Vous êtes sur la page 1sur 257

Catéchisme

de

la Doctrine
Chrétienne
publié en 1912 par ordre du

PAPE Saint Pie X

=  Le témoignage du Seigneur est fidèle, 


il donne la sagesse aux petits (Ps 18, 8).

Traduit par des prêtres


de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Saint Pie X
= = = =
Lettre de S. S. Pie X 
au 
Cardinal-Vicaire

  Approuvant la nouvelle édition, faite par son ordre, 


  du Catéchisme de la doctrine chrétienne, et la prescrivant 
 à toute la province ecclésiastique de Rome.

Monsieur le Cardinal,
Dès le début de Notre Pontificat, Nous Nous sommes principa-
lement préoccupé de l’instruction religieuse du peuple chrétien
et en particulier des enfants ; car Nous étions persuadé qu’une
grande partie des maux qui affligent l’Église viennent de l’igno-
rance de sa doctrine et de ses lois. Les ennemis de l’Église les
condamnent en blasphémant ce qu’ils ignorent, et beaucoup de
ses fils, les connaissant mal, vivent comme s’ils n’étaient pas en-
fants de l’Église. Aussi avons-Nous insisté souvent sur la plus haute
nécessité de l’enseignement catéchistique, et l’avons-Nous promu
partout, soit par l’Encyclique Acerbo nimis et par les dispositions
qui regardent les catéchismes dans les paroisses, soit par les ap-
probations et les encouragements aux Congrès catéchistiques et
aux écoles de religion, soit par l’introduction ici, à Rome, du texte
du catéchisme en usage depuis longtemps dans quelques grandes
provinces ecclésiastiques d’Italie.
Toutefois, les années s’étant écoulées depuis lors, les nouvelles
difficultés que l’on a perfidement soulevées pour empêcher un
quelconque enseignement de la doctrine chrétienne dans les

 Documents pontificaux de S. S. saint Pie X, le 15 avril 1905.


II Introduction
Introduction

écoles, où il se donnait depuis des siècles, la prévoyante anticipa-


tion, voulue par Nous, de la première Communion des enfants, et
d’autres motifs encore, ont fait naître le désir, qui Nous a été expri-
mé, d’un catéchisme suffisant, beaucoup plus bref et plus adapté
aux exigences actuelles. C’est pourquoi Nous avons consenti à
la réduction de l’ancien catéchisme en un catéchisme nouveau,
beaucoup plus restreint, que Nous avons examiné Nous-même,
et que Nous avons tenu à faire examiner par beaucoup de Nos
confrères, les Évêques d’Italie, afin qu’ils Nous communiquent
leur avis d’une façon générale, et qu’ils Nous indiquent en parti-
culier, suivant leur science et leur expérience, les modifications
à introduire.

Ayant reçu d’eux une appréciation favorable quasi unanime, ainsi


qu’un bon nombre de précieuses observations dont Nous avons
ordonné de tenir le compte qu’il convient, il Nous semble ne pas
devoir retarder davantage ce changement de texte reconnu op-
portun pour divers motifs. Nous avons d’ailleurs confiance que le
texte nouveau, avec la bénédiction du Seigneur, sera beaucoup
plus commode et aussi avantageux, sinon plus, que l’ancien, soit
parce que le volume du livre et des matières à apprendre, très
diminué, ne découragera pas les enfants déjà surchargés par
les programmes scolaires, et permettra aux maîtres et aux caté-
chistes de le faire apprendre en entier, soit parce que, malgré sa
brièveté, s’y trouveront mieux expliquées et accentuées les vérités
qui, aujourd’hui, pour l’immense dommage des âmes et de la so-
ciété, sont les plus combattues, les plus mal comprises ou les plus
oubliées.

Bien plus, nous avons confiance que les adultes eux-mêmes qui
voudraient — comme ils le devraient de temps en temps pour
mieux vivre et mieux élever leur famille — raviver dans leur âme
les connaissances fondamentales sur lesquelles repose la vie spi-
rituelle et morale du chrétien, trouveront profit et agrément en
cette brève somme, très soignée même dans sa forme, où ils ver-
ront exposées très simplement les principales vérités divines et les
plus efficaces réflexions chrétiennes.
Lettre de S. S. Pie X au Cardinal Vicaire III

Ce Catéchisme, en conséquence, et les Premiers éléments qu’on


a extraits, sans changement d’expression, pour la commodité des
petits enfants, Nous l’approuvons par la présente lettre, et Nous le
prescrivons au diocèse et à la province ecclésiastique de Rome,
interdisant que l’on y suive désormais un autre texte dans l’ensei-
gnement catéchistique.
Quant aux autres diocèses d’Italie, Nous Nous contentons d’ex-
primer le vœu que le même texte, jugé suffisant par Nous et par
un grand nombre d’Ordinaires, y soit pareillement adopté, afin
qu’il soit remédié à la funeste confusion et aux dommages qu’en-
traînent aujourd’hui, pour un très grand nombre, les fréquents
changements de domicile ; ils trouvent en effet, dans leurs nou-
velles résidences, des formules et des textes notablement diffé-
rents, qu’ils apprennent avec difficulté, tandis que, avec le temps,
ils confondent et finissent par oublier ce qu’ils savaient déjà. Les
conséquences sont plus fâcheuses encore pour les enfants, car
rien n’est si contraire au bon résultat d’un enseignement que de le
continuer dans un texte différent de celui auquel l’enfant est déjà
plus ou moins habitué.
Puisque par suite de l’introduction du présent texte, les adultes
pourront rencontrer quelques difficultés du fait qu’il s’éloigne du
précédent dans certaines formules, pour supprimer ces inconvé-
nients, Nous ordonnons qu’à toutes les Grands-Messes, les diman-
ches et fêtes, comme aussi dans toutes les classes de doctrine
chrétienne, soient récitées, au début, à haute voix, clairement, po-
sément, les premières prières et les principales autres formules.
De cette manière, après quelque temps, tout le monde les aura
apprises sans effort ; et ainsi s’introduira une excellente et pré-
cieuse habitude de prière commune et d’instruction qui, depuis
longtemps, est en vigueur en beaucoup de diocèses d’Italie, avec
grande édification et grand profit.
Nous exhortons vivement dans le Seigneur tous les catéchistes,
maintenant que la brièveté même du texte en facilite le travail, à
s’appliquer avec le plus grand soin à expliquer et à faire pénétrer
dans l’âme des jeunes la doctrine chrétienne. Cela d’autant plus
IV Introduction

qu’aujourd’hui est plus grand le besoin d’une solide instruction


religieuse, à cause du déferlement de l’impiété et de l’immoralité.
Qu’ils se rappellent toujours que le fruit du Catéchisme dépend
presque entièrement de leur zèle, de leur intelligence et de leur
habileté à rendre leur enseignement plus léger et plus apprécié
de leurs élèves.
Nous prions Dieu que, de même qu’aujourd’hui les ennemis de la
foi croissent toujours en nombre et en puissance, et par tous les
moyens diffusent l’erreur, de même, se lèvent de très nombreux
volontaires pour aider avec un grand zèle les curés, les maîtres et
les parents chrétiens dans l’enseignement, aussi nécessaire que
noble et fécond, du catéchisme.
En formant ce souhait, Nous vous accordons de tout cœur, Mon-
sieur le Cardinal, ainsi qu’à tous ceux qui auront coopéré à ce
saint ministère, la Bénédiction apostolique.

Pie X, Pape
Du Vatican, le 18 octobre 1912

Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui concourt à
transmettre ou à apprendre la doctrine chrétienne.

L’astérisque (v ) qui figure devant certaines questions indique


qu’elles sont reprises dans les « Premiers éléments de la Doc-
trine chrétienne ».
P RI È RE S e t f o r m u l e s
Premières prières 
et formules 
à savoir par cœur

Vierge orante

=
  Médite ces choses et sois-y tout entier,   
afin que tes progrès soient évidents pour tous (1 Tm 4, 15).

1. Le signe de la Croix

I n nómine Patris, et Fílii, et


Spíritus Sancti. Amen. A unom du Père, et du Fils, et
du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

2. Le Credo ou Symbole des Apôtres

C J
1 1
in Deum Patrem
redo e crois en Dieu le Père
 omnipoténtem, Crea-  tout-puissant, Créateur du
tórem cæli et terræ ; 2 et in ciel et de la terre ; 2 et en
Iesum Christum, Fílium eius Jésus-Christ, son Fils unique,
únicum, Dóminum nostrum, Notre-Seigneur ; 3 qui a été
3
 qui concéptus est de Spíritu conçu du Saint-Esprit, est né
Sancto, natus ex María Vír- de la Vierge Marie ; 4 a souffert
gine, 4 passus sub Póntio sous Ponce Pilate, a été cruci-
Piláto, crucifíxus, mórtuus fié, est mort, a été enseveli ;
 Premières prières et formules à savoir par cœur

et sepúltus : 5 des­céndit ad 5
 est descendu aux enfers : le
ínferos : tértia die resurréxit troisième jour est ressuscité
a mórtuis, 6 ascéndit ad des morts ; 6 est monté aux
cælos, sedet ad déxteram cieux, est assis à la droite de
Dei Patris omnipoténtis : Dieu le Père tout-puissant,
7
 inde ven­túrus est iudicáre 7
 d’où il viendra juger les vi-
vivos et mórtuos. 8 Credo in vants et les morts. 8 Je crois au
Spíritum Sanctum, 9 sanc- Saint-Esprit, 9 à la sainte Église
tam Ecclésiam cathólicam, catholique, à la communion
sanctórum communiónem, des saints, 10 à la rémission des
10
 re­missiónem peccatórum, péchés, 11 à la résurrection de
11
 carnis resurrectiónem, la chair, 12 à la vie éternelle.
12
 vitam ætérnam. Amen. Ainsi soit-il.

3. Le Pater ou Oraison Dominicale

P ater noster qui es in


cælis, 1 sanctificétur
nomen tuum ; 2 advéniat
N otre Père qui êtes aux
cieux, 1 que votre nom soit
sanctifié ; 2 que votre règne ar-
regnum tuum ; 3 fiat volún- rive ; 3 que votre volonté soit
tas tua, sicut in cælo, et faite sur la terre comme au Ciel.
in terra. 4 Panem nostrum 4
 Donnez-nous aujourd’hui notre
cotidiánum da nobis hódie, pain de chaque jour ; 5 pardon-
5
 et dimítte nobis débita nez-nous nos offenses comme
nostra, sicut et nos dimít- nous pardonnons à ceux qui
timus debitóribus nostris ; nous ont offensés ; 6 et ne nous
6
 et ne nos indúcas in ten- laissez pas succomber à la ten-
tatiónem, 7 sed líbera nos a tation ; 7 mais délivrez-nous du
malo. Amen. mal. Ainsi soit-il.

4. Le Glória Patri ou Doxologie

G lória Patri, et Fílio, et


Spirítui Sancto. Sicut G loireau Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit. Com-
Premières prières et formules à savoir par cœur 

erat in princípio, et nunc, me il était au commencement,


et semper, et in sÅcula maintenant, et toujours, et
sæculórum. Amen. dans tous les siècles des siè-
cles. Ainsi soit-il.

5. L’Ave María ou Salutation angélique

A ve,María, grátia plena ;


 Dóminus tecum ; bene-
dícta tu in muliéribus, et
J e vous salue, Marie, pleine de
grâce ; le Seigneur est avec
vous ; vous êtes bénie entre
benedíctus fructus ventris toutes les femmes, et Jésus, le
tui, Iesus. Sancta María, fruit de vos entrailles, est béni.
Mater Dei, ora pro nobis Sainte Marie, Mère de Dieu,
peccatóribus, nunc et in priez pour nous, pauvres pé-
hora mortis nostræ. Amen. cheurs, maintenant et à l’heure
de notre mort. Ainsi soit-il.

6. Le Salve Regína

S alve, Regína, Mater mise-


 ricórdiæ ; vita, dulcédo,
et spes nostra, salve. Ad
N ousvous saluons Reine,
Mère de miséricorde ;
notre vie, notre douceur et
te clamámus, éxsules fílii notre espérance, salut. Vers
Hevæ. Ad te suspirámus, vous, nous crions, enfants
geméntes et flentes, in hac d’Ève, exilés. Vers vous, nous
lacrimárum valle. Eia ergo, soupirons, gémissant et pleu-
advocáta nostra, illos tuos rant dans cette vallée de lar-
misericórdes óculos ad nos mes. Ô vous, notre avocate,
convérte. Et Iesum, benedíc- tournez vers nous vos regards
tum fructum ventris tui, miséricordieux. Et après cet
nobis post hoc exsílium exil, montrez-nous Jésus, le
osténde. O clemens, o pia, fruit béni de vos entrailles. Ô
o dulcis Virgo María. clémente, ô miséricordieuse, ô
douce Vierge Marie.
 Premières prières et formules à savoir par cœur

7. À l’Ange Gardien

A ngele Dei, qui custos


  es mei, me tibi com-
míssum pietáte supérna,
A nge de Dieu, qui êtes mon
  gardien, vous à qui la Bon-
té divine m’a confié, éclairez-
illúmina, custódi, rege et moi, protégez-moi, dirigez-moi
gubérna. Amen. et gouvernez-moi. Ainsi soit-il.

8. Pour les fidèles défunts

R équiem ætérnam dona


 eis, Dómine, et lux per-
pétua lúceat eis. Requiés-
D onnez-leur le repos éter-
  nel, Seigneur, et que
la lumière sans fin luise sur
cant in pace. Amen. eux. Qu’ils reposent en paix.
Ainsi soit-il.

9. Acte de foi
en usage en France

M onDieu, je crois fermement toutes les vérités que vous


avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église,
parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper.

extrait du catéchisme de saint Pie X


Mon Dieu, je crois fermement tout ce que vous, Vérité infaillible, avez
révélé et que l’Église nous propose de croire. Je crois expressément en
vous, unique vrai Dieu en trois Personnes égales et distinctes, Père, Fils
et Saint-Esprit. Je crois au Fils incarné et mort pour nous, Jésus-Christ,
qui donnera à chacun, selon ses mérites, la récompense ou la peine
éternelle. Dans cette foi, je veux vivre et mourir. Seigneur, augmentez
ma foi.
Premières prières et formules à savoir par cœur 

10. Acte d’espérance


en usage en France

M on Dieu, j’espère, avec une ferme confiance, que vous


me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce
en ce monde et, si j’observe vos commandements, le bonheur
éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous
êtes fidèle dans vos promesses.

extrait du catéchisme de saint Pie X


Mon Dieu, j’espère de votre bonté, à cause de vos promesses et des
mérites de Jésus-Christ notre Sauveur, la vie éternelle et les grâces
nécessaires pour la mériter par les bonnes œuvres que je dois et veux
accomplir. Seigneur, que je ne sois pas confondu à jamais.

11. Acte de charité


en usage en France

M on Dieu, je vous aime de tout mon cœur et par-dessus


toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et
infiniment aimable, et j’aime mon prochain comme moi-même
pour l’amour de vous.

extrait du catéchisme de saint Pie X


Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur par dessus toutes choses,
ô Bien infini et notre éternel bonheur ; par amour pour vous, j’aime
mon prochain comme moi-même, et je pardonne les offenses reçues.
Seigneur, faites que je vous aime toujours davantage.

12. Acte de contrition


en usage en France

M on Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé,


parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché vous déplaît ; je prends la ferme résolution,
avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser
et de faire pénitence.
 Premières prières et formules à savoir par cœur

extrait du catéchisme de saint Pie X


Mon Dieu, je me repens de tout mon cœur de mes péchés ; je les hais
et les déteste, parce qu’ils offensent votre Majesté infinie, qu’ils sont
la cause de la mort de votre divin Fils Jésus et de ma ruine spirituelle.
Je ne veux plus en commettre à l’avenir et je me propose d’en fuir les
occasions. Seigneur, en votre miséricorde, pardonnez-moi.

13. Les deux principaux mystères de la Foi


1. Unité et Trinité de Dieu
2. Incarnation, Passion et Mort de Notre Seigneur Jésus-Christ

14. Les deux commandements de la charité


1. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit. 
2. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

15. Les dix commandements de Dieu ou Décalogue


Je suis le Seigneur ton Dieu :
1. Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi.
2. Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain.
3. Souviens-toi de sanctifier les fêtes.
4. Honore ton père et ta mère.
5. Tu ne tueras pas.
6. Tu ne commettras pas d’actes impurs.
7. Tu ne voleras pas.
8. Tu ne diras pas de faux témoignages.
9. Tu ne désireras pas la femme d’autrui.
10. Tu ne désireras pas le bien d’autrui.
Premières prières et formules à savoir par cœur 

16. Les cinq préceptes de l’Église


1. Entendre la Messe les dimanches et autres fêtes d’obligation.
2. S’abstenir de viande le vendredi et les autres jours
défendus, et jeûner aux jours prescrits.
3. Se confesser au moins une fois l’an et communier au
moins à Pâques.
4. Subvenir aux nécessités de l’Église en y contribuant selon
la loi et les usages.
5. Ne pas célébrer solennellement le Mariage aux temps
prohibés.

17. Les sept sacrements


1. Le Baptême 2. La Confirmation 3. L’Eucharistie
4. La Pénitence 5. L’Extrême-Onction 6. L’Ordre 7. Le Mariage

18. Les sept dons du Saint-Esprit


1. La sagesse 2. L’intelligence 3. Le conseil
4. La force 5. La science 6. La piété 7. La crainte de Dieu

19. Les trois vertus théologales


1. La foi 2. L’espérance 3. La charité

20. Les quatre vertus cardinales


1. La prudence 2. La justice 3. La force 4. La tempérance
 Premières prières et formules à savoir par cœur

21. Les sept œuvres de miséricorde corporelle


1. Donner à manger à ceux qui ont faim.
2. Donner à boire à ceux qui ont soif.
3. Vêtir ceux qui sont nus.
4. Abriter les étrangers.
5. Visiter les malades.
6. Visiter les prisonniers.
7. Ensevelir les morts.

22. Les sept œuvres de miséricorde spirituelle


1. Conseiller ceux qui doutent.
2. Enseigner ceux qui sont ignorants.
3. Avertir les pécheurs.
4. Consoler les affligés.
5. Pardonner les offenses.
6. Supporter patiemment les personnes ennuyeuses.
7. Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

23. Les sept péchés capitaux


1. L’orgueil 2. L’avarice 3. La luxure 4. La colère 
5. La gourmandise 6. L’envie 7. La paresse (ou acédie)

24. Les six péchés contre le Saint-Esprit


1. Désespérer du salut. 2. Avoir la présomption de se sauver
sans mérite. 3. Combattre la vérité connue. 4. Envier la grâce
d’autrui. 5. S’obstiner dans le péché. 6. L’impénitence finale.
Premières prières et formules à savoir par cœur 

25. Les quatre péchés qui crient vengeance


devant Dieu
1. L’homicide volontaire 2. Le péché impur contre nature 
3. L’oppression des pauvres 4. Léser les ouvriers dans leur
salaire

26. Les quatre fins dernières de l’homme


1. La mort 2. Le jugement 3. L’enfer 4. Le paradis
L’Annonciation - Fra Angelico
P REMI È RE S NO T ION S
Premières notions
de la Foi 
chrétienne

Incrédulité de saint Thomas - Le Caravage

=  Que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il existe, 


et qu’il récompense ceux qui le cherchent (He 11, 6).

La vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, 


vous le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé,
Jésus-Christ (Jn 17, 3).

v 1. Qui nous a créés ?


C’est Dieu qui nous a créés.

v 2. Qu’est-ce que Dieu ?


Dieu est l’Être absolument parfait, Créateur et
Seigneur du ciel et de la terre.

v 3. Que signifie absolument parfait ?


Absolument parfait signifie qu’en Dieu se trouve
toute perfection, sans défaut ni limite, c’est-à-dire
qu’il est puissance, sagesse et bonté infinies.

v 4. Que signifie Créateur ?


Créateur signifie que Dieu a fait de rien toutes
choses.
14 Premières notions de la Foi chrétienne

v 5. Que signifie Seigneur ?


Seigneur signifie que Dieu est le maître absolu de
toutes choses.

v 6. Dieu a-t-il un corps comme nous ?


Dieu n’a pas de corps, mais il est un esprit abso-
lument pur.

v 7. Où est Dieu ?
Dieu est au ciel, sur terre et en tout lieu : il est
l’Immense.

v 8. Dieu a-t-il toujours été ?


Dieu a toujours été et sera toujours : il est l’Éternel.

v 9. Dieu sait-il tout ?


Dieu sait tout, même nos pensées : il est l’Omniscient.

v10. Dieu peut-il tout faire ?


Dieu peut faire tout ce qu’il veut : il est le Tout-
Puissant.

v11. Dieu peut-il aussi faire le mal ?


Non, Dieu ne peut pas faire le mal parce qu’il ne
peut pas le vouloir, étant la bonté infinie ; mais il
le tolère pour laisser libres les créatures, sachant
ensuite tirer le bien même du mal.

v12. Dieu prend-il soin des choses créées ?


Dieu prend soin des choses créées et en est la
Providence ; il les conserve et les dirige toutes vers
leur propre fin, avec une sagesse, une bonté et une
justice infinies.
Premières notions de la Foi chrétienne 15

v13. Pour quelle fin Dieu nous a-t-il créés ?


Dieu nous a créés pour le connaître, l’aimer et le
servir dans cette vie et jouir ensuite de lui, dans
l’autre vie, au paradis.

v14. Qu’est-ce que le paradis ?


Le paradis, c’est la jouissance éternelle de Dieu
notre bonheur, et, en lui, de tous les autres biens,
sans aucun mélange de mal.

v15. Qui mérite le paradis ?


Mérite le paradis celui qui est bon, c’est-à-dire
qui aime Dieu, le sert fidèlement, et meurt dans
sa grâce.

v16. Que méritent les méchants qui ne servent pas


Dieu et meurent en état de péché mortel ?
Les méchants qui ne servent pas Dieu et meurent
en état de péché mortel méritent l’enfer.

v17. Qu’est-ce que l’enfer ?


L’enfer, c’est la souffrance éternelle, qui consiste
dans la privation de Dieu, notre bonheur, et dans
la peine du feu et de tous les autres maux, sans
aucun mélange de bien.

v18. Pourquoi Dieu récompense-t-il les bons et punit-il


les méchants ?
Dieu récompense les bons et punit les méchants,
parce qu’il est la justice infinie.
16 Premières notions de la Foi chrétienne

v19. Y a-t-il un seul Dieu ?


Il y a un seul Dieu, mais en trois Personnes égales
et distinctes, qui sont la Très Sainte Trinité.

v 20. Comment s’appellent les trois Personnes de la


Sainte Trinité ?
Les trois Personnes de la Sainte Trinité s’appellent
le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

v 21. Des trois Personnes de la Sainte Trinité, y en


a-t-il une qui s’est incarnée et faite homme ?
Des trois Personnes de la Sainte Trinité, la deuxième,
c’est-à-dire le Fils, s’est incarnée et faite homme.

v 22. Comment s’appelle le Fils de Dieu fait homme ?


Le Fils de Dieu fait homme s’appelle Jésus-Christ.

v 23. Qui est Jésus-Christ ?


Jésus-Christ est la deuxième Personne de la Sainte
Trinité, le Fils de Dieu fait homme.

v 24. Jésus-Christ est-il Dieu et homme ?


Oui, Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme.

v 25. Pourquoi le Fils de Dieu s’est-il fait homme ?


Le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous sauver,
c’est-à-dire pour nous racheter du péché et nous
mériter le paradis.

v 26. Qu’a fait Jésus-Christ pour nous sauver ?


Pour nous sauver, Jésus-Christ a satisfait pour nos
péchés en souffrant et en se sacrifiant lui-même sur
la Croix, et il nous a enseigné à vivre selon Dieu.
Premières notions de la Foi chrétienne 17

v 27. Pour vivre selon Dieu, que devons-nous faire ?


Pour vivre selon Dieu, nous devons croire les vé-
rités révélées par lui et observer ses commande-
ments, avec l’aide de sa grâce, qui s’obtient par les
sacrements et la prière.

‡ Oraison :
Nous vous en prions, Seigneur, accordez-nous, dans
votre bonté, la grâce de penser et d’agir toujours selon
la justice ; afin que, ne pouvant exister sans vous,
nous puissions conformer notre vie à votre volonté.
Nous vous en supplions par Jésus-Christ, votre Fils,
notre Seigneur, qui vit et règne avec vous, en l’unité
du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Oraison du VIIIe dimanche après la Pentecôte
Les Mages devant Hérode - Adoration des Mages - Psautier d’Ingeburge
P AR T I e

Credo
ou
I
À À À
Principales vérités
Chapitre 1
de la Foi chrétienne Les mystères principaux -
Le signe de la Croix

Chapitre 2
L’Unité et la Trinité de Dieu

=  Sans la foi, il est impossible   Chapitre 3

de plaire à Dieu (He 11, 6). La création du monde -


L’origine et la chute
de l’homme

Chapitre 4
L’Incarnation, la Passion
et la Mort du Fils de Dieu

Chapitre 5
La venue de Jésus-Christ
à la fin du monde -
Les deux jugements :
l’un particulier,
l’autre général

Chapitre 6
L’Église catholique -
La communion des saints

Chapitre 7
La rémission des
péchés -
Le péché

Chapitre 8
La résurrection
de la chair -
La vie éternelle -
Amen
Les mystères

C HA P I T RE 1
principaux -
Le signe de la Croix

La Croix - Mosaïque de Ravenne

=  Je crois…

v 28. Quelles sont les vérités révélées par Dieu ?


Les vérités révélées par Dieu sont principalement
celles que résume le Credo ou Symbole des Apôtres.
Elles s’appellent vérités de foi, parce que nous devons
les croire d’une foi absolue, étant enseignées par
Dieu qui ne peut ni se tromper ni nous tromper.

v 29. Qu’est-ce que le Credo ou Symbole des Apôtres ?


Le Credo ou Symbole des Apôtres est une profes-
sion des principaux mystères et des autres vérités
que Dieu nous a révélées par Jésus-Christ et les
Apôtres, et que l’Église nous enseigne.

30. Qu’est-ce qu’un mystère ?


Un mystère est une vérité supérieure mais non
contraire à la raison, que nous croyons parce que
Dieu l’a révélée.
24 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v 31. Quels sont les principaux mystères de la Foi pro-


fessés dans le Credo ?
Les principaux mystères de la Foi professés dans
le Credo sont au nombre de deux :
• l’Unité et la Trinité de Dieu ;
• l’Incarnation, la Passion et la Mort de Notre Seigneur
Jésus-Christ.

v 32. Professons-nous et exprimons-nous encore d’une


autre manière les deux principaux mystères de la
Foi ?
Nous professons et exprimons encore les deux prin-
cipaux mystères de la Foi par le signe de la Croix qui,
pour cette raison, est le signe du chrétien.

v 33. Comment fait-on le signe de la Croix ?


On fait le signe de la Croix en portant la main droite au
front et en disant : Au nom du Père ; puis à la poitrine,
en disant : et du Fils ; ensuite à l’épaule gauche et à
l’épaule droite, en disant : et du Saint-Esprit ; et l’on
termine par les paroles : Ainsi soit-il.

v 34. Dans le signe de la Croix, comment exprimons-nous


les deux principaux mystères de la Foi ?
Dans le signe de la Croix, nous exprimons par les
paroles l’Unité et la Trinité de Dieu, et par la forme
de la Croix, la Passion et la Mort de Notre Seigneur
Jésus-Christ.
Mystères principaux - Signe de la Croix 25

35. Est-il utile de faire le signe de la Croix ?


Il est très utile de faire le signe de la Croix, souvent
et avec dévotion, parce que c’est un acte extérieur de
foi qui ravive en nous cette vertu, triomphe du
respect humain et des tentations, et nous obtient
des grâces de Dieu.

36. Quand est-il bon de faire le signe de la Croix ?


Il est toujours bon de faire le signe de la Croix, mais
spécialement avant et après tout acte de religion,
avant et après le repas et le sommeil, et dans les
dangers de l’âme et du corps.
L’Unité
C HA P I T RE 2

et
la Trinité de Dieu

La Trinité - Enluminure

=
  Je crois en Dieu le Père tout-puissant… 
en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur… 
et au Saint-Esprit.

37. Que signifie Unité de Dieu ?


Unité de Dieu signifie qu’il y a un seul Dieu.

38. Que signifie Trinité de Dieu ?


Trinité de Dieu signifie qu’en Dieu il y a trois
Personnes égales, réellement distinctes : le Père,
le Fils et le Saint-Esprit.

39. Que signifie trois Personnes réellement distinctes ?


Trois Personnes réellement distinctes signifie qu’en
Dieu, une Personne n’est pas l’autre, bien qu’elles
soient toutes les trois un seul Dieu.
Unité et Trinité de Dieu 27

40. Comprenons-nous comment les trois Personnes


divines, bien que réellement distinctes, sont un
seul Dieu ?
Nous ne comprenons pas et ne pouvons compren-
dre comment les trois Personnes divines, bien que
réellement distinctes, sont un seul Dieu : c’est un
mystère.

v 41. Quelle est la première Personne de la Sainte


Trinité ?
La première Personne de la Sainte Trinité est le Père.

v 42. Quelle est la deuxième Personne de la Sainte


Trinité ?
La deuxième Personne de la Sainte Trinité est le Fils.

v 43. Quelle est la troisième Personne de la Sainte


Trinité ?
La troisième Personne de la Sainte Trinité est le
Saint-Esprit.

44. Pourquoi le Père est-il la première Personne de


la Sainte Trinité ?
Le Père est la première Personne de la Sainte Trinité
parce qu’il ne procède pas d’une autre Personne,
et que de lui procèdent les deux autres : le Fils et
le Saint-Esprit.

45. Pourquoi le Fils est-il la deuxième Personne de


la Sainte Trinité ?
Le Fils est la deuxième Personne de la Sainte Trinité
parce qu’il est engendré par le Père, et qu’il est,
avec le Père, principe du Saint-Esprit.
28 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

46. Pourquoi le Saint-Esprit est-il la troisième Per-


sonne de la Sainte Trinité ?
Le Saint-Esprit est la troisième Personne de la Sainte
Trinité parce qu’il procède du Père et du Fils.

v 47. Chacune des Personnes de la Sainte Trinité est-


elle Dieu ?
Oui, chacune des Personnes de la Sainte Trinité
est Dieu.

48. Si chacune des Personnes divines est Dieu, les


trois Personnes divines sont donc trois Dieux ?
Les trois Personnes divines ne sont pas trois Dieux,
mais un seul Dieu, parce qu’elles ont la même
unique nature ou substance divine.

49. Les trois Personnes divines sont-elles égales ou


bien en est-il une plus grande, plus puissante et
plus sage ?
Les trois Personnes divines étant un seul Dieu sont
égales en tout, et ont également en commun toute
perfection et toute opération.
Cependant, certaines perfections et les œuvres cor-
respondantes sont attribuées à une Personne plutôt
qu’à une autre, comme la puissance et la création
au Père.

50. Le Père du moins n’était-il pas avant le Fils et le


Saint-Esprit ?
Le Père n’a pas été avant le Fils et le Saint-Esprit,
parce que les trois Personnes divines, ayant en
commun l’unique nature divine qui est éternelle,
sont également éternelles.
La création 

C HA P I T RE 3
du monde -

L’origine et la chute
de l’homme

Dieu mesurant le monde - Bible moralisée

=  Je crois en Dieu… Créateur du ciel et de la terre.

51. Pourquoi Dieu est-il appelé Créateur du ciel et


de la terre ?
Dieu est appelé Créateur du ciel et de la terre,
c’est-à-dire du monde, parce qu’il l’a fait de rien,
et que faire de rien, c’est créer.

52. Le monde est-il tout entier l’œuvre de Dieu ?


Le monde est tout entier l’œuvre de Dieu, et par
sa grandeur, sa beauté et son ordre merveilleux,
il nous montre la puissance, la sagesse et la bonté
infinies du Créateur.

v 53. Dieu a-t-il créé seulement ce qui est matériel dans


le monde ?
Dieu n’a pas créé seulement ce qui est matériel dans
le monde, mais aussi les purs esprits ; et il crée
l’âme de chaque homme.
30 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v 54. Qu’est-ce que les purs esprits ?


Les purs esprits sont des êtres intelligents sans
corps.

55. Comment savons-nous qu’il existe de purs esprits


créés ?
Nous savons par la foi qu’il existe de purs esprits
créés.

56. Quels purs esprits créés nous fait connaître la


foi ?
La foi nous fait connaître les purs esprits bons, qui
sont les Anges, et les mauvais, qui sont les démons.

v 57. Qu’est-ce que les Anges ?


Les Anges sont les ministres invisibles de Dieu,
et aussi nos Gardiens, Dieu ayant confié chaque
homme à l’un d’entre eux.

58. Avons-nous des devoirs envers les Anges ?


Envers les Anges, nous avons le devoir de la vénéra-
tion, et envers notre Ange Gardien, nous avons aussi
le devoir de lui être reconnaissant, d’écouter ses
inspirations, et de ne jamais offenser sa présence
par le péché.

v 59. Qu’est-ce que les démons ?


Les démons sont des anges révoltés contre Dieu
par orgueil, précipités en enfer et qui, par haine
de Dieu, tentent l’homme au mal.

v 60. Qu’est-ce que l’homme ?


L’homme est un être raisonnable, composé d’une
âme et d’un corps.
Création du monde • Origine et chute de l’homme 31

v 61. Qu’est-ce que l’âme ?


L’âme est la partie spirituelle de l’homme par laquelle
il vit, comprend et est libre, et c’est pourquoi il est
capable de connaître, aimer et servir Dieu.

v 62. L’âme de l’homme meurt-elle avec le corps ?


L’âme de l’homme ne meurt pas avec le corps mais
elle vit éternellement, car elle est spirituelle.

v 63. Quel soin devons-nous avoir de notre âme ?


Nous devons avoir le plus grand soin de notre âme
parce qu’elle est en nous la partie la meilleure, et
qu’elle est immortelle. Ce n’est qu’en sauvant notre
âme que nous serons éternellement heureux.

64. Comment l’homme est-il libre ?


L’homme est libre en ce qu’il peut faire une chose et
ne pas la faire, ou en faire une plutôt qu’une autre,
comme nous le sentons bien en nous-mêmes.

65. Si l’homme est libre, peut-il faire aussi le mal ?


L’homme peut, c’est-à-dire, est capable de faire même
le mal, mais il ne doit pas le faire, précisément parce
que c’est le mal. La liberté ne doit être employée
que pour le bien.

66. Qui furent les premiers hommes ?


Les premiers hommes furent Adam et Ève, créés
directement par Dieu.
Ils sont appelés les premiers parents parce que tous
les autres hommes sont leurs descendants.
32 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

67. L’homme fut-il créé faible et misérable comme


nous le sommes maintenant ?
L’homme ne fut pas créé faible et misérable comme
nous le sommes maintenant, mais dans un état de
bonheur, avec une destinée et des dons supérieurs
à la nature humaine.

68. Quelle destinée l’homme reçut-il de Dieu ?


L’homme reçut de Dieu la très haute destinée de le
voir et de jouir éternellement de lui, le Bien infini ;
et comme cela dépasse absolument la capacité de la
nature, l’homme reçut en même temps, pour y attein-
dre, une puissance surnaturelle appelée la grâce.

69. En plus de la grâce, qu’est-ce que Dieu avait en-


core donné à l’homme ?
En plus de la grâce, Dieu avait donné à l’homme
l’exemption des faiblesses et des misères de la vie, et
de la nécessité de mourir, à la condition de ne pas pé-
cher. Malheureusement, Adam, le chef de l’humanité,
commit le péché en mangeant du fruit défendu.

70. Quel fut le péché d’Adam ?


Le péché d’Adam fut un péché grave d’orgueil et
de désobéissance.

71. Quels dommages causa le péché d’Adam ?


Le péché d’Adam le dépouilla, lui et tous les hommes,
de la grâce et de tous les autres dons surnaturels.
Il les assujettit au péché, au démon, à la mort, à
l’ignorance, aux mauvaises inclinations et à toutes
les autres misères.
Enfin il les exclut du paradis.
Création du monde • Origine et chute de l’homme 33

72. Comment s’appelle le péché auquel Adam assujettit


les hommes par sa faute ?
Le péché auquel Adam assujettit les hommes par
sa faute s’appelle le péché originel parce que, com-
mis au commencement de l’humanité, il se trans-
met avec la nature à tous les hommes dans leur
origine.

73. En quoi consiste le péché originel ?


Le péché originel consiste dans la privation de la
grâce originelle que, selon la disposition de Dieu,
nous devrions avoir mais que nous n’avons pas,
parce que le chef de l’humanité, par sa désobéis-
sance, s’en est privé lui-même avec nous tous, ses
descendants.

74. Comment donc le péché originel est-il volontaire,


et par conséquent faute pour nous ?
Le péché originel est volontaire, et par conséquent
faute pour nous, en ceci seulement qu’Adam l’a com-
mis volontairement, en tant que chef de l’humanité.
Et c’est pourquoi Dieu ne punit pas, mais simple-
ment ne récompense pas de son paradis celui qui
n’aurait que le péché originel.

