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Risques et Précautions Liés aux Matériels

INSTRUMENTATION - RÉGULATION - AUTOMATISMES

CAPTEURS ET TRANSMETTEURS
D6 -2/A
Ingénieurs en
Sécurité Industrielle

I - CONSTITUTION D'UN CAPTEUR ............................................................................................ 3

II - MESURE DE PRESSION.......................................................................................................... 6

1 - Les manomètres utilisant un liquide .............................................................................................7


2 - Les manomètres à déformation de solide ....................................................................................8

III - MESURE DE TEMPÉRATURE ............................................................................................... 15

IV - MESURE DE DÉBIT................................................................................................................ 24

1 - Les appareils déprimogènes ...................................................................................................... 25


2 - Débitmètre à section variable ou rotamatre................................................................................28
3 - Débitmètres électromagnétiques ...............................................................................................29
4 - Débitmètres à ultrasons .............................................................................................................30
5 - Débitmètres à effet vortex .......................................................................................................... 31
6 - Débitmètres massiques à effet Coriolis...................................................................................... 33
7 - Compteurs.................................................................................................................................. 35

V- MESURE DE NIVEAU............................................................................................................. 39

1 - Mesure de niveaux directs - Principe des vases communicants ................................................ 40


2 - Mesure de niveaux par pression - Loi de l'hydrostatique ........................................................... 41
3 - Mesure de niveaux par flotteurs et masses de déplacement - Poussée d'Archimède ............... 44
4 - Mesure de niveaux par sondes capacitives ............................................................................... 47
5 - Mesure de niveaux par émission d'un rayonnement ..................................................................48

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IR CAP - 02426_A_F - Rev. 0 10/05/2005

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D 6 -2/A

Afin d’assurer le suivi et le contrôle des installations les principaux paramètres opératoires sont mesurés et
contrôlés dans les unités de fabrication industrielles (raffinerie, usine chimiques, pétrochimiques, …).

Les principaux paramètres suivis sont généralement :


– les pressions
– les températures
– les niveaux
– les débits
On procède également à des mesures en continu de grandeurs liées à la qualité des produits finis ou au
cours du processus de fabrication (pH, composition, taux d’humidité d’un gaz, etc). Les appareils
correspondants, appelés analyseurs, ne sont pas examinés ici.

La mesure de ces paramètres permet de répondre aux différentes exigences en terme de contrôle et de
sécurité du procédé à savoir :

Automatismes
séquentiels

Régulation Sécurités

Le contrôle
de procédé

Instrumentation Alarmes

Chacune de ces exigences passent par l’acquisition, le suivi et la surveillance de ces paramètres de
fonctionnement de l’installation. L’ensemble capteur – transmetteur permet d’assurer la prise de mesure et sa
transformation en un signal exploitable par un régulateur de tableau (analogique ou numérique) ou un
système de conduite type SNCC (Système numérique de contrôle commande) par exemple

Le schéma fonctionnel d’un tel ensemble peut être représenté de la façon suivante :

Le schéma fonctionnel d'un tel ensemble peut être représenté de la façon suivante :
Prise – Pneumatique : 0,2 – 1b
d'information Transformation de la
sur le Grandeur mesure en un signal
Le procédé électrique
procédé Capteur Transmetteur normalisé ou – Electrique : 4 – 20 mA
Grandeur à ou mécanique signal mesure
mesurer
En général : L'ensemble capteur – transmetteur réalise la transposition
Pression
linéaire entre la grandeur mesurée par le capteur et le signal – Numérique
Température
de sortie du transmetteur.
Niveau... 1 1 0 0 1
Minimum Maximum

0% 100 % Code informatique


Zéro de l'échelle Etendue de mesure Maximum
(Maximum de l'échelle – Zéro de l'échelle) de l'échelle
D IRA 3015 A

Remarque : le Zéro de l'échelle ou minimum de l'échelle ne correspond pas forcément à une valeur nulle de la mesure

Remarque : le Zéro de l’échelle ou minimum de l’échelle ne correspond pas forcement à une valeur nulle de
la mesure.

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D 6 -2/A

Le capteur est l’élément d’acquisition de l’information qui élabore à partir d’une grandeur physique, une autre
grandeur physique de nature différente ( le plus souvent électrique ou mécanique). Cette seconde grandeur
est alors représentative de la grandeur prélevée et peut être utilisable à des fins de mesure ou de commande

Suivant la nature du capteur et son principe de fonctionnement, l’appareil de mesure peut assurer lui même la
conversion en énergie électrique, énergie thermique, mécanique, ou sous forme de rayonnement de la
grandeur physique à prélever.

On peut citer par exemple, les mesures de températures

Effet utilisé Grandeur de sortie

Grandeur physique à Thermoélectricité (*) Tension


mesurer

La température

D IRA 3001 A
Pyroélectricité (**) Charge électrique

(*) Ensemble des effets dus aux échanges entre énergie thermique et énergie électrique dans des
conducteurs de nature différente lorsqu’ils sont en contact
(**) La pyroélectricité consiste en l’apparition d’un champ électrique, lorsqu’un cristal est soumis à une
variation de température

Pour la majorité des autres capteurs la conversion directe n’étant pas possible, le passage par une grandeur
intermédiaire, le plus souvent une résistance ou une impédance, est nécessaire. Ce type d’appareil
fonctionne donc

– soit par variation de dimension du capteur, c’est le cas d’un grand nombre de capteurs de
position, potentiomètre, inductance à noyaux mobile, condensateur à armature mobile (très
employés dans les appareils de mesures de pression),…

– soit par déformation résultant de force ou de grandeur s’y ramenant, pression, accélération
(armature de condensateur soumise à une différence de pression, jauge de contrainte liée à
une structure déformable)

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Pour des raisons de coût ou de facilité de mise en œuvre, certains capteurs ne sont pas sensibles
directement à la grandeur mesurée mais à l’un de ses effets. C’est la cas, par exemple, lors de la mesure
d’un niveau suivant la loi de l’hydrostatique.

P atm

P Hydrostatique
liée à la colonne P atm (P2)
de liquide (P1)

D IRA 3036 A
Hx d
∆P =
∆P = (P1- P2) soit 10,2

Pour cet exemple, la mesure de la pression est le reflet de l’évolution de la hauteur de liquide dans le bac de
stockage.

I- CONSTITUTION D’UN CAPTEUR


Un appareil de mesure est constitué d’un corps d’épreuve qui, au contact du procédé, donc de la grandeur
physique à mesurer, produit une grandeur directement mesurable par le capteur suivant le schéma ci
dessous :

Grandeur Signal
Corps d’épreuve Capteur
intermédiaire interprétable
D IRA 3037 A

Capteur composite

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En général, l’appareil de mesure est un ensemble compact (capteur intégré) qui comprend le corps
d’épreuve, le capteur proprement dit, et l’électronique de conditionnement.

Corps Electronique Signal


Capteur
d’épreuve associée
exploitable

D IRA 3037 B
Capteur intégré

Par rapport au capteur, le transmetteur convertit le signal de sortie du capteur en un signal de mesure
standard (pneumatique, électrique ou numérique). Il a pour fonction d’assurer le lien entre le capteur qui
génère la mesure et le système de contrôle commande (SNCC) ou d’acquisition de mesure

Grandeur
Intermédiaire

Grandeur Signal
Unité de fabrication Standard
à mesurer
Capteur Transmetteur
Suivi et contrôle du
procédé

Pression Régulateur de tableau


Température ou Système de
Niveau contrôle commande
Débit
Pneumatique 0,2 – 1 b (3 –15 PSI)
D IRA 3004 A

Electrique 4 – 20 mA
Numérique

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L’ensemble capteur – transmetteur réalise la conversion linéaire entre la grandeur mesurée et le signal de
sortie du transmetteur

Valeur basse de l’échelle Valeur haute de l’échelle


de mesure de mesure
Grandeur mesurée

Etendue de mesure
Maximum – Zéro de l’échelle Signal de sortie du
transmetteur

D IRA 1305 A
0,2 b / 3 PSI 1 b / 15 PSI
4 mA 20 mA
Code Information Code Information

Par rapport à un capteur simple, le transmetteur donne la possibilité d’intervenir au moins au niveau de deux
réglages.

