Vous êtes sur la page 1sur 18

Qualité d’eau

I. Nature des rejets et leur impact :

L’eau polluant (industrie) :


Superficielles ou Souterraines

En contact avec : soit : les rejets : peut étre :


Gz, Liq, Sold dissoute ou dispersé continue ou discontinue récupéré non récupéré

Tableau 1 : Nature des rejets et leur impact


Types de pollution Impact sur le milieu naturel
Pollution insoluble
Phase polluante solide (minérale et/ou
organique) : sub sold
-débris grossiers Nuisances esthétique
-matiéres en suspension Dépôt de sédiments
-matiére non colloidales Diminution de la photosynthése
-matiére colloidales
Phase polluante (organique) : sub liq
-non dispersée Diminution des transferts d’oxygéne
-dispersée (émulsion)
Pollution soluble
Pollution de nature minérale :
-acidité ou basicité Toxicité aigue enttrainent une mortalité rapide
-Oxydants ou réducteurs (Cr, CN, sulfures)
-Sels toxiques (métaux lourds Cu Pb Zn Cd) Toxicité différée par bioaccumulation (trouble du métabolisme
-forme minérales de l’azot (ammonium, nitrites, des éspéces)
-Eutrophisation :prolifération surabondante d’algues, toxicité
nitrates) et du phosphore (phosphates)
Pollution de nature organique : -Consommation de l’O dissous (mortalité des poissons par
-biodégradable asphyxie)
-non biodégradable -Contamination des chaines trophiques
-formes organiques de l’azote (urée) et du P -Eutrophisation (déséquilibre de l’ecosystéme, altération de la
-Substances toxiques (phytosanitaires, qualité d’eau)
hydrocarbures polycyclique Ar composés phénol) -Toxicité a long terme (troubles de la reproduction des espéces)
Pollution thermique Diminution de l’O disous, modification de l’écosystéme
Pollution microbioloqique Présence de germes pathogénes et de virus, dangereux
pour l’homme et les animaux (épidemies)

II. La dépollution des industries :

Deux types d’actions sont possibles avant ou après la pollution pour la dépollution :

 Actions préventives de la lutte contre la pollution : pour la non-pollution, nous


commençons à prévenir par :
- Des réaménagements internes, restructuration, séparation des réseaux et recyclage
- Des modifications du processus de fabrication et de procédés « propre »

1
Qualité d’eau

‫ مع تلويث أقل‬، ‫ إلنتاج أفضل‬، ‫ من الضروري دمج القيود البيئية في أداة التصنيع‬، ‫في الواقع‬

 Actions curatives : traitements des rejets industriels :


Ces rejets polluants sont des mélanges de composition hétérogène des matières organiques et
minérales à l’état insoluble ou en dissolution à un caractère toxique plus ou moins marqué.

Les traitements de pollution :


- Le premier stade est la Prétraitements: consistant en un certain nombre d’opérations
mécaniques et physiques (dégrillage, dessablage, déshuilage...) destinées pour
l’élimination de la pollution insoluble (solides en suspension plus ou moins finement
dispersés, liquides non miscibles à l’eau)
- puis de traitements physiques ou physico-chimiques : de coagulation et floculation
assurant une séparation solide-liquide avec pour objet une clarification plus ou moins
poussée des rejets.
- traitements tertiaires traitements par voie biologique : assurer la dégradation de la
pollution organique biodégradable qu’elle se trouve à l’état colloïdal ou en dissolution.
Dans le but d’éliminer les substances nutritives à base d’N et P responsables de
l’eutrophisation, de réduire la pollution non biodégradable (DCO « dure ») ou de
limiter la pollution microbiologique en réalisant une désinfection finale.

Ces procédés est du type aérobie ou anaérobie « parfois » (pour la dégradation des
pollutions très concentrées), peuvent utiliser des cultures bactériennes libres en suspension
dans l’eau ou fixées sur un support.

Un traitement de surface génèrent des rejets acides et ou basiques qui renferment des
substances solubles essentiellement minérales à caractère toxique (cyanures, chromates,
métaux lourds). Leur élimination sera assurée soit par des traitements d’oxydoréduction et
de précipitation chimique soit par des méthodes de séparation et concentration utilisant
l’échange d’ions ou des techniques membranaires (comme l’osmose inverse).

Les procédés d’épuration ‫ معالجة النفايات‬des rejets industriels conduit à des suspensions
aqueuses ou des boues de déchets volumineux .

Il convient tout d’abord :


— d’assurer la stabilisation des boues et que n’a pas de caractère fermentescible.
— puis de réaliser leur réduction de volume (par épaississement et déshydratation mécanique)
afin de faciliter leur manutention et leur élimination finale.

1 Caractérisation des eaux résiduaires industrielles :

1.1 Nocivité et effets de la pollution sur les milieux naturels :

Les eaux résiduaires industrielles (ERI) sont des mélanges hétérogènes comprenant :
— des matières à caractère minéral ou organique : entraînées par le courant liquide sous
forme de composés insolubles.
— des composés en dissolution dans l’eau (pollution soluble).

