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Sommaire

DÉFINITION(S)
Historique

Principales utilisations

Sources

Intérêt

 1 Indices et concepts importants


o 1.1 Étude d'une population par âge

o 1.2 Étude d'une population par sexe

o 1.3 Étude de la natalité et de la mortalité d'une population

o 1.4 Étude des migrations

 2 Situation démographique en Algérie

Indices et concepts importants


 Mesure longitudinale
 Mesure transversale

 Indicateur brut

 Indicateur net

Étude d'une population par âge]


 Pyramide des âges
 Indice synthétique de vieillesse

 Rapport de dépendance démographique

Étude d'une population par sexe

Taux de masculinité

Étude de la natalité et de la mortalité d'une population


 Taux d'accroissement de la population TCAM
 Taux de natalité

 Taux de mortalité
 Taux de fécondité

 Solde naturel

 Espérance de vie

 Indice synthétique de fécondité (ISF)

 Taux brut de reproduction

 Taux net de reproduction (TNR)

 Taux brut de mortalité

 Taux de nuptialité

 Indicateur conjoncturel de primo-nuptialité

 Taux de divortialité

 Taux de fécondité général

 Taux brut de natalité

 Indice de développement humain

Étude des migrations


 Migration de remplacement
 Solde migratoire

 Taux de migration total

o Bibliographie

Définition de la démographie

 Étude des populations humaines, de leur état, de leur mouvement ainsi que des facteurs
(biologiques, socioculturels, etc.) agissant sur ces caractéristiques.

 État quantitatif de la population humaine dans une région ou un pays déterminés : La


démographie du Japon.
 Démographie historique, domaine de recherche commun à la démographie et à l'histoire qui
s'est développé en France, puis dans le reste du monde, à partir des travaux de Louis Henry
dans les années 1960.
Historique de la démographie :

La démographie (de l'ancien grec démos signifiant « peuple » et de graphein « écrire ») est
l'étude quantitative des populations et de leurs dynamiques, à partir de caractéristiques telles
que la natalité, la fécondité, la mortalité, la nuptialité (ou conjugalité) et la migration. La tâche
des démographes consiste à analyser les variations de ces phénomènes dans le temps et dans
l'espace, en fonction des milieux socio-économiques et culturels.

Les démographes ont recours à diverses méthodes pour expliquer les phénomènes
démographiques. Ils puisent notamment dans les connaissances de disciplines connexes,
comme la sociologie, l'économie, la géographie et l'histoire, de sorte que leur interprétation
soit la plus juste possible. La démographie dépasse donc largement le cadre de l'analyse
statistique et permet d'étudier les phénomènes affectant les populations dans une perspective
globale.

L'augmentation de la population mondiale, notamment depuis la révolution industrielle, a eu


une série d'incidences importantes sur l'évolution des sociétés et des nations dans le monde,
constituant notamment un frein au développement au-delà d'un certain seuil. La démographie
est devenu ainsi un précieux instrument au service des politiques de populations
(notamment, celles de limitation des naissances pour des pays comme la Chine), mais
également aux politiques sociales de nombreux pays, notamment pour les systèmes
d'assurances sociales, devant tenir compte pour leurs prévisions du nombre d'individus par
classe d'âge : jeunes, population active, retraités, calculables grâce aux taux de natalité, de
mortalité, de fécondité entre autres.

Plus récemment, la démographie est également utilisée dans de nombreuses études de marché,
ciblées sur des profils de consommateurs de plus en plus précis.

DÉMOGRAPHIE
 Historique
On trouve la trace de travaux de dénombrement des hommes dans un passé très lointain. Les
premiers recensements connus remontent à l'Antiquité. Au XVIIe s. se font en Grande-
Bretagne les premières recherches sur la natalité et sur la mortalité. Au XVIIIe s., Malthus
étudie les relations entre la richesse et la croissance de la population et s'inquiète de la
fécondité des populations pauvres. En France, le premier dénombrement officiel de la
population a lieu en 1790.
La discipline prend toute son importance au XXe s., à la suite des travaux d'Alfred Lotka,
statisticien autrichien émigré aux États-Unis, qui formule la théorie des populations stables et
élabore la notion de la fécondité féminine par âge. En France, Alfred Sauvy, premier directeur
de l'INED (Institut national d'études démographiques, fondé en 1945), a été le démographe le
plus influent.

