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République Tunisienne Institut Supérieur des Sciences

Appliquées et de Technologie de
Ministère de l’Enseignement Supérieur
Sousse
et de la Recherche Scientifique

Université de Sousse

Département Génie Mécanique

Etude de conception d’une cintreuse de tube


à 3 galets

Proposé et dirigé par :


Réalisé par :
- Zribi Temim
- Jbéli Amira
- Kribi Badreddine
- Sadraoui Zeineb

Filière : LaEm_A2_01

Année universitaire : 2019/2020


Sommaire

Introduction Générale

CHAPITRE I
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE

I. Les cintreuses

1. Généralité sur le cintrage

1.1 Introduction

1.2 Définitions sur le cintrage

1.2.1 Mode d'opération


1.2.2 Méthodes
1.2.2.1 Le cintrage par enroulement
1.2.2.2 Le cintrage par emboutissage
1.2.2.3 Le cintrage par poussée
1.2.2.4 Le cintrage par roulage

2. Différents types de cintreuse à 3 galets de profilés

2.1. Description
2.2. Différents type de cintreuse à 3 galets de profilés
2.2.1 Cintreuses à galets manuelles
2.2.2. Cintreuses à galet presseur hydraulique
2.2.3 Cintreuses à doubles galets presseurs
2.2.4 Cintreuse avec galet presseur manuel
II. Les systèmes de transmission

1. Principe de transmission de puissance


2. Différentes systèmes de transmission de puissance
2.1. Accouplements
2.2. Poulies et courroies
2.3. Chaine mécanique
2.4. Embrayage
2.5. Freins
2.6. Réducteurs de vitesse à engrenage
2.6.1. Réducteur élémentaire
2.6.1.1. Réducteurs à engrenage extérieur
2.6.1.2. Réducteurs à engrenage intérieur
2.6.1.3. Réducteurs à engrenage conique
2.6.1.4. Réducteurs à engrenage spatial
2.6.2. Réducteurs élémentaires dérivés
2.6.2.1. Réducteur à roue intermédiaire
2.6.2.2. Réducteur coaxial à arbre intermédiaire
2.6.2.3. Réducteur épicycloïdal à plan élémentaire
2.6.2.4. Réducteur épicycloïdal sphérique élémentaire

CHAPITRE II
ANALYSE FONCTIONNELLE
1. Analyse fonctionnelle de la cintreuse
2. Analyse descendante
3. Analyse fonctionnelle du système de transformation d’énergie
4. Analyse descendante
5. Diagramme de pieuvre
6. Hiérarchisation des fonctions de service
7. Etablissement de l’histogramme
8. Cahier de charge fonctionnel
9. Analyse fonctionnelle technique
9.1. Recherche des solutions : diagramme FAST
9.2. Présentation des solutions
9.3. Choix de la solution adoptée pour FP1
9.3.1. Choix de critères
9.3.2. Valorisation par critère
9.3.3. Valorisation globale
9.3.4. Analyse de résultats
9.4. Choix de la solution adoptée pour FC1
9.4.1. Choix de critères
9.4.2. Valorisation par critère
9.4.3. Analyse de résultats
CHAPITRE III
DIMENSIONNEMENT
1. Calcul préliminaire
2. Dimensionnement du moteur
3. Dimensionnement du réducteur
4. Recherche de la position du point G
5. Calcul du poids
INTRODUCTION GENERALE

L’homme a tout le temps essayé de se décharger des tâches fatigantes, répétitives et


aliénantes. Il a de ce fait pensé à trouver le moyen adéquat pour confier les tâches les plus
pénibles à des machines.

A ce titre. Ces machines ont toujours été un moyen indispensable à toute production,
le développement des techniques permet avec le temps l’amélioration et le perfectionnement
de ces machines, rendant l’intervention de l’homme pratiquement limitée (automatisation,..).

L’acier et le fer dans la construction sont longtemps utilisés de manière marginale,


avant les développements et progrès de la métallurgie, liés à la révolution industrielle. La
menuiserie métallique s'est irréversiblement imposée à la place du bois, elle fait alors un
usage intensif des produits présentés dans les catalogues des fonderies.

La menuiserie métallique est un domaine de la construction, mais aussi de


la mécanique ou du génie civil qui s'intéresse à la construction d'ouvrages et qui est
Considérée comme une nouvelle activité dans les constructions modernes.

Ses ouvrages sont basés surtout sur des barres et des tubes creux d’acier ou de fer de
différents profilés qui permettra l'apparition des formes complexes de l'architecture, la
création de ses formes s'appuie sur le cintrage pour les décorations.

Dans le cadre de la menuiserie métallique du différent type de barres et de tubes creux


destiné à multiple usages, on a remarqué que leurs cintrage se fait manuellement sur plusieurs
galets de cintrage qui se monte et se démonte selon le type à réaliser c’est-à-dire avec déférent
rayons et angles de cintrage.

