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PROGRAMME TUBEHONEZA

LEADER THEMATIQUE CIBLAGE/VULNERABILITE

Participatory Wealth Ranking (PWR)

Classification participative du bien-être

Manuel de l’opérateur

Le PWR est un outil de classification qualitatif et de ciblage de bénéficiaires, adapté à


classer une population en différents niveau de bien-être. Il est participatif parce que les
niveaux de bien-être sont identifiés par la population même, selon sa perception de la réalité
dans laquelle elle vit. Ce sont les natifs de la zone d’intervention qui connaissent les
stratégies de survie, les qualités et les moyens de vies, et donc les "critères" qui rendent un
ménage plus ou moins performant, riche, autonome, dépendant, vulnérable ou plus
"résiliant" ou résistant que les autres.

À travers la connaissance empirique, transmise à travers les générations et acquise


quotidiennement, les populations rurales (individuellement et en groupe) développent des
capacités perceptives, des concepts et des comportements adaptés au contexte social,
économique, politique, culturel, écologique, qui leur permet aussi d’évaluer le grade
d’adaptation des autres individus ou groupes. Un individu ou groupement mieux adapté aura
un niveau de bien-être plus élevé.

Le groupe de travail, composé par les Responsables de S&E des 5 consortia du programme
TUBEHONEZA, ont décidé d’adapter le PWR aux ciblages des bénéficiaires du programme.

Etape 1 : Récolte des listes des ménages (Nom du chef de ménage et Colline, Sous
colline Nyumbakumi).

Matériel et Outils :

 Listes vierges, avec la colonne Nom “Chef du ménage" et colonne Nom "Nyumbakumi"
de référence. La colline sera annotée en tête de la liste.

 Moto, téléphone.

Actions :

 Informer les autorités au niveau Province & Commune, sur le projet en général et sur
l’activité de ciblage en particulier. L’administration publique doit être informée de la présence
des enquêteurs sur le terrain.
 La zone d’intervention sera limité aux collines sur lesquelles seront menées les activités
liées au résultat 1 du projet (SA). En fait l’amélioration des activités agricoles est à la base
pour améliorer les conditions de vie et le bien-être des ménages. Les collines qui recevront
seulement les activités des résultats 2 et 3 (Nutrition et Cohésion Social) ne seront pas
prises en considération. Exp : le consortium AVSI opère sur 120 collines, mais seulement
sur 36 collines seront menées toutes les activités liées aux 3 résultats. Ces 36 collines
constituent la zone de ciblage du PWR.
 Le chef de colline sera informe sur l’activité de ciblage par l’équipe et lui sera demander
de donner les contacts des chefs de sous collines et des Nyumbakumi (la plus petite zone
administrative après la colline et sous colline, 10 – 30 maisons), afin de leur donner les listes
vierges à remplir.

 La liste vierge des ménages sera remplie par les enquêteurs (l'écriture doit être lisible
et ordonnée), avec l’aide des Nyumbakumi. L’avantage d’établir les listes au niveau de la
plus petite unité administrative (un Nyumbakumy est responsable de 10 – 30 ménages) est
que les membres de la communauté se connaissent mieux (une colline peut avoir 300-600
Ménages). Tous les Nyumbakumi de la colline doivent être rencontrés par le personnel qui
participe au ciblage. Pour cela il faut avoir le contact de chaque Nyumbakumi, donner et
respecter les rendez-vous (les Nyumbakumi ne seront pas rémunérés).

 La validation de listes sera faite lors du rencontre avec les Témoins clef.

Temps nécessaire pour compléter Étape 1 (10 Jours, à peu près 2 semaines)

 7 jours pour la récolte des listes complètes des habitants de toute la zone d’intervention
 2 Jours d’affichage et validation publique de la liste complète des habitants
 1 jour pour validation finale

Expl.: AVSI aura 30 Agents de terrain staff.

Etape 2 : Classification des Ménages

Matériel et Outils :

 Flip-chart, photocopie des listes des ménages récoltés.