 Principales utilisations
La démographie, dans son aspect quantitatif, analyse les structures d'une population en
étudiant son effectif, sa composition par âge, sexe, statut matrimonial, habitat, activité
professionnelle, etc. Le recueil des données se fait en général dans le cadre des États. En
France, les services de l'état civil enregistrent les naissances, les mariages, les divorces, les
décès. Le recueil de toutes ces données, sur des périodes de plus en plus longues, a permis
d'observer des récurrences, d'établir des modèles, notamment celui de la transition
démographique, de comprendre les dynamiques démographiques et d'établir des projections.
De nombreux indicateurs : taux de natalité, de mortalité, espérance de vie, indice synthétique
de fécondité, etc., ont été mis au point, qui permettent la représentation d'une population
(pyramide des âges) et l'analyse de sa dynamique. L'ONU rassemble les données de
l'ensemble des pays et élabore des projections de croissance démographique pour le monde
entier.
Les données de la démographie sont utilisées dans plusieurs domaines scientifiques :
géographie, histoire, sociologie, économie, notamment, tandis que l'étude des relations
formelles existant entre les diverses grandeurs est l'objet de la démographie mathématique, ou
démographie pure.

LA DÉMOGRAPHIE HISTORIQUE

C'est l'étude des populations anciennes, plus particulièrement de celles pour lesquelles on ne
dispose pas des données fournies par l'état civil et les recensements.

 Sources
La démographie historique repose sur l'utilisation de sources particulières. En Europe et dans
les pays ayant des populations d'origine européenne, elle utilise avant tout les anciens
registres paroissiaux où les curés consignaient baptêmes, mariages et enterrements. Compte
tenu de la nature particulière de ces sources, les historiens de la démographie ont surtout
développé la reconstitution des familles. Ils ont ainsi obtenu des résultats d'une grande
richesse. Pour les populations non européennes, le même type de sources a également été
utilisé au Japon.
Outre les registres paroissiaux, il est aussi possible d'utiliser les généalogies qui ont été
conservées dans les familles de notables. Les listes nominatives anciennes, établies souvent
avec une visée fiscale ou militaire, peuvent aussi être utilisées, mais elles ne permettent pas
des analyses aussi riches.

 Intérêt
Bien que relativement jeune, la démographie historique a permis de découvrir de nombreux
aspects intéressants sur les populations anciennes, en Europe et ailleurs. Il est évidemment
difficile de remonter très loin dans le passé, mais les travaux effectués ont tout de même
permis de connaître assez bien les populations du XVIe au XVIIIe s. Ils ont également permis de
reconstituer de façon précise l'évolution des populations européennes au cours des quatre
derniers siècles et de préciser les modalités de la transition démographique.
En peu de temps, le domaine de la recherche a beaucoup apporté à la démographie et il a
contribué à renouveler l'histoire moderne et contemporaine.

PYRAMIDE DES AGES :


On utilise souvent la pyramide des âges pour représenter la population d'un pays.
La figure se construit de part et d'autre d'un axe vertical, séparant la population
masculine de la population féminine. L'axe vertical des ordonnées représente les
âges, le plus souvent des groupes d'âge de 5 ans et l'axe des abscisses les effectifs
de population pour chaque tranche d'âge, en pourcentage de la population totale.
L'allure générale d'une pyramide des âges permet de prévoir l'évolution de la
population représentée. Si la pyramide a une base qui s'élargit, reflétant une
augmentation de la proportion des jeunes, le nombre d'habitants devrait s'accroître,
sauf accident. À l'inverse, une base qui se rétrécit laisse envisager pour le futur une
diminution de population.
La pyramide des âges rend visibles les différences de mortalité tout au long de la
vie entre les hommes et les femmes. Les accidents majeurs : guerres ou épidémies y
sont également très lisibles. La pyramide de la France montre le déficit des
naissances dû aux deux guerres mondiales. La pyramide de l'Europe à 25 montre
que la proportion des jeunes dans la population totale baisse de façon continue
depuis le début des années 1960.