Sachant que le cintrage manuelle est très fatigant et la cadence de production est faible
(lente). Pour cela on propose une cintreuse à 3 galets semi-automatique.

Qui a pour objectif optimisation de cout de main d’œuvre ainsi que l’optimisation de
temps, gains d’espace dans l’atelier en concevant une cintreuse pouvant portée tous les
différents galets de cintrage, par montage de galet nécessaire à chaque cintrage de différents
profilés.
CHAPITRE I
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1. Introduction

C'est un procédé industriel métallurgique planétaire, qu'on peut décrire ainsi :


" S'il n'y a pas un produit cintré, dans votre environnement proche , ... alors, vous êtes très
certainement perdus dans la Jungle !..."

1.2. Définitions sur le cintrage

Le cintrage est un procédé mécanique de déformation d'un tube ou d'une barre, suivant
un rayon et un angle avec une cintreuse. Le terme cintrage est aussi utilisé pour désigner
globalement la transformation d'un produit cintré .

1.2.1 Mode d'opération

Le cintrage se fait avec le concours d'une force de flexion et d'une force contraire; la
force de flexion provoque une force contraire. La nature de la conjugaison de ces forces
détermine la forme du cintrage.( figure 1.1)

Figure 1.1 Mode opératoire du cintrage

Le mode opératoire du cintrage est déterminé de l'exécution :


 à la main (figure 1.2)
 à l'aide de montages (figure 1.3)
 à l'aide de machines (figure 1.4)
Le cintrage à la main se fait sans l’aide de la machine
Figure 1.2 Cintrage à la main sans outil

Le cintrage à l'aide de montages se fait


 autour de formes avec à blocage
 dans l'étau avec une forme
 moyennant une forme et un mécanisme
 sur des machines à plier

Figure 1.3 Cintrage à l'aide de montages

Le cintrage à l'aide de machines se fait au moyen d'outils à cintrer


 dans des presses (figure 1.4)
 dans des cintreuses (figure 1.5)

Figure 1.4 Cintrage dans des presses Figure 1.5 Cintrage sur la cintreuse à trois galets

Les pratiques spéciales du cintrage


* le cintrage de tubes (figure 1.6)
* le cintrage de profilés et bourrelets (figure 1.7)
Se font suivant les techniques de travail du cintrage .

Figure 1.6. Cintrage de tubes . Figure 1.7. Cintrage de profilés .

1.2.2 Méthodes
Il existe plusieurs techniques de cintrage de profilés : par enroulement, par
emboutissage, par poussée et par roulage et ses techniques se pratique soit manuellement ou
automatiquement .
Il faut distinguer le cintrage "à chaud", méthode artisanale ou réalisée par induction,
du cintrage "à froid", la méthode industrielle. Dans l'industrie mondiale, on utilise
essentiellement le cintrage à froid .
1.2.2.1 Le cintrage par enroulement
Par enroulement, le tube est serré sur la cintreuse (serrage mécanique ou hydraulique)
entre le galet et le mors. Par rotation des deux outils autour de l'axe de cintrage, le tube est
formé à la valeur du rayon du galet. (figure 1.8)

Figure 1.8. Cintrage par enroulement .

1.2.2.2 Le cintrage par emboutissage


Ce procédé est utilisé sur des pièces basiques, la machine utilisée est assimilable à une
presse hydraulique. Le principal avantage, elle sert à cintrer les tubes de manière à les donner
une certaine forme de profile.
Cette machine de profilage est utilisée pour les aciers à faible dureté, et un degré d’élasticité
plus grand. (figure 1.9)

Figure 1.9. Cintrage par emboutissage .

1.2.2.3 Le cintrage par poussée :


Le tube est maintenu par deux appuis fixes, en son centre par la pression d'une forme
mobile, entraînée par un vérin hydraulique. (figure 1.10)

Figure 1.10. Cintrage par poussée .

1.2.2.4 Le cintrage par roulage :


Comparable à celui par poussée, ce principe fait appel à des machines spécifiques dites
"machines trois galets". Ce procédé est lent mais les machines et l'outillage sont peu coûteux.
Cintrer un tube par roulage c’est de couder le tube le long de sa longueur d’une façon
à former un cercle. (figure 1.11)
Figure 1.11. Cintrage par roulage d’un tube

2. Différents types de cintreuse à 3 galets de profilés :

2.1. Description :
Lorsque l'on cintre un tube, la paroi extérieure s'amincit (on l'appelle l'extrados). La
matière s'allonge et perd de l'épaisseur. La matière doit présenter un pourcentage
d'allongement suffisant. Au contraire de l'extrados, la paroi intérieure (appelée intrados)
s'épaissit par compression de la matière. Ce phénomène peut conduire à l'apparition de plis
dans le cintre ; c'est un des défauts les plus courants . (figure 2.1)

Figure 2.1 : Rayon intérieur et le rayon extérieur après cintrage

Certaines règles sont donc à respecter afin d’éviter la rupture de la paroi extérieur et intérieure

Pour limiter la diminution d'épaisseur et pour limiter les plis, chose qui est inévitabledans les trois
méthodes de cintrages précédentes, on utilise le cintrage par roulage qui se faitpar la cintreuse à 3
galets, qui existe sous différents type.