2
Qualité d’eau

1.1.1 Pollution insoluble (phase polluante solide ou liquide voire mixte)


 La pollution particulaire est constituée par des matières en suspension, grossières
décantable.
 Finement dispersées ou à l’état colloïdal.
La pollution particulaire sera à l’origine :
— favorisant les inondations ;
— mortalité des poissons;
— augmentation de la turbidité de l’eau, gênant le phénomène de photosynthèse.
 La pollution par une phase liquide insoluble (huiles, graisses, hydrocarbures), une
diminution des transferts d’oxygène atmosphérique.

Des particules < 0.1 nm: dissoutes


Des particules 1nm-1um: colloidales
Des particules >1um: limons, pollens, sable

1.1.2 Pollution toxique : la toxicité résulte d’un ensemble de phénomènes des substances
néfastes pour le développement normal des organismes vivants.
Ces micropolluants est dangereux c’est requièrent ces caractères :
— la toxicité ;
— la bioaccumulation ;
— la rémanence ;
 Caractère minéral :
- métaux lourds toxiques : mercure, cadmium, nickel, cuivre, zinc, chrome, etc. ;
- cyanures, arsenic, sulfures, etc. ;
- produits présentant une acidité ou une basicité élevées.
 Caractère organique : produits phytosanitaires, pesticides, hydrocarbures polycycliques
aromatiques, composés phénols

Certaines substances présentent une toxicité aiguë : cyanures et des chromates ou toxiques à
long terme

1.1.3 Pollution organique : non toxiques par elles-mêmes, mais dont la dégradation par
voie bactérienne consommera l’oxygène dissous dans le cours d’eau en entraînant la
mort des poissons par asphyxie et le développement de fermentations anaérobies
(putréfactio).
Des matières organiques arrive à la suite de transformations physiques, chimiques et
biologiques à se débarrasser spontanément des éléments nocifs qu’elle contient. C’est le
phénomène de l’autoépuration.

La destruction des matières organiques se traduit par une minéralisation donnant naissance à
des produits oxygénés tels que H2O, CO2 ou NO3 la présence de l’O et la T.

La multiplication et l’activité microbiennes. L’évolution des matières organiques, dans une


eau usée, s’effectue en 2 phases :

3
Qualité d’eau

■ La première phase oxydation carboné A 20°C demande première en oxygène en trois


semaines. La décomposition des protéines lente en 10 jours à 20 °C.
■ La deuxième phase, Nitrification : la minéralisation de l’azote organique, qui effectuée lors
la dégradation des protéines est avancée et à la présence d’oxygène, après 20 jours. Les
bactéries assurent cette minéralisation procèdent en deux étapes :

— oxydation de l’azote organique ou ammoniacal en nitrites sous l’action de bactéries : 2


NH3 + 3 O2 → 2 NO2H + 2 H2O
— oxydation des nitrites en nitrates: 2 NO2H + O2 → 2 NO3H

‫االكسيجين المستعمل في االكسدة يتم تعويضه من المحيط و المياه تستبدل لوجود الشالالت‬

La qualité biologique d’une eau sera donc définie par la quantité d’oxygène qu’elle
contient.

Les protéines et les déchets alimentaires qui s’accumulent subir a un processus de


décomposition anaérobie formé des composés réducteurs sulfurés ou phosphorés qui rendent
le milieu toxique.

L’enregistrement du taux d’oxygène dissous le long d’un cours d’eau, à l’aval d’un
déversement d’eaux usées, résultant deux courbes composantes :
— la courbe de consommation de l’oxygène dissous ;
— la courbe de réaération ou de réoxygénation, par dissolution de l’oxygène de l’atmosphère
et par photosynthèse.
Le pouvoir autoépurant de la rivière modifier ces composants ; le point critique donne une
indication des besoins en oxygène du cours d’eau.

Courbe d’oxygénation
en sac

1.1.4 Pollutions azotées et phosphorées :


Les rejets plus ou moins riche de l’azote (engrais) et le phosphore (laveries industrielles) sont
à l’origine des phénomènes d’eutrophisation, c’est-à-dire du développement et de la
prolifération excessive d’algues et de plancton dans les récepteurs constitués par les lacs et
rivières à faible débit.
L’eutrophisation perturbe l’équilibre biologique du milieu aquatique et la possibilités
d’utilisation c’est eau à des fins de production d’eau potable.
L’augmentation du pH de l’eau, l’ammoniaque se transforme en gaz ammoniac dissous,
toxique.
Dans le sang, les nitrites ont la faculté de se fixer sur l’hémoglobine et de bloquer l’échange
d’oxygène.

4
Qualité d’eau

2 Mesure et contrôle de la pollution industrielle

Une connaissance exacte de la production polluante assurer la maîtrise et une meilleure


gestion de la pollution émise au sein de l’usine et se fait par un l’évaluation quantitative de la
pollution :
— le prélèvement d’un échantillon représentatif;
— la détermination de la concentration (exprimée en mg/L);
— la mesure des débits horaires(h) et/ou journaliers dans de bonnes conditions, en vue du
calcul des flux ou le débit massique en mg/h (/j) =débit volumique l/h*concentration mg/l

2.1 Prélèvement. Échantillonnage. Conservation des échantillons

L'échantillon doit être représentatif de la qualité de l’effluent considéré, pour cela le


prélèvement est en continue pour collecte d’échantillons moyens journaliers ou horaires ou
bihoraires si on veut saisir les variations de la pollution sur la journée. il se fait de manière
automatique (par pompes péristaltiques, aspiration par dépression ou pompes à membrane)

L'échantillonnage est se fait dans des multiflacons (12 à 24) ou monoflacon et devront être
conservés en glacière (entre 0 et 4°C) pour éviter des réactions chimique ou biologique
(développement de bactéries).