Diagramme de Lexis

 Représentation graphique à deux dimensions des phénomènes démographiques, créée en


1875 par le statisticien allemand Wilhelm Lexis (1837-1914).

mortalité
DÉFINITION(S)

Le taux brut de mortalité

Évolution de la mortalité dans les pays développés

La mortalité dans le monde contemporain

La mortalité infantile.
 Rapport entre le nombre de décès et l'effectif moyen de la population dans un lieu donné et
pendant une période déterminée.
 Quantité d'êtres vivants qui meurent d'une même maladie.
 Mortalité infantile, nombre d'enfants qui meurent pendant leur première année de vie,
rapporté à 1 000 naissances d'enfants vivants.
 Mortalité maternelle, mortalité des mères à l'accouchement.
 Table de mortalité, présentation, sous forme de tableau, des données statistiques se
rapportant à la disparition progressive, avec l'avancement en âge, d'un groupe de personnes.
(Les tables de mortalité permettent d'établir l'espérance de vie.)
 Taux brut de mortalité, rapport du nombre annuel de décès à l'effectif de la population
(9,2 ‰ en 1996).

 Le taux brut de mortalité


Le rapport des deux chiffres, nombre de décès et effectif moyen de population, est ramené à
un effectif de 1 000 personnes pour constituer le taux brut de mortalité. La valeur de ce taux
est tributaire de la structure par âge de la population : un pays vieux à faible mortalité peut en
effet avoir un taux brut de mortalité plus élevé qu'un pays jeune à forte mortalité. Le chiffre
de l'espérance de vie à la naissance est alors un indicateur plus précis. Les principaux facteurs
affectant la mortalité d'une population donnée sont les conditions de vie (alimentation et
hygiène) et les désastres majeurs que causent les épidémies et les guerres. La Peste noire, par
exemple, a tué 25 millions de personnes entre 1347 et 1352, soit le tiers de la population
européenne de l'époque. Au cours de l'existence humaine, les risques de mort les plus
importants se situent dans les premières années de la vie pour les deux sexes et dans les
années de maternité pour les femmes.

 Évolution de la mortalité dans les pays développés


L'exemple de la France rend bien compte de l'évolution de la mortalité dans le monde
occidental. Jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe s., l'espérance de vie à la naissance plafonne
aux environs de 27,5 ans pour les hommes et de 29 ans pour les femmes. Avec les reculs
progressifs des épidémies et des famines, ainsi que l'amélioration des conditions économiques
et sanitaires, la durée de vie moyenne augmente pour atteindre, vers 1835, 39 ans pour les
hommes et 41 ans pour les femmes. Elle ne fera ensuite que de faibles progrès jusqu'à la fin
du XIXe s. Mais, à partir de 1890, un mouvement continu, si l'on excepte les périodes des
grandes guerres, porte à l'allongement de la vie.
Au cours du XXe s., les progrès considérables de la médecine et de la thérapeutique ont
puissamment contribué à accélérer le recul de la mortalité. Deux traits surtout se dégagent.
Tout d'abord, l'importance de la réduction de la mortalité infantile : en 1955, celle-ci était
encore de peu inférieure à 40 ‰, en 1970 elle était de l'ordre de 18 ‰, en 1980 elle est
tombée en deçà de 10 ‰ et elle se situe à 4 ‰ en 2002. Par ailleurs, il faut noter l'écart entre
les espérances de vie masculine et féminine. La surmortalité masculine est un phénomène
démographique constant, que l'on retrouve, à de rares exceptions près, dans tous les pays et à
toutes les époques. Elle tend cependant à s'accroître actuellement dans la plupart des pays
développés : en France en 2004, il y a plus de 7 ans d'écart entre la durée de vie moyenne des
hommes (76,7 ans) et celle des femmes (83,8 ans). Aux causes biologiques de cette
surmortalité s'ajoutent des causes exogènes tenant surtout aux conditions de travail et de vie.
Il reste souvent difficile de déterminer le rôle précis de tel ou tel facteur dans les différences
de mortalité observées entre individus et groupes d'individus. Mais la distinction des causes
de décès entre facteurs endogènes et facteurs exogènes permet notamment l'analyse de la
mortalité infantile. La mortalité infantile endogène varie peu d'un pays à l'autre, au contraire
de la mortalité infantile exogène, qui reflète l'état socio-sanitaire du pays et le développement
de son système de prévention et de soins. Elle permet aussi de définir la notion de mortalité
biologique limite, mesurant l'espérance de vie qui correspondrait à la disparition totale des
causes exogènes de mortalité. Le plus souvent, facteurs exogènes et endogènes interfèrent,
entrent en interaction cumulative, comme le montre l'exemple de l'inégalité devant la mort
suivant le milieu social.

