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Cours Base de Données Chapitre 1

Chapitre 1 : Notion de Base de Données

Objectifs :
- Décrire l'intérêt des bases de données et leurs systèmes de gestion
- Présenter l'environnement des bases de données
- Découvrir les principales fonctions d'un SGBD
- Identifier les principaux SGBD et comparer leur étendus.

1. Introduction à la gestion des données :

1.a Dualité entre information et donnée :

• Une donnée est une notion ou un fait. Elle peut être considérée comme étant un élément
fondamental sur lequel se bâtit un raisonnement, une recherche, une étude ou une
œuvre. Ainsi, une idée est rarement utilisée d’une manière isolée. Une donnée
regroupée avec d’autres, rattachées à un contexte et éventuellement transformées
donnent naissance à une information.
• Une information est tout le signifiant que l’on attache ou que l’on peut déduire d’un
ensemble de données ou des relations entre les données. Une information peut être de
trois formes (Textuelle, Visuelle, Sonore).

1.2 La persistance :

Une donnée est rarement utilisée une seule fois. Généralement on a besoin de la mémoriser
sur un support quelconque pour pouvoir la retrouver ultérieurement. Par exemple, lorsque
quelqu'un vous communique son numéro de téléphone, vous le notez sur un bout de papier,
sur votre carnet d'adresses, dans votre téléphone portable ou bien, si vous avez une bonne

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mémoire, dans votre cerveau. La façon de le mémoriser à une influence sur la rapidité de
le trouver lorsqu'on a besoin.
Cette capacité de mémoriser et de pouvoir retrouver une donnée est appelée persistance.
Son opposé est la volatilité. Lorsqu'une donnée n'est pas persistante elle est volatile, c'est-
à-dire qu'elle disparait au bout d'un certain temps.

Persistance = mémorisation + disponibilité

Dans le domaine de la programmation, la gestion de la persistance des données se réfère au


mécanisme responsable de la sauvegarde et de la restauration afin qu'un programme puisse
se terminer sans que ses données ni son état d'exécution soient perdus.

Ces données peuvent être sauvegardées sur disque ou transmises à un serveur. Lors de la
mémorisation d'une donnée, deux aspects doivent être pris en considération :

- Le type du support de mémorisation : ce type doit être adapté à la durée de la mémorisation.


- Le format de mémorisation : la forme selon laquelle une donnée est mémorisée.

2. Bases de données (Notions de base) :


2.1 Définitions :

1. Une base de données est un ensemble de données, sur un sujet qui sont : exhaustives,
non redondantes, structurées et persistantes.

2. Une BD est un ensemble structuré de données représentant des informations du monde


réel et pouvant être interrogées et misent à jour par une communauté d’utilisateurs
de façon sélective et en un temps opportun.

3. C’est un ensemble d’objets et de relations reliant ces objets stockés de façon à réduire
la redondance et maximiser l’efficacité.

Exemple :

Une base de données « Bibliothèque » regroupe les données concernant les ouvrages, les
adhérents qui empruntent les ouvrages, etc. De plus, il y’a des règles de fonctionnement
comme :

- Un adhérent ne peut pas emprunter plus que 5 ouvrages en même temps.


- La durée maximale d’emprunt est limitée à 10 jours.
- Seul le bibliothécaire en chef peut déclarer qu’un ouvrage est perdu.
- Les ouvrages ne sont pas rangés de manière aléatoire, mais bien en fonction de
certains critères préétablis.

2.2 Les intérêts de l'utilisation des bases de données :

L'organisation des données sous forme de bases de données présente les avantages suivants:

a. La centralisation :

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Les données sont regroupées dans une structure centrale permettant d'éviter la
redondance. En effet, les données sont saisies une seule fois et peuvent être utilisées par
plusieurs programmes et plusieurs utilisateurs.

b. Indépendance entre les données et les programmes :

Traditionnellement, dans des langages de programmation tels que Cobol, Pascal, les
fichiers sont décrits dans les programmes qui les exploitent. Dans le cas d'une base de
données, les données sont décrites indépendamment des programmes.

c. Intégration des liaisons entre les données :

Les relations entre les données font partie de la base de données et non pas des
programmes comme dans le cas où les données sont organisées en fichier.

Exemple : Dans notre « Bibliothèque » on a des adhérents et des ouvrages. On devra


pouvoir par exemple savoir quel adhérent a emprunté tel ouvrage ou quels sont les
ouvrages empruntés par tel adhérent.

d. Intégrité des données :

Il s’agit d’une propriété fondamentale de la base. Elle se traduit par un ensemble de


règles (unicité, référence et valeur) permettant d’assurer la cohérence des données. Les
données stockées dans la base doivent représenter exactement ce qui se produit dans la
réalité. Une base de données qui n’est pas fidèle à la réalité est tout simplement inutilisable.

Exemple : Aucun adhérent ne doit posséder plus de 5 ouvrages. Avoir plus c’est contraire
aux règles de fonctionnement de la bibliothèque. A un même moment, un exemplaire d’un
ouvrage ne peut être emprunté que par un seul adhérent.

e. Partage des données (ou concurrence d’accès) :

Des utilisateurs différents peuvent accéder en même temps aux mêmes données, le
système doit régler la concurrence d’accès en ordonnançant les demandes.

Exemple : Un adhérent doit pouvoir rechercher la liste des livres traitant d’un sujet donné
pendant que le bibliothécaire enregistre l’achat d’un nouveau livre ou qu’une troisième
personne tire une liste des rappels. Chaque utilisateur a l’impression qu’il est le seul
utilisateur de la base.

