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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE

DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHES SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE LARBI BEN M’HIDI (OUM EL BOUAGHI)


FACULTE DES SCIENCES EXACTES ET S.N.V.
DEPARTEMENT SCIENCES DE LA MATIERE

N°d’ordre : M……../2015

MEMOIRE

Pour l’obtention du diplôme de Master en chimie


Option : Chimie des Matériaux

SYNTHESE ET IDENTIFICATION DES BIS-


CHALCONES PAR LA CONDENSATION DU
TEREPHTALDEHYDE AVEC QUELQUES
CYCLOALKANONES. ESSAI D’EVALUATION
BACTERIOSTATIQUE

Présenté par : Belgharbi Sabrina


Benmeddour Lamia

Sous la direction de : Dr. Mme. Sid Assia

Devant le jury de soutenance suivant:

Pr. Malik R. Y. Al-Hillo

Dr.Mokhtari

2014/1015

0
1
Dédicace
Je dédie ce travail tout particulièrement à mes parents et je l'ai remercie de
m’avoir offert tout ce dont j’ai besoin et même plus. Mon père, ma mère la
femme la plus compréhensive, motivante et présente.
A mes chères sœurs ainsi que mes frères merci de m’avoir toujours aidé avec
grand plaisir tout le long de mes années d’études.

A tous mes amis (es) de m’avoir soutenu et aussi de m’avoir donné de très
beaux souvenirs.

Mes salutations à tous ceux qui ne sont pas cités.


Je dédie ce modeste travail à ma famille; mes parents les êtres les plus chers,
mes frères et mes sœurs et surtout à mon petit frère.

A tous ceux qui m'ont donné leurs amitiés

Lamia

2
Dédicace
A mes chers parents je mets entre vos mains le fruit de longues années
d’études, de longs jours d’apprentissage ; votre soutien et votre encouragement
m’ont toujours donné de la force pour persévérer et prospérer dans la vie,
chaque ligne de cette thèse, chaque mot et chaque lettre vous exprime la
reconnaissance, le respect, l’estime et le merci d’être mes parents.

A mes chères frères et sœurs intimes, chouaib, Yousef, zaid, sameh,


fouzia, mouna, lamis, meriam, nadia, hanan, mayar, Saleh, Sid ali,

Mes très chers amis, lamia, hajder, zahra, lamia, khaoula.

Toute ma famille et ma belle famille

Sabrina

3
REMERCIEMENTS

Ce travail à été effectué sous la direction du « Dr. Mme SID ASSIA »

au sein de laboratoire de chimie et laboratoire de microbiologie a

l’université de l’arbi ben m’hidi à oum el bouaghi.

Nous remercions dieu pour avoir confié du courage, patience et

volonté en cour de la préparation de ce travail.

Nous tiendrons chaleureusement « Dr. Mme SID ASSIA » qui n’a

pas cessé de nous conseiller et de nous aider au cours de notre

travail.

Aussi nous exprimons tout nous remerciements et respects à tous les

enseignants de chimie de notre université.

Nous remerciements s’adressent également à tout le personnel du

laboratoire de chimie et laboratoire de microbiologie à l’université

d’O.E.B.

Nous remercions l’ensemble jury d’avoir accepté de juger ce travail,

Merci beaucoup au membre de bureau d’études de leur gentillesse,

de leur patience et surtout et leurs efforts.

Bref un grand merci à tous

4
Liste des figures
Figure .I.1………………………………………………………………………12

Figure .I.2………………………………………………………………………12

Figure .II.1 Test de diffusion..............................................................................37

Figure .II.2 Test de dilution en série...................................................................38

Figure .IV.1 Spectre IR de (49)………………………………………………..51

Figure .IV.2 Spectre IR de (52)………………………………………………..51

Figure .IV.3 Spectre IR de (55)..........................................................................53

Figure .IV.4 Spectre IR de (58)..........................................................................54

Figure .IV.5 La préparation des dilutions...........................................................55

Figure .IV.6 L’ensemencement des boites..........................................................57

Figure .IV.7 La sensibilité des souches après 72 heures envers les quatre bis-

Chalcones synthétisées…………………………………………………………57

Liste des Tableaux


Tableau. II.1Quelques différences importantes entre cellules eucaryotes et
procaryotes……………………………………………………………………..30

Tableau. III.1 Les caractéristiques physico-chimiques des bis-chalcones.........44

Tableau. IV.1 Les concentrations des dilutions.................................................56

Tableau. IV.2 Résultats du test biologique……………………………………58

5
Liste des abréviations
EtOH : éthanol

CMI : concentration minimale inhibitrice

IR : infra rouge

CCM : chromatographie sur couche mince

Rdt : rendement

F : point de fusion

Rf : Facteurs de rétention

α : alpha

β : béta

6
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE………………………………….......................12

CHAPITRE I

Généralités sur les composes carbonyles α, β-insaturées

I.1. Introduction…………………………………………………………………….15

I.2 .Effets thérapeutiques…………………………………………………………..15

I.3 .Synthèse des cétones α, β-insaturées…………………………………………...16

I.4 .Condensation aldolique………………………………………………………...17

I.4 .1. Mécanisme général………………………………………………………..18

I.4.1.1. Mécanisme baso-catalysé………………………………………...18

I.4.1.2. Mécanisme acido-catalysé……………………………………….19

I.4.2. Condensation aldolique mixte…………………………………………..21

I.5. Stériosélectevité de condensation aldolique mixte…………………………...21

I.5.1. Diastériosélectivité simple…………………………………………………21

I.5.2.Sélectivité diastéréofaciale…………………………………………………22

I.6. Contrôle régiochimique et stéréochimique de la condensation aldolique


mixte………………………………………………………………………………..23

I.7. Réactivité des cétones α, β-insaturées………………………………………..24

I.7.1. Réactivité chimique…………………………………………………….....24

I.7.2.Réactivité photochimique……………………………………………….....26

I.8. Conclusion……………………………………………………………………..27

7
CHAPITRE II

Les bactéries et les antibiotiques

II.1. Introduction…………………………………………………………………..29

II.2.Les bactéries…………………………………………………………………..29

II.2.1. Identification d’une bactérie…………………………………………….29

II.2.2. L’importance d’étude des bactéries……………………………………..29

II.2.3. Note sur le traitement des maladies……………………………………..31

II.2.4. Les conditions de la croissance des bactéries…………………………...31

II.2.5. Caractéristiques des deux souches étudiées…………………………….32

II.3. Les antibiotiques……………………………………………………………..33

II.3.1. Introduction………………………………………………………………..33

II.3.2. Définition…………………………………………………………………...34

II.3.3. Historique…………………………………………………………………...34

II.3.4. L’activité des antibiotiques………………………………………………….35

II.3.5. Mécanisme d’action…………………………………………………………35

II.3.6. La synergies et l’antagonisme entre antibiotiques……………………….....36

II.3.7. Sensibilité bactérienne aux antibiotiques……………………………………36

II.3.8. Résistance bactérienne aux antibiotiques……………………………………38

II.4. Conclusion…………………………………………………………………….39

CHAPITRE III

Résultats et discussion

III.1. Introduction…………………………………………………………………41

8
III.2. Synthèse des bis-chalcones………………………………………………….41

III.2.1. Synthèse du bis-chalcone (49)…………………………………………41

III.2.2. Synthèse du bis-chalcone (52)………………………………………….41

III.2.3. Synthèse du bis-chalcone (55)……………………………………….....42

III.2.4. Synthèse du bis-chalcone (58)……………………………………….....42

III.3. Réactivité………………………………………………………………...….43

III.4. Caractéristiques physico-chimiques……………………………………….44

III.5. Interprétation des spectres IR……………………………………………..44

III.5.1. Spectre IR du bis-chalcone (49)………………………………………..44

III.5.2. Spectre IR du bis-chalcone (52)………………………………………..45

III.5.3. Spectre IR du bis-chalcone (55)………………………………………..45

III.5.4. Spectre IR du bis-chalcone (58)………………………………………..45

III.6. Conclusion…………………………………………………………………..46

CHAPITRE IV

Partie expérimentale

IV Généralités…………………………………………………………………….48

IV.1 Les nécessités du travail............................................................................49

IV.2 Introduction……………………………………………………………..49

IV .3 Analyse physico-chimique……………………………………………….49

IV.4 Préparation des bis-chalcones ……………………………………………..49

IV.4.1 Mode opératoire général ………………………………………………49

IV.5.Test biologique………………………………………………………………54

IV.5.1. Technique utilisée……………………………………………………...55

9
IV.5.2. Les résultats du test……………………………………………………58

IV.5.3. L’interprétation des résultats…………………………………………..59

IV.6.Conclusion…………………………………………………………………...59

Conclusion générale ……………………………………………………………...60

Perspectives……………………………………………………………………….60

Bibliographie………………………………………………………………….61

10
INTRODUCTION GENERALE

11
INTRODUCTION GENERALE

La chimie organique est la chimie du carbone et ses composés. Ces derniers


peuvent être d’origine naturelle ou obtenus par voie synthétique. De nombreuses variétés
de substances sont constituées de molécules organiques, comme les médicaments, les
vitamines, les matières plastiques, les fibres naturelles et synthétiques, les glucides, les
protéines, les graisses…..etc.