 La mortalité dans le monde contemporain


En 2003, selon les chiffres fournis par l'ONU pour l'ensemble des pays du monde, les taux
bruts de mortalité extrêmes se situent à 27 ‰ et 25,2 ‰ pour le Swaziland et le Botswana, et
à moins de 2 ‰ pour les Émirats arabes unis et le Koweït. Les deux premiers chiffres
renvoient aux ravages du sida. Le dernier est caractéristique de populations aux faibles
effectifs avec un très fort pourcentage de travailleurs immigrés.
Dans la liste des 50 pays du monde ayant le plus fort taux de mortalité, entre 27 ‰ et 12 ‰,
on trouve 39 pays de l'Afrique subsaharienne. Dans cette partie de l'Afrique se superposent en
effet plusieurs causes de mortalité. Les taux de mortalité infantile y sont parmi les plus élevés
du monde, la malnutrition y est encore présente, un fort pourcentage de jeunes adultes
meurent de maladies, paludisme, tuberculose, sida, et plusieurs conflits armés y ont été très
meurtriers.
Le taux moyen pour l'Union européenne à 25 se situe à 10 ‰, combinant une faible mortalité
infantile et un recul de la mortalité aux âges avancés. Le vieillissement de la population en
Europe occidentale pourrait progressivement faire remonter le taux de mortalité. Il faut noter
que la situation sanitaire de l'Europe centrale et orientale est beaucoup moins bonne que celle
de l'ouest du continent. La Russie notamment a vu sa situation se dégrader : le taux brut de
mortalité est passé de 13,6 ‰ à 15,3 ‰ entre 1998 et 2003.
Les autres pays développés à économie de marché (PDEM), les États-Unis, le Japon et
l'Australie notamment, ont une structure par âge de leur population et une situation sanitaire
comparables à celles des pays de l'Union européenne.
Nombre de pays en développement ont un taux brut de mortalité inférieur, se situant entre
7 ‰ et 5 ‰, qui caractérise une situation particulière de la structure par âge de la population :
très forte proportion des moins de 15 ans, accompagnée des effets de la diminution de la
mortalité infantile et de l'amélioration générale de la situation sanitaire et sociale : c'est le cas
de l'Algérie et de la Tunisie, du Mexique, du Brésil et de plusieurs autres États d'Amérique
centrale et d'Amérique du Sud.
Les deux géants mondiaux, la Chine et l'Inde, ont des taux de mortalité respectifs de 6,8 ‰ et
de 8,8 ‰. Ce sont les seuls pays au monde où l'on compte plus d'hommes que de femmes, la
venue d'un enfant de sexe féminin n'étant pas toujours acceptée. Ils entrent tous les deux dans
la catégorie des pays où la proportion de jeunes est très importante et où la baisse de la
mortalité à tous les âges est encore en progression.

recensement
 Opération administrative qui consiste à faire le dénombrement de la population d'un État,
d'une ville, etc.
 Action de recenser des êtres, des choses ; fait d'être recensé.
 Dénombrement des jeunes soumis aux obligations du service national jusqu'en 2002, puis, à
partir de cette date, à celle du « parcours citoyen ». (Les jeunes gens et, depuis le 1er janvier
1999, les jeunes filles sont recensés dès leur seizième année.)
 Inventaire des équipements de toute nature susceptibles d'être requis en temps de guerre.

Le dénombrement de la population est une pratique qui remonte à l'Antiquité. En France, elle
ne s'est véritablement mise en place qu'à partir de 1801, à l'instigation de Napoléon
Bonaparte. Réalisé par les mairies avant la Seconde Guerre mondiale, le recensement est
organisé depuis lors par l'Institut national de la statistique et des études économiques
(I.N.S.E.E.). Les agents recenseurs déposent dans chaque logement une « feuille de
logement », sur laquelle seront décrites les caractéristiques de l'habitation, et un « bulletin
individuel », sur lequel seront portés les renseignements sur l'état civil des occupants.

