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REPUBLIQUE DU BENIN

¤¤¤¤¤¤¤
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
¤¤¤¤¤¤¤¤¤
ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Option : BATIMENTS & TRAVAUX PUBLICS

MEMOIRE DE FIN DE FORMATION


Pour l’obtention du Diplôme d’Ingénieur de Conception
Thème

Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la


chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Présenté et soutenu par : Sous la supervision de :


ZINZINDOHOUE J. William R. Dr. Luc ZINSOU
Enseignant chercheur à l’EPAC
Co-Superviseur :
Dr Crépin ZEVOUNOU
Enseignant chercheur à l’EPAC

Année académique : 2012-2013

6ème promotion
Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

SOMMAIRE

SOMMAIRE ............................................................................................................................................. i
Dédicace ................................................................................................................................................ ii
Remerciements ................................................................................................................................... iii
Hommage .............................................................................................................................................. v
Sigles et abréviations utilisés........................................................................................................... vi
Liste des Tableaux ............................................................................................................................. vii
Liste des figures ................................................................................................................................ viii
Liste des Photos ................................................................................................................................... x
Résumé ................................................................................................................................................. xi
Abstract ............................................................................................................................................... xii
Introduction ............................................................................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ......................................................................... 5
1 Chapitre 1: Généralités sur les chaussées ........................................................................................ 5
2 Chapitre 2 : Connaissance des sols ................................................................................................ 10
3 Chapitre 3 : Traitement des assises de chaussée à la chaux et au ciment ...................................... 17
4 Chapitre 4 : Généralités sur les latérites ........................................................................................ 28
DEUXIEME PARTIE : ETUDE DES SOLS CHOISIS EN LABORATOIRE AVEC LES ESSAIS
NORMALISES ..................................................................................................................................... 32
5 Chapitre 5 : Les essais d’identification.......................................................................................... 32
TROIXIEME PARTIE : Formulation des mélanges, Analyse et interprétation des résultats ............... 53
6 Chapitre 6 : Essais réalisés sur les mélanges ................................................................................. 53
7 Chapitre 7 : Analyse des résultats et choix du meilleur mélange .................................................. 81
QUATRIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE DE LA STABILISATION SUR CHANTIER ............. 84
8 Chapitre 8 : Mise en œuvre ........................................................................................................... 85
Conclusions et perspectives................................................................................................................... 92
Bibliographie ......................................................................................................................................... 94
Annexes ................................................................................................................................................. 95
Table des matières ............................................................................................................................... xxii

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page i


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Dédicace

A mon feu père ZINZINDOHOUE Jean Marie Nazaire

« Partout où vous passez, laissez y votre trace par votre respect et votre travail
» reçois ici papa, le fruit de cette règle de vie que tu m’as inculquée dès mon enfance. Merci
de ton soutien et de tes encouragements sans fin. Puisse Dieu établir sa seigneurie dans
ta vie et te combler.

A ma mère Mme DOSSOU-YOVO Marie-Estelle épouse ZINZINDOHOUE

« Qui honore sa mère se prépare un trésor » pardonne-moi de ne pas trouver le mot


juste pour honorer l’amour, le don de soi et les sacrifices consentis à mon égard. Je tâcherai
d’être digne de toi, afin que tu trouves en cela la marque de ma gratitude.

Que Dieu te bénisse et t’accorde la longévité. Merci maman !

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page ii


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corps de chaussée

Remerciements

Dire « Merci » est et demeure un acte de gratitude envers ceux qui accordent une
grâce. Ainsi, je ne saurais commencer la rédaction de ce mémoire sans adresser mes sincères
remerciements à tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à l’aboutissement
de ce travail.

Une note spéciale de gratitude revient à mon encadreur, le Docteur Luc ZINSOU pour
s’être rendu aussi disponible qu’accessible pour m’orienter dans l’accomplissement de ce
travail. Puisse le Très Haut vous accorder une longévité, vous honorer et vous combler de
grâces dans toutes vos entreprises.

Ma gratitude aussi à l’endroit du Dr Crépin ZEVOUNOU dont les questions, les sages
conseils et les orientations ont enrichi et éclairé ce travail ; tout le personnel de LERGC pour
leur franche collaboration.

Je tiens à remercier :

 Le Directeur de l’EPAC, le Professeur Félicien AVLESSI, et le Directeur adjoint, le


Professeur Clément BONOU.
 Le chef du Département du génie civil Professeur AINA Martin, tout le corps
professoral du département de Génie Civil de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-
Calavi, qui n’a ménagé aucun effort pour nous donner une bonne formation :

‒ Dr Mathias SAVY, Docteur es Sciences en Calcul de Structures, CES de l’Ecole


Nationale des Ponts et Chaussées, spécialité Ouvrages d’Art ;

‒ Dr Ezéchiel ALLOBA, Docteur Ingénieur en Génie Civil, Spécialiste de routes ;

‒ Professeur Edmond ADJOVI, Maître de conférences en Sciences de l’Ingénieur

‒ Professeur Aïssè Gérard GBAGUIDI, Maître de conférences Docteur Ingénieur en


Génie Civil;
‒ Professeur S. Victor GBAGUIDI, Maître de conférences, Docteur Ingénieur en
Génie Civil; Spécialiste en structure
‒ Professeur François de Paule CODO, Maître de conférences Docteur Ingénieur en
Génie Minier;
‒ Professeur Mohamed GIBIGAYE, Maître de conférences, spécialiste en structure ;
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corps de chaussée

‒ Dr Taofic BACHAROU, Docteur Ingénieur en Hydraulique ;


‒ Dr Léopold DEGBEGNON, Docteur Ingénieur en Géodésie ;
‒ Dr Noël DIOGO, Docteur architecte
‒ Dr Gossou Jean HOUINOU, Docteur Ingénieur en Génie Minier et Topographie ;
‒ Dr Adolphe TCHEHOUALI, Docteur Ingénieur en Génie Civil, Spécialiste des
Matériaux de Construction,

‒ Dr Crépin ZEVOUNOU, Docteur en Géologie;


‒ Dr Codjo Luc ZINSOU, Docteur Ingénieur en Mécanique des sols ;
‒ Dr Agathe HOUINOU, Docteur Ingénieur en Mécanique des sols ;
‒ Monsieur Cosme SEWANOUDE, professeur de comptabilité ;
Je tiens à renouveler mes sincères remerciements à :

‒ Mon épouse Mme ZINZINDOHOUE Pélagie pour tous les sacrifices consentis.
‒ Mes enfants Ebénézer et Elielle que ce travail vous sert d’exemple à bien étudier ;
‒ Ma sœur Armelle-Clarisse ZINZINDOHOUE, merci pour tout ce que tu as fait pour
ma formation, puisse l’Eternel te rend au centuple ;
‒ Mes frères aînés Maitre Georges ZINZINDOHOUE et Armand pour vos soutiens et
conseils ;
‒ Mes neveux et nièces : Gérard, Carrel, Ruthe, Valentino, Inès, Gaël, Abigail,
Plénitude, Aude, Glawdys, Calèbe, Fifa ;
‒ Toute la famille ZINZINDOHOUE CHODATON ;
‒ Tous mes amis qui ont contribué à la réussite de ma formation en l’occurrence Blaise,
Rodolphe, Faїssol, Charles, Anicet et tous les autres camarades de la 6ème promotion.

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Hommage

A nos maîtres de mémoire

Docteur Luc ZINSOU


Ce savant dosage des qualités qui sont les vôtres : calme, patience mais aussi rigueur
scientifique, a toujours forcé notre admiration. De plus, votre attachement au travail et vos
qualités de grand enseignant ont guidé le choix de votre personne en tant que maître de ce
mémoire.
Hommages respectueux
Docteur Crépin ZEVOUNOU
La pédagogie, la disponibilité dont vous faites montre nous ont grandement fortifiée
et ont davantage conforté notre désir de réussite dans le génie civil. Vous êtes un exemple qui
témoigne de la rigueur scientifique au travail.
Hommages respectueux

A nos juges

Monsieur le président de jury.

Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant de présider le
jury de notre mémoire.

Messieurs les membres de jury.

Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger ce travail. Nous sommes
persuadée que vos remarques et critiques contribueront grandement à l’amélioration de la
qualité scientifique du travail.

Hommages respectueux

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page v


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corps de chaussée

Sigles et abréviations utilisés

AASHO : American Association of State Highway Officials


AFNOR : Association Française de Normalisation
BCEOM : Bureau Central des Etudes d’Outre Mer
CEBTP : Centre Expérimental du Bâtiment et des Travaux Publics
CNERTP : Centre National d’Essais et de Recherches en Travaux Publics
CBR : Californian Bearing Ratio (Indice Portant Californien)
Comp : Compression
CREPA : Centre Régional pour l’Eau Potable et l’Assainissement à faible coût
HRB : Highway Research Board
ISTED : Institut des Sciences et des Techniques de l’Equipement et de
l’Environnement pour le Développement
LCPC : Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
LBTP : Laboratoire du Bâtiment et des Travaux Publics
OBRGM : Office Béninois pour la Recherche Géologique et Minière
OPM : Optimum Proctor Modifié

Rc : Résistance à la compression après 7 jours de cure à l’air

R’c : Résistance à la compression 3 jours air + 4 jours eau


Rt : Résistance à la traction après 7 jours de cure à l’air
R’t : Résistance à la traction 3 jours air + 4 jours eau
SETRA : Service d’Etudes Techniques des Routes et Autoroutes
USCS : United Soils Classification Systems

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corps de chaussée

Liste des Tableaux

Tableau 1-1 : Tableau de classification des sols...................................................................................... 6


Tableau 1-2 : Trafic poids lourds moyen journalier ................................................................................ 9
Tableau 2-1 : Tableau de synthèse des caractéristiques des sols .......................................................... 12
Tableau 2-2 : Classification des matériaux en assises de chaussée selon le CEBTP............................. 15
Tableau 3-1 : Tableau synoptique de classification des matériaux selon leur nature, suivant la norme
NF P 11-300 : ........................................................................................................................................ 19
Tableau 5-1 : Coordonnées géographiques des principaux sommets du site ........................................ 32
Tableau 5-2 : Coordonnées géographiques des principaux sommets du site ........................................ 34
Tableau 5-3: Analyse granulométrique échantillon de Comè ............................................................... 41
Tableau 5-4 : Analyse granulométrique par sédimentométrie échantillon de Sakété ........................... 44
Tableau 5-5 : Limite d’Atterberg échantillon de Comè ......................................................................... 45
Tableau 5-6 : Essai Proctor échantillon de Comè ................................................................................. 47
Tableau 5-7 : Essai Proctor échantillon de Sakété ................................................................................ 48
Tableau 5-8 : Courbe CBR du sol naturel prélevé à Sakété .................................................................. 50
Tableau 5-9 : Spécifications au niveau des essais (Laboratoire ATS COTONOU) .............................. 50
Tableau 6-1 : Courbe Limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 2% ................................................... 58
Tableau 6-2 : Récapitulatif des essais en laboratoire : échantillons de Comè (mélange) ...................... 78
Tableau 6-3 : Récapitulatif des essais en laboratoire : échantillons de Sakété (mélange)..................... 79
Tableau 6-4 : Tableau récapitulatif des essais de compression et de traction sur les différents mélanges
............................................................................................................................................................... 80
Tableau 8-1 : Avantages et inconvénients des deux modes d’exécution............................................... 91

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corps de chaussée

Liste des figures

Figure 1-1 : Constitution d’une chaussée souple ..................................................................................... 8


Figure 3-1 : Influence du traitement à la chaux sur les caractéristiques géotechniques d’un sol. ......... 25
Figure 4-1 : Exemple de sol latéritique ................................................................................................. 29
Figure 5-1 : Profondeur du puits foncé.................................................................................................. 33
Figure 5-2 : Photo du puits Sakété ........................................................................................................ 34
Figure 5-3 : Profondeur du puits de Sakété ........................................................................................... 35
Figure 5-4 : Moule et dame Proctor ...................................................................................................... 40
Figure 5-5: Courbe granulométrique par tamisage échantillon de Comè .............................................. 41
Figure 5-6 : Courbe granulométrique par tamisage échantillon de Sakété............................................ 42
Figure 5-7 : Courbe granulométrique par sédimentométrie échantillon de Sakété ............................... 43
Figure 5-8 : Courbe granulométrique par sédimentométrie échantillon de Sakété ............................... 45
Figure 5-9 : Courbe limite d’Atterberg échantillon de Sakété .............................................................. 46
Figure 5-10 : Courbe limite d’Atterberg échantillon de Sakété ............................................................ 47
Figure 5-11 : Courbe Proctor échantillon de Comè ............................................................................... 48
Figure 5-12 : Courbe Proctor du sol argileux de Sakété........................................................................ 49
Figure 5-13 : Courbe CBR de l’échantillon de sol (naturel) prélevé à Comè ....................................... 49
Figure 6-1 : Courbe limite d’Atterberg du mélange à 2% Comè .......................................................... 54
Figure 6-2 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Comè)à 4% ......................................................... 55
Figure 6-3 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Comè) à 6% ........................................................ 56
Figure 6-4 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Comè) à 8% ........................................................ 57
Figure 6-6 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 4%....................................................... 59
Figure 6-7 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 6%....................................................... 60
Figure 6-8 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 8%....................................................... 61
Figure 6-9 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 2% ......................................................................... 62
Figure 6-10 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 4% ....................................................................... 63
Figure 6-11 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 6% ....................................................................... 64
Figure 6-12 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 8% ....................................................................... 65
Figure 6-13 : Courbe CBR du mélange (Comè) à 2%........................................................................... 66
Figure 6-14 : Courbe du mélange (Comè) à 4%.................................................................................... 67
Figure 6-15 : Courbe CBR du mélange (Comè) à 6% ........................................................................... 68
Figure 6-16 : Courbe CBR du mélange (Comè) à 8%........................................................................... 69
Figure 6-17 : Courbe Proctor du mélange (Sakété)à 2% ....................................................................... 70
Figure 6-18 : Courbe Proctor du mélange (Sakété) à 4% ...................................................................... 71
Figure 6-19 : Courbe Proctor du mélange (Sakété) à 6% ...................................................................... 72
Figure 6-20 : Courbe Proctor du mélange (Sakété) à 8% ...................................................................... 73
Figure 6-21 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 2%.......................................................................... 74
Figure 6-22 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 4%.......................................................................... 75
Figure 6-23 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 6%.......................................................................... 76
Figure 6-24 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 8%.......................................................................... 77
Figure 8-1 : a : scarification ; b : arrosage ............................................................................................. 86
Figure 8-2 : Opération d’épandage ........................................................................................................ 87
Figure 8-3 : Opération de malaxage ...................................................................................................... 87

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page viii


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Figure 8-4 : Opérations de compactage ................................................................................................. 88


Figure 8-5 : Réglage par la niveleuse .................................................................................................... 88
Figure 8-6 : Approvisionnement des mailles en ciment ........................................................................ 89
Figure 8-7 : Installation de traitement du sol avec l’agent de traitement dans un tamis rotatif ............. 90

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Liste des Photos

Photo 3-1 : Action des liants sur les sols après malaxage (a), Aspect visuel d’un sol après traitement
(b). ......................................................................................................................................................... 25
Photo 4-1 : Puits de Comè ..................................................................................................................... 33
Photo 5-1 : Appareil de Cassagrande .................................................................................................... 37

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page x


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Résumé

Les travaux menés dans le cadre de cette étude portent principalement sur la recherche
de nouveaux matériaux suite à la raréfaction des matériaux naturels utilisés en corps de
chaussée en République du Bénin. Nous présentons dans ce document une étude réalisée sur
des échantillons de sols latéritiques prélevés à Comè et à Sakété pour une stabilisation au
ciment et à la chaux pour choisir le meilleur mélange répondant aux caractéristiques
intrinsèques des corps de chaussée.

Pour connaitre les caractéristiques physiques des sols choisis, les essais
d’identification ont été réalisés à savoir : analyse granulométrique, limite d’Atterberg, essai
Proctor modifié et l’essai CBR. Les résultats obtenus de ces différents essais ont montré que
ces sols ne peuvent pas être utilisés en corps de chaussée d’où leur traitement (stabilisation)
aux liants hydrauliques pour atteindre les valeurs exigées.

La stabilisation a consisté au traitement de ces deux sols d’abord avec du ciment et


ensuite avec la chaux vive. L’étude de la formulation et composition des mélanges est réalisée
en des proportions respectives de 2, 4, 6 et 8% en agent de traitement. Ces mélanges obtenus
sont ensuite soumis aux essais pour l’évaluation de leurs performances mécaniques.

Les mélanges ainsi effectués présentent de bonnes performances, vérifiant les valeurs
recommandées par les normes pour être utilisés en couches d’assise de chaussées.

Mots clés : latérite, stabilisation, ciment, chaux, corps de chaussée, échantillon,


granulométrie, proctor, CBR

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Abstract

The work undertaken within the framework of this study concerns mainly the search for
new materials following the rarefaction of natural materials used in pavement in Republic of
Benin. We present in this document a study carried out on lateritic samples of grounds taken
at Comè and Sakété for a stabilisation the cement and with lime to choose the best mixture
meeting the intrinsic characteristics of the pavements.

