Vous êtes sur la page 1sur 43

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

****************** ******************
Paix –Travail – Patrie Peace –Work – Fatherland
********** **********
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR MINISTRY OF HIGHER EDUCATION
**************** ******************
UNIVERSITE DE DOUALA UNIVERSITY OF DOUALA

DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE ET INFORMATIQUE INDUSTRIELLE


OPTION: GENIE BIOMEDICAL

GROUPE 2
THEME: TYPES DE LASERS

RÉDIGÉ ET PRÉSENTÉ PAR:


SALIHOU MAMOUDOU
KUATE KENGNE FIDÈLE
EDJIAN YVAN DONALD
NOUMBO NGUEPI MIRINE RYKIELLE
DOO DOO SOELLE EMMANUELLE GEORGINA
EBELA AKONGA KRISTEVA

Hand Fritz Stephan


TCHOUKUI KWAYEP STEVIE
DINA BLANDINE AIMEE
KESSE BESSALA

SOUS L’ENCADREMENT: Dr TAKAMTE

Année académique: 2019-2020


1
INTRODUCTION

Un laser est un système photonique. Il s'agit d'un appareil qui produit un


rayonnement lumineux spatialement et temporellement cohérent basé sur l'effet
laser. Descendant du maser, le laser s'est d'abord appelé maser optique. Le
principe de l’émission stimulée (ou émission induite) est décrit dès 1916 par
Albert Einstein2. Mais ce n'est qu'en 1953 que le premier maser (au gaz
ammoniac) est conçu par J. P. Gordon, H. J. Zeiger et Ch. H. Townes. Au cours des
années suivantes, de nombreux scientifiques tels qu’Alexandre Prokhorov, Arthur
contribuent à adapter ces théories aux longueurs d'onde du visible. Townes,
Bassov, et Prokhorov partagent le Prix Nobel de Physique en 1964 pour leurs
travaux fondamentaux dans le domaine de l'électronique quantique, qui mènent à
la construction d'oscillateurs et d'amplificateurs basés sur le principe du Maser-
Laser. Les pressions exercées sont de l’ordre de 1 GPa, ou 3 FPs. En 1967, Peter
Holcroft découpe une plaque d’acier inoxydable de 2,5 mm d'épaisseur à une
vitesse de 1 m/min, sous dioxygène avec un laser CO2 de 300 W5 et conçoit la
première tête de découpe. Bien que les procédés soient démontrés, il faut
attendre leurs associations à des machines adaptées pour qu’ils soient implantés
en milieu industriel. Ces conditions sont remplies à la fin des années 1970. Et les
premières plates-formes industrielles sont implantées en France dès les années
1980. Dès lors le laser s'impose comme un outil de production industrielle dans le
micro-usinage. Ses principaux avantages sont un usinage à grande vitesse de
l'ordre de 10 m/min, sans contact, sans usure d'outil. Le laser devient un moyen
de lecture en 1974, avec l'introduction des lecteurs de codes-barres. En 1978, les
2
lasers discs sont introduits, mais les disques optiques ne deviennent d'usage
courant qu'en 1982 avec le disque compact. Le laser permet alors de lire un grand
volume de données.

1.0 Schéma du laser

3
I. PRINCIPE GENERAL DU LASER

LASER signifie Light Amplification by Stimulated Emission Radiation c’est un


oscillateur optique qui comporte trois éléments :

 Un milieu actif amplificateur (gaz, liquide ou solide) ;


 Une cavité résonante (de type Fabry-Pérot) ;
 Un système de pompage permettant de réaliser une inversion de
population au sein du milieu actif (excitation extérieure demandant
beaucoup d’énergie : excitation électrique ou radiative).

Le fonctionnement du laser repose sur le phénomène d’émission stimulée. Le


concept d’émission stimulée fut introduit par A Einstein en 1917 pour expliquer le
rayonnement du corps noir. L’émission stimulée est un des trois modes
d’interaction lumière-matière avec l’absorption et l’émission spontanée.
Considérons un système d’atomes à deux niveaux d’énergie E1 (niveau
fondamental) et E2 (niveau excité). Envoyons des photons de fréquence ν vérifiant

E2 −E1 = hν avec h = 6,626.10−34 J.s

Il y a une probabilité qu’un photon soit absorbé faisant passer un atome de l’état
d’énergie E1 vers l’état d’énergie E2. La probabilité de la transition est
proportionnelle au nombre n de photons.

4
L’état excité n’est pas stable ; il possède une faible durée de vie (de l’ordre de
10−8 s). En l’absence de photons, l’atome se désexcite spontanément en émettant
un photon dans une direction aléatoire avec une phase et un état de polarisation
aléatoire.

La probabilité par unité de temps de la transition est constante.

NB : Il existe des niveaux excités de grande durée de vie (de l’ordre de la ms) qui
sont dit métastables. Dans ce cas, la désexcitation est souvent d’origine non
radiative (collisions).

En présence de photons de fréquence ν, la désexcitation peut être induite par un


photon. On parle d’émission stimulée. Dans ce cas, le photon produit par la
désexcitation possède les mêmes propriétés que le photon incident. La probabilité
par unité de temps de ce phénomène est proportionnelle au nombre de photons.

Pour produire des photons identiques il faut que l’émission stimulée soit
prépondérante devant l’absorption et l’émission spontanée, ce qui donne deux
conditions :

BN » A : il faut un suffisamment de photons d’où l’intérêt d’une cavité optique.

N2 » N1 : il faut procéder à une inversion de population.

Le laser, émettant une onde électromagnétique de fréquence bien déterminé, est


un oscillateur optique”. Le principe général de réalisation d’un oscillateur
électronique est bien connu : il consiste simplement à boucle. Un applicateur sur
un filtre passe bande de fréquence centrale f0. Ce type d’oscillateur démarre sur
du bruit : en effet, dans des situations réelles, le signal a l’entrée du filtre n’est
jamais strictement nul. Il existe toujours un bruit (souvent faible) ` a n’importe
quelle fréquence. Ce bruit est filtré par le passe-bande et à la sortie du filtre seul

5
subsiste un bruit de fréquence f0. Ce bruit passe ensuite dans l’amplificateur et
pour un gain suffisamment grand, il est réinjecté´ e dans le filtre avec une
amplitude plus grande qu’` a la première ´étape. Après quelques tours, le bruit est
complétement filtré et le signal oscille purement ` a la fréquence f0.

Le laser fonctionne sur le même principe. La rétroaction et le filtrage fréquentiel


sont assurées par une cavité Fabry-Pérot et l’´émission stimulée dans un milieu ` a
« inversion de population » assure l’amplification optique. Lorsque le gain réalisé´
e par ´émission stimulée est suffisamment grand, le laser se met ` a ´émettre
spontanément une lumière quasi-monochromatique.

