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PRÉSIDENCE DU CONSEI L

COMMISSARIAT A
L'ÉNERGIE ATOMIQU E

Oxydation d'un acier ordinaire chauff é


dans le gaz carbonique sous pression
pa r

R. DARRAS, D. LECLERCQ et C. BUNAR D

Rapport CEA n° 985

CENTRE D'ÉTUDE S
NUCLÉAIRES DE SACLA Y
SERVICE DE DOCUMENTATIO N
Boîte postale n° 2 - Gif-sur-Yv tt (S.-et-O .)

.


DARRAS R LECLERCQ D ., BUNARD C .

• Rapport CEA rio 985
Oxydation d'un acier ordinair chauff` dans le gaz carb nique sous pression .

• Sommaire . — On étudie le comportement d'aciers au carbone faiblement alliés, chauffés
s dans le gaz carbonique sous pression, aux températures atteintes dans les réacteurs refroidi s
• par ce gaz (caisson, bouclier thermique, canalisations) .
Les augmentations de poids observées sont faibles, même après plus de 1 000 heures d e
• chauffage à 350 °C, mais l'oxydation semble se poursuivre linéairement .
De plus, l'oxyde formé dans le gaz carbonique soue pression de 15 kg/cm.' est nettement
• plus compact et adhérent que celui formé sous pression atmosphérique de gaz carbonique .
• Enfin, dans la pratique, les surfaces d'acier du circuit de gaz carbonique sont nécessaire -

. ment sablées ou décapées ; une phosphatation ultérieure le protège de la corrosion atmos -
phérique pendant le montage . Ces traitements sont sans influence sur le comportement d e
•• ces aciers dans le gaz carbonique à chaud .

1958 16 page s



•• • 0•0. 0 . s ••••• s OS• . • •~• 1 •11S•• .1•••0•0555 •••• ss+s•s4 s,s••••• s s• •••s • e

s



DARRAS R ., LECLERCQ D ., BUNARD C .
Report CEA n o 985
OXydation of steel heated in CO 2 medium under pressure . -
s
• Summary . — Behaviour of low-alloyed steels heated in CO 2 medium under pressure is repor-
• ted . Tests are carried out in the range of temperature reached in the CO 2 cooled reactor s
(vessel, thermalshield, pipes) .
t• The observed weight increases are small, even after more than a thousand hours of heatin g
• at 350 °C, b ~t oxidation curve looks like progressing linearly .

• Furthermore, thé oxide formed under a pressure of 15 kg/cm' is undoubtedly more compact
. and adherent than the one formed under a pressure of 1 kg/cm 2 .
• Finally, for practical use, CO2 steel pipes surface hasto be sand blast and pickled . A folio-
wing phosphatation protects it from atmospheric corrosion during assembling, but thes e
• treatments have no influence on the behaviour of these steels heated in CO2 .


1958 '.y 16 page s
s


RAPPORT C .E .A . n° 985
CONF .. 15 fP/1148)

OXYDATION D'UN ACIER ORDINAIRE


CHAUFFE DANS LE GAZ CARBONIQUE SOUS PRESSION

Par

DARRAS, D . LECLERCQ et C . BUNARD

ERRATUM!

Page6, paragraphe 33, dorntêre colonne du tableau ,

Au lieu de : en volume

lire : 0,49 pour cent en volume


OXYDATION D'UN ACIER ORDINAIR E


CHAUFFE DANS LE GAZ CARBONIQUE SOUS PRESSION .

pa r

R . DARRAS -- D . LECLERCQ et C . BUNARD


Commissariat à l'Energie Atomique .

-- BIBLIOGRAPHI E

1 .-- De nombreuses publications traitent de l'oxydation du fe r


et des aciers ordinaires dans l'oxygène ou l'air, mais les rensei-
gnements sont plus limités en ce qui concerne l'action du gaz car-
bonique . De plus, la p lupart des-études ont été effectuées à de s
températures élevées (où ces matériaux ne sont plus utilisable s
-prati quement) et pendant des temps limités sous une pression d e
gaz égale à la p ression atmosphérique .

