles que s'attribuaient les
ypérion et de Theia, ou d'Euryphaessa, héros et les dieux. « Les Dioscures, dit-il, ont
bien encore de Pallas, et sœur d'Hélios aussi des chevaux blancs ou rouges, et d'an-
soleil) et de Séléné (la lune). Pour répan- tresdéessesque l'Aurore ont, comme elle, des
la lumière sur la terre et dans le ciel, bras roses et des vêtements couleur safran. »
: quitte chaquematin la couche de Tithon, L'Aurore était encore représentée portée
bien-aimé, ets'élance du sein de l'Océan, sur le cheval Pégase, dont Jupiter lui avait

porléc-par deux coursiers rapides, Lampos fait présent, ou traversant les cieux avec lui
Phaéthon. Mais elle n'est pas seulement et portant une torche. Voici les nombreux
rgée de faire apparaître les premières surnoms par lesquels le poëtes se sont plu à
désigner cette déesse : Aigleessa. Lampro- tation. Slésichore le fit, et recouvra la vue
phaes, Phaenna, la brillante; Charopé, l'en- (Conon). Pausanas raconte la même histoire

;
jouée; Chionoblépharos, aux paupières de
neige Chrysothronos, Euthronos, au trône
splendide; Dia, divine; Euplocamos, à la
du Crotoniate LeDllyme.

-
i.
autolycus(autolycos). Fils'd'K-
richthonius. 2. Fils de Mercure (ou de Dæ-
bèlle chevelure; Èrigeneia,Krocopeplos, aux dalion) et deChioné (ou de l'hilonis,ou en-

;
vêtements de safran; Leucopolos, Leucippoq,
aux chevaux blancs Leucopteros , aux ailes
blanches; lIfonopolos, portée sur un seul : ;
core de Télaugé ); époux d'Ampbitliée (ou de
Nééra, fille de Pèreus) père d'Antlclée et
d'jîitimus Apollodore lui donnede plus pour
cheval; Phaesphoros.l'haesimbrotos, qui
donne la lumière; llkodopcchys, aux coudes de
;
fille Polymède, mère deJason. — Autolycus,
dit Homère, l'eiuportalt en fourberic sur tous

,
rose; Rhododactylos, aux doigts de rose; et
dans les poëtes latins Lutea, rose, Pallida,
pâle, Purpurea, pourpre, Roscida qui s'é-
chappe en rosée, rigit, qui veille.
AUSIA. Nymphe, amante de Protée et mère
les hommes il avait reçu ce don de Mercure.
La tradition le représente comme un subtil
voleur. Il déroba le célèbre casque d'Amyntor,
les bœufs d'Eurytus dans Ille d'Eubée, et
ceux de Sisyphe. Ce dernier vol s'étant renou-
de Méra. velé à plusieurs reprises,Sisyphe, pour dé-
auson. Fils d'Ulysse et de Calypso, ou fit
rouvrir le voleur, une marque à son bétail,
d'Ulysse et de Circé. Le pays des Aurunces et de la sorte il lereconnut ensuite parmi les
ét ensuite l'Italie entière fut nommée d'a- troupeauxd'Autotycus. A cette occasion, Si-
près lui Ausonie. Suivant Xénagoras, les syphe se lia, dit-on, secrètement avec Anticléc,
fils d'Ulysse et de Circé étaient: Rémus, An- qui devint plus tard l'épouse de Latirte. —
lias et Ardéas. Autolycus habitait sur le Parnane. Dans un
AUSTER. Le vent du midi(IeNotus des
Grecs). Voy. VENTS,
lit
voyagequ'il àIthaque, cefutluiqui nomma
Ulysse, son petit-filq, lequel vnait de naître.
AUTÉSION. Thébain, Fils de Tisamène, Ulysse dans la suite l'aliavoir, et M. fut blessé
petit-fils de Thersandre, et arrière-petit-fils par un sanglier dans nne chasse sur le Par-
dePolynice;père de Théras et d'Argée. Il nasse. — Autolycus avait le don de changer
s'exila de Thèbes, par ordre de l'oracle, et se de forme à volonté, ou, suivant Hygin, rie
rendit chez les Doriens du Péloponnèse. métamorphoser tout cequ'iLavalt dérobé. Ce
AUTBOCOS. Fils d'Apollon et de Cyrène et fut lui qui enseigna à Hercule l'artdeJa lutte.
frère d'Aristée, d'Argée et de Nomius. Il na- Apollodore est le seul qui le compte parmi
quit sur le mont Cyra en Afrique. Arrivé à les Argonautes, le confondant avec le fils de
l'âge mûr, il se rendit en Thessalie, et avec Déitnachus.—3.Thessalien,1filsdeDéimachns.
ses frères (Aristée excepté) prit possession du Il accompagna Hercule dans son expédition
royaume d'Hypseus, son aïeul. Voy. Argée contre les Amazones; puis tant par hasvd
et Aristée. écarté ainsi que ses deux frères, Déilion et
AUTUBONIUS. Compagnon d'Énée, tué Phlogius, 11 habita Siaope jusqu'à l'arrivée
par Salius. des Argonautes, auxquels ils se joignirent
autocrateir/E. Les puissantes. Surnom tous les trois. — Suivant Strabon, Autolycus
des Euménides. était le fondateur de Sinope, 01Ü1 étaitrévéré
AUTOLAÜS (autolaos;. Fils naturel comme dieu etavait un oracle. Lucullus, après
d'Arcas. Esculape, ayant été exposéaprès la prise de la ville, s'empara de sa statue et
sa naissance, ce fut Autolaüs qui le trouva la transporta à Rome. Selon Hysin, ilétait fils
et qui l'éleva. de Phryxus et de Chalclope et frère de Phro-
autoléon. Crotoniate. C'était la coutume
chez les Locriens Opuntiens de laisser une automate, i.
nius, Dcmoléion, et Phlogius.
Surnom de Vénus. Voj.
,
place vide au front de la bataille; cette
place était celle d'Ajax, fils d'Oïlée leur hé-
ros national. Voy. AJAX. Une guerre ayant
Mélibee.— 2. Danaïde, épouse de Busiris,
l'un des fils d'Égyptus, ou, suivant Pausanias,
épouse du fils d'Aclixus, Architélès. qui était
éclaté entre les Locriens et les Crotoniaten, venu à Argos avec Arcandre et Phthiotis.
Autoléon voulut profiter de ce vide pour pé- autojiatia. La Déesse du bonheur, celle
nétrerau milieu des rangsennemis. Maisl'om- qui mène toute chose indépendamment des
bre du héros le blessa grièvement à la hanche efforts et du mértte-des hommes. Timoléon,
(suivant d'autres, à La poitrine) et le contrai- au rapportde Plutarque et de Cornélius Népos,
gnit de se retirer. Comme il souffrait beau- lui avait érigé un temple danssa maison.
coup de sa blessure, l'oracle lui ordonna AUTOMÉDON. Fils de Diorès, compagnon
de serendre dans l'ile de Leucé etlà d'apaiser d'armes d'Achille, et conducteur de son char
par des sacrifices l'ombre d'Ajax. Autoléon au siège de Troie. Selon Hygin, il s'embarqua
obéit, et il obtint en effet sa guérison. De à Scyros avec dix vaisseaux. D'après Virgile,
plus il rencontra dans l'ile de Leucé l'ombre il fut aussi le compagnond'armes de Pyrrhus,,
d'Hélène. Celle-ci le chargea.de dire au poète
Stésichore, qui avait perdu la vue pour avoir
médit d'elle, que s'il tenait à revoir la lu-
fils d'Achille.
(
AUTOMÉDUSE AUTGUMàMg)usA ). Fille
d'Alcathoiis, épouse d'Iphiclès, mère d'Io-
mière, H devait composer un chant de rétrac- laüs.Yog.ALCATfLOtTS. 111
AUTONOÉ. 1. FilledeNérée et de Doris. — que les Athéniens tiraient à eux les statues,
2. Fille de Cadmus et d'Harmonie; sœur de'>" elles tombèrent d'elles-mêmes à genoux,pos-
l'oiydore; épouse d'Aristée et mère d'Actéon ture qu'elles gardèrent dans la suite. Suivant
(Hésiode et Apollodore); ou, suivant Pausa- Ottfried Müller, Damia et Auxésia ne sont
nias, mère de Polydore. Elle prit part au autres que Cérès et Proserpine. Une fete
meurtre de Penthée, fils de sa sœur Agavé, nommée Dameia secélébrait à -
Tarente en
que celle-ci, dans ses fureurs de bacchante, leur honneur.
déchira elle-même. De douleur, au spectacle AUXÉTÈS. Celui qui donne la croissance.
des infortunes de sa famille, elle quitta Thè- Surnom de Jupiter et de Pan.
bes etse retira à Érinée, bourg dépendant de AUXIDÉNOS. Celui qui fait
abonder la
Mégare, où l'on montrait effectivement le ruse. Surnom de Mercure ( Hésychius).
tombeau d'Autonoé. Elle reçut, ainsi que ses AUXITHALÈS. Celuiquidonnel'accroisse-
sœurs, les honneurshéroïques. — 3. Danaïde, ment àlavégétation. Surnom de Gé (laTerre),
épouse d'Euryloque, fils d'Égyptus. — 4. Fille de Cérès, d'Adonis et d'Esculape.
de l'Argonaute Céphée. Voy. ANTINOÉ. — AUXITROPHOS. Même sens que le précé-
5. Fille de Péirens. Elle eut d'Hercule Palé- dent. Surnom des Nymphes.
mon. — 6. Une des esclaves de Pénélope. AUXO. 1. Une des Heures, fille de Jupiter et
AUTONOMÉ. Une des Néréides. de Thémis. — 2. Ancienne divinité de l'Attique,
AUTONOUS (AUTONOOS). 1. Chef grec, ayant traitan progrès de la végétation. Pau-
tué par Hector. — 2. Troyen tué par Patro- sanias la donne pour une Grâce athénienne
cle. (Charis). Elle était invoquée à Athènes dans
AUTOPHONOS. Thébaln, père de Lyco- la formule du serment civique. Voy. HÉ-
phron.
(
AUXÉSIA de~aùËw). Celle qui donne la
croissance augrainsemé. Surnom dePro-
GÉMONE.
AUXOMÉNÉ. Celle qui croît. Surnom de la
Lune.
seipine.— D'après une tradition trézénienne, AVA et ANA. Divinités des Sépharaïtes, les
deux jeunesfilles, AuxésiaetDamia, vinrent mêmes probablement qu'Adramelech et Ana-
de Crète à Trézène, et furent lapidées avec mélech, c.-à-d. le Soleil et la Lune.
d'autres personnes dans une émeute. Après AVENTIA. Déesse des Helvétiens.
leurmort elles furent révérées des habitants, AVENTINA ouAVENTINENSIS. Surnom de
comme des divinités. Leur fête se nommait Diane et de Minerve, qui avaient des temples
Lithobolia. — Tradition à'Epid.aUl'e et d'É- sur le mont Aventin à Rome. Celui de Diane
gine. Les champs d'Épidaure étant devenus avait été bâti par les Romains et les Latins
réunis,desous le règne de Servius Tullius. Des
stériles, les habitants s'adressèrent à l'oracle cornes
de Delphes. Le dieu leur ordonna d'ériger à belles vache merveilleusement grandes et
Auxésia et à Damia des statues qui ne fussent
:
se voyaient à l'entrée, et rappelaient
ni de pierre, ni d'airain, mais de noble bois l'événement que voici Un Sabin avait éleve
d'olivier. En conséqncnce les habitants d'É- une génisse d'une taille et d'une beauté qui
pidaure prièrent les Athéniens de leur laisser semblaient tenir du prodige. Les devins an-
prendre chez eux un olivier. Les Athéniens y noncèrent que l'État dont un citoyen immole-
consentirent; mais à condition que chaque rail à Diane cette génisse obtiendrait la do-
année ils sacrifieraient à Minerve (Athéné mination sur tous les autres. En conséquence
Agraulos, celle quidonne aux champs la fé- le Sabin la conduisit au temple de la déesse
condité) et à Érechthée (le dieu des eaux fer- sur le mont Aventin pour l'immoler. Mais un

,
tilisantes). Ces conditions remplies, la stéri- prêtre romain lui conseilla d'aller d'abord se
lité cessa. Égine (v. 540av. J. C.), s'étant déta- laver dans le Tibre. Tandis que le Sabin des-
chée d'Épidaure, sa métropole les Éginètes cendait vers le fleuve, le Romain sacrifia la
dérobèrent à ceux d'Épidaureles statues des génisse.
déesses, que les deuxvilles avaientjusque-là AVENTINUS. 1. Fils d'Hercule et de la prê-

au centre de leur île, dans la district oeOEa ,


révérées en commun, etilsles transportèrent tresse Rhéa, allié de Turnus. — 2. Roi des
Aborigènes. Il fut tué et enseveli sur le mont
où ils instituèrent des sacrifices, des chœurs et qui prit de lui le nom d'Aventin.
des mystères en l'honneur d'Auxésia et de AVERIVAJUIVO.LaJunonde l'Averne,c'est-
Damia. Cependant les Épidauriens cessèrent à-dire Proserpine, souveraine du royaume des
desacrifier à Athènes.Informésalors du vol ombres. AVERNE
des statues consacrées, les Athéniens som- (AVERNUS); on trouve aussile plu-
mèrentles Éginètes de les rendre, et, sur leur rielneutre Averna; en grec AORNOS, de a
résistance, ils tentèrent de les reprendre de privatif el~ôpviçoiseau.—Lieu quelconque, ca-
force. Déjà ils avaient passé des cordes à l'en- verne, lac, marécage, dont les exhalaisons em-

;
tour et se mettaient en devoir de les traîner, poisonnées éloignent ou tuent les oiseaux.Tel-
lorsque soudain le tonnerre se fit entendre la les étaient, suivant les récits des historiens d'A-
terre trembla; les Athéniens furent frappés lexandre, les cavités averniennes d'Adiabène
de démence et s'entretuèrent. Un seul survécut en Mésopotamie. L'imagination des anciens
pour rapporter la nouvelle. Tel était le récit frappée de la solitude et de la mystérieuse
des Athéniens. Suivant les Éginètes, tandis horreur de telles localités, les transforma en
entrées des enfers. L'Averne d'Italie, l'A- Cabires de Samothrace. Suivant le scholiaste
verne de Virgile, celui par lequel il introduit d'Apollonius, ce nom désigne Cérès. Voy. CA-
Enée dans le royaume des morts, est de tous BIKES.
le plus connu. C'était un lac situé à quelque
distance de Naples, aux environs de Pouzzoles
AXIOCERSA et AXIOCERSOS ( Proserpine
et Pluton). Cabires deSamothrace. Voy. CA-
lac
etdeBaies.Ce (lelourd,lesilencieux BIRES.
Averne des poëtes) est entouré de collines. Un AXIOCHÉ. Nymphe. Elle eut de Pélops
sol tout volcanique, des sources d'eau bouil- Chrysippe. Voy. ATRÉE.
lantes qui jaillissent çà et là, de lugubres cavi-
tés, des rochers qui se dressent comme de noi-
AXION. 1. Fils de Phégée de Psophis, et
frère de Téménus et d'Arsinoé (ou Alphéibée).
res murailles, donnentau paysage un caractère Axion et Téménus sont les mêmes qu'Agénor
profond de tristesse et de mystère. Un peu
plus loin étaient les champs élyséens et le lac
et Pronoiis.Voy. cesnoms. -2. ( Fils de Priam,
tué par Eurypile, fils d'Évémon Pausanias).
d'Achérusie. Au temps de Virgile, les hauteurs AXIOPOENOS. La vengeresse. Surnom sous
qui forment l'enceinte du lac étaient couver- lequel Hercule éleva à Sparte un temple à
tes d'épaisses forêts, c'étaient les luci averni Minerve après avoir vengé la mort d'OEnos
consacrés à Hécate. — Longtemps avant Vir- sur ses meurtriers. Hippocoonetses fils.
gile,l'imagination des Grecs avait fait de ce AXIOS. Dieu fleuve de Macédoine. Il eut de
lieu l'entrée des enfers. Déjà Lycophron place Péribée Pélégon, qui fut père d'Astéropée.
1:1 le Cocyte, le Pyriphlégéton, et les Cimmé-
AXIOTHÉE. Épouse de Prométhée, et mère
riens,qui habitent près du lac une ville sou- de Deucalion. Voy. PROMÉTHÉE.
terraine, privés à jamais de la clarté du jour. AXITÈS. Surnom de Bacchus à Hérée, en

,
Une tradition bien plus ancienne que Lyco- Arcadie.
phron, et qui se trouve déjà dans Homère, AXUR.Le même qu'Anxurus.
plaçait l'une des entrées des enfers dans l'in- d'Arisbé, enTroade;filsde Trn-
AXILOS
connue et fabuleuse Hespérie. — Le lac for- thranus, tué par Diomède au siège de Troie.
mait l'entrée proprement dite des enfers. Les
cavités voisines étaient des sortes de soupi- AZAN. Fils d'Arcas et de la nymphe Érato,
raux par lesquels, au rapport de Cicéron, on
frère d'Aphidas et d'Élatus, père de Clitor.
évoquait les âmes des morts. Les données Le canton dont il avait hérité de son père
fondamentales du récit de Virgile ont généra- prit de lui le nom d'Azanie.A sa mort on cé-
lement servi de base aux poëtes latins posté- lébra des jeux funèbres, dans lesquels eurent
rieurs, tels que Silius Italicus et Stace. Du reste lieu les premières courses.
le nom &Avertie, de lac d'Averne, dési- AZÉIDÈS. Nom patronymique d'Actor fils
d'Azeus.
gne dans les poëtes, non point toujours l'en-
trée des enfers, mais souvent aussiles enfers
mêmes. De plus, il parait que l'Averne fut per- -
AZER. 1. Le feu adoré des mages. — 2. Un
des attributs de Diell. 3. L'ange qui préside

,
sonnifié chez les Romains dans un dieu de
même nom dieu du lac ou des enfers. Ser-
vius, en effet, raconte que, le lac ayant été
violé sous Auguste, la statue d'Averne se
au soleil. — 4. Idole que le père d'Abraham
adorait, selon les Arabes.
AZÉSIA. 1. Surnom de Proscrpine. 2 Sur-
nom de Cérès.

On suppose qu'il dérive de
couvrit de sueur, et que les prêtres durent ciatv¡¡tV, sécher les fruits de la terre, ou de
l'apaiser par des sacrifices expiatoires. — Le ÇTJTEÏV, chercher.
lac est encore connu aujourd'hui sous le nom AZEUS. Fils de Clyménus,d'Orchomène;
de lago d'Averno ou lago di Tripergora; à frère d'Erginus, de Stratius, d'Arrou, etde
peu de distance on voit les ruines d'un temple
la
Pyléus; père d'Actor et aïeul d'Astioché. Il
d'Apollon, ainsi que la grotte ditede Si- marcha avec ses frères contre Thèbes pour
bylle de Cumes. L'empereurAuguste fit joindre venger la mort de Clyménus, tué parles Ilahi-
par un canal de communication le lacd'A- tants de cette ville pendantlafête de Neptune.
vcrrje au lac Lucrin, et celui-ci à la mer. Ce AZONES (AZONI). Servius nomme ainsiles
canal a entièrement disparu. Du reste, le dieux qui n'étalent pas fixés à une région
tremblement de terre de 1538 a bonleversé particulière des cieux et qui étaient partout
toute cette localité. Voy. AORNOS. révérés.
AVERRUNCUS OU AVERRUNCANUS. Celui AZOROS. Pilote du navire Argo et fondateur
qui détourne les calamités (de averruncare, de la ville pélasgique d'Azoros, selon Hésy-
détonrner). 1. Divinité romaine protectrice chius.
des champs. — 2. Surnom des autres divinités AZOURCHEB. 1. Le plus grand de tous les
en tant que protectrices. Voy. APOTROPES. Anges, selon les traditions des mages, et ce-
AVISTUPOR. Celui qui stupéfie les oiseaux. lui qui préside au feu. —2. Temple construit
Surnom de Priape, dont l'Image placée dans dans la ville de Balkh par le roi GOllcl/flsp, et
les vignobles et les jardins, servait d'épouvan- détruit par Alexandre.
tail contre les oiseaux. AZRAËL ou AZRAIL. L'Ange de la mort
AXEUS. Fils de Clymènc, roi des Orchomé- dans la mythologie mahométane, et celui qui
mens. reçoit les âmes des mortels à leur dernier
AXIÉROS. Fille de Cadmilos; l'un des trois soupir.
B.
BAAL I BEEL OU BEL. Le dieu principal
desAssyriens, des Phéniciens, des Carthaginois,
l'identifient avec Priape, et le considèrent
comme le symbole de la force productrice.
des anciens Chananéens, et généralement BAAL-SEMEN.Seigneur, des cieux. Diviuité
despeuples sémitiques de l'Asie occidentale. phénicienne et carthaginoise. D'après San-
,
Le nom de Baal signifie maître ou seigneur.
Suivant les lieux les temps et l'intelligence
de ses adorateurs, c'était l'être suprême, le
choniaton, ce serait le soleil.
BAAL-THARÈS. Divinité protectrice de la
ville de Tarse.
dieu par excellence,ou le soleil, ou bien encore BAALTIS ounELTIS. Déesse des nations
une planète, tour à tour ou peut-être simul- syriennes et phéniciennes particulièrement
tanément. Dans la cosmogonie cbaldéenne adorée à Byblos. La même qu'Astarté, selon
deBérose,c'est Bel qui divise en deuxOmor- quelques mythographes; sœur d'Astarté et
ca et produit par là leciel et la terre. Dans la femme de Saturne, suivant Sanchoniaton.
légende phénicienne deSanchoniaton,il appa- BAAL-TSEPHON. Dieu sentinelle. Nom
raît comme lils deCronus. Les anciensl'identi- d'une idole que les Égyptiens avaient placée
fient les uns avecCronus ou Moloch, les au- dans le désert pour arrêter les Hébreux.
tres avec l'Hercule tyrien. Ses fêtes étaient BAAL-ZÉBOUB OU BAAL-SEBOUB. Voy.
souillées, da-aa. par de honteuses pratiques et BEELZÉBUB.
par lesang des victimes humaines. Les Israé- BAARDER-SNAEFELLS-AAS. Géant et sor-
lites se laissèrent plus d'une fois aller à ce cier célèbre dans les fables de l'Islande.
culte, comme on le voit par les admonesta- BAAU ou BAAUT. La Nuit primordiale, sui-
tions que leur adressent les prophètes. — Ce vant Sanchoniaton. Elle figure avec Colpyah
substantif et son pluriel Baalim s'emploient (le vent, le souffle de l'esprit) au début de la
absolument,dans le style biblique, pour dé- cosmogonie phénicienne.
signer les dieux des païens. — Le nom de BAB. Père. Le feu, considéré comme père
Baalse retrouve comme base dans divers noms et principe de toutes choses, chez les Parses.
de divinités sémitiques dont l'essence est peu BABACTÈS. Surnom de Bacchus.
connue. Voy. les articles suivants. BABIA ( myth. syr. ). Divinité particulière-
MAALATH. Nom genérique de la divinité ment honorée à Damas, et que Selden regarde
à Carthage, ou, suivant d'autres, forme ou comme la déesse de la jeunesse.
flexion de BaaL BABYLON. Fils de Bélus etfondateur de Ba-
BAAL-BÉRITH. Seigneur de l'alliance. Di- bylone.
vinité des Phéniciens, selon Banier. Baal-Bé- BABYLON. Nymphe aimée d'Apollon, dont
ritliav.-iit un temple et une statue à Sichem. elle eut Arabus.
D'autres écrivent Baal-Béryte, c'est-à-dire BABYS. Frère de Marsyas. Apollon se dis-
Seigneur ou patron, de Béryte. posait à le traiter comme son frère, mais Mi-
BAAL-GAD. Seigneur de la fortune. Divi- nerve ayant intercédé en faveur de Babys, il
nité phénicienne, la même que la BonneFor- lui fit grâce.
tune des Grecs et des Romains. Baal-Gad était BACCHANALES (BACCHANALIA).Fêtes de

nom,
particulièrementrévérée dans la ville de même
située au pied du mont Hermon,dans
la Palestine. Des mythologues l'identifient
Bacchus en Italie, et notamment à Rome.
Importées de la Grèce, elles ne différaient
point pour le fond des Dionysies Grecques.
avec la lune.
BAAL-MÉON. Divinité syrienne adorée
la
dans le
ville déjà Palestine qui porte même
, :
Elles se célébraient pendant la nuit, avec des
transports délirants au bruit des tympanons
et des cymbales phrygiennes à l'origine, les
nom. femmes seules avaient droit d'y prendre part.
LAAL-PHARAS. Seigneurdumal. Divinité Mais dans la suite, vers l'an de Rome 556, des
syrienne, dont l'existence est contestée. hommes (Campaniens ou Étrusques
@ la plu-
BAAL-PÉOR, BAAL-PHÉGOR OU BELPHÉ- part) y furent admis, et introduisirent l'en-
GOR. Divinité des Moabites, des Madianites ivrement des festins. Les Bacchanales-don-
et des Ammonites, à laquelle les Israélites, nèrent lieu alors à d'affreux désordres. Enfin
comme on le voit dans l'Ancien Testament le sénat, parundécret d'une sévérité salutaire,
portèrent souvent un hommage adultère. Se- abolit toutes ces honteuses fêtes, l'an de Rome
lon Suidas et plusieurs Pères de l'Église,c'é- 566, sauf quelques anciennes pratiques, qu'il
tait Cronus même (ou Baal), ainsi appelé du laissa subsister. — Les Bacchanales furent de
mont Peor ou Phegor, où l'on célébrait des
mystères en son honneur. Suivant d'autres, ce
seraitau contrairela divinité qui auraitdonné
nouveau célébrées sous les empereurs, et avec
des exces plus monstrueux que jamais.
Voy. LIBERALIA et DIONYSIES.
-
son nom à la montagne. C'est le sentiment BACCHANTES, prêtresses de Bacchus. On
de D. Calmet, qui, décomposant le nom de désignait sous le mème nom les femmes laï-
Péor ouPhégor, y retrouve le dieu égyptien ques qui, voulant célébrer les fêtes du dieu,
Horus. Suivant Selden, Baal-Péor seraitledieu se modelaient sur les Bacchantes. Toutes en-
des enfers et l'analogue d'Anubis. D'autres semble couvaient les rues pendant la nuit,
demi-nues et seulement couvertes de peaux génie des différents peuples qui adoptaient
de tigres ou de panthères légèrement fixées le nouveau culte; elles ne sont que des faces
sur les reins avec des ceintures de lierre et diverses de la même idée primordiale. — Sui-
de pampre; elles étaient armées de thyrses vant la tradition la plus populaire, Bacchus
et aussi parfois vêtues de la bassaris et de la eut pour mère Sémélé. Celle-ci ayant péri
crocote, tuniques légères et transparentes avant que son fils fut né, Jupiter sauva l'en-
comme la gaze. Quelques-unes, échevelées,
portaient des flambeaux allumès. poussaient
il
fant, et l'enferma dans sa cuisse, où resta
tout le temps que sa mère aurait dû le nour-
des hurlements, et se répandaient dans les rir dans son sein. Apollonius dit que ce fut
campagnes,gravissant les monts, errant le Mercure qui préserva le jeune enfant des
long des fleuves et à travers les bois. A leurs flammes, et une autre version qu'il dutson
cris se mêlaient les sons des flûtes, des cym- salut à la nymphe Dircé, fille du fleuve Aché-
bales, des tambours et des grelots attachés à loüs, — Remis à Mercure ou à Proserpine, ou
-
leurs vêtements. Primitivement, les Bac- encore à Rhéa par Jupiter, Bacchusfut confié
;
chantes devaient être des vierges et garder
la chasteté qui présidait à ces fêtes mais la
plus grande licence fit bientôt dégénérer
aux soins d'Ino et d'Athamas, qui reçurent
ordre de l'élever à Orchomène sous des vête-
ments de fille. Pausanias nous a conservé une
l'accomplissement des rites orgiaques en de tradition suivant laquelle ce ne serait pas ainsi
grossières orgies. que le jeune dieu serait parvenu entre les
BACCHANTS. On donnait ce nom aux prê- mains d'Ino. On racontait à Brasies, ville du
tres de Bacchus et aux hommes qui, déguisés Péloponnèse, que Cadmus, informé desamours
en satyres et en faunes, suivaient les Bac- de safille Sémélé, la fit enfermer dans un cof-
chantes, les uns à pied, les autres montés
sur des ânes, traînant après eux des boucs
à
freavec son enfant et jeter la mer. Le cof-
fre ayant été poussé par les flotssur leaxôtas
ornés de guirlandes, pour les immoler à Bac- de Brasies, les habitants trouvèrent la mère
chus. morte; mais l'enfant respirait encore, et fut
BACCHEIOS, le dieu bachique, surnom emporté par Ino, qui l'éleva dans une grotte.
sous lequel Dionysos était adoré à Sicyonc La plaine où l'on avait trouvé le coffre con-
et à Corinthe; sa statue était de bois, dorée serva le noID-dp. Jardin de Bacchus. La tra-
en partie, et avait la face colorée de rouge dition qui le fait fils d'Ammon et d'Amalthée
(Pausanias). dit que son père, ayant peur de Rhéa, cacha
BACCHÉMON, fils de Persée et d'Andro- l'enfant dans une grotte à Nysa. Cette ville
mède. était située dans une des îles du lac de Triton.
BACCHÈS, génie étrusque, disciple de Ammon remit l'enfant à Nysa, fille d'Aristée,
Tagès, qu'il représentait et dont il devait con- qui fut gouverneur de Bacchus, et Minerve
tinuer la doctrine. se chargea de le protéger. La jalousefureur
BACCHÉTIS. — Voyez BEGOË
BACCHIE, fille de Bacchus; sa mère est
inconnue. Quelques mythologues faisaient
;
de Junon força Jupiter de changer son fils
en bouc il le confia à Mercure, avec ordre de
le remettre aux nymphes de Nyn, qui l'éle-
descendre les Bacchiades de Corinthe, de vèrent dans une grotte, et durent plus tard
Bacchus par Bacchie. à la reconnaissance du dieu d'être placées
BACCHUS (en grec DIONYSOS, dieu de parmi les astres(Voy. Hyades). Au nombre
Nysa), le jeune et beau dieu du vin, fils de des nourrices de Bacchus figurent Bromie et
Jupiter, suivant les traditions les plus géné- Bacché; Mystis l'instruisit dans les mystères,
rales, qui ne s'accordent nullement sur le les Muses, les fleuves, les Lydise, les Bas-
nom de sa mère. Les opinions populaires, ras-
semblées par Diodore, le font fils de Sémélé,
de Cérès, ou d'Argé, ou d'Io; le maître des
vant Diodore, fut commencée
les nymphes Philia, Koronis
à
qai-z, contribuèrent à son éducation, qui, slli-
et ~N par
Cléis. Dans
dieux peut encore l'avoir eu de Proserpine Apollonius,c'estMacris,filled'Aristée,qui
ou d'Isis. D'autres auteurs le font fils de Lé- reçoit Bacchus des mains de Mercure et le
thé; Philostrate lui donne pour père Indus, nourrit de miel dans une grotte; puis,pour-
et une tradition, dont nous allons réparler, suivie par Junon, elle se réfugie à Schérie
Ammon, qui l'eut d'Amalthée. Le lieu de nais- chez les Phéaciens. DansNonnius, les Mnaàti
;
sance du dieu est aussi peu certain que le
nom de sa mère il est transporté, suivant les
traditions locales, de Thèbes aux Indes, en
et les Corybantes l'élèvent en Eubée. Enfin
une tradition, conservée chseJes habitants
de Patras, le fait élever à Meaa.lis. où les
Libye, en Crète, à Dracanum, à Naxos, à Pans cherchèrent à le faire périr.Lacon-
Élis, à Éleuthère, à Téos. Une telle confusion fusion produite par ces versions différentes
a donné lieu à Cicéron et à Diodore de dis-
tinguer troiset même cinqBacchus différents ; s'augmentera encore si l'on remarque que,
Bacchus ayant été confié aux nymphes sur le
mais cette opinion, qui prend sa source dans mont Nysa en Thrace, ce lieu de naissance
le
;
un grossier évhemérisme, n'a pas de valeur
réelle les transformations successives et les
nombreuses variantes qui se rencontrent dans
a varié suivant les pays que dieu a par-
courus : on trouve des monts de Nysa dans
toutes les localités où le culte de Baackus et ,
le mythe du dieu sont dues sans doute au la culture de la vigne avaient pénètré, -
Formé parSilène, ou par Arstée, à la vertu et stérilité, et Lycurgue, devenu insensé, tua
Û l'amour de la gloire, il fut frappé, au début lui-même son fils Dryas. L'oracle ayant dé-