 Les doubles comptes


Depuis 1962, une partie de la population est comptée deux fois (ce sont les « doubles
comptes », tels qu'ils figurent à chaque article relatif à une commune de France) : une fois au
titre de la population de la commune dans laquelle les personnes résident et une fois au titre
de la population comptée à part d'une autre commune, à laquelle est rattaché l'établissement
ou la collectivité où se trouvent ces mêmes personnes au moment du recensement. Sont
concernés les élèves internes, les étudiants logés en cité universitaire ou en foyer, les
militaires, les membres d'une congrégation religieuse, les travailleurs vivant en foyer, les
pensionnaires d'une maison de retraite ou d'un hospice, les personnes hospitalisées pendant
plus de trois mois, les détenus, les personnes recueillies dans un centre d'hébergement ou un
centre d'accueil, les personnes sans domicile fixe. Ce système a un sens à l'échelle de la
commune, puisqu'il prend en compte l'ensemble des personnes pour lesquelles celle-ci assume
certaines charges, influant donc sur son budget. Le nombre d'habitants des départements et
des Régions résulte de l'addition des populations sans doubles comptes des communes qui les
composent.

 L'obligation de recenser
Le recensement permet de connaître l'état d'une population à un moment donné. Les
renseignements qu'il livre sont indispensables pour apprécier les comportements
démographiques d'un pays et mesurer certaines caractéristiques : pyramide des âges,
catégories socioprofessionnelles, conditions de logement et de transport, etc.
Recenser, c'est donc prévoir, afin de déterminer les besoins à court terme de la population :
emploi, formation, enseignement, santé, équipements collectifs, moyens de transport,
infrastructures routières et ferroviaires.
Le but est de recueillir des statistiques, que seul l'I.N.S.E.E. est habilité à exploiter et à
diffuser. Celui-ci veille aussi au respect des procédures approuvées par la Commission
nationale de l'informatique et des libertés.

 La fréquence des recensements


Depuis 2004, le recensement de la population résidant en France est annuel. Une nouvelle
méthode de recensement a remplacé le comptage organisé, en principe, tous les huit à neuf
ans. Le recensement général de la population de 1999 a donc été le dernier de ce type.
Tous les habitants ne sont pas concernés la même année. Les communes de moins de
10 000 habitants réalisent une enquête de recensement exhaustive tous les cinq ans – à raison
d'un cinquième des communes chaque année. Les communes de 10 000 habitants ou plus
réalisent, tous les ans, une enquête par sondage auprès d'un échantillon de leur population.
Ainsi, chaque année, environ 14 % des personnes vivant en France sont recensées.

Nuptialité
 Événement démographique en rapport avec les mariages.
 Rapport du nombre de mariages d'une année à l'effectif moyen de la population. (On dit
aussi taux de nuptialité.)

 Le taux brut de nuptialité


Il est généralement calculé sur une période d'un an pour une population de 1 000 personnes. Il
est très variable selon les pays et peut être affecté par des causes externes, comme les pertes
liées aux guerres, avec les déséquilibres numériques entre sexes qu'elles occasionnent. Les
facteurs importants pour la nuptialité d'une société sont les règles sociales concernant la
fréquence du célibat ainsi que l'âge au mariage. Le mariage a en effet commandé, dans la
plupart des civilisations, l'exercice de la procréation. Mais ce lien n'a rien d'absolu, et les
comportements envers l'institution matrimoniale ont connu une évolution sensible depuis le
début des années 1970 dans le monde occidental.

 L'évolution de la nuptialité
Le cas de la France illustre bien cette émergence d'un nouveau statut du couple dans le monde
occidental. Le taux de nuptialité a commencé à baisser au début des années 1970 jusqu'à la
moitié des années 1990 et s'est ensuite redressé. Il était en 2002 de 5,1 mariages pour 1000
habitants et de 7,8 en 1970. Quant au nombre de mariages, il est passé de 380 000 en 1969 à
253 000 en 1994, chiffre le plus bas, pour atteindre 305 000 en 2000 et 303 500 en 2001.
Parallèlement, l'âge au premier mariage pour les hommes était de 27,8 ans en 1990 et de 30,2
ans en 2001 et pour les femmes, 25,7 ans et 28,1 ans pour ces mêmes dates. L'évolution de la
structure démographique d'ensemble, tout particulièrement de la composition par âge de la
population, tient certes une place dans ces évolutions. Mais d'autres facteurs doivent être
avancés, dont les effets se conjuguent. Conjoncturellement, les crises de l'emploi affectent
spécialement les jeunes en âge de fonder un foyer et il en résulte un différé dans le nombre
des mariages enregistrés. Par ailleurs, le passage en mairie est une formalité qui n'est plus
forcément préalable à la constitution du couple et à l'arrivée d'un enfant (environ 25 % des
enfants naissent hors mariage). Le mariage intervient de plus en plus tard dans la vie du
couple. Ensemble, ces éléments contribuent à remodeler les conditions de la nuptialité.