– la modifications du zéro de l’appareil (Valeur minimum mesurée par l’appareil. Cette valeur
peut être différente d’une valeur nulle)
– la modification de l’étendue de mesure (Différence entre la valeur Maximum et minimum
mesurées par l’appareil

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II - MESURE DE PRESSION
Suivant le cas la mesure de pression peut être :
– une pression absolue : Les pressions absolues sont essentiellement utilisées pour les
calculs par exemple en thermodynamique. Pour effectuer une mesure de pression absolue
il est nécessaire de disposer d’une cellule de référence à pression nulle (Pression absolue
égale à zéro)
– une pression relative : Elle caractérise le plus souvent une pression supérieure à la
pression atmosphérique. C’est la valeur indiquée par la majorité des appareils de mesure
de pression
– une pression différentielle : C’est une différence de pression entre deux points d’une
installation ou d’un équipement (Par exemple un filtre)
– une mesure de vide : Elle caractérise une pression inférieure à la pression atmosphérique.
La mesure du vide peut être indiquée en pression relative (Pression comprise entre -1 et 0
bar, ou en absolue, pression comprise entre 0 et 1 bar

Pression relative Pression absolue


Exprimée en pression relative la Exprimée en pression absolue la
pression atmosphérique oscille
pression atmosphérique autour de 1,013 bar en fonction des
est toujours NULLE conditions météorologique

Pression

Pression
Pression Pression différentielle
relative absolue Plage de
variation de la
pression
atmosphérique

Pression
Pression atmosphérique Atmosphérique
normale 1013 mbar Abs normale
Vide
relative
D IRA 1306 A

Vide
0 mbar Abs absolu
(Pression nulle)

Il existe différentes techniques qui permettent la mesure d’une pression ; les plus répandues sont :
– Les manomètres à liquide (Tube en U, tube incliné,…)
– Les manomètres à déformation (Membrane, soufflet, tube de Bourdon,…)
– Les manomètres ou capteurs électroniques (Jauges de contraintes, piézorésistifs,
capacitifs,…)

Suivant le mode de fonctionnement, l’information est soit disponible localement (cas des manomètres), soit
retransmise en salle de contrôle (cas capteurs électroniques).

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1- LES MANOMÈTRES UTILISANT UN LIQUIDE


L’utilisation de ces manomètres vise surtout la mesure des faibles dépressions, surpressions ou
pressions différentielles

Ce sont des manomètres à lecture directe.

Ces appareils se présentent le plus souvent sous la forme d’un tube en U avec une branche qui peut
être incliné comme le montre les schémas ci dessous.

Raccordement Raccordement Raccordement


sur le procédé sur le procédé sur le procédé

Niveau Le niveau de Le niveau de


identique dans liquide est liquide est
les deux plus important H plus important H
branches dans la dans la
branche de branche de
droite gauche

D IRA 3007 A
Tube au repos Unité en service Unité en service
Le niveau de liquide dans les deux Pression supérieure à la pression Pression inférieure à la pression
branches est identique atmosphérique atmosphérique
D IRA 3010 A

Mesure de pression directe

Dans les deux cas présentés, seule la hauteur verticale entre les deux interfaces liquide est à prendre
en considération. Le fait d’incliner une des branches du tube en U ne permet que d’améliorer la lecture
de la mesure ( dilatation de l’échelle de mesure.

Ce type d’appareil présente une bonne précision, une bonne stabilité et est le plus souvent de
conception simple et peu coûteuse.

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Par contre, ils sont souvent :

– encombrants et fragiles
– sensibles à la température et aux vibrations
– incapables de pouvoir traduire l’information en un signal exploitable en
D IRA 3025 A

régulation (la mesure ne peut être que locale)

2- LES MANOMÈTRES À DÉFORMATION DE SOLIDE

La mesure peut être locale ou retransmise à distance pour les appareils électroniques.

Capteur équipé d'une membrane


Manomètre classique pour la mesure des faibles
pressions ou dépressions

Manomètre équipé d'un


contactpour la détection Manomètre électronique
d'un seuil (seuil haut ou bas)
D IRA 3018 A

Exemples de capteurs de pression (Documentation KOBOLD)

a - Manomètres métalliques - Indication locale

Ces instruments de mesure par voie mécanique permettent de satisfaire , moyennant quelques
adaptations de montage, à la majorité des exigences des mesures de pression de l’industrie et du
génie des procédés.

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Ils sont équipés d’un organe élastique (tube de bourdon, membrane, capsule, soufflet, …) qui, sous
l’effet de la pression, effectue un déplacement défini et reproductible. Ce déplacement actionne une
aiguille par l’intermédiaire d’un rouage. La pression peut alors être lue sur l’échelle du cadran dans
l’unité désirée.

(A) Tube de Bourdon

(B) Tube en hélice

(C) Membrane plane

(D) Membrane ondulée

(E) Capsule

(F) Soufflet
D IRA 3005 A

Différentes formes de capteurs utilisés pour la mesure des pressions

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Vue éclatée d’un manomètre à tube de Bourdon Manomètre standard


(Documentation ASHCROFT) (Documentation KOBOLD)

b - Manomètres électroniques

Suivant la nature de l’élément sensible, ce type d’appareil peut être :

• Piézorésistif :

– Piézorésistif à jauges de contrainte (ou piézorésistance d’un fil métallique).


C’est la propriété qui exprime la modification de la résistance R d’un matériau sous l’effet
d’une déformation, ou de l’effet de la pression sur celui-ci.
D IRA 3011 A

Exemple de jauges de contraintes


(Jauge à trame pelliculaire)

La cellule de mesure peut être métallique ou en céramique. La pression présente dans le


procédé déforme légèrement la membrane au contact du fluide présent (gaz ou liquide) et
transmet la force engendrée à l’élément de mesure (Corps d’épreuve et élément résistif) qui
modifie la tension de sortie d’un pont de mesure.

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– Piézorésistif à base de semi conducteur, on utilise dans ce cas du silicium comme matériau
de jauge plutôt q’un alliage métallique. Le principe de fonctionnement reste similaire à celui
des capteurs à jauges de contraintes.

Huile de remplissage Membrane de mesure en


Assure la transmission contact avec le produit
de la pression à
l'élément de mesure

D IRA 3006 A
Élément de mesure
en silicium

Cellule de mesure d'un capteur


piezorésistif à semi conducteur

Exemple de capteurs piézorésistif à jauge Exemple de manomètre


D IRA 3020 A

de contrainte ou à semi conducteur électronique


(Documentation KELLER)

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– Capacitif
Le principe consiste à transformer la déformation de la membrane de mesure sous l’effet
d’une force ou d’une pression en variation de capacité par modification de la distance entre
les armatures que forme le condensateur. En effet, l’une des armatures du condensateur
est placée sur la membrane qui se déforme (armature mobile), l’autre sur le corps du
capteur qui n’est pas soumise à la déformation.