75. L’homme, à cause du péché originel, devait-il rester


exclu pour toujours du paradis ?
L’homme, à cause du péché originel, devait rester
exclu pour toujours du paradis si Dieu, pour le sau-
ver, n’avait promis et envoyé du Ciel son propre
Fils, Jésus-Christ.
L’Incarnation,
C HA P I T RE 4

la Passion
et la Mort
du Fils de Dieu

Pitié de Notre-Seigneur - Musée du Louvre

=  Je crois… en Jésus-Christ, son Fils unique,


Notre-Seigneur ; 
qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ;
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, 
est mort, a été enseveli ;  
est descendu aux enfers : le troisième jour 
est ressuscité des morts ; 
est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu 
le Père tout-puissant.

v76. Comment le Fils de Dieu s’est-il fait homme ?


Le Fils de Dieu s’est fait homme en prenant un corps
et une âme comme les nôtres, dans le sein très pur
de la Vierge Marie, par l’opération du Saint-Esprit.

v77. Le Fils de Dieu, en se faisant homme, a-t-il cessé


d’être Dieu ?
Le Fils de Dieu, en se faisant homme, n’a pas cessé
d’être Dieu ; mais, tout en restant vrai Dieu, il a
commencé à être aussi vrai homme.
ChapitreIncarnation,
iv • Incarnation,
PassionPassion
et MortetduMort
Fils du
de Fils
Dieude Dieu 35

78. En Jésus-Christ, y a-t-il deux natures ?


En Jésus-Christ, il y a deux natures : la nature divine
et la nature humaine.

79. En Jésus-Christ, avec les deux natures, y a-t-il


aussi deux personnes ?
En Jésus-Christ, avec les deux natures, il n’y a pas
deux personnes mais une seule, la Personne divine
du Fils de Dieu.

80. Comment Jésus-Christ fut-il reconnu pour Fils


de Dieu ?
Jésus-Christ fut reconnu pour Fils de Dieu parce
que Dieu le Père le proclama tel au Baptême et à
la Transfiguration, en disant : « Celui-ci est mon Fils
bien-aimé en qui j’ai mis mes complaisances », et
parce que Jésus-Christ lui-même se déclara tel du-
rant sa vie terrestre.

81. Jésus-Christ a-t-il toujours été ?


Jésus-Christ, comme Dieu, a toujours été ; com-
me homme, il a commencé d’être au moment de
l’Incarnation.

v 82. De qui est né Jésus-Christ ?


Jésus-Christ est né de Marie toujours Vierge, qui pour
cette raison, s’appelle et est vraiment Mère de Dieu.

 Mt 3, 17 ; Lc 9, 35.
36 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v 83. Saint Joseph ne fut-il pas le père de Jésus-Christ ?


Saint Joseph ne fut pas le vrai père de Jésus-Christ,
mais son père putatif ; c’est-à-dire que, comme époux
de Marie et gardien de Jésus-Christ, il fut réputé père
de celui-ci sans être tel.

v 84. Où Jésus-Christ est-il né ?


Jésus-Christ est né à Bethléem, dans une étable, et
fut déposé dans une crèche.

v 85. Pourquoi Jésus-Christ a-t-il voulu être pauvre ?


Jésus-Christ a voulu être pauvre, pour nous appren-
dre à être humbles et à ne pas mettre notre bonheur
dans les richesses, les honneurs et les plaisirs
du monde.

86. Qu’a fait Jésus-Christ pendant sa vie terrestre ?


Jésus-Christ, pendant sa vie terrestre, nous a ensei-
gné par l’exemple et par la parole à vivre selon Dieu,
et il a confirmé sa doctrine par des miracles.
Enfin, pour effacer le péché, nous réconcilier avec
Dieu et nous ouvrir le paradis, il s’est sacrifié
sur la Croix, « unique Médiateur entre Dieu et les
hommes ».

87. Qu’est-ce qu’un miracle ?


Un miracle est un fait sensible, supérieur à toutes
les forces et lois de la nature, et qui ne peut donc
provenir que de Dieu seul, Maître de la nature.

 1 Tm 2, 5.
Incarnation, Passion et Mort du Fils de Dieu 37

88. Par quels miracles surtout Jésus-Christ a-t-il confirmé


sa doctrine et démontré qu’il était vraiment Dieu ?
Jésus-Christ a confirmé sa doctrine et démontré
qu’il était vraiment Dieu, surtout :
• en rendant instantanément la vue aux aveugles,
l’ouïe aux sourds, la parole aux muets, la santé à
toutes sortes de malades, et la vie aux morts ;
• en commandant en maître aux démons et aux
forces de la nature ;
• et par-dessus tout en se ressuscitant lui-même.

v 89. Jésus-Christ est-il mort comme Dieu ou comme


homme ?
Jésus-Christ est mort comme homme, car, comme
Dieu, il ne pouvait ni souffrir ni mourir.

v 90. Qu’est devenu Jésus-Christ après sa mort ?


Après sa mort, Jésus-Christ est descendu aux lim-
bes avec son âme, auprès des âmes des justes
morts auparavant, pour les conduire avec lui au
paradis.
Puis il est ressuscité, en reprenant son corps qui
avait été enseveli.

91. Combien de temps le corps de Jésus-Christ est-il


resté enseveli ?
Le corps de Jésus-Christ est resté enseveli trois
jours incomplets, depuis le soir du vendredi jusqu’à
l’aube du jour qui s’appelle maintenant le dimanche
de Pâques.
38 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v 92. Qu’a fait Jésus-Christ après sa Résurrection ?


Après sa Résurrection, Jésus-Christ est resté qua-
rante jours sur la terre, puis il est monté au Ciel, où il
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant.

93. Pourquoi Jésus-Christ, après sa Résurrection,


est-il resté quarante jours sur la terre ?
Jésus-Christ, après sa Résurrection, est resté
quarante jours sur la terre pour montrer qu’il était
vraiment ressuscité, pour confirmer ses disciples
dans la foi en lui, et pour les instruire plus profon-
dément dans sa doctrine.

v 94. Maintenant, Jésus-Christ est-il seulement au Ciel ?


Maintenant, Jésus-Christ n’est pas seulement au
Ciel, mais comme Dieu, il est en tout lieu, et com-
me Dieu et homme, il est au Ciel et dans le Très
Saint Sacrement de l’autel.
La venue de Jésus-Christ
à la fin du monde -

C HA P I T RE 5
Les deux jugements :
l’un particulier,
l’autre général

Pesée des âmes - Cathédrale d’Amiens

=  D’où il viendra juger les vivants et les morts.

v 95. Jésus-Christ ne reviendra-t-il jamais plus visiblement


sur cette terre ?
Jésus-Christ reviendra visiblement sur cette terre à
la fin du monde pour juger les vivants et les morts,
c’est-à-dire tous les hommes, bons et mauvais.

v 96. Jésus-Christ attendra-t-il jusqu’à la fin du monde


pour nous juger ?
Jésus-Christ n’attendra pas jusqu’à la fin du monde
pour nous juger, mais il jugera chacun aussitôt
après la mort.

97. Y a-t-il deux jugements ?


Il y a deux jugements : le jugement particulier pour cha-
que âme aussitôt après la mort et le jugement général
ou universel pour tous les hommes à la fin du monde.
40 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v 98. Sur quoi Jésus-Christ nous jugera-t-il ?


Jésus-Christ nous jugera sur le bien et le mal que
nous aurons faits pendant notre vie, et même sur
nos pensées et nos omissions.

99. Que devient l’âme après le jugement particulier ?


Après le jugement particulier, si l’âme est sans pé-
ché et sans dette de peine, elle va au paradis ; si
elle a quelque péché véniel, ou quelque peine due
au péché, elle va au purgatoire jusqu’à ce qu’elle ait
satisfait ; si elle est en état de péché mortel, obsti-
née dans sa révolte contre Dieu, elle va en enfer.

100. Où vont les enfants morts sans Baptême ?


Les enfants morts sans Baptême vont aux limbes,
où il n’y a ni récompense surnaturelle ni peine ;
comme ils ont le péché originel et celui-là seule-
ment, ils ne méritent pas le paradis, mais ne méri-
tent pas non plus l’enfer ou le purgatoire.

v101. Qu’est-ce que le purgatoire ?


Le purgatoire, c’est la souffrance temporaire consis-
tant dans la privation de Dieu, et en d’autres peines,
qui enlèvent à l’âme tout reste de péché pour la
rendre digne de voir Dieu.

102. Pouvons-nous soulager et même délivrer les âmes


des peines du purgatoire ?
Nous pouvons soulager et même délivrer les âmes
des peines du purgatoire par les suffrages, c’est-à-
dire par les prières, les indulgences, les aumônes
et autres bonnes œuvres, et surtout par la sainte
Messe.
Venue de Jésus-Christ à la fin du monde • Les deux jugements 41

103. Est-il certain que le paradis et l’enfer existent ?


Il est certain que le paradis et l’enfer existent :
c’est Dieu qui l’a révélé, en promettant à maintes
reprises aux bons la vie éternelle et sa propre joie,
et en menaçant les méchants de la perdition et du
feu éternel.

104. Combien de temps dureront le paradis et l’enfer ?


Le paradis et l’enfer dureront éternellement.
L’Église catholique -
C HA P I T RE 6

La communion
des saints

Le Christ et l’Église - L. Veneziano - 1369

= Je crois… à la sainte Église catholique, 


à la communion des saints.

v105. Qu’est-ce que l’Église ?


L’Église est la société des vrais chrétiens, c’est-à-dire
des baptisés qui professent la foi et la doctrine de
Jésus-Christ, participent à ses sacrements et obéis-
sent aux Pasteurs établis par lui.

v106. Par qui a été fondée l’Église ?


L’Église a été fondée par Jésus-Christ, qui a réuni ses
fidèles en une seule société, l’a soumise aux Apôtres
avec saint Pierre pour chef, et lui a donné le sacrifice,
les sacrements et le Saint-Esprit qui la vivifie.
L’Église catholique • La communion des saints 43

v107. Quelle est l’Église de Jésus-Christ ?


L’Église de Jésus-Christ est l’Église Catholique
Romaine, parce qu’elle seule est une, sainte, catholique
et apostolique, comme lui-même l’a voulue.

108. Pourquoi l’Église est-elle une ?


L’Église est une parce que tous ses membres ont
eu, ont et auront toujours la seule et unique foi, le
seul et unique sacrifice et les seuls sacrements, le
même chef visible, le Pontife Romain, successeur
de saint Pierre.
Ils forment ainsi l’unique Corps mystique de Jésus-Christ.

109. Pourquoi l’Église est-elle sainte ?


L’Église est sainte parce que Jésus-Christ, son Chef
invisible, et l’Esprit qui la vivifie, sont saints ; parce
qu’en elle, la doctrine, le sacrifice et les sacrements
sont saints et que tous sont appelés à se sanctifier ;
et parce que réellement beaucoup ont été, sont et
seront saints.

110. Pourquoi l’Église est-elle catholique ?


L’Église est catholique, c’est-à-dire universelle,
parce qu’elle est instituée pour tous les hommes,
adaptée à tous et répandue sur toute la terre.

111. Pourquoi l’Église est-elle apostolique ?


L’Église est apostolique parce qu’elle est fondée sur
les Apôtres et sur leur prédication, et gouvernée
par leurs successeurs, les Pasteurs légitimes, qui
continuent à transmettre sans interruption et sans
altération la doctrine et le pouvoir des Apôtres.
44 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v112. Quels sont les Pasteurs légitimes de l’Église ?


Les Pasteurs légitimes de l’Église sont le Pape, ou
Souverain Pontife, et les Évêques unis à lui.

v113. Qu’est-ce que le Pape ?


Le Pape est le successeur de saint Pierre sur le
Siège de Rome et dans la primauté, c’est-à-dire dans
l’apostolat et l’épiscopat universels.
Il est donc le chef visible de toute l’Église, et le
vicaire de Jésus-Christ, Chef invisible.
C’est pourquoi l’Église s’appelle Catholique Romaine.

v114. Que constituent le Pape et les Évêques unis à lui ?


Le Pape et les Évêques unis à lui constituent l’Église
enseignante, ainsi appelée parce qu’elle a reçu de
Jésus-Christ la mission d’enseigner les vérités et les
lois divines à tous les hommes.
C’est par elle seulement que l’on peut recevoir la
pleine et sûre connaissance nécessaire pour vivre
chrétiennement.

v115. L’Église enseignante peut-elle se tromper quand


elle nous enseigne les vérités révélées par Dieu ?
L’Église enseignante ne peut pas se tromper quand
elle nous enseigne les vérités révélées par Dieu :
elle est infaillible parce que, selon la promesse
de Jésus-Christ, « l’Esprit de vérité » l’assiste
continuellement.

 Jn 15, 26.
L’Église catholique • La communion des saints 45

v116. Le Pape peut-il se tromper quand il enseigne seul


les vérités révélées par Dieu ?
Le Pape ne peut pas se tromper quand il enseigne
seul les vérités révélées par Dieu, c’est-à-dire qu’il
est infaillible comme l’Église lorsque, en qualité de
Pasteur et Docteur de tous les chrétiens, il définit des
doctrines concernant la foi ou les mœurs.

117. En dehors de l’Église Catholique-Romaine, une


autre Église peut-elle être l’Église de Jésus-Christ
ou du moins en être une partie ?
En dehors de l’Église Catholique-Romaine, aucune
Église ne peut être l’Église de Jésus-Christ ni en
être une partie.
En effet, aucune autre ne peut avoir avec elle
les notes singulières et distinctives de l’Église de
Jésus-Christ, qui sont d’être une, sainte, catholique
et apostolique.
De fait, aucune des autres Églises qui se disent
chrétiennes ne possède ces notes.

118. Pourquoi Jésus-Christ a-t-il institué l’Église ?


Jésus-Christ a institué l’Église pour que les hommes
trouvent en elle le guide sûr et les moyens de sainteté
et de salut éternel.

119. Quels sont les moyens de sainteté et de salut


éternel qui se trouvent dans l’Église ?
Les moyens de sainteté et de salut éternel qui se
trouvent dans l’Église sont la vraie foi, le sacrifice et
les sacrements, et les secours spirituels réciproques,
comme la prière, le conseil, l’exemple.
46 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

120. Les moyens de sainteté et de salut éternel sont-


ils communs à tous les hommes ?
Les moyens de sainteté et de salut éternel sont
communs à tous les hommes qui appartiennent à
l’Église, c’est-à-dire aux fidèles, qui, dans les écrits
apostoliques, sont appelés saints ; c’est pourquoi
leur union et leur participation à ces moyens est
une communion de saints dans des choses saintes.

121. Pourquoi les fidèles qui se trouvent dans l’Église


sont-ils appelés saints ?
Les fidèles qui se trouvent dans l’Église sont appelés
saints, parce qu’ils sont consacrés à Dieu, justifiés
ou sanctifiés par les sacrements, et obligés de vivre
en saints.

122. Que signifie communion des saints ?


Communion des saints signifie que tous les fidèles,
formant un seul corps en Jésus-Christ, profitent de
tout le bien qui est et qui se fait dans ce même corps,
c’est-à-dire dans l’Église universelle, pourvu qu’ils
n’en soient pas empêchés par l’affection au péché.

123. Les bienheureux du paradis et les âmes du pur-


gatoire sont-ils dans la communion des saints ?
Les bienheureux du paradis et les âmes du
purgatoire sont eux aussi dans la communion des
saints, parce que, unis entre eux et avec nous par
la charité, les uns reçoivent nos prières, les autres
nos suffrages, et tous, en retour, intercèdent pour
nous auprès de Dieu.
L’Église catholique • La communion des saints 47

124. Qui est hors de la communion des saints ?


Est hors de la communion des saints celui qui
est hors de l’Église, c’est-à-dire les damnés,
les infidèles, les Juifs, les hérétiques, les apostats,
les schismatiques et les excommuniés.

125. Qu’est-ce que les infidèles ?


Les infidèles sont les non baptisés qui ne croient
en aucune manière au Sauveur promis, c’est-à-dire
au Messie ou Christ : tels sont les idolâtres et les
musulmans.

126. Qu’est-ce que les Juifs ?


Les Juifs sont les non baptisés qui professent la loi
de Moïse et ne croient pas que Jésus-Christ est le
Messie ou Christ promis.

127. Qu’est-ce que les hérétiques ?


Les hérétiques sont les baptisés qui s’obstinent à
ne pas croire quelque vérité révélée par Dieu et
enseignée par l’Église : tels sont les protestants.

128. Qu’est-ce que les apostats ?


Les apostats sont les baptisés qui renient, par un
acte extérieur, la foi catholique qu’ils professaient
auparavant.

129. Qu’est-ce que les schismatiques ?


Les schismatiques sont les baptisés qui refusent
obstinément de se soumettre aux Pasteurs légitimes
et qui, pour cette raison, sont séparés de l’Église,
même s’ils ne nient aucune vérité de foi.
48 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

130. Qu’est-ce que les excommuniés ?


Les excommuniés sont les baptisés exclus pour des
fautes très graves de la communion de l’Église, afin
qu’ils ne pervertissent pas les autres et qu’ils soient
punis et corrigés par ce remède extrême.

131. Est-ce un grand malheur d’être hors de l’Église ?


Être hors de l’Église est un très grand malheur,
parce que, hors d’elle, il n’y a pas de moyens éta-
blis ni de guide sûr pour le salut éternel, qui, pour
l’homme, est l’unique chose vraiment nécessaire.

132. Celui qui est hors de l’Église se sauve-t-il ?


Celui qui est hors de l’Église par sa propre faute et
meurt sans la contrition parfaite ne se sauve pas.
Mais celui qui se trouve hors de l’Église sans sa
propre faute et mène une vie bonne, peut se sauver
par l’amour de charité qui unit à Dieu, et unit aussi,
en esprit, à l’âme de l’Église.
La rémission

C HA P I T RE 7
des péchés -
Le péché

Sainte Marie-Madeleine - Mosaïque de Ravenne

=  Je crois… à la rémission des péchés.

133. Que signifie rémission des péchés ?


Rémission des péchés signifie que Jésus-Christ a
donné aux Apôtres et à leurs successeurs le pouvoir
de remettre tout péché dans l’Église.

134. Comment les péchés sont-ils remis dans l’Église ?


Dans l’Église, les péchés sont remis principalement
par les sacrements de Baptême et de Pénitence,
institués à cette fin par Jésus-Christ.

v135. Qu’est-ce que le péché ?


Le péché est une offense faite à Dieu en désobéissant
à sa loi.

v136. Combien y a-t-il d’espèces de péchés ?


Il y a deux espèces de péchés : le péché originel et
le péché actuel.
50 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v137. Qu’est-ce que le péché originel ?


Le péché originel est le péché que l’humanité a
commis en Adam son chef, et que tout homme
contracte d’Adam par descendance naturelle.

v138. Parmi les fils d’Adam, personne n’a-t-il jamais été


préservé du péché originel ?
Parmi les fils d’Adam, seule la très sainte Vierge
Marie a été préservée du péché originel.
Parce qu’elle fut choisie pour être Mère de Dieu,
elle fut « pleine de grâce », et donc sans péché dès
le premier instant.
C’est pourquoi l’Église célèbre son Immaculée
Conception.

v139. Comment le péché originel est-il effacé ?


Le péché originel est effacé par le saint Baptême.

v140. Qu’est-ce que le péché actuel ?


Le péché actuel est celui qui est commis volontai-
rement par ceux qui ont l’usage de la raison.

v141. De combien de manières commet-on le péché


actuel ?
On commet le péché actuel de quatre manières : par
pensée, par parole, par action et par omission.

v142. Combien y a-t-il d’espèces de péchés actuels ?


Il y a deux espèces de péchés actuels : le péché
mortel et le péché véniel.

 Lc 1, 28.
La rémission des péchés 51

v143. Qu’est-ce que le péché mortel ?


Le péché mortel est une désobéissance à la loi
de Dieu en matière grave, commise avec pleine
advertance et consentement délibéré.

144. Pourquoi le péché grave s’appelle-t-il mortel ?


Le péché grave s’appelle mortel parce qu’il prive
l’âme de la grâce divine qui est sa vie, lui enlève les
mérites et la capacité d’en acquérir de nouveaux, et la
rend digne de la peine ou mort éternelle en enfer.

145. Si le péché mortel rend l’homme incapable de


mériter, il est donc inutile que le pécheur fasse
de bonnes œuvres ?
Il n’est pas inutile que le pécheur fasse de bonnes
œuvres ; au contraire, il doit en faire, soit pour ne
pas devenir pire en les omettant et en tombant
dans de nouveaux péchés, soit pour se disposer
ainsi, de quelque manière, à la conversion et au
recouvrement de la grâce de Dieu.

146. Comment recouvre-t-on la grâce de Dieu, perdue


par le péché mortel ?
On recouvre la grâce de Dieu, perdue par le péché
mortel, par une bonne confession sacramentelle ou
par la contrition parfaite qui délivre des péchés,
bien qu’il reste l’obligation de les confesser.

147. Avec la grâce, recouvre-t-on aussi les mérites


perdus par le péché mortel ?
Avec la grâce, on recouvre aussi, par l’infinie mi-
séricorde de Dieu, les mérites perdus par le péché
mortel.
52 Partie I • Credo ou Principales vérités de la Foi chrétienne

v148. Qu’est-ce que le péché véniel ?


Le péché véniel est une désobéissance à la loi de
Dieu en matière légère ; ou encore en matière grave,
mais sans pleine advertance et sans consentement
délibéré.

149. Pourquoi le péché non grave s’appelle-t-il véniel ?


Le péché non grave s’appelle véniel, c’est-à-dire
pardonnable, parce qu’il n’enlève pas la grâce, et
qu’on peut en obtenir le pardon par le repentir
et les bonnes œuvres, même sans la confession
sacramentelle.

150. Le péché véniel est-il nuisible à l’âme ?


Le péché véniel est nuisible à l’âme, parce qu’il la
refroidit dans l’amour de Dieu, la dispose au péché
mortel, et la rend digne de peines temporelles en
cette vie et en l’autre.

151. Les péchés sont-ils tous égaux ?


Les péchés ne sont pas tous égaux ; et de même
que certains péchés véniels sont moins légers que
d’autres, de même certains péchés mortels sont
plus graves et plus funestes.

152. Parmi les péchés mortels, quels sont les plus


graves et les plus funestes ?
Parmi les péchés mortels, les plus graves et les plus
funestes sont les péchés contre le Saint-Esprit et ceux
qui crient vengeance devant Dieu (Formules 24-25).
La rémission des péchés 53

153 Les péchés contre le Saint-Esprit sont-ils des plus


graves et des plus funestes ?
Les péchés contre le Saint-Esprit sont des plus graves
et des plus funestes parce que, en les commettant,
l’homme s’oppose aux dons spirituels de la vérité et
de la grâce, et c’est pourquoi, bien que la conversion
lui soit possible, elle lui est cependant difficile.

154. Pourquoi les péchés qui crient vengeance devant


Dieu sont-ils des plus graves et des plus funestes ?
Les péchés qui crient vengeance devant Dieu sont
des plus graves et des plus funestes, parce qu’ils
sont directement contraires au bien de l’humanité
et tellement odieux qu’ils provoquent, plus que les
autres, les châtiments de Dieu.

155. Qu’est-ce qui nous aide particulièrement à nous


tenir éloignés du péché ?
Ce qui nous aide particulièrement à nous tenir éloi-
gnés du péché, c’est la pensée que Dieu est partout et
qu’il voit le secret des cœurs, et la considération des
fins dernières, c’est-à-dire de tout ce qui nous attend à
la fin de cette vie et à la fin du monde (Formule 26).
La résurrection
de la chair -
C HA P I T RE 8

La vie éternelle -
Amen

Résurrection des morts - Cluny

=  Je crois… à la résurrection de la chair, 


à la vie éternelle. Amen.

v156. Qu’est-ce qui nous attend à la fin de cette vie ?


À la fin de cette vie, nous attendent les douleurs et la
corruption de la mort, et le jugement particulier.

v157. Qu’est-ce qui nous attend à la fin du monde ?


À la fin du monde, nous attendent la résurrection
de la chair et le jugement universel.

v158. Que signifie résurrection de la chair ?


Résurrection de la chair signifie que notre corps, par
la puissance de Dieu, se recomposera et se réunira
à l’âme, pour participer dans la vie éternelle à la
récompense ou au châtiment qu’elle aura mérité.
La résurrection de la chair • La vie éternelle 55

v159. Que signifie vie éternelle ?


Vie éternelle signifie que la récompense, comme le
châtiment, durera éternellement, et que la vision de
Dieu sera la vraie vie et le vrai bonheur de l’âme,
tandis que la privation de Dieu sera le plus grand
malheur et comme une mort éternelle.

160. Que signifie le mot « Amen » ?


Le mot « Amen » signifie en vérité, il en est ainsi et
Ainsi soit-il.
Par ce mot, nous confirmons la vérité de tout ce
que nous professons dans le Credo, et nous nous
souhaitons la rémission des péchés, la résurrection
pour la gloire et la vie éternelle en Dieu.

‡ Oraison :
Donnez à vos fidèles, nous vous en supplions,
Seigneur, la constance dans la foi et dans la sincérité
que vous leur demandez ; afin qu’affermis dans la
charité divine, ils la gardent dans toute son intégrité
en dépit de toutes les tentations. Par Jésus-Christ,
votre Fils, notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Postcommunion « Pro salute vivorum », Oraisons diverses du Mis-
sel
Le Christ en majesté - Cathédrale de Chartres
P AR T I e

La morale chrétienne :
Les commandements
II
de Dieu À À À

Les préceptes de Chapitre 1


Les commandements
l’Église de Dieu :
I. En général
Les vertus II. En particulier

Chapitre 2
Les préceptes
de l’Église

Chapitre 3
Les vertus :

=  Si tu veux entrer dans la vie,   I. Les vertus en général -


Les vertus théologales :
garde les commandements 
la foi, l’espérance, la
(Mt 19, 17). charité
II. La pratique des actes
=  Si vous m’aimez,   de foi, d’espérance et
gardez mes commandements  de charité -
(Jn 14, 15). Les conseils
évangéliques.
III. Les vertus morales et
les vices -
Les Béatitudes
évangéliques.
Les

C HA P I T RE 1
commandements
de Dieu

Moïse - Champaigne

I. Les commandements de Dieu en


général
v161. Qu’est-ce que les commandements de Dieu ?
Les commandements de Dieu ou Décalogue sont
les lois morales que Dieu a données à Moïse, sur
le mont Sinaï, dans l’Ancien Testament, et que
Jésus-Christ a perfectionnées dans le Nouveau.

162. Que nous impose le Décalogue ?


Le Décalogue nous impose les devoirs naturels les
plus fondamentaux envers Dieu, nous-mêmes et le
prochain, ainsi que les autres devoirs qui en dé-
coulent, comme le devoir d’état.

163. À quoi se réduisent nos devoirs envers Dieu et


envers le prochain ?
Nos devoirs envers Dieu et envers le prochain se ré-
duisent à la charité, c’est-à-dire à l’amour de Dieu,
« le plus grand et le premier commandement », et à
l’amour du prochain, « qui lui est semblable ».
« De ces deux commandements, a dit Jésus-Christ, dé-
62 62 Partie II • La morale chrétienne

pendent toute la loi et les prophètes » (Formule 14).

164. Pourquoi le commandement de l’amour de Dieu


est-il le plus grand commandement ?
Le commandement de l’amour de Dieu est le plus
grand commandement parce que celui qui l’observe
en aimant Dieu de toute son âme, observe certai-
nement tous les autres commandements.

165. Les commandements de Dieu peuvent-ils être


observés ?
Les commandements de Dieu peuvent tous et toujours
être observés, même dans les plus fortes tentations,
avec la grâce que Dieu ne refuse jamais à celui qui
l’invoque de tout son cœur.

v166. Sommes-nous obligés d’observer les commande-


ments de Dieu ?
Nous sommes obligés d’observer les commande-
ments de Dieu, parce qu’ils sont imposés par lui,
notre souverain Maître, et dictés par la nature et
la saine raison.

v167. Celui qui transgresse les commandements de


Dieu pèche-t-il gravement ?
Celui qui délibérément transgresse même un seul
commandement de Dieu en matière grave, pèche
gravement contre Dieu, et par conséquent mérite
l’enfer.

168. Que faut-il remarquer dans les commandements


de Dieu ?
Dans les commandements de Dieu, il faut remar-
quer ce qui est ordonné et ce qui est défendu.

 Mt 22, 38-40.
Les commandements de Dieu 63

II. Les commandements de Dieu en


particulier

à Ier Commandement

Je suis le Seigneur ton Dieu,  


tu n’auras pas d’autre Dieu que moi.

v169. Que nous ordonne le premier commandement Je


suis le Seigneur ton Dieu, tu n’auras pas d’autre
Dieu que moi ?
Le premier commandement Je suis le Seigneur ton
Dieu, tu n’auras pas d’autre Dieu que moi nous
ordonne d’être religieux, c’est-à-dire de croire en
Dieu et de l’aimer, de l’adorer et de le servir comme
l’unique vrai Dieu, Créateur et Seigneur de toutes
choses.

v170. Que nous défend le premier commandement ?


Le premier commandement nous défend l’impiété,
la superstition, l’irréligion et, en outre, l’apostasie,
l’hérésie, le doute volontaire et l’ignorance coupable
des vérités de la Foi.

171. Qu’est-ce que l’impiété ?


L’impiété, c’est refuser tout culte à Dieu.
64 Partie II • La morale chrétienne

172. Qu’est-ce que la superstition ?


La superstition est le culte divin ou de latrie rendu à
un être qui n’est pas Dieu, ou encore à Dieu lui-même,
mais d’une manière qui ne convient pas. Tels sont :
• l’idolâtrie, culte de fausses divinités et de créatures ;
• le recours au démon, aux esprits et à tout moyen
suspect pour obtenir des choses humainement
impossibles ;
• l’usage de rites inconvenants, vains ou interdits
par l’Église.

173. Qu’est-ce que l’irréligion ?


L’irréligion est l’irrévérence envers Dieu et les choses
divines, comme :
• la tentation de Dieu ;
• le sacrilège, profanation des personnes ou des
choses sacrées ;
• la simonie, achat ou vente de choses spirituelles
ou qui s’y rattachent.

174. Si le culte des créatures est une superstition, com-


ment le culte catholique des Anges et des Saints
n’est-il pas une superstition ?
Le culte catholique des Anges et des Saints n’est
pas une superstition, parce qu’il n’est pas un culte
divin ou d’adoration due à Dieu seul.
Nous ne les adorons pas comme Dieu, mais nous les
vénérons comme amis de Dieu et pour les dons qu’ils
ont reçus de lui, par conséquent, pour l’honneur de
Dieu lui-même qui opère des merveilles dans ses
Anges et dans ses Saints.
Les commandements de Dieu 65

175. Qu’est-ce que les Saints ?


Les Saints sont ceux qui, en pratiquant héroïquement
les vertus selon les enseignements et les exemples
de Jésus-Christ, ont mérité une gloire spéciale au
Ciel et même sur la terre, où, par l’autorité de l’Égli-
se, ils sont publiquement honorés et invoqués.

176. Pourquoi vénérons-nous aussi le corps des Saints ?


Nous vénérons aussi le corps des Saints parce qu’il
leur a servi à pratiquer des vertus héroïques, qu’il a
été d’une manière certaine le temple du Saint-Esprit,
et qu’il ressuscitera glorieux pour la vie éternelle.

177. Pourquoi vénérons-nous même les plus petites


reliques et les images des Saints ?
Nous vénérons même les plus petites reliques et
les images des Saints en leur mémoire et en leur
honneur, rapportant aux Saints eux-mêmes toute la
vénération, contrairement aux idolâtres qui rendent
aux images ou idoles un culte divin.

178. Dieu, dans l’Ancien Testament, n’a-t-il pas sévère-


ment interdit les images ?
Dieu, dans l’Ancien Testament, a interdit sévèrement
les images à adorer, et même presque toutes les
images, car elles étaient une occasion prochaine
d’idolâtrie pour les Hébreux, qui vivaient parmi les
idolâtres et étaient très enclins à la superstition.
66 Partie II • La morale chrétienne

à IIe Commandement

Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain.

v179. Que nous défend le deuxième commandement


Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain ?
Le deuxième commandement Tu ne prononceras pas
le nom de Dieu en vain nous défend de déshonorer
le nom de Dieu, c’est-à-dire de le prononcer sans
respect ; de blasphémer contre Dieu, la très sainte
Vierge, les Saints ou les choses saintes ; de faire
des serments faux, non nécessaires, ou illicites de
quelque manière.

180. Qu’est-ce que le serment ?


Le serment consiste à prendre Dieu comme témoin
de la vérité de ce que l’on affirme ou de ce que l’on
promet.
C’est pourquoi celui qui jure le mal ou qui se
parjure** offense souverainement Dieu, qui est la
Sainteté et la Vérité.

181. Le blasphème est-il un grand péché ?


Le blasphème est un grand péché parce qu’il est une
injure et une moquerie envers Dieu ou ses Saints,
et même souvent une horrible hérésie.

v182. Que nous ordonne le deuxième commandement ?


Le deuxième commandement nous ordonne de tou-
jours respecter le saint nom de Dieu, et d’accomplir
les vœux et les promesses faites avec serment.

 « Jurer », c’est faire un serment.

** « Se parjurer », c’est ne pas tenir son serment.


Les commandements de Dieu 67

183. Qu’est-ce que le vœu ?


Le vœu est une promesse faite à Dieu d’un bien qui
lui est agréable, et auquel nous nous obligeons par
vertu de religion.

à IIIe Commandement

Souviens-toi de sanctifier les fêtes.

v184. Que nous ordonne le troisième commandement


Souviens-toi de sanctifier les fêtes ?
Le troisième commandement Souviens-toi de sancti-
fier les fêtes nous ordonne d’honorer Dieu, les jours
de fête, par des actes de culte extérieur, dont l’es-
sentiel, pour les chrétiens, est la sainte Messe.

185. Pourquoi devons-nous faire des actes de culte


extérieur ? Ne suffit-il pas d’adorer Dieu, qui est
Esprit, intérieurement, dans le cœur ?
Il ne suffit pas d’adorer Dieu intérieurement dans
le cœur, mais nous devons aussi lui rendre le culte
extérieur commandé, parce que nous sommes su-
jets de Dieu dans tout notre être, âme et corps, et
devons donner le bon exemple ; et aussi parce que,
autrement, on perd l’esprit religieux.

v186. Que nous défend le troisième commandement ?


Le troisième commandement nous défend les œu-
vres serviles aux jours de fête.

v187. Quelles sont les œuvres dites serviles ?


Les œuvres dites serviles sont les travaux manuels
propres aux artisans et aux ouvriers.
68 Partie II • La morale chrétienne

188. Les œuvres serviles sont-elles toutes défendues


les jours de fête ?
Les jours de fête, sont défendues toutes les œuvres
serviles qui ne sont pas nécessaires à la vie ou au
service de Dieu, ni justifiées par la piété ou quelque
autre motif grave.

189. Comment convient-il d’occuper les jours de fête ?


Il convient d’occuper les jours de fête au bien de son
âme en assistant à la prédication et au catéchisme
et en accomplissant quelque bonne œuvre.
Il convient aussi de les employer au repos du corps,
en évitant le vice et la dissipation.

à IVe Commandement

Honore ton père et ta mère.

v190. Que nous ordonne le quatrième commandement


Honore ton père et ta mère ?
Le quatrième commandement Honore ton père et ta
mère nous ordonne l’amour, le respect et l’obéis-
sance envers nos parents et envers tous ceux qui
ont pouvoir sur nous, c’est-à-dire nos supérieurs
par l’autorité.

v191. Que nous défend le quatrième commandement ?


Le quatrième commandement nous défend d’offen-
ser nos parents et nos supérieurs par l’autorité, et
de leur désobéir.

 S’il n’y a pas de prédication ou de catéchisme les jours de fête, il convient de


s’instruire de la doctrine chrétienne.
Les commandements de Dieu 69

192. Pourquoi devons-nous obéir à nos supérieurs par


l’autorité ?
Nous devons obéir à nos supérieurs par l’autorité
parce « qu’il n’est pas de pouvoir qui ne vienne de
Dieu ; ... c’est pourquoi celui qui résiste au pouvoir
résiste à l’ordre établi par Dieu ».

à Ve Commandement

Tu ne tueras pas.

v193. Que nous défend le cinquième commandement


Tu ne tueras pas ?
Le cinquième commandement Tu ne tueras pas nous
défend de porter atteinte à la vie du prochain et à
la nôtre, tant naturelle que spirituelle.
Il nous défend donc l’homicide, le suicide, le duel,
l’euthanasie et l’avortement ; les blessures, les coups,
les injures, les imprécations ; et le scandale.

194. Pourquoi le suicide est-il un péché ?


Le suicide est un péché, comme l’homicide, parce que
Dieu seul est le maître de notre vie, comme de celle
du prochain ; c’est, en outre, un péché de désespoir
qui, de plus, enlève avec la vie, la possibilité de se
repentir et de se sauver.

195. L’Église a-t-elle établi des peines contre le suicide ?


L’Église prive de la sépulture ecclésiastique celui qui
se suicide et qui est responsable de l’acte accompli.