2.3 Définition d’un S.G.B.D :

Une base de données permet de manipuler un volume important de données d’une


manière simple, fiable et plus sécurisée que les approches traditionnelles. Afin de pouvoir
contrôler ces données ainsi que les utilisateurs, on a eu recours à un logiciel chargé de gérer
les données de la base, de prendre en charge les fonctionnalités de protection et de sécurité
et de fournir les différents types d’interfaces nécessaires à l’accès aux données. Ce logiciel
s’appelle un SGBD : Système de Gestion de Base de Données.

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Un Système de Gestion de Base de Données (S.G.B.D) est le logiciel qui permet de


décrire, modifier, interroger et administrer les données d’une base de données.

Un S.G.B.D est constitué de deux composantes principales : un moteur et une interface.

- Le moteur constitue la composante principale d’un S.G.B.D. il assure un ensemble de


fonctions permettant la description et la manipulation de la base de données.
- L’interface, situé entre les utilisateurs d’une base de données et le moteur, permet un
accès facile et convivial aux données.

2.4 Les fonctions d’un S.G.B.D :

Le S.G.B.D est le logiciel responsable de gérer à tous les niveaux toutes les structures
se trouvant dans une base de données. Cette gestion intègre les fonctions suivantes :

a. La définition des données : Le S.G.B.D doit offrir à l’utilisateur des moyens pour décrire
des objets qui vont constituer la base de données (comme des personnes, des voitures,
…), leurs attributs comme (comme le nom des personnes, le type des voitures, …), leurs
liens (comme une personne possède des voitures, …) ainsi que des contraintes éventuelles
pouvant concerner ces objets, leurs attributs ou leurs liens. Ces moyens constituent ce que
l’on appelle généralement le Langage de Description de Données (ou LDD). Cette
description est unique et commune aux diverses applications qui utilisent la base.

b. La manipulation des données : La manipulation des données concerne les outils et les
mécanismes qui permettent de manipuler le contenu d’une base de données par les
utilisateurs. Les S.G.B.D offrent souvent sous diverses formes, des capacités de
recherche, de création, de modification et de suppression d’informations. Une de ces
formes et le Langage de Manipulation de Données (ou LMD) qui permet de manipuler
(recherche et mise à jour) les données de la base de manière interactive.

c. L’intégrité des données : Le concept d’intégrité des données est relatif à la qualité de
l’information enregistrée. Pour être fiable, celle-ci doit parfois vérifier certaines
propriétés, comme l’appartenance à une liste de valeurs permises pour un attribut. Ces
propriétés sont appelées contraintes d’intégrité. Certaines sont spécifiées lors de la
définition du schéma de la base, le SGBD se charge de les préserver pendant toute la vie
de la base de données alors que d’autres, plus complexes, peuvent nécessiter un effort de
programmation.

d. La gestion des accès concurrents : Pour que plusieurs utilisateurs puissent avoir accès
simultanément aux données d’une base, le SGBD doit offrir des mécanismes de gestion
des conflits d’accès. Ceux-ci sont similaires à ceux rencontrés dans les systèmes
d’exploitation (autorisation des accès multiples en consultation, verrouillage lors d’accès
en modification, …).

e. La confidentialité : La mise en commun des données sous la forme d’une base de données
accroît le besoin en confidentialité. L’utilisation de sous-schémas fait partie des moyens
qui permettent de l’assurer vu qu’ils ne rendent visible qu’un sous-ensemble du schéma
et par voie de conséquence de la base. Mais de façon plus générale, la confidentialité est
assurée par le biais de mot de passe et de privilèges d’accès.

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f. La sécurité de fonctionnement : Le SGBD doit offrir des mécanismes permettant de


remettre rapidement la base de données dans un état opérationnel en cas d’incident
matériel ou logiciel qui en aurait altéré la qualité. Ces mécanismes sont basés sur la
journalisation (historique) des opérations réalisées sur la base et leur réexécution
automatique en cas de besoin.

2.5 Les principaux SGBD :

En effectuant une recherche sur le réseau internet on trouve plein de SGBD. Les principaux
et les plus utilisés sont :

2.6 Cycle de développement des bases de données :

Le rapport intérimaire d’ANSI/SPARC (Groupe de normalisation nord-américain) créé en


1969, préconise la distinction entre trois niveaux de représentation des données (conceptuel,
externe, interne) et à associer une forme de représentation appelée schéma à chacun de ces
niveaux.

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- Le schéma conceptuel se veut être une représentation abstraite du monde réel et de ses
règles de gestion et de fonctionnement. Il prend en compte la totalité du domaine de
l’étude et non une de ses parties. En outre, il est abstrait dans le sens où il est exprimé
dans un formalisme indépendant de toute contrainte technologique et donc de tout
SGBD.
- Le niveau externe correspond à la vue de tout ou une partie du schéma conceptuel pour
un groupe d’utilisateurs ou d’applications. A ce niveau, sont élaborées des descriptions
partielles appelées schémas externes, qui sont les visions qu’auront les futures
applications sur la base de données.
- Le niveau interne dans le quel interviennent les contraintes liées au matériel et aux
logiciels utilisés

Retenons :

✓ Une base de données est une collection de données inter reliées relatives à un ou plusieurs
domaines du monde réel. Elle est exhaustive, non redondante, structurée et persistante.
✓ L’utilisation des bases de données permet de centraliser l’information, d’assurer
l’indépendance entre les données et les programmes, d’établir des liaisons entre les entités
et de partager les données.
✓ Un Système de Gestion de Base de Données (S.G.B.D) est le logiciel qui permet de décrire,
modifier, interroger et administrer les données d’une base de données.

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