2.2. Différents type de cintreuse à 3 galets de profilés .


Cintreuse à 3 galets
Les cintreuses à 3 galets vous permettent de cintrer les barres et les tubes à différents
angles et rayons et à différents profilés. Ce type de cintreuses peut s'adapter à tout besoin de
production dans le domaine de la menuiserie métallique et PVC . (figure 2.1)
Figure 2.1 Le cintrage de différents profilés d’acier et en PVC

Il existe de différents types de cintreuses à 3 galets manuelles, électriques et


hydrauliques à simple et doubles galets presseurs.
2.2.1 Cintreuses à galets manuelles
Cette machine de cintrage à trois galets est à entrainement manuel.
La position du rouleau presseur est également commandée manuellement par l'opérateur.
Ce type de cintreuse manuelle est parfait pour la ferronnerie d'art et les écoles techniques. (figure 2.3)

Figure 2.3 : Cintreuses à galets manuelles

2.2.2. Cintreuses à galet presseur hydraulique


Cintreuse avec galet presseur supérieur hydraulique dispose d'un afficheur numérique
de positionnement pour une visibilité optimale.
La cintreuse à 3 galets hydraulique a trois arbres motorisés pour plus de puissance. Capable
de cintrer des tubes d'acier plein de 35mm (3 ") jusqu'à 75mm.
Cette machine est parfaite pour les ateliers de production qui fabriquent des cerceaux
d’escalier en spirale, et bien d’autres applications. (figure 2.4)
Figure 2.4 : Cintreuses à galets presseur hydrauliques.

2.2.3 Cintreuses à doubles galets presseurs


Cintreuse hydraulique à double galets presseurs se compose de trois machines qui
sont capables de cintrer du tube plein de 75mm (3 ") jusqu'à 140mm.
Chaque modèle est construit selon les normes les plus élevées dans l'industrie et ainsi que
des tubes des barres pleines. (figure 2.5)

Figure 2.5 : Cintreuses à doubles galets presseurs

2.2.4 Cintreuse avec galet presseur manuel


Cintreuse motorisée avec galet presseur manuel, capables de cintrer des tubes d'acier
creux et doux jusqu'à un 40 mm de diamètre et jusqu’à 80 de diamètre mm pour
l’aluminium.
Ces machines robustes sont livrées en standard avec les deux galets inférieurs entraînés
électriquement. La descente du galet presseur se fait manuellement à l'aide de la manivelle.
Cette machine est parfaite pour le cintrage de tuyaux, tubes creux, fer plat et autres profilés (figure2.6)
Figure 2.6 Cintreuse avec galet presseur manuel

Cette cintreuse peut courber tout type de profilés: tube creux rond, carré, rectangulaire,
profilé U, profilé T, cornière, platine plate, sur chant... aussi pour fabriquer serre-joints,
serres de culture, rampes, tables, chaises, portes, fenêtres... réalisant une infinité de formes
circulaires sur tout type de profilés, idéal pour le cintrage des tubes d’acier creux < à 80mm.
Elle peut aussi faire des bourrelets et de torsader des tube d’acier de petit diamètre .
1. PRINCIPE DE TRANSMISSION DE PUISSANCE
Pour la plupart des systèmes mécaniques, le principe de transmission de l’énergie mécanique
depuis une source d’énergie vers une application donnée est une opération très importante. Parmi les
systèmes mécaniques de transmission de puissance, on peut citer à titre d’exemple : les
accouplements, les systèmes poulies et courroies, les engrenages cylindriques ou coniques, les
systèmes roues et vis sans fin, etc.
2. DIFERENTES SYSTEMES DE TRANSMISSION DE PUISSANCE