Les composés carbonylés α, β – insaturés sont des composés bi-fonctionnels. Ils


sont qualifiés des cétones ou des aldéhydes α, β – insaturés, ou également des énones
(ène+one)1.
Le présent mémoire est consacré en premier lieu à la synthèse des cétones α, β-
insaturées figure (1), par la réaction aldolique2 en faisant réagir le téréphtaldéhyde avec
une cycloalkanone convenable figure (2) possédant des hydrogènes α labiles en milieu
basique en présence de NaOH, l'éthanol et l'eau distillée.
L'étape suivante est l’évaluation bactériostatique de quatre composés carbonylés α,
β- insaturées synthétisés.

R
(n)
O

O
(n)
R

Composé carbonylé α, β- insaturée

Figure(1)

O
O
C H

H C (n)
O R

n =1, 2,3 …

Téréphtaldéhyde Cyloalkanone

Figure(2)

12
Notre manuscrit possède quatre chapitres:
Le premier chapitre comporte une mise au point bibliographique sur la
condensation aldolique et les cétones α, β - insaturées.
Le deuxième chapitre comporte des notions générales sur les antibiotiques et leurs
actions sur quelques types de bactéries.
Dans le troisième chapitre sont présentés les résultats obtenus ainsi que pour leurs
discussions à savoir les mécanismes impliqués.
Le quatrième chapitre est consacré aux protocoles exprémentaux des composés
synthétisés, la technique utilisée pour les tests bactériostatiques et les différentes data
spectrales.
En fin la conclusion générale et perspectives suivies par la bibliographie.

13
CHAPITRE I

Généralités sur les composes carbonyles α, β-insaturées

14
I.1- Introduction :

Les cétones α, β-insaturées peuvent être synthétisées ou extraites par des


plantes3-6, montrent une large application ainsi qu’un grand intérêt biologique et
médical. Leur activité a été assurée contre plusieurs maladies notamment le cancer3-5,
le paludisme7, le rhumatisme8, 9, le diabète10 …etc.

Dans ce chapitre nous avons essayé de présenter une exposition bibliographique


concenrnant les effets thérapeutiques, la synthèse, la stériosélectevité et la réactivité
des composés cétoniques α, β-insaturés.

I.2-Effets thérapeutiques :

La mise en évidence de l’effet thérapeutique des cétones α, β-insaturés est


signalée par une multitude de publications ; invoquant à titre d’exemples :

Le Métocalchone(1)11 utilisé pour traiter l’inflammation de la vésicule biliaire,


et l’ictère provenant de l’hépatite.

OMe OMe

OMe

Métocalchone (1)

La Cromone (2) est employée pour le traitement des maladies chroniques tel que
les troubles neurologiques12.

HO
O Ph

Cromone (2)

Une partie importante de ces dérivés est utilisée dans le traitement des
inflammations intestinales13-14.

15
R1 R2 R3 R4 R5
O
a H Cl H H H
R1
b H H H H H

c H MeO H H H
R5 R3 OH R2
H H H MeO H
R4 d
(a,
b, c, d)

I7256 Isobavachalcone, présent naturellement dans la plante de Psoralea corylifolia, il


est aussi utilisé comme antifongique, antioxydant anticancéreux, il a été également
trouvé comme inhibiteur des plaquettes d’agrégation15.

O OH

OH OH

I7256 Isobavachalcone (3) Psoralea corylifolia

I.3-Synthèse des cétones α.β-insaturées :

En 1982, Schomo16 et ses collaborateurs ont synthétisé une enamenone en


traitant une enamine avec un chlorure d’acide en présence du chlorure d’aluminium
(cette réaction correspond à l’acylation de Friedel-Crafts) 17.

18
La réaction précédente a été réalisée également par Duhamel 1983, en
employant les mêmes réactifs, mais en présence du triéthyl amine pour obtenir une
enaminone substituée (5) avec un bon rendement (Schéma -1).

O Cl F
C O
NO2 NO2
F
NMe2 NMe2
Et3N
+ C6H6

(4) (5) (6)

Schéma-1

16
Le 1,2-dithiol (6) réagit avec le chlorure de benzyle en présence de la potasse
caustique pour donner une 3-thiocétone α, β-insaturée (7)19 (Schéma-2).

Ph
Ph O
KOH
S PhCH2 Cl,20° C Ph S Ph
Ph S

(7) (8)

Schéma-2

L’aldolisation de Mukaiyama 20 du benzaldéhyde (8) avec le 1-(2-furyl)-silyl


énol éther (9) catalyse par le monotmorillonite K10 activée par l’eau, donne la cétone
α, β-insaturée (10) simple liaison (Schéma-3).

OSiMe3
O O
O O
K10
Ph H + Ph
H2 O

(9) (10) (11)

Schéma-3

La synthèse des cétones α, β-insaturées est accomplie également par la


condensation aldolique21-25 en présence d’une base forte (Schéma-4).

O
O
CHO
NaOH
+ EtOH

(12) (13) (14)

Schéma-4

I.4- Condensation aldolique :

17
La condensation aldolique est une réaction classique en chimie organique, et
l’une des méthodes les plus utilisées pour la formation de nouvelles liaisons carbone-
carbone26.

On notera les Aglo-saxons utilisent les termes « Aldol » et « Aldolisation » pour


designer tous les composés carbonyles β-hydroxylés et les réactions de condensation
qui leur donnent naissance27.

I.4.1- Mécanisme général :

La réaction de condensation aldolique est une autocondensation acido- ou baso-


catalysée, d’une cétone ou d’un aldéhyde28, 29 disposant d’un hydrogène sur le carbone
α (aldéhyde ou cétone énolisable) 30
. Dans des conditions thermodynamiques31, le
produit de la réaction subit d’autre transformation, en particulier une déshydratation ;
Lorsqu’il reste un atome d’hydrogène en position α, en obtiendra, alors un produit
carbonylé α, β-insaturé (Schéma-5).

O O O O
-H2O
2 RCH2 CR' RCH2 C CHCR'' RCH2 C CCR''

R' R R' R

(15) (16)

R, R’, R’’=H, ou alkyle, ou aryle.

Schéma-5

Cette réaction peut également avoir lieu entre deux composés carbonylés
différents, il s’agit alors de condensation aldolique mixte.

I .4.1.1- Mécanisme baso-catalysé32-33 :


Le mécanisme de la réaction de condensation aldolique baso-catalysé implique la
formation d’un ion énolate34, suivie par l’addition de ce dernier sur le groupe carbonyle
de l’aldéhyde ou de la cétone.
1-Phase d’addition :
a) Formation d’énolate :

18
O-
O
-
RCH2 CR' +B RCH CR' + BH

b) Addition nucléophile :

- R' O
O

CRH2 CR' + RCH CR' RCH2 C CHCR'

O O- R

c) Transfert de proton :
OH R' + OH

CRH2 CR' + RCH CR' RCH2 C CHCR'

+ OH OH R

2-Phase de déshydratation :
O
R' O
R' CR'
- C
RCH2 C CHCR' + B C
RH2 C R
OH R

B- = catalyseur basique

I.4.1.2- Mécanism acido-catalysé32 ,33


Dans la condensation acido-catalysée, c’est le tautomère énolique de l’aldéhyde ou
de la cétone qui joue le role de nucléophile. Le groupe carbonyle est activé vis-à-vis de
l’attaque nucléophile par la protonation de l’oxygène.

