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PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.1

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Alinéa 1

Modifier ainsi les crédits des programmes :


Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
140 Enseignement Dont titre 2 Dont titre 2
scolaire public du 41 576 045 41 576 045
premier degré
dont titre 2
141 Enseignement
scolaire public du
second degré
dont titre 2
230 Vie de l’élève
dont titre 2
139 Enseignement
privé du premier et du
second degrés
dont titre 2
214 Soutien de la 41 576 045 41 576 045
politique de
l’éducation nationale
dont titre 2
143 Enseignement
technique agricole
dont titre 2
TOTAL 41 576 045 41 576 045 41 576 045 41 576 045
SOLDE 0 0

OBJET

Le 8 avril dernier, Jean-Michel Blanquer a annoncé la création de 1248 postes d’enseignants dans le
premier degré. À l’heure actuelle, ces postes ne sont toujours pas budgétés, ce qui laisse craindre une
impossibilité matérielle de créer ces emplois. Alors que les trois mois de confinement ont été marqués
par un accroissement des inégalités entre les élèves, et que le Ministre s’était engagé à ce que les
postes soient financés dans ce projet de loi de finances rectificatives, rien n’est prévu. C’est pourquoi
Suite amdt n° CRCE.1
-2-

cet amendement procède à un financement de ces 1248 emplois en abondant de 41 576 045 euros
l’action 2 du programme 140, en provenance des actions 1 (13 858 680 euros), 8 (20 788 020 euros) et
9 (6 929 345 euros) du programme 214. Sont ainsi visés des postes budgétaires dits supports,
notamment les frais de fonctionnement du ministère et des services déconcentrés.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.2

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Alinéa 1

Modifier ainsi les crédits des programmes :


Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
175 Patrimoine 19 000 000 19 000 000
131 Création 20 000 000 20 000 000
224 Transmission des 39 000 000 39 000 000
savoirs et
démocratisation de la
culture
TOTAL 39 000 000 39 000 000 39 000 000 39 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Cet amendement vise à renforcer l’effort déjà consenti par le gouvernement dans le cadre du plan pour
la filière de la Culture. Alors que la crise sanitaire fait courir le risque de disparition de nombreux
musées et scènes culturelles, il est urgent de relancer un secteur dont les pertes se chiffrent à plusieurs
milliards d’euros. C’est pourquoi il est proposé de rediriger les crédits alloués au Pass Culture (39
millions d’euros) (action 2 du programme 224) vers le soutien aux opérateurs patrimoniaux (action 3
du programme 175) et culturels (actions 1 et 2 du programme 131 créditées de 10 millions d’euros
chacune)
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.3

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 2 A

Alinéa 2

1. « les mots « pour le premier abonnement » sont remplacés par les mots « pour un abonnement »

1. Alinéa 3 : les mots « au titre du premier abonnement, pour une durée minimale de douze mois »
sont remplacés par les mots « au titre d’un abonnement »

2. Alinéa 5 : les mots « du premier abonnement » sont remplacés par les mots « de l’abonnement »

3. Alinéa 6 : la mention « 50% » est remplacée par la mention « 66% »

4. Alinéa 6 : la dernière phrase est supprimée

... - La perte de recettes résultant pour l’Etat du I ci-dessus est compensée, à due concurrence, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.

OBJET

L’adoption à l’Assemblée nationale d’un amendement et de deux sous-amendements, créant un un


crédit d’impôt en direction de la presse, est un premier message favorable à un secteur secoué par la
crise de son modèle, la situation de Presstalis et la crise sanitaire. Toutefois, le dispositif mériterait,
pour les auteurs de cet amendement, quelques ajustements.

Tout d’abord il ne nous paraît pas opportun de limiter le dispositif à une première prise
d’abonnements. En effet, la conjoncture économique laisse craindre une baisse non négligeable du
pouvoir d’achat des personnes. Dans ce contexte, le risque est de voir certains abonnements être
annulés, considérés comme des dépenses annexes. Il y a donc plus à craindre une défection des
abonnés qu’une panne de nouveaux abonnements.

Ensuite, le taux du crédit d’impôts est limité par l’amendement à 50%. Cela marque un régime très
spécifique alors même que les crédits et réductions applicables aux dons et cotisations aux
associations, aux partis politiques et aux organisations syndicales ainsi que les dons aux titres de
Suite amdt n° CRCE.3
-2-

presse (amendement « Charb ») permettent d’appliquer un taux de 66%. Il nous semble plus pertinent,
par souci de clarté et de lisibilité, d’appliquer ce même taux de 66%.

La situation de la presse d’information générale et politique est extrêmement préoccupante. Les titres
de presse, déjà fragilisés par la modification des modes de lecture, subissent de plein fouet les
conséquences du confinement. Entre rachats de titres, licenciements et chute des ventes en kiosque,
c’est tout un secteur et les milliers de salariés qui en dépendent qui craignent pour leur avenir, à court
comme à moyen terme.

Or la presse écrite est un outil indispensable à la vie démocratique, un lieu où s’élaborent les débats,
où s’établissent les faits mis à la disposition de l’intelligence des lecteurs, où s’affirment également
des partis pris qui concourent au pluralisme des opinions, tel qu’il est garanti par l’article 4 de la
Constitution.

A l’heure où une poignée de réseaux sociaux et de plateformes numériques, essentiellement basés


outre-Atlantique, détient un quasi-monopole sur la diffusion numérique des contenus produits par les
titres de presse, où les informations fausses ou tronquées circulent à très grande vitesse, la presse
écrite doit pouvoir continuer à vivre et à se développer. Il s’agit d’un enjeu de souveraineté
démocratique auquel les pouvoirs publics ne sauraient rester insensibles. L’Etat doit donc prendre les
mesures nécessaires à la survie d’un secteur constitutif de notre démocratie.

Car si la gratuité tend à s’affirmer comme une évidence, les coûts de production d’une information de
qualité restent élevés. En conséquence, l’achat de journaux représente une somme difficilement
supportable pour des millions de citoyens qui, de fait, sont privés de leur lecture et de l’accès aux
éclairages nécessaires à l’exercice de la citoyenneté.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.4

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2 A

Après l’article 2 A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article 261 du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :

10. Pour les années 2020, 2021 et 2022, les opérations mentionnées aux articles 298 septies, 298
octies, 298 undecies et 298 duodecies du code général des impôts.

... - La perte de recettes résultant pour l’Etat du I ci-dessus est compensée, à due concurrence, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.

OBJET

Dans la suite du précédent amendement, nous proposons d’appliquer à la presse une TVA nulle afin
d’aider les entreprises de presse à assurer leur mission d’intérêt général.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.5

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et OUZOULIAS, Mme BRULIN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Alinéa 1
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
150 Formations 351 000 000 351 000 000
supérieures et
recherche
universitaire
dont titre 2
231 Vie étudiante
172 Recherches 106 000 000 106 000 000
scientifiques et
technologiques
pluridisciplinaires
193 Recherche spatiale 245 000 000 245 000 000
190 Recherche dans les
domaines de l’énergie,
du développement et
de la mobilité durables
192 Recherche et
enseignement
supérieur en matière
économique et
industrielle
dont titre 2
191 Recherche duale
(civile et militaire)
186 Recherche
culturelle et culture
scientifique
142 Enseignement
supérieur et recherche
agricoles
dont titre 2
TOTAL 351 000 000 351 000 000 351 000 000 351 000 000
SOLDE 0 0
Suite amdt n° CRCE.5
-2-

OBJET

Le Gouvernement, dans le rapport annexé à sa proposition de loi de programmation pluriannuelle de


la recherche (LPPR), souligne justement que l’inscription en thèse des étudiants n’a cessé de baisser
depuis une dizaine d’années. En 2009, le nombre de nouvelles inscriptions en thèse était de près de 20
000, contre moins de 17 000 en 2017. Le ratio du nombre de thèses de doctorats soutenues par rapport
à la population est deux fois plus faible en France qu’au Royaume-Uni ou en Espagne.

Cette situation est très préoccupante et témoigne du décrochage de la science française. La LPPR se
donnerait pour ambition d’augmenter de 20 % le nombre de contrats doctoraux financés par le
ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Les mesures imposées durant la période de l’état d’urgence sanitaire aux établissements de
l’enseignement supérieur et de la recherche ont obligé les bénéficiaires d’un contrat doctoral ou
post-doctoral à suspendre leur travail de recherche. Cette situation exceptionnelle met en péril
l’achèvement de travaux de thèse et de très nombreuses recherches.

Conscient de ces risques, le Gouvernement a introduit dans la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020, portant
diverses dispositions pour faire face aux conséquences de la pandémie, un dispositif dérogatoire
organisant les conditions juridiques de la prolongation de ces contrats.

À l’Assemblée nationale, le 19 mai 2020, la ministre chargée de l’enseignement supérieur et de la


recherche, Mme F. Vidal, avait déclaré que « l’État prendra ses responsabilités vis-à-vis des
établissements concernés, c’est-à-dire accordera les financements nécessaires à ces prolongations de
contrats ».

Dans sa circulaire du 26 juin 2020, le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche


a réaffirmé son engagement à financer la prolongation de ces contrats en apportant aux établissements
des compensations financières par le biais de subvention pour charge de service public.

Néanmoins, le présent projet de loi de finances rectificative ne prévoit aucune ouverture de crédits
pour le financement de la prolongation des contrats doctoraux et post-doctoraux. Les établissements
d’enseignement et de recherche n’ont pas la capacité de les financer sur leurs fonds propres. Pourtant,
il est essentiel qu’ils puissent, avant la rentrée universitaire de septembre, informer les bénéficiaires
de ces possibilités de financement.

Le rapporteur de la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020, à l’Assemblée nationale, M. Kasbarian, estimait


le nombre de bénéficiaires potentiels à environ 45 000 (22 000 doctorants et 23 000 post-doctorants).
Suite amdt n° CRCE.5
-3-

La conférence des présidents d’université (CPU) a chiffré l’investissement à 2600 € par mois par
personne. Ainsi la prolongation de trois mois de tous les contrats doctoraux (45 000) demande une
ouverture de crédit de 351 M€.

Afin d’obliger le gouvernement à respecter sa parole et pour financer ces prolongations, il est donc
proposé d’abonder 351 000 000 euros à l’action 3 du programme 150, en provenance de l’action 2 du
programme 172 (106 millions d’euros) et des actions 4 (120 millions d’euros), 1 (25 millions
d’euros), 2 (50 millions d’euros) et 5 (50 millions d’euros) du programme 193. Charge au
gouvernement de ne pas lever le gage financier.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.6

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et OUZOULIAS et Mme BRULIN
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Alinéa 1
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
150 Formations
supérieures et
recherche
universitaire
dont titre 2
231 Vie étudiante 100 000 000 100 000 000
172 Recherches
scientifiques et
technologiques
pluridisciplinaires
193 Recherche spatiale 100 000 000 100 000 000
190 Recherche dans les
domaines de l’énergie,
du développement et
de la mobilité durables
192 Recherche et
enseignement
supérieur en matière
économique et
industrielle
dont titre 2
191 Recherche duale
(civile et militaire)
186 Recherche
culturelle et culture
scientifique
142 Enseignement
supérieur et recherche
agricoles
dont titre 2
TOTAL 100 000 000 100 000 000 100 000 000 100 000 000
SOLDE 0 0
Suite amdt n° CRCE.6
-2-

OBJET

Le gouvernement a annoncé une ouverture de crédits exceptionnelle en direction du réseau des


œuvres universitaires et scolaires. Cette dernière est aujourd’hui estimée à 150 millions d’euros alors
même que le déficit estimé du CNOUS s’établit déjà à 200 millions d’euros du fait de la suspension de
ses recettes et des aides exceptionnelles qu’il a mise en place dans l’urgence. À ces données s’ajoute
une augmentation attendue des besoins des étudiants en matière d’aide sociale, dus à une contraction
économique limitant leurs possibilités d’emplois et à un appui financier plus difficile à assumer pour
leur famille.

Il est donc proposé d’abonder de 100 millions d’euros l’action 4 du programme 231 en redirigeant des
crédits des actions 2 (20 millions d’euros), 5 (25 millions d’euros) et 4 (55 millions d’euros) du
programme 193
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.7

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et OUZOULIAS, Mme BRULIN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
150 Formations
supérieures et
recherche
universitaire
dont titre 2
231 Vie étudiante
172 Recherches 150 000 000 150 000 000
scientifiques et
technologiques
pluridisciplinaires
193 Recherche spatiale 150 000 000 150 000 000
190 Recherche dans les
domaines de l’énergie,
du développement et
de la mobilité durables
192 Recherche et
enseignement
supérieur en matière
économique et
industrielle
dont titre 2
191 Recherche duale
(civile et militaire)
186 Recherche
culturelle et culture
scientifique
142 Enseignement
supérieur et recherche
agricoles
dont titre 2
TOTAL 150 000 000 150 000 000 150 000 000 150 000 000
SOLDE 0 0
Suite amdt n° CRCE.7
-2-

OBJET

Depuis le début de la crise sanitaire, et en amont même de celle-ci, de nombreux laboratoires de


recherche ont contribué à des travaux sur les coronavirus. Or, ce domaine de recherche, exigeant des
moyens matériels dédiés et spécialisés, n’ont pas eu accès à des financements suffisants, entraînant
des ralentissements voire des annulations de travaux et le départ de spécialistes à l’étranger, comme
David Veesler.