II. LES DIFFERENTS TYPES DE LASERS

1. LASERS A GAZ

Le principe de fonctionnement d'un laser consiste à produire, dans un milieu actif,


une émission stimulée de photons. Celle-ci va alors être amplifiée par la cavité
résonante. Un système de pompage est nécessaire pour amener les atomes dans
un état excité afin de permettre l'émission stimulée. Pour les lasers que nous
allons étudier dans ce travail, c'est-à-dire les lasers à gaz, le système de pompage
est principalement un système de pompage électrique. Dans le cas des lasers à
gaz, le milieu générateur de photons est un gaz contenu dans un tube en verre ou
en quartz. Le faisceau émis par ce type de laser est particulièrement étroit et la
fréquence d'émission est très pure. Les exemples les plus connus sont les lasers à
hélium-néon qui sont utilisés dans les systèmes d'alignement (travaux publics,
laboratoires), et les lasers pour spectacles. Ce travail est divisé en deux parties qui
correspondent aux catégories des lasers à gaz, c'est-à-dire :

6
 Lasers atomiques neutres et ionisés ;
 Lasers moléculaires.

1.1- Lasers atomiques neutres et ionisés


1.1.1- Lasers hélium-néon

C'est en fait le premier laser à gaz qui a été construit, mais aussi le premier laser
qui fonctionnait en émission continue. A cette époque-là, l'émission résultante
était dans le domaine infrarouge et correspondait à une transition entre les
niveaux 2s et 2p de l'atome de néon. (= 1,15µm) Par la suite, d'autres transitions
des niveaux du néon ont été découvertes. Elles correspondaient à des longueurs
d'onde de 632,8 nm et 3,39 µm. Les lasers néons ont de nombreuses applications
industrielles et scientifiques, et ils sont souvent utilisés pour des démonstrations
optiques. Au laboratoire, il est utilisé pour vérifier l'alignement des miroirs du
spectromètre. Pour réaliser cet alignement, les lasers utilisés émettent à 632,8
nm, c'est-à-dire dans la partie rouge du spectre visible. Le milieu actif de ce type
de laser est un mélange d'hélium et de néon contenu dans un tube en verre à
faible pression. Le rapport entre la quantité d'hélium et de néon est de 10 : 1.
Comment arrivons-nous à l'émission stimulée dans le cas d'un laser He-Ne ? Le
système de pompage est une décharge électrique continue ou bien
radiofréquence qui va porter les atomes d'hélium dans des états excités. Avant de
revenir à l'équilibre, les atomes d'hélium passent par les états métastables 23S et
21S où ils vont rester pendant une longue durée. La nature étant parfois bien
faite, ces états métastables correspondent à des niveaux excités du néon. Il s'agit
en fait des niveaux 2S et 3S. Il y a entre les atomes de néon et les atomes d'hélium
des collisions résonnantes qui vont porter les atomes de Ne vers ces états excités.
Et ainsi réaliser le pompage nécessaire pour réaliser l'inversion de population.
7
Nous pouvons voir ci-dessous le diagramme simplifié des états d'énergie du
système He-Ne.

Nous pouvons voir qu'il y a trois transitions possibles :

Oscillation à 632,8nm ;

Oscillation à 1,15µm ;

Oscillation à 3,39µm.

En pratique, le système He-NE oscille préférentiellement sur la transition 3S vers


3p, c'est-à-dire pour une longueur d'onde de 3,39 µm. Ce qui a tendance à
éliminer l'émission visible dans le rouge. Par conséquent, plusieurs techniques
sont utilisées pour favoriser l'émission d'un rayonnement d'une longueur d'onde
de 632,8 nm. Nous pouvons voir ci-dessous la structure type d'un laser hélium-
néon. Puissance : de 1 mW à 50 mW.

8
1.1.2- Lasers à argon

C'est en fait, un laser à argon ionisé une fois et comme pour le laser He-Ne, nous
allons observer le diagramme des états d'énergie pour pouvoir comprendre
l'émission de ce laser. Le pompage se fait de nouveau à partir d'une décharge
électrique.

Continue ou bien radiofréquence. Celle-ci génère dans un plasma des électrons


libres d'une énergie de 4 à 5 eV. Cependant, les niveaux susceptibles de pouvoir
donner lieu à une transition laser sont situés approximativement à 20eV (160 000
cm−1) au-dessus du niveau fondamental de l'Ar+. Par conséquent, pour amener
les ions dans un de ces niveaux excités, il faut un grand nombre de collisions entre
les ions d'argon et les électrons libres. Ce qui donne une inversion de population
gigantesque avec le niveau inférieur (17 eV au-dessus du fondamental). Les
émissions du laser à Ar+ ont des longueurs d'onde comprises entre 350 nm et 520
nm. Les deux raies les plus intenses sont celles de 488 nm et 514,5 nm. Ce laser
émet donc dans le bleu et dans le vert. Si aucun élément dispersif n'est présent

9
dans la cavité, différentes raies sont émises simultanément. C'est pourquoi,
habituellement, un prisme défléchissant est introduit dans l'agencement du laser.

La structure d'un laser à argon est légèrement plus complexe que celle d'un laser
He-Ne. En effet, le pompage demande une densité de courant élevée, de l'ordre
de 100 A/cm2. Ce qui nous impose d'utiliser des matériaux réfractaires capables
de supporter des températures élevées et de pouvoir dissiper la chaleur vers le
système de réfrigération. Qui plus est, pendant le fonctionnement, les électrons et
les ions se déplacent respectivement vers l'anode et la cathode. Ce qui provoque
une accumulation d'argon au voisinage de la cathode, empêchant de maintenir la
décharge. Pour pallier à ce problème, un chemin de retour, formé de chicanes, est
donc aménagé à l'extérieur du capillaire du tube à décharge. Puissance : de 2 W

10
sur toutes les raies simultanément et possibilité d'avoir 20 W sur toutes les raies
simultanément.

1.1.3- Lasers à krypton

Plusieurs autres gaz rares ionisés, tels que le krypton, le néon ou le xénon,
présentent des émissions lasers dans le domaine visible. Cependant, ceux-ci sont
des lasers pulsés. Seul le laser à krypton ionisé est intéressant car il peut
fonctionner en régime continu. Il fournit une " lumière blanche " qui est en fait la
superposition d'émissions simultanées à 647,1 nm (rouge), 568,2 nm (jaune),
520,8 nm (vert) et 476,2 nm (bleu). La technologie de ce laser est en tout point
semblable à celle de l'argon et il arrive même de mélanger ces deux gaz de façon à
engendrer des rayonnements aux longueurs d'ondes des deux constituants.
Puissance : quelques dizaines de milliwatts par raie avec une plus forte émission
d'environ 200 mW dans le rouge.

