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Master : CCA M2

Module : Gestion de trésorerie et négociation entreprise-banque

LA GESTION DE TRESORERIE ET LE
RISQUE
Réaliser par :
Encadré par :
AIT OUAZZANE Yassine
M BENGRICH Mustapha
MERZOUGUE Sidmou
OUBAHOU Yassine
Année universitaire: 2019/2020
INTRODUCTION
Le trésorier exerce une fonction vitale pour l’entreprise. En suivant la position de trésorerie au
jour le jour, il s’assure que l’entreprise est en mesure d’assurer l’ensemble de ses échéances,
aujourd’hui et sur les mois à venir. Il prévient ainsi le risque d’illiquidité ou cessation des
paiements grâce à ses prévisions, à la gestion quotidienne et à un reporting de trésorerie. il
surveille également l’évolution des délais d’encaissements clients, d’écoulement des stocks et
de paiement des fournisseurs

Il contribue également au résultat financier en négociant les conditions de taux, en prenant des
décisions d’emprunt ou placement adossées sur des prévisions fiables et par une démarche de
gestion quotidienne en dates de valeur, S’il a en charge la relation bancaire, il doit
communiquer une image positive de l’entreprise aux banquiers dans le but de sécuriser cette
relation

il nécessaire de savoir que la trésorerie de l'entreprise subit aux multiples risques qui sont
susceptibles d'affecter la trésorerie , alors le trésorerie est également responsable de la gestion
de ces risques , il est également au cœur de l’actualité en suivant l’évolution des cours de
change et des taux d’intérêt
Plan
Chapitre I : le cadre conceptuel de base

Chapitre II : les risques financiers associent à La gestion


de trésorerie

Section 1 : la gestion du risque de change


Section 2 : la gestion du risque de taux d'intérêt
Section 3 : la gestion de risque de liquidité et de
contrepartie.

Chapitre VI : Les autres risques associent à la gestion de


trésorerie.

Conclusion
Chapitre I : le cadre
conceptuel de base
La trésorerie

Les emplois stables


Les ressources
Le fond de roulement
stables

Le BFR
Les actif circulant Les dettes
d'exploitation

Le BFR
Le fond de roulement
différence

La différence ====» Trésorerie


Les recettes Excédent les dépenses Un placement

Excédentaire ou positive

Déficitaire ou négative

Les dépenses Excédent les recettes Un financement

La trésorerie : représente l'argent et la liquidité disponible dans la caisse et/ou le compte


bancaire de l'entreprise une fois les recettes sont encaissées et les dépenses sont
décaissées , et qui servent a financer le développement prochain de l'entreprise et son
activité ,
La gestion de trésorerie

Les règlements a recevoir

Cela va permettre de différer en


conséquence un paiement
prévu
❖ La gestion de trésorerie est l’activité consistant à placer les liquidités d’une entreprise dans les
meilleures conditions de rentabilité et de risque.

❖ Son objectif est d’assurer la solvabilité à court terme de la société et de veiller à ce que les niveaux de
trésorerie restent satisfaisants afin qu’elle soit capable de faire face à l'ensemble de ses échéances.

❖ La gestion de trésorerie implique de disposer d'outils de gestion prévisionnels afin d’évaluer le besoin
de financement immédiat et à futur de l'entreprise

❖ Afin d'y voir clair, l’entreprise doit se doter d’un plan de trésorerie. Il permet de réaliser des prévisions
allant du jour le jour et de suivre au quotidien la trésorerie de l'entreprise ainsi les possibilités
d'envisager un placement ou un besoin de financement ,C’est grâce à ces budgets de trésorerie qu’il
est possible de révéler les manques ou les excédents de trésoreries.

attention !!!! : la gestion des risques


Le risque et la gestion des risques

Qu’est ce qu’un risque ?

• Possibilité, probabilité d'un fait, d'un événement considéré comme un


mal ou un dommage;

• Fait de s'engager dans une action qui pourrait apporter un avantage,


mais qui comporte l'éventualité d'un danger;

• Préjudice, sinistre éventuel que les compagnies d’assurance


garantissent moyennant le paiement d'une prime

• Est une perte potentielle suite à un événement ou à une


série d’événements internes ou externes.

