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Réponse à l’Appel à commentaires sur

les modalités de déploiement des


réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor)
30 juin 2015
Table des Matières

Préambule ................................................................................................................................. 4
Introduction ............................................................................................................................... 5
Question 1 : Quelles sont les dispositions à même de compléter le schéma règlementaire en
vigueur pour le développement des services Wi-Fi outdoor ? ...................................................... 6
- Les enjeux .................................................................................................................................... 6
- Voies d’aménagements règlementaires pour le développement des services Wi-Fi Outdoor ?........ 7
- Du point de vue réglementaire : quel régime pour un opérateur de services Wi-Fi Outdoor ? ....... 10
Faut-il libérer l’accès aux fréquences pour établir et/ou exploiter un réseau Wi-Fi Outdoor ?........................... 10
Un accès régulé pour le Wi-Fi Outdoor, mais sous quel régime ? .......................................................................... 10
- Du point de vue technique ......................................................................................................... 12
- Synthèse des propositions d’aménagement règlementaires ........................................................ 13
Question 2 : Parmi les conditions techniques précitées quelles sont celles qui constituent une
contrainte majeure pour le déploiement optimal des services WI-FI outdoor ? .......................... 14
Question 3 : Quelles pourraient être les solutions techniques et architectures de réseau à même
d’assurer la couverture des zone urbaines, suburbaines et enclavées ? Quels pourraient être les
modèles économiques y afférents ? .......................................................................................... 14
- D’un point de vue technique ...................................................................................................... 14
- D’un point de vue stratégique .................................................................................................... 15
- Les modèles économiques possibles ........................................................................................... 16
Question 4 : Quels pourraient être les modalités et les niveaux de tarification à appliquer en
contrepartie de l’utilisation des fréquences nécessaires au déploiement des services Wi-Fi
Outdoor ?................................................................................................................................. 17
- Mode d’attribution .................................................................................................................... 17
- Mode de tarification .................................................................................................................. 18
Question 5 : Quelles seraient les solutions à mettre en place pour assurer la sécurité publique et
la protection de l’usager en matière de confidentialité et de protection des données privées ? .. 21
Question 6 : Dans quelles conditions peut-on assurer la complémentarité et/ou coexistence entre
les services utilisant le WI-FI/RLAN et les services internet hauts débit fixe et mobile ?.............. 21

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Préambule
Avant propos, nous tenons à remercier l’ARPT pour cette opportunité d’expression qu’offre cet appel à
commentaire sur un sujet important pour le développement de l’écosystème des TIC en Algérie, que
nous saisissons comme l’occasion à un échange plus large.

En tant qu’opérateur de télécommunications détenteur de licence, et de par son habilité à établir et


exploiter des réseaux de télécommunications de type VSAT, il semble être du devoir de Divona d’occuper
le haut de la chaîne de valeur nationale des télécommunications en bâtissant des réseaux d’accès et de
collecte permettant l’émergence d’un écosystème composé de nouveaux opérateurs de service, de
réseaux de desserte, des éditeurs d’applications, de contenu et des sociétés de service diverses. C’est
dans cet esprit que s’inscrivent nos actions de développement et c’est uniquement par cette voie que
nous entrevoyons la pérennité de notre activité.

Le présent document se veut être une contribution large de Divona, au sujet adressé par l’Appel à
commentaires sur les modalités de déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des bâtiments (Outdoor),
qui intègre les réponses aux questions posées et propose une réflexion de fond sur l’amélioration, par le
vecteur de la gestion des fréquences, de l’environnement des télécommunications et de la concurrence.

Dans ce contexte, notre réponse sera basée sur les principes ou problématiques suivants qui nous
semblent cardinaux :

- Comment faire cohabiter les différents acteurs existants, et futurs, dans un environnement
caractérisé aujourd’hui par peu de dynamisme ?
- Comment tirer le meilleur profit des évolutions technologiques et du réaménagement de pratiques
historiques ?
- Introduction du principe d’ activité essentielle en matière de choix de régulation et d’accès aux
ressources.
- Privilégier le principe d’une solution algérienne issue de nos besoins et contraintes économiques
et non d’un benchmark de pratiques internationales bien souvent inadaptées.

Tel que nous l’avons compris, dans l’esprit d’échange d’idées souhaité par l’ARPT à travers cet appel à
commentaire, ce document a été rédigé avec l’objectivité nécessaire à un succès collectif et en tenant
compte de la situation réelle de l’économie numérique de notre pays, i.e. telle qu’elle ressort du
terrain des opérations.

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Introduction
Les fréquences sont une ressource, de plus en plus, rare dotée d’un caractère stratégique.
Leurs valeurs tiennent à leurs qualités de propagation associées à un débit de transmission efficace,
certaines sont donc plus stratégiques que d’autres en fonction de leurs position dans le spectre. Plus on
descend dans le spectre de fréquence et plus les distances couvertes peuvent être grandes (jusqu’à 100
km pour les fréquences < 1GHz) au détriment, bien souvent, du débit. A contrario, plus on monte vers
les hautes fréquences, plus la bande passante est large, permettant la transmission de plus de contenus,
mais moins la portée est étendue (10 KM au plus). De ce fait, le déploiement de réseaux utilisant des
fréquences hautes (> 5GHz) nécessitera un nombre croissant de relais, augmentant ainsi le coût
d’acquisition1 d’un client à mesure que la zone de couverture est grande et que le volume d’abonné visé
est grand.

Au regard de l’augmentation de la taille des écrans des appareils connectés, de leurs hautes résolutions,
des échanges entre applications 2, de la consommation vidéo, il devient évident que c’est autour des
hautes fréquences à moyenne et longue portées (quelques dizaine de mètres jusqu’à quelques
kilomètres) que se présenteront les meilleures perspectives de développement des réseaux de collecte
et d’accès.

Par ailleurs, la croissance des usages et des technologies (les terminaux notamment) reposant sur la
mobilité associée aux propriétés physiques des fréquences 3 hertziennes font que l’attrait des grands
opérateurs (i.e. opérateurs historique et mobiles) pour leurs activités essentielles irait légitimement vers
les fréquences inférieures à 3,5 GHz, voire 1GHz 4. Il semble même que cette partie du spectre ait déjà
été attribuée en grande partie à ces opérateurs. Les opérateurs pour les communications mobiles 2/3G
et Fixe (WLL et LTE5) grand public utilisent déjà les fréquences 0.950, 1.9, 1.8 et 2.4 GHz. La 4G Fixe,
déjà aujourd’hui, et les prochains développements de la 4G Mobile devront utiliser la bande de
fréquences situées entre 2.5 et 5 GHz, même jusqu’à 6 GHz vu l’étendue du territoire algérien. Les ISP,
en faible nombre, dont l’activité essentielle est la fourniture d’accès et de services à Internet détiennent
également des fréquences dans la bande 3.4 GHz et 5.4GHz mais en faible quantité.

Ainsi, de plus en plus couteuse en matière de déploiement de réseaux, la stratégie du Haut Débit et de
la mobilité a créée une montée en fréquence et donc un risque de congestion.

