Vous êtes sur la page 1sur 19

LA FOI QUI DEPLACE LES MONTAGNES

INTRODUCTION

Lc 12, 49 – 56 / Mt 10, 32-39


→ Chrétiens trop passifs et paresseux alors que la guerre déclenchée depuis la chute
du diable sur terre nous attend (Ap 12, 1-17). Christ dit que depuis les temps de Jean
Baptiste, cette guerre est devenue plus violente parce que son ministère annonçait la
venue du Messie, Jésus de Nazareth.
→ Jésus Christ n’est pas un clown de cirque qui vient se livrer en spectacle (Mt
12,38.16,1). C’est un combattant avec ses méthodes et stratégies particulières (Ps 24,
7-10) : le service, l’amour inconditionnel de Dieu et du prochain, en un mot la croix.
→ Ce combat se mène dans la vallée et sur la montagne. Déjà dans l’A.T, on voit une
double figure qui instruit (Ex 17, 8-16. 33, 11) :

Christ est venu nous remettre l’épée de la victoire sur le mal : sa Parole et sa croix.
Mais nous ne pouvons la saisir que par les mains spirituelles qu’il a greffées sur nous
par l’entremise du Saint Esprit : la foi, l’espérance et la charité.
Nous pouvons nous plaindre, pleurer et nous torturer, cela n’enlèvera pas pour autant
le combat de la foi que nous devons mener. Il nous attendra jusqu’à ce que nous nous
décidions à combattre. Mais dans tous les cas l’ennemi ne nous attend pas. Il combat
en permanence.

Dans l’AT, on voit plusieurs stratégies de combat qui partent du même schéma : le
siège, l’assaut, le pillage, la déportation ou l’interdit.
De même, le démon assiège les domaines de nos vies pour nous affaiblir, briser notre
moral et nous conduire au découragement et à l’abandon de la lutte. Ensuite, il donne
l’assaut, pille les ressources des habitants et domine tranquillement parce qu’il ne
rencontre aucune résistance. Il rencontre des villes sans armée. Les soldats se sont
déguisés en civils ou ont fui la ville ou se rendent en espérant être épargnés
(ignorance). C’est une sorte de pacte de non-agression. L’ennemi nous déporte et nous
réduit en esclavage après avoir pillé nos ressources (2R24). Ils ne connaissent pas ces
principes :
- « Il ne faut pas donner prise au diable. » (Ep 4, 27). Tu donnes ton doigt, il
prend ton bras…
- « Il faut résister jusqu’au sang. » (He 12,4). Mieux vaut mourir dignement dans
le Seigneur (martyr) que vivre esclave du diable.

Ou alors, quand l’armée ne cède pas, il prolonge le siège. Ensuite, il donne l’assaut
pour essayer de prendre la forteresse par la force. Si tu cèdes, il te mâte sans pitié et
détruit ta ville (2R25). Mais lorsqu’il rencontre une ferme résistance, il s’enfuit
conformément à cet autre principe :
- « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable et il fuira loin de vous. » (Jc
4,7 ; 1Pi 5,9, Ep 6,13).

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 1


« Rien n’est impossible à celui qui croit » dit le Seigneur (Mc 9,23). Donc rien
ne peut empêcher un chrétien de progresser. Les gens ont longtemps pensé
qu’on ne pouvait pas échapper à sa destinée sur la base de son histoire. Par
exemple : l’esclavage des Noirs en Amérique : les Noirs sont nés pour être les
esclaves et les Blancs les maîtres. Même en Côte d’Ivoire, on pensait que
certains naissent esclaves et d’autres princes. On a l’exemple de Joseph fils de
Jacob dans la Bible (Gn 13-41). De fils bien aimé de son père, il a vécu 13
années en esclavage avant d’accéder au trône en Egypte.
Le plus grand challenge qu’il nous faut relever est celui de notre mentalité, notre
perception de Dieu, de nous-même, des autres et de la réalité concrète. Saint
Paul nous exhorte ainsi : « Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de
Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là
le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde
présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous
fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce
qui est parfait. Au nom de la grâce qui m'a été donnée, je le dis à tous et à
chacun : ne vous surestimez pas plus qu'il ne faut vous estimer, mais gardez de
vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que Dieu lui a départi. » (Rm
12, 1-3).
La foi sert à vivre dans le surnaturel ou elle ne sert à rien. La foi sert à faire des
exploits et non à spéculer sur des théories stériles. Pour cela, il faut être spirituel, porté
par l’Esprit Saint. Voir, entendre, sentir, toucher, goûter, aimer, croire sous l’angle du
Saint Esprit.

Pendant longtemps, on a pensé que la foi qui déplace les montagnes est la foi
charismatique ou le charisme de la foi. S’il en était ainsi le Seigneur n’aurait pas parler
de la foi qui n’hésite pas, ne doute pas. En effet, quand la foi charismatique (qui
déplace aussi les montagnes) se manifeste, elle chasse le doute. C’est comme si le
Christ nous prêtait sa propre foi pour croire en Dieu à ce moment précis. Mais une fois
l’épisode passé, on revient à son état habituel.
Je pense plutôt qu’il s’agit de la foi opérante qui est une foi mature basée sur une
relation d’intimité, d’amitité, de vérité, de confiance totale avec le Seigneur. Elle est
fondée sur les promesses de Dieu (sa PAROLE). Mais la foi ne peut atteindre cette
maturité que si nous avons le cœur pur ou droit. Notre cœur sera alors rempli de la
bonne odeur de ce parfum qui saturera toutes nos prières.

Terminons par ces beaux passages de la sainte Ecriture 2Tm 2, 20-22 et 1Tm 6,12-16.
Nous voulons le bonheur, ce qui a du prix, de la valeur ? Alors soyons des personnes
de valeur et combattons pour y arriver.

I. CARACTERISTIQUES DE LA FOI CHRETIENNE


AUTHENTIQUE
La foi chrétienne authentique déplace naturellement les montagnes car elle est une
grâce. Or tout de qui vient de Dieu est grand et puissant. Rien ne peut l’arrêter (Mc

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 2


9,23. 11, 22-24 ; Mt 6,26-30. 17, 20. 21, 18-22). Si votre foi ne vous aide pas à vivre
dans le surnaturel, à accomplir des exploits alors elle ne vous sert à rien. Il s’agit peut-
être d’une présomption de foi mais pas de la vraie foi chrétienne. En effet, la foi est
pratique et non théorique car Dieu est un praticien et non un théoricien.

Parler de la foi qui déplace les montagnes implique qu’il y a des types de foi qui ne
déplace pas les montagnes. En effet, la foi est un mouvement du cœur qui met en
relation avec soi-même ou avec autrui.