;
la haine de Junon. — Suivant Hygin, il
île son adolescence, d'une sorte de folie par
alla
claré que le pays ne recouvrerait sa fertilité
qu'à la mort du roi, les Édonéens conduisirent
Lycurguc,sur le mont Pangéon, et l'y enchaî-
travaitsamarche,
eonsuiter l'oracle de Dodone un marais en-
ille passa sur un âne, qu'il nèrent. Bacchus le fit fouler aux pieds des
plaça ensuite parmi les constellations ou au- chevaux. Mais Diodore raconte cet épisode de
iI
quel accorda le don de la parole. L'âne pa-
rait ainsi, dès le début, au mythe de Bacchus
c'est un âne qui sert de monture à ce dieu
; la vie du dieu tout différemment. Avant de
revenir en Thrace, Bacchus avait fait alliance
avec Lycurgue, et envoya ses Bacchantes en
la voix insolite de l'animal;
lorsqu'il combat les Titans, qui s'effrayent de
enfin Silène est
toujours représenté monté sur un âne. Il par-
avant-garde. Le perfide monarque les ayant
fait massacrer, Bacchus arriva, enflammé de
colère, à la tête de son armée, défit les Thra-
courutensuite tout l'Orient; en Égypte, on le ces, et mit en croix leur roi Lycurgue. Il donna
voitaccueilli par le roi Protée; en Syrie, il
lutte contre Damascus, qui s'oppose à l'intro-
la
ensuite souveraineté du pays à Tharops,
qui lui avait montré le plus grand dévouement,
duction de la culture de la vigne: vainqueur et lui enseigna l'orgiastique, c'est-à-dire les
de son rival, Il continue sa course vagabonde, sacrifices et les cérémonies qui, dans les fêtes
traverse le Tigre sur un tigre que Jupiter lui bachiques, devaient figurer l'exaltation (opyr])
envoie (Pseudo-Plutarque, de Flum), jette un du dieu du vin. — Après avoir vaincu les
pont surl'Euphrâte, et commence à fonder Thraces, il se tendit à Thèbes, où il enjoignit
la civilisation des contrées indiennes. — Dans aux femmes de quitter leurs maisons et d'al-
cette expédition mémorable, les nymphes, les ler célébrer une fête bachique sur le Cithæron
fleuvesetSilène formaientson cortègeparticu- ou le Parnasse. Ayant fait connaître sa divi-
lier, qui était grossi d'une troupe innombrable nité aux Thébains, par la catastrophe de l'en-
de pans,deFaunisques, de Satyres, de Curètes, thée, il passa à Argos, et, les habitants de la
dont Nonnus donne la nomenclature dans ses ville refusant de l'honorer, rendit furieuses
Dionysiaques (livre III). Bacchus ne trouva les mères, qui déchirèrent et dévorèrent leurs
pas partout un accueil favorable. Ainsi Myr- enfants. Suivant Pausanias, arrivé desiles de
rhunos et Deriades, avec ses trois généraux la mer Égée à Argos, avec une nombreuse
Blemys, Orontes et Oryandes, combattirent suite de femmes, il eut à soutenir une lutte con-
contre lui. Mais le dieu fut vainqueur; il en- tre Persée, qui tua une grande quantité de Bac-
seigna aux Indiens l'art de cultiver la vigne, chantes. Quand la querelle de Persée et de
leur apprit à honorer les dieux, et leur donna Bacchus fut apaisée, les Argiens honorèrent
des lois. Le poëme que Nonnus a composé le dernier comme un dieu, et lui élevèrent un
sur cette-conquête de l'Inde n'a qu'une mé- temple. L'un de ces temples était dit temple
diocre valeur mythologique; le poëte donne du Bacchus Cretois, parce que Bacchus y
sur les phases de cette expédition une foule de avait enseveli Ariane la Crétoise, sa bien-
détails qui sont évidemmentde son invention et aimée. Une vieille tradition, issue des mys-
ne sauraient figurer ici. — On voit ensuite Bac- tères lernéens, dit, à propos de cette querelle
chus apparaître en Phrygie, auprès de Cybèle entre Persée et Bacchus, que le premier tua
ou de Rhéa, qui lui donne un vêtement pur, et le dieu, et jeta son cadavre dans le lac de
les
l'initie aux mystères. Puis, il combat Ama- Lerne. Nous retrouverons plus tardquelques-
zones à Panæma, fait un grand carnage de ces uns de ces récits qui montrent Bacchus sou-
femmes guerrières. Suivant une autre tradi- mis à la loi de mortalité. — En se rendant
,il
tion, fitaucontrairealliance avec les Ama-
zones qui l'atdèrent à vaincre Cronos et les
Titans, par lesquels Ammon avait été dépouillé
de son royaume de Libye. Cette même tradi-
d'icarie à Naxos, sur un vaisseau tyrrhénien,
il changea en dauphins, à l'exeeption d'Acetès
les matelots, qui voulaient le vendre, ayant
pris lui-même pour le combat 1 forme d'un
tion se représente sons une autre forme, on
ne sait à quelle époque de la vie de Bacchus
le combat se passe au ciel, et les Titans, or-
; lion. Les filles de Minée, qui avaient méprisé
son culte, furent aussi sévèrement punies.
Voy. MLNÉIDES. Du reste, si la fable montre
gueilleux adversaires de Jupiter, fuient devant ce dieu jaloux des honneurs qui lui étaient
Bacchus. — Transporté en Ibérie, Bacchus y dus et punissant sévèrement ceux qui osaient
laisse le gouvernement du pays à Pan (Pseudo-
à le -
Plutarq.). Il enlève Adonis Chypre. Revenu
en Thrace, et poursuivi par
les lui refuser, elle le montre aussi plein de
bienveillance pour ceux qui l'aiment et l'ho-
roi Lycurgue, norent fidèlement. Les Hyades, Penée, Ica-
IL se sauve dans la mer auprès de Thétis, à rius, éprouvèrent sa générosité. — Après
laquelle il donna, pour prix de son hospitalité, avoir révélé sa divinité aux hommes, et leur
une urne d'or, don de Vulcain (Homère). avoir enseigné à l'adorer, Bacchus alla cher-
Toutes les Bacchantes et la troupe des Saty- cher sa mère dans les enfers, lui donna le
res quil'avaient accompagné furent enfer- nouveau nom de Thyone, et l'enleva avec lui
més par ordre de Lycurgue; lesBacchantes au ciel (Apollodore). Les Trézéniens mon-
furent bientôt libres, cependant. En punition traient, dans le temple de Diane Soteira, le lieu
de ce forfait Impie, la contrée fut frappée de par où Bacchus avait ramené Sémelé sur la
,
lerre. D'après la tradition argienne, au con-
traire il avait suivi le chemin qui lui avait été
indiqué par Polymnus, et était sorti des en-
pollon.
à
et partage, Delphes,tous les privilèges d'A-
il avait encoreunoracle en Ihraee.*
La prescience étant étroitement lifce avec
trailles de la terre par la mer d'Alcyon. Cette l'art de guérir,Bacchus est,commeApollon,
descente aux enfers se présente différemment iatromantis, devin-curateur, et iatros ou
dans une autre tradition. Tué par les Titans, hygiates : à Amphiclée, en Phocide, il pos-
en défendant les dieux, il subit trois jours la sède un temple où les malades viennent l'im-
loi de mortalité. Minerve prit sa tète encore plorer; il indique aussi, en songe, des
palpitante, et la porta à Jupiter, qui, recueil- moyens de guérison à ceux qui souffrent
lant ses membres les uns après les autres, Comme dieu-agricole, les fleurs, les fruits
rendit la vie à son fils. Quelques mythogra- les arbres, et surtoutia vigne, sont sous sa
phes disent que ce fut Cérès quile ressuscita; protection. Il enlève à Cérès, avec laquelle il
mais ces récits n'appartiennent nullement à a plusieurs points de ressemblance, l'honneur

;
la haute antiquité, qui ne connaissait pas le
Bacchus lacchos, Hyes, Attes, Sabos, Sa-
bazios, Zagreus ils proviennent du mélange
des cultes phrygien et lydien avec le culte
d'avoir découvert la charrue, le miel, institué
l'agriculture, et apparaît même comme pâ-
;
tre les grossiers habitants de la campagne
lui doivent leur civilisation. Bacchus est ell-
grec, et des interprétations orphico-arystiques core invoqué comme dieu de l'art tragique,
des anciennes cérémonies. — Les traditions comme protecteur du théâtre, les chantsdi-
donnent un grand nombre d'enfants à Bac- thyrambiques, en honneur dans ses fêtes,
chus, parmi lesquels on remarque Phanos et ayant donné naissance au drame. Plasieurs
Staphylos; Narcéus, qui lui présenta les pre- divinités avaient une étroite connexion avec
mters sacrifices; Déjanire, fille d'Althée, et le beau dieu de Nysa; un autel commun à
Priape, qu'il eut de Vénus. Il eut encore de Bacchus et aux Grâces s'élenit à Olympie.
Chthonophyle Phlius, Carmon d'Alexiræ, Te- « Viens, héros Bacchus, accompagné des
lète de Nicée et Médos d'Alphssibée. Enfin Grâces», s'écriaient les Elléens en invoquant
quelques auteurs lui donnent lacchus, né le dien. Cérès,Cora,Vénus, Diane, gémélé,
d'Auca on de Cérès, Méthé et Charis. Après Ariane, Ino, tenaient aussi à son culte par
avoirpossédéErigone, Bacchuss'unit à Ariane quelque endroit. Le culte orgiague deBac-
dans l'ile de Naxos, suivant la tradition la chus avait son siège originaire en Thrace;
plus commune; il eut d'elle OEnopion, Évan- le
de làil gagna l'Hélicon, Parnasse, Thêbes,
the et Staphylos. — Cet ensemble de traditions la la
;
relatives à Bacchus n'a aucun caractère d'ho-
mogénéité chaque âge, chaque pays a ajouté
quelque trait à la biographie du dieu. Il faut
Naxos, Grèce entière, grande Grèce et
la Sicile. Il faut distinguer ces différents âges,
et ne pas confondre les premières fêtesnus-
tiques avec les cérémoniespostérieures, qui, se
remarquer que tous les mythes qui se rappor- célébrant la nuit, suivant certains rites mysté-
tent à un culte mystérieux de Bacchus sont rieux, laissèrent bientôt place à la plus gros-
postérieurs aux chants homériques. Dans Ho- sière débauche. « Autrefois », dit Plutarque,
mère, Bacchus ne paraît pas comme une des
divinités supérieures, et le poëte ne fait an-
cune mention de son séjour dans la cuisse de
;
« on célébrait la fête de Bacchus avec des for-
mes simples, qui n'excluaient pas la gaité on
partait en tête une cruche pleine de vin et
Jupiter et de ses orgies mystérieuses; c'est le couronnée de pampres; puis venait un bouc
dieu qui enseigne aux hommes à préparer la
liqueur enivrante de la vigne, d'oùlui vient
son surnom de Mainomenos (l'ivre). Un endroit
:
seutenant un panier de figues, et enfin le phal-
lus, symbole de la fertilité mais aujourd'hui
tout cela est tombé en désuetjidt-eloublié ».
de l'Odyssée (II,325) désigne la Crète comme — Il y avait diverses sortasde fêtes, dont le
le lieu où il était honoré. Cependant le culte de nombre et les cérémonies vari&&aLsuiv:mt
Bacchus s'étendit avec la culture de la vigne
les traditions dit Dionysos thrace et du dieu
; les temps et les lieux. On comptaitlesgran-
des Dionysiaques ou Anthestéries, les petites
thébain se réunirent; les orphiques augmen- Dionysiaques rustiques, les petites Dionysia-
tèrent toujours les solemnités mystérieuses ques urbaines, et les Dionysiaques triétiéri-
de leurs fêtes, et, après l'expédition d'Alexan- ques, qui se célébraient tous les trois ans.
dre, les récits populaires étendirent jus- Les Lénéennes furent les premières en vo;jue,
qu'aux Indes le cercle des voyages du dieu, et la tradition s'en conserva sous le nom de
dont les fêtes prirent un caractère de plus en vieilles Dionysiaques, pour les distinguer des
plus sauvage et dissolu. Mais, au milieu de nouvelles rurales, qui remplacèrent les lé-
néennes. Celles-ci devinrent tuiennales, et
toutes ces différences, Bacchus apparaît tou-
jours en opposition avec Apollon, comme prirent le caractère de mystères. Les grandes
dieu-nature; il est l'emblème de cette force, Dionysiaques, ou Anthestérles, ne furent Ins-
de cette puissance génératrice qui féconde-la tituées qu'en dernier lieu, lorsqu'on voulut
nature et dont le vin est le symbole. Comme réunir par un lien commun la ville et les
dieu du vin, Bacchus est le dieu qui donne la champs dans l'adoration du mêmedieu. —Les

;
jvie, qui faitnaître les plaisirs, qui chasse
les soucis loin des hommes (Pindare) il est
us! dieu Inspirateur et (nspjré dieu-oracle,
fêtes de Bacchus reçurent divers noms, d'a-
près les lieux où. elles se célébraient et les
cérémonies qui en faisaient partie. Ainsi, les
readiques étaient les Dionysiaques célébrées Bacchus-taureau. — Chez les Latins, il porte
li Arcadie; les
Éleuthéries ou Liberalia dé- les surnoms de Frugifer, Corymbifer, race-
gnaient un surnom du dieu, Éleuthère en mifer, Nyseus, Thyoneus, Lenoeus,Liber,
rec, et Liber en latin. Les Lampteries, les Nyctelius, Éleleus, Evan, Cotliurnatus, Noc-
Irgics, les Nyctélies, indiquaient la proces- turuvs. — Les plus anciennes images de Bac-
tpn des torches, l'enthousiasme frénétique chus le représentent comme un Hermès; à
Ss célébrants et l'heure nocturne choisie
pour
es cérémonies les plus saintes; les lopacchies
taient ainsi nommées des cris: Io Bacche,
:
Naxos, sa statue représentait la tête seule du.
dieu. rius tard il apparaît sous quatre formes
—1° Sous les traits d'un enfant, quand Mercure
épétés pendantcertaines cérémonies. — le confie à ses nourrices ou que les Satyres et
armi les sacrifices qu'on offrait à Bacchus,
gurent, dans les premiers temps, des sacrifices
se à
lesBacchantes prêtent ses jeux.—2°Sous
la forme du dieu barbu etviril, c'estle Bacchus
mains, comme on le voit dans l'oracle do- désigné communément sous le nom de Bacchus
onéen de Patras, ainsi qu'à Chio et à Téné- Indien. Il ale port sage et noble d'un con-
os; mais cet usage barbare fut remplacé quérant oriental. Sur la riche chevelure qui
lus tard par la flagellation. On substituait tombe en boucles élégantes, repose un large
ussi des animaux aux victimes humaines; diadème. Ses traits sont doux et calmes, sa
était le bouc qui paraissait le plus fréquem- barbe longue et laineuse; il est revêtu de
lent dans ces cérémonies sanglantes; d'au- l'ample Bassara lydienne. — 3° Le Bacchus
esfois, on n'offrait au dieu que des fruits et juvénile ou thébain; cette forme presque fé-
,
es libations sans vin, niphalia. La vigne, le
erre, le pin le laurier, l'asphodèle lui étaient
ensacrés, et, parmi les animaux, le dauphin,
minine le représente sous les traits de la jeu-
nesse et de la beauté dans tout son éclat. Sa
tête est couronnée de grappes de raisins et
serpent, le tigre, le lynx, la panthère, de lierre; il tient d'une main le thyrse, et de
l-nc. La chouette était regardée par les sec- l'autre des raisins ou une coupe; tantôt nu,
iteurs du culte orgiaque comme un oiseau tantôt les épaules couvertes d'une peau de
nnemi, parce que ses œufs avaient la vertu panthère ou de faon; par la mollesse et la

:
'inspirer à ceux qui en mangeaient dans l'en-
ince de l'aversion pour le vin. — Voici quels
on; les nombreux surnoms de Bacchus Ai-
obalos, qui change le sacrifice humain en
grâce de la pose, l'expression tendre et mé-
lancolique du regard, le Bacchus qui se voit
dans la salle de Diane, au Louvre, réalise la
conception la plus parfaite de l'idéal tel que
;
acrifice de bouc; Aisymnetès, le seigneur;
grionios, l'agrionien Ampelophytor, qui
les Grecs devaient le comprendre.— 4° Comme

; ;
lante la vigne; Acratophoros, qui donne le
in pur Antkeus
; Amphietès, ayant des ré-
Bacchus cornu, il a des cornes de bélier ou
de taureau, et appartient au mystérieux culte
orgiaque, ce qui fait qu'on le rencontre plus

;
olutions comme l'année aux formes diverses
Inthios; Areus; Axitès; Bacchus; Bac-
hejos; Baccheus Balios; Brisaios; Bas-
; ; ;
areus; Bromios, le frémissant; Bous,
rarement sous cette forme. Il n'apparaît ja-
mais ainsi dans les statues, mais les médailles
l'offrent assez fréquemment.
BACHTAN, météorite sacré qui représentait
ioukeros

;
otjenès ;
;; ; ;
Choreios; Gkrysocomès Dasyl-
ios; Dendritès Dithyrambe)*; Dithyram-
Dimetor; Qyalos Enorchès Eu-
Vénus, suivant la croyance des Arabes; c'est
sur cette pierre, disent-ils, qu'eut lieu la con-
ception d'Ismaïlpar Agar, et Abraham yat-

; ; ;
yphaitss; Eleuthurens Evios Euboltleus;

;; ;
rorgyieus; Abrocomès Isodaitèsi Krésios
leratophuès.; Kalydonios Kadmeios Kis-
as Kolpnatas
; Lysios; Lampter; Leucya-
tacha son chameau au moment d'immoler
Isaac.
RACIS(BAKIS), célèbre devin béotien. Il
eut une telle célébrité, que toutes les femmes
;
litès lA/aios, qui dissipe le chagrin Lim- qui jouirent du don de prophétie furent ap-
laios

i: ; ;
Licnitès; Lenaies, le pressureur;
Laphystios; Melanaigis, Meilichios; Me-
hymnaios; Melpomeitos;Mesudeus
Ù; Mitrephoros Nyctelios Nysios, Oma-
Mys-
Uos, l'anthropophage Orthos, qui se tient
pelées, de son nom, Bacides. On ne sait si Ba-
cis fut soumis à la loi de la mortalité. Pausa-
nias et Hérodote rapportent d'anciens oracles
rendus par lui.
BACURDE (BACURDUS), dieu celte, adoré
iroit. (C'était disait-on, Amphitryon qui à Cologne (Gruter).
rouva la manière de tempérer la force du BADUMNA, déesse des forêts dans la my-
fin en y mêlant del'eau, ilérigea un autel à thologie scandinave.
;
Bacchus qui ne chancelle pas, Orthos);
P-lilaâ, l'ailé Phallen; Priapos ; Pogonitès;
Katapogon, le barbu; Politès;Patrôos ;
BÆOS. Pilote d'Ulysse mort dans le golfe de
Baies enCampanie. Il passe pour avoir donné

;
Pseudanor; l'helens; SaÓfJes, le libérateur;
iabazias Sphallès, le trompeur; Thriam-
ios; Trigono., aux trois naissances, comme
son nom au mont Bæa, dans l'île de Céphallé-
nie, à la ville de Baiæ, au havre de Bæus et à
plusieurs autres lieux. (Lyeophron.)
BÆOTIS. Surnom de Vénus chez les Syra-
lils de Sémélé, de Jupiter, de Proserpine; cusains.
Thesmophoros, le législateur; Telelos, l'a-
pikerQs, TavrofrcrQs t
ultc; Thyonidas,-Tauromorphoc,Bonyenfa,
Taxirowetop,Qs, lié
BÆTYLE (BÆTYLOS,BÆTYLION). Pierre
qui avait la forme d'un coin ou d'un cône
allongé, et qui était révérée comme un sym-
bo.c i.vin. On choisissait pour y ériger Rama, incarnation de Vichnou, et, selon d'au- N

ces symboles les endroits tes plus apparents. très,duserpentAnanta.


Le eulte qu'on leur rendait consistait à les BALAKHILYA (myth. ind.).Nom decer-
oindre de vin, de sang, et préférablement tains génies de la grandeur du pouce. La che-
d'huile. On les rencontre chez les Hébreux velure de Brahma en produisit 60,000.
les Phéniciens, les Grecs et les Romains. Sur, BALAKITG (myth. kamtchad.). Dieu qui
le mont Liban, en particulier, il s'en trouvait préside aux vents. Il est filsdeKhoulkhou et
un grand nombre dont on racontait mille mer- époux de Zavina.
veilles. Ainsi qu'on le voit dans Lucien, on BALANCE. Le 7e signe du zodiaque. C'est
couronnait les Bétyles, on s'agenouillait de-
vant eux, on leur adressait d'instantes prières
(
labalance de la justice Astrée ou Thémis).
BALANÉ. Une des huit filles d'Oxylus et
pouren obtenir les grâces souhaitées. — La d'Hamadryade.
pierre que pour sauver Jupiter on présenta BALAPATRA, BALABHADRA OU BALA-
1 Saturne en place du dieu nouveau-né porteRAMA (myth. ind.). Lesecond Rama, ou Rama
dans sa plus grande élévation.
aussi, dans les traditions grecques, le nom de
Bætyle. Non loin du temple de Delphes était BALARAMA( myth. liid.). Un des noms de

,
une pierre, que chaque jour on oignait d'huile
et que, à l'époque des fêtes on enveloppait
Baladéva.
BALDER. Dieu Scandinave, le plus beau
des Ases, fils d'Odin et de Frigga. Jeune,
de laine qui n'avait reçu aucun apprêt. Cette
bon, sage, éloquent, il figure dans l'Edda
pierre passait pour celle-là même que Saturne
avec un visage étincelant d'où partent mille
avait dévorée. Partout en Grèce, dans la haute
rayons. Sa volonté est souveraine, et il pro-
antiquité, des pierres brutes étaient révérées
comme les symboles des dieux. On asupposé, nonce ses décrets dans le Breidablik. lieu du
non sans vraisemblance, que les premiers Bæ-gimle, ou ciel, qu'ils'était reservé. Sa puis-
sance et l'affection que lui portaient les dieux
tyles furent des aérolithes d'une certaine for-
me, devenus, là où ils tombèrent, l'objet et la nature entière ne purent préserver Bal-
Photius )
de cultes locaux. En effet Damasicus ( dans
à
vers les airs. Eusèberapporte qu'Uranus (le
der d'une mort prématurée. Instruite par des
dit qu'il avu fuir le Bætyle tra-
présages sinistres, sa mère, Frigga, implora le
secours des Ases, et fit prêter serment à tcu ;
) ,
de pierres ayant des âmes puisque « Bætyle
,
les objets de la nature de ne pas concourir à
ciel fut l'inventeur du Bætyle; et le créateur
la mort du jeune dieu. Les corps animés, les
est fils d'Uranus et de Gé, et frère d'Ilus et de
» minéraux le feu, l'eau jurèrent de respecter
Cronus. ses jours, et les dieux vérifièrent la sincérité
On a supposé que Bœtglosvenait de
Bott.r7y, étoffe de laine, du serment en essayant diverses attaques
parce que la pierre re-
contre Balder, qui parut toujours invulnéra-
mise à Saturne était emmaillottée d'une telle
ble. Mais l'aveugle Hoder ayantsaisi, à l'ins-
étoffe. D'autres, avec plus de probabilité, le

,
BAG. Idole persane qui a donné son nom
à la ville de Bagdad.
BAGÆOS. Surnom de Jupiter en Phrygie.
tigation de Loke, l'arbuste Mistilteir, que Frigs.i
font dériver de l'hébreu Béthel. Voy. ABADIR.
avait négligé de conjurer, en frappa l'Ase
radieux, qui tomba mort à l'Instant. Tous leî)
dieux déplorèrent en vain sa'perte, et les Ases,
BAGHIS. Surnom de Siva. ne pouvant le venger, parce qu'il avait péri
BAGILINDEN. Fils de Prativa et bisaïeul de
Kourou et de Pandou, dans la mythologie in-
dienne.
,
de Nanna ,
dans un lieu sacré lui firent de splendides fu-
nérailles. Le corps de Balder, ainsi que celui
son épouse, morte de chagrin.
BAGIRADEN (myth. Ind.). Célèbre radjah
(ilsitle Télibien et père de Viçouraden. Ses
même firent descendre sur la terre la belle
,
fut brûlé solennellement sur un bûcher pré-
paré au milieu du navire Ringhorn. Après la
cérémonie des obsèques l'Ase Hermode, ex.
prières et les supplices qu'il s'infligea lui-
cité par Frigga, qui lui avait promis ses fa-
veurs. se rendit aux enfers pour en ramener
Ganga.
BAGOUDEN (myth. ind. °. Radjah fils de Balder; mais Héla mit pour condition à sou
Baraden, de la race des enfants du Soleil. retour que tous les êtres de la création ver-
BAHLIKA (myth. ind.). Nom d'un héros seraient une larme sur lui, et la sorcière
tué dans la guerre des Pândavas contre les Thock s'y étant seule refusée, la noire déesse
Koravas. garda sa proie.
BAHMAN. Deuxième amschaspand. Dans la BALEIGOUR (myth. scand. ). Nom d'Odin.
hiérarchie céleste, ii vient immédiatementau- BALEINE. YOJl. CONSTELLATIONS,
dessous d'Ormuzd, dont il est l'image et le BALÉUS. Compagnon d'Hercule. Il passe
ministre. pour avoir d*nné son nom aux îles Baléares.
BAHUDA (myth. ind.). Nom d'une rivière BALI(myth.ind.).Nomd'un desroisdelanu-
qui est probablement la moderne Behut et :
tion ripe singes. Blessé à mort par Ràma,
Bali laissa son royaume à son fils Angad.,
l'Hydaspe classique.
BAIVA. L'un des principaux dieux, dans la et à son frère Sougri. Nom d'un des clnn
mythologie lapplandaise. grands sacrements de la religion indienne
BALADÉVA (myth. ind.). Nom du frère quiconsiste à offrir de la nourriture à tous les
,
ainé de Krichnâ. Baladéva est le troisième tres animés.
BâXio; quelque chose d'intermédiaire entre l'ode et
ALIOS. I. Surnom de Bacchus —2. l'épopée, inclinant vers l'une ou l'autre,
•,heté\ Un des chevaux d'Achille. L'autre
~ommait Xanthos. Ils étaient enfants de Zé- suivant le sujet ou l'inspiration du chantre
et, en chantant, ils s'accompagnaient de la
:
re et de la Harpie Podargé. Achille les rotte, qui avait beaucoup de ressemblance
~it de Pelée, à qui Neptune enavait fait don.
ANA. Roi indien de Sonitpoura. surnommé
~ura. Bànavoulut lutter contre Vichnou
Il il fut vaincu, malgré la
;
protection de
avec la lyre grecque. Le ministère des bardes
était, du reste, étroitement lié à celui des
druides. César nous montre ceux-ci passant
vingt ans, an fond des bois ou dans quelque
1.
~ANBA. Divinité irlandaise. Petite-fille de caverne, à apprendre les chants poétiques
et
~-BhaoitouBath, femme d'Éathoit ou
~-Kéaeth.Banba et ses deux sœursFodhla
qui contenaient la science du sacerdoce; la
poésie inspirée était donc partie essen-
~re sont regardées comme les trois gran- tielle de leurs fonctions, comme la théologie
déesses thuathadaniques. de celles des bardes. Que les poëtes fussent
IVOIRE. Nom d'une divinité celtique, divi-
d'ailleurs inférieurs aux prêtres chez les po-
qu'on lit dans une inscription trouvée à pulations galliques, malgré l'identité partielle
~ée.
de leur ministère, c'est ce qui résulte du
~APTES (BAPTÆ ). Prêtres de Cotylto. témoignage des anciens, et d'autres preuves
aussi formelles. Dans l'île d'Anglesea, auprès
IlR. Deuxième incarnation de Hakem.
~ARA-KIED OU RADlEN-KIED. Fils du de Liaridan, on voit encore un monument
suprême Radien-Atcié, dans la mytholo- ruiné, ancien palais des archi-druides et connu
lapplandaise. Il fut chargé par son père sous le nom de Trer-Drew (Maison du Druide).
~a création de toutes les choses nécessaires
Tout proche, de distance en distance, s'éle-
~onde. vaient plusieurs habitations, dont les vestiges
ARATHROEÏ. Jeux solennels en Thespro- sont encore reconnaissables, et où vivaient,
oùle prix était au plus robuste. sous la loi suprême de l'archi-druide, les
~ARBATA. Surnom de Vénus. Une effigie divers ordres de la hiérarchie. L'une de ces
~aine représentait la déesse avec une barbe ruines s'appelle encore aujourd'hui Trer-Beird
~e et un peigne de femme. On honorait de (Maison du Barde). —Les diverses révolutions
ne àCypre, au rapport de Macrobe, une qui bouleversèrent la Gaule et llile de Bretagne,
lUS barbue etaux traits masculins, quoi-
les invasions arvernes et belges, la conquête
d'ailleurs revêtue d'habits de femme.— romaine, altérèrent peu à peu le caractère
Surnom de la Fortune. ServiusTullius lui primitif des bardes, qui, moins heureux que les
la une chapelle sous ce nom. druides, n'échappèrent pas à l'avilissement qui