 Moto, téléphone.

 Pause-café pour ±20 personnes par colline.

 2 animateurs, un écrive et l’autre anime.

Actions :
 Identifier de 12 à 18 "témoins clef" 1 de la communauté pour une sélection transparente
des bénéficiaires. Ces témoins seront des résidents de la communauté (colline). Pour avoir
une représentation hétérogène de la communauté, le groupe de travail S&E propose, que
les témoins clefs soient les personnes suivantes :
1. Chef collinaire (1), administration publique. Chaque colline a (1) chef, qui visite souvent
les ménages.
2. Chef sous colline (4-5), administration publique. Chaque colline a plusieurs chefs sous
collinaires. Ils vivent en strict contact avec la population.
3. Chef des communautés ecclésiales de base (3-4), leaders culturel/religion qui
connaissent très bien la communauté.

1
Témoins clef : sont habitants de la zone, qui connaissent la communauté et le contexte de la vie dans la zone. Ils sont reconnus
et respectés par la communauté. Ils savent identifier la plupart des ménages de la zone.
4. Président d’unité collinaire (1) (Croix-Rouge), société civile. Il s’occupe des initiatives de
développement lancé par la Croix-Rouge du Burundi (CRB) au niveau collinaire, pour la
population vulnérable. Il connait les ménages plus pauvres.
5. Leader religieux (1) (ainsi que d’autres confessions religieuses importantes, autres que
Catholique), culture/religion.
6. Moniteur agricole (1), production agricole. Il connait la plupart des producteurs agricoles
et peut donner des informations importantes sur la production agro-sylvo-pastoral d’un
ménage.
7. Maman Lumières (2). Elles connaissent la situation alimentaire des ménages.
8. ASC (4-5) par colline. Ils connaissent la situation sanitaire des ménages.
9. Membres Comité Développement communautaire, société civile.
10. Membres Comité Protection de l’Enfant, société civile.
11. En certains cas les administrateurs communaux (ADMICOM) pourront être invités pour
leur montrer la méthodologie.

NB : Si la colline dépasse les 500 ménages, il serait approprié de séparer la liste en
sous-collines et faire le travail avec les témoins-clef des sous collines, pour ne pas
prolonger l’activité dans l’après-midi et pour eviter le risque que quelque ménage ne
soit pas cunnu par les groupes de travail. Expl. Pour une colline avec 1.000 ménages
et 4 sous-collines, on va faire le travail avec 2 sous-colline à la fois, 2 sessions de
travail pour compléter le classement dans toute la colline. Nous invitons 9 témoins-
clef par sous-colline, pour avoir un total de 18 tenions-clef par session de travail. Lors
de la division en 3 groupes de travail, chaque groupe aura 3 témoins-clef d’une sous-
colline et 3 de l’autre, pour garantir un niveau de connaissance homogène de
ménages. Puis on procède au classement.