Au vu de l’urgence de la situation, plusieurs laboratoires ont financé, sur leurs fonds propres, un
certain nombre de travaux de recherche depuis le mois de mars. Ce constat pose la question de leur
pérennité à court et moyen terme, notamment dans d’autres domaines.

Si l’ANR a lancé plusieurs appels à projets à flash, ces derniers sont largement insuffisants d’une part,
et surtout largement en deçà des voisins européens dans un contexte de concurrence accrue. Ainsi, le
Gouvernement fédéral allemand vient d’apporter à la recherche biomédicale sur le coronavirus, pour
l’année en cours, des moyens budgétaires supplémentaires à hauteur de 3,5 milliards d’euros.
Parallèlement, le ministère fédéral de l’éducation et de la recherche vient de constituer un réseau de
recherche de médecine universitaire qui dispose d’une première dotation budgétaire de 150 millions
d’euros.

Il est donc proposé d’abonder de 150 millions d’euros l’action 15 du programme 172 en redirigeant
des crédits des actions 2 (30 millions d’euros), 5 (35 millions d’euros) et 4 (75 millions d’euros)
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.8

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
219 Sport 30 000 000 30 000 000
163 Jeunesse et Vie 30 000 000 30 000 000
associative
350 Jeux Olympiques
et Paralympiques 2024
TOTAL 30 000 000 30 000 000 30 000 000 30 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Au sein de la mission Sport, jeunesse et vie associative, le présent amendement vise à annuler 30
millions d’euros d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement pour le programme «
Jeunesse et vie associative » (30 millions sur l’action « Service national universel ») et à ouvrir, en
conséquence, 30 millions d’euros pour le programme « Sport », action « Promotion du sport pour le
plus grand nombre ».

Le sport, largement sous-doté depuis de nombreuses années, a subi de plein fouet la crise sanitaire.
Privés de recettes depuis la mi-mars, privés des événements et tournois saisonniers au printemps, les
clubs connaissent aujourd’hui de telles difficultés que ni l’ANS, ni les collectivités territoriales, ne
peuvent assumer et soutenir le secteur seules. Dans ce cadre, l’absence de crédits inscrits dans ce
projet de loi marque un nouveau désengagement de l’État. À ce titre, il semble aux auteurs de cet
amendement essentiel de diriger ces nouveaux fonds aux CROS et CDOS.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.9

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
219 Sport
163 Jeunesse et Vie 63 121 472 63 121 472
associative
163-1 Fonds d’urgence 63 121 472 63 121 472
aux associations
(nouveau)
350 Jeux Olympiques
et Paralympiques 2024
TOTAL 63 121 472 63 121 472 63 121 472 63 121 472
SOLDE 0 0

OBJET

L’épidémie liée au coronavirus COVID-19 met une nouvelle fois en lumière la nécessité du maintien
et de la pérennité des associations à vocation sociale et d’aide à la personne, mais aussi les
conséquences budgétaires des décisions du gouvernement. Ainsi, la baisse des dons faisant suite aux
décisions fiscales de transformation de l’ISF et de hausse de la CSG, accompagnée d’un
désengagement financier de l’État rend de plus en plus précaire la situation de nombreuses
associations.

Pleinement mobilisées pour accompagner les personnes particulièrement vulnérables au virus, les
associations ont besoin d’un investissement massif de l’État. C’est pourquoi cet amendement
ponctionne 30 millions d’euros à l’action n°6 Service national universel du programme 163 Jeunesse
et vie associative ainsi que les 33 121 472 euros du FDVA pour créer une nouvelle ligne budgétaire
dédiée à la sortie de crise des associations et à un FDVA renforcé.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.10

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme PRUNAUD, M. Pierre LAURENT
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
144 Environnement et
prospective de la
politique de défense
178 Préparation et 50 000 000 50 000 000
emploi des forces
Dont titre 2 : Dont titre 2 :
15 000 000 15 000 000
146 Soutien de la
politique de la défense
dont titre 2
Équipement des forces 50 000 000 50 000 000
TOTAL 50 000 000 50 000 000 50 000 000 50 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

A l’occasion de la crise sanitaire que nous connaissons, et en vertu de la dernière Revue stratégique, le
Service de Santé des Armées est pleinement mobilisé dans la lutte contre le COVID-19. Le
déploiement en urgence de l’unité de réanimation à Mulhouse, la mobilisation des médecins, élèves et
réservistes du service ainsi que de la Pharmacie centrale des armées et l’aménagement des HIA ont
permis de montrer l’engagement sans faille du service. Toutefois, la situation ne fait pas oublier les
manques que subit le SSA, notamment en matière de médecins. Si la LPM prévoit une lente remontée
des effectifs, il convient aujourd’hui de se mobiliser plus fortement. C’est l’objet de cet amendement
qui :

- abonde pour un total de 50 000 000 euros (l’action n°5 du programme 178 « Préparation et emploi
des forces » et plus particulièrement le service de santé des armées

- retire 50 000 000 euros à l’action n°6 du programme 146 « Équipement des forces » qui compose la
force de dissuasion nucléaire
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.11

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, MM. OUZOULIAS, GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Modifier ainsi les crédits des programmes :


Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
175 Patrimoine
131 Création 39 000 000 39 000 000
224 Transmission des 39 000 000 39 000 000
savoirs et
démocratisation de la
culture
TOTAL 39 000 000 39 000 000 39 000 000 39 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Cet amendement vise à renforcer les dispositifs de soutien au spectacle vivant et aux intermittents, en
créant, au sein de l’action 6 du programme 131, un fonds de soutien et d’indemnisation pérenne. Si le
gouvernement a déjà pris, dans l’urgence, une mesure nécessaire à la préservation des droits des
intermittents du spectacle, il convient de mener de front la bataille d’une reprise de l’activité. C’est
pourquoi il est proposé de rediriger les crédits alloués au Pass Culture (39 millions d’euros) (action 2
du programme 224) vers l’action 6 du programme 131 et les fonds de soutien à la profession.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.12

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, MM. OUZOULIAS, GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Modifier ainsi les crédits des programmes :


Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
180 Presse et médias 3 000 000 3 000 000
334 Livre et industries 3 000 000 3 000 000
culturelles
TOTAL 3 000 000 3 000 000 3 000 000 3 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Cet amendement vise à soutenir le secteur des médias d’information sociale de proximité. À l’instar
de la presse nationale, les médias locaux subissent aujourd’hui à la fois une crise structurelle de leur
secteur, mais aussi les conséquences de la crise sanitaire. Ces médias, essentiels au fonctionnement
démocratique local, sont aujourd’hui menacés de disparition dans bien des endroits. Il est donc
proposé de mettre en œuvre un renforcement important du fonds de soutien aux médias de proximité.
Pour se faire, il est proposé d’abonder de 3 millions d’euros l’action 5 du programme 180 en prélevant
les fonds sur l’action 2 du programme 334, le jeu vidéo étant le seul secteur culturel à avoir tiré son
épingle du jeu avec une augmentation des ventes françaises de 140% durant le confinement. Charge
au gouvernement de ne pas lever le gage.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.13

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme BRULIN, M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 18

Alinéa 21

Les mots « dont le revenu artistique en 2019 est supérieur ou égal à 3000 euros » et les mots « d’au
moins 500 euros » sont supprimés

... - La perte de recettes résultant pour la Sécurité Sociale du I ci-dessus est compensée, à due
concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du
code général des impôts.

OBJET

Un amendement du gouvernement, adopté à l’Assemblée nationale, est venu grandement diminuer la


portée des dispositions de l’article 18 et de l’exonération de cotisations sociales accordée aux
travailleurs et travailleuses non-salariées qui sont, par ailleurs, parmi les plus touchés par la crise
sanitaire et économique. En effet, en instaurant un plancher de 3000 euros, pris par ailleurs sur des
critères infondés, le gouvernement exclut au mépris des engagements les artistes-auteurs en début de
carrière et celles et ceux qui auraient eu une année 2019 moins productive ou moins rémunératrice.
Les auteurs de cet amendement s’oppose à cette mesure qui vient neutraliser une disposition dont
l’urgence est réelle.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.14

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DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« I. – Après le troisième alinéa du 3° du I de l’article 156 du code général des impôts, il est inséré un
alinéa ainsi rédigé :

« La limite mentionnée au deuxième alinéa ne s’applique pas aux déficits générés par les dépenses
d’amélioration de la qualité énergétique mentionnées à l’article 278-0 bis A ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

OBJET

La rénovation des logements constitue l’un des piliers de la transition écologique en alliant des
objectifs environnementaux, économiques et sociaux.

Par cet amendement, il est proposé d’ouvrir pour les bailleurs qui feraient des travaux de rénovation
énergétique la possibilité de déduire sans limite du revenu global, les déficits des revenus fonciers
issus de travaux visant à l’amélioration de la performance énergétique.

Actuellement plafonnés à 10 700 €, ce déplafonnement des déficits est susceptible d’encourager


fortement les bailleurs à réaliser ce type de travaux qui présenteraient de multiples avantages :

1- Ces opérations participeraient à lutter contre le réchauffement climatique et à la rénovation du parc


locatif.

2- Les travaux permettent de réduire la facture énergétique des locataires.

3- Les contribuables concernés puiseraient dans leur épargne afin de réaliser des travaux de
rénovation énergétique.

4- Ces travaux largement réalisés par des TPE/PME du secteur du bâtiment permettraient à ces
dernières de retrouver, sur tout le territoire, un marché important, celui des particuliers, stoppé par la
crise sanitaire. Cela serait particulièrement important pour l’emploi local, les entreprises de bâtiment
étant présentes dans 91 % des communes de France.
Suite amdt n° CRCE.14
-2-
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.15

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DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° L’article 278-0 bis est complété par un M ainsi rédigé :

« M. – Les transports de voyageurs, à l’exception du transport aérien. » ;

2° Au b quater de l’article 279, les mots « Les transports de voyageurs » sont remplacés par les mots :
« Le transport aérien. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Cet amendement vise à appliquer aux transports de voyageurs, à l’exclusion du transport aérien, le
taux de TVA dévolu aux produits de première nécessité, en considération du rôle social essentiel qui
est le leur et de leur contribution à la réalisation des objectifs de transition écologique. Cet
amendement, présenté chaque année par le groupe CRCE, s’inscrit également dans le prolongement
de la proposition formulée par la Convention citoyenne pour le climat de baisser la TVA sur les billets
de train de 10 à 5,5%.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.16

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DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – L’article 278-0 bis du code général des impôts est complété par un M ainsi rédigé :

« M. – Les prestations de services de réparation d’appareils électroménagers et d’équipements pour la


maison et le jardin. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Le présent amendement vise à instaurer un taux de TVA réduit à 5,5 % sur les prestations de
réparation d’appareils électroménagers et d’équipements pour la maison et le jardin. Cette catégorie
recouvre les appareils ménagers et les équipements d’entretien du jardin.

L’objectif est ainsi de lutter contre l’obsolescence programmée et de favoriser l’économie circulaire
dans un souci de réduction de l’empreinte écologique liée à la production de biens électroménagers.
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DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.17

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AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« Le code des impôts est ainsi modifié :

I. A l’article L.278 sexies est ainsi modifié :

2°) Les alinéas 19 à 23 sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« 2° Les logements locatifs sociaux financés par un prêt locatif à usage social ; »

II. –le tableau de l’article L. 278 sexies -0- A est ainsi modifié :

1°) A la première colonne, troisième ligne, les mots : « et relevant de la politique de renouvellement
urbain » sont supprimés

2° ) A la dernière colonne, quatrième ligne, le taux : « 10 % » est remplacé par le taux : « 5,5 % »

III. L’article 278 sexies A est ainsi modifié :

1°) au septième alinéa, les mots : «, situés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et
faisant l’objet d’une convention de renouvellement urbain » sont supprimés

2°) le tableau est ainsi modifié :

a) Dans la première colonne, troisième ligne, les mots : « situés dans les quartiers relevant de la
politique de renouvellement urbain » sont supprimés

b) Dans la dernière colonne, quatrième et cinquième lignes, le taux « 10% » est remplacé par le
taux « 5,5% »

IV. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par
la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.
Suite amdt n° CRCE.17
-2-

OBJET

Le présent amendement, reprend un amendement déposé par note groupe et adopté lors de l’examen
du PLF 2020 au sénat.

Il propose de rétablir le taux de TVA de 5,5 % pour l’ensemble des opérations de construction et de
rénovation de logements locatifs sociaux, proposition reprise au sein de la cellule thématique
"Logement" de la commission des affaires économiques dans la crise de Covid-19, dans le cadre des
travaux menés par nos collègues Estrosi Sassone et Guillemot.

Depuis que le FNAP n’est plus financé directement par l’État et dans une période où les taux d’intérêt
sont historiquement bas, le dispositif de taux de TVA réduit constitue une part très importante de
l’aide de l’État à la production de logements sociaux. Pouvoir bénéficier du taux de réduit de TVA
permet aux bailleurs sociaux soit de baisser le niveau des loyers de sortie des nouvelles opérations,
soit, à loyer égal, d’économiser leurs fonds propres pour les réaffecter sur davantage d’opérations.