To know the physics soil characteristics chosen, the classification tests were carried
out to know:analyze granulometric, limiting of Atterberg, modified Proctor test and test
CBR.The results obtained of these various tests showed that these grounds cannot be used in
pavement from where them treatment (stabilization) the hydraulic binders to reach the values
required.
Stabilization consisted with the treatment of these two grounds initially with cement
and then with the quicklime. The study of the formulation and mix design is carried out in
respective proportions of 2, 4, 6 and 8% in curing agent. These mixtures obtained are then
submitted for testing for the evaluation of their mechanical performances.
The mixtures thus carried out present good performances, checking the values
recommended by the standards to be used in underlays roadways.

Key words: laterite, stabilization, cement, lime, pavement, sample, granulometry, Proctor,
CBR

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Introduction
Problématique

Les sols en République du Bénin, comme partout ailleurs, présentent une grande
diversité. Leurs qualités varient d’une région à une autre. Aussi certains sols, en raison de leur
propriété géotechnique, sont considérés comme des matériaux directement utilisables en corps
de chaussée sans aucun traitement préalable. D’autres par contre, sont considérés comme
mauvais ou médiocres car ne présentant pas les performances suffisantes pour supporter le
trafic de chantier, donc susceptibles de créer un handicap technique pour leur mise en œuvre à
l’état naturel [1]. Ces sols sont en général les plus rencontrés. C’est le cas des sols limoneux
ou argileux.
Mais pour atteindre les qualités requises, ces sols de mauvaises qualités sont soumis à
un traitement avant leur emploi en construction routière. A ce titre plusieurs procédés de
traitement sont utilisés parmi lesquels la stabilisation des sols par adjonction d’un liant
hydraulique qu’est généralement le ciment ou la chaux.

Le traitement des sols est une technique très ancienne, dont l’application tant au
niveau des travaux de terrassement qu’au niveau de la réfection des routes ainsi que les pistes
d’accès aux terrains agricoles connaît actuellement un essor très important au niveau
international et en particulier en Amérique du Nord et en Europe [2]. Le recours massif à cette
technique qui valorise les matériaux en place ce qui entraîne une diminution notable des
coûts, est due principalement à :
 la raréfaction des gisements naturels de matériaux nobles ;
 le souci écologique croissant imposant de préserver d’une part les ressources
naturelles existantes en optimisant leur utilisation et de limiter d’autre part la mise en
dépôt des matériaux impropres à la réutilisation en remblais ou en couches de forme ;
 le renchérissement des matériaux de substitution et des transports ;
 le développement notable des performances et de la fiabilité des matériels de
traitement des sols en place ou en centrale [3] ;
 des raisons économiques [4] .
En effet, tandis que les tracés géométriques des projets routiers deviennent de plus en
plus complexes, sollicitant de larges mouvements de terre dans des sols parfois difficilement
réutilisables, les gisements naturels de matériaux nobles, diversement répartis, s'amenuisent.
Il est donc impératif d'épargner les ressources existantes, d'autant plus que leur coût de

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

transport est élevé. Ajouté à ces impératifs économiques, son avantage appréciable est
l'amélioration du cadre de vie, ainsi que la protection de l'environnement. Par ailleurs
l’utilisation de cette technique se repose sur les progrès technologiques réalisés ces dernières
années par les matériels de traitement.
De nombreuses améliorations ont été apportées aux matériels d'épandage et de
malaxage, qui sont maintenant très diversifiés. Les rendements sont dès lors, importants et de
qualité. Aujourd'hui la technique du traitement aux liants hydrauliques s'étend à un nombre de
plus en plus élevé de sols : limons, argiles, marnes, matériaux sableux, sableux-graveleux et
graveleux, etc....

Pour relever ce défi, en dotant notre pays de nouveaux matériaux d’assise, le Docteur
ALLOBA Ezéchiel a initié depuis quelques années des études visant à utiliser des sols
améliorés pour les assises des chaussées. Il est à noter que des travaux antérieurs ont été déjà
réalisés par lui et ses étudiants. Le présent travail s’inscrit dans la même vision mais avec un
nouveau champ d’application. Ainsi il apparait nécessaire de contribuer à cette noble étude
d’où l’importance de ce thème : « Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment
et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée »

Objectif général :
 proposer un mélange sol au ciment ou sol à la chaux pour utilisation en corps de
chaussée.

Objectifs spécifiques :
 étudier les différents facteurs qui empêchent l’utilisation des sols argileux ou limoneux
en corps de chaussée ;
 identifier les propriétés géotechniques recherchées au niveau des sols utilisés en corps
de chaussée sans aucun traitement ;
 localiser les sols fins afin de choisir le sol de l’étude pour le traitement ;
 réaliser les essais pour le sol choisi (étude en laboratoire) ;
 classifier les sols argileux ou limoneux ;
 étudier le mélange du sol à la chaux et au ciment par les essais normalisés ;

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 2


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

 faire une étude comparative du mélange au ciment et à la chaux ;


 choisir le meilleur mélange.

Méthodologie :

 Recherche documentaire
 Etude en laboratoire
 Interprétation des résultats

Processus méthodologique

La première démarche est de réunir la documentation nécessaire pour élucider le


thème choisi en se basant sur les livres, les anciens mémoires, les publications, l’internet. Il
sera également question de discuter avec les personnes ressources afin de connaitre et orienter
correctement les recherches pour aboutir à de bons résultats.

Quant aux études en laboratoire il sera question de choisir d’abord le sol à étudier et
de procéder aux différents essais à savoir :

 les essais d’identification : analyse granulométrique, limites d’Atterberg ..etc.


 l’essai de compactage : essai Proctor modifié ;
 l’essai de portance : essai CBR ;
Ensuite on procèdera à l’étude du mélange (sol avec le ciment à différents dosages
ainsi que ce même sol avec la chaux) tout en procédant aux essais précités.

Enfin il sera procédé à l’analyse et l’interprétation des différents résultats (à travers


les courbes, les graphes) afin de choisir le meilleur mélange

Rédaction du mémoire

Il sera composé de quatre parties à savoir :

 1ère partie : Revue bibliographique

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 3


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

 2ème partie : Etude des sols choisis en laboratoire avec les essais normalisés
 3ème partie : Formulation des mélanges, analyse et interprétation des résultats
 4ème partie : Mise en œuvre de la stabilisation sur chantier

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PREMIERE PARTIE : ETUDE
BIBLIOGRAPHIQUE
Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

1 Chapitre 1: Généralités sur les chaussées


Les chaussées se présentent comme des structures multicouches mises en œuvre sur le sol-
support de chaussée.

1.1 Les différentes structures de chaussée

Selon la diffusion des pressions il existe deux modes de fonctionnement mécanique


des chaussées : les chaussées souples et les chaussées rigidifiées (rigides et semi-rigides). [5]

1.1.1 Les chaussées souples

Une chaussée souple est constituée d'un corps de chaussée en grave non traitée, revêtu
d'un enduit superficiel ou d'un enrobé bitumineux de faible épaisseur.

1.1.2 Les chaussées semi-rigides

Une chaussée semi-rigide est constituée d'une assise en grave traitée aux liants
hydrauliques et/ou hydrocarbonés, revêtue d'un enduit superficiel ou d'un enrobé bitumineux.

A partir du sol, on rencontre en général les couches suivantes :


 la couche de forme ;
 la couche de fondation non traitée ;
 la couche de base traitée ;
 et la couche de surface.
Le rôle structurel d'une couche de fondation en matériaux non traités est faible sous une
assise traitée au ciment. Ainsi, il est d'usage de supprimer cette couche de fondation non
traitée dans le cas où une couche de forme ait été prévue au niveau des terrassements.

1.1.3 Les chaussées rigides :

Une chaussée rigide peut être constituée soit par un revêtement en dalles de béton
pervibré ou fluide, soit par un revêtement en béton compacté. Dans la chaussée rigide, la
couche de roulement constitue à elle seule la couche de base et la couche de surface d'une
structure souple ou semi-rigide.

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

1.2 Constitution des chaussées

1.2.1 Le sol de plate-forme

Le sol-support ou plate-forme correspond au terrain occupant les parties supérieures des


terrassements (30 à 100 cm). Elle doit être suffisamment rigide pour permettre le passage des
engins de terrassement, insensible à l'eau et aux intempéries. Sa portance influence pour une
grande part l'épaisseur des couches de chaussée qui reposent sur elle. Une bonne portance
permet d'éviter les déformations sous chargement lourd ou répété entraînant une dégradation
prématurée de la chaussée. Selon les cas, on peut avoir recours à :

• la pose d'une couche de forme;

• des purges puis des remblais;

• une substitution de matériaux;

• un traitement du sol en place par la chaux et au ciment;

• la pose d'un matériau anti-contaminant de type géotextile.

Dans les pays tropicaux et plus particulièrement au Bénin, on distingue cinq (5) classes de
portance des sols de plate-forme. [6]
Tableau 1-1 : Tableau de classification des sols

Classes de sols Portance CBR


S1 <5
S2 5 à 10
S3 10 à 15
S4 15 à 30
S5 >30

Dans la pratique, les sols de portance inférieure à 5 sont à proscrire. Il est préconisé un
des traitements spéciaux cités plus loin (amélioration, purge, substitution, remblais d'apport,
et / ou drainage) selon le type de sol rencontré (argiles gonflantes, sable de faible portance
etc.).

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

1.2.2 La couche de forme

Elle est réalisée dans le but de faire reposer la chaussée sur une plate-forme homogène
de bonne qualité. Elle doit être constituée de matériaux de bonne portance et avoir une
épaisseur suffisante. Ainsi, elle assurera une transition, de fait, entre le sol en place ou
rapporté et la chaussée. Elle résistera aussi aux sollicitations des engins de terrassement. Elle
doit rester insensible aux variations hydriques et participer au drainage de la chaussée

1.2.3 La couche de fondation

Couche sus-jacente à la plate-forme, la couche de fondation permet d'assurer une


répartition homogène des contraintes sur la couche de forme ou sur la plate-forme supérieure
des terrassements. Pour cela, elle doit présenter une certaine résistance mécanique. Les
matériaux qui la composent doivent avoir un CBR supérieur à 30 % selon le trafic et ne
doivent pas être friables. La couche de fondation doit assurer aussi un bon drainage et avoir
une compacité minimale de 95 % de l'OPM.

1.2.4 La couche de base

Elle constitue avec la couche de fondation, l'assise de la chaussée. Elle est soumise à
des contraintes verticales, effet de poinçonnement dû à la pression des pneumatiques et des
contraintes de cisaillement à la base dans le cas des matériaux traités aux liants blancs d'autant
plus important que la couche de surface est mince. Elle doit être constituée de matériaux
suffisamment durs pour résister à l'attrition et avoir un grand indice portant ou stabilité.

Les matériaux de qualité faisant de plus en plus défaut, les couches de base sont
souvent en matériaux traités au ciment. Il est spécifié que le matériau présente d'abord un
CBR supérieur à 60 et un CBR supérieur à 160 après traitement. Il est important de veiller à la
répartition du ciment. En effet une forte concentration rigidifie la chaussée. Si elle possède
une rigidité élevée, comme dans le cas de couches stabilisées, il se produit un effet de dalle et
des contraintes de traction se développent à sa base. Par ailleurs, la compatibilité chimique du
liant avec le matériau à traiter doit faire l'objet d'une étude sérieuse.

Tous ces éléments font que les caractéristiques physiques et mécaniques exigées pour
un matériau utilisé en couche de base sont sévères, comparées à celles d'une couche de
fondation.

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1.2.5 La couche de surface

La couche de surface est constituée :

‒ de la couche de roulement, qui est la couche supérieure de la chaussée sur laquelle


s'exercent directement les agressions conjuguées du trafic et du climat ;
‒ et le cas échéant d'une couche de liaison, entre les couches d'assise et la couche de
roulement.
Dans le cas particulier des chaussées en béton de ciment, la dalle, qui repose sur une couche
de fondation, joue simultanément le rôle de couche de surface et celui de couche de base.

Figure 1-1 : Constitution d’une chaussée souple

1.3 Les différentes classes de trafic

Selon l’importance du trafic poids lourds moyen journalier, on définit plusieurs classes
de trafic:

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Tableau 1-2 : Trafic poids lourds moyen journalier

Classes Trafic PL/j


0-10
10-25
25-50
50-100
100-150
150-300
300-750
750-2000

Ces classes de trafic définissent deux grandes catégories de routes à savoir :


- les voiries à faibles trafic regroupant toutes les classes de à ;
- les voiries à moyen et fort trafics regroupant toutes les classes de à .

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2 Chapitre 2 : Connaissance des sols

Il est important avant tout démarrage de travaux d’avoir une idée des caractéristiques du sol
en présence et d’évaluer ainsi les éventuels problèmes.

Une bonne connaissance du sol permet :

‒ d’évaluer l’intérêt du traitement du sol ;


‒ de déterminer le type d’agent de traitement à utiliser ;
‒ d’avoir une première idée de la quantité d’agent de traitement à utiliser.
Avant de traiter un sol et de l’utiliser comme matériau de construction (assise de chaussée), il
est indispensable de connaitre les principes généraux régissant son comportement. [7]

2.1 Les familles de sol

2.1.1 Les argiles


Les argiles sont des sols très fins (particules inférieures à 2µm) dont le comportement
est fortement influencé par leur teneur en eau et leur structure cristalline de base.
Ces sols sont cohésifs, compressibles, très difficiles à manipuler et à compacter et parfois
gonflants. Ils sont très peu perméables, ce qui rend la variation de leur teneur en eau très lente.
Dans les sols argileux, les dégâts causés par le gel peuvent être importants. On dit qu’ils sont
gélifs.
Les minéraux argileux sont des silicates d’aluminium hydratés. Les types les plus
fréquents sont la kaolinite, la montmorillonite et l’illite.
Les grains ont la forme de plaquettes plus ou moins longues voire de bâtonnets et ne peuvent
être vus à l’œil nu. Leurs dimensions doivent dès lors être déterminées en laboratoire. Une
caractéristique des particules d’argile est qu’elles s’attirent les unes les autres et se
regroupent. L’ensemble des forces d’attraction qui unissent les particules d’argile est appelé la
cohésion, qui est une grandeur caractéristique pour une argile.

Cette cohésion explique que les sols argileux sont des sols très cohérents à forte
plasticité. Les argiles sont facilement déformables sous l’effet de l’addition d’une faible
quantité d’eau, même sous des charges faibles. Elles gardent ensuite la forme qu’on leur a
donnée.

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Ces propriétés tout à fait spécifiques de plasticité, déformabilité, mouillabilité font


que, dans certaines conditions d’humidité, l’argile devient plastique et il est possible de la
façonner (ce qui est impossible avec un sable).

2.1.2 Les limons

Les limons sont des sols fins plus ou moins plastiques qui peuvent changer
brutalement de consistance pour de faibles variations de teneur en eau. Ils sont formés de
particules plus grosses que celles que l’on retrouve dans les argiles (entre 2 et 20µm) leurs
grains sont le résultat de la désagrégation mécanique ou physique des roches dont ils gardent
la structure. Bien qu’à l’œil nu on ne puisse distinguer un limon d’une argile, leurs propriétés
physiques diffèrent fortement. Les limons sont assez instables et difficiles à travailler lorsque
leur teneur en eau augmente. Ce sont des sols à plasticité moyenne, moins cohérents que les
argiles.

Ils sèchent plus rapidement que les sols argileux. Ils sont moins perméables que les
sols sableux. Les limons peuvent être déformés sous des charges modérées pour de faibles
variations de la teneur en eau. Comme les sols argileux, les limons sont des sols gélifs.

2.1.3 Les sables

Les sables sont des matériaux non plastiques et non cohérents. Ils sont peu sensibles
aux variations de teneur en eau. Que le sable soit sec, humide ou saturé d’eau, ses
caractéristiques géotechniques ne changent pas de manière significative. Ceci tient du fait
qu’un sable possède des pores de grande dimension où l’eau peut relativement et facilement
circuler.

Les propriétés d’un sable dépendent donc en grande partie de la dimension et de la


forme des grains solides et de leur état de compacité. Les sols sableux sont des sols bien aérés,
faciles à travailler et peu gélifs. Ces sols se compactent assez facilement et restent stables une
fois compactés. Les sables sont peu/pas déformables sous l’action d’une force appliquée à
leur surface.

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Tableau de synthèse des caractéristiques

Tableau 2-1 : Tableau de synthèse des caractéristiques des sols [7]

Sol Perméabilité Portance Tassements Caractère Compactage


expansif
Sable Moyenne Bonne Non Non Facile
Limon Moyenne-faible Faible Oui Parfois Peut être
difficile
Argile Très faible Moyenne Oui Oui Très difficile
Graviers Très haute Excellente Non Non Très facile

2.2 Caractérisation des sols

On distingue trois grandes familles de paramètres dont la connaissance est très


importante pour la caractérisation d’un sol vis-à-vis de son traitement à la chaux et /ou au
ciment.

2.2.1 Les paramètres de nature

Ils caractérisent ce qui ne varie pas (ou peu) dans le temps ou au cours des
manipulations que peut subir le sol.

2.2.1.1 Granularité

Les essais de granulométrie permettent de classer les sols en différentes catégories


selon la dimension de leurs éléments :

 Sols fins (sables, argiles, limons) ;


 Sols granulaires ;
 Sols mixtes (sols fins à charge pierreuse)

2.2.1.2 Argilosité

Elle caractérise à la fois la quantité de l’activité de la fraction argileuse contenue dans


le sol. On peut la mesurer à l’aide des paramètres suivants :

 Indice de plasticité (Ip) ;


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corps de chaussée

 La valeur de bleu de méthylène (VB).

