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RAPPORT SUR LES PRODUITS DANGEREUX

CONTENU DU RAPPORT :

1- Présentation générale du projet

2- La description de l’environnement immédiat du projet.

a) Données physiques : géologie, hydrologie, météorologie et les conditions.

b) Les données socio-économiques et culturelles.

3- La description du projet et ses différentes installations.

4- L’identification de tous les facteurs de risques générés par l’exploitation de chaque

installation.

5-L’analyse des risque et des conséquences au niveau de la station.

6- L’analyse des impacts potentiels en cas d’accident.

7- Les modalités d’organisation de la sécurité du site, les modalités de prévention des accidents

majeurs et du système de gestion de la sécurité et des moyens de secours.

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TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES:

Cette étude a été élaborée Suite à la demande de Madame Meziane Samia gérante de
l’EURL NASSIM EL YASSAMINE KHADMET et promoteur de la station multi-services
pour la vente des produits pétroliers sise à la commune de Merahna pour l’acquisition d’une
autorisation d’exploitation de la station service exploité depuis le 09/05/2005 (mise en
conformité) et une autorisation d’exploitation pour la vente de GPL/C ( projet d’extension).
Ce type de projet est géré par les textes suivants:
1. Décret Exécutif N° 97-435 du 17/11/1997 portant réglementation du stockage et de la
distribution des produits pétroliers.
2. Arrêté interministériel du 20/09/1983 modifié et complété par l'arrêté interministériel
du 02/09/1989 portant conditions d'aménagement et d'exploitation des installations de
distribution de gaz de pétrole liquéfié.
D'autre part il est soumis aussi à d'autres lois et décrets:

1. Loi N° 90-30 du1/12/1990 portant loi domanial.


2. Loi N° 90-29 du 1/12/1990 relative à l’aménagement et l’urbanisme modifiée et
complétée par la Loi N° 04-05 du 14/08/2004
3. Loi N° 99-09 du 28/07/1999 relative à la maîtrise de l’énergie.
4. Loi N° 01-19 du 12/12/2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des
déchets.
5. Loi N° 01-20 du 12/12/2001 relative à l’aménagent et au développement durable du
territoire.
6. Loi N°03-10 du 19/07/2003 relative à la protection de l’environnement dans le cadre du
développement durable.
7. Loi N°04-03 du19/06/2004 relative à la protection des zones de montagnes dans le
cadre du développement durable.
8. Loi N° 04-20 du25/12/2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion
des catastrophes dans le cadre du développement durable.
9. Loi N°05/12 du 4/06/2005 relative à l’eau.
10. Loi N°06-06 du 20/02/2006 portant loi d’orientation de la ville.

Décrets:
1. Décret exécutif N°84-105 du 12/05/1984 portant institution d’un périmètre de protection
des installations et infrastructures.
2. Décret exécutif N°90-78 du 27/02/1990 relative aux études d’impact sur
l’environnement.
3. Décret exécutif N° 90-79 du 27/02/1990 portant réglementation du transport de matières
dangereuses.
4. Décret exécutif N° 90-245 du 18/08/1990 portant réglementation des appareils à
pression de gaz
5. Décret exécutif N° 93-161 du10/07/1993 réglementant le déversement des huiles et
lubrifiants dans le milieu naturel.
6. Décret exécutif N°93-162 du 10/07/1993 fixant les conditions et les modalités de
récupération et de traitements des huiles usagées.
7. Décret exécutif N° 93-163 du 10/07/1993 portant institution d’un inventaire du degré de
pollution des eaux superficielle.
8. Décret exécutif N° 93-184 du 27/07/1993 réglementant l’émission des bruits.

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9. Décret exécutif N°07-144 du 19/05/2007 fixant la nomenclature des installations
classées pour la protection de l'environnement.
10. Décret exécutif N°03-410 du 5/11/2003 fixant les seuils limites des émissions des
fumées, des gaz toxiques et des bruits par les véhicules automobiles.
11. Décret exécutif N° 03-452 du 1/12/2003 fixant les conditions particulières relatives au
transport routier de matières dangereuses.
12. Décret exécutif N° 04-409 du 14/12/2004 fixant les modalités de transport des déchets
spéciaux dangereux.
13. Décret exécutif N° 06-02 du 07/01/2006 définissant les valeurs limites, les seuils
d’alerte et les objectifs de qualité de l’air en cas de pollution atmosphérique.
14. Décret exécutif N° 06-104 du 28/02/2006 fixant la nomenclature des déchets, y compris
déchets spéciaux dangereux.
15. Décret exécutif N° 06-138 du 15/04/2006 réglementant l’émission dans l’atmosphère de
gaz, fumées, vapeurs, particules liquides ou solides, ainsi que les conditions dans
lesquelles s’exerce leur contrôle.
16. Décret exécutif N° 06-141 du 19/05/2006 définissant les valeurs limites des rejets
d’effluents liquides industriels.
17. Décret exécutif N° 06-198 du 31/05/2006 définissant la réglementation applicable aux
établissements classés pour la protection de l’environnement.
18. Décret exécutif N° 07- 145 du 19/05/2007 déterminant le champ d'application, le
contenu et les modalités d'approbation des études et des notices d'impact sur
l'environnement.
19. Le décret exécutif 10/19 du 10/01/2010 modifiant et complétant le décret exécutif
03/451 du 01/12/2003 fixant les règles de sécurité appliquées sur les activités relatives
aux produits sensibles et aux récipients de gaz comprimés
20 Arrêté interministérielle du 20 Septembre 1983 modifié et complété par l'arrêté
interministériel du 02/09/1989 portant conditions d'aménagement et d'exploitation
des installations de distribution de gaz de pétrole liquéfié;

I. INTRODUCTION
La croissance de l’activité économique et la dégradation continue de
l’environnement, constaté ces dernières années, exigeant des mesures préventives
urgentes pour protéger la santé des personnes et l’environnement en particulier contre
les risques liés aux activités industrielles polluantes.
Ce rapport sur les produits dangereux est réalisé dans le cadre de l’application
des dispositions réglementaires du décret exécutif N° 06-198 du 31/05/2006 définissant
la réglementation applicable aux établissements classés pour la protection de
l’environnement.
Ce rapport a pour objet de préciser les risques directs ou indirects
par lesquels l’activité de l’établissement classé met en danger les personnes, les
biens et l’environnement, que la cause soit interne ou externe.

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Le rapport sur les produits dangereux doit permettre de définir les mesures
d’ordre technique propres à réduire la probabilité et les effets des accidents ainsi que les
mesures d’organisation pour la prévention et la gestion de ces accidents.
Il doit comporter les éléments suivants :
1) Une présentation générale du projet.
2) La description de l’environnement immédiat du projet et du voisinage
potentiellement affecté en cas d’accident comprenant :
a)-Les données physiques : géologie, hydrologie, météorologie et les conditions
naturelles.
b) Les données socio-économiques et culturelles : Population, habitat, points
d’eau, captage occupation des sols, activités économique, voies de communication
ou de transport et aires protégées.
3) La description du projet et ses différentes installations (implantation, taille et
capacité accès, choix du procédé retenu, fonctionnement, produits et matières mis
en œuvre) en se servant au besoin de cartes (plan d’ensemble, plan de situation,
plan de masse, plan de mouvement).
4) L’identification de tous les facteurs de risques générés par l’exploitation de
chaque installation considérée. Cette évaluation doit tenir compte non seulement
des facteurs intrinsèques mais également des facteurs extrinsèques auxquels la zone
est exposée.
5) L’analyse des risques et des conséquences au niveau de l’établissement classé
afin d’identifier de façon exhaustive les événements accidentels pouvant survenir.
6) L’analyse des impacts potentiels en cas d’accidents sur les populations (y
compris les travailleurs au sein de l’établissement), l’environnement ainsi que les
impacts économiques et financiers prévisibles.
7) Les modalités d’organisation de la sécurité du site, les modalités de prévention
des accidents majeurs et du système de gestion de la sécurité et des moyens de
secours.

