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1.

INTRODUCTION :
1.1Historique :
Béton est un terme générique qui désigne un matériau de construction composite fabriqué à
partir de granulats (sable, gravillons) agglomérés par un liant. On utilise le béton armé par
rapport aux autres matériaux, parce qu’il offre une facilité dans la réalisation et une diversité
dans la conception.
Le béton est communément utilisé par tous les architectes et les ingénieurs pour la réalisation
des bâtiments; ouvrages d’art ….etc. il permet d’avoir des grandes portées autres fois
impossible à les construire avec la pierre et le bois.
En 1867, mise au point du Béton Armé pour donner au ciment plus de résistance, les français
Joseph-Louis Lambot et Joseph Monnier imaginent de rendre plus ferme au moyen de
grillage ou de fils barbelés, et déposent des brevets pour rendre la construction de ses petits
ponts et grottes plus solides.
Construire a toujours été l'un des premiers soucis de l’homme, et l'une de ses occupations
privilégiées. De nos jours également, la construction connaît un grand essor dans la plus part
des pays, et très nombreux sont les professionnels qui se livrent à l'activité de bâtir dans le
domaine du bâtiment ou des travaux publics.
Cependant, si le métier de construire peut être considérer comme le plus ancien exercé par
l'homme, il faut reconnaître qu'il leur a fallu au cours des dernières décades, s'adapter pour
tenir compte de l'évolution des goûts et des moeurs, mais surtout aux nouvelles techniques de
constructions qui permettent une fiabilité maximum de la structure vis-à-vis des aléas naturels
tel que les séismes.

Une structure doit être calculée et conçue de telle manière à ce :

* Qu'elle reste apte à l'utilisation pour laquelle elle a été prévue, compte tenu de sa durée de
vie envisagée et de son coût.
* Elle ne doit pas être endommagé par des événements, tels que : Explosion, choc ou
conséquences d'erreurs humaines.
* Elle doit résister à toutes les actions et autres influences susceptibles de s'exercer aussi bien
pendent l'exécution que durant son exploitation et qu'elle ait une durabilité convenable au
regard des coûts d'entretien

1.2. Introduction générale :


Toute étude de projet d’un bâtiment dont la structure est en béton armé, à pour but d’assurer
la stabilité et la résistance des bâtiments afin d’assurer la sécurité du bâtiment. On sait que le
développement économique dans les pays industrialisés privilégie la construction verticale
dans un souci d’économie de l’espace Ce pendant, il existe un danger représenté par ce choix,
à cause des dégâts qui peuvent lui occasionner les séismes et le vent. Pour cela, il y a lieu de
respecter les normes et les recommandations parasismiques qui rigidifient convenablement la
structure Quels que soient les types des bâtiments en béton armé, leurs études rencontrent des
nombreuses difficultés dans le choix du modèle de comportement.
Les règlements parasismiques Algériens définissent des modèles et des approches spécifiques
a chaque type de bâtiment.

La stabilité de l’ouvrage est en fonction de la résistance des différents éléments structuraux


(poteaux, poutres, voiles…) aux différentes sollicitations (compression, flexion…) dont la
résistance de ces éléments est en fonction du type des matériaux utilisés et de leurs
dimensions et caractéristiques.
Donc ; pour le calcul des éléments constituants un ouvrage, on va suivre des règlements et des
méthodes connues (BAEL91modifié99, RPA99V2003) qui se basent sur la connaissance des
matériaux (béton et acier) et le dimensionnement et ferraillage des éléments résistants de la
structure.

II-Présentation de l'ouvrage:
Le projet que nous avons entrain d’étudier consiste a usage d’habitation, composé de Rez de
chaussée plus sept étages, Tous les étages comportent chacun quatre des appartements (F3)
implanté AMEJEZ EDCHICHE wilaya SKIKDA, Qui est une Zone de moyenne sismicité
zone IIa d’après les règles parasismiques algériennes (RPA 99 / version 2003)
II-1-Caractéristiques géométriques:
Longueur totale du bâtiment 20.91m
Largeur totale du bâtiment 30.40m
Hauteur totale du bâtiment 25.61m
Hauteur du RDC 3.37m
Hauteur des étages courants 2.86m

II.2 / Les éléments de l’ouvrage :