2.2.2 Les paramètres d’état des sols : teneur en eau

Ces paramètres ne sont pas propres au sol mais sont fonction de l’environnement dans
lequel il se trouve. L’état hydrique conditionne :

‒ Le choix de l’agent de traitement le mieux adapté et des dosages nécessaires à


appliquer ;
‒ Le bon déroulement des réactions entre le sol et l’agent de traitement (réactions
d’hydratation et de prise) ;
‒ La qualité de la mise en œuvre (épandage, malaxage, compactage).

2.3 Les matériaux souvent utilisés en corps de chaussée au Bénin

Les exigences d’utilisation des matériaux naturels dans le corps de chaussée selon le
Guide Pratique de Dimensionnement des Chaussées pour les Pays Tropicaux du CEBTP sont
: CBR à 95 % OPM et 96 H d’imbibition > 30 pour la couche de fondation et CBR à 95 %
OPM et 96 H d’imbibition> 60 pour la couche de base. [8]

2.3.1 Les matériaux pour la couche de fondation

2.3.1.1 Les sables naturels

Ils sont utilisés en couche de fondation pour les faibles trafics T6, T4 et T3 rarement.
Pour les trafics élevés on procède selon le cas à l’améliorer du sable au liant pour augmenter
ses performances mécaniques. Les normes imposent un CBR supérieur à 30 obtenu à 95% de
la densité sèche maximale.

2.3.1.2 Les sables traités

Il existe deux types de traitement: le traitement au ciment et celui par le bitume. Le


traitement s'opère par le ciment dans le cas où la couche de base est en grave ciment ou en
grave bitume. Le ciment est un produit manufacturé, obtenu par cuisson, essentiellement à
partir de calcaire et d'argile avec addition de gypse. Il permet de rigidifier la couche de
fondation et d'absorber les contraintes dues à la traction à la base des graves traitées de la
couche sus-jacente. Toutefois, il faudra éviter un surdosage en ciment sous risque des « effets
de dalles ».

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Le traitement au bitume est utilisé pour les sols de bonne portance mais avec une
faible tenue en eau. Son coût élevé fait qu'il est très rarement utilisé.

2.3.1.3 Les graveleux latéritiques

La latérite est un sol résiduel rougeâtre issue d'un processus d'altération de sols
meubles silico-allumineuses avec départ de la silice et enrichissement relatif en alumine: on
utilise la partie graveleuse et brèchique.

Les graveleux latéritiques sont les matériaux les plus utilisés en construction routière
au Bénin et plus généralement en Afrique sub-équatoriale. Ces matériaux constituent le sol du
Centre et du Nord Bénin. Le critère d’utilisation est le même que celui du sable (ICBR > 30 à
95% de l’OPM).
Cependant il faudra prendre certaines précautions pour les utiliser selon qu'on est en
zones arides (effet de la température) ou en zone humides (teneur en eau).

2.3.1.4 Les graves

Ce sont des mélanges granulométriques continus de cailloux, de graviers et de sables


avec généralement une petite proportion de particules fines.

La couche de fondation est constituée généralement de grave, un mélange naturel de


gravier et de sable, le mélange pouvant être du tout-venant ou spécialement composé en
centrale. Le matériau peut être rond (déblais) ou concassé (exploitation carrière de roches
massives ou d'excavation en rocher).

2.3.2 Les matériaux pour la couche de base

La couche de base est destinée à résister aux contraintes engendrées par le trafic. Etant
proche de la couche de roulement, elle subit des contraintes et des déformations notables; les
matériaux qui la composent doivent donc avoir des caractéristiques mécaniques élevées.

2.3.2.1 Les matériaux non traités

Les graveleux latéritiques constituent les matériaux les plus utilisés en couche de base.
A l'état naturel son indice portant doit être supérieur à 80% mesuré après 4 jours d'imbibition
sur squelettes compactés à la teneur en eau optimale.

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

2.3.2.2 Les matériaux traités

2.3.2.2.1 Matériaux améliorés aux liants hydrauliques

Le contexte de raréfaction des matériaux de qualité a beaucoup contribué au


développement des procédés de traitement et de stabilisation dans les projets routiers. Les
objectifs visés sont l'amélioration des propriétés géotechniques:

 aptitude au compactage ;
 diminution de la sensibilité à l'eau ;
 augmentation de la résistance et de la portance.
Dans le cas d'amélioration au ciment les pourcentages varient de 3 à 7 % en poids secs
du matériau. Ceci aura comme effet de réduire la plasticité du matériau, son aptitude au
compactage améliorée et la portance considérablement augmentée (> 180 %).

2.3.2.2.2 Sables améliorés au bitume

L'amélioration au bitume s'effectue pour des sols de bonne portance et de mauvaise


tenue à l'eau. Il peut être utilisé en couche de base pour les trafics T1, T2, et parfois T3.

Le CEBTP a synthétisé des matériaux de couches d'assises de chaussées en fonction


du type de trafic dans le tableau suivant :

Tableau 2-2 : Classification des matériaux en assises de chaussée selon le CEBTP

Trafic Couche de fondation Couche de base


T1 Graveleux latéritiques Graves naturels ou améliorés
Sable argileux améliorés in-situ Sable améliorés au ciment ou au bitume
granulométriquement
Graves sableuse Tout-venant de concassage 0/40
Tout-venant de concassage 0/60
T2 Graveleux latéritiques (améliorées au Graveleux latéritiques de très bonne
besoin) qualité (améliorées au besoin)
Sol traité au bitume Sol bitume (mélangé en centrale).
Sol traité à la chaux ou au ciment Sol traité à la chaux ou au ciment.
Tout-venant de concassage 0/60 Tout-venant de concassage 0/40
T3 Graveleux latéritiques de très bonne Graveleux latéritiques d'excellente qualité
qualité (améliorées au besoin) (préférablement améliorées)

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
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Sol bitume (mélangé en centrale) Sol fins (mélangé en centrale)


Sol traité à la chaux ou au ciment Tout-venant de concassage 0/40
Tout-venant de concassage 0/40
T4 Graveleux latéritiques d'excellente Graveleux latéritiques (améliorées en
qualité (préférablement améliorées) centrale)

Sol bitume (mélangé en centrale) Grave bitume ou grave ciment


Sol traité en centrale, à la chaux ou au Tout-venant de concassage 0/40
ciment (préférablement amélioré)

Matériaux routiers répertoriés au Bénin [9]


Les différents types de matériaux routiers répertoriés sur l’étendue du territoire national sont
repartis comme suit :
 ATACORA – DONGA : graveleux latéritique, du quartz, du granit et des sables de
cours d’eau
 BORGOU – ALIBORI : graveleux latéritique,
 ZOU – COLLINES : graveleux latéritique, sable argileux,
12
 MONO – COUFFO : sable argileux, quelques poches de graveleux latéritique,
 ATLANTIQUE- LITTORAL : sable argileux, sable silteux, quelques poches de
graveleux latéritique
 OUEME – PLATEAU : sable argileux, sable silteux et quelques poches de
graveleux latéritique.

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
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3 Chapitre 3 : Traitement des assises de chaussée à la chaux et au


ciment

Le traitement avec un liant est une technique qui consiste à modifier l'état d'un sol en
lui conférant des propriétés nouvelles. En effet, on mélange le liant intimement au sol, avec
éventuellement de l'eau jusqu'à l'obtention d'un matériau homogène. Il s'agit d'un traitement
qui utilise les affinités chimiques du sol et du liant, par opposition au traitement mécanique à
supporter une assise de chaussée. Ce traitement pour l'exécution des remblais et des couches
de forme, tend à rendre utilisable un sol, dont les caractéristiques requises pour servir sans
préparation, sont inexistantes.

3.1 Pourquoi traiter les sols ?


Le traitement des sols a pour objet de rendre utilisable un sol qui ne présente pas les
caractéristiques requises pour servir, sans préparation, à supporter une route.
Le traitement, au ciment ou à la chaux, des sols en place permet d’éviter le décapage et le
remplacement par des matériaux d’apport. C’est donc une solution plus économique et bien
adaptée à de nombreux chantiers, qui est apparue aux Etats-Unis au début du siècle, mais ne
s’est développée qu’à partir des années 70. Les traitements de sol procurent beaucoup
d’avantages.

3.2 Avantages de la technique utilisée pour traiter les sols


L'optique du traitement est différente selon le cas. Dans un premier cas, on recherche
un effet rapide et de niveau suffisant, pour faciliter la circulation, mais sans pour autant à
obtenir des performances mécaniques plus élevées par la suite. Dans le second cas, on
recherche une résistance mécanique pour le corps de chaussée. Le choix du protocole est alors
d’obtenir un matériau relativement noble par rapport à l'initial. Le traitement des sols en place
à la chaux et/ou au ciment est une technique qui offre trois types d'avantages : techniques,
économiques, écologiques et environnementaux.

3.2.1 Avantages techniques


Le traitement des sols en place à la chaux et/ou au ciment permet la réalisation en
remblais et en couches de forme, d'une couche traitée homogène, stable et durable, qui
possède des caractéristiques mécaniques comparables à celles d'une grave-ciment ou grave
hydraulique. Grâce à la rigidité du nouveau matériau, cette technique assure également une
bonne répartition des charges sur le support. Généralement, elle assure un bon comportement

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

par temps chaud. On n’y observe ni déformation, ni orniérage, et la structure se comporte


bien, vis-à-vis des variations de la température, grâce à la rigidité du matériau. Enfin, cette
procédure de traitement, est une technique qui requiert une facilité d'adaptation aux
contraintes d'exploitation.

3.2.2 Avantages économiques

Le traitement des sols en place à la chaux et/ou au ciment est une technique de
traitement à froid, donc utilisant peu d'énergie. La réutilisation des matériaux en place, est un
facteur d'économie important, puisqu'il réduit au minimum les déblais, issus du décaissement,
la mise en décharge, l'apport de granulats et le coût de leur transport. L'absence de transport
de granulats ou des déblais en décharge contribue à la préservation du réseau routier situé au
voisinage du chantier. Enfin, c'est une technique très économique, notamment par sa durée,
plus courte, par rapport à une solution avec décaissement.

3.2.3 Avantages écologiques et environnementaux

Ce traitement réduit considérablement la pollution et le rejet de vapeurs nocives dans


l'atmosphère car il se réalise à froid. Il permet également de réaliser une importante économie
d'énergie globale, par la diminution des matériaux à transporter, des matériaux à mettre en
décharge et donc une diminution des impacts indirects, des désagréments à l'usager et aux
riverains ainsi qu'une faible détérioration du réseau routier adjacent au chantier. La
réutilisation des matériaux en place limite l'exploitation des gisements de granulats (carrières,
ballastières), ressources naturelles non renouvelables. Ce qui permet de préserver
l'environnement.

3.3 Les sols

Le couple sol-liant doit être en adéquation avec l’application (remblai ou couche de


forme) et le niveau de performances recherchées. Ainsi une caractérisation du sol utilisé doit
être effectuée (voir “Les études préalables”). La norme NF P 11-300 “Classification de
matériaux utilisables dans la construction des remblais et des couches de forme
d’infrastructures routières” permet de classer les sols (voir Tableau 3-1) en fonction d’un
certain nombre de paramètres :

 classe A - Sols fins ;


 classe B - Sols sableux et graveleux avec fines ;
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 classe C - Sols comportant des fines et des gros éléments ;


 classe D - Sols insensibles à l’eau.

Tableau 3-1 : Tableau synoptique de classification des matériaux selon leur nature, suivant la
norme NF P 11-300 :

Les sols sont classés d´après leur nature, leur état et leur comportement. Le but de la
classification est de regrouper certains sols dont les propriétés physiques sont identiques. Les
sols sont généralement identifiés et classifiés selon une combinaison de symboles simples et
de mots qui permettent à l’ingénieur d’en apprécier les caractéristiques par analogie avec
d’autres sols de la même classe, d’après les résultats obtenus dans la même région. Un
système de classification représente en effet un langage de communication entre ingénieurs.
Il existe plusieurs modes de classification en géotechnique. Les plus courantes sont :
- la classification unifiée des sols (USCS : Unified Soils Classification Systems) ;
- la classification selon la granulométrie ;
- la classification AASHTO (American Association of state Highway and transportation
Official) ou encore connue sous le nom HRB (Highway Reseach Board);

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
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- la classification GTR 92 (Guide des Terrassements Routiers, Réalisation des remblais


et des couches de forme, LCPC, SETRA, 1992) et la norme qui en découle NF-P 11-300
(Septembre 1992) proposent une classification des matériaux utilisables dans la construction
des remblais et des couches de forme d’infrastructures routières.
C’est la classification des sols selon l’abaque de Cassagrande qui est utilisée pour
notre classement.

3.4 Les liants et les différents types de traitements

Selon l’utilisation prévue (en couches de forme ou en remblais) ou en fonction du type


de sol à stabiliser, il existe plusieurs types de traitements des sols qui ne diffèrent que par la
nature du liant utilisé. En France, on utilise presque exclusivement les traitements suivants :

 le traitement à la chaux (selon les normes NF EN 459-1 et NF P 98-101) dans le cas de


sols fins destinés à une utilisation en remblais ou en couches de forme ;
 le traitement au ciment (selon la norme NF EN 197-1) ou au liant hydraulique routier
(LHR) (selon les normes NF P15-108 et ENV 13 282 ou avis technique du Comité
Français pour les Techniques Routières - CFTR) dans le cas de sols peu plastiques ou
peu argileux destinés à une utilisation en remblais ou en couches de forme ;
 le traitement mixte à la chaux puis au ciment ou au liant hydraulique routier destiné à
une utilisation en couches de forme. [10]

Dès l'antiquité, on combinait déjà les matériaux à base de silice avec de la chaux pour
obtenir une pâte qui faisait prise, la réaction était appelée pouzzolanique. Aujourd'hui, lorsque
l'on souhaite traiter un sol, on le fait soit à la chaux, soit au ciment ou au liant hydraulique
routier, ou bien en les associant. En effet, chaque composant est complémentaire à l'autre,
sans compter que leur dosage diffère.

3.5 La chaux

La chaux est obtenue par décarbonatation du calcaire à 900°C suivant la réaction :

CO3Ca + 50 Kcal CaO + CO2

Dès lors, selon la constitution chimique de la roche d'origine et sa pureté, on peut


aboutir à plusieurs sortes de chaux. Un calcaire pur donne une chaux dite aérienne, qui est
calcique si elle contient de l'oxyde de calcium, elle sera dite magnésienne, si elle renferme de

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l'oxyde de magnésium. Ces chaux peuvent être vives, ou éteintes, c'est à dire déshydratées. La
chaux aérienne calcique ou éteinte est parfois appelée « chaux grasse ».
Elle peut se présenter sous différentes formes : roche ou poudre pour la chaux vive ;
poudre, suspension dans l'eau (lait de chaux) ou pâte pour la chaux hydratée. Décarbonatation,
hydratation, re-carbonatation...Le cycle de vie de ce matériau lui vaut sa désignation
d'aérienne. En effet, à température habituelle, l'absorption de gaz carbonique après hydratation
permet à la chaux de revenir à l'état calcaire initial. Enfin, il est naturel, affluent et polyvalent,
en plus de ses propriétés physico-chimiques (basicité, surface spécifique, réactivité etc.). La
chaux est toujours utilisée dans de nombreux secteurs comme l'agriculture, la chimie,
l'industrie du verre, sans oublier la construction : traitements de sols, traitements de
coproduits, traitements de granulats en carrières, ou dans les travaux souterrains (activateur de
prise). Enfin, on la retrouve dans les chantiers de dépollution des sols et le conditionnement
des boues.

3.6 Le ciment

Le ciment est un liant hydraulique, c’est-à-dire un matériau minéral finement moulu


qui, gâché avec de l’eau, forme une pâte qui fait prise et durcit à la suite de réactions et de
processus d’hydratation et qui, après durcissement, conserve sa résistance et sa stabilité,
même sous l’eau. Le ciment agglomère fortement les matériaux inertes incorporés dans le
mélange.

Il est obtenu par le mélange homogène dans certaines proportions des constituants
principaux et des constituants secondaires avec du sulfate de calcium.

La norme européenne NBN EN 197-1 relative au ciment définit les constituants


suivants :

 Constituants principaux (˃95% de la somme des constituants principaux et


secondaires) :
 Clinker portland (K) ;
 Laitier granulé de haut fourneau (S) ;
 Matériaux pouzzolaniques : Pouzzolane naturelle (P), Pouzzolane naturelle
calcinée (Q).

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 Constituants secondaires (<5% de la somme des constituants principaux et


secondaires) ;
 Additifs (<1% de la somme des constituants principaux et secondaires) ;
 Sulfate de calcium (l’addition de cette matière a pour objet de réguler le temps de prise
du ciment dans certaines limites).

3.6.1 Production du ciment

La fabrication proprement dite du ciment consiste à doser et à moudre finement les


différents constituants dans des proportions bien déterminées. En broyant le clinker portland
avec un régulateur de temps de prise et les éventuels constituants complémentaires, en
fonction du type de ciment à fabriquer, on obtient un mélange homogène et intime des
constituants. La finesse finale de monture est fixée en fonction de la réactivité et de la classe
de résistance souhaitées.