Electronique de traitement Electronique de traitement


du signal du signal

Membrane de
mesure
Armature mobile

Armature fixe

Huile de Membrane en
remplissage contact avec le
procédé
Membrane sollicitée
Membrane au repos La capacité du condensateur
est modifiée

Principe de fonctionnement d’une cellule de mesure capacitive

On peut imaginer des géométries d’armatures permettant d’obtenir une meilleure linéarité
entre la variation de capacité et la variation de pression. Il est également possible de mettre
en œuvre simultanément plusieurs condensateurs et ainsi de pouvoir réaliser un pont de
mesure moins sensible aux variations de températures.
D IRA 3008 A

Vue en coupe d’une cellule de mesure de pression différentielle


(Documentation Rosemount)
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D 6 -2/A

Vue en coupe d’une cellule de mesure de pression


différentielle
(Documentation Rosemount)

D IRA 1308 A
PI
02
PG
01
Manifold permet d'assurer
la maintenance de
l'instrument
calibrage, démontage,…

D IRA 3012 A

Exemples d’implantation de capteurs de mesure de pression

Côté capteur

Côté procédé
D IRA 1309 A

Représentation schématique d’un bloc manifold


A trois vannes
Exemple de bloc manifold

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D IRA 3026 A
Transmetteur de pression équipé d’un manifold
(Documentation Rosemount)

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III - MESURE DE TEMPÉRATURE
Les mesures de températures peuvent se faire par contact ou sans contact. La température traduit l’énergie
d’agitation des molécules. L’information fournie par l’appareil de mesure est le plus souvent donnée en degré
Celsius, bien que d’autres échelles de mesure sont disponibles.

La température est déterminée à partir d’un phénomène physique représentatif des variations de température
à mesurer :
– dilatation d’un corps : Thermomètre à alcool, à gaz, ou à bilame (dilation d’un solide)
– variation d’une grandeur électrique : Thermomètre à résistance (thermorésistance),
thermistance CTN (Coefficient Thermique Négatif) ou CTP, couples thermoélectriques avec
apparition d’une fem (force électromotrice) suivant l’effet de Seebeck
– émission d’un rayonnement : pyromètres optiques

Un phénomène physique est d’autant plus intéressant à utiliser qu’il est :


– fidèle
– fonction de la température
– sensible

mais il faut également, que la plage de mesure soit maximale et qu’à une valeur de la température
corresponde une seule valeur de la grandeur et réciproquement.

On appelle coefficient thermométrique, le coefficient K tel que :

X = X0 (1 + K ϕ)

où X est la grandeur thermométrique qui permet de suivre l’évolution de la température et ϕ la température à


mesurer.

Un fois le choix de la technique de mesure, le thermomètre doit répondre aux critères suivants pour permettre
une mesure efficace.
– sensibilité suffisante
– masse de l’élément sensible très faible par rapport à celle de l’objet étudié, sinon le
thermomètre change sensiblement la température à mesurer
– temps de réponse court par rapport au temps de variation de la température à mesurer

Différents types de thermomètres sont disponibles et installés dans les installations industrielles. Les mesures
de température reposent le plus souvent soit sur les phénomènes de dilation thermique, soit sur la variation
d’une grandeur électrique tension ou d’une résistance suivant le type d’appareil.

Pour des questions de maintenance, les thermomètres ne sont généralement jamais en contact direct avec le
produit, mais montés dans un puit thermométrique ou doigt de gant.

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Exemple d’un doigt


de gant permettant Thermomètre implanté dans
de recevoir un un doigt de gant
thermomètre

D IRA 3038 A
(Documentation KOBOLD)

a - Les thermomètres à dilatation

On détermine la température par l’intermédiaire d’un phénomène physique accompagnant les variations de
température, par exemple, le phénomène de dilatation. Ces thermomètres sont principalement mise en œuvre
lorsqu’on a besoin d’une indication locale. Les thermomètres à dilation peuvent être :

• À dilatation de solide, et à bilame :

Suivant leur principe, ce type de thermomètre peut être utilisé sur une gamme de température relativement
large qui peut aller de –100 jusqu’à plus de 1000°C mais leur précision n’est que de quelques degrés.

La majorité des thermomètres à aiguille contiennent un bilame. Ce bilame est constitué de deux lames
métalliques soudées. L’un des métaux a un coefficient de dilatation plus fort que l’autre. Lorsque le bilame est
chauffé, il se courbe ou s’allonge suivant sa forme. Le phénomène est alors amplifié par un dispositif de
rouage et crémaillère et sert à déplacer une aiguille devant un cadran. Les thermomètres à bilame sont plus
souvent employés pour fournir une indication locale de température et conviennent pour des plages de
mesures ou de régulation allant de –30 à 500°C environ.

Au repos le bilame est droit

Sous l’effet d’une élévation de


température, le bilame se déforme
D IRA 1310 A

Déformation du bilame sous l’effet de la


Exemples de thermomètres à bilame
température

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D 6 -2/A
• Dilatation de liquide :

Ces types de thermomètres utilisés pour les mesures de température locales sont relativement courantes.

Une variation de température provoque la dilatation d’un liquide qui peut remonter dans un tube capillaire ou
provoquer une augmentation de pression dans une enceinte close.

Dans la pratique, ces thermomètres couvrent une zone allant de –180 à environ 650°C suivant la liquide
utilisé (alcool, toluène, pentane, acétone, le mercure étant maintenant interdit d’utilisation). Ces appareils
donnent de bons résultats dans l’ensemble.

La loi régissant les variations de volumes d’un corps de


fonction de la température est de la forme :

V = V0 ( 1 + a T )
D IRA 1311 A

a : le coefficient de dilation absolue du liquide. Les


liquides se dilatent environ 20 fois plus que les solides.
Exemples de thermomètres
à dilation de liquide en verre

• Dilatation de gaz

Pour un gaz assimilable à un gaz parfait, le volume qu’il occupe dépend à la fois de la température et de sa
pression, donc lorsqu’il est chauffé, il est possible :

– de garder sa pression constante : il y a alors dilation du gaz (Le volume de gaz change)

– de garder son volume constant : il y a alors augmentation de pression. c’est ce cas de figure
qui est le plus souvent retenu pour la mesure d’une température reposant sur « la dilation
des gaz ».

Utilisation de la loi des gaz parfaits :

PV
= Cste
T
D IRA 1312 A

Exemple d’un thermomètre à dilation de gaz

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D 6 -2/A
b- Les thermomètres fournissant une grandeur de sortie électrique

Ces capteurs regroupent essentiellement les sondes à résistance de type Pt 100 et les thermocouples.

Dans le premier cas, la mesure repose sur la variation de la résistance électrique d’un conducteur le plus
souvent en platine, dans le second cas sur l’apparition d’une tension (fem) entre deux conducteurs de nature
différentes.

• Mesure de température par variation de résistance

Deux grandes familles de capteurs peuvent être rencontrées :

– Les capteurs de températures à résistances (thermorésistances) : Par nature un conducteur


électrique voit sa résistance varier avec la température. L’élément de mesure est ici
constitué d’une résistance métallique en platine, cuivre, ou nickel.

– Les capteurs de type thermistance : la sonde est alors constituée d’un composant
électronique à base de semi-conducteur.

Les capteurs à base de résistance électrique métallique sont beaucoup plus souvent rencontrés dans
l’industrie que les thermistances.

La sonde de mesure de température est constituée d’un filament déposé ou noyé dans un support isolant afin
qu’elle soit protégée des contraintes mécaniques et d’un environnement plus moins ou corrosif qui pourrait
altérer la résistance de la sonde et venir modifier le mesure retransmise.

D IRA 1313 A

Résistance en couche fine Résistance avec enrobage Résistance avec enrobage en verre
en céramique

Exemples de résistances de platine

Sur une faible plage de variation de température, la valeur de la résistance évolue suivant une fonction
linéaire du type :

R = R- ( 1 + α ( T - T0 ) )

Avec : R 0 : Résistance de référence prise à la température T0


α : Coefficient de résistivité de la sonde avec la température

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D 6 -2/A
En général, les sondes sont faites à base de platine et sont appelées Pt 100 (Pt pour platine et 100 pour
100 Ω à 0°C). Le platine présente une meilleure linéarité, que les autres métaux, sur les plages habituelles
de mesures (-200 à 700°C). Dans le cas une Pt 100, la relation définie au dessus devient :

R = 100 ( 1 + α T )

Les variations de résistances en fonction de la température sont le plus souvent disponibles dans des recueils
de données sous forme de tableau comme c’est le cas dans l’annexe 1.