La structure de notre bâtiment est contreventée par un système des voiles de contreventement
longitudinaux et transversaux formées de poteaux et poutre, ce système va pouvoir reprendre
les efforts dus aux charges verticales et horizontales agissant sur la superstructure d’ensemble,
cette contreventement est bien disposée de façon symétrique par rapport au centre de masse
de chaque niveau de manière à :
Assurer une transmission directe des forces aux fondations.
Minimiser les effets de torsion.
Reprendre une charge verticale suffisante pour assurer leur stabilité.
A / Les poteaux :
Poteaux sont des éléments porteurs verticaux de l’ossature, ils ont un rôle important :
Celui d’absorber tous les points de la structure et toute les charge pour les transmettre en
définitive au sol par ‘intermédiaire de la fondation.
B / Les poutres :
Les poutres sont les éléments en béton armé souvent coulés sur place. Leur rôle consiste à
cheminer les charges et surcharges émanant des planchers aux éléments verticaux (poteaux,
voiles),
On distingue :
Les poutres principales qui constituent des appuis aux poutrelles.
Les poutres secondaires qui assurent le chainage.
C / Les voiles :
Les voiles ou refends sont des plaques en béton armé dont la largeur est nettement supérieure
à l’épaisseur. Ils travaillent à la flexion due à la poussée des terres comme ils peuvent résister
aux efforts sismiques (efforts horizontaux) et aux efforts normaux de compression.
Dans notre cas on des voiles d’épaisseur 20 cm.
D / Les planchers :
Les planchers étant considérés comme des diaphragmes rigides d'épaisseur relativement faible
par rapport aux dimensions en plan.
Leur rôle est de résister aux charges verticales et de les transmettre aux éléments porteurs de
la structure résistante.
Le plancher terrasse inaccessible comportera un complexe d’étanchéité et une forme de pente
pour faciliter l’écoulement des eaux pluviales.
Dans notre projet on a deux types de plancher :
Les planchers à corps creux.
Les planchers à dalle pleine.
Les planchers à corps creux :

Figure I.1 : Plancher a corps creux.

Ils sont réalisés en corps creux et une dalle de compression, reposant sur des poutrelles.
Les planchers à dalle pleine :
Les dalles pleines sont réalisées en béton armé, elles sont prévues aux niveaux des balcons et
séchoirs
E / Les escaliers :
Sont des éléments en gradins, ils permettent la circulation verticales des personnes entre les
étages. Ils sont construits en B.A. notre escalier est un escalier droit avec deux volées
adjacent.
G / Les balcons :
Sont réalisés par des dalles pleines.
H / L’acrotère :
C’est un élément de l’ouvrage réalisé en béton armé il a pour rôle de protéger contre les
fissures qui se produisent après l’infiltration des eaux pluviales et par le phénomène de retrait
et dilatation thermique puisque la toiture est exposée aux intempéries.
I / Maçonnerie :
On distingue :
Murs extérieurs (double paroi).
Murs intérieurs (simple paroi).
Figure I.2 : Brique creuses.
Murs extérieurs :
Ils sont constitués d’une paroi double en briques creuses de 15 cm d’épaisseur pour les parois
extérieures, et de 10 cm pour les parois intérieurs.
Les deux parois sont séparées par un vide d’aire de 5 cm pour assurer l’isolation thermique et
acoustique.
Murs intérieurs :
Les murs intérieurs ou les cloisons de séparation sont constitués par une seule paroi en
briques creuses de 10 cm d’épaisseur.
J / Revêtement :
Carrelage pour les planchers et les escaliers ;
Céramique pour la sale d’eau et la cuisine ;
Enduit de plâtre pour les murs intérieurs ;
Mortier de ciment pour les façades extérieures.
K / Fondation :
La fondation est la partie de l’ouvrage qui va assurer la transmission des charges de la
superstructure au sol de façon à assurer la stabilité de l’ouvrage.
Les calculs seront effectués en se référant aux différentes règles de calcul.
I.2.4 / Règlements et normes utilisés :
Notre étude sera faite conformément aux règlements suivants :
RPA 99/version 2003.
CBA 93 (Code du béton armé).
DTR BC 2,2 (Charges permanentes et surcharges d’exploitation).
BAEL 91 modifié99.
I.3) caractéristique des matériaux :

* Introduction :

Les caractéristiques des matériaux utilisés dans la construction seront conformes aux règles
techniques de conception et de calcul des structures en béton armé CBA 93, le règlement du
béton armé aux états limites à savoir le BAEL 91, ainsi que le règlement parasismique
Algérien RPA99/20
* Le béton :
Le béton de ciment présente une résistance à la compression assez élevée, de l’ordre
de 25 à 40MPa ; mais sa résistance à la traction est faible et est de l’ordre de 1/10 de sa
résistance à la compression.

