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STABILITE MONETAIRE

STABILITE FINANCIERE

Réalisée par :
Helali Wafe
Diwani Diwani
Plan
Introduction
I. Stabilité monétaire
1. Définition
2. La stabilité monétaire : pourquoi ?
3. La stabilité monétaire : comment ?

II. Stabilité financière


1. Définition
2. Les principaux acteurs de la stabilité
financière
3. les règles nécessaires à la stabilité
financière

Conclusion
Introduction

la doctrine qui a dominé jusqu'à la crise financière


mondiale est le principe de séparation. Il repose sur
l'idée qu'il existe peu d'interactions entre l'objectif
de stabilité des prix et celui de stabilité financière.
Cependant, ce principe n'implique pas que les
banques centrales délaissent la question de la
stabilité financière dans la mesure où elles peuvent
intervenir en tant que prêteur en dernier ressort.
I. Stabilité monétaire :
1. Définition :
Une monnaie stable est une monnaie qui remplit au
mieux ses fonctions de moyen d’échange, d’unité de
compte et de réserve de valeur, en raison de la stabilité
de son pouvoir d’achat.
Une monnaie est stable lorsque le niveau général des
prix, mesuré par l’indice des prix à la consommation, ne
varie pas trop.
C’est pourquoi, on peut dire que la stabilité monétaire,
aussi appelée stabilité des prix, est le maintien relatif de
la valeur d’une monnaie dans le temps par rapport à la
valeur des biens de consommation. Il s’agit donc d’un
état d’équilibre entre inflation et déflation.

2. La stabilité monétaire : pourquoi ?


L’inflation et la déflation sont des maladies de la
monnaie, qui font du tort à la vie économique.
L’inflation modifie subrepticement la valeur réelle des
contrats et de l’épargne, provoquant une redistribution
des revenus et des patrimoines. Cette redistribution fait
des perdants et des gagnants :
Ceux qui ont épargné sous la forme de monnaie ou de
titres à revenu fixe (comme les obligations) sont
perdants puisque le pouvoir d’achat de leur capital
s’effrite.
Ceux qui ont emprunté à un taux fixe sont gagnants si
leurs ressources financières s’ajustent à la hausse des
prix, puisque la charge de leur dette décroît par rapport
à celles-ci.
L’inflation nuit non seulement à l’équité mais aussi à
l’efficacité économique : elle ne modifie pas que la
répartition des revenus, elle finit également par en
réduire la croissance. En effet, elle provoque une
incertitude et une perte de confiance qui pèsent sur
l’investissement, sur l’activité économique et sur
l’emploi :
Les entreprises ont du mal à prévoir l’évolution de leurs
prix et de leurs coûts, à planifier leurs investissements et
à prendre les bonnes décisions.
Les prêteurs exigent des taux d’intérêt plus élevés,
comportant une « prime de risque » d’inflation. La
situation des emprunteurs – notamment des entreprises
qui cherchent à financer leurs investissements – finit
ainsi par se détériorer.

La déflation est, elle aussi, nocive pour l’activité


économique. Comme l’inflation, elle suscite une
redistribution aveugle des revenus et des patrimoines,
une incertitude accrue et une perte de confiance. Une
spirale déflationniste entraîne une contraction
redoutable de l’activité : la baisse des prix met les
entreprises en difficulté et les force à licencier du
personnel ; face à la montée du chômage, les ménages
réduisent leurs achats de biens de consommation, et ce
recul de la demande provoque une nouvelle contraction
de l’activité, qui pèse à son tour sur les prix ; les
particuliers et les entreprises endettés sont confrontés à
une dette dont la charge devient insupportable compte
tenu de la baisse des revenus.
C’est donc la stabilité des prix qui offre les meilleures
conditions d’une croissance durable et créatrice
d’emplois, tout en protégeant le pouvoir d’achat de ceux
qui ont confiance en la monnaie.

