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Conditionnement des médicaments

Conditionnement des médicaments


Le conditionnement ou emballage d’un médicament se compose de différents éléments dont les principaux rôles
sont les suivants :
- rôle de protection. Le conditionnement doit assurer la conservation du médicament jusqu’au moment de
l’utilisation. L’élément essentiel de cette protection est évidemment le récipient qui se trouve en contact direct
avec le médicament, mais l’emballage extérieur et les éléments de bouchage et de calage interviennent aussi ;
- rôle fonctionnel. Il doit être conçu pour faciliter l’emploi du médicament. Il peut intervenir aussi dans son
efficacité et augmenter la sécurité de son utilisation ;
- rôle d’identification et d’information. Il comporte pour cela un étiquetage et des notices avec mode d’emploi,
précautions à prendre, numéro de lot de fabrication, etc.

Le conditionnement d’un médicament dispense à un patient est essentiellement de deux types qui sont le plus
souvent associés l’un à l’autre. On distingue:
Le conditionnement primaire, C'est « le récipient ou tout autre forme de conditionnement avec lequel le
médicament se trouve en contact direct», il s’agit par exemple de l’emballage (Blister) employé fréquemment
pour le conditionnement de comprimés, dont on extrait aisément une unité de prise en pressant un des comprimes
à travers une unité de prise en pressant un des comprimes à travers une alvéole en matière plastique de façon à
déchirer l’opercule formés par une feuille métallique.
Les propriétés essentielles demandées au conditionnement primaire sont les suivantes :
- de posséder une résistance physique suffisante ;
- être imperméable aux constituants du médicament ;
- d’isoler le médicament des facteurs extérieurs qui pourraient nuire à sa conservation (air, humidité, lumière) ;
- être inerte vis-à-vis du contenu : les échanges (dissolution ou réactions chimiques)
entre contenant et contenu doivent être aussi faibles que possible ;
- d’être d’une innocuité absolue.

Le conditionnement secondaire, contient le conditionnement primaire, il renferme la notice et peut contenir des
accessoires tels que cuillère en matière plastique ou pipette graduée par exemple, il est constitué le plus souvent
d’un boite cartonnée. Il permet de communiquer la marque et comporte un étiquetage lisible indiquant notamment
les mentions légales telles que forme galénique, dosage, volume ou nombre d’unité de prise.qui le protégé et sur
lesquels figurant les renseignements obligatoires.

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Le conditionnement tertiaire
C'est la dernière étape d'emballage avant l'envoi aux clients. Il comprend :
* une mise en fardeau éventuelle des conditionnements secondaires (regroupement de plusieurs conditionnements
secondaires).
* un regroupement en caisse pour le transport.

Matériaux de conditionnement
1. Verre

Le verre est le matériau de conditionnement le plus utilisé en pharmacie, du fait de ses propriétés particulières
(dureté, transparence, stabilité, inertie chimique, nettoyage et propreté facile à contrôler, etc.) et malgré ses
inconvénients (fragilité, densité, encombrement…), mais, de plus en plus, on a recours à des produits nouveaux
mis à la disposition du pharmacien par la grande industrie. Parmi ceux-ci, il y a surtout les matières plastiques et
les élastomères.
Pour les bouteilles et flacons non destinés aux préparations parentérales, on utilise en général du verre courant,
c’est-à-dire silicocalcosodique, auquel on ajoute une faible quantité d’alumine pour augmenter encore la
résistance chimique et physique.
Pour les flacons et ampoules pour préparations parentérales, on est beaucoup plus exigeant : on doit utiliser
des verres à haute résistance hydrolytique qui ne cèdent ni éléments solubles ni éléments insolubles. Pour ces
récipients on a donc recours :
- soit aux verres borosilicatés qui cèdent très peu de bases au cours de la stérilisation : ce sont des verres neutres
dans la masse, appelés verres de qualité I ;

- soit à des verres ordinaires, traités en surface.