On appelle béton un matériau constitué par un mélange, dans des proportions convenables
de ciment, de granulats (sable et pierrailles) et d'eau.

 Les matériaux composant le béton sont :


a) Le ciment :

Le ciment est un liant hydraulique ayant de bonnes caractéristiques d’adhérence et de


cohésion. Hydraté par l’eau, il devient une pate permettant la liaison et l’enrobage des
granulats : puis a travers une réaction chimique exothermique il durcit est donne un matériau
solide, compact, le béton.

b) Les granulats :

On appel granulats tout matériau inerte (tel que le sable, le gravier et cailloux) entrant
dans la composition du béton. Ils sont classés en fonction de leur grosseur déterminée par
criblage sur des passoires ou des tamis à mailles carrées dont la dimension est exprimée en
mm.

c) Le sable :

Le sable est un mélange des grains de 0.14 a 5 mm obtenu par broyage ou bien par
destruction naturelle des roches.

Pour la fabrication du béton il faut assurer la propreté du sable et non contenance des
éléments argileux.

d) Le gravier :

C’est un ensemble des grains de 5 a 70 mm, formes par la destruction naturelle des
roches ou le concassage, les grains de gravier on une forme arrondi quelconque.

e) L’eau de gâchage :

C’est un élément très important dans l’hydratation du ciment et la maniabilité du


béton. Une insuffisance comme un excès d’eau peut entrainer une chute de la résistance.

L’eau utilisée doit être propre et dépourvue de touts produits pouvant nuire aux
caractéristiques mécaniques des aciers.

 Dosage du béton :

Il est de 350 Kg/m3 de ciment portland artificiel (CPJ) de classe 325. Les constituants par
1m3 de béton sont les suivants :

 800L de gravier.
 400L de sable.
 350Kg de ciment.
 175L d’eau.

* Caractéristique physique et mécanique du béton :

1- Caractéristique physique :

-Masse volumique : pour les bétons courants (normalement armée) 80 a 200 kg


d’armature par mètre cube du béton ρ= 2500 Kg/m3.

-Coefficient de dilatation : le béton et l’acier se dilatent de façon identique le


coefficient de dilatation du béton varie de (7-10).10−5 , il est de même ordre de celui de l’acier
dans le calcule, on adopte comme coefficient de dilatation du BA la valeur10−5 .

-Retrait hygrométrique : au cours de sa vie le béton subit une variation de volume ses
dimensions se raccourcissent : c’est le retrait.

-Fluage : c le raccourcissement différé (a longe terme) du béton causé par une force de
compression permanente qui vient s’ajouter au retrait hygrométrique.

2- Caractéristiques mécanique :

 Resistance caractéristique à la compression :(C.B.A.93 ART.A. 2.1.1.1)

Le béton est défini par la valeur de sa résistance à la compression à l’âge de 28 jours.


Cette valeur est donnée par C.B.A.93 :
j
f cj= f Pour f c28 ≤ 40 Mpa
4.76 +0.83 j c 28
Si : j ≤ 28jours

j
f cj= f Pour f c28 > 40 Mpa
1.40+0.95 j c 28

f cj=f c 28 : Vérification de la résistance des sections

Si : j > 28jours f cj=1.1 f c28 : Evaluation des déformations

Pour notre projet on prend : f c28 =25 Mpa


 Résistance caractéristique à la traction :(C.B.A.93 ART.A. 2.1.1.1)

La résistance caractéristique à la traction du béton à " j" jours, notée f tj, est
conventionnellement définie par la relation :
f tj =0,6+0,06 f cj ( f tj et f cj EnMpa)
Pour : f c28 =25 Mpa f t 28 ⇒ f t 28=0,6+ 0,06 ( 25 )=2,1 Mpa

f t 28=2,1 Mpa

*Module d’élasticité :