Dans le contexte de notre pays - où le temps est au développement des réseaux de collecte et d’accès
pour une amélioration de la connectivité, une augmentation des débits, une accessibilité plus large de la
société algérienne au monde et, vu nombre insuffisants d’opérateurs de télécommunications alternatifs -
il nous est paru primordial de distinguer dans notre réponse, les fréquences supérieures et inférieures
à 3 GHz afin garantir une bonne régulation du marché et une optimisation de la gestion du spectre
national.

1
En référence au COA (Cost of Acqusition)
2
Note: Aux échanges entre applications, il faudrait associer dans un futur proche les échanges entre objets également.
3
Plus on monte vers les hautes fréquences et moins la portée est étendue et l’inégalité du rapport « Propagation /
Débit » entre le haut et le bas du spectre.
4
Il est prématuré d’aborder le sujet du dividende numérique généré par la libération des fréquences inférieures à 1GHz
par les radios et l’audiovisuel analogiques suite à l’avènement de la TNT et, prochainement des radios
numériques. Cependant, en termes de planification il nous parait important de considérer d’ores-et-déjà cette
réalité.
5
Note : Nous n’avons pas de certitude concrète à propos de la bande utilisée par le LTE. Il nous semble que le LTE
offert par l’opérateur historique devait utiliser la bande des 1.8 GHz, anciennement utilisée par le WLL.

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Question 1 : Quelles sont les dispositions à même de
compléter le schéma règlementaire en vigueur pour le
développement des services Wi-Fi outdoor ?
La réponse à cette question nécessite, à notre sens, une réflexion plus large qui distingue le service
Wi-Fi qui est un réseau RLAN de desserte, des réseaux RLAN pouvant être utilisés pour l’établissement
de réseaux de collecte et d’accès. De plus, pour une réponse complète à la question de savoir quelles
dispositions pourraient compléter le schéma règlementaire existant, il nous semble important de tenir
compte de l’écosystème national des TIC et des enjeux économiques nationaux auxquels le secteur des
TIC doit répondre. Cela intègre notamment les questions du Régime dont relève l’utilisateur ou
l’opérateur, la gestion de la concurrence, les perspectives de développement du secteur et certains
aspects techniques qui fixent les limites du Wi-Fi Outdoor.

Comme le montre cet appel à commentaire, grâce à l’évolution des technologies, le Wi-Fi peut-être
opéré sur différentes bandes de fréquences et cela ouvre la voie à quelques inquiétudes si l’ouverture
n’est pas maitrisée. Ce risque nous oblige à concentrer notre réflexion sur la cohabitation des services
Wi-Fi, en tant que réseau de desserte, avec les autres usages possibles des RLAN dans une même
bande de fréquence en tant que réseaux de collecte/accès.

- Les enjeux
La fréquence hertzienne est une ressource rare, et elle le devient de plus en plus forte à mesure que se
multiplient les nouveaux usages électroniques. Elle constitue un élément important de l’actif immatériel
de notre pays qui permet d’envisager des développements importants de l’industrie de manière générale
(Défense, Equipements et réseaux de télécommunications) et du bien-être (Internet et Savoir, Sciences
te Santé, Audiovisuel et divertissements, Transport… etc). L’Etat en est, de ce fait, le seul maitre de
l’usage qu’il conviendrait d’en faire pour atteindre ces objectifs et notamment dans les grands domaines
suivants :

- La Défense et la surveillance du territoire ;


- L’Internet, aujourd’hui défini comme un droit humain selon l’ONU ;
- Les services interactifs commerciaux ou d’aide à la personne / médicaux (appareils médicaux
ou embarqués ; transport) ;
- La Télévision Numérique Hertzienne Terrestre ;
- La Télévision standard ou en haute définition.
Il est aisé de constater que les secteurs de la défense et de l’audiovisuel sont les attributaires
majoritaires du spectre de fréquence national mais ne génèrent pas de retombées économiques
substantielles. Or que d’un point de vu économique c’est le secteur des télécommunications qui semble
être le plus prometteur. La gestion du spectre de fréquence, et donc les aménagements
règlementaires permettant l’usage de la ressource spectrale, doivent être étudiés de
manière à répondre efficacement aux enjeux économiques du Pays.

Plus on descend dans le spectre de fréquence et plus les distances couvertes peuvent être grandes
(jusqu’à 100 km pour les fréquences < 1GHz) au détriment, bien souvent, du débit. A contrario, plus on
monte vers les hautes fréquences, plus la bande passante est large, permettant la transmission de plus
de contenus, mais moins la portée est étendue (10 KM au plus). De ce fait, le déploiement de
réseaux utilisant des fréquences hautes (> 5GHz) nécessitera un nombre croissant de relais,

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augmentant ainsi le coût d’acquisition6 d’un client à mesure que la zone de couverture est
grande et que le volume d’abonné visé est grand.

Au regard de l’augmentation de la taille des écrans des appareils connectés, de leurs hautes résolutions,
des échanges entre applications7, de la consommation vidéo, il est devient évident que c’est autour
des hautes fréquences à moyenne et longue portées (quelques dizaine de mètres jusqu’à
quelques kilomètres) que se présenteront les meilleures perspectives de développement des
réseaux de desserte, de collecte et d’accès.

Par ailleurs, la croissance des usages et des technologies (les terminaux notamment) reposant sur la
mobilité associée aux propriétés physiques des fréquences8 hertziennes font que l’attrait des grands
opérateurs (i.e. opérateurs historique et mobiles) pour leurs activités essentielles irait
légitimement vers les fréquences inférieures à 3,5 GHz, voire 1GHz9. Il semble même que cette
partie du spectre ait déjà été attribuée en grande partie à ces opérateurs. Les opérateurs pour les
communications mobiles 2/3G et Fixe (WLL et LTE10) grand public utilisent déjà les fréquences 0.950,
1.9, 1.8 et 2.4 GHz. La 4G Fixe, déjà aujourd’hui, et les prochains développements de la 4G Mobile
devront utiliser la bande de fréquences situées entre 2.5 et 5 GHz, même jusqu’à 6 GHz vu l’étendue du
territoire algérien. Les ISP, en faible nombre, dont l’activité essentielle est la fourniture d’accès et de
services à Internet détiennent également des fréquences dans la bande 3.4 GHz et 5.4GHz mais en
faible quantité.

Ainsi, de plus en plus couteuse en matière de déploiement de réseaux, la stratégie du Haut Débit et
de la mobilité créée une montée en fréquence et donc un risque de congestion.