1.1.4- Lasers hélium-cadmium

Ce laser est le plus représentatif d'une classe de laser dans lesquels l'émission
stimulée s'effectue entre des niveaux ionisés d'une vapeur métallique, tandis que
le pompage est effectué par transfert collisionnel avec un gaz de potentiel
d'ionisation élevé, généralement l'hélium. Mais pourquoi parler plus
particulièrement du laser hélium-cadmium ? Simplement parce que sa réalisation
est relativement aisée à mettre en œuvre par rapport à des lasers ioniques
11
émettant dans la même région spectrale. C'est-à-dire une émission continue dans
le bleu à 441,6 nm, et aussi dans l'UV à 325 nm. Comme pour le cas de le laser He-
Ne, l'inversion de population est réalisée par l'excitation d'atomes d'hélium dans
leurs états métastables 21S et 23S par collisions avec les électrons dans la
décharge. Ensuite les atomes d'hélium dans un état métastable entrent en
collision avec des atomes neutres de Cd et les ionisent. Même si la concordance
entre les niveaux d'énergie de l'He et du Cd n'est pas parfaite,
l'ionisationesttrèse-cacecarl'excèsd'énergieestemportéparlesélectronscréésaucou
rs du processus. C'est ainsi que sont peuplés les niveaux supérieurs 2D3/2 et
2D5/2 qui correspondent à une émission à 325 nm et 441,6 nm. Une fois
l'émission stimulée passée, l'atome redescend rapidement (10−9s), ce qui est
favorable à l'inversion de population.

12
Ici aussi, la structure des lasers de cette classe est plus complexe. En fait, dans un
laser composé d'hélium et d'une vapeur métallique à faible potentiel d'ionisation
(telle que le cadmium) se produit un phénomène appelé cataphorèse. C'est-à-dire
que la vapeur métallique est déplacée sélectivement vers la cathode. Pour
maintenir une distribution uniforme des ions, les atomes de cadmium sont
continuellement évaporés dans le tube par une source proche de la cathode.
Ceux-ci vont se condenser sur une surface froide avant d'atteindre la cathode. Et
ainsi, ne jamais atteindre les fenêtres de Brewster aux extrémités du tube.
Puissance : 50 mW en continu pour le bleu et 5 mW dans l'UV.

1.2- Lasers moléculaires

1.2.1- Lasers CO2

C'est dans les années 1964-65 qu'apparurent ces lasers. Actuellement, c'est le
laser à gaz le plus important tant au niveau industriel que scientifique,
principalement par la gamme de puissance qu'il peut fournir soit en continu, soit
en impulsionnel. Les rayonnement émis ont une longueur d'onde comprise entre
9 et 11 µm (infrarouge). Elles viennent des transitions ro-vibrationnelles de la

13
molécule de dioxyde de carbone. Le milieu de ce type de laser n'est pas seulement
du dioxyde de carbone mais il est aussi composé d'azote et d'hélium. Chacun de
ces composants jouant un rôle important dans le fonctionnement du laser. En fait,
le diagramme des niveaux d'énergie du système moléculaire CO2 −N2 va de
nouveaux nous apprendre l'intérêt d'utiliser de l'azote. Le système de pompage,
comme pour les précédents lasers, est électrique et consiste à une décharge dans
le mélange gazeux. Lors de celle-ci, les molécules de CO2 sont excitées
préférentiellement dans le niveau 0001 du mode asymétrique, tandis que les
molécules d'azote sont excitées (avec une plus forte probabilité) dans leur premier
état de vibration, l'état métastable ν = 1. Nous pouvons voir sur le diagramme des
niveaux d'énergie, que la différence entre les niveaux 0001 du CO2 et l'état
métastable de l'azote est minime (18 cm−1). Ce qui permet de réaliser l'inversion
de population par collisions résonnantes entre les molécules de CO2 du niveau
fondamental et d'azote (ν = 1). L'émission stimulée peut avoir lieu en suivant deux
canaux, soit vers le niveau 1000 du mode symétrique (10,6µm), soit vers le niveau
0200 du mode de Bending.

14
(9,6µm). Mais l'azote n'est pas uniquement présent pour permettre l'inversion de
population, il est aussi présenté pour améliorer le fonctionnement du laser CO2
par la mise en place d'un système à 4 niveaux.
Lerôledel'héliumestd'augmenterladésactivationdesniveauxinférieursetainsi
maintenir l'inversion de population nécessaire au bon fonctionnement d'un laser.
Différents types de structures existe pour les lasers CO2 existent :

 Lasers scellés
 Lasers à flux axial
 Lasers à flux transverse rapide
 Lasers à guides d'ondes
 Lasers TEA haute pression.

Nous allons dans le cadre de ce travail nous intéresser aux lasers à flux axial étant
donné, que c'est celui présent au laboratoire. En fait, les lasers à CO2 ont un petit
inconvénient, c'est que les électrons énergétiques de la décharge interagissent
avec la molécule de CO2 et il s'en suit une décomposition du gaz moléculaire. Une
15
des solutions évidentes à ce problème consiste à faire s'écouler le mélange dans le
tube. Dans le cas d'un laser à flux axial, comme l'indique son nom, l'écoulement
du mélange se fait selon l'axe. Et habituellement, la décharge électrique se fait
aussi dans l'axe du tube. La pression étant faible, la consommation en gaz est
acceptable. Les exigences en matière de consommation gazeuse augmentent avec
la puissance, et des pompes sont alors montées de façon à permettre de
redistribuer le gaz dans le tube permettant ainsi de consommer une plus faible
quantité de gaz. Une sous-catégorie est possible, les lasers à flux axial rapide qui
ont un gain plus important et par conséquent une augmentation de la puissance.
Cela consiste à abaisser la température. Puissance : 30-40 W pour un laser scellé,
70 W/m pour un laser à flux axial et del'ordrede400W/m pour un laser à flux axial
rapide. Ce qui donne des possibilités de monter jusqu'à 2-3 kW.

1.2.2- Lasers à azote


C'est quasi le même principe que le laser au oxyde de carbone, sauf que la
transition s'effectue entre des niveaux électroniques excités. L'émission se trouve
alors dans l'ultraviolet à 337,1 nm. Cependant, ils ne peuvent fonctionner qu'en
régime impulsionnel car le niveau inférieur de la transition possède une durée de
vie 1000 fois plus longue que celle du niveau supérieur (5 ns). Leur utilisation
principale est de servir de système de pompage pour d'autres catégories de lasers.
Ceci grâce à des impulsions brèves et puissantes dans l'ultraviolet. Puissance :
Puissance crête de 10 kW (impulsion de 1 mJ pendant 10 ns).