3. La stabilité monétaire : pourquoi ?


La banque centrale, gardienne de la monnaie, a une
responsabilité particulière dans le maintien de la
stabilité des prix. Pourtant, elle ne contrôle pas
directement les prix. Elle ne contrôle même pas
directement la masse monétaire.
Le principal instrument de sa politique monétaire, c’est
le taux d’intérêt auquel elle accorde des prêts à très
court terme aux banques commerciales. En modifiant
son taux d’intérêt, la banque centrale influence aussi les
taux pratiqués par les banques commerciales.
Face à une menace d’inflation, la banque centrale
relèvera son taux d’intérêt. La hausse de l’ensemble des
taux d’intérêt freinera l’expansion du crédit et de la
masse monétaire et modérera la demande de biens et de
services, enrayant ainsi l’augmentation des prix. Au
contraire, en cas de risque de déflation, la banque
centrale abaissera son taux d’intérêt, de manière à
éviter la diminution des prix.

La stabilité monétaire est recherchée par les politiques


monétaires et il s’agit généralement du rôle de la
banque centrale de s’assurer de son maintien en influant
sur la création monétaire.

II. Stabilité financière :


1. Définition :
La stabilité financière est une situation dans laquelle le
système financier qui englobe les intermédiaires, les
marchés et les infrastructures de marché, est capable de
résister aux chocs, en réduisant la probabilité d'une
interruption du processus d'intermédiation financière

2. Les principaux acteurs de la stabilité


financière :

Parce que la stabilité financière est désormais un


enjeu planétaire, plusieurs institutions coopèrent pour
l’assure :

• Le Conseil de stabilité financière : créé en 2009,


identifie les vulnérabilités du système financier mondial
et édicte des principes pour y remédier .

• La Banque des règlements internationaux (BRI) : créée


en 1930, regroupe 60 banques centrales dans le monde,
dont la Banque de France. Tous les deux mois, les
gouverneurs des banques centrales se réunissent à Bâle
pour analyser la situation économique et financière
mondiale. Ils proposent des orientations prudentielles
pour renforcer la stabilité financière.
• Le Conseil européen du risque systémique (CERS) :
en charge de surveiller le système financier de l’Union
européenne et de prévenir et atténuer les risques
systémiques. Le CERS est hébergé et présidé par la
BCE.

Le rôle du système financier est d’assurer une


distribution des fonds entre les acteurs économiques qui
ont une capacité de financement et ceux qui ont des
besoins de financement. La stabilité financière vise à
maintenir un système financier robuste et qui doit
fonctionner efficacement en toutes circonstances, y
compris en situation de crise.

3 . les règles nécessaires à la stabilité


financière :
Les États, les banques centrales et plusieurs institutions
européennes et internationales coopèrent et définissent
ensemble les règles nécessaires à la stabilité financière
dans le monde. Leur action est double :
• au niveau de chaque institution financière (banque,
assurance, etc..) : la surveillance est dite « micro-
prudentielle ». Chaque établissement doit respecter des
règles de fonctionnement et indicateurs de risques
(appelés ratios prudentiels) destinés à éviter les faillites
et à protéger les investisseurs et les déposants. Si un
acteur financier prend des risques, il doit avoir des
ressources suffisantes pour y faire face, en termes de
capital et de liquidité.

• au niveau du système financier : pris dans son


ensemble, on parle de politique « macro prudentielle ».
Elle doit permettre d’éviter que les difficultés d’acteurs
financiers aient des répercussions importantes sur
l’économie réelle (emploi, croissance). Il s’agit donc de
lutter contre le risque « systémique » lié à la taille des
acteurs financiers mais aussi à leurs interdépendances
(effets de contagion).

Enfin, la stabilité financière se joue maintenant à


l’échelle européenne et même mondiale. Les agréments
d’établissements, l’élaboration des normes et les
contrôles sont effectués de façon conjointe ou en étroite
coopération.
Conclusion
La stabilité financière est une condition nécessaire à la
croissance économique et a beaucoup d’interrelations
avec la stabilité monétaire.
En effet, l'efficacité de la politique monétaire
requiert un système financier robuste et solide pour
assurer une bonne transmission de ses effets à
l’économie réelles.