Afin de prendre en compte les résistances de lignes entre la sonde et le convertisseur de température, les
thermorésistances peuvent être raccordées avec 3 ou 4 fils suivant le niveau de précision de la mesure
recherché.

R ligne 1

R1 Sonde thermorésistante de type


Sonde à Pt 100
résistance
(Documentation Rosemount)
R ligne 2
R2

R ligne 3

D IRA 1314 A
Exemple d’un montage 3 fils

Cas d’un raccordement 3 fils, on suppose que les fils de liaisons sont de même nature, et de même longueur.

R 1=

R 2=

R 1- R2=

Conclusions :

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4 1- Thermorésistance type Pt100

2- Bornier de raccordement (en 2, 3 ou 4 fils)

3- Gaine de protection en contenant un matériau isolant,


en standard de l’oxyde de magnésium (MgO)
2
4- Tête de canne de la sonde de température

Tête de canne

Bornier de raccordement
de la sonde

Sonde de mesure Doigt de gant


Pt 100

D IRA 1304 A
Vue en coupe d’une thermorésistance

• Mesure de température par thermocouple

Les sondes de température les plus répandues dans l’industrie sont les thermocouples

Un thermocouple est constitué de deux conducteurs de natures différentes soudés à leurs extrémités. La
tension mesurée est en relation directe avec la différence de température des deux soudures.

Le phénomène de thermoélectricité est le résultat simultané du flux de chaleur et d’électricité au niveau de la


soudure.

Soudure de mesure Soudure de référence


dite "chaude" dite "froide"
(Matérau B)
T1 T2

(Mesure de la tension générée


dans le circuit)
mV
D IRA 3014 A

(Matérau A) (Matérau A)

02426_A_F
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D 6 -2/A
Si T 1 est différente de T 2 alors apparaît une tension. La valeur de la tension dépend de la différence de
température ∆T et la nature des matériaux utilisée.

Le montage « classique » présenté ci-dessus permet de mesurer la différence de température entre T 1 et T2.
Pour utiliser un tel dispositif pour mesurer une température, une des deux soudures doit être maintenue à une
température de référence fixe, l’autre servant de soudure de mesure. Si T 2 est utilisée comme référence et
égale à 0°C, la fem générée dans le circuit est alors directement fonction de la température T1.

En général, la soudure de référence est maintenant assurée par un circuit électronique associé ou intégré au
convertisseur de température : compensation interne.

Constitution d’un thermocouple

Différents couples de métaux sont utilisés pour réaliser les thermocouples. Le choix d’un couple dépend de la
plage de température à mesurer, de l’environnement dans lequel il sera utilisé et la précision recherchée.

Les thermocouples sont généralement repérés par une lettre symbole, par exemple on parle de couple de
type T pour désigner un thermocouple dont les constituants sont le cuivre et le constantan (Alliage de cuivre
et de nickel). Le repérage du type de thermocouple est également réalisé par la couleur de la gaine de
protection du câble de liaison avec l’appareil de mesure.

Gaine de
Plage de protection
Symbole et
température Couleur selon
constituants (+/–)
(Usage en continu) NF C42-323 (97)

T : Cu/CuNi – 185 … + 300°C Marron


Cuivre / Constantan
J : Fe/CuNi – 0 … + 700°C Noir
Fer / Constantan
K : NiCr/NiAl – 0 … + 1100°C Vert
Chromel / Alumel
N : NiCrSi/NiSi – 0 … + 1100°C Rose
Nicrosil / Nisil
E : NiCr/CuNi – 0 … + 800°C Violet
Chromel / Constantan
S : PtRh10 %/Pt 0 … + 1550°C Orange
Platine Rhodim 10% / Platine
R : PtRh13 %/Pt 0 … + 1600°C Orange
Platine Rhodim 13% / Platine
B : PtRh30 %/PtRh 6 % + 100 … + 1600°C Gris
Platine Rhodim 30% / Platine
Rhodium 6%

Principaux thermocouple et plages d’utilisation

02426_A_F
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22

D 6 -2/A
Bornier de raccordement
ou
convertisseur transmetteur
de température

Tête de canne Doigt de gant


Assure la

D IRA 1316 A
protection du
thermocouple
Vue extérieure d’un thermocouple

D IRA 1317 A

Vue en coupe d’un thermocouple emperlé Vue en coupe d’un thermocouple chemisé

Le plus souvent les thermocouples sont de types chemisés ce qui permet une meilleure protection de
l’élément de mesure contre les agressions extérieures (contraintes mécaniques et chimiques).

02426_A_F
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23

D 6 -2/A
Lors de l’utilisation de thermocouples pour la mesure de température, il est très important que la tension
produite par le couple utilisé ne soit pas altérée au cours de sa transmission vers l’appareil de mesure. Afin
de limiter au maximum les risques de perturbations de la mesure, les câbles de liaisons doivent avoir des
caractéristiques thermoélectriques aussi proches que possible de celle du thermocouple mis en place.

Il existe de ce fait deux types de câbles de liaisons Thermocouple - Appareil de mesure :

– les câbles d’extensions : dans ce cas, les conducteurs employés sont de même type que le
thermocouple mais leurs propriétés thermoélectriques ne sont garanties que sur une plage
restreinte de température (généralement entre 0°C et 200°C).

– les câbles de compensation : Ici, les conducteurs mis en œuvre sont de natures différentes
de celles du thermocouple et ne doivent pas non plus venir perturber la mesure tout en
garantissant des caractéristiques thermoélectriques déterminées sur une plage de
température restreinte (généralement entre 0-100°C ou 0-150°C)

Par exemple, pour un couple de type S les câbles de compensation sont du cuivre(+) pour le conducteur
positif et Cuivre - Nickel (-) pour le conducteur négatif.

Thermomètre « électrique »
Thermomètre avec doigt de gant
local

(*) (**)

TG

TE TT TI

Doigt de gant

TW
D IRA 1318 A

(*) Transmetteur monté en tête de cane


(**) Transmetteur monté en local technique

02426_A_F
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24

D 6 -2/A
IV - MESURE DE DÉBIT
Les débits volumiques sont le plus souvent déduits d’une mesure de la vitesse (v) du fluide au travers d’une
section connue (S). La relation qui lie le débit à la vitesse et donnée par la formule suivants :

Q = SxV

ou la formule pratique :

Qv (m 3/h)
Q =3,54 2
D int (cm2)

La mesure du débit Qv repose donc essentiellement sur une mesure fiable de la vitesse moyenne du fluide
dans la tuyauterie. Toutefois, différents facteurs peuvent venir influencer l’écoulement du fluide :

– sa vitesse
– ses frottements dans la tuyauterie
– sa viscosité
– sa masse volumique
– …

Les appareils permettant d’assurer la mesure d’un débit peuvent être regroupés en différentes catégories

– les appareils déprimogènes (plaque à orifice, venturi,…


– les appareils à flotteur (rotamètre)
– les appareils électromagnétiques
– les appareils à ultrasons
– les appareils vortex
– les appareils massiques utilisant la force de Coriolis
– les appareils permettant de faire du comptage :
• compteur à turbine
• compteur volumétrique

02426_A_F
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25

D 6 -2/A
1- LES APPAREILS DÉPRIMOGÈNES
Ce sont les débitmètres les plus répandus. Il consiste à mettre un obstacle présentant des
caractéristiques géométriques très précises (diaphragme, tuyère, ou venturi) à l’écoulement du fluide.
La traversée de cet obstacle engendre une pression différentielle qui est fonction du débit passant
dans la tuyauterie. La relation qui lie le débit à la différence de pression est de la forme :

Q = kx
√∆P

Q : débit de produit dans la ligne


K : coefficient de débit qui est fonction de différents facteurs tel que la nature du produit, la
géométrie de la ligne, de l’orifice, …
∆P : Pression différentielle au passage de l’organe déprimogène

L’évolution de la pression au passage de l’orifice est représentée sur la figure ci-dessous :

Zone morte
H Plaque à orifice
Allure de la pression statique

H Perte de charge
réelle dans l'orifice
D IRA 400 A

02426_A_F
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D 6 -2/A
Les débitmètres à organe déprimogène sont constitués le plus souvent de deux éléments :

– un élément primaire qui est placé dans la tuyauterie qui fait obstacle à l’écoulement du
fluide et qui engendre la pression différentielle.