,
ARBATUS. Surnom de Bacchus. pèse sur le vaincu. De poëtes inspirés, libres
~ARCA.Fils de Bélus roi deTyr, et frère et fiers, ils devinrent de simples domestiques
Pygmalion. Il passa, dit-on de Tyr en attachés à la cour des grands, des louangeurs
~ique avec ses deux sœurs, Anne et Didon, officiels du maître qui les employa à chanter
levint le chef de la célèbre famille cartha- ses victoires ou à dénigrer ses ennemis; le
~ise des Barca. terme de parasite, qui leur fut appliqué par
~ARCÉ. I.Fille d'Antée, roi d'Irase en Libye. les étrangers, constata leur flétrissure (Posi-
; fut proposée par son père pour prix de donius). On voit Suern, roi des Arvernes, en
ourse àceux qui la recherchaient en ma- entretenir plusieurs à gages. L'un d'eux, com-
çe, — 2. Nourrice de Sichée, époux de blé de bienfaits, remercie le souverain avec
on. !
une plate adulation, « 0 roi s'écrie-t-il, l'or
~ARDES. On donnait ce nom aux poëtes, germe sous les roues de ton char, et tu fais
z les Galls et les Kimris, dès la plus naître sur ton passage les félicités des mor-
Itc antiquité. Inférieurs aux Ovates, ils tels. » — Tous n'étaient pas tombés cependant
nposaient le troisième etdernier degré à ce degré d'avilissement; la poésie primitive
sacerdoce druidique en Gaule, et me- se conserva pure du contact romain sur les
;
ent la vie séculière. Leur ministère était
t d'instruction et de plaisir c'étaient eux
récitaient dans les assemblées du peuple
confins de l'Armorike, et les bardes bretons
formèrent, lors de l'établissement du chris-
tianisme, une sorte de corporation tenant à
traditions nationales, au foyer du chefles la fois à la hiérachie religieuse et aux chefs
ditions de la famille. Ils se donnaient la de la tribu. L'émigration de Kimris qui eut
~sion d'exciter les guerriers à combattre, lieu au sixième siècle amena aux bardes de
ébraient leur gloire après le succès, et l'Armorike un grand nombre de leurs frères fu-
tribuaient à tous le blâme et l'éloge avec gitifs; ils popularisèrent sur le continent les
!
liberté que leur donnait leur caractère in-
~able. «Et vous, dit Lucain, O poëtes qui
vos éloges faites vivre longtemps la mé-
traditions bretonnes d'où sortirent, après des
transfigurations multiples, les poëmes d'Ar-
thur, de Merlin, et tant d'autres vieux récits
~re des héros morts au combat, bien des qui fournirent de brillantes inspirations aux
s, ô bardes, vos chants se sont fait enten- poëtes anglo-normands. Les lais de Marie de
là en toute sécurité. » Les poëmes des France ne sont qu'une refonte des chants de
rdes étaient à la fois un chant et un récit, l'Armorike. — Au pays des Galles, la natio-
nalité des Kimris s'était trop fortement trem- BASALOSOUPASSALOS.Voy.CERCORES
pée pour céder devant la conquête normande, BASANVOV. Roi des Sicambres, diviniser
que repoussaient à la fois et la langue et les la
pareux et adoré commedieude guerre.
mœurs. Les bardes y restèrent jusqu'au BASCYLOS. Filsde Tantale, roi de PhiYGie•«
moyen-âge ce qu'ils furent dans l'origine, etd'Anthémoïsia;frèredePélops,deProt~
poëtes, musiciens, généalogistes, historiens. etdeNiobé.
Ils jouissaient d'une considération et d'un BASILÉA (BASILEIA). Filleaînée d'Ura-
respect qui se rattachaient à leur ancienne nusetdeTitæaetsœurdesTitans;nommé~
;
affinité avec les ministres du culte religieux
leur simple parole faisait foi dans les transac-
aussi la grande mère. Elle épousa Hypérion n
dont elle eut Ilélios (le soleil) et Séléné ( b;1
tions de la vie privée. Les lois de Howel- Lune). La tradition qui la concerne est rap'il
Dha nous ont transmis de curieux détails portée par Diodore(III,57).C'estuneva~,
sur l'organisation du bardisme au dixième riante du mythe de Cybèle. Foll. ce nom.
siècle, chez les Galls. — Dès l'antiquité la BASILÉE (BASILEUS). Un des chefs tiPi",
plus haute, sous le nom d'Eisteddfods, de Il
Dolions. futtuéparl'ArgonauteTélam~.
grandes assemblées où les bardes se dispu- et
BASILEIA,BASILS BASILISSA Reines
à
taient le prix du chant furent établies, et
se perpétuèrent travers le moyen-âge.L'une
se tenait à Caerwys; une autre à Aberfraw,
Surnom de Vénus à Tarente. On célébraiten
son honneur une fête appelée Basilinda.
BASILES. Prêtres de Saturne.
dans l'île d'Anglesea; une troisième, à Ma-
thraval. A ces concours étalent seuls admis
BASILEUS. Roi. Surnom de plusieurs diw-
nités,principalement de Jupiter, de Neptune;
i
)et
,
les plus distingués d'entre les bardes, soit (à Trézène d'Apollon.
poëtes, soit musiciens, qu'on soumettait à BASSARÆouBASSARIDES, (ausing.Bas-
des examens préalables; le prix était une sara, Bassaris ). Bacchantes Thraces ainsi
harpe d'argent à neuf cordes. Ces réunions appelées, selon toute apparence, de la Bas-
ne perdirent leur caractère officiel qu'au sara ou Bassaris, vêtement long et bigarré
temps d'Elisabeth.— L'Irlande, qui jusqu'au flue portaient les Ménades de Thrace. l'eut-
douzième siècle, a ignoré l'usage de la prose, être ce vêtement des femmes thraces était-il
vit, comme on le pense bien, fleurir les bar- formé de peaux de renards; car Bassara,
des, qui recevaient leur éducation poétique Bassaris signifient aussi en langue thrace OU"
:
et musicale dans des collèges institués à cet
effet. Ils se divisaient en trois classes 1° les
scythe renard. On nomme aussi liaisara: les",
nourrices de Bacchus.
;
ollamhain redan ou filidhe, poëtes théolo-
giques et guerriers au jour de bataille, c'é-
taient les filidhe qui marchaient à la tète de
BASSAREUS ou BASSAROS. Surnom de
Bacchus, tiré du long vêtement appelé Bas..,
sara. Voy. BASSARÆ. Bassaræ..,..
l'armée, la harpe à la main, vêtus de robes
d'orfidigh ou musiciens :
blanches, longues et flottantes, et entourés
2° les breithea-
main, qui versifiaient les lois etles promul-
BASSARIDES. Le même que

BATÉAOUBATIA. BATEIA).I.
BATARA-GOUROU. Nom javanais de Siva.
( Naïade
gaient, assis en plein air sur une éminence;
3° les seanachaidhe, généalogistes et chroni-
:
dont le spartiate OEbalus eut trois fils et une
fille Pindare, Hippocoon, Icarion et Aréné.
— 2. Fille
deTeucer(ou fillede Tros); sœur
queurs. Une quatrième classe comprenait de Néso; épouse de Dardanus et mère d'ilus-:
tous les bardes inférieurs, qui n'étaient que
joueurs d'instruments. — Enfin les Highlands
de l'Écosse ont eu aussi leurs bardes, quise
prétendaient doués du don de deutéroscopie
ou taishataragh; taishatar était l'épithète
,
etd'Érichtonius. Elle donna son nom à la villeil
deBaléa en Troade. SuivantLycophron, elle
serait sœur de Scamandre et par conséquent
de Thucer, dont la fille, épouse de Dardanus,
serait Arisbé. Au lieu de Bateia on écrit aussi,

,
du devin-prophète qui possédait ce privilège.
BARGASOS. Fils d'Hercule et de Bargé. Il
fonda la ville de Bargasa en Carie, d'où il
fût ensuite expulsé par Lamus fils d'Hercule
Batieia.
suprême, dans b
BATH. Le dieu ou chef
théogonieirlandaise, qui le regarde tantôt ii
comme une divinité, tantôt comme un mi-11
rlrIan¡J(JI
i
et d'Omphale. raculeux émigrant oriental, auquel
: BARGÉ. Mère de Bargasus, qu'elle eut doit sa colonisation Une troisième tradition
d'Hercule. lui donne deux compagnons lors île son ex 1
BARGYLOS. Ami deBellérophon. Il mourut pédition dans l'île d'Erin. Tous ces récits
d'un coup de pied qu'il reçut de Pégase. Lasont trop confus pour qu'on en puisse rieii-
tirer. On voit seulement qu'après avoir
ville deBargyle, en Carie, fut fondée en mé-
moire de lui par Bellérophon. échappé à un déluge, il mourut à Sliablle
BARHALAMAïCAPAL. Le dieu créateur Sheatha, dans la partie occidentale del'lr-
chez les indigènes des îles Philippines. lande, laissant deux entants, Dhna et FénÎu,,,
BARLÉNUS. divinité des Noriciens: Farsa.
BAROVIT. Nom du dieu de la paix chez les BATHYCLÆOS. Guerrier achéen, fils don
anciens Teutons, selon M. Parisot. Chalcon, tué par Glaucus, au siège de Troie
BARTOLAM. Guerrier qui conduisit.une co- BATHYLLOS, Fils de Phorcus et de Céto.
lonie en Irlande, 800 ans après le déluge. BATON. Conducteurdu char d'Amphiara
tane celui-ci, il était de la race des Mélam- quarante ans, et laissa le sceptre à son fils Ar-
ides. La terre l'engloutit avec Amphiaraüs, césilaüs. Un Héroum lui était consacré à Cy-
siège

aüs,
consacré,
était de Thèbes. A Argos un sanctuaire
à
rène,sur la place publique.Une statue,ou-
et Delphes on voyait sa vrage d'Amphion, lui avait été consacrée à
tae à côté de celle d'Amphiaraüs. Cette Delphes par les Cyrénéens. Il était représenté
e,ouvrage d'Hypatodore et d'Aristogi- sur un char conduit par Cyrène; à côté de
était une offrande des Argiens. Quelques- lui était Libya(laLibye personnifiée),qui le
nomment le conducteur du char d'Am- couronnait. On raconte qu'à son arrivée en
Élattonos, au lieu de Baton. On lit Libye, à la vue d'un lion qui s'avançait vers
E tiennede Byzance, contradictoirement à lui, Battus poussa un cri d'épouvante, et que

,
adition commuue, qu'après la disparition
nphiaraüs, Baton passa en Illyrie. C'est
lul'écuyerprovenant de ce qu'on a con-
méprise
d'Amphiaraüs avec un autre
lm mentionné dans Strabon.
dès lors sa langue se trouvadéliée. Ainsi s'ac-
complit la promesse implicite de l'oracle. Tel
devint même l'éclat de sa voix, ajoute la tra-
dition, qu'en l'entendant les lions, épouvantés,
s'enfuirent dans le désert.
ATTUS. Le Bègue. 1. Berger de Pylos au BAUBO (ou BABO). Autochthone
d'Éleusis.
rice de Nélée. Il vit Mercure dérober les Dans ses courses vagabondes, à la recherche
peaux d'Apollon, et, moyennant le don de sa fille Cérès vint à Éleusis; là une vieille
11 plus belle des vacbes volées, il s'engagea femme nommée Baubo lui donna l'hospitalité,
serment à ne pas trahir le voleur. Cepen- et lui présenta un breuvage. que, dans son
t le dieu, ne se fiant pas à la discrétion de
tus, revint sous la formed'un paysan, et
r le tenter, il lui offrit un bœuf et une va-
,
abattement, la déesse refusa. Piquée de ce re-
fus Baubo fit un geste malhonnête.Ce mou-
vement égaya la déesse,etelle prit le breu-
s'il voulait lui dire ce qu'était devenu le vage. Clément d'Alexandrie,qui rapporte cette
,
peau dérobé. Battus céda à l'attrait de la fable, cite en même temps un fragment des
mpense, et dit tout ce qu'il savait. Alors orphiques où il est dit qu'un enfant du nom
cure le changea en un rocher, qui fut ap- d'Iacchus répéta à son tour le geste malhon-
E leguet de Battus; oubien en pierre de nête delavieille femme. Arnobe, qui racontela
che.(OvideetAntoninus.) Dansl'hymneho-
ique à Hermès,c'estun vieillardd'Oncheste
révèle à Apollon lui-même par qui ses
,
mêmeaventure, neditrien de cetIacchuscom-
pagnon de Baubo. Au reste le fragment des
orphiques cité par Clément d'Alexandrie pa-
tiatii ont été dérobés et où ils ont été con- raît être extrêmement corrompu. Cette tra-
ts.-2. l'ile
Minyende deThéra, fonda- dition se rattache au culte mystique de Cérès.
r de Cyrène en Libye. Il était fils de Po- Selon Hésychius, Baubo est la nourrice de
meste(de Grinus, suivant Justin) et de cette déesse.
onime. Son véritable nom était Aristoté- BAUCIS. Voy. PHILÉMON.
Un
meut) vice d'élocution (bégaiement ou en- BAULUS. Surnom d'Hercule à Baules.prè
qu'il avait denaissance, le fit sur- de Bayes, où il avait un temple (Silius Ita-
nmer Battos. Il alla consulter l'oracle de licus ).
phes sur ce qu'il avait à faire pour segué- BDELLA.Fille d'Hercule.
de cette infirmité. L'oracle lui ordonna au BÉANNA. Fils de Niasa et frère de Konnor,

:
n du dieu d'aller fonder une colonie en
ye. Battus interrogea de nouveau même
onse. Cependant,comme iln'en tint compte,
calamités de toutes sortes fondirent sur
dans la mythologie irlandaise. Il donnason
nom au comté de Béantry ou Bantry.
BEBON. Surnom de Typhon en Égypte.
BEBRYCÉ.Danaïde, épouse d'Hippolyte ou
et sur leshabitants de Théra. Ceux-ci en- de Chthonius (?). Apollodore la nomme Brycé.
èrent à leur tour consulter le dieu, qui Elle passe pour avoir donne son nom au pays
r commanda d'aller fonder Cyrène en Li- des Bébryces en Bithynie.
e. Une colonie partit donc de Théra sous BÉBRYX. Héros qui a donné son nom à la
conduite de Battus, et s'établit dans une île nation des Bébryces, suivant une tradition in-
sinedelaLibye, où elle fonda Platée. Le certaine.
m ne fut point encore satisfait; et d'après BÉCUBO. La même que Baubo.
ordres, ils durent au bout de deux ans BEEL-ZEBUB. Littéral., dieu-mouche ou
transporter sur le continent Libyen, où ils dieu-chasse-mouche. Nom d'une des princi-
tablirent en un lieu appelé Aziris. Après pales divinités des Syriens, adorée chez les
oir passé là six ans, ils émigrèrent de nou- Accaronites, oùles Hébreux allèrent quel-
an ets'avancèrent enfin jusqu'à la source de quefois la consulter sur l'avenir. Compar.
ré, source consacrée à Apollonprèsd'Irasa.
ttus y fonda Cyrène où il établit le culte
Apollon Carnéiçn, que les Ægides avaient
porté de Thêbes àSparte, puis à Théra.
,
ACHOR, APOillYOS. et MYAGRUS. Du reste,
l'orthographe véritable de ce nom et par
suite sa signification, est contestée parmi les
érudits.
ur la circulation des processions dans les DÉGAVEN. Radjah indien, fils de Niçoura-
tes carnéennes il construisit une voie large den et père de Sindoudiva.
pavée qui allait du temple à la place pu- BÉGOE nymphe de Toscane, qui donna aux
que. Il mourut après un règne prospère de hommesl'arsfulguritorum, c'est-à-direpro-
bablement les rites au moyen desquels on pu- avec elle, Selden cite unemédaillede Mineret.
rifiait tes lieux frappés de la foudre Cet ars Bélisama. Les Gaulois révéraient Bélisama
fulguritorum était conservé à Rome avec les comme la déesse inventricedes arts. On la
livres sibyllins dans le temple d'Apollon. Les sacrifiaitdes victimeshumaines. Suivant une
Grecs ont transformé ce nom en celui de Bac- opinion accréditée, Bélisamaserait une divi-
chétis. nité d'origine syrio-phénicienne, et l'analogue
BÉHÉMOTH. Le taureau primordial, prin- de Baalsamen ou Beélsemen. Dans cette hy-
cipe des choses, suivant les Talmudistes. Il pothèse,Bélisama signifierait Reinedu ciel
consomme chaque jour l'herbe de mille mon- BELLÉROPHON OU BELLEROPHONTÈS
tagnes , qui pour l'alimenter se couvrent cha- I. Héros corinthien, fils de Glaucus et ct'liury-
que nuit d'une végétation nouvelle. A la fin mède, et petit-filsde Sisyphe. Son nom véri-
dumonde,Béhémoth sera mangé par les table était Hipponoüs ou, selon d'autres, J-''0't
fidèles.
BEHRAM. Un des vingt-huit Izeds dans la
phontès; mais ayanttuéun Corinthien Illustre •
appelé Belleros, il reçut le nom de Belléro-
,
religion des Perses. Selon le Zend-Avesta,
il préside aufeu. Behram est de tous les Izeds
(
phon meurtrier de Belléros), sous lequel
est communément désigné. Suivant Pindare el
le plus puissant et le plus actif; ilaété placé Hygin, Bellérophon était fils de Neptune et
par Ormuzd àla tète de tous les êtres. d'Eurynomé. On trouve aussi dansEustathe
BEL. Voy. BAAL et BÉLUS. que lui-même se nommait Belléros.Enfin, sui-
BÉLA. Nom de Hélios (le Soleil), chez les vant certaines traditions, il aurait tué, non
(
Laconiens Hésychius).
BÉLATÈS. Lapythe de Pella, qui tua le
Belléros, mais Déliadès, son propre frère, ou
Pirène, ouAlcimènes(Apollodore).Quoi qu'ili
centaure Amycus, aux noces de Pirithoüs. en soit, pour expier le meurtre, II se.retira il;
BÉLATHEN. Nom de Baal, chez les Chal- Tyrinthe (ou àArgos) auprès de Prœtus. Ici
déens. •-
BELATUCADRUS, BALATURCADUS OU
nous suivons le récit d'Homère. Antée ou (
Sthénébée), femme de Prœtus, dont il avaitre-
i
BÉLERTUCADES- Divinité des anciens Bre- jeté l'amour, le calomnia parvengeance au-i
tons; le même, suivant Selden, que le Bélé- près de son époux, et demanda sa mort.Præ-
nus des Gaulois et des Noriques.
BELBOG ouDELOIBOG, Le dieu suprême
des anciens Varègues, littéralement le dieu
;
tus ne voulut pas porter lui-même la main suri
il
son hôte mais l'envoya à soit beau-père lo-i
batès, roi de Lycie, avec des tablettes fermées
blanc, auquel est opposé un dieu noir, Czer- contenant l'ordre de tuaf le porteur. lobatès-
BÉLÉNUSet
nobog. principe du mal.
BÉLlNUS. Dieu de l'Illyrie,
de la Norique, et vraisemblablement de cer-
fit à Bellérophon un accueilhospitalier, et
;
l'hébergea pendant neuf jours puis, le dixième
jour, ayant ouvert les tablettes, il envoya lei
taines localités de la Gaule ainsi que de l'île héros combattre la Chimère, dans la pensée que,,
de Bretagne. On le prend en général pour le
soleil, et on l'assimile à Apollon. Le nom de
Bélénus figure comme surnom d'Apollon sur
;
ce combat lui serait fatal. Bellérophon vain- -
quit le monstre, etle tua à son retour, deux
nouveauxcombats lui furent imposés,Fnneon- -
les Inscriptions d'Aquilée, sous cette forme : tre les Solymes, l'autre contre les Amazones,
Appollini Beleno. Bélénus est probablement Ilsortit victorieux del'un eUkJ^âUtre-Comuie J
la même divinité que l'Abellio des Gaulois. Ce il revenait, il fut attaqué à l'improviste par -,
nom rappelle aussi le Béla des Laconiens, une troupe de Lyciens, choisisparmi lesplus>
l'Abéliosdes Créto-Pamphyliens, et le Bel ou braves, que Iobatès avait mis en embuscade
Baal des nations sémitiques de l'Asie occiden- pour le faire périr; mais il les tuatous.
tale. rOll. ces divers noms. Alors lobatès, reconnaissant en lui un
BELESSICHARÈS. Celui quisecomplaîten héros de la race desdieux, partagea la royauté
ses flèches. Surnom d'Apollon. avec lui, et lui donna en mariage safille Phi-
BÉLIAL. Célèbre idole des Sydoniens.
BÉLIDES (plur.deBÉLIS).Nom patrony-
lonoé (suivant d'autres, Anticléa ouCassaa-
dre). Bellérophon eut d'elle deM)fMs, Isandre
-
mique. Les Danaïdes, descendantes de Bélus. et Hippolochus. et une fille, Laodamie. Quant)
BÉLIDÈS. Fils ou descendant de Bélus.Tels aux aventures postérieures deBellérophon, lin--i
sont Lyncée et Palamèdes,aupluriel,Bélides
:
mère se borne à les indiquer par ce pen le
ensuite, devenu odrawAtous r
i
( Bélidæ ) désigne la suite des rois d'Argos des- mots « Mais
et
cendantdeDanaüs par conséquent debèius: les immortels, il erradansles champs alésiens,
BÉLIER ( CRIOS), 4ries. Un des douze si- le cœur consumé de chagrins, seul, fuyant J
les sentiersdes hommes» (Iliade, Yi,151-202
gnes du zodiaque. Voy. CONSTELLATIONS.
BÉLIS. I. Surnom d'Apollon. Voy. BÉLI-
NUS. — 2. Le même que Ganymède ou Cata-
mitus. Il avait, dit-on, prédit à.Laomédon
Homère :
Voici maintenant les traditions postérieures à 1;
Quand Bellérophon eut reçu l'ordre
d'aller combattre la Chimère, les dieux luiii
envoyèrent Pégase, le courster ailé.Le héros
que Troie périrait quand un quartier de ro-
che se détacherait spontanément du mont attachaune masse de plomb à la pointede :;;1'(,
Méotide. lance, et, monté sur Pégase, il poussa dans
BÉLISAMA ouBÉLISANA.Divinitégauloise la gueuleenflammée du monstre ceplomb, qui i,
analogue à Minerve et que l'on a identifiée se liquéfiant, tua la Chimère. ( Tzetzès, Lyco-
à
phron,17).Suivant Pausanias, ce fut Minerve du dieu, et excite ses deux coursiers, Pavor
( Athénée Chalintis), protectrice de Belléro- et Formido (l'Effroi et la Crainte), soit avec
phon, qui dompta Pégase, lui mit un frein, et unlouetsanglant,soitaveclapointedesa
le donna au héros. Suivant un autre récit, lance On la voit encore tenant un fléau,
Bellérophon, ayant besoin de Pégase pour une verge, une torche et sonnant de la trom-
combattre la Chimère, tenta de s'en emparer. pette. —.A Thébes et à Orehomène on cé-
Après de longs et inutiles efforts, il demanda lébrait les homoloia en l'honneur de cette
conseil au devin Polydosde Corinthe. Celui ci déesse, de Cérès, de Minerve et de Jupiter;
lui ordonna de dormir dans le temple de Mi- c'est d'Homoloïs. l'une des prêtresses (fEIIYO,
;
nerve. Il le fit alors la déesse Lui apparut que ce dernier a pris son nom d'HomoMos.
en songe, et lui dit«Tu dors, ô roi, descen- — Bellone avait au temple de Mars, à Athè-
dant d'Æolus. Allons! prends le frein qui nes, une statue, œuvre desfils de Praxitéle,
dompte les coursiers, et sacrifie un taureau au et à Rome, près de la porte Carmentale , un
poil brillant à tonpère Neptune, le dompteur temple célèbre qui servait de lieu d'audience
le
effet
»
de coursiers. A sonréveil, le héros trouva en
frein à côté de lui, et se rendit en
au sénat lorsqu'il s'agissait d'admettre un gé-
néral vainqueur aux honneurs du triomphe
toute hâte près du devin, qui lui ordonna de ou de donner audience à un a bassadeur.
sacrifier à ~Neptnnc et d'éleverunautel à Mi- En face, s'élevait la columna bellica, contre
nerve Hippia. Cela fait, Il rencontra Pégase, laquelle le fécial dardait sa lance lors d'une
buvant à la source de Pirène sur l'Acro-Co- déclaration de guerre, l'extension de l'empire
rinthe, et il lui mit le frein. S'élevant ensuite ne permettant plus d'accomplir cette céré-
il
dans Icsjirs, accomplit l'ordre de Iobatès monie sur la frontière du pays ennemi. Des
et à
(Pîndare Strabon). Danslasuite, l'aide de prêtres choisis parmi les gladiateurs desser-
Pégase, Bellérophon voulut s'élever jusqu'au vaient le temple, et y accomplissaient de san-
séjour de Jupiter. Irrité de celle présomption, glants rites auxquels des prêtresses prenaient
le dieu envoya un taon, dont les piqûres irritè- part. Peu considérés à Rome, ces ministres
rent Pegase au point qu'il démonta son cava- sacrés exercaient une véritabledictature dans
lier. Belléropho tomba en Lycie (ou Cilicie) les deux comana de la Cappadoce et du
perclus de sa chûteou, suivant d'autres, frappé Pont. La. première de ces villes contenait
d'aveuglement Plutar que. rapporte une tradi- plus de six mille hiérodoules, dont le chef
tion entièrement différente de celles qui pré- marchait presque l'égal du souverain, et qui
cèdent. Après l'accomplissement de tous les exerçait une autorité souveraine sur les im-
travaux qui lui furent imposés par Iobatôs, menses possessions annexées à son temple.
ne trouvant près de celui-ci qu'ingratitude, BELLONE. Déessedelaguerre. Voy. ENYO.
Bellérophon s'avança dans la mer, et supplia BELLUM, en grec Polemos, la Guerre per-
Neptune de frapper le pays destérilité. En con- sonnifiée chez les Romains. Aristophane, dans
la
séquence, lorsqu'ilseretira, vaguesoulevée sa comédie de la Paix, représente cette
le suivit, et suhmergea la contrée. Les hom- déesse sous une forme à la fois burlesque et
mes ssayèrent vainement de le fléchir; mais terrible: monstre colossal, elle tient un mor-
à l'approche des femmes Bellérophon recula, tier dans lequel elle broie, à l'aide d'un pilon,
et avec lui la mer. Bellérophon avait sous les les villes et les armées. Pour figurer la paix,
murs de Corinthe une enceinte consacrée. Virgile la décrit comme chargée de chaînes
Soncombat contre la Chimère étaitreprésenté
lui d'Apollon à Amyclée,
àet
sur le trône d'Esculape Épidaure, sur ce-
à l'entrée du
et les mains liées derrière le dos. — Polémos
figurait à la suite du char de triomphe d'A-
lexandre, peint par Apelle; Auguste acheta
temple de Delphes. Ce même combat, ainsi que ce tableau, et le fit transporter a Rome. Le
d'autres circonstances importantes de lafable temple de Janus était aussi nommé temple de
de Bellérophon, se trouve aussi retracé sur la guerre.
des médailles, des gemmes et des vases anti- BELONÉ. Aiguille. Nom de l'inventrice.
t.
ques. Voy. PÉGASE.
BELLÉROS. Lemêmequ'HipponoüsouBel-
BELPOHGOR. T'oy BAAL-PÉOR.
Filledu géant Bergthorer, dans la
lérophon (Eustathe 1. — 2. Prince Corinthien
tué accidentellement par Hipponoüs, qui prit
, BELSTA.
mythologie scandinave, et
femme de Bor de
qui elle eut Odin, Vilé et Vé.
de lale nom de Bellérophon. BÉLUS. 1. Premier roi des Assyriens, lequel
BELLINUS. Divinité des Arvernes, la mêmefutaprès samortrévéré commeun dieu Voy.
queBélénus. BAAL. -- 2. Roi d'Égypte; fils de Neptune et
BELLONAIRES (Bellonarii). Prêtres de de Libya (ou d'Eurynomé ); frère d' Agénor ;
Bellone. Voy. ce nom. époux d'Anchiroé et père d'Ægyptus, de Da-
BELLONARIA. Fêtesen l'honneur de Bel- naüs, de Céphée etde Phinée. 3.Roi de Tyr, -
lone.
BELI.O!\;"E (BELLONA.,ENYO), déesse de donna à Tenus.
Il
père de Didon. conquit l'île de Cypre qu'il
la guerre, sœur, épouse, ou fille de Mars, BELZÉBUTH.Voy. BEEL-ZÉBUB.
dont elle conduit le char, accompagnée WÉ- BENAN-HASCHA. Les compagnons de
ris (la Discorde), Phobos ( l'Effroi) et Phyge dieu. Divinités des Arabes avant la venue de
(la Fuite); quelquefois elle est seule auprès Mahomet.
BENDIDIES (BENDIDEIA). Fêtes célébrées
annuellement en l'honneur de Bendis dans
2. Océanide, sœur de Clio. - 3. Fille d'Adonis
et de Vénus. Neptune la voulut avoir pour
le Pirée à Athènes. On les représente comme épouse; maisVénus la donna àBacchus. (Non-
assez licencieuses. Ellesavaient lieu leving- nus.) — 4. Femme deDoryclus d'Ismare,com-
tième jour du mois de thargélion. pagnon d'Énée. Iris prit les traits de Béroé
RENDIS. La déesse de la lune,chez les pour persuader aux Troyennes d'incendier
Thraces. Les Grecs l'identifient avec Hécate la flotte, sur la côte de Sicile. Voy. ÉNÉE.
( ,
Artémis, Hécaté), Cratinus la nomme dilon-
chos, soit dit Hesychius, parce qu'elle est
DERUTH. Femme d'Hypsistus; mère d'U-
ranus et de Gé, dans la théogonie phénicienne,
armée de deux lances, soit enfin parce qu'elle d'après Sanchoniaton.
brille d'une double lumière, l'une solaire et BÉSA.Divinité honorée à Antinoopolis en
l'autre qui lui appartient en propre. Aristo- Egypte et à Abydos. Elle avait là ira oracle
phane, dans les Lemniennes, la nommait la dont les réponses se donnaient par des billets
grande déesse. On peut conjecturer que son cachetés. (Ammien Marcellin.)
culte était national à Lemnos. De Lemnos ou BÉSYCHIDES. Prêtres du temple des Furies
bien de la Thrace, ce culte futimporté dans à
qui fut élevé Athènesprès del'Aréopagesur

