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Institut de Mathématiques et Année Académique 2016-2017

de Sciences Physiques ( IMSP) Prepa 1

Travaux dirigés sur Structures Algebriques

Exercice 1
Soit G un groupe fini de cardinal n.
1. Soit H un sous-groupe de G.
(a) On introduit dans G la relation binaire suivante : xRy ⇐⇒
x−1 y ∈ H. Montrer que R est une relation d’équivalence.
(b) En déduire que l’ordre de H divise l’ordre de G.
2. Montrer que pour tout élément a de G, on a : an = e.
3. On suppose que l’ordre de G s’écrit pq où p et q sont premiers
et p < q. Montrer que G contient au plus un sous-groupe d’ordre
q.

Exercice 2

1. Le groupe des permutations de {1, 2, 3} est-il cyclique ?


2. Montrer qu’un isomorphisme de groupes conserve l’ordre des
éléments.
3. Les groupes (Z/8Z, +) et (Z/2Z, +)×(Z/4Z, +) sont-ils isomor-
phes ?

Exercice 3
Soit n un entier ≥ 3.
1. Dénombrer les éléments inversibles de l’anneau Z/2n Z.
2. Montrer que le groupe des inversibles de Z/2n Z n’est pas cy-
clique. Indication : montrer que pour x impair et n ≥ 3, on a
2n−1
x2 ≡ 1 (mod 2n ).

Exercice 4
Soit G un groupe cyclique engendré par a, de cardinal n.
1. Montrer que tout sous-groupe de G est cyclique, de cardinal di-
visant n.

1
2. Soit d un diviseur de n. Montrer que G possède un unique sous-
groupe de cardinal d.

Exercice 5

1. On pose x ? y = xy + (x2 − 1)(y 2 − 1) pour tout (x, y) ∈ R2 .


Montrer que ? est bien une loi de composition interne sur R
et que ? est commutative, non associative et admet un élément
neutre.
2. On munit R+ de la loi de composition interne ? définie par :
q
+
∀x, y ∈ R , x ? y = x2 + y 2 .
Montrer que ? est commutative, associativeet admet un élément
neutre.
Montrer qu’aucun élément de R+∗ n’a de symétrique pour la loi
?.
3. On munit R de la loi de composition interne notée ? définie
par : q
∀x, y ∈ R, x ? y = 3 x3 + y 3 .
Montrer l’application x 7−→ x3 est un isomorphisme de (R, ?)
vers (R, +).
En déduire que (R, ?) est un groupe commutatif.

Exercice 6 Soit S un ensemble quelconque non vide et E l’ensemble


des applications de S dans {0, 1}.
1. On munit E de l’addition modulo 2 des images : pour tout f, g ∈
E, f ⊕ g est l’application de S dans {0, 1} définie par :

1

si f (x) 6= g(x)
f ⊕ g(x) = 
0 si f (x) = g(x).

Montrer que (E, ⊕) est un groupe abelien dans lequel chaque


élément est son propre symétrique.

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2. Soit F = P (S) l’ensemble des parties de S. On muni F de la
différence symétrique ensembliste. On considère l’application φ
de F vers E qui a une partie de S associe sa fonction indica-
trice :
φ : A ∈ F 7→ 1A ,
où 1A (x) = 1 si x ∈ A et 1A (x) = 0 si x ∈
/ A. Montrer que φ est
un isomorphisme de E vers F pour les lois ⊕ et 4. En déduire
que (F, 4) est un groupe abelien dans lequel chaque élément est
vson propre symétrique. Dans la suite, G désigne un groupe dans
lequel chaque élément est son propre symétrique.
3. Montrer que G est abelien.
4. Soit a un élément quelconque de G, différent de l’élément neu-
tre. On définit la relation ~sur G par

∀x, y ∈ G; x~y ⇐⇒ (x = y ou x = ay).


Montrer que ~est une relation d’équivalence sur G. Montrer que
chaque classe d’équivalence a deux éléments.
5. On définit la loi ? sur l’ensemble quotient G/~par :
∀x, y ∈ G; cl(x) ? cl(y) = cl(xy).
Montrer que ? est une loi de composition interne sur G/~muni
de ? est un groupe abelien, dans lequel chaque élément est son
propre symétrique.
6. On suppose que G est fini. Déduire des questions précédentes
que le cardinal de G est une puissance de 2.
Exercice 7
Trouver la décomposition en produit de cycles à supports disjoints , la
signature, l’ordre et une décomposition en produit de transpositions
des permutations suivantes de S10
 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
σ=
3 7 1 4 2 6 9 8 5 10

3
et
ϕ = (10, 3, 4, 1)(8, 7)(4, 7)(5, 6)(2, 6)(2, 9).
Calculer
σ 2016 et ϕ1998 .

Exercice 8

1. Soit (G, •) un groupe. On définit le centre Z(G) de G par

Z(G) = {x ∈ G, ∀x ∈ G, ax = xa}

(a) Montrer que Z(G) est un sous-groupe de G.