2. Principales matières plastiques utilisées dans le conditionnement

Matières thermoplastiques
Polyéthylènes. Les polyéthylènes, très utilisés dans l’emballage, sont des polymères de l’éthylène. On distingue
en particulier les polyéthylènes « basse densité » et les polyéthylènes « haute densité ». Le polyéthylène « basse
densité » est utilisé pour les films et emballages ou sous forme de feuilles composites PE/PA) polyamide (pour
les emballages stériles. Le polyéthylène « haute densité » est utilisé pour la réalisation de dispositifs médicaux.

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Les récipients en polyéthylène peuvent contenir de l’alcool qui s’y conserve bien ; on note cependant une légère
diffusion. L’éther et l’acétone diffusent rapidement. Ils résistent au fluor mais pas au chlore. Le brome et l’iode
sont absorbés. Les polyéthylènes « basse densité » résistent mal aux huiles et aux hydrocarbures, donc aussi aux
essences riches en hydrocarbures.
Les polyéthylènes sont assez perméables aux gaz et aux odeurs, en particulier à l’oxygène et au gaz carbonique,
et relativement peu perméables à la vapeur d’eau.

Emplois : le polyéthylène est la matière plastique la plus utilisée dans l’emballage. Pour augmenter la gamme
des possibilités, il est possible de mélanger les polyéthylènes « basse densité » et « haute densité ». On en fait :
des flacons à parois souples (flacons poudreurs, pulvérisateurs, compte-gouttes…), des tubes pour comprimés et
poudres, des tubes pour pommades, des moules-emballages pour suppositoires, des seringues et des ampoules
auto-injectables.
Polypropylène. Parmi les polyoléfines, le polypropylène est aussi utilisé mais à une échelle beaucoup plus réduite.
Ses propriétés sont voisines mais il résiste mieux aux huiles et aux graisses. Il est moins perméable à la vapeur
d’eau et aux gaz. Surtout, il résiste mieux à la température (PF150 °C environ). Il permet donc la confection
d’articles stérilisables à la chaleur humide sous pression (121 °C). On peut en faire des films et des contenants
rigides. C’est la matière plastique la plus utilisée pour les seringues. Il existe des copolymères d’éthylène et de
propylène et des mélanges de polyéthylène et de polypropylène, ce qui augmente la gamme des possibilités des
polyoléfines utilisées dans les articles de conditionnement.

Polychlorure de vinyle ou PVC.


Le PVC pur est inodore et sans saveur. Il résiste aux acides concentrés, aux bases, aux alcools, aux graisses, aux
huiles et à de nombreux solvants organiques mais il gonfle au contact des hydrocarbures aromatiques et il est
dissous par les esters et les cétones. Il est peu perméable aux gaz et aux arômes. Il est peu perméable à la vapeur
d’eau mais cependant un peu plus que le polyéthylène.

Emplois : industriellement c’est la matière plastique la plus importante mais, dans le domaine de l’emballage,
elle vient après le polyéthylène. Le PVC permet d’obtenir tous les types d’emballages rigides ou souples selon
qu’il est utilisé seul ou avec plastifiant.
La plus grande partie de la production sert à faire des tuyaux, des canalisations diverses, des revêtements de sols,
des cuves rigides…

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Dans le conditionnement, il est employé en feuilles sous forme de tubes, sachets, boîtes, flacons… On en fait de
grosses ampoules ou poches pour solutions injectables et des tubes souples pour perfusion. Pour ce matériel, il
faut être particulièrement exigeant sur l’innocuité des plastifiants utilisés.

Polystyrène. Matière plastique, le polystyrène n’est pas toxique. Il est incolore, inodore et sans saveur. Il se colore
facilement. C’est une matière rigide assez dure qui a l’apparence du verre mais bien plus légère.
Il résiste bien aux acides, aux bases, aux alcools et aux huiles, en revanche il ne peut servir pour contenir des
hydrocarbures, des essences et de nombreux solvants organiques.
Il est utilisé dans le conditionnement sous forme de boîtes, flacons ou tubes rigides. Il a cependant un double
inconvénient, sa fragilité et sa résistance limitée à la chaleur ; il n’est stable qu’au-dessous de 70 à 80 °C. Il n’est
pas stérilisable à la chaleur.

