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INPHB-YAMOUSSOKRO

Bureau d’études Ecole Supérieur des

Géophysiques-Afrique Mines et Géologie ESMG

SEMINAIRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Thème: TECHNOLOGIE DE POSITIONNEMENT ET DE


MESURE

Présenté par :

Mambo Odi Jean-marc Sonhi Angèle


Spécialistes des mines et géologie
PLAN DU SEMINAIRE

I) Rappels de notions essentiels

II) Instrumentation

III) Travaux pratiques de terrain GPS

IV) Travaux pratiques de terrain boussole

V) Synthèse
I) Rappel des notions

 Un point : c’est une portion de l’espace qui n’a ni longueur, ni largeur, ni


épaisseur .on peut l’assimiler à un impact, un choc.
 Une ligne : c’est un trait entre deux points contigus.
 Un plan : c’est une surface défini par l’intersection de deux lignes de
coordonnées (x ; y).
 Un espace : c’est une surface en volume définie par l’intersection d’un plan et
d’une ligne. Elle a pour coordonnées (x ; y ; z)

Remarque : dans la nature, l’orientation nécessite la connaissance d’un repère


défini par des points privilégiés. Il s’agit des quatre points cardinaux. Le soleil
également peut aussi aider à s’orienter sans la boussole.

 La carte : elle se définie comme une représentation graphique d’une


région, un model réduit de l’espace réel.

La carte est un outil de repérage.

Les matériels d’orientation sont : cartes de base (carte topographique, cartes


géologique, photos aériennes ……..), boussole, récepteur GPS.

L’utilisation de ces outils d’orientation et de repérage (que sont : carte topographique,


carte géologique, boussole, récepteur GPS) nécessite le choix d’une référence à
partir de laquelle l’orientation est donnée sous forme d’angle. Cette ligne n’est rien
d’autre qu’un type de nord : le nord géographique et le nord magnétique.

Le Nord Géographique : appelé encore Nord vrai est la direction vers le pôle nord
suivant un méridien.

Le Nord Magnétique : est la direction indiquée par la boussole magnétique.


Contrairement au nord géographique, le magnétique varie dans l’espace et dans le
temps, par conséquent, il n’est pas toujours superposable au nord géographique. La
différence d’angle entre le nord vrai et nord magnétique à une station donné est
appelée déclinaison magnétique.

La déclinaison peut être calculée à partir d’un diagramme et est généralement


accompagnée d’une date et de l’ordre de variation annuelle de déclinaison.

Pour la déterminer, on se sert de la date marquée sur le diagramme de déclinaison


d’une carte de la zone d’étude et de la date du moment où l’on décide d’effectuer les
travaux sur le terrain en sachant que cette déclinaison diminue chaque année de 6
minutes sexagésimales.

Remarque : les 6 minutes peuvent varier selon la carte.


Application
Enoncé

La déclinaison magnétique de la feuille (carte géologique-feuille Yamoussoukro-


échelle 1/200.OOO) est de 10°52’ du 1 er janvier 1969. Elle diminue chaque année de
6’ sexagésimale.

- Calculons la déclinaison en ce lieu (sur le terrain) à la date du 19 Novembre


2012 sachant que 1° est égal à 60 minutes et 1 minute est égal à 60
secondes.

Résolution

Du 1er janvier 1969 jusqu’au 19 Novembre 2012, on a 43 ans 10 mois 18 jours ce qui
donne un total de 16013jours.

365 jours 6’
16013 jours x
X= 16013 x 6’/ 365 d’où X= 263,22’ soit 4°38’71’’
10°52’ – 4°38’71’’= 6°13’29’’

La déclinaison calculée en ce lieu est de 6°13’29’’ à la date du 19 Novembre 2012.

Correction de la déclinaison magnétique

Pour travailler de façon efficace sur le terrain avec une boussole et une carte de
positionnement (carte topographique), il est généralement recommandé d’amener
l’aiguille de la boussole à indiquer le nord géographique plutôt que d’indiquer le nord
magnétique. Cette opération s’appelle correction de la déclinaison.

La carte topographique

a) Définition

La carte topographique est une représentation plane d’une portion de la terre. Du fait
de la sphéricité de la terre, la transformation de sa surface en un plan se fait à l’aide
de systèmes de projection.

b) Les systèmes de projection

On distingue les projections conformes et les projections équivalentes.