(Bendideion)
l'Attique, au Pirée, où Bendis eut un sanctuaire
(
et des fêtes Bendidies), déjà
mentionnées dans Platon. Voy. HÉCATE et
BHAGAVAN. Nom commun
nou.
à
le conseil d'Épiménide de Crète.
Siva et àVich-
PROSERPINE. BHAGIRATHA. Roi d'Ayodhyâ, célèbrepour
BENTHÉSICYMÉ. Éthiopienne, fille deNep- avoirfaitdescendredu ciella déesse duGange.
tune et d'Amphitrite. Elle éleva Eumolpe, qui BHAGIRATHI. Surnom de Gangâ.
lui fut confié par Neptune. BHANOU. Nom de l'un des Aditlas.
BÉRÉCYNTHOS. Prêtre de Cybèle, qui a BHARATA.I. Fils de Daçaratha et deKaikeyl,
donné son nom au mont Bérécynthe.
BÉRÉCYNTIA. Surnom de Cybèle, tiré soit
frère de RAma. -2, Fils de Douchmanta et
de Sacountala, roi de la race lunaire, et pré-
du mont Bérécynthe, en Phrygie, où elle avait décesseur des princes qui plus tard se dispu-
un temple, soit de la contrée ou de la ville tèrent l'empire, sous lesnomsdePândavas
phrygienne de Bérécyntie. et de Kôravas.
BÉRÊCYNTIUS. Surnom de Midas. BHARATAMOUNI. Nom d'unsageconsidéré
BÉRÉNICE. Fille dePtolémée Philadelphe comme l'inventeur du drame, ou au moins
et femme de Ptolémée Évergète, roi d'Égypte. comme celui à quiBrahma l'a revéle.
Durant une expédition que fitsonépouxcon- BHARATI(myth. ind.). Un des noms de la
tre Séleucus Callinicus, elle promit de consa- déesse de l'éloquence.
crer aux dieux sa chevelure, si un heureux BHAVA. Surnom de Siva.
retour était accordé à Ptolémée. Sa prière BHAVANI. Nom de l'arvati ou Dourga,
ayant été exaucée, elle coupa en effet ses che- femme de Siva, sous sa forme pacifique.
veux et les suspendit dans le temple d'Arsinoé, BHICHMA. Filsde Santanou, roi d'Hasti-
sa mère, qui était révérée à Alexandrie sous napoura et de Ganga, et grand-oncle des Pân-
le nom de Vénus Zépbyritès. La chevelure davas et des Kôravas. Bhichma prit parti pour
ayant ensuite disparu, ce qui jeta Ptolémée les Kôravas, et fut blessé par Ardjouna, qui
dans une grande colère l'astronome Conon le precipita de son char.
dit au roi que les dieux auxquels elle avait été BHINA. Le second des princes PânclavtU.
consacrée, l'avaient transportée dans le ciel, fils de Kounti et de Pandou, selon les uns, de
ou il l'avait déjà découverte parmi les cons- Vayou ou Pavana, selon les autres. Bhima
tellations. — Une constellation australe, pla- termina la guerre des Pândavas contre les
cée près de la queue du Lion, prit en effet dès Kôravas, par le coup de massue qu'il porta
lors le nom de chevelure de Bérénice qu'elle à Douryodhana.
a gardé jusqu'à nos jours. C'est à ce titre seu- BHIMIASENA. Le troisième des princes Pâtl-
lement que Bérénice, personnage touthisto- davas.
rique d'ailleurs, estmentionnée ici. BHIMEÇVARA. Maître terrible. Surnom de
BERGELMER.Fils de Throudgelmer, dans la Siva.
mythologie scandinave. est le seul des géants BHODJA. Parent et ami de Krichna, roi de
de glace qui échappa avec les siens au cour- Bhodfapoura.
rouxdesfilsdeBor. BHOURISRAVA.Nom d'un chef luë dans la
BE-BGIIIIUS ou BEROxus. Divinitéparti- guerre des Pândavas et des Kôravas.
culière des anciens habitants de Brixia, au- BHRIGOU. I. Nom d'un mouni célèbre, l'un
des dix Pradjapatls, fils de Brahma, et le pre-
jourd'hui Brescia.
BERGION. Géant, fils de Neptune. Voy.
ALBION,
mier être créé. Bhrigon naquit une seconde
fois, comme fils du dieu Varouna. 2. Nom
BERGTHORER.Géant Scandinave, père de du Richi Djamadagni, père de Paraçourâma
-
Belsta. et petit-fils du mouni Bhrigou.
BÉROÉ. I. Nourrice deSémélé. Junon cm. BIA. La violence personnifiée. Fille du
Ti-

tal conseil qui la perdit. Potl. Simil-L -


peuntases traits pour donner à Sémélé lefa- tan Ballos et de Styx. (Hésiode)
BIADICÉ. Voy. DÉMODIGÉ.
BIANOR. I. Centaure tué par Thésée aux la
thète latine, attribuée aux êtres dont forme
noces de Pirithoüs. —2.(Autrement Ocnus ou appartient à deux natures différentes ou sim-
-
Aucnus) héros étrusque, fils de Tibéris (le
Tibre) etde Manto. Il fonda la ville de Mantoue,
qu'il appela ainsidu nom de sa mère. — Sui-
:
plement qui sont représentés avec deux vi-
sages ainsi le Minotaure (Virgile); les cen-
taures (Ovide); Janus (Ovide). Voy. DIMOR-
vant d'autres, Ocnus était fils ou frère d'Au- PROS.
citès, le fondateur de Pérouse. Pour éviter BIGOÉ, BIGONE. Voy.BÉGOÉ.
tout sujet dequerelle avec celui-ci, il passa BIMATER et BIMATRIS. Celui qui a deux
dans la Gaule, où il fonda Césina. (Servius.) mères. Surnom de Bacchus, tiré de ce qu'a-
BIANTIADÈS. Nom patronymique de Ta- près la mort de Sémelé Jupiter remplit à son
laüs fils de Bias. égard l'office de mère. Voy. BACCHUS
BIARCEUS. Quisubvient aux besoins de BIODOTOS. Celui qui donne la vie ou
la vie. Surnom deBacchus et, suivantM. Nom, subvient à la vie. Surnom d'Apollon.
de Pan. BIPENNIFER. Surnom de Lycurgue, roi
BIAS.Pylien, fils d'Amythaon
et
(ou d'Aglaïa)
et d'Idoméné
frère du devin Mélampe. La
de Thrace, l'adversaire de Bacchus. Voy.
LYCURGUE.
fille de Nélée, Piro (ou Péro) ayant été promise BISALTÈS. Fils duSoleil etde la Terre, et
à celui de ses nombreux prétendants qui en- père de Théophane.
lèverait les bœufs d'Iphiclès, Blas, avec le se- BISALTIS. Nom patronymique. Théophané,
cours de Mélampe, remplit la condition et fille de Bisaltès.
devint ainsi l'époux de Piro.—Suivant une BISTON. Fils de Mars et de Callirhoé. Il a
autre tradition, Nélée, une fois qu'ille vit en donné son nom aux Bistons (Bistones, Bisto-
possession des bœufs, paraissant peu disposé nii), peuple de Thrace.
à tenir sa promesse, Bias l'y contraignit par BISTONIDES. Bacchantes de Thrace. Voy.
sa force. De cethymen naquirent Talaüs. Pé- BACCHANTES.
rialcès, Arétus (on Aréius) et Alphésibée (ou BISTONIS. Nymphe dont Mars eut Térèle.
Anaxibia).Dans la suite Mélampe ayant ob- BITHYES. Célèbres sorcières de Scythie.
tenu les deux tiers du royaume d'Argos pour Leur regard tuait ceux qui s'y exposaient.
prix de la guérison des filles de Prœtus, qui BITHYNIS. Nymphe amante de Neptune,
étaient tombées dans la démence, en donna
un tiers à Bias et y joignit Lysippe, une des
-
dont elle eut Amycus. Peut êtreest-ce un
la nymphe bithynienneMélia.Voy.
surnom de
jeunes filles qu'il avait guéries. Bias a donné AMYCUS n° 1.
son nom a une rivière de Messénie. — 2. Fils de BITHYNOS. Fils de Jupiter et de la Titanide
Mélampe etd'Iphianire. — 3. Roi de Mégare, Thracé, qui passe pour avoir donné son nom
frère de Cleson. Il fut tué par son neveu Py- à la Bithynie.
5.
las. — 4. Un des fils de Priam. — Nom d'un BITIAS. Fils d'Alcanor et frère de Pandare.
Athénien. (Homère.) Ilfut élevé dans une forêt avec celui-ci par
BIBÉSIA. Divinité romaine qui avecÉdésia Iæra. Il accompagna Énée en italie, et fut tué
présidait aux festins. Bibésia (de Bibere) est par Turnus.
la déesse du boire, et Édésia (de Edre) celle BITON. Voy. CLÉOBIS.
du manger. BIVIA. Déesse romaine qui présidait aux
BIBLIS. Voy. BYBLIS. lieux où deux chemins aboutissaient.
BIBRACTE, déesse gauloise personnifica- BLÉDOUGHADDA. Une des neuf filles d'É-
tion dela ville capitale desEdules. ger, dieu de l'Océan, chez les Scandinaves.
BICEPS et MERONS. A double tête, à BLIAS. Arcadienne, mère de Ménéphron.
double visage. Surnom de Janus. BOARMIA. Qui attèle les bœufs. Surnom
BICORNIGER,BICORNIS. Celui qui deux a de Minerve, en Bœotie, comme étant celle
co;KM. Surnom de Bacchus. qui a enseigné aux hommes l'art de soumettre
BIDI. Nom par lequel les peuples du Mala- les taureaux au joug et de les employer au
bar désignent le destin. labourage.
BIDENTAL. Nom que donnaient les Ro- BOCHASP. Prince des Dews, qui blessa mer-
mains aux lieux où était tombée la foudre. tellement Aboudad, le taureau primordial.
Pour les purifier, on immolait une brebis de BODON. Héros qui passa pour avoir donné
deux ans ( bidens ). Des prêtres nommés Bi- son nom à la ville de Bodone, en Thessalie.
dentales étaient chargés de ces rites purifica- BOEBOS. Fils de Glaphyrus; donna son nom
toires. à la ville thessalienne de Boebé.
BIEL. Le dieu,de la végétation et des fo- BOEDROMIA. Fêtes célébrées à Athènes en
rêts, dans la mythologie Scandinave.
BIELBOG ou BIALIBOUG. Le bon principe
chezles anciens Slaves, Voy. BELBOG.
,
l'honneurd'ApollonBoédromios.Elles avaient
lieu au rapport de Plutarque, le jour anni-
versaire de la victoire de Thésée sur les Ama-
BIENNIOS. Surnom de Jupiter, tiré de la zones, le sixième jour du mois Boédromion.
ville de Biennus en Crète. noudnonjos. Celui qui vientenaide. Sur-
BIENNOS. Un des Curètes. nom d'Apollon à Athènes. Suivant Plutarque,
BIÉNOR. Chef tué par Achille.
ce surnom lui fut donné à raison du secours
BIFORMIS (Dimorphe, A(p.opcpo¡;). Épi- qu'il prêta à Thésée dans la guerre contre les
Amazones ; suivant d'autres, parce que dans la
guerre d'Érechthée et d'Ion contre Eumolpe,
le dieu, par l'organe de son oracle, conseilla
la figure d'un jeune héros, monté sur un
char emporté par des dragons. A la main
droite il tient une coupe, et dans la gauche -
aux Athéniens de se précipitersur l'ennemi en des têtes de pavots et des épis de blé; quel-
poussant de grandes clameurs, expedient qui
fut suivi d'un plein succès.
quefoisonle trouve représentéavec une corne
BOEOS. Héraclide. Il fonda en Laconic la
ville de Bœæ, où ilétablit des colons d'Élis,
d'abondance et un autel. Il avait à Rome dans
le Capitole deux statues, l'une de Praxitèle
l'autre d'Euphranor. Dans son essence et sa
,
d'Aphrodisias et de Side. forme plastique Bonus Eventus a de grands
,
BOEOTIA. Femme d'Hyas et mère des Hya- rapports avec Triptolème. Yoy. ce nom.
des. BOOPIS. Aux yeux de bœuf, c'est-à-direaux
BOEOTUS. 1. Fils d'Ogygès. — 2. Fils de yeux grands, ou bleus, ou bombes comme
Neptune (ou d'Itonus) et d'Arné (ou bien
d'Anliope, on encore de Mélanippe), frère
ceux des taureaux. Épithète habituelle de
Junon dans Homère. Des mythologues moder-
d'Éole lÆolus lli),oti frère de Hellen. Breu- nes ont rattaché ce surnom au mythe d'Io
tus est le représentant mythique des Béotiens. métamorphosée en génisse. Suivant Jacobi,
il
— D'après Apollodore, qui le fait fils de Nep-
tune et d'Arné, naquit et fut élevé à Méta-
ponte, où lui et Éole tuèrent leur pèreadoptif
il n'a qu'une valeur purement descriptive et
désigne un certain type de beauté élevée. En
effet' épithète de Boopis n'est point exclusi-
(Voy. ÆOLUS. n° 3). Suivant Hygin, qui leur vement l'attribut de Junon; on la trouveaussi
;
donne pour mère Mélanippe, fille de Desmon-
tès, ils furent exposés à leur naissanee une
vache Les nourrit; des pâtres les élevèrent.
attribuée dans l'hymne homérique au soleil à
Euryphaëssa, et dans Hésiode (Théogonie) à
l'océanide Pluto.
Théano, épouse de Métaponte, roi d'Icarie,
étant sans enfants, les recueillit et les fit pas-
BOOTÈS (Bubulcus). ú Bouvier, constel-
lation voisine de la grande ourse. C'estArcas,
ser pour siens Mais plus tard, ayant eu elle- suivant les uns, ou Icarius, suivant d'autres. —
même deux fils, elle voulut faire périr Bœo- La même constellation se nommait aussi Arc-
tus et Éole. Ceux-ci restèrent vainqueurs, et turos, ouArctophylax,legardien, de l'ourse.
Tbeano se tua après avoir perdu dans cette Arcas fut placé sous ce nom parmi les astres
lutte ses propres fils. Bœotus et son frère re- à côté de sa mère Calisto (la grande ourse ).
tournèrent alors chez les pâtres qui les Voy. ARCAS et CALISTO.
avaient élevés. La Neptune lui-même leur dé- BOR. Fils de Boure, époux de Belsta et père
:
;
couvrit leur divine origine. Par l'ordre du
dieu, ils délivrèrent Mélanippe, que Desmon-
tès tenait emprisonnée puis, s'étant rendus
tous ensemble près de Métapontus, celui-ci
épousa Melanippe et adoptapour fils Bœotus
des trois plus anciens dieux Scandinaves
Odin, Vilé et Vé.
BORAK. Haquenée quiservit de monture à
Mahomet, et le transporta, à travers les airs,
à Jérusalem, puis au ciel, dans l'intervalle
etÆolus. Voy. ARNÉ. --., d'une seul nuit.
BOÉTHOÏDES Nom patronymique d'Étéo- BORAX. Le Vorace. Un des chiens d'Ac-
née, fils de Boéthos,
BOÉTHOS. Père d'Etéonée.
tcon.
BORDJ ou ALBORDJ. 1. La montagne pri-
BOLINÉ. Jeune fille d'Achaïe qui, pour mordiale, chez les Parses, et, par extension,
échapper aux poursuites d'Apollon, se pré- toute la terre. — 2. L'abîme du chaos d'où est
cipita dans la mer. Le dieu lui conféra l'immor- sortie la création; et, dans unsensplusspé-
talité. Suivant Pausanias, la ville de Boline, cial, la grotte d'où Mithra s'élance pour éciêt-
en Achaïe, tenait d'elle son nom. rer le monde.
BOLVERKOUR.Lelaborieux. Surnom d'O- BOBÉADEouBOBÉIDE (Boréas, Boréis).
din. Fille de Borée. Telle est Cleopâtre.
BONNE DÉESSE (Bona Dea). Divinité ro- BORÉADES (Boreadæ). Fijs de Borée. Zé-
maine, dont le nom reste incertain. Les An- tès et Calais.
ciens lont prise les uns pour Mala, d'autres BOBÉASMES. Fêtes athéniennes en l'hon-
pour la Terre, d'autres pour Sémélé, pour Hé- neur de Borée, qui avait un autel dans l'At-
cate, pour Médée, pourDamia, pour Ops, pour tique.
Proserpine. Suivant l'opinion la plus vrai- BORÉE (BOREAS, BORRHAS). Leventdu
semblable, ce surnom désignait la chaste et N.-E. Hésiode, qui le couple parmi les vents
savante fille de Faunus, Fauna ou Fatua. bienfaisants, le fait naître d'Astræus et d'Eos
BONUS EVENTUS. Le bon Succès. Divinité ( ).
l'Aurore Suivant d'autres, il était fils d'As-
træus et deHéribée, ou fils du .StrYllion.
romaine. Primitivement et spécialement c'est
l'heureuse réussite des fruits de la terre, plus fleuve de Thrace. Homère et même dans les
temps postérieurs Callimaqueetlescholiaste
,
tard par extension, la réussite, le bon succès
en général. On portait son image sur des
pierres gravées en forme d'amulettes. Le
culte de Bonus Eventus parait être venu à
Rome de la GrandeGrèce avec les fêtes de
d'Apollonius, placent la demeure de Borée
dans la Thrace. C'est de là qu'à l'appel cClIis
il vint, accompagné de Zéphyre, prêter son
souffle pour allumer le bûcher de Patrocle.
Bacchus.et de Cérès. On le représentait sous De Borée et des cavales d'Érichthonius Ra-
quirent, dit Homère, douze jeunes cavales si lure est ornée de grappes de raisins. Sur-
illégcres et si rapides qu'elles couraient sur la nom de Bacchus.
surface des blés sans en froisser la tige et sur BOUDDHA, le dieu suprême on le saintpar
;lla surface des mers sansy tremper leur pied.
Les Brises (Auræ) passaient aussi pour filles
excellence de l'immenseéglise indianoïde, que
les Hindous qualifientd'hétérodoxe, etqui
hile Borée. Il enleva Orythie, fille d'Érechthée, pressedetrois côtés t Hlndoustan,lequel s'obs-
cetdeleur union naquirent Zétès et Calais, tine seul à la repousserde son sein. La religion
~Bamus, Cléopâtre, Chione et Chthonia. Cal- bouddhique emploie bien le nom de Bouddha,
~illimaque lui donne aussi pourfilles les vierges qui signifie littéralement sage, savant, pour
~rtiypeiboréennes Opis,LOXO, Hécaerge. Butés
sel Lycurgue, suivant Diodore, seraient éga-
lement fils de Borée. — Un temple était
;
désigner un grand nombre de prêtres ou de
sages privilégiés sortis de son sein mais il est
évident que cette confusion n'a su lieu qu'à
aconsacre à Borée près de ~l'tttssus. Les Athé- la longue;regardant ces ministres du dieu
miens le reveraient particulièrement, soit comme ses incarnations, on les a identifiés
comme précurseur de pluies fertilisantes, avec lui, ce qui dut se faire d'autant plus fa-
cilement qu'à chacun d'eux revenait nne cer-

:
soit parce qu'au temps de l'expédition de
(Xerxés il avait dispersé la flotte ennemie. On
lie représentait diversement dans la tour des
fV(!nts à Athènes, il s'offraitsous lafigure d'un
nfWlt aile, avec des sandales aux pieds et on
taîne part dans le développement successif
du culte larnaïque. Ce serait chose impossi-
ble de vouloir distinguer l'œuvre au maitre,
de celle des disciples; nous nous contenterons
manteau sur la tète; surle coffre de Cypselus, d'esquisser la vie symbolique du fondateur de
3011 il était représenté enlevant Orythie, les la doctrine, et de résumer l'histoire de cette
ambes étaient remplacées par des serpents. même doctrine dans les contrées indiennes.
BORÉOI (ausing. BOREIOS). Nom patro- Voici quelle est, en substance, la version la plus
nymique. Zétès et Calaïs, fils de Borée. répandue sur Bouddha. Les traditionsjaponai-
~BOJUIOSouBOBUIOS. Fils de Upius. C'était ses, chinoises, siamoises, ne font que la ré-
IUn jeune Maciandynien d'une beauté ravis- produire, avec quelques modificationsdans les
sante. Étant un jour allé puiser de l'eau à ta détails. Neuvièmeincarnation de Vichnou, sui-
fontaine pour les moissonneurs, il disparut vant lesbrahmes, qui semblent nereconnaîtrc
à
tout coup; ou, selon une variante de la tra-
dition, il périt à la chasse. Tous les ans, à l'é-
sa divinité qu'à regret, et mèlent un vague re-
proche aux hommages qu'ils lui adressenttout
poque de la moisson. les gens de la campa- en persécutant les sectes bouddhistes, le mys-
gne solennisaient l'anniversaire de sa mort térieux législateur naquit au onzième siècle
en chantant une sorte de complaintes appe-
lées. de son nom, Bormoi.
BOBOS. I. Fils de Périérès et époux de Po-
j
avant J. C. suivant la date traditionnelle la
plusgénérale sa naissance varie cependant du
quatorzième au septième siècle avant notre
tydora, fille de Pélée et d'Antigone. — 2. Des- ère. Il descendit du séjour céleste dans le sein
cendant d'Oreste; fils de Penthilus et père de Mahamaya, épouse de Soutadanna, roi de
d'Andropompe. Magadha, au nord de l'Indoustan, et membre
BORYSTHÈNE (BORYSTRÉNÈS). Père de de la famille Chakia, la plus illustre de la
Thoas, roi deTauride. caste des Brahmanes. Sa mère, quil'avait
BOTACHOS. Fils d'Iocrite et petit-fils de conçu sans souillure, le mit au monde sans
Lycurgue. Il passe pour avoir donnéson nom douleur, après dix mois écoulés; il naquit au
au dème ou àla tribu desBotachides (suivant
Pausanias,Potachides), chez les Tégéates,
pied d'un arbre et ne toucha pas la terre
Brahma se trouva là pour le recevoir sur un
;
en Arcadic,
BOTCHICA. Fils du Soleil, suivant les
Mozcas, dieu législateur et civilisateur de Con-
,
vase d'or, et des dieux, ou des rois incarna-
tions des dieux assistèrent à sa naissance.
Des Mounis et des Pandits reconnurent dans
dinamarca. Botchica vécut deux mille ans ce merveilleux enfant tous les caractères de
dans la vallée d'lraca.On l'appelleaussiMem- la divinité, et à peine avait-il vu le jour, qu'il
quéthéba et Zouhé. fut surnommé Devata-Deva, dieu des dieux. Il
BOTRÈS. (
Filsd'Eumélus ouEugnotus) de
Thèbes.Sonpère, adorateur fervent d'Apol-
avait reçu au baptême le nom d'Arddhachid-
dhi. L'enfant divin fit de bonne heure des pro-
lon, ayant un jour sacrifié au dieu un agneau, grès incroyables dans les sciences. Sa beauté,
Botrès, ayant que la victime eût été placée sur comme sa sagesse, était plus qu'humaine,
l'autel, mangea lacervelle. Dans sa colère,Eu- et, lorsqu'il s'asseyait sous un figuier, le peu-
raélns saisit un tison enflammé, et, l'en frap- ple, assemblé autour- de lui, ne se lassait pas
;
pant à la tête, il le tua puis, le meurtre com-
mis, il futsaisi deregret. Touché de ses plain-
de l'admirer. Parvenu à la fleur de la jeu-
nesse, il se maria avec une princesse de sa
tes, Apollon le changea en une sorte d'oi- famille, non moins belle et non moins par-
seau du nom d'aérops ou aéropos Mérops (
Aplaster), oiseau qui fait sa couvée dans un
faite que lui; il en eut un fils, et, plus tard ,
une fille. Mais son cœur noble, déchiré des
nid souterrain et bat constamment des ailes. maux de ses semblables. ne respirait que
( Antoninus Liberalis. ) pour les en délivrer; un jour il s'échappe du
BOTRYOCHAITÈS. Celui dont la cheve- palais de son père, et s'en va dans le désert,
où doit commencer sa mission divine.Là il ral qui le distingue du brahmaïsme est celui
s'ordonne prêtre, se rase la tête de ses pro- d'une grande tolérance, d'un grand libéra-
pres mains, et, entouré de ses cinq disciples lisme opposé en tous points au système étroit
de prédilection, se livre à la vie la plus aus- et pétrifiant des castes. Ce ne fut sans doute
tère durant plusieurs années. Ce fut alors, d'abord qu'une tentative de réforme élaborée
ajoute-t-on, qu'il changea son nom en celui successivement par plusieurs pontifes. Les
de Gaoutama, et que le lait de cinq cents divergences qui existaient sur les points se-
vaches lui rendit 3a vigueur première, épuisée condaires occasionnèrent une scission entre
par le cours non interrompu de ses médita- les brahmes et le bouddhistes. Ces derniers
tions. Enfin, après des épreuves diverses, eurent des livres et des théories philosophi-
dont il sortit toujours triomphant, ses péni- ques à eux, et appelèrent à la prédication de
tences terminées, il déclare à ses disciples la parole quiconque se sentait mu d'une vo-

;
que le temps est venu de porter au monde
le flambeau de la vraie croyance les dieux
eux-mêmes descendent du ciel pour l'inviter
à répandre sa doctrine, et rayonnant de gloire
cation intérieure. Une fois l'Inspiration divine
élevée au-dessus des lois du sacerdoce, les
antiques barrières qui subsistaient entre les
castes tombèrent bientôt, et il se forma dans
ilse rend à Varanasi (Benarès) pour yoccu- l'Inde un ordre nouveau de prophètes appar-
per le trône des saints qui avaient enseigné tenant à toutes les classes de la société; ce
la loi dans les âges précédents. Malgré l'op- furent les samanéens, c'est-à-dire ceuxquiont
position de ses adversaires, qui lui reprochent vaincu leurs pasions. Les brahmes, cham-
d'être tombé dans les plus graves erreurs, il pions intéressés du système des castes, enta-
reçoit du peuple l'honorablesurnom deMouni, mèrent une lutte qui se prolongea longtemps
qui désormais est ajouté à son nom de Chakia. avec des succès variés. Ce ne fut qu'au hui-
Devadati, oncle de Chakia-Mouni, furieux tième siècle de J.-C. que la persécution or-
de ses succès, lui suscitait toutes sortes ganisée par Sankara-Atcharia expulsa défini-
d'obstacles. En ce temps-là les adorateurs du tivement le bouddhisme du cœur de l'Inde.
feu, venus de la Perse, cherchaient à propa- Mais il avait déjà franchi les limites de la

:
ger leur religion, vieille ennemie de celle de
l'Inde Devadati se mit à leur tête, et les
sectateurs de Siva étaient près de succomber
presqu'ile, et passé à Ceylau, dont il avait
chassé le brahmanisme, puis delà, comme
d'un second foyer, s'était répandu dans toute
sous ses attaques réunies. Mais le divin pro- l'Inde au delà du Gange, à Siam, dans l'An-
phète vint à leur secours, il confondit les nam, la presqu'île de Malaca et l'empire des
faux docteurs autant par sa science que par Birmans (Ava et Pégou). La Chine, dès le
sa force, et les contraignit à lui rendre deuxième siècle de l'ère chrétienne, les lies
hommage. Alors le bruit de sa vocation du Japon, en 552, avalent reçu le dieu, la
commença à s'étendre, et la doctrine de sa- première sous le nom de Foe ou FO, les se-
lut qu'il apportait, prèçjiée de toutes parts, condes sous celui de Bouts ou Pouis. Dans
prévalut peu à peu dans l'Hindoustan. On dit ces diverses localités, on substituesouvent à ce
qu'avant sa mort, arrivée àl'âge de quatre- nom celui de Saka ou ChaIda. Vers le même
; ;
vingts ans, il annonça que sa doctrine en du-
rerait cinq mille mais qu'elle serait proscrite
dans l'Inde, son berceau que ses disciples
temps, Bouddha, Bout ou Pout, fut porté
;
auThibet, et avec lui la civilisation et l'écri-
ture il pénétra sous les noms de Maha-mouni
souffriraient de violentes persécutions, et et de Sahia. ou Siga-niouni dans toutes tes
qu'ils se verraient forcés de fuir sur nne terre contrées situées au nord de l'Inde et jusque
la
étrangère d'où vraie croyance sortirait en- dans les steppes de l'Asie centrale, panniles
suite plus puissante que jamais, pour faire le Mongols et les Kalmouks. Kachcmire même,
tour dumonde. Il prédit aussi qu'au bout de siège antique de la religion de Brahmik, l'é-
cinq mille ans un nouvçl homme-dieu parai- changea contre le bouddhisme, et drjà les
il
trait sous le nom de Maidari. Puis alla se réu- Pères de l'Église nous parlent de Samanéens
nir à la divine essence, dont il était émané, à Bactres. — Aujourd'hui le bouddhisme avec
etfut adoré chez les mortels comme Bouddha, toutes ses branches compte dans le monde
c'est-à-dire,commesage inspiré, onprophète, cent soixante-dix millions de prtisans, se-
- à
ou Dieu même. Telle est, quelquesva- lon Balbi, dont on connaît l'exactitude cons-
riantes près la biographie du législateur-dieu,
laquelle n'est, à proprement parler, que l'his-
toire du bouddhisme, les nombreux pontifes de
;
ciencieuse. Ce savant Italien Axe la quantité
des chrétiens à deux cent soixante millions ce
qui porte l'excès de l'Église chrétienne sur la
ia Banclia nyant tous pris successivement la bandia bouddhique à quatre-vingt-dix mil-
qualification de bouddhas. Il est difficile de lions. le bouddhisme est doue le culte le
djsliQguer à travers ces divers récits ce qu'il plus répandu après celui de J. c.,et il l'est
a
y de vrai dans la légende miraculeuse du plus que le catholicisme (église latine), dont
saint et de réel dans son existence. Quoi qu'il
en soit, le système religieux de Chakia Monni,
qui forme la Dandjour ou Encyclopédie de
deux cent trente-deux volumes, est certaine-
ment originaire de l'Inde. Le caractère géné-
,
on ne peut porter le chiffre à plus de cent
trente-neuf millions de membres. — 1 es effi-
gies de Bouddha multipliées à l'infini, dans
les pagodes de l'Inde nord-ocetdenlalc, en
fatarje et en Chine, sont en général peu va-
rires. Un type uniforme se révèle toujours au
milieu des modifications de détails ducs au ca-
price des artistes. « Quelquefois Bouddha est
:
ment bon, infiniment parfait. Lui seul a une
existence réelle c'est le Pan dont les parties
diverses n'ont qu'une réalité illusoire (Maïa).
représentéallaitéparla belle Maya, sa mère, « Brahm, disent les Védas, est l'éternel, l'être