On définit le module d’élasticité comme étant le rapport de la contrainte normale et la


déformation engendrée. Selon la durée de l’application de la contrainte, on distingue deux
types de modules :

A) Module d’élasticité longitudinale instantané : (C.B.A.93 Art A. 2 .1. 2.1)

Lorsque la contrainte appliquée est inférieure à 24 heures, il résulte un module égale à :

Eij = 11000 √3 f cj (MPa)

Avec :

f c28 = 25 MPa

Eij =11000 × √3 25=¿ 32164,2 MPa ¿

Pour notre projet on prend : Eij=¿32164,2 MPa ¿

B) Module d’élasticité longitudinale différée : (C.B.A.93 Art A. 2 .1. 2.2)

Lorsque la contrainte normale appliquée est de longue durée, et à fin de tenir en


compte l’effet de fluage du béton, le module de déformation longitudinal différée du béton
E vj qui permet de calculer la déformation finale du béton est donné par la formule :

E vj= 3700 √3 f cj ¿)

Avec :
fc28 ¿ 25 MPa

E vj= 3700 √3 25=10818,86 MPa

E vj=10818,86 MPa

C) Module d’élasticité transversale : 

E
G= ( MPa)
2¿ ¿

D) Coefficient de poisson : (C.B.A.93 Art A. 2 .1.3)

Le coefficient de poisson du béton est pris égale a :

{¿¿0,20 pour≤calcul
pour≤calcul des déformations .
des sollicitations .

Pour les calcule des éléments bidimensionnels (dalles, coques,.....) on prendra :

¿ 0,2 aux états limites de service(bétonnon fissuré )


{ ¿ 0 aux états limitesultimes (béton fissuré)

* Masse volumique : (C.B.A.93 Art A. 3 .1.2.1)

Elle varie entre 2,2 à 2,5t/m3 suivant la quantité d’acier mise dans le béton. Dans les

calculs elle peut être considérée égale à 2,5t/m3

*Coefficient de dilatation :

Le coefficient de dilatation du béton est de l’ordre de (0,7÷1,2)×10-5, il est de même

ordre de celui de l’acier.

* Contraintes limites :

a) Contrainte limite à la compression : (C.B.A.93 Art A.4.3.4.1)

0 , 85× f cj
 f bc = pour une section rectangulaire.
θ× γ b
0 , 80× f cj
 f bc = pour une section circulaire.
θ× γ b
γ b: Coefficient de sécurité

γ b=1,5 dans≤cas général .


{
γ b=1,15 dans les combinaisons accidentelles .

θ: dépend de la durée d’application des charge.

θ=1 durée d’application des charges > 24 heurs

θ=0,9 durée d’application des charges compris entre 1 heur et 24 heurs

θ=0,85 durée d’application des charges < 1 heur

Donc :

0 , 85× f cj 0 , 85× 25
f bc = ⇒ f bc = =14,16MPa≃ 14,2 MPa
θ× γ b 1× 1,5

Pour notre projet on prend : f bc =14,2 MPa

b) Contrainte limite de cisaillement : (C.B.A.93 Art A.5.1.2.1.1)

 Fissuration peu préjudiciable :


τ u ≤ min { 0,2 f cj /γ b ; 5 Mpa }
 Fissuration préjudiciable et très préjudiciable :
τ u ≤ min { 0,15 f cj /γ b ; 4 Mpa }
c) Contrainte de service à la compression : (C.B.A.93 Art A.4.5.2)

Selon BAEL la contrainte de compression du béton≪ σ bc ≫ est donnée par la formule :

σ bc=0,6× f cj MPa

⇒ σ bc =0,6 ×25=15 MPa

σ bc=15 MPa

* Diagramme contrainte-déformation du béton:

Dans le calcul du béton armé relatif aux états limites, les diagrammes réels sont
remplacés par les diagrammes conventionnels suivants :

L’état limite ultime : On adopte le diagramme parabole rectangle voir la figure ci- dessous :
(‰)
0 2 3,5‰

Figure I.1 : Diagramme contrainte déformation du béton.

* Les aciers :

L’acier est un matériau caractérisé par sa bonne résistance à la traction qu’en


compression et une ductilité important.