Natalité
 Phénomène de la naissance considéré du point de vue du nombre : Une politique de natalité.
 Rapport entre le nombre d'enfants nés vivants et l'effectif de la population dans un lieu
donné et pendant une période déterminée.

 Le taux brut de natalité


Il est généralement calculé sur une période d'un an pour une population de 1 000 personnes.
De nombreux facteurs biologiques, socio-économiques et culturels influent sur la faculté de
procréer : les caractéristiques de la nuptialité en particulier (intensité, précocité) sont un
facteur important de différenciation, dans la mesure où, dans la plupart des civilisations, les
naissances légitimes forment l'essentiel du mouvement de natalité. De même, l'espacement
moyen des naissances est variable selon les populations, lié à divers particularismes
socioculturels (durées d'allaitement au sein, interdits sexuels postnatals, etc.). En Europe
occidentale, la baisse de la natalité s'est amorcée au XIXe s. (au XVIIIe s. pour la France) et ce
mouvement s'est poursuivi, notamment depuis le milieu du XXe s., en raison du
développement de la contraception médicale. Malgré la baisse amorcée des taux de fécondité
dans certains pays du tiers-monde, les dynamiques de population sont très contrastées entre
les pays industrialisés et les pays en développement.

 La natalité dans les pays développés


Les pays développés, dans leur grande majorité, sont entrés dans la dernière phase de la
transition démographique, caractérisée par une faible natalité et une faible mortalité, leur
natalité ayant commencé à diminuer à différentes dates selon les pays. Dans le cas de la
France, depuis le milieu du XIXe s., la baisse de la natalité a été quasi ininterrompue. Le taux
de natalité était de 27,5 ‰ vers 1850, 20,6 ‰ vers 1900 et 15,7 ‰ pour la période 1931-1939.
Après le « baby-boom » de l'immédiat après-guerre (20,9 ‰ en 1946-1950), le taux de
natalité se maintient à hauteur de 17 à 18 ‰ jusqu'en 1970, pour fléchir ensuite nettement
(13,6 ‰ en 1976). En 2002 il est de 12,8 ‰. Cependant, le solde naturel de la France
(763 000 naissances et 540 000 décès en 2002) est positif. Les autres pays de l'Europe se
situent à des niveaux légèrement inférieurs (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Belgique) ou très
nettement plus bas, entre 8 ‰ et 9 ‰ (Allemagne, Italie, Russie, Ukraine). Le Japon se situe à
un niveau comparable (9,2 ‰). Pour tous ces pays, la part relative de la population âgée
s'accroît très sensiblement. À l'opposé, les États-Unis, avec un taux de natalité de 14,5 ‰,
sont en tête des pays développés, suivis par l'Irlande, et l'Australie.

 La natalité dans les pays en développement


Dans les pays en développement, les taux de natalité peuvent atteindre 55 ‰. Ce sont les pays
africains qui ont les taux les plus élevés : plus de 30 ‰ pour 43 pays sur les 53 que compte le
continent africain, 6 d'entre eux dépassant les 50 ‰. Il s'agit probablement des taux les plus
élevés jamais observés. Plusieurs facteurs y concourent : l'âge au mariage est précoce, les
traditions culturelles et religieuses valorisent la fécondité, les progrès sanitaires, sociaux et
alimentaires ont fait reculer la mortalité des femmes et des jeunes enfants, la planification
familiale est quasiment inexistante. La troisième phase de la transition démographique n'est
pas encore amorcée. Appartiennent aussi à ce groupe les pays asiatiques où l'islam est
influent, le Pakistan et l'Arabie saoudite par exemple. Pour une cinquantaine de pays d'Asie et
d'Amérique du Sud, la phase de la baisse de natalité a commencé, et leur taux de natalité se
situe entre 15 ‰ et 25 ‰. En ce qui concerne les deux pays les plus peuplés du monde, l'Inde
a un taux de natalité de 23,8 ‰ et la Chine un taux de 14,5 ‰, obtenu par une politique très
coercitive.