1-Phase d’addition :

a) Enolisation :

19
-
RCH2 CR' + HA RCH2 CR' + A
+
O OH

+
RCH2CR' RCH CR' + H
+
OH OH

b) Addition nucéophile :
OH R' + OH

CRH2 CR' + RCH CR' RCH2 C CHCR'

+ OH OH R

c) Transfert du proton :

+
OH R' O
R'
+
CHCR' RCH2 C CHCR' + H
RCH2 C

OH R OH R

2-Phase de déshydratation :

O
R' O
R' CR'
+
RCH2 C CHCR' + H C C
RH2 C R
OH R

HA = catalyseur acide

Les réactions de la phase d’addition sont en général réversibles27. La constante


l’équilibre de l’addition est habituellement défavorable pour les cétones acycliques ;

20
celle de la phase de déshydratation35, 36
et généralement favorisée par formation du
système carbonylé α, β-insaturé conjugué.

I.4.2-Condensation aldolique mixte :

Les réactions de condensation aldolique mettant en jeu deux composés


carbonylés différents sont dites condensation aldoliques mixtes33. Ce type de réaction
constitue une méthode de synthèse utile, mais il faut pouvoir s’appueyer sur certains
principes permettant de savoir lequel des carbonyles servira d’électrophile et lequel
servira de précurseur de l’énolate.

L’une des condensations aldoliques mixtes les plus courantes constitue la


réaction d’un aldéhyde aromatique avec des cétones ou des aldéhydes alkyliques. Les
aldéhydes aromatiques ne jouent pas le rôle du nucléophile, car ils ne sont pas
énolisables. De plus, la déshydratation est particulièrement favorable, car il y a
conjugaison37, 38, l’énone résultante avec le cycle aromatique (Schéma-6).

O
O OH O
CR'
ArCH O + RCH2 CR' ArCHCHCR' ArCH C
R
R

(17) (18) (19)

R, R’ = H, ou alkyle, ou aryle

Schéma-6

Cette réaction catalysée par des acides ou des bases est appelée codensation de
Claisen_schmidt38.

I .5- Stériosélectevité de la condensation aldolique mixte31 :

La condensation aldolique mixte comprend de trois types de Stériosélectevité,


qui dépendent de la nature des composés employés.

I.5.1- Diastériosélectivité simple31 : La diastériosélectivité simple se produit lorsqu’un


aldéhyde achiral (20) réagit avec une cétone achirale (21), pour donner un mélange
d’aldols syn(22) et anti(23) (Schéma-7).

21
O OH O OH O

R CHO + R' R R' + R R'


Me
Me

(20) (21) (22) (23)

Schéma-7

I.5.2-Sélectivité diastérofaciale39-41 :

On observe ce type de sélectivité lorsque l’un de l’énolate ou de partenaire


carbonylé possède un centre asymétrique au voisinage du centre actif.

La condensation aldolique d’un ion énolate chiral (25) avec un aldéhyde (ou
cétone) chiral (24) de configuration S conduit à la formation de deux diastéréoisomères
SRS et SRR (Schéma-8).

OH O OH O
R CHO
O- R
R
+ R' + R'
Me H
Me R' Me Me
Me Me

(24) (25) (26) (27)

Schéma-8

La réaction d’un ion énolate chirale (29) de configuration R avec un aldéhyde (ou
cétone) achirale (28), produit deux diastérioisomères RSR et SRR (Schéma-9).

-
O OH O
OH O
Me
R CHO + R' R'
R'
R + R
Me Me Me
Me Me

(28) (29) (30) (31)

Schéma-9
22
I.6- Contrôle régiochimique et stéréochimique de la condensation aldolique
mixte 33 :

Le problème du contrôle des condensations aldoliques mixtes42 entre aldéhydes


et cétones présentant plusieurs sites possibles d’énolisation est intéressant (Schéma-
10). On réalise habituellement un type de réaction en convertissant le composé
carbonylé qui doit servir de nucléophile ou énolate, en éther silylé d’énol ou en
métalloénolate43. Le nucléophile ainsi activé peut alors réagir avec le second
composant de la réaction. Les réactions de ce type sont dites condensations aldoliques
dirigées. Elles doivent être menées dans les conditions qui garantissent que la structure
du produit final c’est bien celle que l’on souhaite.

Dans l’exemple ci-dessous, le nucléophile est converti en énolate lithié qui est
plus réactif vis-à-vis de l’aldéhyde même à basse température 44 (Schéma-11).

OH O
O
LDA 1. (CH3)2CHCH O C(CH3)2
CH3 CH2 CC(CH3)2 (CH3)2CH
-78°C 2. NH4Cl
CH3 OTMS
OTMS

(32) (33)

Schéma-10

Les réactions effectuées dans ces conditions passsent par état un de transition
cyclique de conformation chaise, dans laquelle lithium ou un autre cation métallique
est combiné à la fois à l’oxygène de l’énolate et à l’oxygène du carbonyle 45 (Schéma-
11).

R' R' R''


+
H Li H
+ R'
Li + R
O H
O O
R'' R R'' O O OH
R

(34) (35) (36)

Schéma-11

23
Les schémas (12) et (13) illustrent successivement des condensations des
énolates de magnésium et de zinc formés par déshalogénation46, 47 :

O O O
CH3 CH3 CH3
CH3 Br CH3
1. Mg CH3 CH3
CH3 CH3 2. CH3CH O CH3 CH3

OH OH

Majoritaire minoritaire

(37) (38) (39)

Schéma-12

O O
Br CH3
Zn
CH3 + PhCH O
Et2AlCl
CHPh

OH

(40) (41)

Schéma-13

I.7-Réactivité des cétones α, β-insaturées :

La réactivité des cétones α, β-insaturées, peut être chimique ou photochimique.

I.7.1-Réactivité chimique :

Les cétones α, β-éthyléniques sont caractérisées par l’enchainement :

C C C O

Dans lequel les électrons π de la liaison éthylénique sont conjugués avec ceux
du groupe carbonyle ; la localisation des électrons π confère à la liaison centrale un
caractère partiellement éthylénique (Schéma-14) 4

24
[ C C C O C
+
C C O ]

Schéma-14

L’effet mésomère une charge δ+ sur le carbone β. Par ailleurs


l’électronégativité de l’oxygène et la polarisation de liaison C=O provoquent un autre
déficit sur le carbone du groupe carbonyle. Un réactif nucléophile peut donc réagir sur
deux sites.

Ces composés carbonylés α, β-insaturés subissent des réactions d’addition et de


condensation du groupe carbonyle.

Avec l’acide cyanhydrique, la formation de la cyanhydrine est moins


favorisée.

L’addition-1,4 du cyanhydrique conduit à une addition-1,2 sur la double liaison


C=C, et on obtient une β-cyanocétone (42)27(Schéma-15).

O OH
-

CH2 CH C CH3 + HCN


OH
addition -1,4
[N C CH2 CH C CH3 ]
O

N C CH2 CH2 C CH3

(42)

Schéma-15

Dans l’addition des hydracides halogénés27 aux cétones α, β-insaturées halogène


se fixe sur le carbone β. L’addition obtenue est l’inverse de celle prévue par la règle de
Markownikoff (Schéma-16).

O O

CH2 CH C CH3 + HCl Cl CH2 CH2 C CH3

(43

Schéma-16
25
Les phosphores donnent, avec les cétones α, β-insaturées, une réaction de
substitution et dans laquelle l’oxygène est remplacé par un reste alkylidène (Schéma-
17)49.

C CH C + (C6H5)3P CH R C CH C CH R + (C6H5)3P O

(44)

Schéma-17

Cette dernière est la réaction de Witting50. Elle résulte du fait que le phosphore a
une plus grande affinité pour l’oxygène que pour le carbone.

Les cétones α, β-insaturées peuvent subir une autocondensation (si elles sont
énolisables) ou encore une condensation aldolique mixte33.

I.7.2-Réactivité photochimique 51 :

La photochimie des composés carbonylés en générale a été largement étudiée en


solution comme en phase gazeuse. En phase, l’énergie transférée par excitation ne peut
être perdue rapidement par collision, alors qu’en phase liquide, l’énergie en excès est
rapidement transférée au solvant ou à d’autres composants de la solution. On mettra ici
l’accent sur la photochimie en solution, puisque beaucoup d’études mécanistiques et
d’application de réactions organiques mettent en jeu des processus en solution.

L’état excité des α, β-énones peut être représenté comme un intermédiaire


dipolaire ou biradicalaire (Schéma-18).

O -
O O.
hv
ou

+ .

Schéma-18

26
L’éxtraction intramoléculaire d’atomes d’hydrogène est importante pour les
cétones acycliques α, β-insaturées52, 53. Le biradical intermédiaire se cyclise en donnant
l’énol (48) d’une cyclobutylcétone (47). Parmis les sous-produits de ce type de
photolyse, on obtient des cyclobutanols (46) résultant d’autres modes de cyclisation du
biradical intermédiaire (Schéma-19).