- Voies d’aménagements règlementaires pour le


développement des services Wi-Fi Outdoor ?
Au stade de développement que connait notre pays en matière de connectivité11, en tenant compte de
l’état actuel de son marché TIC et de son classement mondial, l’intérêt principal nous parait être de
développer une société de l’information connectée en accélérant l’édification de réseaux

6
En référence au COA (Cost of Acquisition)
7
Note: Aux échanges entre applications, il faudrait associer dans un futur proche les échanges entre objets également.
8
Plus on monte vers les hautes fréquences et moins la portée est étendue et l’inégalité du rapport « Propagation /
Débit » entre le haut et le bas du spectre.
9
Il est prématuré d’aborder le sujet du dividende numérique généré par la libération des fréquences inférieures à 1GHz
par les radios et l’audiovisuel analogiques suite à l’avènement de la TNT et, prochainement des radios
numériques. Cependant, en terme de planification il nous parait important de considérer d’ores-et-déjà cette
réalité.
10
Note : Nous n’avons pas de certitude concrète à propos de la bande utilisée par le LTE. Il nous semble que le LTE
offert par l’opérateur historique devait utiliser la bande des 1.8 GHz, anciennement utilisée par le WLL.
11
La compétitivité globale de l’Algérie a connue un recul progressif depuis 2006 en matière de Connectivité, impactant globalement
ses attributs de compétitivité selon le dernier classement GITR (Global Information and Technology Report) du World Economic
Forum. Dans ce classement mondial, l’Algérie occupe aujourd’hui la 100ème position sur 145 en recul de 23 points depuis 2006 ;
est classée parmi les 15 derniers pays du classement et avant dernière (après le Gabon) dans le classement des pays à revenu
comparable (tout indicateur confondu).
D’un autre coté, toujours selon le rapport GITR du WEF, ce recul est quasiment linéaire à celui enregistré par l’indicateur de
réceptivité (Networked Readiness index = 129 /145). L’attractivité et la compétitivité sont donc linéairement corrélées.
En matière d’usage des TIC, de réceptivité technologique, de disponibilité des dernières technologies et d’étendue de
ème ème ème ème
la chaine de valeur, l’Algérie est classée respectivement 108 , 129 , 136 , 126 sur les 145 pays classés.
A titre de comparaison par rapport à l’index de réceptivité réseau (Network Readiness), l’Algérie (RMS : Revenu
ème ème
Moyen Supérieur) est classée 129 , le Maroc est classé 99 (RMI : Revenu Moyen Inférieur), le Mali (RMI)
ème ème ème ème
127 , la Jordanie (RMS) 44 , le Qatar (RMS) 23 , la Tunisie (RMS) 87 .
(Voir le tableau complet en annexe).

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d’accès, de collecte et de desserte propices au développement d‘une économie numérique.
Laquelle se traduirait systématiquement par la nécessité d’accroissement du nombre d’acteurs
spécialisés . Dans ce contexte, il est important de souligner que les usages des bandes de
12

fréquences proposées, dans les deux variantes de déploiement (Indoor et Outdoor) des services Wi-Fi
ou plus largement des réseaux RLAN , doivent être vus comme complémentaires en vue
13

d’accélérer la vitesse de déploiement des réseaux.

En effet, les réseaux RLAN sont souvent vus comme un réseau sans fil large bande, venant en
alternative à un câblage du « Last Mile » souvent couteux pour des réseaux de desserte, qui présentent
l’énorme avantage de ne pas modifier significativement l'architecture des réseaux de transport et de
collecte existants. Ils sont donc complémentaires aux réseaux existants, et à ceux dits « fixes »
plus particulièrement où ils leurs apportent la capillarité du « dernier kilomètre » ou du
« dernier mètre » (ci-après Wi-Fi Outdoor) en complément des réseaux d'accès qui
collecteront le trafic (ci-après RLAN).

Rapide de mise en œuvre et peu couteuses, les technologies RLAN viennent donc en prolongement de
réseau d’accès existants ou en tant que technologie de base pour l’établissement de réseaux de collecte.
Mais en fonction de la qualité de la fréquence utilisée (i.e. sa position dans le spectre) la qualité de
service (QoS14) peut-être garantie ou non.

Vu les enjeux évoqués précédemment, dès lors qu’il s’agit de RLAN, il nous semble important de
prendre en compte la finalité de l’usage (desserte ou accès/collecte) dans la réflexion de
réglementation et de distinguer les fréquences inférieures, de celles supérieures à 3GHz.

Par ailleurs, sous les principes de complémentarité et d’accélération de la croissance, compte tenu de
l'importance que pourrait prendre le nombre d’acteur et des possibilités de concurrence avec les réseaux
existants, il importe d’associer à chaque opérateur les deux attributs Marché et d’Activité
essentielle en tant qu’outils incontestables de régulation.

En s’appuyant sur les éléments fondamentaux de la loi 2000-03, l’attribut d’Activité essentielle nous
semble naturellement être conféré par le régime de la Licence pour les activités de
Communications Fixes, mobiles, VSAT et GMPCS, ou celui de l’Autorisation pour les activités
de fourniture d’Internet au public ; quant au Marché, l’attribut se définit par le couple « étendue
du réseau et activité du titulaire » selon que la couverture du réseau soit dans le périmètre immédiat
du bâtiment, ou non, et que son utilisation soit commerciale ou d’utilité privée.

Dans la logique de ce qui précède, et à travers le prisme de la régulation de marché, il nous parait
important pour le développement des réseaux Wi-Fi et RLAN (resp. desserte et accès/collecte) et la
bonne coexistence des opérateurs de compléter l’information autour des quatre régimes qui
définissent le cadre règlementaire des activités d’établissement et d’exploitation de réseaux de
télécommunications, privés ou ouverts au public, de la manière suivante :

12
Une étude minutieuse des différents indicateurs relatifs au large secteur des TIC, montre que le facteur commun et
vecteur du bon développement du secteur des TIC réside dans l’étendue de la chaîne de valeur, i.e. un grand
nombre d’acteurs (opérateurs et sociétés de services) et spécialisés. En effet, en matière détendue de la chaîne
ème/145 ème ème ème
de valeur, l’Algérie est classée 126 , alors que le Maroc est classé 60 , l’Egypte 81 , le Qatar 9 , la
ème ème ème ème
Jordanie, 46 , le Sénégal 55 , le Nigéria 92 , la Tunisie 70 , … etc
13
Il nous semble nécessaire d’introduire dès ce stade deux éléments de définition qui distinguent l’appellation « un
réseau Wifi » d’« un réseau RLAN ». Pour les besoins particuliers de cette réponse, nous distinguerons par
l’appellation « Wifi » tout réseau sans fil de desserte destiné à diffuser de l’information et/ou fournir une
connexion à un Abonné. De manière complémentaire, nous distinguerons par l’appellation « RLAN », tout réseau
sans fil d’accès ou de collecte permettant d’établir un réseau de desserte.
14
Un réseau de desserte Wifi peut ne pas offrir de garantie de Qualité de Service (en matière de Débit principalement)
contrairement à un réseau de collecte RLAN.

