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Remarques d’ordre générales :

- A modifier l’intitulé du projet comme suit : « Projet de décret présidentiel fixant le cadre
générale relatif à l’exercice de la profession d’ingénieur (civil) en construction ».
Pour éviter les conflits entre les déférentes spécialités et disciplines (ingénieurs en travaux
public, hydraulique et aménagement du territoire), citées dans l’avant projet, avec l’ingénieur
en génie civil (proprement dit), je propose de parler uniquement de l’ingénieur en
construction au lieu de l’ingénieur civil en construction car on définie le domaine de l’exercice
de l’ingénieur qui est la construction et pas le cadre (civil ou militaire).

Selon wikipedia (Le génie civil représente l'ensemble des techniques de constructions civiles.
Les ingénieurs civils ou ingénieurs en génie civil s’occupent de la conception, la réalisation,
l’exploitation et la réhabilitation d’ouvrages de construction et d’infrastructures dont ils assurent la
gestion afin de répondre aux besoins de la société, tout en assurant la sécurité du public et la
protection de l’environnement. Très variées, leurs réalisations se répartissent principalement
dans cinq grands domaines d’intervention : structures, géotechnique, hydraulique, transport, et
environnement. En France, génie civil est une expression désignant la construction en général.)

- La maitrise d’œuvre technique, la conception n’est pas du ressort de l’architecte


uniquement :
Le décret législatif 94-07 du 18 mai 1994 dans son article 09 défini la maîtrise d’œuvre en
architecture et pas maitrise d’œuvre technique « Art9. – Est désigné par le présent décret "
maître d’œuvre " en architecture, l’architecte agréé qui assure la conception et le suivi de la
réalisation d’une construction. » ; une définition plus précise du maitre d’œuvre a était citée
dans l’article (3) de l’arrêté interministériel du 15 mai 1988 portant modalités d’exercice et
rémunération de la maîtrise d’œuvre en bâtiment ou il stipule « le maître d’œuvre est une
personne physique ou morale qui réunit les conditions de qualification professionnelles, les
compétences techniques et les moyens nécessaires à l’exécution des opérations de maître
d’œuvre en bâtiment pour le compte du maitre d’ouvrage, en s’engageant à l’égard de ce dernier,
sur la base d’un coût d’objectif, de délais et de normes de qualité.

Le maitre d’œuvre peut être notamment un architecte ou un bureau d’études spécialisé ou


pluridisciplinaire agréé conformément à la législation en vigueur. »

Ainsi que l’instruction ministérielle N°214/S.P.M/M.MAB94 du 28/06/1994 portant sur


l’organisation de concours d’architecture, qui a fait la part de la maîtrise d’œuvre en
architecture et technique « … En conséquence, il importe de procéder à une séparation nette des
différentes phase d’élaboration des études d’un projet. Celles-ci sont rappelées comme suit :

 Phase 1 : esquisse ou schéma d’aménagement à concevoir par voie de concours


 Phase 2 : études d’architectures à confier à l’auteur de l’œuvre primée ou à d’autres
maîtres d’œuvre à travers une consultation restreinte.
 Phase 3 : étude techniques à confier à des maîtres d’œuvre ou à des bureaux d’étude
qualifié dans les domaines concernés (génie civil, chauffage, climatisation,…) »

1
Projet décret législatif
relatif aux conditions de conception en ingénierie et
d'exercice de la profession d'ingénieur civil en construction.
Projet de décret présidentiel fixant le cadre générale relatif à
l’exercice de la profession d’ingénieur (civil) en construction 

TITRE I

DE L’INGENIERIE

Section 1

Principes généraux

TITRE I

DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 01 : Le présent décret législatif a pour objet de fixer le cadre de la conception en ingénierie
entrant dans la construction civile et industrielle et définir les modalités d'exercice de la profession
d’ingénieur civil en construction ainsi que l’organisation et le fonctionnement de l’ordre national des
ingénieurs civils en construction.

Il vise en outre la concrétisation et la réalisation de constructions et ouvrages pour une


occupation et/ou exploitation dans un cadre de réconfort en assurant la sécurité et la stabilité de ces
constructions et des sites y édifiés ainsi que la préservation du patrimoine bâti.

-A modifier comme suit : -

Article 1er :  Le présent décret présidentiel fixe l’organisation et les modalités d’exercice de
la profession d’ingénieur en construction, ci-après désigné l’« Ingénieur. »

Article 02 : L'ingénierie civil en construction est le génie humain quant à la conception de l’ossature
portante et les éléments résistants des constructions assurant la stabilité et sécurité vis-à-vis des
données statiques et dynamiques dues à son exploitations rationnelle et aux aléas et catastrophes
naturelles  sur la base de données et calculs scientifiques rigoureux ; adaptés à la règlementation et
code en vigueur; en recourant à l’usage des matériaux universel, traditionnel ou locaux ainsique
l’intégration , l’adaptation et la matérialisation de corps d’état secondaires permettant à l’homme une
occupation et exploitation rationnelle et optimale avec les meilleurs conditions économiques.

-A modifier comme suit : -

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Article 2 :  Est ingénieur en construction, toute personne titulaire d’un diplôme d’ingénieur ou
équivalent et qui, grâce à ses connaissances en sciences et en techniques dans les
spécialités liées à la construction qui sont :

- Le génie civil et bâtiment


- Les travaux publics
- L’hydraulique
- L’aménagement du territoire
- Le transport

Peut créer, inventer, concevoir et construire aussi bien qu’organiser, gérer et suivre de
manière efficiente et sauvegarder les systèmes et les constructions destinées à l’usage et au
confort de l’homme dans le respect de l’environnement.