1.2.3- Lasers excimères


C'est un type de laser mis au point en 1971 à Moscou. A cette époque-là, il a été
mis au point à partir du dimère Xe2 qui a été excité par un électron. Ce qui a
donné lieu à une émission stimulée de 172nm de longueur d'onde. Généralement,
ce type de laser utilise une combinaison de gaz inerte (Argon, krypton, ou xénon)
16
et un gaz réactif (Fluor et chlore). Il arrive parfois qu'ils soient mis au point à partir
d'un atome de gaz rare et d'un oxygène atomique (Xeon∗). Le principe de
fonctionnement vient du fait que l'interaction entre un atome A dans son état
fondamental et un tome B∗ dans un de ses premiers états excités peut donner
naissance à un état moléculaire excité stable. Comme nous pouvons l'observer sur
la figure suivante. Les modes d'excitations sont très classiques : faisceau
d'électrons direct, décharge contrôlée par faisceau d'électrons et décharge auto-
entretenue. Les applications standards de ce type de laser sont le pompage des
lasers à colorants et la génération de rayonnement cohérent dans l'UV lointain.
Puissance : Puissance crête : 25 MW et puissance moyenne de 10 W à 100 Hz.

1.3- Lasers chimiques

La radiation laser vient de l'énergie libérée par une réaction chimique


exothermique. En général, les fréquences d'oscillations correspondent à des

17
transitions d'un produit de réaction formé dans un état d'énergie interne très
excité :

Le système de pompage

Dans certains cas, il est indirect : le produit excité de la réaction transfère par
collision résonnante son énergie à une seconde espèce chimique au sein de
laquelle se produit l'inversion de population et les transitions lasers. La recherche
sur ce type de laser, à permis de mettre au point deux systèmes moléculaires qui
donnent des puissances élevées en régime continu et ceci avec des rendements
raisonnables. Il s'agit dans le premier cas d'une molécule HF pompée par l'une des
deux réactions suivantes :

F + H2 →HF∗ (ν < 3) + H + 134kJmol−1

H + F2 →HF∗ (ν < 9) + F + 410kJmol−1

Et dans le second cas, c'est une molécule diatomique CO qui est excité
vibrationnellement par la relation suivante : 0 + CS →CO∗ (ν < 15) + S +
356kJmol−1
L'inversion de population a directement lieu lorsque les réactifs sont mis en
contact. Cependant, dans certain cas, il faut une légère décharge électrique pour
initialiser la réaction. Puissance : 5 kW en continue et jusqu'à 10 kJ en
impulsionnel ce qui donne que les puissances de crête peuvent dépasser les 100
GW.

2. LES LASERS LIQUIDES

Les lasers liquides à colorants possèdent la propriété remarquable de pouvoir


osciller à une longueur d’onde quelconque dans des intervalles spectraux

18
relativement étendus. On conçoit tout leur intérêt dans les expériences de
spectroscopie optique à très haute résolution.

De nombreux colorants ont été étudiés si bien que le domaine de ces lasers
couvre maintenant toute la région du visible ainsi que le proche ultra-violet et le
proche infra-rouge. Les molécules des colorants organiques sont des édifices
complexes comprenant un nombreux important d’atomes ; il est cependant
possible de rendre compte assez simplement de leurs propriétés spectrales et de
comprendre du même coup les mécanismes qui permettent d’obtenir l’oscillation
laser à une fréquence lumineuse accordable. A l’état électriquement neutre, ces
molécules possèdent généralement un nombre pair d’électrons (seuls les radicaux
libres peuvent avoir des électrons en nombre impair) ; ce sont les moins localisés
parmi ces électrons qui confèrent à la molécules ses propriétés optiques. Plus
précisément, ces électrons gravitent sur des orbitales électroniques caractérisées
par un état d’énergie spécifique.

2.1- Laser à éthylène

Facile à lire indicateur et conçu pour le populaire antigel éthylène glycol


moderne

 Nombre de disques flottants indique la force du liquide de refroidissement

 Tests à des températures chaudes et froides

 Rads en degrés Celsius et Fahrenheit

 Disque flottant orange montre sur la protection et la perte d'efficacité

 ampoule est noir

19
 6 disques

Facile à lire indicateur et conçu pour l'antigel Glycol d'éthylène populaire moderne
Nombre de disques flottants indique la force des essais de refroidissement à des
températures chaudes et froides Reads en degrés Celsius et Fahrenheit disque
orange flottant affiche sur la protection et la perte d'efficacité de l'ampoule est
Noir 6 disques

2.2- Laser au méthanol

Le liquide utilisé pour le marquage laser CO2 est mélangé à 60 % avec 40 % de


méthanol ou d'alcool pur. Une fois mélangé, il faut en appliquer une
couche uniforme sur la surface à graver. Après la gravure, il suffit de retirer
l'excédent de liquide avec beaucoup d'eau. Si le métal est enduit d'une couche de
vernis ou d'un revêtement similaire, le liquide n'aura aucun effet.

3. Les lasers solides

3.1. Les lasers solides

Les lasers à solide utilisent des verres ou des cristaux comme milieu actif. Le milieu
actif se présente sous forme de tige dont les extrémités sont parfaitement
parallèles et ont été recouvertes d'un matériau réfléchissant. De tous les lasers, ce
sont ceux qui fournissent la plus grande puissance utile et sont généralement
utilisés dans un mode à impulsions. Les lasers à solide fonctionnent généralement
grâce à un pompage optique, que ce soit par la lumière émise par une lampe à
décharge ou par un autre laser. Les lasers à solide couvrent une grande partie du
20
spectre électromagnétique, de l'infrarouge à l'ultraviolet. Un désavantage des
lasers à solide est que le milieu actif s’endommage si sa température devient trop
élevée. Les défauts qui sont ainsi créés nuisent à la qualité du faisceau laser. C'est
d'ailleurs pour cette raison que les lasers à solide fonctionnent généralement en
mode à impulsions, ce qui permet de ménager le matériau.