(b) Que peut-on dire de Z(G) si G est abélien ?
2. On désigne par An le sous-ensemble de Sn formé des permuta-
tions de En = {1, 2, ..., n} de signature 1.
(a) Démontrer que An est un sous-groupe de Sn .
On se propose de déterminer le centre de An pour n ≥ 3.
(b) i. Donner la liste des éléments de A3 et de Z(A3 ).
On suppose désormais n ≥ 4. Dans cette question, on
fixe i, j, k trois éléments distincts de En .
ii. Vérifier que le 3- cycle (i, j, k) est dans An .
iii. Soit s ∈ Sn , montrer que s◦(i, j, k) = (s(i), s(j), s(k))◦s.
iv. En déduire que si s ∈ Z(An ) alors l’image de {i, j, k}
par s est {i, j, k}.
v. Pour n = 4, on note E4 = {i, j, k, l}. Si s ∈ Z(A4 ),
montrer que s(l) = l. En déduire que Z(A4 ) = {Id}.
vi. Pour n ≥ 5, soit s ∈ Z(An ) et i, j, k, l, m cinq éléments
distincts de En . En considérant les ensembles {i, j, k} et
{i, l, m}, montrer que s = Id et déterminer Z(An ).

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Exercice 9
Soit E un ensemble. Pour tous A, B ∈ =(E) :

A 4 B = (A \ B) ∪ (B \ A).

1. Montrer que pour tout A, B ∈ =(E), A4B = (A∪B)\(A∩B).


2. Montrer que (=(E), 4, ∩) est un anneau commutatif.
3. Déterminer l’ensemble des éléments inversibles de cet anneau.
4. Cet anneau est-il intègre ?

Exercice 10
Soient A et B deux anneaux. On pose pour tous (a, b); (a0 , b0 ) ∈
A×B :

(a, b) + (a0 , b0 ) = (a + a0 , b + b0 ) et (a, b) × (a0 , b0 ) = (a × a0 , b × b0 )

1. Montrer que (A × B, +, ×) est un anneau.


2. Montrer que si A et B sont non nuls, alors A × B n’est pas
intègre.

Exercice 11
Soient m et n deux entiers (m > n > 0) et a ≥ 2 un entier. Montrer
que le reste de la division euclidienne de am − 1 par an − 1 est ar − 1
où r est le reste de la division euclidienne de m par n, et que le pgcd
de am − 1 et an − 1 est ad − 1, où d est le pgcd de m et n.

Exercice 12

1. Montrer qu’il n’existe pas d’entiers m et n tels que m + n = 101


et pgcd(m, n) = 3.
2. Soit a et b deux entiers non nuls. Supposons pgcd(a, b) = d et
soit x0 et y0 des entiers tels que d = ax0 + by0 . Montrer que :
(a) pgcd(x0 , y0 ) = 1,
(b) x0 et y0 ne sont pas uniques.

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Exercice 13
Pour n, m ≥ 2, déterminer le reste de la division euclidienne du
polynôme (x − 2)m + (x − 1)n − 1 par (x − 1)(x − 2) dans Z[X].

Exercice 14
Trouver pgcd(xn − 1, xm − 1) dans Z[X].

Exercice 15
Soit A(X) = X 3 + 2X 2 − X − 2 et B(X) = X 3 − 3X − 2.
1. Calculer le pgcd de A et B.
2. Trouver deux polynômes U0 et V0 de R[X] vérifiant AU0 +BV0 =
D avec degU0 < degB et degV0 < degA.
3. Trouver le ppcm de A et B.

Exercice 16
Soit A(X) = (X − 1)2 et B(X) = (X + 1)2 .
1. Calculer le pgcd D de A et B.
2. Trouver deux polynôme U et V de R[X] tel que U A + V B = D.
3. En déduire une décomposition en élément simples de 1
(X 2 −1)2
dans R[X].

Exercice 17
Soit G un groupe non réduit à un élément. Un sous-groupe M de G
est dit maximal si le seul sous-groupe de G distint de G et contenant
M est M lui-même.
1. (a) Montrer que 6Z n’est pas un sous groupe maximal de Z.
(b) Montrer que 5Z est un sous-groupe maximal de Z.
2. On pose G := 8Z Z
. Soit H1 le sous-groupe de G engendré par 4
et H2 le sous-groupe de G engendré par 2.
(a) Expliciter tous les éléments de H1 et H2 .
(b) Montrer que H1 n’est pas un sous-groupe maximal de G et
que H2 est un sous-groupe maximal de G.

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Exercice 18
Soit m et n deux entiers naturels non nuls.
1. Déterminer le reste de la division euclidienne de P (X) = X 2m +
(X + 1)n − 1 par X(X + 1). Dans la suite, on désigne par A(X)
un polynôme de degré supérieur ou égal à 1 de C[X] et on pose
B(X) = [A(X)]2m + (A(X) + 1)n − 1.
2. Montrer que [A(X)]2 + A(X) divise B(X).
3. Montrer que si x0 est une racine de multiplicité 1 de A(X) alors
x0 est une racine de multiplicité 1 de B(X).
4. On suppose que A(X) = X 2 + 1, m = 1 et n = 3. Donner la
décomposition en produit de facteurs irrréductibles dans R[X]
puis dans C[X].
5. On suppose que A(X) = X 2 − X + 1, m = 1 et n = 2. Donner
la décomposition en produit de facteurs irrréductibles dans R[X]
puis dans C[X].

Fin