Article  03 : L’ingénieur civil en construction est la personne titulaire d’un diplôme d’ingénieur ou
équivalent ou supérieur reconnu par l’Etat, dans toute les spécialités qui interviennent directement
dans l’acte de bâtir de toute construction ou ouvrage quelque en soit l’usage, dans les domaines de
l’habitat, de l’urbanisme, de la ville ; des travaux publics ; de l’hydraulique, des ressources en eaux, et
de l’aménagement du territoire. (Déjà cité dans l’article 2 modifié) – A modifier comme suit : -

Article 3 :

(1)  L’exercice de la profession d’ingénieur concerne toute activité ou œuvre de création


nécessitant une formation et une expérience d’ingénieur dans les spécialités de la
construction citées dans l’article 2, en vue d’assurer la conformité de ladite activité ou œuvre
de création aux cahiers de charges et aux plans, dans le respect des règles de l’art, qu’il
s’agisse des ouvrages, des travaux d’installation, des réalisations ou d’une manière
générale, des projets de mise en place des infrastructures d’intérêt public ou privé.

(2) Dans le cadre de ses compétences, l’ingénieur en construction peut exercer les activités
de consultation, d’études, de mise en œuvre, de contrôle, de recherche et d’enseignement.

Article 04 : Toute construction (domaine du bâtiment, ou sont les autres disciplines ???)
occupée à temps plein ou partiel, ou même vacante doit être un lieu de réconfort et de sécurité
maximale pour ses usagers et son entourage, grâce à une conception d’ingénierie adaptée.
. Les autorités habilitées à délivrer les actes d’urbanisme doivent s’assurer que toute
construction ou assiette à construire ne doit en aucun cas constituer un danger ou être la cause de tout
préjudice. En outre, elles sont tenues de mettre à niveau le patrimoine n’ayant pas fait l’objet d’une
conception d’ingénierie conforme aux normes en vigueur.

-A supprimer -

Article 05 : Toute construction (domaine du bâtiment, ou sont les autres disciplines ???)
soumise au permis de construire doit faire l’objet d’une étude établie par un ingénieur agrée en génie-
civil; conformément à l'article 55 de la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 modifié et complétée ;
relative à l'aménagement et à l'urbanisme et visée sous son entière responsabilité. En aucun cas, nulle
autorité habilitée à délivrer le permis de construire ne peut déroger aux dispositions réglementaires
citées par la dite loi

- Confusion entre les différentes disciplines- A supprimer -

Article 06: Les collectivités locales dont les territoires renferment du vieux bâtis sont tenues d'établir
des cahiers de prescriptions particulières pour l’établissement des expertises pour leurs éventuels
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réhabilitation ou confortement et leur protection contre les dégradations et/ou ruines en concertation
avec les experts en ingénierie civile.

- Parle des experts en ingénierie civil uniquement alors que l’âme du projet de
décret est de réglementer l’exercice de la profession d’ingénieur en construction
pour l’ensemble des disciplines du secteur du la construction- A supprimer -

Article 07 : Les collectivités locales et les administrations chargées de l'urbanisme et de la construction
sont tenues de promouvoir toute conception et mode de réalisation conforme aux lois et règlements
édictés en la matière et aux spécificités et caractéristiques régionales et locales.

- Les collectivités locales sont dans l’obligation d’appliquer les lois, article d’une idée
générale et hors sujet de l’exercice de la profession d’ingénieur - A supprimer -

Article 08 : On entend par « structure » ce qui équivaut au squelette osseux du corps, l’organe
constitué des éléments résistants qu’ils soient principaux ou secondaires ; simples ou complexes ;
affecté de par sa position dans la construction ou l’ouvrage et ses caractéristiques mécaniques et
dynamiques isolées ou groupés ; pour assurer à la construction ou l’ouvrage la stabilité et l’équilibre
quel qu’en soit la situation.

- Définition technique non compatible avec les thèmes et formes des textes
réglementaires qui ne ramène rien au projet de décret - À supprimer -

Article 09  : On entend par   « conformisme structural » la mise en conformité de la structure d’une
construction ou d’un ouvrage avec les données prévues par les différents documents techniques
réglementaires (DTR) algériens particulièrement le DTR relatif aux règles parasismiques algériennes
et le DTR relatifs au vent et à la neige et sable approuvés.

Canaliser sur le secteur du bâtiment uniquement, quel est le but de l’article ?


Le mot conformisme signifie « Soumission aux usages, aux règles morales communément
admises » et en arabe « ‫االنسياق‬ » . - A supprimer -

Article 10 : On entend par « calcul structural » le traitement de la conception des structures des
constructions ou ouvrages et de leurs assises ; manuel ou à l’aide l’un des logiciels informatiques
internationaux de précisions prouvées et usité sur le territoire national ; afin de l’adopter et de
dimensionner ses sections, pour lui donner les meilleures conditions requises scientifiquement en
exploitant les données des articles 11 et 13.

- Définition technique non compatible avec les thèmes et formes des textes
réglementaires qui ne ramène rien au projet de décret - À supprimer -

Article 11 : Les matériaux de construction doivent être homologués par les pouvoirs publics,
conformément aux prescriptions et normes en vigueur, comme il est stipulé au niveau des différents
DTR algériens afin d’assurer une concordance entre le calcul structural effectué par l’ingénieur civil en
construction et les réalisations in situ.