2 . .. Dans l'oxygène , E .A . GULBRANSEN et R . RUKA (1) indiquen t


qu'il se forme sur lefer un film de FeO recouvert de Fe O 4 ; F e 203
peut également être présent en surface . Cependant chacuAe de ce s
phases montre une variation continue de la teneur en oxygèn ave c
la Drofondeur (2) .

3.- Dans l'air, J . PAIDASSI (3) a étudié micrographiquement .


l'oxydation du fer de 700 à 1200°C, mais pendant une durée limit é
(jusque 30 heures environ) . Il précise l'existence des trois cou-
ches de FeO, Fe O A et Fe 2 0 , dont la croissance a une allure par a-
bolique . Il sigAaie,en outfe, qu'une courte période perturb é
:fixiste au début de l'oxydation' : le régime permanent d'oxydatio n
s'établit au boute d'un temps d'autant plus faible que la tempéra-
ture est plus élevée (1 heure à 700°C) .

4.- D'ailleurs, au-dessus de 200 0 C, les auteurs concluent


généralement, pour le fer, à une cinétique d'oxydation d'allure

A/CONF .15/P/1148
FRANCE -2 -

parabolique dans .les divers milieux oxydants, présentant cependan t


certains écarts p our les très longues durées .

5.- Dans le gaz carbonique, C .B . MARSON, J .W. COBB et H .J . 4

ANGUS (4) ont ex p érimenté un acier ordinaire pendant quelque s


heures à haute température (900 et 1000°C) . "L'écaillage" d e
l'oxyde procède à une vitesse relativement faible, moins impor-
tante que dans la vapeur d'eau ou dans l'air . Ils signalent e n
outre que la présence de 20 % d'oxyde de carbone dans le CO 2 ré -
duit de moitié cette vitesse d'écaillage ; avec 58 % de CO, l'oxy-
dation serait même nulle . Par ailleurs, à 1000 0 C la présence d'hy-
drogène dans le C O 2 accroit la corrosion par suite de la formatio n
de vapeur d'eau .

6.- C . UPTHEGROVE et_D .W . MURPHY (5) ont également étudi é


l'oxydation d'un acier ordinaire dans le gaz carbonique aux tempé-
ratures élevées : de 540 à 1100 0 C . Ce p endant ils signalent que l a
vitesse du gaz influe nettement sur l'écaillage de la couche d'o-
xyde : la perte de poids maximum est observée pour une vitesse d u
gaz de 15 cm/minute environ, puis elle décroît lentement (vitess e
maximum expérimentée : 11m/minute) .

7 .-- K . HAUFFE et H . PFEIFFER (6) ont traité du fer Armco dan s


des mélanges CO/CO 2 . Jusque 900°C, l'oxydation est bien parabo-
lique .

8.- De même S .R . BILLINGTON et B .C . WOODFINE (7) ont étudié '


la corrosion du fer brut de fonderie dans le gaz carbonique ren -
fermant des traces de CO . Il se formerait, en général, l'oxyd e
Fe 3 O A renfermant un peu de carbone provenant vraisemblablement d e
la décomposition du CO . Cependant, l'influence de l'oxyde de car -
bone n'est pas sensible jusque 450°C, température jusqu'à laquell e
on note, en outre, la présence de Fe 2 0 3 dans la couche oxydée .

9.- R .A .U . HUDDLE (8) indique qu'au-dessous de 250 0 C, aucun e


réaction significative n'a lieu dans les gaz oxydants . Au-dessu s
de 250°C, un film protecteur se développe en général . Toutefois ,
sur certains échantillons et au-dessus de 40 0 0 C, on peut observe r
une poudre brun sombre, semi-adhérente, qu'il qualifie de "couch e
veloutée" . L'oxydation suit une loi parabolique pendant les 10 0
premières heures, puis se rapproche d'une loi cubique, c'est-à -
dire que dans la formule :
( y : augmentation de poid s
y n - kt + C, ( k et C : constantes - t : temps .

n est d'abord égal à 2, puis tend vers 2,7, méme dans le cas o ù
l'aspect "oxyde velouté" apparaît . Les vitesses de réaction dan s
l'air et le CO 2 sec sont identiques . En' outre, la présence de va-
peur d'eau réduirait la vitesse de réaction par un facteur 2 ou 3 ,
facilitant le "frittage" de l'oxyde .