4. LES LASERS A SEMI-CONDUCTEURS

Le mode d'émission du rayonnement laser dans un matériau semi-conducteur est


différent de celui décrit précédemment. Dans un cristal, les énergies permises
pour les électrons sont sous forme de bandes, plutôt que sous forme de niveaux
discrets bien séparés les uns des autres, comme c'est le cas pour des atomes
seuls. Pour un semi-conducteur, les deux dernières bandes sont celles qui
joueront un rôle dans l'émission laser. À température normale, une petite portion
des électrons de la bande de valence a assez d'énergie pour passer à la bande de
conduction, ce qui permet à un courant électrique de circuler dans le matériau.
Dans un semi-conducteur, les paires électrons-trous correspondent à des états
excités. Lors de la recombinaison, l’énergie de liaison peut être libérée sous forme
radiative, si celle-ci n’est pas en compétition avec d’autres processus. Dans un
semi-conducteur polarisé en direct, la durée de vie de la radiation spontanée est
très courte (10 –10 à 10 –9 s), ce qui entraîne un gain très élevé dans un système en
inversion de population. Pour éviter que le rayonnement puisse être absorbé, on
s’arrange pour que le gap énergétique soit supérieur à l’énergie hν du photon ;
cela est réalisé lorsque les électrons dans la limite inférieure de la bande de
21
conduction viennent se recombiner avec les trous dans la partie supérieure vide
de la bande de valence (système à quatre niveaux). Cette condition est réalisée
dans les semi-conducteurs dégénérés à très fort dopage. Dans une jonction PN,
l’inversion est obtenue lorsque l’on fait circuler un courant en appliquant une
tension voisine de ΔE/e. ΔE étant le gap énergétique entre les deux bandes et e la
charge de l’électron (figure 1). Les longueurs d’ondes émises dépendent de ΔE,
donc des matériaux constituant la jonction PN

Exemple GAAS émet vers 890 nm, GASB vers 1 870 nm, INP vers 970 nm, etc.

L’épaisseur de la jonction PN est de l’ordre du micromètre. Le guidage sur un


certain trajet entouré de matériau qui risque d’absorber le rayonnement émis
devenant important a obligé à développer des techniques particulières de ces
jonctions. Comme l’indice de réfraction est très élevé (3 à 4), les coefficients de
réflexion des faces de sortie sont élevés (plus de 30 %). Les caractéristiques des
matériaux semi-conducteurs sont très sensibles à la température (dispersion,
indice de réfraction, longueur d’onde d’émission).

22
III. APPLICATIONS DES LASERS
1. APPLICATIONS INDUSTRIELLES

Les rayons laser permettent de focaliser une forte puissance rayonnante sur une
petite surface. Ils sont ainsi utilisés pour chauffer, fusionner ou vaporiser la
matière. On les emploie ainsi dans l'industrie pour percer les matières les plus
dures, comme le diamant, polir les composants microélectroniques, traiter à
chaud les puces à semi-conducteurs, ou encore élaborer de nouvelles matières
synthétiques. Il permet de percer ou de découper des matériaux très épais et
résistants avec une extrême précision.

Il est envisagé, dans certains projets de centrales à fusion nucléaire, d'utiliser des
lasers pour confiner le milieu réactif à des densités critiques. Cette technique va
être utilisée en France dans le cadre du projet «laser mégajoule». Un laser à haute
puissance (laser à dioxyde de carbone) servira à déclencher des réactions de
fusion nucléaires dans une enceinte confinée. Ceci permettra de mettre fin aux
23
essais d'armes nucléaires, et d'acquérir le savoir-faire nécessaire à la conception
de centrales nucléaires à fusion.

Dans la construction et les travaux publics, les rayons laser servent à vérifier
l'alignement des structures. De même, ils sont largement utilisés dans les
laboratoires industriels de contrôle de qualité et sur les chaînes d'emballage pour
détecter les éventuels défauts de fabrication des produits. Ils se révèlent
également d'excellents détecteurs de molécules gazeuses et sont utilisés pour
l'étude de l'atmosphère et de ses polluants.

Les lasers robotisés ont une grande liberté de mouvement ce qui permet de tailler
des pièces entières. Ils sont largement utilisés dans l'industrie automobile

2. APPLICATION EN MEDECINE
2.1. ÉPILATION DEFINITIVE AU LASER

L'épilation laser à fait ses preuves comme l´un des meilleurs moyens de se
débarrasser de ses poils encombrants ou inesthétiques à partir d'une lumière
amplifiée traitante, qui atteint différentes couches du derme et traverse la peau
sans l'abimer. Toutefois l'épilation laser ne s'improvise pas. C'est pourquoi nous
recommandons des praticiens compétents et expérimentés, spécialistes de
l'épilation laser, utilisant un équipement adéquat en respectant des règles et
précautions d'usage. Une formation médicale spécifique associée à une étude
personnalisée des différents types de poils et de peaux, permet aux spécialistes de
l'épilation laser d'éviter les risques de lésions et de vous donner satisfaction.

24
2.2. OPERATION DE LA MYOPIE AU LASER EXCIMER ET MICROKERATOME

Le LASIK (laser in situ kératomileusis) est le plus utilisé de nos jours car près de 10
000 personnes chaque année en France se font opérer avec l'utilisation de ce
laser. Elle se déroule en 3 étapes principales:
 Le découpage d'une petite partie de la cornée par un micro kératome
(instrument chirurgical), (images 2 et 3).
 L'ablation en profondeur du tissu cornéen au laser Excimer (images 5 et 6)
 Enfin, la remise en place de la partie de la cornée. (Images 7 et 8)
Une autre opération est basée sur le laser femto seconde ou Intra laser.
Contrairement au Lasik, la découpe de la fine lamelle de cornée ne se fait pas avec
un micro kératome mais avec un laser. Elle est donc moins douloureuse, plus
précise et la récupération de la vue est encore plus rapide. Mais son prix est très
élevé et elle est actuellement uniquement utilisée aux États-Unis

2.3. DÉTATOUAGE LASER


Le laser va pénétrer la partie superficielle de la peau et va interagir avec l'encre du
tatouage. Celle-ci va être fragmentée et l'organisme va progressivement résorber
l'encre dans les semaines qui suivent la séance. On peut effacer les tatouages
amateurs, professionnels, cosmétiques. La performance du traitement est
essentiellement liée à la profondeur de l'encre (qui peut nécessiter un nombre
plus ou moins important de séances) mais également à la couleur du tatouage. Les

25
couleurs que l'on efface le plus facilement sont le bleu, le noir et le rouge. Le vet
des tatouages proféssionnels pose fréquemment problème.

2.4. TRAITEMENT DES GENCIVES/CARIES


Pour le traitement des poches parodontales, le laser est un outil non chirurgical
très efficace. Il nettoie et désinfecte les poches, grâce à son action stérilisante,
anti-inflammatoire et biostimulante. Associé à un éventuel détartrage, les
chirurgiens-dentistes laséristes obtiennent souvent des résultats remarquables,
avec reconstitution des os. Ce traitement permet le ré attachement des tissus le
long de la racine des dents, ce qui réduit, voire élimine la mobilité dentaire. Il
permet aussi d'éliminer les saignements de gencive et la mauvaise haleine
d'origine gingivale.