* Caractéristiques des aciers utilisés : 

Parmi les caractéristiques les plus importants ; La limite d’élasticité (Fe) car en
fonction de celle-ci qu’on détermine l’effort maximal que peut supporter une barre. Ces
valeurs de Fe sont tirées à partir du diagramme contraintes déformation de l’acier. Les
valeurs de Fe des différents types d’aciers sont données par le tableau suivant :
Acier Désignation Limite d’élasticité Utilisation

f e (Mpa)

Rond lisse f eE215 215 Cadres et étriers des


poutres et des poteaux
f eE235 235

Acier H.A f eE400 400 Tous travaux en béton


armé
f eE500 500

Treillis soudés TSL (lisse) 500 Emplois courants pour


radiers, planchers, voile
et dallage

Tableaux I .1  : Les différentes valeurs de limite d’élasticité garantie f e

* modules d’élasticité longitudinale (C.B.A.93. art. A.2.2.1) :

Il est noté (Es), sa valeur est constante quelle que soit la nuance de l’acier.

Es = 200000 MPa= 2×105Mpa

Es =2×105Mpa

*Contrainte d’acier à l’ELU :

Les contraintes de calcul des aciers longitudinales et transversales sont données à


partir du diagramme (contrainte déformation) d’acier voir la figure I.2 ci-dessous :

s (MPa)
Allongemet

10‰ -es s ( ‰)
es 1‰
0
Raccourcissement

Figure I.2 : Diagramme contrainte déformation de l’acier.

* Limite d’élasticité :

fe
σ s=
γs

Avec :

γ s : Coefficient de sécurité de l’acier.

γ s=1,15 dans≤cas g é n é ral .


{γ s=1 pour les combinaisons accidentelles .

* La contrainte maximale des armatures tendues à l’ELS :

Il est nécessaire de limiter l’ouverture des fissures (risque de corrosion des


armatures), et c’en limitant les contraintes dans les armatures tendus sous l’action des
sollicitations de service d’après les règles BAEL91, on distingue trois cas de fissuration :

 Fissuration peut préjudiciable : aucune vérification particulière n’est requise


2
 Fissuration préjudiciable: σ´ s=min ( f e; 110√ Ƞ f tj)
3
2
 Fissuration très préjudiciable: σ´ s=min ( f e; 90√ Ƞ f tj)
3

Ƞ : Coefficient de fissuration 

Ƞ=1,6 pour les H.A de diamètre de fils ≥ 6 mm

Ƞ=1,3 pour les fils de diamètre de fils < 6 mm

Ƞ=1 pour les R.L y compris les trilles soudés

Remarque :

Selon le BAEL91 modifier 99. La contrainte limite de traction de l’acier :

2
 Fissuration préjudiciable : σ´ s=ζ= min { f e; max (0,5× f e ;110√ Ƞ f tj)}
3
 Fissuration très préjudiciable : σ´ s=0,8× ζ

* Notion d’état limite et sollicitations de calcul :

1) Notion d’état limite :

Un état limite est un état au-delà duquel la structure ou un élément de la structure,


est mise hors service c’est-à-dire ne répond plus aux fonctions pour lesquelles elle a été
conçue.

Les états-limites se classent en deux catégories :

1.A) Etat limite ultime :

C’est un état dont le dépassement conduit vers la ruine de la structure, on distingue :

- Etat limite ultime d’équilibre statique, qui concerne la stabilité de l’ouvrage.

- Etat limite ultime de résistance, qui concerne le non rupture de l’ouvrage. C’est à dire

que l’ouvrage ne doit pas se rompre sous l’effet des efforts qui lui sont imposés ; ceci

conduira à déterminer par exemple les quantités d’armatures en acier à placer dans le
volume du béton.

- Etat limite ultime de stabilité de forme, qui concerne les pièces élancées soumises à un
effort de compression axial. Ces pièces doivent résister au risque de flambement.

1.B) Etat limite de service :

C’est un état qui correspond à des critères dont le non-respect ne permet pas à
l’élément d’être exploité dans des conditions satisfaisantes, on distingue :

- Etat limite de service vis-à-vis de la compression du béton ; des désordres


graves

peuvent apparaître dans les éléments.