10 .- Dans une autre communication, R .A .U . HUDDLE et L .M . WYATT(9)


A/CONF .15/P/1148
FRANCE

confirment ces résultats . Ils insistent encore sur le fait qu e


le gaz carbonique sec est plus corrosif que le gaz humid vis-à -
vis de l'acier ordinaire, et peut parfois produire une "couch e
veloutée brune ; semi-adhérente,qui semble être un produit int r-
médiaire entre le film protecteur, formé à basse température e t
la couche plus épaisse formée à haute température . Cependant, la
loi d'oxydation reste sensiblement cubique, sans tendre vers l a
linéarité . Dans tous les cas, c'est l'oxyde F e 33 0 4 qui se forme ;
ces auteurs ajoutent cependant que la formation de la "couch e
veloutée" n'est pas 2observée sous pression (essais effectués sou s
3,5 ; 7 et 14 kg/cm ), sauf cas isolés .

11 .- Par ailleurs, l'augmentation de poids au chauffag à


400°C varierait entre 0,15 et 1,11 mg/c m 2 /5 mois pour l'acier d e
Calder Hall (à 0,14 % C et 1 % Mn) (10) .

- ESSAISREALISES --

12 - Les essais effectués au C .E .A . ont porté sur la nuan c


d'acier devant constituer les échangeurs et le circuit de refroi-
dissement des piles G .2 et G .3 . Ces parties en acier seront échauf-
fées à une température au plus égale à celle du gaz carboniqu e
sortant des réacteurs, soit 350°C . Le but des essais était don c
de s'assurer, dans ce domaine de température, de la bonne résis-
tance à l'oxydation de l'acier choisi, dont l'analyse est l a
suivante :

P 0,04 % Si :G 0,02 %

S 0,04% Mn 0,4 %

P + S < 0,07 % C < 0,16 %


Fe : le rest e

REACTIONS POSSIBLES •• (figure I )

13 - a) - On peut admettre que le milieu gazeux est toujour s


oxydant, la proportion d'oxyde de carbone étant beaucoup tro p
faible pour qu'une réaction de réduction des oxydes s'établiss e
Rappelons, en effet, que le modérateur en graphite sera porté à
une température au plus égale à 400 0 C ; à cette température, l a
teneur d'équilibre en CO du gaz carbonique en présence de graphi t
est voisine de 0,8 % soul pression atmosphérique et 0,05 % sou s
une pression de 15 kg/cm . En outre,, l'action des radiations n e
doit pas amener une dissociation du CO 2 supérieure à 1 % (11) Mai s
les équilibres ne seront vraisemblablement pas atteints . Enfin ,
la réaction du CO 2 sur les gaines en Mg-Zr est très f aibl e t
très lente (12) ; elle ne doit donc pas, non plus, amener un e
formation de CO considérable .

A/CONF .15/P/1148
FRANCE - --

14 .-- Donc les ré-.c ,__._on s

(1) Fe 3 0 4 + 4C0 = 3Fe + 4CO 2 °G (13) = - 4 100 cal .

(2) Fe 2 0 3 + 3C0 = 2Fe + 3CO 2 AG 7 000 "

(3) FeO + CO = Fe + CO 2 AG 1 80 0

(4) 3Fe 2 O 3 + CO = 2Fe 5 O 4 + CO 2 AG = .'°. 15 900 s

(5) Fe 3 0 4 + CO = 3FeO + CO 2 AG = + 1 400 "

n'interviendront certainement pas e fe e on sensible ; la réactio n


(5) est même thermodynamiquement impossttle .