On utilise le laser pour le traitement des caries nécessitant une intervention


chirurgicale lourdes, il permet un travail « propre » mais plus couteux qu'une
intervention normale

3. APPLICATIONS MILITAIRES

3.1. LES DESIGNATEURS LASERS

Un désignateur laser est une source laser servant à illuminer une cible afin de
guider une arme (bombe ou missile) ou de faciliter la visée (arme légère). Le laser
n'opère pas nécessairement dans le spectre visible. Les désignateurs lasers
fournissent le ciblage pour des missiles ou des bombes à guidage laser telles que
les Paveway fabriquées par Raytheon et les missiles AGM-114 Hellfire de
Lockheed-Martin. Ces munitions aériennes détectent la tache laser dont la

26
fréquence est très spécifique et calent leur trajectoire sur elle. La désignation par
laser peut être mise en œuvre par l'avion tireur, un autre avion ou encore des
troupes au sol. La précision des armes guidées par laser est d'environ 5 mètres.
Sur les armes légères, des désignateurs lasers sont employés afin de matérialiser
le point d'impact avant le tir. Ils sont généralement employés dans les
engagements à courte portée.

3.2. BOEING YAL-1 AIRBORNE LASER

Le système est constitué d'un laser de type chimique iode-oxygène (en anglais,
Chemical Oxygène Iodine Laser : COIL) d'une puissance de 1 MW, d'un télescope
de 1,5 m de diamètre et de 5 443 kg, et sont montés dans une tourelle dans le nez
de l'appareil. L'ABL utilise des capteurs infrarouges pour détecter le missile. Trois
lasers de faible puissance suivent alors le missile ainsi que les perturbations
atmosphériques pour déterminer sa position et sa vitesse. L'ABL doit se situer
dans un rayon de 100 km de l'origine du tir afin de déterminer la trajectoire exacte
du missile. Après quoi le laser principal, délivrant une puissance de l'ordre du
mégawatt et de type chimique iode-oxygène, est déclenché pendant 3 à 5
secondes depuis une tourelle située sur le nez de l'appareil ; il chauffe l'enveloppe
du missile, perturbant ainsi sa pénétration dans l'air, et permettant sa destruction.
Le système ne peut intercepter que des missiles en phase d'accélération soit
quelques secondes après leur lancement, il ne peut en aucun cas les détruire en
phase terminale de descente.

4. AUTRES APPLICATIONS
4.1. TELEMETRIE
27
Procédé technique permettant de calculer ou de mesurer la distance d'un objet
lointain par utilisation d'éléments optiques, acoustiques ou radioélectriques (un
télémètre laser, par exemple).

4.2. LECTEUR CD; DVD

Lors de la lecture d'un CD de ce type, le faisceau laser traverse la couche de


polycarbonate et rencontre ou non un creux. Le faisceau est ensuite réfléchi par la
couche métallique. Le passage d'un creux à une bosse ou d'une bosse à un creux
représente un 1 dans le langage binaire. Le reste représente un 0. La lumière du
laser est alors fortement déviée (on dit qu'elle est réfractée), de telle sorte que la
dose de lumière renvoyée par la couche réfléchissante est minime. Le lecteur
comprend alors qu'il s'agit d'un 1. La longueur du motif qui suit, qu'il soit bossé ou
creux, donne la longueur du nombre de 0 situés après. La succession de 0 et de 1
permet ensuite de lire le contenu du disque.

28
4.3 . LECTEUR BLUE-RAY DISC
La différence entre le lecteur DVD / CD et le lecteur Blu-Ray est la
longueur et la largeur des motifs. Le lecteur Blu-Ray permet de lire des
motif plus précis donc il est possible de stocker plus d'informations sur un
Blu-Ray Disc que sur un DVD. Ces informations servent à augmenter la
précision de l'image afficher à l'écran.

4.4. FIBRE OPTIQUE ET LASER


La fibre optique est un moyen de transmettre des informations par câble
en verre ou en plastique qui conduit la lumière (en signaux électriques) à
un débit nettement supérieur à celui des câbles utilisé durant ces
dernières années. De plus l'utilisation d'un laser comme source de cette
lumière permet de limiter les pertes pendant le trajet. En effet, le laser
est une source de lumière monochromatique sa largeur spectral lui offre
un pouvoir de dispersion bien plus faible que la normal.

4.5. LES SPECTACLES DE LUMIERE

Le fait de se diffuser en ligne droite et la possibilité de varier les couleurs des


lasers en font des outils très apprécier pour les spectacles en extérieur. Ils se
diffusent sur une très longue distance sans dévier de leur trajectoire et

29
permettent ainsi des effet lumineux intéressants. Ils sont aussi utilisés dans des
salles sombres pour créer une ambiance (boites de nuit, salles de spectacle, ...)

4.6. L'IMPRIMANTE LASER

Mode de fonctionnement d’une imprimante Laser :

L’encre (sous forme de poudre) est expulsée de la cartouche de toner.

 Un rouleau magnétique transporte ce toner vers le tambour.


 Le tambour est électrisé par un rayon laser qui va dessiner le texte à
imprimer.
 Les fils Corona permettent à la charge électrique de bien se répartir sur le
tambour.
 Le toner, qui a été transporté par le rouleau magnétique, se « colle » au
tambour aux endroits où le texte est dessiné par la charge électrique.
 La feuille de papier glisse sur le tambour et « récupère » le toner qui est
repoussé par le tambour.
 Les fils de décharge « nettoient » le tambour afin de s’assurer qu’il ne reste
plus de toner dessus.
 La feuille de papier passe près du four, qui va la chauffer afin de fixer
l’encre.

30
IV. RISQUES ET DANGERS LIES A L’UTILISATION DES LASERS

Les risques résultent de l’interaction entre le faisceau et d’une part les tissus
biologiques (œil et peau), d’autre part la matière (incendie...). Le danger peut
provenir d’un faisceau direct ou réfléchi sur une surface polie ou diffusante. Pour
les tissus biologiques, les effets vont dépendre de plusieurs paramètres physiques
:

 La longueur d’onde ;
 La puissance du faisceau ;
 La dimension de la source : ponctuelle ou étendue, diamètre apparent
minimum ;
 La nature du faisceau : direct, indirect, non focalisé, focalisé, divergent,
diffusé ;
 Le temps d’exposition ;

31
 La distance par rapport au faisceau. La fiche 13 présente les conduites à
tenir en cas d’exposition accidentelle avérée ou supposée au niveau de l’œil
et de la peau.