2.2 Paramètres de la pollution

Les polluants sont de caractère différents ce qui compliquer le choix de l'analyse adéquat,
l’analyste procède toujours à des mesures de pollution en deux étapes successives :
- 1 à l’aide de critères globaux qui font abstraction des différences existant entre les sources
de pollution ;
- 2 par des critères plus spécifiques déterminés par la nature de l’organisme polluant
(caractère toxique)
Les paramètres de mesure de la pollution :
 Par connaissance des caractéristiques ou grandeurs physiques
Permis les paramètres globaux pour effectuer l’analyse
— pH (acidité, basicité) ;
— température ;
— salinité, minéralisation (par des mesures de conductivité) ;
— oxygène dissous ;
Pour les matières en suspension totales (MEST), on distingue :
— d’une part les matières en suspension décantables en 2 h et les matières en suspension non
décantables (fraction colloïdale) on utilise le conne de démof pour calculer les matières en
suspension après 2 h ;
— d’autre part, les matières en suspension organiques et minérales (calcination à 550 °C).

 Par évaluation de la pollution par des substances organiques


Une mesure globale par mesure la quantité d’oxygène nécessaire à les oxyder.
— la DCO ou demande chimique en oxygène (mg O2/L) la concentration de l’oxygène
nécessaire (consommer) pour oxyder toute la matière organique présent dans l’eau (par
oxydation au bichromate de potassium en milieu sulfurique 2h) ;
— la DBO5 ou demande biochimique en oxygène (mg O2/L) la quantité d’oxygène
consommée par les bactéries pour oxyder biologiquement les matières organiques 40℅
biodégradable (incubation à 20 °C et à l’obscurité après un laps de temps de 5 jours);

5
Qualité d’eau

— le COT (ou Carbone Organique Total) donne une indication sur la charge organique
d’une eau. COT est la CT (provenant du CO2 mesurer lors de l'oxydation de matière
organique par combustion catalytique a haute T) moins CM minérale ( de bicarbonates et gaz
carbonique dissous dans l'eau).
Si le rapport DBO5/DCO de valeurs supérieures à 0,25-0,3 l'eau nécessite un traitement
secondaire.

 Évaluation de la pollution azotée et phosphorée à l’origine de l’eutrophisation


Les éléments nutritifs contenus dans ERI sont :
— l’azote total Kjedahl (NTK) qui mesure la pollution azotée relative à l’azote organique et
ammoniacal NH3 ;
— l’azote global (NGL) : les formes oxydées de l’azote (à savoir l’azote nitreux NO2- et
nitrique NO3-) ;
— les dérivés du phosphore (composés organiques phosphorés ‘industrie’ et  phosphates
‘détergent’) déterminés globalement par le phosphore total (PT).

Les méthodes d’analyses  : techniques d’analyse par colorimétrie, ionométrie « NTK OU


NGL » ou chromatographie ionique « PT ».

 Évaluation de la pollution toxique (souvent à l’état de trace)


● Un tests généraux permettant la mise en évidence d’une activité toxique :
— tests de toxicité sur un matériel vivant;
— test microtox utilisant des bactéries marines luminescentes pour lesquelles on détermine la
diminution de la lumière émise sous l’action de diverses substances toxiques ;
— test algal basé sur l’inhibition de la croissance d’une population d’algues vertes.
● Si ces tests sont positifs, on recherche et on identifie les divers composés par les techniques
instrumentales :
— pour la micropollution minérale, on dose les métaux lourds par exemple, par
spectrophotométrie d’absorption atomique ou d’émission à plasma ;
— pour la micropollution organique, on utilise des techniques de chromatographie en phase
gazeuse ou liquide couplées éventuellement à un détecteur de masse, pour identifier et
quantifier des composés toxiques divers (phénols, pesticides, hydrocarbures aromatiques
polycycliques, produits organiques aromatiques, phosphorés, soufrés, etc).
3 Chaînes ou filières d’épuration

3.1 Principales filières de traitement des eaux résiduaires industrielles

L’installation de traitement centralisée des rejets industriels, les modes d’épuration de la


pollution organique des eaux résiduaires industrielles.
3.1.1 Traitements préliminaires
— la rétention par dégrillage automatique et tamisage les matières volumineuses;
— l’opération de dessablage assurant l’élimination des particules grossières et de forte
densité par décantation.
— l’élimination des produits insolubles de faible densité (huiles, graisses hydrocarbures)
par flottation pour dégraissage et le déshuilage des rejets ;
— la neutralisation qui a pour objet de rectifier le pH d’effluents trop acides ou trop alcalins;
— pour bon nombre de rejets industriels, l’assurance de l’homogénéisation de composition
au niveau d’un bassin tampon de tête, ce qui permet d’écrêter les variations du débit
hydraulique et d’assurer si nécessaire une préneutralisation ;
— enfin, le refroidissement est quelquefois nécessaire pour protéger une épuration
biologique ou satisfaire les normes de rejets.