3.6.2 Différents types de ciments

On distingue cinq types de ciments courants :


‒ CEM I Ciment Portland ;
‒ CEM II Ciment Portland composé ;
‒ CEM III Ciment de haut fourneau ;
‒ CEM IѴ Ciment pouzzolanique ;
‒ CEM Ѵ Ciment composé.
Choix du ciment pour le traitement de sol

Dans la gamme étendue disponible, le choix du type de ciment se fera sur différents
critères :

‒ temps de prise assez long pour la mise en œuvre ;


‒ bonne résistance à moyen et long terme ;
‒ compatibilité avec le sol à traiter ;
‒ bon rapport qualité/prix.
En principe, toutes les classes de ciment peuvent convenir pour le traitement des sols.
Les ciments les plus couramment utilisés dans ce domaine, sont les ciments de haut fourneau
de classe de résistance 32.5N ou 42.5N. Les ciments à prise rapide ne sont pas recommandés.

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

3.7 Modifications des caractéristiques par le traitement

3.7.1 La chaux

Les sols fins, formés d'argiles et de limons, ont des propriétés routières insuffisantes.
Ils gonflent et deviennent plastiques au contact d'eau, ils se contractent avec la sécheresse, ou
encore foisonnent sous l'effet du gel. Ils n'ont donc aucune stabilité face aux variations
climatiques. Ils peuvent ainsi se trouver, soit dès l'extraction, soit à la suite d'intempéries, à un
degré de consistance tel que la circulation des engins devienne difficile, voire impossible, ce
qui a pour conséquence de rendre leur utilisation délicate. Compte tenu de ses propriétés, la
chaux modifie de façon sensible le comportement des sols fins argileux ou limoneux. La
chaux agit de manière immédiate, mais agit aussi à long terme. [11]

3.7.1.1 Ses actions immédiates

Elle permet de diminuer la teneur en eau du sol traité. En effet, cette propriété du
traitement est due à un apport de matériaux secs, de la consommation d'eau lors de
l'hydratation de la chaux vive (CaO + H2O -> Ca(OH) 2 + énergie), de l'évaporation d'eau
grâce à la chaleur produite lors de cette même réaction. En général, pour 1% de chaux utilisée,
la teneur en eau du milieu diminue entre 1% et 3%.

Elle modifie également la fraction argileuse du milieu. Ainsi, elle rassemble un grand
nombre de particules fines argileuses pour former des éléments plus volumineux et friables :
c'est ce qu'on appelle la floculation. Cette évolution réduit l'indice de plasticité IP, augmente
l'indice portant immédiat IPI, et produit un aplatissement de la courbe Proctor avec une
diminution de la densité de l'optimum Proctor et augmentation de la teneur en eau optimale.
La chaux élève donc la contrainte au cisaillement et transforme les caractéristiques de
compactage du matériau.

3.7.1.2 Ses actions à long terme

La chaux, agissant comme base forte, élève le pH du sol et engendre l'attaque des
constituants du sol (silice et alumine). Il se forme alors des aluminates et des silicates de
calcium hydratés (réaction pouzzolanique) qui, en cristallisant, agissent comme un liant entre
les grains. Notons que l'intensité et la vitesse de ces réactions à long terme résultent d'un
certain nombre de caractéristiques du sol comme le pH, la teneur en matières organiques, la
quantité et la nature de la fraction argileuse, la teneur en eau, dosage en chaux maximal

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(fonction de la quantité maximale de chaux «consommable» par l'argile présente dans le sol)
et surtout de la température.

3.7.2 Le ciment

Le ciment est surtout utilisé dans le but d'obtenir un développement rapide et


permanent des résistances mécaniques et des stabilités à l'eau et au gel. Compte tenu de ses
propriétés, le ciment modifie amplement le comportement des sols peu (ou pas du tout)
plastiques, et ce, grâce à plusieurs actions visant à modifier les propriétés géotechniques et
mécaniques du sol.

Les réactions du ciment avec un sol, consistent essentiellement en une hydratation des
silicates et aluminates de calcium anhydres, avec passage par la phase soluté, suivie de la
cristallisation des produits hydratés en donnant des espèces cristallines, insolubles et
résistantes, qui relient les grains du sol: c'est ce qu'on appelle la prise hydraulique.

Ce traitement permet également d'améliorer les caractéristiques initiales des


matériaux. Ils s'appliquent à des sols fins prétraités à la chaux ou à des sols très peu
plastiques, pour lesquels les teneurs naturelles en eau trop élevées ne permettent pas de
réaliser des remblais ou des couches d’assise dans de bonnes conditions, et avec une qualité
suffisante. Cette diminution de la teneur en eau est due à un apport de matériaux secs, à une
consommation d'eau lors de la prise hydraulique et à l'évaporation d'eau par l'aération de la
surface lors du malaxage.

En revanche, on ne note pas de modification importante de la courbe Proctor.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 24


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
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Figure 3-1 : Influence du traitement à la chaux sur les caractéristiques géotechniques d’un
sol.

a b

Photo 3-1 : Action des liants sur les sols après malaxage (a), Aspect visuel d’un sol après
traitement (b).
3.8 Quel(s) traitement(s) choisir ?
Cette partie concerne les différentes possibilités d'action sur le sol. En effet il est rare
qu'un unique produit soit utilisé pour améliorer qualitativement, quantitativement et
durablement les performances mécaniques du matériau dont il est question. Ainsi, on a
souvent à traiter un sol à la chaux, et au liant hydraulique, et/ou avec des correcteurs

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 25


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
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granulométriques. Six modalités différentes de traitement sont examinées. Ces solutions


distinctes traduisent le fait qu'il est couramment, impossible, de décider une technique de
traitement plus appropriée à une autre, au projet, à partir de la seule donnée de la classe de sol
; il faut également considérer les exigences économiques.
Dans tous les cas, c'est-à-dire au traitement à la chaux ou aux ciments il convient de
déterminer le choix du ou des produits de traitement, les dosages pour atteindre les
performances mécaniques escomptées par une étude de laboratoire, ainsi que la plage de
teneur en eau du mélange sol-liant dans laquelle il est susceptible atteindre ces résistances (de
s'assurer de la constance dans le temps des liaisons conçues grâce au traitement).
Suivant la nature et l'état des matériaux, le traitement à recommander peut être :

‒ un traitement au ciment, notamment adapté aux sols peu ou pas argileux. L'association
de chaux peut être retenue selon l'état hydrique ;
‒ un traitement mixte chaux + ciment dans le cas des sols moyennement argileux ;
‒ un traitement à la chaux seule, adéquat aux sols argileux et très argileux ;
‒ un traitement associant le ciment et correcteur granulométrique dans le cas de sols
granulaires peu transformables si le coût s'avère favorable par rapport au seul emploi de liant
hydraulique ;
‒ un traitement par apport d'un correcteur granulométrique uniquement. Dans ce cas, le
malaxage et le dosage du correcteur n'exigent pas la même précision. Des techniques telles
qu'un épandage du correcteur à la niveleuse et un malaxage à la charrue à disques, ou réalisé
suivant la méthode dite de « dépôt-reprise » peuvent se révéler suffisantes. Les
caractéristiques du correcteur granulométrique doivent être approuvées par une étude
géotechnique.

3.9 Technique de traitement

La réalisation des traitements de sols, requiert, suivant les cas de chantier un certain
nombre d'opérations élémentaires exigeant une organisation précise, un savoir-faire et des
matériels spécifiques.

3.9.1 Principales opérations de traitement

La réalisation des travaux de traitement d'un sol en place suit en générale les
opérations élémentaires suivantes : la préparation du sol à traiter - l'épandage du liant de
traitement, le malaxage du liant avec le sol, l'ajustement de l'état, le réglage du mélange, le

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compactage, l'application de la protection superficielle du sol traité (cas d'une couche de


forme).

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4 Chapitre 4 : Généralités sur les latérites

Il y a environ deux cent ans que le terme « latérite » a fait son apparition dans la
littérature scientifique. Les latérites les plus utilisées en construction routière en Afrique, au
sud du Sahara, sont des sols latéritiques, qu’il s’agisse de graveleux latéritiques, d’argiles
latéritiques, de carapaces ou de cuirasses latéritiques. [12] Ces sols ont été utilisés pour la
construction des routes dans les programmes de développement des infrastructures des
pays tropicaux. Les latérites ou sols latéritiques sont une grande famille de sols qui se
forment dans les régions tropicales humides et qui résultent d’un processus d’altération
particulier. Certaines classes de sols latéritiques sont utilisées en corps de chaussées (couches
de base et couches de fondation) [13]

4.1 Définition
Le terme "latérite" fait son apparition dans la littérature scientifique au début du dix-
neuvième siècle pour désigner un matériau servant dans la construction dans la région de
Malabar (INDE). Ce terme vient du latin "later" qui signifie brique. Autret (1983) écrivait que
selon Dreyfus (1952), ce terme aurait été employé pour la première fois par un géologue
anglais Buchanan (1807), qui le décrivait comme suit: "C'est un des cinq (5) meilleurs
matériaux de construction, rempli de cavités et de pores, possédant de grandes quantités de
fer, de coloration rouge et jaune. L'intérieur du matériau, s'il est à l'abri de l'air, est si tendre
que tout instrument métallique la coupe. Aussitôt taillée la forme voulue, la masse devient
aussi dure qu'une brique et résiste à l'eau et à l'air, bien mieux que toute brique que j'ai vue
aux Indes".

Cette définition beaucoup trop restrictive ne présente plus qu'un intérêt historique car
elle est loin de décrire le matériau latérite actuellement utilisé pour la construction. L'étude de
ces formations se développa au dix-neuvième siècle et les géologues et les pédologues tentent
de préciser la définition des latérites sur des bases chimiques, minéralogiques et
stratigraphiques.

D'après Autret (1983) le Larousse en six volumes (1975) le définit comme suit:
"latérite: n.f (du latin lateris, brique) sol rouge vif ou rouge brun, très riche en oxyde de fer et
en alumine formé sous climat chaud. Les latérites sont des sols lessivés riches en fer (minerai
de Guinée) et contenant de l'alumine libre. Dans la forêt équatoriale humide, ce sont des
argiles. Au nord et au sud, dès qu'une saison sèche apparait, on observe la formation de

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carapaces de latérites, roches très dures, affleurant dans les zones les plus arides et totalement
infertiles.

Selon le manuel sur les routes en zones tropicales et désertiques (BCEOM-CEBTP,


1972), en se plaquant du point de vue de l'ingénieur, Dreyfus (1952) donne la définition
suivant en : "Matériau de structure vacuolaire, souvent bariolé, avec des teintes allant du jaune
au rouge, plus ou moins foncé, tirant même au noir, constitué par une croûte continue
d'épaisseur et de dureté variables et ayant souvent l'aspect d'une scorie, ou encore contenant
des concrétions isolées oolithiques ou pisolithiques de plus ou moins grande résistance et
mélangées a une partie argileuse. En dessous de la croûte ou des concrétions, on trouve un sol
également bariolé et à structure vacuolaire, mais moins riche en éléments durs et de teintes
plus claire". Ces différentes définitions font ressortir déjà la complexité du matériau que nous
avons à étudier.

Figure 4-1 : Exemple de sol latéritique


Nous retenons que la latérite ou sol latéritique est un sol qui se forme dans les régions
tropicales humides et qui résulte d’un processus d’altération particulier sous couvert
forestier, la ferralitisation ou latérisation (sol ferralitique).

4.2 Le processus de latérisation


Le phénomène de latérisation est un processus de formation des sols spécifiques
aux régions tropicales chaudes et humides. Il s’agit d’une altération de la roche-mère dont la
caractéristique essentielle réside dans la mise en solution puis le départ de la silice. Ce
phénomène de lessivage s’accompagne d’un enrichissement en fer et en alumine sous
forme d’oxydes Fe 2 O 3 et Al 2 O 3 . [14]

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Certains facteurs ont une influence prépondérante sur l’altération des roches et la
formation des sols latéritiques qui en découlent, ce sont :

 le climat (pluviométrie, température, bilan hydrique) ;


 la topographie (érosion et drainage) ;
 la végétation (matière organique, bactéries, acides humiques) ;
 la roche-mère.

4.3 Différents types de latérites [15]


D'une façon générale, les latérites sont formées par lessivage des roches dans des
conditions particulières qui règnent sous les tropiques. Selon qu'on se trouve en zone tropicale
sèche ou en zone tropicale humide, on rencontre différents types de latérites qui sont:
 les sols ferrugineux ;
 les sols ferralitiques ;
 les ferrisols.

4.3.1 Les sols ferrugineux

Les sols ferrugineux se caractérisent par:

‒ une forte proportion de nodules formés par un ciment ferrugineux ;


‒ les éléments fins comprennent assez peu de minéraux argileux ;
‒ l'indice de plasticité reste en général faible (< 25) ;
‒ l'abondance de ciment ferrugineux en plus des nodules peut amener à la formation
d'une cuirasse dure et continue à certain niveau (BCEOM-CEBTP, 1972).

4.3.2 Les sols ferralitiques

Les sols ferralitiques se caractérisent par:


‒ une assez importante proportion de nodules mais avec formation de cuirassement
rare ;
‒ les éléments fins comprennent une forte proportion d'argile ;
‒ l'indice de plasticité est en général élevé (> 25).

4.3.3 Les ferrisols

Ce sont des sols ressemblant aux sols ferralitiques en ce qu'on les rencontre sous les
climats les plus humides et que les profils ne présentent pas d'hétérogénéité. Ils en différent

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par un rapport voisin de 2. Ces sols ne se forment qu'en profondeur à cause de l'activité

des phénomènes d'érosion.

4.4 Répartition géographique de la terre de barre au Bénin

La terre de barre est définie comme étant une formation plus ou moins meuble, de
couleur rouge à brun rouge ; humide, elle est légèrement ‘’collante’’. Elle ne contient jamais
de débris de roches ou de galets de diamètre supérieur à 1 cm. Lorsque la formation est
faiblement indurée, elle présente des fentes de dessiccation.

La terre de barre se localise entre 60 20' et 70 20' de latitude Nord puis les méridiens
1o40' de longitude Est et couvre une superficie d'environ 10.500 km2. Elle s’est développée
sur les plateaux du Sud Bénin (le plateau de Kétou, de Zangnanado, d’Abomey, d’Aplahoué,
de Porto-Novo, de Sakété, de Comè, d’Allada et de Bopa) [16]

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DEUXIEME PARTIE : ETUDE DES SOLS CHOISIS EN LABORATOIRE
AVEC LES ESSAIS NORMALISES
Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

5 Chapitre 5 : Les essais d’identification

Pour décider de la pertinence d’un traitement de sol, il faut le reconnaitre et en


prélever des échantillons représentatifs. L’étude préalable de ces échantillons en laboratoire
portera sur l’état et les caractéristiques des sols à traiter. Les sols étudiés ont été prélevés à
Comè (Département du Mono-Couffo) et à Sakété (Département de l’Ouémé-Plateau)

Dans le cadre de ce travail, plusieurs carrières ont été prospectées. Il s’agit notamment
de la carrière de sols argileux de Comè, la carrière de sols argileux de Sakété.

5.1 Sites de prélèvements des échantillons de latérite utilisés pour


l’étude
5.1.1 Echantillons prélevés à Comè

Les résultats des travaux mentionnés dans la fiche d’identification de site se présentent
comme suit :

Fiche d’identification de site

 Département du : Mono
 Commune de : Comé
 Arrondissement de : Comé
 Nom du plateau : Plateau de Comé
 Période d’exploration du site : 03 Mai 2013
 Forme géométrique : Rectangulaire

 Coordonnées géographiques des principaux sommets du site :

Tableau 5-1 : Coordonnées géographiques des principaux sommets du site

Sommets du site A B C D

Latitude Nord 06°25’37.3’’ 06°25’39.4’’ 06°25’48.8’’ 06°25’43.3’’


Longitude Est 01°52’02.6’’ 01°52’08.9’’ 01°52’06.7’’ 01°52’00.4’’

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Photo 5-1 : Puits de Comè

0
0,20 Terre végétale
Argile sableuse rougeâtre
1,0
m
2,0 m

Argile sableuse rouge


3,0 m
brique

4,0 m

5,0 m

6,0 m

Figure 5-1 : Profondeur du puits foncé

5.1.2 Echantillons prélevés à Sakété

Les données mentionnées sur la fiche d’identification et qui caractérisent le site de


Dagbao se présentent comme suit :

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Fiche d’identification de site

- Département du : Plateau
- Commune de : Sakété
- Arrondissement : 1er Arrondissement de Sakété
- Village de : Quartier Dagbao
- Nom du plateau : Plateau de Sakété
- Période d’exploration du site : Du 11 au 21 Avril 2013
- Forme géométrique : Polygonale
- Coordonnées géographiques des principaux sommets du site :

Tableau 5-2 : Coordonnées géographiques des principaux sommets du site

Sommets du site A B C D

Latitude Nord 06°43’11.6’’ 06°43’12.9’’ 06°43’11.0’’ 06°43’07.3’’


Longitude Est 02°40’10.4’’ 02°40’08.7’’ 02°40’07.4’’ 02°40’07.0’’

Figure 5-2 : Photo du puits Sakété

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0,30 Terre végétale

Argile sableuse rouge brique


1,0
m
2,0 m
Argile sableuse rouge brique
avec des grains de quartz
anguleux et à passées de
3,0 m concrétions blanchâtres et
bariolées
4,0 m
Argile sableuse rouge brique
avec des grains de quartz
5,0 m anguleux et à passées de
concrétions blanchâtres et
bariolées et présence de grès
6,0 m ferrugineux à la base

Figure 5-3 : Profondeur du puits de Sakété

5.2 Description de quelques essais d’identification effectués sur les


matériaux étudiés

En vue de leur identification complète à l’état naturel, les prélèvements réalisés sur les
emprunts en étude ont subi les essais suivants :
 l’analyse granulométrique ;
 les limites d’Atterberg ;
 l’essai Proctor modifié ;
 l’essai CBR .