Un risque met en relation trois éléments:


✓ Un évènement
✓ sa probabilité d'occurrence
✓ et ses conséquences
Le risque et la gestion des risques

le risque de taux : c’est risque des prêts et d'emprunts, risque que


les taux de crédit évoluent défavorablement

• En cas de prêt : risque que le taux baisse

• En cas d'emprunt : risque que le taux augmente


❖ risque de liquidité : risque sur facilite a acheter ou a vendre un


actif , si le marché n’est pas liquide , il y a un risque soit :

• De ne pas trouver d'acheteur quand vous le voulez vendre

• de ne pas trouver de vendeur quand vous en avez besoin

A contrario il est facile d'acheter ou de vendre un produit courant a


une contrepartie de confiance
Le risque et la gestion des risques

✓ La gestion des risques est une fonction qui s'attache a


identifier et traiter méthodologiquement les risques
relatifs a la trésorier d’une entreprise quelle que
soient la nature ou l'origine de ces risques

✓ La définition d’une politique des risques est l’un des


éléments fondamentaux du pilotage de la trésorerie.
Le trésorerie doit connaître et évaluer en temps réel
l’ensemble des risques auxquels son entreprise peut
s’exposer. Les prévisions de trésorerie sont la
première étape du pilotage, mais sans l’évaluation des
risques, impossible de gérer votre trésorerie.
Chapitre II : Les risques
financiers de gestion de
trésorerie :
La gestion de risque de change

✓ Le risque de change désigne


l’incertitude quant le taux de change
d’une monnaie par rapport à une
autre à court et moyen terme. Il s’agit
du risque qui pèse su la valeur d’une
devise par rapport à une lettre du fait
de la variation future du taux de
change,

Le risque de change est lie aux cours des devises ainsi le facteur temps et
a l'impact sur les prix et les marges
La position de change

La position de change de l'entreprise est un inventaire de toutes les


opérations comptables en devises avec l'étranger. Elle est liée aux
avoirs et dettes de l'entreprise exprimés en devise.

❖ Si le montant des dettes en devise est supérieur au montant des


avoirs dans cette même devise,
Cette situation correspond à des flux futurs négatifs

Dettes Créances
600000 550000
50000
La position de change

Si l’entreprise possède un actif (créance, placement devise) dont le


montant est supérieur au montant des engagements.

Dans ce cas l’entreprise va recevoir des flux futur positif

Dettes Créances

350000 450000

100000
L’identification de risque change

1-Le risque de change de transaction

transaction qui est défini comme le


risque d'enregistrer une perte ou un
gain inattendu lors de la conversion
d'une devise dans une monnaie de
référence, il se décompose en deux
éléments selon la nature des
transactions réalisées :

Le risque de change commercial Le risque de change financier

si l'entreprise effectue des si l'entreprise s'endette, prête en


opérations d'import ou d'export devises, craint une appréciation ou
libellées en devises. une dépréciation de la devise dans
laquelle est libellé son emprunt ou son
prêt.
L’identification de risque change

2- Le risque de change patrimonial 3- Le risque de change stratégique

si la société détient une ou plusieurs Les moyens de gérer ce risque sont


filiales ou des participations à peu nombreux, pas toujours
l'étranger. Une dépréciation de la applicables aux entreprises de petite
devise fait apparaître un écart négatif taille et n'implique pas l'utilisation
de conversion qui vient s'imputer sur d'une couverture.
les capitaux propres du groupe
Section 3 : Les techniques de gestion du risque de change

Les techniques internes

1-Le termaillage 2-Les choix de la monnaie de facturation 3-Les compensations internes

Les techniques externes

1-La couverture de change ferme 2-Le change à terme classique 3-Le swap de devise

4-Les contrats d'assurance 5-Les contrats à terme 6-Les options de change


Les techniques interne de gestion du risque de change
1-Le termaillage

Le termaillage (leading and lagging) consiste à accélérer ou retarder les


encaissements ou décaissements des devises étrangères selon les anticipations
sur l'évolution de leurs cours.