 Orienter les témoins clefs sur les critères de bien-être. (ne pas dépasser 1 h. de
durée)
Suivre le protocole formel, qui inclut :
1) La prière, selon la confession pratiquée dans la zone. Ça permet de calmer les "esprits"
et créer une ambiance de partage et d’échange. (5 min.)
2) La présentation des participants, Nom, Prénom et fonction. Il faut toujours identifier les
personnes que participent, pour être sûr de l’hétérogénéité des participantes (administration,
religion, société civile). (5 min.)
3) L’explication de la motivation de la réunion. Il faut responsabiliser les témoins clef et les
motiver toujours en commençant avec des phrases d'encouragement positives : « Nous
vous avons choisis pour votre sagesse, honnêteté, sens de la justice. Vous êtes la guide et
l’exemple pour la communauté ». Ça pour créer une prédisposition mentale positive, pour
faire le travail de classement consciencieusement. Absolument évitez de phrases
provocatrices, qui peuvent causer suspect, méfiance et conflit : « Il ne faut pas tricher en
classifiant un Aisé, comme Pauvre ». Ça peut compromettre tout le travail. Continuez avec
l’explication du but de la réunion, que consiste à identifier les différents niveaux de bien être
de la population de la colline. (5 min.)
4) Ne pas prolonger trop l’explication. S’il n y a pas de questions, passez à la pratique, au
point suivent.
5) Il faut poser des questions ouvertes : « À votre avis, quels sont les critères de bien-être
que utilisez-vous pour juger un ménage plus ou moins à l’aise d’un autre ? » En expliquant
que les critères sont les stratégies de survie, les qualités humaines et les moyens de vie, qui
permettent à un ménage de vivre dans des conditions acceptables, et sans lesquels un
ménage peut se retrouver dans des conditions de vie critiques. Les témoins clefs devront
énumérer une série de critères de classification adaptes à mesurer le niveau de bien-être
d’un ménage.
6) Il est utile avoir un feuille flip-charte pour chaque niveau de bien-être (Aisé, Moyen,
Pauvre, Très Pauvre). Lorsqu’un critère est énoncé, l’animateur demandera et notera les
caractéristiques de ce critère pour chaque niveau de bien-être (Expl. : Critère condition de la
Maison. Le ménage Aisé a une maison en briques cuits, avec fenêtres de verre, toit en tôle.
Le ménage moyen a une maison en briques-adobe, toit en tuiles. Le manage Pauvre a une
maison plus modeste, en bois et boue. Le ménage Très Pauvre vit dans une paillotte).

7) Les animateurs doivent conduire la réunion et animer le débat, sans donner des
suggestions explicites, mais doivent faire attention à guider l’échange d’idées vers les
critères identifiés dans la Note Commune inter consortia :

Étendue du terrain cultivable ; Un ménage qui a des terres (de propriété ou loués), peut
assurer la production des aliments pour ses membres, contrairement aux ménages qui n’ont
pas de terre ou des superficies cultivables réduites.

Nombre d’unité de bétail (les animaux domestiques) : 1 vache = 1UB, 2 chèvres = 1UB, 1
porc = 0,75UB, 10 poulets = 1UB - calculé sur le rendement productif valorisé) ; Notamment,
qui a beaucoup d’animaux domestiques, peut se permettre un régime alimentaire plus
équilibré, peut recourir à la vente des animaux en cas d’urgence. La possession des vaches
est un "status symbol" au Burundi. Qui a peu d’animaux ou aucun est désavantagé.

Ménages dirigés par des femmes ou des orphelins ; La présence d’un homme adulte
dans le ménage peut garantir une certaine protection de ses membres. Femmes et enfants
seules sont très vulnérables et peuvent subir prépotences de part des autres, vols de terre
ou de propriétés, même par les membres de la famille.

Déplacés/retournés ; Sont les ménages qui se déplacent pour différentes raisonnes à


l’intérieur du pais (déplacés) ou ils rentrent après avoir passé une période à l’extérieur, en
condition de refuges. Ils n’ont pas de terres de propriété et/ou ils se trouvent dans la
condition de devoir recommencer leur vie dans une nouvelle zone.

Ménages avec des enfants mal nourris ; s’il y a d’enfants malnutris dans un ménage
signifie que la production alimentaire ne suffit pas et/ou que les parents n’ont pas une
éducation nutritionnelle adéquate.

Ménages que ne mangent pas chaque jour. Ménages classés en phases humanitaires
d’insécurité alimentaire aiguë, notamment en phase 3 (crise) et 4 (urgence) de l’IPC, voire
également certains ménages en phase 2 mais à risque de décapitalisation et chute rapide
en phase 3 au moindre choc externe ;

Quantité d’outils agricoles ; Sont les outils que permettent de travailler de manier plus
efficace dans les terrains agricoles, afin diminuer les temps et les efforts pour les opérations
culturelles et d’obtenir une production plus rentable.