II. PRESENTATION SOMMAIRE DU PROJET PROPOSE :

Suite à la demande de Madame Meziane Samia gérante de l’EURL Nassim el yassamine


khadamet et promoteur de la station multi-services pour la vente des produits pétroliers sise à
la commune de Merahna pour l’acquisition d’une autorisation d’exploitation de la station
service exploité depuis le 09/05/2005 (mise en conformité) et une autorisation d’exploitation
pour la vente de GPL/C (projet d’extension) une notice d’impact sur l’environnement et un
rapport sur les produits dangereux sont nécessaires.
1/ Présentation de la station:
Nom du promoteur: EURL Nassim el yassamine khadamet
Nom du gérant: MEZIANE Samia
Tel : 06 61 39 55 01
Localisation du projet:
Commune : MERAHNA
Lieu dit : Route de Heddada
La station est située à l’extrémité de la ville de Merahna au bord de la route RN81 en
allant vers Heddada.
2/ Equipements du projet:
Superficie totale de la station: 4860 m2
Le projet objet de l'étude est composé des équipements suivants:

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N° Désignation situation
1 Deux cuves enterrées de gas-oil de capacité totale. 60 m3
2 Une cuve enterrée d'Essence normal de capacité. 30 m3
3 Une cuve enterrée d’Essence sans plomb de capacité. 30 m3
4 Une cuve enterrée d'Essence super de capacité. 30 m3
5 01 un volucompteur à double pistolet pour gasoil
6 01 un volucompteur simple pour gasoil
7 01 un volucompteur à double pistolet pour essence normal 20 m3
8 01 un volucompteur à double pistolet pour essence super
9 01 un volucompteur simple pour essence sans plomb.
10 Un réservoir GPL/C de capacité 10 tonnes.
11 Un volucompteur GPL/C 210 Bouteilles
12 Une bâche à eau.
13 Un dépôt de Gaz butane de capacité.
14 Un bureau de gestion.
15 Un magasin de vente de lubrifiants
16 Une station de lavage et graissage

III. ENVIRONNEMENT IMMEDIAT DU PROJET:


1/ SITUATION ET LIMITES ADMINISTRATIVES :

La commune de Merahna est située au sud Est de la wilaya de SOUK AHRAS. Elle
s’étend sur une superficie de 120.7 Km².
Elle est limitée par :
 Le Nord : communes de Ouillen et Khedara
 L’Est : commune de Heddada
 L’Ouest : communes de Taoura et Zaarouria
 Le Sud : commune de Sidi Fradj
La commune de Merahna de part son relief plat offre de grandes possibilités pour le
développement de l’agriculture, l’industrie et de l’investissement
Merahna est chef lieu de commune depuis 1963.
Lors du découpage administratif de 1987 ; Merahna s’est vu attribuer le role de chef lieu
de Daira englobant deux autres communes Ouillen et Sidi Fradj.

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Fig 01:EXTRAITE DE LA CARTE DE TAOURA FEUILLE N°- 101 (Echelle1/50.000)
Aux Coordonnées Lambert :
X = 991.000
Y = 335.800
Z = 850

2/ MILIEU PHYSIQUE ET CADRE NATUREL :

2-1/RELIEF :
La commune de Merahna se caractérise par un relief relativement plat constitué par des
plaines, d’une façon générale le relief se distingue par la présence de quelque montages : Ras
Gunai au centre;Djebel Maaiza au Sud et Djebel el alahoum à l’Est

2.2/le cadre géologique :


La Wilaya de SOUK AHRAS est situé à l’est de l’ALGERIE , elle est limité par la
Tunisie à l’est , la Wilaya de TAREF et GUELMA au nord et au nord ouest , et les Wilaya
de TEBESSA et OUM EL BOUGHI au sud et au sud ouest.
L’est de l’Algerie est connu sous le nom des montagnes de bassin de haute Medjerda,
elle comporte une importante chaine montagneuse complexe de direction SW-NE qui
s’étend loin à l’ouest de la frontiére Algero-tunisienne.
Deux caractères importants distinguent la morphologie de ces mont à l’altitude
générale qui diminue régulièrement au SW vers le NE .
La dissymétrie des reliefs apparaissent sur une coupe transversale entre une pente NW
beaucoup plus raide que la pente SE.
La végétation et le climat de la région :
La partie septentrionale est humide, le taux de pluviométrie est considérable et peut
atteindre 1300 mm par an et par conséquent les forets sont dense de type chênes –liege,

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zènes et bruyères ;mais les parties cultivables sont souvent :la haute chaine qui est marquée
par une pluviométrie moins importante (700 à 800 mm/an) .Donc le climat devient moins
humide ou les forets sont de type pin d’alpe, le dis, les lentisques et les chaines épineux
constituant un véritable maquis
A-Lithostratigraphie  :
La région d’étude est caractérisée par des formations sédimentaires dont l’age le plus
ancien est le trias.de vue lithologique on peut trouver des calcaire, des argiles ,des marnes,
des cailloutis et des alluvions(d’après Louis David 1956)
B-Le secondaire (mesozoique)
B-1 Le trias  :
Le trias de la région a fait l’objet de nombreuses études , de point de vue lithologique
, il s’agit d’une formation chaotique caractérisée essentiellement par des marnes bariolés ,
argile versicolore à gypse, des cargneules ,des calcaires dolomitiques , des calcaires
marneux , en plaquettes , dolomie et calcaire devers , psammites , des grés et roches
diverses telle que les brèches .les affleurements triasiques se présentent au nord sous forme
de plissements intenses, particulièrement dans la région de Souk Ahras ,Ouled Driss ,
Ragouba , Hennancha . Dans le massif de Mechrouha , Nador,N’baiel . Le trias fait partie
de la semelle des nappes telliennes qui est développée en Tunisie. Au sud , il apparaît à
Oued Kebarit.
B-2- Le crétacé :
B-2-1-le crétacé inférieur :
*/L’aptien :
Cette série comporte des calcaires en puissante épaisseur à caractère compacte, avec en
plus des marnes grises et argileuses. Les fossiles caractéristiques sont essentiellement des
échinides, brachiopodes , lamellibranches …
*/l’albien :
La base et le sommet de l’albien sont représentés par des marnes et des calcaires
microgriseux , sa partie moyenne étant constituée dans une large mesure par des calcaires
sublithogrphiques .
* le vraconien :
C’est à cette période que s’installe une sédimentation vraiment argileuse en plus des
marnes vraconiennes sont en divers endroit comme le nord est djebel Ouenza et au sud ou elles
affleurent sur la surface . il peut atteindre une épaisseur de 480 m .
B-2-2-Le crétacé supérieur :
a)Le Cénomanien:
D’épaisseur variant entre (900-1200m) presque entièrement représenté par des marnes
argileuses verdâtres, très riches en veinules de calcite fibreuse en de nombreux endroit :le sud
de l’Ouenza entre Haoud Essghire et Boukhadra.
A l’approche du turonien inferieur la sédimentation change rapidement, des marnes argileuses
sont remplacés par des couches chargées en carbonates de chaux.
b)Le Turonien :
Cet age attire l’attention par les irrégularités de ses dépôts et aussi ses calcaires compacts
donnant lieu à des reliefs accentués .les paries inférieur et supérieur sont caractérisées en plus
par des marnes grises et des intercalations d calcaires argileux.
c)Le Coniacien:
Le coniacien des monts de Mellague est caractérisée par une série essentiellement
marneuse et argileuse, atteignant les 280 m environ au nord ouest de l’Ouenza, et à 300à 500 m
à l’ouest de la table Jugurtha en Tunisie
d) Le Santonien:

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Se compose de marnes foncées, admettant diverses intercalations calcaires, sa
puissance est évaluée à 300m.
e) Le Campanien :
Marqué par une forte accumulation de marnes foncées, des calcaires et pour finir des
marnes jaunâtres alternant à leur sommet avec des calcaires blanchâtres (160-550) m
f) Le Maestrichtien :
Son épaisseur varie entre 120-260m, caractérisé par des calcaires blancs mis en relief par
l’érosion, et sont couverts par une très forte accumulation de marnes argileuses.