 Rm 13, 1-2.
70 Partie II • La morale chrétienne

196. Pourquoi le duel est-il un péché ?


Le duel est un péché, parce qu’il est toujours une
tentative d’homicide, et même quasiment de sui-
cide, faite par vengeance privée, au mépris de la loi
et de la justice publique ; de plus, il remet sottement
la décision du droit et du tort à la force, à l’adresse
et au hasard.

197. L’Église a-t-elle établi des peines contre l’avorte-


ment ?
L’Église porte la peine de l’excommunication contre
celui qui volontairement provoque un avortement
ou coopère à cet acte ; car c’est un crime horrible
qui prive l’enfant de la vie du corps et de la grâce
du Baptême, lequel donne la vie à l’âme.

198. Qu’est-ce que le scandale ?


Le scandale, c’est donner au prochain, par n’importe
quel acte mauvais, une occasion de pécher.

199. Le scandale est-il un péché grave ?


Le scandale est un péché très grave, et Dieu de-
mandera compte du mal que l’on fait commettre au
prochain par des incitations au mal ou de mauvais
exemples : « Malheur à l’homme par qui le scandale
arrive ». 

 Mt 18, 7.
Les commandements de Dieu 71

v
200. Que nous ordonne le cinquième commandement ?
Le cinquième commandement nous ordonne de
vouloir du bien à tous, même à nos ennemis, et
de réparer le mal corporel et spirituel fait au pro-
chain.

à VIe Commandement

Tu ne commettras pas d’actes impurs.

v 201. Que nous défend le sixième commandement


Tu ne commettras pas d’actes impurs ?
Le sixième commandement Tu ne commettras pas
d’actes impurs nous défend toute impureté.
Il défend donc les actions, les paroles, les regards,
les livres, les images et les spectacles immoraux.

v 202. Que nous ordonne le sixième commandement ?


Le sixième commandement nous ordonne d’être
« saints dans notre corps » en portant le plus grand
respect à notre personne et à celle d’autrui, comme
des œuvres de Dieu et des temples où il habite par
sa présence et par sa grâce.
72 Partie II • La morale chrétienne

à VIIe Commandement

Tu ne voleras pas.

v 203. Que nous défend le septième commandement


Tu ne voleras pas ?
Le septième commandement Tu ne voleras pas nous
défend tout dommage aux biens du prochain.
Il défend donc le vol, les dégradations, l’usure,
la fraude dans les contrats et les services, et la
coopération à ces dommages.

204. Que nous ordonne le septième commandement ?


v

Le septième commandement nous ordonne de


restituer le bien d’autrui, de réparer les dommages
dont nous sommes coupables, de payer nos dettes
et le juste salaire des ouvriers.

205. Celui qui, tout en le pouvant, ne restitue pas ou


ne répare pas, obtiendra-t-il le pardon ?
Celui qui, tout en le pouvant, ne restitue pas ou ne
répare pas, n’obtiendra pas le pardon, même si en
paroles il se déclare repentant.

à VIIIe Commandement

Tu ne diras pas de faux témoignages.

206. Que nous défend le huitième commandement


v

Tu ne diras pas de faux témoignages ?


Le huitième commandement Tu ne diras pas de
faux témoignages nous défend toute fausseté et tout
dommage injuste à la réputation d’autrui.
Les commandements de Dieu 73

Il défend donc, outre le faux témoignage, la calomnie,


le mensonge, la diffamation ou médisance, la
flatterie, le jugement et le soupçon téméraires.

v 207. Que nous ordonne le huitième commandement ?


Le huitième commandement nous ordonne de dire la
vérité en temps et lieu opportuns, et d’interpréter en
bien, autant que possible, les actions du prochain.

v 208. À quoi est obligé celui qui a causé du dommage


au prochain dans sa réputation, en l’accusant
faussement ou en parlant mal de lui ?
Celui qui a causé du dommage au prochain dans sa
réputation, en l’accusant faussement ou en parlant
mal de lui, est tenu de réparer, autant qu’il le peut,
le dommage qu’il a fait.

à IXe Commandement

Tu ne désireras pas la femme d’autrui.

v 209. Que nous défend le neuvième commandement


Tu ne désireras pas la femme d’autrui ?
Le neuvième commandement Tu ne désireras pas
la femme d’autrui nous défend les pensées et les
désirs mauvais.

v 210. Que nous ordonne le neuvième commandement ?


Le neuvième commandement nous ordonne la
parfaite pureté de l’âme et le plus grand respect,
même au fond de notre cœur, pour le sanctuaire
de la famille.
74 Partie II • La morale chrétienne

à Xe Commandement

Tu ne désireras pas le bien d’autrui.

v 211. Que nous défend le dixième commandement


Tu ne désireras pas le bien d’autrui ?
Le dixième commandement Tu ne désireras pas le
bien d’autrui nous défend l’avidité effrénée des ri-
chesses, sans égards pour les droits et le bien du
prochain.

v 212. Que nous ordonne le dixième commandement ?


Le dixième commandement nous ordonne d’être
justes et modérés dans le désir d’améliorer notre
propre condition, et de souffrir avec patience la
gêne et les autres misères permises par le Seigneur
pour notre mérite, puisque « c’est par beaucoup de
tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume
de Dieu ». 

 Ac 14, 21.
Les

C HA P I T RE 2
préceptes
de l’Église

Le pouvoir des clefs - Cathédrale de Bourges

213. Qu’est-ce que les préceptes généraux de l’Église ?


Les préceptes généraux de l’Église sont des lois par
lesquelles l’Église, en appliquant les commandements
de Dieu, prescrit aux fidèles certains actes de religion
et certaines abstinences.

214. Comment l’Église a-t-elle autorité pour établir des


lois et des préceptes ?
L’Église a autorité pour établir des lois et des
préceptes parce qu’elle l’a reçue de Jésus-Christ,
l’Homme-Dieu, en la personne des Apôtres ; et c’est
pourquoi celui qui désobéit à l’Église, désobéit à
Dieu lui-même.
76 Partie II • La morale chrétienne 76

215. Dans l’Église, qui peut faire des lois et des pré-
ceptes ?
Dans l’Église, ce sont le Pape et les Évêques qui
peuvent faire des lois et des préceptes comme suc-
cesseurs des Apôtres, auxquels Jésus-Christ a dit :
« Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous
méprise me méprise ». 

à Ier Précepte

Entendre la Messe les dimanches  


et autres fêtes d’obligation.

216. Que nous ordonne le premier précepte Entendre la


Messe les dimanches et autres fêtes d’obligation ?
Le premier précepte Entendre la Messe les dimanches
et autres fêtes d’obligation nous ordonne d’assister
avec dévotion à la sainte Messe ces jours-là.

217. Celui qui n’entend pas la Messe les jours d’obligation


commet-il un péché mortel ?
Celui qui, sans empêchement véritable, n’entend
pas la Messe les jours d’obligation, et ne donne
pas le moyen de l’entendre à ceux qui dépendent
de lui, commet un péché grave et n’accomplit pas
le commandement divin de sanctifier les fêtes.

 Lc 10, 16.
Les préceptes de l’Église 77

à IIe Précepte

S’abstenir de viande le vendredi et les autres jours


défendus, et jeûner aux jours prescrits.

218. Que nous défend le deuxième précepte par


ces paroles S’abstenir de viande le vendredi et
les autres jours défendus ?
Le deuxième précepte, par ces paroles S’abstenir de
viande le vendredi et les autres jours défendus, nous
défend de manger de la viande chaque vendredi
(jour de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ), et
le mercredi des Cendres (voir Appendice, chapitre 2) .

219. Que nous ordonne le deuxième précepte par ces


paroles Jeûner aux jours prescrits ?
Le deuxième précepte, par ces paroles Jeûner
aux jours prescrits, nous ordonne d’observer le
jeûne ecclésiastique le mercredi des Cendres et le
Vendredi saint (voir Appendice, chapitre 2) .

220. À quoi oblige le jeûne ecclésiastique ?


Le jeûne ecclésiastique oblige à ne faire qu’un repas
complet par jour ; mais il permet d’ajouter une légère
collation le matin et le soir.

221. Qui est tenu au jeûne ecclésiastique ?


Tout fidèle, depuis l’âge de dix huit ans accomplis
jusqu’à l’âge de soixante ans commencés, est tenu
au jeûne ecclésiastique, à moins d’en être dispensé
par l’infirmité, des travaux pénibles ou une autre
juste raison.
78 Partie II • La morale chrétienne

222. Pourquoi l’Église nous impose-t-elle des abstinences


et des jeûnes ?
Conformément à l’exemple et à la doctrine de
Jésus-Christ, l’Église nous impose des abstinences
et des jeûnes pour faire pénitence de nos péchés,
pour mortifier notre gourmandise et nos passions,
et pour d’autres nécessités particulières.

à IIIe Précepte

Se confesser au moins une fois l’an  


et communier au moins à Pâques.

223. Que nous ordonne le troisième précepte Se


confesser au moins une fois l’an et communier
au moins à Pâques ?
Le troisième précepte Se confesser au moins une fois
l’an et communier au moins à Pâques nous ordonne
de recevoir le sacrement de Pénitence au moins
une fois par an, et celui de l’Eucharistie au moins
au temps de Pâques.

224. Pourquoi l’Église, en imposant de se confesser


et de communier une fois l’an, ajoute-t-elle les
paroles au moins ?
L’Église, en imposant de se confesser et de com-
munier une fois l’an, ajoute les paroles au moins
pour nous rappeler l’utilité et même le besoin de
recevoir fréquemment, comme elle le désire, ces
sacrements.
Les préceptes de l’Église 79

à IVe Précepte

Subvenir aux nécessités de l’Église  


en y contribuant selon les lois ou les usages.

225. Que nous ordonne le quatrième précepte Subvenir


aux nécessités de l’Église en y contribuant selon
les lois ou les usages ?
Le quatrième précepte Subvenir aux nécessités de
l’Église en y contribuant selon les lois ou les usages
nous ordonne de faire les offrandes établies par
l’autorité ou par l’usage, pour l’exercice convenable
du culte et pour l’honnête subsistance des ministres
de Dieu.

à Ve Précepte

Ne pas célébrer solennellement 


le Mariage aux temps prohibés.

���������������������������������������������
226. Que nous ordonne le cinquième précepte Ne pas
célébrer solennellement le Mariage aux temps
prohibés ?
Le cinquième précepte Ne pas célébrer solennelle-
ment le Mariage aux temps prohibés interdit la Messe
avec bénédiction spéciale des époux du premier
dimanche de l’Avent jusqu’au jour de la Nativité,
et du mercredi des Cendres jusqu’au dimanche de
Pâques.
C HA P I T RE 3

Les vertus

La Visitation - Livre d’heures de Boucicaut

I. Les vertus en général - Les vertus


théologales

227. Qu’est-ce que la vertu ?


La vertu est une disposition constante de l’âme à
faire le bien.

228. Combien y a-t-il d’espèces de vertus ?


Il y a deux espèces de vertus :
• les vertus naturelles, que nous acquérons par
la répétition d’actes bons, telles sont les vertus
appelées morales ;
• et les vertus surnaturelles, que nous ne pouvons
acquérir ni pratiquer par nos seules forces, mais
qui nous viennent de Dieu, et ce sont les vertus
propres du chrétien.
Chapitre iv • Incarnation,LesPassion
vertuset Mort du Fils de Dieu 81

v 229. Quelles sont les vertus propres du chrétien ?


Les vertus propres du chrétien sont les vertus
surnaturelles et spécialement la foi, l’espérance et la
charité.
Ces trois vertus sont appelées théologales ou divines,
parce qu’elles ont Dieu même pour objet et pour
motif.

230. Comment recevons-nous et pratiquons-nous les


vertus surnaturelles ?
Nous recevons les vertus surnaturelles avec la
grâce sanctifiante, par le moyen des sacrements
ou par l’amour de charité.
Nous les pratiquons avec les grâces actuelles des
bonnes pensées et des inspirations, par lesquelles
Dieu nous meut et nous aide en tout acte bon.

231. Quelle est la plus excellente des vertus surnatu-


relles ?
La plus excellente des vertus surnaturelles est la
charité, parce qu’elle est inséparable de la grâce
sanctifiante, nous unit intimement à Dieu et au
prochain, nous porte à l’observance parfaite de la
Loi et à toute œuvre bonne, et ne cessera jamais.
En elle se trouve la perfection chrétienne.

à La foi

232. Qu’est-ce que la foi ?


v

La foi est la vertu surnaturelle par laquelle nous


croyons, sur l’autorité de Dieu, ce qu’il a révélé
et qu’il nous propose de croire par le moyen de
l’Église.
82 Partie II • La morale chrétienne

233. Où est conservé ce que Dieu a révélé et nous


propose de croire par le moyen de l’Église ?
Ce que Dieu a révélé et nous propose de croire par
le moyen de l’Église, est conservé dans la Sainte
Écriture et dans la Tradition.

234. Qu’est-ce que la Sainte Écriture ?


La Sainte Écriture est le recueil des livres écrits
sous l’inspiration de Dieu dans l’Ancien et le Nou-
veau Testament, et reçus par l’Église comme l’œuvre
de Dieu lui-même.

235. Qu’est-ce que la Tradition ?


La Tradition est l’enseignement de Jésus-Christ
et des Apôtres, fait de vive voix, et transmis par
l’Église jusqu’à nous sans altération.

236. Qui peut, avec autorité, nous faire connaître,


entièrement et dans leur vrai sens, les vérités
contenues dans l’Écriture et dans la Tradition ?
L’Église seule peut, avec autorité, nous faire connaî-
tre, entièrement et dans leur vrai sens, les vérités
contenues dans l’Écriture et dans la Tradition, parce
qu’à elle seule Dieu a confié le dépôt de la Foi et
envoyé le Saint-Esprit qui l’assiste continuellement
pour l’empêcher d’errer.

237. Suffit-il de croire en général les vérités révélées


par Dieu ?
Il ne suffit pas de croire en général les vérités
révélées par Dieu, mais il faut en croire quelques-
unes par un acte de foi explicite, à savoir l’exis-
tence de Dieu rémunérateur et les deux principaux
mystères.
Les vertus 83

à L’espérance

238. Qu’est-ce que l’espérance ?


v

L’espérance est la vertu surnaturelle par laquelle


nous avons confiance en Dieu, et attendons de lui
la vie éternelle et les grâces nécessaires pour la
mériter ici-bas par les bonnes œuvres.

239. Pour quel motif espérons-nous de Dieu la vie éter-


nelle et les grâces nécessaires pour la mériter ?
Nous espérons de Dieu la vie éternelle et les grâces
nécessaires pour la mériter, parce que Dieu, qui est
infiniment bon et fidèle, nous les a promises par les
mérites de Jésus-Christ.
C’est pourquoi manquer de confiance ou désespérer,
c’est l’offenser très gravement.

à La charité

v 240. Qu’est-ce que la charité ?


La charité est la vertu surnaturelle par laquelle
nous aimons Dieu pour lui-même, par-dessus tou-
te chose, et le prochain comme nous-mêmes pour
l’amour de Dieu.

241. Pourquoi devons-nous aimer Dieu ?


Nous devons aimer Dieu pour lui-même, comme le
Souverain Bien, source de tout notre bien ; et c’est
pourquoi nous devons l’aimer par-dessus toute chose
« de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout
notre esprit et de toutes nos forces ». 

 Mc 12, 30.
84 Partie II • La morale chrétienne

242. Pourquoi devons-nous aimer le prochain ?


Nous devons aimer le prochain pour l’amour de
Dieu qui nous le commande, et parce que tout
homme est créé à l’image de Dieu, comme nous,
et est notre frère.

243. Sommes-nous obligés d’aimer même nos ennemis ?


Nous sommes obligés d’aimer même nos ennemis
en pardonnant leurs offenses, parce qu’ils sont eux
aussi notre prochain, et que Jésus-Christ nous l’a
commandé expressément.

II. La pratique des actes de foi,


d’espérance et de charité ◆ Les conseils
évangéliques
244. Quand devons-nous faire des actes de foi,
d’espérance et de charité ?
Nous devons faire de nombreuses fois au cours de
notre vie des actes de foi, d’espérance et de charité,
et en particulier, quand nous avons des tentations
à vaincre ou d’importants devoirs chrétiens à ac-
complir, ainsi qu’en péril de mort.

245. Est-il bon de faire souvent des actes de foi,


d’espérance et de charité ?
Il est bon de faire souvent des actes de foi,
d’espérance et de charité pour conserver, accroî-
tre et fortifier ces vertus si nécessaires, qui sont
comme les parties vitales de « l’homme spirituel ».
Les vertus 85

246. Comment devons-nous faire des actes de foi,


d’espérance et de charité ?
Nous devons faire des actes de foi, d’espérance et
de charité, avec notre cœur, notre bouche et nos
actions, donnant la preuve de ces vertus par notre
conduite.

247. Comment donne-t-on des preuves de sa foi ?


On donne des preuves de sa foi en la confessant et
en la défendant, au besoin, sans crainte ni respect
humain, et en vivant selon ses maximes car « la foi
sans les œuvres est morte ». 

248. Comment donne-t-on des preuves de son espé-


rance ?
On donne des preuves de son espérance en ne se
troublant pas des misères et des contrariétés de
la vie, ni même des persécutions, mais en vivant
résignés, sûrs des promesses de Dieu.

249. Comment donne-t-on des preuves de sa charité ?


On donne des preuves de sa charité en observant
les commandements et en pratiquant les œuvres
de miséricorde, et, si Dieu y appelle, en suivant les
conseils évangéliques (Formules 21-22) .

250. Qu’est-ce que les conseils évangéliques ?


Les conseils évangéliques sont des exhortations
que Jésus-Christ a faites dans l’Évangile pour nous
inviter à une vie plus parfaite par la pratique de
vertus non commandées.

 Jc 2, 26.
86 Partie II • La morale chrétienne

251. Quels sont les principaux conseils évangéliques ?


Les principaux conseils évangéliques sont la pauvreté
volontaire, la chasteté perpétuelle et l’obéissance
parfaite.

III. Les vertus morales et les vices ◆


Les Béatitudes évangéliques

252. Qu’est-ce que la vertu morale ?


La vertu morale est l’habitude de faire le bien, acquise
par la répétition d’actes bons.

v 253. Quelles sont les principales vertus morales ?


Les principales vertus morales sont :
• la religion, qui nous fait rendre à Dieu le culte qui
lui est dû ;
• et les quatre vertus cardinales, la prudence, la
justice, la force et la tempérance, qui nous font
vivre honnêtement.

254. Pourquoi les vertus cardinales sont-elles appelées


ainsi ?
Les vertus cardinales sont appelées ainsi, parce
qu’elles sont le pivot, c’est-à-dire le soutien des
autres vertus morales.

255. Qu’est-ce que la prudence ?


La prudence est la vertu qui dirige les actes vers
leur juste fin, et fait discerner et employer les bons
moyens pour y parvenir.

 Du latin cardo, cardinis : le gond, le pivot.


Les vertus 87

256. Qu’est-ce que la justice ?


La justice est la vertu qui fait rendre à chacun ce
qui lui est dû.

257. Qu’est-ce que la force ?


La force est la vertu qui fait affronter, sans témérité
comme sans timidité, toute difficulté ou tout danger,
et même la mort, pour le service de Dieu et pour
le bien du prochain.

258. Qu’est-ce que la tempérance ?


La tempérance est la vertu qui réfrène les passions
et les désirs, spécialement les désirs sensuels, et
modère l’usage des biens sensibles.

259. Qu’est-ce que les passions ?


Les passions sont des émotions ou mouvements vio-
lents de l’âme qui, s’ils ne sont pas réglés par la rai-
son, entraînent au vice et souvent même au crime.

260. Qu’est-ce que le vice ?


Le vice est l’habitude de faire le mal, acquise par
la répétition d’actes mauvais.

261. Quels sont les vices principaux ?


Les vices principaux sont les sept vices ou « pé-
chés » capitaux, ainsi appelés parce qu’ils sont
la tête et l’origine des autres vices et péchés :
l’orgueil, l’avarice, la luxure, la colère, la gourman-
dise, l’envie, la paresse (ou acédie).

 Du latin caput, capitis : la tête.


88 Partie II • La morale chrétienne

262. Quelles sont les vertus opposées aux vices capi-


taux ?
Les vertus opposées aux vices capitaux sont :
l’humilité, la libéralité, la chasteté, la patience, la
sobriété, la bienveillance, le zèle dans le service
de Dieu.

263. Jésus-Christ a-t-il recommandé quelques vertus


morales en particulier ?
Jésus-Christ a recommandé quelques vertus mo-
rales en particulier, en proclamant bienheureux,
dans les huit Béatitudes évangéliques, ceux qui les
pratiquent.

264. Récitez les Béatitudes évangéliques.


1. Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume
des cieux leur appartient.
2. Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre.
3. Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront
consolés.
4. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
5. Bienheureux les miséricordieux, car ils obtien-
dront miséricorde.
6. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils ver-
ront Dieu.
7. Bienheureux les pacifiques, car ils seront appelés
enfants de Dieu.
8. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour
la justice, car le royaume des cieux leur appar-
tient.

 Mt 5, 3-10.
Les vertus 89

265. Pourquoi Jésus-Christ, dans les Béatitudes évangé-


liques, a-t-il appelé bienheureuses, contrairement à l’opi-
nion du monde, les personnes humbles et éprouvées ?
Jésus-Christ, dans les Béatitudes évangéliques, a
appelé bienheureuses, contrairement à l’opinion du
monde, les personnes humbles et éprouvées, parce
qu’elles recevront de Dieu une récompense spéciale.
Il nous a ainsi enseigné à les imiter, sans nous soucier
des maximes trompeuses du monde.

266. Ceux qui suivent les maximes du monde peuvent-


ils être véritablement heureux ?
Ceux qui suivent les maximes du monde ne peuvent
pas être véritablement heureux, parce qu’ils ne cher-
chent pas Dieu, leur Seigneur et leur vrai bonheur ;
et ainsi, ils n’ont pas la paix de la conscience et
marchent vers la perdition.

‡ Oraisons :
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous
la foi, l’espérance et la charité ; et pour que nous
méritions d’obtenir ce que vous promettez, faites-
nous aimer ce que vous commandez.
Oraison du XIIIe dimanche après la Pentecôte

Nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites


que méditant toujours les vérités que vous avez
proposées à notre intelligence, nous recherchions
dans nos paroles et accomplissions dans nos actes
ce qui vous est agréable. Par Jésus-Christ, votre Fils,
notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Oraison du VI e dimanche après l’Épiphanie
La dernière Cène - Housebook
P AR T I e

Les moyens de la
grâce
III
S E C T ION I

I. Les sacrements À À À
ou moyens productifs
Chapitre 1
Les sacrements en
général

=  Celui qui croira et sera baptisé,   Chapitre 2


Le Baptême
sera sauvé (Mc 16, 16).
Chapitre 3
=  Si vous ne mangez la Chair du Fils   La Confirmation
de l’homme, et si vous ne buvez son Sang,  
Chapitre 4
vous n’aurez pas la vie en vous (Jn 6, 54). L’Eucharistie

=  Les péchés seront remis à ceux   Chapitre 5


auxquels vous les remettrez,   La Pénitence
et ils seront retenus à ceux  
Chapitre 6
auxquels vous les retiendrez (Jn 20, 23).
L’Extrême-Onction

Chapitre 7
L’Ordre

Chapitre 8
Le Mariage
C HA P I T RE 1
Les sacrements 
en général

L’Agneau Mystique : Van Eyck

v 267. Qu’est-ce que les sacrements ?


Les sacrements sont les signes efficaces de la grâce,
institués par Jésus-Christ pour nous sanctifier.

268. Pourquoi les sacrements sont-ils les signes efficaces


de la grâce ?
Les sacrements sont les signes de la grâce, par-
ce que par leur élément sensible, ils signifient ou
indiquent la grâce invisible qu’ils confèrent.
Et ils en sont les signes efficaces, parce que, en
signifiant la grâce, ils la confèrent réellement.

269. Quelle grâce confèrent les sacrements ?


Les sacrements confèrent la grâce sanctifiante et la
grâce sacramentelle.
96 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

v 270. Qu’est-ce que la grâce sanctifiante ?


La grâce sanctifiante est ce don surnaturel inhérent à
notre âme, et par conséquent habituel, qui nous rend
saints, c’est-à-dire justes, amis et fils adoptifs de Dieu,
frères de Jésus-Christ et héritiers du paradis.

271. Qu’est-ce que la grâce sacramentelle ?


La grâce sacramentelle est le droit aux grâces
spéciales nécessaires pour obtenir la fin propre de
chaque sacrement.

272. Qui a donné aux sacrements la vertu de conférer


la grâce ?
Jésus-Christ, l’Homme-Dieu, a donné aux sacrements
la vertu de conférer la grâce que lui-même nous a
méritée par sa Passion et par sa Mort.

273. Comment nous sanctifient les sacrements ?


v

Les sacrements nous sanctifient, soit en nous donnant


la première grâce sanctifiante, qui efface le péché, soit
en augmentant la grâce que nous possédons déjà.

v 274. Quels sont les sacrements qui nous donnent la


première grâce ?
Les sacrements qui nous donnent la première grâce
sont le Baptême et la Pénitence.
On les appelle sacrements des morts parce qu’ils
donnent la vie de la grâce aux âmes mortes par le
péché.
Les sacrements en général 97

v 275. Quels sont les sacrements qui augmentent en


nous la grâce ?
Les sacrements qui augmentent en nous la grâce
sont la Confirmation, l’Eucharistie, l’Extrême-
Onction, l’Ordre et le Mariage.
On les appelle sacrements des vivants parce que
celui qui les reçoit doit déjà vivre spirituellement
par la grâce de Dieu.

v 276. Celui qui reçoit un sacrement des vivants, sachant


qu’il n’est pas en état de grâce, commet-il un
péché ?
Celui qui reçoit un sacrement des vivants, sachant
qu’il n’est pas en état de grâce, commet un péché
très grave de sacrilège, parce qu’il reçoit indignement
une chose sacrée.

v 277. Que devons-nous faire pour conserver la grâce


des sacrements ?
Pour conserver la grâce des sacrements, nous devons
y correspondre par notre action propre, en faisant
le bien et en fuyant le mal.

278. Quels sont les sacrements les plus nécessaires


pour faire son salut ?
Les sacrements les plus nécessaires pour faire son
salut sont les sacrements des morts, c’est-à-dire le
Baptême et la Pénitence, parce qu’ils donnent la
première grâce ou la vie spirituelle.
98 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

279. Le Baptême et la Pénitence sont-ils également


nécessaires ?
Le Baptême et la Pénitence ne sont pas également
nécessaires.
Le Baptême est nécessaire à tous, puisque nous
naissons tous avec le péché originel, tandis que la
Pénitence n’est nécessaire qu’à ceux qui, après le
Baptême, ont perdu la grâce par le péché mortel.

280. Si le Baptême est nécessaire à tous, personne ne


peut donc être sauvé sans le Baptême ?
Sans le Baptême, personne ne peut être sauvé.
Cependant, lorsqu’on ne peut recevoir le Baptême
d’eau, il suffit du Baptême de sang qui est le martyre
souffert pour Jésus-Christ, ou du Baptême de désir
qui est l’amour de charité, désireux des moyens de
salut institués par Dieu.

v 281. Combien de fois peut-on recevoir les sacre-


ments ?
On peut recevoir certains sacrements plusieurs fois,
d’autres une seule fois.

v 282. Quels sont les sacrements qu’on ne reçoit qu’une


seule fois ?
Les sacrements qu’on ne reçoit qu’une seule fois
sont le Baptême, la Confirmation et l’Ordre.

v 283. Pourquoi ne reçoit-on qu’une seule fois le Bap-


tême, la Confirmation et l’Ordre ?
On ne reçoit qu’une seule fois le Baptême, la
Confirmation et l’Ordre parce qu’ils impriment
dans l’âme un caractère permanent, en opérant une
consécration perpétuelle de l’homme à Jésus-Christ,
laquelle le distingue de celui qui ne l’aurait pas.
Les sacrements en général 99

v 284. Qu’est-ce que le caractère ?


Le caractère est un signe distinctif spirituel qui ne
s’efface jamais.

285. Quel caractère impriment dans l’âme le Baptême,


v

la Confirmation et l’Ordre ?
Le Baptême imprime dans l’âme le caractère de chré-
tien ; la Confirmation, celui de soldat de Jésus-Christ ;
l’Ordre, celui de ministre de Jésus-Christ.

286. Combien de choses sont requises pour faire un


v

sacrement ?
Pour faire un sacrement, trois choses sont requi-
ses : la matière, la forme, et le ministre, qui ait l’in-
tention de faire ce que fait l’Église.

v 287. Qu’est-ce que la matière du sacrement ?


La matière du sacrement, c’est l’élément sensible
qui est requis pour le faire, comme l’eau pour le
Baptême.

v 288. Qu’est-ce que la forme du sacrement ?


La forme du sacrement, ce sont les paroles que le
ministre doit prononcer dans l’acte même d’appli-
quer la matière.

v 289. Quel est le ministre du sacrement ?


Le ministre du sacrement, c’est la personne capable
qui le fait ou le confère, au nom et par l’autorité de
Jésus-Christ.
C HA P I T RE 2

Le Baptême

Baptême de saint Paul - Mosaïque de Ravenne

290. Qu’est-ce que le Baptême ?


v

Le Baptême est le sacrement qui nous fait chrétiens,


c’est-à-dire disciples de Jésus-Christ, enfants de
Dieu et membres de l’Église.

291. Quelle est la matière du Baptême ?


La matière du Baptême est l’eau naturelle.

292. Quelle est la forme du Baptême ?


v

La forme du Baptême, ce sont les paroles : Je te baptise


au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

293. Quel est le ministre du Baptême ?


v

Le ministre du Baptême est ordinairement le prêtre,


mais, en cas de nécessité, toute personne peut
l’être, même un hérétique ou un infidèle, pourvu
qu’elle ait l’intention de faire ce que fait l’Église.
Le Baptême 101

v 294. Comment donne-t-on le Baptême ?


On donne le Baptême en versant l’eau sur la tête
de celui qu’on baptise, et en prononçant en même
temps les paroles de la forme.

295. Quels effets produit le Baptême ?


Le Baptême confère la première grâce sanctifiante et
les vertus surnaturelles en effaçant le péché originel
et les péchés actuels, s’il y en a, avec toute la peine
qui leur est due.
Il imprime le caractère de chrétien et rend capable
de recevoir les autres sacrements.

296. Le Baptême transforme-t-il l’homme ?


Le Baptême transforme l’homme selon l’esprit et le
fait comme renaître en le rendant un homme nouveau.
C’est pourquoi on lui donne alors un nom convenable,
celui d’un Saint qui lui soit un exemple et un protecteur
dans sa vie de chrétien.

297. À quoi s’oblige celui qui reçoit le Baptême ?


Celui qui reçoit le Baptême, devenant chrétien,
s’oblige à professer la foi et à observer la loi de
Jésus-Christ ; et par conséquent il renonce à tout
ce qui s’y oppose.

298. À quoi renonce-t-on en recevant le Baptême ?


En recevant le Baptême, on renonce au démon, à
ses œuvres et à ses séductions.

299. Que faut-il entendre par les œuvres et les séductions


du démon ?
Par les œuvres et les séductions du démon, il faut
entendre les péchés, les vanités du monde et ses
maximes perverses, contraires à l’Évangile.
102 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

300. Comment les enfants, à leur Baptême, renoncent-


ils au démon ?
Les enfants, à leur Baptême, renoncent au démon
par l’intermédiaire des parrains.

301. Qu’est-ce que les parrains, au Baptême ?


Les parrains, au Baptême, sont ceux qui présentent
à l’Église la personne à baptiser et répondent en
son nom, si c’est un enfant.
Ainsi, ils assument, comme pères spirituels, le soin
de son éducation chrétienne, au cas où les parents
y manqueraient, et c’est pourquoi ils doivent être
de bons chrétiens.

302. Sommes-nous obligés de tenir les promesses et


les renoncements faits par nos parrains, en notre
nom, au Baptême ?
Nous sommes obligés de tenir les promesses et
les renoncements faits par nos parrains, en notre
nom, au Baptême, parce qu’ils ne nous imposent
que ce que Dieu impose à tous, et que nous-mêmes
devrions promettre pour nous sauver.

303. Quand les parents, ou ceux qui en tiennent lieu,


doivent-ils présenter l’enfant au Baptême ?
Les parents, ou ceux qui en tiennent lieu, ne doivent
pas attendre plus de huit à dix jours pour présenter
l’enfant au Baptême ; mais le mieux est de lui assurer
aussitôt la grâce et le bonheur éternel, vu qu’il peut
mourir très facilement.

 On entend par là le parrain et la marraine.


C HA P I T RE 3
La Confirmation

Confirmation - Nicolas Poussin

304. Qu’est-ce que la Confirmation ?


v

La Confirmation est le sacrement qui nous rend


parfaits chrétiens et soldats de Jésus-Christ, et
nous en imprime le caractère.

305. Quelle est la matière de la Confirmation ?


La matière de la Confirmation est le saint chrême,
mélange d’huile et de baume, consacré par l’Évêque
le Jeudi saint.

306. Quelle est la forme de la Confirmation ?


La forme de la Confirmation, ce sont les paroles :
Je te marque du signe de la Croix et je te confirme
du chrême du salut, au nom du Père, et du Fils, et
du Saint-Esprit.

 Huile d’olive.
104 Partie III • Les moyens de •la Credo
Ire Partie grâce - Les sacrements

v 307. Quel est le ministre de la Confirmation ?


Le ministre de la Confirmation est l’Évêque et, de
manière extraordinaire, le prêtre qui en aurait reçu
la faculté.

308. Comment l’Évêque administre-t-il la Confirmation ?


L’Évêque invoque le Saint-Esprit sur les confir-
mands, puis en imposant la main sur chacun d’eux,
il leur fait sur le front, avec le saint chrême, une
onction en forme de croix, et prononce en même
temps les paroles de la forme ; il donne ensuite un
léger soufflet en disant : La paix soit avec toi ; à la
fin il bénit solennellement tous les confirmés.

309. Comment la Confirmation nous rend-elle parfaits


v

chrétiens et soldats de Jésus-Christ ?


La Confirmation nous rend parfaits chrétiens et sol-
dats de Jésus-Christ en nous donnant l’abondance
du Saint-Esprit, c’est-à-dire de sa grâce et de ses
dons, qui nous confirment ou renforcent dans la foi
et les autre vertus contre les ennemis spirituels.

� 310. À quel âge est-il bon de recevoir la Confirmation ?


Il est bon de recevoir la Confirmation vers l’âge de
sept ans, parce que c’est alors que commencent
habituellement les tentations, et que l’on peut suf-
fisamment connaître la sainteté et la grâce de ce
sacrement.
La Confirmation 105

v 311. Quelles dispositions doit avoir celui qui reçoit la


Confirmation ?
Celui qui reçoit la Confirmation doit être en état de
grâce, et, s’il a l’usage de la raison, il doit connaître
les principaux mystères de la Foi et s’approcher de
ce sacrement avec dévotion, profondément pénétré
de ce que le rite signifie.

312. Que signifie le saint chrême ?


Le saint chrême, par l’huile qui se répand et forti-
fie, signifie la grâce abondante de la Confirmation ;
par le baume qui est odoriférant et préserve de la
corruption, il signifie la bonne odeur des vertus que
le confirmé devra posséder, fuyant la corruption
des vices.

313. Que signifie l’onction qui se fait sur le front en


forme de croix ?
L’onction qui se fait sur le front en forme de croix
signifie que le confirmé, en courageux soldat de
Jésus-Christ, devra porter le front haut, sans rougir
de la Croix et sans craindre les ennemis de la Foi.

314. Que signifie le léger soufflet que l’Évêque donne


au confirmé ?
Le léger soufflet que l’Évêque donne au confirmé
signifie que celui-ci doit être disposé à souffrir pour
la Foi tout affront et toute peine.

315. Y a-t-il des parrains à la Confirmation ?


À la Confirmation, il y a des parrains pour les hom-
mes et des marraines pour les femmes ; ils doivent
être de bons chrétiens, pour édifier et assister spi-
rituellement les confirmés.
C HA P I T RE 4

L’Eucharistie

Messe de saint Grégoire - Antonio da Viterbo

I. Le sacrement : son institution, sa fin

v 316. Qu’est-ce que l’Eucharistie ?


L’Eucharistie est le sacrement qui, sous les appa-
rences du pain et du vin, contient réellement le
Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Notre Seigneur
Jésus-Christ afin de nourrir les âmes.

317. Quelle est la matière de l’Eucharistie ?


La matière de l’Eucharistie est le pain de froment
et le vin de raisin.

318. Quelle est la forme de l’Eucharistie ?


La forme de l’Eucharistie, ce sont les paroles de
Jésus-Christ : Ceci est mon Corps ; ceci est le Calice
de mon Sang… répandu pour vous et pour un grand
nombre en rémission des péchés.

 Recueil de prières, chapitre 2, Canon.


L’Eucharistie 107

319. Quel est le ministre de l’Eucharistie ?


Le ministre de l’Eucharistie est le prêtre qui, en
prononçant à la Messe les paroles de Jésus-Christ,
change le pain en son Corps et le vin en son Sang.

320. Quand Jésus-Christ a-t-il institué l’Eucharistie ?


Jésus-Christ a institué l’Eucharistie à la dernière
Cène, avant sa Passion, quand il consacra le pain
et le vin et les distribua aux Apôtres comme étant
son Corps et son Sang, leur commandant de faire
de même en mémoire de lui.