2.1. ACCOUPLEMENTS
La réunion de deux arbres permet la transmission d’un mouvement de rotation. La liaison de
ceux-ci peut se faire grâce à une grande variété d’organes, produits industriels courants, que l’on
désigne généralement sous le nom d’accouplements.
Les deux arbres ainsi réunis forment ce que l’on appelle une ligne d’arbres. Une liaison complète de
deux arbres doit permettre de considérer les deux arbres liés comme une seule pièce mécanique.
Les caractéristiques principales de la liaison sont :
- Le respect de l’alignement des deux arbres
- la transmission des actions mécaniques
- La rigidité
- La durée de vie
- la démontabilité éventuelle
- le prix de revient
Les différentes types d’accouplement sont : accouplements d’arbres, accouplements élastiques, joints
de cardan, joints homocinétiques, liaisons par obstacle.
2.2. POULIES ET COURROIES
Les courroies sont des organes de transmission, au même titre que les engrenages ou les
chaînes. Leur rôle essentiel est de transmettre la puissance d’un organe tournant à un autre, c’est-à-dire
le produit d’un effort par une vitesse ou un couple. Le principe de fonctionnement des courroies
repose sur deux éléments principaux :
-Une surface de contact, dont l’importance est la fonction de son coefficient de frottement, permettant
de prélever le couple de la poulie motrice, de la transmettre à l’armature de traction et ensuite de le
restituer aux poulies réceptrices de la transmission.
Avantages
- La courroie se met à patiner ce qui permet d’éviter l’échauffement du moteur
- C’est la solution la moins chère pour une transmission
- la courroie amortit les vibrations et absorbe les à-coups
- Lorsqu’une courroie est correctement déterminée et utilisée, son rendement est de l’ordre de 98 à
99%.
Inconvénients
- Le glissement éventuel de la courroie limite la puissance à transmettre et ensuite le patinage ne
permet pas d’obtenir une vitesse constante.
- L’entretien des courroies est très réduit.

2.3. CHAINES MECANIQUES


La transmission d’une puissance est la fonction la plus usuelle des chaînes mécaniques. Il
s’agit d’entraîner une roue dentée calée sur un arbre récepteur à partir d’un pignon fixé sur un arbre
moteur plus ou moins éloigné mais parallèle au premier. Pour une valeur donnée de la puissance à
transmettre P= C w, on peut trouver toutes les combinaisons possibles entre un faible couple C à
grande vitesse w et un couple important à faible vitesse. La transmission de puissance est le domaine
privilégie des chaînes mécaniques à rouleaux, particulièrement des chaînes de précision à pas court
bien adaptées aux grandes vitesses.
Avantage
- Transmission lente à fort couple.
- transmission à grande vitesse.
- le rendement est de l’ordre de 98 à 99%.
- la durée de vie est particulièrement élevée.
- l’entraînement est par obstacle donc la vitesse est régulière et les roues entraînées peuvent être
éloignées.
Inconvénients
- Les axes des roues doivent être rigoureusement parallèles, d’où le coût élever de l’installation.
- Protection contre l’humidité et une atmosphère éventuellement corrosive ou poussiéreuse
- Dégraissage et nettoyage de la chaîne.

2.4. EMBRAYAGE
La fonction du système d’embrayage est de relier entre le moteur du véhicule et la boite de
vitesse. Par conséquent le système d’embrayage doit être capable de passer le couple du moteur. Le
système de l’embrayage est composé d’un couvercle, d’un diaphragme, d’un plateau de pression et
d’une friction.
2.5. FREINS
Un frein est un transformateur d’énergies destiné à ralentir (frein de ralentissement) ou à arrêter
complètement le mouvement (frein d’arrêt). On trouve plusieurs types des freins : freins à sabots,
freins conique, frein à enroulement, freins à disque, etc.
2.6. REDUCTEURS DE VITESSE A ENGRENAGE
2.6.1. REDUCTEURS ELEMENTAIRES
Les réducteurs élémentaires sont les éléments de base les plus simples formés d’un engrenage
unique (pignon et roue) avec les guidages et le maintien de contact assurés par un carter ; ils sont
caractérisés par leurs géométries et leurs cinématiques.
2.6.1.1. REDUCTEURS A ENGRENAGE EXTERIEUR
Le réducteur à engrenage cylindrique extérieur convient à une géométrie de parallélisme entre
l’arbre d’entrée et de sortie.
2.6.1.2. REDUCTEUR A ENGRENAGE INTEREUR
La géométrie est également dans ce cas une géométrie de parallélisme entre l’arbre d’entrée et
l’arbre de sortie. Les sens de rotation sont les mêmes. Le même type de denture normalisée est utilisé
mais les surfaces primitives sont des cylindres de révolution de diamètre d1 et d2 tangents
intérieurement.
2.6.1.3. REDUCTEUR A ENGRENAGE CONIQUE
Un réducteur a engrenage conique est un mécanisme sphérique utilisé dans le cas d’une
géométrie des axes concourants. Les surfaces primitives sont des cônes de révolution de réducteur
sommet.
2.6.1.4. REDUCTEUR A ENGRENAGE SPATIAL
C’est ici le cas d’une géométrie quelconque dans laquelle les axes ne sont ni parallèles ni
concourants. Le rendement est très inférieur a celui obtenu en engrenage cylindrique et en engrenage
conique.
2.6.2. REDUCTEURS ELEMENTAIRES DERIVES
Sont arrivé aux groupements d’engrenages simples, il est possible de constituer des réducteurs de
base formés de plus de deux roues dentées.
2.6.2.1. REDUCTEUR A ROUE INTERMEDIAIRE
C’est un réducteur élémentaire formé de deux roues à dentures extérieures et une roue
intermédiaire. Le prix est réduit par rapport à une denture intérieure et la précision est plus grande.
2.6.2.2. REDUCTEUR COAXIAL A ARBRE INTERMEDIAIRE
Ce type de réducteur permet d’assurer une géométrie de co-axialité économique, puisqu’il
n’y a que des roues à dentures extérieures. Par contre, deux engrenages sont nécessaires ainsi qu’un
arbre intermédiaire parallèle aux deux autre.
2.6.2.3. REDUCTEUR EPICYCLOIDAL PLAN ELEMENTAIRE
C’est un groupement particulier de roues dentées permettant d’assurer une transmission de
puissance entre deux arbres coaxiaux avec des combinaisons d’utilisations multiples correspondant à
des rapports de réduction très variables.
2.6.2.4. REDUCTEUR EPICYCLOIDAL SPHERIQUE ELEMENTAIRE
Ainsi que pour le réducteur épicycloïdal plan, un groupement de roues dentées est utilisé
mais ce sont des coniques. Par contre il y a toujours coaxialité d’axe entre l’entrée et la sortie
CHAPITRE II
ANALYSE FONCTIONNELLE
1. Analyse fonctionnelle de la cintreuse