C-Le tertiaire (cenozoique)  :


C/1-Pléocène  :
C/1-1-paléocène :
Les affleurements du paléocène s’observent à l’est ou il constitue la terminaison du
synclinal du Taoura, Merahna, il est représenté par des marnes noires et d’une intercalation de
calcaires marneux gris à patines blanchâtre. Ils renferment des foraminifères d’âge Danien, les
marnes forment des bancs d’épaisseur de 15 à 20 m . L’épaisseur de paléocène est de 150 m.
C/1-2-Eocène :
a/ Yprésien :
Il est largement développé dans la partie Nord-Ouest entre Oued Machlene et la route
nationale n°20 dans la région d’Ouled Driss , Il s’git des barres calcaires y persiennes ,
appartenant à la nappe externe et renfermant des foraminifères . L’épaisseur de l’éocène atteint
150 m.
b/ Lutétien :
Il est représenté par des marnes noires bitumineuses à boules jaunes carbonatées à
lumachelles et à huitres de lutéine. Ces formations s’observent surtout à Ouled Dris ou les
calcaires se trouvent à coté des formations triasiques formant ainsi des contacts anormaux.
l’épaisseur du lutétien est supérieur à 300 m.
C/1-3- Oligo - Miocène inférieur (nappe numidienne) :
Ces formations sont rapportées à la nappe numidienne qui est constituée à la base d’argile
sous-numidienne d’âge oligocène et au sommet d’une barre gréseuse de l’aquitanien, elles sont
développées dans l’épaisseur de l’oligo –miocène inférieure est supérieure à 1000 m .
C/2-néogéne  :
C/2-1 Miocène inférieure ( couverte de sellaoua ) :
Il s’agit d’un faciès transgressif qui forme le remplissage du bassin du synclinal de Taoura
Merahna, constitué à la base de conglomérats de taille variable , très riche en glauconite
surmontée par une série argilo gréseuse . L’épaisseur de ses formations varie de 150 à 200 m .

C/2-2-Miocène supérieur :
Il consiste en une alternance régulière de marne et de banc de grés séparés les une des
autres par des conglomérats . il affleure au sud est de Taoura et dans d’autres régions .
C/2-3-Moi-pléocène :
Les dépôts de cet age forment un faciès continental représenté par des poudingues ,
gravires et a argiles rouges rattachés à la zone de subsidence de synclinal de Touara -
M’rahna , en constituant ainsi le remplissage du bassin du synclinal L’épaisseur des dépôts est
de 350m
D- Quaternaire  :
Il occupe une grande partie à l’ouest de la wilaya ; il s’agit de Sedrata , Bir Bouhouche ,
Terrguelat , Oum ElAdhaiem …
Les formations quaternaires sont représentées par des alluvions des Oueds , des «éboulis de
pentes et de la croûte calcaire .Elle sont rangées en trois groupes :

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a) Formations anciennes  :
* la croute calcaire :
Des surfaces aplanies constituées par des roches carbonatées blanches , jaunâtres et roses ,
elles sont granuleuses, terreuses et poussiéreuses , localisées sur le revers des monts de la
Medjerda .
* Cailloutis  :
Se sont des formation quaternaires anciennes démantelées par l’érosion .
b) formations récentes : représenté par :
* Les alluvions et les cailloutis :
Les hautes plaines d’inondation et les terrasses des grands Oued ( Medjerda, Mellah )
représentés par les galets , les limons sableuses, les argiles d’une épaisseur de 0.5 à 5 m.
c) Formations actuelles  :
Qui continuent à se développer ou à prendre naissance actuellement.
* Les limons et cailloutis :
Proviennent du lessivage de la portion superficielle altérée des marnes (limons) et du
transport des éboulis des calcaires .
* Eboulis :
Se son des formations rencontrées aux pieds des montagnes.
E/-Paleographie  :
On peu diviser la région de Souk Ahras en 02 domaines paléographiques :
Au Nord  :
Le domaine externe de la chaîne des Magrébides avec les nappes Numidiennes et
Telliennes , et les Sellaouas comme Substratum . Cette chaîne se situe au nord de l’axe
Sedrata,Tiffech, Souk Ahras.
Au Sud  :
Se trouve le domaine nord-auréisien, comportant quand à lui la région de Bir-Bouhouche
et celle de Oum El Adhaiem , le sud de Sedrata ainsi que le synclinal Dréa Taoura -Merahna , 
est le complexe salifère durant le Miocène inférieur .

3/ TECHTONIQUE DE LA RÉGION  :
La zone étudiée est caractérisée par la présence d’une série de failles de direction
dominantes NE-SW influencées et perturbée par d’autres familles de cassures de direction
perpendiculaire NW-SE. La présence de ces deux failles qui se recoupent orthogonalement,
l’intersection de deux plans de failles favorise l’installation d’une zone de faiblesse, qui a
donné naissance à une ascension triasique diapirique.
La zone d’étude est marquée par la présence de deux ensembles structuraux majeurs :
* ensemble autochtone.
*ensemble allochtone.
L’ensemble allochtone est caractérisé surtout par une tectonique tangentielle favorisé par la
phase alpine, tandis que l’ensemble autochtone nord- aurésien est caractérisé par une
tectonique cassante et de larges plis.

4/ SISMICITE DE LA REGION :

L’étude des documents et des cartes seismo-tectonique de la région montre que


les épicentres des secousses sont situés à proximités des discordances tectoniques
majeurs et voisins à de nombreuses petites masses des Trias qui affleurent la région.
La majorités des secousses enregistrées dans la région de SOUK AHRAS ne
dépassant pas une magnitude de 05 sur l’échelle de « Richter ».
La wilaya de Souk Ahras est classée dans la zone 1 c'est-à-dire zone à sismicité faible.

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5/ GÉOLOGIE LOCAL  :

L’ensemble du territoire de la commune de Merahna est caractérisé par une


topographie relativement plate. La nature géologique des sols de la commune
présente les formations géologiques suivantes :
- Limons et cailloutis récents.
- Pliocène à faciès marneux ou sableux.
- Les éboulis actuels.
- Miocène inferieur marin à faciès marneux, sableux ou gréseux.
- Mio pliocène à blanc de calcaires, de lacustre ou de conglomérats.

5.1 / Hydrographie :
La commun de Merahna est relativement riche en ressources hydriques, la
géomorphologie de l’espace communal, des cours d’eaux importants et temporaires qui
sont Oued Grair au Nord, Oued Maaiza et Oued Maghzel dans la partie Sud, ces Oued
constituent le principal réseau hydrographique de la commune.
5.2/ Climat de la region :
La commune de Merahna est caractérisée par deux périodes :
La première froide et humide s’étend de l’automne à l’Hiver alors que la deuxième
sèche et chaude et s’étend du printemps à l’été expliquant le climat tempéré qui
caractérise la région.
a/la pluviométrie  :
L’étude pluviométrique présente un intérêt considérable en hydro-climatologie, car elle
nous donne une description du régime pluviométrique et d’écoulement. Elle nous renseigne
également sur l’alimentation des eaux souterraines. la région reçoit une tranche d’eau
moyenne égale à 725.8mm

Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Aout Total
Moyennes
41 38 77 117 130 80 62 74 62 21 8 16 726
Mensuelles
De l’observation du tableau ci-dessus on peu distinguer deux périodes :
* une période de sécheresse correspondante à la saison d’été regroupant quatre mois
(mai, juin, juillet, aout).
* une période pluvieuse de 06 mois allant novembre jusqu’au mois d’avril dont le
mois le plus arrosé est le mois de janvier avec une moyenne de 130.25mm.
b- La température  :
La température est un élément très important du climat qui joue un rôle
déterminant pour le bilan hydrique. les données températures mensuelles et annuelles
permettent de dégager certaines caractéristiques comme la division de l’années en
saisons thermiques.
Les enregistrements des températures sont au niveau de la station de barrage Ain
Dalia.
Températures mensuelles et annuelles moyennes
Station Barrage Ain Dalia

sept oct nov dec jan fev mars avr mai juin juil aout Moy
Moy.
23.03 19.47 13.53 11.45 9.87 10.24 13.80 15.01 19.25 24.48 27.29 27.47 17.75
men.