321. Pourquoi Jésus-Christ a-t-il institué l’Eucharistie ?


Jésus-Christ a institué l’Eucharistie pour qu’elle fût,
par la Messe, le sacrifice permanent du Nouveau
Testament et, par la communion, la nourriture des
âmes, en souvenir perpétuel de son amour, de sa
Passion et de sa Mort.

II. La présence réelle de Jésus-Christ 


dans l’Eucharistie

v 322. Dans l’Eucharistie, y a-t-il le même Jésus-Christ


qui est au Ciel, et qui, sur la terre, est né de la
Vierge Marie ?
Dans l’Eucharistie il y a le même Jésus-Christ qui
est au Ciel, et qui, sur la terre, est né de la Vierge
Marie.
108 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

323. Pourquoi croyez-vous que Jésus-Christ est vrai-


ment présent dans l’Eucharistie ?
Je crois que Jésus-Christ est vraiment présent dans
l’Eucharistie parce que lui-même a appelé le pain et
le vin consacrés son Corps et son Sang, et qu’ainsi
nous l’enseigne l’Église ; mais c’est un mystère et
un grand mystère.

324. Qu’est-ce que l’hostie avant la consécration ?


L’hostie avant la consécration est du pain.

325. Après la consécration, qu’est-ce que l’hostie ?


Après la consécration, l’hostie est le vrai Corps de
Notre Seigneur Jésus-Christ, sous les apparences
du pain.

326. Que contient le calice avant la consécration ?


Avant la consécration, le calice contient du vin avec
quelques gouttes d’eau.

327. Après la consécration, qu’y a-t-il dans le calice ?


Après la consécration, il y a dans le calice le vrai
Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, sous les
apparences du vin.

v 328. Quand le pain et le vin deviennent-ils le Corps


et le Sang de Jésus ?
Le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang de
Jésus au moment de la consécration.

v 329. Après la consécration, n’y a-t-il plus rien du pain


et du vin ?
Après la consécration, il n’y a plus ni pain ni vin,
mais il en reste seulement les espèces ou apparences,
sans la substance.
L’Eucharistie 109

330. Qu’est-ce que les espèces ou apparences ?


Les espèces ou apparences sont tout ce qui tombe
sous les sens, comme la forme, la couleur, l’odeur,
le goût du pain et du vin.

331. Sous les apparences du pain, n’y a-t-il que le Corps


de Jésus-Christ, et sous celles du vin, n’y a-t-il que
son Sang ?
Non, sous les apparences du pain, il y a Jésus-Christ
tout entier : son Corps, son Sang, son Âme et sa
Divinité ; et il en est de même sous les apparences
du vin.

v 332. Quand on divise l’hostie en plusieurs parties,


divise-t-on le Corps de Jésus-Christ ?
Quand on divise l’hostie en plusieurs parties, on ne
divise pas le Corps de Jésus-Christ, mais seulement
les espèces du pain ; et le Corps du Seigneur reste
entier dans chacune des parties.

v 333. Jésus-Christ se trouve-t-il dans toutes les hosties


consacrées du monde ?
Oui, Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties
consacrées du monde.

334. Pourquoi conserve-t-on la sainte Eucharistie dans


les églises ?
On conserve la sainte Eucharistie dans les églises
pour que les fidèles l’adorent, qu’ils la reçoivent dans
la communion, et qu’ils sentent en elle l’assistance
et la présence perpétuelles de Jésus-Christ dans
l’Église.
110 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

III. La sainte communion : 


dispositions, obligation, effets

v 335. Combien de dispositions sont nécessaires pour


faire une bonne communion ?
Pour faire une bonne communion, trois dispositions
sont nécessaires :
1. être en état de grâce ;
2. savoir qui l’on va recevoir et y penser ;
3. observer le jeûne eucharistique.

v 336. Que signifie être en état de grâce ?


Être en état de grâce signifie avoir la conscience
pure de tout péché mortel.

337. Celui qui communie, sachant qu’il est en état de


péché mortel, reçoit-il Jésus-Christ ?
Celui qui communie sachant qu’il est en état de
péché mortel, reçoit Jésus-Christ, mais non pas
sa grâce ; au contraire, commettant un horrible
sacrilège, il se rend digne de la damnation.

338. Que signifie savoir qui l’on va recevoir et y pen-


ser ?
Savoir qui l’on va recevoir et y penser signifie
s’approcher de Notre Seigneur Jésus-Christ dans
l’Eucharistie avec une foi vive, avec un désir ardent
et avec une profonde humilité et modestie.
L’Eucharistie 111

v 339. À quoi oblige le jeûne eucharistique ?


Le jeûne eucharistique oblige à s’abstenir avant la
communion de tout aliment solide et de toute bois-
son depuis au moins une heure, et si possible trois
heures. Cependant l’eau pure et les médicaments
ne rompent pas le jeûne.

340. À celui qui n’est pas à jeun, la communion n’est-elle


jamais permise ?
À celui qui n’est pas à jeun, la communion est permise
en danger de mort, et durant les longues maladies,
dans les conditions déterminées par l’Église.

v 341. Y a-t-il obligation de recevoir la communion ?


Il y a obligation de recevoir la communion chaque
année à Pâques, ainsi qu’en danger de mort, comme
viatique pour soutenir l’âme dans le voyage vers
l’éternité.

v 342. À quel âge commence l’obligation de la communion


pascale ?
L’obligation de la communion pascale commence
à l’âge où l’on est capable de la faire avec les
dispositions suffisantes, c’est-à-dire ordinairement
vers l’âge de sept ans.

v 343. Est-il bon et utile de communier souvent ?


Il est très bon et très utile de communier souvent, et
même tous les jours, pourvu qu’on le fasse toujours
avec les dispositions requises.
112 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

344. Après la communion combien de temps Jésus-Christ


reste-t-il en nous ?
Après la communion, Jésus-Christ reste en nous
tant que durent les espèces eucharistiques.

345. Quels effets produit l’Eucharistie en celui qui la


reçoit dignement ?
En celui qui la reçoit dignement, l’Eucharistie :
• conserve et augmente la grâce qui est la vie de
l’âme, comme le fait la nourriture pour la vie du
corps ;
• remet les péchés véniels et préserve des péchés
mortels ;
• donne consolations spirituelles et réconfort, en
augmentant la charité et l’espérance de la vie
éternelle, dont elle est le gage.

IV. Le saint sacrifice de la Messe

346. L’Eucharistie est-elle seulement un sacrement ?


L’Eucharistie n’est pas seulement un sacrement,
mais elle est aussi le sacrifice permanent du
Nouveau Testament, et comme telle on l’appelle la
sainte Messe.

347. Qu’est-ce que le sacrifice ?


Le sacrifice est l’offrande publique faite à Dieu
d’une chose que l’on détruit, pour professer qu’il
est le Créateur et le souverain Maître à qui tout
est entièrement dû.
L’Eucharistie 113

v 348. Qu’est-ce que la sainte Messe ?


La sainte Messe est le sacrifice du Corps et du Sang
de Jésus-Christ qui s’offre à Dieu sur l’autel, sous
les espèces du pain et du vin, par le ministère du
prêtre, en mémoire et renouvellement du sacrifice de
la Croix.

349. Le sacrifice de la Messe est-il le même que celui


de la Croix ?
Le sacrifice de la Messe est le même que celui de la
Croix ; seule la manière de l’offrir est différente.

350. Quelle différence y a-t-il entre le sacrifice de la


Croix et celui de la Messe ?
Entre le sacrifice de la Croix et celui de la Messe, il
y a cette différence que, sur la Croix, Jésus-Christ
s’est sacrifié en versant volontairement son propre
Sang et a mérité toute grâce pour nous ; tandis que,
sur l’autel, sans répandre son Sang, il se sacrifie
et s’anéantit mystiquement par le ministère du
prêtre, et nous applique les mérites du sacrifice de
la Croix.

351. Pour quelles fins offre-t-on la Messe à Dieu ?


On offre la Messe à Dieu :
• pour lui rendre le culte suprême de latrie ou
d’adoration ;
• pour le remercier de ses bienfaits ;
• pour l’apaiser et lui donner satisfaction pour nos
péchés ;
• et pour obtenir des grâces en faveur des fidèles,
vivants et défunts.
114 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

352. N’offre-t-on pas également la Messe aux Saints ?


On n’offre pas la Messe aux Saints, mais à Dieu seul,
même quand on la célèbre en l’honneur des Saints :
le sacrifice ne s’offre qu’au Créateur et souverain
Maître.

v 353. Sommes-nous obligés d’entendre la Messe ?


Nous sommes obligés d’entendre la Messe les
dimanches et autres fêtes d’obligation ; mais il est
bon d’y assister souvent, afin de participer au plus
grand acte de la religion, souverainement agréable
à Dieu et méritoire.

������������������������������������������������������
354. Quelle est la meilleure manière d’assister à la
Messe ?
La manière la plus convenable d’assister à la Messe
est de l’offrir à Dieu en union avec le prêtre, en
se rappelant le sacrifice de la Croix, c’est-à-dire la
Passion et la Mort du Seigneur, et en communiant :
la communion est l’union réelle à la Victime immolée
et par conséquent, la plus grande participation au
saint Sacrifice.
C HA P I T RE 5
La Pénitence

Enfant prodigue - Rembrandt

I. Le sacrement et ses parties - 


L’examen de conscience

v 355. Qu’est-ce que la Pénitence ?


La Pénitence, ou Confession, est le sacrement
institué par Jésus-Christ pour remettre les péchés
commis après le Baptême.

356. Quand le sacrement de Pénitence a-t-il été insti-


tué par Jésus-Christ ?
Le sacrement de Pénitence a été institué par
Jésus-Christ quand il a dit aux Apôtres et, en eux,
à leurs successeurs : « Recevez le Saint-Esprit ;
les péchés seront remis à ceux auxquels vous les
remettrez, et ils seront retenus à ceux auxquels
vous les retiendrez ».

 Jn 20, 22-23.
116 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

357. Quel est le ministre du sacrement de Pénitence ?


Le ministre du sacrement de Pénitence est le prêtre
approuvé par l’Évêque.

358. Pour faire une bonne confession, combien de choses


v

sont requises et quelles sont-elles ?


Pour faire une bonne confession, cinq choses sont
requises :
1. l’examen de conscience ;
2. la douleur des péchés ;
3. le ferme propos de ne plus en commettre ;
4. la confession ;
5. la satisfaction ou pénitence.

v 359. Comment fait-on l’examen de conscience ?


On fait l’examen de conscience en se rappelant
les péchés qui, depuis la dernière confession bien
faite, ont été commis par pensée, par parole, par
action et par omission, contre les commandements
de Dieu, les préceptes de l’Église et les devoirs de
son état.

360. Dans l’examen de conscience, devons-nous re-


chercher le nombre des péchés ?
Dans l’examen de conscience, nous devons aussi re-
chercher avec soin le nombre des péchés mortels.
La Pénitence 117

II. La douleur et le ferme propos

v 361. Qu’est-ce que la douleur des péchés ?


La douleur ou repentir est le regret et la haine des
péchés commis, avec le ferme propos de ne plus
pécher.

362. Combien y a-t-il d’espèces de douleur ?


Il y a deux espèces de douleur : la douleur parfaite
ou contrition, la douleur imparfaite ou attrition.

363. Qu’est-ce que la douleur parfaite ou contrition ?


La douleur parfaite ou contrition est le regret
des péchés commis, parce qu’ils offensent Dieu
notre Père, infiniment bon et aimable, et qu’ils ont
causé la Passion et la Mort de notre Rédempteur,
Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

364. Pourquoi la contrition est-elle une douleur par-


faite ?
La contrition est une douleur parfaite, parce qu’elle
naît d’un motif parfait, qui est l’amour filial de Dieu
ou charité, et parce qu’elle nous obtient aussitôt le
pardon des péchés, bien qu’il reste l’obligation de
les confesser.

365. Qu’est-ce que la douleur imparfaite ou attrition ?


La douleur imparfaite ou attrition est le regret des
péchés commis, causé par la crainte des châtiments
éternels et temporels, ou encore par la laideur du
péché.
118 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

366. Pourquoi l’attrition est-elle une douleur impar-


faite ?
L’attrition est une douleur imparfaite parce qu’elle
provient de motifs moins parfaits, propres à des
esclaves plutôt qu’à des fils, et parce qu’elle ne
peut nous obtenir le pardon de nos péchés sans
le secours du sacrement.

v 367. Est-il nécessaire d’avoir la douleur de tous les


péchés que l’on a commis ?
Il est nécessaire d’avoir la douleur de tous les péchés
mortels que l’on a commis, sans exception ; et il
convient de l’avoir aussi des péchés véniels.

368. Pourquoi est-il nécessaire d’avoir la douleur de


tous ses péchés mortels ?
Il est nécessaire d’avoir la douleur de tous ses péchés
mortels, parce que le moindre d’entre eux offense
Dieu gravement, nous fait perdre la grâce, et nous
mérite de rester éternellement séparés de lui.

v 369. Qu’est-ce que le ferme propos ?


Le ferme propos est la volonté résolue de ne jamais
plus commettre de péchés et d’en fuir les occasions.

370. Qu’est-ce que l’occasion du péché ?


L’occasion du péché est ce qui nous expose au dan-
ger de pécher ; ce peut être une personne ou une
chose.

371. Sommes-nous obligés de fuir les occasions de


péchés ?
Nous sommes obligés de fuir les occasions de péchés
parce que nous sommes obligés de fuir le péché ;
La Pénitence 119

celui qui ne les fuit pas, finit par tomber, car « qui
aime le danger y périra ».

III. La confession des péchés

v 372. Qu’est-ce que la confession ?


La confession est l’accusation des péchés faite au
prêtre confesseur pour en recevoir l’absolution.

373. De quels péchés sommes-nous obligés de nous


v

confesser ?
Nous sommes obligés de nous confesser de tous
les péchés mortels non encore confessés ou mal
confessés, mais il est bon de confesser aussi les
péchés véniels.

374. Comment devons-nous accuser les péchés mortels ?


Nous devons accuser les péchés mortels intégrale-
ment, sans en cacher aucun par une fausse honte, en
déclarant l’espèce, le nombre ainsi que les circonstances
qui ajouteraient une nouvelle malice grave.

375. Que doit faire celui qui ne se rappelle pas le


nombre précis des péchés mortels ?
Celui qui ne se rappelle pas le nombre précis des
péchés mortels, doit en indiquer le nombre qui lui
semble le plus proche de la vérité.

 Si 3, 27.
120 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

376. Pourquoi ne devons-nous pas nous laisser vaincre


par la honte qui nous porterait à cacher quelque
péché mortel ?
Nous ne devons pas nous laisser vaincre par la
honte qui nous porterait à cacher quelque péché
mortel parce que nous nous confessons à Jésus-Christ
dans la personne du confesseur qui ne peut révéler
aucun péché, même au prix de sa vie ; et parce que,
autrement, privés du pardon, nous serons couverts
de honte devant tous, au jugement universel.

v 377. Celui qui, par honte ou pour un autre motif, tairait


un péché mortel, ferait-il une bonne confession ?
Celui qui, par honte ou pour un autre motif injuste,
tairait un péché mortel, ne ferait pas une bonne
confession, mais commettrait un sacrilège.

v 378. Que doit faire celui qui sait ne s’être pas bien
confessé ?
Celui qui sait ne s’être pas bien confessé, doit refaire
les confessions mal faites et s’accuser des sacrilèges
commis.

379. Celui qui, sans sa faute, a omis ou oublié un


péché mortel, a-t-il fait une bonne confession ?
Celui qui, sans sa faute, a omis ou oublié un péché
mortel, a fait une bonne confession ; mais il lui reste
l’obligation de s’en accuser par la suite.
La Pénitence 121

IV. L’absolution, la satisfaction, 


les indulgences.

380. Qu’est-ce que l’absolution ?


v

L’absolution est la sentence par laquelle le prêtre, au


nom de Jésus-Christ, remet les péchés au pénitent
en disant : Je t’absous de tes péchés au nom du Père,
et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

381. Les péchés une fois remis par l’absolution, toute


peine méritée est-elle remise aussi ?
Les péchés une fois remis par l’absolution, la peine
éternelle méritée par le péché mortel est remise,
mais si l’on n’a pas une contrition très parfaite, il
reste ordinairement à expier, en cette vie ou en
l’autre, une peine temporelle.

v 382. Qu’est-ce que la satisfaction ou pénitence sacra-


mentelle ?
La satisfaction ou pénitence sacramentelle est
l’œuvre bonne imposée par le confesseur pour
punir et corriger le pécheur, et pour expier la peine
temporelle méritée par le péché.

383. Quand convient-il de faire la pénitence sacramen-


telle ?
Il convient de faire la pénitence sacramentelle le
plus tôt possible, si le confesseur n’en a pas fixé
le temps.
122 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

384. La pénitence sacramentelle suffit-elle à nous


libérer de toute la peine temporelle méritée par
le péché ?
La pénitence sacramentelle ne suffit pas ordinaire-
ment à nous libérer de toute la peine temporelle
méritée par le péché, et c’est pourquoi il convient
d’y suppléer par d’autres œuvres de pénitence et de
piété, et par les indulgences.

385. Quelles sont les œuvres de pénitence et de piété ?


Les œuvres de pénitence et de piété sont : les
jeûnes, les mortifications, les actes de miséricorde
spirituelle et corporelle, les prières et l’usage pieux
des sacramentaux (Formules 21-22) .
Les sacramentaux sont des objets bénits ou des
cérémonies saintes, comme l’eau bénite et les
diverses bénédictions.

v 386. Qu’est-ce que l’indulgence ?


L’indulgence est une rémission de la peine temporelle
due aux péchés, que l’Église concède sous certaines
conditions à ceux qui sont en état de grâce, en leur
appliquant les mérites et les satisfactions surabon-
dantes de Jésus-Christ, de la très sainte Vierge et
des Saints.
Ces mérites et ces satisfactions constituent le trésor
de l’Église.

v 387. Combien y a-t-il de sortes d’indulgences ?


Il y a deux sortes d’indulgences : l’indulgence
plénière et l’indulgence partielle.

 Appendice, chapitre 2, Les indulgences.


La Pénitence 123

�������������������������������������������
388. Qu’est-ce que l’indulgence plénière ?
L’indulgence plénière est celle qui remet toute la
peine temporelle due aux péchés.

��������������������������������������������
389. Qu’est-ce que l’indulgence partielle ?
L’indulgence partielle est celle qui remet seulement
une partie de la peine temporelle due aux péchés.

������
390. Qu’entendait-on par indulgence de quarante ou de
cent jours, de sept ans et autres semblables ?
Par indulgence de quarante ou de cent jours, de sept
ans et autres semblables, on entendait la rémission
de la peine temporelle équivalente à celle que l’on
aurait expiée par quarante, cent jours ou sept ans
de la pénitence anciennement établie par l’Église.

v 391. Quelles sont les conditions requises pour gagner


les indulgences ?
Pour gagner les indulgences, il faut être en état
de grâce et accomplir exactement les œuvres
prescrites.
C HA P I T RE 6

L’Extrême-Onction

Extrême-Onction - Rogier Van der Weyden

392. Qu’est-ce que l’Extrême-Onction ?


v

L’Extrême-Onction est le sacrement institué pour


le soulagement spirituel et même corporel des
chrétiens gravement malades.

393. Quel est le ministre de l’Extrême-Onction ?


Le ministre de l’Extrême-Onction est le curé de la pa-
roisse ou un autre prêtre qui en ait la permission.

394. Comment le prêtre administre-t-il l’Extrême-


Onction ?
Le prêtre administre l’Extrême-Onction en faisant
une onction en forme de croix, avec l’huile bénite
par l’Évêque, sur les organes des sens du malade, et
en disant : Que par cette onction sainte et par sa très
clémente miséricorde, le Seigneur vous pardonne toute
faute commise par la vue, par l’ouïe, etc. Ainsi soit-il.

 On appelle aussi ce sacrement Onction des malades..


L’Extrême-Onction 125

395. Quels effets produit l’Extrême-Onction ?


L’Extrême-Onction :
• augmente la grâce sanctifiante ;
• efface les péchés véniels, et même les péchés
mortels que le malade, qui en a l’attrition, ne
pourrait confesser ;
• donne des forces pour supporter patiemment
la maladie, résister aux tentations et mourir
saintement, et aide aussi à recouvrer la santé, si
c’est pour le bien de l’âme.

396. Quand peut-on donner l’Extrême-Onction ?


On peut donner l’Extrême-Onction dès que la maladie
est dangereuse ; et il est bon de l’administrer aussitôt
après la confession et le Viatique, pendant que le
malade est encore conscient.
C HA P I T RE 7

L’Ordre

Ordination de saint Laurent - Fra Angelico

v 397. Qu’est-ce que l’Ordre ?


L’Ordre est le sacrement qui donne le pouvoir d’ac-
complir les actions sacrées concernant l’Eucharistie
et le salut des âmes, et imprime le caractère de
ministre de Dieu.

398. Quel est le ministre de l’Ordre ?


Le ministre de l’Ordre est l’Évêque, qui donne l’Esprit-
Saint et le pouvoir sacré par l’imposition des mains
et la tradition des objets sacrés propres à l’ordre, en
prononçant les paroles de la forme prescrite.

399. Pourquoi le sacrement qui consacre les ministres


de Dieu s’appelle-t-il Ordre ?
Le sacrement qui consacre les ministres de Dieu
s’appelle Ordre parce qu’il comprend divers degrés
de ministres, subordonnés les uns aux autres, et
formant ainsi la Hiérarchie sacrée.
L’Ordre 127

400. Quels sont les degrés de la Hiérarchie sacrée ?


Les degrés de la Hiérarchie sacrée sont :
• les Ordres mineurs, le Sous-diaconat et le Diaconat qui
sont préparatoires ;
• le Presbytérat ou Sacerdoce, qui donne le pou-
voir de consacrer l’Eucharistie et de remettre
les péchés ;
• et l’Épiscopat, plénitude du Sacerdoce, qui donne
le pouvoir de conférer les Ordres, d’instruire et
de gouverner les fidèles.

401. La dignité du Sacerdoce est-elle grande ?


La dignité du Sacerdoce est très grande, par son
pouvoir sur le Corps réel de Jésus-Christ, qu’il rend
présent dans l’Eucharistie, et sur son Corps mystique,
l’Église, qu’il gouverne avec la mission sublime
de conduire les hommes à la sainteté et à la vie
bienheureuse.

402. Quel but doit avoir celui qui entre dans les
Ordres ?
Celui qui entre dans les Ordres ne doit avoir pour
but que la gloire de Dieu et le salut des âmes.

403. Peut-on entrer à son gré dans les Ordres ?


Personne ne peut entrer à son gré dans les Ordres,
mais il faut y être appelé de Dieu par l’intermédiaire
de son Évêque, c’est-à-dire qu’il faut avoir la vocation,
avec les vertus et les aptitudes au saint ministère
qu’elle requiert.
128 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

404. Celui qui accéderait au Sacerdoce sans vocation


ferait-il mal ?
Celui qui accéderait au Sacerdoce sans vocation ferait
très mal, parce qu’il pourrait difficilement en obser-
ver les sublimes devoirs, et courrait le danger évident
de scandales publics et de perdition éternelle.

405. Quels devoirs ont les fidèles à l’égard de ceux


qui sont appelés aux Ordres ?
Les fidèles ont le devoir :
• de laisser à leur fils la pleine liberté de suivre
leur vocation ;
• en outre, de demander à Dieu de bons pasteurs et
de bons ministres, et, s’ils le peuvent, de jeûner
à cette intention aux Quatre-Temps ;
• enfin, de vénérer ceux qui ont reçu les Ordres
comme des personnes consacrées à Dieu.
C HA P I T RE 8
Le Mariage

Mariage de la Vierge - Botticelli

406. Qu’est-ce que le Mariage ?


v

Le Mariage est le sacrement qui unit l’homme


et la femme indissolublement, comme sont unis
Jésus-Christ et l’Église son épouse, et qui leur
donne la grâce de vivre ensemble saintement et
d’élever chrétiennement leurs enfants.

407. Quel est le ministre du Mariage ?


Les ministres du Mariage sont les époux qui le
contractent.

408. Comment se contracte le Mariage ?


Le Mariage se contracte en exprimant le consentement
mutuel, devant le curé ou un prêtre délégué par lui,
et en présence de deux témoins, sur le territoire de
la paroisse.
130 Partie III • Les moyens de la grâce - Les sacrements

v 409. En contractant le Mariage, les époux doivent-ils


être en état de grâce ?
En contractant le Mariage, les époux doivent être en
état de grâce, sinon ils commettent un sacrilège.

v 410. Qu’est-ce que l’acte que l’on appelle mariage civil ?


L’acte que l’on appelle mariage civil est la formalité
prescrite par l’État pour que le contrat matrimonial
ait des effets civils.

v 411. Suffit-il, pour les chrétiens, de faire seulement


« l’acte civil » ?
Il ne suffit pas, pour les chrétiens, de faire seulement
« l’acte civil », parce qu’il n’est pas un sacrement :
pour eux, seul l’acte qui est un sacrement constitue
le mariage devant Dieu.

����������������������������������������������������������
412. Les époux doivent-ils faire aussi « l’acte civil » ?
Les époux doivent faire aussi « l’acte civil », bien
qu’il ne soit pas un sacrement, afin d’assurer à
eux-mêmes et à leurs enfants les effets civils de la
société conjugale.
C’est pourquoi l’Église ne permet pas ordinairement
le Mariage religieux, si l’on n’accomplit pas aussi les
actes prescrits par l’État.

413. Quels sont les devoirs des époux ?


Les époux ont le devoir :
• de vivre ensemble saintement ;
• de s’aider mutuellement avec une affection
constante dans les nécessités spirituelles et
temporelles ;
Le Mariage 131

• et de bien éduquer leurs enfants, en prenant soin


de leur âme non moins que de leur corps, et en
les formant avant tout à la religion et à la vertu,
par la parole et par l’exemple.

‡ Oraisons :
Faites, Seigneur, que ces mystères nous ayant puri-
fiés par leur vertu puissante, nous fassent parvenir
plus purs à celui qui en est le principe.
Secrète du Ier dimanche de l’Avent

Que la participation à vos sacrements, ô Seigneur,


nous procure le salut et qu’elle nous confirme dans
la possession de la lumière de votre vérité. Par Jésus-
Christ, votre Fils, notre Seigneur. Ainsi soit-il.
  Postcommunion de la Messe
des saints Hippolyte et Cassien, 13 août
La Crucifixion - Bernardo Daddi
P AR T I e

Les moyens de la
grâce
3
S E C T ION II

II. La prière À À À
ou moyen impétratoire

=  Demandez, et l’on vous donnera ; Chapitre unique

cherchez, et vous trouverez ;  


frappez, et l’on vous ouvrira (Lc 11, 9) .

=  En vérité, en vérité, je vous le dis,  



si vous demandez quelque chose à mon
Père en mon nom,  
il vous le donnera (Jn 16, 23) .
C HA P I T RE UNI Q UE

La prière,
moyen
impétratoire

La prière - Dürer

v 414. Qu’est-ce que la prière ?


La prière est une pieuse élévation de l’âme vers
Dieu pour bien le connaître, l’adorer, le remercier
et lui demander ce dont nous avons besoin.

v 415. Combien y a-t-il de sortes de prière ?


Il y a deux sortes de prière : la prière mentale et
la prière vocale.

v 416. Qu’est-ce que la prière mentale ?


La prière mentale est celle qui se fait avec l’esprit
et le cœur seulement ; telles sont la méditation des
vérités chrétiennes et la contemplation.

v 417. Qu’est-ce que la prière vocale ?


La prière vocale est celle qui se fait par des paroles,
avec application de l’esprit et du cœur.
La prière, moyen impétratoire 137

v 418. Comment devons-nous prier ?


Nous devons prier en pensant que nous sommes en
présence de l’infinie majesté de Dieu et que nous
avons besoin de sa miséricorde. Il nous faut donc
prier avec humilité, attention et dévotion.

v 419. Est-il nécessaire de prier ?


Il est nécessaire de prier, et de prier souvent, parce
que Dieu le commande, et qu’ordinairement il n’ac-
corde les grâces spirituelles et temporelles qu’à
celui qui prie.

420. Pourquoi Dieu accorde-t-il les grâces que nous


demandons ?
Dieu accorde les grâces que nous demandons, parce
qu’il est très fidèle et qu’il a promis de nous exaucer
si nous le prions avec confiance et persévérance au
nom de Jésus-Christ.

421. Pourquoi devons-nous prier Dieu au nom de


Jésus-Christ ?
Nous devons prier Dieu au nom de Jésus-Christ,
parce que nos prières et nos bonnes œuvres n’ont
de valeur que par lui seul, Fils de Dieu et unique
Médiateur entre Dieu et les hommes. C’est pourquoi
l’Église a coutume de terminer les oraisons par ces
paroles : Par Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur,
ou d’autres semblables.

422. Pourquoi ne sommes-nous pas toujours exaucés


dans nos prières ?
Nous ne sommes pas toujours exaucés dans nos
prières, soit parce que nous prions mal, soit parce
que nous demandons des choses qui ne sont pas uti-
les à notre vrai bien, c’est-à-dire au bien spirituel.
138 Partie III • Les moyens de la grâce - La prière

v 423. Que faut-il demander à Dieu ?


Il faut demander à Dieu sa gloire, et pour nous, la
vie éternelle et les grâces même temporelles, comme
Jésus-Christ nous l’a enseigné dans le Pater noster.

424. Qu’est-ce que le Pater noster ?


v

Le Pater noster est la prière enseignée et recomman-


dée par Jésus-Christ. C’est pour cela qu’on l’appelle
Oraison dominicale ou du Seigneur, et qu’elle est la
plus excellente de toutes les prières (Formule 3) .

425. Pourquoi le Pater noster est-il la prière la plus


excellente ?
Le Pater noster est la prière la plus excellente parce
qu’elle est sortie de l’Esprit et du Cœur de Jésus, et
qu’elle renferme en sept courtes demandes ce que
nous devons demander à Dieu, comme ses enfants,
et comme frères entre nous.

426. Que devons-nous demander comme de bons


enfants de Dieu ?
Comme de bons enfants de Dieu, nous devons deman-
der que, dans le monde entier, son nom soit connu
et honoré, que son royaume, l’Église, soit propagé, et
que tous accomplissent sa très sainte volonté.
C’est ce que nous demandons dans les trois premières
demandes du Pater noster.

427. Comme frères entre nous, que devons-nous de-


mander ?
Comme frères entre nous, nous devons demander
la nourriture corporelle et spirituelle, le pardon des
péchés, la défense contre les tentations et la délivrance
du mal.
La prière, moyen impétratoire 139

C’est ce que nous demandons, pour nous et pour tous


les hommes, dans les quatre dernières demandes du
Pater noster.

428. Pourquoi Jésus-Christ nous fait-il invoquer Dieu


comme notre Père ?
Jésus-Christ nous fait invoquer Dieu comme notre
Père pour nous rappeler que Dieu est vraiment le
Père de tous, spécialement de nous chrétiens qui,
par le Baptême, avons été adoptés par lui comme ses
enfants ; et pour nous inspirer, envers lui, un grand
amour et une grande confiance.

429. Si Dieu exauce ceux qui le prient, pourquoi


invoquons-nous aussi la très sainte Vierge, les
Anges et les Saints ?
Nous invoquons aussi la très sainte Vierge, les Anges
et les Saints, parce que, étant agréables au Seigneur,
et compatissants envers nous, ils nous aident dans
nos demandes par leur puissante intercession.

430. Pourquoi les Anges, les Saints et la très sainte


Vierge sont-ils de puissants intercesseurs auprès
de Dieu ?
Les Anges et les Saints sont de puissants interces-
seurs auprès de Dieu, parce qu’ils sont ses servi-
teurs fidèles et même ses amis de prédilection.
La très sainte Vierge, surtout, est toute-puissante,
parce qu’elle est Mère de Dieu et pleine de grâce ;
c’est pourquoi nous l’invoquons si souvent, d’autant
plus que Jésus-Christ nous l’a donnée pour Mère.
140 Partie III • Les moyens de la grâce - La prière

v 431. Par quelle prière spécialement invoquons-nous la


très sainte Vierge ?
Nous invoquons la très sainte Vierge spéciale-
ment par l’Ave Maria ou Salutation angélique, ainsi
appelée parce qu’elle commence par le salut que lui
fit l’Archange Gabriel en lui annonçant qu’elle était
choisie pour être Mère de Dieu (Formule 5) .

v 432. Que demandons-nous à la très sainte Vierge dans


l’Ave Maria ?
Dans l’Ave Maria, nous demandons à la très sainte
Vierge sa maternelle intercession pour nous pendant
cette vie et à l’heure de la mort.

433. En invoquant la très sainte Vierge et les Saints,


ne montrons-nous pas peut-être un manque de
confiance envers Jésus-Christ, l’unique Médiateur,
comme si ses mérites ne suffisaient pas pour
nous obtenir les grâces ?
En invoquant la très sainte Vierge et les Saints, nous
ne montrons aucun manque de confiance envers
Jésus-Christ, l’unique Médiateur ; mais au contraire,
une plus grande foi dans ses mérites, si grands et
si efficaces que par eux, et par eux seulement, la
très sainte Vierge et les Saints ont reçu de Dieu la
grâce, les mérites et la puissance d’intercession.
La prière, moyen impétratoire 141

‡ Oraisons :
Seigneur, enseignez-nous à prier.
Lc 11, 1.

Seigneur, que les oreilles de votre miséricorde soient


ouvertes aux prières de ceux qui l’implorent ; et afin
que vous leur accordiez ce qu’ils désirent de vous,
faites qu’ils ne vous demandent que ce qui vous
est agréable.
Oraison du IXe dimanche après la Pentecôte

Seigneur Jésus-Christ qui, au jardin de Gethsémani,


nous avez enseigné, par votre parole et votre exem-
ple, à prier pour triompher du danger des tentations,
accordez-nous en votre miséricorde que, toujours
appliqués à l’oraison, nous méritions d’en recueillir
les fruits abondants. Ainsi soit-il.
Collecte de la fête de l’Oraison de Notre-Seigneur au Mont des
Oliviers, mardi de la Septuagésime, dans l’appendice du missel

Saint, Saint, Saint est le Seigneur,


le Dieu tout-puissant,
qui était, qui est, et qui viendra.
À lui gloire dans les siècles.
Ainsi soit-il.
La Résurrection - Fra Angelico
Recueil de prières À À À

Chapitre 1
Prières pour tous les
jours :
I. à Dieu
II. en l’honneur
de la très sainte Vierge

Chapitre 2
Prières du saint
sacrifice de la Messe

Chapitre 3
Prières pour la réception
des sacrements :
I. de Pénitence
II. de l’Eucharistie
Prières
pour tous les jours

C HA P I T RE 1
et pour les principales
actions religieuses
des fidèles

Saint Dominique - Fra Angelico

I. PRIÈRES À DIEU

Le matin

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

J evous adore, ô mon Dieu, et je vous aime de tout mon cœur.


Je vous remercie de m’avoir créé, fait chrétien et conservé
pendant cette nuit. Je vous offre les actions de la journée ; fai-
tes qu’elles soient toutes selon votre sainte volonté, pour votre
plus grande gloire. Préservez-moi du péché et de tout mal. Que
votre grâce soit toujours avec moi et avec tous ceux qui me sont
chers. Ainsi soit-il.

= Pater, Ave, Gloria, Credo, actes de foi, d’espérance et de charité,


Salve Regina, prière à l’Ange Gardien.
148 Recueil de prières

Le soir

J vous adore, ô mon Dieu, et je vous aime de tout mon cœur.


e

Je vous remercie de m’avoir créé, fait chrétien et conservé pen-


dant ce jour. Pardonnez-moi le mal que j’ai commis aujourd’hui
et, si j’ai accompli quelque bien, veuillez en accepter l’offrande.
Gardez-moi dans le repos et délivrez-moi des dangers. Que vo-
tre grâce soit toujours avec moi et avec tous ceux qui me sont
chers. Ainsi soit-il.

= Pater, Ave, Gloria, Credo, actes de foi, d’espérance et de charité ;


bref examen de conscience, suivi de l’acte de contrition.

