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Coût du capital

Le coût du capital d’une entreprise est le coût de la totalité de sa dette (argent emprunté),
plus le coût de tous ses capitaux propres (capital des actions ordinaires et privilégiées).
Chaque composante est pondérée pour exprimer le coût en pourcentage (coût moyen
pondéré du capital ou CMPC). Comme il s’agit du coût réel des affaires, il faut donc bien le
comprendre.

Pour calculer le coût du capital, une entreprise doit ajouter au coût de sa dette le coût de son
capital d’actions privilégiées et le coût de son capital d’actions ordinaires:

Coût du capital = Coût de la dette + coût du capital d’actions privilégiées + coût du capital
d’actions ordinaires

On détermine chacun de ces éléments différemment:

 Le coût de la dette est facile à déterminer, car les taux d’intérêt sur les prêts sont
décrits dans les notes afférentes aux états financiers d’une entreprise. Comme on paie
les versements d’intérêts avant les impôts, on doit les ajuster à la baisse pour obtenir le
coût de la dette après impôt.
 Le coût des capitaux propres d’actions privilégiées est également facile à
déterminer, car on indique aussi les versements de dividendes dans les notes afférentes
aux états financiers. Comme on verse les dividendes après impôts, nul besoin de les
ajuster.
 Le coût des capitaux propres d’actions ordinaires est difficile à déterminer, car il
n’y a pas de modalités de paiement déclarées dans les notes afférentes aux états
financiers. Les analystes utilisent donc diverses méthodes pour estimer le coût des
actions ordinaires (aucune n’est précise à 100 %). Une façon rapide d’estimer ce coût
consiste à prendre le coût de la dette et à ajouter une majoration pour le risque lié à la
propriété des actions ordinaires. Les moyennes de l’industrie servent de guide.

En savoir plus sur le coût du capital


Voici comment calculer le coût moyen pondéré du capital pour la société ABC, en
considérant les informations suivantes:

Le bilan démontre que:


 La société ABC détient 100 000 $ en capital total.
 La pondération des sources de capitaux est: 50 % de dette, 25 % de capitaux
propres d’actions privilégiées et 25 % de capitaux propres d’actions ordinaires.
D’après les notes afférentes à l’état financier, on constate que:
 Le coût d’intérêt sur la dette après impôt est de 4 %.
 La société verse 10 % de son bénéfice net aux actionnaires privilégiés.
Selon l’industrie:
 on sait que les actionnaires ordinaires reçoivent une prime de risque de 12 % sur le
coût de leur dette après impôt.
(25 % × 4 %)
dette
+
(25 % × 10 %)
capitaux propres d’actions privilégiées
+
(25 % × 16 %)
capitaux propres d’actions ordinaires
=
2 % + 2,5 % + 4,0 %
=
8,5 %

Le coût du capital après impôts de la société ABC est de 8,5 %.

important 2011

Définition de coût du capital


Le coût du capital (ou coût moyen pondéré du capital) est le rendement requis sur les
différent types de financement. Ce coût peut être explicite ou implicite et être exprimé en tant
que coût d’opportunité pour une alternative équivalente d’investissement.
La détermination du coût du capital implique le besoin d’estimer le risque du placement, en
évaluant les composants que conformeront le capital (tel que l’émission d’actions ou la
dette). Il existe plusieurs façons de calculer le coût du capital, qui dépendent des variables
employées par l’analyste.
Autrement dit, le coût du capital entraîne la rétribution que les investisseurs recevront suite à
la montée au capital de l’entreprise, c’est-à-dire, le montant que les actionnaires et les
créanciers percevront. Dans le cas des actionnaires, ils recevront des dividendes par action,
tandis que les créanciers seront bénéficiés avec les intérêts pour le montant
déboursé/investit (par exemple, ils investissent 10.000 euros et reçoivent 12.000, ce qui
correspond donc à un intérêt de 2000 euros suite à leur placement).

L’évaluation du coût du capital renseigne au sujet du prix que l’entreprise paie pour utiliser le
capital. Ledit coût est mesuré comme une taxe : il existe une taxe pour le coût de la dette et
une autre pour le coût des capitaux propres ; les deux ressources constituent le coût du
capital.
Nous retiendrons que le capital d’une entreprise se compose du capital comptable externe
obtenu par le biais de l’émission d’actions communes en opposition aux quantités acquises,
du capital comptable interne survenant des quantités acquises, des actions préférentielles et
du coût de la dette (avant et après impôts).

Le coût du capital représente le taux de rendement requis des apporteurs de capitaux au sein d'une
entreprise (actionnaires et bailleurs de fonds) eu égard à la rémunération qu'ils pourraient obtenir d'un
placement présentant le même profil de risque sur le marché. Il est apprécié par le coût moyen pondéré du
capital, CMPC par pondération des taux de rendements des capitaux employés par leur contribution dans
capital de l’entreprise. Le CMPC sert notamment de taux d'actualisation dans le cadre de la méthode
d’actualisation des flux de trésorerie disponibles (DCF).