,
qui le tient sur ses genoux, et recevant des
offrandes de fleurs et de fruits près de là sont
desgroupes d'animaux chers à Buuddha, qui
défendit de verser aucun sang. Une auréole
,
par excellence, se révélant dans la félicité
et dans la joie. Le monde est son nom son
image; mais cette existence première, qui
contient tout en soi, est seule réellement
ceintlatête de l'enfant divin aussi bien que subsistante. Tous les phénomènes ont leur
celledesa mère. Ailleurs Bouddha, symbole
de la doctrine et de la sagesse, est presque
toujours représenté dans l'attitude de l'en-
;
cause dans Brahm; pour lui il n'est limité ni
par le temps, ni par l'espace il est impéris-
sable, il est l'âme du monde, l'âme de chaque
seignement ou dans celle de la méditation, et être en particulier. — Cet univers est Brahm,
la plupart de ses attributs ont trait aux il vient deBrahm, il subsiste dans Brahm, et
sciences dont on lui fait honneur. n porte Il retournera dans Brahm. Brabm, ou l'être
dans lapaume de la main et sur la poitrine le existant par lui-même, est la forme de la
carré magique divisé en quatre carrés plus science et la forme des mondes sans fin.
petits, ou le pentagone dans lequel se trou- Tous les mondes ne font qu'un avec lui, car
vent trois triangles;souvent le lingam, l'yoni, ils sont par sa volonté. Cette volonté éternelle
le lotus, le croissant de la lune lui sont don- est innée en toutes choses. Ellese révèle dans
nés; enfin il parait sur un trône, les jam- la création, dans la conservation et dans la
bes croisées, le manteau ou le cordon jaune destruction, dans le mouvement et dans les
du brahmane tombant de l'épaule gauche. formes du temps et de l'espace. » — Voulant
;
Du reste, 11 est ordinairement nu et de cou-
leur noire ses cheveux courts sont artiste-
un jourse produire, Brahm se révéla de trois
manières distinctes, en passant par diverses
ment relevés en boucles et frisés autour de
sa tète; parfois une boucle ou plutôt une
touffe prolongée surmonte toutes les autres,
et lui forme une sorte de coiffure; parfois
gieux des Hindous :
phases. Il est déterminé dans le système reli-
il comme Brahms, ou
créateur; 20 comme Vichnou, ou conserva-
teur et sauveur; 30 comme Siva ou Maha-
encore s'élève au-dessns de sa chevelure fri- deva, destructeur et rénovateur. Ces trois
sée une espèce de bonnet pyramidal; ses grands dieux, qui ont chacun respectivement
oreilles sont excessivement allongées par le pour symboles la terre, l'eau et le feu, et
poids des ornements qui les surchargent, et pour mèreBhavani, forment la trinité indoue
toute sa physionomie exprime avec une gravité nommée Trimourti. — Il faut remarquer que,
pleine de calme laprofondeur des méditations suivant les bouddhistes, c'est Adibouddha qui
DU il est absorbé. Une figure extrêmement est le dieu suprême, soit que Brahm ne soit
remarquable le présente avec sept têtes, qu'un être secondaire, ou seulement un nom
sans doute en qualité de Sourya.»(Creuzer.) d'Adibouddha.
BOUDHA. Nom du régent de la planète BRAHMA. Le premier membre de la Tri-
Mercure. Bouddha estfils de Soma et de Tara. mourti indoue. Première émanation de Brahm,
Il est le premier roi de la dynastie lunaire. et issu de sa parole divine, Brabmâ est con-
BOULJANUS.Idole antique, honorée par- sidéré comme le dieu créateur dans les qua-
iculièrement à Nantes. On conjecture que ce tre grandes traditions indiennes qui, en s'ac-
potestformédeBaaletdeJanus. cordant sur ce point, différent d'une manière
BOUNSIO(myth. jap.).Nomd'une femme du notable dans les détails. Nous allons les men-
laponquidevint miraculeusementmère de 500 tionner séparément. — il Suivant la cosmo-
utants, et fut admise au nombre des kamis, gonie des Védas, issu de Brahm par une suite
ous le nom de Bensatten. de transformations indéterminées, Brahma,
BOURE (myth. scand). Père de Bor. Boure assis sur le Lotus qui avait été le théâtre de
laquit des cochers de glace que léchait lava- sa naissance, resta plusieurs milliers d'années
ihe Audoumbla. absorbé dans la contemplation des eaux cou-
rinités duou
BOUTO
:
BUTO(myth, égypt.,. Une des di-
premier ordre elle fut la nourrice
vertes d'éternelles ténèbres. Tiré de sa lé-
thargie par une voix mystérieuse, fi Implora
a même que Latone chez les Grecs
l'outres, c'est la nuit des hivers.
;
u dieu Orus. Selon quelques-uns, Bouto est
selon
Bhagavan, qui lui apparut et lui fit voir tous
les mondes en germes dans son être. Brahrnâ,
après avoir reçu la faculté de les tirer de
BOUVIER. VAY, BOOTÈS. l'abime, commença l'œuvre de la création.
BRESIA Fille de Cinyre et de Métharmé. Il créa d'abord les sept Souargas ou sphères
Elle fut, ainsi que ses sœurs, persécutée par
énus, et alla mourir en Égypte
BRAHM, nommé aussi PARABRAHMA ou
;
étoiiées, éclairées par les Devatas ou génies
lumineux puis Mritloka, ou la terre avec ses
deux luminaires, et enfin sept Patalas ou
MAGAVAN, est le dieu suprême qui enve-
ppe régions inférieures, éclairées par huit escar-
tout le système religieux des Hindous, boucles, placées sur la tête de huit serpents.
est unique, existant par lui-même, sans Il s'occupa eusuitedes êtrtHI qui devaient peu-
ommencement ni fin, tout puissant, infini- pler l'immensité et créa un nombre infini
d'esprits célestes, parmi lesquels on remar- grand poëte dramatique, l'auteur de Sacoûn-
que lesMenous, les Riehis, les Vassous, les
Mounis, les Gandharvas, Jes Apsaras, etc.
De son hymen avec sa sœur Saraçouati, il
eut ungrand nombre d'enfants, desquels sor-
;
tala. — « Braha, » dit Creuzer a c'est Brahm
déterminé c'est l'énergie créatrice de Brahm;
c'est l être descendant dans la forme, la subs-
tance se révélant dans le phénomène, l'esprit
tirent lesDevatas, génies bienfaisant,, et les venant animer la matière, le mot universel,
funestes Daitias. Enfin, pour peupler la terre, le roi de la nature, la loi du très-haut gou-
Urahnriâ tira de lui-même Menou Souaiam- vernant le monde, qu'elle a fait d'après les
thouva, auquet-il-donna pourfemme Satarou- lois invariables qu'elle-même s'est prescrites.
pa. Suivant une autre tradition, ce furent les Brahmâ, c'est l'âme du monde, c'est la ma-
quatre fils du dieu, Brahman, Kchatria, trice des êtres, le père, le générateur, le
Vaicia, Soudra, qui devinrent les chefs des plus ancien des dieux, le maitre de toutes
quatre castes fondamentales et remplirent les créatures, le régulateur des éléments, le
la terre d'habitants. — 2° Le Manava-Dharma- frère aîné du soleil, le type du temps et de
Sastra présente la même tradition, avec les l'année, l'oracle du destin, la couronne de
modifications suivantes. Brahm l'être des l'univers. Brahmâ. c'est l'intelligence incr-
êtres, s'étant produit sous la forme d'eaux née dans le monde et dans l'homme, au com-
primordiales, sur lesquelles flottait l'œuf d'or mencement des temps, s'y incarnant de
d'où sortit Brahmà, celui-ci en reçut le nom nouveau dans le cours de chaque âge, à cha-
de Hirania-gharba(l'utérus d'or et de Narâiana que révolution de l'univers. Il est la parole
(le flottantsur les eaux;. Le nouveau dieu or- par qui tout fut créé, toutestvivifié; ilestle
ganisa d'abord le monde physique, en déve- chef Invisible des brahmanes, le premier mi-
loppant les semences de toutes choses con- nistre du très-haut, le prêtre, le législateur
tenues dans l'œuf symbolique; de ses trois par excellence, la science, la doctrine, la
grandes émanations, Mana, l'intelligence in-
définie, Ahankara.l'intelligence déterminée,
»
loi, la forme des formes. — L£&J>rahiuanes
invoquent régulièrement Brahmâ, matin et
et Mabauatma, la grande âme, la dernière
vivifia les cinq éléments que la seconde avait
soir, en jetant trois fois de l'eau a ec le creux
de leur main sur la terre et vers le soleil; ils
déterminés, et Brahma-Mana forma tous les l'implorent à midi, en lui offrant une simple
êtres animés. De la combinaison de cette fleur, et dans le sacrifice du feu ils lui pré-
,
trinité avec la pentade des éléments sortit la
création tout entière au commencement de
sentent le beurre clarifié. Parmi les nombreux
:
surnoms qu'ils donnent à ce dieu, il faut re-
laquelle apparurent les dieux et qui se ter-
mina par une dernière transformation de
Brahmâ, laquelle donna naissance à l'espèce
humaine. 3° La Mimançà représente Maïa
comme faisant sortir le très-haut de ses pro-
,
marquer les suivants Adajaval , semblable
à lui-même; Abariedi, l'illimité;Souadacal
ou Souadaçatta qui est par lui-même; Son-
aïmbhou, même sens; Ananda. sans com-
mencement; Achariri, l'icnrpore; Tchas-
fondeurs et comme produisant la mer de
lait et l'amour, Kama. Elle enfanta ainsi les
mondes. Dans cette deuxième création,
:
tava, le vengeur; Solcbdava. le createur;
Parama, lebienfaiteur l'arabaca, l'excellent;
l'arabralunà,le grand Brahm Paraméçouara,
Brahma porte le nom de Radjah. — 4° Enfin, le seigneur très-haut; Içouara. le seigneur;
suivant tes bouddhistes, Brahma n'est créa- Tchatouranana, aux quatre visages; Kama-
teur qu'en sous-ordre; et n'apparaît qu'après laçana, assis sur leLotos. — Les peinturesJu-
la production des dix premiers génies céles- doues représententBrabina avec quatre têtes
tes, issus d'Adibouddha. Dans ce système ou quatre faces; le dieu tient dans ses qua-
les détails de la création différent un peu tre mains, la chaîne qui soutient les momies,
des précédents. — Enorgueilli cependant de le livre de la loi, le poinçon à écrire. et le
cet immense pouvoir, Brahmâ osa se révolter feu du sacrifice. Au-dessus de ses télés ornées
contre Brahm, voulut s'approprier une partie de Lotus s'arrondit une conque surmontée
des mondes, et, en proie à unepassion Inces- d'une flamme. Porté quelquefois sur l'œuf du
tueuse, poursuivit de ses prières criminelles monde, on le représente aussi couehe dans
sa sœurSaraçouati. En punition de son crime, les feuilles de Lotus, mais il a le plus ordi-
il fut précipité du haut des Souargas dans le nairement pour monture le grand oiseau
fond de l'abîme, et, pour obtenir un entier Hamsa.
pardon, fut obligé de passer par quatre incar- BRAHMADIKAS, autrement PRADJAPA-
nations terrestres pendant le cours de quatre Tis, génies créés parBrahinà, particiiuul,
;
âges. Pendant le premier, Il apparut sous les I
sous ses ordres, à la création et a ordon-
traits du corbeau-poëte, Kakabhousnnda nance des mondes. Ce sont en quelque sorte
pendant le second, sons ceux du paria Val- les ouvriers de Brahmâ. Aussiles nomme t-on
souvent les dix Brahmâs ou 1rs grands Brah-

auteur duRamaïana ;
miki, d'abord brigand, puis grave et austère
pénitent, interprète renommé des Vêdas et
pendant le troisième,
sous ceux de Viaça, poët et aucur du
Mahabharata, du Baghavat, etc; enfin pen-
manes. Ils tiennent le premier rang après les
quatorzeMenous, et ont poursubordonnés
lesPitris ou Patriarches, qui hahitent dans la
lune, et qui, pères et générateurs pacifiques.
dant le siècle noir, sous ceux de Katida, le comme les Brahmadikas, exécutent le détail
dosopérations voulues par ceux-ci. Quelques Brangas le fil ensevelir sur la place même ou

premier Menou :
traditions font naître les Brahmadikas du
d'autres veulent que neuf
d'entre eux aient été produits des différentes
il avait ététué, etdonna son nom àlaville
d'Olynthe, qu'ilfonda en Sithonie(Macédoine).
BRAURON. Héros qui a donné son nom à
l'undesdémesdel'Attique.
parties du corps de Brahmâ, qui estle dixième
BRALROIVIA Surnom sous lequel Diane
ou le premier des dix. à
étaitrevérée Athènes et à Sparte. Il est tiré
BRAHMALOKA. Le ciel de Brahma.
fils
BRAHMAN, ainé de Brahma, fut créé dubourgdeBrauron dans l'Attique, où abordè-
rent Iphigénie et Oreste, apportant la statue
Ille la bouche de son père, qui lui donna les
quatre Védas ou livres sacrés. Ayant voulu de la Diane taurique. A Sparte, c'était devant
l'autel d'Artémis Brauronia que l'on fusti-
ne marier malgré sa
volonté, il n'obtint pour
Femme qu'une fille de larace maudite des geait les enfants, afin que le sangjaillit sur
géants. De cet hymen naquirent les brahmes, l'autel, dernière commémoration des sacrifi-
nterprêtes sacrés des Vedas, et ministres des ces humains anciennement offerts à la déesse.
sacrifices offerts par lesIndous à leurs dieux. — On célébrait en son honneur à Brauron
Les trois frères de Brahinan donnèrent nais- une fête quinquennale,où l'immolation simulée
lance aux trois autres castes. d'une victime humaine rappelait également la
BRAHMANDA. Brahma déjà sorti des pro- coutume des sacrifices humains.
fondeurs de l'irrévélation et commençant à BRENTOS, Fils d'Hercule. Il passe pour
prendre les formes decréateur. à
avoir donné son nom laville de Brenté-
BRAHMANYA. Littéral.,Relatif Brahma à sion (Brindusium), ou Brindes sur la côte
la
de merAdriatique.
ou aux brahmanes, 1. Surnom du dieu Kar-
ikeya, considéré comme le principal protec- BRÉTANNOS. Père de Celliné, laquelle eut
eur de l'ordre des brahmanes. — 2. Nom de d'Hercule Celtus. Voy. CELTINÉ.
1 planète Saturne. BRETTIA. Nymphe qui donna son nom à
BRAHMAFOURI. Ville de Brahmà. Nom l'Abrettène (Mysie).
le la capitale de Brahma, située sur le mont BRETTOS. Fils d'Hercule et de Balétia. Il
Lélasa.. a donné son nom à la ville de Brettus en
BRAHMAPOUTRE. Fils de Brahmâ. Nom Tyrrhénie.
un fleuve qui sort du lac Brahmâ Kounda. BREVIS, PARVA. Brève ou petite. Sur-
le Brahmapoutre estfilsde Brahmâ et d'A- nom de la Fortune; suivant Plutarque, une
oghâ. chapelle, dont on rapportait la fondation à
BRAHMARCHI (myth. ind.). Littéral., Richi Servlus Tullius, lui fut érigée à Rome sous
es brahmanes. Nom d'une classe particu- ce nom.
ère de Richis ou saints divins. Le plus cé- BRIACAS. Fils du roi arcadien Æginète, et
tbre des Brahmarchis est Vacichtha. frère de Polymestor.
BRAHMES.— Voyez BRAHMA et
BRAHMAN. BRIARÉE (BRIARÉOS). 1. Géant à cent
mains, le même qu'Egéon n° 3. — 2. Cyclope.
BRAHMI. 1. Nom deSarasvati considérée
bIOme la déesse del'éloquence.— 2. L'une Le même qu'Egéon n° 4. Voy. ce nom.
es hunt mères divines desêtres créés, la BRIMO. La courroucée ou la terrible.
kti ou l'énergie formelle de Brahmâ. 1.Surnom d'Hécate ou de Proserpine. (Apol-
BRANCHIDES (BRANCHIDÆI. Descen- lonius et Tzetzès.) — 2. Surnom de Cérès.
Imts de Branchus. Prètres d'Apollon à Di- (Arnobe.) — 3. Surnom de Cybèle (Théodo-
yme, où se trouvait l'oracle dit des Bran- ret). — Le scoliaste d'Apollonius donne à ce
mot un tout autre sens que celui qui est in-
hides, Voy. BRANCHOS
BRANSCHOS. Enroué. Fils d'Apollon, ou
ait une de Smicros de Delphes. Sa mère
utrement
Milésienne. Au moment de le met-
,la
diqué ci-dessus. Suivant lui. il viendrait de
~êpojxoç lepetillementdu feu, et aurait
traità torche que portait Hécate.
e au monde, elle eut un songe dans lequel BRINGHI. Apsara qui préside aux jeux et
lui sembla que le soleil passait à travers aux plaisirs. Il occupe le centre du chœur
m propre corps, ce qui fut considéré par les dans lesdanses auxquelles Vichnou prend part.
evins comme d'un présage heurenx. La des- BRISA. Nymphe qui passe pour l'une des
is elle donna le jour à Branchos, qui se dis- nourrices de Bacchus.
ngua par sa beauté. Fils d'Apollon, ou aimé BRISÆ. Les nymphes de Brisa.
dieu,
cle il obtint de luilascience de la divi- IIRISÆOS, Surnom de Bacchus, tiré du
tion, et fonda à lJidyme" près de Milet l'o- promontoire de Brisa dans l'Ile de Lesbos.
des Branchides, qui jouissait, après celui ou du nom de la nymphe Brisa, l'une de ses
Delphes, de l'autorité la plus haute, parti- nourrices.
lièrementauprès des loniens et desEoliens. BRISÉIS. Nom patronymique par lequel
Apollon était révéré à Didyme sous les Hippodamie, fille de Brisès, est habituellement
rnoms de Didymœos, Philesios, Delphi- désignée. Après la prise de Lyrnesse, elle
ios. Voy. ces noms. échut à Achille dans le partage du butin.
RANGAS. Fils de Strymon, roi de Thrace; BRISÈS. Fils d'Ardys et roi des Lélèges de
ère de Rhésus et d'Olynthus. Ce dernier Pédase, ou prêtre de Lyrnesse. Il fut père
vant été déchiré à la chasse par un lion, d'Hippodamie, appelée d'après luiBriséis.
à la pêche et à la marine; comme telle..
BRISSONIOS. Un des fils de Priam.
RRITO. Fils de la Terre. Il
aux Bretons. Voy. BRETANNUS.
donna son nom
Crète.
née
la déesse
:des ports et
navigation peut-être est-ce de son culte
celui de
BRITOMARTIS. Surnom de Diane enDpitw lorsque les deux divinités s'identifièrent.Aussi
Diane a
la
emprunté
protectrice de la
cet élément
que

de
Ce nom est communément dérivé (ilopà) les temples de Britomartis aussi bien que
bonne, bienfaisante, et de ¡J-ci(rnç dans l'o- ceux de Diane étaient-ils généralementplaces
vierge. Britomartis parait avoir été, les bords de la mer. Elle semble d'ail-
déesse de la nature révérée par sur été aussi comme déesse
rigine, une Crète, di- leurs avoir conçue
les chasseurs et les pècheurs de la bien que de la lune. En effet, sur des monnaies ro-
vinité indigène, distincte de Diane uneétroite maines du temps de l'empire, Dictynna est
danssonessence,elle eût avec elle représentée avec le croissant. — Elle a été
do
affinité. Mais. lorsque le culte de la Dianedeux aussi identifiée avec Hécate.
les
rienne se fut introduit en Crète, Déesse qui révélait le sens des suu-I
divinités, en raison de cette amOILt:Britomartis u BRIZO.
ges ou envoyait des songes prophétiques.
entrèrent dans un rapport intime. de Elle était révérée à Délos, ou les femmes
compagne des
se transforma en une nymphe Pausa- lui offraient en sacrifice, dans vases qui
Diane et aimée d'elle. ( Callimaque et avaient la forme de petites barque,toutes
nias.) Suivant le scoliaste d'Aristophaneelle ,
sau-
lui
seo- sortes de mets excepté du poisson. Elles un
vèe par la déesse dans un danger, le ploraient son secours pour toute chose, mais
érigea un temple; ou bien, suivant de son plus particulièrement pour l'heureuse tra-
liaste de Callimaque, Diane empruntarévérée versée et l'heureux retour desnavires. On
amie le nom de Britomartis, et fut
en Crète sous ce nom. Puis toutes
finirent par se confondre en un même
les deux
être ; dérive
BROMÉ
son nom
ou
de
BROMIA.
,
épiÇw assoupir.
Une des nourrices de
parmilesnymphes
-
(Euri- Bacchus. Hygin la compte
Britomartis devint fille de Latone placée dans la cons-
pide, Aristophane, etc.). - Les mythes re- de Nisa.
tellation Elle fut, dit-on,
rapporteaussiqu'elle
latifs à Britomartis considérée distincts comme
:-
nym-
phe, forment deux groupes etdelafille futBROMIOS.Lebruyant.Surnom de Becchusrajeunie
des Hyades
par Médée
On
ou bien par Thétis

bondes etàla
;
a. Britomartis était fille
d'Eubulos, Carmé c'était une
Gortyne.Elle chasse,
de Jupiter
et
se plaisi~il devint
au.. "\JU<
nymphe
extrèmement
de tiré
.u..- Chrysostôme,
des
soit,
éclats (le
comme
bruyants
-"cu
-
le
--
veulentDiodore Dior
de
_;1
la
..u. n
'l'\nnit
foudre,
et
milieu
-- du---n„;
soit
neuf mois Bromé, de ses nourrices soit enfin du
parMinos,
chère à Diane. Poursuivie
quil'aimait, depuis
tomba, fuyant, caractèrebruyantdesprocessions desc-
de
chantes.
une
elle en
dans des filets de
dans une rivière, et se pritautre récit, elle se Danaïde Éroto. Voy. DANAïDES.
pêcheur; - 2. Fils d'Ægyptus. époux de la

précipita du haut ne
ou, suivant un montagne dans la
même prise dans BtLMtUS. Centaure
Pirithoüs.
tué par Cænée aux j
mer, où elle se trouva de puis elle l'éleva noces de
:
des filets Diane la délivra;nouvelle divinité
à la dignité de déesse. La Crète maisaussi piter.
BRONTÆOS. Le Tonnant, Surnom
de Ju-

futrévérée non-seulementen Tonnerre. Nom de l'un des cour- -

c
BRONTÉ.
à Égine, où
l'appelait
elle se
Dictymna
nommait
ou
Aphæa.
Dictynna
En
(de
Crète BRONTÈS-
oix- siers du Cyclope.
soleil. fils d'Uranus (le cicl)
oa
de la
~Tuov, fille
filet). - b. Elle était fille de Jupiter et
Elle aimait la et de Gé (la terre). Voy. C«XOEES.
même que Broteas n°
de Phénix, Carmé. d'éternellevirgi- BROMTEUS. Le
solitude, et avait fait vœu rendit Argos, et
la -u-'- ,
l'hénicie elle se
'D.,¿
à n, fi.
(oud'Agliaïa).
IÉtant t
Fils d'un
de e laideur
Vulcain et de Pallasi
nité. De
auprès des filles
Anchiroe.
._C_-
d'Erasinus
De là elle
Byzé,
passa
.U''
Mplil-
jusqu'à en se jetant dans le feu.
dégoùt,
Suivant
et oút
extrême
fin a la s,enn(,
Mæra et -.les habitants lui rendirent il prit la vie en Ovide, Il s,~
Cephallénie, dont
des honneurs divins sous le nom
Crète,
de Laphria.
ou Minos
-2.
serait Guerrier
précipité renommé
dans au le cracombat
tère du
de cest.
J'Etiia;
Elle se transporta
lapoursuivit; cachèrent
mais
ensuite
elle
en
se réfugia
sous
chez
leurs
des frèrejumeaud'Ammon
filets. e.[
et
il fut
partisan
tlié avec
de
son
Per.,é(,
frèr
pécheurs, qui la duqu
lille prit de
vérée comme une
là le nom de
divinité.
Dictynna,
Un
et
marinier
futré-
(An- par
Pirithous
Phinée. -le
aux nocespar centaure
3. Lapithe tué
Grynée,
aux qui
noceslançdb

dromèdes)
menacéedeviolence.
la conduisit de Égine.Là,
elles'enfuitde'labar- sur
Crète à
où son temple
nommelui aussi -
auteL. 4. Père
un Thyeste.Clytemnestreavait
de Tantale. On J:
Agamemnon. (l'a,£
é
bois sacré de l'île a vant d'être à
que dans un épouse
le sanctuaire
se voyait d nsdeDiane,
la suite, elle
et, étant
Aphæa,
entrée dans
disparut. Les sanias.)
et lui consa-
son
traditiondes - fi. Magnètes.
Fils de Tantale, suivant ur1
Il f~briqua-et ér~e'
(localité de
Éginètes la nommèrent les rochers de Coddinos
grande et spéciale
temple (Antoninus
divinité d'une Libéralts). sur aujourd'hui inconnue ) iii prenÜè¡5
crèrent un primitivement la Magneste
Britomartis était donc
tribu ildQn-
BROUIN. La divinité suprême, selon les BULON. Fondateur de la ville de Bulis, en
,
féùgi. secte de Banians. en l'hocide. (Pausanias.)
BRUSOS. Fils d'Émathius. Il
passe pour
voir donné son nom à une région de la Ma-
édoine, appelée Brusis.
,
BUNÆA. Surnom de Junon, à laquelle Bu-
nos fils de Mercure, avait consacré un tem-
ple sur ia route qui conduisait à l'Acruco-
BRUTUS. EilsdeSilvius, petit-fils d'Énée,
, rinthe.
premier roi des Bretons, dans les légendes BUNICHOS. Fils de Pâris et d'Hélène.
allo-romaines qui eurent cours durant le BUNOS.Fils de Mercure etd'Alcidamie./Eé-
moyen âge. Brutus, ayant eu le malheur de tès, partant de Corinthe pour la Colchide,re-
uer son père par accident, se réfugia en mit à Bunos le sceptre de Corinthe.
rèce, puis, sur l'ordre de Diane, il passa BUPHAGOS. Le mangeur de bœufs. 1. Hé-
ans Elle de Bretagne, où ses descendants
egnèrent jusqu'à l'arrivée de César.
BRYCÉ. La même que BÉBRYCÉ.
BRYLLA.. Fille de Minos, épouse d'Hyricus
t mère du chasseur Orion, qu'elle eut deNep-
,
ros arcadien, fils de Japet et de Thornax, et
époux de Promné. Il reçut chez lui Iphiclès,
frère d'Hercule qui avait été blessé dans le
combat contre les Molionides, le soigna et,
après sa mort, lui rendit les devoirs de la
une. sépulture. (Pausanias.)Ayant ensuite ose
BUBASTIS. Déesse égyptienne de la troi-
ème dynastie, fille d'Osiris et d'isis. Les
poursuivre Diane sur le montPholoé, la déesse
le tua à coups de flèches, La rivière de Bu-
rees l'identifièrent avec Diane. Comme celle- phagos en Arcadie fut ainsi nommée d'après
i, en effet. Bubastis était déesse de la lune, lui. — 2. Surnom d'Hercule, de Lépreus, de
présidait à la naissance des enfants. Théagènes, deMilon et de Titormus. (Eus-
BIBO. Voy. HiBou. tathe.)
BUBONA. Déesse tutélaire du bétail des ( BUPHONAS. Héros sicilien que tua Her-
neufs), chez les Romains. (Saint Augustin.) cule, lors deson passage en Sicile. (Diodore.)
BUCÉROS. Le dieu aux cornes de tau- BURA. Fille d'Ion (ou de Jupiter) et d'Hé-
aft. Surnom de Bacchus.
BUCOMON* x. Un des cinquante fils de
lice. Elle a donné son nom à la ville de Bura
en Achaïe.
caon '— 2. Fils naturel de Laomédon. Il BURAÏCOS. Surnom d'Hercule, qui avait
lit de la nymphe Abarbaréa deux fils, Æsé- dans une grotte, près de Bura, au bord du
us etPédasos. (Iliatle.) -3. Fils d'Oiseas, Buraïeut, une statue et un oracle. Le dieu
etit-fils de Cypsélus et père de Phlalus. donnait ses réponses au moyen de dés mar-
tisania-s.) qués de divers signes. On priait d'abord de-
BUCOLOS. 1. Fils d'Hercule et de Marsé, vant la statue, puis on prenait au hasard
lie des filles de Thespius. (Apollodore.)- dans un tas quatre dés que l'on Jetait sur
de
Filsd'Hippocoon, Lacédémone. Il futtué une table. Un tableau suspendu dans la grotte
rec son père et ses frères par Hercule.
giollodore.) offrait l'explication des signes.
— 3. l'ère de Sphelus, tué par BUSIBIS (BOUSÉIRIS, BOUSIRIS). Prince
née au siège de Troie. égyptien que la mythologie grecque fait figu-
BUCOUIS. Même signification que Boee- rer dans la fable d'Hercule. Il était fils de
Surnomlatin de Bacchus. Neptune et d'Anippe , ou de Lybie, ou bien
BUDÉU. 1. Celleguiattellelestaureaux. encore de Lysianasse. Cette incertitude sur le
îrnora de Minerve à Athènes et en Thes- nom de sa mère a donné lieu aux évhémeristl's
Ilie. -2. Béotienne, épouse de Clyménus et
ère d'Erginus. Snivant Eustathe, elle au- ;
de distinguer trois, quatre et cinq princes du
même nom mais la conformité des rôles, et
lit donné son nom à la ville de Budéion en surtout la lutte que tous soutiennent contre
cotie. — C'est le même personnage que Hercule, démontrent assez qu'il ne s'agit au
zygë"
lBumhos.Voy. ce nom. fond que d'une seule fable transportée, suc-
Fils d'Argus, lequel fonda et cessivement sur divers théâtres. — a. Au
mmadetonnom la villede Budlum (Bu- commencement du règne de Busiris, l'Égypte
lion) en Phthiotide. fut neuf ans de suite en proie à la famine.
BUGÉNÈS. Issu du taureau. Surnom de Un devin de Cypre annonça que ce fléau ne
cchus. cesserait que sous une condition terrible : les
a.
Mji.asA. Labonneconseillère, — Surnom
Thémis. POil. EUBULOS. — b. 'Surnom de
dieux demandaient qu'on immolât chaque an-
née à leurs autels un étranger ou, selon d'au-
nerve. Les magistrats, à -leur entrée en tres, un homme à cheveux blonds, couleur
ncttons, sacrifiaient à Athéné gulwa.(Stii- rare chez les Égyptiens. Le devin fut sacrifié
IS,) le premier et cent victimes tombèrent ensuite
BULEÔS, Leconseiller. Surnom de Jupi- successivement, jusqu'à ce que Hercule eut
r en tant que dien tutélaire des assemblées abordé en Egypte. Chargé de chaines pesan-
peuple. tes, il est traîné devant le roi, qui va le faire
IftULEUS. Fils d'Hercule et d'Éleuchie, une périr; mais tout à coup il brise ses fers et tue
iS filles de Thespius. Busirjs, Amphidamas son fils, etCbalbès. Les
BULIS. Thessalienne, femme d'Anther et sacrifices humains furent alors abolis en
re d'ifgypius. YOll. ce nom. Egypte. 6. Suivant une autre tradition, Bu-