O OH OH
. .
CH3 CCCH2 CHR2 CH3 C CH2 CR2 CH3 C CH2 CR2
. C C
CH2
CH2 . CH2

OH
O
OH R CH2 C C
H3 C
H3 C R

R
R
H2 C R
R

(45) (46) (47)

Schéma-19

I.8- Conclusion :

Ce chapitre a comporté une mise an point bibliographique sur les cétones α, β-


insaturées ainsi que pour leur différentes synthèse et leur réactivité.

27
CHAPITRE II

Les bactéries et les antibiotiques

28
II.1- Introduction :

En de multiples occasions de la vie, tous les jours les bactéries peuvent


constituer une nuisance ou même un danger. Nous avons donc besoin de méthodes
pour les éliminer ou pour les empêcher d’agir.

Parfois, il est nécessaire de détruire complètement toute forme de vie sur un


objet donné-par exemple, sur un instrument chirurgical. D’autre fois, il peut
simplement suffire d’éliminer les seuls organismes nuisibles54.

II.2- Les bactéries :

Les bactéries sont des organismes minuscules que l’on trouve a peut prés partout
.Elles manifestent parfois leur présence. les blessures s’infectent, le lait surit, la
viande se putréfie-mais habituellement nous les ignorons parce que leurs activités
sont moins évidentes et à cause de leur petite taille. Il fallu attendre l’apparition du
microscope, au XVIIe siècle, pour qu’on découvre leur existence54.

II.2.1- Identification d’une bactérie :

Dans la plupart des cas, la bactérie est un être unicellulaire autonome, la cellule
eucaryoytes des animaux et des plantes certaines de ces différences sont données dans
le tableau (a).

On place les bactéries dans la catégorie des (micro-organismes).

Ceux-ci comprennent, outre les bactéries, plusieurs types d’autres organismes les
algues, les champiggnons-si toutes les bactéries sont des micro-organismes tous les
micro-organismes ne sont donc pas bactéries54.

II.2.2- L’importance d’étude des bactéries :

Une des raisons de cette étude est la lutte contre la maladie. Les bactéries sont la
cause de quelques maladies grave. Ainsi que de multiples affections bénignes, la
prévention et le contrôle de ces maladies dépendent en grande partie des efforts des
bactériologistes, tant en médecine humaine qu’en médecine vétérinaire ou en en
agriculture.

29
Il ya des maladies qui sont dues ( erreurs ) dans la biochimie du corps, mais
beaucoup d’autres résultent des activités de certains micro-organisme, ou de leur (s)
produit(s), sur ou à l’intérieur du cors, tout micro-organisme qui peut provoquer une
maladie est qualifie de pathogène, parmi les nombreuses maladies d’origine
microbienne, certaines sont dues à des champignons, certaines à des virus, d’autres a
des protozoaires et d’autres enfin à des bactéries.

Tableau. II.1 Quelques différences importantes entre cellules eucaryotes et


procaryotes.

Cellules eucaryotes Cellules procaryotes


Les chromosomes sont inclus dans Il n’ya pas de membre nucléaire.
une sorte de sac fait d’une membrane Les chromosomes sont au contact
double : direct du cytoplasme.
La membrane (nucléaire)

Les chromosomes sont de structure La structure chromosomique est


complexe, l’ADN est habituellement relativement simple.
associé à des protéines appelées
histones.
La cellule ce divise par. La division cellulaire n’implique ni
Mitose ou méiose. mitose, ni méiose.
Les composées de structure de la La paroi cellulaire quant, il yen a une
paroi cellulaire, quant il y en a une, contient habituellement du
sont la cellulose ou la chitine. peptidoglycane.
Jamais le peptidoglycane. Jamais de cellulose, ni de chitine.
La présence de mitochondries est Jamais de mitochondrie ni de
générale. chloroplaste.
Les ribosomes sont de deux types: Tous les ribosomes sont de la même
Plus grand dans les cytoplasmes plus taille.
petits dans les mitochondries.
Quand il existe des flagelles, leur Quand il existe des flagelles, leur
structure est complexe. structure est relativement simple.

30
Dans certains cas, la liaison entre maladie et agent pathogène est hautement
spécifique :

Telle maladie ne peut être causée que par une espèce appropriée ou par une
souche particulière de cette espèce. Dans d’autres cas, la maladie peut être due à l’un
ou l’autre agent causal parmi plusieurs possibles.

Parfois, la maladie est due à un organisme qui n’est habituellement pas


pathogène et qui, en fait, peut faire de la microflore endogène.

L’exposition à un << agent causal>> donné n’entraine pas nécessairement la


maladie. En fait, l’apparition de la maladie dépend souvent de divers facteurs
notamment du degré de résistance de l’hôte et de la virulence (capacité de provoquer la
maladie) de l’agent pathogène54.

II.2.3- Note sur le traitement des maladies bactériennes :

La vaste gamme d’antibiotiques disponibles permet de traiter la plupart des


maladies bactériennes par Chimiothérapie, c'est-à-dire une thérapie employant des
agents chimiques (Comme les antibiotiques). Les considérations prises en compte, lors
de l’usage d’un antibiotique donné sont :

a) Son efficacité contre l’agent pathogène.


b) L’existence des souches résistantes à cet agent.
c) L’antagonisme avec d’autres antibiotiques.
d) Les effets secondaires possibles.
e) Pour les femmes enceintes : l’effet tératogène possible, c'est-à-dire le risque de créer
des problèmes pour le fœtus.

Pour certaines maladies (comme le botulisme, la diphtérie) le traitement


comporte généralement l’administration d’antitoxine, c'est-à-dire une préparation
contenant des anticorps contre la toxine en cause.

Le traitement de la gangrène gazeuse passe par l’élimination chirurgicale des


tissus morts ou infectés, et aussi recourir à l’oxygène hyperbare54

II.2.4- Les conditions des croissances des bactéries :

31
La croissance d’une cellule bactérienne consiste en une augmentation
coordonnée de la masse des parties constituantes. Ce n’est pas un simple accroissement
de la masse totale puisque celui-ci pourrait être du, par exemple, à l’accumulation d’un
produit de réserve à l’intérieur de la cellule.

Habituellement, la croissance conduit à la division de la cellule en deux cellules


semblables ou identiques. Ainsi chez les bactéries la croissance et la reproduction sont
étroitement liées, et le terme <<Croissance >> est généralement employé pour
désigner les deux processus.

Les bactéries ne croissent que si leur environnement et adéquat. Si celui-ci n’est


pas optimal, il peut y a voir croissance à plus faible vitesse ou pas de croissance du tout
ou encore les bactéries peuvent mourir, c’est selon les espèces et les conditions.

Des exigences essentielles pour la croissance comprennent :

a) Une provision de nourriture adéquate.


b) Une source d’énergie.
c) De l’eau.
d) Une température appropriée
e) Un PH approprié
f) Une teneur appropriée en oxygène (parfois l’absence d’oxygène) 54.

II.2.5- Caractéristiques des deux souches étudiées :

- Escherichia coli :

Isolée pour la première fois par, Escherichia en 1885, Escherichia coli est
l’espèce bactérienne qui à été la plus étudiée par les fondamentalistes pour des travaux
de physiologie.

Escherichia coli est une espèce commensale du tube digestif de l’homme et des
animaux dans l’intestin, Escherichia coli est l’espèce aérobie quantitativement la plus
importante, présente à raison de 107 à 109 corps bactériens par gramme de selles, cette
population bactérienne ne présente qu’environ 10/00 de celle de anaérobies.

Caractérisation d’une souche d’Escherichia coli :

32
Escherichia coli possède tous les caractères décrits plus haut comme étant
communs aux entérobactériaceae cette espèce est le plus souvent mobile.

Caractères culturaux et métabolique :

E coli se développe en 24 heures a 37°C sur les milieux gélosés en donnant de


colonies rondes, Lisse, a bords réguliers, de 2 à 3 mm de diamètre, nom pigmentées,
sur les milieux lactoses, les colonies sont généralement lactoses positifs sur gélose et
au sang elles peuvent être hémolytiques55.

Entérobactérie Hafnium:

Enterobacter Hafnium est une hôte normale du tube digestif de l’homme est
des animaux, cette bactérie appartient a diverses flores animales en particulier on
l’isole chez des manifères chez les oiseaux (volailles ) est à partir d’aliments tel, que
fromage, lait viande de boucherie, œufs, on trouvent E Hafnium dans les eaux de
surface, les eaux usées, le sol et les grumes.