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c- Les vents  :
Le vent est un facteur climatique, défini comme étant le déplacement de masses
d’air d’une zone ou règnent les hautes pressions ver ceux des basses pressions
atmosphériques.
Le vent exerce une influence directe sur la température, l’humidité et active
l’évapotranspiration.
En général, dans la région d’étude les vents dominants son ceux du Nord-Ouest ;
ils sont à l’origine de la pluviométrie durant l’hiver. Après les vents du Nord-Ouest
viennent ceux du Nord-est qui sont des vents plus ou moins secs.
d/  Diagramme ombro-thermique  :
Dans la région de Merahna on peut distinguer deux saisons :
-Une saison sèche ;qui s’étend du mois de juin jusqu’au mois de septembre .
- Saison humide ;allant du mois d’octobre jusqu’au mois de mai
Nous notons que, la saison sèche présente un déficit de précipitation, alors que la
saison humide est excédentaire .De ce fait le sol commence la reconstitution de sa
réserve en eau dés le mois de Novembre, laquelle sera épuisée à partir du mois de
mars .

6/ FAUNE ET FLORE :

Les facteurs climatique ont une influence considérable sur l’existence et la


diversité biologique dans la région .la région de souk ahras est distinguée par un
couvert végétal très important formé par les plantes et arbres spécifiques au climat
méditerranéen .Le climat de la région favorise le développement d’un domaine forestier
très important sur un terrain très accidenté dont les pentes peuvent dépasser les 20%
.La région est connue comme zone agroforesterie qui s’étend sur de très grands
espaces.la foret de Souk Ahras est très variée par l’existence de plusieurs chaînons
montagneux longeant le territoire de la Wilaya avec une surface forestière de 82000
hectares .on y trouve les forêts les plus denses de chênes liège et chênes zeen ,de liége,
pin d’alep et d’eucalyptus
a/ La faune  :
Dans la région de Merahna on note la présence d'oiseaux forestiers comme la mésange
noire, la mésange charbonnière, le gobe-mouche brun, le pinson des arbres, le merle noir, etc.
Les mammifères sont représentés par le sanglier, le renard; le lièvre, le hérisson, etc.
b/ La flore :
Le relief de la région de Merahna est relativement plat, il est presque entièrement cultivée
et la végétation naturelle n’est présente qu’aux bords de la terre agricole et de pâturage des
cours d’eau, le long des axes routiers et autour des vergers .

7/ L’AGRICULTURE :
Le territoire de la commune de Merahna est occupé essentiellement par les grands
ensembles suivants :
- Terres labourables
- Parcours et packages
- Arboriculture
- Terres improductives

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SUPERFICIE TERRES PARCOURES
DESIGNATION S.A.U IRRIGUEES
TOTALE IMPRODUCTIVES ET PACAGE

Superficie (ha) 11623 9168 1191 406 87

8/ EVOLUTION DE LA POPULATION :

L’analyse démographique repose sur l’exploitation des résultats des recensements RGPH
(1987-1998et 2008) et les statistiques de la DPAT 2010.
TABLEAU : L’évolution de la population (1987-1998-2008 - 2010)

RGPH
Population RGPH 1987 RGPH 2008 Est 2010
1998

Commune de
9087 11030 13319 13799
Merahna

La population de la commune de Merahna s’élève à 13799 habitants en 2010.


La population de l’agglomération chef lieu est de l’ordre de 10073 habitants représente 73% de
la population communale.
La population de la zone éparse se repartie d’une manière régulière à travers les différents
Mechtas elle est de l’ordre de 3726 habitants représentant 27% de la population communale.

IV. DESCRIPTION DETAILLE DU PROJET :

Le projet en question consiste à la mise en conformité l’exploitation d'une station de


service (point de vente de produits pétroliers) y compris l’exploitation de son extension par une
cuve de Gaz de pétrole liquéfié carburant (GPL/C) .

a) Carburants liquides:
Les carburants liquides (essence et gas-oil) sont contenus dans des réservoirs en fosse et
en double enveloppe.
Le ravitaillement en carburant (dépotage) se fait à partir d'un camion citerne transvasé par
un flexible dans les réservoirs.
Le carburant est livré à partir de la cuve par un appareil de mesure conçu spécialement
appelé Volucompteur, le produit est transmis au réservoir des véhicules par un flexible.

b)GPL/C :
La cuve de GPL/C est d'une capacité de 10 Tonnes (20 mètres cubes)
Le produit qui sera stocké dans la cuve (réservoir) est le Gaz de pétrole liquéfié carburant
(GPL/C) dont la dénomination commerciale est SIRGHAZ.
C'est un Gaz compressé constitué d'un mélange de butane (C4 H 10) et de propane (C3
H8) c'est un gaz inflammable.

Il est stocké dans une cuve métallique conçue spécialement pour le conditionnement de ce
produit sous une pression de.20 bars, déposée à l'air libre durant toute l'année.

12
La cuve à subit une épreuve par le fabricant et elle doit subir une re-épreuve périodique
chaque 10 ans conformément au décret exécutif n°90-245 du 18 Août 1990 portant
réglementation des appareils à pression de gaz.
Le Gaz de pétrole liquéfié carburant (GPL/C) SIRGHAZ est livré à partir de la cuve par
un appareil de mesure conçu spécialement appelé Volucompteur, le produit est transmis au
réservoir des véhicules adaptés pour son utilisation comme carburant.

c) Gaz butane:
Le gaz butane conditionné en bouteilles de 13kg est stocké dans une aire de stockage
clôturée et dégagée. Sa capacité maximale est de 210 bouteilles.

d) Description du voisinage de la station:


La station de service de EURL Nassim El yassamine Khadamet est située sur le territoire de la
commune de Merahna wilaya de SOUK AHRAS. Elle est située au bord de la route nationale
RN81 reliant Merahna à Heddada ; Elle est limitée :
Nord : terrain vague et route secondaire
Sud : RN81
Est : RN81 et terrain vague
Ouest : terrain vague et habitation à 40 mètres.

e)CLASSIFICATION DE LA STATION CONFORMEMENT AU DECRET 07-144 DU


19/09/2007 FIXANT LA NOMENCLATURE DES INSTALLATIONS CLASSEES POUR
LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT:

En ce qui concerne les carburants liquides ils possèdent les caractéristiques suivantes:
Essence Normal: Densité : 0.737 T/M3
Point d’éclair : - 40°C
Pression de vapeur à 35 °C : 0.8* 105 Pascal (max)

Essence Sans plomb: Densité : 0.752 T/M3


Point d’éclair : - 40°C
Pression de vapeur à 35 °C : 0.8* 105 Pascal (max)

Gas Oil: Densité : 0.835 T/M3


Point d’éclair : 55°C

En conclusion : pour les carburants liquides les différents essences sont considérés comme des
liquides inflammables de première catégorie (cœfficient 1) et le gas-oil comme liquide
inflammable de deuxième catégorie (cœfficient 1/5).
D’autre part étant donné que les réservoirs de carburants sont en fosse, la capacité totale sera
divisée par 5.
La capacité équivalente totale de stockage de liquide inflammable de catégorie de référence est
de( 30+30+30 +60/5 m3)/5 soit (90+12)/5 = 20.4 m3

Les volucompteurs utilisés pour la distribution de l'essence ont un débit maximum de 50


litres par minute soit 3m3/h pour chaque pistolet .

13
Le volucompteur utilisé pour la distribution du Gas-oil a un débit maximum de 90 litres
par minute soit 5.4m3/h ce qui correspond à un débit de 1.08m3/h de liquide inflammable de
catégorie de référence.