6
Qualité d’eau

3.1.2 Traitements physico-chimiques


Ces traitements assurent la séparation physique des insolubles solides et liquides de l’eau avec
pour objectif une clarification plus ou moins poussée des rejets.
Les matières en suspension que l’on peut habituellement éliminer par décantation font
classiquement l’objet du traitement primaire.
Une clarification globale des rejets nécessite l’élimination complète de la pollution colloïdale
et finement dispersée, qui ne peut être obtenue que moyennant l’utilisation de réactifs
chimiques lors d’un traitement physico-chimique qui implique la mise en œuvre d’une
coagulation-floculation en amont d’une séparation solide liquide.
3.1.3 Traitements biologiques
Les techniques d’épuration biologique reposent sur les conditions qui permettent aux flores
bactériennes de se développer et d’assurer la dégradation des matières organiques polluantes
(biodégradabilité), qui sont ainsi éliminées dans la mesure où elles servent d’aliments aux
bactéries aérobies ou anaérobies.
Les procédés de la dépollution des rejets industriels sont :
1- Traitements biologiques aérobies est la plus courent utilisant:
— Une culture bactérienne libre en suspension dans l’eau à traiter (épuration par boues
activées, lagunage naturel et aéré) ;
— Une culture bactérienne fixée sur un support (épuration par lits bactériens, par
biodisques ou par biofiltration).
Une correction de la teneur en phosphore et/ou azote doit souvent être pratiquée ;
— les sels minéraux concentrées peuvent perturber le bon fonctionnement de l’épuration
biologique ;
— maintenir le pH et de la température à des valeurs constantes ;
— les polluants organiques des ERI présentent des biodégradabilités et des taux de
biodégradation très variables et participent ainsi à la DCO « dure » de l’eau traitée. la stabilité
et l’efficacité de l’épuration biologique des ERI plus lentes à la dégradation des ERU (eaux
résiduaires urbaines)
L’élimination de la pollution organique concentrée biodégradables (agroalimentaire) se fait
par des procédés d’épuration anaérobie de méthanisation en assurant une élimination de la
pollution organique carbonée de 70 à 85 %, leurs avantages :
— faible consommation d’énergie pour les besoins du procédé ;
— faible production de boues biologiques en excès (5 fois moins que pour un traitement
aérobie) ;
— et surtout, récupération d’un biogaz (à 70 % de méthane) pouvant être utilisé
industriellement comme source d’énergie.
3.1.4 Traitements tertiaires ou de finition
Deux objectifs différents :

— l’amélioration des performances paramètres classiques, la DBO5 et DCO par des


procédés biologiques de finition par lagunage et biofiltration ou d’un traitement
d’adsorption sur charbon actif; ou des matières en suspension totale MEST par filtration sur
sable. (exp)

— l’action spécifique sur des paramètres qui ne sont que peu ou pas touchés par les
traitements classiques, par exemple :

7
Qualité d’eau

• élimination des éléments nutritifs (azote et phosphore) responsables de l’eutrophisation, par


des traitements biologiques (nitrification et dénitrification de l’azote) ou physico-chimiques
de finition (postprécipitation du phosphore),
• réduction et limitation de la pollution bactérienne, par des procédés de désinfection
utilisant des bactéricides (agents chlorants et ozone) ou des rayons UV,
• élimination plus ou moins poussée de la DCO soluble non biodégradable et, plus
particulièrement, de la coloration des ERI par des techniques d’oxydation diverses
(utilisation de l’oxygène à haute température et sous pression, ozonation, action de l’eau
oxygénée H2O2), des procédés d’adsorption (charbon actif), voire des techniques de
séparation membranaire (ultrafiltration, osmose inverse...).

4 Opérations unitaires
4.1 Prétraitement :
4.1.1 Objectifs de l’égalisation
Amortir les fluctuations dans le temps (joue un rôle de tampon), qui sont préjudiciables au
bon fonctionnement du procédé:

 débit (ex. variation)


 DBO, COT
 composés toxiques
 Empêcher les à-coups brutaux de charge et de débit
 Profiter de la neutralisation partielle, spontanée entre les composants
 Assurer une alimentation continue du système, même si l’effluent arrive en discontinu
 Distribuer les charges rejetées à l’égout de façon plus uniforme
 Réduire le risque d’envoyer au système des eaux trop toxiques

4.1.2 Dégrillage: permet de,

• Protéger la station contre l'arrivée intempestive de gros objets susceptibles de


provoquer des bouchages dans les différentes unités de l'installation,
• Séparer et d'évacuer facilement les matières volumineuses charriées par l'eau brute, qui
pourraient nuire à l'efficacité des traitements suivants, ou en compliquer l'exécution.

L'opération peut être plus ou moins efficace, en fonction de l'écartement entre barreaux de
grille; on peut distinguer :

• Dégrillage fin, avec écartement de 3 à 10 mm,


• Dégrillage moyen, avec écartement de 10 à 25 mm,
• Prédégrillage, avec écartement de 50 à 100 mm.
4.1.3 Dessablage :
Le dessablage a pour but d'extraire des eaux brutes les graviers, sables et particules plus ou
moins fines

L'étude théorique du dessablage se rattache à celle des phénomènes de sédimentation en chute


libre mettant en jeu les formules de Stokes (en régime laminaire), de Newton (en régime
turbulent) et d'Allen (applicable au régime transitoire).