Pour le vieux bâtis ne disposant pas de référentiel technique réglementé et conçu non conforme
aux normes parasismiques, nécessitant une action de rénovation, confortement ou réhabilitation ; un
référentiel unifié constituant un DTR relatif à la définition des modes de traitements de leurs
structures d’une part ; et précisant les résistances admises pour chaque élément d’autre part ; doit être
élaboré par les pouvoirs publics en concertation avec les services spécialisés.
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- Ou est la conception en ingénierie et les conditions de l’exercice de la profession
d’ingénieur en construction ? (focaliser uniquement sur le secteur du bâtiment)
- À supprimer -

Article 12 : Avant toute opération de rénovation ; de confortement ou de réhabilitation d’une


construction un dossier technique devra être préparé par un ingénieur civil en construction agrée,
vérifiant et justifiant par calculs que la structure de la dite construction est en mesure de résister et de
supporter les charges y afférentes en toute sécurité, ou d’élaborer la méthode de confortement qui
rend cette structure apte à garantir sa stabilité et son équilibre.

- Ou est la conception en ingénierie et les conditions de l’exercice de la profession


d’ingénieur en construction ? (focaliser uniquement sur le secteur du bâtiment)
- À supprimer -

Article 13 : Les ingénieurs civils en construction devront recourir dans le calcul structural aux données
prescrites dans les DTR algériens et à défaut aux euro codes concernés.

Néanmoins, le maitre de l’ouvrage a le droit de choisir des données propres à lui à la base
desquelles le conformisme structural et le calcul structurel seront opérés ; à condition qu’elles soient
plus défavorables que les données scientifiques ordinaires et de celles prescrites par les DTR algériens.
Ce choix doit être mentionné avec précision au niveau des pièces objet de l’acte liant le maitre de
l’ouvrage et le maitre de l’œuvre. Ces données peuvent concerner :

- La zone sismique ou la région du vent ou de la neige ou sable


- Le groupe désignant l’importance de l’ouvrage pour les calculs sismiques
- La catégorie du site pour les calculs sismiques
- Le facteur de qualité pour les calculs sismiques
- Le quotient de la surcharge à prendre en compte pour les calculs sismiques
- Préciser le niveau de risques d’inondation

Article 14 : Dès la première phase de la conception d’une construction à usage d’habitation ou
équipement public établie selon la règlementation en vigueur par l’architecte ; en application des
articles 02 ; 03 et 04 du décret législatif n° : 94-07 du 18/05/1994 modifié relatif à la production
architecturale et à l’exercice de la profession de l’architecte ; le maitre de l’ouvrage est tenu de faire
associer l’ingénieur civil en construction agréé pour établir le conformisme structural dès cette phase
afin d’éviter les modifications probables de la structure lors de sa soumission au calcul structural par
l’ingénieur civil en construction agréé après approbation de la phase architecture et ce pour préserver
lesfaçades, surfaces , volumes et distribution de l’œuvre architecturale .

Dans ce cas, les honoraire de l’ingénieur civil en construction agrée seront en fonction du
volume de l’étude effectuée, ces valeurs seront déterminées par voie règlementaire sur proposition du
conseil national de l’ordre des ingénieurs civils en construction

Article 15 : Le maitre de l’ouvrage est tenu de faire suivre par un ingénieur civil en construction agréé
les travaux étudiés par un ingénieur civil en construction agréé dans la même spécialité

- Art.13, 14,15 : Focaliser uniquement sur le secteur du bâtiment, c’est un décret qui
détermine les conditions de l’exercice de la profession de l’ingénieur en
construction (absence d’articles qui parle d’ingénieur civil en T.P ou hydraulique),
pour éviter les confusions entre les déférentes spécialités y a lieu de parler d’une
façon générale de l’ingénieur en constructions sans développer dans tel ou tel
spécialité. Ces articles peuvent être sujet d’autres textes législatifs.
- À supprimer -

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Section 2

Des intervenants en ingénierie

Article 16 :Est désigné au sens du présent décret législatif " maître de l'ouvrage " toute personne
physique ou morale qui confie des prestations d’études et/ou suivi afin de réaliser ,modifier ou
renforcer une construction ou un ouvrage dont elle est propriétaire ou dont elle a acquis les droits à
construire, conformément à la réglementation et à la législation en vigueur.

Article17 :Est désigné par le présent décret législatif " maître de l'ouvrage délégué " toute personne
physique ou morale dûment mandatée par le maître de l'ouvrage pour confier des prestations d’études
et/ou suivi pour faire réaliser, modifier ou renforcer une construction ou un ouvrage appartenant au
maître d’ouvrage conformément à la réglementation en vigueur.

Article 18 :Est désigné par le présent décret " maître d'œuvre " l’architecte, le bureau d’études
spécialisé ou pluridisciplinaire ; qui a pour charge la conception et l’élaboration de l’étude dans sa
spécialité  et/ou le suivi de la réalisation d'une construction ou ouvrage dans sa spécialité.

Article 19 :Les relations entre le maître de l'ouvrage ou le maître de l'ouvrage délégué et le maître
d'œuvre doivent être formulées par un marché conformément à la réglementation des marchés publics.