Pour les âmes du Purgatoire (Ps 129)

D clamávi ad
e profúndis
te Dómine : *  Dómine,
exáudi vocem meam.
D u fonddes abîmes, j’ai
crié vers vous, Seigneur ; *
Seigneur, exaucez ma voix.
Fiant aures tuæ intendén- Que vos oreilles soient atten-
tes *  in vocem deprecatió- tives *  à la voix de ma suppli-
nis meæ. cation.
Si iniquitátes observáveris, Si vous examinez nos iniquités,
Dómine : *  Dómine, quis su- Seigneur ; *  Seigneur, qui sub-
stinébit ? sistera devant vous ?
Quia apud te propitiátio Mais auprès de vous est la
est : *  et propter legem miséricorde, *  et à cause de
tuam sustínui te, Dómine. votre loi j’ai espéré en vous,
Seigneur.
Sustínuit ánima mea in verbo Mon âme s’est soutenue par sa
eius : *  sperávit ánima mea parole ; *  mon âme a espéré
in Dómino. dans le Seigneur.
A custódia matutína usque Depuis la veille du matin jus-
ad noctem : *  speret Israël qu’à la nuit, *  qu’Israël espère
in Dómino. dans le Seigneur.
Pour tous les jours 149

Quia apud Dóminum mise- Car auprès du Seigneur est la


ricórdia : *  et copiósa apud miséricorde ; *  et on trouve
eum redémptio. en lui une rédemption abon-
dante.
Et ipse rédimet Israël *  ex Il rachètera lui-même Israël *
ómnibus iniquitátibus eius. de toutes ses iniquités.
Réquiem ætérnam *  dona Donnez-leur le repos éternel, *
eis, Dómine. Seigneur.
Et lux perpétua *  lúceat Et que la lumière sans fin *  lui-
eis. se sur eux.
¤. Dómine, exáudi ora- ¤. Seigneur, exaucez ma prière.
tiónem meam.
®. Et clamor meus ad te vé- . Et que mon cri monte jus-
®
niat. qu’à vous.

Orémus Prions

F idélium, Deus, ómnium


cónditor et redémp-
tor : animábus famulórum,
Ô Dieu, Créateur et Rédem-
teur de tous les fidèles,
accordez aux âmes de vos ser-
famulárumque tuárum viteurs et de vos servantes la
remissiónem cunctórum rémission de tous leurs péchés,
tríbue peccatórum ; ut afin qu’elles obtiennent, par
indulgéntiam, quam semper nos humbles prières, le pardon
optavérunt, piis supplica- qu’elles ont toujours désiré.
tiónibus consequántur. Qui Ô vous qui vivez et régnez dans
vivis et regnas in sÅcula les siècles des siècles.
sæculórum.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

=  Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit


et ma vie.
Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.
Jésus, Marie, Joseph, faites que j’expire en paix dans votre sainte
compagnie.
150 Recueil de prières

II. PRIÈRES EN L’HONNEUR DE LA TRÈS SAINTE VIERGE

À l’Angélus le matin, le midi et le soir

¤. Angelus Dómini nuntiávit ¤. L’Ange du Seigneur a an-


Maríæ. noncé à Marie.
®. Et concépit de Spíritu ® . Et elle a conçu du Saint-
Sancto. Esprit.
Ave María… Je vous salue, Marie…

¤. Ecce ancílla Dómini. ¤. Voici la servante du Seigneur.


®. Fiat mihi secúndum ver- . Qu’il me soit fait selon
®
bum tuum. votre parole.
Ave María… Je vous salue, Marie…

¤. Et Verbum caro factum est. ¤. Et le Verbe s’est fait chair.


®. Et habitávit in nobis. ® . Et il a habité parmi nous.
Ave María… Je vous salue, Marie…

¤. Ora pro nobis, sancta Dei ¤. Priez pour nous, sainte Mère
Génetrix. de Dieu.
®. Ut digni efficiámur pro- ® . Afin que nous soyons
missiónibus Christi. rendus dignes des promesses
de Jésus-Christ.

Orémus Prions

G rátiam tuam quÅsumus,


Dómine, méntibus nostris
infúnde : ut qui, Angelo nun-
R épandez, s’il vous plaît,
Seigneur, votre grâce dans
nos âmes, afin qu’ayant connu,
tiánte, Christi Fílii tui incar- par la voix de l’Ange, l’Incarna-
natiónem cognóvimus ; per tion de Jésus-Christ votre Fils,
passiónem eius et crucem, ad nous arrivions, par sa Passion
resurrectiónis glóriam perdu- et par sa Croix, à la gloire de
cámur. Per eúndem Christum sa Résurrection. Par le même
Dóminum nostrum. Jésus-Christ notre Seigneur.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.
Pour tous les jours 151

Les Mystères du Rosaire

Joyeux (lundi et jeudi)


1. L’Annonciation
2. La Visitation
3. La Nativité
4. La Présentation de Jésus au Temple
5. Le Recouvrement de Jésus au Temple

Douloureux (mardi et vendredi)


1. L’Agonie de Jésus au jardin des Oliviers
2. La Flagellation de Jésus
3. Le Couronnement d’épines
4. Le Portement de la Croix
5. Le Crucifiement

Glorieux (mercredi, samedi et dimanche)


1. La Résurrection
2. L’Ascension
3. La Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres
4. L’Assomption
5. Le Couronnement de la Vierge Marie au Ciel

Le Sub tuum

S ub tuum præsídium
confúgimus, sancta Dei
Génetrix : nostras depre-
N ousavons recours à votre
protection, sainte Mère
de Dieu : ne rejetez pas les
catiónes ne despícias in prières que nous vous adres-
necessitátibus ; sed a perí- sons dans nos besoins ; mais
culis cunctis líbera nos délivrez-nous toujours de tous
semper, Virgo gloriósa et les dangers, ô Vierge glorieuse
benedícta. et bénie.
152 Recueil de prières

Litanies de la très sainte Vierge

Kýrie, eléison.  Seigneur, ayez pitié de nous. 


Christe, eléison.  Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Kýrie, eléison.  Seigneur, ayez pitié de nous. 
Christe, audi nos.  Jésus-Christ, écoutez-nous. 
Christe, exáudi nos.  Jésus-Christ, exaucez-nous. 
Pater de cælis, Deus, mise- Père céleste, qui êtes Dieu, ayez
rére nobis.  pitié de nous. 
Fili, Redémptor mundi, Fils Rédempteur du monde, qui
Deus, miserére nobis. êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Spíritus Sancte, Deus, mise- Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez
rére nobis.  pitié de nous.
Sancta Trínitas, unus Deus, Trinité Sainte, qui êtes un seul
miserére nobis. Dieu, ayez pitié de nous.
Sancta María, ora pro nobis. Sainte Marie, priez pour nous.
Sancta Dei Génetrix, Sainte Mère de Dieu,
Sancta Virgo vírginum, Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.
ora pro nobis.

Mater Christi, Mère du Christ,


Mater divínæ grátiæ, Mère de la divine grâce,
Mater puríssima, Mère très pure,
Mater castíssima, Mère très chaste,
Mater invioláta, Mère sans tache,
Mater intemeráta, Mère toujours vierge,
Mater amábilis, Mère aimable,
Mater admirábilis, Mère admirable,
Mater boni consílii, Mère du bon conseil,
Mater Creatóris, Mère du Créateur,
Mater Salvatóris, Mère du Sauveur,
Virgo prudentíssima, Vierge très prudente,
Virgo veneránda, Vierge vénérable,
Virgo prædicánda, Vierge digne de louanges,
Pour tous les jours 153

Virgo potens, Vierge puissante,


Virgo clemens, Vierge clémente,
Virgo fidélis, Vierge fidèle,
Spéculum iustítiæ, Miroir de justice,
Sedes sapiéntiæ, Siège de la Sagesse,
Causa nostræ lætítiæ, Cause de notre joie,
Vas spirituále, Vase spirituel,
Vas honorábile, Vase d’honneur,
Vas insígne devotiónis, Vase insigne de dévotion,
Rosa mýstica, Rose mystique,
Turris Davídica, Tour de David,
Turris ebúrnea, Tour d’ivoire,
Domus áurea, Maison d’or,
F∏deris arca, Arche d’alliance,

priez pour nous.


Iánua cæli, Porte du Ciel,
ora pro nobis.

Stella matutína, Étoile du matin,


Salus infirmórum, Salut des infirmes,
Refúgium peccatórum, Refuge des pécheurs,
Consolátrix afflictórum, Consolatrice des affligés,
Auxílium Christianórum, Secours des chrétiens,
Regína Angelórum, Reine des Anges,
Regína Patriarchárum, Reine des Patriarches,
Regína Prophetárum, Reine des Prophètes,
Regína Apostolórum, Reine des Apôtres,
Regína Mártyrum, Reine des Martyrs,
Regína Confessórum, Reine des Confesseurs,
Regína Vírginum, Reine des Vierges,
Regína Sanctórum ómnium, Reine de tous les Saints,
Regína sine labe origináli Reine conçue sans le péché
concépta, originel,
Regína in cælum assúmpta, Reine élevée aux cieux,
Regína sacratíssimi Rosárii, Reine du très saint Rosaire,
Regína pacis, Reine de la paix,
154 Recueil de prières

Agnus Dei, qui tollis pec- Agneau de Dieu, qui effacez


cáta mundi, parce nobis, les péchés du monde, pardon-
Dómine. nez-nous, Seigneur.
Agnus Dei, qui tollis pec- Agneau de Dieu, qui effacez
cáta mundi, exáudi nos, les péchés du monde, exau-
Dómine. cez-nous, Seigneur.
Agnus Dei, qui tollis peccá- Agneau de Dieu, qui effacez
ta mundi, miserére nobis. les péchés du monde, ayez pi-
tié de nous.

¤. Ora pro nobis, sancta Dei ¤. Priez pour nous, Sainte Mère
Génetrix. de Dieu.
®. Ut digni efficiámur pro- . Afin que nous devenions
®
missiónibus Christi.  dignes des promesses de
Jésus-Christ.

Orémus Prions

C oncéde nos fámulos tuos,


quÅsumus, Dómine
Deus, perpétua mentis et
D aignez nous accorder, Sei-
gneur, à nous vos servi-
teurs, de jouir toujours de la
córporis sanitáte gaudére : santé de l’âme et du corps ;
et gloriósa beátæ Maríæ et par la glorieuse interces-
semper Vírginis interces- sion de la bienheureuse Marie
sióne, a præsénti liberári toujours Vierge, d’être délivrés
tristítia, et ætérna pérfrui des tristesses du temps pré-
lætítia. Per Christum Dómi- sent et d’avoir part aux joies
num nostrum. éternelles. Par Jésus-Christ
notre Seigneur.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.
Pour tous les jours 155

Autre prière

S ancta María, succúrre


míseris, iuva pusillá-
nimes, réfove flébiles, ora
S ainte Marie, secourez les
malheureux, venez en aide
aux faibles, consolez les affligés,
pro pópulo, intérveni pro priez pour le peuple, intervenez
clero, intercéde pro devóto en faveur du clergé, intercédez
femíneo sexu : séntiant pour les femmes consacrées par
omnes tuum iuvámen, qui- vœu au Seigneur : qu’ils éprou-
cúmque célebrant tuum vent tous votre assistance, ceux
sanctum patrocínium qui célèbrent et invoquent votre
saint patronage.
Prières du
C HA P I T RE 2

saint sacrifice
de la Messe

Disciples d’Emmaüs - Trophime Bigot

I. MESSE DES CATÉCHUMÈNES

Prières au bas de l’autel

I n nómine Patris, et Fílii, et


Spíritus Sancti. Amen. A u nom du Père, et du Fils, et
du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Introíbo ad altáre Dei. J’irai vers l’autel de Dieu.
®. Ad Deum qui lætíficat ® . De Dieu qui fait la joie de
iuventútem meam. ma jeunesse.

Le psaume Iúdica me, Deus est omis aux Messes des défunts et au
temps de la Passion.

I údica me, Deus, et discérne


causam meam de gente
non sancta : ab hómine iní-
J ugez-moi,
mon Dieu, séparez
ma cause de celle de la race
des impies : de l’homme injus-
quo, et dolóso érue me. te et trompeur, délivrez-moi.
®. Quia tu es, Deus, for- . Car vous êtes ma force,
®
titúdo mea : quare me mon Dieu. Pourquoi m’avez-
Pour le saint sacrifice de la Messe 157

repulísti, et quare tristis vous rejeté, et pourquoi m’en


incédo, dum afflígit me vais-je triste lorsque l’ennemi
inimícus ? m’afflige ?

¤. Emítte lucem tuam, et ¤. Envoyez votre lumière et vo-


veritátem tuam : ipsa me tre vérité : elles m’ont conduit
deduxérunt, et adduxérunt sur votre montagne sainte,
in montem sanctum tuum, et m’ont introduit dans vos
et in tabernácula tua. tabernacles.
. Et introíbo ad altáre Dei :
® ® . J’irai vers l’autel de Dieu,
ad Deum qui lætíficat iuven- de Dieu qui fait la joie de ma
tútem meam. jeunesse.

¤. Confitébor tibi in cíthara, ¤. Je vous louerai avec la citha-


Deus, Deus meus : quare re, ô Dieu, mon Dieu. Pourquoi
tristis es, ánima mea, et être triste, mon âme ? Pour-
quare contúrbas me ? quoi me troubler ?
®. Spera in Deo, quóniam . Espère en Dieu, car je le
®
adhuc confitébor illi : sa- louerai encore, lui, le sa-
lutáre vultus mei, et Deus lut de ma face et mon Dieu.
meus.

¤. Glória Patri, et Fílio, et ¤. Gloire au Père, et au Fils, et


Spirítui Sancto. au Saint-Esprit.
®. Sicut erat in princípio, . Comme il était au com-
®
et nunc, et semper : et in mencement, maintenant et
sÅcula sæculórum. Amen. toujours, et pour les siècles
des siècles. Ainsi soit-il.

¤. Introíbo ad altáre Dei. ¤. J’irai vers l’autel de Dieu.


®. Ad Deum qui lætíficat . De Dieu qui fait la joie de
®
iuventútem meam. ma jeunesse.

¤. Adiutórium nostrum in ¤. Notre secours est dans le


nómine Dómini. nom du Seigneur.
®. Qui fecit cælum et terram. ® . Qui a fait le ciel et la terre.
158 Recueil de prières

Le Confiteor

¤. Confíteor… ad Dóminum ¤. Je confesse… le Seigneur


Deum nostrum. notre Dieu.
®. Misereátur tui omnípo- ® . Que le Dieu tout-puissant
tens Deus, et, dimíssis pec- vous fasse miséricorde, qu’il
cátis tuis, perdúcat te ad vous pardonne vos péchés et
vitam ætérnam. vous conduise à la vie éternelle.
¤. Amen. ¤. Amen.

®. Confíteor Deo omnipo- ® . Je confesse à Dieu tout-puis-


ténti, beátæ Maríæ semper sant, à la bienheureuse Marie
Vírgini, beáto Michaéli ar- toujours Vierge, à saint Michel
chángelo, beáto Ioánni Bap- Archange, à saint Jean-Baptiste,
tístæ, sanctis apóstolis Petro aux saints Apôtres Pierre et Paul,
et Paulo, ómnibus sanctis, à tous les Saints, et à vous, mon
et tibi, pater : quia peccávi père, que j’ai beaucoup péché,
nimis cogitatióne, verbo et en pensée, en parole, par action.
ópere : mea culpa, mea culpa, C’est ma faute, c’est ma faute,
mea máxima culpa. c’est ma très grande faute.

Ideo precor beátam Maríam C’est pourquoi je supplie la


semper Vírginem, beátum bienheureuse Marie toujours
MichÅlem archángelum, Vierge, saint Michel Archan-
beátum Ioánnem Baptístam, ge, saint Jean-Baptiste, les
sanctos apóstolos Petrum et saints Apôtres Pierre et Paul,
Paulum, omnes sanctos, et te, tous les Saints, et vous, mon
pater, oráre pro me ad Dómi- père, de prier pour moi le Sei-
num Deum nostrum. gneur notre Dieu.

¤. Misereátur vestri omní- ¤. Que le Dieu tout-puissant


potens Deus, et, dimíssis vous fasse miséricorde, qu’il
peccátis vestris, perdúcat vous pardonne vos péchés et
vos ad vitam ætérnam. vous conduise à la vie éternelle.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.
Pour le saint sacrifice de la Messe 159

¤. Indulgéntiam, absolutió- ¤. Que le Seigneur tout-puis-


nem et remissiónem pec- sant et miséricordieux nous ac-
catórum nostrórum tríbuat corde le pardon, l’absolution et
nobis omnípotens et misé- la rémission de tous nos péchés.
ricors Dóminus.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

¤. Deus, tu convérsus vivi- ¤. Dieu, en vous tournant vers


ficábis nos. nous, vous nous donnez la vie.
®. Et plebs tua lætábitur . Et votre peuple se réjouira
®
in te. en vous.

¤. Osténde nobis, Dómine, ¤. Montrez-nous, Seigneur, vo-


misericórdiam tuam. tre miséricorde.
®. Et salutáre tuum da nobis. ® . Et accordez-nous votre salut.

¤. Dómine, exáudi oratió- ¤. Seigneur, exaucez ma prière.


nem meam.
®. Et clamor meus ad te . Et que mon cri parvienne
®
véniat. jusqu’à vous.

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

O rémus :Aufer a nobis,
quÅsumus, Dómine,
iniquitátes notras : ut ad
P rions :Enlevez nos ini-
quités, Seigneur, afin que
nous puissions pénétrer jus-
Sancta sanctórum puris qu’au Saint des Saints avec
mereámur méntibus introí- une âme pure. Par le Christ
re. Per Christum Dóminum notre Seigneur. Ainsi soit-il.
nostrum. Amen.
Orámus te, Dómine, per Nous vous prions, Seigneur,
mérita Sanctórum tuórum, par les mérites de vos Saints,
quorum relíquiæ hic sunt, dont les reliques sont ici, et de
et ómnium Sanctórum : ut tous vos Saints, de daigner me
160 Recueil de prières

indulgére dignéris ómnia pardonner tous mes péchés.


peccáta mea. Amen. Ainsi soit-il.

Préparation

Introït (voir le Propre)

Kyrie

¤. Kýrie, eléison. ¤. Seigneur, ayez pitié.


®. Kýrie, eléison. ® . Seigneur, ayez pitié.
¤. Kýrie, eléison. ¤. Seigneur, ayez pitié.

®. Christe, eléison. ® . Christ, ayez pitié.


¤. Christe, eléison. ¤. Christ, ayez pitié.
®. Christe, eléison. ® . Christ, ayez pitié.

¤. Kýrie, eléison. ¤. Seigneur, ayez pitié.


®. Kýrie, eléison. ® . Seigneur, ayez pitié.
¤. Kýrie, eléison. ¤. Seigneur, ayez pitié.

Gloria

G in excélsis Deo, et
lória
in terra pax homínibus
bonæ voluntátis.
G à Dieu au plus haut des
loire

cieux, et paix sur la terre aux


hommes de bonne volonté.
Laudámus te, benedícimus Nous vous louons, nous vous
te, adorámus te, glorificá- bénissons, nous vous adorons,
mus te, grátias ágimus tibi nous vous glorifions, nous
propter magnam glóriam vous rendons grâces pour vo-
tuam : Dómine Deus, Rex tre immense gloire : Seigneur
cæléstis, Deus Pater omní- Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père
potens. tout-puissant.
Pour le saint sacrifice de la Messe 161

Dómine Fili unigénite, Iesu Seigneur Fils Unique, Jésus-


Christe ; Dómine Deus, Christ ; Seigneur Dieu, Agneau
Agnus Dei, Fílius Patris : de Dieu, le Fils du Père :
Qui tollis peccáta mundi, Vous qui enlevez les péchés
miserére nobis ; qui tollis du monde, ayez pitié de nous.
peccáta mundi, súscipe Vous qui enlevez les péchés du
deprecatiónem nostram ; monde, recevez notre prière.
qui sedes ad déxteram Vous qui êtes assis à la droite
Patris, miserére nobis. du Père, ayez pitié de nous.
Quóniam tu solus Sanctus, Car vous seul êtes Saint, vous
tu solus Dóminus, tu solus seul êtes Seigneur, vous seul
Altíssimus : Iesu Christe, êtes le Très-Haut, Jésus-Christ,
cum Sancto Spíritu : in avec le Saint-Esprit, dans la
glória Dei Patris. Amen. gloire de Dieu le Père. Ainsi-
soit-il.

Collecte ou Oraison (voir le Propre)

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

¤. Orémus. ¤. Prions.

À la fin des Oraisons

®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

Instruction

Épître (voir le Propre)

À la fin de l’Épître

®. Deo grátias. ® . Nous rendons grâces à Dieu.


162 Recueil de prières

Graduel, Alleluia ou Trait, Séquence (voir le Propre)

Évangile (voir le Propre)

M unda cor meum ac lábia


mea, omnípotens Deus,
qui lábia Isaíæ Prophétæ cál-
P mon cœur et mes
urifiez

lèvres, Dieu tout-puissant,


qui avez purifié les lèvres du
culo mundásti igníto : ita me prophète Isaïe avec un char-
tua grata miseratióne dignáre bon ardent, afin que, par votre
mundáre, ut sanctum Evan- miséricordieuse bonté, je puis-
gélium tuum digne váleam se proclamer dignement votre
nuntiáre. Per Christum Dómi- saint Évangile. Par le Christ no-
num nostrum. Amen. tre Seigneur. Ainsi soit-il.
Iube, Dómine, benedícere. Daignez, Seigneur, me bénir.
Dóminus sit in corde meo, Que le Seigneur soit en mon
et in lábiis meis : ut digne cœur et sur mes lèvres, afin
et competénter annúntiem que j’annonce dignement et
Evangélium suum. Amen. convenablement son Évangile.
Ainsi soit-il.

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

¤. Inítium sive Sequéntia ¤. Commencement ou Suite du


sancti Evangélii secundum N. saint Évangile selon saint N.
®. Glória tibi, Dómine. ® . Gloire à vous, Seigneur.

À la fin de l’Évangile

®. Laus tibi, Christe. ® . Louange à vous, ô Christ.

Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople

C redo in unum Deum,


Patrem omnipoténtem, J e crois en un seul Dieu,
le Père tout-puissant,
Pour le saint sacrifice de la Messe 163

factórem cæli et terræ, visi- Créateur du ciel et de la


bílium ómnium et invisi- terre, de l’univers visible et
bílium. invisible.
Et in unum Dóminum Iesum Et en un seul Seigneur Jésus
Christum, Fílium Dei unigé- Christ, le Fils unique de Dieu,
nitum. Et ex Patre natum né du Père avant tous les siè-
ante ómnia sÅcula. Deum cles. Il est Dieu né de Dieu,
de Deo, lumen de lúmine, lumière née de la lumière, vrai
Deum verum de Deo vero. Dieu né du vrai Dieu ; engen-
Génitum, non factum, dré, non pas créé, consubstan-
consubstantiálem Patri : tiel au Père, et par qui tout a
per quem ómnia facta sunt. été créé. Pour nous les hom-
Qui propter nos hómines mes et pour notre salut, il des-
et propter nostram salútem cendit des cieux.
descéndit de cælis.

Ici, on fait la génuflexion.

Et incarnátus est de Spíritu Il prit chair de la Vierge Marie


Sancto ex María Vírgine : et par l’action du Saint-Esprit, et
homo factus est. il se fit homme.

Crucifíxus étiam pro nobis : Crucifié pour nous, il souffrit


sub Póntio Piláto passus, et sa Passion sous Ponce Pilate,
sepúltus est. Et resurréxit et fut enseveli. Il ressuscita le
tértia die, secúndum Scrip- troisième jour, conformément
túras. Et ascéndit in cælum : aux Écritures. Et il monta au
sedet ad déxteram Patris. Ciel, où il siège à la droite
Et íterum ventúrus est cum du Père. Il reviendra dans la
glória iudicáre vivos et gloire pour juger les vivants et
mórtuos : cuius regni non les morts ; et son règne n’aura
erit finis. pas de fin.
Et in Spíritum Sanctum, Je crois en l’Esprit Saint, qui est
Dóminum et vivificántem : Seigneur et qui donne la vie ;
qui ex Patre, Filióque procé- il procède du Père et du Fils.
164 Recueil de prières

dit. Qui cum Patre, et Fílio Avec le Père et le Fils, il reçoit


simul adorátur, et conglori- même adoration et même gloi-
ficátur : qui locútus est per re ; il a parlé par les prophètes.
Prophétas.
Et unam, sanctam, cathóli- Je crois l’Église une, sainte,
cam et apostólicam Ecclé- catholique et apostolique. Je
siam. Confíteor unum confesse un seul baptême
baptísma in remissiónem pour la rémission des péchés.
peccatórum. Et exspécto Et j’attends la résurrection des
resurrectiónem mortuórum. morts. Et la vie du monde à
Et vitam ventúri sÅculi. venir. Ainsi soit-il.
Amen.

II. MESSE DES FIDÈLES

OFFERTOIRE
¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.
®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

¤. Orémus. ¤. Prions.

Antienne d’Offertoire (voir le Propre)

Offrande du pain et du vin

S úscipe, sancte Pater, omní-


potens ætérne Deus,
hanc immaculátam hós-
R ecevez ,Père saint, Dieu
tout-puissant et éternel,
cette Hostie sans tache que
tiam, quam ego indígnus moi, votre indigne serviteur, je
fámulus tuus óffero tibi Deo vous offre à vous, mon Dieu
meo, vivo et vero, pro innu- vivant et véritable, pour mes
Pour le saint sacrifice de la Messe 165

merabílibus peccátis, et innombrables péchés, offen-


offensiónibus, et negligén- ses et négligences, pour toux
tiis meis, et pro ómnibus ceux qui sont ici présents et
circumstántibus, sed et pro pour tous les fidèles chrétiens,
ómnibus fidélibus christiá- les vivants et les morts, afin
nis vivis atque defúnctis : que cette oblation profite à
ut mihi et illis profíciat ad leur salut et au mien pour la
salútem in vitam ætérnam. vie éternelle. Ainsi soit-il.
Amen.

D eus, qui humánæ sub-


stántiæ dignitátem
mirabíliter condidísti, et
Ô Dieu, qui avez créé d’une
manière admirable la di-
gnité de la nature humaine et
mirabílius reformásti : da qui l’avez rétablie d’une ma-
nobis, per hujus aquæ et nière plus admirable encore,
vini mystérium, ejus divi- faites que, par le mystère de
nitátis esse consórtes, qui cette eau et de ce vin, nous
humanitátis nostræ fíeri soyons rendus participants de
dignátus est párticeps, la divinité de celui qui a dai-
Iesus Christus, Fílius tuus, gné s’unir à notre humanité,
Dóminus noster : Qui tecum Jésus-Christ, votre Fils, notre
vivit et regnat in unitáte Seigneur : lui qui, étant Dieu,
Spíritus Sancti Deus : per vit et règne avec vous en l’unité
ómnia sÅcula sæculórum. du Saint-Esprit dans les siècles
Amen. des siècles. Ainsi soit-il.

O fférimus tibi, Dómine,


cálicem salutáris, tuam
deprecántes cleméntiam :
N ous vous offrons, Sei-
gneur, le calice du salut,
en suppliant votre clémence
ut in conspéctu divínæ de le faire monter comme un
majestátis tuæ, pro nostra parfum d’agréable odeur jus-
et totíus mundi salúte, cum qu’au trône de votre divine
odóre suavitátis ascéndat. majesté, pour notre salut et
Amen. celui du monde entier. Ainsi
soit-il.
166 Recueil de prières

I spíritu humilitátis, et in
n
ánimo contríto suscipiá-
mur a te, Dómine : et sic
C ’est avec un esprit d’humi-
lité et un cœur contrit que
nous vous demandons, Sei-
fiat sacrifícium nostrum in gneur, de nous recevoir. Que
conspéctu tuo hódie, ut plá- notre sacrifice s’accomplisse
ceat tibi, Dómine Deus. aujourd’hui devant vous de
telle sorte qu’il vous soit agréa-
ble, ô Seigneur, notre Dieu.

V eni,
sanctificátor, omní-
potens ætérne Deus : et
bénedic hoc sacrifícium, tuo
V enez, Sanctificateur, Dieu
tout-puissant et éternel : et
bénissez ce sacrifice destiné à
sancto nómini præparátum. glorifier votre saint nom.

Lavabo
Le prêtre se lave les mains, en récitant le psaume Lavabo (Ps 25, 6-12) .

L inter innocén-
avábo
tes manus meas : et
circúmdabo altáre tuum,
J e laverai mes mains dans

l’assemblée des justes et


j’approcherai de votre autel,
Dómine : Ut áudiam vocem Seigneur : pour entendre vos
laudis, et enárrem univérsa louanges et raconter toutes
mirabília tua. vos merveilles.
Dómine, diléxi decórem Seigneur, j’ai aimé la beauté
domus tuæ, et locum habi- de votre maison et le lieu où
tatiónis glóriæ tuæ. habite votre gloire.
Ne perdas cum ímpiis, Deus, Ô Dieu, ne perdez pas mon
ánimam meam, et cum viris âme avec les impies, ni ma
sánguinum vitam meam : vie avec les hommes de sang,
In quorum mánibus iniqui- dont les mains sont pleines
tátes sunt : déxtera eórum d’iniquités et la droite chargée
repléta est munéribus. de présents.
Ego autem in innocéntia Pour moi, j’ai marché dans l’in-
mea ingréssus sum : rédime nocence ; délivrez-moi et ayez
me, et miserére mei. pitié de moi.
Pour le saint sacrifice de la Messe 167

Pes meus stetit in dirécto : Mes pieds ont suivi le droit


in ecclésiis benedícam te, chemin; je vous bénirai, Sei-
Dómine. Glória Patri, et gneur, dans les assemblées.
Fílio, et Spirítui Sancto. Gloire au Père, et au Fils, et au
Sicut erat in princípio, Saint-Esprit. Comme il était au
et nunc, et semper, et in commencement, maintenant
sÅcula sæculórum. Amen. et toujours, et pour les siècles
des siècles. Ainsi soit-il.

Prière à la Sainte Trinité

S úscipe, sancta Tríni-


tas, hanc oblatiónem,
quam tibi offérimus ob
R ecevez , Trinité sainte, cette

oblation que nous vous of-


frons en mémoire de la Pas-
memóriam passiónis, resur- sion, de la Résurrection et de
rectiónis, et ascensiónis l’Ascension de Notre Seigneur
Iesu Christi, Dómini nos- Jésus-Christ et en l’honneur de
tri : et in honórem beátæ la bienheureuse Marie toujours
Maríæ semper Vírginis, et Vierge, de saint Jean-Baptiste,
beáti Ioánnis Baptístæ, et des saints Apôtres Pierre et
sanctórum Apostolórum Paul, des Saints dont les re-
Petri et Pauli, et istórum, liques sont ici et de tous les
et ómnium sanctórum : ut autres Saints. Que cette obla-
illis profíciat ad honórem, tion serve à leur honneur et à
nobis autem ad salútem : notre salut, et que tous ceux
et illi pro nobis intercédere dont nous honorons la mémoi-
dignéntur in cælis, quorum re sur la terre daignent inter-
memóriam ágimus in ter- céder pour nous dans le Ciel.
ris. Per eúmdem Christum Par le même Jésus-Christ notre
Dóminum nostrum. Amen. Seigneur. Ainsi soit-il.

Orate, fratres

¤. Oráte, fratres : ut meum ¤. Priez, mes frères, afin que


ac vestrum sacrifícium ac- mon sacrifice, qui est aussi le
168 Recueil de prières

ceptábile fiat apud Deum vôtre, soit agréable à Dieu le


Patrem omnipoténtem. Père tout-puissant.
®. Suscípiat Dóminus sa- . Que le Seigneur reçoive par
®
crifícium de mánibus tuis vos mains ce sacrifice pour
ad laudem et glóriam nó- l’honneur et la gloire de son
minis sui, ad utilitátem nom, pour notre bien et celui
quoque nostram, totiúsque de toute sa sainte Église.
Ecclésiæ suæ sanctæ.
¤. Amen. ¤. Ainsi soit-il.

Secrète (voir le Propre)

À la fin des Oraisons

¤. Per ómnia sÅcula sæ- ¤. Pour les siècles des siècles.


culórum.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

CANON

Préface

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

¤. Sursum corda. ¤. Élevons notre cœur.


®. Habémus ad Dóminum. . Nous le tournons vers le
®
Seigneur.

¤. Grátias agámus Dómino ¤. Rendons grâces au Seigneur


Deo nostro. notre Dieu.
®. Dignum et iustum est. ® . Cela est juste et bon.
Pour le saint sacrifice de la Messe 169

V ere dignum et justum


est, æquum et salu- O ui, c’est une chose
digne et juste, équitable
et salutaire, de vous rendre
táre, nos tibi semper et ubí-
que grátias ágere : Dómine grâce, en tout temps et en
sancte, Pater omnípotens, tout lieu, Seigneur saint, Père
ætérne Deus : per Christum tout-puissant, Dieu éternel, par
Dóminum nostrum. Jésus-Christ notre Seigneur,
Per quem majestátem tuam par qui les Anges louent vo-
laudant Angelis, adórant tre Majesté, les Dominations
Dominatiónes, tremunt l’adorent, les Puissances la ré-
Potestátes. Cæli, cælorúm- vèrent en tremblant, les Cieux
que Virtútes, ac beáta Séra- et les Vertus des cieux, et les
phim, sócia exsultatióne bienheureux Séraphins la célè-
concélebrant. Cum quibus brent avec transport. Daignez,
et nostras voces, ut admitti nous vous en prions, accueillir
júbeas deprecámur, súp- nos voix avec leurs voix, tandis
plici confessióne dicéntes : que nous disons en une hum-
ble confession :

Sanctus

S anctus, Sanctus, Sanctus


Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli et terra
S aint,
Saint, Saint, le Sei-
gneur, Dieu des Armées
célestes. Les cieux et la terre
glória tua. Hosánna in excél- sont remplis de votre gloire.
sis. Benedíctus qui venit in Hosanna au plus haut des
nómine Dómini. Hosánna in cieux. Béni soit celui qui vient
excélsis. au nom du Seigneur. Hosanna
au plus haut des cieux.

Début du Canon

T e ígitur, clementís-
sime Pater, per Iesum N ous vous supplions donc
et nous vous conjurons,
170 Recueil de prières

Christum, Fílium tuum, Père très miséricordieux, par


Dóminum nostrum, súppli- Jésus-Christ, votre Fils, notre
ces rogámus ac pétimus, Seigneur, d’avoir pour agréa-
uti accépta hábeas, et bles et de bénir ces dons, ces
benedícas hæc dona, hæc présents, ce sacrifice saint et
múnera, hæc sancta sacri- sans tache, que nous vous
fícia illibáta, in primis, quæ offrons principalement pour
tibi offérimus pro Ecclé- votre sainte Église catholique.
sia tua sancta cathólica : Daignez lui accorder la paix, la
quam pacificáre, custodíre, garder, la maintenir dans l’uni-
adunáre, et régere dignéris té, et la gouverner par toute
toto orbe terrárum : una la terre. Nous l’offrons aussi
cum fámulo tuo Papa nos- pour votre serviteur, notre
tro N. et Antístite nostro Pape N., notre Évêque N., et
N. et ómnibus orthodóxis, tous ceux qui, fidèles à la vraie
atque cathólicæ et apos- doctrine, ont la garde de la foi
tólicæ fídei cultóribus. catholique et apostolique.

M eménto, Dómine, famu-


lórum famularúmque
tuárum N. et N., et ómnium
S ouvenez-vous, Seigneur, de
vos serviteurs et de vos
servantes N. et N., et de tous
circumstántium, quorum les fidèles ici présents, dont
tibi fides cógnita est, et vous connaissez la foi et la pié-
nota devótio, pro quibus tibi té, pour lesquels nous vous of-
offérimus : vel qui tibi óffe- frons ou qui vous offrent eux-
runt hoc sacrifícium laudis, mêmes ce sacrifice de louange
pro se suísque ómnibus : pour eux et pour tous les
pro redemptióne animárum leurs, pour la rédemption de
suárum, pro spe salútis et leurs âmes, pour le salut et la
incolumitátis suæ : tibíque conservation dont ils ont l’es-
reddunt vota sua ætérno pérance, et qui vous rendent
Deo, vivo et vero. leurs hommages, à vous, Dieu
éternel, vivant et véritable.
Pour le saint sacrifice de la Messe 171

C ommunicántes, et memó-
riam venerántes, in
primis gloriósæ semper
U dans une même com-
nis

munion, nous vénérons la


mémoire, premièrement de la
Vírginis Maríæ, Genetrícis glorieuse Marie toujours Vier-
Dei et Dómini nostri Iesu ge, Mère de notre Dieu et Sei-
Christi : sed et beáti Ioseph, gneur Jésus-Christ, et ensuite
ejúsdem Vírginis Sponsi, et de saint Joseph, Époux de la
beatórum Apostolórum ac même Vierge, de vos bienheu-
Mártyrum tuórum, Petri reux Apôtres et Martyrs, Pierre
et Pauli, Andréæ, Jacóbi, et Paul, André, Jacques, Jean,
Ioánnis, Thomæ, Jacóbi, Thomas, Jacques, Philippe,
Philíppi, BartholomÅi, Mat- Barthélemy, Matthieu, Simon
thÅi, Simónis et ThaddÅi : et Thaddée ; Lin, Clet, Clément,
Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Sixte, Corneille, Cyprien, Lau-
Cornélii, Cypriáni, Laurén- rent, Chrysogone, Jean et Paul,
tii, Chrysógoni, Ioánnis et Côme et Damien, et de tous
Pauli, Cosmæ et Damiáni : et vos Saints. Par leurs mérites
ómnium Sanctórum tuórum ; et leurs prières, daignez nous
quorum méritis precibúsque accorder en toutes choses le
concédas, ut in ómnibus secours de votre protection.
protectiónis tuæ muniámur Par le même Jésus-Christ
auxílio. Per eúmdem Chri- notre Seigneur. Ainsi soit-il.
stum Dóminum nostrum.
Amen.