L’analyse fonctionnelle en tant qu’une étape fondamentale vers la conception d’un produit doit
permettre de définir le bon produit, celui qui est réellement attendu par l’utilisateur .

Cela suppose, tout d’abord, d’analyser le besoin et de le formuler fonctionnellement .

L’aboutissement de cette démarche est le cahier de charges fonctionnelle qui rassemble les objectifs
assignées au produit et évalue le niveau de qualité à atteindre .

Opérateur Energie électrique

Tube à cintrée Tube cintrée


Cintrer les Tubes
A-0 Bruit

Cintreuse de tube à 3 galets


2 . Analyse descendante
Opérateur

Energie électrique Énergie mécanique


Fournir l’énergie de rotation
mécanique de rotation

Système de transformation
d’énergie
Tube non cintrée Tube cintrée
Cintrer le tube

Bruit

Mécanisme de cintrage

Cintreuse de tube

3. Analyse fonctionnelle du système de transformation d’énergie


Opérateur

Energie électrique Fournir l’énergie Energie mécanique de rotation

mécanique de rotation
A-1

Système de transformation
d’énergie

4. Analyse descendante :
Opérateur

Energie électrique
élevée)
Transformer l’énergie
Énergie mécanique de
rotation (Vitesse élevée)
électrique en énergie
mécanique de rotation

Moteur

Vitesse non réduite Vitesse réduite


Réduire la vitesse

Bruit

Réducteur

Système de transformation d’énergie

5. Diagramme de pieuvre

Le diagramme de pieuvre nous permet d’identifier les fonctions de service principales et celles
de contraintes reliant les éléments d’environnement entre eux et avec le système .

Opérateur Cintreuse
FP1
FC3 FC1
Qualité Système de
transmission Encombrement
FC5 d’énergie
FC2

FC4

Environnement
- Fonctions principales :
FP1 : fournir l’énergie mécanique de rotation pour le cintrage.
- Fonctions contraintes :
FC 1: s’adapter au système existant.
FC2 : avoir des dimensions adaptables.
FC3 : Protéger l’utilisateur.
FC4 : ne pas nuire l’environnement
FC5 : Etre facile à utiliser.
6. Hiérarchisation des fonctions de service :
Toutes les fonctions de service doivent être validées mais on se trouve parfois obligé
d’attribuer des priorités.
Pour pouvoir hiérarchiser les fonctions de service, on utilise la méthode de tri croisé qui
consiste à comparer les fonctions de service de point de vue importance pour le demandeur.
On utilise les chiffres suivants pour la comparaison :
- 0 : Equivalence.

- 1 : Légèrement supérieur.

- 2 : moyennement supérieur.