des fils nomme Éryx. (rofJ. KRYX.) Pausanias lui
AIbinlides.
.iri< étant devenu amoureuxqui s'appreaient donne aussi pour filsPolycaon.— 3.Cephale
Athénien,
des pirates
les fit enlever par Egypte, lorsqu'Hercule les Il
fils de Pallas. fut député,avec et
àlitles ramener en
périrainsi
enfinuneautre
laissé légende
Égypte
-
Busiris. c. Busiris est aussi
roid'Espagne,suivantquelquesmytliographcs,
que
fait de Un un vice-
Osiris, lorsqu'il partit
Strabon
Clytus. vers Kaque, à Égine pour demander
secours contre Minos. (Ovide.)
qui, avec Tlepolème, le fils
- 4. Argien
d'Hercule passa
d'Argos à Rhodes. Dans la suite Tlepolème,
, confia a
par partant pour la guerre de Troie,
roi
pour son
en
expédition des
entermesexprès que la fable
Indes. - dit
de Busiris n'a Butés le gouvernement de la colonie nais-
(Virgile.,
d'autrebasequel'odieuse inhospitalité et les sante. —5.Teucrien tué par Camille.guerriers
ll's etrangers - Virgile mentionne encore deux
reprochés par precé-
sarrifiet's impit's
hypothèse, nous de ce nom, probablement distincts du
une Ainsi,dans cette
d'un peuple, d'une le-
Grèce,
aux personnification
Busirites.
roi mythique, si fameux en dent. — 6. Héraut d'armes d'Anchise,
verrions dans le quel fut ensuite gouverneur d'Ascagne.Butès.
iteniantdesladrosteuniv. si ui'TlS. Surnom de Vénus amante de

et
Quoi qu'il en soit, de nom-
ville tout entière. représentent l'a- IIUZlGÉ. Celle qui attelle les taureaux.
antiques mère
breuses peintures Celk que Millingen a re- Fille de Lycus, épouse de Clyménus, et
,{'nlUrc de Busiris, représente le d'Erginus. Foy. BUDÉIA.

ces.
prorluite dan~ se's f~açes Grecs
Inxt' barbare, guziGLs. Celui qui attelleles taureaux.
de !\1.l'mphis vétu avec un Surnom un d hros de l'Attique.qu. passait
tyran
dont il me - pour avoir le premier attelé les taureaux laa
la droite un couteau Hésyohiuset Arisioie,adiisoci"-';
et tenant de fers. écarte charrue.
t'instrument
Hercule.
nacerepoussant
et, demort -I hr;."
l.IUI-'"avecO> son
ps
w - gauche,
coude le nommentKpiménide.
leseselavesQuis'dforeent en BYBLIA.Surnom de Vénus tiredelavill -
le
vainde conteiiir, ma!lwe,sousla- de Byblos en Phénicie, où elleavaitun teui-
sa
nusiris
Quelle Rusiris 'l'a
époux vD perir.
perir, - 2. Fils d',Egyptus et DY
tua la nuit de ses no-
pic.HUI..
Fille de Milétus etd'Idothée, ft
de Caunus. D'autres lui donnent pour
sœur Ayan
BUSTÉMCHUS.Dieugermanique.Sonidole mère Tragasia,ou Aréia, ou Cy"née, îllicfte quil
subsiste
BUTÈS.1.dc
consanguin
encore afils
sondershausen.
Lycurgue.de
Thrace, la
A Eorsuite
frère
ée, etd'une ne put
pour Byblis un
conçu vaincre,
Caunus
sentiment
s'enfuit de la maison
villenatale. et
paternelle, ainsi quedeMilet, saaffligée e cet
la
tentativecontre viedecelui-ci,Butèsfut alla s'établir en Lycie. Byblis,
chercha longtemps et, le ne
à
banni par son
colonie Naxos. qui
nommée
père, l'envoya
alors
fonder
Strongyk,
une disparition,
trouvant
suivantDiodore.cependantlesnouveauxco- naquit une source le plus grand nombre,
pas,
le
elle se
qui
pendit.
porte Je
De sespeurs
nom de Byblh.

sur la côte
étaient de la
sans Thessalie.
femmes; ils résolurent d'en (Conoll.)
c'était -
Byblis
Suivant
même qui avait conçu le senlt-
Ions
enlever, et dans ee desseinfirent une descente
c'était le temps ment illicite De là la fuite de Caunus la courc
desDionysies.Les cumpagnons deButès s'em- errante de Byblis et sa mort rapportée ci-dh- elle
raconte aussi que de désespoir
Bntès lui-même
parèrent des enleva
femmes qui
Coronis. célébtaient,
les Mais eelle-ci sus. On
voulut
se précipiter du haut la
d'uneretinrent,
montagne et
dans la mer; mais les nymphes
ayant de
geanee Bacchus,
invoqué Butéslefut
contre ravi
frappé ven-
s,eurdefohe, l'ayantassoupie, elles la rendirent immortelle.
la
des Hamadryades Les;
d se
alla et
Téléon deZeuxippe,
jeter dans unou de
puits. -
Pandionet
2. Fils de Depuis
de habitants
lors elle
ont
est
donné
une
à la
de
source quiJaillit de
Pletirsde
Pausanias, on
Byblig.
Zeuxippeetfrèrerid'EErrpecchhtihneéee,Pprobablement cette montaane le nom

aai»«^-
(Antoninus Ubcralis.) D'après
clu'Éribotas, pasteur, agriculteur et
le même voyait de son temps -Suivantl
"'l'l'VI' et
héros athénien. deNeptune au", Argonautes.
il est (Poseidon
parmi les
"U'U' -.- - --A Senne
Érechtheus),
- let une fontaine du nom de Byblis.
Byblis auraitdonné so,
compté
mycus
l'
la
et
,oort.de pandion, il
l'
Erer!ttheulnsituésur Acropolis.
était
devint
consacré à
prêtre
Athènes
de Mi-
nom
dans dieux,leur
à
de Byzance,
ville de Byblos
BYRSEUS.Roithrace.qui,visitépar
la
fit accueil
en Phénicie.
hospitalier et obtin,
I
autel lui un

i La famille
Un
des regardait deux un fils, quifut Orion. FOY. ORION- Bé
son Ktéobutades le
des Bysnécns, tribu des
commeButades
- pouLaIra-
ou Bulésl'Argonaute, Roi
que ondonne
l'IsdeN
nomme
ancêtre
p lors
(Eustathe.) La tra-
du passage des
BYSNOS.
bryces en Bithynie. H fut tuépar
BYSSA.
tite-fillede
Fille d'Eumelus,
Mérops, sœur d'Agron
lIus.
de l'ile de Cos, P"
et 4eAéi
de men
dition rapporte queles Sirènes, Butés seul, rapis. Elle fut changée en un oiseau
Argonautes devantd'l,)rphée,céàa au perfide BYSTOS. Von. AGRON.
malgré les
attrait dt!
drorts
chant de,% Sirènes, t se precipita Lapithe,
fiancée de Pirithoüs.
père
Neptune
d'Hippodamie,

et de CérocssA.
Servius et ¡\poUodort', .eeUeen aurait eude
Sieile, lui un
où, d'après BYZAS. I. Fils de
le fOq-J
la fille de Jupiter et d'lu. Il passe pour
IÀIY
et le transçorta à
dateur de Byzance. (Étienne de Byzance et Dio- (
BYZÉNUS.FilsdeNeptune,
dore.) — Suivant Ottfried Müller, la présence Érasme { Adag. 323 ),
qui,
suivant
se distingua par son
de la fable «l'Io révélerait ici une colonie ar- franc-parler, lequel devint proverbial.

,
gienne. — 2. Chef des Mégariens qui fondè- BYZÈS, Roi des Bébryces.C'est probable-
rent Byzance, l'an 3 de la trentième olympiade. ment une mauvaise leçon pour Bysnos. Voy.
BYZÉ. Une des filles d'Érasinus qui reçu- ce nom.
rent à Argos Britomartis.
c.
XAAIÏTHOS. Fils d'Océan. Envoyé par son plus tard. Sous leur première forme, comme
père à la recherche de sa sœur Mélia, et trou- propoloi phrygiens et dieux de Samothrace,
vant celle-ci au pouvoir d'Apollon, il mit le
à
WU l'isménion, sanctuaire d'Apollon situé
près de Thèbes, et fut tué par le dieu, qui le
:
et de Calliope ils ont un emploi mystique
et viennent de Phrygie. Le scoliaste d'Apol-
,
la tradition les désigne comme fils de Jupiter

frappa d'uneflèche. On montraitson tombeau


près de la fontaine de Mars. (Pausanias.)
CABALLIE.Fonscaballinus (Perse.), fon-
;
lonius nomme Cabires deux fils de Jupiter et
d'Électre, Dardanus et Jasion leur nom gé-
nérique leur vient de Cabeiros, montagne de
taine consacrée aux Muses, qui prenait sa Phrygie où était leur séjour. Jupiter et Bac-
source au pied du mont Hélicon. C'est la chus sont aussi deux Cabires, dans le my-
même quecelle d'Hippocrène. the de la Cybèle phrygienne. Comme dieux-
CABANDHA. Monstre horrible, dont un ministres identifiés avec les dieux supérieurs
des fils de Daunou, métamorphosé par Indra,
revêtit la forme. Cabandha était gros comme
une montagne; il n'avait ni têle ni jambes,
,
(ainsi Callisto et Artemis), les Cabires sont au
nombre de trois, Axiéros ou Cérès Axiocersa
ou Proserpine, Axiocersos ou Pluton, auxquels
mais des bras longs d'une lieue, que lui cou- on ajoute quelquefois un quatrième dieu, Cas-
pèrent Râma et
CABARDIENSIS.
Lakchmana.
De CatJarlue. Surnom lo-
milos ou Mercure (Ithyphallicus). —3° LesCa-
bires béotiens.Leur culte fut introduit à Thébes
cal de Minerve. parl'AthénienMéthapos, ainsi que leditPau-
CABARNE (CABARNOS). Berger de l'île de sanias, qui se contredit un peu plus loin et rap-
Paros, apprit à Cérès l'enlèvement de Pro- porte la tradition suivante:«A vingt-cinq sta-
serpine. La déesse, pour le récompenser, le des deThèbes était un bois consacré à CérèsCa-
fit prêtre de son temple. Il donna le nom de à
birieet Proserpine; auprès s'élevait un temple
Cabarnis àFille
l'île deDélos. des Cabires. C'est dans ce lieu qu'avait existé

,
CABIRA.
cain
rides.
de Protée, femme de Vul-
mère des Cabires et des nymphesCabi-
autrefois une ville des Cabires, dans laquelle
Cérès fugitive avait enseigné son culte mys-
térieux à Prométhée et à son fils Ætnæus.
CABIRES. Divinités mystérieuses, dont on Détruite par les Argiens, la ville avait été
ne connaît pas la nature avec précision, et rétablie plus tard à Alexiares , par Pélarge et
sur l'origine et le nombre desquelles les my- Isthmiades, qui réorganisèrent le culte cabi-
thographes anciens et ceux de nos jours se rique. » A Anthédon s'élevait aussi un sanc-
sont tous partagés, les uns ne nous ayant tuaire commun à Cérès, à Proserpine et aux
transmis que des notions rares et incom- Cabires, qu'une tradition populaire liaitétroi-
plètes, et les modernes ayant confondu les tement au mythe de la grande déesse. Ils
Cabires avec diverses divinités locales ou étaient regardés, à ce qu'il semble, comme
des héros béotiens d'origine, qui,ardents pro-
-oLes
étrangères. Voici la liste de ces dieux par
ordredu pays. Cabires de Lem-
nos, au nombre de trois, étaient adorés à
pagateurs du culte de Cérès, avaient été divi-
nisés pour prix de leur zèle. — 4° Les Cabires
Lemnos, à Samothrace et à Imbros. On les égyptiens. Suivant Hérodote, qui croyait re-
disait fils de Camillus et de Cabeiro, ou bien trouver Vulcain en Égypte, les Cabires, fils
fils de la même nymphe etde Vulcain, auquel
Lemnos était consacrée. Les nymphes Cabi-
et
rides étaient tantôt leurs filles tantôt leurs
de ce dieu, avaient un temple à Memphis, et
y étaient représentés sous la forme de nains
comme les Pygmées ou les Palæci Phéniciens.
,
sœurs. — 2° Les Cabires de Samothrace. On — 5° Les Cabires phéniciens à
Béryte. Ils
a cherché à les distinguer de ceux de Lem- sont huit, filsde Sydyk et d'une Titanide;
nos. Mais il est tout à fait Invraisemblable parmi eux figure Esculape. Ils sont regardés
que des îles aussi proches l'une de l'autre comme ne faisant qu'un avec les Dioscures
adorassent sous le même nom des divinités oules Corybantes oules dieux de Samothrace.
différentes. A Samothace, les Cabires appa- (Eusèbe.)— 6° Les Cabires de Pergame. Le
raissent comme les ministres (itporcoXoi) territoire des Pcrgaméniens leur était consa-
des temples, comme des dieux inférieurs, cré depuis une haute antiquité. — 7° Le Ca-
analogues aux Corybantes, aux Pans, etc., et bire de Macédoine D'après une tradition
subordonnés auxgrandsdieux adorés dans mystique, celui-ci fut mis à mort par ses
l'île, avec lesquels ils ne furent identifiés que deux frères, les Corybantes, et enterré au
pied de l'Olympe. — s" Les Cabires étrus- saient. Cacus luivola quatre pairesdcbœufs, et,
;
ques. On veut aussi que le culte cabirique soit pour n'être pas trahi parles traces de leurs pas,
parvenu en Étruric mais cette conjecture les traîna dans son antre à reculons, par la
mal fondée provient de ce qu'on a confondu queue.Hercule, averti par leurs mugissements,
les Étrusques avec les Pélasges tyrrhéniens. court furieux vers la caverne; mais l'ouverture
— On ne sait guère plus sur ces mystérieuses en était fermée avec un rocher énorme, que
divinités dont le culte fut si célèbre dans l'an- douze bœufs n'auraient pu déranger. Le héros
tiquité. (Voyez CABIRIES.) Quant à leurs (
l'arrache, saisit Cacus et l'étouffe Virgile) ou
letueàcoupsdemassue (Ovide).Leshabi-
nes domestiques :
fonctions particulières, on voit que les peu-
ples d'Italie les invoquaient dans leurs infortu-
ainsi les matelots leur
adressaient des vœux au milieu des tempêtes,
et les veuves, les orphelins, pendant les cé-
tants de la contrée, ravis de ce triomphe, ins-
tituèrent une fête annuelle enl'honneur d'Her-
cule, et lui élevèrent un autel, d'unedimen-
sion prodigieuse, ara maxima, qu'on voyait
rémonies funéraires. Ils apparaissent aussi, encore dans le quatrième siècle. — Carmente,
d'après plusieurs données précieuses, comme
deux de la fertilité. Leur intime connexion
mère ou femme d'Évandre, avait prédit
faite de Cacus, et pour l'honorer on donna
la
dé-
avec Cérès, avec Mercure Ithyphallicos,
vient à l'appui de cette hypothèse. De plus,
àla le
fête nomdeCarmentales.
CADMÉIOS. Surnom de Bacchus, à Thèbcs.
les Pélasges leur consacraient une dîme lors
des disettes; Médée fait finir une famine à
à
Corinthe, en sacrifiant Cérès et aux nym-
phes de Lemnos, sœurs ou filles des Cabires;
MOS,
CADMILOS, CASMILOS, CAMILLOS, CAD-
CAMILLUS. 1. Fils de Vulcain et de
Cabciro, père des Cabires et des nymphes
Cabirides de Samothrace. — 2. Le quatrième
:
enfin dans Eusèbe, une formule énonce ainsi
leurs qualités A Neptune et aux Cabires ter-
restres et marins (agrotais te kai alievsin).
Cabire de Samothrace, Mercure (Ithyphalli-
cos), le symbole de la fertilité. Il portait aussi
ce nom dans la religion étrusco - romaine,
CABIRIDES. Nom patronymique des nym- comme divinité inférieure, et remplissant au-
phes tantôt filles tantôt petites-filles de Vul- près des autres dieux les fonctions de la domes-
cain et de Cabira. ticité. On donnait chez les Romains le nom de
CABIRIE (CABEIRIA.). Surnom de Cérès Camilli à des jaunes gens et des jeunes filles
sous lequelelle était adorée, ainsi que Pro- de naissance libre, qui assistaient les prètres,
serpine, dans une forêt située à vingt-cinq
stades deThèbes et accessible seulement aux
initiés.
dans les cérémonies religieuses. Les premiers
devaient ne pas avoir passé l'âge de puberté
les jeunesfilles étaient admisesjusqu'au temps
;
CABIRIES. Fêtes mystérieuses en l'honneur de leur mariage. Dans les cérémonies nuptia-
des Cabires, qui se célébraient la nuit à Thè- les, le Camille portait unvase couvert nommé
bes, à Lemnos, en Phrygie et surtout à Im- comerum ou comere, qui renfermait les bi-
bros et à Samothrace. Tout ce qu'on a pu re- joux de l'épouse et des Jouets pour les en-
cueillir des cérémoniessecrètes qui s'yprati- fants.
quaient, c'est que l'initié, après des épreuves CADMUS. Personnage héroïque purement
effrayantes, était placé sur un trône éclatant grec, auquel des traditions tardives ont faus-
de lumières, ayant autour des reins une cein- sement donné une origine égyptienne on
ture de pourpre, et sur la tête une couronne phénicienne. Fils d'Agénor et de Téléphassa
de branches d'olivier. Cette initiation suprême ou d'Antiope, ou encore d'Argiope,
Thasus. il avait
s'appelait thronismos, l'Intronisation.
CABRUS, CAPRUS,OU CALABRUS. Dieu
qu'on révérait à Phasélis, en Pamphilic, et à
qui on offrait en sacrifice de petits poissons
salés.
,
pour frères, Phœnix, Cilix et Europe
ayant été enlevée par Jupiter, Agénor envoya
ses fils à sa recherche et leur défendit de re-
venir sans elle. Télépbassa partit avec ses en-
fants, donttoutes lesrecherches furent vaines.
CABURA. Fontaine de Mésopotamie où Ju- Après avoir élevé un temple à Neptune, dans
non s'était baignée, ce qui laissa à ses eaux l'île de Rhodes et s'être renduen Thracc où
CACA. Sœur de Cacus ,
une odeur douce et agréable.
mise au rang des
déesses pour avoir averti Hercule du vol de
mourut sa mère, Cadmus, qui n'avait aucune
nouvelle de sasœur Europe, reçut de l'oracle
de Delphes l'ordre de cesser ses recherches
son frère. Elle avait une chapelle dans laquelle et de bâtir une ville à l'endroit où s'arrêterait
les Vestales offraient des sacrifices et entre- une vache qu'il devait rencontrer. Dans le
tenaient un feu éternel. pays des Phocéens, il trouva, en effet, ou ache-
CACUS. Du grec ~xOtXOç, méchant. Fils de ta, suivant d'autres, une vache du troupeau de
Vulcain, demi-homme et demi-satyre, d'une Pélagon et la suivit en Beotic : elle s'arréta
taille colossale, et dont la bouche vomissait
des tourbillons de flamme et de fumée. Des ,
à l'endroit où plus tard s'éleva la ville de
Thèbes. Avant de la sacrifier à Pallas ou à la

à la porte de sa caverne ,
têtes sanglantes étaient sans cesse suspendues
située au pied du
mont Aventin. Hercule, après la défaite de
Géryon, conduisit ses troupeaux sur les bords
terre, ou à Jupiter (Ovide), il envoya ses
compagnons Sériphe et Déiléon puiserde l'eau
dans un bois consacré à Mars; mais un dra-
gon, fils de Mars et deVénus, les dévora.
du Tibre, et s'endormit pendant qu'ils pais- Cadmus tua le monstre d'un coup de pierre
,
(Hygin), ou d'un coup d'épée (Phérécyde), et
en sema les dents par le conseil de Minerve.
D'après Stésichore, ce fut Minerve elle-même
Harmonie, sa femme, était honorée à Thèbes.

Législateur divin, Cadmus figure à la tête
de l'histoire de la civilisation de la Béotie,
qui sema les dents; il en sortit des hommes comme Cécrops à Athènes. Il est entièrement
armés nommés Spartes (semés), qui assail-
lirent d'abord Cadmus, mais bientôt s'entre-
à
tuèrent, l'exception de cinq, qui lui aidèrent
Euripide, Hérodote),
grec, et non égyptien, ni sydonien (Diodore,
commele supposent des
traditions postérieures aux temps héroïques
à bâtir sa ville. Leurs noms sont les suivants, L'opinion qui le fait venir de la Thèbes d'E-
Échion, Udæus, Chthonus, Hypérénor, Pélor, gypte est aussi erronée que celle d'Évbémère,
auquel on ajoute quelquefois Créon. Cadmus suivant laquelle Cadmus aurait été cuisinier
expia le meurtre du dragon en servant Mars d'un roi phénicien et se serait évadé avec la
pendant huit ans. Ce temps expiré, il reçut joueuse de flûte Harmonie. Les Grecs lui at-
de Minerve la royauté de Tbèbes, et épousa tribuaient l'invention ou l'importation de l'al-
Harmonie,fille de Mars, quilui fut fiancée phabet et celle de la fonte des métaux.
parJupi ter. "Tous.les dieux assistèrent à la CADUCÉE, Baguette entrelacée de serpents,
noce qui ellC lieu à Thèbes, etfirent divers pré- et surmontéede deuxailerons. Mercure, ayant
sents aui nouveaux époux. Cadmus remit à rencontré un jour deux serpents qui se bat-
Harmonie un vêtement qu'il avait reçu de taient, les sépara avec sa baguette, autour
Minerve et le fatal collier, si célèbre dans les de laquelle ils s'entrelacèrent. Suivant une
légendes thébaincs, présent de Vulcain, de autre tradition, Rhéa s'étant métamorphosée
Vénus ou d'Europe. Apollon, les Grâces et les en couleuvre pour se dérober aux poursuites
Muses, chantèrent dans le festin nuptial. Une se- de Jupiter, ce dieu se changea aussi en serpent,
conde tradition désigne la Samothrace comme et Mercure les réunit autour de sa baguette.
le lieu où Cadmus, l'évètu du sacerdoce reli- Telles sont les traditions des mythologues des
gieux, épousa Harmonie, qui apparaît alors derniers âges; mais elles ne sont nullement
en qualité de fille de Jupiter. Les dieux sont conformes aux croyances de la première an-
aussi présents à sa noce; Cérès lui donne le tiquité, qui, regardant le caducée comme le
blé, Mercure la lyre, Minerve un collier, un mystérieux symbole des richesses minérales
vêtement et la llùtc. et Electre lui enseigne ou comme l'emblème d'un ministère de paix,
lesorgies de la grande mère. Cadmus se pré- ne le représente jamais enlacé de serpents.
sente donc ici déjà en législateur divin, en Voy. MERCURE. Le caducëe est l'attribut
chef de lacivilisation beotienne, transmettant ordinaire de Mercure, qui passait pour le
aux hommes ce qu'il a reçu des dieux: — Une grand négociateur des dieux et des hommes.
troisième légende fait débarquer en Samo- C'est avec cette verge qu'il conduit les âmes
thrace Cadmus, qui devient amoureux d'Har- aux enfers et les n évoque; qu'il chasse les
monie et l'enlève avec l'aide de Miverve. Dans vents et fend les nuages. On donne aussi le
les fêtes de Samothrace, on conservait le sou- caducée à Bacchus, comme ayant concilié Ju-
venu de ce rapt. Enfin une dernière tradition
donne pour épouse à Cadmus, non pas Har-
monie, maisÉlectre. fille d'Atlas. — Cadmus
eut de son mariage avec Harmonie un fils,
nommé Polydore, et quatre filles, Autonoé,
,
piter et Junon, à Hercule, à Céré, à Vénus,
à diverses déesses allégoriques, la Félicité, la
Paix, la Concorde la Sécurité, la Fortune.
CADUCIFER. Qui porte lecaducée. Sur-
nom de Mercure.
Ino, Sèmdé, Ag-avc. — Amphion et Zéthus le
,
forcèrent de s'enfuir deThèbes; suivant d'au-
tres il fut chassé de cette ville pour avoir
qu'il
,
CACA. Nom dela Fortune, laquelle, dit Ci-
céron est non-seulement aveugle elle-même,
*