Prières préparatoires à la consécration

H anc ígitur oblatiónem


servitútis nostræ, sed
et cunctæ famíliæ tuæ,
N ousvous supplions donc,
Seigneur, de recevoir fa-
vorablement cette offrande
quÅsumus, Dómine, ut que nous vous présentons,
placátus accípias : diésque nous, vos serviteurs, et toute
nostros in tua pace dispó- votre famille ; établissez nos
nas, atque ab ætérna dam- jours dans votre paix, préser-
172 Recueil de prières

natióne nos éripi, et in ele- vez-nous de la damnation éter-


ctórum tuórum iúbeas nelle et mettez-nous au nom-
grege numerári. Per Chri- bre de vos élus. Par le Christ
stum Dóminum nostrum. notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Amen.

Q uam oblatiónem tu,


Deus, in ómnibus,
quÅsumus, benedíctam,
Ô Dieu, nous vous en pri-
ons, daignez rendre cette
oblation en tous points bénie,
adscríptam, ratam, rationá- légitime, ratifiée, raisonnable
bilem, acceptabilémque et agréable, afin qu’elle de-
fácere dignéris : ut nobis vienne pour nous le Corps et
Corpus, et Sanguis fiat le Sang de votre Fils bien-aimé
dilectíssimi Fílii tui Dómini Notre Seigneur Jésus-Christ.
nostri Iesu Christi.

Consécration

Q ui prídie quam pate-


rétur, accépit panem
in sanctas ac venerábiles
L a veille de sa Passion,

il prit du pain dans ses


mains saintes et vénérables,
manus suas, et elevátis et ayant levé les yeux au ciel
óculis in cælum ad te Deum vers vous, Dieu, son Père tout-
Patrem suum omnipoté- puissant, il vous rendit grâces,
ntem, tibi grátias agens, le bénit, le rompit et le donna à
benedíxit, fregit, dedítque ses disciples en disant : Prenez
discípulis suis, dicens : et mangez-en tous.
Accípite, et manducáte ex
hoc omnes.

HOC EST ENIM CAR CECI EST


CORPUS MEUM. MON CORPS.

Le prêtre élève l’Hostie consacrée et tous l’adorent.


Pour le saint sacrifice de la Messe 173

S ímili modo postquam


cœnátum est, accípiens
et hunc præclárum Cálicem
D e même,
après la Cène, il prit
dans ses mains saintes et
vénérables ce précieux Calice ;
in sanctas ac venerábiles à nouveau vous rendit grâces,
manus suas : item tibi grá- le bénit et le donna à ses dis-
tias agens, benedíxit, dedít- ciples en disant : Prenez et
que discípulis suis, dicens : buvez-en tous.
Accípite, et bíbite ex eo
omnes.

HIC EST ENIM CAR Ceci est le calice


CALIX SÁNGUINIS MEI, de mon sang,
NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI : Le sang de l’alliance nouvelle
MYSTÉRIUM FÍDEI : et éternelle, mystÈre de la Foi,
QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS Qui sera répandu en rémission
EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM des pÉchés pour vous et
PECCATÓRUM. pour un grand nombre.
Hæc quotiescúmque fecéritis, Toutes les fois que vous ferez ceci,
in mei memóriam faciétis. vous le ferez en mémoire de moi.

Le prêtre élève le Calice et tous adorent.

Prières après la consécration

U nde et mémores,
Dómine, nos servi tui,
sed et plebs tua sancta,
C ’est pourquoi, Seigneur,
nous, vos serviteurs, et
avec nous votre peuple saint,
ejúsdem Christi Fílii tui, nous souvenant de la bienheu-
Dómini nostri, tam beátæ reuse Passion de votre Fils, le
passiónis, nec non et ab Christ notre Seigneur, et aussi
ínferis resurrectiónis, sed de sa Résurrection des morts
et in cælos gloriósæ ascen- et de son Ascension glorieuse
siónis : offérimus præcláræ dans les cieux, nous offrons à
majestáti tuæ de tuis donis votre divine majesté les dons et
ac datis, hóstiam puram, les présents que nous avons re-
174 Recueil de prières

hóstiam sanctam, hóstiam çus de vous, l’hostie pure, l’hos-


immaculátam, Panem san- tie sainte, l’hostie immaculée, le
ctum vitæ ætérnæ, et Cáli- Pain sacré de la vie éternelle et
cem salútis perpétuæ. le Calice du salut perpétuel.

S upra quæ propítio ac


seréno vultu respícere
dignéris : et accépta habére,
D aignez jeter sur ces offran
des un regard propice et
favorable et les agréer, comme
sícuti accépta habére digná- vous avez agréé les présents de
tus es múnera púeri tui justi votre serviteur Abel le juste,
Abel, et sacrifícium Patriár- le sacrifice de notre Patriarche
chæ nostri Abrahæ : et quod Abraham, et celui que vous of-
tibi óbtulit summus sacér- frit votre grand-prêtre Melchi-
dos tuus Melchísedech, sédech, sacrifice saint, hostie
sanctum sacrifícium, imma- immaculée.
culátam hóstiam.

S úpplices te rogámus,
omnípotens Deus : iube
hæc perférri per manus
N ous vous prions et sup-
plions, Dieu tout-puissant,
commandez que cette obla-
sancti Angeli tui in sublíme tion soit portée par les mains
altáre tuum, in conspéctu de votre saint Ange sur votre
divínæ majestátis tuæ : ut, autel céleste, en présence de
quotquot ex hac altáris par- votre divine majesté, afin que
ticipatióne sacrosánctum nous tous qui participant à cet
Fílii tui Corpus, et Sángui- autel aurons reçu le Corps et le
nem sumpsérimus, omni Sang très saints de votre Fils,
benedictióne cælésti et grá- nous soyons remplis de toute
tia repleámur. Per eúmdem bénédiction céleste et de toute
Christum Dóminum nos- grâce. Par le même Christ
trum. Amen. notre Seigneur. Ainsi soit-il.

M étiam, Dómine,
eménto
famulórum famula-
rúmque tuárum N. et N.,
S ouvenez-vous aussi, Sei-
gneur, de vos serviteurs
et de vos servantes N. et N.,
qui nos præcessérunt cum qui nous ont précédés, mar-
Pour le saint sacrifice de la Messe 175

signo fídei, et dórmiunt in qués du signe de la foi, et


somno pacis. Ipsis, Dómine, qui dorment du sommeil de
et ómnibus in Christo quies- la paix. À eux, Seigneur, et à
céntibus, locum refrigérii, tous ceux qui reposent dans
lucis et pacis, ut indúlgeas, le Christ, accordez, nous vous
deprecámur. Per eúmdem en supplions, le lieu du rafraî-
Christum Dóminum no- chissement, de la lumière et
strum. Amen. de la paix. Par le même Christ
notre Seigneur. Ainsi soit-il.

N obis quoque peccatóri-


bus fámulis tuis, de
multitúdine miseratiónum
À nous aussi pécheurs, qui
sommes vos serviteurs et
qui espérons en l’abondance
tuárum sperántibus, par- de vos miséricordes, daignez
tem áliquam et societá- donner part au céleste héri-
tem donáre dignéris, cum tage avec vos saints Apôtres
tuis sanctis Apóstolis et et Martyrs : Jean, Étienne,
MartŸribus : cum Ioánne, Matthias, Barnabé, Ignace,
Stéphano, Matthía, Bár- Alexandre, Marcellin, Pierre,
naba, Ignátio, Alexándro, Félicité, Perpétue, Agathe, Lu-
Marcellíno, Petro, Felicitáte, cie, Agnès, Cécile, Anastasie,
Perpétua, Agatha, Lúcia, et tous vos Saints. Nous vous
Agnéte, Cæcília, Anastásia, en supplions : recevez-nous en
et ómnibus Sanctis tuis : leur société, non en considé-
intra quorum nos consór- ration de nos mérites, mais
tium, non æstimátor mériti, en nous accordant largement
sed véniæ, quÅsumus, lar- votre miséricorde. Par le Christ
gítor admítte. Per Christum notre Seigneur.
Dóminum nostrum.

P er quem hæc ómnia,


Dómine, semper bona
creas, sanctíficas, vivífi-
P ar lui, Seigneur, vous ne
cessez de créer tous ces
biens, de les sanctifier, de les
cas, benedícis et præstas vivifier, de les bénir et de nous
nobis. les donner.
176 Recueil de prières

Conclusion du Canon

P er ipsum, et cum ipso,


et in ipso, est tibi Deo
Patri omnipoténti, in uni-
P ar lui, avec lui, et en
lui, à vous Dieu le Père
tout-puissant, en l’unité du
táte Spíritus Sancti, omnis Saint-Esprit, est tout honneur
honor, et glória. et toute gloire.
¤. Per ómnia sÅcula sæ- ¤. Pour tous les siècles des siècles.
culórum.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

COMMUNION

Pater et Libera nos

O rémus :Præcéptis salu-
táribus móniti, et
divína institutióne formáti,
P rions :
Instruits des pré-
ceptes du Sauveur et for-
més par ses divines leçons,
audémus dícere : nous osons dire :

P ater noster, qui es in


cælis : Sanctificétur no-
men tuum : Advéniat regnum
N otre Père, qui êtes aux

cieux, que votre nom soit


sanctifié. Que votre règne arrive.
tuum : Fiat volúntas tua, Que votre volonté soit faite sur
sicut in cælo, et in terra. la terre comme au Ciel. Donnez-
Panem nostrum cotidiánum nous aujourd’hui notre pain de
da nobis hódie : Et dimítte chaque jour. Pardonnez-nous
nobis débita nostra, sicut et nos offenses comme nous par-
nos dimíttimus debitóribus donnons à ceux qui nous ont
nostris. Et ne nos indúcas offensés. Et ne nous laissez pas
in tentatiónem. succomber à la tentation.
®. Sed líbera nos a malo. ® . Mais délivrez-nous du mal.
¤. Amen. ¤. Ainsi soit-il.
Pour le saint sacrifice de la Messe 177

L íbera nos, quÅsumus,


Dómine, ab ómnibus D élivrez-nous, Seigneur,
nous vous en supplions, de
tous les maux passés, présents
malis, prætéritis, præsénti-
bus, et futúris : et intercedé- et à venir et, par l’intercession
nte beáta et gloriósa semper de la bienheureuse et glorieuse
Vírgine Dei Genitríce María, Marie toujours Vierge, Mère de
cum beátis Apóstolis tuis Dieu, de vos saints Apôtres Pier-
Petro et Paulo, atque Andréa, re, Paul et André, et de tous les
et ómnibus Sanctis, da pro- Saints, daignez nous accorder la
pítius pacem in diébus nos- paix en nos jours afin que, par
tris : ut, ope misericórdiæ le secours de votre miséricorde,
tuæ adjúti, et a peccáto nous soyons toujours affranchis
simus semper líberi, et ab du péché et délivrés de toute
omni perturbatióne secúri. espèce de trouble.

Fraction de l’hostie

P er eúndem Dóminum
nostrum Iesum Chris-
tum Fílium tuum, qui tecum
P ar le même Jésus-Christ,
notre Seigneur, votre Fils,
qui, étant Dieu, vit et règne avec
vivit et regnat in unitáte vous en l’unité du Saint-Esprit.
Spíritus Sancti Deus.
¤. Per ómnia sÅcula sæ- ¤. Pour tous les siècles des siè-
culórum. cles.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

¤. Pax Dómini sit semper ¤. Que la paix du Seigneur soit


vobíscum. toujours avec vous.
®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

H æc commíxtio, et conse-
crátio Córporis et Sán-
guinis Dómini nostri Iesu Chri-
Q uece mélange sacramen-
tel du Corps et du Sang
de Notre Seigneur Jésus-Christ
sti, fiat accipiéntibus nobis in nous serve, en le recevant, pour
vitam ætérnam. Amen. la vie éternelle. Ainsi soit-il.
178 Recueil de prières

Agnus Dei
Agnus Dei, qui tollis peccáta Agneau de Dieu, qui enlevez
mundi : * miserére nobis. les péchés du monde : * ayez
pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta Agneau de Dieu, qui enlevez
mundi : * miserére nobis. les péchés du monde : * ayez
pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis pec- Agneau de Dieu, qui enlevez
cáta mundi : * dona nobis les péchés du monde : * don-
pacem. nez-nous la paix.
Aux Messes des défunts, on ne dit pas miserére nobis, mais à la
place,* dona eis réquiem, (donnez-leur le repos) en ajoutant la troisième
fois sempitérnam (éternel).

Prières préparatoires à la Communion

D ómine Iesu Christe, qui


dixísti Apóstolis tuis :
Pacem relínquo vobis,
S eigneur Jésus-Christ, qui
avez dit à vos Apôtres : Je
vous laisse ma paix ; je vous
pacem meam do vobis : donne ma paix ; ne regardez
ne respícias peccáta mea, pas mes péchés, mais la foi
sed fidem Ecclésiæ tuæ ; de votre Église ; pour que
eámque secúndum volun- votre volonté s’accomplisse,
tátem tuam pacificáre et donnez-lui toujours cette paix
coadunáre dignéris : Qui et conduisez-la vers l’unité par-
vivis et regnas Deus per faite. Vous qui vivez et régnez,
ómnia sÅcula sæculórum. Dieu, pour tous les siècles des
Amen. siècles. Ainsi soit-il.

D ómine Iesu Christe, Fili


Dei vivi, qui ex volun-
táte Patris, cooperánte
S eigneur Jésus-Christ, Fils
du Dieu vivant, qui par
la volonté du Père et la coo-
Spíritu Sancto, per mortem pération du Saint-Esprit avez
tuam mundum vivificásti : donné par votre mort la vie au
líbera me per hoc sacrosánc- monde, délivrez-moi, par vos
Pour le saint sacrifice de la Messe 179

tum Corpus et Sánguinem très saints Corps et Sang que


tuum ab ómnibus iniqui- voici, de toutes mes iniquités et
tátibus meis, et univérsis de tous les maux. Faites que je
malis : et fac me tuis semper m’attache toujours à vos com-
inhærére mandátis, et a te mandements, et ne permettez
numquam separári permít- pas que je me sépare jamais
tas : Qui cum eódem Deo de vous. Qui, étant Dieu, vivez
Patre et Spíritu Sancto vivis et régnez avec le même Dieu
et regnas Deus in sÅcula le Père et Saint-Esprit dans les
sæculórum. Amen. siècles des siècles. Ainsi soit-il.

P ercéptio Córporis tui,


Dómine Iesu Christe,
quod ego indí-gnus súmere
S eigneur Jésus-Christ, que
la participation à votre
Corps, que j’ose recevoir mal-
præsúmo, non mihi prové- gré mon indignité, ne tourne
niat in judícium et condemna- pas à mon jugement et à ma
tiónem : sed pro tua pietáte condamnation ; mais que, par
prosit mihi ad tutaméntum votre bonté, elle serve à la dé-
mentis et córporis, et ad fense de mon âme et de mon
medélam percipiéndam : corps, et me soit un remède sa-
Qui vivis et regnas cum lutaire. Vous qui vivez et régnez
Deo Patre in unitáte Spíri- avec Dieu le Père en l’unité du
tus Sancti Deus, per ómnia Saint-Esprit, dans tous les siè-
sÅcula sæculórum. Amen. cles des siècles. Ainsi soit-il.

Communion du prêtre

P anem cæléstem accí-


piam, et nomen Dómini
invocábo.
J prendrai le pain du Ciel,
e

et j’invoquerai le nom du
Seigneur.

D ómine, non sum dignus,


ut intres sub tectum
meum : sed tantum dic verbo,
S eigneur , je ne suis pas digne

de vous recevoir sous mon


toit, mais dites seulement une
et sanábitur ánima mea. parole et mon âme sera guérie.
On répète trois fois.
180 Recueil de prières

C orpusDómini nostri
Iesu Christi custódiat
ánimam meam in vitam
Q uele Corps de Jésus-Christ
notre Seigneur garde
mon âme pour la vie éternelle.
ætérnam. Amen. Ainsi soit-il.

Communion à la sainte Hostie

Q uidretríbuam Dómino
pro ómnibus quæ
retríbuit mihi ? Cálicem
Q ue rendrai-je au Seigneur
pour tout le bien qu’il m’a
fait ? Je prendrai le Calice du
salutáris accípiam, et nomen salut et j’invoquerai le nom du
Dómini invocábo. Laudans Seigneur. J’invoquerai le Sei-
invocábo Dóminum, et ab gneur en le louant et je serai
inimícis meis salvus ero. sauvé de mes ennemis.

S Dómini nostri
anguis
Iesu Christi custódiat
ánimam meam in vitam
Q uele Sang de Jésus-Christ
notre Seigneur garde
mon âme pour la vie éternelle.
ætérnam. Amen. Ainsi soit-il.

Communion au Calice

Communion des fidèles

Le servant entonne le Confiteor. Le prêtre, après avoir découvert le ciboire,


donne l’absolution par le Misereatur et l’Indulgentiam, puis il dit :

Ecce Agnus Dei : ecce qui tollit Voici l’Agneau de Dieu : voici
peccáta mundi. celui qui efface les péchés du
monde.

Dómine, non sum dignus ut Seigneur, je ne suis pas digne


intres sub tectum meum : que vous entriez sous mon
sed tantum dic verbo et toit ; mais dites seulement
sanábitur ánima mea (ter). une parole et mon âme sera
guérie (trois fois).
Pour le saint sacrifice de la Messe 181

Corpus Dómini nostri Iesu Que le Corps de Notre Sei-


Christi custódiat ánimam gneur Jésus-Christ garde ton
tuam in vitam ætérnam. âme pour la vie éternelle.
Amen. Ainsi soit-il.

Prières après la Communion

Q uod ore súmpsimus,


Dómine, pura mente
capiámus : et de múnere
F aites,
Seigneur, que nous
conservions dans un cœur
pur le sacrement que notre
temporáli fiat nobis remé- bouche a reçu, et que le don
dium sempitérnum. qui nous est fait dans le temps
devienne pour nous un remè-
de pour l’éternité.

C orpus tuum, Dómine,


quod sumpsi, et San-
guis, quem potávi, adhÅreat
Q ue votre Corps que j’ai
reçu, Seigneur, et que
votre Sang que j’ai bu s’atta-
viscéribus meis : et præsta ; chent à mes entrailles, et faites
ut in me non remáneat scé- qu’après avoir été fortifié par
lerum mácula, quem pura et des sacrements purs et saints,
sancta refecérunt sacramén- il ne reste plus aucune souillu-
ta : Qui vivis et regnas in re de péché en mon âme. Vous
sÅcula sæculórum. Amen. qui vivez et régnez dans les siè-
cles des siècles. Ainsi soit-il.

Antienne de Communion et Postcommunion (voir le Propre)

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

¤. Orémus. ¤. Prions.

À la fin des Oraisons

®. Amen. ® . Ainsi soit-il.
182 Recueil de prières

Ite Missa est et Bénédiction

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.

¤. Ite, missa est. ¤. Allez, la messe est dite.


®. Deo grátias. ® . Nous rendons grâces à Dieu.

Aux Messes des défunts :

¤. Requiéscant in pace. ¤. Qu’ils reposent en paix.


®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

P láceat tibi, sancta Trí-


nitas, obséquium ser-
vitútis meæ : et præsta ;
R ecevez, favorablement, ô
Trinité sainte, l’hommage
de ma complète servitude, et
ut sacrifícium, quod óculis faites que le sacrifice que j’ai of-
tuæ majestátis indígnus fert, tout indigne que je suis, aux
óbtuli, tibi sit acceptábile, regards de votre majesté, vous
mihíque et ómnibus, pro soit agréable, et que par votre
quibus illud óbtuli, sit, te miséricorde, il m’obtienne le
miseránte, propitiábile. Per pardon ainsi qu’à tous ceux pour
Christum Dóminum no- qui je l’ai offert. Par le Christ
strum. Amen. notre Seigneur. Ainsi soit-il.

¤. Benedícat vos omnípo- ¤. Que Dieu tout-puissant


tens Deus, Pater, et Fílius, vous bénisse, le Père, le Fils et
et Spíritus Sanctus. le Saint-Esprit.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

Dernier Évangile

¤. Dóminus vobíscum. ¤. Le Seigneur soit avec vous.


®. Et cum spíritu tuo. ® . Et avec votre esprit.
Pour le saint sacrifice de la Messe 183

¤. Inítium sancti Evangélii ¤. Commencement du saint


secúndum Ioánnem. Évangile selon saint Jean.
®. Glória tibi Dómine. ® . Gloire à vous, Seigneur.

I n princípio erat Ver-


bum, et Verbum erat
apud Deum, et Deus
A u commencement était le

Verbe, et le Verbe était en


Dieu, et le Verbe était Dieu. Il
erat Verbum. Hoc erat était en Dieu au commence-
in princípio apud Deum. ment. Tout a été fait par lui et
Omnia per ipsum facta rien de ce qui n’a été fait, n’a été
sunt : et sine ipso factum fait sans lui. En lui était la vie et
est nihil, quod factum est : la vie était la lumière des hom-
in ipso vita erat, et vita mes, et la lumière luit dans
erat lux hóminum : et lux les ténèbres et les ténèbres
in ténebris lucet, et téne- ne l’ont pas comprise. Il y eut
bræ eam non comprehen- un homme envoyé par Dieu,
dérunt. Fuit homo missus a du nom de Jean. Il vint en té-
Deo, cui nomen erat Ioán- moignage, pour rendre témoi-
nes. Hic venit in testi- gnage à la lumière, afin que
mónium, ut testimónium tous crussent par lui. Il n’était
perhibéret de lúmine, ut pas la lumière, mais il vint
omnes créderent per illum. pour rendre témoignage à la
Non erat ille lux, sed ut lumière. Le Verbe était la vraie
testimónium perhibéret de lumière qui éclaire tout hom-
lúmine. Erat lux vera, quæ me venant en ce monde. Il
illúminat omnem hóminem était dans le monde et le
veniéntem in hunc mundum. monde a été fait par lui, et
In mundo erat, et mundus le monde ne l’a pas connu.
per ipsum factus est, et Il est venu chez les siens, et
mundus eum non cognóvit. les siens ne l’ont pas reçu.
In própria venit, et sui eum Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
non recepérunt. Quotquot il a donné le pouvoir de de-
autem recepérunt eum, venir enfants de Dieu, à ceux
dedit eis potestátem fílios qui croient en son nom, qui
184 Recueil de prières

Dei fíeri, his, qui credunt ne sont pas nés du sang, ni


in nómine ejus : qui non de la volonté de la chair, ni
ex sanguínibus, neque ex de la volonté de l’homme,
voluntáte carnis, neque ex mais de Dieu. (Ici on fait
voluntáte viri, sed ex Deo la génuflexion) Et le Ver-
nati sunt. Et Verbum caro be s’est fait chair, et il
factum est, et habitávit in a habité parmi nous : et
nobis : et vídimus glóriam nous avons vu sa gloire, gloire
ejus, glóriam quasi Unigé- comme du Fils unique du Père,
niti a Patre, plenum grátiæ plein de grâce et de vérité.
et veritátis.

À la fin de l’Évangile

®. Deo grátias. ® . Nous rendons grâces à Dieu.

PRIÈRES LÉONINES APRÈS LA MESSE


Ave María (trois fois), Salve Regína

¤. Ora pro nobis, sancta Dei ¤. Priez pour nous, sainte Mère
Génetrix. de Dieu.
®. Ut digni efficiámur pro- ® . Afin que nous soyons ren-
missiónibus Christi.  dus dignes des promesses de
Jésus-Christ.

¤. Orémus. ¤. Prions.

D eus,refúgium nostrum
et virtus, pópulum ad
te clamántem propítius
D ieu, notre refuge et notre

force, regardez avec bien-


veillance le peuple qui crie
réspice ; et, intercedénte vers vous ; et, par l’intercession
gloriósa et immaculáta Vír- de la glorieuse et immaculée
gine Dei Genetríce María, Vierge Marie, Mère de Dieu,
cum beáto Ioseph eius avec le bienheureux Joseph,
Pour le saint sacrifice de la Messe 185

Sponso, ac beátis Apósto- son Époux, avec vos bienheu-


lis tuis Petro et Paulo, et reux Apôtres Pierre et Paul, et
ómnibus Sanctis, quas pro tous vos Saints, écoutez avec
conversióne peccatórum, miséricorde et bienveillance
pro libertáte et exaltatióne les prières que nous vous
sanctæ Matris Ecclésiæ, adressons pour la conversion
preces effúndimus, miséri- des pécheurs, pour la liberté
cors et benígnus exáudi. et l’exaltation de notre sainte
Mère l’Église.
¤. Per eúndem Christum Dó- ¤. Par le même Christ notre
minum nostrum. Seigneur.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

¤. Sancte Míchaël Archán- ¤. Saint Michel Archange, dé-


gele, defénde nos in prælio ; fendez-nous dans le combat ;
contra nequítiam et insídias soyez notre secours contre la
diáboli esto præsídium. Im- malice et les embûches du dé-
peret illi Deus, súpplices de- mon. Que Dieu lui fasse sen-
precámur : tuque, Princeps tir son empire, nous vous en
milítiæ cæléstis, Sátanam supplions. Et vous, Prince de
aliósque spíritus malígnos, la milice céleste, repoussez en
qui ad perditiónem animá- enfer par la force divine Satan
rum pervagántur in mundo, et les autres esprits mauvais,
divína virtúte in inférnum qui rôdent dans le monde en
detrúde. vue de perdre les âmes.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.

¤. Cor Iesu sacratíssimum, ¤. Cœur Sacré de Jésus,


®. Miserére nobis (ter). ® . Ayez pitié de nous (trois fois).
Prières
pour la réception
C HA P I T RE 3

des sacrements
de Pénitence
et d’Eucharistie

Lavement des pieds - Notre-Dame de Paris

I. Prières pour la réception 


du sacrement de Pénitence

à Avant la confession

M ontrès miséricordieux Sauveur, j’ai péché et beaucoup


péché contre vous par ma faute, par ma très grande faute,
en étant rebelle à votre sainte loi, en donnant la préférence sur
vous, mon Dieu et mon Père du Ciel, à de misérables créatures
et à mes caprices. Bien que je ne mérite que châtiments, ne
me refusez pas la grâce de bien connaître, détester, et confesser
sincèrement tous mes péchés, afin que je puisse obtenir votre
pardon et me corriger véritablement.
Vierge sainte, intercédez pour moi. Pater. Ave.
1. On fait soigneusement l’examen des péchés commis par pensées,
par paroles, par actions et par omissions, contre les commande-
ments de Dieu, les préceptes de l’Église et les devoirs de son état.
Pour et
la pour
réception
les principales
des sacrements
actionsdereligieuses
Pénitence des
et d’Eucharistie
fidèles 187

2. On songe au grand mal qu’on a commis en offensant grave-


ment Dieu, notre Seigneur et Père, qui nous a comblés de
si nombreux bienfaits, nous aime tant et mérite infiniment
d’être aimé par-dessus toutes choses et servi en toute fidélité.
On s’attache à la pensée que la Passion de Notre Seigneur
Jésus-Christ fut occasionnée par nos péchés. On médite sur
la perte de la grâce et du paradis ainsi que sur le châtiment
de l’enfer que l’on a mérité. Puis, rempli de regret, on récite
l’Acte de contrition.
3. Une fois en présence du confesseur, le pénitent s’agenouille, fait
le signe de la Croix et demande la bénédiction. Il se confesse
ensuite humblement.
4. Après l’aveu des péchés, il écoute attentivement les avis du
confesseur, accepte la pénitence imposée. Au moment de l’ab-
solution il récite avec piété l’Acte de contrition.

à Après la confession

= Aussitôt après la confession, sauf si les circonstances rendent


la chose impossible ou si le confesseur en a disposé autrement,
le pénitent fait la pénitence imposée. Il se rappelle et grave
bien dans son esprit les conseils reçus, renouvelle les bonnes
résolutions et remercie le Seigneur.

C omme vous avez été bon avec moi, Seigneur ! Les paroles me
manquent pour vous remercier. Au lieu de me punir pour
tant de péchés que j’ai commis, vous me les avez tous pardon-
nés avec une infinie miséricorde, en cette sainte confession. De
nouveau, je m’en repens de tout mon cœur ; je promets, avec le
secours de votre grâce, de ne plus vous offenser, et de réparer
par des bonnes œuvres et par beaucoup d’amour les innombra-
bles offenses que je vous ai faites durant ma vie.
Vierge sainte, Anges et Saints du ciel, je vous remercie de votre
assistance ; rendez grâces pour moi au Seigneur de ses miséricor-
des, et obtenez-moi la persévérance et le progrès dans le bien.
188 Recueil de prières

= Dans les tentations, on n’oubliera pas d’invoquer l’aide de


Dieu, en disant, par exemple :

M on Jésus, aidez-moi et donnez-moi la grâce de ne jamais


vous offenser.

II. PRIÈRES POUR LA RÉCEPTION  


DU SACREMENT DE L’EUCHARISTIE

à Avant la communion

Acte de foi et d’adoration

M on Seigneur Jésus-Christ, je crois de toute mon âme que


vous êtes réellement dans le Très Saint Sacrement de
l’autel, avec votre Corps, votre Âme, votre Sang et votre Divinité.
Je vous adore donc et vous reconnais pour mon Créateur, mon
Seigneur, mon Rédempteur, et mon suprême et unique bien.

Acte d’espérance

S eigneur ,
j’espère qu’en vous donnant tout à moi en ce divin
sacrement, vous me traiterez avec miséricorde et m’accorderez
toutes les grâces nécessaires pour mon salut éternel.

Acte de charité

S eigneur ,
je vous aime de tout mon cœur et par-dessus toutes
choses, parce que vous êtes mon Père, mon Rédempteur
et mon Dieu infiniment aimable. J’aime mon prochain comme
moi-même pour l’amour de vous, et je pardonne de tout mon
cœur à ceux qui m’ont offensé.
Pour la réception des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie 189

Acte de contrition

S eigneur ,je déteste tous mes péchés, parce qu’ils vous offen-
sent et me rendent indigne de vous recevoir en mon cœur. Je
prends la résolution, avec votre grâce, de ne plus les commettre
à l’avenir, d’en fuir les occasions et d’en faire pénitence.

Acte de désir

S eigneur ,je désire ardemment que vous veniez en mon âme


pour la sanctifier ; qu’elle soit toute à vous par amour et qu’elle
ne se sépare plus de vous, mais vive toujours en votre grâce.

Acte d’humilité

S eigneur ,
je ne suis pas digne que vous veniez en moi, mais
dites seulement une parole et mon âme sera guérie.

à Après la communion

Acte de foi et d’adoration

M on Seigneur Jésus-Christ, je crois que vous êtes vraiment


en moi avec votre Corps, votre Sang, votre Âme et votre
Divinité. Dans mon néant, je vous adore humblement comme
mon Dieu et mon Seigneur.

Acte d’espérance

S eigneur ,
puisque vous êtes venu en mon âme, faites que
je ne vous en chasse plus par le péché, mais demeurez-y
toujours par la grâce : je l’espère de votre bonté et de votre
miséricorde.
190 Recueil de prières

Acte de charité

S eigneur ,
mon Dieu, je vous aime autant que je sais et puis
vous aimer, et je désire vous aimer toujours plus ; faites
que je vous aime par-dessus toutes choses maintenant et pour
toujours, dans les siècles des siècles.

Acte d’offrande

S eigneur ,
puisque vous vous êtes donné tout à moi, je me
donne tout à vous ; je vous offre mon cœur et mon âme,
je vous consacre toute ma vie, et je veux vous appartenir pour
toute l’éternité.

Acte de demande 

S eigneur ,
donnez-moi toutes les grâces spirituelles et
temporelles que vous savez utiles à mon âme ; secourez
mes parents, mes bienfaiteurs, mes amis, mes supérieurs, et
délivrez les saintes âmes du purgatoire.

Ô bon et très doux Jésus

Ô bon et très doux Jésus ! prosterné à genoux en votre


présence, je vous prie et je vous conjure, avec toute la
ferveur de mon âme, de daigner graver dans mon cœur de vifs
sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de
mes péchés et une volonté très ferme de m’en corriger, pendant
que je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, avec
une grande affliction et une grande douleur, ayant devant les
yeux ces paroles que déjà le prophète David mettait sur vos
lèvres, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils
ont compté tous mes os. »
Pour la réception des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie 191

III. POUR LA BÉNÉDICTION


DU SAINT-SACREMENT

O Salutaris hostia

O salutáris Hóstia, 
Quæ cæli pandis óstium, 
Bella premunt hostília, 
Ô salutaire Hostie, qui
ouvrez la porte du Ciel,
l’ennemi nous presse par ses
Da robur, fer auxílium.  attaques ; donnez-nous la for-
ce, secourez-nous.

Uni trinóque Dómino  Gloire éternelle au Seigneur


Sit sempitérna glória,  Unique en trois Personnes ;
Qui vitam sine término  qu’il nous donne en la patrie
Nobis donet in pátria.   la vie qui n’aura pas de fin.
Amen. Ainsi soit-il.

Tantum ergo

T antum ergo Sacraméntum 


Venerémur cérnui ; 
Et antíquum documéntum 
A dorons donc prosternés,
un si grand sacrement ;
que la figure antique fasse
Novo cedat rítui ;  place au rite nouveau, et que
Præstet fides suppleméntum  la foi supplée au défaut des
Sénsuum deféctui. sens.

Genitóri Genitóque  À Dieu le Père et au Fils,


Laus et iubilátio,  louange et jubilation, salut,
Salus, honor, virtus quoque  honneur, puissance et béné-
Sit et benedíctio :  diction, pareil hommage à ce-
Procedénti ab utróque  lui qui procède de l’un et de
Compar sit laudátio. Amen. l’autre. Ainsi soit-il.
192 Recueil de prières

¤. Panem de cælo præ- ¤. Vous leur avez donné le pain


stitísti eis. du ciel.
®. Omne delectaméntum . Renfermant en soi toutes
®
in se habéntem. sortes de délices.

Orémus Prions

D eus, qui nobis sub


Sacraménto mirábili
passiónis tuæ memóriam
Ô Dieu, qui nous avez laissé
sous un sacrement admi-
rable le mémorial de votre Pas-
reliquísti : tríbue, quÅsu- sion, daignez nous accorder la
mus, ita nos Córporis et grâce de révérer les mystères
Sánguinis tui sacra mysté- sacrés de votre Corps et de
ria venerári, ut redemptió- votre Sang, de manière à res-
nis tuæ fructum in nobis sentir toujours en nous le fruit
iúgiter sentiámus. Qui de votre Rédemption. Vous qui
vivis et regnas in sÅcula vivez et régnez dans les siècles
sæculórum. des siècles.
®. Amen. ® . Ainsi soit-il.
Le Couronnement de la Vierge - Venise
Appendice À À À

Chapitre 1

Très bref résumé


de l’histoire de la
Révélation divine

Chapitre 2
Liturgie et discipline :
I. L’année liturgique
II. La discipline
ecclésiastique
III. Les indulgences

Chapitre 3
Avertissements aux
parents
et aux éducateurs
chrétiens
Très bref résumé

C HA P I T RE 1
de l’histoire de la
Révélation
divine

La Transfiguration - Gérard David

à I. Création
du monde et de l’homme

1. Au commencement Dieu seul était, et rien n’existait


en dehors de lui. Infiniment parfait et heureux en lui-
même, il n’avait besoin de personne, mais par pure
bonté il voulut créer, c’est-à-dire tirer des êtres du
néant. Il voulut, et aussitôt existèrent le ciel, la terre,
les choses visibles et invisibles.

2. Les créatures furent produites les unes après les autres


dans un ordre merveilleux : la lumière, le firmament et
les astres, la terre et la mer, les végétaux et les ani-
maux ; et, en dernier lieu, comme couronnement de la
création, l’homme. Il fut fait à l’image et à la ressemblan-
ce de Dieu, parce que dans son corps, formé du limon
de la terre, le Créateur infusa un esprit immortel et il
l’éleva par la grâce à l’état surnaturel, en lui donnant
pour fin de jouir de Dieu lui-même dans l’éternité.

3. Au premier homme, qu’il nomma Adam, Dieu donna


pour compagne Ève, la première femme, qu’il forma,
200 Appendice

avec un mystérieux dessein, du côté d’Adam. C’est


d’eux qu’est sortie la famille humaine tout entière.

II. Chute
à  de l’homme 
et promesse du Sauveur
4. L’homme avait été établi roi de la nature et placé dans
un jardin de délices, le paradis terrestre, où il pouvait
jouir de tout. Mais, afin qu’il reconnût le souverain
domaine du Créateur, Dieu lui avait interdit de goûter
du fruit de l’arbre appelé arbre de la science du bien
et du mal : le bien, c’était l’obéissance et la grâce de
Dieu ; le mal, la désobéissance et la perte des dons
qui n’étaient pas dus à l’homme, mais dont Dieu l’avait
enrichi.

5. L’homme osa se révolter. Ève, trompée par le démon


caché sous la forme du serpent, auquel elle crut plu-
tôt qu’à Dieu, et Adam, par complaisance pour Ève,
désobéirent. Par leur faute donc, selon les menaces
qui leur avaient été faites, eux et leurs descendants
furent dépouillés de la grâce, de l’éternelle félicité en
Dieu, ainsi que de tous les autres dons qui ôtaient les
imperfections et les faiblesses de la nature. C’est ainsi
que, follement, ils se rendirent esclaves du démon, des
passions, des misères, de la mort, et nous exposèrent
tous à la perdition éternelle.