Position de change Anticipation est Anticipation est


de l’entreprise haussière de la devise baissière de la devise
Le tableau qui suit
Accepter un paiement Accélérer le
regroupe l’ensemble des
Longue ( Entreprise plus tardif des paiement des
stratégies possible par exportatrice) créances créances
une opération de terme;

Accélérer le paiement Retarder le paiement


Court ( Entreprise des dettes des dettes
importatrice
2-Les choix de la monnaie de facturation

Le choix de la devise de facturation se pose dès le moment de l’offre


faite au client par l’exportateur. Si la monnaie de facturation adoptée
est la monnaie locale (ou nationale), le risque de change est alors
supporté par l´autre partie contractante.

L’exportateur ou l’importateur connaît exactement le montant à


recevoir ou à payer. Il n’encourt pas de risque de change réel même s’il
reste exposé à des pertes d’opportunité liées à une éventuelle
évolution favorable des taux de change futurs.
2-Les choix de la monnaie de facturation

AVANTAGES INCONVENIENTS
• •
Facturation en monnaie nationale
La risque de change est inexistant: vous Il Ya transfert du risque de change sur l’autre partie
connaissez le montant exact de l’encaissement élément qui peut bouleverser le rapport de force
dès la conclusion du contrat. dans la négociation.

• La facturation en monnaie nationale offre des • La négociation peut s’avérer difficile suite à la
facilités au niveau comptable les opérations méconnaissance du cours de la monnaie de
avec l’étranger sont comptabilisées comme des transaction.
opérations nationales.
• Perte potentielle liée à une évolution favorable de
• L’entreprise peut éviter une réduction la monnaie étrangère qui aurait été choisie pour le
potentielle de sa marge bénéficiaire suite à une contrat.
évolution défavorable des cours de change.
• Une tarification en monnaie nationale est souvent
accompagnée de clauses d’indexation rendant la
protection illusoire.
3-LES COMPENSATIONS INTERNES

Compensation des paiements internationaux:

La compensation multilatérale des paiements internationaux que les groupes de sociétés mettent
en place de plus en plus systématiquement en pratique n’est rien d’autre qu’une extension
de la compensation bilatérale des paiements,

Prenons le cas d’une société française qui vend à sa filiale marocaine des pièces détachées pour
micro-ordinateurs pour un montant d’un million d’euros et qui lui rachète les micro-ordinateurs
assemblés pour 3 millions d’euros;

Avec une compensation bilatérale, l’entreprise française ne livrera que 2 millions d’euros à sa
filiale alors que le mouvement de fonds aurait dû être de 4 millions en l’absence de « netting »

NB: netting est un système de cash-pooling des soldes de trésorerie de plusieurs filiales d'une
même entreprise par exemple qui vise à compenser les dettes et les créances de celles-ci.
Les techniques externe de gestion du risque de change :

Une entreprise réalisant des opérations d’import-export doit établir sa position de change de transactions,

devise par devise et par échéance, afin de déterminer le risque de change supporté pour gérer la trésorerie

devises. Elle doit ensuite décider :

❖ d’éluder le risque en sollicitant des paiements en monnaie nationale ou au comptant ;

❖ de spéculer en considérant alors que le risque est marginal et qu’une couverture serait trop

onéreuse par rapport au risque ;

❖ de se couvrir avec des outils à terme ferme ou des produits optionnels. L’entreprise peut mixer

ces différentes possibilités et moduler sa couverture en fonction de son évaluation du risque .


Les techniques externe de gestion du risque de change :

1-La couverture de change ferme

2-Le change à terme classique

3-Le swap de devise

4-Les contrats d'assurance

5-Les contrats à terme

6-Les options de change


1-La couverture de change ferme
Le change à terme Dit aussi cours forward, ou le produit de gré à gré (banque entreprise) , il

consiste à fixer aujourd’hui le cours d’une devise à acheter ou à vendre de manière irrévocable

avec un tiers Ce type de couverture est très couramment réalisé par les entreprises exportatrices

et/ou importatrices :

❖ l’importateur risquant une hausse du cours de la devise étrangère doit acheter à terme des

devises sur le marché des changes ou à sa banque afin de pouvoir payer sa facture en devises ;

❖ l’exportateur craignant une baisse de cours de la devise étrangère doit vendre à terme des

devises qu’il livrera à échéance puisqu’il doit en recevoir de son client. L’opération se déroule

généralement entre une entreprise et une banque et a pour avantage de figer le cours de la devise
Exemple :