mais aveugle ceux qu'elle comble de ses fa-


mépriséBacchus, avait faitjeter à la mer veurs.
ainsi que Sélllél. Mais d'autres traditions pré- CÆCIAS. Vent de nord-est, qui souffle avant
sentent au contraire, Cadmus comme un ar- le temps del'équinoxe; il tient des deux mains
dent propagateur du culte dionysiaque, qu'il un bouclier rond, dont il parait verser de la
enseigna il Mélampus (Hérodote). Dans Euri- grêle.
pide: « Bacchus, qui est fils de ma fille, a ma- CÆCULUS. Auprès de Rome était un lieu
nifesté sa divinité aux hommes, et nous de- nommé Préneste, ainsi appelé du grand nom-
vons, autant qu'il est en nous, étendre son bre d'yeuses qui y croissaient. Il était consa-
culte et ses honneurs. Quand faut-il commen- cré à des dieux tutélaires avec leur cortege de
cer les danses. Je ne me lasserai ni la uit prêtres. Làaussi se trouvaient deux frères sur-
nile jour de frapper la terre avec le thyrse.» nommés divi ou dieux. Un jour que leur sœur
De Thèbes, ilse rendit avec Hermione chez était assise auprès du feu, une étincelle sauta
les Enchfilèens, qui étaient en guerre avec les dans son giron; elle devint enceinte, et
lliyûens. L'oracle ordonna aux Enchéléens de mit au monde un fils, qu'elle exposa. Desjeunes
choisir Cadmus pour leur roi. Ils le firent, et
furent vainqueurs. Elu roi des Illyriens,
Cadmus devint père d'un fils appelé lllyrios.
:
filles, allant puiser de l'eau, trouvèrent l'en-
fant près d'un feu allumé cette circonstance
le fit regarder comme un fils de Vulcain. La
Plus tard, Hermione et lui furent changés en petitesse de ses yeux lui fit donner le surnom
serpents et reçus par Jupiter dans les Champs de Cæculus, Parvenu à l'âge viril, il exerça
Elysées, Un héroum lui fut éleve à Sparte et longtemps des rapines à la tête d'une bande
de brigandsjusqu'àl'époque ou il fonda la ville mois de calaméon, qui commençaitle24 avril
dePreneste.Poursolenniser les jeuxpublics c'est-à-dire lorsque le froment, ayant poussé
qu'il y institua, il invita tous ses voisins à y ses tuyaux, commence à fleurir.
assister et à venir se fixer dans la nouvelle CALAMUS. Fils du fleuve Méandre, etamant
ville en se nommant avec orgueil fils de Vul- de Carpo.
cain. Comme ceux qui étaient présents dou- CALASIRIS. Habillement noué sur le cou,
taient de la vérité de cette assertion, il invoqua et pendant jusqu'aux talons, propre aux sa-
son père, et soudainement l'assemblée tout en- crificateurs, et en usage chez les Phéniciens
tière se vit entourée d'une flamme. Alors seu- et les Egyptiens.
à
lement, ajoutant foi à ce qu'il avait dit, ils se
déterminèrent se fixer dansPreneste.
CALATHUS. Le boisseau que Proserpine
porte sur la tête, un de ses attributs les plus
CÆDES., Le meurtre. Déesse allégorique, ordinaires.
fille de la Discorde et sœur de la Faim et du CALATORES. Espèce de bedeaux, qui, pen-
Mensonge. dant la célébration des mystères, faisaient
CÆDICIIS, 1. Hôte de Remulus, auquel il fit cesser les travailleurs, et quilesobligeaient
présent d'une ceinture, comme don d'hospita- de se tenir dans les bornes de la décence.
lité. — 2. L'un des guerriers de Mézence et le CALAÜS. Phrygien, pèred'Atys.
meurtrier d'Alcatoüs. CALCHAS. Fils de Thestor, natif de Mycè-
CÆNEUS. Lapithe, filsd'Élatus et d'Hip- nesoude Mégare, et frère d'Alcmæon.« Il
pia, de Gyrton sur l'Othrys en Magnésie, et était le plus habile de tous les augures qui
père de l'argonauteCoronus, de Clymenus, prédisent l'avenir d'après le vol des oiseaux;
de Phocus, de Priasus. D'abord fille, sous le il savait le passé, le présent et l'avenir; et
nom de Cænis, suivant la tradition, il obtint à cause des grandes connaissances dontApol-
de Neptune de changer de sexe. Doué d'in- lon l'avait enrichi, il avait été choisi pour
vulnérabilité, il prit part à la chasse de Ca- conduire à Ilion les vaisseaux des Grées.» (Ho-
lydon et à l'expédition des Argonautes. Mais mère.) Il annonça à l'armée grecque la cause
son orgueil déplut aux dieux.Ayant ordonné de la colère d'Apollon, et prédit la durée de
qu'on rendit les honneurs divins à sa lance, la guerre. Virgile a ainsi brodé la tradition
qu'il avait dressée au milieu d'une place, Il éroïque : Lorsque Les Grecs sacrifiaient aux
fut puni de son arrogance par la volonté Dieux à Aulis, un dragon portant des taches
divine, et succomba sous les coups des Cen- de sang sur le dos s'élança, de dessous l'autel,
taures, aux noces de Pirithous. Comme il sur l'érable sous lequel se tenaientles sacri-
était invulnérable, ils le frappèrent avec des ficateurs, dévora huit petits passereaux avec
arbres, de sorte que le sol s'ouvrit sous lui, leur mère, et fut soudainement changé en
et qu'il fut englouti. Suivant d'autres, il fut pierre. Cet événement fut interprété par Cal-
fut métamorphosé en oiseau ou bien il se donna chas commel'Indicede laduréede la guerre.
la mort lui-même. Sa lutte contre les Centau- Il Jouissait d'une grande autorité chez les
res a été représentée par Alcamène sur les Grecs, qui n'entreprenaient rien avant de l'a-
métopes du fronton du temple de Jupiter à voir consulté, bien que son avis fût souvent
Olympie. — 2. Surnom de Jupiter, pris de la contraire à celui des chefs. Il vivait toujours
ville de Cæné ( Laconie
Turnus.
). - 3. Troyen tué par en bonne intelligence avec Ulysse et ce tutiiir
son avis qu'on construisit le fameux cheval de
CÆNIDÈS. Nom patronymique de Coronus. bois. Il protégea Énée. et lui annonça la gran-
fils de Cæneus deur de son empire intur.— Les mythographes
CÆRULEI DII. Les dieux marins. rapportent ensuite sur lui les traditions les
CÆRULEUS FRATER. Neptune, ainsi nom- plus diverses. Selon les uns, il revi t en Grèce
mé de la couleur des eaux de la mer. avec ses compagnons, et prit plus tard le che-
CÆSlA. Eplthète de Minerve, la déesse aux min de l'Asie, voyageant avec Podallre, Po-
yeux bleus. — Voyez GLAUCOPIS. lypète, Léontéeet Amphiloque. Selga dans
CAHRAMAN, Nom d'un héros célèbre dans la Pamphylie lui faisait honnenr de sa fonda-
la mythologie persane. tion. Un oracle avait prédit à Calchas qu'il
CAICUS (CAICOS), 1. fils de l'Océan et de mourrait dès qu'il aurait trouvé un devin plus
Téthys, donna son nom au Calque, fleuve de habile que lui. Un jour, il rencontra dans la
Mysie. — 2. Fils de Mercure et d'Ocyrrhoé, se forêt d'Apollon à Claros le fameux devin
précipita dans le fleuve Astrée. qui prit de lui Mopsos. Celui-ci le surpassa, en désignant le
son nouveau nom de Caîque. — 3. Un des nombre des fruits d'un figuier sauvage ou le
compagnons d'Énée. d'Enée, nombre de pourceaux dont une trute qui
CAÎÈTE, nourrice ou de Créuse, ou venait de passer était pletne. Calchas en mou-
d'Ascagne, suivit ceprince dans ses voyages, rutde dépit. Suivant une autre, fable, un devin
et mourut enItalie. Enéelui éleva un tombeau voisin ayant vu Calchas planter des vignes
dans l'endroit où est aujourd'hui Gaëte, dans une forêt consacrée à Apollon dans le
CAILASA. Voyez KELASA. voisinage de Grynée, lui prédit qu'il ne boi-
CAIROS. Voyez OCCASION. rait pas de ce vin. Le vin étant pressuré, Cal-
CALAIS, Voyez ZETÈS. chas invita parmi les convives ce devin, qui
CALAMÉES. Fêtes célébrées à Cyzique, au répéta sa prophétie au moment où Calchas
portait ci sa bouche sa coupe remplie de vin, CALLIGÉNÉE (CALLIGELVEIA, d la belle
naissance). Surnom de Cérès, de sa nourrice
ce qui excita tellement l'hilarité de celui-ci,
qu'il laissa tomber la coupe et qu'il fut suffo-
qué par le rire. Selon d'autres, il se donna la
mort lorsque, disputant la possession de l'o.
ou de la Terre.
t
CALLIGLUTOS(ca ligloutos).Lemême
que Calufygos.
racle de Claros au devin Mopsos, il prédit la CALLIGNOTE(CALLIGNOTOS).Un de ceux
victoire à Amphimachos, roi des Lyciens. La qui les premiers apportèrent aux Mégalopo-

,
prophétie de Mopsos, qui avait prédit le con-
traire s'étant accomplie, falehas, désespéré,
se donna la mort, ou bien il mourut de cha-
litains les mystères des grandes mères.
(
CALLINICUS CALLINICOS). Surnom que
Hercule reçut à la prise de Troie. Le héros,
grin, on encore, Il fut tué par le tonnerre. On blessé dans son amour-propre parce que ce
ue sait s'il faut rapporter au même Individu fut Télamon qui entra le premier dans Troie,
la tradition qui fait tuer par Hercule, dans la s'avança vers lui pour le frapper de son épée.
Siritide, un Calchas, fils de Theslor. — Cal- Télamon, qui s'en aperçut, se mit à ramasser
chasavait un héroum sur le sommet du Drios, toutes les pierres qui se trouvaient dans le
en Apulie; ceux qui consultaient son oracle voisinage. Interrogé par Hercules, il répon-
:
sacrifiaient un bélier noir sur la peau duquel
ils devaient dormir la réponse du prophète
se faisait entendre à eux'dans leur sommeil.
dit qu'il-voulait ériger un autel à Hercule
Callinicus là la belle victoire). Cette réponse
apaisa la colère du héros. Hercule avait sous
Galchinia, fille de Leucippe, roi de Si- ce nom un autel à Olympie.
cyone, fut aimée de Neptune, dont elle eut Si- CALLIOPE. La premiere Muse, celle qui
cyop. présidait à la poésie épique. Elle était vierge,
calchcs (CALCHOS). Roi des Dauniens, comme ses sœurs; divers mythes lui donnent
amant de Circé qui, pour se débarrasser de cependant pour enfants, Linus, Cymothoüs.
lui lorsqu'elle vivait avec Ulysse, l'invita à Rhésus, lalème, Orphée, Hyménée, et les
un repas, etlui servit des mets qui le pri- Sirènes. Elle eut les deux premiers d'OEagre,
vèrent de sa raison. Alors elle l'enferma dans les trois autres d'Apollon et les Sirènes d'A-
une étable à porcs. Cédant aux menaces des chéloüs. On représente ordinairement Cal-
Dauniens, qui redemandaient leur roi, les liope avec les tablettes et le style; dans les
,
armes à la main, elle le rendit après qu'il peintures d'Herculanum, elle est vêtue d'une
eut juré de ne plus reparaître dans son île. tunique verte et d'un manteau blanc sa tête
CALENDARIS. Surnom de Junon, à laquelle est chargée d'une couronne de lierre; dans
étaient consacrées les calendes, comme les lies mains est un volume en rouleau. Quel-
ides l'étaient à Jupiter. quefois Calliope tient plusieurs couronnes de
CALENDE. Premier jour de chaque mois, lauriers, et le sol, à ses pieds, est jonché de
de catare, appeler, parce que ce" jour-là un poèmes.
pontife annonçait la nouvelle lune au peuple
assemblé.
CALLIPHÉE ( CALLIPHEIA Une des
quatre nymphes ionides.
calênus (OLÉmtJS).Le-plus fameux devin CALLIPOLIS, fils d'Alcathoiis et petit-fils
de son temps parmi les Étruriens. de Pélops,
calésius (CALÉSIOS). Conducteur du callipyge (callipygos). Surnom sous
char d'Axylus; fat tué par Diomède au siège lequel Vénus avait un temple à Syracuse.
de Troie. CALLIRRHOÉ et CALLIROÉ. 1. Fille de
CALÉTOR. I. Fils de Clytius et neveu de l'Océan et mère de Géryon, qu'elle eut de
l'riam; fut tué par Ajax fils de réiamon au Chrysaor; de Chioné, qu'elle eut de Nilus et
le
siège de Troie.— 2. Père d'Apharée "n° 2. de Minyas, dont pèrefut Neptune. — 2. Fille
CALIADNÉ. Nymphe, épouse d'/Egyptus. d'Acheloüs, recherchée par Alcmæon, refusa
CALiGO,les téntbres, première origine de de l'écouter, s'il ne lut apportait le fameux
Chaos, collier d'Érlphile. Alcmason le reprit à Arsinoé,
toutes choses, donna naissance au l'Érèbe
dont elle eut ensuite la.Nuit, le Jour, sa première femme, encore vivante, sous
et l'Èther. prétexte qu'il devait le consacrer à Delphes.
CALISTO. Voy. CALUSTO.
CALLIANASSA. Une des Néréides.
-CAUUNIRA, Une des Néréides.
,
Phégéc, son beau-père, en apprenant la des-
tination le fit tuer par ses deux fils. Callirhoé,
inconsolable de la mort de son mari, obtint
CALLIAKE (CALLIABOS), fils d'Odœdocus, de Jupiter, que ses deux fils passeraient tout
et de Laonomé, donna son nom à la ville à coup de l'enfance à la jeunesse. Son vœu
de Calliaros en Locride. fut exaucé, et Acarnas et Amphotérus ven-
callias. Premier roi de la race des Hé- gèrent leur père. — 3. Mère d'Alabandos.
raclides à Argos, fils de Téménos, qu'il tua en
— 4.
Fille du Scamandre, épousa Tros, dont
complicité avec ses frères, croyant que ce elle eut Ilus, Ganymède et Assaracus. —
prince leur avait préféré l'époux de leur sœur. 5. Fille de Lycus, tyran de Libye, accueillit
Voy. Déifbontes et Agélaus n° 7. Diomède à son retour de Troie, et se tua de
CALLICARPOS. Voy.Aristée douleur lorsqu'il partit. — 6. Jeune fille de
callidicé* Une des Danaides; elle tua Calydon. Aimée de Corésus, prêtre de Bac-
sonfiancéPandion. chus, elle refusa constamment de répondre à
cet amour. Corésus , dans son désespoir, s'a- traire à la colère deJunon. Il donna l'enfant
dressa dans ses prières à Bacchus, qui envoya à Maïa pour l'élever. Ou bien, Arcas, rencon-
le délire comme une peste parmi les Calydo- trant un jour dans la forêt l'ourse sa mère,
niens. On consulta l'oracle de Dodone, qui allait la tuer, lorsque tous les deux furent
ordonna de sacrifier, pour apaiser !a colère changés par Jupiter en astres. Junon pria
du dieu,Callirrhoé ou quelqu'un qui voudrait Océanus et Téthys de ne pas permettre a sa
mourir pour elle. Après de vains efforts pour rivale de se baigner dans la mer; voilà pour-
échapper à son sort, elle fut conduite àl'au- quoi cet astre ne se couche jamais. Enfin.
tel; mais Corésus, saisi de nouveau d'amour suivant Hygin, poursuivie par des pasteurs,
pour elle, s'immola lui-même. Ce dévoûment elle se réfugia dans le temple de Jupiter Ly-
toucha enfin le cœur de Callirrhoé, et elle se céen, où elle fut suivie par son fils. Elle al-
donna la mort près d'une fontaine qui depuis lait expier cette profanation par sa mort,
porta son nom.
CALLISTA. La très-belle. Surnom de
Diane.
-
lorsqu'elle fut transportée par Jupiter parmi
les astres. Callisto représente au ciel, ainsi
que nous l'avons dit, la constellation de la
CALLISTAGORAS. Dieu honoré dans l'lie grande ourse ou le chariot, appelée Arctos.
de Ténos. Arcas porte comme astre les noms d'A1'c-
CALLISTÉES. Fêtes célébrées en l'honneur turos, d'Arctophylax, et de Bootes. —
de Vénus, de Junon ou de Minerve. Les fem- Elle avait une statue à Delphes, donnée par
mes s'y disputaient le prix de la beauté. Elles les Tégéates; son image se voyait dans la
avaient lieu à Lesbos, dans la Parrhaside. Lesché, peinte par Polygnote.Vov. ARCAS
,
Cypselus les avait instituées à Élis; mais
dans ce dernier lieu c'était entre des hom-
mes que se passait le combat. Le vainqueur
n°2.
CALLITHÉA. Première prêtresse d'Argos,
mère de Trochilus, auquel on attribue l'in-
recevaitune armure complète, et allait la con- vention des chars et des attelages.
sacrer à Minerve. CALLIULES. Hymnes en l'honneur deCérès
CALLISTÉPHANOS. A la belle couronne. et de Proserpine.
Surnom de Junon (Strabon) et de Cérès (Ho- CALOMNIE (CALUMNIA, DIABOLÈ) avait
mère). un temple à Athènes.
CALLISTO. La plus belle. Surnom de CALOS Nom que l'on donne quelquefois
Diane. (Pausanias.) —2. Callisto, appelée aussi au neveu de Dédale Talos. — 'Voy. ce nom.
MÉGISTO ou THÉMISTO, était fille de Lycaon CALVA. Qui est chauve. Surnom de Vénus.
d'Arcadie, ou, suivant d'autres, de Céteus Lorsque les Gaulois assiégeaient le Capitale et
et de Stilbé, ou bien de Nycteus. Elle avait que les cordes manquaient aux Romains, Do-
plusieurs surnoms, tous tirés de quelques mitie, et, après elle, un grand nombre d'autres
parties de l'Arcadie, oùelle était née, tels dames romaines se coupèrent les cheveux,
que Mirnalia, Tegeæa, Nonacrina, Parrha- avec lesquels on put en tresser. La guerre
sis, dérivés des noms devilles et de monts étant heureusement terminée, on éleva, pour
arcadiens. Elle alma la chasse, et était la consacrer la mémoire de ce fait, un temple
compagnefidèle de Diane, disentles traditions à Vénus, sous le nom de Calva. D'autres
vulgaires; mais il parait, comme le remarque donnent à ce surnom la signification depure.
Ottfried Müller, que c'était plutôt une divinité Il y en a enfin qui le dérivent du verbe cal-
nationale des Arcadiens, qui, suivant la généa- vere, tromper, parce que Vénus trompe sou-
logie de cette race, était regardée comme fille vent ceux qui aiment; ou bien ilsattribuent
de Lycaon, c'est-à-dire de Jupiter Lycéen, et
mère d'Arcas, c'est-à-dire du peuple. Aimée
de Jupiter, qui la rendit mère d'Arcas, Callisto
fut changée par Junon en ourse et tuée par
Diane. L'enfant fut confié aux soinsde Mer-
maladie de peau épidémique ;
son origine à ce fait : un jour toutes les fem-
mes perdirent leurs cheveux à la suite d'une
alors le roi
AQCUS consacra en l'honneur de sa femme
une statue à tète chauve. Là-dessus les che-
cure et la mère placée au ciel, où elle forma veux de toutes les femmes recommencèrent
la constellation de la grande ourse, appelée
Arctos. Les Arcadiens montraient son tom-
beau sur une colline à trente stades de la
fontaine Crounoi, où on avait consacré aussi
mença le culte de Vénus Calva.
,
à pousser, et c'est à cette époqae que com-
CALYBÉ. Prêtresse de Junon dont Alecto
prit la figure pourexciter Turnus contreÉnée.
un temple à Diane Callisto. — La fable de —2. Femnfp de Laomédon, et mère de Bn-
Callisto est rapportée différemment par les colion.
auteurs et les poètes. Suivant les uns, elle fut CALYCÉ. Filled'Hécaton, mèrede Cycnus,
surprise parJupiter, qui avait pris la forme de qu'elle eut de Neptune. — 2. Fille d'Éole et
Diane ou d'Apollon. Suivant les autres, Cal- d'Enarète, épousa Ethlius, dont elle ut En-
listo, nymphe de Diane, ayant juré d'observer dymion.
une éternelle chasteté, fut changée en ourse CALYCOPIS, incarnation phrygienne de
par cette déesse, qui avait découvert au bain Vénus, était, suivant la tradition, fille du roi
qu'elle était enceinte. Apollodore rapporte phrygien Otrée, et femme de Tlioas, roi de
que Callisto fut métamorphosée en ourse par Lemnos. Vénus prit son nom lorsqu'elle céda
Jupiter, qui voulait sous cette forme la sous- aux vœux d'Anchise sur l'Ida. Thau, auquel
lacchus avait donné le royaume de Cypre en Italie, où elle prédit l'avenir, jusqu'à l'âg
prèsavoir eu safemme pour maîtresse,éleva de cent-dix ans. Elle succomba alors sous le5
es temples en l'honneur de Calycopis, à coups
d'Evandre, et reçut les honneurs divins.
';¡phos, à Byblos et à Amathonte. Elle avait, au pied du Capitole, près de la porte
Iles
CALYDives. de la Méditerranée, dont dite Carruentale, un temple où les matrones
•s habitants allèrent au siège de Troie. romaines allaient la supplier de veiller à la
CALYDON, fils d'ietolus et dePronoé, mari prospérité de la république. Ce fut elle !fui
Æotia, père de Protogénie et d'Epicaste, changea en lettres romaines les quinze lettres
onna son nom à la capitale de l'Etolic, On le grecques apportées par Évandre dans le La-
lit aussi fils de Mars et d'Endymion. — Voy. tium.
IÉLÉAGRE. CAMÉPHIS. Voy. KHAMiPHIS.
CALYDOXIVS. i. Surnom de Bacchus, dont fil,,
CAMEITS,
Énée.
de Volscens, roi d'Amyclée,
t statue fut transportée de Calydon à Patras. fut tué par
2. Surnom deMéléagre. CAMERTE. Chef rutule dont Junon prit les
CALVIISO. i. Fille d'Atlas ou de l'Océan et traits quand elle voulut rompre le combat
E Téthys; elle régnait
sur l'île d'Ortygle. dans convenu entre Énée et Turnus.
mer Ionienne, lorsqu'Ulysse fut Jeté sur la CAIESÈS, prince d'Italie, partagea la son-
vorablement le héros, en eut deux fils, Nausi-
loiis et Nansinniis, ou un seul, Auson, ou roi de Privernum ,
bte par des vents contraires. Elle accueillit veraine autorité avec Saturne.
CAMILLE (CAMILLA). Fille de Métabus.
et de Casinila. Chassé par
ois, suivant d'autres, et s'efforça de se l'at- ses sujets, et arrêté dans sa fuite par le fleuve
icher à jamais en lui offrant l'immortalité. d'Amasène, son père lia l'enfant à un jave-
lie ne le laissa partir, après un séjour de lot, invoqua Diane, et, le lançant d'une main
ept ans, que sur l'ordre formel de Jupiter. vigoureuse sur l'autre rive, le rejoignit à la
- a.
Fille de Nérée et de Doris. nage. il fit allaiter Camille par une jument,
CALYPTRA. Voile dont les prêtres cou- l'habitua à tous les exercices guerriers, et la
raient leur tète lorsqu'ils célébraient leurs consacra à Diane. La jeune amazone se dis-
lystêres. tingua surtout par sa légèreté à la course et
CAMARINE. ou CAMERINE. Marais en Si- son habileté à tirer de l'arc. Venue au se-
[le, dont les eaux exhalaient des vapeurs in- cours de Turnus contre Énée, elle fut tuée
.CtS.Le5 Siciliens ayant consulté l'oracle
en trahison par Aruns. Diane vengea sa mort
'Apollon, l'oracle les détourna de le desse- par celle du meurtrier.
ller; mats ils n'eurent point d'égard à cette CAMILUS. Voyez. CADMILOS.
ponse, et facilitérentainsi l'entrée de leur CAMtRO ( CAUEIRO) et CLYTIE. Filles de
e aux ennemis, qui la saccagèrent. De là vint Pandare de Crète, que Vénus éleva soigneu-
proverbe: JVe moveas camarinam, que l'on sement après la mort de leurs parents, mais
ppliquait à toute entreprise dangereuse. que Jupiter chargea les Harpyes de livrer aux
CASIASÈNE, CAMISÈNE. CAJIIISÉ, Déesse Furies. Elles se voyaient toutes deux, peintes
tine, sœur ou épouse de Janus, mère d'É- de la main de Polygnote, dans la Lesché de
nex etd'Olisthéne (Athénée). — Voyez CA- Delphes.
CAMIRUS (CAIEIROS), fils deCcrcaphus
ENA.
-
CAUÈLES. Orthographe fautive. Voy. GA- etde Cydippeoude Lysippe, neveu d'Apollon,
lÈLES. donna son nom à une partie de la ville de
CAHELLA. Vase de bois courbé en vQùle, Rhodes.
ri usage dans certains sacrifices. CAMIS. Demi-dieux ou héros déifiés, les
CAMEXA. Ancienne orthographe du mot plus anciens objets du culte des Japonais.
11Inccna qu'on repeontre aussi sous les for- L'histoire des Camis, qui fait une des princi-
[Cs curmena, carmenta, casmena, camesa, pales parties de la théologie du Sinto, est
nmesertfr. Ce n'est qu'à une époque assez remplie d'aventures merveilleuses, de victoU
pprochêe de nous qu'on a donné le nom de res remportées sur les géapls, de dragons
mœnœ aux mnse-..Cette tpit-bète désignait vaincus, et autres événements extraordinai-
ans t'origine des nymphes prophétesses, à la res. Leurs temples s'appellentMiaos, demeure
Iii muses et devineresses, dont le culte ap- des âmes. Ce sont de simples chapelles dé-
aitenait à la vieille mythologie Italienne ou nuees de décorations.
vait été apporté d'Arcadie dans lç LatLum. CAMULUS. C'est vraisemblablement un sur-
Foyez de ces nymphe? connaissait le passé nom du dieu de la guerre chez les SaDlIi''; il
'une
ANTEVOIVÏA), et une antre l'avenir ne figure que dans les inscriptions.
(oyez POSTVORTA). Elles présidaient aussi à CABIPÉ. Monstre qui était chargé de gar-
t naissance des enfants. La
principale d'entre der les centimanes et les cyclopes dans les
Il
les,Carmenta,était célèbre chez les Romains. enfers. fut tué parJupiter, pour s'êtrerefusé
ervius et Denys d'Halicarnasse disent qu'elle à laisser sortir ses prisonniers, dont le secours
lappelaitNleostrata.etne recevaitque comme était nécessaire dans la guerre des Titans,
rophêtesse le nom de CaTlIlellta. Mercure Suivant une autre tradition, ce fut Bacchus
le
ayant rendue mère d'Évandre, elle engagea qui tua comme il ravageait la
lelnl-ci a tuersonpère, et s'enfuit
avec son fils
Lydie.
CAMPI LUGEIVTES, Division des enfers,
;
où Virgile place ceux dont les rigueurs de l'a- the; là, dans le silence et les ténèbres de la
la
mouronthâté mort. nuit, les prêtres Cabires célébraient en son
CANACÉ, fille d'Éole et d'Énarète, eut de honneur ces mystères si célèbres dans l'anti-
Neptune cinq fils, Opléus, Nerée, Épopéus, quité.
Aloéus et Triops. Son père, ayant découvert CANICULE. Constellation qui s'élève dans
son commerce incestueux avec son frère Ma- le temps des grandes chaleurs. Les Romains
carée, la tua ou la contraignit à se donner la lui sacrifiaient tous les ans un chien roux. La
mort. Canicule est, dit-on, le chien que Jupiter
CANATHOS. Fontaine de Nauplie, où Junon donna à Europe pour la garder, et dont Minos
allait se baigner tous les ans, pour y recou- fit présent à Procris, et celle-ci à Céphale;
vrersavirginité. ou c'est la chienne d'Értgone.
CANCELLI. Petites chapelles érigées par les CANOBEUS. Surnom de l'Hercule égyptien.
Gaulois aux déesses mères, qui présidaient CANOBUS OU CANOPUS (CADIOBOS, CANO-
aux fruits de la terre. POS), pilote de Ménélas, était d'une beauté
CANCER, ou Écrevisse, piqua Hercule au remarquable, et fut aimé de Théonoé, fille
talon, lorsqu'il combattit l'hydre de Lerne. de Protée. Il mourut en Égypte piqué par un
C'était Junon qui l'avait envoyé. Le cancer serpent. Ménélas et Hélène lui firent de ma-
fut transporté au ciel, où il forme le quatrième gnifiquesfunérailles, et Il fut placé parmi les
signe du Zodiaque. astres. — Quelques mythograpbes lui font
CANDALE (CANDALOS), fils d'Hélios (le commander la flotte d'Osiris, àl'époque où ce
soleil), prit part au meurtre de son frère Te- dieu s'embarqua pour les Indes.
nagès, et dut en conséquence s'enfuir de Rho- CANOPE. Le dieu des eaux chez les Égyp-
des. Il se réfugia dans l'ile de Cos. tiens et le même que le précédent dans les
CANDAON. Nom d'Orion chez les Béotiens. auteurs grecs. On lereprésentait sous la forme
CANDARÉNÉ. Surnom sous lequel Junon d'un vase couvert d'hiéroglyphes, percé de
avait un temple à Candare en Paphlagonie. toutes parts de petits trous imperceptibles,
CANDAULE.Roi de Lydie, fils deMyrsus et de la surface duquel sortait une têted'hom-
et le dernier des Héraclides;ayant fait voir me ou de femme, quelquefois avec les deux
sa femme au bain au berger Gygès, il perdit la mains. Les Chaldéens, adorateurs du feu,
couronne et la vie. Gygès lui succéda, et prétendaient que leur dieu était plus puissant
épousa sa veuve. que toutes les divinités égyptiennes. Un pré-
CANDIOPE. Fille d'OEnopion, et mère d'Hip- tre de Canope accepta ledéfi, et les deux
potagus, qu'elle eut de son frère Rhéodotion. dieux furent mis aux prises. Les Chaldéens
Son père l'ayant bannie pour cet inceste, l'o- allumèrent un grand feu, au milieu duquel
racle ordonna au frère et à la sœur de s'éta- on plaça la statue de Canope, dont il sortit
blir en Thrace. une quantité d'eau qui éteignit le feu. Ainsi
CANDYBUS (CANDVBOS), fils deDeuca- Canope fut vainqueur; mais il ne dutson
lion, donna son nom àune ville de Lycie. triomphe qu'à l'artifice du prêtre, qui, ayant
CANENS. Qui chante. Nom d'une nymphe, bouché les trous de la baucalte avec de 1;\
fille de Janus et de Vénilie, et femme de Pi- cire, l'avait remplie d'eau, que la chaleur du
cus,roi du Latium. Désespérée de la dispari- feu fit bientôt sortir, après avoir fondu la
tion de son mari, elle se consuma de chagrin cire.
jusqu'à ce que rien ne resta d'elle. Les Muses CANTHABOS. Vase ou couperont se ser-
nommèrent Canens l'endroit où elle avait dis- vait Bacchus.
paru sur les bords du Tibre. CANTHOS. I. L'un des Argonautes, fils de
CANÉPHORES, jeunes vierges, distinguées Canéthos, oud'Abas. 11 fut tué en Libye par
parleur naissance, résidaient dans le temple Céphalion, ou parCaphauros, dont il avait en-
de Minerve, et à la fête des Panathénées por- levé le troupeau, ou bien encore par Gésan-
taient des corbeilles couronnées de fleurs de dre. — 2. Fils d'Egyptus, époux de la Danalde
myrte, et marchaient à la tète de la pompe Eurydice.
sacrée. CANTOR. Chanteur. Epithète
, de Bacchus.
CANÉPHORIES. Cérémoniesqui avaient lieu C'est le Dionysos Melpomenos des Grecs.
la veille du mariage. Le père et la mère de la CAPANÉE (CAPANEUS). L'un des i£pt chefs
mariée la conduisaient au temple de Minerve, qui vinrent assiéger Thèbes; Il était fils d'Hip-
et
portant une corbeille remplie d'offrandes, ponoüs.roid'Olène en Achale, d'Astynome
pour implorer la protection de la déesse, ou de Laodicé. Sa femme Évadné (d'autres di-
dans son changement d'état, sent Janetra) lui donna un fils, Sthénélus. —
CANÉTHOS. I- L'un des fils de Lycaon, qui Chargé deforcer la porte d'Oncée(Apollodore),
furent foudroyés par Jupiter. — 2. Fils d'Abas ou la porte- d'Électre (Escbyle), il futfoudroyé
et père de Canthos. par Jupiter pour s'être vanté que le tonnerre
CANICIDA DEA. Hécate adorée sous ce même du dieu ne l'empêcheraitpas d'escalader
surnom, avec la plus grande pompe, dans l'ile les mers de la ville. On luifit de brillantes fu-
de Samothrace, où un lui Immolait un grand nérailles par ordre de Thésée, qui ordonna
nombre de chiens. On lui avait consacré, dans cependantqu'on l'enterratàpart comme ayant
cette ile, un antre Immense, nommé Zérin- été frappé de la foudre. Sa femme se Jeta sur
n bûcher. Suivant une tradition, Esculape — 2. Troyen qui accompagna Énée en Italie
endit la vie à ce fougueux héros, dont Æs- et fonda la ville de Capoue. Craignant une sur-
style a magnifiquement dépeint la superbe. prise, il conseilla à Priam de jeter le cheval
es Argienslui érigèrent une statue à Delphes.
de bois dans la mer. — 3. Chef des Samnites,
CAPETOS. L'un des prétendants d'Hippo- donna, suivantTite-Live, son nom à la ville
mie; ilfut tué par OEnomaüs, qui le vainquit étrusque de Vulturnum.
la course des chars.
;
CAR. 1. Fils de Phoronée et roi de Mé-
CAPHAUROS. Berger libyen, fils d'Amphi- gare il donna son nom à la citadelle de Ca-
rémis, ou de Garamas on. d'une Tritonide; rie à Mégare. On montrait son tombeau sur
tua l'Argonaute Canthos. la route deMégare à Corinthe. — 2. Chef de la
CAPHIRE(CAPHEIRA). Fille de l'Océan, race des Cariensen Asie-Mineure, frère de
bi, aidéedesTelchines, nourrit Neptune, à Lydus et de Mysus.
hodes. CARÆOS. Surnom de Jupiter chez les Béo-
CAPITOLINA. Qui estvénérée sur le Capi- tiens.
ltJ. Surnom de Venus CARANUS. Héraclide, averti par un oracle
CAPITOLINS.Jeux célébréstous les cinq ans des dieux, quitta Corinthe à la tête d'une co-
I l'honneur de Jupiter, sauveur du Capitale. lonie pélasgique péloponnésienne, et suivit
CAPITOLINUS. Qui est vinéré sur le Ca- une chèvre qui l'amena en Macédoine, où il
pitole. Surnom de Jupiter. s'établit parla force des armes.
CAPPOTAS. Surnom qu'on donnait à Jupi- CARDÉE,Voy.CARNA.
S.
pour avoir guéri Orestes de la folie, lors- CARDIS, père de Clymène.
tre celui-ci se reposa sur une
pierre à trois CARIA L'une des Heures, fille de Jupiter et
des deGythion. de Thémis.
CAPRICORNE(CAPRICORNUS, AIGOKE- CARICE. Fille d'Oxylus et d'une Hama-
OS). a. Filsd'Égipan, élevéavec Jupitersur dryade.
da;lutd'un grand secours à ce dieu dans la CARINOS. Surnom d'Apollon à Mégare.
guerre contre les Titans. Il les effraya et les CARIUS (CARIOS). 1. Nom sous lequel
~fiten fuite en soufflant de sa conque. Jupiter Jupiter avait, à Mylasse en Carie, un temple
~tplaça dans les cieux.- b. Suivant une autre que les Cariens, les Lydiens et les Mysiens
tradition, ce dieu n'est autre que Pan, lequel avaient fondé en commun. Il était aussi
fut
changea en bouc lors de l'assaut des Titans. adoré sous ce nom en Thessalie et en Béotie.
de même mis par Jupiter au nombre des — 2. Fils de Jupiter et de Torrébie; enseigna
~bnsteliations.
aux Lydiens la musique, qu'il avait apprise des
CAPROTINE. Surnom que les Romains don- Nymphes. On lui eleva un temple sur le mont
nerent à Junon. La prise de Rome par les Carlus.
~nulois ayant singulièrement affaibli l'État, CARMANOR. Natif de Tarrhaen Crète, père
's peuples voisins marchèrent contre Rome d'Eubulos
~vant
et de Chrysothémis; il purifia
à leur tête Posthumius Livius de Fidé- Apollon et Diane du meurtre du serpent