Les demandeurs de logements sociaux sont aujourd’hui au nombre de 2 millions, les ressources dont
ils disposent baissent régulièrement, justifiant la nécessité de construire massivement des logements à
loyer très modérés, une exigence encore accrue avec la crise sociale liée à la pandémie du COVID 19.
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DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.18

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présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. Le taux : « 10% » mentionné à l’article 279-0 bis A du code général des impôts est remplacé par le
taux « 5% »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Les auteurs de cet amendement reprennent à leur compte la proposition formulée par la cellule
thématique "Logement" de la commission des affaires économiques dans la crise de Covid-19, menée
par nos collègues Estrossi Sassone et Guillemot, de garantir un taux de TVA à 5.5% pour les
opérations de transformation de bureau en logement.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.19

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AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mmes ASSASSI, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

ÉTAT B

Mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Prise en charge du dispositif exceptionnel de 0 0 0 0
chômage partiel à la suite de la crise sanitaire
Fonds de solidarité pour les entreprises à la suite 0 0 0 0
de la crise sanitaire
Renforcement exceptionnel des participations 0 +10 000 000 0 +10 000 000
financières de l’État dans le cadre de la crise
sanitaire
Compensation à la sécurité sociale des 0 0 0 0
allègements de prélèvements pour les entreprises
les plus touchées par la crise sanitaire (nouveau)
Fonds d’urgence pour les ressourceries et +10 000 000 0 +10 000 000 0
recycleries(ligne nouvelle)
TOTAUX +10 000 000 +10 000 000 +10 000 000 +10 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Cet amendement vise à créer un fonds d’urgence doté de 10 millions d’euros en direction des
Ressourceries, recycleries.
Suite amdt n° CRCE.19
-2-

Le réemploi solidaire a subi de plein fouet les lourdes conséquences économiques et sociales de la
crise sanitaire liée au covid-19. Pour la première fois de son histoire, Emmaüs a fait un appel aux dons
pour sa survie. Ressourceries, recycleries, structures Emmaüs ont perdu plus de 50 millions d’euros
durant les deux mois de confinement. Et la reprise s’annonce difficile.

Afin d’assurer la recevabilité de cet amendement. Il est proposé d’annuler10 millions d’euros
d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement sur l’action 01 "Renforcement exceptionnel
des participations financières de l’État dans le cadre de la crise sanitaire" du programme n° 358
"Renforcement exceptionnel des participations financières de l’État dans le cadre de la crise sanitaire"
et parallèlement d’ouvrir10 millions d’euros d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement
sur l’action 01 "Fonds d’urgence pour les Ressourceries et recycleries" du nouveau programme
"Fonds d’urgence pour les Ressourceries et recycleries".

Cette péréquation du programme 358 vers la création d’un nouveau programme fait état d’une
volonté d’assurer le fléchage d’une partie de la mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire »
vers ces structures essentielles à la résilience des territoires.

Un tel fonds pourrait être géré par l’ADEME.


PROJET DE LOI

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MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 17

Après l’article 17

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« L’article 302 bis ZB du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Au début de la deuxième phrase du deuxième alinéa, les mots : « les années civiles ultérieures »
sont remplacés par les mots : « l’année civile ultérieure » ;

2° Après le même deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« A compter du 1er janvier 2021, le tarif est fixé à 21,96 € par 1000 kilomètres parcourus pour les
véhicules routiers à moteur destinés au transport de marchandises dont le poids total autorisé en
charge est égal ou supérieur à 7,5 tonnes et à 7,32 € par 1 000 kilomètres parcourus pour les autres
véhicules. Pour les années civiles ultérieures, il est égal à ce montant, majoré de 70 % de l’évolution
de l’indice des prix à la consommation hors tabac et arrondi au centième d’euro par 1 000 kilomètres,
la fraction égale à 0,005 comptant pour 0,01. ».

OBJET

La taxe de l’article 302 bis ZB du code des impôts, appelée également taxe d’aménagement du
territoire, est due par les concessionnaires d’autoroutes à raison du nombre de kilomètres parcourus
par les usagers. Elle est répercutée par les concessionnaires autoroutiers, sur les péages perçus.

Le présent amendement propose pour les poids lourds de plus 7,5 tonnes un montant de taxe avec un
coefficient multiplicateur de 3 par rapport à la taxe perçue pour les autres véhicules.

Une telle mesure permettra de faire contribuer l’ensemble des poids lourds, y compris les pavillons
étrangers, à l’amélioration des infrastructures de transport en accroissant les moyens de l’AFITF.
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DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.21

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présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 17

Après l’article 17

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« I. – Le chapitre Ier du titre II bis de la deuxième partie du livre Ier du code général des impôts est
complété par un VIII ainsi rédigé :

« VIII. – Taxes perçues pour le financement des infrastructures de transport

« Art. 1599 quinquies D. – I. – À compter du 1er janvier 2021, il est institué, au profit de l’Agence de
financement des infrastructures de transport de France, une taxe annuelle sur les surfaces de
stationnement annexées à des locaux commerciaux exerçant une activité de commerce de détail sur
une surface de vente de plus de 2 500 mètres carrés.

« II. – Sont soumises à la taxe les personnes privées et publiques propriétaires de surfaces de
stationnement ou titulaires d’un droit réel portant sur celles-ci.

« La taxe est acquittée par le propriétaire, l’usufruitier, le preneur à bail à construction, l’emphytéote
ou le titulaire d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public constitutive d’un droit
réel qui dispose, au 1er janvier de l’année d’imposition, d’une surface taxable.

« III. – Le montant de la taxe est de 40 euros le mètre carré.

« IV. – Ces tarifs sont actualisés au 1er janvier de chaque année en fonction du dernier indice du coût
de la construction publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques. Les valeurs
sont arrondies, s’il y a lieu, au centime d’euro supérieur.

« V. – Les redevables déposent une déclaration selon les modalités prévues au VII de l’article 231 ter.

« VI. – Le contrôle, le recouvrement, le contentieux, les garanties et les sanctions relatifs à la taxe sont
régis par les règles applicables en matière de taxe sur les salaires. »

II. – Le présent article entre en vigueur à compter du 1er janvier 2021.

OBJET

Les hypermarchés détiennent en France une part de marché unique en Europe. Avec leurs 1,6 million
de places de parkings, ils génèrent de très nombreux déplacements automobiles, qui constituent une
Suite amdt n° CRCE.21
-2-

nuisance environnementale, et concurrencent les commerces de centre-ville et de centre-bourg. Pour


corriger ces excès et privilégier les autres formes de commerces alimentaires, supermarchés,
supérettes et commerces spécialisés, et participer à la revitalisation des villes et villages dans le pays,
pour limiter également l’artificialisation des sols en incitant à un urbanisme moins consommateur
d’espaces, il est nécessaire de prendre des mesures énergiques, d’autant que les besoins
d’investissements en matière de mobilité sont très importants. Il est nécessaire d’investir ainsi
beaucoup plus dans le réseau ferré, les transports publics routiers et les aménagements cyclables. En
2015, a été créée dans la seule région Ile-de-France, une taxe additionnelle annuelle sur les surfaces de
stationnement annexées aux locaux à usage de bureaux, aux locaux commerciaux et aux locaux de
stockage, en vue de financer les dépenses d’investissement de la Région Ile-de-France en faveur des
transports en commun. Cette taxe vertueuse du point de vue écologique concerne les surfaces de
stationnements des hypermarchés et centres commerciaux offrant plus de 2 500 m² de surface de
vente. Les auteurs de l’amendement proposent ici de l’étendre à l’ensemble du territoire participant
ainsi à la lutte contre l’artificialisation des terres préconisée par la convention citoyenne sur le climat.
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DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.22

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présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 17

Après l’article 17

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

À la seconde phrase du IV de l’article 232 du code général des impôts, les taux : « 12,5 % » et « 25 %
» sont remplacés respectivement par les taux : « 50 % » et « 100 % ».

OBJET

En février dernier, le ministre chargé de la ville et du logement a lancé un plan national pour inciter les
propriétaires de logements vides en zone tendue à les louer. L’objectif poursuivi est de remettre sur le
marché environ 200 000 logements, sur les plus de 3 millions de logements vides que compte notre
pays. Pour les auteurs de l’amendement, il est nécessaire, comme le suggère la Convention citoyenne
pour le climat, d’une part de faciliter la réquisition de ces logements, d’autre part, d’inciter plus
fortement leurs propriétaires à les occuper, les vendre ou les louer. Les taux de la taxe sur les
logements vacants sont à cet égard insuffisamment incitatifs. C’est pourquoi les auteurs de
l’amendement proposent de porter le taux de la taxe à 50% la première année d’imposition et à 100%
de la valeur locative des logements la deuxième année.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.23

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DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI, GAY et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 19

Alinéa 4

Compléter cet alinéa par alinéa ainsi rédigé :

« En cas de dépassement des objectifs annuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre,
l’entreprise doit régler une pénalité financière d’un montant égal à la totalité de l’aide perçue, ainsi
qu’une amende de 10 %. Les grandes entreprises telles que définies à l’article 3 du décret n° 2008
1354 du 18 décembre 2008 relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d’appartenance
d’une entreprise pour les besoins de l’analyse statistique et économique sont, en plus des pénalités
précédemment énoncées, soumises à une interdiction de versement de dividendes. »

OBJET

Les auteurs de cet amendement souhaitent compléter l’article 19 adopté à l’Assemblée nationale qui
prévoit le respect par les entreprises bénéficiant des aides de l’État des contreparties écologiques. Ils
estiment que ces nouvelles obligations doivent être sanctionnées afin d’être réellement mises en
œuvre.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.24

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présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le 2 de l’article 261 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« …° Produits alimentaires non emballés vendus en libre-service en grande surface. » ;

2° L’article 278 bis est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« …° Produits non alimentaires non emballés vendus en libre-service en grande surface. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par
l’augmentation du taux de l’impôt sur les sociétés.

OBJET

Les auteurs de cet amendement souhaitent afin de faciliter la vente en vrac en grande surface exonérer
les produits alimentaires et baisser la TVA sur les produits non alimentaires. Ils estiment que cette
filière doit disposer d’encouragement afin de trouver sa place et se développer.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.25

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DE LA SEANCE

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présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I – L’article 200 quater du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa du 1 est complété par les mots : « ou dont ils sont propriétaires bailleurs » ;

2° À la première phrase du 4, après le mot : « principale », sont insérés les mots : « ou dont il est
propriétaire bailleur ».

II. – Le I est restreint au crédit d’impôt prévu à l’article 200 quater du code général des impôts, sans
incidence sur la définition de la prime mentionnée au II de l’article 15 de la loi n°2019-1479 du 28
décembre 2019 de finances pour 2020.

III. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Cet amendement vise à élargir le crédit d’impôt pour la transition énergétique des logements aux
propriétaires bailleurs. La lutte contre la location des passoires énergétiques doit être une priorité de
la réforme du Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique. Selon l’Observatoire national pour la
précarité énergétique, la majorité des ménages en situation de précarité énergétique sont locataires de
leur logement. Il apparaît donc nécessaire d’étendre les aides à la rénovation énergétique aux
propriétaires bailleurs afin de les inciter à réaliser des travaux qui permettront à leurs locataires de
voir leur facture énergétique baisser.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.26

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article 278-0 bis A du code général des impôts, il est inséré un article additionnel ainsi rédigé
:

« Article 278-8 bis B. La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit mentionné au premier
alinéa de l’article 278-0 bis sur les travaux d’entretien, d’amélioration et de réhabilitation de
logements lorsque ces travaux utilisent des matériaux biosourcés. »

– La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.

OBJET

Afin de relancer l’activité et de favoriser le pouvoir d’achat de nos concitoyens, il convient


d’appliquer le taux réduit de TVA aux travaux d’entretien, d’amélioration et de réhabilitation de
logements lorsque ceux-ci participent à la nécessaire transition écologique en utilisant des matériaux
biosourcés ou le bois.

Un tel taux réduit, qui a déjà été en vigueur de 1999 à 2012, a été apprécié tant par les professionnels
de la construction ainsi que par les particuliers. Seuls les travaux de rénovation énergétique sont
aujourd’hui éligibles à ce taux réduit, nous estimons qu’il convient de réintégrer les travaux de
rénovation avec utilisation de matériaux biosourcés.

Cette mesure aurait une action bénéfique sur l’emploi et les filières locales Le coût pour l’État de cette
mesure pourrait être fortement réduit, voire compensé, par de nouvelles recettes fiscales générées par
un surcroît d’activité.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.27

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MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 17

Après l’article 17

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet
au Parlement un rapport portant sur l’opportunité de définir un moratoire sur les baisses d’effectifs du
ministère de l’écologie et de ses opérateurs. Ce rapport évalue notamment les conséquences de la
baisse d’effectifs en termes de déperdition de transmission des compétences et des savoir-faire au
détriment d’une véritable transition écologique au service de l’intérêt général. »

OBJET

Les auteurs de cet amendement estiment qu’un rapport doit être remis par le Gouvernement au
Parlement à compter de 2021 afin de dresser une évaluation du budget au regard des objectifs de la
France en matière d’environnement et de biodiversité.

Nous pensons que ce rapport doit intégrer les conséquences des coupes budgétaires et de réduction des
effectifs au détriment d’un réel pilotage de la transition écologique.

En effet, aujourd’hui, l’État n’a plus les outils de son ambition et organise sa propre défaillance.