Donc le débit total de la station de carburant liquide (2 volucompteurs double pistolet pour
essence et un volucompteur simple pour essence et un volucompteur double pour gas–oil plus
un volucompteur simple pour gas-oil) est de (12 + 3 +(10.8+3)/5 ) soit 18.76 m3/h de liquide
inflammable de catégorie de référence.
La classification des différents équipements de la station conformément à la nomenclature des
établissements classés est présentée dans l'annexe(1)

V. IDENTIFICATION DES FACTEURS DE RISQUES GENERES PAR


L'EXPLOITATION DE LA STATION:

a)- Facteurs intrinsèques


1- Nature des produits stockés et manipulés.
2- La pression de service pour le GPL/C.
3- Etat du réservoir et sa capacité pour le GPL/C
4- Ravitaillement à partir du camion citerne (dépotage).
5- Ravitaillement des véhicules à partir des volucompteurs (distribution)
6- Conduite de la station

b)- Facteurs extrinsèques


1- dérapage des véhicules sur la route nationale.
2- incendie dans les champs agricoles voisinant la station.

c)- Autres risques


- Les inondations.
- Les tempêtes
- Vent violent.
- Sabotage et vole.
-
VI. ANALYSE DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES:

1/ Aperçu sur l'accidentologie du secteur:

A)- Nature des accidents:


D'après les études élaborées sur les accidents dans les stations de service à travers plusieurs
pays du monde; les accidents se produisant dans les stations de service conduisent le plus
souvent à des pollutions de sol ou de sous sol et de façon moins fréquente à des explosions et
des incendies.
Le graphique ci-dessus illustre cette information.

14
60

50

40
% accident

30

20

10

0
incendie explosion pollution
Nature des accidents dans les stations de service

a)- Le phénomène de pollution des sols et sous sol se décline en deux catégories:
- Pollution chronique se produisant sur une longue période et étant due le plus souvent à la
corrosion des cuves entrées.
- Pollution accidentelle due au déversement d'hydrocarbure lors de remplissage des stockages
de la station ou de la distribution de carburant.
b)- Les phénomènes d'explosion et d'incendie sont moins fréquents que la pollution mais
pouvant cependant entraîner des dégâts matériels important et même humains. En général,
l'explosion succède à l'incendie quant ou bilan humain, il fait état de morts et de blessés graves
dans respectivement 2.3٪ et 9.5٪ des cas recensés.

B)- Zoning des accidents:


D'après les mêmes études des accidents sont produits sur:
- les zones de dépotage (transvasement)
- les zones de distribution (volucompteur)
- les cuves de stockages durant leur maintenance.
- les cabines de caisse des stations
a/-les zones de dépotage
Les accidents ont eu lieu exclusivement lors de remplissage des cuves par les camions
citerne soit par imprudence, soit par défaillance du matériel tell que:
20. sur remplissage
21. accident de camion
22. flexible arraché
23. rupture de la vanne de la citerne,
24. défaillance de la vanne de sécurité du camion
Lors de ces accidents, des explosions et des incendies peuvent avoir lieu et une grande
quantité de carburant se répand sur le sol et se consume.
b/- Sur les zones de distribution:
Les accidents peuvent avoir lieu par acte d'imprudence, tell que
 Percussion des pompes de distribution par des véhicules.
 Arrachement du flexible.
 Source d'inflammation près de la zone de distribution lors du remplissage des
véhicules.

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Par ailleurs il est à noter que les actes de malveillance peuvent être à l'origine d'accidents dans
la station de service.
Au vu de cette synthèse de l'accidentologie, il ressort très nettement que les accidents
peuvent se produire soit par défaillance du matériels et des moyens de protection, soit par acte
de malveillance, soit par imprudence des usagers et des employés.
Les scénarios d'accidents à retenir pourraient donc consister à considérer des fuites
accidentelles ou intentionnelles de carburant se produisant sur les zones de distributions et de
dépotage.

2. Scénarios retenus:

Scénario n°1: scénario d'incendie dû à une fuite accidentelle ou intentionnelle de carburant


dans la zone de distribution.
Scénario n°2: scénario d'incendie au cours de dépotage (transvasement) d'un camion citerne.
Scénario n°3: scénario d'incendie de file de voiture en attente sur la zone de la station.
Scénario n°4: scénario d'explosion au cours de dépotage d'un camion citerne.

Remarque: Dans la présente étude, en a basée exclusivement sur les accidents qui ont induit ou
auraient pu induire des phénomènes d'explosions ou d'incendies.

3. Incendie/ explosion:

a/- incendie:
Dans les études des dangers, deux seuils critiques engendrant des effets néfastes sur
l'homme sont retenus pour un temps d'exposition minimal de l'ordre de la minute:
- Flux de 5 Kw/m2 engendre l'apparition d'effets létaux pour la population (mortels).
- Flux de 3 Kw/m2 engendre l'apparition d'effets irréversibles (brûlures significatives
pour la population).

b/- Explosion :
Dans les conditions normales d'utilisations, ces produits ne présentent pas de danger. Ils
ne présentent pas de risque particulier d'explosion. Toute fois en présence de points de chaleur,
les risques particuliers d'inflammation ou d'explosion ne sont pas à écarter dans certaines
conditions lors de dégagements accidentels de vapeurs des carburants en général.
On rappelle que l'on peut distinguer deux régimes d'explosion.
La déflagration, caractérisée par la création d'une onde de surpression se développant en avant
d'un front de flamme qui se propage à une vitesse subsonique, la détonation, caractérisée par un
front de flamme lié à l'onde de choc, l'ensemble se propageant à des vitesses supersoniques.
Une détonation n'est susceptible d'être observée que si l'inflammation de l'atmosphère
explosible est suffisamment énergétique et si la vitesse de flamme d'une explosion, ayant
débuté dans le régime de la déflagration, augmente suffisamment (du fait de l'encombrement et
du confinement notamment) pour transiter vers le régime de la détonation.
Dans la nomenclature de la méthode "multi énergie", les indices de violence d'explosion
allant de 1 à 9 correspondent à des déflagrations d'autant plus rapides que la vapeur de l'indice
est élevée. L'indice 10 correspond, quant à lui, à une détonation.
Le choix de cet indice dépend notamment:
Du niveau de confinement ou l'encombrement de la zone considérée.
Du niveau de turbulence au sein de l'atmosphère explosive
De la puissance de la source d'inflammation.
De la géométrie de la zone.

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De la réactivité du produit concerné.

Il convient encore de noter ici que l'application de la méthode suppose l'explosion d'une
charge gazeuse hémisphérique en supposant une vitesse de flamme constante.
Or, en pratique, les vitesses de combustion- et par voie de conséquence les surpressions
engendrées – varient au sein du nuage en fonction notamment des conditions locales de
turbulence et de concentration.
En d'autres termes, lors d'une déflagration, il est possible d'observer des vitesses de
combustion locales relativement importantes mais qui ne concernant pas la totalité du nuage
explosible formé. C'est ainsi qu'il est vraisemblable qu'une partie non négligeable du nuage ne
donne pas matière à une déflagration violente. Il faut noter que ce dernier raisonnement n'est,
en toute rigueur, pas valable dans le cas d'une transition vers un régime de détonation.

4. Critères de références
Premiers dégâts et blessures notables dus à l'onde de choc: 50 mbar
Premiers effets de mortalité consécutive à l'onde de choc: 140 mbar.
Onde de surpression due à la détente de la phase gaz lors de la rupture de réservoir zone
d'effet délimitée par des surpressions de 140 mbar et 50 mbar.
En conclusion
Il on résulte que les distances d'effet associées aux effets irréversibles et létaux sur une
cible située à hauteur d'homme sont respectivement estimées à 13 m et 17 m pour le scénario 1
et peuvent attendre jusqu'à 50 m et 115 m pour le scénario 4.
Tableau n°:01
Distance d'effet Nombre de Degrés de Gravité par
Scénarios Fréquence
irréversible personne gravité fréquence
1 17 2 2 100 200
2 33 7 7 1 7
3 2 2 10 20
4 115 83 83 1 83

De l'analyse de ce tableau, il ressort que les scénarios 1 et 4 sont révèlent d'un niveau
(fréquence- gravité) très important.