15 .- Nous verrons, ci-dessous, d'aill e u e e, eue le CO doi t


plutôt intervenir comme oxydant du fer quo c)e1re réducteur de s
oxydes, si l'on compare les AG (réactions 15, 15 et 17) . Nou s
verrons également que le carbone ne peut réez . les oxydes d e
fer à la tellpérature envisagée, mais tend pl0't se former pa r
suite de 3'oeydetion du fer par le CO .

16 . - b) - Les réactions d'oxydation a envisager sont nombreuses .

17 - Tout d'abord, les traces d'oxygène peuvent intervenir :

(6) 3/2 Fe + 0 2 = 1/2 Fe 3 0 4 AG 107 000 cal .

(7) 4/3 Fe + 0 2 . 2/3 Fe 2 O 3 AG - '10 4

(8) 2 Fe + 0 2 = 2 FeO AG - 105 400

18 .- On voit que les variations d'énergie libre mises en je u


dans la formation des trois oxydes sont très voisines et leer fo r
mation préférentielle déïendra beaucoup des conditions de reactio n
(FeO est ceeendant instable au-dessous de 570 0 C, température où.
il commence à se décomposer pour donner Fe 3 0 4 ) (14) .

19 . - Ensuite CO 2 peut oxyder le fer (les réactions 9, 10 et ' l


sont d'ailleurs inverses des réactions 1, 2 et 3) :

( 9) 3/2 Fe + 2CO 2 = 1/2 Fe 3 0 4 + 2C0 AG + 2 050 cal .

(10) 4/3 Fe + 2CO 2 = 2/3 Fe 2 0 3 + 2C0 4 650 n

(Il) 2 Fe + 2CO 2 FeO + 200 AG 3 60 0

4G 12 700 '
(12) 3/2 Fe + CO 2 /c Fe,3 O 4 +

(13) , /3 Fe + CO 2 = C AG iO 200 n

(14) 2 re GO = e() 11 .10 0


2

5— A/CONF .15/P/1148
FRANCE

i
20 . .. On voit que les réactions 9, 10 et 11 avec formation d e
CO sont impossibles, A G étant positif . Par contre, les réaction s
• a
12, 13 et 14 avec d6p8t de carbone donnent lieu à une diminutio n
d'énergie libre appréciable et sont donc probables .

i
21 .-- De meme la présence de faibles teneurs en CO entrai n
certainement une oxydation notable du fer :

(15) 3/2 Fe + 2C0 = 1/2 Fe 3O 4 + 2 C AG = .


. 27 500 ca l

(16) 4/3 Fe + 2C0 = 2/3 Fe 2 0 3 + 2 C AG= - 25 000 "

(17) 2 Fe + 2C0 = 2 FeO + 2C o G = -. 25 900 "

22 .- c) - Autres réactions :

- avec les traces d'azote :

(18) 8 Fe + N 2 = 2 Fe4 N A G = + 9 100 cal .

le nitrure ne peut donc se former .


. le carbure de fer est aussi instable :

(19) 3 Fe + C = Fe 3 C AG = + 2 700 cal .

23 .-- Enfin, l'obtention de carbonate de fer serait vraisem -


blable, par exemple :

(20) 1/2 Fe 304 + CO 2 + 1/2 CO = 3/2 Fe CO 3 A G = -. 22 900 cal .

. Mais ce composé se forme difficilement à partir du fe r


24 . .
et du gaz carbonique sec (15) et se dissocie dès 405°C sous un e
pression d'une atmosphère (16) .

25 . — En résumé, l'oxydation du fer peut donc résulter de s a


réaction avec les traces d'oxygène et d'oxyde de carbone, et bie n
entendu avec le gaz carbonique . Dans ce dernier cas, il y aurai t
aussi dép8t de carbone, la réaction avec formation de CO étan t
impossible . En outre, on devrait obtenir l'oxyde Fe 0 4 q ui condui t
à des diminutions d'énergie libre de réaction légèrement supérieure : ,
par rapport aux autres oxydes FeO et Fe 2 O 3 ; d'a ,ztre part, la for-
mation de carbonate est hypothétique .