– un élément secondaire qui assure la mesure de la pression différentielle.

Elément
secondaire

Plaque à orifice
ou diaphragme

D IRA 3027 A
Tube venturi

Elément primaire
Plaque à orifice

Elément secondaire
Capteur de pression
différentielle

Exemple de montage d’une plaque à orifice

02426_A_F
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27

D 6 -2/A
Les débitmètres à pression différentielle les plus courants sont les plaques à orifice et les tubes
venturi. Les plaques à orifice ou diaphragme se présentent sous la forme d’un disque métallique percé
d’un trou usiné à un diamètre bien défini qui dépend du débit à mesurer.

D IRA 3009 A
Plaques à orifice Tubes Venturi
(Documentation ABB)

Ce type de capteur à tendance à faire maintenant un ensemble compact qui permet améliorer la
précision de la mesure comme le montre l’exemple ci-dessous.

D IRA 3016 A

Débitmètre à orifice compact vue externe Débitmètre à orifice compact implantation


(Documentation Rosemount) (Documentation Rosemount)

• Tube de Pitot moyenné

D’autres capteurs fonctionnant sur un principe similaire, mesure d’une pression différentielle puis
conversion en débit sont utilisés. Ce sont des sondes qui dérivent des tubes de Pitot. Elles mesurent la
pression dynamique (Pression dans le sens d’écoulement du fluide) et la pression statique dans la
ligne. La pression différentielle ainsi obtenue est fonction de la vitesse moyenne dans la tuyauterie
comme pour les plaques à orifice par exemple.
D IRA 1320 A

Exemple de tube de Pitot moyenné


02426_A_F
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D 6 -2/A
2- DÉBITMÈTRE À SECTION VARIABLE OU ROTAMATRE
Ce sont des débitmètres simples qui permettent de travailler avec une perte de charge relativement
constante et assurant la mesure de débit de liquides, ou de gaz dans des tuyauteries.

L’appareil est constitué d’un tube à conique dans lequel un flotteur monte lorsque le débit augmente
offrant ainsi une plus large section de passage au fluide. La position du flotteur se définit de telle sorte
que les forces hydrauliques soient toujours en équilibres avec le poids du flotteur qui lui ne change pas
avec le débit.

F Échelle
A

Flotteur
P

Tube à section variable

P : Poids du flotteur
A : poussée d'archimède sur le flotteur

D IRA 1321 A
F : Force exercées par le débit

Principe de mesure d’un débitmètre à section variable

Ce type de débitmètre peut être utilisé pour une mesure locale de débit ou peut être équipé pour la
retransmission à distance de l’information. Ces débitmètres sont de plus en plus souvent constitués
d’un tube métallique et d’un flotteur en magnétique ce qui permet de palier à la fragilité d’un tube de
mesure en verre.
D IRA 3039 A

Exemple de débitmètre à section variable


(Documentation Brooks)

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D 6 -2/A
3- DÉBITMÈTRES ÉLECTROMAGNÉTIQUES
La mesure repose sur la loi d’induction de Faraday. Ce principe de mesure ne peut être mis en œuvre
que sur des liquides conducteurs. Dans un débitmètre électromagnétique, un champ magnétique est
créé perpendiculaire au débit du liquide. Le liquide se comportant alors comme un conducteur en
mouvement dans un champ magnétique voit en son sein apparaître une tension induite. Cette tension
(U) ainsi obtenue est proportionnelle à la vitesse (V) du liquide dans la ligne.

U=K.V

Le coefficient K dépend de l’intensité du champ magnétique, et de le géométrie du capteur.

D IRA 3017 A
Principe de mesure d’un débitmètre Vue extérieure d’un débitmètre
électromagnétique électromagnétique
(Documentation KROHNE)

Electrodes de mesure de
la tension induite Boîtier de raccordement
électrique

Revêtement interne Bobine permettant de


isolant générer le champ magnétique
D IRA 1322 A

Vue en coupe d’un débitmètre électromagnétique


(Documentation Rosemount)

02426_A_F
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30

D 6 -2/A
4- DÉBITMÈTRES A ULTRASONS
Le principe de mesure repose sur la différence de vitesse de propagation d’une onde sonore lorsque
celle-ci se déplace dans le sens d’écoulement du fluide et lorsqu’elle déplace en sens opposé à
l’écoulement, comme le montre la schéma ci dessous.

Émetteur- Émetteur- Émetteur-


transmetteur A transmetteur A transmetteur B

∅int ∅int
tB-A

D IRA 1223 A
tA-B diamètre diamètre
tA-B tB-A

Émetteur-
transmetteur B
Principe de fonctionnement d’un débitmètre à ultrasons

Le débit est fonction du diamètre de la tuyauterie et de la différence de temps qu’il faut à l’onde sonore
pour faire le trajet de A vers B ou de B vers A. Cette technique est réservée à la mesure d’un débit de
gaz ou de liquide non chargé.

Pour une application sur des liquides chargés de particules solides, de bulles de gaz ou émulsionnés.
La mesure est alors basée sur l’effet Doppler. Dans ce cas, le signal sonore émis se réfléchit sur les
particules (solides, liquides, ou gazeuse) et modifie sa fréquence en proportionnellement à leur
vitesse.

Émetteur- Émetteur-
transmetteur A transmetteur B

∅int
D IRA 1224 A

tB-A diamètre
tA-B

La fréquence de l'onde sonore est modifiée par la réfléxion


de celle-ci sur les particules contenues dans le liquide

Principe de fonctionnement d’un débitmètre à ultrasons utilisant l'effet Doppler


D IRA 1325 A

Vue externe d'un débit mètre à ultrasons


(documementation Ultraflux)

02426_A_F
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31

D 6 -2/A
5- DÉBITMÈTRES À EFFET VORTEX
Le principe de mesure repose sur la formation de tourbillons alternés (effet Karman). Ce type de
débitmètre consiste à mettre un obstacle (non profilé) dans la tuyauterie qui va générer des tourbillons
ou vortex de part et d’autre et en aval de cet obstacle. Ces tourbillons engendrent alors des zones de
pressions variables. La fréquence de détachement des tourbillons est proportionnelle à la vitesse
d’écoulement. Les tourbillons ainsi obtenus sont détectés au moyen d’un cristal piézoélectrique. La
formule reliant de vitesse du fluide dans la tuyauterie est la suivante :

Fréquence des tourbillons


V =
Facteur k

La sortie d'un débitmètre à effet vortex dépend donc du facteur K. Ce facteur est lié à la fréquence de
génération des tourbillons par rapport à la vitesse du fluide. Le facteur K varie en fonction du nombre
de Reynolds (Régime d’écoulement), mais est pratiquement constant sur une vaste plage de débit.
Les débitmètres à effet vortex permettent d’obtenir des mesures très précises s’ils sont utilisés sur
cette plage linéaire.