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ca Concernant le titulaire, les réseaux Wifi et RLAN

Intérêt pour le Le Wifi Outdoor Le réseau RLAN Périmètre de


Exigence de
Activité du Positionnement dans la Activité Essentielle du titulaire Wifi/RLAN constitue-t-il une constitue-t-il une rayonnement des Fréquences
Régime Type d’entreprises qualité de
titulaire chaine de valeur (Cœur de métier) (Indoor / Activité activité réseaux WiFi et RLAN (GHz)
service
Outdoor)? Essentielle ? essentielle? Outdoor*

Réseaux de
Etablissement et exploitation Wifi Outdoor à
Opérateurs au télécommunications
d’un réseau de Communications
sens de la loi 2000- nationaux et Logue portée
Mobiles, Fixes et Satellitaires
Licence 03 (Opérateurs Commerciale Internationaux + tous Non Oui Oui RLAN >= 10 Km Fréq. < 3
ouverts au public (ex. F/0, ADSL, RLAN Outdoor à
Fixes, Mobiles, Services de
LTE Fixe, GSM, 3G, 4G, LTE
Satellitaires) Communications Fixes, longue portée
Mobile, VSAT, GMPCS, … etc).
Mobiles et Satellitaires

Wifi Outdoor à
Etablissement et/ou Moyenne et
Opérateurs au
Réseaux de exploitation de réseaux de longue portées
sens de la loi 2000-
télécommunications télécommunications publics
03 (Opérateur
Autorisation Commerciale nationaux + services de reposant sur, ou interconnecté RLAN Outdoor Oui Oui Oui Wifi / RLAN < 10Km Fréq. ≥ 3
historique,
communications Fixes à, une infrastructure de
Mobiles, à Moyenne et
(Voix, Data dont Internet) communication Fixe, Mobile ou
Satellitaires, ISP) longue
satellitaire.
portées
Wifi Indoor
Sociétés de
services Wifi Outdoor à
Exploitation de réseaux de
Agrément (Intégrateurs, Commerciale Services courte portée Non Non Non Wifi / RLAN < 200m 3 ≤ Fréq. < 5,7
télécommunications privés
Evènementiels, …
etc) RLAN Outdoor à
courte portée
Wifi Indoor à
ISM (Industriels, courte portée
Non Exploitation de réseaux de
Déclaration Scientifiques et Equipements + Services Non Non Non Wifi <30m Fréq. ≥ 5,7
Commerciale télécommunications publics RLAN Indoor à
Médicales)
courte portée
Le périmètre de rayonnement des RLAN est défini comme suit :
- 10 - 30m : Indoor à Courte portée
- 50 – 200m : Outdoor à Courte portée
- 200m – 4 Km : Outdoor à Moyenne portée
- 5Km – 20 Km : Outdoor à Longue portée

Tableau 1 : Proposition de rajout de définitions complémentaires aux régimes règlementés

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- Du point de vue réglementaire : quel régime pour un
opérateur de services Wi-Fi Outdoor ?

Faut-il libérer l’accès aux fréquences pour établir et/ou exploiter un réseau Wi-Fi
Outdoor ?

Même si le libre accès répond positivement au principe d’accélération du nombre d’acteur et de réseaux
de desserte/collecte, la régulation de ce type de marché semble toutefois très difficile. Le libre accès
signifie un partage de la bande de fréquence et c’est de là que proviennent la majorité des difficultés et,
en particulier les suivantes :

- En ce qui concerne le Wi-Fi, l’utilisation des RLAN est susceptible d’occasionner des
brouillages aux radars utilisés par la défense, aux systèmes de radiolocalisation (Taxi, …
etc), de météo et aux utilisateurs semblables.
- Le partage de la bande de fréquence nécessite donc d’imposer des techniques de réduction
du brouillage, dites de Mitigation, afin d’éviter la collision des signaux qui rendrait
inopérantes les transmissions même de différentes natures.
- Les systèmes de mitigation (DFS 15par ex.) ne semblent pas donner une grande satisfaction
sur les équipements Wi-Fi qui, peu sensibles, ne détectent pas les signaux faibles ou très
rapides comme ceux du radar et ne déclenchent pas, en conséquence, les techniques de
mitigation. Par ailleurs, ces techniques de Mitigation ont été conçues pour des systèmes
fixes (centralisés) et non spécifiquement prévues pour des systèmes mobiles (décentralisés).
A moins de créer deux sous-bandes, pour les applications fixes ou mobiles, la gestion du
risque de brouillage dans ces conditions semble très complexe.
- Le partage de la bande suppose que les professionnels et non-professionnels seraient
amenés à partager la même bande de fréquence. Or, la gestion des interférences évoquées
au précédent point, nécessite un certain savoir qui souvent est loin du métier des seconds.
Ce paramètre, nous semble important à considérer car très difficile à réguler dans la
pratique.
- Enfin, lorsqu’il s’agit de réseaux ouverts au public il est vraisemblable que la qualité de
service offerte soit difficilement maîtrisable dans le cas d’un déploiement non coordonné
sur un territoire de 2.5 million de Km².

Ces arguments, nous semblent suffisants pour soutenir que l’accès aux bandes de
fréquences proposées ne devrait pas être libre et qu’une bonne partie des fréquences
proposées soit attribuée aux opérateurs de réseaux ouverts au public.

Un accès régulé pour le Wi-Fi Outdoor, mais sous quel régime ?

En partant des définitions proposées dans le Tableau 1 (page 9), et vu que l’accès libre ne semble pas
être recommandé, le régime de la déclaration ne constitue pas une option envisageable.

Le marché du Wi-Fi Outdoor, bien qu’important pour le développement des réseaux de desserte
Haut Débit, ne pourrait représenter un marché suffisamment significatif pour relever du régime
de la licence (spécifique) et être ainsi concentré entre les mains de 2 ou 3 attributaires. L’absence
d’économie d’échelle additionnée aux coûts de déploiement nécessaire pour palier à la taille réduite des

15
Dynamic Frequency Selection

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zones de couverture de ces réseaux RLAN pour atteindre un nombre d’abonnés suffisant laisse présager
le « Flop économique » de la licence.

Le régime de l’Autorisation, ou de l’Agrément16 en fonction de l’usage final qui en est fait du


service selon les recommandations du tableau 1 (page 9), semble le mieux indiqué.

Le Wi-Fi Outdoor pourrait également constituer un service complémentaire à une offre de connectivité
d’un opérateur déjà détenteur de licence, et donc un revenu supplémentaire, mais ne semble
vraisemblablement pas convenir à la substitution de son offre de base (relevant de l’Activité Essentielle)
qui exige des critères de Qualité de service strictes et précis imposés par son cahier des charges.

Dans ce cas, les opérateurs licenciés tireraient doublement avantage de l’utilisation des
fréquences proposées :

- Une fois, de manière directe, pour les besoins de leurs extensions de réseau (en mode
RLAN) ;
- Une deuxième fois, de manière indirecte, en louant leur réseau d’accès et de collecte aux
opérateurs détenteurs d’Autorisation, pour l’exploitation et l’établissement des réseaux Wi-Fi
Outdoor, dépourvue d’un réseau d’accès ; lesquels provoqueront une augmentation de
l’usage de l’Internet (+ d’abonnés, + d’appareils connectés et + de débits) au bénéfice des
opérateurs disposants de réseaux de collecte et d’accès.

Cette situation ne nous semble pas équitable, limite les perspectives de développement des
réseaux et n’encourage pas l’émergence de nouveaux acteurs.