8
Qualité d’eau

Exemple 1. Est-il possible de collecter une particule ayant un rayon égal à 0,10 mm et une
densité de 2,65 dans un dessableur long de 13,5 m si le débit moyen de l'eau est de 0,15 m 3/s,
la largeur de la chambre est de 0,56 m et la vitesse horizontale est de 0,25 m/s? La
température de l'eau usée est de 18 °C.

Solution. Avant de calculer la vitesse de sédimentation terminale de la particule, on doit


trouver la densité de l'eau à 18°C. D'après le tableau 1, la densité est de 998,599 kg/m 3. On
utilisera 1 par approximation. D'après le même tableau, la viscosité est de 0,001053 Pa.s. En
utilisant un diamètre de particule de 0,20 x 10-3 m, on peut calculer la vitesse de sédimentation
en utilisant l'équation de Stokes :
2
gd ( ρs −ρ ) 9 , 80 m/s 2 x ( 0,2x10-3 )2 m 2 x ( 2 , 65−1 ) kg m -3 −2
v s= = =3 , 41 x 10 m/s, ou environ 34 mm/s
18 µ 2 2
18 ( 0 , 00153 ) ( kg⋅m/m ⋅s ) ( s )

Avec un débit de 0,15 m3/s et une vitesse horizontale de 0,25 m/s, la section de l'écoulement
0 ,15
Ac= =0,60 m 2
est : 0 ,25

La profondeur de l'écoulement peut être estimée en divisant la section de la chambre par sa


0,60
h= =1 ,07 m
largeur : 0,56

Si notre particule pénètre dans la chambre de déssablage à la surface du liquide, elle mettra
1,07
t= =31,4 s
h/vs secondes pour atteindre le fond : 0,0341

Du fait que la longueur de la chambre est de 13,5 m et sa vitesse horizontale est de 0,25 m/s,
13 ,5
t= =54 s
le liquide séjournera dans la chambre un temps : 0 ,25

Par conséquent, la particule sera captée par la chambre de dégrillage.

Exemple 2. Un dessableur est conçu pour éliminer les particules ayant un diamètre de 0.2
mm, une densité de 2.65. La vitesse de sédimentation de ces particules est comprise entre
0.016 et 0.022 m/s. La vitesse horizontale est de 0.3 m/s. Calculer les dimensions du
dessableur pour un débit maximal d'eaux usées de 10000 m3/j.
Solution
1. Supposons que la section est rectangulaire avec une hauteur égale à 1.5 x la largeur.
As = w x 1.5w = 1.5 w2 = Q/vh = 10000 m3/j x (s/0.3 m) x( j/1440 min) x (min/60) = 0.39 m2
w = 0.51 m et D = 0.76 m
2. En supposant une vitesse de sédimentation de 0.02 m/s, le temps de séjour des particules
est: ts = D/vh = 0.76 m/(0.02 m/s) = 38 s
3. Déterminons la longueur: L = ts x vh= 38 s x 0.3 m/s = 11.4 m
Les dimensions du dessableur sont donc: w = 0.51 m; D = 0.76 m; L= 11.4 m

9
Qualité d’eau

4.2 Traitement primaire


4.2.1 Décantation :
L'eau usée peut contenir des solides organiques en suspension, une partie peut être éliminée
par l'effet de la pesanteur dans un bassin de sédimentation (décanteur). Ces bassins peuvent
être circulaires ou rectangulaires, possèdent une profondeur de 3,5 m et retiennent l'eau pour
des périodes de 2 à 3 heures. La boue est éliminée du décanteur par des racleurs mécaniques
et des pompes. Les huiles et les graisses étant généralement plus légères que l'eau tendent à
remonter en surface. L'évacuation est effectuée par déversement pour l'huile et par raclage
pour les graisses.
L'équation de Stokes ne peut caractériser les bassins de sédimentation primaire car les flocs
changent constamment de taille et de forme et lorsque l'eau est piégée par le floc, la densité
spécifique n'est plus constante.
Environ 50 à 60% des SS et entre 30 à 35% de la DBO5 peuvent être éliminés dans le
décanteur primaire.

4.2.2 Concepts de la décantation


Décantation à flux horizontal (Fig. 2)
Soit un décanteur rectangulaire de longueur L et de section verticale S (où H est la hauteur
d'eau et l la largeur), traversé uniformément par un débit Q.
- la vitesse d'une particule entrant dans le bassin à son niveau supérieur a deux composantes :
Vl : vitesse horizontale du fluide égale à Q/S,
Vo : vitesse verticale limite donnée par la loi de Stokes.
Temps de chut stoks < temps de séjours de l’eau
Cette particule est retenue dans le bassin si :
Vo/H > Vl/L = Q/(H x l x L) Soit Vo > Q/ SH = VH
SH=surface horizontale du bassin
VH= vitesse de Hazen (ou charge hydraulique superficielle).
Il est à noter que VH est indépendant de la profondeur du bassin. Toutes les particules ayant
des vitesses de sédimentation supérieures à VH seront théoriquement éliminées. Toutefois, si
l'alimentation en eau est répartie sur toute sa hauteur, une partie des particules ayant une
vitesse de décantation V inférieure à la vitesse de Hazen sera aussi retenue dans le rapport
V/VH. Dans un décanteur à flux vertical, ces particules ne seraient pas retenues.
Théoriquement, à surface horizontale égale, un décanteur à flux horizontal, permet donc la
séparation d'un plus grand nombre de particules.