1. LE RISQUE OCULAIRE

Ils dépendent des propriétés optiques des différents milieux oculaires et sont de
plusieurs natures selon la longueur d’onde d’émission. De façon générale, l’œil
peut être assimilé à une lentille convergente. Lorsqu’un faisceau laser de forte
puissance traverse l’œil, l’énergie déposée va se concentrer sur une tache focale
de plus petit diamètre, localisée au niveau de la rétine, pouvant entraîner des
dommages irréversibles. Les rayons laser infrarouges (IR) pénètrent dans l’œil. Ils
provoquent des lésions endommageant la conjonctive, la cornée, le cristallin et la
rétine :

La kératite est une inflammation de la cornée provoquant douleur, rougeur et


photophobie, souvent associée à une conjonctivite ;

La cataracte est une opacité du cristallin entraînant une baisse de vision ;

L’atteinte rétinienne correspond à une lésion des cellules photo réceptrices : la


brûlure sur la rétine peut être à l’origine d’une perte de la vue localisée et
permanente, voire dans le pire des cas une cécité complète ;

Des brûlures de la cornée. Ces lésions peuvent apparaître instantanément en


l’absence de protection, si l’éclairement est important.

Les rayons laser UV pénètrent peu dans l’œil : les pathologies oculaires associées
résultent de lésions dans sa partie antérieure, notamment, la conjonctive, la
cornée et le cristallin.

32
Les effets aigus douloureux consécutifs à une exposition aux rayons laser UV
peuvent apparaître très rapidement (photo kératite et photo conjonctivite), mais
sont réversibles. Les effets chroniques du rayonnement laser UV peuvent favoriser
la formation d’une cataracte entraînant une déficience visuelle irréversible et
invalidante (possibilité de traitement chirurgical). La gravité des lésions augmente
avec le temps d’exposition. Les rayonnements visibles sont focalisés sur la rétine.
Les risques d’une exposition sont donc des lésions et brûlures rétiniennes.
Néanmoins, la durée d’exposition est limitée par les réflexes naturels d’évitement
et de fermeture des yeux (réflexe palpébral).

2. LE RISQUE CUTANE
Les effets sont principalement thermiques et photochimiques et sont fonction de :
• la surface stimulée ;
• la région du corps exposée ;
33
• la vascularisation ;
• la pigmentation.

34
En cas d’exposition accidentelle, les effets induits varient d’un érythème bénin
(rougeur de la peau) à la phlyctène (ampoule ou cloque) quelle que soit la
longueur d’onde. Les rayonnements IR et visibles sont moins dangereux pour la
peau que les UV, car :

• ils sont ressentis par le corps humain sous forme d’échauffement lié à
l’élévation de la température des tissus exposés, plus rapidement que ne sont
ressentis les effets des UV ;

• leur longueur d’onde étant plus élevée, ils sont sans impact sur les structures
cellulaires et ne provoquent donc pas de cancer.

Néanmoins, les rayonnements IR et visibles peuvent induire un fort effet


thermique : ils pénètrent la peau plus en profondeur que les UV, créent une
vasodilatation et transmettent leur énergie aux tissus du derme, entraînant des
brûlures. Une exposition prolongée aux UV entraîne des conséquences
dermatologiques immédiates au niveau de l’épiderme (apparition d’érythèmes)
ou chroniques (survenue possible de cancer de la peau).

3. LES RISQUES LIES AUX INTERACTIONS FAISCEAU/ CIBLE

3.1. INCENDIE

35
Comme précisé dans leur définition, tout faisceau de laser de classes 3B et 4
présente un risque d’incendie. Pour les lasers de classe 4, ce risque persiste même
en cas de réflexions diffuses. Ce risque doit donc être pris en considération lors de
la conception et de l’aménagement des locaux dans lesquels sont mis en œuvre
des lasers (quelle que soit la classe) :

• mise en place de détection ;

• tenue au feu des matériaux ;

• dimensionnement des moyens de lutte contre l’incendie.

3.2. RAYONNEMENTS IONISANTS

L’utilisation de lasers scientifiques à impulsions courtes peut conduire, après


focalisation, à des niveaux d’éclairement importants, de l’ordre de 1020 W/cm² et
au-delà. L’interaction d’une telle impulsion laser avec une cible peut entraîner la
production de rayonnements ionisants. Cette émission est d’autant plus forte que:

• la cible est constituée d’atomes lourds ;

• la durée de l’impulsion est courte ;

• l’énergie est élevée.

Le rayonnement ionisant produit doit être évalué pour dimensionner les


protections à mettre en place : zonage, blindage autour de la cible, écrans de
plomb ou de béton. Les protections visent à abaisser l’exposition sous la dose
limite d’exposition pour le public de 1 mSv/an. La salle devient alors une zone
contrôlée intermittente, avec la signalétique appropriée, un contrôle d’accès et
une dosimétrie d’ambiance. Une autorisation d’exploiter l’installation doit être
obtenue auprès de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN). Si nécessaire, se reporter
au cahier de prévention du CNRS traitant de la radioprotection
36
4. RISQUE ELECTRIQUE

Le fonctionnement du laser nécessite une source électrique pour alimenter les


dispositifs de pompage optique ou électrique. Pour les lasers de puissance, il s’agit
la plupart du temps de haute tension pouvant s’élever jusqu’à plusieurs kilovolts.
Une attention particulière doit être portée aux lasers impulsionnels contenant des
batteries de condensateurs de fortes capacités qui peuvent conserver la charge
longtemps après la mise hors tension de l’alimentation. Le risque électrique
comprend le risque de contact, direct ou non, avec une pièce nue sous tension, le
risque de court-circuit, et le risque d’arc électrique. Ses conséquences sont
l’électrisation (passage d’un courant électrique dans le corps) voire l’électrocution
(entraînant la mort) mais aussi l’incendie, voire l’explosion. Le seuil de dangerosité
pour l’homme dépend des niveaux de tension et de courant rencontrés. Une
électrisation peut être plus ou moins grave selon la fréquence, l’intensité, la durée
de passage dans le corps du courant mais aussi la surface de la zone de contact,
l’état de la peau (sèche, humide, mouillée…) et la nature du sol. La grande
majorité des lasers utilisent des courants élevés allant de 1 à 500 A. D’une
manière générale, les alimentations électriques, de même que les montages
expérimentaux, doivent présenter un niveau d’isolement approprié et être
réalisés de façon à rendre impossible l’accès aux pièces nues sous tension. Toutes
les masses conductrices doivent être reliées à la terre par le conducteur de
protection du réseau de distribution. Les règles de conception et d’installation
doivent être respectées et les installations doivent être vérifiées périodiquement.

Dans le cas des installations lasers 3B et 4, la prévention des risques « électrique »


et « incendie » impose l’installation d’un dispositif de coupure d’urgence visible et

37
facilement accessible à toute personne. Dans certains cas, il peut être installé un
bouton d’arrêt d’urgence ne coupant que la partie dangereuse de l’équipement
(par exemple en isolant la partie haute tension, uniquement). Cet arrêt d’urgence
permet également à un sauveteur secouriste du travail de se mettre facilement en
sécurité en cas d’accident corporel.