•- ECHANTILLONS UTILISES --

26 .-- Ils ont été p rélevés dans des tubes à ailettes d'échan -
geur, en provenance de la Société Babcock et Wilcox . Deux type s
d'échantillons ont été retenus :
1/ — Plaquettes rectangulaires L = 70 mm 1 = 20 mm e = 4 mm
2/ — Demi—tube à ailettes L = 200 mm

A/CONF .15/P/1148 ,
6 -
FRANCE
27„ .e Le dernier type d'éprouvette ne peut être pesé-avec pré ..
vision en raison de son volume important et a été utilisé dans u n
but d'extrapolation purement visuelle des résultats obtenus su r
les petits échantillons .

28 .- Par ailleurs, pour chaque type d'échantillon, 6 états d e


surface (17) ont été considérés :
A - simple dérouillage, sans passivatio n
B - sablage puis traitement au parcolène S ) traitements de passi -
) vation consistan t
C - sablage puis traitement parcodine 120
) essentiellement e n
D - décapage puis traitement parcolène S % une phosphatation .
E - décapage puis traitement parcodine 120 )
F - polissage mécanique jusqu'au papier abrasif 400 .

Le dérouillage est effectué à la parcodine 120 (bain à base d'acid e


phosphorique + mouillant + inhibiteur) et le décapage à la parco-
dine 321 (bain à base d'acide phosphorique + acide chlorhydrique +
mouillant + inhibiteur) .

29 .- Le traitement de passivation au parcolène S est plus lége r


que celui au parcodine 120 (concentration en acide phosphol'iqu e
plus faible dans le bain passivant) .

-» COMP08ITION duGAZCARBONIQUE ..

30 .- Il provient de tubes fournis par la "Car' nique Moderne "


les teneurs maxima en impuretés sont les suivante :
2 T T
02 t N2 A HO
2 s
t

0,46 ' 1,51 ' 0,026 ' 2 g/kg


t t
s soit o,06%* 0,24 % ' 0,003 % ' — en volume '
t t
:-

31 .- Nous n'avons pas purifié ce gaz pour effectuer les essai s


nous plaçant dans des conditions volontairement défavorables pa r
rapport à celles prévues dans la pileG .2, ()il une épuration conti -
nue est projetée .

- MODEOPERATOIR E

320- Les essais ont été effectués dans des autoclaves spéciau x
en acier inoxydable, rigoureusement étanches, dans lesquels es t
assurée une circulation 4e gaz au moyen d'un 2ompresseur "Corblin "
dont le débit est de 5 mqheure sous 15 kg/cm (figure II) . Un e
vitesse linéaire d'environ 0,4 m/seconde est ainsi assurée, d'o ù
un renouvellement rapide du gaz au niveau des échantillons .

7 - A/CONF .15/P/1148
FRANCE

33.- Les tubes-échantillons sont p lacés dans un tube-d e
verre l ip-même engagé dans l'autoclave . Les plaquettes, de surfac e
25 cm 2 , sont suspendues à un berceau en fil d'acier inoxydable .

34.- La mise en pression des autoclaves est effectuée aprè s


trois purges successives à l'aide d'une pompe à p alettes et rem -
p lissage avec du C O 2 frais . Un dispositif de prélèvement de ga z
p ermet de contrôler la p ureté du fluide au début et au cours d e
l'essai ; une teneur en CO 2 inférieure à 99,6 % n'a jamais ét é
observée .

35.- La mesure des tem p ératures est effectuée par un coupl e


chromel-alumel p énétrant dans un doi g t métalli q ue s'engagean t
: .ans l'autoclave jusru'au niveau des échantillons . L'étalonna g
p réalable montre nu•e dans un marne essai la te m p érature des si x
échantillons est définie à ± 1 0 0 au voisinage de 350 et 400°C .