L’action du Gouvernement en matière de politiques de développement durable se réduit, les moyens


manquent tant en qualité qu’en quantité. Une politique de coupes budgétaires drastiques et de
réduction des effectifs de la fonction publique est actuellement conduite. C’est toute l’expertise de
l’État qui est à terme menacée par cette situation.

Alors que la nécessaire transition écologique requiert du personnel public hautement qualifié et que
seul l’État et ses opérateurs sont en mesure d’assumer le rôle de bureau d’étude et d’expertise, entre
2009 et 2018, les effectifs du ministère de la transition écologique et solidaire ont fondu de 27 000
ETP.

7248 ETP ont été supprimés entre 2017 et 2019, soit 12,2 % des effectifs. Comme si cela n’était pas
suffisant, le Gouvernement annonce une réduction de presque 5000 ETP supplémentaire d’ici 2022.

Il est temps de faire le bilan et de tirer les conséquences de cette politique de dégraissage qui
condamne l’Etat à l’impuissance au moment même où les enjeux environnements et climatiques sont
à leur paroxysme.
Suite amdt n° CRCE.27
-2-

Afin de mettre en œuvre les ambitions de la convention citoyenne pour le climat, il semble important
aux auteurs de cet amendement d’instaurer un moratoire sur ces baisses d’emploi au sein du MTES.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.28

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° L’article 278-0 bis est complété par un M ainsi rédigé :

« M. – La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui concerne les billets de
train pour le transport des voyageurs. »

2° Le b quater de l’article 279 est complété par les mots :

« , à l’exception des billets de train pour le transport des voyageurs ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Le présent amendement traduit dans le projet de loi de finances rectificative la proposition SD A4.1
de la Convention Citoyenne pour le Climat : « Réduire la TVA sur le train de 10% à 5,5% ».

Une réduction du taux de TVA imputée sur le prix des billets de transport de personnes engagerait une
diminution des prix favorisant ainsi le report modal vers le train.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.29

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 3

I. Rédiger ainsi le V :

“ V.- Pour chaque contribuable, le dégrèvement accordé au titre de l’année 2020 est entièrement pris
en charge par l’Etat. ”

II. Compléter cet article par l’alinéa suivant :

“VIII.- La perte de recettes pour l’Etat est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ”

OBJET

Par cet amendement, nous souhaitons que l’Etat prenne totalement en charge les dégrèvements
exceptionnels de cotisation foncière sur les entreprises pour les TPE et PME relevant notamment du
secteur du tourisme et des loisirs.

Si ce dégrèvement repose pour la moitié de la prise en charge sur les collectivités, cela nourrira les
inégalités entre les territoires qui auront les moyens de faire un tel geste pour relancer l’économie
locale.

Le Gouvernement ne peut annoncer de telles mesures en faveur de l’économie locale tout en laissant
le coût aux collectivités.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.30

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

I. - À l’alinéa 1, après le mot :

« fiscales »,

insérer les mots :

« , tarifaires ».

II. - En conséquence, après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 17° Des redevances et droits des services. »

III. - En conséquence, après l’alinéa 36, insérer l’alinéa suivant :

« 11° Des redevances et droits des services ».

IV. - En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 44, après le mot :

« fiscales »,

insérer les mots :

« , tarifaires ».

V. - Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IX. - La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons compléter la liste des pertes de recettes du bloc communal
pouvant être compensées en y ajoutant les pertes de recettes liées aux redevances et droits des
services.

Certaines communes seront fortement touchées par les pertes de recettes tarifaires, notamment les
communes rurales qui gèrent davantage ces services en régie par rapport aux grandes villes.
Suite amdt n° CRCE.30
-2-

En moyenne, la part de recettes de services représente 11,6% des recettes de fonctionnement des
communes et ce taux est plus fort dans les petites communes et atteint 14% dans les communes
touristiques (jusqu’à 40% à Quiberon ou Saint-Germain-en-Laye).

Ces redevances des droits et services liées au social, à la culture, aux sports et loisirs ou encore au
périscolaire pourraient diminuer de 25% soit environ 2,5 milliards d’euros.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.31

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« et aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre »,

les mots :

« , aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, et aux départements


».

II. – En conséquence, après l’alinéa 42, insérer les seize alinéas suivants :

« III bis. - A. - Pour chaque département, cette dotation est égale à la différence, si elle est positive,
entre la somme des produits moyens perçus entre 2017 et 2019 et la somme des mêmes produits
perçus en 2020 :

« 1° de la taxe additionnelle départementale à la taxe de séjour en application de l’article L. 3333-1 du


code général des collectivités territoriales ;

« 2° de la taxe départementale sur la consommation finale d’électricité en application de l’article L.


3333-2 du même code ;

« 3° de la taxe départementale sur les entreprises exploitant des engins de remontée mécanique en
application de l’article L. 3333-4 du même code ;

« 4° de la redevances dues pour le transport et la distribution de l’électricité et du gaz et le transport


d’hydrocarbures et de produits chimiques par canalisation en application de l’article L. 3333-8 du
même code ;

« 5° des impositions prévues à l’article 1586 du code général des impôts ;

« 6° des droits d’enregistrement et taxes de publicité foncière en application de l’article 1594 A du


même code ;

« 7° de la taxe additionnelle aux droits d’enregistrement ou à la taxe de publicité foncière exigibles sur
les mutations à titre onéreux en application de l’article 1595 du même code ;

« 8° du droit d’enregistrement et de la taxe de publicité foncière en application de l’article 1594 A du


même code ;

« 9° des taxes additionnelles prévues à l’article 1595 ter du même code ;


Suite amdt n° CRCE.31
-2-

« 10° de la taxe spéciale de consommation sur les produits énergétiques en application de l’article 266
quater du code des douanes et définie aux B et D de l’article L. 4434-3 du code général des
collectivités territoriales ;

« 11° des redevances et recettes d’utilisation du domaine

« B. – 1. Pour le calcul prévu au A, sont exclues les pertes de recettes ayant pour origine :

« 1° Une mesure d’exonération, d’abattement ou de dégrèvement au titre de l’année 2020 mise en


œuvre sur délibération du département concerné ;

« 2° Une baisse de taux au titre de l’année 2020 mise en œuvre sur délibération du département
concerné.

« 2. Pour le calcul prévu au A, les modalités de traitement des pertes de recettes liées à une baisse des
tarifs des redevances et recettes d’utilisation du domaine mise en oeuvre sur délibération des
départements sont fixées par décret. »

III. - En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 43, substituer aux mots :

« et III est notifié aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale à
fiscalité propre »,

les mots :

« , III et III bis est notifié aux communes, aux établissements publics de coopération intercommunale
à fiscalité propre et aux départements ».

IV. - En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 44, substituer aux mots :

« et III »,

les mots :

« , III et III bis ».

V. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IX. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons étendre aux départements le dispositif de compensation des
pertes de recettes prévu pour le seul bloc communal.

Les départements se retrouvent dans un effet de ciseaux dû à l’augmentation de leurs dépenses


sociales et à la baisse de leurs recettes d’environ 3,4 milliards d’euros, principalement par la chute des
DMTO. Nous estimons qu’ils peuvent légitimement bénéficier de la même clause de sauvegarde que
les communes et que l’article 7 du présent projet de loi est insuffisant.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.32

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
Mmes CUKIERMAN et BRULIN, MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

I. - À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« et aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre »,

les mots :

« , aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, aux régions de


métropole et d’outre-mer »

II. - En conséquence, après l’alinéa 42, insérer les neuf alinéas suivants :

« III bis. - A. - Pour chaque région de métropole et d’outre-mer, cette dotation est égale à la différence,
si elle positive, entre la somme des produits moyens perçus entre 2017 et 2019 et la somme des mêmes
produits perçus en 2020 :

« 1° De la taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules en application de l’article 1599
quindecies du code général des impôts ;

« 2° De la part de produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers perçue en application du I de
l’article 52 de la loi n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005 et du II de l’article 84
de la loi n° 2005-1720 du 30 décembre 2005 de finances rectificative pour 2005 ;

« 3° Des impositions prévues à l’article 1599 bis du code général des impôts ;

« 4° Des recettes provenant de la vente des titres de transport par les autorités organisatrices au sens de
l’article L. 1221-1 du code des transports chargées de réaliser les services visés aux article L. 2121-3,
L. 3111-1, L. 3111-7 et L. 1241-1 du code des transports.

« B. - 1. Pour le calcul prévu au A, sont exclues les pertes de recettes ayant pour origine :

« 1° Une mesure d’exonération, d’abattement ou de dégrèvement au titre de l’année 2020 mise en


œuvre sur délibération de la collectivité territoriale compétente ;

« 2° Une baisse de taux au titre de l’année 2020 mise en œuvre sur délibération de la collectivité
territoriale compétente ;

« 2. Pour le calcul prévu au A, les modalités de traitement des pertes de recettes liées à une baisse des
recettes provenant de la vente des titres de transport mise en œuvre sur délibération du conseil
régional sont fixées par décret. »
Suite amdt n° CRCE.32
-2-

III. - En conséquence, rédiger ainsi le IV :

« IV. - Le montant de la dotation prévue aux II, III et III bis est notifié aux communes, aux
établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, aux régions de métropole et
d’outre-mer par un arrêté conjoint des ministres chargés du budget, des collectivités territoriales et des
outre-mer. À titre exceptionnel, le montant de la dotation est constaté par les bénéficiaires en recettes
de leur compte administratif 2020. »

IV. - En conséquence, à l’alinéa 44, substituer à la référence :

« et III »

les références :

« , aux III et aux III bis »

V. - Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IX. - La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons étendre le dispositif de compensation des pertes de recettes aux
régions qui sont les grandes absentes du plan de soutien aux collectivités du Gouvernement.

Les régions sont en effet la seule catégorie de collectivités totalement exclues du plan de soutien
financier du Gouvernement alors qu’elles devraient subir en 2020 des pertes de recettes d’environ 1,5
milliard d’euros et bien plus en 2021
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.33

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

I. - À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« entre 2017 et 2019 »,

les mots :

« en 2019 ».

II. - En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 26, 46 et 51.

III. - Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IX. - La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons que l’année prise en compte pour compenser le bloc communal
par rapport aux pertes de 2020 soit 2019 et non la moyenne des années 2017-2019.

La méthode de calcul choisie par le Gouvernement réduit les baisses effectives de recettes du bloc
communal à 750 millions d’euros alors que la mission de Jean-René Cazeneuve, député rapporteur
spécial "Relations avec les collectivités territoriales", a estimé les pertes pour le bloc communal à 3,2
milliards d’euros pour 2020 (l’association des maires de France estime à 5 milliards ces pertes en y
ajoutant les dépenses supplémentaires exceptionnelles.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.34

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

I. - Compléter l’alinéa 22 par les mots :

« à l’exception de l’exonération de taxe de séjour ou de taxe de séjour forfaitaire en application de


l’article 17 de la présente loi ».

II. - En conséquence, compléter l’alinéa 39 par les mots :

« à l’exception de l’exonération de taxe de séjour ou de taxe de séjour forfaitaire en application de


l’article 17 de la présente loi ».

III. - Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IX. - La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons que l’Etat prenne en charge les exonérations des taxes de séjour
rendues possibles par l’article 17 de la présente loi.

Lorsque l’Etat propose des outils de relance économique aux collectivités, il doit leur donner les
moyens de les utiliser et il n’est donc pas cohérent d’exclure de la compensation des pertes financières
les communes qui auraient décidé des exonérations de taxe de séjour pour relancer leur économie
touristique locale.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.35

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 6

I.- À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« entre 2017 et »

par le mot :

« en ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons que la compensation pour les régions d’outre-mer soit calculée
au regard des pertes de 2020 par rapport à l’année 2019 et non sur la moyenne 2017-2019.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.36

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 7

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Il est institué, par prélèvement sur les recettes de l’État, une dotation aux départements, à la Ville
de Paris, à la métropole de Lyon, à la collectivité de Corse, au Département de Mayotte, à la
collectivité territoriale de Guyane et à la collectivité territoriale de Martinique confrontés en 2020 à
des pertes de recettes fiscales prévues aux articles 1594 A et 1595 du code général des impôts liées
aux conséquences économiques de l’épidémie de covid-19.

« II. – Pour chaque collectivité territoriale mentionnée au I, cette dotation est égale à la différence, si
elle est positive, entre la moyenne des recettes fiscales prévues aux articles 1594 A et 1595 du code
général des impôts entre 2017 et 2019 et le montant de ces mêmes recettes estimé pour l’année 2020.

« III. – Le montant de la dotation prévue au II est notifié aux collectivités territoriales mentionnées au
I par un arrêté conjoint des ministres chargés du budget, des collectivités territoriales et des outre-mer.
À titre exceptionnel, le montant de la dotation est constaté par les bénéficiaires en recettes de leur
compte administratif 2020.

« IV. – La dotation fait l’objet d’un acompte versé en 2020, sur le fondement d’une estimation des
pertes de recettes fiscales prévues aux articles 1594 A et 1595 du code général des impôts subies au
cours de cet exercice, puis d’un ajustement en 2021. La différence entre le montant de la dotation
définitive calculée une fois connues les pertes réelles subies en 2020 et cet acompte est versée en
2021. Si l’acompte est supérieur à la dotation définitive, la collectivité concernée doit reverser cet
excédent.

« V. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret.