Tableau n°:02
Distance d'effet Nombre de Degrés de Gravité par
Scénarios Fréquence
irréversible personne gravité fréquence
1 17 2 2 100 200
4 115 83 83 1 83
3 2 2 10 20

VII. ANALYSE DES IMPACTS POTENTIELS EN CAS


D'ACCIDENT:

Scénario n°1: scénario d'incendie dû à une fuite accidentelle ou intentionnelle de


carburant dans la zone de distribution.

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Pour ce scénario, il a été considéré le dégagement d'une quantité moyenne de carburant
par acte de malveillance près de la borne de distribution qui s'enflamme soit intentionnellement
soit accidentellement sous l'action d'une source d'inflammation.
D'après les études le rayon de la zone d'effets létaux qui correspondre à un flux de 5
Kw/m2 est d'environ 13 m, celui de la zone d'effet irréversible est de 17m
Scénario n°4: scénario d'explosion au cours de dépotage d'un camion citerne.
Pour ce scénario, il a été considéré une fuite de carburant lors du transvasement d'un
camion avec un débit très important s'enflamme et provoque une explosion.
D'après les mêmes études le rayon de la zone d'effets létaux qui correspondre à un flux de
5 Kw/m2 est d'environ 50 m, celui de la zone d'effet irréversible est de 115m.

A/ L’analyse des impacts potentiels en cas d’accidents


Dans les conditions normales d’exploitation de la station, ces produits ne présentent pas
de danger .Ils ne présentes pas de risque particulier d’explosion. Toute fois en présence de
points chauds, les risques particuliers d’inflammation ou d’explosion ne sont pas à écarter dans
certaines conditions lors de dégagements accidentels de vapeurs.

B/ Mesure contre l’explosion


Parmi les mesures de protection contre les explosions figurent toutes les mesures
préviennent de la formation atmosphériques explosives dangereuses, évitent l’inflammation
d’atmosphères explosives dangereuses ou atténuent les effets des explosions pour préserver la
santé et la sécurité des travailleurs.
* Prévenir les atmosphères explosives dangereuses.
* Emploi de détecteur de gaz.
Les concentrations autour des installations peuvent être contrôlées, par exemple au
moyen de détecteur de gaz. Aux fins de l’utilisation des détecteurs de gaz, les principaux
facteurs dont il faut tenir compte sont les suivants :
* Une connaissance appropriée des substances prévisibles, de l’emplacement et de l’intensité
maximale de leur source, et des conditions dans lesquelles elles se propagent.
* Une capacité de fonctionnement de l’appareil adapté à l’utilisation à laquelle il est destiné, en
ce cas concerne notamment le temps de réponse, le seuil de réponse et la sensibilité aux
interférences.
* La prévention de situation dangereuse en cas de défaillance d’une des fonctions du détecteur
de gaz (fiabilité).
*La possibilité de détecter rapidement et en toute sécurité les mélanges susceptible de se
former grâce au choix approprié du nombre et de l’emplacement des points de mesurage,
* La connaissance de l’emplacement soumis à des risques d’explosion tant que les dispositifs
de sécurité commandés par l’appareil ne sont pas activés. Il est essentiel d’éviter les sources
d’inflammation dans cette zone de proximité (en fonction des facteurs précités).
* La prévention sûre de la formation d’atmosphères explosives dangereuses à l’extérieur de la
zone de proximité au moyen des dispositifs de sécurité actionnés et la prévention d’autres
dangers résultants d’une défaillance.
Les détecteurs de gaz destinés à être utilisés dans des emplacements dangereux doivent être
autorisés et marqués du point de vue de leur sûreté.
Remarque :
Les détecteurs de gaz utilises en tant que dispositifs de sécurité, de contrôle et de réglage pour
la prévention de source d’inflammation (par exemple : arrêt d’un appareil non protégé en cas
de formation d’une atmosphère explosive dangereuse) devraient faire l’objet d’un essai

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individuel ou de type d’un étalonnage pour s’assurer qu’ils sont conformes à l’utilisation
prévue.
* Les moyens d’extinction appropriés sont : mousses C02, poudre et éventuellement l’eau
pulvérisée.
La principale source de risque de l’incendie.
- Une installation anti- incendie.
-Pour éteindre les incendies qui peuvent se déclarer et développer, on peut utiliser avec l’eau,
de la terre ou de sable.

VIII. MESURES TECHNIQUE ET D’ORGANISATION:

Les dispositions suivantes représentent les éléments de réponse pour les différents
scénarios analysés précédemment .

A) GPL/C (SIRGHAZ)

Les produits stockés sont les carburants liquides (essence et gas-oil) et le carburant
gazeux (GPL/C) qui sont des produits inflammables d’où une attention particulière doit
être Accordée lors de leur manipulation autant que produit sensible.
Le GPL/C est conditionné à une pression de 20 bars, ce qui exige le respect des
mesures et des réglementations relatives aux appareils à pression de gaz.

Le réservoir de GPL/C est d'une capacité de 10 tonnes soit 20 m3 placé à l'air libre.
Les prescriptions suivantes doivent être respectées durant toute la durée de vie de
l'installation:
 Il doit être fixe et déposé sur une assiette stable.
 Il doit être conçu spécialement pour le stockage de GPL/C et fabriqué par un
constructeur agrée.
 Il doit subir une épreuve avant sa mise en exploitation et une rée preuve chaque
10 ans (certificat d'épreuve exigé)

 Il doit être protégé par une clôture grillagée d'une hauteur minimale de deux
mètres et située à 5 mètres de chaque coté du réservoir, avec une porte fermée à
clef.
 Le réservoir doit être situé à des distances suffisamment grandes par rapport aux
différents équipements et infrastructures qui sont comme suit:

- 60 m de tout établissement dangereux insalubres de première classe.


- 40 m de tout établissement dangereux ou établissement recevant du public.
- 30 m de tout autre bâtiment.
- 15 m des autoroutes, route nationale, voie ferrée.
- 12 m des autres routes
- 12 m de la projection horizontale d'une ligne électrique.
- 10 m des cuves, volucompteurs, loge gérant de la station.
- 20 m de l'habitation du gérant.
- 8 m du volucompteur de distribution GPL/C.

B) Ravitaillement des réservoirs à partir du camion citerne (Transvasement)

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 Le camion citerne ravitailleur doit rester à plus de 5 mètres de réservoir fixe.(pour le
GPL/C)
 Le remplissage du réservoir ne doit pas dépasser les 80 ٪ en volume.
 Il est strictement interdit de procéder au transvasement de GPL/C en même temps
que le transvasement des autres carburants.
 Lors du transvasement, le camion doit être relié électriquement à la terre et ses roues
bloquées.
 L'aire de stationnement du camion ravitailleur doit être aménagée et matérialisée.

Durant les opérations de transvasement le personnel y affecté doit:


 Respecter et faire respecter l'interdiction de fumer.
 Empêcher que soient allumés des feux dans un rayon de 10 m.
 Avoir à portée de main un extincteur en bon état de fonctionnement.
 S'assurer que les moteurs des véhicules stationnant dans le périmètre soient arrêtés.

C) Ravitaillement des véhicules à partir du volucompteur: Distribution

- le volucompteur doit être placé à une distance minimale de 8 m par rapport au réservoir.(pour
le GPL/C)
- Il doit être ancré et protégé contre les heurts des véhicules par un îlot de 20 cm de hauteur.
- Les canalisations de liaison avec le réservoir doivent être placés dans un caniveau en béton
remplis de sable sec et doté d'un couvercle résistant.
- Interdire la livraison du GPL/C aux véhicules dont le kit n'est pas conforme.
- Au point de livraison un seul véhicule est autorisé à stationner (pour le GPL/C).
- Avant la livraison s'assurer que le moteur est à l'arrêt et que le frein est serré.