Les projections conformes : conservent tous les angles mais modifient les
longueurs et les surfaces. Les cartes topographiques que nous utiliserons sont
réalisées à partir de ces types de projections.
Les projections équivalentes : conservent les surfaces ou plus précisément les
rapports de surface. Elles sont utilisées de préférence pour la cartographie des
gisements de matériaux exploitables.

Pour la topographie le système de projection le plus utilisé est le WGS84.

c) La carte géologique

La carte géologique est une carte de synthèse. Elle comporte : un fond


topographique, les substances utiles, la lithologie, la structurale. C’est donc une
esquisse géologique au sol qui précise les contacts entre les différents faciès
pétrographiques, les caractéristiques structurales, les informations minières.
L’échelle la plus utilisée dans ce cas est le 1/200000.

Par ailleurs il y a deux systèmes de coordonnées inscrite dans les bordures :


Géographique (longitude/latitude) et UTM.

d) Repérage d’un point sur le globe

Un point est parfaitement repéré si l’on détermine sa longitude : x, sa latitude : y et


son altitude : z.

Dans un système de coordonnées géographiques, un point sur la carte est


représenté par sa longitude et sa latitude qui sont des angles exprimés en degré. Le
méridien pris comme origine est celui de Greenwich (passe par Accra). Les
longitudes varient de 0 à 180° vers l’Est et de 0° à 180° vers l’Ouest. La Côte d’Ivoire
est située entre le 3° et 8° longitude W ; quant aux latitudes, celle de l’équateur zero,
les latitudes varient de 0° à 90° vers le nord et de 0° à 90° vers le Sud. La Côte
d’Ivoire est localisée entre la latitude 4° et 10° N. par ailleurs pour faciliter le
positionnement d’un point sur la carte, partant des longitudes et des latitudes on
divise la carte de la Côte d’Ivoire en degrés carrés. Or, 1°= 60’. Puis on procède par
une règle de trois.

e) Détermination de la zone UTM (Universal Transverse Mercator)

Dans le système de coordonnées UTM, un point sur la carte est représenté par son
Easting en abscisse et par son Northing en ordonnée qui sont des distances sur la
carte exprimées en m voire en km.

Le globe terrestre en dehors des coordonnées géographiques est divisé en


coordonnées UTM, et UPS. L’UTM est délimité par la latitude 84°N et la latitude
80°S. En dehors de cette bande nous avons les UPS.

Dans le système UTM, qui nous concerne, nous avons 60 bandes verticales
délimitées par longitudes de 6° (chaque bande fait 6°). Elles sont numérotées de 1 à
60. La côte d’Ivoire est traversée par les bandes verticales : 30 (longitude 0° à 6°W)
et 29 (longitude 6°à 12°W). ainsi la bande 29 est séparée de la bande 30 par la
longitude 6°W.
Quant aux bandes horizontales, elles sont délimitées par les latitudes de 8°. Elles
sont identifiées par les lettres de l’alphabet. La Côte d’Ivoire est parcourue par les
bandes horizontales N (latitude 0° à 8°N) et P (latitude 8° à 16°N). la bande N est
séparée de la bande P par la latitude 8°N.

Remarque : Si les coordonnées sont en lat. long et doivent être représentées en


UTM sur la carte, prendre le soin de faire la conversion en UTM et vis versa.

II) Instrumentation
1-La boussole

1.1-Utilisation de la boussole dans le positionnement et le repérage sur le


terrain

 Correction de la déclinaison

La déclinaison magnétique précédemment calculée peut être corrigée directement


sur la boussole. Cette correction consiste à faire coïncider le nord magnétique au
nord géographique par un réglage.

 Détermination de sa position sur la carte

Pour déterminer notre position sur la carte,( les collines, les cours d’eau, les
ponts…), sont des éléments indispensables qui jouent un rôle important car
constituant des repères stable pour le géologue.

Deux techniques s’offrent à nous :

- La technique de repérage à l’aide de la boussole


- La technique de repérage sans la boussole

 repérage à l’aide de la boussole

Dans un premier temps, l’on oriente la carte en faisant coïncider le nord


géographique de celle-ci avec le nord indiqué par la boussole corrigée.

Ensuite l’on identifie trois éléments du terrain facilement reconnaissable sur la carte.
A l’aide de la boussole, on détermine la direction de leur situation par rapport à sa
propre position. De leur emplacement sur la carte on trace pour chacun de ces
éléments une droite suivant une direction supplémentaire (+180°) de celle
déterminée au départ.