Il apparait que toute foi n’est pas forcément chrétienne. Nous pouvons avoir :
- une foi charnelle ou épidermique basée sur la satisfaction de nos sens, nos
sensations et nos expériences humaines. C’est une foi superficielle, ‘‘au bord du
chemin’’. Dieu est bon pour nous tant que nos sens sont satisfaits. C’est une
spiritualité du ventre et du bas ventre, du nombrilisme. Ex : Zacharie (Lc 1,18-
19), Sara (Gn 18, 12-14), habitants de Nazareth (Mt 13, 53 – 58) ;

- une foi rationnelle basée sur la raison seule. Ce qui fait de nous des
spéculateurs sans expérience pratique. Dans ce cas, nous ne croyons que ce qui
est humainement acceptable pour nous. Nous nous méfions et nous opposons
systématiquement à tout ce qui dépasse notre conception des choses. En fait,
c’est une foi de charbonnier ou du vernis parce que sa vie est dans ses propres
mains. Il est au centre de sa propre vie et n’est pas fondamentalement
dépendant de Dieu. « Dieu est grand mais l’Homme n’est pas petit. » Il peut
donc être chrétien et appartenir à une secte ésotérique sans être choqué. C’est
un vrai syncrétisme, « blé dans une terre épineuse. »

- Une foi religieuse fondée sur le ritualisme, la récitation des symboles et des
rites de la foi. C’est une foi de perroquet. Elle n’a ni substance ni consistance.
Ses racines sont superficielles comme celles d’un plant de tomate ou d’une
‘‘plante qui pousse sur une pierre’’. Comme disait un taximan : « Il a chargé le
nom de la chose sans prendre la chose. Il a appris et récite la Parole sans la
mettre en pratique. »

- Une foi crédule, aveugle et naïve. C’est une foi non éclairée qui rejette la
raison et se fonde sur l’expérience mystique seule, sur les phénomènes
extraordinaires. Elle croit tout et opère sans discernement. Attention danger !
Tout ce qui brille n’est pas de l’or.

- La foi du cœur est celle qui déplace les montagnes (Rm 10,9-10).
Dans le cadre chrétien, la foi est une vertu théologale donc une grâce infuse. C’est une
virtus, une énergie virile, une puissance, une force. La foi est également un habitus,
une disposition d’esprit que Dieu communique à l’Homme pour lui faire connaitre
qu’il existe et qu’il est tout-puissant (Somme théologique, Saint Thomas d’Aquin).

1. Elle est un don de Dieu le Père (1Co 13,13). La foi est une grâce infuse.

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 3


CEC n° 153
(6) Lorsque S. Pierre confesse que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, Jésus lui
déclare que cette révélation ne lui est pas venue "de la chair et du sang, mais de mon
Père qui est dans les cieux" (Mt 16,17 cf. Ga 1,15 Mt 11,25). La foi est un don de
Dieu, une vertu surnaturelle infuse par Lui. "Pour prêter cette foi, l'homme a besoin de
la grâce prévenante et aidante de Dieu, ainsi que des secours intérieurs du Saint-Esprit.
Celui-ci touche le cœur et le tourne vers Dieu, ouvre les yeux de l'esprit et donne à
tous la douceur de consentir et de croire à la vérité'" (DV 5).
Croire en Dieu seul
n° 150 (8) La foi est d'abord une adhésion personnelle de l'homme à Dieu ; elle est en
même temps, et inséparablement, l'assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélé.
En tant qu'adhésion personnelle à Dieu et assentiment à la vérité qu'il a révélé, la foi
chrétienne diffère de la foi en une personne humaine. Il est juste et bon de se confier
totalement en Dieu et de croire absolument ce qu'il dit. Il serait vain et faux de mettre
une telle foi en une créature (cf. Jr 17,5-6 Ps 40,5 146,3-4).

2. Elle est transmise par le ministère de l’Eglise. Elle est fondée sur le
témoignage des apôtres et nous met en lien avec la succession apostolique. A
travers le magistère, l’Eglise nous transmet ce qu’elle croit et ce qu’il nous faut
croire (Credo), en tant qu’« elle est colonne et support de la vérité » (1Tm
3,15), gardienne de notre foi ;

3. Elle nait de l’écoute de la Parole de Christ (Rm 10,17). La foi vient donc de
l’ECOUTE de la Parole du Christ et non de la Parole du Christ. Cela veut dire
que nous expérimentons la puissance de la foi quand nous choisissons d’obéir
au Christ c’est-à-dire de mettre en pratique sa Parole ou d’expérimenter la
puissance de sa Parole (sa doctrine) (Jn 14, 21 ; Rm 1,16.10, 17).
Automatiquement, la foi s’active, elle est disponible pour nous faire
expérimenter cette Parole. Cela présuppose que nous l’ayons comprise et y
adhérions fermement (Mt 13,23). La foi nous fait adhérer fermement à la Parole
du Christ qui nous fait surmonter les montagnes comme une fusée.

Croire en Jésus Christ, le Fils de Dieu


n° 151 (13) Pour le chrétien, croire en Dieu, c'est inséparablement croire en Celui qu'il
a envoyé, "son Fils bien-aimé" en qui Il a mis toute sa complaisance (Mc 1,11) ; Dieu
nous a dit de l'écouter (cf. Mc 9,7). Le Seigneur lui-même dit à ses disciples : "Croyez
en Dieu, croyez aussi en moi" (Jn 14,1). Nous pouvons croire en Jésus Christ parce
qu'il est lui-même Dieu, le Verbe fait chair : "Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique,
qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître" (Jn 1,18). Parce qu'il "a vu le Père"
(Jn 6,46) : il est seul à le connaître et à pouvoir le révéler (cf. Mt 11,27).
n° 157
(22) La foi est certaine, plus certaine que toute connaissance humaine, parce qu'elle
se fonde sur la Parole même de Dieu, qui ne peut pas mentir. Certes, les vérités
révélées peuvent paraître obscures à la raison et à l'expérience humaines, mais "la
certitude que donne la lumière divine est plus grande que celle que donne la lumière de

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 4


la raison naturelle" (S. Thomas d'A., II-II 171,5, obj. 3). "Dix mille difficultés ne font
pas un seul doute" (Newman, apol.).

4. La foi est le fruit de l’Esprit saint. La notion de fruit fait comprendre que la
foi théologale de base est appelée à grandir comme une « graine de sénevé
jusqu’à devenir un gros arbre » (Mt 13, 31-32) par :
 La prière (Lc 17, 5),
 L’écoute de la Parole Du Christ (Rm 10,17),
 La communion avec le Saint Esprit (Ga 5, 22),
 L’expérience des épreuves surmontées (Rm 5, 1-5).
Elle passe ainsi de la foi théologale, transmise et rationnelle (je sais) à la foi du cœur
(foi opérante ou mature) (je connais) puis à la foi mystique (foi pure). (Jn 4,42).