Polyamides. Ce sont des matières thermoplastiques. C’est une famille très importante par la diversité des
polymères et la variété de leurs applications.

3. Métaux
L'aluminium. C'est un meilleur protecteur contre l'humidité. Des comprimés effervescents ou lyophilisés sont
souvent retrouvés conditionnés dans ce type de matériaux.
Il existe deux types d'aluminium:
l'aluminium dur: qui est le matériau de recouvrement d'ouverture par poussées le plus utilisé en Europe.
L'aluminium souple: la souplesse et l'épaisseur de ce type d'aluminium contribuent à empêcher les enfants de
réussir à accéder aux comprimés.
Récipients
Le récipient pour usage pharmaceutique est un dispositif qui contient ou qui est destiné à contenir un produit et
qui est, ou peut être, en contact direct avec celui-ci. La fermeture fait partie du récipient.

- Récipient unidose. Un récipient unidose est un récipient qui contient une quantité de préparation destinée à être
utilisée une seule fois en totalité ou partiellement.
- Récipient multidose. Un récipient multidose contient une quantité suffisante de la préparation pour au moins 2
doses de la préparationn

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- Récipient bien fermé. Un récipient bien fermé protège son contenu de la contamination par des matières
étrangères solides et liquides, et de la perte du contenu dans des conditions normales de manutention, de
conservation et de transport.
- Récipient étanche. Un récipient étanche est imperméable aux solides, aux liquides et aux gaz, dans des
conditions ordinaires de manutention, de conservation et de transport. Si le récipient est destiné à être ouvert plus
d’une fois, il doit être conçu de façon à recouvrer son étanchéité chaque fois qu’il est refermé.
- Récipient scellé. Un récipient scellé est un récipient fermé par fusion du matériau du récipient.
- Récipient à fermeture inviolable. Un récipient à fermeture inviolable est un récipient fermé muni d’un dispositif
spécial qui révèle irrévocablement qu’il a été ouvert.
-Récipient avec dispositif de sécurité enfant. Un récipient muni d’un dispositif qui empêche toute ouverture
fortuite par un enfant.
-Récipients en verre pour usage pharmaceutique
Cette partie ne concerne que les récipients en verre destinés à entrer en contact direct avec les préparations
pharmaceutiques.
La stabilité chimique des récipients de verre pour usage pharmaceutique est exprimée par la résistance
hydrolytique.
 La résistance hydrolytique : On entend par résistance hydrolytique celle offerte par le verre à la cession
de substances minérales solubles dans l’eau, dans des conditions déterminées de contact entre la surface
intérieure du récipient ou la poudre de verre et l’eau. Cette résistance est évaluée par le titrage de l’alcalinité de
la solution.
Selon leur résistance hydrolytique, les récipients de verre sont classés comme suit :
Les récipients de verre du type I conviennent pour des préparations pour usage parentéral et non parentéral,
pour le sang humain et pour les produits du sang.
Les récipients de verre du type II conviennent en général pour des préparations aqueuses acides et neutres pour
usage parentéral.
Les récipients de verre du type III conviennent pour les préparations en véhicule non aqueux pour usage
parentéral, pour les poudres pour usage parentéral et pour des préparations pour usage non parentéral. Les
récipients de verre du type IV conviennent généralement pour des préparations solides et certaines préparations
liquides ou semi-solides, pour usage non parentéral.