Article  20 : l’autorité publique intervenant en matière d’ingénierie est composée des autorités et du
personnel spécifique au niveau central et local, ayant qualité de veiller à la qualité, la sécurité et le
respect des normes techniques des constructions dans le but de la protection des personnes et des
biens.

TITRE II

CADRE D’EXERCICE DE LA PROFESSION

D’INGENIEUR CIVIL EN CONSTRUCTION

DES CONDITIONS GENERALES D’EXERCICE

DE LA PROFESSION D’INGENIEUR EN CONSTRUCTION

Section 1

Du tableau national des ingénieurs civils en construction

Article 21: Aucune personne physique ne peut prétendre exercer la profession d'ingénieur civil
agréés'il n'est pas inscrit au tableau national des ingénieurs civils en construction. L'inscription au
tableau national des ingénieurs civils en construction vaut agrément après accomplissement des
formalités prévu par l’article 23 et 24 ci-dessous.

Article 22: Le tableau national des ingénieurs civils en construction comporte la liste des noms,
prénoms, adresses, numéro d’agrément,spécialité et mode d'exercice de la profession des personnes
physiques répondant aux conditions de l'article 23 ci-dessous.

Article 23: Sont inscrites, à leur demande au tableau national des ingénieurs civils en construction, les
personnes jouissant de leurs droits civiques et qui s'engagent à exercer leur profession dans le respect
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des lois et règlements en  vigueur et des dispositions du code des devoirs professionnels et remplissant
les conditions suivantes :

1. Pour les personnes de nationalité Algérienne, être titulaire d'un diplôme d'ingénieur ou équivalent ou
supérieur reconnu par l'Etat, et avoir accompli une période de stage. La forme, le contenu, la durée
ainsi que les modalités d'accomplissement du stage sont définis par le conseil national de l’Ordre.

2. Pour les personnes de nationalité étrangère, être titulaire d'un diplôme d'ingénieur reconnu par
l'Etat , dans le cadre de la réciprocité. Dans ce cas, l'inscription est précaire et révocable. Les
conditions particulières d'inscription et de révocabilité sont définies par voie réglementaire.

Article 24: Après inscription au tableau national, et avant la remise de l’extrait faisant foi d’agrément
permettant l’exercice de la fonction ; les ingénieurs nationaux prêtent le serment devant le conseil
national de l'Ordre des ingénieurscivils en construction, en les termes suivants :

‫أقسم باهلل الذي ال اله اال هو أن أق وم بعملي أحس ن قي ام و أؤدي وظيف تي بأمان ة و ش رف و أن أحاف ظ على األه داف‬ ) 
.( .‫النبيلة للمهنة وأن أحترم قوانين الجمهورية‬

Article 25: L’ingénieur inscrit au tableau national des ingénieurs civils en construction peut exercer la
profession sur l'ensemble du territoire national selon l'un des modes suivants :  

- A titre individuel, sous forme libérale, en qualité de cabinet d’ingénierie


- En qualité d'associé,dans une société d’ingénierie ou de bureau d’études
pluridisciplinaires
- En qualité de salarié dans une structure d’étude publique.

Pour l'exercice de la profession, quel qu'en soit le mode, les personnes inscrites au tableau
national des ingénieurscivils en construction doivent en faire la déclaration auprès du conseil national
de l'ordre des ingénieurscivils en construction et un extrait d'inscription au tableau leur est délivré au
titre d’agrément.

Il est préférable de reformuler les articles 21à 25 comme suit :  

Article  … :

(1)  Nul ne peut exercer la profession d’ingénieur en construction s’il n’est titulaire du diplôme
d’ingénieur dans les spécialités et disciplines citées dans l’article 2 ou équivalent et n’est
inscrit au tableau de l’Ordre National des Ingénieurs en construction ; l’inscription au tableau
national des ingénieurs vaut agrément.

Après inscription à l’ordre national et avant toute entrée en fonction, l’ingénieur agrée prête
serment devant le conseil de l’ordre des ingénieurs tel que défini ci-dessous.

‫ة‬T‫داف النبيل‬TT‫افض على األه‬TT‫أقسم باهلل الذي ال اله اال هو أن أقوم بعملي أحسن قيام و أؤدي وضيفتي بأمانة و شرف و أن اح‬
.‫للمهنة وأن أحترم قوانين الجمهورية‬

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(2) Toutefois, peut exercer la profession d’ingénieur en construction en Algérie, l’ingénieur de
nationalité étrangère n’ayant pas été radié de l’Ordre des ingénieurs dans son pays d’origine
ou dans tout autre pays où il aurait exercé auparavant et remplissant l’une des conditions
supplémentaires suivantes :

-         être ressortissant d’un pays ayant  signé un accord de réciprocité avec l’Algérie
conformément aux textes en vigueurs.

-         être recruté sur contrat ou en vertu d’un accord de coopération pour le compte exclusif
de l’Administration.

Article … : L’exercice de la profession d’ingénieur en construction est soumis à une


autorisation délivrée par le Conseil de l’Ordre National des Ingénieurs de la construction
dans les conditions et modalités fixées par le présent décret.