5.2.1 L’analyse granulométrique

Pratiquée conformément à la norme NF P 94-056, l’analyse granulométrique permet


de déterminer les proportions rapportées au poids sec du sol des fractions granulométriques
classées par dimensions des grains. Le classement se fait à partir de tamis à maille carrée ou
de passoires à trous. L’analyse granulométrique est réalisée par :

 par tamisage mécanique (NF P94-056) pour des grains supérieurs à 0,080 mm,

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 et par sédimentométrie (NF P94-057) pour les particules de dimensions inférieures à


0,080 mm.

Tout ceci permet de tracer la courbe granulométrique du matériau. [17]

5.2.1.1 Tracé de la courbe granulométrique

Il suffit de porter les divers pourcentages des tamisats cumulés sur une feuille semi-
logarithmique :

 en abscisse : les dimensions des mailles, échelle logarithmique ;


 en ordonnée : les pourcentages sur une échelle arithmétique.

La courbe doit être tracée de manière continue.

5.2.2 Les limites d’Atterberg (NF P 94-051)

5.2.2.1 Définition

Les limites d’ATTERBERG sont des paramètres d’identification des sols fins nous
permettant de connaitre la limite de liquidité, de plasticité et l’indice de plasticité. Ces limites
encore appelées limites de consistance caractérisent la consistance des sols.

Les seuls éléments sur lesquels l’eau agit en modifiant la consistance du sol, sont les
éléments fins (fraction passant au tamis de 0,4 mm). Raison pour laquelle les limites
d’ATTERBERG sont déterminées uniquement sur cette fraction.

Suivant la quantité d’eau présente dans le sol, on peut définir convenablement trois
états : liquide, plastique et solide. Les essais en vue de déterminer les limites d’Atterberg
permettent de distinguer ces états en déterminant expérimentalement deux limites
caractéristiques :

‒ limite de liquidité (WL) ; teneur en eau relativement élevée à laquelle le sol passe de
l’état plastique à l’état liquide ;
‒ limite de plasticité (WP) ; teneur en eau relativement faible à laquelle le sol passe de
l’état solide à l’état plastique.
La différence de teneur en eau entre les limites de liquidité et de plasticité représente
l’indice de plasticité du sol :

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IP =WL-WP

5.2.2.2 Matériels

 l’appareil de CASAGRANDE ;
 une coupelle lisse pour matériaux argileux et d’une coupelle rugueuse à écaille pour
matériaux sableux ;
 un marbre en plastique en fer ou en carreau ;
 un outil à rainurer (2 mm environ de rainure) ;
 une bouteille à eau ;
 un récipient d’eau et une mousse ;
 une spatule à bout large pour le malaxage ;
 une spatule à bout mince pour le prélèvement communément appelée Langue-de-chat ;
 uneétuve ;
 des capsules ou boîtes de pétri ;
 tamis 0,40 mm à maille carrée ;
 balance électronique de précision.

Photo 5-2 : Appareil de Cassagrande


NB : Cet appareillage est valable pour la détermination des deux (02) limites à savoir : la
limite de liquidité (WL) et la limite de plasticité (WP).

5.2.2.3 Méthode

Préparation de l’échantillon
Elle se fait comme suit :
 prendre un échantillon représentatif du sol ;

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 y ajouter de l’eau puis laver à l’aide des deux mains sur le tamis 0,400 mm jusqu’au
détachement des particules fines et le refus du tamis est rejeté ;
 recueillir le tamisât de masse m  200 g , laisser reposer et décanter pendant 24h ;
 enlever le liquide surnageant ;
 mettre à l’étuve afin de dégager une partie de l’eau.
NB: l’échantillon est mis à l’étuve à 60°c pendant 6h de temps mais en cas de délais trop
courts, on le met à 105°c pendant 4h.

 retirer l’échantillon de l’étuve et laisser refroidir quelques minutes. Dans le cas où il


est jugé trop sec, on peut l’arroser d’un peu d’eau.

5.2.2.4 Détermination de la limite de liquidité (WL)

Pour avoir les valeurs de la limite de liquidité, il faut :

 prendre une partie de l’échantillon par quartage ;


 malaxer sur le marbre à l’aide de la spatule en y ajoutant de l’eau ;
 mettre soigneusement une portion dans la coupelle de l’appareil de CASSAGRANDE
( m  70 g ) ;
 réaliser un sillon appelé rainure d’environ 2 mm passant par le centre de la coupelle
puis actionner la manivelle de l’appareil à raison de 2 coups par seconde ;
 compter le nombre N de coups qui provoquent une fermeture d’une longueur
d’environ un centimètre des lèvres; on a : 15  N  35 . La fermeture doit se produire
par affaissement de la pâte dans sa masse et non par glissement sur la paroi de la
coupelle ;
 prélever au niveau de la fermeture une masse d’environ 5g de part et d’autre des lèvres
de l’échantillon dans une boite de pétri, la peser puis la mettre à l’étuve ;
 l’opération complète est effectuée au moins quatre fois sur la même pâte mais avec
une teneur en eau différente à chaque fois (+2% environ) et un écart constant de
nombre de coups (4coups environ) ;
 peser les échantillons secs après 24 heures pour déterminer les teneurs en eau.

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5.2.2.5 Détermination de la limite de plasticité (WP)

 Etaler une quantité donnée de l’échantillon d’essai sur la plaque de verre puis on laisse
sécher un peu ;
 Faire des galettes de 3 mm de diamètre et de 10cm de longueur obtenues après fissure
lors de la réalisation.
 La galette fissurée est mise à l’étuve après détermination de son poids humide. Le
poids sec est pris au bout de 24 heures puis on détermine la limite de plasticité qui
n’est rien d’autre que la teneur en eau des galettes.

5.2.2.6 Classification

Les sols sont souvent classés en fonction de leur plasticité. L’indice de plasticité est en
relation avec la quantité d’argile que comporte le sol. Les sols sont classés en général en
fonction de leur plasticité de la façon suivante :

- 0 ˂ IP ˂ 5 : non plastique
- 5 ˂ IP ˂ 15 : peu plastique
- 15 ˂ IP ˂ 40 : plastique
- IP 40 : très plastique

5.2.3 L’essai Proctor Modifié (NF P 94-093)

L’essai permet de déterminer les caractéristiques de compactage d'un matériau routier.


Ces caractéristiques sont la teneur en eau optimale et la masse volumique sèche maximale.

On utilise lors de sa mise en œuvre :


 une balance de précision ;
 une balance Roberval ;
 le moule Proctor ;
 la dame Proctor ;
 une éprouvette graduée ;
 une étuve.

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Figure 5-4 : Moule et dame Proctor


Notons qu’avant de subir l’essai, le matériau (la latérite) doit être criblé au tamis 20 mm.
Le principe consiste à humidifier un matériau à plusieurs teneurs en eau et à le
compacter, pour chacune des teneurs en eau, selon un procédé et une énergie conventionnels.
Pour chacune des valeurs de teneur en eau considérées, on détermine la masse volumique
sèche du matériau et on trace la courbe des variations de cette masse volumique en fonction
de la teneur en eau. D'une manière générale cette courbe, appelée courbe Proctor, présente une
valeur maximale de la masse volumique du matériau sec qui est obtenue pour une valeur
particulière de la teneur en eau. Ce sont ces deux valeurs qui sont appelées caractéristiques
optimales de compactage Proctor modifié.

5.2.4 L’essai CBR (NF P 94-078)

Le principe général de l’essai consiste à mesurer les forces à appliquer sur un poinçon
cylindrique pour le faire pénétrer à vitesse constante dans une éprouvette de matériau. Les
valeurs particulières des deux forces ayant provoquées les enfoncements conventionnels de
2,54 mm et de 5 mm sont respectivement rapportés aux valeurs des forces observées (13,35
KN et 20 KN) sur un matériau de référence pour les mêmes enfoncements.
L’indice recherché est défini conventionnellement comme étant la plus grande valeur,
exprimée en pourcentage, des deux rapports ainsi calculés. [18]

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corps de chaussée

5.3 Résultats des différents essais


5.3.1 Analyse granulométrique par tamisage

 Echantillons prélevés à Comè

Tableau 5-3: Analyse granulométrique échantillon de Comè

Module Ouverture Refus Refus % Refus % cumulé


AFNOR des tamis Partiel cumulé (g) cumulé des
(mm) (g) passants
34 2 0 0 0.00 100

23 0.400 73.1 73.1 29.26 71

19 0.200 37.8 110.9 44.40 56


16 0.100 6.7 117.6 47.08 53

15 0.080 0.1 117.7 47.12 53

Figure 5-5: Courbe granulométrique par tamisage échantillon de Comè

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

 Echantillons prélevés à Sakété

ANALYSE GRANULOMETRIQUE
Echantillon : latérite Sakété

100

80
% des passants

60
S…

40

20

0
15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35
Modules des tamis

Figure 5-6 : Courbe granulométrique par tamisage échantillon de Sakété

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corps de chaussée

5.3.2 Analyse granulométrique par sédimentométrie

 Echantillons prélevés à Comè

AG par sédimentométrie
110,00
105,00
100,00
95,00
90,00
85,00
80,00
75,00
70,00
65,00
60,00
1,00 10,00 100,00

Figure 5-7 : Courbe granulométrique par sédimentométrie échantillon de Sakété

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 43


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corps de chaussée

 Echantillons prélevés à Sakété

Tableau 5-4 : Analyse granulométrique par sédimentométrie échantillon de Sakété

Temps de Lecture Température Ct P % sur P' D (μm)


lecture (s) densimètre (°C) tamis à 80μ

30 1,0185 21,7 0,002416 0,80964656 71,25 70,26

60 1,0183 24,7 0,002416 0,80173058 70,55 48,12

120 1,0175 24,5 0,002416 0,77006665 67,77 34,47

300 1,017 24,5 0,0023667 0,74832541 65,85 20,80

600 1,0165 24,5 0,0023667 0,72853546 64,11 14,82


1200 1,0155 24,5 0,002333 0,68762171 60,51 10,62
2400 1,0145 24 0,002333 0,6480418 57,03 7,66

4800 1,0142 24 0,0023167 0,63552268 55,93 5,44


14400 1,0132 25 0,002416 0,59987306 52,79 3,15
86400 1,0125 24 0,00225 0,56559686 49,77 1,31

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corps de chaussée

AG par sédimentométrie
80,00

70,00
Pourcenta ge pondéral (%)

60,00

50,00

40,00

30,00

20,00

10,00
1,00 10,00 100,00
Diamètre équivalent (µm)

Figure 5-8 : Courbe granulométrique par sédimentométrie échantillon de Sakété

5.3.3 Limites d’atterberg


 Echantillons prélevés à Comè

Tableau 5-5 : Limite d’Atterberg échantillon de Comè

LIMITE DE LIQUIDITE LIMITE DE PLASTICITE


Nombre de Coups 15 21 27 33
N° de la tare 1 2 3 4 1 2
Masse de la tare (g) 59,973 61,196 53,780 60,721 57,789 53,295
Masse Totale Humide 63,322 65,317 57,332 64,614 58,544 54,768
(g)
Masse Totale sèche (g) 62,038 63,759 56,003 63,170 58,362 54,409
Masse d'eau (g) 1,284 1,558 1,329 1,444 0,182 0,359
Masse du matériau sec 2,065 2,563 2,223 2,449 0,573 1,114
(g)
Teneur en eau (%) 62,18 60,79 59,78 58,96 31,76 32,23 31,995

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Figure 5-9 : Courbe limite d’Atterberg échantillon de Sakété

 Echantillons prélevés à Sakété

LIMITE DE LIQUIDITE LIMITE DE PLASTICITE


Nombre de Coups 15 21 26 32 MOYENNE
N° de la tare T1 T2 T3 T4 T5 T6
Masse de la tare 59,404 62,098 58,191 62,191 53,276 59,812
Masse Totale Humide 64,675 67,256 63,115 67,421 53,802 60,200
Masse Totale sèche 62,750 65,400 61,362 65,572 53,674 60,103
Masse d'eau 1,925 1,856 1,753 1,849 0,128 0,097
Masse du matériau sec 3,346 3,302 3,171 3,381 0,398 0,291
Teneur en eau (%) 57,53 56,21 55,28 54,69 32,16 33,33 32,745

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corps de chaussée

Figure 5-10 : Courbe limite d’Atterberg échantillon de Sakété

5.3.4 L’essai Proctor

 Echantillons prélevés à Comè

Tableau 5-6 : Essai Proctor échantillon de Comè

TENEUR EN EAU ECHANTILLON MOULE


Masse Masse
Tare Masse Masse Teneur Moyenne Masse Eau de
totale totale Tare Dh Ds
N° sèche d'eau en eau (%) échantillon mouillage
humide sèche
1 97 93,5 52,1 41,4 3,5 8,45
8,62 3840 1,82 1,68 8
2 97 93,6 54,9 38,7 3,4 8,79
3 95 92 63,7 28,3 3 10,6
9,68 4000 1,9 1,73 10
4 95,2 91,8 53 38,8 3,4 8,76
5 88,2 85 57,7 27,3 3,2 11,72
12,05 4520 2,14 1,91 12
6 90 86 53,7 32,3 4 12,38
7 96 91,3 58,6 32,7 4,7 14,37
14,35 4650 2,2 1,93 14
8 97,8 92,3 53,9 38,4 5,5 14,32
9 98,6 92,6 56,2 36,4 6 16,48
16,58 4450 2,11 1,81 16
10 89,5 85 58 27 4,5 16,67

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corps de chaussée

Teneur en eau optimum : 13,55%

Figure 5-11 : Courbe Proctor échantillon de Comè

 Echantillons prélevés à Sakété

Tableau 5-7 : Essai Proctor échantillon de Sakété

ECHANTILLON MOULE
TENEUR EN EAU
HUMIDE
Masse Masse
Tare Masse Masse Teneur Moyenne Masse Eau de
totale totale Tare Dh Ds
N° sèche d'eau en eau (%) échantillon mouillage
humide sèche
1 96 92,1 52,1 40 3,9 9,75
10,09 3720 1,76 1,6 10
2 96,3 92,4 55 37,4 3,9 10,43
3 91,3 87,7 58,7 29 3,6 12,41
12,09 4090 1,94 1,73 12
4 97,3 93,3 59,3 34 4 11,76
5 97,5 92,7 58,7 34 4,8 14,12
14,35 4540 2,15 1,88 14
6 84 80,4 55,7 24,7 3,6 14,57
7 87,4 83,4 59,2 24,2 4 16,53
15,92 4430 2,1 1,81 16
8 98 93,1 61,1 32 4,9 15,31
9 92,6 87,6 58,6 29 5 17,24
18,03 4270 2,02 1,71 18
10 96,4 89,7 54,1 35,6 6,7 18,82

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Sol argileux

Figure 5-12 : Courbe Proctor du sol argileux de Sakété

Essai CBR

Echantillon prélevé à Comè

Courbe CBR du sol naturel


1,94
1,92
densité sèche ( t/m3)

1,90
1,88
1,86
1,84
1,82
1,80
1,78
1,76
1,74
0 2 4 6 8 10 12 14
indice CBR

Figure 5-13 : Courbe CBR de l’échantillon de sol (naturel) prélevé à Comè

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Echantillon prélevé à Sakété

Courbe CBR du sol naturel


1,92
1,90
densité sèche ( t/m3)

1,88
1,86
1,84
1,82
1,80
1,78
1,76
1,74
1,72
1,70
0 5 10 15 20
indice CBR

Tableau 5-8 : Courbe CBR du sol naturel prélevé à Sakété


Tableau 5-9 : Spécifications au niveau des essais (Laboratoire ATS COTONOU)

Sous couche de
Essais Fondation Base
fondation
2 mm ≤ 50 ≤ 40
AG
0,080 mm < 40 < 25 < 20
WL < 50 < 40 < 40 ou < 35
LA
IP < 25 ≤ 20 ≤ 15 ou < 15

CBR Indice CBR à


˃ 10 ou ˃ 15 ˃ 30 ≥ 40 ou ≥ 60
95% OPM

Teneurs en matières organiques : une teneur excessive en matières organiques est


préjudiciable aux phénomènes de prise et de cimentation.

Il est recommandé de ne pas dépasser une valeur de 0,5% pour les matériaux destinés aux
couches de base et 2% pour ceux de la fondation

Détermination du dosage en matières organiques : méthode d’eau oxygénée

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

 Peser 100g de matériau après dessiccation à l’étuve à 105o C (P1). Placer l’échantillon
dans une coupelle d’évaporation.
 Ajouter 100ml d’eau oxygénée à 20 volumes, chauffer doucement à 60o C en agitant à
l’aide d’une baguette de verre afin de faciliter le dégagement des bulles gazeuses et
permettre la réaction complète.
 Poursuivre l’opération jusqu’à ce que le dégagement gazeux ne soit presque atténué.
 Quand la réaction est achevée, on élimine l’excès d’eau oxygénée par ébullition
pendant 10 à 15 minutes. On nettoie la baguette avec de l’eau distillée, puis on sèche à
l’étuve et l’on pèse (P2).
 On détermine ainsi la perte de poids : P1 – P2

 Le pourcentage de matières organiques sera : x 100

 Le pourcentage de matières organiques est généralement donné à 0,1 % près.

Pour l’essai de détermination de la teneur en matières organiques sur nos différents sols on a :
Comè 1% et Sakété 3%.