Croire en l'Esprit Saint


n° 152 (18) On ne peut pas croire en Jésus-Christ sans avoir part à son Esprit. C'est
l'Esprit Saint qui révèle aux hommes qui est Jésus. Car "nul ne peut dire : 'Jésus est
Seigneur', que sous l'action de l'Esprit Saint" (1Co 12,3). "L'Esprit sonde tout,
jusqu'aux profondeurs de Dieu... Nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l'Esprit
de Dieu" (1Co 2,10-11). Dieu seul connaît Dieu tout entier. Nous croyons en l'Esprit
Saint parce qu'il est Dieu.

5. Elle est une Folish Over Intelligence, une folie au-delà de toute raison ou
intelligence. La folie de la foi pousse nos capacités au-delà de nos limites
humaines pour nous faire entrer dans la sphère de l’impossible de Dieu. La foi
nous fait voir au-delà de ce que nous percevons par nos sens extérieurs et
intérieurs. Toutefois, la foi chrétienne ne rend pas idiot et crédule. Elle rend
intelligent i.e elle ravive notre intelligence puisqu’elle lui donne accès à la
lumière divine. D’où elle nous amène à prendre des décisions selon le cœur de
Dieu. (CEC n° 156-159).

6. La foi est un acte humain, une démarche de l’Homme (CEC n° 154)


(11) Croire n'est possible que par la grâce et les secours intérieurs du Saint-Esprit. Il
n'en est pas moins vrai que croire est un acte authentiquement humain. Il n'est
contraire ni à la liberté ni à l'intelligence de l'homme de faire confiance à Dieu et
d'adhérer aux vérités par lui révélées. Déjà dans les relations humaines il n'est pas
contraire à notre propre dignité de croire ce que d'autres personnes nous disent sur
elles-mêmes et sur leurs intentions, et de faire confiance à leurs promesses (comme,
par exemple, lorsqu'un homme et une femme se marient), pour entrer ainsi en
communion mutuelle. Dès lors, il est encore moins contraire à notre dignité de
"présenter par la foi la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté au
Dieu qui révèle" (Cc. Vatican I: DS 3008) et d'entrer ainsi en communion intime avec
Lui.

7. ‘‘L’homme de bien (de foi) prépare un héritage aux enfants de ses enfants.’’ (Pr
13,22). Il pense en termes de générations (He 11, 13-14). Cela met en relief le
dynamisme et la transmissibilité de la foi. Elle doit traverser les générations

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 5


pour déplacer définitivement les montagnes de nos familles. He 11,9 : ‘vivant
sous des tentes’’ qui sont différentes des maisons fixes. C’est le symbolisme de
notre corps périssable qui doit être transformé en un corps impérissable, corps
glorieux (1Co 15,52).

Certains bâtissent des hommes, d’autres des édifices, d’autres des lois et des structures
etc. C’est tout cela qui permet de déplacer les montagnes et de faire avancer soi-même,
nos familles et l’humanité, vers sa destinée, sa résurrection, sa gloire finale.
Celui qui veut expérimenter la puissance de la foi doit se mettre à l’école du Seigneur
et se laisser façonner par Lui. Il doit être son disciple en vue de contempler le Christ
agir et l’imiter.

II. A L’ECOLE DU MAÎTRE, JESUS CHRIST, POUR DEVENIR


DES GEANTS VAINQUEURS

II.1. 7 dispositions pour être formé à l’école de la foi et être élevé à


une position supérieure

1. La disponibilité
→ le détachement / indifférence
→ la liberté (pour servir)

2. L’obéissance
→ l’écoute
→ la docilité (malléabilité)
→ la soumission

3. L’amour de votre maître


La façon de travailler pour quelqu’un dépend de l’amour que nous lui portons.
→ la loyauté
→ la gratitude
On ne tue pas son maître.

4. L’ardeur au travail bien fait (être prêt à travailler très dur)


→ discipline
→ Excellence
→ Justice

5. La prière notamment la méditation de la Parole de Dieu (nourriture


spirituelle)
→ Communion à la Présence du Christ, Verbe de Dieu

6. La croix (épreuves)
L’épreuve fait la preuve de notre foi. Elle donne intégrité, fierté et fait gagner le
respect de son entourage.

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 6


7. Le silence
« écoute-moi : fais silence, et je t'enseignerai la sagesse. » (Jb 33,33).
Nieztsche disait : « Qui sera porteur d’un message important, se tait longtemps ;
quiconque veut produire la foudre, doit longtemps être un nuage. » C’est un silence
peuplé de Dieu fait d’écoute de la Parole de Dieu tout comme Jésus de Nazareth garda
le silence pendant 30 ans.
L’école de la foi fait de nous des chrétiens spirituels fermement établis en Christ et
non des chrétiens charnels.
« Ceux qui sont destinés à devenir grands sont caractérisés par la patience. Ils sont
forgés par les épreuves, leurs racines se fortifient dans le secret. Le silence les
construit et ils apprennent dans l’humilité, souvent même dans l’humiliation. Mais
quand vient leur temps, ils sortent non pas comme des lionceaux, mais comme des
lions. » dit la sagesse africaine.

II.2. Préparer le terrain

1. Choisir de mener une vie saine : Vase noble ou pureté de cœur ou la


droiture d’intention
« Jésus vit Nathanaël venir vers lui et il dit de lui : "Voici vraiment un Israélite sans
détours. » ou « " Voici un véritable Israélite en qui il n'est point d'artifice. » (Jn 1,47).
Dieu nous parle au niveau du cœur, par le langage de l’amour. Christ établit une
relation d’amour entre lui et nous. Pas de discours. C’est pour cela qu’une seule parole
de sa part a mis en mouvement ses apôtres qui étaient tous des assoiffés d’amour.
Pour entrer dans cette relation d’amour, il faut être disposé, mettre de l’ordre dans la
chambre haute (Mc 14,15), la consacrer au Seigneur. Notre cœur doit être « la
chambre du haut, bien garnie, disposée » où le Seigneur peut se retirer et opérer les
miracles (institution de l’Eucharistie, du sacerdoce…). Manifester, déverser la
plénitude de son Amour.

o la shounamite → Elisée 2R 4,9


o la veuve de sarepta → Elie 1R17, 10s
o Lazare, Marthe et Marie → Christ Jn 12,1-3
o Vierge Marie (cœur) → Fils de Dieu (Lc 1,45).