- 3 : nettement supérieur.
Diagramme de tri croisé

FC1 FC2 FC3 FC4 FC5 points %


0 2 1 3 3 9 42,85
2 1 2 1 6 28,75
FC2 3 2 0 2 9,52
FC3 2 1 3 14,28
FC4 1 0 0
FC5 1 4,76
21 100
FP1
FP1
FC1
5. Etablissement de l’histogramme

Il consiste à tracer un diagramme représentant un pourcentage de notes attribuées à chaque


souhait de fonction par ordre d’importance souhaitée .
Histogramme des fonctions de service
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
FP1 FC1 FC2 FC3 FC4

7. Analyse fonctionnelle technique

L’analyse fonctionnelle technique a pour objectif de mettre en place une technologie satisfaisant le
cahier des charges en mettent en évidence les relations qui existent entre les différents constituants

Elle comprend les étapes suivantes :

- Recherche des solutions


- Etude des solutions
- Evaluation des solutions

7.1. Recherche des solutions : Diagramme FAST


Le diagramme FAST permet d’établir le lien entre le besoin fondamental et l’architecture d’un produit
en passant par les fonctions de service et les fonctions techniques .

FP1 : fournir l’énergie mécanique de rotation pour le cintrage.


fournir une énergie Circuit
électrique d’alimentation

Fournir l’énergie
mécanique de rotation

Choix de
Transformer l’énergie Moteur moteur
soudage
électrique en énergie
mécanique Fixer la Support
moteur Boulon

Recevoir l’énergie Liaison moteur Accouplement Accouplement


mécanique réducteur rigide

Réduire la vitesse Accouplement


FP1 flexible

Réducteur Choix de
Réduire la vitesse
réducteur soudage

Fixer le
réducteur boulon

Transmettre le Système de transmission Poulie


mouvement de rotation de mouvement
-courroie

Pignon-
chaine

FC1 : s’adapter au système existant.

Montage de pignon au Assemblage des Assemblage des Deux pignons


système existant pignons pignons solidaires
FC1
Positionnement de Guidage en rotation Deux Pignon liées
l’arbre moteur de l’ensemble par clavette
FC2 : avoir des dimensions adaptables.

Encombrement
FC2

FC3 : Protéger l’utilisateur.

Prévoir une cage qui contourne le


système de transmission
FC3

Prévoir un bouton d’arrêt


d’urgence pour le cas de secours

FC4 : ne pas nuire l’environnement

FC4 Assurer l’étanchéité Utiliser des matériaux


étanches

Utiliser des joints


d’étanchéité

FC5 : Etre facile a utilisé.


Montage et démontage
facile
FC4 Utilisation facile
et confortable
Commande automatique du
système

9.2. Présentation des solutions :


Une solution du problème est la combinaison de différentes solutions qui permettent de satisfaire les
fonctions techniques nécessaires pour chaque fonction de service.
Cette phase doit être accompagnée d’une évaluation des solutions selon des critères de faisabilité, de
risque, de coût…
Pour fixer le moteur, il est recommandé de choisir entre les deux solutions suivantes :
* Soudage :

- avantage : stabilité
Résiste à la vibration
- inconvénient : problème de montage et démontage
* vis-écroue :

- avantage : facilité de montage et de démontage


- inconvénient : mauvaise stabilité
Pour réaliser l’accouplement de l’arbre moteur / réducteur, il est recommandé de choisir entre les deux
solutions suivantes :
* Accouplement rigide :

- Avantage : bon rendement.


- Inconvénient : ne résiste pas à la vibration.
* Accouplement flexible :

- Avantage : résiste à la vibration.


- Inconvénient : rendement moyenne.
Pour la transmission de mouvement, il est recommandé de choisir entre les deux solutions suivantes :
* Système poulie-courroie

- Avantage : - La courroie est la solution la moins chère.


- La courroie amortit les vibrations.
- Inconvénient : - Glissement.
- L’entretient des courroies est très réduit.
* Système pignon-chaine

- Avantage : - transmission lente à forte couple.


- Transmission à grande vitesse.
- Le rendement est de l’ordre de 98à99%.
- Inconvénient : - les axes des roues doivent être rigoureusement parallèles, d’où le
cout élever de l’installation
- Protection contre l’humidité et une atmosphère éventuellement
corrosive ou poussiéreuse.
- Dégraissage et nettoyage de la chaine
9.3. Choix de la solution adoptée pour FP1 :
9.3.1. Choix de critères :
Pour la fonction FP1 (fournir l’énergie mécanique de rotation pour le cintrage) on a choisir les critères
suivants :
* C1 : stabilité
* C2 : facilité de montage
* C3 : résistance à la vibration
* C4 : cout minimale

9.3.2. Valorisation par critère :


Pour l’ensemble des solutions et vis-à-vis de chaque critère, on a attribué une note de 1 à 3.