D) Conduite de la station:
a)- La conduite de la station doit être assurer par une personne qualifiée au courant des mesures
à prendre en cas d'incendie ou d'accident.
Il est tenu de faire observer les règles d'exploitation de l'installation de distribution aux
personnes concernées.

b)- Le personnel affecté à la gestion de la station doit être:

- Agé de plus de 18 ans.


- initié aux manœuvres à accomplir pour prévenir les accidents.
- En mesure d'utiliser les moyens anti incendie.

c)- Affichage des consignes de sécurité:

Dans l'enceinte de la station à proximité du point de distribution, sur un tableau placé


bien en évidence, il faut afficher les différentes consignes de sécurité, notamment:

- Défense de fumer.
- Arrêter le moteur.
- Serrer le frein
- Pas de flamme nue.

20
d)- Doter l'installation électrique de la station d'un interrupteur général multipolaire placé à
10m au mois du réservoir, cet interrupteur doit être verrouillé en position ouverte quand la
station n'est pas en service.

e) Dépôt de gaz butane:


Implantation et aménagement du dépôt:
1) Le dépôt sera installe à l'emplacement indique sur les plans ; toute modification
d'installation ou d'emplacement devra faite l'objet d'une nouvelle déclaration.
2) Les bouteilles doivent être stockées sur un emplacement déterminé dégagé en permanence
et affecté uniquement à cet usage.
3) Le dépôt doit présenter les caractéristiques minimales de comportement au feu.
4) la porte qui doit être métallique du dépôt devra s'ouvrir dans le sens de la sortie et doit être
maintenue fermée à clef en dehors des nécessités de service, une clef de secours sera placée
sous coffret vitre à proximité du dépôt

5) le sol sera couvert d'une couche de gravier d'épaisseur suffisante pour former un lit
d'évaporation en cas de déversement accidentel.
6) le dépôt devra être efficacement ventilé par des ouvertures grillagées de section suffisante
placées à la partie inférieure et à la partie supérieure du local et capable d'assurer un
renouvellement satisfaisant de l'atmosphère du local.
7) le dépôt ne sera pas chauffé il sera interdit d'y apporter du feu sous une forme quelconque ou
d'y fumer cette dernière interdiction sera affichée en caractères apparents sur la porte d'entrée
du local
8) L'éclairage artificiel se fera par lampes électriques à incandescence extérieure; placée sous
double enveloppe protectrice en verre; il est interdit d'utiliser à l'intérieur des lampes
baladeuses.
A moins d'être placés à l'extérieur du local les fusibles et l'appareillage électriques tel que
les fusibles et les interrupteurs, seront d'un type utilisable en atmosphère explosif;
Les conducteurs seront établis conformément aux normes en vigueur.
9) L'installation électrique sera entretenue en bon état et périodiquement contrôlée par un
technicien compétant

E) Règles d'exploitation.
1) Les bouteilles ne doivent pas être placée dans des conditions où elles risqueraient d'être
portées à une température dépassant 50°C
2) Elles doivent être stockées soit debout soit couchées à l'horizontale. Si elles sont gerbées en
position couchée, les bouteilles extrêmes doivent être bien callées. Les bouteilles vides et les
bouteilles pleines ne doivent pas être mélanges.
3) il est interdit de se livrer à l'intérieur du dépôt à l'entretien ou à la réparation des récipients
4) on s'assurera à chaque réception que les bouteilles ne fuient pas. tout récipient défectueux
sera aussitôt évacué..
5) le dépôt sera tenu en bon état de propreté on évitera notamment l'accumulation de poussière
de tri tus divers et de chiffon gras
6) des dispositions seront prise pour permettre l'évacuation rapide des récipients pleins ou
vides du dépôt en cas d'incendie à proximité des bouteilles on disposera à cet effet des chariots
en nombre suffisant.
7) il devra être procéder au désherbage périodique des alentours du dépôt cette opération sera
réalisée sans emploi des désherbants chlorates.

21
8) des caisses de sables maintenues à l'état meuble, avec pelles de projection seront placées
dans des endroits facilement accessibles, près des bouchons de remplissage et des
volucompteurs.
9) Les extincteurs installés à l'extérieur des locaux devront être placés dans des niches à l'abri
des intempéries.
10) la manutention des bouteilles doit être faite avec soin pour éviter le choc et la défectuosité
des robinets.
6- Conduite de la station:

F)-Pour les facteurs extrinsèques

1- Dérapage des véhicules sur la route nationale:


Pour faire face à ce risque, Il est indispensable de construire une barrière anti dérapage
entre la station et la route nationale.
2- Incendie dans les champs agricoles voisinant la station:
Procéder au désherbage du périmètre de la station d'une manière périodique.

G)-Pour les autres risques

1 - Bruits : Les principales sources de bruit proviennent du trafic routier sur RN°81, les
camions de livraison et des véhicules clients ainsi que de certains équipements tels les
compresseurs d’air.
2 - Tempêtes et vent violant: pour faire face à ce risque tous les équipements doivent être
fixés sur des socles en béton par des boulons.
3 - Les inondations : le site objet de l'étude est situé dans une zone non inondable.
Ne ce résque les responsables de la station prennent toutes les mesures de protection vis-à-vis
de cette contrainte, par la création des caniveaux pour l’évacuation des eaux de pluies
4- Sabotage et vole :
Un sabotage est un mal façon volontaire dans un travail de détérioration
* La station est complètement clôturée pour en interdire l’entrée de l’extérieur,
Surveille de la station jour et nuit.
Limite les responsabilités de chaque travailleur.

IX. MOYENS DE PREVENTION ET DE SECOURS CONTRE L'INCENDIE

A)- moyens de lutte contre l'incendie:

La station doit comporter les moyens de secours et de lutte contre l'incendie


suivants:
o Une alerte sonore, visible et accessible.
o Une ligne téléphonique spécialisée au centre de secours le plus proche.
o Une bâche à eau.
o Un robinet d'incendie Ø 40 mm.
o Un extincteur à poudre sèche de 50 Kg (sur chariot)
o 03 extincteurs (Co2) de 6 Kg.
o Un bac de sable avec pelle.
o Une boite à pharmacie de premiers soins.
o Un véhicule.

22
B)- Moyen de prévention contre l'incendie

Concernant le risque d’incendie lié au stockage de gasoil, le réservoir possède un mur de


rétention étanche qui prévient du risque de propagation d'un éventuel incendie.
Les réservoirs sont pourvus des dispositifs de sécurités suivantes :
o Diagnostic de purge
o Manomètre à lecture direct
o Jauge rotative.
o Jauge à transmission magnétique donnant le niveau de liquide
o Jauge maxi (trop- plein).
o Soupape de sûreté tarée.

C)- Mesures organisationnelles

L'exploitant indique que: Une vérification annuelle des extincteurs est effectuée par une société
spécialisée.
Des alarmes anti-intrusion permettent d'intervenir rapidement en cas d'acte de malveillance.

X. MEURES DE SÉCURITÉ

- L’emplacement de réseau électrique et son contrôle périodique doit être fait par
un technicien compétant dans le domaine.
- Il faut placer un système de coupure « disjoncteur »dans les endroits bien
étudiés.
- Eviter le contact des câbles électriques avec les métaux « l’acier ».
- Contrôler la mise à terre.
- Contrôler le courant d’équilibre.
- Les équipements de sécurité et d’interventions doivent être disponibles.
- Formés les ouvriers dans le domaine de sécurité (sensibilisation et création
de vigilance sont indispensables).
Éviter la perte violente de confinement par :
- Une fiabilité de la soupape de sécurité.
- Un film d’eau ruisselant sur la paroi.
- Un revêtement isolant thermique.