5.4 Classification des sols

Les principaux essais que nous venons d’effectuer sur nos différents sols permettent de
les définir et de les classer. Il existe plusieurs systèmes de classification dont la classification
au moyen de l’abaque de plasticité auquel nous nous sommes reportés : l’abaque de
CASSAGRANDE (voir l’abaque en annexe). [19]

En se basant sur ce système de classification, nous pouvons conclure que :

 le sol de Comè est de l’argile inorganique de forte plasticité ;


 le sol de Sakété est classé dans le domaine des silts inorganiques de forte
compressibilité et argile organique.

A l’état naturel, ces sols ont une teneur en eau très élevée donc l’utilisation quel que le
lieu à cet état est très douteux. Aussi ces sols ont une portance permettant de les utiliser en
couches de forme mais ces portances chutent spectaculairement en temps humide. Nous
pouvons conclure que ces sols qui sont assez sensibles ne présentent pas une qualité routière
satisfaisante. Par conséquent, ils ont besoin d’un traitement non seulement pour faciliter leur

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

mise en œuvre mais également pour maintenir leur portance constante que ce soit par temps
humide ou par temps sec. Donc un traitement comparé de ces sols à la chaux et au ciment
nous permettra de tirer une conclusion du point de vue stabilité que du point de vue résistance.

Tous les sols en général sont aptes à être traités au ciment ou à la chaux. Pour des
raisons d’ordre économique, les sols nécessitant un traitement sont ceux ayant de mauvaises
qualités et qui ne peuvent pas être utilisés directement dans la construction d’une couche de
chaussée : cas des sols argileux faisant l’objet de notre étude.

Le mécanisme de la stabilisation à la chaux ou au ciment est un mécanisme physico-


chimique qui se traduit par des réactions chimiques ou physiques immédiats ou à long terme.
Pour le ciment par exemple il suffit d’une faible quantité pour que les effets soient très
sensibles après quelques heures.

D’après le code de bonne pratique des traitements des sols [7], il est recommandé les
dosages situés dans la plage de 2 à 10%. Mais d’autres sols peuvent en nécessiter plus. De
même DURIEZ cité par Menin MESSOU [20] distingue trois degrés dans les mélanges de
sols au ciment et à la chaux :

‒ les sols améliorés au ciment avec des dosages très faibles de l’ordre de 2 à 3% ;
‒ le sol stabilisé au ciment avec des dosages de l’ordre de 4 à 6% ;
‒ les sols-ciment proprement dits qui comprennent 10 à 12 %.
En tenant compte des marges de dosages cités ci-dessus, nous avons choisi pour notre
étude les dosages suivants pour les mélanges à savoir :
 2% ; 4% ; 6% et 8% de chaux vive achetée dans le commerce
 2% ; 4% ; 6% et 8% de ciment CPJ 35 produit à la cimenterie d’Onigbolo. Les
résultats obtenus des différents sont ceux retenus pour la plupart des essais immédiats

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TROIXIEME PARTIE : Formulation des mélanges,
Analyse et interprétation des résultats
Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

6 Chapitre 6 : Essais réalisés sur les mélanges

Les essais réalisés sur les mélanges effectués sont présentés dans ce chapitre. Il s’agit des
essais :

‒ limites d’Atterberg ;
‒ Proctor ;
‒ CBR ;
‒ de compression et de traction sur les éprouvettes.

6.1 But des essais

6.1.1 Essai : Limite d’Atterberg

Le but de l’essai sur les limites d’Atterberg est de savoir les modifications subies par
le mélange au niveau de la limite de liquidité, de la limite de plasticité et évidemment de
l’indice de plasticité.

6.1.2 Essai Proctor

L’essai de compactage réalisé sur chaque mélange a pour objet de déterminer la teneur
en eau optimum pour laquelle on peut obtenir une densité maximale.

6.1.3 Essai CBR

En ce qui concerne l’essai de portance réalisé sur chaque mélange, l’objectif recherché
est de comparer les modifications notées au niveau de l’indice CBR. C’est cet essai qui réalisé
sur chaque mélange permettra de faire le choix du dosage en liant approprié selon l’emploi
visé.

6.1.4 Essais de compression simple et de traction simple

Ces essais ont pour but de déterminer à j jour les résistances à la compression simple
et à la traction simple des éprouvettes réalisées sur les mélanges.

6.2 Résultats des essais

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.1 Limites d’Atterberg du mélange : Comè

6.2.1.1 Dosage 2%

WL=49 Wp=33 Ip=16 WL=61 Wp=41 Ip=20

Limite de liquidité (WL) ciment 2% Limite de liquidité (WL) chaux 2%


70,00
55,00

Teneur en eau (%)


Teneur en eau (%)

66,00
53,00

51,00 62,00

49,00 58,00

47,00 54,00

45,00 50,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-1 : Courbe limite d’Atterberg du mélange à 2% Comè

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.1.2 Dosage 4%

WL=49 Wp=35 Ip=14 WL=64 Wp=50 Ip=14

Limite de liquidité (WL ) ciment 4% Limite de liquidité (WL) chaux 4%


55,00
74,00
Teneur en eau (%)

Teneur en eau (%)


53,00 70,00

51,00 66,00

62,00
49,00
58,00
47,00
54,00

45,00 50,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35 40
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-2 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Comè)à 4%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.1.3 Dosage 6%

WL=47 Wp=35 Ip=12 WL=65 Wp=53 Ip=12

Limite de liquidité (WL ) ciment 6% Limite de liquidité (WL ) chaux 6%

75,00
Teneur en eau (%)

Teneur en eau (%)


51,00
70,00
49,00
65,00
47,00
60,00

45,00 55,00

43,00 50,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35 40
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-3 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Comè) à 6%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.1.4 Dosage 8%

WL=48 Wp=37 Ip=11 WL=65 Wp=55 Ip=10

Limite de liquidité (WL) ciment 8% Limite de liquidité (WL ) chaux 8%


90,00
Teneur en eau (%)

Teneur en eau (%)


51,00 85,00

80,00
49,00
75,00
47,00 70,00

65,00
45,00
60,00

43,00 55,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35 40
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-4 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Comè) à 8%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.2 Limites d’Atterberg du mélange : Sakété

6.2.2.1 Dosage 2%
WL=40 Wp=26 Ip=14 WL=56 Wp=40 Ip=16

Limite de liquidité (WL ) ciment 2% Limite de liquidité (WL) chaux 2%


45,00 75,00

Teneur en eau (%)


Teneur en eau (%)

43,00 70,00

65,00
41,00
60,00
39,00
55,00
37,00 50,00

35,00 45,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35 40
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Tableau 6-1 : Courbe Limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 2%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.2.2 Dosage 4%
WL=42 Wp=29 Ip=13 WL=56 Wp=44 Ip=12

Limite de liquidité (WL) ciment 4% Limite de liquidité (WL) chaux 4%


45,00 80,00
Teneur en eau (%)

Teneur en eau (%)


75,00
43,00
70,00
41,00 65,00

39,00 60,00

55,00
37,00
50,00

35,00 45,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-5 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 4%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.2.3 Dosage 6%

WL=44 Wp=32 Ip=12 WL=58 Wp=48 Ip=10

Limite de liquidité (WL ) ciment 6% Limite de liquidité (WL) chaux 6%


50,00 70,00
Teneur en eau (%)

Teneur en eau (%)


48,00 65,00

46,00 60,00

44,00 55,00

42,00 50,00

40,00 45,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25 30 35 40
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-6 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 6%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.2.4 Dosage 8%

WL=45 Wp=35 Ip=10 WL=59 Wp=50 Ip=9

Limite de liquidité (WL) ciment 8% Limite de liquidité (WL) chaux 8%


50,00 80,00
Teneur en eau (%)

Teneur en eau (%)


75,00
48,00
70,00
46,00
65,00

44,00 60,00
55,00
42,00
50,00
40,00 45,00
0 5 10 15 20 25 30 35 0 5 10 15 20 25 30 35
Nombre de chocs de la coupelle Nombre de chocs de la coupelle

Figure 6-7 : Courbe limite d’Atterberg du mélange (Sakété) à 8%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 61


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.3 Essai Proctor échantillons prélevés à Comè

6.2.3.1 Dosage : 2%

ɣd =1,94 ωopt =13,57 ɣd =1,93 ωopt =14


ɣd= ɣd=
Courbe Proctor ciment 2% Courbe Proctor chaux 2%
2,00

Densité sècheɣd ( t/m3)


Densité sècheɣd ( t/m3)

1,99
1,95
1,97
1,90
1,95
1,85
1,93
1,80
1,91 1,75
1,89 1,70

1,87 1,65

1,85 1,60
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00

Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-8 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 2%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 62


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.3.2 Dosage : 4%

ɣd =1,95 ωopt =13,60 ɣd =1,92 ωopt =14,93


ɣd= ɣd=
Courbe Proctor ciment 4% Courbe Proctor chaux 4%
2,03 2,00
Densité sècheɣd ( t/m3)

Densité sècheɣd ( t/m3)


2,01 1,95
1,99
1,97 1,90
1,95
1,93 1,85
1,91
1,89 1,80
1,87
1,75
1,85
1,83 1,70
1,81
1,79 1,65
1,77
1,75 1,60
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 22,00 24,00

Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-9 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 4%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 63


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.3.3 Dosage : 6%

ɣd =1,93 ωopt =13,90 ɣd =1,91 ωopt =14,93


ɣd= ɣd=
Courbe Proctor ciment 6% Courbe Proctor chaux 6%
2,00
1,99
Densité sècheɣd ( t/m3)

Densité sècheɣd ( t/m3)


1,97 1,95

1,95 1,90

1,93 1,85
1,91 1,80
1,89
1,75
1,87
1,70
1,85
1,83 1,65

1,81 1,60
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 22,00 24,00

Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-10 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 6%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 64


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.3.4 Dosage : 8%

ɣd =1,92 ωopt =14,70 ɣd =1,90 ωopt =15,92


ɣd= ɣd=
Courbe Proctor ciment 8% Courbe Proctor chaux 8%
2,00
1,99
Densité sècheɣd ( t/m3)

Densité sècheɣd ( t/m3)


1,97 1,95

1,95 1,90

1,93 1,85
1,91 1,80
1,89
1,75
1,87
1,70
1,85
1,83 1,65

1,81 1,60
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 22,00 24,00
Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-11 : Courbe Proctor du mélange (Comè) à 8%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 65


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.4 Essai CBR du mélange Comè

6.2.4.1 Dosage : 2%

ɣd =1,82 ICBR=35 ɣd =1,82 ICBR=60


ɣd= ɣd=
Courbe CBR ciment 2% Courbe CBR chaux 2%
1,95 1,94
1,92

densité sèche ( t/m3)


densité sèche ( t/m3)

1,90 1,90
1,88
1,85 1,86
1,84
1,80 1,82
1,80
1,75 1,78
1,76
1,70 1,74
0 10 20 30 40 50 60 0 10 20 30 40 50 60 70 80

Indice CBR Indice CBR

Figure 6-12 : Courbe CBR du mélange (Comè) à 2%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 66


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.4.2 Dosage : 4%

ɣd =1,85 ICBR=110 ɣd =1,81 ICBR= 66


ɣd= ɣd=
Courbe CBR ciment 4% Courbe CBR chaux 4%
1,96 1,92
1,94

densité sèche ( t/m3)


1,90
1,92
1,88
Densité sèche ( t/m3)

1,90
1,88 1,86
1,86 1,84
1,84 1,82
1,82
1,80
1,80
1,78 1,78
1,76 1,76
40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 0 20 40 60 80 100
Indice CBR Indice CBR
Courbe du mélange à 4%

Figure 6-13 : Courbe du mélange (Comè) à 4%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 67


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.4.3 Dosage : 6%

ɣd =1,83 ICBR=176 ɣd =1,80 ICBR=72


ɣd= ɣd=
Courbe CBR ciment 6% Courbe CBR chaux 6%
1,96 1,92
Densité sèche ( t/m3)

1,94 1,90

densité sèche ( t/m3)


1,92 1,88
1,90
1,86
1,88
1,84
1,86
1,84 1,82
1,82 1,80
1,80 1,78
1,78 1,76
1,76 1,74
80 100 120 140 160 180 200 220 240 0 20 40 60 80 100

Indice CBR Indice CBR

Figure 6-14 : Courbe CBR du mélange (Comè) à 6%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 68


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.4.4 Dosage : 8%

ɣd =1,84 ICBR=88 ɣd =1,84 ICBR=88


ɣd= ɣd=
Courbe CBR ciment 8% Courbe CBR chaux 8%
1,96 1,90
Densité sèche ( t/m3)

1,94 1,88

densité sèche ( t/m3)


1,92 1,86
1,90
1,84
1,88
1,82
1,86
1,84 1,80
1,82 1,78
1,80 1,76
1,78 1,74
1,76 1,72
0 20 40 60 80 100 120 140 160 0 20 40 60 80 100
Indice CBR Indice CBR

Figure 6-15 : Courbe CBR du mélange (Comè) à 8%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 69


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.5 Essai Proctor échantillons prélevés à Sakété

6.2.5.1 Dosage : 2%

ɣd =1,89 ωopt=14,62 ɣd =1,89 ωopt=14,62

Courbe Proctor ciment 2% Courbe Proctor chaux 2%


2,00 2,00
Densité sècheɣd ( t/m3)

Densité sècheɣd ( t/m3)


1,95
1,95
1,90
1,90
1,85

1,85 1,80

1,75
1,80
1,70
1,75
1,65

1,70 1,60
6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00

Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-16 : Courbe Proctor du mélange (Sakété)à 2%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.5.2 Dosage : 4%

ɣd =1,89 ωopt=14,62 ɣd =1,89 ωopt=14,62

Courbe Proctor ciment 4% Courbe Proctor chaux 4%


2,00
Densité sècheɣd ( t/m3)

Densité sècheɣd ( t/m3)


2,00 1,95

1,95 1,90

1,85
1,90
1,80
1,85
1,75
1,80
1,70
1,75 1,65

1,70 1,60
8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00

Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-17 : Courbe Proctor du mélange (Sakété) à 4%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 71


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.5.3 Dosage : 6%

ɣd =1,89 ωopt=14,62 ɣd =1,89 ωopt=14,62

Courbe Proctor ciment 6% Courbe Proctor chaux 6%


2,00
2,05
Densité sècheɣd ( t/m3)

Densité sècheɣd ( t/m3)


1,95
2,00
1,95 1,90

1,90 1,85
1,85 1,80
1,80
1,75
1,75
1,70
1,70
1,65 1,65

1,60 1,60
8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00
Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-18 : Courbe Proctor du mélange (Sakété) à 6%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 72


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.5.4 Dosage : 8%

ɣd =1,89 ωopt=14,62 ɣd =1,89 ωopt=14,62

Courbe Proctor ciment 8% Courbe Proctor chaux 8%


2,00
2,05

Densité sècheɣd ( t/m3)


Densité sècheɣd ( t/m3)

1,95
1,90
1,95
1,85
1,80
1,85
1,75

1,75 1,70
1,65
1,65 1,60
1,55
1,55 1,50
8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00
Teneur en Eau W(%) Teneur en Eau W(%)

Figure 6-19 : Courbe Proctor du mélange (Sakété) à 8%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 73


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.6 Essai CBR échantillon prélevé à Sakété

6.2.6.1 Dosage : 2%

ɣd =1,78 ICBR = 46 ɣd =1,78 ICBR=38

Courbe CBR ciment 2% Courbe CBR chaux 2%


1,90 1,90
1,88

densité sèche ( t/m3)


densité sèche ( t/m3)

1,85
1,86
1,80 1,84
1,82
1,75
1,80
1,70 1,78
1,76
1,65
1,74
1,60 1,72
0 10 20 30 40 50 60 70 0 10 20 30 40 50
Indice CBR Indice CBR

Figure 6-20 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 2%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 74


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.6.2 Dosage : 4%

ɣd =1,80 ICBR= 79 ɣd =1,76 ICBR=61

Courbe CBR ciment 4% Courbe CBR chaux 4%


1,92 1,88
1,90 1,86

densité sèche ( t/m3)


1,88 1,84
Densité sèche ( t/m3)

1,86
1,82
1,84
1,80
1,82
1,78
1,80
1,78 1,76
1,76 1,74
1,74 1,72
1,72 1,70
40 50 60 70 80 90 100 110 120 0 20 40 60 80 100
Indice CBR indice CBR

Figure 6-21 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 4%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.6.3 Dosage : 6%

ɣd =1,76 ICBR=145 ɣd =1,76 ICBR=80

Courbe CBR ciment 6% Courbe CBR chaux 6%


1,88 1,86
1,86
Densité sèche ( t/m3)

1,84

densité sèche ( t/m3)


1,84 1,82
1,82 1,80
1,80
1,78
1,78
1,76
1,76
1,74 1,74
1,72 1,72
1,70 1,70
1,68 1,68
1,66 1,66
80 100 120 140 160 180 20 40 60 80 100 120
Indice CBR indice CBR

Figure 6-22 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 6%

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 76


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

6.2.6.4 Dosage : 8%

ɣd =1,76 ICBR=79 ɣd =1,74 ICBR=56

Courbe CBR ciment 8% Courbe CBR chaux 8%


1,88 1,86
1,84
Densité sèche ( t/m3)

1,86

densité sèche ( t/m3)


1,84 1,82
1,82 1,80
1,80 1,78
1,76
1,78
1,74
1,76
1,72
1,74
1,70
1,72 1,68
1,70 1,66
1,68 1,64
0 20 40 60 80 100 120 20 30 40 50 60 70 80 90
Indice CBR indice CBR