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Essais des matériaux de conditionnement


Il en existe un très grand nombre et il n’est pas possible d’énumérer tous ceux qui s’appliquent à des cas
particuliers.
Identification
Dans le cas des matières plastiques et des élastomères, l’identification des constituants, le dosage de certains
d’entre eux et la recherche des impuretés posent des problèmes extrêmement complexes.
Les éléments minéraux peuvent être identifiés et dosés après calcination.
Certains adjuvants organiques peuvent être extraits avec de l’eau pure, acide ou
alcaline ou des solvants organiques tels que l’hexane, le benzène, le chloroforme ou l’acétone. Les substances
extraites peuvent être identifiées par spectrographie ultraviolette ou infrarouge ou par une méthode
chromatographique sur couche mince ou en phase gazeuse.

Essais mécaniques
Ces essais peuvent être appliqués, soit aux matériaux eux-mêmes, soit aux récipients terminés. À titre d’exemple,
on peut citer :
- essais de traction et d’allongement ;
-essais de résistance au déchirement ;
- essais de résistance à l’éclatement ;
- essais de résistance aux chocs ;
- essais de résistance à l’écrasement ;
- essais de dureté, etc.
Un essai plus spécifiquement pharmaceutique est l’essai de piqûre pour les fermetures des récipients pour
préparations injectables.

Essais de transparence
Dans certains cas, une transparence suffisante est recherchée pour pouvoir contrôler la limpidité et la bonne
conservation du contenu.
La perméabilité aux divers rayonnements est donnée par le spectre d’absorption d’un échantillon du matériau
étudié.

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Essais de perméabilité
La perméabilité aux gaz (ou vapeurs) d’une paroi en matière plastique est un phénomène physicochimique assez
complexe. Elle comporte une absorption des molécules de gaz (par affinité chimique ou solubilité) puis une
diffusion dans la paroi et enfin une désorption sur l’autre face.
On peut distinguer les essais de perméabilité : à la vapeur d’eau, aux gaz (O2, air, CO2…) à l’aide de manomètres
; aux principes volatils (solvants, essences…) par détermination de la perte de poids en fonction du temps des
récipients dans lesquels ont été placées des substances volatiles ; aux liquides par perte de poids après avoir fait
subir au contenant et son contenu des variations de pression.
Essais de résistance chimique
Les récipients et les bouchons doivent être chimiquement inertes, il ne doit donc pas y avoir d’échange entre un
contenant et son contenu. Le récipient ne doit rien céder au contenu ni, non plus, rien absorber de celui-ci.
Les essais de résistance chimique peuvent être faits soit avec de l’eau, soit avec les divers liquides qui doivent
être placés dans le récipient :
- l’eau (essais de résistance hydrolytique). Le matériau ou le récipient à étudier est mis en contact avec de l’eau à
une température donnée et pendant un temps déterminé. Après ce traitement, l’eau est analysée par des moyens
appropriés afin d’identifier les substances qui sont éventuellement passées en solution, liquides divers. Les
liquides sont choisis pour cet essai selon la destination des récipients (alcool à différents titres, solvants
organiques, huiles, essences, solutions salines, acides et alcalines…). Après un temps de contact déterminé, on
vérifie qu’aucun élément du récipient n’est passé en solution, que la surface du récipient n’a pas été modifiée
(examen à l’oeil ou au microscope) et que les parois du récipient n’ont pas absorbé de liquide (gonflement
mesurable).

Essais d’innocuité
Ces essais sont dans le cas des matières plastiques les plus importants étant donnée la très grande variété
d’adjuvants qui peuvent entrer dans leur composition.
La pharmacopée décrit un essai de tolérance locale par implantation chez le lapin et un mode d’étude de la
cytotoxicité des matériaux.

Essais de conservation
(essais climatiques et essais de vieillissement accéléré)

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Pour ces essais on fait subir aux matériaux de conditionnement des variations de température, de pression,
d’éclairage et d’humidité pendant des temps plus ou moins longs. Après ces différents traitements, on vérifie que
les qualités d’origine se sont bien conservées par les essais physiques, chimiques et physiologiques déjà énumérés.
Les articles de conditionnement pour produits stériles doivent évidemment conserver leurs propriétés d’origine
après le traitement stérilisant : chaleur, rayonnement ou gaz.
Lors d’une mise au point de médicament nouveau, il y a évidemment un essai qui s’impose, c’est celui de la
bonne conservation des principes actifs dans le conditionnement choisi. C’est d’après les résultats de cet essai
qu’est fixée la date limite d’utilisation du médicament.