Face à cette situation d’iniquité, et en s’appuyant sur les principes de complémentarité et d’activité
essentielle, il conviendrait à notre sens de réserver, individuellement (nominativement), les accès aux
bandes:

- supérieures à 3GHz, pour le développement du Wi-Fi Outdoor ouverts au public et des


réseaux RLAN fixes (surtout dans la bande des 5GHz), aux opérateurs relevant du régime de
l’autorisation dans un secteur géographique déterminé. Cependant, le titulaire de
l’autorisation devrait se conformer à un cahier des charges stricte en matières de gestion
des interférences.
- inférieures à 3GHz, mieux adaptées aux réseaux d’accès cellulaires et donc à l’usage privé,
aux opérateurs relevant du régime de la licence.

Dans ce même sens, il nous semble utile de signaler qu’un certain nombre de mesures ont été arrêtées
par la Commission Nationale pour le Large Bande (CNLB) dans son rapport portant sur la Stratégie
Nationale pour le Haut et Très Haut Débit, à laquelle l’ARPT et Divona ont contribué, en vue de faire
coexister les différents opérateurs du champ algérien. Ces résolutions ont été retenues en s’appuyant
sur l’argument économique de coopétition17 et avec la volonté de privilégier une solution adaptée au
contexte national, particulière donc, plutôt qu’une réplication de modèle existant dans les pays de
l’OCDE.

A quelques exceptions « mineures » près, notre réponse à cet appel à commentaire est en adéquation
avec les mesures prévues par la Stratégie Nationale et notamment :

16
Il nous semble que l’usage temporaire d’une bande de fréquence donnée, à l’occasion d’évènements nationaux par
exemple, ou à l’occasion d’un chantier, … etc, devrait être permis après agrément de l’ARPT ou de l’ANF.
17
Coopétition : Concaténation des mots Compétition et Coopération.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
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 Mesure 18 : Permettre par simple déclaration le déploiement du Wi-Fi en intérieur et sur
autorisation, le déploiement en extérieur dans la bande des 2.4 GHz
 Mesure 19 : Permettre aux ISP autorisés de déployer des réseaux Wi-Fi en Outdoor avec
extension à l’usage de la 5.4 GHz pour constituer des réseaux à étendue locale et limitée,
notamment dans les localités rurales non encore desservies et exclure les opérateurs de réseaux
mobiles ou VSAT.
 Mesure 20 : faire obligation aux gestionnaires et aux propriétaires d’espaces publics tels que
les parcs, les jardins, les aéroports, les gares routières ou de chemins de fer, les ports afin qu’ils
permettent le déploiement du Wi-Fi dans leurs infrastructures sans discrimination aux
fournisseurs de services autorisés.

- Du point de vue technique


Les points techniques suivants, nous semblent nécessaires à introduire par la règlementation pour un
fonctionnement globalement cohérent de notre proposition :
- Mise en place obligatoire de mécanismes de partage dynamique de canaux,
notamment DFS (Dynamic Frequency Selection) et TPC (Transmis power control) permettant
la coexistence de plusieurs operateur Wi-Fi dans la même bande de fréquence tout en
minimisant les interférences. Ces deux techniques sont décrites dans la norme 802.11h.

- Définition des limitations de puissance (PIRE) par zone. Etant donné les spécificités
particulières des zones enclavées (zones très large, population dispersée), le point essentiel
dans ces zones est la couverture et non pas la capacité, d’où la nécessité de lever la PIRE à
une valeur beaucoup plus élevée (pouvant aller jusqu’à 4W dans certaines zones).
Autrement, les opérateurs seront amenés à densifier la structure de leur réseau
d’accès/collecte, augmentant ainsi la facture du service pour un retour sur investissement
très faible, ce qui pourrait freiner l’engouement pour les services Wi-Fi dans ces régions. De
plus, le cycle de vie des équipements Wi-Fi, qui est reconnu être court, est un argument
supplémentaire qui œuvre à fragiliser l’investissement consentis par les opérateurs.

- Interopérabilité et Roaming entre les technologies mobiles et fixes (3G, future 4G) et le
réseau Wi-Fi, permettant à un utilisateur de passer d’un réseau 3G/4G a un réseau Wi-Fi et,
vice versa. Ce, sans perte de connexion ou nécessité d’authentification à nouveau ;
l’authentification passe en toute transparence via la carte SIM de l’abonnée. Il s’agit d’un
nouveau protocole ‘Hotspot2’ et 802.11u qui a été introduit en 2012 et qui présente
plusieurs avantages :
o Décharger le réseau de l’opérateur GSM (Offloading)
o Permet :
 Une meilleure qualité d’expérience aux usagés
 Une authentification via carte SIM
 Une Sécurité renforcée
Note : Cette architecture nécessitera une étroite collaboration entre les opérateurs mobiles
et l’opérateur Wi-Fi similaire à celle que l’on connait dans le cadre du partage
d’infrastructures.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 12 / 21
- Comme la bande de fréquence WI-FI est très utilisée et très polluée par plusieurs acteurs et
dispositifs banalisés, un cadre réglementaire rigoureux doit être mise en place afin de libérer
toute utilisation Outdoor du WI-FI pour assurer la réussite du projet.
- Des sanctions significatives et rapides doivent être infligées en cas de non-respect de
contrainte de limitation de puissance ou d’utilisation non autorisée des fréquences Wi-Fi.

- Synthèse des propositions d’aménagement


règlementaires
- Il nous parait important pour le développement des réseaux Wi-Fi et RLAN (resp. desserte et
accès/collecte) et la bonne coexistence des opérateurs de :
o D’associer à chaque opérateur les deux attributs Marché et d’Activité essentielle en
tant qu’outils incontestables de régulation.

o De compléter l’information autour des quatre régimes qui définissent le cadre


règlementaire des activités d’établissement et d’exploitation de réseaux de
télécommunications, privés ou ouverts au public. (Voir Tableau 1 - page 9)
- L’accès aux bandes de fréquences proposées ne devrait pas être libre :
o Permettre par simple déclaration, le déploiement du Wi-Fi Indoor pour les
entreprises/institutions ISM.
o Permettre après agrément l’usage temporaire d’une bande de fréquence donnée.
o Le régime de l’Autorisation, semble le mieux indiqué.
- Il conviendrait à notre sens de réserver, individuellement (nominativement), les accès aux
bandes:
o supérieures à 3GHz, pour le développement du Wi-Fi Outdoor ouverts au public et
des réseaux RLAN fixes (surtout dans la bande des 5GHz), aux opérateurs relevant
du régime de l’autorisation dans un secteur géographique déterminé. Cependant, le
titulaire de l’autorisation devrait se conformer à un cahier des charges stricte en
matières de gestion des interférences.
o inférieures à 3GHz, mieux adaptées aux réseaux d’accès cellulaires et donc à l’usage
privé, aux opérateurs relevant du régime de la licence.
- Imposer
o Un mécanisme de partage dynamique de canaux, notamment DFS (Dynamic
Frequency Selection) et TPC (Transmis power control).
o une limitation de puissance (PIRE) par zone.
o l’interopérabilité et le Roaming entre opérateurs détenteurs de réseaux
d’accès/Collecte et les opérateurs Wi-Fi Outdoor.
- Pour les zones enclavées porter la PIRE jusqu’à 4w dans certaines Zones.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 13 / 21
Question 2 : Parmi les conditions techniques précitées
quelles sont celles qui constituent une contrainte majeure
pour le déploiement optimal des services WI-FI outdoor ?
La limitation de la puissance isotopique rayonnée équivalente Maximum (PIRE) à des valeurs assez faible
(28, 200 et 1000 mW), constitue une contrainte technique majeure pour permettre de garantir des
signaux radioélectriques de bonne qualité aux usagés.