Fig. 2. Schéma de la décantation à flux horizontal

Exemple 3. Un bassin de sédimentation possède une charge superficielle de 17 m3/m2.j et on


souhaite éliminer les particules ayant des vitesses de chute égales à 0,1 mm/s, 0,2 mm/s et
1 mm/s. Quel est le pourcentage d'élimination pour chaque particule dans un décanteur idéal?

10
Qualité d’eau

Solution:
a. vs = 0,1 mm/s
On doit d'abord convertir la charge superficielle en unités compatibles :
17 m3/m2.d = 17 (m/d) x (1000 mm/m)/(86400 s/j) = 0,2 mm/s
Puisque vs < v0 pour vs = 0,1 mm/s, seule une fraction des particules sera éliminée : P =100
(0,1)/(0,2) = 50%
b. vs = 0,2 mm/s, P =100%
c. vs = 1 mm/s
Ces particules ont une vitesse vs > v0 et p = 100%

Les boues doivent être éliminées avant que les conditions anaérobies ne se développent. Si les
boues commencent à se décomposer des bulles de gaz seront produites, adhéreront aux
particules solides et les entraîneront à la surface. Cela réduit la solidité de la boue et
complique l'opération de raclage. Les boues doivent être mises dans la trémie dans les 30 à 60
minutes après qu'elles se soient déposées.

La quantité de boues récoltée par décantation dépend de plusieurs facteurs dont la


concentration de l'effluent, l'efficacité du décanteur et les caractéristiques de la boue (densité,
teneur en eau, etc.). Le rendement d'élimination des bassins de décantation dépend de la
charge hydraulique superficielle comme indiqué dans la Figure 4. Le rendement d'élimination
moyen des SS de systèmes bien exploités devrait être de l'ordre de 50-60%. DBO

Tableau 5. Critères de design des bassins de décantation primaire

11
Qualité d’eau

Exemple 4. Conception d'un décanteur primaire. Une station d'épuration d'EUU traite un
débit moyen de 5000 m3/j avec des pics de l'ordre de 12500 m3/j. Calculer un décanteur
primaire capable d'éliminer environ 60% des SS au débit moyen.

Solution:
1.D'après la Figure 4, une charge superficielle de 35 m3/m2.j devrait permettre d'obtenir un
rendement d'élimination de 60%. La surface requise est :
( 5000 m 3 / j ) /( 35 m 3 /m2 . j ) =143 m 2
2.En utilisant un bassin circulaire, le diamètre est :
1/2 1/2
4A 4 x 143
d= ( ) (
π
=
3, 14 ) =13,5 m
1. En admettant que la hauteur du bassin est de 3 m, le volume de ce dernier est :
143 x 3=429 m 3
et le temps de séjour au débit moyen est de :
3
429 m
=0 , 09 j=2,06 h
5000 m 3 / j
2. Au débit maximal, la charge superficielle devient égale à :
12500 m 3 / j
=87 m/j
143 m 2
et le temps de séjour correspondant est de 50 minutes (un peu bas). D'après la Figure 4,
l'efficacité d'élimination des SS descend à environ 38% lorsque le débit est maximal.

Figure 3. Elimination partielle des solides dans un bassin de décantation idéal.

12
Qualité d’eau

Figure 4. Rendement d'élimination des solides en suspension et de la DBO en fonction de la


charge superficielle

5 Boues activées
5.1 Croissance et consommation de substrat
La relation entre la croissance cellulaire et la consommation d'un substrat est illustrée à l'aide
d'un réacteur batch. Une quantité de substrat dans un milieu nutritif met avec une culture de
micro-organismes. S la quantité de substrat soluble (mg/L), la vitesse d'utilisation de ce
substrat dS/dt et la vitesse de croissance dX/dt la Figure 5.

Il y a 4 segments distincts de la courbe de croissance:

Segment 1 phase de latence: les micro-organismes s'acclimatent à leur environnement et aux


nutriments apportés (substrat).

Segment 2 phase de croissance logarithmique : La croissance maximale a lieu donc à une


vitesse logarithmique, une fois la croissance entamée, elle progresse assez rapidement, la
vitesse de reproduction est exponentielle :
N=2n−1 (8 )
où N est le nombre d'organismes produits après n temps de régénération.

Segment 3 la phase stationnaire: la production de nouvelles cellules est compensée par la


mort cellulaire et la respiration endogène.

Segment 4, la respiration endogène et la mort deviennent prédominantes et la biomasse


diminue s'approchant de façon asymptotique de zéro.

Figure 5. Croissance de la biomasse et consommation du substrat

Equation de Monod. Dans la phase de croissance logarithmique, la biomasse augmente


comme suit:
dX
=μX (9)
dt
où dX/dt = la vitesse de croissance de la biomasse (mg/L.t)
X = la concentration de la biomasse, mg/L
µ = la constante de vitesse de croissance spécifique (t-1) (masse de cellules produites/masse
de cellules présentes par unité de temps)

En admettant que X0 représente la concentration de biomasse à t = 0, l'intégration de


l'équation (9) donne:
lnX = ln X0 + µt ln(X/X0) = µt X=X0 exp (µt) (10)

13
Qualité d’eau

l'équa (10) : taux de croissance exp il est applicable si il n'ya pas de changement de la
composition de la biomasse ou des conditions environnementales (une culture batch)

Les vitesses de dégradation de substrats et de croissance de la biomasse peuvent être décrites


de manière satisfaisante par l'équation de Monod, établie pour la croissance de souches pures:

dX SX
=µ max (11 )
dt S +Ks

où S est la concentration en substrat, µmax le taux de croissance maximale, Ks la constante de


Michaelis-Menten.