Caractères d’une souche d’Entérobactérie Hafnium :

Caractère morphologique et physiologique :

Les colonies d’Entérobactérie Hafnium sur les principaux milieux d’isolement


gélose nutritive, gélose lactose, ressemblent à celle de salmonella ce sont en effet des
colonies d’un diamètre moyen de 2 mm après 24 heure d’incubation a 37°. Les
Entérobactérie Hafnium croissantent moins rapidement que E coli56.

II.3- Les antibiotique :

II.3.1- Introduction :

La prescription d’un antibiotique ne devait plus être un acte de routine, aveugle,


mais une action réfléchie, fondée sur une analyse précise de situation clinique.
l’antibiotique choisi devrait avoir l’action antibactérienne la plus spécifique possible
vis-à-vis du germe que l’on veut attendre les antibiotiques dits à très large spectre
(céphalosporine, aminosides, phénico lés, cyclines, sulfamide ) couvrant
théoriquement de nombreuse espèce bactériennes. Sont beaucoup moins actifs sur
certains germes que d’autres produits à spectre plus étroit et plus adopté. Ainsi,
l’activité de ces antibiotiques à large spectre et inférieure à celle de la pénicilline <<

33
G>>, ou des macrolides sur les coques gram (+) (streptocoque-pneumocoque),
Inférieure à celle de la colistine ou des quinolones sur certains bacilles gram. Ainsi
qu’a celle des intro-imidazoles sur certaines bactéries anaérobies strictes. En outre plus
le spectre s’élargit, plus le risque d’effets bactériologique indésirable est grand
(Ampicilline et analogues-tétracycline-aminoside-céphalosporine). Le déséquilibre
de la flore commensale et le développement de souches multi résistantes posent alors
des problèmes thérapeutiques délicats57.

II.3.2- définition :

Selon la définition donnée par S A Waksman en 1941, un antibiotique est une


substance produite par un micro organismes en solution diluée et même de les
détruire’’

L’antibiose est donc le fait que la prolifération d’une première espèce


microbienne puisse être mise en échec par une seconde espèce.

Celle-ci élabore à cet effet des substances nuisible à l’égard de celle là :

Ce sont les bio antibiotiques, que l’on appelle maintenant ‘’antibiotique’’ tout
court, mais cette appellation (antibiotique) s’est élargie et recouvre un grand nombre
de produits synthèse ou d’hémi synthèse qui n’ont plus rien à avoir avec les produits
naturels élaborés, au cours du métabolisme de certaine micro organismes.

II.3.3- Historique :

La notion d’antibiose fut exprimée clairement pour la première fois, en 1877 par
Pasteur et Joubert lorsqu’ils constatèrent l’effet inhibiteur des bactéries saprophytes sur
la croissance de Bacilles anthracose. Parla suite, plusieurs micro biologistes ont
l’existence de compétition entre micro-organisme et proposé des applications
thérapeutiques de ces phénomènes, cependant ces recherches passionnants restèrent
sans Gand écho jusqu’à la découverte du Pénicilline par Flemming dés 1929, et
malgré tous les efforts qu’il fit (avec d’autres collègues micro biologiste) il ne parvient,
pas à intéresser le monde scientifique et pharmaceutique à ce sujet, et il fallut attendre
encore dix ans avant que la pénicilline ne fit une percée décisive.

Rapidement d’autres antibiotiques majeurs (comme la streptomycine, la


tétracycline, chloramphénicol) furent découverts et appliquée avec succès de quelques

34
années, Ces découvertes devaient constituer une étape mémorable dans l’histoire tout
court58.

II .3.4- L’activité des antibiotiques :

a) << in vitro>> :

La mesure la plus simple de l’activité d’un antibiotique sur des bactéries dans un
tube à essai, consiste a incuber une souche isolée d’un produit pathologique dans des
concentrations croissantes d’antibiotiques, et à observer l’effets de ces concentrations
au-cours du temps. Pour des raisons de simplification, cette mesure est faite le plus
souvent à une seule reprise 18 heures ou 19 heures :

La concentration à laquelle il n’ya a pas de croissance visible dans le bouillon


de culture est alors appelée (la concentration minimale inhibitrice (CMI)) Si l’on
repique sur milieu solide des échantillons de bouillon dans les quelles aucune
croissance visible n’a été observée, et que l’on compte de nombre de bactéries encore
vivantes, c'est-à-dire encore capables de produits des colonies, on peut déterminer la
concentration minimale bactéricide (CMB) CMI et CMB sont des valeurs commodes,
mais arbitraires et ponctuelle, d’un phénomène continu au-cours du temps, ces valeurs
sont loin de représenter les seules concentrations d’antibiotiques aux quelles on puisse
observer un effet59.

b) <<in vivo>>

De nombreuses suggèrent que antibiotiques à coté de leurs effets sur la


croissance bactérienne, tels qu’observé in vitro, exercent probablement des effets
importants sur la relation hôte-parasite.

Il à été montré que des concentrations su inhibitrices de différents antibiotiques


peuvent considérablement réduire l’adhérence bactérienne à certaines tissu, interférer
ainsi avec d’autres facteurs de virulence des bactéries59.

II.3.5- Mécanisme d’action :

L’intérêt des antibiotiques s’est manifesté non seulement en thérapeutique,


mais aussi en biologie moléculaire, ou leur apport a été considérable. Peu de
médicaments ont été aussi étudies quand a leur mécanisme d’action :

35
Les biologistes ont l’avantage, au cours de ces investigations de connaitre, dés le
départ, la cellule cible du médicament, de plus ils peuvent étudier à chaque instant les
effets qu’exercent l’antibiotique sur la biologie de la cellule cible.

Les antibiotiques ont fourni des informations capables dans les domaines
principaux de biologie moléculaire ou ils ont servi à étudier la formation des parois
cellulaires, les transports d’ions à travers les membranes cytoplasmiques58.

II.3.6- La synergie et l’antagonisme entre antibiotiques :

Si deux antibiotiques agissant simultanément sur un organisme, produisent un


effet qui supérieur à la somme des effets de chacun d’eux, administré séparément, on
dit que ces antibiotiques agissent en synergie. Le cotrimoxazole constitue un exemple
de combinaison synergique d’antibiotiques.

(Cotrimoxazole = Sulfaméthoxzole + Triméthoprime)

L’antagonisme est le contraire de la synergie. Par exemple, les antibiotiques qui


inhibent la croissance (comme le chloromphénicol) sont antagonistes des antibiotiques.
Sont antagonistes des antibiotiques qui (comme les B-lactamines) n’agissent que sur
les cellules en croissance.

Les antibiotiques qui induisent chez les bactéries la production d’enzymes


inactivant d’autres antibiotiques, offrent un exemple d’une autre forme d’antagonisme.
Citons l’antagonisme de l’imipenème et de la céfoxitine vis-à-vis des autres B-
lactamines54.

II.3.7- Sensibilité bactérienne aux antibiotiques :

a) Données générales sur l’antibiogramme :

L’antibiogramme ou la détermination de la sensibilité des bactéries aux agents


antibactériennes (antibiotiques) est basé sur l’étude de la croissance bactérienne en
présence d’un gradient de concentration réalisé dans un milieu de culture. Le premier
moyen consiste à réaliser des dilutions sériées d’une solution mère d’antibiotique dans
une série de récipients contenant un milieu liquide ou gélifié. Par exemple, on
incorpore à un milieu gélosé en surfusion des concentrations d’antibiotique suivant une
progression géométrique quelconque, et l’on coule en boite de Pétri. Après

36
solidification chaque boite est ensemencée avec une surtension de bactéries en phase de
croissance exponentielle de façon à obtenir le même nombre de colonies dans toutes
les boites.

Après incubation on constate que sur les concentrations les plus faibles, il y’à
croissance normale de toutes les colonies, et sur les plus élevées, absence de
croissance. Entre les deux, On observe une zone ou le nombre des colonies est plus
faible que le nombre de colonies observé sur les boites sans antibiotique60.

b) Les tests de sensibilité aux antibiotiques :

On peut effectuer des tests pour déterminer la sensibilité d’un agent pathogène à
une série d’antibiotiques. Les résultats de tels tests peuvent permettre à la série
d’antibiotiques les plus actifs pour la chimio- thérapie.