- Avec une PIRE faible, pour garantir une bonne qualité d’expérience aux usagés, l’opérateur doit
densifier ses installations pour compenser la perte de gain, donc plus d’investissement et de
complexité de réseaux,ce qui impactera à la hausse les tarifs de vente du service, qui est
principalement destiné au grand public. De plus, la densification nécessite plus de ressources
spectrales pour mieux dimensionner le réseau et éviter les interférences internes (au réseau de
l’opérateur) comme externes (avec les autres opérateurs).
- L’autre contrainte est de savoir comment et de quelle manière procédera l’ARPT
à l’attribution des ressources fréquentielles et des zones d’implantation car la pérennité des
déploiements dans le cadre Wi-Fi Outdoor, ou des réseaux RLAN, repose essentiellement sur ces
deux facteurs stratégiques.

Question 3 : Quelles pourraient être les solutions


techniques et architectures de réseau à même d’assurer la
couverture des zone urbaines, suburbaines et enclavées ?
Quels pourraient être les modèles économiques y
afférents ?
En matière de couverture, la qualité de la zone est bien évidemment importante pour optimiser les choix
techniques des équipements et d’architecture du réseau. Mais en pratique, bien souvent un seul modèle
d’architecture est privilégié, peu importe la zone où l’on se trouve. Un opérateur de couverture
nationale, choisirait la solution la plus modulaire afin de faire face à l’imprévu, contrairement à un
opérateur de couverture nationale, ou régionale, qui choisirait la solution la mieux optimisée pour sa
zone.

- D’un point de vue technique


Dans notre analyse du sujet, nous pensons que le plus fréquemment les réseaux Wi-Fi Outdoor (à
courte et moyenne portées) reposeront sur un réseau de collecte RLAN (à Moyenne ou longue portée) ;
ainsi :

- Dans les zones urbaines, de population plus dense, ou la demande de connexion à haut
débit augmente de jour en jour les réseaux Wi-Fi Oudoor permettront d’apporter un
nouveau souffle aux usages à l’extérieure des bâtiments. Puisque même avec l’apparition
des réseaux 3G, plusieurs cas de congestion semblent avoir été constatés dans certaines
localités. Pour ces zones, le Wi-Fi serait utilisé plutôt comme un réseau de desserte et
devra donc assurer le maximum de couverture et de capacité (fréq. ~ 3GHz : 2.4 ;
2.9 ; 3.4). Chaque nœud du réseau devra pouvoir supporter un nombre importants
Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de
déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 14 / 21
d’utilisateurs, d’abord, et un débit important en desserte. Il s’agirait donc plus d’une
architecture en étoile (PMP18), qui viserait en priorité à alimenter en capacité des points
d’accès via des liens de Backhauling. Et de ce fait, un réseau étoilé couterait plus cher à
l’exploitation.

Dans le cas particulier des zones urbaines caractérisées par une population dense et la
présence des quatre grands opérateurs, si l’objectif est de fournir des services de
convergences ou ubiquitaires (Fixe/Mobile/Itinérance), une architecture maillée pourrait être
judicieuse.

- Dans les zones suburbaines (rurales ou enclavées), l’enjeu est d’étendre la couverture
du réseau pour atteindre un maximum d’utilisateur avant de fournir un Haut Débit pour
tous. Le Wi-Fi aurait ainsi un double usage en tant que réseau de desserte et de collecte
(fréq. > 3GHz : 3.4 ; 5 ; 5.4 ; 5.7). Dans ce cas, en utilisant les propriétés du Wi-Fi qui font
qu’une CPE19 peut-être utilisée comme un relais, les architectures Maillées (Mesh)
semblent les mieux appropriées mais, en fonction du rayon de couverture souhaité, ils
nécessiteront une augmentation des PIRE au risque d’avoir un investissement très lourd –
non rentable - pour couvrir une population dispersée. Ce dernier élément devrait retenir
notre attention d’autant plus que le territoire algérien est particulièrement vaste 20
(voire notre recommandation : Du point de vue technique).

Note 2 :
o Dans le contexte algérien, le Mesh présente l’énorme avantage de pouvoir reposer sur des
infrastructures WiMax existantes en tant que réseaux de desserte facilitant ainsi l’émergence
de nouveaux acteurs spécialisés dans la desserte des zones enclavées.
o Il nous semble qu’avec les niveaux de PIRE suggérés par la CAF21, dans cet appel à
commentaires, pourraient freiner l’engouement pour le déploiement des réseaux
de desserte et d’accès dans les zones suburbaines, enclavées et/ou faiblement
peuplées.

- D’un point de vue stratégique


La différence entre un réseau étoilé et Maillé réside donc dans le fait qu’un réseau étoilé est plus
couteux à l’exploitation qu’un réseau maillé (i.e. plus la densité de la population au Km² est élevée
et plus la rentabilité d’un réseau étoilé s’approche de celle d’un réseau maillé).

Au regard de l’augmentation de la taille des écrans des appareils connectés, de leurs hautes
résolutions, des échanges entre applications , de la consommation vidéo, l’apport du haut débit
22

chez l’usager nous semble être l’enjeu majeur auquel devra répondre un choix d’architecture.

Un réseau maillé présente l’avantage d’être plus ou moins indépendant et facile à déployer si les
conditions économiques d’accès à la bande de fréquence sont bien étudiées. En effet, les réseaux

18
PMP : Point à Multi-Point
19
CPE : Point d’Accès Wifi
20
La densité moyenne par commune est de 364 habitant / Km² ; la superficie moyenne d’une commune est de 1536
Km² dans le Nord et 5323 Km² dans le Sud.
21
Commission d’Attribution des bandes de Fréquences
22
Note: Aux échanges entre applications, il faudrait associer dans un futur proche les échanges entre objets
également.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 15 / 21
RLAN (dont Wi-Fi) en architecture Mesh, peu importe la nature de la zone de couverte, présente les
avantages suivants :

1. Des coûts d’exploitation relativement faibles :


a. l’utilisation des fréquences > 3GHz ne devrait pas générer de coût (voire notre réponse
à la question 4).
b. Besoin minimum de planification
2. Des coûts de déploiement, et de redéploiement, relativement faibles :
a. Des coûts d’équipements (BTS, Nœud, CPE, … etc) faibles
b. Des coûts d’interconnexion entre les réseaux d’accès et de desserte relativement
faibles : le seul point d’intégration réside dans la communication entre les serveurs
d’authentification.
3. La meilleure solution économique pour capter des clients dans une configuration dispersée.