Figure 6-23 : Courbe CBR du mélange (Sakété) à 8%

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Tableau 6-2 : Récapitulatif des essais en laboratoire : échantillons de Comè (mélange)

Comè
Caractéristiques Ciment Chaux
2% 4% 6% 8% 2% 4% 6% 8%
WL% 49 49 47 48 61 64 65 65
Limites
WP% 33 35 35 37 41 50 53 55
d’Atterberg
IP% 16 14 12 11 20 14 12 10
1,94 1,95 1,93 1,92 1,93 1,92 1,91 1,9
Proctor Modifié
ωopt 13,57 13,6 13,9 14,7 14 14,93 15,57 15,92

1,82 1,85 1,83 1,84 1,82 1,81 1,8 1,79


CBR
ICBR 35 110 176 88 60 66 72 63

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Tableau 6-3 : Récapitulatif des essais en laboratoire : échantillons de Sakété (mélange)

Sakété
Caractéristiques Ciment Chaux
2% 4% 6% 8% 2% 4% 6% 8%
WL% 40 42 44 45 56 56 58 59
Limites
WP% 26 29 32 35 40 44 48 50
d’Atterberg
IP% 14 13 12 10 16 12 10 9
1,89 1,9 1,87 1,85 1,87 1,86 1,86 1,85
Proctor Modifié
ωopt 14,62 14,7 14,91 15,1 14,77 14,9 15,05 15,2

1,78 1,8 1,76 1,76 1,78 1,76 1,76 1,74


CBR
ICBR 46 79 145 79 38 61 80 56

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Tableau 6-4 : Tableau récapitulatif des essais de compression et de traction sur les
différents mélanges

Lieu de Age Mélange avec ciment Mélange avec chaux


Dosage
prélèvement (jour) Rc(bars) Rt(bars) Rc(bars) Rt(bars)
Comè 7j 12.25 2.05 7.22 1,05
14 j 14.56 2.95 11,46 1.55
2%
Sakété 7j 13.25 1.98 6,65 0.91
14 j 15.69 2.53 8.23 1.22
Comè 7j 19.22 5.32 15,41 2,18
14 j 21.42 6.47 21,07 3,22
4%
Sakété 7j 18.60 4.59 15,35 2.01
14 j 19.26 5.87 20.95 3,96
Comè 7j 20.45 6.25 18,88 3,76
14 j 23.24 7.65 22,31 4,73
6%
Sakété 7j 19.02 6.22 18,45 3,26
14 j 21.00 7.45 20,77 4,22
Comè 7j 21.02 8.98 19,01 3,96
14 j 25.44 10.22 23,02 4,93
8%
Sakété 7j 19.54 8.58 19,11 3,62
14 j 21.95 9.22 22,82 4,35

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 80


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

7 Chapitre 7 : Analyse des résultats et choix du meilleur mélange

7.1 Interprétation des résultats

7.1.1 Mélange à la chaux

7.1.1.1 Influence sur les limites d’atterberg

Les résultats obtenus des essais sur les limites montrent en général une augmentation
de la limite de liquidité, une augmentation rapide de la limite de plasticité ce qui conduit à une
diminution de l’indice de plasticité (cf tableau 6-1 et 6-2). Cela peut s’expliquer par le fait que
dans la réaction de la chaux avec les particules argileuses on note des phénomènes presque
instantanés d’échange d’ions et de floculation.

7.1.1.2 Influence sur les courbes Proctor

On note une augmentation sensible de la teneur en eau optimum du mélange par


rapport au sol sans mélange (sol naturel). Ce qui est normal à cause de la réaction
exothermique suivante :

CaO + H20 ( CaCOH)2 + 15490 calories

Cette réaction qui provoque un fort dégagement de chaleur, favorise l’évaporation de


l’eau contenue dans le sol. Les expériences ont d’ailleurs montré que 1% de chaux vive baisse
la teneur en eau naturelle de 1 à 1,5 point. Mais il est à noter que cet état n’est pas directement
perceptible. La baisse de la teneur en eau naturelle favorise la maniabilité du sol et de ce fait
permet une bonne mise en œuvre.

7.1.1.3 Influence sur le CBR

Par rapport au sol sans mélange, nous notons ici une augmentation assez nette de
l’indice de portance. En ce qui concerne l’essai réalisé sur nos sols, les indices obtenus
croissent progressivement jusqu’à 6% de dosage. Ce qui montre que le mélange à la chaux
acquiert bien que faiblement, une certaine rigidité.

Par contre à 8%, l’indice a chuté montrant ainsi la limite de l’effet de la chaux sur le
mélange. Cet état de chose peut s’expliquer par le fait que le dosage 8% serait trop élevé pour
la stabilisation engendrant une plasticité du mélange.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 81


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

7.1.2 Mélange au ciment

Comme dans le cas de la chaux précédemment évoquée, nous observons presque en


général les mêmes phénomènes avec le ciment.

En outre, cet état peut s’expliquer par le fait que l’hydratation du ciment comportant
une forte proportion de clinker, conduit à un dégagement de chaux qui produit les mêmes
effets évoqués précédemment mais de façon plus lente.

Mais en plus de cette qualité, l’effet essentiel est la prise du ciment qui produit une
cimentation des grains d’où une augmentation de la cohésion.

7.1.2.1 Influence sur les limites d’Atterberg

La prise du ciment favorisant une bonne cohésion, nous constatons une diminution
progressive de la l’indice de plasticité.

7.1.2.2 Influence sur le Proctor

Comme dans le cas de la chaux, nous observons pratiquement les mêmes phénomènes.

7.1.2.3 Influence sur le CBR

En ce qui concerne le mélange avec le ciment, les indices CBR immédiat obtenus sont
nettement supérieurs à ceux obtenus dans le cas du mélange avec la chaux. En effet, comme
cela a été dit, le matériau traité au ciment acquiert progressivement de la rigidité. On peut
d’ailleurs constater cet état à travers l’allure des courbes contraintes pénétrations obtenues (cf
annexe).

7.2 Etude comparative

Dans cette partie, nous nous proposons de faire une étude comparative des mélanges
réalisés avec la chaux et le ciment sur les échantillons de sols prélevés à Comè et à Sakété.

7.2.1 Cas du mélange avec la chaux

L’incorporation d’un pourcentage limité de chaux vive dans un sol humide provoque
des effets dits “immédiats” et des effets “à terme”.

Effets immédiats : amélioration du sol

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 82


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Assèchement : dès le malaxage, la chaux vive réagit avec l’eau, ce qui provoque un fort
dégagement de chaleur (réaction d’hydratation exothermique). Il en résulte une diminution de
la teneur en eau du sol. Cet assèchement est renforcé par l’aération du sol lors du malaxage, si
bien que la teneur en eau peut baisser de 2 à 3 % par % de chaux vive ajouté, en fonction des
conditions météorologiques.

Floculation : l’incorporation de chaux modifie les champs électriques résultant des charges
réparties à la surface des particules argileuses. Celles-ci acquièrent une structure
granuleuse.

Ces deux phénomènes se traduisent géotechniquement par :

 La diminution de l’indice de plasticité.

Le sol passe brutalement de l’état plastique (déformant et collant), à l’état solide (rigide et
fragile). Dans cet état, il devient facile à extraire, à charger, à décharger, à niveler et à
compacter.

 L’amélioration des caractéristiques de compactage du sol.

La densité sèche maximale diminue tandis que la teneur en eau optimale augmente. Cet effet
constitue manifestement un avantage pour des sols où la teneur en eau naturelle est trop
élevée. Le traitement à la chaux vive permet donc de transformer en quelques minutes un
matériau plastique, collant et difficile à compacter, en un matériau rigide, facile à manipuler et
à mettre en œuvre, et qui présente de plus une excellente portance.

 L’augmentation de la portance.

Dans certains cas, l’indice portant CBR d’un sol traité est déjà, 2 heures après
malaxage, 4 à 10 fois plus élevé que celui d’un sol non traité. La circulation des engins s’en
trouve grandement facilitée.

Effets à terme : stabilisation du sol

Lorsque la chaux est mise en contact avec une matière contenant des silicates et
des aluminates (ce qui est le cas pour les argiles et les limons), elle forme des aluminates et
des silicates de calcium hydratés, qui en se cristallisant, entraînent une véritable “prise” des

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 83


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

matières en contact, comme le ferait un ciment. Cette réaction, dite “pouzzolanique”, se


traduit par une augmentation de la résistance à la compression simple, de l’indice CBR et de
la stabilité au gel. Le durcissement à long terme présente de l’intérêt quant au
dimensionnement des plate-formes et des voiries, en raison de la fonction structurelle qu’elle
permet de conférer à la couche de sol stabilisé.

7.2.2 Cas du mélange du ciment

Le ciment incorporé à un sol développe un réseau de liaisons entre les grains qui le
composent. La réaction d’hydratation du ciment présente l’avantage d’une évolution rapide,
ce qui permet d’obtenir les résistances mécaniques nécessaires dans un délai court.

Le traitement au ciment peut être effectué sur tous les sols en général. Ce n’est pas le
cas de la chaux qui est mieux adaptée surtout aux sols fins et plastiques. L’effet de la réaction
contrairement à la chaux qui s’observe à long terme se fait sentir quelques heures après le
mélange du point de vue durcissement et rigidité.

Notons que contrairement à la chaux qui a un domaine d’application très limité


l’emploi du ciment s’intéresse à toutes les différentes couches de la chaussée.

7.3 Choix du meilleur mélange

D’après le tableau récapitulatif des différents mélanges sur les deux sols on peut
retenir :

‒ déjà avec une amélioration de 2% on peut utiliser ces deux sols stabilisés en couche de
fondation (CBR ˃ 30) ;
‒ de 4 à 6% de stabilisation à la chaux comme au ciment nous avons des indices CBR
supérieurs à 60 donc on peut les utiliser en couche de fondation et en couche de base.
‒ à 8% les indices CBR chutent donc il y a excès du liant et de ce fait le choix d’un tel
mélange reviendra cher.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 84


QUATRIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE DE
LA STABILISATION SUR CHANTIER
Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

8 Chapitre 8 : Mise en œuvre

Après les différents essais normalisés réalisés au laboratoire sur les sols d’étude, il est
également important de connaitre les techniques de traitement au ciment et à la chaux sur les
chantiers. Le traitement d’un sol que ce soit pour une amélioration ou une stabilisation se fait
toujours par couches d’épaisseur appropriée aux possibilités de l’engin de malaxage qui sera
utilisé. Cette couche aura éventuellement été ameublie par une scarification préalable. [7]

Les travaux de traitement de sol se caractérisent par la nécessité de mettre en œuvre


une grande variété de matériels et de techniques d’exécution :

 préparation du sol ;
 épandage ;
 malaxage du mélange ;
 compactage.

8.1 Préparation du sol

Certains sols exigent une préparation avant de pouvoir ètre traités. Cette préparation
du sol peut conditionner la réussite du chantier, tant sur le plan économique que technique.

Elle permet de :

 faciliter le travail du malaxeur ;


 modifier l’état hydrique du sol.

On distingue essentiellement les opérations suivantes :

 Scarification : cette opération élimine les gros éléments susceptibles d’entraver le


malaxage, ameublit et aère le sol. Elle permet :
‒ d’améliorer les rendements des malaxeurs ;
‒ de réduire l’usure des couteaux des appareils ;
‒ d’assécher le sol (si les conditions climatiques sont favorables)

Elle se réalise à l’aide à l’aide d’un ripper, d’une herse ou d’une charrue.

 Humidification : il s’agit d’une opération très difficile à réaliser car l’arrosage se fait
en surface alors qu’on recherche une humidification homogène dans la masse. La
méthode la plus courante consiste en :
‒ une scarification ;
‒ un arrosage à l’aide d’arroseuses de type gravitaire, à pression ou à pompe ou un
arrosage en profondeur à l’aide d’une arroseuse enfouisseuse ;
‒ criblage éventuel.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 85


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

a b

Figure 8-1 : a : scarification ; b : arrosage

8.2 Conditions de mise en œuvre


Les conditions de mise en œuvre doivent être conformes aux recommandations du
Guide Technique «Traitement des sols à la chaux, aux liants hydrauliques et
pouzzolaniques» (SETRA / LCPC - 1997)

8.2.1 L’épandage du liant


Pour réduire et maîtriser la dispersion du liant hydraulique, il est préférable de
retenir - dans le cas de chantiers importants un épandeur à dosage pondéral, asservi à la
vitesse d’avancement. Le choix d’un épandeur dépend de la précision recherchée ainsi que
des caractéristiques particulières telles que : capacité, aptitude à circuler sur des sols difficiles,
débit, réglage de la largeur d’épandage, épuisements susceptibles de faciliter la conduite,
hauteur de chute de l’agent de traitement, indicateurs du niveau de remplissage etc.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 86


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Figure 8-2 : Opération d’épandage [10]


8.2.2 Le malaxage
Le malaxage consiste à mélanger l’agent de traitement et le sol afin d’incorporer
l’agent de traitement de façon homogène. D’une manière générale, plus les sols sont argileux,
plus ils sont difficiles à malaxer. Toutefois, certains sols très argileux ont pu être malaxés
avec succès. Dans ce cas, plusieurs passes de malaxage s’avèrent souvent nécessaires.

Lorsque l’on épand un agent de traitement pulvérulent, il est recommandé de faire


suivre l’épandeuse le plus près possible par l’engin malaxeur qui incorpore l’agent de
traitement à la couche de sol traitée.

Cette mesure permet d’éviter la dispersion de l’additif par le vent et assure une
utilisation optimale de celui-ci. Le choix de l’engin de malaxage dépend de la nature du sol,
de la taille et du type de chantier. Il est important de respecter un bon équilibre entre la
capacité de malaxage et la capacité disponible de compactage (y compris en ce qui concerne
l’épaisseur des couches). [21]

Figure 8-3 : Opération de malaxage

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 87


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

8.2.3 Le compactage
L’atelier de compactage ainsi que le nombre de passes nécessaires seront définis sur
une planche d’essais de compactage. Le compactage doit suivre sans tarder la fin du
malaxage.

Figure 8-4 : Opérations de compactage [7]

8.2.4 Le réglage
Le réglage définitif doit se faire par rabotage sur toute la largeur à régler et en aucun
cas par comblement des points bas par les matériaux provenant de l’écrêtage des
bosses. Cette opération doit suivre immédiatement le compactage. Elle se fait le plus souvent
à la niveleuse. Les matériaux provenant du rabotage doivent être évacués.

Figure 8-5 : Réglage par la niveleuse [11]

8.2.5 La couche de protection


Elle est destinée à protéger la couche traitée des intempéries, de l’évaporation de
l’eau et du trafic. Elle doit être réalisée dans les plus brefs délais après la fin du réglage.

8.3 Cas des petits chantiers: ciment en sacs


Aujourd’hui, la livraison d’un liant en vrac constitue la règle. Pour certains chantiers,
de petites tailles ou d’accès difficiles, il peut s’avérer nécessaire de livrer le liant en sacs,
lesquels doivent évidemment être stockés à l’abri de l’eau. Cette méthode est devenue

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 88


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

exceptionnelle dans les pays développés, où elle ne concerne plus que des petites réalisations,
pour lesquelles il n’est pas exigé un dosage du liant nécessairement très précis. Par contre, elle
demeure courante dans beaucoup de pays dits en développement, voire « émergents ». [10]

8.3.1 Mise en œuvre


La mise en œuvre du sol ciment est précédée de la détermination en laboratoire du
maillage. Le maillage consiste à faire un quadrillage sur une planche de 200m. Il permet de
respecter le dosage car chaque maille est destinée à recevoir une quantité définie de ciment.
Connaissant la quantité de ciment par maille déjà fixée par le laboratoire (250Kg), on
détermine la largeur de la maille par la formule suivante :

L=

L : largeur de la maille (m)

: Densité du matériau (t/m3)

Lc : largeur de la chaussée y compris les accotements (m)

Ec : épaisseur de la couche (m)

Figure 8-6 : Approvisionnement des mailles en ciment [10]

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 89


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

8.4 Traitement du sol avec l’agent de traitement dans une installation


de malaxage
Notons qu’il y a des centrales où le malaxage peut être fait et convoyé sur le chantier.
En effet, le matériau à traiter est envoyé dans une centrale équipée où le matériau est tamisé et
pesé, ensuite amélioré de façon automatique par l’agent de traitement. Le produit final obtenu
est renvoyé sur le chantier pour sa mise en œuvre. Lorsqu’il s’agit du traitement à la chaux le
sol non compacté peut facilement rester plusieurs jours, voire plusieurs semaines en stock,
pour autant qu’il soit protégé des précipitations. Dans ce cas, les sols traités doivent être
correctement stockés : ils doivent être regroupés en un seul tas de façon à ce que la majorité
de l’eau de pluie ruisselle sans pénétrer dans le tas.

Si le mélange sol-chaux doit être stocké pour une longue durée, il est préférable de
traiter le sol avec une faible dose de chaux (environ 1%). Le dosage sera éventuellement
ajusté ultérieurement au moment de la réutilisation du sol selon l’application envisagée.

Quant au sol traité avec du ciment, le mélange ne peut être stocké. Le sol doit être
compacté immédiatement après l’incorporation du liant (le compactage doit être réalisé dans
les deux heures qui suivent le mélange).