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons transformer le dispositif d’avances remboursables prévu pour
les départements en dotation de compensation des pertes de DMTO.

Le Gouvernement a annoncé son plan d’aide aux collectivités comme des mesures “exceptionnelles”
mais les détails font moins rêver : les départements devront rembourser les avances du
Gouvernement !
Suite amdt n° CRCE.36
-2-

Alors que les départements se retrouvent coincés dans un effet de ciseaux entre la hausse des dépenses
sociales et la chute des DMTO, nous défendons une réelle compensation de leurs pertes.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.37

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 7

I. A l’alinéa 6, remplacer les mots « entre la moyenne des recettes fiscales prévues aux articles 1594A
et 1595 du code général des impôts entre 2017 et 2019 » par les mots « entre le montant des recettes
fiscales prévues aux articles 1594A et 1595 du code général des impôts constaté en 2019 »

II. La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Par cet amendement de repli nous souhaitons que le montant des avances aux départements soit
calculé par rapport à la différence entre 2020 et 2019 et non avec pour référence la moyenne lissée sur
2017-2018-2019.

Cette proposition est notamment soutenue par l’Assemblée des départements de France qui estime
que les budgets ayant été construits par rapport aux résultats de l’année 2019, ce mode de calcul
permettrait une meilleure compensation.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.38

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 6

Après l’article 6

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I.- Il est institué, par prélèvement sur les recettes de l’Etat, une dotation aux collectivités territoriales
et aux établissements publics de coopération intercommunale confrontés en 2020 à des dépenses
exceptionnelles liées à l’épidémie de covid-19.

Cette dotation couvre la totalité de ces dépenses.

Un décret fixe le champ d’application de cette dotation et les conditions d’attribution.

II.- La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons créer une compensation des dépenses exceptionnelles des
collectivités liées à l’épidémie de covid-19 qui viendrait compléter la compensation des pertes de
recettes.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.39

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 6

Après l’article 6

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

"Modifier ainsi l’article L. 1613-1 du code général des collectivités territoriales :

I. Avant le premier alinéa ajouté la division « I.- » et avant le deuxième alinéa ajouté la division «
III.-»

II. Après le premier alinéa, insérer deux alinéas ainsi rédigés :

« II.- Le montant de la dotation globale de fonctionnement ne peut être inférieur à celui fixé l’année
précédente en loi de finances.

Les dispositions du II s’appliquent dès la loi de finances pour 2021. »

III.- La perte de recettes pour l’Etat est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. "

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons donner des garanties aux élus locaux et un cadre financier stable
pour le futur.

Ainsi, nous proposons d’inscrire dans la loi une clause de non régression de la DGF afin que son
montant ne soit jamais inférieur à celui de l’année précédente.

Cette mesure fait notamment partie de notre proposition de loi visant à soutenir les collectivités
territoriales suite à la crise du covid-19 (n°295).
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.40

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 6

Après l’article 6

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" I.- A l’article L. 1615-6 du Code général des collectivités territoriales, remplacer le II par un alinéa
ainsi rédigé :

« II. Pour les bénéficiaires du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée mentionnés à
l’article L. 1615-2 les dépenses éligibles en application de l’article 1615-2 à prendre en considération
pour la détermination des attributions du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée au
titre d’une année déterminée sont celles afférentes à l’année en cours. »

II.- La perte de recettes pour l’Etat est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. "

OBJET

Par cet amendement nous proposons d’établir la contemporanéité du Fonds de compensation pour la
taxe sur la valeur ajoutée afin d’encourager les collectivités à participer autant que possible à la
relance de l’économie.

Cette mesure fait notamment partie de notre proposition de loi visant à soutenir les collectivités
territoriales suite à la crise du covid-19 (n°295).
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.41

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 7

Après l’article 7

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" I. Les III et IV de l’article 13 de la loi n°2018-32 du 22 janvier 2018 de programmation des finances
publiques pour les années 2018 à 2022 sont abrogés.

II. L’article 29 de la loi susmentionnée est abrogé. "

OBJET

Par cet amendement nous souhaitons donner des garanties aux élus locaux en établissant clairement la
fin du dispositif de contractualisation dit des “Contrats de Cahors”, sa suspension ne suffit pas et n’est
pas un signal positif clair envers les collectivités qui ont été fortement mobilisées pendant la crise.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.42

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et OUZOULIAS, Mme BRULIN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2 A

Avant l’article 2 A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« Les articles 199 ter B, 220 B et 244 quater B du code général des impôts sont abrogés

OBJET

Avec plus de six milliards d’euros de réduction d’impôt, le crédit d’impôt recherche (CIR) est devenu
la principale dépense fiscale du budget. Plusieurs études indépendantes ont montré que la très forte
augmentation des taux d’aide aux dépenses en matière de recherche et de développement durant les
années 2000, et notamment après la réforme de 2008, n’aurait pas conduit à augmenter efficacement
l’emploi scientifique des petites entreprises. Cette créance fiscale croît plus vite que les dépenses en
recherche des entreprises, l’effet de levier qui était recherché par ce dispositif est donc quasiment nul
et les « effets d’aubaine » du CIR sont maintenant avérés. En effet, pour un grand nombre de très
petites entreprises bénéficiant du CIR, le budget qu’elles consacrent à la recherche et au
développement correspond exactement au montant de leur crédit d’impôt. Autrement dit, leur
recherche est intégralement financée par de l’argent public. Créé en 1983 pour encourager fiscalement
les efforts supplémentaires de recherche consentis par les entreprises, le CIR est devenu une véritable
« niche fiscale » dont les effets pour la recherche sont de plus en plus difficiles à percevoir. Cet
amendement propose un moratoire sur ce dispositif afin de mieux en évaluer, durant l’année 2020,
toutes les conséquences. Pour ne prendre qu’un exemple, Sanofi qui avait déjà supprimé 2400 postes
tout en percevant 2 milliards d’euros de CIR entre 2008 et 2012, a annoncé la suppression de 1000
nouveaux postes alors même que le contexte actuel engendre un surplus d’activité, avec notamment
un plan d’investissement de 600 millions d’euros. Le tout en continuant de percevoir plus de 150
millions d’euros de CIR annuels…
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.43

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" Le 1 Du I de l’article 197 du code général des impôts est ainsi rédigé :

« 1. L’impôt est calculé en appliquant à la fraction de chaque part de revenu qui excède 10 000 euros
le taux de :

« - 10 % pour la fraction supérieure à 10 000 € et inférieure ou égale à 20 000 € ;

« - 17 % pour la fraction supérieure à 20 000 € et inférieure ou égale à 30 000 € ;

« - 34 % pour la fraction supérieure à 30 000 € et inférieure ou égale à 40 000 € ;

« - 37 % pour la fraction supérieure à 40 000 € et inférieure ou égale à 50 000 € ;

« - 40 % pour la fraction supérieure à 50 000 € et inférieure ou égale à 60 000 € ;

« - 42 % pour la fraction supérieure à 60 000 € et inférieure ou égale à 75 000 € ;

« - 44 % pour la fraction supérieure à 75 000 € et inférieure ou égale à 100 000 € ;

« - 48 % pour la fraction supérieure à 100 000 € et inférieure à 125 000 € ;

« - 50 % pour la fraction supérieure à 125 000 € et inférieure ou égale à 150 000 € ;

« - 55 % pour la fraction supérieure à 150 000 € et inférieure ou égale à 200 000 € ;

« - 60 % pour la fraction supérieure à 200 000 €. » "

OBJET

Cet amendement vise à instaurer un nouveau barème de l’impôt sur les revenus de 11 tranches
permettant une mise à contribution efficace des plus hauts revenus sans s’avérer pour le moins du
monde confiscatoire.
Suite amdt n° CRCE.43
-2-

L’ampleur de la crise sociale exige une redistribution des richesses accrues et les hauts revenus qui,
bien souvent, bénéficient de revenus de placements défiscalisés peuvent y contribuer de manière
beaucoup plus importante qu’aujourd’hui.

Notre amendement propose de créer un taux d’imposition de 60 % pour les foyers fiscaux bénéficiant
d’un revenu fiscal de 200 000 euros ou plus. Ce taux maximum concernera un peu plus de 160 000
foyers fiscaux, soit 0,5 % du total.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.44

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" Au V de l’article 235 ter ZD du code général des impôts, le taux : « 0,3 % » est remplacé par le taux :
« 0,5 % ». "

OBJET

Cet amendement vise à augmenter le taux de la taxe sur les transactions financières (TTF) à 0,5 %.
Une telle augmentation répondrait aux demandes fortes de justice sociale dans notre pays. L’Etat
d’urgence sociale consécutif à la crise sanitaire de la COVID-19 exige une telle mesure. Cette
augmentation pourrait permettre, selon les estimations, d’améliorer le rendement de cette taxe de 1,2
milliard d’euros. Des moyens qui pourraient venir financer des politiques publiques ambitieuses, tant
sur le territoire national qu’en termes de solidarité internationale, notamment en matière d’aide
publique au développement, sur laquelle l’exécutif est attendu.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.45

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" Le a quinquies du I de l’article 219 du code général des impôts est abrogé. "

OBJET

Cet amendement propose de supprimer le dispositif dit de la « niche Copé » relatif à l’imposition des
plus-values à long terme sur la cession de filiales et de titres de participation. Ce dispositif bénéficie
massivement aux grands groupes intégrés, aux holdings, avec de multiples filiales et des prises de
participations multiples, ouvrant la voie à l’optimisation fiscale. Le boulanger, l’artisan et le
commerçant, eux, ne sont pas concernés par ce dispositif...

De plus, le coût de la « niche Copé » est insoutenable : 4,4 Md € en 2017, 7,0 Md € en 2018, 5,0 Md €
en 2019.

La suppression du dispositif s’impose au moment où la société toute entière doit se mobiliser face à la
crise sanitaire et à ses terribles conséquences sociales.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.46

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

"I. – Au premier alinéa de l’article 278-0 bis du code général des impôts, le taux : « 5,5 % » est
remplacé par le taux :« 5 % ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts."

OBJET

Afin de rendre plus juste notre système fiscal et d’améliorer le quotidien de l’immense majorité de nos
concitoyens, il y a lieu, dans la période de violente crise sociale que nous traversons, de faire reculer la
TVA, prélèvement particulièrement injuste puisqu’il frappe plus durement celles et ceux qui ont des
revenus modestes.

Cet amendement est une première étape : il baisse le taux réduit de TVA, celui qui porte sur les
produits de première nécessité, de 5,5 % à 5 %, avant une diminution plus importante à moyen terme.

Il y aura évidemment lieu de s’assurer que cette baisse de TVA se répercute sur les prix et puisse
bénéficier à nos concitoyens, ce qui rend probablement nécessaire de faire en sorte que l’Observatoire
de la formation des prix et des marges des produits alimentaires puisse vérifier l’effectivité de la
baisse de TVA sur les prix pratiqués concernant les produits de première nécessité.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.47

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 4

Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" I. – Les articles du code général des impôts modifiés par les articles 28 et 29 de la loi n° 2017-1837
du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la
publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

II. – Les articles du code monétaire et financier modifiés par l’article 28 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

III. – Les articles du code de la construction et de l’habitation modifiés par l’article 28 de la loi n°
2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à
la publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

IV. – Les articles du code de la sécurité sociale modifiés par l’article 28 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

V. – Les articles du livre des procédures fiscales modifiés par l’article 28 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018. "

VI. – Les articles 28 et 29 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 sont
abrogés.

OBJET

Au travers de cet amendement nous proposons de supprimer le prélèvement forfaitaire unique (PFU),
également désignée sous le nom de « flat-tax » dont la mise en oeuvre, conjointement à la suppression
de l’ISF, a représenté un cadeau fiscal d’environ 1 milliard d’euros en direction d’une poignée de
privilégiés. Ce prélèvement a essentiellement profité aux contribuables les plus fortunés, ceux-là
même qui étaient auparavant imposés dans les tranches supérieures du barème.

Comme cela a déjà été établi, l’efficacité économique de ce dispositif n’a pas été établie. La réforme
de 2018 reposait sur le présupposé qu’une réduction de la fiscalité sur les dividendes diminuerait le
coût du capital supporté par les entreprises ; cette hypothèse n’a pas de fondement. En outre, cette
Suite amdt n° CRCE.47
-2-

réforme a conduit à une hausse des inégalités, les 5 % des ménages les plus aisés ayant capté
l’essentiel des gains tirés de la mise en place du PFU.

Conjugué à la baisse du taux d’impôt sur les sociétés, le PFU crée une distorsion économique majeure,
dans la mesure où les taux marginaux d’imposition des revenus du capital et des revenus salariaux
connaîtront un écart inédit de 13,4 points lorsque les bénéfices seront imposés à 25 %.

Cette différence incitera les dirigeants d’entreprise à percevoir leurs revenus sous forme de
dividendes. L’économiste Gabriel Zucman estime qu’une fois achevée la montée en charge de la
réforme de l’impôt sur les sociétés, le coût du PFU pour les finances publiques s’élèvera à 10 milliards
d’euros par an.

Face à la violente crise sociale et économique qui s’ouvre l’effort des plus riches doit être sollicité.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.48

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 4

Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

" I. – Les articles du code général des impôts modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

II. – Les articles du livre des procédures fiscales modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

III. – L’article du code de la défense modifié par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre
2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

IV. – Les articles du code monétaire et financier modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

V. – L’article L. 122-10 du code du patrimoine abrogé par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30


décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

VI. – L’article 25 quinquies de la loi n° 83-634 portant droits et obligations des fonctionnaires
modifié par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli
dans sa rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances
pour 2018.