Tableau : Intérêt de la solution

Note Intérêt de la solution


1 Douteuse
2 Moyenne
3 Bien adaptée

Tableau : Valorisation par critère

S1 S2
C1 3 2
C2 1 3
C3 3 2
C4 2 2

S1 : soudage
S2 : boulon
9.3.3. Valorisation globale
Les fonctions de service n’ont pas toutes la même importance aux yeux des utilisateurs, pour cette
raison, on a associé à chacun des critères une pondération
Tableau : importance de la solution

K Importance de la solution

1 Utile
2 Nécessaire
3 Important
4 Très importance
5 vitale

9.3.4. Analyse de résultats :


Les calculs que nous venons d’effectuer permettent de conclure que la solution
présentant le total pondéré le plus élevé est globalement la plus intéressante
Tableau : valorisation globale

S1 S2

Critère K Note Total Note Total

C1 5 3 15 2 10

C2 3 1 3 3 9

C3 4 3 12 2 8

C4 2 2 4 2 4

Total 34 31
pondéré

Conclusion :
Les calculs que nous avons effectués permettent de conclure que la solution présentant le total pondéré
le plus élevé est la plus convenable se réalise dans la solution S1 : soudage
Pour la fonction FP1 (réaliser l’accouplement entre l’arbre moteur et récepteur) on a choisir les
critères suivants :
*C1 : résistance a la vibration.
* C2 : bon rendement.
* C3 : cout minimal.
* C4 : résistance a la torsion.

Tableau : Valorisation par critère

E1 E2
C1 1 3
C2 3 2
C3 1 3
C4 1 3

E1 : accouplement rigide
E2 : accouplement flexible
Tableau : valorisation globale

E1 E2

Critère K Note Total Note Total


C1 2 1 2 3 6
C2 4 3 12 2 8
C3 1 1 1 3 3
C4 3 1 3 3 9
Total 18 26
pondéré

Conclusion :
Les calculs que nous avons effectués permettent de conclure que la solution présentant le total pondéré
le plus élevé est la plus convenable se réalise dans la solution E2 : accouplement flexible
Pour la fonction FP1 (fixer le réducteur sur le support) on a choisir les critères suivants :
* C1 : stabilité
* C2 : facilité de montage
* C3 : résistance à la vibration
* C4 : cout minimale

Tableau : Valorisation par critère

U1 U2
C1 3 2
C2 1 3
C3 3 2
C4 2 2

U1 : soudage
U2 : boulon
Tableau : valorisation globale

U1 U2

Critère K Note Total Note Total


C1 5 3 15 2 10
C2 3 1 3 3 9
C3 4 3 12 2 8
C4 2 2 4 2 4
Total 34 31
pondéré

Conclusion :
Les calculs que nous avons effectués permettent de conclure que la solution présentant le total pondéré
le plus élevé est la plus convenable se réalise dans la solution U1 :
Soudage
Pour la fonction FP1 (transmission de mouvement) on a choisir les critères suivants :
* C1 : rendement
* C2 : cout
* C3 : montage
* C4 : maintenance
* C5 : usure

Tableau : Valorisation par critère

V1 V2
C1 2 3
C2 3 2
C3 3 3
C4 3 2
C5 1 3
V1 : poulie -courroie
V2 : pignon - chaine
Tableau : valorisation globale
V1 V2

Critère K Note Total Note Total


C1 5 2 10 3 15
C2 2 3 6 2 4
C3 3 3 9 3 9
C4 1 3 3 2 2
C5 4 1 4 3 12
Total 32 42
pondéré

Conclusion :
Les calculs que nous avons effectués permettent de conclure que la solution présentant le total pondéré
le plus élevé est la plus convenable se réalise dans la solution V2 :
Pignon – chaine
9.4. Choix de la solution adoptée pour FC1 :
9.4.1. Choix de critères :
Pour la fonction FC1 (assemblage des pignons) on a choisir les critères suivants :
* C1 : cout
* C2 : usure
* C3 : montage
* C4 : encombrement

9.4.2. Valorisation par critère :


Tableau : Valorisation par critère

S1 S2
C1 1 3
C2 3 2
C3 3 3
C4 2 2

S1 : deux pignons solidaires


S2 : pignons liées par clavettes
9.4.3. Analyse de résultats :

Tableau : valorisation globale


S1 S2

Critère K Note Total Note Total


C1 2 1 2 3 6
C2 5 3 15 2 10
C3 3 3 9 3 9
C4 1 2 2 2 2
Total 28 27
pondéré

Conclusion :
Les calculs que nous avons effectués permettent de conclure que la solution présentant le total pondéré
le plus élevé est la plus convenable se réalise dans la solution S1 : deux pignons solidaires
CHAPITRE III
DIMENSIONNEMENT