La consécration n’est pas une affaire d’habit. C’est le sacrifice de soi ; c’est une vraie
folie. Une folie que seuls les amoureux ou les passionnés de Dieu peuvent comprendre
et pratiquer. Ste Thérèse de Lisieux dit : « L’abandon, c’est le fruit délicieux de
l’amour. » C’est un abandon total, sans résistance aucune. Donner carte blanche à Dieu
d’agir en nous et par nous. Lâcher prise. Laisser le contrôle au Seigneur et dépendre de
Lui. Prendre le risque de dormir dans la barque du SEIGNEUR alors que souffle la
tempête et que la marée est haute, tout comme lui-même l’a fait (Mt 8,24).

La pureté de cœur est comparable à un chèque à blanc où le bénéficiaire peut écrire le


montant qu’il veut. Purifier son cœur, c’est briser le flacon d’albâtre et libérer le
parfum de grand prix (Mc 14,3), se convertir en vérité (sa perception ou ses pensées,

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 7


ses paroles, ses actes). Osons briser le flacon d’albâtre et le parfum emplira toute la
maison(Jn 12,3).

Si tu veux manifester la foi du coeur, commence par devenir un temple saint,


immaculé, où l’Esprit saint se plait à habiter, un ‘‘vase d’honneur, propre, utile à son
maître’’ (1Tm 2,20-21). Ferme-toi à tout espèce de mal (orgueil, envie, colère, tiédeur,
paresse, luxure, avarice, gourmandise). Ne rend pas le mal par le mal. « Aimez vos
ennemis, et priez pour vos persécuteurs,… Bénissez ceux qui vous persécutent ;
bénissez, ne maudissez pas. » (Mt 5,44 ; Rm 12,14).

Le Christ dit : « Mais je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites
du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux
qui vous diffament. A qui te frappe sur une joue, présente encore l'autre ; à qui
t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique. A quiconque te demande, donne, et à
qui t'enlève ton bien ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les hommes fassent
pour vous, faites-le pour eux pareillement. Que si vous aimez ceux qui vous aiment,
quel gré vous en saura-t-on ? Car même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Et si
vous faites du bien à ceux qui vous en font, quel gré vous en saura-t-on ? Même les
pécheurs en font autant. Et si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir, quel gré
vous en saura-t-on ? Même des pécheurs prêtent à des pécheurs afin de recevoir
l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien
attendre en retour. Votre récompense alors sera grande, et vous serez les fils du Très-
Haut, car il est bon, Lui, pour les ingrats et les méchants. "Montrez-vous
compatissants, comme votre Père est compatissant. Ne jugez pas, et vous ne serez pas
jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera
remis. Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée,
débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous mesurez on
mesurera pour vous en retour. » (Lc 6,27-38).

Ne laisse pas le mal habiter ton cœur. « Evite le mal, fais le bien, recherche la paix et
poursuis-la. » (Ps 34,15). Et « Plus que sur toute chose, veille sur ton cœur, c'est de lui
que jaillit la vie. » (Pr 4,23). Alors tu auras le cœur pur. Tu seras un vase d’honneur.
Un cœur pur est une bonne terre qui communie en permanence à la Présence de Dieu.
« C'est une huile excellente sur la tête, qui descend sur la barbe, qui descend sur la
barbe d'Aaron, sur le col de ses tuniques. C'est la rosée de l'Hermon, qui descend sur
les hauteurs de Sion ; là, le Seigneur a voulu la bénédiction, la vie à jamais. » (Ps 133,
2-3). Là, la semence de la Parole de Dieu pousse et porte du fruit en abondance « un
pour 30, un pour 60, un pour cent. » (Mc 4,20).

2. Développer une mentalité de vainqueur :


 Médite et expérimente la Parole de Dieu
 Apprends à voir la lumière et non l’obscurité, l’existant et non l’inexistant, le
positif et non le négatif ;
 Apprends à voir grand et à faire des folies comme Dieu
 Prends les contrariétés comme un encouragement à faire plus d’efforts pour être
meilleur et monter plus haut ;

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 8


 Laisse ce qui ne te construit pas et avance ;
 Réalise que dans la même situation, d’autres ont réussi avant moi et que je ne suis
pas moins humain qu’eux
 Réalise que l’intelligence est faite pour trouver des solutions aux problèmes ou les
prévenir. Avec ton intelligence, tu ne peux faire que ce que tu penses pouvoir f
aire. A toi de déterminer les limites de ton intelligence. « Je puis tout en Celui
qui me rend fort. » (Ph 4, 13). Napoléon Hill a écrit : « Notre esprit n’a de limites
que celles que nous lui reconnaissons. »

3. Se débarasser de Loth par la croix (Mc 8,36-38)


Ne pas avoir peur de rompre les relations malsaines qui font la concurrence à notre
relation avec le Christ. Personnes toxiques qui débitent des paroles négatives
défaitistes ou impures à longueur de journée. Car, « si ta main est pour toi une
occasion de péché, coupe-la : mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de
t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas. Et si ton
pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le : mieux vaut pour toi entrer estropié
dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Et si ton oeil est pour
toi une occasion de péché, arrache-le : mieux vaut pour toi entrer borgne dans le
Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne où leur ver ne
meurt point et où le feu ne s'éteint point. » (Mc 9, 43-48).
Tu ne seras jamais un champion tant que tu ne te débarasses pas de Loth, parce que tu
ne recevras aucune vision. (Gn 13, 14-17).

4. Choisir d’être soi-même, authentique, naturel, original


 Laisse-toi façonner par le Seigneur
 Ne te laisse pas contaminer par les habitudes défaitistes des gens ;
 Ne suis pas les signaux de la foule mais Jésus Christ seul (Jn 10,1s).
 Ne cherche jamais la validation d’autrui ou à faire l’unanimité avant d’entreprendre
parce qu’il y aura toujours des gens pour te décourager, te dénigrer et te trahir

5. Décider de prendre ses responsabilités


 Se décider à changer de position, à bouger de ta zone de confort (quitte la salle de
réanimation) Mc 5, 25-29
 Arrête de rejeter la responsabilité de ta vie et de ton bien-être sur autrui. La plupart
des gens passent leur temps à se plaindre et à faire dépendre des autres leur
bonheur. Si vous voulez déplacez des montagnes, arrêtez de vous plaindre des
autres et de faire dépendre d’eux votre bonheur. Comme dit Marc FISHER (in Le
cadeau du millionnaire) : « Leurs mains sont déjà trop pleines de leurs soucis pour
que vous alliez y déposer vos espoirs. »
« Vous êtes maître de votre vie, et qu’importe votre prison, vous en avez le clefs. »
nous dit Hervé Desbois.

6. Choisir de vivre de meilleurs lendemains


 Exercice de visualisation
 Le passé s’en est allé mais l’avenir est plein de challenges, une banque
d’événements inconnus à expérimenter. Pénètre-les, transperce-les par la pensée.

