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PCSI – Lycée Joffre 2020–2021

DM de mathématiques no 00 – à faire pour la rentrée

• Ce devoir est à traiter en temps libre mais sans attendre les derniers jours d’août. Il doit vous permettre
de faire le point sur votre maîtrise des outils de calculs vus lors de vos années de lycée, mais aussi au collège.
• Traiter ces questions de tête, sans calculatrice. Les calculatrices ne seront quasiment jamais utilisées en
cours de maths. Elles sont d’ailleurs interdites dans la grande majorité des épreuves de concours !
• Rédigez et justifiez soigneusement vos réponses, de manière claire et précise.
• Laissez une marge, mettez votre nom et numérotez les pages.

Exercice A. Techniques de calcul

1. Calcul de puissances
a. Simplifier les écritures suivantes :

3−3 × 272
5
• 23 × 44 × 8−2 2−2 124 • 76 × 492
• •
6−3 45 9− 2

b. Simplifier les expressions suivantes pour a et b des réels non nuls :

a33 2  b2  − 3 2
11a +1 (−3a2 b−4 )3
(18ab−1 )−2


a3 • a − 3 b4 • •
( a − 1 b3 ) − 2
a3 121a

c. Soit a un réel. On considère la suite (un )n∈N définie par récurrence par :

u0 = a , ∀n ∈ N , un+1 = u2n .
n
Calculer u0 , u1 , u2 et u3 . Démontrer que pour tout n ∈ N, un+1 = a2 .
2. Racine carrée
a. Simplifier les écritures :
√ √ √ √ √
• ( a)2 où a ∈ R +
p
• 3 12 − 12 3 117 13 • a2 − 4a + 4
• −
2 3

b. Établir la formule pour tous réels a et b strictement positifs à l’aide d’une identité remarquable :
√ √ a−b
a− b= √ √ .
a+ b

En déduire l’encadrement 1 ≤ 1, 01 ≤ 1, 005 .
3. Factorisation
a. Factoriser les expressions littérales suivantes :

• 25t2 + 20t + 4 • 9z2 − 24zb + 16b2 • 16y2 − 25a2 • 8x3 + a3

b. Factoriser les expressions pour x ∈ R :

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• x8 − 256 • (1 + 2x)(1 − 4x) + 1 − 4x2 • 2x − 4 x + 1 (x ∈ R + )

4. exp et ln
a. Simplifier les expressions suivantes :
√ p 
• 12 ln( 3) − ln(27) • 4 ln x2 − 1 + 2 ln x2 + 1 où x > 1 .


b. Rédoudre les équations suivantes d’inconnue x ∈ R :

• 2 e2x + 5 ex − 3 = 0 , • e x + e− x = 4 .

c. Résoudre les équations (en discutant selon la valeur du réel a pour la seconde) :

• ln( x2 − 1) + 2 ln(2) = ln(4x − 1) et − e− t


• =a
et + e− t

5. Résolution d’inéquations
a. Déterminer l’ensemble des solutions de chacune des inéquations suivantes à l’aide d’intervalles :

• (1 − 2x)( x + 3) > 0 • x2 − 3x + 2 < 0 • 4x2 − 4x − 1 ≥ 0

b. Donner une inéquation de la forme | x − a| ≤ r ou | x − a| < r dont l’ensemble de solutions est :

• ] − 3, 3[ • [−5, 0] • [−6, −2] • ] − 7, 3[

Exercice B. Un peu de logique et de raisonnements

I. La vérité si je mens !
Les phrases proposées sont toutes fausses. Quelle vérité pouvez-vous en déduire ?

Par exemple : si la phrase « tous les français sont bilingues » est fausse, cela signifie : « il existe au
moins un français qui n’est pas bilingue ».
(a) « Cet été, je suis allé en Australie et au Canada ».
(b) « L’été prochain, j’irai à Cancale ou à Honolulu ».
(c) « Il y a eu un été où il a fait plus de 47 degrés à Montpellier ».
(d) « Tous les éléphants ont peur des souris ou des crocodiles ».
(e) « À chaque fois qu’il pleut, je vais à la pêche ».
(f) « Au moins une nuit par semaine, tous les chats sont gris ».
(g) « Il existe un pays dont tous les prés sont peuplés de moutons parmi lesquels au moins un n’a
pas 4 pattes ».
II. Jean et Béa
Jean et Béa sont frère et soeur. On leur demande de quelle couleur sont leurs chiens ( ils en ont plu-
sieurs)
Jean : « Tous nos chiens sont blancs ou noirs ».
Béa : « Tous nos chiens sont blancs ou tous nos chiens sont noirs ».

Leur mère me dit que l’un des 2 dit la vérité et l’autre ment. Que pouvez-vous en déduire ?

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III. Véridiques et menteurs 1


Par définition un véridique dit toujours la vérité, un menteur ... ment toujours.
(a) Vous rencontrez deux personnes A et B. A vous dit : « Au moins l’un de nous deux est un
menteur ». Que dire de A et B ?
(b) Deux amis A et B discutent au téléphone. On sait que A ment les Lundi, Mardi et Mercredi et
que B ment les Jeudi, Vendredi et Samedi. Les autres jours, ils disent la vérité.

A dit : « Hier, j’ai menti » et B lui répond : « Tiens, moi aussi ».

Quel jour sommes-nous ?


IV. Arnaque ou pas ?
Soient a, b deux réels et f la fonction définie sur R par l’expression f ( x) = ax2 + b pour tout réel x.
On me demande de montrer le résultat suivant :
A : « Si f est la fonction qui vaut 0 partout (fonction nulle), alors forcément a = b = 0 ».