- Etat limite d’ouverture des fissures, concerne la corrosion des armatures

insuffisamment protégées, des fonctions d’étanchéité.

- Etat limite de service de déformation : Des déformations trop importantes de

l’ouvrage peuvent créer du désordre. C’est à dire la fissuration des cloisons ou du

carrelage sur une dalle trop fléchie.

2) Hypothèses de calcul :

2.A) Etat limite ultime de résistance (ELU) :

 Les sections droites restent planes après déformations (Hypothèse de Navier).


 Il n’y a pas de glissement relatif entre les armatures et le béton.
 Les diagrammes contraintes-déformations sont devenus pour :
 béton en compression.
 l’acier en traction et en compression.
 La résistance à la traction du béton est négligée.
 Les positions que peut prendre le diagramme des déformations d’une section
droite passent au moins par l’un des trois pivots
 On peut supposer concentrée en son centre de gravité la section d’un groupe
de plusieurs barres tendues ou comprimées.
2.B) Etat limite de service (ELS) :

 Les sections droites restent planes.


 Il n’y a pas de glissement relatif entre les armatures et le béton.
 L’acier et le béton sont considérés comme des matériaux élastiques linéaires.
Par convention, le rapport entre les coefficients d’élasticité longitudinale de l’acier

Es
et du béton, ou coefficient d’équivalence, est pris égal à : n= =15
Eb
 On suppose que la section d’acier est concentrée en son centre de gravité.

3) Actions et sollicitations :
3.A) Actions 

Les actions sont l’ensemble des charges (forces, couples, …) appliquée à la


structure, ainsi que les conséquences des modifications statique ou d’état (retrait, variation
de température, tassement des appuis) qui entrainent des déformations de la structure. On
distingue trois catégories d’actions :

a) Actions permanentes « G » :

Elles ont une intensité constante ou très peu variable dans le temps ; elles comportent :

- Le poids propre de la structure.

- Les efforts dus à des terres ou à des liquides dont les niveaux varient peu.

- Les charges des équipements fixes.

- Les efforts dus aux déformations permanentes imposées à la structure (retrait,

fluage, tassement, …).

b) Actions variables « Qi » :

Leur intensité varie fréquemment et d’une façon importante dans le temps .On distingue :

- Les surcharges d’exploitation.

- Les actions climatiques (définies par les règles Neige et Vent).

- Les actions dues à la température.


c) Actions accidentelles « FA » :

Ce sont des actions provenant de phénomènes se produisent rarement et avec une


faible durée d’application comme les séismes, les chocs, les explosions…

3.B) Sollicitations :

Les sollicitations sont les efforts provoqués, en chaque point et sur chaque
section de la structure, par les actions qui s’exercent sur elle, les sollicitations sont
s’exprimées sous forme de forces, d’efforts (efforts normaux et tranchants) de moments (de
flexion ou de torsion).

 Sollicitations de calcul vis-à-vis des états limites ultimes de résistance et de


stabilité de forme :
 Combinaison fondamentale : (C.B.A.93.art. A.3.3.2.1)

Lors de situation durable ou transitoire (par opposition aux situations dites


accidentelles), il n’y lieu de considérer la combinaison fondamentale :

1,35 G max + G min + γ Q1.Q 1 + ∑ 1,3.Ѱ 0 i. Q i

Avec :

G max : L’ensemble des actions permanentes défavorables.

Gmin : L’ensemble des actions permanentes favorables.

Q 1 : L’action variable de base (surcharge d’exploitation).

Q i : (i>1) les autres actions variables dites d’accompagnements.

 Combinaison accidentelle : (C.B.A.93.art. A.3.3.2.2)

Si elle n’est pas définie par des textes spécifiques, la combinaison d’action a
considérer est :

G max +G min + F A +Ѱ 1i . Q i+ Σ Ѱ 2i . Q i

Avec :
F A: Valeur nominale de l’action accidentelle.

Ѱ 1i . Q 1 : Valeur fréquente d’une action variable.

Ѱ 2 i . Qi : Valeur quasi permanente d’une action variable.

 Sollicitation de calcul vis-à-vis des états limites de service : (C.B.A.93.art.


A.3.3.3)
Elles résultent de la combinaison d’action suivante dite combinaison rare :

G max +G min +Q 1 + Σ . Ѱ 0 i . Q i