Article … :  Nul ne peut exercer la profession d’ingénieur en construction à titre individuel


sous forme libérale s’il ne remplit les conditions suivantes :

-         être de nationalité Algérienne, jouir de ses droits civiques et n’avoir pas fait l‘objet
d’une condamnation pour malfaçon dans l’exercice de sa profession ;

-         être inscrit au tableau de l’ordre ;

-         justifier de trois années de pratique effective du métier d’ingénieur en construction


auprès d’une administration publique, d’un organisme privé ou d’un cabinet d’ingénieurs tant
au l’Algérie qu’à l’étranger ;

-         produire une lettre de libération lorsque le postulant occupe un emploi salarié;

-         être de bonne moralité ;

-         produire une police d’assurance couvrant les risques professionnels ;

-         être en règle vis-à-vis de l’Ordre National des ingénieurs en construction dans le
paiement des cotisations ;

-         n’avoir été déclaré ni en faillite, ni en état de liquidation judiciaire. 

Article  … :

(1)  L’ingénieur de nationalité étrangère ne peut, sauf convention de réciprocité, exercer en


forme libérale qu’en association avec un confrère de nationalité Algérienne remplissant les
conditions prévues à l’article précédent (revoir le N° d’article) ci-dessus.

(2) Dans ce cas, il produit à l’appui de sa demande, une copie authentifiée du contrat
d’association.

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Section 2

Obligations et droits de l’ingénieur civil en construction

DES OBLIGATIONS

Article  26: Tout ingénieur inscrit au tableau national des ingénieurs civils en construction ouvre droit à
l’exercice de la profession et a droit de conclure des contrats ou marchés d’études avec les maîtres
d’ouvrage publics et privés conformément aux dispositions de l’article premier du décret n° 68-652 du
26/12/1968 fixant les conditions dans les quelles les personnes privées peuvent conclure des contrats
ou marchés d’études avec les services du ministère des travaux publics et de la construction.

Article  27: Tout acte de conception, d’étude, de contrôle, d’expertise ou de suivi établi par l’ingénieur
civil en construction est rémunéré.

Article  28: Nul n’a le droit de porter atteinte à l’honneur, l’intégrité professionnelle et les compétences
de l’ingénieur civil en construction. Toute personne ayant subi un préjudice du comportement de
l’ingénieur doit saisir le conseil national de l’Ordre, qui doit statuer et répondre dans les quinze (15)
jours qui suivent, avant toute autre action, même légale.

Article  29 : Tout ingénieur inscrit au tableau national des ingénieurs civils en construction doit faire
honneur à sa professionet ne jamais faire outrage à sa dignité, ou la dignité de ses collègues ou leur
honneur ou leur intégrité ou leur compétence ou porter atteinte par son comportement à l’honneur de
l’Ordre auquel il appartient.

Article  30 : L’ingénieur civil en construction au même titre que les hommes de science et de l’art
doit contribuer à l’édification et le développement du pays en participant à toutes lesréflexions, les
recherches et les phases de maturation et de concrétisation des programmes entrant dans tout actes de
bâtir pour le bien être et la protection des personnes et celle de leurs biens.

Article 31 : L’ingénieur civil en construction doit faire connaître préalablement à tout engagement
envers son client, ses liens d'intérêt personnel ou professionnel avec toute personne physique ou
morale exerçant une activité dont l'objet est de tirer profit directement ou indirectement de la
réalisation projetée.

Article 32 : Le code des devoirs professionnels fixant les règles particulières à chaque mode d'exercice
et les règles relatives aux honoraires des ingénieurs civils en construction;est défini parle conseil
national de l'ordre des ingénieurscivils en construction.

Article 33 : L’exercice de la profession d'ingénieur civil en construction agréé est incompatible avec
toute fonction affilié à la CNAS à l’exception du mode salarié visé à l’article 25.

Article 34 : Le visa de l’ingénieur civil en construction agrée est frappée de nullité au cas de
changement de site du projet quelque en soit la similitude des caractéristiques du terrain ou de la
bâtisse. Son étude ne peut faire l’objet d’adaptation même sur le même site sauf vérification et
nouveau visa d’un ingénieur agréé.

Article 35:Tout projet d’intérêt régional ou national ou classé universel peut porter la mention du ou
des ingénieurs qui ont contribué à sa conception.

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Article … : L’ingénieur agréé en fonction est soumis :

-         au code de déontologie adopté par l’ordre des ingénieurs en construction, et approuvé
par l’autorité de tutelle ;

-         aux dispositions statutaires de l’Ordre National des Ingénieurs en construction;

-         au secret profession

Article …… :

(1)  L’ingénieur exerçant en privée ou la société civile professionnelle d’ingénieurs, est tenu
de souscrire auprès d’une compagnie nationale d’assurance agréée, une police destinée à
couvrir ses risques professionnels.

Quittance en est remise au Conseil de l’Ordre national des ingénieurs en construction au


début de chaque année civile.

(2) Le défaut de police d’assurance entraîne, à la diligence du Conseil de l’ordre ou de


l’autorité de tutelle saisie à cet effet, la fermeture temporaire du cabinet ou de l’entreprise.
Celui-ci ne peut être réouvert qu’une fois la quittance justifiant le paiement de la police
d’assurance présentée.

Article … :  Tous les travaux nécessitant la couverture d’un ouvrage par une police
d’assurance doivent être approuvées, signés et exécutés par un ingénieur inscrit au tableau
de l’Ordre national des ingénieurs en construction.

Article … :  Dans l’exercice de sa profession et notamment dans le cadre des prestations de


services, l’ingénieur en construction est tenu au respect des normes en vigueur.