Je propose la solution suivante pour démontrer A :


« Puisque f ( x) = 0 pour tout réel x par hypothèse, alors en particulier, pour x = 0, j’obtiens :

f (0) = a × 02 + b = b = 0 .

Je reporte cette information : pour tout réel x, f ( x) = ax2 . En particulier,

f (1) = a × 12 = a = 0

on a donc bien a = b = 0. »

On me demande de prouver la réciproque du résultat précédent, c’est à dire :


B : « Si a = b = 0, alors f est la fonction nulle ».

Je propose la solution suivante pour prouver B :


« On a
f (0) = a × 02 + b = b = 0 et f (1) = a × 12 + b = a + b = 0
donc f est la fonction nulle. »

On a l’impression d’avoir raisonné à peu près de la même façon pour prouver A et B. Pourtant, une
des deux démonstrations est fausse. Laquelle et pourquoi ?

1. vu sur le site de Gérard Villemin

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Exercice C. Trigonométrie

Commençons par la définition des fonctions trigonométriques.

J
b

b
S b
A

Ob θ C b b

 − → − →
Dans le repère orthonormé O; OI ; OJ représenté ci-dessus, le point A appartient au cercle trigonométrique
(OA = 1) et le triangle OCA est rectangle en C.
On définit alors les fonctions cos et sin par :
−→ −
→ −
→ −

OC = cos(θ ) OI et OS = sin(θ ) OJ .

Les fonctions cos et sin sont alors définies sur R par périodicité :

∀θ ∈ R , sin(θ + 2π ) = sin(θ ) et cos(θ + 2π ) = cos(θ ) .

Répondre maintenant aux questions suivantes. Au fur et à mesure des propriétés et formules rencontrées,
vous construirez votre propre formulaire de trigonométrie sur une feuille à part à conserver précieusement.
I. Parité, imparité et périodicité
Justifier que sin(−θ ) = − sin(θ ) et cos(−θ ) = cos(θ ) , pour tout θ réel, en vous appuyant sur la
figure. (Ainsi, sin est impaire et cos est paire.)
II. Premières propriétés et valeurs remarquables
1. Établir la formule fondamentale suivante à l’aide d’un théorème bien connu de géométrie :

∀θ ∈ R , sin2 (θ ) + cos2 (θ ) = 1 .

2. Rappeler pour tout θ ∈ R, l’expression en fonction de cos(θ ) et sin(θ ) des quantités suivantes :
 π  π
• sin(θ + π ) • cos(θ + π ) • sin θ + • cos θ +
2 2

En déduire :

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 π π  π 
• sin (π − θ ) • cos (π − θ ) • cos θ − • sin −θ • cos −θ
2 2 2

Vérifier ces résultats sur la figure ci-dessus.


3. On rappelle dans le tableau suivant certaines valeurs remarquables prises par sin et cos.
π
Les vérifier pour θ = 0 , et π .
2
π
À l’aide d’un argument géométrique, retrouver les résultats pour θ = .
4
θ 0 π/6 π/4 π/3 π/2 2π/3 3π/4 5π/6 π
√ √
sin θ 0 √1/2 √2/2 3/2 1
cos θ 1 3/2 2/2 1/2 0
III. Les formules d’addition et de multiplication
1. On admet pour a, b ∈ R la formule :

cos( a + b) = cos a cos b − sin a sin b . (1)

Démontrer alors les formules d’addition suivantes :

cos( a − b) = cos a cos b + sin a sin b (2)


sin( a + b) = sin a cos b + cos a sin b (3)
sin( a − b) = sin a cos b − cos a sin b (4)

En déduire sin(2a) et cos(2a) (3 formules possibles) en fonction de sin a et cos a.


π π π
Établir alors les valeurs de sin et cos , puis celles en θ = .
3 3 6
Achever de compléter le tableau de valeurs ci-avant.
π π
Trouver une méthode pour calculer cos puis sin .
8 8
2. Établir les formules (à compléter !)

1
cos a cos b = (cos( a + b) + cos( a − b)) (5)
2
1
sin a sin b = (cos( a − b) − cos( a + b)) (6)
2
1
sin a cos b = (sin( a + b) + sin( a − b)) (7)
2
3. En déduire les formules de multiplication pour tous réels p et q :

p+q p−q
   
sin p + sin q = 2 sin cos (8)
2 2
p+q p−q
   
sin p − sin q = 2 cos sin (9)
2 2
p+q p−q
   
cos p + cos q = 2 cos cos (10)
2 2
p+q p−q
   
cos p − cos q = −2 sin sin (11)
2 2

IV. Pour aller un peu plus loin : la fonction tangente.


sin(θ )
Quand cela est possible, on pose tan(θ ) = .
cos(θ )

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1. Donner un intervalle 2 , le plus grand possible, sur lequel la fonction tan est ainsi définie.
Y a t-il d’autres intervalles possibles ?
Déterminer le domaine de définition maximal Dtan de tan . Puis montrer que tan est π-périodique.
2. Établir la relation pour tout θ ∈ Dtan :

1
1 + tan2 (θ ) = .
cos2 (θ )

3. Au tableau de valeurs précédent, rajouter une ligne donnant quelques valeurs remarquables
prises par la fonction tan .
4. Établir la formule (en précisant les valeurs possibles pour a et b) :

tan a + tan b
tan( a + b) = .
1 − tan a tan b
En suivant les mêmes précautions, en déduire des expressions de tan(2a) et de tan( a − b) en
fonction de tan a et tan b.

2. De la forme [ a, b ], ] a, b ], [ a, b [ ou ] a, b [ .