6. Dieu, cependant, en les privant des délices du paradis


terrestre et en les condamnant au travail, à la douleur
et à la mort corporelle, ne leur retira pas l’espérance
de sauver leur âme. Il leur annonça même qu’il détrui-
rait la puissance tyrannique du démon par le Messie
ou Christ qui viendrait dans la plénitude des temps.
Par cette espérance et cette foi en lui, l’homme revivrait
s’il observait la loi morale gravée dans son cœur.
Très bref résumé de l’histoire de la Révélation divine 203

III. Corruption
à  et Déluge 
Le peuple élu

7. Mais il n’en fut pas ainsi. À commencer par Caïn qui


tua son frère Abel par envie, les péchés se multipliè-
rent à mesure que se multipliaient les hommes, et le
genre humain tout entier se pervertit. C’est pourquoi
Dieu envoya le déluge sur la terre. Tous périrent dans
ce châtiment, excepté le juste Noé et sa famille, que
Dieu sauva dans une Arche, grand navire qu’il lui avait
ordonné de construire à ce dessein. Noé, préservé,
offrit à Dieu un sacrifice d’action de grâces.

8. Les diverses nations issues de Sem, de Cham et de Ja-


phet, fils de Noé, se corrompirent aussi. Avec le temps,
elles oublièrent l’unique vrai Dieu et, commettant un
très grave péché, elles adorèrent à sa place de fausses
divinités et des créatures. C’est pourquoi, dans le petit
nombre des descendants de Sem restés fidèles, Dieu
choisit le Chaldéen Abraham.
Il l’appela hors de sa patrie et lui promit que, si lui
et ses descendants gardaient la foi et la religion, il
serait leur Dieu, les multiplierait prodigieusement,
les rendrait maîtres de la terre de Chanaan ou Pales-
tine et, dans sa postérité, bénirait toutes les nations.
Cette même promesse, Dieu la renouvela à Isaac, fils
d’Abraham, et à Jacob, appelé aussi Israël, second
fils d’Isaac.

9. Ainsi la race d’Abraham et d’Israël, c’est-à-dire les


Hébreux, devint le peuple élu de Dieu pour conserver
la foi et la vraie religion, et transmettre la promesse
du Sauveur.
204 Appendice


à I
V. Servitude d’Égypte w 
Délivrance par l’intermédiaire de Moïse
10. Jacob mourut en Egypte où, durant une grande famine,
il s’était rendu avec les siens auprès de Joseph, son
fils de prédilection. Les frères de celui-ci, envieux,
l’avaient vendu comme esclave et le Pharaon, Roi de
ce pays, l’avait élevé à la plus haute dignité de ce
royaume, à cause de son esprit prophétique, de sa
fidélité et de sa prévoyance.
Là s’accrut le nombre des Hébreux, et leur prospé-
rité devint si grande que, après plusieurs siècles, un
Pharaon cruel, jaloux de leur puissance, tenta de les
exterminer en les soumettant à une très dure servi-
tude, et en les condamnant à jeter tous leurs enfants
mâles dans les eaux du Nil.

11. Mais Dieu intervint en faveur de son peuple. Moïse, le


futur libérateur, fut sauvé des eaux et élevé à la cour
par la fille même du Pharaon. C’est par lui que Dieu
ordonna dans la suite au Pharaon de laisser partir le
peuple hébreu. Le roi ayant refusé, son royaume fut
successivement frappé de dix fléaux terribles, appelés
plaies d’Égypte. Le dernier de ces fléaux fut l’exter-
mination de tous les fils aînés des Égyptiens. Il fut
accompli en une nuit par un ange qui n’épargna que
les maisons des Hébreux, marquées, selon l’ordre de
Dieu, avec le sang d’un agneau immolé.

12. Alors le roi céda, et Moïse partit aussitôt avec le peu-


ple et traversa la Mer Rouge, qui s’ouvrit miraculeuse-
ment devant les Hébreux pour leur livrer passage. Les
Égyptiens, regrettant d’avoir laissé partir les Hébreux,
se mirent à leur poursuite et voulurent, eux aussi,
s’engager dans la mer ; mais les eaux se refermèrent
et tous furent submergés.
Très bref résumé de l’histoire de la Révélation divine 205

Le grand passage, ou la Pâque, était accompli et la


mémoire de cette délivrance prodigieuse sera célébrée
ensuite par les Hébreux chaque année par la fête la
plus solennelle, jusqu’à ce que se réalise la Pâque de
Jésus-Christ, où l’humanité entière fut délivrée de la
servitude, infiniment plus funeste, du péché.

V. Les Hébreux
à  dans le désert w L a Loi w 
Josué w L a Terre promise

13. Les Hébreux furent conduits dans le désert. Dieu, dans


l’éclat d’une grande majesté, parmi les éclairs et les
tonnerres, leur donna, par l’intermédiaire de Moïse,
sur le mont Sinaï, la loi morale du Décalogue ou des
dix commandements, gravée sur deux tables de pierre.
Il leur donna d’autres lois encore, rituelles et sociales,
par lesquelles le peuple devait se gouverner jusqu’à la
venue du Messie, s’il voulait obtenir la réalisation des
promesses divines, être victorieux et heureux.

14. Ce fut l’Ancien Testament ou alliance de Dieu avec le


peuple élu ; ce fut la Loi, c’est-à-dire la loi ancienne,
mosaïque, destinée, dans sa minutieuse rigueur, à
sauvegarder la foi et le culte de l’unique vrai Dieu,
méconnu partout, et à préparer le Nouveau Testament,
c’est-à-dire la Loi Nouvelle de Jésus-Christ, infiniment
supérieure. Telle a été la base et la constitution de la
nation hébraïque fondée par Moïse.

15. Cependant, les Hébreux, malgré cette alliance dont


Dieu les avait honorés, malgré l’aliment miraculeux
dont il les avait nourris pendant tant d’années dans le
désert, en leur faisant tomber du ciel la manne comme
une rosée, en leur faisant jaillir l’eau du rocher frappé
par la verge de Moïse, retardèrent par leurs propres
206 Appendice

fautes leur entrée dans la terre promise. Moïse lui-


même mourut à la frontière de celle-ci, laissant pour
successeur Josué qui, enfin, après quarante ans de
pérégrination, conquit la Palestine et la partagea entre
les douze tribus issues des douze fils de Jacob.

VI. Les Juges w Les Rois w David


à  et Salomon w
Le Temple w Le royaume de Juda
16. Après Josué, le peuple fut gouverné par les Juges, sus-
cités par Dieu quand surgissait quelque nécessité plus
grave ; ensuite par les Rois, dont le premier, Saül, fut
plus tard rejeté de Dieu et remplacé par le valeureux
et fidèle David, de la tribu de Juda. C’est dans la fa-
mille de ce dernier que la royauté sera héréditaire et
que naîtra enfin le Messie, dont le règne n’aura point
de fin.

17 Salomon, fils de David, plein de sagesse et très


heureux, éleva dans Jérusalem un magnifique Tem-
ple au Seigneur ; mais, dans sa vieillesse, il tomba
dans la luxure et l’idolâtrie. À cause de ces crimes
et de la dureté insensée de Roboam, son fils et suc-
cesseur, dix tribus furent retirées à la maison de Da-
vid, et formèrent sous Jéroboam, chef des révoltés,
le royaume d’Israël. Ce royaume tomba bien vite dans
l’idolâtrie, fut réprouvé de Dieu et détruit pour tou-
jours par les Assyriens.

18. Cependant, les tribus de Juda et de Benjamin, qui


étaient restées fidèles aux descendants de David et
avaient formé le royaume de Juda, tombèrent souvent,
elles aussi, dans l’idolâtrie, malgré les remontrances
des Prophètes, spécialement sous le règne de quelques
rois impies comme Achaz et Manassé. C’est pourquoi
Très bref résumé de l’histoire de la Révélation divine 207

survint Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui assiégea


et détruisit Jérusalem avec le Temple et emmena le
roi et le peuple en esclavage.

VII. Captivité
à  de Babylone w Le retour de l’exil w 
Le nouveau Temple w Les Prophètes w 
La réalisation des prophéties

19. Dans les afflictions de la captivité de Babylone, aux pa-


roles d’avertissement et de consolation des Prophètes,
le peuple s’amenda, raviva sa foi en Dieu et sa confiance
dans le relèvement d’Israël par le Messie.

20. Lorsque, après soixante-dix ans, Cyrus, roi des Perses,


s’étant emparé de Babylone, permit aux Juifs, comme
l’avait prédit Isaïe, de retourner dans leur patrie, ce fut
avec un grand zèle que, sous Zorobabel et Néhémie,
ils reconstruisirent Jérusalem en commençant par le
Temple. Celui-ci, bien que n’ayant pas toute la splen-
deur de l’ancien, devait néanmoins être un jour honoré
de la présence du « Dominateur » attendu et de « l’Ange
du Testament » nouveau. Le culte public de Dieu fut
rétabli ; l’observance de la Loi fut remise en vigueur
par les soins d’Esdras qui en fit lire et expliquer le
livre devant tout le peuple rassemblé.

21. Dans les siècles suivants, au sein même de la déca-


dence progressive de la puissance et de la liberté na-
tionales, et malgré la perversion d’un grand nombre,
le zèle pour la Loi et l’attente du Rédempteur, annoncé
par des traits toujours plus précis et distincts, ne di-
minuèrent pas, mais allèrent toujours en augmentant.
Les Prophètes avaient en effet prédit successivement,
dans les plus minutieuses circonstances, sa venue et
sa vie, sa prédication, ses souffrances, sa gloire et
208 Appendice

son règne perpétuel, si bien que plusieurs, cherchant


vainement à s’appliquer à eux-mêmes les prédictions,
osèrent se présenter comme le Messie. Enfin parut
Jésus de Nazareth, en qui se vérifièrent et s’accompli-
rent toutes les prophéties divines.

VIII. Jésus-Christ :
à  sa vie et sa prédication, sa
Mort, sa Résurrection et son Ascension au Ciel

22. Jésus naquit à Bethléem de la Vierge Marie, épouse de


Joseph, de la famille de David. Comme l’Ange Gabriel
le lui avait annoncé, l’Esprit-Saint était descendu sur
elle et, sans cesser d’être Vierge, elle était devenue
Mère du Verbe divin incarné en elle.

23. L’Enfant fut circoncis, selon la Loi, et appelé Jésus, nom


qui signifie Sauveur. Pour se soustraire aux persécutions
d’Hérode, la sainte Famille dut fuir en Égypte. Au retour,
Jésus vécut à Nazareth, dans une humble obéissance à
Marie et à Joseph, croissant « en sagesse, en âge et en
grâce devant Dieu et devant les hommes ». Vers l’âge
de trente ans, il reçut le baptême de pénitence dans le
fleuve du Jourdain, des mains de Jean-Baptiste. Puis il
commença à prêcher, dans la Judée et la Galilée, l’Évan-
gile, ainsi appelé parce que c’était la « bonne nouvelle »
de la rémission des péchés et de la vie éternelle pour
ceux qui croiraient en lui et observeraient ses ensei-
gnements. Il confirmait par les plus étonnants miracles
sa divine mission et sa doctrine.

24. Beaucoup crurent en lui. Parmi les premiers, il y eut ces


douze hommes appelés Apôtres ou envoyés, et choisis
par lui pour fonder son Église, à laquelle il donna pour
chef et fondement Pierre. Mais se déchaîna contre lui
la haine implacable des pontifes, des pharisiens et des
Très bref résumé de l’histoire de la Révélation divine 211

docteurs de la Loi, jaloux de son pouvoir et blessés


par les reproches qu’il leur adressait à cause de leurs
erreurs et de leur hypocrisie. Cette haine finit par le
faire condamner à mort par le Sanhédrin ou tribunal
suprême de la nation, lui, le Rédempteur attendu. On lui
préféra même le voleur Barrabas, quand le lâche Pilate,
procurateur romain, tenta de le gracier à l’occasion de
la Pâque et de le sauver de la mort.

25. Après les plus cruelles tortures, Jésus fut crucifié sur le
Calvaire, non loin de Jérusalem, entre deux malfaiteurs.
Il accomplit sur la Croix la rédemption de l’humanité
pécheresse, en satisfaisant pour elle au Père éternel
par son propre sacrifice. Il mourut en pardonnant et
en priant pour ses ennemis qui ne cessaient de l’in-
sulter. Alors prit fin l’Ancien Testament ou l’alliance
avec la nation ingrate, qui avait rejeté et mis à mort
le Dieu Rédempteur, lequel consacra dans son propre
sang divin le Testament nouveau et éternel.

26. Son corps fut enseveli ; son âme très sainte descendit
aux limbes pour délivrer les âmes des justes qui y
étaient détenues dans l’attente de la Rédemption. Le
troisième jour, il ressuscita d’entre les morts, comme
il l’avait annoncé à plusieurs reprises.
Puis il apparut aux pieuses femmes, à Pierre, à deux
disciples sur la route d’Emmaüs et aux autres Apôtres
encore incrédules, mais qui, à la vue de ses plaies
glorieuses, ne doutèrent plus de la Résurrection.
Enfin, après les avoir instruits sur le royaume de Dieu
et leur avoir donné la mission d’évangéliser et de bap-
tiser toutes les nations avec le pouvoir de remettre et
de retenir les péchés ; après leur avoir promis l’Esprit-
Saint et sa propre assistance jusqu’à la consommation
des siècles ; le quarantième jour, en leur présence, il
212 Appendice

monta au Ciel où il est assis à la droite de Dieu le Père,


ayant reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre.

IX. L a
à  descente du Saint-Esprit w 
L’Église catholique

27. Dix jours après, à la Pentecôte, le Saint-Esprit, promis


par Jésus-Christ, descendait visiblement sur les Apô-
tres et sur l’Église naissante pour ne plus jamais s’en
retirer. Le Royaume de Dieu était dès lors confirmé
et rendu parfait par les Apôtres, ses propagateurs et
chefs ; par les vertus spirituelles de la parole divine
prêchée puis écrite, des sacrements (dont le principal,
l’Eucharistie, assurait la présence de Jésus pour tou-
jours avec les siens), et des dons du Saint-Esprit.
L’Église commençait sa vie propre, indépendante de
la Synagogue, et sa mission propre de salut au milieu
des païens. Peu à peu, malgré les sanglantes persé-
cutions du puissant empire romain, elle arrachait un
très grand nombre d’âmes au gouffre de l’idolâtrie et
de la corruption, et les changeait en héros de foi et
de vertu.

28. La nation juive ne tarda pas à tomber pour toujours,


avec sa capitale et son Temple, et les Juifs furent dis-
persés sur toute la terre. Le monde antique, avec ses
gloires littéraires, artistiques et scientifiques, s’écrou-
la lui aussi, consumé par ses vices. D’autres nations et
d’autres empires disparurent à leur tour. Mais l’Église,
avec la civilisation chrétienne, dure et continuera tou-
jours de s’étendre pour le bien de l’humanité, malgré
la chute de fils dégénérés, malgré les plus funestes
divisions qui ont arraché du Royaume de Dieu et jeté
dans le schisme ou l’hérésie des nations puissantes,
malgré la plus insidieuse guerre des ennemis de la
Très bref résumé de l’histoire de la Révélation divine 213

Révélation surnaturelle, de la morale chrétienne et


de l’idée même de Dieu. « Les portes de l’enfer ne
prévaudront pas contre elle. »
Le bon chrétien, confiant dans cette promesse divine,
ne se trouble pas mais, en union avec sa Mère, la sainte
Église, il prie, travaille et souffre, attendant la résur-
rection finale et le retour glorieux de Jésus-Christ,
comme Juge suprême. Lui-même nous avait annoncé
les haines, les persécutions, les apostasies, mais en
même temps, il relevait notre courage par ces pa-
roles : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï
avant vous… S’ils m’ont persécuté, ils vous persécu-
teront vous aussi… ; mais ayez confiance, j’ai vaincu
le monde. »

 Jn 15, 18-20 ; 16, 33.


L’année
C HA P I T RE 2

liturgique
et la discipline
ecclésiastique

Saint Grégoire VII - Carlo Saraceni

I. L’année liturgique

D’après le code des rubriques du Bréviaire et 


du Missel Romain du 25 juillet 1960

1. Notions
à  sur les fêtes chrétiennes

1. Ce n’est pas seulement par la doctrine chrétienne et


par l’Histoire Sainte, mais encore par ses fêtes, que
l’Église nous rappelle et nous enseigne concrètement
les vérités de la Foi et les meilleurs exemples des
vertus chrétiennes.

2. Les fêtes ont été instituées pour rendre à Dieu en pu-


blic, dans ses saints temples, le culte suprême d’ado-
ration, de louange, de remerciement, de réparation.
Tout y a été admirablement disposé et adapté aux
circonstances : les cérémonies, les paroles, les chants,
l’ordonnance extérieure en tous ses détails.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 215

Ainsi, elles peuvent faire pénétrer profondément dans


l’esprit les mystères, les vérités ou les faits que nous
célébrons, et nous porter aux sentiments et aux actes
qui y correspondent.
Si les fidèles étaient bien instruits de ces fêtes et les
célébraient avec l’esprit voulu de l’Église en leur institu-
tion, on obtiendrait une rénovation et un accroissement
notable de foi, de piété et de connaissance religieuse.
En conséquence, on aurait de la part des fidèles une
vie chrétienne plus forte et plus féconde en œuvres.

3. L’année entière est consacrée à Dieu. Il ne se passe


point de jour sans que l’Église nous lise, à la Messe et
à l’Office, quelques extraits des Saintes Écritures qui
sont l’œuvre de Dieu, sans qu’elle nous suggère, avec
une merveilleuse variété, des formules appropriées
de louanges et de prières au Seigneur, notre premier
principe et notre dernière fin.
Elle nous rappelle les infinies perfections de Dieu, ses
bienfaits immenses, sa Loi sainte.
Elle nous rapporte chaque jour, à l’Évangile de la
Messe, quelque miracle ou quelque enseignement de
Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est la Voie, la Vérité et
la Vie, et qui, seul, a « les paroles de la vie éternelle ».
Mais comme nous ne sommes d’ordinaire obligés
d’assister au saint Sacrifice que les dimanches, la
sainte Église y a sagement réparti le saint Évangile
et les écrits apostoliques. De la sorte, la vie entière
et la doctrine du Sauveur sont lues et expliquées aux
fidèles durant l’année, formant ainsi un vrai cours
d’instruction religieuse chrétienne.

4. En outre, l’Église a institué des fêtes spéciales. Elle


vénère, le premier dimanche après la Pentecôte, le
mystère fondamental du christianisme, la Très Sainte
216 Appendice

Trinité, à qui elle offre continuellement l’honneur, la


gloire et le sacrifice.
Elle rappelle et célèbre les faits principaux de la vie
du Seigneur ainsi que les mystères essentiels qui
manifestent plus clairement son infinie miséricorde
envers nous :
• sa Naissance à Noël ou fête de la Nativité de
Notre-Seigneur (25 décembre) ;
• sa Circoncision en l’Octave de la Nativité (1er janvier) ;
• sa manifestation à l’Épiphanie (6 janvier) ;
• son Baptême (13 janvier) ;
• sa Transfiguration au Mont Thabor (6 août) ;
• sa Passion et sa Mort le Vendredi saint ;
• sa glorieuse Résurrection à Pâques ;
• son Ascension triomphante ;
• l’envoi du Saint-Esprit sur l’Église à la Pentecôte ;
• la présence réelle de son Corps et de son Sang
dans la très Sainte Eucharistie (Fête-Dieu ou Corpus
Christi) le jeudi qui suit le Ier dimanche après la
Pentecôte ;
• son Cœur infiniment miséricordieux, le vendredi
qui suit le II e dimanche après la Pentecôte ;
• son très Précieux Sang (le 1er juillet) ;
• sa Royauté sociale, à la fête de Notre Seigneur
Jésus-Christ Roi, le dernier dimanche d’octobre.

La célébration des fêtes de Noël, de Pâques et de Pen-


tecôte est prolongée pendant huit jours consécutifs,
appelés octave. D’autre part, l’Église nous prépare aux
deux premières par un temps de prière et de jeûne :
l’Avent, qui précède Noël, et le Carême institué en
mémoire des quarante jours de jeûne du Sauveur, et
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 217

consacré d’une façon toute spéciale à la pénitence, à


l’instruction catéchistique et à la prédication.
Cette préparation à Pâques est suivie d’une longue
période joyeuse, appelée Temps Pascal, en souvenir
des quarante jours que Jésus-Christ glorieux a passés
sur la terre après sa Résurrection.

5. L’Église célèbre avec la plus grande solennité les


privilèges singuliers de la très sainte Vierge Marie,
propres à elle seule comme Mère de Dieu :
• son exemption du péché originel en la fête de
l’Immaculée Conception (8 décembre) ;
• l’élévation immédiate de son corps virginal avec son
âme dans la gloire céleste en la fête de l’Assomption
(15 août) .
Outre sa Maternité divine (fêtée le 11 octobre), le peuple
chrétien célèbre, avec grande joie, les événements les
plus mémorables de sa vie :
• sa Nativité (8 septembre) ;
• l’Annonciation (25 mars) ;
• la Visitation (2 juillet) ;
• la Purification (2 février) .
Plusieurs jours lui ont été aussi consacrés pour
commémorer d’autres mystères de sa vie ou quelques-
uns de ses bienfaits plus insignes :
• Notre-Dame des Sept Douleurs : le vendredi de la
Passion de Notre-Seigneur et le 15 septembre ;
• Marie Reine (31 mai) ;
• le Cœur immaculé de Marie (22 août) ;
• le Saint Rosaire (7 octobre), solennisé le Ier dimanche
d’octobre.
Elle célèbre aussi d’autres fêtes particulières qui ali-
mentent la piété des fidèles envers leur Mère du Ciel.
218 Appendice

6. La gloire de tous les Anges et de tous les Saints de


l’Église triomphante nous est présentée en la fête de la
Toussaint (1er novembre), afin qu’en nous réjouissant de
leur triomphe, nous nous sentions portés à marcher
sur leurs traces.
Le lendemain, comme pour donner une suite naturelle
à la fête de tous les Saints, l’Église nous rappelle tous
nos chers défunts du Purgatoire (Commémoration des
fidèles défunts, 2 novembre), afin que nous les aidions
par nos prières et qu’à la pensée de leurs souffran-
ces nous nous sentions nous-mêmes stimulés à faire
pénitence de nos péchés et à pratiquer toute sorte de
bonnes œuvres.
Parmi le cortège des Anges et Saints, l’Église ne célèbre
avec une grande solennité, que les tout principaux :
• Saint Michel Archange en la fête de la Dédicace
(29 septembre) ;
• Saint Joseph, Époux de la Vierge Marie, Confesseur,
Patron de l’Église Universelle (19 mars) ; et saint
Joseph, Artisan (1er mai) ;
• Saint Jean-Baptiste, Précurseur de Notre-Seigneur,
en la fête de sa nativité (24 juin) ;
• Les saints Pierre et Paul, Princes des Apôtres
(29 juin) .

Non contente d’honorer presque chaque jour un saint


en particulier, l’Église rappelle quotidiennement par
son Martyrologe les noms des autres saints et bien-
heureux dont on célèbre la mémoire dans les différen-
tes Églises particulières.
Elle nous montre ainsi qu’elle les voudrait toujours
présents à la mémoire des fidèles, honorés et invo-
qués par eux pour leur édification, leur soutien et
leur encouragement.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 219

7. Certains jours enfin méritent particulièrement, de


notre part, attention et observance. Ce sont :
• les féries de l’Avent et du Carême consacrées au
jeûne et à la pénitence ;
• les vigiles instituées comme préparation aux plus
grandes fêtes ;
• les Quatre-Temps, les Litanies majeures (en la fête
de Saint Marc, le 25 avril) et les Litanies mineures ou
Rogations (les trois jours précédant l’Ascension) pour
demander la grâce d’avoir de bons prêtres et la
conservation des fruits de la terre ;
• le Triduum Sacré ou trois derniers jours de la
Semaine Sainte, tout spécialement consacré à nous
représenter, dans la forme la plus vive, les atroces
souffrances et la mort ignominieuse que l’Homme-
Dieu supporta pour nous racheter, nous, indignes
pécheurs, de l’esclavage de Satan et de la mort.

8. Que tout bon chrétien s’efforce donc, s’aidant de la


prédication et de quelque livre approprié, de compren-
dre et de faire sien l’esprit de chacune de ces fêtes.
Qu’il connaisse l’objet et la fin spéciale de la fête, mé-
dite la vérité, la vertu, le prodige, le bienfait qui nous
y est particulièrement rappelé.
Qu’il cherche enfin à en tirer le meilleur profit pour
son âme.
Par ce moyen, il connaîtra mieux et aimera avec plus de
ferveur Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ, la très sainte
Vierge, les Anges et les Saints, et il sera porté à mettre
en pratique leurs exemples et leurs enseignements.
Il s’attachera avec affection à la Liturgie sacrée, à la
prédication et à l’Église, et il tâchera de communiquer
aussi aux autres ce goût et cet amour.
220 Appendice

Toute fête sera dès lors pour lui un jour de Dieu,


une vraie fête qui réjouira son âme, la restaurera, la
retrempera, la remplira d’une nouvelle vigueur pour
porter les souffrances et les luttes quotidiennes de
toute la semaine.

2. Les Temps
à  de l’année liturgique

I. Le temps de l’������


Avent, du Ier dimanche de l’Avent à la
vigile de Noël.
II. Le temps de la Naissance du Christ, de Noël
au 13 janvier, qui comprend les temps de Noël
et de l’Épiphanie.
III. Le temps de la Septuagésime, qui inclut les
dimanches de Septuagésime, de Sexagésime et de
Quinquagésime.
I V. Le temps du Carême, du mercredi des Cendres
au Samedi saint, qui comprend les temps de la
Quadragésime et de la Passion.
V. Le temps Pascal, du dimanche de la Résurrection au
samedi de la Pentecôte, qui regroupe les temps de
Pâques, de l’Ascension et l’octave de la Pentecôte.
VI. Le temps de l’année ou temps « per annum »,
du 14 janvier au samedi précédant le dimanche de
la Septuagésime, et de la fête de la Sainte Trinité au
samedi précédant le Ier dimanche de l’Avent.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 221

‡ Oraisons :
Ô Dieu, qui chaque année, nous réjouissez en la
solennité de la Résurrection du Seigneur, faites, dans
votre bonté, qu’au moyen de ces fêtes que nous
célébrons dans le temps, nous méritions d’arriver
aux joies éternelles.
Oraison du mercredi de Pâques

Nous vous en supplions, Seigneur, donnez à vos fidè-


les de ressentir toujours de la joie en vénérant vos
Saints et d’être toujours assistés de leur prière. Par
Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Postcommunion de la Messe de saint Damase, 11 décembre

II. La discipline ecclésiastique

1. Les
à  jours de fêtes d’obligation

I. Dans l’Église Universelle

Le dimanche doit être observé comme le principal jour


de fête de précepte. Ce jour-là sont célébrées plusieurs
fêtes de Ière classe dans l’Église universelle : Pâques ou
Fête de la Résurrection, la Pentecôte et la Fête de la Très
Sainte Trinité.
222 Appendice

De plus, l’Église universelle célèbre dans l’année dix fêtes


de précepte.

Cinq fêtes en l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ :


1. La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ
(25 décembre) ;
2. La Circoncision en l’Octave de la Nativité (1er janvier) ;
3. L’Épiphanie (6 janvier) ;
4. L’Ascension (quarante jours après Pâques) ;
5. La Fête-Dieu ou Fête du Très Saint Corps du Christ
(jeudi qui suit le Ier dimanche après la Pentecôte) .

Deux fêtes en l’honneur de la très sainte Vierge Marie :


6. L’Immaculée Conception (8 décembre) ;
7. L’Assomption (15 août) .

Trois fêtes en l’honneur des Saints :


8. Saint Joseph (19 mars) ;
9. Les saints Apôtres Pierre et Paul (29 juin) ;
10. La Toussaint (1er novembre) .

II. En France
Par décret du cardinal Caprara, concédé à Napoléon en
1802, les fêtes d’obligation en vigueur en France ont été
restreintes au nombre de quatre :
1. La Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ
(25 décembre) ;
2. L’Ascension (quarante jours après Pâques) ;
3. L’Assomption (15 août) ;
4. La Toussaint (1er novembre) .

L’Épiphanie, la Fête-Dieu et la fête des saints Apôtres Pier-


re et Paul, quant à elles, sont solennisées le dimanche qui
suit leur célébration.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 223

2. Les
à  jours d’abstinence et de � ������
jeûne

I. Jours d’abstinence de viande


L’abstinence de viande sera observée chaque vendredi de
l’année, (à moins que ne soit célébrée ce jour-là une fête
chômée de l’Église Universelle) et plus gravement les jours
de jeûne : le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint.

II. Jours de jeûne


Le jeûne est à observer :
1. le mercredi des Cendres ;
2. le Vendredi Saint.

III. Pratique traditionnelle de l’Église


Selon la tradition multi-séculaire, en vigueur dans l’Église
jusqu’au XXe siècle, les fidèles sont vivement encouragés
à observer le jeûne et l’abstinence :
1. les vendredis de Carême, voire, pour ceux qui le
peuvent, tous les jours de semaine du Carême ;
2. les mercredis, vendredis et samedis des
Quatre-Temps :
• de l’Avent, dans la troisième semaine,
• de la Quadragésime, dans la première semaine
de Carême,
• de la Pentecôte, pendant l’Octave,
• de septembre, dans la troisième semaine de
ce mois ;
3. les quatre vigiles de Noël, de la Pentecôte, de la
Toussaint et de l’Immaculée Conception.

3. Le � ��������������������
à  jeûne eucharistique

Dès l’époque la plus ancienne, l’Église imposa le jeûne


avant de recevoir l’Eucharistie et se montra sévère dans
224 Appendice

l’application de cette discipline. Les motifs ont déjà été


exprimés par saint Paul. L’abstention de nourriture et de
boisson convient au profond respect que nous devons
avoir envers la Majesté suprême de Jésus-Christ avant de
le recevoir sous les voiles de l’Eucharistie. Ce jeûne fut
traditionnellement observé depuis minuit. Pie XII atténua
la rigueur de la loi et réduisit le temps du jeûne à trois
heures pour faciliter aux fidèles un accès fréquent à la
Table eucharistique.
Par la suite, la discipline fut considérablement amoindrie,
au point d’avoir été réduite à une heure (Code 1983) . Ce-
pendant, de par la nature même des choses, une heure
n’est pas un temps suffisant pour permettre la digestion, ni
pour parler véritablement de « jeûne ». Si donc l’obligation
légale n’exige pas davantage, l’obligation morale de droit
naturel, quant à elle, demeure.
C’est pourquoi les fidèles sont vivement encouragés
à suivre les prescriptions suivantes du pape Pie XII
publiées dans son Motu proprio Sacram communionem
du 19 mars 1957 :
«  2. Les prêtres et les fidèles sont tenus à s’abstenir,
pendant trois heures, d’aliments solides et de bois-
sons alcoolisées, pendant une heure de boissons non
alcoolisées, respectivement avant la Messe ou la sainte
communion : l’eau pure ne rompt pas le jeûne. (...)
4. Les malades, même s’ils ne sont pas alités, peuvent
prendre des boissons non alcoolisées et de véritables
remèdes, aussi bien solides que liquides, respective-
ment avant la Messe ou la sainte communion, sans
limites de temps.
Toutefois, nous exhortons vivement les prêtres et les fi-
dèles qui sont en mesure de le faire, d’observer, avant
la Messe ou la sainte communion, l’antique et vénérable
forme du jeûne eucharistique », c’est-à-dire le jeûne naturel
observé depuis minuit.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 225

III. Les Indulgences

D’après l’Enchiridion Indulgentiarum Romain du 16 juillet 1999

Normes
à  générales sur les indulgences

N. 1 - L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine


temporelle due pour les péchés déjà effacés quant
à la faute, que le fidèle, bien disposé et à certaines
conditions déterminées, reçoit par l’intervention de
l’Église qui, en tant que ministre de la Rédemption,
distribue et applique avec autorité le trésor des
satisfactions du Christ et des Saints.
N. 2 - L’indulgence est partielle ou plénière selon qu’elle
libère en partie ou totalement de la peine temporelle
due pour les péchés.
N. 3 - Tout fidèle peut gagner des indulgences partielles
ou plénières pour lui-même, ou les appliquer aux
défunts par mode de suffrage.
N. 4 - Au fidèle qui, au moins le cœur contrit, accomplit
une œuvre à laquelle est attachée une indulgence
partielle, est appliquée par l’Église la remise d’une
peine temporelle de même valeur que celle qu’il ob-
tient déjà par son œuvre.

Conditions
à  requises pour gagner les indulgences

I. Conditions générales
N. 17 - § 1. Pour avoir capacité à gagner des indulgences,
il faut être baptisé, non excommunié et en état de
grâce, au moins à la fin des œuvres prescrites.
- § 2. Cependant, pour qu’un sujet capable gagne
des indulgences, il doit avoir l’intention au moins
226 Appendice

générale de les acquérir, et accomplir les œuvres


imposées dans le temps fixé et de la manière pres-
crite, selon la teneur de la concession.
N. 18 - § 1. L’indulgence plénière ne peut être acquise
qu’une seule fois par jour ; l’indulgence partielle
peut l’être plusieurs fois.

II. Conditions pour l’indulgence plénière


N. 19 - L’œuvre prescrite pour acquérir l’indulgence plé-
nière attachée à une église ou à un oratoire consiste
à y faire une pieuse visite, au cours de laquelle on
récite l’Oraison Dominicale et le symbole de la Foi
(Pater et Credo), à moins que la concession n’en
dispose autrement.
N. 20 - § 1. Pour gagner l’indulgence plénière, en plus d’ex-
clure toute affection au péché, même véniel, il est
requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée et de rem-
plir les trois conditions : confession sacramentelle,
communion eucharistique et prière aux intentions
du Souverain Pontife.
- § 2. Avec une seule confession sacramentelle, on
peut acquérir plusieurs indulgences plénières ; mais
avec une seule communion eucharistique et une
seule prière aux intentions du Souverain Pontife,
on n’acquiert qu’une seule indulgence plénière.
- § 3. Les trois conditions peuvent être remplies
plusieurs jours avant ou après l’accomplissement de
l’œuvre prescrite ; cependant, il convient de recevoir
la communion et de prier aux intentions du Souverain
Pontife le jour même où l’on accomplit l’œuvre.
- § 4. S’il manque la pleine disposition, ou si l’œu-
vre requise n’est pas entièrement exécutée et les
trois conditions susdites ne sont pas remplies,
l’indulgence sera seulement partielle.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 227

- § 5. La condition de prier aux intentions du Sou-


verain Pontife est remplie si l’on récite à son inten-
tion un Pater et un Ave ; cependant les fidèles sont
libres de réciter toute autre prière selon la piété et
dévotion de chacun.

Quatre
à  concessions générales concernant
les indulgences partielles

Sont proposées avant tout quatre concessions d’indulgen-


ces invitant le fidèle à pénétrer d’esprit chrétien les actions
qui sont en quelque sorte la trame de sa vie quotidienne,
et à chercher la perfection de la charité dans ses occu-
pations ordinaires.
1. Une indulgence partielle est accordée au fidèle
qui, accomplissant ses devoirs et supportant les
adversités de la vie, élève son âme vers Dieu avec
une humble confiance, en ajoutant, ne serait-ce que
mentalement, une pieuse invocation.
Par cette première concession, les fidèles sont conduits en quelque sorte à
mettre en pratique le commandement du Christ : « Il est nécessaire de prier
sans cesse et de ne pas se décourager » ; en même temps ils sont exhortés
à s’acquitter de leurs devoirs d’une façon telle qu’ils gardent et accroissent
leur union au Christ.
2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui,
en esprit de foi et avec un cœur miséricordieux,
s’emploie, par sa personne ou par ses biens, au
service de ses frères dans le besoin.
Par la concession de cette indulgence, le fidèle est engagé, en suivant l’exem-
ple et le commandement du Christ, à accomplir plus fréquemment des œuvres
de charité et de miséricorde.
3. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui,
en esprit de pénitence, s’abstient spontanément de
quelque chose de licite qui lui est agréable.
Cette concession convient particulièrement à notre époque en laquelle, en complé-
ment de la loi, d’ailleurs très douce, sur l’abstinence de viande et le jeûne, il convient
tout à fait que les fidèles soient incités à exercer d’eux-mêmes la pénitence.
228 Appendice

4. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui,


de façon spontanée, rend ouvertement un témoi-
gnage de foi devant les autres en des circonstances
particulières de la vie quotidienne.
Cette concession incite le fidèle à professer ouvertement sa foi devant les
autres, pour la gloire de Dieu et l’édification de l’Église.