Début février, la société ABC a exporté du matériel aux États-Unis pour 15 000 $
payables à 90 jours. Le cours du dollar américain (USD) est de 10 DH et de 9.95
DH à un terme de 90 jours.
La société craint une baisse de l’USD et vend à terme 15 000 $. Début mai, le
cours de l’USD est à 11 DH . Le cours de l’USD a progressé mais la société
engagée à terme ferme est obligée d’honorer son engagement. Elle encaisse le
montant de la vente à terme des USD :
15 000 × 9.95 = 149 250 DH et livre à la banque les USD que son client lui verse.
2 - L’avance en devise :

L’avance en devises consiste à emprunter des devises au moment de la vente jusqu’à la date de

règlement, déduction faite des intérêts à verser à l’échéance, et à les vendre au comptant contre la

monnaie nationale. L’entreprise effectue donc un emprunt en devises qu’elle remboursera (plus

les intérêts) au moment où son client paiera sa facture. L’avance en devises est donc une avance

de trésorerie.

• Les intérêts du crédit sont réglés au moment du remboursement de l’avance ;

• L'avance en devises constitue donc à la fois un mode de financement et une technique de

protection contre le risque de change.


Exemple :

La société ABC emprunte 15 000 $ à sa banque début février (date de

facturation) pour une durée de 3 mois. Si la banque facture des intérêts au taux

annuel de 3 %, la société perçoit début février :

15 000 $ – (15 000 $ × 3 % × 89/360) = 14 888,75 $. Elle les revend

immédiatement au cours de 10 DH et perçoit ainsi 148 887.5 DH début février.

Début mai, lorsque son client lui règle 15 000 $, elle les reverse à sa banque

pour rembourser son emprunt.


3. Le SWAP en devise
:
Le swap de devises permet de couvrir une position de change. Il porte sur l'échange de capitaux

dans deux devises différentes et pour une période déterminée. On distingue le « swap de

change » et le « swap de devises » :

Swap de change : C’est une double opération de change dont l’une est faite au comptant et

l’autre à terme. Ainsi on aura achat (ou vente) au comptant contre une vente (ou achat) à terme

de la devise.

Swap de devises : C’est l’échange de dettes libellées dans deux devises différentes entre deux

agents économiques. Il faut noter que l’échange des capitaux et des intérêts se fait sur la base

du cours au comptant .
4. Les contrats d’assurance:

L'entreprise peut se couvrir contre le risque de change via des assurances que

proposent des organismes externes. Ces assurances ont pour objet de permettre

aux entreprises exportatrices d'établir leurs prix de vente et de passer des contrats

en devises sans encourir le risque de variation des cours de change.


5. Les options de change:

Il s'agit d'un contrat conditionnel et négociable qui permet de se protéger contre

le risque de change certain et surtout incertain, tout en préservant l'opportunité

de réaliser un gain de change dans le cas d'une évolution favorable du cours de la

devise concernée. Le client paye une prime qui reste acquise pour l’organisme de

couverture correspond au cout d’une assurance contre une évolution défavorable

des cours de change pendant la durée de vie de l’option.


La gestion de risque de taux :

1. Définition :

Il résulte du risque de fluctuation au cours du temps des taux d'intérêt. Il peut

avoir comme conséquences l'augmentation ou la diminution d'une dette, une

rémunération plus importante ou moins importante d'un placement, une plus

ou moins value sur une créance ou un placement.


2. Identification

Le risque de taux concerne les placements et les financements réalisés à taux

fixe ou à taux variable, ainsi que les placements ou les financements futurs.

Les différents cas de figure peuvent être résumés dans le tableau suivant :
Expliquons les trois cas de figure présentés ci-dessus dans le cadre de l’endettement :

❖ une entreprise actuellement endettée à taux fixe court le risque de ne pas pouvoir

bénéficier d’une baisse des taux. Elle continue à supporter le poids des charges financières

au taux négocié alors que le taux du marché est plus faible ;

❖ lorsqu’une entreprise est endettée à taux variable, le risque est alors représenté par une

hausse des taux qui renchérirait le coût de son crédit ;

❖ une entreprise qui prévoit d’emprunter dans 2 mois, pour financer une insuffisance de

trésorerie, risque de supporter un taux plus important à l’issue de ces 2 mois et court donc

un risque de hausse des taux.