Nombre des membres du ménage ; dans les zones rurales, les ménages avec plus des
membres, peuvent compter sur la contribution des plus d’individus pour répondre aux
besoins quotidiens.
Type d’emploi ; Un emploi régulier est plus avantageux d’un emploi occasionnel. Un emploi
conceptuel (bureau ou profession igenier-medicien) est plus rémunérait d’un emploi manuel.

Possession des moyens de transport ; Vélos, motos sont des biens qui peuvent
dynamiser les activités d’un ménage, en termes de rapidité de déplacement des personnes
et marchandise. Favoriser formes d’emploi come le taxi-moto ou vélo.

Lorsque l’un des critères identifiés par les témoins correspond à un des critères précités, les
animateurs doivent poser l’accent sur l’importance de ces critères et expliquer dans les
détails les aspects de chaque critère.

Autres critères possibles : niveau d’éducation, honnêteté, religiosité, santé etc.

Il n’y aura pas seulement des critères économiques, mais aussi des critères propres à la
culture locale. Les animateurs devront signaler aux supérieurs les critères qui pourraient
entrer en conflit avec les activités du projet.

Cet exercice doit être fait surtout pour faire réfléchir les participants, afin de créer des
concepts de bien-être et de les préparer mentalement à l’exercice de classification. Une fois
qu’ils ont identifié 5 ou 6 critères, parmi les critères de la note commune, passez à l’étape
suivante (point 5-6-7 45 min.).

 Les témoins clef seront divisés en 3 groupes de travail, de 4-6 personnes/groupe. A


chaque groupe sera demandé des distribuer les ménages de la liste collinaire, en 4
catégories de bien-être :
1. TP (Très Pauvre). Ménage en situation critique, qui ne respect aucun critères de bien-
être ou de valeurs des critères très faibles (Expl : 0-0,25ha de terrain, 0 UB etc.)
2. P (Pauvre). Le ménage respecte 1 ou 2 critères, mais maintien des valeurs encore
faibles.
3. M (Moyen). Le ménage respecte ± la moitié des critères, avec des valeurs acceptables.
4. A (Aisé). Le ménage respecte la plupart des critères et à des conditions de vie
favorables.

Cas particuliers : il peut arriver qu’un ménage respecte un seul critère, mais est considéré
Aisé. Expl. Il n’a pas de terre ou têtes de bétail, mais à un travail si rémunérateur, pour être
considéré Aisé.

Il faut rappeler que la classification en niveau de bien-être ne sera pas basée exclusivement
sur des critères économiques et sociaux, mais aussi sur des critères non explicites. Les
Témoins peuvent classer un ménage apparentement pauvre comme Aisé ou vice versa, par
peur révérencielle (Expl. vers un sorcier ou chef religieux) ou pour s’avantager
individuellement (Expl. un riche qui veut bénéficier du projet). Dans ces cas, le personnel du
projet ne doit pas trop insister avec des questions, mais doit plutôt confier sur le jugement
croisé fait par le membre de 3 groupes, qui ont une extraction sociale différente
(administration publique, société civile, religion) et que distribueront de manier indépendant
les ménages dans les 4 catégories de bien-être. Les 2 animateurs doivent suivre
alternativement les 3 groupes, pour faire avancer le travail de façon dynamique et clarifier
les doutes.

Il peut y avoir des cas où les témoins-clef se rappellent d’un ou plus ménages qui n’ont pas
été inclus dans la liste. Les animateurs doivent annoter les nouveaux noms des ménages au
fond de la liste, en faisant beaucoup d’attention à donner le même numéro progressif
aux nouveaux ménages dans les 3 listes.

Il peut arriver que certains ménages ne soient pas reconnus par aucun témoin clef. Dans ce
cas l'assemblé peut décider d'effacer le ménage de la liste ou d'envoyer les animateurs du
projet sur le terrain dans les jours suivants, pour vérifier et classer le ménage selon des
critères réduits.

A la fin de la classification les listes seront validées avec la signature des tous les témoins-
clef. La classification de 500 ménages devrait prendre 3h de temps. En considérant 30
minutes de pause-café, la réunion de classification devrait durer 4h30min de temps (une
matinée).