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 9


Vois toutes les possibilités nouvelles que tu as devant toi au lieu de te morfondre
sur tes manques qui appartiennent au passé. (Jn 20, 11-18).
 Il est toujours possible de construire de grandes choses. Mais il faut commencer par
la plus petite chose que je sois capable de faire et qui m’aide à grandir donc à faire
des efforts.

7. Discerner le temps favorable ou le kairos


C’est le temps de la visitation de Dieu. C’est à la fois un environnement et une heure.
C’est comme si Dieu nous attirait en un lieu précis et à une heure donnée pour nous
faire communier d’une façon particulière à sa Présence. Il crée un arrangement divin,
il dresse un banquet et nous fait la surprise comme pour un heureux anniversaire. Ex :
Moïse (Ex 3, 1-10) ; Simon Pierre (Lc 5,1s).

Habituellement, toutes les plantes voire toutes les créatures sont marquées par une
période de fécondité, un temps favorable. Or Ez 47,12 et Ap 22,1-3 nous parlent des
arbres qui portent du fruit 12 fois l’an. Normalement donc, le moment devrait être
favorable à tout moment pour nous. Mais pourquoi il n’en est pas ainsi comme c’est le
cas pour le Christ, la Sainte Vierge Marie (Jn2, 1-11), St Pierre (Ac 5,15), St Paul (Ac
19, 11-12), St Padre Pio etc. Il y a une condition : l’arbre est planté au bord du ruisseau
donc alimenté en permanence par celui-ci. Cela veut dire qu’il faut être pétri par
l’Esprit saint corps, âme et esprit. Il faut être saturé de sa Présence en permanence, être
configuré pleinement au Christ.

St Paul dit : « En effet, par la Loi je suis mort à la Loi afin de vivre à Dieu : je suis
crucifié avec le Christ ; et ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma
vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est
livré pour moi… Pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la croix de notre
Seigneur Jésus Christ, qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié
pour le monde. » (Ga 2,20. 6,14). Il faut porter fièrement sa croix et les stigmates
visibles ou invisibles du Christ. A cette condition, nous ne dépendrons pas des saisons
spirituelles. Le Seigneur nous fera vivre dans son éternité. Pour nous, il n’y aura ni
espace ni temps. Nous serons féconds en toutes saisons, nous prospérerons à tous
égards. Et comme un gros arbre, nous accueillerons de nombreux oiseaux du ciel qui
viendront trouver refuge à notre ombre. Des hommes et des hommes de toutes
conditions viendront trouver réconfort auprès de nous. Nous leur aurons beau donner,
nos réserves ne s’épuiseront point. Au contraire, elles se mupltiplieront en mesure que
nous donnerons. « Donnez, et l'on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée,
secouée, débordante, qu'on versera dans votre sein ; car de la mesure dont vous
mesurez on mesurera pour vous en retour. » (Lc 6,38). Vous serez une bénédiction,
une réserve de grâces, « une source d’eau jaillissant en vie éternelle. » (Jn 4, 14).
Il y a donc une relation intime entre pureté de cœur et temps favorable. Plus notre
cœur est pur plus facilement la semence de la Parole de Dieu pousse-t-elle facilement
et porte du fruit en abondance « un pour 30, un pour 60, un pour 100. » (Mc 4,20).

Malheureusement, il n’en est pas ainsi pour nous la plupart du temps parce que nous
ne sommes pas des chrétiens pleinement spirituels. Mais nous pouvons discerner le

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 10


moment favorable par la présence des géants (Nb 13 - 14). C’est quand le combat
devient rude. C’est en fait l’heure de la croix. En effet, la croix est le meilleur lieu et
l’heure idéale pour discerner le moment de Dieu. « Voici venir l'heure - et elle est
venue - où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne
suis pas seul : le Père est avec moi… Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il dit
: "Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le
pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu
lui as donnés ! » (Jn 16,32. 17, 1-2). La croix est le lieu de l’intimité avec le Christ. Au
pied de la croix, il n’y a que de vrais intimes du Christ. Au pied de la croix, le Christ
révèle les secrets de son cœur. Parce que le diable se tient loin de la croix car il ne la
supporte pas. Il ne supporte pas ce qui est pour lui signe d’échec, d’infâmie, de
déchéance, d’humiliation. Chaque fois qu’un géant, une montange, une croix se dresse
devant nous, nous devons nous réjouir car alors le moment est favorable.

III. LES MONTAGNES OU LES GEANTS


La vision (réception et développement) peut être brouillée par la présence de
Loth ou de la montagne, symbole de toutes les influences qui font la guerre à
l’Evangile et notre relation au Christ, avec ou sans notre collaboration :
 les traditions et les coutumes,
 les blessures intérieures (fenêtre de Joharris),
 les démons,
 les œuvres de la sorcellerie (envoûtement, maléfice…),
 notre endurcissement du cœur (le refus de nous convertir),
 notre ignorance ou notre naïveté,
 l’éducation familiale (habitudes de famille),
 la formation scolaire et universitaire,
 les relations malsaines (amitiés).

IV. LA GUERRE DES DEUX CONFRERIES


Tout dépend de notre mentalité, notre quotient émotionnel et non pas seulement
de notre quotient intellectuel. La société a toujours fonctionné sur la base des
conditionnements (= éducation ou formation). On nous apprend à réfléchir ou à
faire des choses de la même manière en suivant des protocoles rigides. Par
exemple : A table, il faut se tenir comme-ci, pour sortir il faut s’habiller comme
ça. La conséquence est que nous sommes tous des abrutis conditionnés et des
conservateurs qui ne se donnent aucune liberté de pensée ni d’expression ou
d’action. D’où la plupart des gens meurent sans avoir réalisé ce pour quoi Dieu
les a faits venir sur terre. Quelle tragédie !
C’est le traditionnalisme ou le conservationnisme qui n’admet ni prise de risque
ni débordement. Il n’y a pas de place pour l’émotion et l’aventure. Tout est
contrôlé et maitrisé.

Au contraire les autodidactes accomplissent toujours des œuvres plus grandes


que ceux qui suivent le circuit classique qui est basé sur des protocoles. Un

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 11


autodidacte est de tendance progressiste. Il donne libre court à son imagination.
Il ose rêver. Il libère ses émotions et prend des risques. Il laisse l’animal (l’ange
géant et puissant géant) s’échapper et trouve le moyen de le rattraper, le capturer
et le maitriser. Et il le laisse de nouveau s’échapper, ainsi de suite. Il y a deux
animaux qui tirent notre carrosse et nous font voler.