DE LA RESPONSABILITE

Article … :  Dans le cadre de l’exercice de sa profession, l’ingénieur est responsable :

-         des études ;

-         de la mise en œuvre des résultats des études ;

-         du contrôle de qualité et de conformité des ouvrages

-         de l’application et du respect des normes.

Article …:   Sans préjudice des sanctions pénales ou civiles éventuelles, la responsabilité


définie à l’article … ci-dessus peut entraîner des sanctions disciplinaires.

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Section 3

(mieux que se soit avant la section2)

De l’Ordre des ingénieurs (civils) en construction

Article 36 : Il est institué un ordre national, regroupant tousles ingénieurscivils en construction inscrits
au tableau national. L'ordre national est doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière, il
est placé auprès du ministre chargé de l'habitat, de l'urbanisme et de la ville ou des travaux publics ou
de l’hydraulique ou des ressources en eaux ou de l’aménagement du territoire.

Article …. :

(1)  Il est institué par la présent décret , un Ordre Algérien des Ingénieurs en construction en
abrégé « OAIC », ci-après désigné l’ « Ordre. »

L’ordre comprend obligatoirement tous les ingénieurs en contruction inscrits au tableau de


l’Ordre.

Article … :

(1)  L’Ordre veille au maintien des principes de moralité et de dévouement indispensables à


l’exercice de la profession d’Ingénieur en construction ainsi qu’au respect des règles édictées
par le code de déontologie.

(2)  L’Ordre veille à la promotion de la profession d’Ingénieur en construction.

(3)  L’Ordre exerce également toute attribution qui peut lui être confiée par la présent décret
ou par des textes particuliers.

(4)  L’Ordre est doté de la personnalité morale. Son siège est fixé à Alger.

(5)  Il est placé sous la tutelle du 1er ministère.

Article 37:  L'ordre des ingénieurs civils en construction a pour missions de :  

 Veiller au respect des dispositions du présent décret législatif et de la réglementation relative


à l'exercice de la profession de l’ingénieur civil en construction
 d’établir le code des devoirs professionnels des ingénieurs civils en construction.
 d'établir et de tenir à jour le tableau national des ingénieurs civils en constructionet d'éditer
annuellement la liste des personnes physiques inscrites au tableau national
 d'établir le règlement intérieur de l'Ordre des ingénieurs civils en construction
 de délivrer l'extrait du tableau à titre d’agrément
 de veiller au maintien de la discipline générale à l'intérieur de l'Ordre.
 de coordonner les actions des délégations des wilayas.
 d'examiner les requêtes formulées à l'encontre des décisions prises par les délégations des
wilayas, notamment celles prises en matière disciplinaire
 de contribuer au règlement des litiges entre les ingénieurs civils en construction, maîtres
d'ouvrages, et entreprises lorsqu'il est sollicité.
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 de représenter pour ce qui le concerne les ingénieurs civils en constructionauprès des
pouvoirs publics.
 de fixer les montants des cotisations, les modalités de leur perception et la part revenant aux
délégations des wilayas.
 de représenter l'ordre des ingénieurs civils en construction auprès d'instances nationales
etinternationales de même nature.
 d'assister à leur demande, les maîtres d'ouvrages et les pouvoirs publics dans le cadre de
l'organisation des concours et pour l'élaboration de termes de référence des projets d'intérêt
régional ou national.
 de participer à la définition des programmes de l'enseignement des ingénieurs civils en
construction, lorsqu'il est consulté.

Article 38 : Le conseil national de l'Ordre des ingénieurs civils en constructionexerce à l'égard de ses
membres le pouvoir disciplinaire pour toute faute professionnelle ou toute contravention aux
dispositions législatives et réglementaire auxquelles l’ingénieur civil en construction est soumis dans
l'exercice de sa profession notamment :

 violation de la législation en matière de responsabilité.


 violation des règles professionnelles et manquement aux règles de l'honneur d'exercice de la
profession.
 non respect du règlement intérieur de l'ordre des ingénieurs civils en construction.

Section 4

Organisation des instances de l’Ordre

Article 39 : Les instances de l'ordre des ingénieurs civils en constructionsont :

 L’assemblée générale

 Le conseil national de l'ordre

 Les délégations de wilaya de l'ordre

Article 40 : L'assemblée générale regroupe , le Ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la ville ou


son représentant, le Ministre des travaux publics ou son représentant , le Ministre des ressources en
eaux  ou son représentant, le Ministre de l’aménagement du territoire  ou son représentant ainsi que
les membres du conseil national, l'ensemble des délégués de wilaya et deux adhérents de chaque
wilaya élus parmi les adhérents par la délégation de leur wilaya.

Article 41 : L’Assemblée Générale est la structure de réflexion collective, de proposition et de


décision de l’Ordre. C’est aussi l’organe souverain et délibérant qui représente l’ensemble des
adhérents. L’Assemblée Générale valablement convoquée, prend les décisions qui sont opposables à
tous les adhérents fussent-ils absents ou opposants à savoir :

- Elle approuve le règlement intérieur


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- Elle vote le budget sur proposition du conseil national.
- Elle statue sur les rapports annuels du conseil national
- Elle entend le rapport d’activité du conseil national, présenté par le Président, le secrétaire général,
ou tout autre membre désigné d’avance.
- Elle statue sur les rapports et les comptes de l’année précédente.
- Elle élue le conseil national.
- Elle se réunit chaque année en session ordinaire à la date fixée par le conseil national, à la demande
du président ou des deux tiers des membres du conseil national.
- Elle approuve le montant des cotisations annuelles.