38
5. RISQUE LIE A LA PRESENCE DE GAZ

Des gaz sont présents dans les installations laser dans les cas suivants :

• le milieu actif du laser est un gaz, appelé gaz « lasant »,

• certains procédés lasers nécessitent l’utilisation de gaz d’assistance,

• certaines conditions d’interaction laser - matière produisent des éléments


gazeux.

Le gaz « lasant » (gaz pur ou mélange) est enfermé dans une cavité, et est
maintenu à basse pression (laser à hélium-néon, laser à argon ionisé…) ou à haute
pression (laser à excimère). Les gaz utilisés peuvent être irritants, nocifs, toxiques,
et/ou inflammables. C’est le cas notamment des lasers à excimère, constitués de
mélanges gazeux de krypton-fluor, argon fluor ou encore de xénon-chlore. Dans la
plupart des cas, les mélanges gazeux sont maintenus dans des cavités scellées
(laser hélium-néon, certains lasers à CO2…) et n’ont pas besoin d’être renouvelés,
contrairement aux lasers à excimère et à certains lasers à CO2 dont les mélanges
ont une durée de vie limitée et nécessitent donc une alimentation en gaz
(bouteille de gaz).

De la même manière, certains procédés d’interaction laser – matière, notamment


pour les procédés d’usinage (découpe, perçage, soudage) font appel à l’utilisation
de gaz d’assistance tels que l’azote, l’oxygène, l’argon, l’hélium en vue :

• d’améliorer l’efficacité du procédé,

• d’isoler le procédé de l’atmosphère ambiante,

39
• d’évacuer les scories formées sur les bords de coupe.

En cas de fuite de gaz, l’oxygène, en tant que comburant, peut favoriser le


développement d’incendie. De même, une fuite de gaz neutre (azote, argon,
hélium) engendre un risque d’anoxie en raison de la diminution de la teneur en
oxygène de l’air. Le risque de fuite lié à l’utilisation de gaz dans les procédés lasers
est à prendre en considération et doit donner lieu à la mise en place de mesures
de prévention. Pour plus de précisions sur la prévention liée à l’utilisation des
bouteilles de gaz, se reporter au cahier de prévention « Équipements sous
pression ».

CONCLUSION

Après avoir tabler sur le thème les types de lasers il en ressort que le LASER
signifiant Light Amplification by Stimulated Emission Radiation (amplification de
lumière par émission stimulée de rayonnement) est un oscillateur optique ;
émettant une onde électromagnétique de fréquence bien déterminé ils ont très
vite devenu utiles. Leur lumière magique a trouvé de multiples applications. Les
lasers se sont installés dans notre vie quotidienne : CD, DVD, dans nos

40
imprimantes et les lecteurs de codes-barres des supermarchés. Ils font la beauté
des spectacles qui portent leur nom. D’autres, dans l’industrie, coupent, soudent
et percent. Les faisceaux rectilignes des lasers servent aussi à aligner des routes,
des tunnels… En médecine, ils réparent ou brûlent les zones malades sans toucher
aux parties saines. Mais pourquoi les lasers sont-ils capables de faire toutes ces
choses alors que la lumière ordinaire, émise par le Soleil ou une ampoule, ne peut
pas les réaliser ?

SOMMAIRE
INTRODUCTION
1.0 Schéma du laser
V. PRINCIPE GENERAL DU LASER
VI. LES DIFFERENTS TYPES DE LASERS
2. LASERS A GAZ
4.1- Lasers atomiques neutres et ionisés
1.1.5- Lasers hélium-néon

FIG 2.1 DIAGRAMME DES ETATS D’ENERGIE DU SYSTEME He -Ne


1.1.6- Lasers à argon

FIG 2.2 STRUCTURE D’UN TYPE LASER He –Ne


FIG 2.3 DIAGRAMME DES ETATS D’ENERGIE DU SYSTEME ARGON

41
1.1.7- Lasers à krypton
1.1.8- Lasers hélium-cadmium

FIG 2.3 DIAGRAMME DES ETATS D’ENERGIE DU SYSTEME He-Cd


4.2- Lasers moléculaires

1.2.1- Lasers CO2

FIG 2.3 DIAGRAMME DES ETATS D’ENERGIE DU SYSTEME MOLECULAIRE


CO2-N2
1.2.2- Lasers à azote
1.2.3- Lasers excimères
FIG 2.4 SHEMA DES ENERGIE POTENTIEL D’UNE MOLECULE EXCIMERE
4.3- Lasers chimiques
5. LES LASERS LIQUIDES
5.1- Laser à éthylène
5.2- Laser au méthanol
6. Les lasers solides

3.1. Les lasers solides

7. LES LASERS A SEMI-CONDUCTEURS


VII. APPLICATIONS DES LASERS
5. APPLICATIONS INDUSTRIELLES
6. APPLICATION EN MEDECINE
6.1. épilation définitive au laser
6.2. opération de la myopie au laser excimer et micro kératome
6.3. détatouage laser
6.4. traitement des gencives/caries
1. APPLICATIONS MILITAIRES
42
1.1. LES DESIGNATEURS LASERS
6.5. BOEING YAL-1 AIRBORNE LASER
1. AUTRES APPLICATIONS
1.1. TELEMETRIE
1.2. LECTEUR CD; DVD

4.3 LECTEUR BLUE-RAY DISC


4.4 FIBRE OPTIQUE ET LASER
4.5 LES SPECTACLES DE LUMIERE
4.6 L'IMPRIMANTE LASER
VI. RISQUES ET DANGERS LIES A L’UTILISATION DES LASERS

6. LE RISQUE OCULAIRE
FIG 1.4 PENETRATION ET EFFET DE RAYONNEMENT DANS L’ŒIL
7. LE RISQUE CUTANE
FIG 1.5 STRUCTURE DE LA PEAU
FIG 1.6 EFFET DE RAYONNEMENT OBTIQUE SUR LA PEAU
8. LES RISQUES LIES AUX INTERACTIONS FAISCEAU/ CIBLE
8.1. INCENDIE
8.2. RAYONNEMENTS IONISANTS
9. RISQUE ELECTRIQUE
TABLEAU 4 SEUIL DE COURANT ELECTRIQUE ET NIVEAU DE DANGER
CORRESPONDANT
TABLEAU 5 EFFET DU COURANT ALTERNATIF EN FONCTION DE SON INTENSITE
SUR L’ORGANISME HUMAIN
10.RISQUE LIE A LA PRESENCE DE GAZ
CONCLUSION

43