 La méthode des disques : (diffusion)

C’est un type de test très utilisé. Une boite de milieu de gélosé adéquat est
ensemencée avec une culture pure de l’organisme pathogène. L’inoculum est étalé sur
toute la surface du milieu, de manière à ce qu’une croissance quasi – confluant se
développe lors de l’incubation. Avant de mettre à incuber, on dépose sur le milieu
ensemencé, en différents endroits de la boite, plusieurs petits disques de papier
absorbant, imprégnés chacun d’un, antibiotique diffèrent.

Pendant l’incubation, l’antibiotique diffuse à partir de chaque disque. Si


l’organisme est sensible à un antibiotique donné, une zone d’inhibition de croissance
apparait autour du disque contenant cet antibiotique (fig. II. 1)

Figure. II.1. Test de diffusion

Il est nécessaire de standardiser les méthodes (Type de milieu, densité de


L’inoculum sur la boite…..etc.)

37
 Test de dilution :

Dans ce test, on détermine la capacité de l’organisme à croitre en présence d’une


série de concentrations de l’antibiotique étudié (en milieu solide ou liquide). La
concentration en antibiotique la plus faible qui empêche la croissance est la CMI de cet
antibiotique dans les conditions utilisées et pour la souche testée54.( fig. II.2).

Figure. II.2 : Test de dilution en série

II.3.8- Résistance bactérienne aux antibiotiques :

La résistance d’une souche bactérienne à un antibiotique est un phénomène


dont l’étude peut être effectuée sur différents plans << la capacité pour une souche de
se multiplier dans une concentration d’antibiotique supérieur à celle qui inhibe la
majorité de souches appartenant à la même espèce >> est la définition bactériologique
de la résistance.

Cette capacité est liée à un ou plusieurs biochimiques, qui impliquent l’étude des
interactions entre l’antibiotique et les voies métaboliques de la bactérie. Le support
génétique de la résistance caractérise, en quelques sortes la souche, la résistante

38
naturelle caractéristique d’espèce, a la résistance acquise définissant des populations
variées au sein d’une espèce.

Enfin, le dernier aspect de la résistance est son éventuelle expression chimique :


la souche bactérienne nantie d’un moyen de résister à un produit, elle est responsable
d’échec thérapeutique dans la pratique clinique. Ce point fondamental en microbiologie
clinique reste partiellement exploré61.

II.4-Conclusion :

Dans ce chapitre, on a essayé de donner quelques notions générales sur les


bactéries et les antibiotiques ainsi que pour leurs actions sur les souches bactériennes.

39
CHAPITRE III

Résultats et discussion

40
III.1- Introduction :

La condensation aldolique permet la création d’une liaison carbone-carbone, est


une des réactions de base de la chimie organique, et, au sens strict, elle consiste en la
réaction entre un énolate et un aldéhyde62 ou une cétone.

A partir d’aldéhyde phtalique avec différentes cétones, et dans un milieu basique


on a pu préparer quatre bis-chalcones, trois obtenues sous forme solide une obtenue
sous forme huile.

La synthèse des chalcones se fait principalement par condensation aldolique de


téréphtaldéhyde avec des cycloalkanone au milieu basique.

III.2- synthèse des bis- chalcones

III.2.1- Synthèse de la bis chalcone (49)


Le téréphtaldéhyde réagit avec la cyclopentanone en milieu basique (NaOH
40%) et donne après 4 heures d’agitation ensuite traitement et purification (49) sous
forme poudre jaune (Schéma20).

O O
O
H
NaOH ,H 2O
H + 2 O
EtOH , 0°C
O

(47) (48) (49)

Schéma-20

III.2.2- Synthèse de la bis chalcone (52)

La condensation aldolique de téréphtaldéhyde avec la cyclohexanone en milieu


basique (NaOH 40%) donne la bis-chalcone (52) après quatre heures d’agitation puis
traitement et purification. (Schéma 21).

41
O
O

H O
NaOH , H 2O
H + 2
EtOH , 0°C O
O

(50) (51) (52)

Schéma-21

III.2.3- Synthèse de la bis chalcone (55)

Sous les mêmes conditions, la chalcone (55) a été obtenue sous forme d’huile
marron claire condensée. (Schéma 23).

O O
O
H
NaOH , H 2O
H + 2
EtOH , 0°C O

(53) (54) (55)

Schéma-22

III.2.4- Synthèse de la bis chalcone (58)

Le téréphtaldéhyde réagit avec la 3-méthylcyclopentanone en milieu basique


(NaOH 10%) et donne après 4 heures d’agitation ensuite traitement et purification le
produit (58) sous forme des cristaux jaunes (Schéma24).

O Me
O
O
H
NaOH , H 2O
H + 2 O
EtOH , 0°C
Me
O Me

(56) (57) (58)

Schéma-23

42
III.3-Réactivité

Les cétones α, β-insaturées synthétisées sont solubles dans le dichlorométhane à


froid. Elles ont été obtenues sous deux formes solide et huile avec de rendements
moyens (29%-65%). Les solides ont des points de fusion compris entre (119-159 °C).

La formation des bis-chalcones (49), (52), (55) et (58) suit le mécanisme de la


réaction de condensation aldolique passant par les étapes suivantes (Schéma-25).

(1) Formation d’énolate sur le groupement carbonyle du dérivé de la cétone


(2) l’addition d’énolate sur le carbonyle de téréphtaldéhyde.
(3) La déshydratation : élimination d’une molécule d’eau, conduit à la formation du
bis-chalcone.

O
- +
O - O,Na O
O , Na + H
H R
H (n)
H
. NaOH.H 2O O
2 H 2. H
. (n) EtOH (n)
. (n)
R R
- +
R O ,Na
(1) (2) O
Forme cétone Forme énol

Protonation
O
R OH O
H
R
(n) Déshydratation
(n) H
(n) H
(n)
R
(3) R
O OH
O H

n =1.2.3….

R= H, CH3

Schéma-24

Les caractéristiques physico-chimiques des bis-chalcones préparées sont résumées


dans le tableau. III.1

43
Tableau. III.1. Les caractéristiques physico-chimiques des bis-chalcones

N° Formule Masse Rdt(%) F (°C) Rf (éluant) Forme et couleur


brute (g/mole)

49 C18H18O2 266 49 119-130 0.49(CH2Cl2) Poudre jaune


foncée

52 C20H22O2 294 65 149-150 0. 71(CH2Cl2 + Toluène) Poudre jaune


50% + 50%

55 C22H26O2 322 29 / 0.88(CH2Cl2) Huile marron


claire

58 C20H22O2 294 59 147-148 0.88 Poudre jaune


(l’acétone+Toluène) claire

III.5- Interprétation des spectres

- Spectroscopie infrarouge
Les spectres infrarouges des produits synthétisés ont montré comme motif commun
les bandes caractéristiques suivantes: une bande correspond à la vibration d’élongation
de la liaison carbonyle (C=O) vers (1697-1698 cm-1), une bande correspond à la
vibration de valence de la liaison (C=C) aliphatiques vers (1606-1619 cm-1), celles de
(C=C) aromatiques vers (1448-1577 cm-1) et celle qui apparait à (2871-2965cm-1)
correspond à la vibration (C sp2-H).
Ces valeurs spectrales confirment préalablement les structures attendues.

III.5.2- Spectre IR de la bis chalcone (49)


 L'intervalle [2965.98-2877.27 cm-1] correspond à la vibration d'élongation de (C
sp2-H).

 La bande 1698.98 cm-1 correspond à la vibration d'élongation de la liaison


carbonyle (C=O cétones).
 La bande 1606.41cm-1 correspond à la vibration de valence de (C=C
aliphatique).
 L'intervalle (1509.99-1450.21cm-1) correspond à la vibration de valence de (C=C
aromatiques).

44
III.5.3- Spectre IR de la bis chalcone (52)

 La bande (2938.98 cm-1) correspondant à la vibration d'élongation de (C sp2-H).


 La bande à 1697.05 cm-1 correspondant à la vibration d'élongation de la liaison
carbonyle (C=O cétones).
 La bande 1609.34 cm-1 correspondant à la vibration de valence de (C=C
aliphatique).
 Les bandes 1577.49, 1511.92, 1448.28 cm-1 correspondant à la vibration de
valence de (C=C .aromatiques).

III.5.4- Spectre IR de la bis chalcone (55)

 L'intervalle (2962.13-2871.49 cm-1) correspondant à la vibration d'élongation de (C


sp2-H) aromatique.
 La bande 1698.98 cm-1 correspondant à la vibration d'élongation de la liaison
carbonyle (C=O cétones).
 La bande 1619.91 cm-1 correspondant à la vibration de valence de (C=C
aliphatique).
 Les bandes 1509.991,1455.99, 1560.13cm-1 correspondant à la vibration de
valence de (C=C .aromatiques).