La vitesse de croissance de la biomasse suit une courbe hyperbolique comme indiqué dans la
Figure 6.

Figure 6. Vitesse de croissance spécifique µ (désignée par k ici) en fonction de la


concentration du substrat limitant

L'équation (10) suppose seulement la croissance des micro-organismes et ne tient pas compte
de la lyse cellulaire. On admet généralement que la lyse de la biomasse est une expression de
premier ordre et l'équation (11) devient :
dX SX
=µ max −k X (12)
dt S +K s d

où kd est la constante de vitesse de décomposition endogène, t-1


Si tout le substrat dans le système devait être converti en biomasse, le taux de consommation
du substrat (dS/dt) serait égal au taux de production de la biomasse. Etant donné l'inefficacité
du processus de conversion, le taux de consommation du substrat sera supérieur au taux de
croissance de la biomasse :

−dS 1 dX
= (13)
dt Y dt
Y = coefficient de rendement, (mg/L biomasse)/(mg/l de substrat consommé)

En combinant les équations (11) et (13), on obtient :

−dS 1 µ max SX
= (14 )
dt Y S +Ks
Les équations (12) et (13) sont une partie fondamentale du développement des équations de
design des processus de traitement des eaux usées.

14
Qualité d’eau

5.2 Procédés de traitement par boues activées


Le procédé consiste à provoquer le développement d'une culture bactérienne dispersée sous
forme de flocons (boues activées) dans un bassin brassé et aéré (bassin d'aération) et alimenté
en eau à épurer.
Dans ce bassin, le brassage a pour but d'éviter les dépôts et d'homogénéiser le mélange des
flocs bactériens et de l'eau usée ; l'aération a pour but de dissoudre ce gaz dans la liqueur
mixte, afin de répondre aux besoins des bactéries épuratrices aérobies.
Après un temps de contact suffisant, la liqueur mixte est envoyée dans un clarificateur
appelé parfois décanteur secondaire, destiné à séparer l'eau épurée des boues. Ces dernières
(boue) sont recyclées dans le bassin d'aération pour y maintenir une concentration suffisante
en bactéries épuratrices (Une méthode de contrôle du taux de recyclage des boues est l'indice
de volume des boues IVB). L'excédent (boues secondaires en excès) est extrait du système et
évacué vers le traitement des boues.
Le procédé par boues activées est contrôlé en rejetant une fraction des micro-organismes
chaque jour afin de maintenir une quantité appropriée de bactéries pour dégrader efficacement
la DBO5. Un équilibre est alors réalisé entre la croissance de nouveaux organismes et leur
diminution par le rejet. Un rejet trop important résulte en une concentration trop faible de
bactéries pour permettre un traitement efficace. Un rejet trop faible résulte en une
concentration trop importante de bactéries qui s'accumulent et, à terme, débordent du
clarificateur secondaire et atteignent le cours récepteur.
Le temps de résidence moyen () appelé aussi temps de rétention des solides ou âge des boues
est défini comme étant le temps moyen pendant lequel les micro-organismes sont maintenus
dans le système.

Bilan de matière. Un diagramme de bilan de masse pour un système infiniment mélangé


(CSTR : Continuously Stirred Tank Reactor) est indiqué dans la Figure 7. Les équations de
bilan de masse sont écrites pour le système limité par les lignes en pointillé. Deux bilans de
masse sont requis pour définir le design du réacteur : l'un pour la biomasse et l'autre pour le
substrat (DBO5 soluble).

Biomasse in + Croissance de biomasse = Biomasse out + Biomasse rejetée (15 )


Substrat in - Substrat consommé = Substrat out (16 )
En utilisant les équations (11) et (13), les bilans peuvent s'écrire comme suit :
µmax SX
Q 0 X 0 +V
(
K s+ S )
−k d X = ( Q 0 −Q w ) X e +Q w X w ( 17)

µ max SX
Q 0 S0 −V
((
Y K s+ S ) )(
= Q 0 −Q w ) Se +Q w Sw (18 )

où Q = débit d'eau usée dans le bassin d'aération, m3/d


X0 = concentration cellulaire de la liqueur mixte affluente (mg/L
V = volume du bassin d'aération, m3
µmax = vitesse spécifique de croissance maximale (d-1)
X = concentration cellulaire au sein du bassin d'aération (mg/L)
Ks = Constante de Michaelis-Menten = concentration du substrat correspondant à la moitié de
µmax (mg/L)
S = DBO5 soluble dans le bassin d'aération (mg/L)
Kd = taux de décomposition cellulaire, d-1
Qw = débit du liquide contenant les micro-organismes à rejeter (m3/d)
Xe = concentration cellulaire de l'effluent quittant le décanteur secondaire (mg/L)
Xw = concentration cellulaire de la boue rejetée (mg/L)

15
Qualité d’eau

Figure 7. Réacteur biologique infiniment mélangé avec recyclage de la biomasse.