Ces trois droites se recoupent en un point (qui représente notre position sur la carte)
ou vont former un triangle dit « triangle d’erreur » qui indiquera la zone de notre
position sur la carte. Signalons que plus le triangle est grand et plus la marge
d’erreur est grande et inversement.
 repérage sans la boussole

On identifie des éléments du terrain facilement reconnaissables sur la carte, ensuite


l’on oriente la carte de manière à obtenir une concordance spatiale entre ces
éléments.

A la suite de cette opération, on choisit trois éléments repères (sommet de collines)


parmi les éléments identifiés ; l’on trace pour chaque élément repère une passant
par position sur la carte vers la correspondance de cet élément sur le terrain.

Nous obtenons ainsi, tout comme précédemment un triangle d’erreur.

Afin de minimiser les erreurs de positionnement sur la carte, il faudra s’orienter sur
des points très éloignés et la carte utilisée doit être à plus grande échelle possible.

 Utilisation de la boussole

Il existe différents types de boussoles (Brunton, Suunto, Silva, Chaix…) mais la plus
couramment utilisée dans le monde francophone est la boussole Chaix universelle.
Elle est utilisée à la fois pour les levés topographiques et géologiques.

Schéma d’une boussole topochaix

Jalon de visée

 Les éléments structuraux à mesurer à l’aide d’une boussole


- Direction : c’est l’angle qui existe entre le nord et l’axe d’alignement du corps.
Elle est mesurée dans le plan horizontal (0-180°).
- Pendage : ligne de plus grande pente. Il est orthogonal à la direction (on
donne la direction et le sens). Cet angle est mesuré dans le plan vertical (0-
90°).
 Comment effectuer une mesure à la boussole ?

Dans le cas d’un levé topographique (Boussole de visée) : cadran circulaire gradué
(0 à 360°) qui indique toute direction d l’espace, une aiguille aimantée qui indique
toujours le nord magnétique. Pour donner la direction d’un plan (de stratification, de
schistosité, de fracture), il faut s’assurer de trois choses :

- L’axe de la boussole doit être parallèle à celui du corps géologique.


- S’assurer que la boussole est dans le plan horizontal (le niveau d’eau est au
centre du cadran).
- S’assurer que la boussole est calibrée (déclinaison corrigée).

Pour ce faire :
L’observateur est un point fixe d’où par la visée qui a donc une direction et un sens
bien définis.

La mesure de l’azimut (angle compris entre le plan verticale passant par l’axe de
visée et le plan vertical de référence (plan du méridien de l’observateur) devra donc
se faire en lisant le chiffre indiqué dans le prisme grossissant.

1) Utilisation du récepteur GPS

Le récepteur GPS (Global Position System) est appareil de positionnement et de


navigation à l’échelle mondiale. Il fonctionne grâce à des satellites émetteurs lancés
sur orbite par les Etats Unis d’Amérique, qui sont les seuls à contrôler la précision
des mesures obtenues à partir de cet appareil.

Les marques de GPS sont :

- GARMIN 12
- GARMIN 45
- GARMIN 60
- GARMIN 76
- ETREX

2-1) configuration du récepteur GPS

La configuration du récepteur GPS consiste à lui donner des instructions de travail,


c'est-à-dire : définir le type de coordonnées (géographique ou UTM), l’unité de
mesure (métrique ou nautique), le type de nord (géographique ou magnétique),le
système géodésique (WGS84,WGS72…).

2-2) présentation du clavier

Le clavier du récepteur GPS présente un ensemble de touches dont chacune d’elle


présente une particularité

Schéma du GPS

enter
Garmin 12x

-la touche « allumage » qui permet de mettre le GPS sous tension ;

- «page » qui fait défiler le menu principal ;

-« mark » permet de marquer une position ;

-« direction » active le clavier visuel pour modifier un nom ;


-« enter » enregistre le point crée ;

-« go to » ou « find » retrouve les waypoints;

-« quit » sortie d’une option du menu principal ;

-« in et out » permet de zoomer

quit
Garmin 60x

2-3) marquage d’une position et définition du waypoint

Le marquage d’une position consiste à déterminer les coordonnées de la position du


récepteur GPS. Il se fait grâce à la touche MARK.