VII. – Les articles de la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie
publique modifiés par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018
sont rétablis dans leur rédaction antérieure à la publication de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre
2017 de finances pour 2018.

VIII. – L’article 16 de l’ordonnance n° 2017-1107 du 22 juin 2017 relative aux marchés


d’instruments financiers et à la séparation du régime juridique des sociétés de gestion de portefeuille
de celui des entreprises d’investissement modifié par l’article 31 de la loi n° 2017-1837 du 30
décembre 2017 de finances pour 2018 est rétabli dans sa rédaction antérieure à la publication de la
loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018."
Suite amdt n° CRCE.48
-2-

OBJET

Cet amendement propose de rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune dans le code général des
impôts dans des termes identiques à ceux prévus avant la loi de finances pour 2018, actant ainsi la
disparition de l’IFI. Le rétablissement de l’ISF constitue un préalable à une réforme plus globale de la
fiscalité du patrimoine qui doit être menée rapidement. C’est une mesure d’équité et de justice
élémentaire, « un impôt raisonnable qui n’a rien d’extrême ou de radical » comme l’affirme
l’économiste prix Nobel Esther Duflo.

En effet, l’efficacité économique de la suppression de l’ISF n’a pas été démontrée. Comme l’a indiqué
la commission des finances du Sénat en octobre dernier, la réforme n’a pas généré de retours de
contribuables. L’exil des redevables de l’ISF ne représentait que 0,2 % des assujettis.

L’IFI est par ailleurs peu susceptible de favoriser une hausse des investissements productifs. Une
enquête a montré qu’en 2018, seuls 29 % des contribuables interrogés ont consacré une partie du gain
retiré de la suppression de l’ISF à l’investissement dans les entreprises. A contrario, 41 % d’entre eux
indiquent avoir utilisé ces sommes pour alimenter leur épargne.

Cette mesure s’inscrit donc comme un premier pas vers d’autres mesures de justice fiscale.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.49

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° L’article 278-0 bis est complété par un M ainsi rédigé :

« M. – La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui concerne les
abonnements d’autopartage. »

2° Le b quater de l’article 279 est complété par les mots :

« , à l’exception des abonnements d’autopartage ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Le présent amendement propose de réduire la TVA sur les services d’autopartage à 5,5%. Il s’agit
ainsi d’encourager le report modal de la voiture individuelle sur des modes plus collectifs et par
conséquent moins polluant.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.50

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. L’article L. 3261-3-1 du code du travail est ainsi modifié :

1° À la première phrase, les mots : « peut prendre » sont remplacés par les mots : « prend » ;

2° Sont ajoutés les mots :« et dont le montant annuel ne peut être inférieur à 200 € »

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :« Dans les entreprises de moins de dix salariés, l’obligation de
prise en charge n’entre en vigueur que le 1er janvier 2022. Avant cette date, l’employeur peut prendre
en charge ces frais dans les conditions définies par le présent article.

II -La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts

III – La perte de recettes résultant pour les organismes de sécurité sociale du présent article est
compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux
articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Cet amendement, déjà proposé lors de l’examen de la loi LOM, vise à généraliser le forfait mobilités
durables. Il répond également à la mesure proposée sur ce sujet par la Convention citoyenne pour le
climat de fixer le minimum de prise en charge de ce forfait à 200 euros.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.51

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. L’article L. 3261-3-1 du code du travail est ainsi modifié :

1° À la première phrase, les mots : « peut prendre » sont remplacés par les mots : « prend » ;

2° Sont ajoutés les mots :« et dont le montant annuel ne peut être inférieur à 200 € »

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :« Dans les entreprises de moins de dix salariés, l’obligation de
prise en charge n’entre en vigueur que le 1er janvier 2022. Avant cette date, l’employeur peut prendre
en charge ces frais dans les conditions définies par le présent article.

II -La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts

III – La perte de recettes résultant pour les organismes de sécurité sociale du présent article est
compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux
articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Cet amendement, déjà proposé lors de l’examen de la loi LOM, vise à généraliser le forfait mobilités
durables. Il répond également à la mesure proposée sur ce sujet par la Convention citoyenne pour le
climat de fixer le minimum de prise en charge de ce forfait à 200 euros.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.52

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 2

Avant l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article 1011 bis du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le a) du II est complété par les mots : « et sur la masse du véhicule ».

2° Le premier alinéa du III est ainsi rédigé : « Pour les véhicules mentionnés au a du II, le tarif de la
taxe correspond au cumul des deux tarifs suivants, relatifs respectivement aux émissions de dioxyde
de carbone et à la masse du véhicule : ».

3° Le tableau du a du III est ainsi rédigé :


Émissions de dioxyde de Tarif (en euros)
carbone (en grammes par kilomètre) -
norme WLTP
inférieur 0
à 123
123 50
124 143
125 236
126 329
127 422
128 515
129 609
130 702
131 795
132 888
133 981
134 1074
135 1172
136 1276
137 1386
138 1504
139 1629
140 1761
141 1901
142 2049
Suite amdt n° CRCE.52
-2-

143 2205
144 2370
145 2544
146 2726
147 2918
148 3119
149 3331
150 3552
151 3784
152 4026
153 4279
154 4542
155 4818
156 5105
157 5404
158 5715
159 6039
160 6375
161 6724
162 7086
163 7462
164 7851
165 8254
166 8671
167 9103
168 9550
169 10011
170 10488
171 10980
172 11488
173 12012
174 12552
175 13109
176 13682
177 14273
178 14881
179 15506
180 16149
181 16810
182 17490
183 18188
184 18905
185 19641
au-delà de 185 736 € par gramme

4° Le a du III est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Le tarif relatif à la masse du véhicule, dit « composante poids » (CP), est applicable aux véhicules
dont la masse est supérieure à 1400 kilogrammes. Il est exprimé en euros et déterminé à partir de la
masse du véhicule (M), exprimée en kilogrammes, selon la formule suivante :

« CP = 10 x (M - 1400 kg)
Suite amdt n° CRCE.52
-3-

« Les véhicules électriques dont la masse est inférieure à 1,8 tonne et les véhicules hybrides
rechargeables dont la masse est inférieure à 1,7 tonne, batterie incluse, sont exemptés de la
composante poids du malus.

« Pour la détermination de la composante poids, la masse du véhicule est diminuée de 300


kilogrammes pour les foyers comptant au moins trois enfants à charge au sens de l’article L. 521-1 du
code de la sécurité sociale, pour un seul véhicule de cinq places assises et plus par foyer. La demande
de remboursement est faite dans les mêmes conditions que celles exposées à l’alinéa 4 du b du
quatrième alinéa. »

OBJET

Cet amendement qui reprend une proposition faite à l’Assemblée nationale vise à augmenter
fortement le barème du malus automobile, et à y ajouter un critère relatif au poids des véhicules. Le
malus comprendrait ainsi deux composantes complémentaires l’une de l’autre : les émissions de CO2
et le poids du véhicule.

Cet amendement répond à la proposition SD C.2 de la Convention citoyenne pour le climat.

Le tarif du malus doit envoyer un réel signal prix en cohérence avec les objectifs européens
d’émissions de CO2. Cette nouvelle composante poids engagera les constructeurs à fabriquer des
voitures plus légères, alors que les tendances de marché actuelles voient augmenter de manière
croissante la part des ventes de véhicules lourds. Le poids moyen des voitures neuves a
considérablement augmenté : augmentation de 10 kg par an en 50 ans en France !
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.53

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes ASSASSI et COHEN, MM. GAY, Pierre LAURENT,
OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

I. Alinéa 49

Le chiffre :

« 426 000 000 »

Est remplacé par le chiffre :

« 2 600 000 000 »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

OBJET

Les auteurs de cet amendement souhaitent que l’Etat compense intégralement les 2,6 milliards de
perte de recettes d’Ile de France Mobilités dus à la crise sanitaire du coronavirus.

Cette proposition reprend le vœu adopté à l’unanimité par le conseil d’administration d’Ile de France
Mobilités.

Le maintien d’une offre de transport du quotidien et l’exigence d’un service public de qualité justifient
de cette aide exceptionnelle afin d’éviter la cessation de paiement envisagée par la Présidente de cette
instance. A l’instar du plan de relance du secteur industriel de l’aéronautique et de l’automobile, le
gouvernement doit afficher une ambition équivalente pour le secteur des transports publics, levier de
la transition écologique.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.54

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI, GAY et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

"Le b du 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Ne sont toutefois pas admis en exonération des taxes intérieures de consommation les carburants
utilisés à des fins commerciales pour les besoins d’opérations de transport aérien de personnes dès lors
que les trajets sont effectués dans leur intégralité à l’intérieur du territoire métropolitain. »

OBJET

Les dispositions fiscales s’appliquant au secteur aérien posent légitimement de nombreuses questions
au regard de l’impact de cette activité sur l’environnement. Il y a lieu d’adapter notre législation
fiscale aux urgences environnementales et de favoriser les modes de transport vertueux, comme le
transport public ferré de voyageurs.

Les auteurs de l’amendement proposent ainsi de supprimer l’exonération de taxe intérieure de


consommation sur l’ensemble des « vols intérieurs » proposés par les compagnies aériennes.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.55

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI, GAY et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

«1°) Le b du 1 de l’article 265 bis du code des douanes est supprimé

2°) le a de l’article 265 septies est supprimé »

OBJET

Les dispositions fiscales s’appliquant au secteur aérien posent légitimement de nombreuses questions
au regard de l’impact de cette activité sur l’environnement. Il y a lieu d’adapter notre législation
fiscale aux urgences environnementales et de favoriser les modes de transport vertueux.

Alors que le plan de relance prévoit une aide très forte pour les secteurs aériens et automobiles, il
convient de revoir l’ensemble des dispositifs fiscaux des secteurs de transports.

En effet, et alors que le rapport de la cour des comptes estime à 13 milliards annuel l’ensemble des
dépenses fiscales défavorables pour l’environnement, l’ensemble des niches fiscales doivent être
réexaminées en fonction de leur impact environnemental. Parmi elles l’exonération de TICPE pour les
transports du kérosène aérien et du remboursement du gazole pour les routiers qui pèsent pour plus de
4 milliards d’euros qui seraient plus utiles à réaffecter dans des dépenses utiles pour la transition
énergétique comme la rénovation des bâtiments ou la relance ferroviaire telle qu’annoncée par la
nouvelle ministre de l’environnement.

Le récent rapport du haut conseil pour le climat dénonce ainsi un pilotage incohérent qui d’un côté
met de l’argent pour la transition écologique et de l’autre fait des investissements défavorables au
climat.

Cet amendement permet ainsi de clarifier le message politique en sortant d’un soutien assumé et
permanent aux économies carbonées dans le secteur des transports.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.56

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. Après l’article 278-0 bis A du code général des impôts, il est inséré un article additionnel
ainsi rédigé :

« Article 278-8 bis B. La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit mentionné au premier
alinéa de l’article 278-0 bis sur l’achat de bois labellisé garantissant son caractère durable et local et
une exploitation forestière durable. La liste exhaustive des labels et certifications de bois entrant dans
le champ d’application du présent article est la suivante :

Bois des Alpes, AOP Bois de Chartreuse, AOC Bois du Jura, Bois des Alpes, Compagnie du hêtre,
Terre de hêtre, Bois qualité Savoie, Bois Sud de France, Bois des Territoires du Massif central et Bois
de France. »

II. La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due
concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du
code général des impôts.

OBJET

Afin de garantir à nos concitoyens l’utilisation de bois en provenance de forêts exploitées


durablement, et de favoriser la relance économique de la foresterie locale et nationale, il convient
d’appliquer le taux réduit de TVA à tout achat de bois labellisé ou certifié, attestant de son caractère
local et durable.

Soutenir l’achat d’un tel bois, permet de favoriser une gestion forestière durable, soit, écologiquement
adaptée, socialement bénéfique et économiquement viable, selon la définition qui en a été donnée au
Sommet de la terre à Rio en 1992.

Une telle mesure permet également à l’Etat de soutenir la filière bois et forêts qui fait actuellement
face à une crise économique et sanitaire, liée non seulement à l’épidémie de Covid-19, mais
également aux scolytes qui ont fortement impactées les finances communales dépendantes de ce
secteur économique.
Suite amdt n° CRCE.56
-2-

Les auteurs de cet amendement souhaitent non seulement favoriser le bois durable, mais également le
bois produit localement. Une telle démarche permet de limiter les émissions de GES liées aux
transports des bois importés, d’introduire des circuits courts en limitant le nombre d’intermédiaires, et
enfin, de dynamiser le développement économique des filières de bois locales en provenance de forêts
françaises.

Un tel taux réduit, permettrait aux consommateurs de s’orienter vers un matériau biosourcé peu
accessible d’un point de vue financier. Cette mesure aurait, par ailleurs, une action bénéfique sur
l’emploi et les filières locales.