D’un point de vue stratégique, en ligne avec les objectifs économiques induits par la stratégie
nationale pour le haut et très haut débit, l’architecture Mesh semble la mieux
appropriée dans un premier temps car elle réduirait les coûts de déploiement initiaux
d’un réseau ; de manière évidente pour les zones suburbaines enclavées, et parce que le
passage d’un réseau maillé vers un réseau étoilé en zone urbaine, en cas de
densification de la population d’utilisateurs, peut s’opérer relativement vite et à moindre
coût.

- Les modèles économiques possibles


En synthétisant les éléments précédents de notre contribution, les revenus des opérateurs Wi-Fi Outdoor
pourraient être décomposés principalement en deux sources, selon que l’interaction est directe ou
indirecte avec l’abonné/utilisateur final :

1. Indirecte

Ce Revenu est généré de la complémentarité avec les opérateurs détenteurs de licences, d’un
rang plus élevé dans la chaine de valeurs, en captant une part du revenu de leurs abonnés par la
densification des réseaux de desserte essentiellement :

a. Fixes : densification des réseaux de desserte dans les zones enclavées en support
aux réseaux d’accès BLR ou xDSL.
b. Mobiles : densification des réseaux de desserte
i. Dans les zones urbaines :
1. par l’apport du haut débit aux terminaisons 2G
2. par la gestion de l’Offloading23 de la 3G. Face à la croissance des usages et
de la consommation des appareils connectés, l’Offloading-3G parait comme
une évidence. La nouvelle génération des technologies Wi-Fi « 802.11u24 »
a été optimisée pour fonctionner en conjonction avec la 3G afin de palier
aux problèmes de congestion que connaissent ces réseaux et apporter de

23
Offloading : Traduit la capacité à décharger un réseau lorsque celui-ci atteint un certain seuil de congestion
préalablement défini.
24
Nouveau standard de la technologie Wi-Fi qui implémente le 3GPP Interworking Wireless LAN permettant de faire
des serveurs d’authentification le seul point d’interconnexion entre le réseau de desserte Wi-Fi et le réseau
d’accès 3G.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 16 / 21
l’amélioration au bas du bilan (i.e. BFR, CoS et Capex25), et donc des
résultats de l'opérateur, en période de Peak.
ii. Dans les zones enclavées :
1. par la densification des réseaux de collecte là où la population est très
peu dense
2. par la desserte en Wi-Fi Oudoor en support à la 2G
2. Directe

Ce revenu est généré par un modèle de type WISP sous la marque commerciale de l’opérateur ou en
marque blanche.

a. Abonnements
i. Post-paid : Vente d’accès à des abonnés fixes répertoriés sous le modèle WISP
ii. Pre-paid : Vente d’accès, via des Hot Spots payants, pour des abonnés itinérants.
b. Roaming
i. National : facturation de l’usage généré par un abonné « national » itinérant
utilisant gratuitement l’infrastructure HotSpot de l’opérateur détenteur de la
desserte, en marque blanche ou non.
ii. International : bien que cela soit une niche dans la catégorie des services
pre-paid, des abonnés internationaux peuvent accéder au réseau Wi-Fi, sous le
modèle de partage de connexion (modèle FON)

Question 4 : Quels pourraient être les modalités et les


niveaux de tarification à appliquer en contrepartie de
l’utilisation des fréquences nécessaires au déploiement
des services Wi-Fi Outdoor ?

- Mode d’attribution
Vu la diversité et l’évolution rapide des normes WI-FI, vu le cycle de vie des équipements WI-FI qui
reste très court, et afin de booster le développement de ce marché prometteur et encourager le
renouvellement périodique des investissements, il nous semble important d’attribuer aux opérateurs, au
sens de la loi 2000-03, des autorisations individuelles géographiques (par région) et exclusives pour
l’utilisation des bandes de fréquences les plus rentables.

Quant aux fréquences réputées moins rentables, ou dont la bande passante disponible n’est pas
suffisante pour l’exploitation ou l’établissement de plusieurs réseaux d’accès ou de collecte, leur usage
devrait être libre et collectif.

Pour définir la rentabilité, dans ces deux cas, nous proposons à minima les cinq critères suivants :

- D’abord les propriétés physiques des fréquences :

25
BFR : Besoin en Fond de Roulement (ou Working Capital) / CoS : Cost of Sales. Il s’agit de l’ensemble des coûts
essentiels à la construction d’un service (bande passante, redevances, équipements terminaux, … etc). / Capex :
Capital Expenditures. Investissements.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 17 / 21
o plus on descend dans le spectre plus la fréquence a de la valeur car elle permet une
meilleure garantie de service, i.e. plus on descend dans le spectre et plus la capacité de
franchissement d’obstacles et d’extension des réseaux sont élevées. Avec ces fréquences les
usages Indoor, plus proche donc des Abonnés, sont possibles.
o A contrario, plus on monte dans le spectre et moins la qualité de service est maitrisée. Ce
qui nécessité que l’utilisateur (l’opérateur) soit qualifié et responsable pleinement de l’usage
qu’il fait des fréquences.
- La neutralité technologique ou la multiplicité des usages permis
- La compatibilité des bandes de fréquences disponibles avec les bandes de fréquences de
fonctionnement des normes et standards26 nationaux et internationaux.
- La PIRE autorisée
- La disponibilité, appréciée par les deux sous-critères suivants :
o Capacité d’accueil des opérateurs
o Capacité d’élargissement aux bandes adjacentes

- Mode de tarification
Suivant le mode d’attribution proposé ci-dessus, en partant d’un principe d’équité, et en vue de susciter
le développement de réseaux de collecte et de desserte performants par l’extension de la chaîne de
valeur nationale des télécommunications, il nous semble important de définir plusieurs modes de
tarification en fonction du statut de l’opérateur et de l’usage fait des fréquences. En s’aidant de la
matrice proposée dans le tableau 1 (page 9), le modèle de tarification des fréquences pourrait se
résumer comme suit :

– si l’usage des fréquences donne lieu à une commercialisation de services, et que l’utilisateur n’est
pas opérateur au sens de la loi 2000-03, il nous paraît normal que l’Etat puisse demander une
rétribution de la mise à disposition d’une partie de son domaine public hertzien même si la
fréquence est d’un usage collectif. La tarification serait dans ce cas, équivalente à celle payée par le
régime le plus défavorisé (par exemple : 10% dans le cas des VoIP, 3,3% dans le cas des
opérateurs mobile et VSAT, … etc) afin d’éviter les iniquités et les risques de déséquilibre des
avantages concurrentiels.
– Si l’utilisateur est un opérateur autorisé, au sens de la loi 2000-03, déjà assujetti à une redevance, il
nous semble équitable de l’exonérer d’une redevance supplémentaire en rendant l’usage de la
fréquence gratuit, quelle que soit sa position dans le spectre.