Fécondité
 Aptitude d'un être vivant à se reproduire.
 Littéraire. Aptitude d'un sol à produire des récoltes ; fertilité.
 Littéraire. Caractère de quelqu'un, de ses facultés dont les productions sont abondantes : La
fécondité de l'esprit, d'un écrivain.
 Indice synthétique de fécondité, nombre moyen d'enfants par femme.
 Taux de fécondité, rapport du nombre des naissances vivantes à l'effectif des femmes en âge
de procréer (15-49 ans).

L'indice évalue le nombre d'enfants qu'aurait une femme, au cours de sa vie féconde, si elle se
comportait conformément à la fécondité par âge observée au cours d'une année donnée. Il est
obtenu par l'addition du nombre moyen de naissances par femme dans toutes les années
définies comme fécondes. Ainsi, l'effet de la composition de la population par âge est corrigé.
L'indice de fécondité doit être au moins égal à 2,1 pour que le maintien de l'effectif d'une
population soit assuré. Il est de l'ordre de 3,5 pour l'ensemble des pays du monde, mais de 1,8
en Europe du Nord, où le remplacement des générations n'est plus réalisé par l'accroissement
naturel.

Démographie de l'Algérie
Évolution démographique

La démographie de l'Algérie est l'ensemble des données et études concernant la population


de l'Algérie, d'hier et d'aujourd'hui.

Sommaire
 1 Structure de la population
 2 Natalité

 3 Mortalité

 4 Migration et composition culturelle

o 4.1 Génétique

 5 Autres indicateurs sociaux

 6 Sources

 7 Lien externe

Structure de la population
Structure de la population de l'Algérie

Pyramide des âges de l'Algérie, 2005

Population 32 930 091 habitants

Densité de la population 13,8 hab./km²

Taux de croissance de la population 1,69 %

Âge médian (population totale) 24,9 ans


 - Hommes 24,7 ans
 - Femmes 25,1 ans

Structure par âge


 - 0-14 ans 28,1 %
 - 15-64 ans 67,1 %
 - 65 ans et plus 4,8 %

Rapport de masculinité (population totale) 1,02 homme/femme


 - À la naissance 1,05 homme/femme
- Moins de 15 ans 1,04 homme/femme
- 15-64 ans 1,02 homme/femme
- 65 ans et plus 0,88 homme/femme

Part de la population urbaine 59 %

Sources: The World Factbook, CIA[1]; ONU[2]; FAO;Office National des Statistiques algeriennes
Natalité

Natalité en Algérie

Mortalité
Taux brut de 21,36 ‰
natalité
Mortalité en Algérie
Indice 1,90 enfant
synthétique de (s)/femme
fécondité
4,61 
Taux brutStatistiques
Source: de mortalité [3]
Algérie ; The World ‰
Factbook, CIA[1]; INED

29,8
7 ‰
Taux de mortalité infantile 33,6
(population totale) 2 ‰
- Hommes 25,9
- Femmes 4 ‰

73,2
6 ans
Espérance de vie à la 71,6
naissance (population totale) 8 ans
 - Hommes 74,9
 - Femmes 2 ans

Source: The World Factbook, CIA[1]

Migration et composition culturelle


Carte des peuplades d'Algérie (source: U.S. Central Intelligence Agency (1971) (cliquer sur l'image
pour l'agrandir)

démographie

évolution démographique

démographie

démographie
Migration et
évolution composition démographique

démographie  culturelle en
Algérie

Taux de -0,35 
migration ‰
nette

Compositio
n ethnique 28 %
- Arabes 71 %
- Berbères moin
- Européens s de
1 %

Religions
- {{{%r
{{{religion}}} eligio
n}}}

Compositio
n
linguistique
- Arabe
- berbère
(notamment
Kabyle)

Source: The World Factbook,


CIA[1]

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