Remerciez et saluez les participants.

 Calcul de la catégorie de bien-être. A chaque catégorie de bien-être sera associé un


score. Score 4 TP, score 3 P, score 2 M, score 1 A. L’équipe devra enregistrer les 3 valeurs,
attribuées par les 3 groupes, à chaque ménage de la colline et faire la moyenne, sur un
document Excel. Il peut arriver que un ou plus ménages ont 2 ou 1 seul valeur PWR, car
n’ont pas étés reconnues par tous les groupes de classification. Par conséquence,
respectivement, il faudra faire la moyenne des 2 valeurs ou considérer valide l’unique valeur.
(temps un après-midi)

Exemple d’une liste PWR :


LISTE MENAGES
Province: KAYANZA Comune: KAYANZA COLLINE: GIRA

Nom et Prénom Nyumbakumi Genre 1WR 2WR 3WR WR


1 NSENGIYUMVA David MAMANI Nestor M 2 1 - 1,5
2 MUGISHA Anitha " F 3 2 3 2,6
3 SEBATIGITA Victor " M 4 - - 4
4 IMANA Jean Paul " M 2 2 2 2
Temps nécessaire pour Étape 2, 1 jour par colline. Exp : AVSI aura à disposition 30 Agents
de terrain staff, qui travailleront en couple, sur 36 collines. En considérant 2 jours de
pratique, avec le staff senior, pour la formation des animateurs, 5 jours le travail seront
suffisants à finaliser la classification.

Etape 3 : Choix des bénéficiaires et finalisation de la liste

Matériel et Outils :

 Listes des ménages classifiés.

 Ordinateur.

 Moto, téléphone.

Actions :

 Il y aura 13 différents possibilités de score moyen (1 ; 1,3 ; 1,5 ; 1,6 ; 2 ; 2,3 ; 2,5 ; 2,6 ;
3 ; 3,3 ; 3,5 ; 3,6 ; 4), qui permettrons de créer un ultérieur "ranking" dans les 4 classes de
bien-être. Aisé (1 ; 1,3) ; Moyen (1,5 ; 1,6 ; 2 ; 2,3) ; Pauvre (2,5 ; 2,6 ; 3 ; 3,3) ; Très Pauvre
(3,5 ; 3,6 ; 4).
 Identifier les bénéficiaires parmi la liste classée. NB : Pas moins du 35% TP, pas moins
du 40% P (P+TP ≥ 75%), pas plus du 20% M, pas plus du 5% A (A+M ≤ 25%).
Expl. : si on doit prendre en charge 200 bénéficiaires par colline, au moins 75 seront Très
Pauvres (TP), au moins 80 seront Pauvres (P), pas plus de 40 seront M et pas plus de 10
seront A.

L’objectif est de cibler surtout les ménages Pauvres et Très Pauvre pour les activités de
Sécurité Alimentaire. Donc il faut prévoir de prendre en charge toutes les ménages avec
scores moyen "3", "3,3" et "3,6" même en dépassant le 75% (35% TP + 40% P) des
bénéficiaires prises en charge, en arrivant même au 95% des TP et P pris en charge.
Pour la totalité de ménages avec score moyen "4" il faut prévoir des activités HIMO ou
Cash, en supposant qu’ils se trouvent dans une situation de besoin immédiat et que
probablement n’ont pas des terres disponibles pour les activités de SA. Où et quand sera
possible, l’équipe pourra décider de inclure dans les activités les ménages P avec score
moyen "2,5" et "2,6".

Compte tenu des différences de stratégies d’intervention des 5 projets du programme


Tubehoneza, chaque consortium peut adopter des critères de sélection supplémentaires,
pour arriver à cibler la quantité des bénéficiaires prévue dans leur projet. Expl : prioriser les
Femmes cheffes de ménage.