3. La mesure du risque de taux d'intérêt

Le risque de taux d’intérêt peut être mesuré par plusieurs méthodes. On peut

citer, entre autres, la méthode des GAPS, le modèle Value-At-Risk, la convexité,

la duration, la sensibilité…

nous nous contenterons de présenter deux méthodes de mesure du risque de taux

d’intérêt à savoir : les taux de la duration et de la sensibilité.


3. La mesure du risque de taux d'intérêt :

1-La duration:
permet de calculer la durée de vie moyenne d’un titre de créance, c’est { dire, la durée
pendant laquelle le détenteur du titre peut récupérer l’investissement initial. De ce fait,
plus la duration est importante, plus le risque de récupération de l’investissement initial
s’élargit.

n : maturité
Fi : Flux
r : taux adossé au titre

2- La sensibilité:
La sensibilité est une notion qui permet de mesurer l’impact de la variation du
taux d’intérêt dans le marché sur le prix d’un titre de créance. La sensibilité est exprimée en
pourcentage Elle est définie par la formule suivante :
4. Les instruments de couverture contre le risque de taux d’intérêt :

Le risque de taux d’intérêt peut être géré en utilisant les produits dérivés de taux. Il

en existe une diversité de produits pouvant offrir soit une protection totale, soit

partielle contre le risque de taux d’intérêt.

Nous pouvons distinguer entre deux familles de produits dérivés de taux : les

instruments fermes et les instruments conditionnels (dits aussi optionnels) .


A- Les instruments fermes :

Les instruments de couverture fermes permettent de se prémunir contre le risque lié à

une opération future ou à une position déjà prise. Ces instruments figent le taux

d’intérêt mais ils ne permettent pas de profiter d’une évolution favorable des taux.

Dans les instruments de couverture fermes nous trouvons le Forward-Forward (terme

contre terme), le swap de taux et le Forward Rate Agreement .


1) Le terme contre terme (forward-forward) :

Le Forward-Forward est un produit dérivé de taux ferme qui permet de se couvrir contre une évolution

défavorable du taux liée à une opération future de prêt ou d’emprunt

2) Le Forward Rate Agreement (FRA):

Le FRA est un produit dérivé de taux ferme, négocié de gré à gré, qui permet de se couvrir contre une

évolution défavorable du taux d’intérêt liée { une opération future, mais qui n’implique pas la banque dans des

opérations bilancielles de prêt et d’emprunt contrairement au Forward Forward.

3) Le swap de taux:

Le Swap de taux est opération bilatérale, de gré à gré, entre deux parties qui s’engagent a s’échanger les flux

d’intérêt de deux opérations de prêt/emprunt , l’une q taux fixe et l’autre q taux variable. L’objectif est de se

prémunir contre le risque de taux suite a des anticipations de l’évolution des taux sur le marché.
B- Les instruments conditionnels (ou optionnels) :

Les instruments conditionnels ou optionnels sont des produits dérivés de taux qui permettent la couverture
contre le risque de taux moyennant le paiement d’une prime. L’avantage des instruments optionnels par rapport
aux instruments fermes, c’est qu’ils permettent de tirer profit d’une évolution favorable des taux sur le marché.
Dans les instruments conditionnels on peut trouver les options de taux d’une part et le Cap, Floor et Collar
d’autre part.
1) Les options de taux ;
L’option de taux représente le droit et non l’obligation d’effectuer une opération de taux (emprunt ou
placement), { une date d’échéance donnée, avec un taux fixé a l’avance et moyennant le versement d’une
prime Outre la couverture contre le risque de taux, l’acheteur de l’option de taux peut bénéficier d’un
mouvement favorable des taux
2) Le Cap, Floor et Collar:
Les Caps, Floors et Collars ont le même principe que les options de taux sauf qu’ils ont des échéances
beaucoup plus importantes que les options et sont plus sophistiqués dans leur pratique.
1) Les options de taux :

L’option de taux représente le droit et non l’obligation d’effectuer une opération de taux

(emprunt ou placement), { une date d’échéance donnée, avec un taux fixé a l’avance et

moyennant le versement d’une prime Outre la couverture contre le risque de taux, l’acheteur

de l’option de taux peut bénéficier d’un mouvement favorable des taux .