Obstacle non
Zone profilé générant
morte les tourbillons

Sens découlement
du fluide Tourbillons
ou vortex

Principe de mesure d’un débitmètre à effet vortex

Membranes

Quartz
piézo-électrique
Elément de mesure
D IRA 408 A

Vue en coupe de la partie capteur

02426_A_F
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D 6 -2/A

Capteur
piézo-électrique

Obstacle non
profilé

D IRA 1326 A
Vue extérieure d'un débitmètre Vue interne d'un débitmètre
à effet vortex à effet vortex

02426_A_F
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D 6 -2/A
6- DÉBITMÈTRES MASSIQUES À EFFET CORIOLIS

Ce type de débitmètre mesure directement le débit massique, par opposition au débit volumétrique.
Beaucoup de débitmètres prétendument "massiques" déduisent en fait le débit massique par
l’intermédiaire de la relation :

Qm = Q v x p

Ces débitmètres massiques regroupent essentiellement deux appareils, l'un pour mesurer la vitesse
du fluide et l'autre pour mesurer la masse volumique. Ces mesures sont habituellement associées à un
microprocesseur; des paramètres supplémentaires (pression, température,…) peuvent être mesurés,
de manière à obtenir une sortie indiquant le débit massique. Essentiellement deux types de
débitmètres permettent de mesurer le débit massique directement, sans calcul intermédiaire à partir du
volume et de la masse volumique :
– les débitmètres massiques thermiques
– les débitmètres massiques à effet Coriolis

Les débitmètres massiques à effet Coriolis utilisent comme détecteur un tube sans obstacle. Le tube
de mesure est mis en vibration à une fréquence donnée. La mise en oscillation est assurée par un
bobinage électromagnétique. Le fluide qui s'écoule dans le tube de mesure est contraint de suivre le
mouvement vertical du tube mis en oscillation. Lorsque le tube monte pendant une moitié de sa
période vibratoire, le fluide traversant le détecteur résiste à son entraînement vers le haut en
repoussant le tube vers le bas. Et inversement, sur la deuxième moitié du tube. Le tube se tord alors
dans le sens opposé. Cette caractéristique de torsion est appelée effet Coriolis.

L'amplitude de la torsion du tube de mesure est directement proportionnelle au débit massique du


fluide traversant le tube. Des bobines situées de part et d'autre du tube de mesure permettent de
déterminer la vitesse du tube vibrant. Le débit massique se déduit en mesurant le déphasage entre les
tensions par induites les bobines de mesure. Dans des conditions d'écoulement nul, il n'y a aucune
torsion du tube donc pas de déphasage. En cas d'écoulement, il se produit une torsion entraînant une
différence de temps entre les deux signaux de vitesse. Cette différence de temps est directement
proportionnelle au débit massique.

La force de coriolis est


définie par la formule Mouvement du tube vers
suivante l’intérieur : pas de débit

Fc
Fc = -2m (ω• v ) Fc
Direction de la force de Coriolis
Fc = Force de Coriolis et avec débit courbure du tube
Fc
w = Vitesse angulaire vers l’intérieur
v = Vitesse de la masse Fc
m = Masse
Mouvement du tube vers
l’extérieur : Pas de débit
Fc
Fc
Direction de la force de
Coriolis avec débit et
D IRA 3003 A

Fc
courbure du tube
Fc vers l’extérieur
Principe de fonctionnement d’un débitmètre à effet Coriolis
(Documentation ABB)

02426_A_F
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D 6 -2/A

Bobine électromagnétique
permettant la mesure de
la déformation du tube sous
Bobine excitatrice l'effet de la force de coriolis
Bobine électromagnétique mise en vibration des
permettant la mesure de tube des mesure
la déformation du tube sous
l'effet de la force de coriolis

D IRA 3002 A
interne d’un débitmètre massique à effet Coriolis
(Documentation ABB)

Vue externe d’un débitmètre massique à effet Coriolis


(Documentation ABB)
D IRA 1327 A

Exemple d’installation de débitmètre massique à effet Coriolis


(Documentation Rosemount)

02426_A_F
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35

D 6 -2/A
7- COMPTEURS

Ce sont des appareils qui sont utilisés pour mesurer une quantité du produit et non un débit. Deux
grandes familles de compteurs sont rencontrées :

- les compteurs de vitesses


- les compteurs volumétriques

a - Compteurs de vitesse

Le liquide entraîne une turbine ou un moulinet dont la rotation est transmise au système de mesure.

D IRA 2160 A
Ces appareils sont constitués d’un rotor hélicoïdal libre en rotation placé dans une portion de
canalisation. L’écoulement du liquide provoque la rotation à une vitesse, qui dans certaines limites de
débit et de viscosité, est proportionnelle au débit. À chaque révolution du rotor correspond une
fraction constante du volume écoulé. Un élément magnétique fixé sur le rotor induit à chaque
passage devant une bobine, une impulsion électrique. Cette fréquence électrique est ensuite traitée
dans un convertisseur qui permet de connaître la quantité de produit qui s’est écoulée.

A K I
F G

B E J
D H
D Liquide Liquide
F'
D IRA 2161 A

C' D' A C G F E A' C B


Doc. Schlumberger Doc. Neptune meter CO

A corps à tubulures taraudées F bobinage induit A enveloppe à brides G déflecteur-tranquilliseur amont


B hélice à 2 ou 4 pales G support de bobinage A' corps du mesureur H déflecteur-tranquilliseur aval
C,C' tranquilliseurs-porte-paliers B moyeu de la turbine I aimant inducteur solidaire de la turbine
D palier de support C ailettes hélécoïdales J sonde induite
D' Palier de support et de butée D arbre du rotor K pré-amplificateur
E moyeu de l'hélice comportant E paliers de support
un aimant inducteur F, F' butées d'arbre

Compteur Héliflu Débimètre Neptune

02426_A_F
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D 6 -2/A
Compteur pour liquide

Doc. Faure-Herman

Compteur pour gaz

Sur ce compteur, le rotor comporte deux, trois ou quatre hélices précédées chacune par un redresseur
fixe. Cette disposition évite la mise en rotation de la veine fluide et permet au rotor de tourner à une
vitesse proportionnelle au débit volume avec une précision indépendante de la pression et de la
température.

Dégazeur Vanne d'autorisation

Raccordements
Filtre pour étalonnage
Capteur turbine

totalisateur Clapet AR
des volumes
Convertisseur 1 2 3 4 5 6
Limiteur de débit
Commande analogique
D IRA 2164 A

Correcteur totalisateur
de température des masses
1 2 3 4 5 6
densité

Pour atteindre une précision d’exploitation inférieure à 0,1 % permettant de les utiliser comme
compteur, il faut étalonner ces appareils avec précision en fonction de la viscosité du produit et des
débits à mesurer.
02426_A_F
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D 6 -2/A
Influence de la viscosité

Courbe d'étalonage
Volume vrai
MODÉLE HELIFLU 4000 Diamètre 163
Volume indiqué
« N° de serie : 2471
1,0050

1,0000
« Q (m3/h)
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000

0,9950
QM
10 % 20 % 40 % Viscosité : 3 cSt
QM QM QM Viscosité : 18 cSt

D IRA 1143 A
Viscosité : 76 cSt
« « Viscosité : 117 cSt

02426_A_F
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38

D 6 -2/A
b - Compteurs volumétriques

Les compteurs volumétriques sont constitués d’une ou plusieurs capacités qui se remplissent et
se vident successivement ou d’une capacité dont chaque tour est engendrée par un volume connu.

Il existe de nombreux modèles de compteurs volumétriques, le plus courant reste certainement le


compteur à roues elliptiques ou à roues ovales. La précision de ces appareils est de l’ordre de 0,1 %.

Les compteurs à roues ovales sont des appareils de mesure directe du volume. Leur élément de
mesure se compose de deux roues ovales dentées de précision qui entraînées par le fluide roulent
l’une sur l’autre.

Un volume de liquide déterminé est ainsi transporté dans le compteur à chaque tour de la paire de
roues. Le nombre de tours est une mesure précise du volume débité.

Entrée Sortie

Entrée Sortie

Rotor Ressort
D IRA 2165 A

D IRA 2166 A
Compteur à roues ovales
chambre

Compteur à palettes

ROTOR

Entrée Sortie
D IRA 2165 A

Compteurs à lobes

02426_A_F
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39

D 6 -2/A
V- MESURE DE NIVEAU
Avant de faire le choix d’un type d’instrument de mesure de niveau il est indispensable de se poser un certain
nombre de questions :
– le capteur peut-il être introduit dans la capacité ou doit-il rester à l’extérieur de la capacité ?
– le capteur doit-il donner une mesure en continu ou doit-il seulement détecter un seuil ?
– le capteur peut-il être en contact avec le fluide procédé ou doit-il rester dans la phase
gazeuse ?
– la mesure doit-elle être directe ou indirecte par le mesure de la hauteur hydrostatique (avec
réponse qui peut être influencée par la hauteur et la densité du produit)
– la dépressurisation du procédé ou l’arrêt du procédé est-il acceptable pour le remplacement
ou la maintenance du procédé ?