Le coût pour l’État de cette mesure pourrait être fortement réduit, voire compensé, par de nouvelles
recettes fiscales générées par un surcroît d’activité.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.57

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Mission « Écologie, développement et mobilité durables »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Infrastructures et services de transports 0 0 0 0
Affaires maritimes 0 0 0 0
Paysages, eau et biodiversité 0 0 0 0
Expertise, économie sociale et solidaire, 0 0 0 0
information géographique et météorologie
Prévention des risques 0 0 0 0
Énergie, climat et après-mines 0 +50 000 000 0 +50 000 000
Service public de l’énergie 0 0 0 0
Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, 0 0 0 0
du développement et de la mobilité durables
Charge de la dette de SNCF Réseau reprise par 0 0 0 0
l’État (crédits évaluatifs)
Prime à la conversion dédiée à l’abandon d’une +50 000 000 0 +50 000 000 0
voiture au profit des mobilités propres ou
partagées (ligne nouvelle)
TOTAUX +50 000 000 +50 000 000 +50 000 000 +50 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Sur les 395 millions d’euros prévus pour le renforcement exceptionnel de la prime à la conversion, il
est proposé de réserver 50 millions d’euros à une prime à la conversion pour des personnes ne
rachetant pas de voiture, pour financer l’acquisition d’un vélo (y compris vélo électrique ou
vélo-cargo), un abonnement aux transports en commun ou encore un abonnement à un service
d’autopartage.
Suite amdt n° CRCE.57
-2-

50 millions d’euros sont pris au sein de l’action 03 « Aides à l’acquisition de véhicules propres » du
programme 174 « Energie, climat et après-mine » et injectés au sein du nouveau programme « Prime
à la conversion dédiée à l’abandon d’une voiture au profit des mobilités propres ou partagées ».
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.58

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

ÉTAT B

Mission « Écologie, développement et mobilité durables »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Infrastructures et services de transports +150 000 00 0 +150 000 00 0
0 0
Affaires maritimes 0 0 0 0
Paysages, eau et biodiversité 0 0 0 0
Expertise, économie sociale et solidaire, 0 0 0 0
information géographique et météorologie
Prévention des risques 0 0 0 0
Énergie, climat et après-mines -150 000 00 0 -150 000 00 0
0 0
Service public de l’énergie 0 0 0 0
Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, 0 0 0 0
du développement et de la mobilité durables
Charge de la dette de SNCF Réseau reprise par 0 0 0 0
l’État (crédits évaluatifs)
TOTAUX 0 0 0 0
SOLDE 0 0

Objet

Le présent amendement traduit dans le projet de loi de finances rectificative la proposition SD-A2.3
de la Convention Citoyenne pour le Climat : « Augmenter les montants du Fonds Vélo de 50 à 200
millions d’euros par an pour financer des pistes cyclables ».
Suite amdt n° CRCE.58
-2-

OBJET

Le présent amendement traduit dans le projet de loi de finances rectificative la proposition SD-A2.3
de la Convention Citoyenne pour le Climat : « Augmenter les montants du Fonds Vélo de 50 à 200
millions d’euros par an pour financer des pistes cyclables ».
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.59

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

ÉTAT B

Mission « Direction de l’action du Gouvernement »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisations Autorisations Crédits de Crédits de


d’engagemen d’engagemen paiement paiement
t suppl. t annulées suppl. annulés
ouvertes ouverts
Coordination du travail gouvernemental +2 600 000 0 +2 600 00 0
0
dont titre 2(ligne nouvelle) +2 600 000 0 +2 600 00 0
0
Protection des droits et libertés 0 +2 600 000 0 +2 600 000
dont titre 2(ligne nouvelle) 0 +2 600 000 0 +2 600 000
TOTAUX +2 600 000 +2 600 000 +2 600 00 +2 600 000
0
SOLDE 0 0

OBJET

Le présent amendement propose dans le contexte d’un indispensable renforcement des capacités
d’expertise du Haut Conseil pour le Climat, de doter l’action n° 11 « Stratégie et prospective » du
programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » de la mission « Direction de l’action du
Gouvernement » de 2 600 000 euros en AE et en CP afin de doter le Haut Conseil pour le Climat de 18
ETPT supplémentaires, venant s’ajouter aux 24 ETP actuel.

Le rôle du Haut Conseil pour le Climat doit être renforcé alors que le réchauffement climatique
s’accélère et que les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 placent l’État dans la
situation de devoir faire des choix stratégiques pour transformer le modèle de production et de
consommation dans la perspective d’atteindre la neutralité carbone.
Suite amdt n° CRCE.59
-2-

En raison des dispositions de l’article 40 de la Constitution, le présent amendement procède par une
minoration imputée au sein de la même mission sur le programme n° 308 (action 02).
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.60

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL AVANT L’ARTICLE 4

Avant l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Au 2/ du 3 de l’article 158 du code général des impôts, le taux : « 40% » est remplacé par le taux «
20% »

OBJET

Il est proposé par cet amendement de réduire, pour le calcul de l’impôt sur le revenu, le niveau de
l’abattement proportionnel sur le montant des dividendes perçus : de 40 à 20%.

Alors que la crise sanitaire a démontré la nécessité de faire participer l’ensemble des richesses au
redressement de l’économie.

Nous proposons par conséquent de repartir plus justement la richesse crée afin d’augmenter les
recettes publiques pour mener une véritable politique de relance qui prenne en considération les
emplois et l’écologie.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.61

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme ASSASSI, M. GONTARD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

ÉTAT B

Mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Prise en charge du dispositif exceptionnel de 0 0 0 0
chômage partiel à la suite de la crise sanitaire
Fonds de solidarité pour les entreprises à la suite 0 0 0 0
de la crise sanitaire
Renforcement exceptionnel des participations 0 +1 0 +1
financières de l’État dans le cadre de la crise 000 000 000 000 000 000
sanitaire
Compensation à la sécurité sociale des 0 0 0 0
allègements de prélèvements pour les entreprises
les plus touchées par la crise sanitaire (nouveau)
Fonds d’urgence pour soutenir SNCF Réseau +1 0 +1 0
(ligne nouvelle) 000 000 000 000 000 000
TOTAUX +1 +1 +1 +1
000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Cet amendement vise à créer un fonds d’urgence doté d’un milliard d’euros au profit de SNCF Réseau
afin de compenser les pertes de péages dues à la baisse massive du trafic ferroviaire du fait de la crise
sanitaire du COVID.

Afin de garantir la recevabilité financière et dans cet unique objectif, le présent amendement annule 1
milliard d’euros d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement sur l’action 01
Suite amdt n° CRCE.61
-2-

"Renforcement exceptionnel des participations financières de l’État dans le cadre de la crise sanitaire"
du programme n° 358 "Renforcement exceptionnel des participations financières de l’État dans le
cadre de la crise sanitaire". Il ouvre parallèlement 1 milliard en autorisation d’engagement et de
crédits de paiement sur l’action 01 "Fonds d’urgence pour soutenir SNCF Réseau " du nouveau
programme "Fonds d’urgence pour soutenir SNCF Réseau".

Cette péréquation du programme 358 vers la création d’un nouveau programme fait état d’une volonté
d’assurer le fléchage d’une partie de la mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire » vers ces
structures essentielles à la résilience des territoires.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.62

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Mission « Plan d’urgence face à la crise sanitaire »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Prise en charge du dispositif exceptionnel de 0 0 0 0
chômage partiel à la suite de la crise sanitaire
Fonds de solidarité pour les entreprises à la suite 0 0 0 0
de la crise sanitaire
Renforcement exceptionnel des participations 0 +200 000 00 0 +200 000 00
financières de l’État dans le cadre de la crise 0 0
sanitaire
Compensation à la sécurité sociale des 0 0 0 0
allègements de prélèvements pour les entreprises
les plus touchées par la crise sanitaire (nouveau)
Fonds national d’urgence d’aide à la quittance +200 000 00 0 +200 000 00 0
(ligne nouvelle) 0 0
TOTAUX +200 000 00 +200 000 00 +200 000 00 +200 000 00
0 0 0 0
SOLDE 0 0

OBJET

Cet amendement vise à créer, conformément aux préconisations de la fondation Abbé Pierre et
d’autres association au sein du pacte du « pouvoir vivre » un fonds national d’urgence d’aide à la
quittance doté de 200 millions d’euros.

Pour les millions de personnes qui connaissent et vont connaître des difficultés financières
grandissantes, le loyer et les charges seront de plus en plus durs à payer. Il faut donc agir vite pour
Suite amdt n° CRCE.62
-2-

éviter que ces premières difficultés deviennent des dettes de loyer et de charges, puis des procédures
d’expulsion et dans quelques mois des expulsions.

Dans un contexte où les expulsions battent déjà, année après année, des records historiques, ce sont
des milliers de ménages qui risquent de sombrer dans la spirale de l’exclusion et de nombreux
bailleurs privés ou sociaux qui risquent de subir d’importants impayés.

Il faut donc créer rapidement une aide ciblée, en plus du rehaussement des APL, sur les locataires en
difficulté fragilisés par la crise dans le parc privé et public. Ce fonds national d’aide à la quittance doté
d’au moins 200 millions d’euros d’aides de l’Etat viendrait ainsi abonder les Fonds de Solidarité
Logement (FSL) gérés par les Départements.

Acteurs habituels de l’aide aux locataires, les Fonds de Solidarité Logement (FSL) pourraient ainsi,
avec le relais des bailleurs sociaux, se charger de l’instruction des demandes d’aides ponctuelles liées
à la crise. Cela imposerait de mettre en place une procédure accélérée, simplifiée, largement
accessible et harmonisée sur le territoire national et qui fasse l’objet d’une importante communication
pour garantir que les personnes peu accoutumées aux services sociaux puissent en avoir connaissance.

Afin d’assurer la recevabilité de cet amendement. Il est proposé d’annuler 200 millions d’euros
d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement sur l’action 01 "Renforcement exceptionnel
des participations financières de l’État dans le cadre de la crise sanitaire" du programme n° 358
"Renforcement exceptionnel des participations financières de l’État dans le cadre de la crise sanitaire"
et parallèlement d’ouvrir 200 millions d’euros d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement
sur l’action 01 "Fonds national d’urgence d’aide à la quittance" du nouveau programme "Fonds
national d’urgence d’aide à la quittance".
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.63

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Mission « Cohésion des territoires »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Hébergement, parcours vers le logement et 0 + 300 000 0 + 300 000
insertion des personnes vulnérables 000 000
Aide à l’accès au logement +300 000 0 + 300 000 0
000 000
Urbanisme, territoires et amélioration de 0 0 0 0
l’habitat
Impulsion et coordination de la politique 0 0 0 0
d’aménagement du territoire
Interventions territoriales de l’État 0 0 0 0
Politique de la ville 0 0 0 0
TOTAUX + 300 000 + 300 000 + 300 000 + 300 000
000 000 000 000

OBJET

Les auteurs de cet amendement souhaitent que soit augmenté le budget des APL conformément au
vote de la proposition de loi du groupe CRCE par le sénat le 4 juin dernier qui supprime le mois de
carence et qui revient sur la désindexation des APL.

L’impact estimé de l’application de ces mesures est de 260 millions en année pleine pour la
suppression du mois de carence et de 171 millions pour la ré-indexation des APL. Nous proposons
donc de renforcer le budget « aides à l’accès au logement » à hauteur de 300 millions permettant de
couvrir ces dépenses jusqu’à la fin de l’année civile.

En application des règles de recevabilité des amendements au regard de la loi organique n° 2001-692
du 1er août 2001 relative aux lois de finances, il est proposé de compenser l’augmentation des crédits
Suite amdt n° CRCE.63
-2-

concernant l’action 01 du programme 109 « Aide à l’accès au logement » par une diminution des
crédits de l’action 12 du programme 177 « Hébergement, parcours vers le logement et insertion des
personnes vulnérables ».
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.64

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

ÉTAT B

Mission « Cohésion des territoires »

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)

Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de


s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Hébergement, parcours vers le logement et 0 0 0 0
insertion des personnes vulnérables
Aide à l’accès au logement +50 000 000 0 +50 000 000 0
Urbanisme, territoires et amélioration de 0 +50 000 000 0 +50 000 000
l’habitat
Impulsion et coordination de la politique 0 0 0 0
d’aménagement du territoire
Interventions territoriales de l’État 0 0 0 0
Politique de la ville 0 0 0 0
TOTAUX +50 000 000 +50 000 000 +50 000 000 +50 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Le présent amendement vise à majorer les crédits alloués à l’action 1 du programme 109 dédié aux
aides à l’accès au logement de 50 millions d’euros afin d’abonder plus fortement le fond
d’indemnisation des bailleurs en cas de refus d’accorder le concours de la force publique.