V. LES DEUX ANIMAUX QUI TIRENT NOTRE CARROSSE

Le premier, c’est l’émotion. Du latin ex movere, signifie sortir de soi pour aller
vers. Nous sommes tenus par nos émotions bonnes ou mauvaises, positives ou
négatives. Personne ne fait ceci ou cela de son mieux s’il n’y trouve aucune joie,
aucune satisfaction (pécuniaire, matérielle, morale, spirituelle etc.). L’émotion
(ou la passion) est un stimulus de l’intelligence et de la volonté. Qu’est- ce qui a
mis Eve en mouvement ? La Parole dit : « La femme vit que l'arbre était bon à
manger et séduisant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pour acquérir le
discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari,
qui était avec elle, et il mangea. » (Gn 3,6).

Bien sûr, il y a la curiosité. Mais qu’est-ce qui a stimulé sa curiosité ? Même si


le démon se cache en fond de toile, il y a quand même son désir, son appétit ou
sa passion. Elle a éprouvé une satisfaction en envisageant le fruit au contact de
son palais. Sa passion lui a fait voir le fruit sous un autre angle.

Le 2ème animal qui nous tire est l’imagination. Elle produit les scénarios les
films, les images, les combinaisons possibles de notre vie. Elle fabrique des
rêves, des projets, des challenges.
Si vous ne produisez aucun rêve et n’êtes pas passionné par ce que vous portez,
vous ne déplacerez jamais la plus petite pierre avant de mourir. C’est pour cela
qu’il faut impérieusement commencer par corriger votre perception.

VI. DÉBARRASSE-TOI DE LOTH


Cette perturbation de notre perception engendre le doute, l’incrédulité et la peur
de prendre des risques. Tu ne seras jamais un champion tant que tu ne te seras
pas débarrassé de ton Loth. Il faut être violent avec soi-même et la montagne
commencera à trembler. Jésus Christ nous encourage à opérer les ruptures qui
brouillent notre vision et nous empêchent de le voir distinctement. (Mc 8, 34 –
38). Mais si tu es complaisant, tu peux rêver jusqu’à la fin de tes jours. Tu seras
toujours un nain aigri, grincheux, jaloux, revanchard, opprimé, comprimé et
déprimé.
Cette perturbation de notre perception engendre le doute, l’incrédulité et la peur
de prendre des risques. Tu ne seras jamais un champion tant que tu ne te seras
pas débarrassé de ton Loth. Il faut être violent avec soi-même et la montagne
commencera à trembler. Jésus Christ nous encourage à opérer les ruptures qui

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 12


brouillent notre vision et nous empêchent de le voir distinctement. (Mc 8, 34 –
38). Mais si tu es complaisant, tu peux rêver jusqu’à la fin de tes jours. Tu seras
toujours un nain aigri, grincheux, jaloux, revanchard, opprimé, comprimé et
déprimé.

VII. 4 CLEFS POUR DEPLACER LES MONTAGNES

1. La soif
Personne ne cherche à boire de l’eau s’il n’a soif. En effet, le préalable à toute
quête ou conquête, c’est le manque ou le désir ou le besoin. Tant que vous vous
contentez de ce que vous avez, vous ne chercherez jamais à obtenir ce que vous
n’avez pas. Vous ne penserez même pas que cela puisse exister. Tant que vous
ne franchissez pas les limites de votre petit territoire, vous ne rencontrerez
personne d’autres que vous-même et vous penserez que le monde se limite à
vous. He 7,7 dit : « Or, sans aucun doute, c'est l'inférieur qui est béni par le
supérieur. »
Avant que Dieu n’appelle Moïse pour libérer le peuple hébreu, il l’a fait
séjourner au-delà de l’Egypte. Il fallait qu’il identifie un espace où installer le
peuple avant de les faire sortir. « L'abîme appelant l'abîme au bruit de tes
écluses, la masse de tes flots et de tes vagues a passé sur moi. » (Ps 42,8).
Si vous avez soif de quelque chose de légitime (conforme à la volonté de Dieu),
sachez que non seulement vous avez les dispositions pour recevoir cela mais
aussi que Dieu est prêt à vous accorder cela. C’est pour cela qu’il vous en donne
soif.
Il est donc capital que vous sachiez exactement de quoi vous avez soif. Quel est
votre vrai besoin ? Car Dieu comble les besoins et non les fantasmes (Jc 4, 1-4).

Ex : Cas du centurion romain Mt 8, 6.

2. La vision ou la perception
La vision est le rêve idéal. Tout Homme a en lui le pouvoir de rêver, de voir au-
delà de ce qui se présente sous ses yeux, au-delà du rideau. T’arrive-t-il de
penser à quelqu’un juste avant que tu ne le vois arriver ou qu’il ne t’appelle ?
C’est le pouvoir de perception que tu as. Il faut le nourrir par la lecture, la
méditation et la mise en pratique de la Parole de Dieu, la prière, la pratique des
sacrements, le jeûne et les mortifications (ruptures), le développement d’une
mentalité de vainqueur (apprendre à penser, voir et parler positif).

La vision peut être grossière au début et se préciser à l’écoute de la Parole de


Dieu, avec la prière, la vie de sanctification et les épreuves qui la purifient
excellemment. Ex : Abraham (Gn 12 – 13) ; Joseph (Gn 37,3-41,46) ; Christ
guérit un aveugle progressivement (Mc 8, 23-25).

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 13


Il faut avoir la claire vision ou perception de :
 Du problème (= montagne) : ce qui empêche la satisfaction du besoin.
Identifier le problème de façon précise et objective.
Qui a déjà vu un problème ou un souci ? Un problème est une
représentation symbolique ou irrationnelle d’une réalité concrète qui est
perçue comme une menace par notre imaginaire. D’où la disproportion
fréquente entre la perception du problème (représentation dans notre
imaginaire) et le problème lui-même. Ac 12, 6-11.
Le lion, la panthère, le tigre ne sont que des gros chats pour celui qui veut les
dompter. D’ailleurs Dieu a dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et
soumettez-la ; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les
animaux qui rampent sur la terre. » (Gn 1, 28 ; Ps 8).

 La solution du problème. En effet, derrière la montagne se trouve


toujours la solution à notre manque. Pensez qu’il vous la faut à tout prix.
C’est vital. C’est une question de vie et de mort. Sans cela, vous ne
survivrez pas. Cela attise notre passion ou notre désir de posséder la
solution qui est Jésus Christ ressuscité. Vous devez absolument le voir.
« ‘Seigneur, nous voulons voir Jésus’… Ou ‘Seigneur, montre-nous le
Père et cela nous suffit.’ » (Jn 12,21. 14,9). » Il n’existe aucun problème
qui soit sans solution parce que Jésus Christ est LA solution. La solution
est toujours en Dieu, ‘‘enfoui dans le sol du royaume de Dieu, en Jésus
Christ’’. (Mt 13, 44). Il dit : cherche, fouille. Quand tu l’as trouvé, vends
tout et achète la portion du royaume de Dieu où le trésor est enfoui.
Frappe à la porte de son cœur et elle s’ouvrira. Attache–toi fermement à
Jésus Christ. Ne le lâche sous aucun prétexte. (Gn 32,27 ; Mt 15, 21-29).
Il s’agit de réaliser, de voir que Dieu est le seul et unique vrai Dieu, tout
puissant et que tout lui est possible. (Mt 19, 26).