D’autres considérations peuvent entrer en ligne de compte telles que les conditions opératoires (température,
pression,…) ; la nature du produit sur lequel doit être fait la mesure (solide, slurry, émulsion, interface,…) et
les « habitudes ».

Les mesures de niveaux peuvent être classées en plusieurs catégories :

– les mesures directes basées sur le principe des vases communicants


– les mesures de pressions basées sur la loi de l’hydrostatique avec différentes variantes
• référence à la pression atmosphérique
• colonne de référence sèche
• colonne de référence pleine d’un liquide tampon
• bullage ou bulle à bulle, …

– les mesures basées sur le principe d’Archimède


• niveaux à flotteur
• niveaux à plongeur ou masse de déplacement

– les mesures capacitives

– les mesures de niveaux basées sur l’émission d’un rayonnement


• niveaux par radar
• niveaux par ultrason
• niveaux par source radioactive

Cette liste n’est pas exhaustive mais permet de balayer la majorité des cas de figures qui peuvent être
rencontrés dans l’industrie.

02426_A_F
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D 6 -2/A
1- MESURE DE NIVEAUX DIRECTS – PRINCIPE DES VASES COMMUNICANTS
Ce principe de mesures est essentiellement utilisé pour des mesures ou du contrôles visuels sur site.
L’appareil est constitué d’un tube en verre ou de vitre d’épaisseur fonction des condition opératoires du
procédé.

1- Vanne d’isolement du piquage


supérieur
2- Vanne d’isolement du piquage
inférieur
3- Vanne à bille de sécurité
supérieur 1
3
4- Vanne à bille de sécurité
inférieur

2
4
Le niveau dans la capacité est
identique à celui présent dans le
niveau à local

D IRA 3021 A
Principe et environnement d’un niveau à glace

Ce type d’appareil est systématiquement équipé de robinet à bille de sécurité qui a pour objectif
d’éviter ou de réduire fortement la fuite de produit en cas de rupture de la glace qui permet la lecture
de niveau.
D IRA 3032 A

Niveau à glace Vue en coupe d'un vanne à bille

02426_A_F
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41

D 6 -2/A
2- MESURE DE NIVEAUX PAR PRESSION – LOI DE L’HYDROSTATIQUE
La mesure d’une pression peut permettre de mesurer un niveau en utilisant la loi de l’hydrostatique.
Cette loi lie la pression à une hauteur de produit par la relation :

t
H x d4
P =
10,2

Avec P : Pression (bar)


H : hauteur de produit
t
D 4 : densité du produit à sa température d’utilisation t

Différentes configurations et variantes de montage peuvent être envisagées suivant les conditions de
services et la nature du produit sur lequel doit être effectué la mesure.

Les variantes les plus courantes concernent essentiellement les dispositions suivantes :
– mesure sur une capacité à pression atmosphérique
– mesure sur une capacité sous pression
– mesure sur une capacité sous pression avec présence de vapeurs condensable

a - Capacité pression atmosphérique

D IRA 3029 A

Mesure de niveau sur une capacité à pression atmosphérique

Dans ce cas de figure, la mise en place d’un capteur de pression relative ou de pression différentielle
avec une des cellules mise à la pression atmosphérique est suffisante.

02426_A_F
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42

D 6 -2/A
b - Capacité sous pression

max Vanne d'arrêt

min.
+

-
0 25 mbar

D IRA 3030 A
Manifold 3 voies

Mesure de niveau par cellule de pression différentielle


Membrane de mesure déportée

Ici, pour obtenir une mesure de niveau valide, la mise en place d’un capteur de pression différentielle
est nécessaire. Une des cellules de mesure est en contact avec le produit , l’autre cellule est reliée à
l’atmosphère de la capacité, ce qui permet de prendre en considération le fait que la pression interne
de la capacité est différente de la pression atmosphérique mais aussi ce type de montage permet de
prendre en compte les variations de pression du procédé

c - Capacité sous pression et présence de vapeurs condensables (liquide tampon)

Pot de condensation
(seulement en cas de ciel gazeux)
max Horizontal
Vanne d'arrêt

min. ZS
Le cas échéant
D IRA 1328 A

+
pot de purge et
robinet de purge

Mesure de niveau par cellule de pression différentielle


Colonne de référence pleine

La présence de vapeurs condensables peut venir fausser la mesure en se condensant dans la colonne
de référence. Pour éviter ce type de perturbations de la mesure, la colonne de référence est
maintenue pleine avec un liquide tampon qui peut être le liquide présent dans la capacité ou un produit
de nature différente mais qui doit être compatible avec le procédé et les conditions opératoires.

02426_A_F
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43

D 6 -2/A
d - Capacité sous pression et présence de vapeurs condensables (membranes déportées)

max

+
min.

ZS

D IRA 3040 A
Mesure de niveau par cellule de pression différentielle
Membrane de mesure déportée

Lorsque le produit risque de condensé dans les piquages de mesure, la mise en place de membranes
dépotées permet d’éviter ce risque, la transmission de la pression mesurée se faisant par un fluide
hydraulique, le plus souvent de l’huile.

e - Mesure de niveau par bullage

La mesure d’un niveau par bullage est à la base identique à une mesure de niveau par cellule de
pression différentielle, l’injection d’un fluide axillaire au niveau des piquages de mesure n’ayant pour
rôle que d’éviter le bouchage ou le contact direct du produit avec l’appareil de mesure (cellule de
pression différentielle. Ce type de montage est principalement utilisé lors de la présence de produits
encrassants ou colmatants, de produits corrosifs, …

LT

PI PI

Gaz auxiliaire PI PI
D IRA 269 A

Mesure de niveau par cellule de pression différentielle


Montage avec injection d’un fluide auxiliaire – Mesure de niveau par bullage

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D 6 -2/A
3 - MESURE DE NIVEAUX PAR FLOTTEURS ET MASSES DE DÉPLACEMENT –
POUSÉE D’ARCHIMÈDE
a - Mesure par flotteur et palpeur

Un flotteur flotte à la surface du liquide alors qu’un palpeur est maintenu en équilibre par un dispositif
mécanique au niveau de l’interface à mesurer.

Différents types de dispositifs de mesure de niveau en continu par flotteur ou palpeur existent. Tous
sont constitués d’un élément de mesure qui se déplace avec l’interface à suivre.

Câble de liaison vers le


dispositif d'indication

Montée Le flotteur suit le niveau


Flotteur d'interface du liquide lors
de sa monter ou de sa
descente

Descente
D IRA 3054 A

Principe de mesure d'un niveau par flotteur

Des adaptations particulières peuvent être faites de manière à pourvoir implanter l’appareil de mesure
sur le dessus ou le coté de la capacité, de permettre sa maintenance ou son changement sans avoir à
arrêter le procédé. Le choix d’un dispositif plutôt qu’un autre est également fonction des conditions
opératoires.
D IRA 3055 A

Exemple d’implantation d’un appareil de mesure de niveau à palpeur


(Documentation Enraf)
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D 6 -2/A

Paroi de la
chambre en acier
Anneau de flux

Niveau de liquide Indicateur


à palette
Aimants du flotteur

Flotteur

Mesure de niveau par flotteur magnétqiue


(Documentation Magnetrol)

b - Mesure par masse de déplacement ou par plongeur

Ce type d’appareil permet de suivre un niveau en mesurant les variations de poids apparent d’un
plongeur (Tube métallique creux qui ne doit pas flotter à la surface du liquide).