Article 42 – Le conseil national est l’organe exécutif de l’Ordre. Il applique les directives de
l’Assemblée Générale et assume plus particulièrement la direction et l’animation générale, la gestion
administrative, la coordination professionnelle et géographique, les relations publiques et la
représentation nationale de l’Ordre.
Article 43: Le conseil national de l’Ordre est composé de 11 membres élus par l’assemblée générale au
scrutin majoritaire à bulletins secrets pour une durée de trois (03) ans. Le président du conseil national
est élu par l’assemblée générale à bulletins secrets lors de l’assemblée générale.

Article 44 : La Délégation de wilaya se compose de l’ensemble des adhérents installés dans la même
wilaya. Un minimum de cinq adhérents est obligatoire pour sa constitution.
En outre il prend part un (01) représentant local du ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de la ville
un (01) représentant local du ministère des travaux publics, un (01) représentant local du ministère  
des ressources en eaux et un (01) représentant local du ministère de l’aménagement du territoire.  
Elle contribue à l’élaboration de la politique de l’ordre, la met en œuvre et la concrétise en
fonction des réalités vécues localement sur le territoire de la wilaya.

Article 45  : Le Bureau de la délégation de wilaya est composé de cinq (05) membres :
- 01 Délégué de wilaya
- 01 secrétaire général
- 01 trésorier
- 02 membres

Article 46 : A la fin de son mandat, le Bureau de la délégation de wilaya sortant fixera la date de
l'assemblée générale élective locale.
Tout ingénieur agréé inscrit au tableau national, adhérent à la dite délégation ; désireux de se
présenter aux élections, le fera au cours de cette même assemblée générale élective locale.
Le vote et le dépouillement des bulletins de vote se feront au cours de cette même assemblée générale
élective.

Article 47  : Le Bureau de la Délégation de wilaya assume les responsabilités et la conduite de la


délégation entre les assemblées générales au cours desquelles il rend compte de son activité.
Le délégué de Wilaya a pour tâches principales :
- Représenter l’ordre sur l’ensemble du territoire de la wilaya.
- Défendre et préserver les intérêts des adhérents localement.
- Recueillir les adhésions de la wilaya qu’il représente.
- Recenser et exposer les problèmes qu’ils rencontrent au conseil national .
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- Proposer des solutions pour améliorer la situation des ingénieurs civils en construction de sa wilaya.
- Etablir des rapports périodiquement pour informer le conseil national
- Animer les activités locales de la profession de l’ingénieur civil en construction agrée.
- Coordonner les actions et activités de leurs adhérents.
- Veuillez à la déontologie de la profession de l’ingénieur civil en construction agrée au niveau de la
wilaya.

Le conseil national doit apporter aux Délégués de wilaya toute l’aide nécessaire à
l’accomplissement de leur mission.

Le Conseil National doit être informé de la date, du lieu et de l’ordre du jour de l’assemblée
générale locale et il peut y participer en tant qu'invité.

TITRE III

CONTROLE DE LA PROFESSION ET SANCTIONS

Article 48 :  Sans préjudice des dispositions législatives applicables en matière de responsabilité des
ingénieurs civils en construction et des règles applicables aux professions réglementées, tout ingénieur
civil en constructionagréé est tenu au respect des dispositions du présent décret législatif et du code des
devoirs professionnels ; sous peine de sanctions.

Article 49 :  Le conseil national de l'ordre des ingénieurs civils en constructionest habilité à prononcer
les sanctions ci-après :  

- l'avertissement,
- le blâme,
- la suspension temporaire d'exercer la profession.

Article 50  :  La décision des conseils locaux est susceptible de recours auprès du conseil national et la
décision du conseil national est susceptible de recours auprès du ministre chargé de l'habitat, de
l'urbanisme et de la ville ou le ministre des travaux publics ; ou le ministre des ressources en eaux, ou
le ministre de l’aménagement du territoire.

Article 51 :   Sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en vigueur toute faute
professionnelle grave peut donner lieu à radiation notamment dans les cas suivants :  

- les fautes professionnelles ayant entraîné la constatation de construction d'ouvrages non conformes
aux règles de conception, de calcul et de normes en vigueursayant causées des pertes humaines ou
destruction totale d’un ouvrage,

- les comportements délibérés et répétés portant atteinte aux règles de l'honneur de la profession,

- l'inscription irrégulière au tableau,

- l'exercice de la profession au cours de la période de suspension des ingénieurs civils en construction

Elle peut également être prononcée en cas de condamnation, après épuisement de voies de recours ;
pour abus de confiance de l’ingénieur civil en constructionenvers le maître de l'ouvrage.

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Article 52 :   La radiation du tableau national des ingénieurs civils en constructionest prononcée par le
ministre chargé de l'habitat, de l'urbanisme et de la ville ou le ministre des travaux publics ; ou le
ministre des ressources en eaux, ou le ministre de l’aménagement du territoiresur proposition du
conseil national de l'ordre des ingénieurs civils en construction.La décision de radiation est susceptible
de recours juridictionnel devant la juridiction compétente à l'initiative de l’ingénieur concerné, dans
un délai d'un (01) mois à compter de la date de notification de la décision de radiation.