2) Le Cap, Floor et Collar:

Les Caps, Floors et Collars ont le même principe que les options de taux sauf qu’ils ont des

échéances beaucoup plus importantes que les options et sont plus sophistiqués dans leur

pratique.
Le risque de liquidité :

est une carence de trésorerie afin de faire face à des besoins de moyenne échéance. Ces

besoins peuvent être des échéanciers de remboursement de crédit, des dettes fiscales ou

sociales ou des dettes fournisseurs. Le risque de liquidité peut s'analyser en tant que risque

d'exploitation, endettement mal maitrisé ou BFR très important.

Le risque client/crédit :

Il est lié à l’éventualité que le client ne soit pas en capacité ou ne soit pas disposé à payer.

Afin de protéger votre trésorerie en anticipant les besoin de recouvrement, voire en

choisissant vos clients.


Chapitre III : Les autres
risques associent à la gestion
de trésorerie :
Budgétisation :

❖ Méconnaissance des objectifs spécifiques;

❖ Non élaboration du budget;

❖ Des informations relatives aux prévisions inexactes, non mise à jour, non disponibles;

❖ Absence de lien entre le budget de trésorerie et les autres budgets;

❖ Le suivi imparfaitement assuré ou non assuré du budget


Encaissements :

❖ Les détournements par manipulation des comptes de recettes;

❖ Des erreurs ou omissions dans l'enregistrement des recettes;

❖ Des malversations ou fraudes;

❖ Difficultés d'assurer un contrôle correct des encaisses;

❖ Difficultés d'exercer un contrôle séquentiel des espèces de caisse;

❖ Existences de bons de Caisse non régularisés correspondant à des prêts déguisés ;


Décaissements :

❖ Détournement par malversation des comptes de paiements;

❖ Erreurs ou omissions dans l'enregistrement des dépenses;

❖ Malversation ou fraude;

❖ Existence de bons de caisses non régularisés correspondant à des prêts déguisés


Contrôle des avoirs en caisse et en banque:
❖ Risque de détournements de caisse non détectés;

❖ Non détection d'écarts de caisse;

❖ Non justification des soldes de caisse;

❖ Lourdeur et perte d'efficacité de la gestion de la caisse;

❖ Risque de collusion entre les responsables des caisses et les contrôleurs;

❖ Risque de détournements d'avoirs en banque et de falsification des états de rapprochement bancaire ;

❖ Risque de maintien dans les états de rapprochement bancaire des montants significatifs en suspens au détriment

de la trésorerie de l'entreprise.
Comptabilisation des mouvements de trésoreries :
❖ Non exhaustivité des enregistrements;

❖ Risque financiers ;

❖ Risque de non détection d'une erreur de banque ou d'un détournement de fonds;

❖ Risque de réserves ou de non certifications des comptes par un commissaire aux comptes ;

❖ Risque de détournements résultant de cumul de fonction de tenue de journaux de caisse

avec celle de tenue de caisse


Suivi des comptes de liaison :

❖ Risque de détournement des montants retirés de la caisse ou de la banque pour

alimenter théoriquement d'autres comptes de trésorerie;

❖ Risque de falsification des comptes de virements par les auteurs du

détournement.
Gestion des comptes bancaires :

❖Erreur d'équilibrage qui consiste à laisser en même temps des soldes débiteurs sur certaines banques et des

soldes créditeurs non rémunérés sur d'autres banques;

❖Erreur de sous mobilisation qui consiste à laisser tous les comptes débiteurs, ce qui génère des frais financiers;

❖Erreur sur mobilisation qui est relative au défaut de paiement ce qui prive l'entreprise à des produits financiers ;

❖Augmentation non maîtrisée des frais financiers;

❖Difficulté de contrôle des conditions bancaires


CONCLUSION
Pour une situation financière sainte les entreprise doivent identifier et gérer toutes

les risques liée a leurs trésoreries.

La définition d’une politique des risques est l’un des éléments fondamentaux du

pilotage de la trésorerie. Le Directeur Administratif et Financier doit connaître et

évaluer en temps réel l’ensemble des risques auxquels son entreprise peut

s’exposer. Les prévisions de trésorerie sont la première étape du pilotage, mais sans

l’évaluation des risques, impossible de gérer votre trésorerie Les techniques de

gestion des risques de taux d’intérêt et de change restent innovateur au Maroc.


MERCI POUR
VOTRE ATTENTION

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