Figure 8-7 : Installation de traitement du sol avec l’agent de traitement dans un tamis rotatif
[11]
On distingue en principe deux méthodes lors d’un traitement de terres : le malaxage en
place et le malaxage du sol et de l’agent de traitement dans une installation de malaxage. Ces
deux méthodes se différencient d’une manière générale par les avantages et inconvénients
résumés dans le tableau ci-après :

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 90


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Tableau 8-1 : Avantages et inconvénients des deux modes d’exécution

Le malaxage en place nécessite un plus faible investissement


Investissement
qu’une installation de malaxage
Le malaxage en place demande moins de manipulation d’un sol
et ne nécessite pas de stockage temporaire de terres excavées et

Manipulation du sol malaxées. Dans le cas d’une installation de malaxage, la terre doit
être excavée, transportée vers l’installation et le produit traité doit
ensuite être ramené sur chantier.
Le malaxage en place peut engendrer la formation de poussière.
Avec une installation de malaxage, la formation de poussière peut
Formation de poussière
être limitée du fait que l’agent de traitement est directement dosé
dans le malaxeur.
Dans une installation de malaxage, en particulier du type
discontinu (malaxeur séparé) le dosage du sol et de l’agent de
Dosage de l’agent de
traitement traitement permet de mieux maitriser la phase de malaxage que
dans le cas d’un malaxage en place.
Dans une installation de malaxage, le contrôle continu de
Homogénéité du quantités dosées permet de mieux garantir l’homogénéité du
mélange
mélange que dans le cas du malaxage en place
Certaines installations de malaxage peuvent être utilisées pour

Multifonctionnalité d’autres applications. Dans le cas d’un traitement en place,


certaines machines peuvent être utilisées pour d’autres usages.
Les installations de traitement requièrent souvent l’obtention
Permis d’un permis d’environnement ; ce qui n’est pas le cas pour le
d’environnement
traitement en place.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 91


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Conclusions et perspectives

Au Bénin, la recherche de nouveaux matériaux pour la réalisation des chaussées


bitumées nous a poussé à étudier la stabilisation au ciment et à la chaux des sols latéritiques
notamment ceux de Comè et de Sakété. Le but visé en choisissant ce thème, est non
seulement de faire ressortir à travers notre étude l’importance de la stabilisation des sols au
ciment ou à la chaux mais surtout de montrer à travers ce travail, l’importance d’une étude
comparative de la stabilisation à la chaux ou au ciment.

Pour connaitre les caractéristiques physiques et mécaniques des échantillons prélevés


dans ces différentes zones notre étude s’est opérée en deux phases : une première phase pour
l’identification des matériaux par les essais tels que l’analyse granulométrique, les limites
d’Atterberg, l’essai Proctor modifié et l’essai CBR puis une seconde phase pour le traitement
de ces matériaux au ciment et à la chaux.

Au terme de cette étude nous sommes parvenus aux principaux résultats qui nous ont
permis de dégager les conclusions ci-après :

 A l’état naturel les matériaux prélevés que ce soit à Comè ou à Sakété ne peuvent pas
être utilisés en couches d’assise à cause des indices de CBR obtenus (ICBR < 30) et leur
plasticité élevée ;
 Par contre les mélanges réalisés respectivement aux dosages de 2, 4, 6 et 8% en ciment
et ensuite à la chaux ont permis d’augmenter les performances mécaniques de ces
matériaux qui peuvent être utilisés en couche de fondation comme en couche de base
(ICBR ˃ 30).

Il est à noter que les sols latéritiques de Comè présentent plus de performance que
ceux de Sakété avec les mêmes dosages. Quel que soit l’échantillon, les mélanges réalisés
avec le ciment présentent de meilleur résultat que celui de la chaux. Par conséquent nous
pouvons conclure que le meilleur mélange pourrait être celui réalisé avec du ciment. Mais
seules les actions à long terme nous permettraient de tirer une conclusion définitive.

Un emploi mixte ciment-chaux est également envisageable. Pour cet emploi mixte
dont les proportions en liant resteront à définir, la chaux aura pour effet de permettre la
réduction de la sensibilité à l’eau des matériaux plastiques, et de ce fait facilitera leurs
maniabilités. Le ciment quant à lui, aura pour effet d'augmenter la rigidité du matériau à

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 92


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

stabiliser, lui conférant ainsi une bonne capacité portante et permettra également la réduction
de l’épaisseur totale de la chaussée.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 93


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Bibliographie

[1] Z. M. DUPRAZ J., «Apports de la technique de traitement de sols argileux et limoneux


à la chaux,» France . 8 p., 2005.

[2] DRCR, «Le Traitement des sols à la chaux et/ou au ciment,» 2001.

[3] LCPC/SETRA, «Guide Technique : Traitement des sols à la chaux et/ou aux liants
hydrauliques,» 2000.

[4] C. Nicolas, Sols traités à la chaux et aux liants hydrauliques :Contribution à


l’identification et à l’analysedes éléments perturbateurs de la stabilisation, 189 p., 2004.

[5] ALLOBA E. et F. d. P. CODO, Courrs de route II Ecole polytechnique d'Abomey-


Calavi, 2012-2013.

[6] CEBTP, Guide pratique de dimensionnementdes chaussées pour les pays tropicaux,
155p, 1984.

[7] CENTRE DE RECHERCHES ROUTIERES Bruxelles, Code de bonne pratique pour


le traitement des sols à la chaux et / ou aux liants hydrauliques, 100 p.

[8] CEBTP, Guide pratique de dimensionnement des chaussées pour les pays tropicaux, 155
p 1984.

[9] CNERTP, Caractéristiques géotechniques des matériaux de chaussée : recherche de


carrières par le CNERTP, 18 p, Octobre 2009.

[10] CollectionTechnique CIMBETON, Terrassements et assises de chaussées : Traitement


des sols aux liants hydrauliques, 148 P.Novembre 2009

[11] R. C, «Le traitement des sols,» 6 p 2011.

[12] UNESCO, Programme de recherches sur la zone tropicale humide: compte rendu des
recherches sur les latérites, 276 p; 1964.

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 94


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

[13] B. Z. P.Bernadin, Caractérisation des sols latéritiques utilisés en construction routière:


le cas de la région de l'Agnebi (Côte d'Ivoire), 143 p; 2008.

[14] ISTED, Synthèse: Utilisation des graveleux latéritiques en technique routière, 148p
1990.

[15] T. Idrissa, Contribution à l'étude des graveleux latéritiques dans les pays du Sahel: cas
des routes non revêtues, 225 p, Thèse 1993.

[16] M. Raoufou, Etude hydrogéologique du littoral béninois dans la région de Cotonou et


ses environs, 164 p, 1993.

[17] A. TCHEHOUALI, Cours de matériau de construction, Ecole Polytechnique d'Abomey-


Calavi 2011.

[18] CETE, Sols : Principaux essais de laboratoire, 9 p, Octobre 2005.

[19] L. C. ZINSOU, Cours de Mécanique des sols, Ecole Polytechnique d'Abomey-Calavi


2011.

[20] S. A. M. YACOUB, Influence des conditions de mise en oeuvre des composites


latérite/ciment sur la durabilité des couches de base, Mémoire, 65 P, 2ie 2009-2010.

[21] G. LOIC, «La stabilisation,» 6 p, Décembre 2006 .

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page 95


Annexes
Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Annexe 1 : courbe effort-pénétration des mélanges de Comè

Courbe Effort-Pénétration ciment 2% Courbe Effort-Pénétration chaux 2%


56 coups 25 coups 10 coups 56 coups 25 coups 10 coups

12 20

Force (102kN)
Force (102kN)

10
15
8
6 10

4 5
2
0
0
0 2 4 6 8 10 12
0 2 4 6 8 10 12
-5
Enfoncement ( mm) Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xiii


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe Effort-Pénétration ciment 4% Courbe Effort-Pénétration chaux 4%


Série1 Série2 Série3 56 coups 25 coups 10 coups

30 25
Force (102kN)

Force (102kN)
25
20

20
15
15
10
10

5
5

0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm)
Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xiv


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe Effort-Pénétration ciment 6% Courbe Effort-Pénétration chaux 6%


Série1 Série2 Série3 56 coups 25 coups 10 coups

40 25
Force (102kN)

Force (102kN)
35
20
30

25 15
20

15 10

10
5
5

0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm)
Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xv


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe Effort-Pénétration ciment 8% Courbe Effort-Pénétration chaux 8%


Série1 Série2 Série3 56 coups 25 coups 10 coups

40 25
Force (102kN)

Force (102kN)
35
20
30

25 15
20

15 10

10
5
5

0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm)
Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xvi


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe effort-pénétration des mélanges de Sakété

Courbe Effort-Pénétration ciment 2% Courbe Effort-Pénétration chaux 2%


56 coups 25 coups 10 coups 56 coups 25 coups 10 coups

16 14

Force (102kN)
Force (102kN)

14 12
12 10
10
8
8
6
6
4 4
2 2
0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm) Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xvii


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe Effort-Pénétration ciment 4% Courbe Effort-Pénétration chaux 4%


Série1 Série2 Série3 56 coups 25 coups 10 coups

20 20
Force (102kN)

18 18

Force (102kN)
16 16
14 14
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm)
Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xviii


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe Effort-Pénétration ciment 6% Courbe Effort-Pénétration chaux 6%


Série1 Série2 Série3 56 coups 25 coups 10 coups

40 30
Force (102kN)

Force (102kN)
35
25
30
20
25

20 15

15
10
10
5
5

0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm)
Enfoncement ( mm)

ZINZINDOHOUE J. William R. EPAC/UAC 2013 Page xix


Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en corps de chaussée

Courbe Effort-Pénétration ciment 8% Courbe Effort-Pénétration chaux 8%


Série1 Série2 Série3 56 coups 25 coups 10 coups

40 25
Force (102kN)

Force (102kN)
35
20
30

25 15
20

15 10

10
5
5

0 0
0 2 4 6 8 10 12 0 2 4 6 8 10 12
Enfoncement ( mm)
Enfoncement ( mm)

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Etude comparative de la stabilisation des sols au ciment et à la chaux pour une utilisation en
corps de chaussée

Annexe 2

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corps de chaussée

Table des matières


SOMMAIRE ............................................................................................................................... i

Dédicace ..................................................................................................................................... ii

Remerciements .......................................................................................................................... iii

Hommage ................................................................................................................................... v

Sigles et abréviations utilisés .................................................................................................... vi

Liste des Tableaux .................................................................................................................... vii

Liste des figures ...................................................................................................................... viii

Liste des Photos .......................................................................................................................... x

Résumé ...................................................................................................................................... xi

Abstract .................................................................................................................................... xii

Introduction ................................................................................................................................ 1

PREMIERE PARTIE : ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE ........................................................... 5

1 Chapitre 1: Généralités sur les chaussées ........................................................................... 5

1.1 Les différentes structures de chaussée ......................................................................... 5

1.1.1 Les chaussées souples ............................................................................................. 5

1.1.2 Les chaussées semi-rigides ...................................................................................... 5

1.1.3 Les chaussées rigides : ............................................................................................ 5

1.2 Constitution des chaussées .......................................................................................... 6

1.2.1 Le sol de plate-forme ............................................................................................... 6

1.2.2 La couche de forme ................................................................................................. 7

1.2.3 La couche de fondation ........................................................................................... 7

1.2.4 La couche de base .................................................................................................... 7

1.2.5 La couche de surface ............................................................................................... 8

1.3 Les différentes classes de trafic ................................................................................... 8

2 Chapitre 2 : Connaissance des sols ................................................................................... 10

2.1 Les familles de sol ..................................................................................................... 10

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2.1.1 Les argiles .............................................................................................................. 10

2.1.2 Les limons ............................................................................................................. 11

2.1.3 Les sables .............................................................................................................. 11

2.2 Caractérisation des sols ............................................................................................. 12

2.2.1 Les paramètres de nature ....................................................................................... 12

2.2.2 Les paramètres d’état des sols : teneur en eau ....................................................... 13

2.3 Les matériaux souvent utilisés en corps de chaussée au Bénin ................................. 13

2.3.1 Les matériaux pour la couche de fondation .......................................................... 13

2.3.2 Les matériaux pour la couche de base .................................................................. 14

3 Chapitre 3 : Traitement des assises de chaussée à la chaux et au ciment ......................... 17

3.1 Pourquoi traiter les sols ?........................................................................................... 17

3.2 Avantages de la technique utilisée pour traiter les sols ............................................ 17

3.2.1 Avantages techniques ............................................................................................ 17

3.2.2 Avantages économiques ........................................................................................ 18

3.2.3 Avantages écologiques et environnementaux ....................................................... 18

3.3 Les sols ...................................................................................................................... 18

3.4 Les liants et les différents types de traitements ......................................................... 20

3.5 La chaux .................................................................................................................... 20

3.6 Le ciment ................................................................................................................... 21

3.6.1 Production du ciment............................................................................................. 22

3.6.2 Différents types de ciments ................................................................................... 22

3.7 Modifications des caractéristiques par le traitement ................................................. 23

3.7.1 La chaux ................................................................................................................ 23

3.7.2 Le ciment ............................................................................................................... 24

3.8 Quel(s) traitement(s) choisir ? ................................................................................... 25

3.9 Technique de traitement ............................................................................................ 26

3.9.1 Principales opérations de traitement ...................................................................... 26

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4 Chapitre 4 : Généralités sur les latérites............................................................................ 28

4.1 Définition ................................................................................................................... 28

4.2 Le processus de latérisation ....................................................................................... 29

4.3 Différents types de latérites [15] .............................................................................. 30

4.3.1 Les sols ferrugineux .............................................................................................. 30

4.3.2 Les sols ferralitiques .............................................................................................. 30

4.3.3 Les ferrisols ........................................................................................................... 30

4.4 Répartition géographique de la terre de barre au Bénin ............................................ 31

DEUXIEME PARTIE : ETUDE DES SOLS CHOISIS EN LABORATOIRE AVEC LES


ESSAIS NORMALISES .......................................................................................................... 32

5 Chapitre 5 : Les essais d’identification ............................................................................. 32

5.1 Sites de prélèvements des échantillons de latérite utilisés pour l’étude .................... 32

5.1.1 Echantillons prélevés à Comè ............................................................................... 32

5.1.2 Echantillons prélevés à Sakété .............................................................................. 33

5.2 Description de quelques essais d’identification effectués sur les matériaux étudiés. 35

5.2.1 L’analyse granulométrique .................................................................................... 35

5.2.2 Les limites d’Atterberg (NF P 94-051) ................................................................. 36

5.2.3 L’essai Proctor Modifié (NF P 94-093) ................................................................ 39

5.2.4 L’essai CBR (NF P 94-078) ................................................................................. 40

5.3 Résultats des différents essais.................................................................................... 41

5.3.1 Analyse granulométrique par tamisage ................................................................. 41

5.3.2 Analyse granulométrique par sédimentométrie ..................................................... 43

5.3.3 Limites d’atterberg ................................................................................................ 45

5.3.4 L’essai Proctor ....................................................................................................... 47

5.4 Classification des sols ................................................................................................ 51

TROIXIEME PARTIE : Formulation des mélanges, Analyse et interprétation des résultats . 53

6 Chapitre 6 : Essais réalisés sur les mélanges .................................................................... 53

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6.1 But des essais ............................................................................................................. 53

6.1.1 Essai : Limite d’Atterberg ..................................................................................... 53

6.1.2 Essai Proctor .......................................................................................................... 53

6.1.3 Essai CBR.............................................................................................................. 53

6.1.4 Essais de compression simple et de traction simple .............................................. 53

6.2 Résultats des essais .................................................................................................... 53

6.2.1 Limites d’Atterberg du mélange : Comè ............................................................... 54

6.2.2 Limites d’Atterberg du mélange : Sakété .............................................................. 58

6.2.3 Essai Proctor échantillons prélevés à Comè .......................................................... 62

6.2.4 Essai CBR du mélange Comè ............................................................................... 66

6.2.5 Essai Proctor échantillons prélevés à Sakété ......................................................... 70

6.2.6 Essai CBR échantillon prélevé à Sakété ................................................................ 74

7 Chapitre 7 : Analyse des résultats et choix du meilleur mélange ..................................... 81

7.1 Interprétation des résultats ......................................................................................... 81

7.1.1 Mélange à la chaux ................................................................................................ 81

7.1.2 Mélange au ciment ................................................................................................ 82

7.2 Etude comparative ..................................................................................................... 82

7.2.1 Cas du mélange avec la chaux ............................................................................... 82

7.2.2 Cas du mélange du ciment..................................................................................... 84

7.3 Choix du meilleur mélange ........................................................................................ 84

QUATRIEME PARTIE : MISE EN ŒUVRE DE LA STABILISATION SUR CHANTIER 84

8 Chapitre 8 : Mise en œuvre ............................................................................................... 85

8.1 Préparation du sol ...................................................................................................... 85

8.2 Conditions de mise en œuvre................................................................................... 86

8.2.1 L’épandage du liant .............................................................................................. 86

8.2.2 Le malaxage ......................................................................................................... 87

8.2.3 Le compactage ...................................................................................................... 88

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8.2.4 Le réglage ............................................................................................................. 88

8.2.5 La couche de protection ...................................................................................... 88

8.3 Cas des petits chantiers: ciment en sacs .................................................................... 88

8.3.1 Mise en œuvre ....................................................................................................... 89

8.4 Traitement du sol avec l’agent de traitement dans une installation de malaxage ...... 90

Conclusions et perspectives ..................................................................................................... 92

Bibliographie ............................................................................................................................ 94

Annexes .................................................................................................................................... 95

Table des matières .................................................................................................................. xxii

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