,
es, et exigèrent qu'on leur abandonnâttou- Python; et c'est chezlui qu'Apollon entretenait
es lesfemmes etles jeunes filles sousla me- une liaison avec Acacallis.
~lace de détruire laville. Pendant que le sé- CARMÉ. Mère de Britomartis; elle estfille
~at délibérait sur le parti à prendre, une es- d'Eubule, ou de Phénix et de Cassiopée, ou
lave nommée Tutela ou Philotis offrit de se d'Ogygès. On la fait naître tour à tour en Crète,
~endre dans le camp ennemi avec les autres en Phénicie, en Béotie et dans l'Attique.
sclaves sous le costume des femmes libres. CARDIELUS, Dieu syrien identifié avec la
La ruse réussit complètement. La nuit, lors- montagne de ce nom. Il n'avait ni temple ni
quetout le nomde était enseveli dans un pro- autel, mais simplement un prêtre et une sta-
~nd sommeil, les esclaves donnèrentaux Ro- tue.
mains un signal duhaut d'un figuier sauva- CARMENÆ. Voy. CAMENA.
~es (capriftcus). Ceux-ci firent une sortie, et CARMENTA. Voy,CAMENA.
battirent complètement l'ennemi. Le sénat, c
ARMENTALE s. Fêtes que les mères de
reconnaissant ce grand service, affranchit famille célébraient tous les ans en l'honneur
toutes les esclaves qui y avaient contribué, de Carmenta.
t leur donna des dots aux dépens du trésor
Oublie. CARMENTALIS. Un des quinzeflamines de
Le sept Juillet, nommé nonce Capro- Rome au service de Carmenta.
tinœ, fut consacré à la mémoire de ce haut CARNA. Nymphe italienne. Elle se rendit
fait; on célébrait alors une fête en l'honneur aux désirs de Janus, qui lui confia la garde
de Junon Caprotine, et les femmes libres
et des gonds des portes et la surveillance des
Esclaves offraient en commun à la déesse, enfants au berceau contre les oiseaux de nuit,
nous unsiguier sauvage, le qui découle de qu'on supposait sucer leur sang et le rem-
bet arbre.
suc
placer par du lait empoisonné. Elle avait
chez les Romains.
CAPTA ou CAPITA. Surnom de Minerve aussi sous sa tutelle Les parties vitales du
corps humain. Le premier juin on lui faisait
CAPYS. 1. Fils d'Assaracus et d'Hiérom- sur le mont Cœlius des sacrifices qui consis-
némé, époux de Thémis et père d'Anchise. taient en purée de fèves et en lard.
CARNIEN(CARVEIOS). Surnom sous lequel tous les ans et formaient des danses sous les
Apollon était adoré dans tout le Péloponnèse, noyers. —Suivant une autre tradition, Carya
principalementà Sparte, àSicyone, ainsi qu'à était une jeune Laconienne, fille du roi Dion,
Théra, à Cyrène et dans la Grande Grèce. Les qui fut aimée de Bacchus. Furieux de la vigi-
traditions ne s'accordent pas sur la cause qui lance de ses sœurs, auxquelles Apollon avait
d'elles dit que le devin Carnos d'Acarnanie ,
donna naissance à cette appellation. L'une donné le don de prophétie, Il les changea en
rochers etCaryaen noyer. (Servius.) Diane
qui accompagna les Héraclides dans le Pélo- révéla ceci aux Laconiens, qui élevèrentun

envoya la peste parmi les Doriens, Ceux-ci, (


ponnèse, ayant été tué par Hippotas, Apollon temple à Diane Caryatis.
CARYSTUS CARYSTOS), fils de Chiron et
pour apaiser la colère du dieu, instituèrent le de Chariclée, avait donné son nom à Caryste,
culte d'Apollon Carnien. Suivant d'autres, il ville de l'Eubée.
reçut ce nom de son favori Carnos ou Carnios, CASIUS (CASIOS). Surnom de Jupiter,ainsi
liis de Jupiter et d'Europe, qui fut élevé par nommé du mont Casius en Égypte, où il était
Latone et Apollon. Pausanias fait une distinc- adoré sous la forme d'un Baetyle, ainsi qu'à
;
tion entre l'Appollon Carnios du devin acar- Corfou. Il y avait aussi un temple de Castus
nanien, et l'Apollon Carnios OEcetas, qui, à Péluse mais là le dieu était représenté sous
avant l'invasion des Héraclides dans le Pélo- les traits d'un jeune homme les bras étendus,
à
ponnèse, avait une statue dans la maison du et tenant lamain une orange. Selon d'autres
devin Crios, et était déjà adoré par les Casius était un fidèle adorateur de Jupiter,
Achéens. — Il est presque certain que le culte qui le récompensa de sa piété en prenant son
d'Apollon Carnios existait dans le Péloponnèse nom.
avant d'avoir été en vigueur chez les Do- CASPÉRIA, femme de Rhétus, roi des
riens. Marrubes, eut un commerce Incestueux avec
CARNIENNES (FÊTES). Fêtes d'Apollon son beau-fils, qui la rennitmère.
Carnios. Elles se célébraient tous les ans, à CASSANDRE. 1. Fille de lobâtes et femme
( ),
Sparte, du i3 au 21 carnée août et avaient de Bellérophon selon quelques auteurs. —
un caractère martial. Neuf tentes dressées, 2. Cassandre, appelée aussi-Alexandra. « la plus
hors de la ville servaient de retraite pendant belle des filles de Priam etd'Hécube, belle
neuf jours à neufhommes, qui, choisis dans comme Venus ». Laisséeseuleavec son frère
les trois tribus primitives de Sparte et prési- Hélénus dans le temple d'Apollon thym
dés par un héraut public, observaient exacte- bréen, on trouva le lendemain les deux jeu-
ment la discipline et la vie des camps. Il y avait nes enfants enlacés par des serpents, qui leur
aussi des jeux guerriers à la fin desquels les léchaient les oreilles, de manière que depuis
noms desvainqueurs, inscritssur des colonnes, cette époque ils comprirent la languedivine de
etaient offerts à l'admiration de la foule. la nature et la voix des oisuwi, et qu'il ap-
CARNOBUTA, roigète établi en Mésie, prirent à prophétiserPlus tard, Causandre re-
à
;
ayant médité la mortdeTriptolème, qu'il avait fusa ses faveursiApollon ledieu, nepouvant
d'abord accueilli dans ses États, fut frappé de ôter Cassandreledon de prédire, déclara
démence par la colère de Cérès, et se donna qu'on ne croiraitjamais à ses prédictions. Sui-
lamort.Son corps, transporté aux cieux, y de- vantd'autres,Apollon,amoureux de Cassan-
vint la constellation du serpentaire, uommée dre, lui avait promis de lui accorder tout ec
aussi le serpent, le dragon et l'anguille. qu'ellevoudrait pourprixdeses faveurs. Ellele
CARNOS. Voy. CARNIEN. pria de lui accorder ledonde propbétie;mais
CARPÉE. Sorte de danse en usage en Thes- lorsqu'Apolloneutrempli sa promesse, elle re-
salie, dont l'origine était l'action de Mercure fusa de tenir sa parole. Apollon, indigné de ce
dérobantles bœufs d'Admète. manque de loi, et nepouvant pourtant lui Oter
CARPO, une des Heures, aima Camillefils le don de prédire, lerenditinutile eu ordon-
fleuve. Jupiter la changea en fruits(~).
du Ménandre, et se noya dans les eaux de ce nant que ses prophéties seraient toujours re-
gardées comme fausses. En effet au départ de
CARPOGENETHLOS. Le Fructicateur. Pâris pour la Grèce ou à l'arrivéed'Hélène a
Épithète d'Apollon.
;
Troie, elle prédit que cette famine seraitla
CARPOPHOROI. Qui portent des fruits. cause de la ruine de Troie mais on niajoutu
Surnom de Proserpine et de Cérès à Perga. aucune foi à ses paroles. Traitée comme une
CARTÉRON. Un des fils de Lycaon qui fu- insensée dont les clameurs sinistres trou-
rent foudroyés par Jupiter.
CARTHAGE,CARTHAGO, fille deMelkarth, et gardée à vue. Dans l'made, elle est libre , :
blaient l'allégresse générale,elle fut enfermée

l'Hercule tyrien, donna son nom à la ville de et aperçoit la première, en montant dons la 1
Carthage. (Cicéron.)-Carthage (Cartha-Ha- citadelle, Priam ramenant le corps de son fils.
dath) signifieen punique ville neuve. Son fiancé Corèbe périt en voulant la délivrern
CARYA et CARYATIS. Surnom de Diane à du pouvoir des Grecs, lors du sac de Trole,
Caryum en Laconie. Son temple menaçant et la malheureuse Cassandre ne put trouver 1
ruine, des jeunes fillesqui y dansaient s'allè- une aeile sacré dans le temple de Minerve. oùIL
rent réfugier sous un noyer et, en Ajax lui fit violence. Elle échut ensuite aIL
à
mémoire de cet événement, s'assemblaient Agamemnon,quil'emmena Mycènes, ofrcl|e a
massacrée par Clytemnestrè, comme elle Cataebatés. On les purifiait eton les appelait
halalt l'horreur que lui inspirait le meurtre fjÀvatcx ou c'est-à-dire puriflés;
t allait s'accomplir.
— Ægisthe massacra ou bidentalia, parce qu'on y sacrifiait des ani-
deux(ilsqu'elleavaiteusd'Agamroemnon.— maux âgés de deux ans;ou bien putealia,du
à
psandreavaitdes statues Amycléeet àTha- mur sans toit dont ils étaient entourés comme
nes ainsi qu'à Leuctres, oules jeunes filles un puits.Jupiter Catæbatès était le Jupiter
ise refusaient àun mariage se précipitaient Élicius des Étrusques et des Romains.
pieds del'irged'Alexandra, revêtues du 2. Surnom de l'Achéron. 3. Surnom

d'Apol-

stume des Furies, le visage oint de sucs, et lon, qu'on invoquait pour un heureuxretour
cheveux épars. Mycènes et Amyclée se
putaient l'honneur de posséder son toin-
( xcx't"acxat ).
CATAGOGIES. Fête en l'honneur de Vénus,
au. célébrée par les habitants d'Eryce en Sicile.
L'SSIÉPÉE ou CASSIOPÉE. I. Épouse de
et
phée mèred'Andromède; elle disputa aux CATAMITUS. Nom latin de Ganymède.
CATAON. Surnom d'Apollon en Cappadocc.
Sréides le prix de labeauté. Neptune, irrité
son orgueil, envoya un monstre marin qui CATASCOPIA. La contemplatrice. Surnom
vasta le pays, et obligea Cassiopée à expo- à
deVénus, laquelle on bàtit un temple dans
sa fille à ce monstre. Celle-ci fut sauvée
le lieu où Phèdre venait atfilîirer l'adresse
r Persée. roy.lesANDROMÈDE, Cassiopée d'Hippolyte à conduira un char.
t placée parmi astres de la voie lactée. CATHARES (CATHAROI). Les purs.Appel-
lation des dieux de l'Arcadie.
2. Fille d'Arabos, épouse de Phœnix, et
ère rt' tymnios,qIl'CUC eut de Jupiter.
LASSIPHONE, fille de Circé et d'Ulysse,
CATHARSIOS, Celui qui purifie. Surnom
sous lequel Jupiter avait, conjointement avec
la Victoire, un temple à Olympie.
sœur de Télégone, épousa Télémaque. Ce
,
ince, irrite de l'humur impérieuse de sa
Elle-mère, la tua et cette mort fut vengée
CATHESTOS. Père d'Alta, dont Neptune
eut Ancée; il parait le même queThestius.

,
ir4ui par son épouse. (Tzelzès. )
CASSOTIS nymphe du Parnasse, donna son
'111 àune fontaine voisine du
temple d'Apol- il
CATILLUS. Fils d'Amphiarails et frère de
Chorus et de Tiburtus, en mémoire duquel
bâtitTibur. Il prit parti pour lesRutules
contre Énée,ettua lolas.
II, et dont les eaux communiquaientaux pré-
esses le don de prophétie. CATISIENSIS. Surnom que portait Cérès,
CASSUS (CASSOS). Un des cinquante fils
àCatane enSicile, où elleavait un temple
Égyplus, époux d'Helcita. dans lequel il n'était pas permis aux hommes
d'entrer.
CASTALIE
léesur le
).
CASTALIDES. Surnom des Muscs.
( CASTALIA Fontaine si-
penchant du mont Parnasse en
CATIUSou CAUTIUS. Dieu
dait les hommes
latin qui ren-
lins et prudents. (Varron.)
hocidc, communiquant, d'aprés la fable, CATOPTROMANTIE. Divination par l'ins-
Vec le Céphise, et regardée comme une em-
ucliure pection des miroirs. On s'y servait d'un mi-
du Styx. Elle avaitreçu le nom de roir que l'on présentait derrière la tète d'un
stalie, soit d'une jeune fille indigène qui, enfant à qui l'on avait bandé les yeux.
lyant Apollon, se précipita dans cette fon- CATRÉE. Voy. CRETÉE.
tine, soit de Caslalios, qui fonda untemple en CAUCASE, berger scythe, tué par Sa-
honneur de son père, Apollon. Elle était con- turne, donna son nom au mont Caucase, qui
icréeà ce dieu etaux Muses; son eau, d'un s'appelait auparavant Niphate.
bût agréable, inspirait les poëtcs; on l'em- CAUCHATÈS. Sicilien qui périt en com-
loyait dans le temple de Delphes pour tou- battant Hercule. Ses compatriotes lui ren-
"s les purifications, et un en donnait à boire dirent des honneurs héroïques.
lap-ylhie avantqu'elle montât sur le trépied. CAUCON, 1. Fils de Celsenus; il introduisit
CASTALIUS(CASTALIOS), fils d'Apollon, parmi les Messénlens les mystères d'Éleusis.
GASTIAMRE (
onnason nom àla fontaine Castalie.(Probus.)
CASTIANEIRA). Amante
— 2. Fils de Lycaon.
CAUNIUS. Surnom de l'Amour, adoré à

CASTOR. VO!l,
e Priam et mère de Gorgythion.
DIOSCOREH.
Caune.
CAUNUS. Père de Byblis, qui éprouva pour
-
CASTOR, Capitaine troyen,un descom-
iagnons d'Enée —2, Elis d'Hylax. qu'Ulysse
onne pour son père dans un récit menson-
lui une passion incestueuse, à laquelle il
échappa par la fuite. Il se réfugia en Carie,
et y fonda la ville deCaune. Voy. BYBLIS.
er où il se dit Crétois. CAURUS,vent du nord-ouest chezles Ro-
CATACHTHONIOS. Le souterrain. Sur- mains, était figuré sous les traits d'un vieil-
lom de Pluton.Voy. CHTHONIUS.
CATÆBATÈS. Qui descend. Jupiter iden-
il
lard barbu tenant un vase d'où semble ver-
ser la pluie.
lïfiê avec la foudre il axait, sous ce nom, un CAUSIDS(CAOUSIOS). Surnom d'Esculape,
à
cmple Olympie. Lesendroits frappa par la adoré à Caus.
rondre étaient regardés chez les Grecs et CAYSTRIOS, fils d'Achille et de Penthésilée,
les Étrusques comme sacrés, parce qu'on les avait avec Asics un heroûm sur les bords
Croyait honorés par la descente de Jupiter il
du Caistre,auquel avait donné son nom.
CEB, CEP, OU CEPH (CÈBOS,CEPHOS). nes et d'Anaxo; il fut tué par les fils de Ptéré-
Grand singe adoré à Memphis. laüs. Voy. ÉLECTRYON nO 1.
CÉBREN. Dieu du fleuve de ce nom, en
Troade, père d'Astérope et d'OEnone. ,
CÉLÆNO.1 Une des Harpies. 2. Fille
d'Atlas et de Pléione mère de Lycus —
etd'Eu-
du char d'Hector;
CEBRIONÈS. I. Fils de Priam, conducteur
il périt de la main de Pa-
trocle. — 2. Géant, tué par Vénus, dans la
rypylus, qu'elle eut de Neptune, ou de Lycus
et de Chhnærcus, qu'elle eut de Promé-
thée. — 3. Fille d'Ergeus, mère de Lycus et de
Gigantomachie.
CÉCIAS (CECIAS). Vent du nord-est
le représente avec un bouclier rond d'où
: on
Nycteus, qu'elle eut de Neptune. — 4. Fille de
Hyamus; elle eut d'Apollon un fils, Delphos, qui,
à ce qu'on rapporte, donna son nom à la ville
de Delphes. — 5. Amazone, qui fut tuée par
sort la grêle.
CÉCROPIDE, Descendant de Cécrops.
CÉCROPS. On distingue habituellement :-
I. Cécrops l'Autochthoneoucelui quiestné de
;
Hercule ainsi qu'Eurybie et Phœbé. — 6. Da.
naïde qui tua son fiancé Hyperbios elle était
mère de Celænos. Voy. CELÆNOS nO 1.
la terre, fondateurd'Athénes. Il donna le nom
de Cécropie à la contrée autrefois appelée
Acte, divisa les habitants en douze tribus ou
,
CÉLÆNOS. 1. Fils de Neptune

Caucon, natif d'Éleusis.


et de la Da-
naïde Celæno. — 2. Filsde Phlyos, père de

CÉLÉDONES. Qui séduisent, qui adou-


communes, leur formula des lois, leur imposa
le mariage, et institua des sacrifices de farine cissent les mœurs. Nom de femmes que l'art
~(nÉXavoi) au lieu des sacrifices sanglants. Sous plastique des anciens nous représente sous
les formes les plus séduisantes; elles étaient
son règne, Neptune, voulant prendre pos- douées, comme les Sirènes, d'une voixenchan-
session de cette contrée, fit jaillir de son tri- teresse. On les a comparées aussi avec les
dent de l'eau sur la citadelle appelée Cécro- Jynges. Vulcain les avait représentées en or
pie; mais Minerve y fit croître l'olivier, en sur le plafond du temple de Delphes.
prenant Cécrops à témoin des droits qu'elle CÉLEUS, 1. Crétois, qui, ayant voulu voler le
avait sur le pays. Le témoignage de Cécrops miel dans la caverne où était né Jupiter, fut
décida contre Neptune, qui n'avait été vu par
aucun témoin, et dont aucun, par conséquent, il
changé en oiseau. — 2. Prêtre de Cérès à
Éleusis;
ne pouvaitjustifier les prétentions. — Il avait
pour femme Agraulos, fille d'Actæus; son fils
;
épousa Métanire et en eut deux fils,
TriptolèmeetDéiphon ettroisfilles,Diogenée,
Pammérope, Sésara. Cérès, en reconnaissance

,
était Érysichthon; ses filles, Agraulos, Hersé de l'hospitalité qu'elle avait reçue de lui,lui
et Pandrosos. Selon Hygin, ilfut placé parmi enseigna l'agriculture, et voulut rendre im-
les astres et comme le Verseau. — 2. Cécrops, mortel son fils Triptolème en le passant par la
fils de Pandion et roi de Béotie, fonda Éleu- flamme; mais la mère, effrayée, empêcha
sis et Athènes. 11 était honoré comme héros l'opération de réussir. On attribue à Celeus
à Haliartos. — 3. Cécrops l'Égyptien, natif de l'invention des paniers. — 3. Roi de Céphallé-
Saïs, conduisit une colonie d'Égyptiens dans
l'Attique vers l'an IflSo avant J.-C. — 4. Cé-
crops 11, fils d'Érechthée et de Praxithée,
petit-fils de Pandion, époux de Méliaduse,
père de Pandion, et fondateur d'Athènes en
CÉLEUTRÉA
Thespiade Iphis.
nie, père d'Arcesius.
CÉLEUSTANOR. Fils d'Hercule et de la

Viaire.Surnom de Minerve, 4
à laquelle Ulysse consacra une statue, comme
,

Eubée. — Tous ces différents personnages un monument de la victoire qu'elle lui fit
ne sont qu'un même individu mythique, qui remporter sur les amants de Pénélope dans
fonda les villes pélasgiennes appelées Athè- la rue des Barrières.
nes.-
CÉDAI.ION. Cyclope que Vulcain donna
CÉLEUTOR, un des fils d'Agrios, fut tué
par Dlomède.
pour guide à Orion, lorsque OEnopion lui eut CELMIS. 1. Undes Dactyles idéens. 2 Com-
crevé les yeux.
CEDRÉATIS. Qui a une statue de cèdre. pagnon de Jupiter sur le montIda, et changé
par lui en diamant pour avoir douté de l'im-
Surnom de Diane à Orchomène. mortalité des dieux.
CÉGLUSA. Nymphe aimée de Neptune, CEljTilfÉ.FilledeBretannos; éprise d'Her- ,
mère d'Asopus.
CÉIRA. Caverne située dans le voisinage
du Danube, au pays des Gêtes, où les géants,
ryon, elle eut de lui un fils,
CELTOS. Filsd'Hercule et de
Ccltos.
cule, lorsqu'il gardait les troupeaux de Gé-
Celtiné.
vaincus par les dieux, cherchèrent un asile. CENAIOS. Surnom de Jupiter, tiré du cap
CÉLADON. 1. Natif de Mendès en Égypte; Cenaton, en Eubée.
partisan de Phinée; il fut tué aux noces de et
CENCHRÉIS. Mèred'Adonis deMyrrha,
Persée parcehéros.— 2. Lapithe luéauxnoces femme de Cinyre, roi de Chypre.
de Pirithoüs par le centaure Amycus. CEtliCHBlAS, fils de Neptune et de Pirène,
CELÆNÆA. Surnom de Cybèle, adorée a périt par accident de la main de Diane. Lui
Celènes, enPhrygie. et son frère Léchés donnèrent leurs noms aux
cÉL«aijEus. Qui est natifde Celènes, en ports de Corinthe.
Phrygie. Surnom {f.Aty et de Marsyas. CENCHRIS. Unedes fillesde Piérus, changée
CÉLÆNEUS. Fils d'Electryon de Mycè- en oiseau par les Muses.
- CENTIMANUS. Qui a cent mains. Surnom il eut Andromède, et prit part à l'expédition
deBriarée. des Argonautes. Il fut mis, après sa mort, au
CÉPHALE (CEPHALOS). I. Fils de Mercure nombre des constellations. — 2. Fils de Ly-
et de Hersé on deCréuse; il était remarqua- curgos et frère d'Anemos; il était né en Ar-
ble parsa beauté, et fut enlevé par l'Aurore, cadie, et fut un des chasseurs calydoniens. —
qui le porta en Syrie, et qui eut de lui Tithon, 3. Fils d'Aléos et de Néæra ou Cléobulé,
ou, suivant d'autres, Phaëton. Sur le tableau frère d'Amphidamas et de Lycurgos; il fut un
du portique royal dans le Céramique d'Athè- des Argonautes, et était né en Arcadie. Il était
nes, ainsi que sur les portes du temple d'Apol- père de vingt fils, qu'il eut de Stéropé et d'An-
lon à Amyclée, il était représenté comme en- tinoë; il donna son nom à la ville de Caphyæ.
levé par Heméra(lejour) oul'Aurore.— 2. Fils CÉPHEÏA VIRGO. Nom patronymique d'An-
de Déïon et de Diomédé, époux de Procris, dromède, fille de Céphée.
père d'Archios ou de Céleus et grand-père de CÉPHISE (CÉPHISSOS). Dieu du fleuve de
Laërte. Comme le précédent, il fut aimé de ce nom, fils de Pontos et de Thalassa, père
l'Aurore; mais loin d'être flatté de l'amour de Diogénée et de Narcisse. Il avait un sanc-
d'une déesse, il ne pensait qu'à sa chère Pro- en
tuaire à Argos, et possédait commun avec
cris, dont l'Aurore causa la mort par ses arti- les Nymphes, avec Pan et avec Achéloüs,
fices. Ayant engagé Céphale à éprouver la une partie de l'autel du temple d'AmpHia-
fidélité de son épouse, celui-ci se présenta à raüs. Le fleuve Céphise prend sa source sur
elle sous un costume emprunté, et triompha le Parnasse, parcourt la Phocide etla Béotte
de sa vertu en lui offrant de riches joyaux. et tombe dans le lac de Copaïs.
Procris, honteuse de sa faute, se retira alors CÉPHISIADÈS. Nom patronymique d'Étéo-
en Eubée, à la suite de Diane, qui, lui donnant cle,fils du Céphise.
un javelot infaillible et un chien, la ren- CÉPHISIUS. Nom patronymique de Narcis-
voya chez Céphale, déguisée et méconnais- se, fils du Céphise.
sable. L'amant, entrainé par le désir de pos- CÉRABATÈS. Surnom de Pan. Voy. CÉRO-
séder le trait merveilleux, commit la même BATÈS,
faute que sa femme, et tous deux se réconci- CÉRAMBE, habitant du mont Othrys en
lièrent alors. Mais Procris, toujours jalouse Thessalie , s'étant retiré sur le Parnasse pour
de l'Aurore,suivait sanscesse lespas deCépha- éviter l'inondation du déluge de Deucallon,
le, qui la perça involontairement un jour du y fut changé en oiseau, ou en celte espèce
javelot fatal. — Suivant une autre version, d'escargot qui a des cornes.
:
Procris s'était livrée à l'téléou pour une cou-
ronne d'or ee qui n'empêcha pas Céphale de
se réconcilier avec elle. (Voyez PROCRIS.) —
CÉRAMOS, fils de Bacchus et d'Ariadne,
donna son nom au quartier d'Athènes appelé
Céramique.
Quelques mythographes disent que l'aréopage CÉRAMYNTÈS. Qui préserve de la mort.
bannit Céphale d'Athènes, dont il était roi Surnom d'Hercule.
(Hygin), à la suite du meurtre de son épouse; CÉRASTE (CERASTES). Cyclope sur le
il se rendit à Thèbes, et-p-'Mt part, avec Am- tombeau duquel les Athéniens immolèrent les
phitryon, quilui avait emprunté son chien pour filles du Lacédémonien Hyacinthe.
chasser le renard de Teumcsse, à l'expédition CÉRASTES. Peuples de l'île de Chypre, que
contre lesTéléboens. Il reçut pour prix de ses Vénus changea en taureaux, parce qu'ils re-
services l'île à laquelle on donna le nom de pandaient le sang des étranger sur un autel
Céphallénie. Enfin on lit dans Strabon, que dédié à Jupiter Hospitalier. — 2. Les Furies,
Céphale, en expiation du meurtre de Procris, ainsi nommées des serpents dont se formait
se précipita dans la mer, au promontoire de leur chevelure. R. Kerastès, reptile qui porte
Leucade, où il avait élevé un autel à Nep- sur la tête de petites cornes.
tune. CÉRATOPHYES. Qui produit des cornes
CÉPHALION, fils d'Amphithémis et de Tri- Surnom de Bacchus.
tonis, pasteur de Libye, tua les Argonautes CÉRAUNIOS.Qui produit le tonnerre Sur-