XI. CONSIGNES ET MESURES D'URGENCE:

A- REGLEMENTS GENERAUX :

A-1/ Alerte:
Toute personne, témoin d'un début d'incendie, doit immédiatement alerter ou faire alerter
le poste de sécurité.
Elle doit indiquer la nature, l'importance et le lieu de l'incident
Au cas où les moyens d'intervention seraient disponibles à proximité (extincteurs, réseau
anti- incendie), elle doit aussitôt attaquer le foyer à la base des flammes.
En cas d'incident ou d'accident, le personnel de la station de service est tenu de se mettre à
la disposition de l'intervention.

23
Dés réception de l'alerte, le poste de secours doit se conformer aux instructions contenues
dans les consignes particulières surtout de contacter immédiatement la protection civile qui est
distante de la station de environ 12 Km.

A-2/ Mesures A Prendre Sur Les Lieux De L'intervention :


a- Dés son arrivée sur les lieux de l'incident ou de l'incendie, le chef de l'installation prendra la
direction des opérations et assurera la responsabilité de la lutte contre l'incendie et des
opérations de sauvetage en attendant l’arrivée des agents de la protection civile seule
spécialiste dans de telle situation.
Il lui appartient de décider:
Si l'incendie ou l'incident nécessite une alarme générale, au cas ou celle –ci n'aura pas déjà été
donnée.
Si une assistance médicale est requise
Si d'autres moyens d'intervention sont indispensables

b- Jusqu'à l'arrivée du chef de l'installation, la lutte contre l'incendie et les opérations de


secours seront dirigées par le responsable de sécurité.

A-3/ Usage Du Téléphone


Pendant la durée d'une intervention, l'usage du téléphone et des moyens de
communications devra être strictement réservé aux appels d'urgence et principalement ceux
dans le cadre de l'intervention.
Il est interdit au personnel de communiquer des renseignements concernant les
interventions, aux personnes étrangères à l'unité.
Une personne désignée sera chargée de communiquer les renseignements aux autorités
publiques.

A-4/ Priorité De Circulation :


Les véhicules d'incendie et les ambulances sont automatiquement prioritaires pendant
toute la durée de l'intervention, les autres véhicules ne devront pas gêner la circulation.

A-5/ Dégagement Des Voix D'accès.


Toutes les voies conduisant sur les lieux d’une intervention doivent être maintenues
dégagées pendant la durée de l’intervention de façon à permettre une libre circulation des
véhicules de secours.
Les personnes se rendant sur les lieux d’intervention doivent bien ranger leurs
véhicules dans les parcs automobiles de façons à ne pas gêner la circulation.
Les clés de contacts devront être laissées sur les tableaux de bord des véhicules en
prévision d’un déplacement, en cas de nécessité.

A-6/ Point De Rassemblement et Poste de Commande :


Dés le déclenchement d’une alerte, le chef des opérations devra désigner un local ou
emplacement, avec des moyens de communication, comme poste de commandement.
Ce poste de commandement devra être éloigné de tous dangers et avoir une très bonne vue
d’ensemble sur le sinistre.
Sa mission consiste à :
o Centraliser les informations

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o Coordonner les opérations de sauvetage et de luttes contre l’incendie
o Désigner des secours extérieurs en cas de besoin.
o Faire respecter l'ordre et la discipline.

A-7/ Procédure à Suivre en cas d’incendie de fuite d’hydrocarbures liquides ou gazeux et pour
tout autre danger menaçant les hommes ou les installations :
Lorsqu’il y a eu alerte pour un sinistre quelconque, le poste de sécurité prévient
immédiatement les personnes désignées, dans les consignes permanentes prévues dans les
différents cas d’intervention.

A-8/ Lieux ne faisant pas partie de la propriété ou des installations de l’unité :


Dans le cas d’incendie ou d’un autre sinistre, qui se déclenche dans une installation ou
propriété extérieure, il ne peut être fait appel aux moyens d’intervention de la station.
Des consignes particulières sont établies pour définir l’action à mener en cas d’incendie
ou de danger dans les zones étrangères mais limitrophes des installations de la station.

A-9/ Mesures à respecter pour les opérations de sauvetage :


Les opérations de sauvetage  ne doivent être entreprises que si le responsable de
l’opération juge qu’elles peuvent se poursuivre en toute sécurité.
Les sauveteurs sont alors munis des équipements adéquats.
Il est interdit de porter secours à une personne ayant succombée par des gaz toxiques
des brûlures par électrocution ou noyade sans être équipé de matériel de protection et de
sauvetage prévu selon le cas.
Le sauveteur ne peut pénétrer dans la zone de danger que s’il a donné l’alerte et prévoit
une personne chargée de l’accompagner et de le surveiller.
En cas d’asphyxie et dés le dégagement de la victime de la source d’asphyxie la
réanimation devra commencer immédiatement, dans un lieu bien aéré, en utilisant une méthode
de respiration artificielle manuelle ou un appareil de réanimation.
La réanimation devra être poursuivie jusqu’à l’arrivée d’un médecin ou la reprise
normale de la respiration.
Il importe de respecter les consignes particulières établies pour les opérations de
sauvetage.
A-10/ Fin D’alerte :
Le signal de «  fin d’alerte » annonçant la fin d’une alerte sera donné par le
responsable de l’opération.

B/- MISE EN ŒUVRE DES MOYENS :

B-1/ Moyens de première intervention :


Les moyens d’urgence de lutte contre l’incendie sont placés aux points convenables
dans toutes les installations et bâtiments contrôlés ou occupés par l’unité.
Il est prévu des moyens d’extinction propres aux types de feu qui peuvent se déclarer à
chaque locale ou points d’installation.
Il est exigé de tout le personnel de connaître ces emplacements proches de leur lieu de
travail.

B-2/ Entraînement du personnel pour utilisation de ces moyens:


Dans le but d’attaquer un feu à son début et d’éviter un grave sinistre il est demandé à
tout le personnel de l’unité de se familiariser avec le type et le fonctionnement des moyens
d’urgence de lutte contre l’incendie.

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Il est prescrit aux responsables de tous rang de veiller à ce que leur personnel ait reçu
l’instruction en ce qui concerne le fonctionnement des moyens de lutte contre l’incendie si un
extincteur ou tout autre moyen de lutte contre l’incendie à été utilisé pour éteindre un feu,
l’utilisateurs signalera le début de l’incendie au service sécurité et au responsable du secteur
intéressé.
Si un appareil d’extinction a été endommagé ou s’il s’est accidentellement déchargé, le
service de sécurité sera immédiatement prévenu pour qu’il soit procédé au chargement ou au
remplacement de cet appareil.

B-3/ Gros Moyens D’Intervention :


L’usage de gros moyens de lutte contre l’incendie est réservé au personnel de sécurité. Ils
doivent être maintenu en parfaite état de fonctionnement et en respectant les prescriptions de
la norme et celle de tous les extincteurs.
B-4/ Moyens Humains :
* Blouses et Chaussures :
Les blouses doivent être en tissu de coton résistant et équipés de boutons pression, ce
qui permet de les enlever rapidement si nécessaire ; ils doivent être assez longs pour protéger
les jambes, il faut toujours porter des chaussures qui recouvrent entièrement le pied.
* Gants :
Le port de gants peut être recommandé ou indispensable pour certaines manipulations.

XII. CONCLUSION :

L’objet de ce rapport sur les produits dangereux consiste à la mise en conformité de


l’exploitation de la station service de l’EURL Nassim el yassamine khadamet sise à la
commune de Merahna qui est en exploitation depuis 2005 et l’autorisation d’exploitation pour
son extension au GPL/C .
Son implantation dans la commune de MERAHNA reconnue comme région céréalière est
d'une importance considérable.
Son impact sur l'environnement est très minime, si le gestionnaire appliquera la
réglementation en vigueur que se soit au niveau technique ou au niveau sécuritaire.
En ce qui concerne le danger, le gestionnaire doit impérativement respecter les consignes
qui devront être soigneusement appliquées.
Le plus grand danger qui puisse se produire est l'incendie et/ou l'explosion.
Toutes fois on peut l'éviter si on élimine les éléments qui les provoquent; ainsi que la
vigilance des employés doit être très active à la nuit comme au jour.

Le Bureau d’Etude :

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