36 . - Cet étalonnage est réalisé en p laçant des couples auxi-


liaires dans des trous p ercés dans les échantillons ; ces couple s
sont ensuite enlevés car ils nuiraient à l'étanchéité de l'auto -
clave dans les essais de longue durée . Ce p endant le couple d e
mesure p lacé dans le doigt métallique est M régulé à une tempéra-
ture s up érieu Pe de 30° à la température d'essai, écart constan t
déterminé au cours de l'étalonnage .

- RESULTATS -

37.- Les p la q uettes-échantillons sont sorties p ériodiquemen t


a p rès refroidissement sous pression, placées en iessiccateur e t
p esées . La p récision des p esées atteindrait ± 0,005 mg/cm 2 , mai s
tenant co m p te des erreurs dues à la manipulation des échantillons ,
la précision de résultats reut être estimée à ± 0,02 mg/cm 2 . L a
courbe de la figure III concrétise les résultats obtenu s

38.- On relève les points suivants :

1/ - A 350 et 400°C, l'oxydation prend un aspect sensiblemen t


linéaire agrès 500 heures de chauffage environ ,

2/ - Pendant les 500 premières heures :


A 350°C, l'oxydation est inférieure à la loi linéaire : l a
p remière couche d'oxyde formée présenterait donc un certai n
caractère p rotecteur ; à 400°C, elle est supérieure à l a
loi linéaire .

On retrouve donc ainsi dans le C O 2 la période initiale pertur -


bée remarquée par J . PAIDASSI dans le cas de l'air, mais s a
durée est plus longue, car la température est plus basse .

3/ - Au bout de 1 .300 heures, l'augmentation de poids moyenne à


400°C est environ double de celle à 350°C . Mais dans les deu x

A/CONY' . .' i`' '- 14


FRAME

cas : les échantillons présentent se-. iblemen.t le meine aspec t


fine couche euper f iciell e, noir t $ grana .e s a . .4 sente ,

4/ - On voit que, pour les 1 .. ues durées d'exposition, la 1 0


abolique n' apara~,s ~isemblabiement parce qu e
courbure de l para c .le boo iq . est très faible, surtout •
. ces basse, te ' ruttures .
F

5/ -9 Les divers tra,rN surface semblent sans influenc e


nette sur l' amp leur ,e " oxydation . Le simple examen visue l
des échantillons avant chauffage fait d'ailleurs apparaîtr e
un état de ur face assez irr calier, vraisemblablement pa r
suite d'une action ,on uniforme des pa.ssivants . De plus, l a
couche passive est certainement altérée au chauffage .

6/ - Aussi bien h 350 qu'à 400 0 C, les échantillons alis présenten t


l'oxydation la plus faible : le polissage réduit en effe t
la surface réelle en limitant les aspérités .

7/ -. L'examen par diffraction électronique est difficile, notam.


ment sur les échantillons sablés, la surface étant trop gros-®
libre . Sur les autres, on peut cependant déceler (18), apr . . s
chauffe . ges une fine couche extérieure de Pe 2 0 3 recouvrant
vraisemblablement l'oxyde Fe30 4 sous-jacent . L'oxyde FeO es t
absenta D'autre part, la présence d'un dépet de carbone es t
tout juste décelable . Cependant aucune carburation de Vi sai r s
manie superficielle, n'a été observée par micrographie .

REMARQUE S

39 -° a) - Sur deux demi-tubes de longueur 20 cm uniquement ,


ayant subi le traitement C et traités h 350°C, la formation d'un
légère couche *d'oxyde Fe 3 04 velouté e de couleur rouille a ét é
observée localement, alors que dans le cas des autres traitement s
tous lee échantillons de chaque groupe présentaient le meine aspec t
sans corrosion notable .

4ß ._ L'apparition de l'aspect *oxyde velout sur des échan-


tillons isolés est en accord avec les observations de HUDDLE et WYAT T
et son origine n'est pas élucidée ; il pourrait etre genant dan s
le cas de surfaces exposées h un violent courant de gaz .