Le poids apparent d’un corps est également à son poids diminué de la poussée d’Archimède qu’il subit
en fonction de son immersion dans le liquide dans lequel il est placé

Dispositif de mesure
du poids apparent

PArch : Poussée d'Archimède exercée


par le liquide sur le plongeur
P Arch
PArch = V x ρ x g

Papparent = Poidsplongeur – PousséeArchimède


soit
Papparent = m x g – h x s x ρ x g

P : Poids du plongeur
P = mxg
P
D IRA 3056 A

Principe de mesure d’une mesure de niveau par plongeur


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46

D 6 -2/A
Si valeur de la densité du produit est connue il est possible d’en déduire la valeur de la hauteur de
liquide à partir de la mesure du poids apparent.

(m x g) – Papparent
h =
sxρxg

D IRA 3022 A

Exemple d'un appareil de mesure de niveau par plongeur et tube de torsion


(Documentation Masonellan)

02426_A_F
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47

D 6 -2/A
4- MESURE DE NIVEAUX PAR SONDES CAPACITIVES
Ce type de principe de mesure est assez répandue et fonctionne à l’aide d’une électrode qui plonge
dans la capacité dont on souhaite suivre le niveau. La sonde et la paroi de la capacité constituent les
deux électrodes d’un condensateur. Sur les produits isolants (huile, pétrole…) la sonde se présente
sous la forme d’une tige métallique isolée du réservoir. Quand la sonde est découverte, la capacité (C)
du condensateur obtenue est fonction essentiellement du coefficient diélectrique (∫r) de l’air dont la
valeur est voisine de 1. En présence d’un produit isolant, la capacité du condensateur augmente sous
l’effet du produit qui possède le plus souvent une constante diélectrique supérieure à 1. Cette variation
de capacité est traitée pour fournir un signal de sortie proportionnel au niveau du produit. La capacité
d’un condensateur est donnée par le relation :

εxA
C =
d

Pour un liquide isolant :


un condensateur est créé entre la paroi
de la capacité et la sonde

Lorsque le niveau monte ou descend


le coefficient diélectrique global change,
ce qui modifie la valeur de la capacité
mesurée
D IRA 3057A

Principe de mesure par sonde capacitive

Pour les produits conducteurs la constante diélectrique ne joue plus aucun rôle. Il est nécessaire alors
d’enrober la tige de la sonde avec un matériau isolant, l’épaisseur constante de l’isolant, jouant le rôle
de diélectrique. Les armatures du condensateur sont alors constituées par la tige métallique de la
sonde et le liquide conducteur. Si le réservoir en matériau isolant, il est nécessaire de procédé à
l’immersion d’une armature. La capacité du condensateur est fonction de la densité et de la
température du produit, l’implantation d’une seconde sonde capacitive en permanence immergée et
servant de référence permet de remédier au problème.

02426_A_F
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48

D 6 -2/A
5- MESURE DE NIVEAUX PAR ÉMISSION D’UN RAYONNEMENT
Elles permettent notamment des mesures sans contact direct avec le produit ce qui constitue un gros
avantage.

a - Sondes à ultrason

Le principe est basé sur l’envoie d’une impulsion ultrasonique à travers l’atmosphère gazeux de la
capacité en direction de la surface du produit. Cette impulsion va se réfléchir à la surface du liquide.
On capte l’écho partiellement retourner et le temps de parcours de l’impulsion est directement
proportionnel à la hauteur de creux dans la capacité. La distance entre la sonde et la surface du liquide
est donnée par la relation suivante :

T
D = CX
2

D : distance surface sur produit sonde


c : vitesse du son dans la phase gazeuse de la capacité
t : durée de parcours de l’impulsion ultrasonique

En fonction du capteur, il existe une zone immédiatement en dessous de la sonde, dans laquelle les
impulsions ne peuvent pas être captées. Cette "distance de blocage" détermine le début de la plage de
mesure. La fin de la plage de mesure est déterminée par l’affaiblissement de l’impulsion sonique à
travers l’air, et par les capacités de rétrodiffusion de la surface du produit.

D IRA 3042 A

Principe de fonctionnement d'une sonde à ultrason Exemple d'une sonde de mesure


(Documentation Magnetrol) de niveau par ultrasons
(Documentation Endress + Hauser)

02426_A_F
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D 6 -2/A
b - Sondes micro-ondes

Le principe de fonctionnement est identique à celui des sondes à ultrasons seule change la fréquence
d’émission des impulsions.

Les impulsions de micro-ondes émises par une antenne sont réfléchies par le produit et captées sous
forme de signal fonction du temps - la courbe enveloppe - par le même dispositif. La distance par
rapport à la surface du produit est proportionnelle à la durée de parcours des impulsions de micro-
ondes.

Courbe enveloppe affichée à l'écran du PC


à l'aide du programme d'exploitation par
ex. Commuwin II

0,5 x durée du parcours = distance D


Début de la mesure

D
E
F
Écho du niveau

Principe de mesure d’un niveau par micro-ondes D IRA 3023 A


(Documentation Endress + Hauser)

Les micro-ondes doivent atteindre sans obstacles la surface du produit. Chaque objet qui se trouve
dans le faisceau de rayonnement génère un écho. Plus l’objet est proche, et plus l’écho parasite est
puissant. Les échos parasites puissants qui ne peuvent être évités par une modification de
l’implantation perturbent la mesure et doivent être supprimés au cours de l’étalonnage de base.

Micropilot
monté sur
un piquage

Les éléments
internes se
trouvant dans
le faisceau de
rayonnement
génèrent des
échos parasites
D IRA 3043 A

Implantation de la sonde Exemple d’une sonde à micro-ondes


sur un bac de stockage (Documentation Vega)
(Documentation Endress + Hauser)

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D 6 -2/A
c - Sources radar

Ils existent actuellement dans l’industrie deux technologies radars fondées sur des approches

• L’approche des ondes par rafales


Point de référence du capteur
Décalage du capteur (+)
Distance de
Zone de blocage
sécurité
Distance
Hauteur du
réservoir
Niveau du
fluide
Valeur
mesurable la
plus basse
Décalage de niveau

D IRA 3034 A
Implantation et principe de fonctionnement
(Documentation Magnetrol)

Par rapport aux dispositifs à impulsions tels que les mesures par ultrasons ou micro-ondes, le radar à
ondes par rafales émet de brèves rafales d’ondes d’une énergie de 5,8 GHz et mesure le temps de
parcours du signal réfléchi par la surface du liquide. La distance est déduite par une formule identique
à celle vue pour les mesures par ultrasons

• Et celle des ondes continues modulées en fréquence (FMCW)

Ce type de sondes radar utilisent un signal haute fréquence (10 GHz) à modulation de fréquence
linéaire ; la fréquence d’émission augmente linéairement dans un intervalle de temps (balayage
fréquence). Le signal est émis, réfléchi par la surface du produit et ensuite réceptionné après un
intervalle de temps t. La différence entre la fréquence du signal émis et celle du signal reçu est
proportionnelle à la hauteur de creux dans la capacité.
D IRA 3035 A

Sondes radar (Documentation Rosemount)


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51

D 6 -2/A
d - Sources radioactives

En détection de niveau pour sources radioactive, les éléments utilisés sont logés dans un conteneur à
double enveloppe en acier inoxydable soudé.
– la manipulation et l’utilisation des sources radioactives sont soumises à une réglementation
très stricte.
– en l’absence d’une autorisation de détention de source, la manipulation des sources est
interdite.
– les travaux tels que démontage et remplacement de l’élément radioactif, ne devront être
exécutés que par le responsable de radioprotection, conformément aux règles en vigueur.

Ce type de mesure est faite sans contact dans les réservoirs contenant par exemple des solides en
vrac, des liquides inflammables, toxiques, agressifs,...

Conteneur de
source

Détecteur

D IRA 3044 A

Principe de mesure d’un niveau par source radioactive


(Documentation E + H)

02426_A_F
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