La définition d’un waypoint est le fait d’enregistrer les coordonnées d’un point
quelconque dans le récepteur GPS.

Un waypoint est un point dont toutes les coordonnées sont connues par le récepteur
GPS.

2-4) navigations vers une destination

La navigation vers une destination consiste à se diriger vers un point dont les
coordonnées ont été préalablement enregistrées dans un récepteur GPS.

La procédure est la suivante :

- Définir le waypoint
- Activer la touche « GO TO »

Automatiquement, le GPS nous donne la direction et la distance qui nous sépare de


ce point.

III) Travaux de terrain

III-1) ouverture de layons à partir d’une boussole de visée et le récepteur GPS

Une fois arrivée dans la zone à prospecter, on choisit un point de la grille de


prospection facilement accessible à partir duquel l’on commence à ouvrir le layon de
base et les layons transversaux. On introduit ensuite ces coordonnées dans le
récepteur GPS et ce point est retrouvé à partir de la fonction « GO TO ».

III-2) visée à la boussole


La visée à la boussole est une opération qui consiste sur le terrain à trouver la
direction du layon à partir d’une boussole. Le principe est le suivant :

 Placer la boussole sur un support à surface horizontale appelé bois de


boussole, piqué au point de départ (s’assurer que la boussole est dans un
plan horizontal)
 Vérifier que la déclinaison est corrigée (boussole calibrée)
 Se débarrasser de tout objet métallique afin d’éviter la déviation de l’aiguille
qui fera « mentir » la boussole.
 Régler l’aiguille sur l’angle désiré.
 Régler l’ouverture du miroir ainsi que la grande et la pinnule de manière à voir
le premier jalon.
 S’assurer que la bulle est au centre du cercle afin de s’assurer de
l’horizontalité de la boussole.

Le layon est matérialisé par des jalons.

III-3) matérialisation et piquetage du layon

Après avoir déterminé la direction du layon de base, suivant celle-ci au


débroussaillement puis au jalonnage qui consiste à placer des jalons dans la
direction désirée.

Une fois le premier jalon planté grâce la visée effectuée à l’aide de la boussole, l’on
place mes trois autres de sorte que leur alignement se confonde à celui du premier
jalon.

La précision et le respect de l’alignement des jalons sont vérifiés et au besoin ajusté


en regardant au travers du miroir de la boussole.

Suivant ce principe, d’autres jalons seront placés dans la même direction jusqu’à
atteindre la distance désirée.

Puisque les prélèvements sont effectués à intervalles réguliers l’on matérialise ces
points par des piquets portants des languettes métalliques sur lesquels sont inscris le
numéro du point en question par rapport à la grille.

III-4) contrôle de la direction et du métrage du layon à l’aide du récepteur GPS

Etant au point de départ de notre layon, on active la fonction « GO TO » par rapport
à ce point. Ensuite on parcourt les layons. En procédant ainsi, le GPS nous donne la
distance et l’angle auquel se trouve le point de départ. Cela nous permet de détecter
les éventuelles erreurs de direction et de métrage.
III-4-1) positionnement d’un point de départ de layon à partir du récepteur GPS

Pour positionner un point de départ de layon à partir d’un récepteur GPS, on repère
notre point de départ sur la carte.

Exemple : les coordonnées UTM du point de départ (point origine) de notre layon de
base sont :

Zone: 30N

X: 371986 Easting

Y: 607074 Northing

On introduit ces coordonnées X et Y dans le récepteur GPS pour en faire un


waypoint. En activant la touche « GO TO », le GPS nous indique la distance qui nous
sépare de ce point et la direction. On se laisse guider par le GPS jusqu’à ce qu’il
nous mène à ce point. Une fois à ce point le GPS marque zéro comme distance et
l’angle n’importe quelle valeur de 0° à 360°. A ce point on pique notre bois de
boussole. C’est à partir de ce point que notre layon de base sera ouvert.

III-4-2) technique de layonnage

Les layons sont des ouvertures rectilignes d’environ 1m de large, qui concourent au
quadrillage de la zone d’étude. Le quadrillage a un point origine auquel on attribue
les coordonnées arbitraires : 0 + 00 / 0 + 00. Ce point origine doit correspondre à un
repère stable (ex : campement, pont…). A partir de ce point comme on l’a dit plus
haut nous piquons notre bois de boussole. Ensuite à l’aide d’une boussole de visée,
on lève le layon de base (LB).