III.5.1- Spectre IR de la bis chalcone (58)

 L'intervalle (2929.34- 2856.06 cm-1) correspondant à la vibration d'élongation de


(C sp2-H).
 La bande 1697.05cm-1 correspondant à la vibration d'élongation de la liaison
carbonyle (C=O cétones).
 La bande 1608.34cm-1 correspondant à la vibration de valence de (C=C
aliphatique).
 Les bandes 1577.49, 1509.99, 1454.06 cm-1 correspondant à la vibration de
valence de (C=C .aromatiques).

45
III.6. Conclusion:
Dans ce chapitre, on a abordé les résultats obtenus lors de la synthèse d’une
série de bis-chalcones dans un milieu basique à partir de la condensation
aldolique.
Ces composés on été obtenus avec de rendements moyens et leurs structures ont
été élucidées par la spectroscopie infrarouge.
Ces composés ont été passés au test bactériostatique présenté dans le
chapitre IV.

46
CHAPITRE IV

Partie expérimentale

47
IV Généralités

IV.1 Les nécessités du travail

 Les solvants :

 Dichlorométhane : toxique, inflammable, facile à éliminer.


 Ethanol : très inflammable.
 Toluène : toxique, narcotique, irrite la peau et la muqueuse nasale.
 Acétate d’éthyle : inflammable, irritant.

 Les réactifs

 Cyclopentanone, Cyclohexanone, Cycloheptanone, Méthylcyclopentanone: irritant.


 Téréphtaldéhyde : toxique.
 Hydroxyde de sodium : toxique, irritant, danger pour l’environnement.

 Matériels utilisés pour le test biologique

 Müller Hinton : Milieu nutritif pour les souches bactériennes.


 Staphyloccocus aureus (Cocci Gram positif), salmonella (Gram négatif).
 Ethanol : solvant de dilution
 Boites de pétries.
 Pipettes pasteur, étuve, Bec benzène.
 Autoclave

48
IV.2 Introduction :

La chimie des dérivés carbonylés α, β-insaturés est d’une grande actualité et


présente un intérêt considérable depuis la découverte des dérivés à haute activité
biologique. Certaines de leurs molécules prennent une place distinguée dans la thérapie
d'un grand nombre de maladies. Les connaissances actuelles sur ces composés mettent
en évidence la réactivité de leurs groupes fonctionnels.

Les cétones α, β-insaturés ont un intérêt intéressant à cause de leur, activités


biologique, Dans ce travail, on a pu synthétiser quatre cétones α, β-insaturés et on les a
testé contre deux types (Gram(+) Staphyloccocus aureus, et Gram(-) salmonella), de
bactéries pour connaitre l’activité antibactérienne.

VI .3 Analyse physico-chimique :

-L’établissement des spectres infrarouge des produits synthétisés à été réalisé au


moyen dans l'intervalle 4000-400 cm-1 avec utilisation d'un spectrophotomètre ((ft).IR.
Jasco (4000-400 cm-1)
-Les échantillons à l’état solide sont mélangés avec le bromure de potassium
anhydre (KBr) et analysés sous forme pastilles.
-Les produits synthétisés sont purifiés par recristallisation dans des solvants
convenables et testés par C.C.M.
-Les rendements des réactions ont été calculés par rapport au poids des produits
utilisés.
-La mesure du point de fusion des solides a nécessité l'utilisation d'un appareil
digitale type (Barnstead/ Electrothermal)

IV.4 Préparation des bis-chalcones :

IV.4.1 Mode opératoire général :

Dans un bécher de 250 ml surmonté d’un agitateur mécanique, on introduit un


mélange composé de Téréphtaldéhyde dissout dans l’éthanol et de NaOH 40%, après
l’action de l’agitation à 0 °C, on ajoute goutte à goutte d’un rapport molaire (1 : 2)
successivement la cycloalkanone convenable.

49
Après 4 heures d’’agitation, on obtient une poudre jaune, on accède au lavage
avec HCl (0,2N) et avec l’eau distillée et puis la filtration.

Le test rapide par CCM de cette poudre dans le dichlorométhane comme éluant
nous a donné une grande tache pour cela, nous avons accédé à l’extraction solide
liquide par l’éthanol à chaud pour extraire les bis-chalcones (49), (52), (58).

Le même protocole pour préparer la bis- chalcone (55), après lavage par HCl et
l’eau distillée, mais elle a été obtenue sous forme d’huile marron claire, dans ce cas, on
a accédé à la décantation suivie par le séchage de la phase organique par MgSO4 et le
filtrat obtenu et passé à l’évaporation sous pression réduite pour offrir la cétone
insaturée (55).

1 ,4-Bis (2’-méthénylcyclopentanone) benzène (49)

On a obtenu la bis-chalcone (49) sous forme poudre jaune foncée et d’une masse
égale à 0.63 g à partir de :

Téréphtaldéhyde : 0.805 g (0.006 moles)

Cyclopentanone : 1.07 g (0.0012 moles)

NaOH 40 % : (0.30 g de NaOH + 120 ml d’eau distillée)

Température : 0°C

Rdt = 49 %

F = 119-130°C

IR (KBr ; υ en Cm-1) : ((Csp2 H) 2965.98, 2877.27) ; (C=O) 1698.98, (C=C aliphatique)


1606.41, (C=C aromatique) 1509.99, 1450.21.

50
Figure. IV.01: Spectre IR de (49)

1 ,4-Bis (2’-méthénylcyclohexanone) benzène (52)

On a obtenu sous les mêmes conditions opératoires la bis-chalcone (52) sous forme
poudre jaune d’une masse égale à 0.97 g à partir de :

Téréphtaldéhyde : 0.68 g (0.005 moles)

Cyclohexanone : 1.05 g (0.01 moles)

NaOH 40 % (0.20 g de NaOH+120 g d’eau distillée)

51
Rdt = 65 %

F = 149-150 °C

IR (KBr ; υ en Cm-1) : (CHsp2) 2938.98 (C=O) 1697.05, (C=C aliphatique) 1608.34, (C=C
aromatique) 1577.49, 1511.92, 1448.28.

Figure. IV.02: Spectre IR de (52)

1 ,4-Bis (2’-méthénylcycloheptanone) benzène (55)

La bis-chalcone (55) est obtenue sous forme huile marron claire condensée d’une
masse égale à 0.43 g à partir de :

Téréphtaldéhyde : 0.6 g (0.0045 moles)

Cycloheptanone : 1 g (0.009 moles)

52
NaOH 40 % (0.18 g (40 g de NaOH+100 g d’eau distillée)

Rdt = 29 %

IR (KBr ; υ en Cm-1) : (CHsp2) 2962.13, 2871.49), (C=O) 1698.98, (C=C aliphatique)


1916.91, (C=C aromatique) 1509.991,1455.99, 1560.13.

Figure. IV.03: Spectre IR de (55)

1 ,4-Bis (2’-méthényl 4’-méthylcyclopentanone) benzène (58)

Me
(n)
O

O
(n)
Me

Sous les mêmes conditions opératoires, la bis-chalcone (58) a été obtenue sous forme
de poudre jaune claire après traitement par HCl (0.1N) et l’eau distillée, puis filtration
sous vide d’ou l’obtention de cette bis-chalcone avec une masse égale à 2.0121 g à
partir de :

53
Téréphtaldéhyde : 2.012 g (0.015 moles)

Méthylcyclopentanone : 1.5141g (0.015 moles)

NaOH 10 % (0.878 g de NaOH+120 g d’eau distillée)

Rdt = 59 %

F = 147-148 °C

IR (KBr ; υ en Cm-1) : (CHsp2) 2929.34, 2856.06, (C=O) 1697.05, (C=C aliphatique)


1608.34, (C=C aromatique) 1577.49, 1509.99, 1454.06.

Figure. IV.04: Spectre IR de (58)

IV.5 Test biologique :

Le test consiste à étudier l’activité biologique de quatre produits synthétisés (49,


52, 55, 58) vis-à-vis les deux souches Staphyloccocus aureus Gram(+) et

Salmonella Gram(-). Il permit aussi d’identifier la concentration minimale inhibitrice


(CMI) de chaque produit.