Liste
à  des indulgences plénières

I. Indulgences plénières que l’on peut obtenir chaque jour


• Adoration eucharistique, pendant au moins une
demi-heure (conc. 7 § 1, 1)
• Exercice pieux du Chemin de Croix (conc. 13, 2)
• Lecture ou écoute de la Sainte Écriture, pendant au
moins une demi-heure (conc. 30)
• Prières des Églises Orientales : Acathiste ou Para-
clisis (conc. 23 § 1)
Récitation de l’hymne Acathiste ou de l’office Paraclisis dans une église ou
un oratoire, ou en famille, dans une communauté religieuse, au sein d’une
association de fidèles et généralement quand on se rassemble pour une fin
honnête.
• Rosaire marial (conc. 17 § 1)
Récitation du Rosaire dans une église ou un oratoire, ou en famille, dans une
communauté religieuse, au sein d’une association de fidèles et en général
lorsque plusieurs se retrouvent pour une fin honnête.
a) Il suffit d’en réciter seulement le tiers ; mais les cinq dizaines doivent
être récitées sans interruption ;
b) A la prière vocale doit s’ajouter la pieuse méditation des mystères.
• Visite en forme de pèlerinage aux Basiliques Patriar-
cales de Rome (conc. 33 § 1, 1)
en y récitant le Pater et le Credo.
L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 229

II. Indulgences plénières accordées certains jours déterminés


• 1er janvier (conc. 26 § 1, 1)
Participation au chant ou à la récitation solennelle dans une église ou un
oratoire de l’hymne Veni Creator.
• Semaine pour l’unité des chrétiens (conc. 11 § 1)
Participation à quelque cérémonie.
• 22 février : Chaire de saint Pierre, Apôtre (conc. 33 § 1, 3)
Visite d’une église cathédrale en y récitant le Pater et le Credo.
• Tous les vendredis de Carême (conc. 8 § 1, 2)
Récitation de la prière Ô bon et très doux Jésus devant la représentation de
Jésus-Christ crucifié.
• Jeudi saint (conc. 7 § 1, 2)
Récitation pieuse du Tantum ergo au cours de la déposition solennelle du
Saint-Sacrement à l’issue de la Messe « in Cena Domini ».
• Vendredi saint (conc. 13 § 1)
Participation pieuse à l’adoration de la Croix au cours de l’office liturgique
solennel.
• Samedi saint (conc. 28 § 1)
Renouvellement des promesses du Baptême lors de la célébration de la Vigile
pascale.
• Solennité de Pentecôte (conc. 26 § 1, 1)
Participation au chant ou à la récitation solennelle dans une église ou un
oratoire de l’hymne Veni Creator.
• Solennité du Corps et du Sang du Christ (conc. 7 § 1, 3)
Participation à la procession eucharistique solennelle.
• Solennité du Sacré-Cœur de Jésus (conc. 3)
Récitation publique de l’acte de réparation Iesu dulcissime.
• Solennité des saints Apôtre Pierre et Paul
(conc. 14 § 1 ; 33 § 1, 2 et 3)
- Utilisation en esprit de dévotion d’un objet de piété (crucifix ou croix,
chapelet, scapulaire ou médaille) bénit par le Souverain Pontife ou par tout
autre évêque, en y ajoutant une formule légitime de profession de foi.
- Visite d’une des quatre basiliques patriarcales de Rome, d’une basilique
mineure ou d’une église cathédrale, en y récitant le Pater et le Credo.
230 Appendice

• 2 août (conc. 33 § 1, 2, 3, 5) : indulgence de la « Por-


tioncule »
Visite d’une des quatre basiliques patriarcales de Rome, d’une basilique
mineure, d’une église cathédrale ou de l’église paroissiale, en y récitant le
Pater et le Credo.

• Solennité du Christ-Roi (conc. 2)


Récitation publique de l’acte de consécration du genre humain au Christ-Roi
Iesu dulcissime, Redemptor.

• Tous les jours du 1er au 8 novembre (conc. 29 § 1, 1)


Visite d’un cimetière en priant pour les défunts, ne serait-ce que mentale-
ment. Indulgence applicable seulement aux âmes du purgatoire.

• Commémoration de tous les fidèles défunts (conc. 29 § 1, 2)


Visite d’une église ou d’un oratoire en y récitant le Pater et le Credo.

• 9 novembre : Dédicace de l’Archibasilique du Très


Saint Sauveur au Latran (conc. 33 § 1, 3)
Visite d’une église cathédrale en y récitant le Pater et le Credo.

• 31 décembre (conc. 26 § 1, 2)


Participation au chant ou à la récitation solennelle dans une église ou un
oratoire de l’hymne Te Deum.

III. Indulgences plénières accordées


en des circonstances particulières

• À l’article de la mort (conc. 12)


Réception de la bénédiction apostolique administrée par le prêtre.
Si le prêtre ne peut être présent, notre sainte Mère l’Église concède avec
bonté à ce fidèle l’indulgence plénière à l’article de la mort, pourvu qu’il
soit bien disposé et qu’il ait récité habituellement quelques prières durant
sa vie ; dans ce cas l’Église supplée aux trois conditions habituelles requises
pour l’indulgence plénière. Pour acquérir cette indulgence plénière, il est
recommandé d’utiliser un crucifix ou une croix.
Le fidèle peut gagner cette indulgence plénière « in articulo mortis » même
si, ce jour-là, il a déjà gagné une autre indulgence plénière.

• Bénédiction papale Urbi et Orbi (conc. 4)


L’année liturgique et la discipline ecclésiastique 231

• Célébrations jubilaires des Ordinations (conc. 27 § 2)


- Aux prêtres qui célèbrent à l’occasion du 25e, 50e, 60e et 70e anniversaire de
leur ordination sacerdotale, et qui auront renouvelé devant Dieu la résolution
d’accomplir fidèlement les devoirs de leur vocation ;
- Aux évêques qui lors des 25e, 40e, et 50e anniversaires de leur sacre auront renou-
velé devant Dieu la résolution d’accomplir fidèlement les devoirs de leur état ;
- Aux fidèles qui assistent à la Messe jubilaire.
• Célébration liturgique du Fondateur d’Instituts de
vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique
(conc. 33 § 1, 7)
Visite d’une église ou d’un oratoire de l’Institut ou de la Société, en y récitant
le Pater et le Credo.
• Congrès Eucharistique (conc. 7 § 1, 4)
Assistance à la cérémonie de clôture.
• Exercices spirituels ou retraite spirituelle (conc. 10 § 1)
Au fidèle qui s’y consacre au moins trois jours entiers.
• Jour anniversaire de son Baptême (conc. 28 § 1)
Renouvellement des promesses du Baptême selon une formule légitimement
approuvée.
• Jour de la consécration de la famille au Sacré-Coeur
de Jésus ou à la Sainte Famille (conc. 1)
• Jour de la consécration d’une église ou d’un autel
(conc. 33 § 1, 6)
Visite de l’église, en y récitant le Pater et le Credo.
• Jour fixé pour une église de « station » (conc. 33 § 2)
Participation aux offices dans cette église.
• Journée universellement dédiée à célébrer quelque
fin religieuse (conc. 5)
Participation à cette célébration.
• Missions Sacrées (conc. 16 § 1)
Assistance à la clôture solennelle d’une Mission sacrée après avoir écouté
quelques prédications.
• Pèlerinage (conc. 33 § 1, 1, 3 ou 4)
Visite d’une des quatre basiliques patriarcales de Rome en y récitant le Pater
et le Credo.
232 Appendice

Participation à un pèlerinage collectif dans un sanctuaire constitué par


l‘autorité compétente.
• Première Communion (conc. 8 § 1, 1)
Réception pour la première fois de la Sainte Eucharistie ou assistance à la
première Communion d’autres personnes.
• Première Messe (conc. 27 § 1)
Au prêtre qui célèbre sa première Messe en présence de peuple au jour fixé ;
aux fidèles qui assistent à cette Messe.
• Solennité du Titulaire d’une basilique mineure, d’une
église cathédrale, d’un sanctuaire, d’une église pa-
roissiale (conc. 33 § 1, 2-5)
Visite de l’église ou du sanctuaire, en y récitant le Pater et le Credo.
• Synode diocésain (conc. 31)
Visite de l’église où se tient le synode diocésain en y récitant le Pater
et le Credo.
• Un fois par an, en un jour choisi librement
(conc. 33 § 1, 2, 4)
Visite d’une basilique mineure ou d’un sanctuaire constitué par l’autorité
compétente.
• Visite pastorale (conc. 32)
Assistance à un office présidé par le Visiteur.

‡ Prière pour gagner les indulgences partielles :


Divin Cœur de Jésus, je vous offre par le Cœur
Immaculé de Marie, les prières, les œuvres et les
souffrances de cette journée en réparation de nos
offenses et à toutes les intentions pour lesquelles
vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je
désire aussi gagner en ce jour toutes les indulgences
que je puis.
Instructions aux

C HA P I T RE 3
parents
et aux éducateurs
chrétiens

L’Enfant Jésus avec ses parents - Simone Martini

1. Faire le catéchisme, c’est instruire dans la foi et dans


la morale de Jésus-Christ ; c’est donner aux enfants
de Dieu la conscience de leur propre origine, de leur
dignité, de leur destinée et de leurs propres devoirs ;
c’est déposer et développer dans leurs intelligences
les principes et les motifs de la religion, de la vertu et
de la sainteté sur terre, et par conséquent du bonheur
dans le Ciel.

2. L’enseignement du catéchisme est donc ce qu’il y a


de plus nécessaire et de plus bienfaisant pour les in-
dividus, pour l’Église et pour la société civile ; c’est
l’enseignement fondamental qui est à la base de la vie
chrétienne, laquelle, s’il vient à manquer ou s’il a été
mal donné, devient fragile, chancelante, et facilement
disparaît.

3. Les parents chrétiens, étant les premiers et les prin-


cipaux éducateurs de leurs enfants, doivent en être
234 Appendice

de même les premiers et principaux catéchistes : les


premiers, parce qu’ils doivent leur instiller, pour ain-
si dire avec le lait, la doctrine reçue de l’Église ; les
principaux, parce que c’est à eux qu’il appartient de
faire apprendre par cœur dans la famille les points
principaux de la Foi, en commençant par les Premières
prières, et les faire répéter tous les jours, de façon que
peu à peu elles pénètrent profondément dans l’esprit
des enfants. Si les parents, comme il arrive le plus
souvent, étaient contraints de se faire suppléer par
d’autres dans l’éducation de leurs enfants, qu’ils se
souviennent de l’obligation sacrée qu’ils ont de choi-
sir des institutions ou des personnes qui sachent et
veuillent consciencieusement remplir pour eux un si
grave devoir. L’indifférence en cette matière a été la
perte irréparable de tant d’enfants ! Quel compte ne
devra-t-on pas en rendre à Dieu !

4. Pour enseigner avec fruit la doctrine chrétienne, il faut la


bien savoir, l’exposer et l’expliquer d’une manière adap-
tée à la capacité des élèves, et surtout, puisqu’il s’agit
d’une doctrine qui a trait à la pratique, il faut la vivre.

5. Il faut bien connaître la doctrine chrétienne. Comment


instruire, en effet, si l’on n’est pas instruit ? De là, pour
les parents et les éducateurs, le devoir de repasser le
catéchisme et d’en pénétrer à fond les vérités ; pour
cela, ils fréquenteront les instructions plus étendues
données par les curés aux adultes, ils interrogeront
des personnes compétentes et liront, s’ils le peuvent,
des livres appropriés.

6. On doit exposer la doctrine chrétienne d’une maniè-


re adaptée, c’est-à-dire qu’il faut le faire avec intelli-
gence et amour, de sorte que les enfants ne soient
pas ennuyés et dégoûtés du maître et de la doctrine.
Instructions aux parents et aux éducateurs chrétiens 235

Dans ce but, il convient de se mettre à leur portée,


d’employer le langage le plus connu et le plus simple,
d’éveiller l’intelligence par des comparaisons et des
exemples appropriés, d’émouvoir les sentiments du
cœur ; d’avoir grande discrétion et mesure pour ne
pas fatiguer ; d’avancer peu à peu, sans se rebuter
de répéter, en supportant avec patience et affection
les dissipations, les distractions, les impertinences et
autres défauts de cet âge. Qu’on évite surtout cette
manière mécanique d’enseigner qui écrase et ferme
l’esprit, mettant en jeu la seule mémoire sans impli-
quer l’intelligence et le cœur.

7. Enfin, il faut vivre la foi et la morale qu’on enseigne ;


autrement comment aura-t-on le courage d’apprendre
aux enfants la religion qu’on ne pratique pas soi-
même, les commandements et les préceptes que l’on
néglige sous leurs propres yeux ? Et quel fruit, en ce
cas, pouvoir en espérer ? Au contraire, les parents
se discréditeront facilement eux-mêmes, et amèneront
leurs enfants à l’indifférence et au mépris des principes
les plus nécessaires et des devoirs sacro-saints de la
vie.

8. Et parce que, de nos jours, on a créé une atmosphère


très funeste à la vie spirituelle, par la guerre à toute
idée d’autorité supérieure, de Dieu, de Révélation, de
vie future, de mortification, que les parents et les édu-
cateurs inculquent avec le plus grand soin les vérités
fondamentales contenues dans les premières notions
du catéchisme ; qu’ils leur inspirent le concept chré-
tien de la vie, le sens de la responsabilité de tout acte
devant le Juge suprême qui est partout, sait tout et
voit tout ; qu’ils leur communiquent, avec la crainte
salutaire de Dieu, l’amour du Christ et de l’Église, le
goût de la charité et de la solide piété, et l’estime de
236 Appendice

la vertu et des pratiques chrétiennes. C’est seulement


ainsi que l’éducation des enfants sera fondée non pas
sur le sable d’idées mouvantes et de respect humain,
mais sur le roc des convictions surnaturelles, qui ne
seront pas ébranlées durant la vie entière, malgré tou-
tes les tempêtes.

9. Pour tout cela, il faut une foi vive, une profonde es-
time de la valeur des âmes et des biens spirituels ; il
faut cet amour judicieux qui s’étudie à assurer avant
tout l’éternelle félicité aux âmes de ceux qui leur sont
chers. Ce qu’il faut encore, c’est une grâce spéciale
pour comprendre la nature des enfants et trouver le
chemin de l’intelligence et du cœur. Les parents chré-
tiens, en vertu du sacrement de Mariage bien reçu,
ont droit aux grâces de leur état, et par conséquent
à celles qui sont nécessaires pour élever chrétien-
nement leurs enfants. De plus, ils peuvent, par une
humble prière, obtenir de Dieu des grâces plus abon-
dantes dans ce même but ; car il est particulièrement
agréable à Dieu qu’on lui forme des adorateurs pieux
et des fils obéissants. Qu’ils le fassent donc au prix
de tous les sacrifices ; il y va du salut éternel de l’âme
de leurs enfants et de la leur propre. Dieu bénira la
foi et l’amour qu’ils mettront à cette œuvre d’impor-
tance capitale, et il leur donnera la récompense la plus
désirable, celle d’une postérité sainte, éternellement
bienheureuse avec eux dans le Ciel.
Instructions aux parents et aux éducateurs chrétiens 237

‡ Oraison :
Nous vous en supplions, Seigneur, que le Consola-
teur qui procède de vous, éclaire nos âmes et nous
fasse pénétrer toute vérité comme l’a promis votre
Fils, Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec
vous, en l’unité du même Esprit Saint, dans tous les
siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Oraison pour le mercredi des Quatre-Temps de Pentecôte
238

Index
Absolution, 380 Ave Maria, 5, 431 sq.
Abstinence, 218, Avent, 219,
App. II, fin. App. II, 4, 7 et fin.
Accusation des péchés,  Avidité des richesses, 212.
146, 364, 372 sq. Baptême, 17, 100, 139, 274,
Acte civil, 410-412. 278 sq., 290-303, 428.
Actes du chrétien, 9-12, 244 sq. Baume, 312.
Adam, 66-74, 137, Béatitudes évangéliques, 
App. I, 3���
 sq. 263 sq.
Adoration, 174, 351. Bénédictions diverses, 385.
Adulation, 206. Bénédiction du Saint Sacrement,
Âme, 53, 56 sq. ; 99, 144, 159, Recueil prières III, 3.
164, 210, 227, 270, etc. Blasphème, 181.
Amen, 160. Calomnie, 206, 208.
Âmes du purgatoire, 102, 123. Canon de la Messe, 
App. II, 6. Recueil prières II.
Amour de Dieu et du prochain, Caractère des sacrements, 
voir Charité. 283-285, 295, 304, 397.
Angele DeI, Carême, 219, 
Premières prières 7. App. II, 4, 7, et fin.
Année ecclésiastique,  Catéchisme, 189.
App. II, fin.
Cérémonies, 385,
Apostasie, apostats, 128, 170. App. II, 2.
Apôtres, 29, 106, 111, 214, 235, Charité, 14, 19, 123, 132, 163 sq.,
320, 356, 229 sq., 240 sq., 280, 345, 364 ;
App. I, 24, 26 sq. acte de - , Premières prières, 11.
Apparences, voir Espèces. Chasteté, 202, 210, 251, 262.
Ascension, 92, Chose sainte, 120, 173, 276 ;
App. I, 26. - spirituelle, 173.
Assomption, App. II, 5. Chrême, saint - , 305, 312.
Attrition, 365 sq., 395. Chrétien, 105, 285, 290, 295, sq. ;
Aumône, 102, signe du - , 32 ;
voir Miséricorde. vertus du - , 288.
Avarice, 23. Christ, 125 sq. ;
Index 239

voir Jésus, Messie. Coups, 193.


Ciel, 2, 2, 7, 51, 92, 94, 322, Crainte, don de Dieu, 18 ; 
App. II, 4. - des châtiments, 365.
Circoncision, fête - App. II, 4. Créateur, 4, 49, 51 sq.
Circonstances des péchés, 374. Création, App. I, 1-2.
Commandements de Dieu,  Credo, voir Symbole.
15, 27, 161, 212, 359, App. I, 13 ; Croix signe de la - , 1, 32-36, 308,
les deux grands - , 14, 163 ;  313, 394 ;  
- de l’Église, 16, 213-226,  mort et sacrifice de Jésus-Christ
353, 359. sur la - , 26, 86, 348 sq., 354 ;
Communion, 223 sq., 321,   App. I, 25.
334-345, 354 ;   Culte divin, 184 sq., 225, 351 sq.,
Recueil prières II, fin ;  App. II, 2 ;  
Recueil prières III, 2. - des Anges et des Saints, 58,
Communion des saints, 120 sq. 174 sq.
Confession, voir Pénitence,  Décalogue, 15, 161 sq. ; 
Accusation des péchés. App. I, 13.
Confirmation, 17, 275, 282 sq., Défunts, 8, 351 ;  
304-315. Recueil prières I, 1 ;    
Confiteor, Pr. II, début. voir Memento.
Conscience, voir Examen. Dégâts, 203.
Consécration de l’Eucharistie,  Démon, 59, 88, 172, 298 sq.,
320, 324 sq. ;   App. I, 5.
Recueil prières II, milieu ;  Dépôt de la Foi, 236.
- de l’homme à Dieu, 121, 202,
De profundis, Recueil prières I, 1.
283, 405.
Désespoir, 24, 153, 194, 239.
Conseils évangéliques, 249-251.
Désirs mauvais, 209.
Conseil don de - , 18.
Détraction, voir Médisance.
Contemplation, 416.
Dettes, 204 ; 
Contrition, 132, 146, 361-368 ; - d’expiation, 99, 381, 384 sq.
- parfaite, 132, 146, 363 sq. ;
acte de -, 12. Devoir, 162 sq.
Corps humain, 60, 62, 76,  Diaconat, 400.
158, 202 ;  Dieu, 1-13, 19, 37 sq., etc., etc. ;
- des Saints, 176 ;   - notre Père, 3, 270, 290, 363,
- mystique, 108, 122, 401. 428.
Corpus Domini,  Diligence chrétienne, 262.
voir Saint Sacrement.
240 Index

Dissipation, 189. App. I, 26 sq. ; 


Doctrine chrétienne, 105,  péchés contre l’ - , 24, 152 sq. ; 
App. III, 4-6 ; voir Foi. voir Dons.
Dommages, 204-208. Esprits, 53-59, 172.
Dons, 67 sq., 228 sq.,  État, 410-412 ; 
App. I, 4 sq. ;  - ecclésiastique, voir Ordre ;
- du Saint-Esprit, 18, 153, 309. - particulier, 162, 359.
Doutes concernant la Foi, 170. Éternité de Dieu, 8 ; 
- des récompenses et des
Duel, 193, 196 sq. peines, 104, 159.
Écriture Sainte, 233 sq.,   Eucharistie, 17, 94, 275, 316-
App. I, 20 sq., 27 ; App. II, 3. 354, 397, 400,
Éducation, 301, 413 ;  Recueil prières II ; page?
App. III, 3. - sacrifice, voir Messe ;
Église, 29, 105, 134, 175, 213 sq., - sacrement, voir Communion.
233, 236, 286, 290, 334, 386, Évangile, 250-251, 263-265, 
390, 401, 406, 412 ;  App. I, 23.
App. I, 27 sq., App. II, 1 sq., 
Ève, 66, App. I, 3.
voir Commandements ; 
- enseignante, 114 sq. ;  Évêques, 111 sq., 215, 305, 307 sq.,
- souffrante et triomphante,   314, 357, 394, 398, 403.
App. II, 6 ;  Examen de conscience, page?
- romaine, 113. Extrême-Onction, 392-396.
Enfer, 26, 17, 99, 103 sq., 144, Fausseté, 206.
167, 368, 381. Félicité, 14, 63, 68, 159, 266,
Ennemis, 200, 243. 303.
Envie, 23 ;  Fête-Dieu, App. II, 4.
- de la grâce d’autrui, 24, 153. Fêtes, 184-189, 216 sq. ;    
Épiscopat, 113, 400 ;  App. II., page?
voir Évêques. Fidèles, 106, 120, 213, 221, 334,
Époux, 407-413. 351, 405.
Espèces ou apparences,    Fils, 190 sq., 413 ; App. III., p.?
316, 329-332, 344. - de Dieu, 20-27, 38 sq., 75 sq. ;
Espérance, 19, 229, 238 sq.,  voir Jésus, etc.???
244 sq. ; Fins dernières, 26, 155.
acte d’ - , 10. Fin de l’Homme, 13, 68.
Esprit-Saint, 1-2, 4, 9, 18, Foi,
20, 33, 38 sq., 76, 106, 109,
115, 176, 236, 308 sq., 398 ; Force, vertu de - , 20, 257 ;
Index 241

don de - , 18, 309. - contre nature, 25, 154.


Forme des sacrements, 286, 288, Incarnation, 13, 21, 31, 34,
292, 306, 318, 380, 394, 398. 76 sq. ; App. I, 22.
Fraternité, 262. Inclinations mauvaises, 71.
Fraude, 25, 203. Indulgences, 102, 386-391.
Gloire, 175. Infaillibilité, 115 sq., 236.
Gloria in excelsis, Pr. II, dé- Infidèles, 125, 293.
but. Infirmes, 340 sq., 392 sq.
Gloria Patri, Premières prières 4. Instruction religieuse,  
Gourmandise, 23, 222. App. III., page ?
Grâce, 15, 27, 68 sq., 138, 144, Intelligence don d’ - , 18.
146, 165, 230 sq., 238, 267-279, Intercession, 123, 429 sq.
295, 309, 311, 335-345, 350,
395, 406, 409, 419 sq., 433. Invocation des Anges et des Saints,
123, 429 sq.
Hérésie, 170, 181.
Irréligiosité, 173.
Hérétiques, 127, 293.
Jean-Baptiste saint - , 
Hiérarchie, 399 sq.
App. I, 23 ; App. II, 6.
Homicide, 25, 154, 196.
Jésus-Christ, 22 sq. 29, 31, 34,
Homme, 60 sq. ; App. I, 2 sq. 75-98, 105 sq., 133 sq., 161, 163,
Hostie, 324 sq., 332 sq. 214 sq., 218, 222, 235, 239, 243,
Huiles saintes - , voir    250, 263 sq., 267, 270, 272, 280,
Extrême-Onction ;  283 sq., 290, 304, 309, 313,
- matière des sacrements, 305, 355 sq., 363, 376, 380, 386, 401,
394. 406, 420 sq. ; 
App. I, 6, 21-26, App . II, 3-4,
Humilité, 262, 265. etc. ; voir Fils, Rédempteur, etc.
Idolâtrie, 172, 177 sq. ; App. I, 8. Jeûne eucharistique, 339 sq. ; 
Ignorance, 71 ;  - ecclésiastique, 219-222,
- des vérités de la Foi, 170. App. II, 7 et fin ; 
Images saintes, 177 sq. - œuvre de pénitence, 385.
Immaculée Conception, 138,   Joseph saint - , 83, 
App. II, 5. App. I, 22 sq. ; App. II, 6.
Immortalité de l’âme, 62. Jugement, 26, 95-98, 156, 199,
376 ; 
Impénitence finale, 24, 153.
- téméraire, 206.
Imposition des mains, 308, 398.
Juifs, 126 ; App. I, 9 sq.
Imprécation, 193.
Justice, 256 ; voir Grâce.
Impureté, 201, 209 ;
242 Index

Kyrie eleison,   289, 293, 307, 319, 350, 357,


Recueil prières II, début. 393, 398, 407 ; 
Latrie, 172, 351 ;  - de Dieu, 57 ; 
voir Culte divin. Anges, 225, 285, 397 sq.
Libéralité, 262. Miracle, 87 sq.
Liberté, 11, 64, 405. Misère, 69, 71, 212, 248, 265.
Limbes, 90, 100 ; App. I, 26. Miséricorde, 21-22, 249, 385.
Litanies de la très sainte Vierge,  Modération, 212, 258 sq.
Recueil prières I, 2 ;  Monde, 51 sq., 95, 157 ; 
- majeures, App. II, 7. App. I, 1-2 ; 
Loi, 114, 126, 135, 143, 148, 161, - et mondains, 85, 265 sq., 299, 
231, 297 ;  App. I, 28.
App. I, 14, 20 ;  Mort, 26, 71 ; 
voir Commandements. App. I, 5 ;  
Luxure, 23, voir Impureté. - de l’âme, 144, 159, 274 ; 
- de Jésus-Christ, 89, App. I, 25 ;  
Mal, 11, 65, 71, 199, 260, 277, ;
voir Passion, sacrifice.
App. I, 4.
Mortification, 222, 385.
Marie, 76, 82, 138, 429 sq. ; 
Recueil prières I, 2 ; Morts (sacrements des), 274,
App. I, 22 sq., App. II, 5. 278.
Mariage, 17, 406-413. Murmures, 206.
Martyre, 280. Mystères, 13, 29 sq., 40, 237,
311, App. II, 2 ; - du saint Ro-
Matière des sacrements, 286,
saire, Pr. I, 2.
291, 305, 317, 394, 398.
Noël, App. II, 4.
Médiateur, 86, 421, 433.
Nom de Dieu, 179, 182, 426,
Médiation, 416.
428 ; au -, 1, 33, 292, 306,
Médisance, 380 ; - de Jésus-Christ, 289,
Memento des vivants et des 380, 420 sq., App. I, 23 ; - bap-
morts, Recueil prières II. tismal, 293.
Mensonges, 206. Obéissance, 190 sq., 251.
Mérites, 15 sq., 100, 144 sq., 158, Objets sacrés, 398.
212, 238 sq., 350, 386, 433. Obstination dans le péché,
Messe, 102, 184, 216 sq., 346- 24 , 153.
354 ; Recueil prières II. Occasions du péché, 369-371.
Messie, 125 sq. ;  Œuvres, 98, 141, 359 ; bonnes
App. I, 6, 13, 16, 19-21. -, 102, 145, 149, 189, 230 sq.,
Ministre des sacrements, 286, 246 sq., 277, 391 ; v. Miséricor-
Index 243

de, Piété, etc. ; - du démon, Pauvres (oppression des), 25,


299 ; - serviles, 186 sq. 154.
Offertoire, Pr. II. Pauvreté, 85, 251.
Offrandes pour l’Église, 225. Péché, 16, 23 sq., 58, 86, 99 sq.,
Omission, 98, 141, 359, 379. 122, 132-155, 167, 214, 217, 222,
261, 274 sq., 295, 299, 336 sq.,
Oraison, Pr. I-III ; v. Prière ; - do-
355 sq., 395, 404, 409, 427 ; -
minicale, v. Pater noster.
originel, 70-75, 136-139, 279,
Ordre, 17, 275, 282-285, 397- 295, App. I, 4-6 ; - divers, 23-
504. 25, 170 sq., 179, 181, 198 sq.,
Ordres mineurs, 400. 201, 203, 206, 209, 211.
Orgueil, 23, 59, 70. Pénitence, 17, 134, 146, 149,
O salutaris Hostia, Pr. III 223 sq., 274, 278 sq., 355-385,
Ouvriers, 25, 154, 204. Pr. III, 1 ; v. Mortification, Satis-
faction.
Pape, 108, 112 sq., 215, 307.
Pensées, 9, 98, 141, 209, 359.
Pâque, App. I, 12, 24.
Pentecôte, App. I, 27 ; II, 4.
Pâques, App. II, 4.
Père (Dieu le), 20, 38 sq., 92.
Paradis, 26, 14-15, 71, 74, 75, 86,
99 sq., 123, 270 ; - terrestre, Perfection chrétienne, 231.
71, 75, App. I, 4. Persécutions, 248, App. I fin.
Pardon des offenses, 22 , 24 ; Personnes divines, 19 sq., 38-
- des péchés, v. Rémission des 50 ; - sacrées, 173, 405.
péchés. Pierre (saint), 106, 108, 113,
Parents, 190 sq., 303, 405, 413, App. I, 24.
App. III ; premiers -, 66. Pierre et Paul (saints),
Paresse, 23. App. II, 6.
Parjure, 180. Piété (don), 18 ; œuvres de -,
Paroles, 141, 205 sq., 359. 188, 384.

Paroles, 301 sq., 315. Pompes, 298.


Passion de Jésus-Christ, 13, Pontife romain, v. Pape.
26, 86, 89, 272, 321, 354, 363, Pouvoir, 190 sq. ; - d’Ordre,
App. I, 24, 25 ; II, 7. 397 sq.
Passions, 69, 71, 222, 259. Préceptes de l’Église, v. Com-
Pasteurs, 105, 111 sq., 129, 405, mandements.
v. Évêques. Prédication, 189.
Pater noster, 3, 423-428. Préface, Pr. II.
Patience, 22 , 262. Présence réelle de Notre-Sei-
244 Index

gneur dans l’Eucharistie, 94, Requiem æternam, 8 .


322-334. Respect humain, 35, 247, 313.
Présomption, 24 , 153. Restitution, 204-205.
Prêtrise, v. Sacerdoce. Résurrection de la chair, 158 ; -
Prière, 27, 102, 123, 385, 414- de Jésus-Christ, 90, App. I, 26 ;
433, Pr. I-III ; v. Oraison. II, 4.
Prières de la sainte Messe, Pr. Révélation (histoire de la),
II ; - quotidiennes, Pr. I. App. I ; v. Vérités révélées.
Primauté de saint Pierre et du Rite, 172, 311.
Pape, 106, 113, App. I, 24. Rosaire, Pr. I, 2.
Prochain, 14 , 162 sq., 193, 198, Sacerdoce, 400 sq.
203, 206 sq., 211, 240-243, 257,
Sacramentaux, 385.
425, 427 sq.
Sacrements, 17, 27, 105 sq., 119,
Prophètes et prophéties,
230, 267-411.
App. I, 18, 19, 21.
Sacrifice, 106 sq., 119, 321, 346-
Propos (bon), 361, 369.
354, App. I, 25.
Protecteur (saint), 296.
Sacrilège, 173, 276, 337, 377 sq.,
Providence, 12. 409.
Prudence, 255. Sagesse (don), 18 .
Pureté d’âme, 210, 264, 336. Sainteté, 118 sq., 401.
Purgatoire, 99 sq., 123, 351, Saints, 109, 121 sq., 270 ; - re-
381. connus, 174-178, 296, 429 sq.,
Quatre-Temps, 219, 405, App. II 433, App. II, 6.
fin. Saint Sacrement (fête du),
Rédempteur, 25, 363, App. I, 21, App. II, 4 ; v. Eucharistie.
24 sq., v. Sauveur. Salaire, 25, 204.
Règne de Dieu, 426. Salut éternel, 63, 118 sq., 131 ;
Religion, 169, 183, 253, 353. v. Vie.
Reliques, 177. Salve Regina, 6 .
Rémission des péchés, 133 sq., Sanctus, Pr. II.
139, 146, 149, 273, 279, 295, Sanhédrin, App. I, 24.
345, 364, 366, 380 sq., 395,
Satisfaction, 99, 382 sq.
400 ; - de la peine, 102, 381,
384 sq. Sauveur, 125, App. I, 9, 23.
Réparation, 200, 204-205, 208. Scandale, 193, 198-200.
Réputation, 206 sq. Schismatiques, 129.
Index 245

Science (don), 18 . Vendredi, 218, App. II fin.


Serment, 180. Vengeance, 196, 243.
Simonie, 173. Vérités révélées ou de
Sobriété, 262. foi, 27 sq., 103, 114 sq., 127,
170, 232-237.
Soufflet (cérémonie), 308,
314. Vertu, 19, 20, 175, 227, sq., 295,
309, 312, 403, 413 ; Actes des
Soupçon téméraire, 206.
- théologales, 9-11.
Sous-diaconat, 400.
Viatique, 341.
Suffrages, 102, 123.
Vices, 23, 189, 260-262, 312.
Suicide, 193, 195.
Vie éternelle ou bienheureuse,
Superbe, v. Orgueil. 159, 345, 401.
Supérieurs, 190 sq. Vigiles, 219, App. II fin.
Symbole apostolique, 2 , 28- Vivants et défunts, 95 ; v. Me-
160 ; - nicéo-constantinopo- mento.
litain, Pr. II.
Vocation, 249, 403.
Tantum ergo, Pr. III, 3.
Vœu, 183.
Témoignage faux, 206.
Vol, 283.
Tempérance, 20, 258.
Vue de Dieu, 68, 101, 159, 345,
Tentation, 35, 59, 71, 165, 244, 401.
310, 427 ; - de Dieu, 173.
Testament Ancien et Nou-
veau, 161, 178, 234, 321, 346,
App. I, 14, 25 ; v. Écriture Sain-
te.
Toussaint, App. II, 6.
Tout-puissant, 10.
Tradition, 233 sq.
Trésor de l’Église, 386.
Trinité, 13, 19-21, 31, 34, 38 sq.,
292, 306, 380 ; v. Père, Fils,
Esprit-Saint ; fête de la Très
Sainte -, App. II, 4.
Unité de Dieu, 13, 19, 37 sq.,
48 sq.
Usage, 225.
Usure, 203.
Table des matières
Lettre de S. S. Pie X au Cardinal - Vicaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I
Premières prières et formules à savoir par cœur . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Premières notions de la Foi chrétienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Credo ou Principales vérités de la Foi


Partie I

chrétienne

Chapitre 1 – Les mystères principaux - Le signe de la Croix . . . . . . 23


Chapitre 2 – L’Unité et la Trinité de Dieu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Chapitre 3 – La création du monde - L’origine et la chute de l’homme
29
Chapitre 4 – L’Incarnation, la Passion et la Mort du Fils de Dieu . . 34
Chapitre 5 – La venue de Jésus-Christ à la fin du monde -  Les deux
jugements : l’un particulier, l’autre général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
Chapitre 6 – L’Église catholique - La communion des saints. . . . . . . 42
Chapitre 7 – La rémission des péchés - Le péché. . . . . . . . . . . . . . . . 49
Chapitre 8 – La résurrection de la chair - La vie éternelle - Amen 54
Partie I I

La morale chrétienne

Chapitre 1 – Les commandements de Dieu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61


I. Les commandements de Dieu en général. . . . . . . . . . 61
II. Les commandements de Dieu en particulier . . . . . . 63
Chapitre 2 – Les préceptes de l’Église. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
Chapitre 3 – Les vertus. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
I. Les vertus en général - Les vertus théologales . . . . 80
II. La pratique des actes de foi, d’espérance et de cha-
rité - Les conseils évangéliques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
III. Les vertus morales et les vices - Les Béatitudes
évangéliques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
Partie I I I

Les moyens de la grâce

SECTION I : Les sacrements ou moyens productifs


Chapitre 1 – Les sacrements en général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
Chapitre 2 – Le Baptême. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
Chapitre 3 – La Confirmation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Chapitre 4 – L’Eucharistie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
Chapitre 5 – La Pénitence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
Chapitre 6 – L’Extrême-Onction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
Chapitre 7 – L’Ordre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
Chapitre 8 – Le Mariage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

SECTION II : La prière ou moyen impétratoire


Chapitre unique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136

Recueil de prières
Ã

Chapitre 1 – Prières pour tous les jours. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147


I. Prières à Dieu. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
II. Prières en l’honneur de la très sainte Vierge. . . . . 150
Chapitre 2 – Prières du saint sacrifice de la Messe . . . . . . . . . . . . . 156
Chapitre 3 – Prières pour la réception des sacrements de Pénitence
et d’Eucharistie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186

Appendice

Chapitre 1 – Très bref résumé de l’histoire de la Révélation divine. .


199
Chapitre 2 – L’année liturgique et la discipline ecclésiastique. . . . 214
I. L’année liturgique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
II. La discipline ecclésiastique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221
III. Les indulgences. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 225
Chapitre 3 – Instructions aux parents et aux éducateurs chrétiens. .
233