 Note : Xw = Xu
 Se = Sw= S

Pour développer les équations de design, on fait les hypothèses suivantes :


1. La concentration de biomasse affluente et effluente est négligeable comparée à celle du
réacteur.
2. Le substrat affluent S0 est immédiatement dilué à la concentration du réacteur selon la
définition d'un CSTR.
3. Toutes les réactions ont lieu dans le CSTR.

Ces hypothèses nous permettent de simplifier les équations (17) et (18) comme suit :
µm S Q X
= w w + kd ( 19 )
K s + S VX
µm S QY
=
K s + S VX 0
( S −S ) (20)

Le terme de gauche de ces deux équations étant le même, on peut écrire :

Qw X w QY
= S −S −k ( 21)
VX VX ( 0 ) d

Deux expressions dans cette équation ont une signification physique en terme de design d'un
CSTR. L'inverse de Q/V est le temps de séjour hydraulique du réacteur :

V
=θ (22)
Q

L'inverse du terme de gauche de l'équation (20) définit le temps de résidence moyen des
cellules :

VX
=θ (23)
Qw X w c
Une fois que le temps de résidence moyen des cellules a été déterminé, la concentration de la
DBO5 soluble à la sortie du système peut être calculée à partir des équations (19) et (23)
comme suit :

16
Qualité d’eau

K s ( 1+ k d θc )
S= ( 24 )
θc ( µm −k d ) −1

Des valeurs typiques des constantes de croissance bactérienne des eaux usées urbaines sont
reportées dans le Tableau 7. Noter que la DBO 5 quittant le système est affectée seulement par
le temps de résidence des cellules et non pas par la quantité de DBO5 affluente ou par le temps
de séjour hydraulique.

La concentration de biomasse ou les solides en suspension de la liqueur mixte volatile


(SSVLM) selon l'appellation commune, est liée au temps de résidence moyen des cellules et
au temps de séjour hydraulique et est déduite à partir de l'équation (21) comme suit :
θ c Y ( S 0 −S )
X= ( 25)
θ ( 1+ k d θc )
Remarque:
MLVSS (Mixed Liquor Volatile Suspended Solids): est une mesure de la biomasse active
dans le bassin d'aération. Le terme SS (solides en suspension) représente la matière qui peut
être retenue par un filtre, c-à-d, celle qui n'est pas dissoute comme le NaCl. La fraction des SS
qui se volatilise à 550 °C représente la biomasse active. La MLVSS est de l'ordre de 75-80%
de la MLSS (Mixed Liquor Suspended Solids).

Tableau 7. Valeurs typiques des constantes de croissance dans les eaux usées urbaines.
Paramètre Valeur
Ks 100 mg DBO5/L
µm 2,5 d-1
kd 0,05 d-1
6 Y 0,50 mg VSS/mg DBO5 éliminée

Exemple 6. Dimensionnement d'un réacteur à boues activées. Un système à boues activées est
prévu pour le traitement secondaire de 10000 m3/d d'eaux usées urbaines. Après un traitement
primaire, la DBO est de 150 mg/L et on souhaite obtenir une DBO soluble dans l'effluent ne
dépassant pas 5 mg/L. Un réacteur infiniment mélangé est prévu et l'analyse à l'échelle pilote
a permis d'établir les paramètres cinétiques suivants: Y = 0,5 kg/kg, k d = 0,05 d-1. En
supposant une concentration de MLVSS de 3000 mg/L et une concentration de recyclage de
10000 mg/L quittant le décanteur secondaire, déterminer :
a. le volume du réacteur
b. la masse et le volume de solides qui doivent être éliminés chaque jour
c. le taux de recyclage

Solution
Le schéma du système est:

a. On prend θc = 10 d. On résout l'équation (21) avec θ = V/Q

17
Qualité d’eau

1/θc = [QY(S0-S)/VX]-kd
0,1 d-1 = {[10000 m3/d x 0,5 (0,15 kg/m3 - 0,005 kg/m3)]/V x 3 kg/m3}-0,05 d-1
0,15 d-1 = 241,67 m3/d/V
V = 1611 m3
b. A l'équilibre, l'équation (23) est applicable.
θc = masse de solides dans le réacteur/masse de solides éliminés par unité de temps = VX/Qw
Xu
Qw Xu = VX/ θc = (1611 m3 x 3 kg/m3)/10 d = 483,3 kg/d
Si la concentration dans les solides de recyclage est 10000 mg/L,
Qw = (483,3 kg/d)/10 kg/m3 = 48,3 m3/d
c. Un bilan de matière autour du clarificateur secondaire peut être écrit comme suit:
(Q+Qr)X = (Q-Qw)Xe+(Qr+Qw)Xu
En supposant que les solides dans l'effluent sont négligeables comparés à l'affluent et au
recyclage,
QX + QrX = QrXu + Qw Xu
Qr(Xu-X) = QX - QwXu
Qr = (QX - QwXu)/ (Xu-X) = (10000 m3/d x 3 kg/m3 - 483,3 kg/d)/(10 kg/m3 - 3 kg/m3) = 4217
m3/d

Le taux de recyclage est : Qr/Q = 4217/10000 = 0,42

18