Article 53 : Le conseil national de l'ordre des ingénieurs civils en constructionest tenu d'informer le
ministre chargé de l'habitat, de l'urbanisme et de la ville ou le ministre des travaux publics ; ou le
ministre des ressources en eaux, ou le ministre de l’aménagement du territoire et les autorités
compétentes sur les sanctions prononcées par les conseils à l'encontre de tout ingénieur civil en
construction, lorsque ces sanctions portent sur une suspension temporaire d'exercice de la profession.

TITRE IV

INFRACTIONS AUX REGLES D’INGENERIE

ET SANCTIONS

Article 54:  Sans préjudice des autres dispositions législatives prévues en la matière, les infractions à
la législation et à la réglementation en matière de maîtrise d’œuvre sont constatées au cours et/ou à
l'achèvement des travaux par les agents habilités à cet effet.

 Les infractions sont susceptibles de sanctions pécuniaires par procès-verbal dressé en


les formes réglementaires, d'injonction de mise en conformité et d'injonction d'arrêt des travaux.

 Les catégories d'infractions objet de sanctions pécuniaires, ainsi que le montant des
amendes forfaitaires sont fixées comme suit :

1. - Edification de construction sans dossier de génie-civil :

- édification de construction à usage d’habitation individuelle ; sans dossier de génie –civil :Cent mille
(100000.00) dinars .

- édification d'une construction à usage d’habitation collectif : sans dossier de génie –civil :Un
million (1000 000.00) dinars.

- édification d'une construction à usage d’équipement public : sans dossier de génie –civil:Deux
millions(2 000 000.000) dinars.

Outre la sanction pécuniaire le maître d’ouvrage est sommé par les autorités publiques de :
- Arrêter les travaux objet du projet.
- Présenter un dossier de génie civil visé par un ingénieur agréé en géni-civil, dans un délai de deux
(02) mois.

2- Edification de construction avecdossier de génie-civilmais non conforme :

- édification de construction à usage d’habitation individuelle ; avecdossier de génie –civil visé par un


ingénieur agréé en génie-civil mais non conformeaux plans visés: Cinquante mille (50.000,00) dinars,
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- édification d'une construction à usage d’habitation collectif : avecdossier de génie –civil visé par un
ingénieur agréé en génie-civil mais non conforme : Un million (1000 000,00) dinars,

- édification d'une construction à usage d’équipement public : avecdossier de génie –civil visé par un
ingénieur agréé en génie-civil mais non conforme : Deux million (2 000 000,00) dinars.

Outre la sanction pécuniaire, le maître d’ouvrage est sommé par les autorités publiques de :
1 : Arrêter les travaux objet du projet.
2 : Se conformer au dossier de génie civil initial visé par un ingénieur agréé en géni-civil, dans un
délai de Un (01) mois.

Article 55  : Outre les officiers et les agents de police judiciaire prévus par le code de procédure
pénale, sont habilités à rechercher et constater les infractions aux dispositions prévues à l'article 54 ci-
dessus, le personnel assermenté du corps technique en position d'activité au sein de l'administration
centrale du ministère chargé de l'habitat, de l'urbanisme et de la ville et du ministère des travaux
publics ; et du ministère des ressources en eaux, et du ministère de l’aménagement du territoire et de
leurs services au niveau des wilayas et communes.

Les procès-verbaux dressés par les fonctionnaires ainsi habilités font foi de leur constatation
jusqu'à preuve du contraire.

Article 56 :  Les procès-verbaux sont notifiés sur les lieux au maître d'ouvrage et en son absence au
représentant du maître de l’œuvre, à l'entrepreneur ou à défaut à celui qui apparemment assure la
direction des travaux dans les sept jours qui suivent la constatation de l'infraction.

 Article 57 :  En cas de refus de mise en conformité de la construction dans les délais prescrits, l'agent
dresse un procès-verbal d'injonction d'arrêt des travaux et en informe le wali et le président de
l'assemblée populaire communale concernée. Les autorités territorialement compétentes sont tenues
d’appliquer les mesures règlementaires prévues par la législation et la réglementation en vigueur.

TITRE V

DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 58 : Une commission nationale de préparation des élections de l'ordre des ingénieurs civils en
constructioncomposée de quinze (15) membres est désignée par arrêté du ministre chargé de l'habitat,
de l'urbanisme et de la villeou le ministre des travaux publics ou le ministre des ressources en eaux ou
le ministre de l’aménagement du territoire, pour une durée six (06) moisà partir de la promulgation du
présent décret législatif.

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Article 59 : La commission nationale de préparation des élections a pour mission de dresser le tableau
national provisoire des ingénieurs civils en constructionet de préparer les élections des bureaux des
délégations des wilayas et du conseil national de l'ordre des ingénieurs civils en construction.

Les membres de la commission nationale de préparation des élections ne sont pas éligibles lors du
premier mandat.

Article 60 :  Sont inscrits d'office au tableau national provisoire tous les ingénieurs civils en
construction,ayant un agrément en cours de validitédélivré par le ministère de tutelleou en cours de
renouvellementet ayant exercé la profession sur le territoire national à la date de désignation de la
commission nationale de préparation des élections.

Article 61 :  Les conditions et les modalités de mise œuvre du présent décret législatif seront précisées
en tant que de besoin par voie réglementaire.

Article 62 : Sont abrogées toutes les dispositions contraires au présent décret législatif

Article 63 :  Le présent décret législatif sera publié au Journal officiel de la République algérienne
démocratique et populaire.

Fait à Alger, le ………………….correspondant au …………………..

Abd El Aziz BOUTEFLIKA

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