41 b) -- Au chauffage n 350°C et surtout à 400°C, sou s


pression atmosphérique de CO 2 , les augmentations de poids son t
plus importantes que sous 15 atmosphères, notamment au début d e
l'oxydation (figure IV) ; en outre ' la couche oxydée est nettemen t
d couleur rouie et non adhérente ; elle s'écaille très facil --
ment après refroidissement (figure V) . HUDDLE et WYATT ont égalemen t
r marqué cette différence et suggèrent que la pression favoris l e
"frittage" de l'oxyde .

.A/Cow .l5/P/il
FRANCE
t

42 . .m c) - Qu iqu s échantillons comportai nt d s cordon s


p d soudur , 1 s augur ntations d poids sont 14gèr m nt plus 61 vies ,
mais la différence n'est pas significative .

- CONCLUSIO N
-

433 . - Les augmentations de poids observées sont faibl s ,


méme .après 1 .300 heures de chauffage à 350°C . Elles ne perm tt n t
de dégager aucune . influence .favorable ou défavorable du trait -
ment de passivation, dont le but essentiel est d'ailleurs d 'réa -
liser une .protection des pièces métalliques contre la corrosi n
atmosphérique à froid, au cours du stockage et du montage .

44 - En tous cas, l'augmentation de poids la plus important


observée à 350°C (0,364 mg/cm 2 ) dans le cas du traitement C n cor-
respond encore qu'à une épaisseur de 8 microns environ de métal
détruite par oxydation en un an, compte non tenu, il est vrai d
l'influence des radiations et d'une vitesse de circulation du ga z
importante pouvant provoquer un effet d'érosion .

45 .- Enfin, une étude plus poussée serait nécessaire pou r


préciser la nature et l'état de l'oxyde formé sur le métal suivan t
les conditions de chauffage .

A/CONF .15/P/1148
PRANCE - 10 -

BIBLIOGRAPHIE

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(2) G . CHAUDRON et J . BENARD - Bull . soc . chit . p .D 89 (janvie r


février 1949) .

(3) J . PAIDASSI - Revue de Métallurgie n° 8 p . 570 (août 1957 )

(4) C .B . MARSON, J .W . COBB et H .J . ANGUS - Journal of the Societ y


of Chemical Industry p . 61 à 72 (février 1927) .

(5) C . UPTHEGROVE et D .W . MURPHY - Transactions of the ASST


p . 73 à 96 (janvier 1933) .

(6) K . HAUFFE et H . PFEIFFER -- Z . Electrochem . 56 , 390 (1952 )

(7) S .R . BILLINGTON et B .C . WOODFINE - Metallurgia 51, 331, p .21 3


(1957) .

(8) R .A .U .'HUDDLE - AIMME- Preprint 108, p . 23—2 5

(9) J .B .N .E .C . .• Earl Metallurgical problems p . 10 à 12 -


(24 juillet 1956 •

(10) Nucleonics 14, 12, S .14-15 (19 mai 195 6 ) -

(11) R .E . WOODLEY - HW 40 142 (novembre 1955) .

(12) M .L . BOUSSION, R . DARRAS et D . LECLERCQ - rapport MCA no 41 7


(octobre 1957) - Revue de Métallurgie (à paraftre) .

(13)Valeurs thermodynamiques calculées à 350°C d'après KUBASCHEWSK I


and EVANS - Metallurgical thermochemistry - Londres (1956) .

(14) G . CHAUDRON - C .R . 172, 152 (1921) .

(15) PASCAL - Traité de Chimie Minérale - vol . IX p . 854 .

(16) PASCAL - Traité de Chimie Minérale - vol . V p . 187 .


A /CONF .15/P/1148
— 11 — FRANC E

(17) Traitements de surface effectués par la Société PARKE R


1 (immersion dans une solution à base d'acide phosphoriq u

(18) H . FRISBY - Examens effectués au D .M .C .A . - C .S . (C E .A )


A/CONF .15/P/1148
12
FRANCE

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