54
VI.5.1 Technique utilisee62

Etape1 : Préparation des milieux

Sachant que la quantité utilisée de chaque produit est 0.32 mg, on fait une série
de dilution du premier tube jusqu’au 4ème tube c'est-à-dire selon la progression
géométrique de raison 2; en utilisant l’éthanol comme solvant et passant par la méthode
suivante :
 Dissoudre 0.32 mg de produit dans le 1er tube contenant 4 ml de solvant.

 Prélever 2 ml de la solution obtenue, et l’amener au 2ème tube contenant déjà 2 ml de


solvant.

 Puis Prélever 2 ml de 2ème tube et l’amener au 3ème tube …, et ainsi de suite jusqu’au
4ème tube. (Figure 05).

2 ml de solvant

4 ml de 2 ml
0.32 mg de bis chalcone 2 ml

3,

Figure. IV.05 : La préparation des dilutions

55
Les concentrations obtenues après cette dilution sont citées dans le tableau suivant :

Tableau .IV. 1: Les concentrations des dilutions

Numéro du tube Concentration (mg /ml)

1 0. 32
2 0. 16
3 0. 08
4 0. 04

 Après la dilution des quatre cétones insaturées (49, 52, 55, 68), on ajoute à chaque
boite de pétri une quantité (18 ml) de la gélose liquide (Müller Hinton) et on coule le
contenu de chaque tube respectivement avec numérotation des boites de 1-4 pour les
quatre produits.
 On prépare aussi une boite contenant 2 ml d’éthanol et 18 ml de gélose comme une
boite témoin. On laisse les boites pour se solidifier.

Etape 2 : L’ensemencement
 On fait ensemencer chaque boite de pétri en inondant la surface de la gélose avec
l’inoculum.

 Le liquide des deux souches Staphyloccocus aureus Gram(+) et Salmonella Gram(-) est
enlevé à laide des pipettes pasteur stériles. (Figure IV.06)

 L‘incubation est faite à 37°C pour 72 heures.

 La lecture des résultats consiste à déterminer la C.M.I de chaque produit, en comparant la


croissance des colonies de toutes les boites avec celle de la boite témoin.

56
Salmonella

Staphyloccocus aureus

Milieu gélose + produit dilué

Figure.VI.06 : L’ensemencement des boites

Boite témoin

(49) (52) (55) (58)

Figure .VI.07: La sensibilité des souches après 72 heures envers les quatre bis
chalcones synthétisées.

57
IV.5.2.Les résultats du test

Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau .VI.2 : Résultats du test biologique

Concentration du produit
Bis Souche testée (mg/ml) CMI
(mg/ml)
chalcone

0.04 0.08 0.16 0.32


Staphyloccocus
49 aureus Gram(+) + + + + 0.32
salmonella
Gram(-) + + + + 0.32
Staphyloccocus
52 aureus Gram(+) + - - - 0.08
salmonella
Gram(-) - - - - 0.04
Staphyloccocus
55 aureus Gram(+) + + - - 0.16
Salmonella
Gram(-) + + + - 0.32
Staphyloccocus
58 aureus Gram(+) - - - - 0.04
salmonella
Gram(-) + - - - 0.08

Staphyloccocus
aureus Gram(+) + + + + /
Boite
témoin salmonella
Gram(-) + + + + /

(+) croissance des bactéries (-) décroissance des bactéries

58
IV.5. 3. L’interprétation des résultats obtenus :

D’après nos lectures des résultats et en comparant avec les colonies de la boite
témoin, on constate que les deux souches sont résistantes envers la bis chalcone (49).

La souche salmonella Gram(-) est sensible envers les deux substances (52) d’où
la CMI = 0.04 mg /ml, et (58) d’où la CMI = 0.08 mg/ml.

Ce dernier a montré une activité antibactérienne importante envers


Staphyloccocus aureus Gram(+).

La souche négative est moyennement résistante envers le produit (55) d’où la


CMI = 0.32 mg /ml.

IV.6. Conclusion:
Le test biologique qu’on a réalisé comme une suite de la partie expérimentale
(après la synthèse de touts les produits) nous a montré la présence d’une activité
biologique spécifique pour les quartes bis-chalcones synthétisées. Cette activité prouve
la vectorisation des bis chalcones comme des antis bactériens.

59
CONCLUSION GENERALE

L’objectif de ce présent travail est la synthèse de quelques bis-chalcones ainsi


qu’a l’étude de leur activité biologique pour mettre au point préalablement la relation
entre structure et activité.

Dans ce travail, on a préparé quatre bis-chalcones (49) :1 ,4-Bis (2’-


méthénylcyclopentanone) benzène, (52) : 1 ,4-Bis (2’-méthénylcyclohexanone)
benzène, (55) : 1 ,4-Bis (2’-méthénylcycloheptanone) benzène, (58) : 1 ,4-Bis (2’-
méthényl 4’-méthylcyclopentanone) benzène à partir de la condensation aldolique de
téréphtaldéhyde avec des cycloalkanones en milieu basique.

L’analyse par spectroscopie IR confirme préalablement la structure des composés


voulus par l’apparition des bandes d’absorption caractéristiques des fonctions
correspondantes aux produits préparés.

En fin, le test bactériostatique des trois produits (52, 55, 68) a prouvé une activité
antibactérienne spécifique importante vis-à-vis des souches isolées au milieu clinique
Staphyloccocus aureus, salmonella).

Perspectives

 Les bis-chalcones synthétisées peuvent être utilisées comme molécules sondes pour la
préparation d’autres produits notamment des hétérocycles en particuliers les
hétérocycles diazotés comme les pyrazolines substituées.
 Le test bactériostatique peut être complété par d’autres tests comme : le test
bactéricide, antifongique et celui de toxicité.
 Ces réaction peuvent être assistés en micro-ondes afin d’améliorer les rendements, de
réduire le temps de réaction et surtout travailler dans un milieu qui respecte les normes
de protection de l’environnement.
 L’identification des composés préparés peut être complétée par les analyses
spectroscopiques plus performantes comme RMN du proton et du carbone et l’analyse
élémentaire.

60
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62. Dr. Rahal.K, Mr.Kezzal.K, pseudomonas Aeruginosa, Office des publications.

63
‫الملخص‬

‫الغير مشبعة التي تكون‬-‫بيتا‬,‫انجز هذا العمل في ايطار االصطناع العضوي و خاصة اصطناع المركبات الكيتونية الفا‬
. ‫ذات اهمية صيدالنية و فعالة بيولوجيا‬

‫الغير مشبعة من التكاثف االلدولي لتيريفثالديهيد مع الكيتونات الحلقية في وسط‬-‫بيتا‬,‫نحصل على المركبات الكيتونية الفا‬
‫قاعدي‬

‫تم تشخيص المركبات المتحصل عليها بواسطة التحليل الطيفي والمقاييس الفيزيوكيمياوية كدرجة التفكك و معامل‬
.‫االنحفاظ‬

.‫الفعالية البيولوجية تؤكد تأثير المضاد البكتيري النوعي لثالثة من الشالكونات المتحصل عليها في وسط مالئم‬

: ‫الكلمات المفتاحية‬

.‫االشعة تحت الحمراء‬, ‫التكاثف االلدولي‬, ‫المركبات الكيتونية الفا بيتا الغير مشبعة‬

Résumé

Ce travail à été réalisé dans le cadre de la synthèse organique en particulier, la


synthèse des Bis-chalcones ayant une activité biologique.

On obtient les Bis-chalcones à partir de la condensation aldolique de


téréphtaldéhyde avec les cétones cycliques dans un milieu basique.

L'identification des produits obtenus a été établie par les méthodes


spectroscopiques usuelles telles que, l'infrarouge (IR) et les grandeurs physico-chimiques
comme les points de fusion et les facteurs de rétention.

Les testes biologiques confirment un effet anti-bactèriens spécifique des trois Bis-
chalcones sur les souches isolées en milieu clinique.

Les mots clés

Les composés carbonyles α, β-insaturés, la condensation aldolique, infrarouge.

64
Abstract

This work has been carried out as part of organic synthesis particularly, the
synthesis of bis-chalcones having biological activity.
Bis-chalcones are obtained from the aldol condensation of terephthalaldehyd with
cyclic ketones in a basic medium.
The identification of the products obtained was determined by the usual
spectroscopic methods such as, infrared (IR) and the physico-chemical parameters such as
melting points and retention factors.
Biological tested confirm a specific anti-bacterial effect of the three Bi-chalcones on
strains isolated in clinical settings.

Keywords
Carbonyl compound α, β-unsaturated, Aldol condensation, Infrared

65