 Soi-même (identité). Vois-toi comme un géant, supérieur à la montagne


qui est donc à tes ordres (ton subalterne ou ton esclave). Tu as le pouvoir
de marcher sur les serpents et les scorpions car tu as le potentiel angélique
en toi (Mt 8,5-9 ; Lc 10, 19-20 ; Mt 22,30). Tu es un géant de Dieu. Dieu
a décidé que tu sois puissant (Ps 68,8). Et tout t’est possible par la foi
(Mc 9,23).
Sans une bonne perception (claire vision) de son identité, le potentiel ne peut
être libéré. Il reste stocké au fond de nous. En chacun de nous se cache un
ange géant et puissant qui se réveille au contact du feu du Saint Esprit. Mais,
il ne peut sortir que si nous le lui permettons. Pour cela, il faut prendre
conscience qu’il est là, au-dedans de nous et qu’il veut sortir. Ensuite il faut
prendre le risque de le laisser sortir et de le laisser nous surprendre par ses
œuvres de folie. En réalité, ce que nous craignons, ce n’est pas ce que nous
ne pouvons pas faire mais nous avons peur de nous-mêmes, de nos capacités

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 14


intrinsèques et de là où nous pouvons arriver. Nous ne voulons pas perdre le
contrôle. Notre raison ne veut pas lâcher prise et céder le volant à la foi.

Seul Jésus Christ peut te combler au-delà de tes espérances. Christ dit : « Puis il
disait à celui qui l'avait invité : ‘‘Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie ni tes
amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu'eux aussi ne t'invitent à leur
tour et qu'on ne te rende la pareille. Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des
estropiés, des boiteux, des aveugles ;heureux seras-tu alors de ce qu'ils n'ont pas de quoi te le
rendre ! Car cela te sera rendu lors de la résurrection des justes.’’ » (Lc 14, 12-14).
Et Marc FISCHER de renchérir : « Si tu veux être heureux, cesse d’être égoïste
et n’attends rien de personne. »

Prenons une comparaison de deux personnages : David et Gédéon

DAVID 1 S17 GEDEON Jg 6


David a toujours eu une mentalité de Gédéon avait une mentalité de perdant au
vainqueur (winner) 1S17,26 départ (loser)
David se voyait au-dessus de Goliath et Gédéon se voyait au-dessous des madianites
des philistins
David considérait ses victoires sur l’ours Gédéon regardait les défaites d’Israël
et le lion avec l’aide de Dieu
David voyait la Présence de Dieu sur le Gédéon voyait l’absence de Dieu du milieu
champ de bataille de son peuple
David voyait Goliath comme un chien Gédéon voyait Madian comme un ennemi
crevé monstrueux
David a fait la rencontre de dieu à travers Gédéon a fait la rencontre de Dieu à travers
Samuel l’ange
Samuel prit la corne d'huile et l'oignit au milieu Le Seigneur lui répondit : "Je serai avec toi et tu
de ses frères. L'esprit du Seigneur fondit sur battras Madiân comme si c'était un seul homme." Jg
David à partir de ce jour-là et dans la suite. 6,16
1S16,13
David fut un guerrier redoutable Gédéon devint un guerrier redoutable
1 combat : victoire sur Goliath 1S17, 48- 1er combat : destruction de l’autel de Baal Jg
er

51 6, 25-27

Peu importe tes expériences d’échec passées. L’essentiel est de faire confiance
au Seigneur AUJOURD’HUI et de le laisser te façonner et te communiquer une
vision nouvelle sur ton identité et ton potentiel intrinsèque réelle.

Chacun de nous a déjà en lui la capacité nécessaire pour surmonter n’importe


quelle montagne (difficulté, homme fort, sorciers, maladie etc.). Ce potentiel est
condensé dans ce que nous appelons la FOI (Force d’Opération et d’Impact).

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 15


Libérons-nous des conformismes et des protocoles et osons rêver comme tant
d’hommes et de femmes dans la Bible et dans l’histoire de l’humanité. Et
comme les mages furent conduits par l’étoile, laissons-nous guider par notre
rêve. Toutefois, il ne s’agit pas pour nous de vivre dans l’illusion ou
l’imaginaire. Nous devons vivre dans la réalité i.e être lucide.

Mais qu’appelons-nous la réalité ? La réalité est la qualité de ce qui existe, créé


ou incréé. Elle englobe donc le visible et l’invisible. L’Homme ordinaire
maitrise le domaine du réel visible ou matériel par ses sens ou par la science.
Mais l’irréel et le surréel lui échappent. Seul l’Homme spirituel peut opérer dans
le surnaturel : l’immatériel réel (=surréel ou monde invisible, spirituel) et
l’immatériel irréel (=irréel ou monde de l’illusion et du mensonge produit par le
diable).

Domaine irréel (immatériel Domaine réel ou réel Domaine surréel ou réel


irréel) visible invisible ou immatériel réel
Mirage ou illusion Raison, sens, science Monde invisible
Diable Homme charnel Homme spirituel ou de foi
Homme maléfique

3. Donner des instructions claires et précises a la montagne : la prière


pleine de foi ou la prière déclarative

Cela revient à formuler clairement son intention. C’est une prière déclarative qui
s’appuie sur la Parole de Dieu. Il s’agit de donner l’assaut à la montagne. Le
Seigneur exauce la prière pleine de foi et non les rabâchages. Il faut non
seulement donner des instructions claires et précises à la montagne, mais il faut
parler avec autorité i.e parler comme si vous n’allez pas le redire une seconde
fois avec la force du caractère. Ce n’est pas une affaire de crier. Souvent, ça aide
de parler fort. Cela permet de libérer son capital énergétique intérieur. Mais
quand on est sûr de son autorité, la seule expression du visage ou un simple
geste de la main fait tout comprendre. (ex : militaire béret rouge, musclé à l’arrêt
de bus).

La foi qui déplace les montagnes est naturellement liée à la prière pleine de foi.
Christ dit : « "Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils
aiment, pour faire leurs prières, à se camper dans les synagogues et les
carrefours, afin qu'on les voie. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur
récompense. Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi
la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le
secret, te le rendra. "Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils
s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. » (Mt 6, 5-7).

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 16


Se livrer en spetacle est de la vanité et donc une prière vide de foi. En clair, le
vrai et seul contenu d’une vraie prière, c’est la foi. La prière pleine de foi est une
prière saturée de foi.