4-2-1) la ligne de base

La direction octroyée à la ligne de base doit être parallèle à celle des structures
géologiques.

4-2-2) les layons transverses

A pas régulier on mène à partir de la ligne de base (LB) des layons qui lui sont
perpendiculaires. En effet, les layons doivent être perpendiculaires aux structures
géologiques car cette disposition permet l’obtention d’un maximum d’information sur
les caractéristiques des structures géologiques.

4-2-3) le chaînage

Il revient à mettre des points de repère sur les piquets. Ce repérage sur les layons
est relié au point d’origine. Ce qui permet de se positionner sur les layons. Par
exemple à tous les 25m on implante un piquet. Cela permet de localiser : les pistes,
les routes, la topographie (sommet de colline, talwegs,…), le réseau hydrographique,
les travaux miniers (puits, tranchées, sondages, galeries,…), les affleurements de
roches, les éboulis, en somme tous phénomènes visibles susceptibles d’être utiles à
l’interprétation de l’anomalie. Le layon est donc gradué. Un piquet porte les
inscriptions suivantes : LB pour la ligne de base, L pour le layon, suivi de deux
sommes séparées par une barre. Le premier nombre couplé, donne la position du
layon par rapport au point origine. Le second nombre indique la distance qui existe
entre le point et la ligne de base.

Exemple : 4200NE/ 25 SE. Cela signifie que le layon est à 4200m NE du point
origine et à 25m au SE du layon de base.

4 2-4) déviations d’obstacle situé dans la direction du layon

Lorsque le layon butte contre un obstacle, il faut le contourner dans le sens où il sera
très facile de le contourner. Cette opération s’appelle une déviation. Il s’agit de
réaliser dans un sens précis un demi-rectangle qui permet de conserver l’azimut au-
delà de l’obstacle.

Exemple : notre layon butte contre un tas dans la direction N315°. Si on dévie sur le
coté droit, on détermine sa direction en faisant (315°+ 90°) ; ce qui donnera 45°
qu’on visera à partir d’un point A, à la boussole.

Cependant, pour quitter le champ de l’obstacle, on mesure la distance à l’aide d’un


ruban gradué à partir d’un point B jusqu’au point C dépassant légèrement le diamètre
de l’obstacle. Ce qui donne la distance BC. Mais auparavant de ce point B on a dû
viser N 315° jusqu’au point C. du point C au point D, nous ferons une visée de
nouveau mais cette fois de direction : (315°- 90°)= 225° en reportant la distance AB
de la première déviation. Nous ferons enfin une visée à partir du point D de direction
315° afin de retomber sur nos pas.

4 2-5) levés cartographiques et géologiques

a) La récolte des données

Tout en parcourant les layons, les talus de route, les cours d’eau, les pistes, on
identifie les formations géologiques rencontrées. Et devant chaque affleurement ou
formations géologiques on établit la fiche technique comme dans la prospection au
marteau.

Le prospecteur devra en vue de réaliser une carte topographique détaillée relevé lors
de son cheminement les informations suivantes :

- Les routes, les voies carrossables, les pistes, les campements, les hameaux.
Il faudra préciser les noms de toutes les agglomérations humaines.
- Noter les rigoles, les marigots, les rivières.
- Les sommets, les limites, les bas fonds, les pentes.
- Les types de végétation, les forêts, jachères et plantation.

b) Le traitement des données

Il aboutit à la production des cartes suivantes :

- Une carte topographique détaillée, dite carte de cheminement


- Une carte d’affleurement
- Une carte géologique
 La carte de cheminement

Il s’agit de reporter puis de corréler les informations topographiquement relevées sur


chaque layon.

 Légende pour les cartes topographiques


- Sommet d’interfluve
- Pente faible
- Thalweg
- Limite de colline
- Pente moyenne
- Pente forte
 La carte d’affleurement

Elle a pour support la carte de cheminement. Les affleurements ainsi que toutes les
informations structurales et minière doivent apparaitre à l’endroit où elles ont été
observées. C’est cela faire de la cartographie.

 La carte géologique

C’est une carte synthèse qui intègre dans son interprétation, la carte topographique
et la carte d’affleurement. C’est une esquisse géologique au sol qui précise les
contacts entre les différents faciès pétrographiques, les caractéristiques structurales,
les informations minières.