Les ménages Moyennes et Aisés, classifiés avec le score "1", "1,3", "1,5", "1,6", "2" et "2,3",
seront sélectionnés avec l’aide des moniteurs agricole, en suivant des critères plus
restrictifs, pour rester toujours au-dessous du 20% des bénéficiaires ciblés. Notamment ils
participeront aux activités de production de semences, de post-récolte, de stockage et
commercialisation des produits agricoles. Devrons ainsi contribuer à l’augmentation de la
production agricole dans la zone d’intervention (conséquente diminution des prix des
aliments) et à la diffusion de bons pratiques dans les zones d’intervention. Pour cela les 3
critères supplémentaires seront : la disponibilité des grandes superficies de terres, les
capacités techniques (Expl : paysan model), esprit d'entreprenariat, la disponibilité à
collaborer avec le projet.
Il faut rappeler que certain projets prévoient la distribution au ménages moyens des porcs,
que à niveau alimentaire sont en compétition avec l’homme (omnivores). Pour cela les M et
les A devront avoir suffisent terre pour garantir l’alimentation à la famille et aux animaux.

 Les plaintes seront traitées préférablement toutes ensemble, en expliquant qu'ont étés
choisis les ménages avec le score plus élevé, en suivant les indications des témoins-clef. Le
projet ne peut pas bénéficier tous. Pour ultérieures stratégies il faut chercher l'avis du leader
"Redevabilité" (CONCERN).

 Dans les cas des ménages oubliés le personnel du projet fera une visite a domicile pour
les classifier en autonomie. Les critères d’évaluation seront réduits : Possession des
véhicules, état de la maison, état nutritionnel des enfants, possession des vaches.

 À discrétion du staff du projet, pour les ménages qui ont reçu des scores très différent
(Expl. 4+1+1 ; 4+1+2 ; 3+2+1 : 4+4+1), pourront être prévues des visites, pour vérifier s’il y a
eu des erreurs pendant l’exercice de classification. Les critères d’évaluation seront réduits :
Possession des véhicules, état de la maison, état nutritionnel des enfants, possession des
vaches.
 Faire des visites randomisées pour tester la fiabilité du classement.

 Vérifier si tous les ménages choisis veulent participer au projet et substituer les
personnes indisponibles, avec d’autres du même niveau de bien-être, parmi les voisins.

 Enregistrer les listes de bénéficiaires dans un document Excel à imprimer et donner


à l’administration (ADMICOM) avec un résumé de la procédure de ciblage. Evitez de
distribuer les listes des bénéficiaires à tout le monde.

Les ménages auront un appui différent en relation avec leur niveau de bien-être,
comme indiqué dans la "Note Commune du programme TUBEHONEZA" :

  Programme TUBEHONEZA TP P M A

Intégration Agro-Sylvo-Pastorale X X X  
Formation / Mise en œuvre des Champs Ecoles Paysans X X X  
Production/multiplication de semences améliorées (Disponibilité +     X X
Appui Technique

Accès accrus)
Système de gestion post-récolte   X X X
Aménagement des bassins-versants X X X  
Jardins de case (Kitchen Garden) X X X  
Recapitalisation en bétail (chaines de solidarité) X X X  
Kits intrants d'urgence X X    
Transformation des produits agricoles   X X  
Mécanisme de réponse rapide X X X  
Collecte et analyse des données Sécurité alimentaire/nutritionnelles X X X  
Appui-conseil, organisation OP/AF X X X X
Mécanismes

Système Epargne Crédit communautaire (différents modèles) X X X  


financières

Cash for Asset/Cash for work (HIMO) X  X    


Fonds de roulement OP/ Crédit rotatif X X X  
Formation en nutrition, surveillance et prise en charge Nutritionnel X X X X
(FARN/FAN)
Eau X X X X
Agenda Social

Hygiène X X X  
Assainissement X X X  
Organisation communautaire X X X X
Fortification à domicile des enfants 6-23 mois X X    
Sensibilisation au planning familial, cohésion sociale, VBG X X X X
Médiation, Résolution de conflit X X X  
Promotion associations féminines (dont GFS) X X    
Temps nécessaire pour Étape 3 (10 Jours)