Note : De notre point de vu, il nous semble important de souligner que l’exonération de
redevance d’utilisation de la bande de fréquence ne constitue pas un manque à gagner
pour l’Etat, ou une dévalorisation de son patrimoine immatériel. Bien au contraire,
l’exonération devrait être vue comme un co-investissement de la part de l’Etat ; lequel
récupèrerait, de manière indirecte, un dividende de toute croissance de revenu de
l’opérateur par la redevance liée à l’autorisation.

– Si l’utilisateur est un opérateur Licencié, au sens de la loi 2000-03, et vu que le Wi-Fi Outdoor n’est
pas son Activité Essentielle mais il viendrait en complément de ses offres de base en tant que

26
Il nous semble important de préciser ce qui est entendu par normes et standards : les normes relevant de la
législation algérienne et internationale portées par l’IANOR ; les standards relevant de pratiques sectorielles (ou
de groupes d’utilisateurs reconnus) propres à une industrie ou spécifiques à l’Algérie.

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 18 / 21
service à valeur ajoutée, il nous semble normal que l’Etat perçoive une redevance d’utilisation de la
fréquence bien qu’il soit assujetti à une redevance au même titre que l’opérateur autorisé.

Note :
1. Cette distinction entre les deux régimes de la licence et de
l’autorisation nous semble importante à maintenir pour le bénéfice
du Client final. En effet, par ce moyen nous entrevoyons un moyen
de développer durablement la chaîne de valeur, d’encourager la
complémentarité dans les actes d’investissements et d’entretenir
ainsi l’esprit d’innovation chez les grands opérateurs (i.e. ceux
détenteurs de licence) pour sortir de meilleures offres (collecte +
desserte) du marché.
2. Il est à noter que dans le modèle de complémentarité entre
réseaux de desserte et collecte que nous avons proposé fait que
les Revenus Directs de l’opérateur « autorisé » constituent des
revenus indirects de l’opérateur « licencié » et vice-versa (voire :
Les modèles économiques possibles).

– Si les fréquences sont utilisées pour des besoins d’utilité publiques (à l’initiative de sociétés privées
ou publiques) ou entrant dans le champ des ISM, l’utilisation devrait être également gratuite.

Le tableau ci-dessous synthétise notre proposition en matière d’attribution et de tarification :

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 19 / 21
ca Concernant le titulaire, les réseaux Wifi et RLAN Propriétés de la fréquence Mode d’utilisation
Type
Intérêt pour le Périmètre de Nombre
Le Wifi Outdoor Exigence PIRE (w) d’autorisation
Activité du Activité Essentielle du Wifi/RLAN rayonnement des Fréquences Mode d’acteur
Régime constitue-t-il une de qualité Indoor / (locale, Tarification
titulaire titulaire (Cœur de métier) (Indoor / réseaux WiFi et (MHz) d’attribution maximum
Activité Essentielle ? de service Oudoor régionale ou
Outdoor)? RLAN Outdoor* autorisé
nationale)

Etablissement et - Autorisation
exploitation d’un réseau de Wifi Outdoor à individuelle
Communications Mobiles, préalable
Logue portée
Fixes et Satellitaires ouverts
Licence Commerciale Non Sans objet RLAN >= 10 Km 2400 – 2483.5 0,1 / 1 Nationale 4 Redevance
au public (ex. F/0, ADSL, LTE RLAN Outdoor à - Usage exclusif
Fixe, GSM, 3G, 4G, LTE
longue portée - avec garantie
Mobile, VSAT, GMPCS, …
etc). de protection

Etablissement et/ou Wifi Outdoor à - Autorisation


exploitation de réseaux de Moyenne et individuelle
télécommunications publics longue portées préalable
reposants sur, ou Wifi / RLAN < 5250 – 5350
Autorisation Commerciale Oui Oui 0,2 / 4 Régionale 3 / région Gratuité
interconnectés à, une RLAN Outdoor à 10Km 5470 - 5670 - Usage exclusif
infrastructure de
communication Fixe, Moyenne et - avec garantie
Mobile ou satellitaire. longue portées de protection

Wifi Indoor - Autorisation


individuelle
Wifi Outdoor à préalable
Exploitation de réseaux de Wifi / RLAN <
Agrément Commerciale courte portée Non Non 5150 - 5250 0,2 / 0,2 locale 3 / Localité Redevance
télécommunications privés 200m - Usage collectif
RLAN Outdoor à - sans garantie
courte portée de protection
Wifi Indoor à Accès libre
courte portée
Non Exploitation de réseaux de -Usage collectif
Déclaration Non Non Wifi <30m Fréq. ≥ 5700 0,2 / 1 nationale Illimité Gratuité
Commerciale télécommunications publics RLAN Indoor à - sans garantie
courte portée de protection

Tableau 2 : Proposition de modèle d’attribution et de tarification de fréquences

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


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batiments (Outdoor) 20 / 21
Question 5 : Quelles seraient les solutions à mettre en
place pour assurer la sécurité publique et la protection de
l’usager en matière de confidentialité et de protection des
données privées ?
– Pas de commentaire particulier

Question 6 : Dans quelles conditions peut-on assurer la


complémentarité et/ou coexistence entre les services
utilisant le WI-FI/RLAN et les services internet hauts
débit fixe et mobile ?
Comme nous l’avons rappelé en préambule, il semble être du devoir des opérateurs licenciés, et pour
Divona d’abord, d’occuper le haut de la chaîne de valeur nationale des télécommunications en bâtissant
des réseaux d’accès et de collecte permettant l’émergence d’un écosystème composé de nouveaux
opérateurs de service, de réseaux de desserte, des éditeurs d’applications, de contenu et des sociétés de
service diverses.

Aussi, dans toutes nos réponses précédentes ont été proposées des voies d’aménagement qui favorisent
la complémentarité et la coexistence entre les Opérateurs de réseaux Wi-Fi/RLAN et les opérateurs fixes
et mobiles (voire particulièrement Voies d’aménagements règlementaires pour le développement des
services Wi-Fi Outdoor ? Du point de vue réglementaire : quel régime pour un opérateur de services Wi-
Fi Outdoor ? Question 3 : Quelles pourraient être les solutions techniques et architectures de réseau à
même d’assurer la couverture des zone urbaines, suburbaines et enclavées ? Quels pourraient être les
modèles économiques y afférents ? Les modèles économiques possibles).

Toutefois, dans le cas particulier des services Internet mobiles, il nous semble important de rappeler que
le mot de la fin reviendra toujours à l’utilisateur final puisque son choix ira vers l’opérateur qui lui aura
fournit le meilleur service et celui qui aura su le fidéliser le mieux. D’autant plus qu’il ne pourra pas se
passer de son abonnement 3G/4G s’il veut conserver une mobilité complète sur l’ensemble du territoire.

Note :

La reconnaissance du caractère d’Activité Essentielle associée à une tarification et un mode


d‘attribution des bandes de fréquences bien étudiés, qui favorisent l’articulation entre
opérateurs spécialistes des réseaux de desserte et de collecte, nous semble être des
éléments clefs de la cohabitation entre opérateurs.

Fin du document

Réponse à l’Appel à commentaires sur les modalités de


déploiement des réseaux Wi-Fi à l’extérieur des
batiments (Outdoor) 21 / 21