Il est estimé comme suit : CMPC = Ke x E/(E+D) + Kd x (1-IS) x D/(E+D)

Où Ke et Kd représentent respectivement le coût des capitaux propres et le coût de la dette, IS le taux


d'imposition, E la valeur des capitaux propres et D la valeur de la dette financière nette. 

Voir également : Méthode d’actualisation des flux de trésorerie disponibles, coût de la dette, coût


des capitaux propres
]‫وسيط وزني لتكلفة رأس المال[عدل‬
‫تكلفة رأس‬ `‫هو مقياس‬ )Weighted average cost of capital :‫الوسيط الوزني لتكلفة رأس المال (باإلنجليزية‬
‫لتكلفة حقوق الملكيةوتكلفة‬ ‫الوسيط الوزني‬ ‫ ويتم الوصول إليه عن طريق حساب‬،‫الشركات والمشاريع االستثمارية‬ ‫مال‬
.‫القروض‬
]1[

]‫تكلفة رأس المال[عدل‬


.‫ وهم المستثمرين` والدائنين‬،‫رأس المال‬ `‫ هي الحد األدنى للعائد المتوقع تحقيقه من قبل موردي عناصر‬ ‫تكلفة رأس المال‬
‫ حيث يجب أن ال يقل العائد المتوقع ألي فرصة استثمارية عن تكلفة‬،‫وتستخدم تكلفة رأس المال في اتخاذ القرارات االستثمارية‬
‫كمعدل‬ ‫ حيث تستعمل تكلفة رأس المال‬،‫ كم̀ا تستخدم في تقييم المشاريع اإلستثمارية الجديدة والقائمة‬.‫رأس المال الالزم لتمويلها‬
 .‫للتدفقات النقدية المستقبلية للمشروع‬ ‫القيمة الحالية‬ ‫للوصول إلى‬ ‫خصم‬
]1[

Coût du Capital
Le coût du capital (aussi abrégé WACC en Anglais, pour "weighted average cost of capital" )
est le coût de l’argent nécessaire au financement de l'entreprise.

En théorie, celui-ci se calcule en fonction des termes, caractéristiques et pondérations au


bilan des deux sources de financement d'une entreprise : la dette(prêtée par les créanciers) et
les capitaux propres (injectés par les actionnaires).

Pour la dette, si le coût de l’emprunt est de 3% par an, le coût du capital ainsi levé sera (très
logiquement) de 3%. Pour les capitaux propres, la notion est plus subjective, et chacun verra
midi à sa porte.

Illustrons : si par exemple nous investissons dans l'affaire d'un entrepreneur en qui nous
avons une parfaite confiance, que son activité est peu risquée et ses perspectives quasi
assurées, nous pourrions exiger de notre participation un rendement d'au moins 10%
annualisé – cette appréciation n'engage que nous.

Si nous investissons avec un entrepreneur que nous connaissons moins, et que nous jugeons
son activité risquée ou ses perspectives moins évidentes, nous pourrions exiger de notre
participation un rendement supérieur.

En somme, le coût des fonds propres définit le rendement attendu par un investisseur
propriétaire du business. Pour l'estimer, la finance académique utilise le taux dit « sans
risque » (typiquement une obligation d’Etat notée triple A), auquel on ajoute une prime de
risque – qui varie selon l'activité du business financé.

Le coût du capital est ainsi directement proportionnel au risque encouru par l'investisseur.
Pas de miracles : plus l'opération est risquée, plus l'argent coûtera cher pour l'entrepreneur.
Au sujet du WACC : imaginons une entreprise avec au bilan cent millions de dette à 3%
d’intérêt, et cent millions de capitaux propres sur lesquels les actionnaires exigent une
rentabilité de 10%.

Son coût moyen pondéré du capital sera : [50% (proportion de dette) x 3% (coût de la dette)]
+ [50% (proportion de fonds propres) x 10% (coût des fonds propres)] = 6,5%

Si le business génère des retours sur capitaux inférieurs à 6,5%, on dira de lui qu'il ne gagne
pas son coût du capital – qu'il ne crée aucun valeur. Si le business génère des retours sur
capitaux supérieurs à 6,5%, on dira de lui qu'il gagne plus que son coût du capital – et qu'il
crée de la valeur pour ses parties prenantes.

Une société dont les retours sur capitaux demeurent durablement inférieurs à son coût du
capital ne rentabilise pas les fonds investis dans ses opérations. A ce titre, elle n’a aucune
raison de coter au-dessus de la valeur de reproduction de ses actifs.

Pour certains investisseurs – dont le célèbre et folklorique Charlie Munger, vice-président de


Berkshire Hathaway – ce concept de coût du capital (et le mode de calcul associé) n’a aucun
intérêt.

Il préconise de plutôt raisonner en termes de coût d’opportunité : par exemple, si vous êtes
un investisseur qui ambitionne de produire une performance de 15% par an, ce sera là votre
coût du capital (la condition nécessaire pour que vous acceptiez d'investir).

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