1. Calcul préliminaire

Hauteur de dent h=4 mm


h= 2.25 × m m = h /2,25 =1.75 mm m=1.75 mm

ha= m =1.75 ha = 1.75 mm

hf=1.25 m = 2.18 mm hf = 2.18 mm

Roue 1 : Z1= 18

d1 = m × Z1 =1.75 × 18 = 31.5 d1 = 31.5 mm

da1= d1+2ha =31.5+2×1.75 = 35 da1 = 35 mm

df1=d1-2hf = 31.5-2×2.18= 27.14 df1 = 27.14mm

Roue 2: Z2= 30

d2= m × Z2 = 1.75 × 30 = 52.5 d2 = 52.5mm

da2=d2 +2ha= 52.5+2×1.75 = 56 da2= 56mm

df2=d2-2hf= 52.5-2×2.18 = 48.14 df3= 48.14mm

Roue 3: Z3= 30

d3= m × Z3 =1.75× 30 = 52.5 d3 = 52.5 mm

da3=d3 +2ha= 52.5+2×1.75 = 56 da3 = 56mm

df3=d3-2hf= 52.5-2×2.18 = 48.14 df3 = 48.14 mm

Roue 4: Z4= 18
d4= m × Z4=1.75× 18 = 31.5 d4 = 31.5 mm

da4= d4+2ha=31.5+2×1.75= 35 da4 = 35 mm

df4=d4-2hf= 31.5-2×2.18= 27.14 df4 =27.14 mm

Pas : P = Π×m = 5.5mm P = 5.5mm

Entraxe : a1= (d1+d2)/2 = (31.5+52.5)/2 = 42

a2= (d2+d3)/2 = (52.5+52+5)/2 = 52.5

m Z h ha hf d da df

Roue 1 1.75 18 2.25 1.75 2.18 31.5 35 27.14

Roue 2 1.75 30 2.25 1.75 2.18 52.5 56 48.14

Roue 3 1.75 30 2.25 1.75 2.18 52.5 56 48.14


Roue 4 1.75 18 2.25 1.75 2.18 31.5 35 27.14

2. Dimensionnement du moteur et du réducteur :


Pour le moteur on va choisir une vitesse de rotation :=1500 tr/mn
On va fixer la valeur de vitesse de sortie : Ns= 20 tr/mn
Cs= 2 F humaine × L
Avec F humaine: la force exercé par l’homme = 150 N et L : la longueur du bras = 23mm

Ns Z2
Cylindre

N1 Z6

Cs
Z5 Nr
C1 Nm
Chaine

Z7
Réducteur Moteur

Cr Cm

Cs × Ws = C1× W1 C1= Cs × (Ws /W1) = Cs/R0 avec R0 : rapport de réduction de la


machine

Cr = C1× (W1 /Wr) = C1/R1 avec R1 : rapport de réduction du système de transmission

Cm = Cr (Wr/Wm) = Cr /Cm avec Rr : rapport de réduction du réducteur

Cm = Cr / Rr = (C1/R1) /Rr = C1 /(R1×Rr) = (Cs /R0)/(R1×Rr) Cm= Cs/(R0 × R1 × Rr )

A.N

Cs= 2 F humaine × L =2×150×23×10^-2= 69 N m Cs= 69 N.m

Wm=(2Nm)/60 = 157 rd/s Wm = 157 rd/s

Cm=Cs/(R0×R1×Rr) Or Rr×R0 = Nm/Nr ×Nr/Ns =Nm/Ns =1500/20 = 75

Et R1 =1 (car Z6 = Z7)

Donc Cm = 69/75 = 0.92

Pm=Cm ×Wm = 0.92 ×157=144.44W Pm = 144.44W


Rapport de réduction du réducteur Rr
Rr×R0 = 75

Soit Z2 = Z5 donc R0 =1 Rr = 75

5. Choix du moteur et du réducteur :


On a choisie un moteur réducteur de type HA33, avec P = 550W; N m = 1500 tr/min et Rr=59.65
La vitesse de sortie de réducteur : Nr =1500/59.65 = 25 tr/min
Ns= 20 tr/mn et N1 = Nr (car R1 =1)
donc R0 =Z2/Z5 = N1/Ns = Nr/Ns=25/20 = 1.25 Z5 =Z2/R0 =30/1.25 = 24 dents
5. Calcul du poids :
Le poids du bâti est négligé. On a les trois cylindres sont de l’acier avec une densité
ρ = 7.81
La longueur de chaque cylindre L = 1300mm
le diamètre de chaque cylindre d= 75mm
S= π R2
= π 37.52 = 4415.625mm2
Cherchons le volume
V1=V2=V3= S *L
=4415.625 * 1300
=5740312.5mm3
M ́=M1=M2=M3= ρ *V avec V=V1
= 7.81 * 5740.3125
= 44831.84g
M = 3M ́ ́ = 3 * 44831.84=134495.52g
P= M *G= 134495.52 * 9.8 = 1318056.1