Ap 5,8 parle des « coupes d'or pleines de parfums, les prières des saints ». C’est
la foi qui donne à l’aromate de la prière sa bonne odeur. Ce qui donne la saveur
au sel de la prière, c’est la foi. D’où la nécessaire communion avec le Saint
Esprit qui sait ce qu’il faut faire pour rendre notre prière agréable à Dieu.
« Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons
que demander pour prier comme il faut ; mais l'Esprit lui-même intercède pour
nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le
désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de
Dieu. » (Rm 8, 26-27).
Il faut être audacieux, courageux et oser parler à la montagne.

4. Voir la montagne en train de se déplacer : supporter l’épreuve ou la


croix

« En vérité je vous le dis, si quelqu'un dit à cette montagne : Soulève-toi et jette-


toi dans la mer, et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit va
arriver, cela lui sera accordé. C'est pourquoi je vous dis : tout ce que vous
demandez en priant, croyez que vous l'avez déjà reçu, et cela vous sera
accordé. » (Mc 11, 23 - 24).
Une fois l’ordre donné, il ne faut pas hésiter, chanceler, vaciller ou douter. Il
faut persister jusqu’à ce qu’elle se déplace. Il faut soutenir l’assaut. Toutes les
planches n’ont ni la même consistance ni la même épaisseur. Il faut parfois
frapper plusieurs fois sur la pointe pour la faire pénétrer dans la planche. Il ne
faut donc pas avoir peur d’endurer l’épreuve. Sur la montagne, bien que ses
mains levées avec le bâton de Dieu en main s’alourdissaient, Moïse a tenu bon
soutenu par Hur et Aaron (Ex 17, 11-12). De même, il faut brandir la croix bien
haut, comme un étendard, face à la montagne même quand notre main semble
s’alourdir et qu’apparemment elle semble résistée. Il faut durer et persister dans
la prière, supporter la croix avec patience. (Lc 18, 1-8). Il faut pousser de toutes
ses forces jusqu’à dépasser ses limites humaines. Alors s’ouvre la porte de la
zone de l’impossible, la sphère des hauteurs spirituelles où tout est possible.

Il y a deux sommets sur lesquels nous nous tenons pour opérer dans la foi.
D’une part le mont Thabor, la montagne de la transfiguration, lieu de la
manifestation du Verbe fait chair et où le Père éternel ordonne l’écoute de la
Parole du Christ. Et d’autre part le Golgotha, lieu du sacrifice de la croix. Muni
de la Parole de Dieu et de la sainte croix, nous devons mener jusqu’au sang le
combat de la foi non « pas contre des adversaires de sang et de chair…, mais contre les
Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 17


esprits du mal qui habitent les espaces célestes. » (Ep 6,12). Le combat sera rude mais nous
pouvons nous réjouir. « J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à
comparer à la gloire qui doit se révéler en nous.[19] Car la création en attente aspire à la
révélation des fils de Dieu : si elle fut assujettie à la vanité, - non qu'elle l'eût voulu, mais à
cause de celui qui l'y a soumise, - c'est avec l'espérance d'être elle aussi libérée de la
servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Nous le
savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement. Et non pas
elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi
intérieurement dans l'attente de la rédemption de notre corps. Car notre salut est objet
d'espérance ; et voir ce qu'on espère, ce n'est plus l'espérer : ce qu'on voit, comment pourrait-
on l'espérer encore ? Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec constance.
Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander
pour prier comme il faut ; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements
ineffables, et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession
pour les saints correspond aux vues de Dieu. Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu
collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein. Car ceux que
d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l'image de son Fils, afin qu'il
soit l'aîné d'une multitude de frères ; et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; ceux
qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dire
après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n'a pas épargné son propre
Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ?
Qui se fera l'accusateur de ceux que Dieu a élus ? C'est Dieu qui justifie. Qui donc
condamnera ? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je ? Ressuscité, qui est à la droite
de Dieu, qui intercède pour nous ? Qui nous séparera de l'amour du Christ ? La tribulation,
l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? Selon le mot de l'Ecriture :
A cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour ; nous avons passé pour des brebis
d'abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés.
Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni
puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de
l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Rm 8, 18 – 39).

Conclusion
« Notre perception (nos pensées) agit sur nos attitudes ; nos attitudes deviennent
des habitudes et nos habitudes déterminent notre altitude. » dit Ivan
CASTANOU. Notre perception détermine donc le niveau de foi que nous
pouvons manifester.
En regardant notre expérience et celle de certains personnages bibliques, on voit
clairement que le premier obstacle à la manifestation de la foi est la façon dont
nous-nous percevons nous-même, nous percevons nos adversaires (montagnes)
et le Dieu que nous adorons.

La foi basée sur la Parole est infiniment supérieure et beaucoup plus sûre que
celle qui est fondée sur les signes (les miracles). D’ailleurs le Christ fait le
reproche-ci à ses interlocuteurs « Jésus lui dit : "Si vous ne voyez des signes et
des prodiges, vous ne croirez pas ! » (Jn 2,48). Idem Lc 18, 7-8, Jn 20, 29. « La
Parole du Seigneur est vérité tout comme le fondement de sa Parole » (Jn 17,3 ;
Ps 119,160). Chercher présomptueusement voire exiger morbidement des signes

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 18


avant de croire est une insulte au Seigneur. C’est une façon subtile et malicieuse
de le mettre à l’épreuve et de le tenter. Or le Seigneur ne se laisse tenter par
personne parce que lui-même ne tente personne (Mt 4,7 ; Mt 12, 38-39 ; Lc 4, ;
Jc 1, 13-15). C’est une façon de présenter le Seigneur comme un clown qui se
livre en spectacle dans un cirque en vue de se faire applaudir et recolter quelques
sous. Jésus Christ n’est en quête d’aucune gloire ni pouvoir ni richesse. Il est
vrai Dieu en étant vrai Homme. Faisons attention à notre façon de nous y
prendre avec le Seigneur. Les signes sont utiles mais n’en faisons pas une fin. Ils
ne doivent pas nous éloigner du Seigneur. (témoignage : Séance de délivrance :
Jésus, si tu es vraiment le Fils de Dieu, fais que le démon s’en aille… Il est
tombé dans le piège du démon.)
Nathanël avait le cœur pur et ouvert. C’est pour cela « Nathanaël lui dit : "D'où
me connais-tu ?" Jésus lui répondit : "Avant que Philippe t'appelât, quant tu étais
sous le figuier, je t'ai vu."
Nathanaël reprit : "Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël."
Jésus lui répondit : "Parce que je t'ai dit : Je t'ai vu sous le figuier, tu crois ! Tu
verras mieux encore. » Jn 1, 48-50.

Berger Nicolas ACKA 02.00.17.40/ 4813.11.05 – ackanicolas@yahoo.fr 19