-Essai de résistance hydrolytique de surface.


Pour cet essai la pharmacopée donne les volumes de liquide (eau) nécessaires à l’essai

On entend par volume de remplissage, le volume d’eau dans les récipients qui est nécessaire pour faire l’essai.
Pour les flacons, ce volume est de 90 % de leur capacité à ras bord. Pour les ampoules, on les remplit jusqu’à
l’épaulement.
Pour cet essai comme pour les suivants, on utilise de l’eau exempte de dioxyde de carbone (eau R).
- Essai sur poudre de verre pour la détermination de la résistance hydrolytique.
Les récipients à essayer (trois au minimum) sont pulvérisés à l’aide d’un mortier et d’un marteau. Mortiers et
pilons sont décrits avec précision dans la pharmacopée. La poudre obtenue est tamisée
- Méthode de surface sur récipient traité pour la détermination de la résistance hydrolytique.
Les récipients sont traités pendant 10 min par une solution à 4 % d’acide fluorhydrique, ce qui élimine la couche
de verre neutralisée dans le cas du verre II.
- Autre essai : Transmission de la lumière pour les récipients de verre coloré protégeant de la lumière.
Cet essai est effectué sur des fragments de récipients brisés, à l’aide d’un spectrophotomètre.
La transmittance est mesurée dans la région spectrale de 290 à 450 nm.

Récipients et fermetures en matière plastique pour usage pharmaceutique


- Polymères. Les polymères les plus souvent utilisés sont : le polyéthylène (avec et sans additifs), le
polypropylène, le poly (chlorure de vinyle), le poly (téréphtalate d’éthylène) et le poly (éthylène-acétate de
vinyle).
- Additifs. La nature des additifs et leur quantité sont fonction du type de polymère utilisé, du procédé de
transformation de celui-ci en récipient et de l’usage auquel ce récipient est destiné. Ces additifs peuvent être des
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antioxygènes, des stabilisants, des plastifiants, des lubrifiants, des colorants et des renforçateurs mécaniques. Les
agents antistatiques et les agents de démoulage ne peuvent être utilisés que pour les récipients pour préparations
à usage oral ou à usage externe pour lesquels ils sont autorisés. Des additifs acceptables sont indiqués dans la
formulation type pour chaque matériau décrit dans la Pharmacopée
Exigences qualités
La qualité de ces matériaux est contrôlée par le service de contrôle qualité des industries Pharmaceutiques car ils
doivent correspondre à un cahier des charges très précis. Les méthodes d'identification, d'essais et de dosages
sont, pour la plupart des matériaux, décrits dans la Pharmacopée Européenne. S'ils ne sont pas décrits dans la
Pharmacopée Européenne ou dans une Pharmacopée d'un état membre, il est autorisé d'utiliser une monographie
d'une autre Pharmacopée comme guide pour établir les tests de routine.
Certaines informations doivent être obligatoirement vérifiées et tracées. Ainsi, un test d'identification du polymère
doit être réalisé, un grammage, une épaisseur et une perméabilité. Certains additifs peuvent être ajoutés afin
d'optimiser leurs propriétés chimiques, physiques et mécaniques et ainsi les adapter au mieux à l'usage qui en sera
fait.
Tous ces additifs sont décrits dans la Pharmacopée ainsi que la spécification de leur teneur maximale. Par
exemple, pour les « matériaux à base de poly(chlorure de vinyle) non plastifié pour conditionnement de formes
sèches pour administration par voie orale », la Pharmacopée Européenne dit qu'il est autorisé au maximum 1,5
pourcent de paraffine liquide, 1 pourcent de silice.