Il semblerait incohérent d’expulser, dès début juillet, des personnes qui sont actuellement en fin de
procédure et n’ont aucune solution de relogement, alors que toutes les structures d’hébergement sont
engorgées, que la situation sanitaire ne s’est pas encore stabilisée et que la crise économique frappe
déjà durement ces ménages. Il faut donc avoir le courage de décider de prolonger la trêve hivernale au
moins jusqu’au 31 octobre 2020.
Suite amdt n° CRCE.64
-2-

En vue d’assurer la recevabilité financière de cet amendement, les crédits de l’action 4 du programme
135 sont diminués d’autant. Cependant, il est souhaitable que dans l’optique de l’adoption de cet
amendement, le Gouvernement lève le gage afin de ne pas pénaliser le programme 135.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.65

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI, GAY et GONTARD, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 19

I. Alinéa 1, première phrase

Rédiger comme suit cette phrase :

"Pour les entreprises qui sont soumises à l’obligation de déclaration de performance extrafinancière
prévue à l’article L. 225-102-1 du code de commerce, les soutiens financiers accordés par l’État
effectués à compter de la publication de la présente loi sont subordonnés à la souscription par lesdites
entreprises d’engagements en matière de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. "

II. alinéa 2, rédiger comme suit cet alinéa

"Pour les grandes entreprises telles que définies à l’article 3 du décret n° 2008-1354 du 18 décembre
2008 relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d’appartenance d’une entreprise pour
les besoins de l’analyse statistique et économique qui recevraient des aides et dont plus de la moitié du
bilan carbone serait lié à l’utilisation directe ou indirecte d’énergie fossile, les aides sont
conditionnées à une baisse minimale des émissions de gaz à effet de serre de 7,6 % pour l’exercice
2021, en référence au dernier « gap report » de l’Organisation des nations unies, qui actualise les
efforts de réduction à fournir pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris. Le Haut Conseil pour le
climat définit, en fonction du secteur d’activité, les efforts à fournir au-delà de ce seuil, à horizon
2030, pour atteindre les objectifs fixés par le plafond national des émissions de gaz à effet de serre tel
que défini par les décrets pris en application de l’article L. 222-1 A du code de l’environnement, en
cohérence avec l’objectif global de garantir une hausse maximale de 1,5° C."

OBJET

Les auteurs de cet amendement souhaitent renforcer les contreparties prévues par le présent article
concernant le soutien public aux entreprises et les contreparties environnementales.

En effet, l’article tel que voté à l’Assemblée nationale ne semble pas satisfaisant dans la mesure où il
ne concerne que les entreprises qui réalisent plus de 500 millions de chiffre d’affaire et seulement
lorsque l’Etat est rentré au capital.

Les auteurs de cet amendement proposent donc d’élargir le champ des entreprises concernées à
l’ensemble de celles soumises à une obligation de déclaration de performance extra financière. Par
ailleurs, ils estiment que l’ensemble des aides d’Etat et pas seulement la participation directe via
l’agence de participation de l’Etat doivent faire l’objet de contre-parties environnementales réelles.
Suite amdt n° CRCE.65
-2-

Enfin, concernant la réalité de ces contreparties, ils préconisent des engagements chiffrés plutôt
qu’une simple cohérence avec les budgets carbone sectoriels.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.66

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. BOCQUET, SAVOLDELLI, GAY et GONTARD et Mme ASSASSI
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« 1°) le c du 1 de l’article 265 bis du code des douanes est supprimé

2°) le e du 1 de l’article 265 bis du code des douanes est supprimé"

OBJET

Le régime fiscal applicable aux activités de navigation maritime et au transport de marchandises sur
ces voies questionne la pertinence de la politique environnementale française.

Responsable d’une pollution dont l’impact environnemental est supérieur à celui de l’automobile, le
transport maritime demeure toutefois bénéficiaire d’une exonération de TICPE. Alors que
l’acheminement de marchandises se fait essentiellement au moyen du fret maritime, les émissions
d’oxyde de soufre qu’il génère et leurs lourdes conséquences sanitaires et écologiques ne peuvent que
contraster avec la faiblesse des réglementations sur ces carburants.

Afin de rétablir une cohérence dans le traitement de l’urgence environnementale par la France, le
présent amendement propose que le fret maritime participe à hauteur de son impact sur les
écosystèmes à l’effort fiscal français en faveur de la transition écologique. En ce sens, il est estimé
nécessaire que ce secteur soit concerné par les prélèvements de TICPE.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.67

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 1ER

Après l’article 1er

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. - Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° L’alinéa 1 de l’article 278-0 bis est ainsi modifié :

Les mots : « taux réduit de 5,5% »

Sont remplacés par les mots : « taux réduit de 0% »

II – Après le B du I de la section V du chapitre premier du titre II de la première partie du livre premier


du code général des impôts, il est inséré une division ainsi rédigée :

« B ...

« Taux supérieur

« Art. 279-.... – Le taux supérieur de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 33,33 % en ce qui
concerne :

« a) Les prestations hôtelières de luxe ;

« b) L’argenterie et la vaisselle de luxe ;

« c) Les jets privés et automobiles de luxe ;

« d) Les cosmétiques et parfums de luxe ;

« e) Les vêtements et maroquinerie de luxe ;

« f) Les chaussures de luxe ;


Suite amdt n° CRCE.67
-2-

« g) Les spiritueux et alcools de luxe. »

II- La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par l’augmentation
du taux prévu par le taux supérieur de la taxe sur la valeur ajoutée

III. - Le 1° du I intervient à compter de la publication du projet de loi de finances rectificative jusqu’à


la fin des dispositifs mis en œuvre dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire au 31 décembre 2020.

IV. – Toutefois, il ne s’applique pas aux encaissements pour lesquels la taxe sur la valeur ajoutée est
exigible avant cette date.

OBJET

Cet amendement « Robin des bois » vise à faire payer les produits de luxe pour compenser
l’exonération de taxe sur la valeur ajoutée des produits de première nécessité.

Ainsi, par ce mécanisme, la consommation des produits de luxe compensera les pertes de recettes
entrainées par l’exonération de taxe sur la valeur ajoutée des produits de première nécessité comme
les produits alimentaires, les abonnements au gaz et à l’électricité, ainsi que des réseaux de fournitures
d’énergie, les équipements et services à destination des personnes handicapées, les repas fournis dans
les cantines scolaires etc.

Alors que les familles ont subi les baisses des salaires et l’augmentation des prix, cet amendement vise
à rétablir du pouvoir d’achat en exonérant la taxe sur la valeur ajoutée des produits de première
nécessité.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.68

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le 1 du I de l’article 223 sexies du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Au début du deuxième alinéa, le taux : « 3 % » est remplacé par le taux : « 8 % » ;

2° Au début du troisième alinéa, le taux : « 4 % » est remplacé par le taux : « 10 % ».

OBJET

Le présent amendement propose de revaloriser les taux de contribution additionnelle sur les hauts
revenus supérieurs à 250 000 euros de 3% à 8 % et sur les hauts revenus supérieurs à 500 000 euros de
4% à 10 %.

Il convient en effet, alors que la France va entrer en récession du fait des impacts économiques et
sociaux de la crise sanitaire actuelle, que les titulaires des plus hauts revenus participent activement à
l’effort de solidarité nationale.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.69

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes COHEN, APOURCEAU-POLY, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 4

Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. Les articles 199 ter B, 220 B et 244 quater B du code général des impôts sont abrogés.

II. Avant le titre Ier du livre Ier de la cinquième partie du code de la santé publique, il est
inséré un titre préliminaire ainsi rédigé :

« Titre préliminaire : Pôle public du médicament et des dispositifs médicaux

I. – A compter du 1er janvier 2022, il est institué un établissement public de l’État dénommé Pôle
public du médicament et des dispositifs médicaux contribuant à la mise en œuvre d’une politique
publique du médicament et des dispositifs médicaux au service des besoins en santé de la population.
Cet établissement est placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé et concourt à la politique de
santé publique. Cet établissement coordonne les établissements de l’État qui agissent dans le
périmètre de ses missions et prérogatives.

Le Pôle public du médicament et des dispositifs médicaux a pour missions :

1° De contribuer à la recherche médicale et pharmaceutique au service des patients et des


établissements de santé ;

2° D’évaluer les bénéfices et les risques liés à l’utilisation des produits à finalité sanitaire destinés à
l’homme ;

3° D’assurer une information publique transparente sur les médicaments, les dispositifs médicaux et
leurs effets ;

4° D’assurer la continuité de la production de médicaments essentiels pour lesquels il existe des


tensions d’approvisionnement ;

5° Le cas échéant, d’approvisionner, de stocker et de distribuer des médicaments sur le territoire


national.
Suite amdt n° CRCE.69
-2-

II. – Les ressources du Pôle public du médicament et des dispositifs médicaux sont constituées de
concours financiers de l’État et de la Sécurité sociale.

III. – Le Pôle public du médicament et de dispositifs médicaux est administré par un conseil
d’administration et dirigé par un directeur général.

Le conseil d’administration comprend, outre son président, vingt membres répartis en cinq collèges :

- un collège des partenaires sociaux ;

- un collège des professionnels de santé ;

- un collège des usagers ;

- un collège des représentants de l’Assurance maladie ;

- un collège des élus.

Le conseil d’administration délibère sur les orientations stratégiques pluriannuelles, le bilan d’activité
annuel, le programme d’investissement, le budget et les comptes, les subventions éventuellement
attribuées par le Pôle public, l’acceptation et le refus de dons et legs.

Un décret en Conseil d’État fixe les modalités de l’administration et de la direction de l’établissement


public. Ce décret détermine, également, les compétences et la composition du conseil
d’administration.

III. Après l’article L. 5121-33 du code de la santé publique, il est inséré un article L.
5121-33-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 5121-33-1. - Un programme public de production et de distribution des médicaments


essentiels concernés par des arrêts de commercialisation ou des tensions d’approvisionnement est
élaboré chaque année sous la responsabilité du ministre en charge de la santé. Sur la base d’une
stratégie annuelle élaborée de manière concertée, ce programme prévoit un plan d’actions pour
garantir la fabrication et l’approvisionnement sur le territoire national de médicaments essentiels
concernés par un arrêt de commercialisation ou pour lesquels une rupture ou un risque de rupture de
stock est mis en évidence ou a été déclaré à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des
produits de santé.

« La mise en œuvre de ce programme public fait l’objet d’un suivi annuel et d’une évaluation
pluriannuelle, dont les résultats sont rendus publics. »

IV. – Le I s’applique à compter de la promulgation de la présente loi.

OBJET

Cet amendement propose de supprimer le crédit impôt recherche dont le coût pour les recettes de
l’Etat était de 6,2 milliards d’euros en 2019 et d’utiliser ces recettes pour financer un Pôle public du
médicament et des produits médicaux.

La violence de la crise sanitaire a démontré la nécessité de doter l’Etat d’outils efficaces pour garantir
la production de produits médicaux, leur distribution, et leur gestion publique, démocratique et
transparente.
Suite amdt n° CRCE.69
-3-

Il s’agit d’un impératif sanitaire, démocratique, et de garantie de notre souveraineté.

Tel est le sens de notre amendement.


PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.70

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 4

Avant l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Les personnes mentionnées aux 1° à 6° du B du I de l’article L. 612-2 du code monétaire et


financier qui, au jour de la promulgation de la présente loi, exploitent une entreprise en France au sens
du I de l’article 209 du code général des impôts, acquittent une taxe exceptionnelle sur la réserve de
capitalisation.

II. – Cette taxe est assise sur le montant, à l’ouverture de leur exercice en cours au jour de la
promulgation de la présente loi, de la réserve de capitalisation que les personnes mentionnées au
premier alinéa ont constituée en application des dispositions législatives et réglementaires du code des
assurances, du code de la mutualité́ ou du code de la sécurité́ sociale qui les régissent.

III. – Le taux de la taxe est de 10 %. Le montant de la taxe est plafonné à 5 % des fonds propres, y
compris la réserve de capitalisation, des personnes mentionnées au premier alinéa à l’ouverture de
leur exercice en cours au jour de la promulgation de la présente loi.

IV. – La taxe n’est pas admise en déduction du résultat imposable à l’impôt sur les sociétés.

V. – La taxe est exigible à la clôture de l’exercice en cours au jour de la promulgation de la présente


loi. Elle est déclarée et liquidée dans les quatre mois de son exigibilité́ sur une déclaration dont le
modèle est fixé par l’administration.

VI. – La taxe est recouvrée et contrôlée selon les procédures et sous les mêmes sanctions, garanties et
privilèges que la taxe sur la valeur ajoutée. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon
les règles applicables à cette même taxe.

OBJET

Nous proposons avec cet amendement, afin d’éviter la faillite de nombreuses TPE/ PME, que les
assurances soient mises à contribution par la mise en place d’une taxe exceptionnelle sur leur réserve
de capitalisation destinée à abonder le fonds de solidarité.

Une telle contribution, dont le montant peut être estimé à environ 2 milliards d’euros, avait déjà̀ été
mise en place en 2011.
Suite amdt n° CRCE.70
-2-

Il s’agit avec cet amendement, compte tenu de l’état d’urgence économique et sanitaire actuel, de la
réactiver.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.71

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 12

Après l’article 12

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Modifier ainsi l’article 11 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à
l’épidémie de covid-19 :

Compléter l’alinéa 3, par la phrase suivante :

« Sont exclues du bénéfice des garanties publiques de crédit, les entreprises qui, durant la période de
l’état d’urgence sanitaire prévu auront licencié des salariés. »

OBJET

Par cet amendement, nous souhaitons exclure les entreprises, ayant licencié durant la crise du
coronavirus, du bénéfice de la garantie de crédit assurée par l’État.

Alors que l’Etat augmente son soutien financier aux entreprises, il apparait indispensable de prendre
les dispositions pour éviter les abus alors même que des efforts sont demandés aux salarié·es au
mépris de leur santé et du respect de leur sécurité.

Les entreprises bénéficient des aides publiques par la prise en charge du chômage partiel de 9,6
millions de travailleuses et de travailleurs, ainsi que des garanties publiques de crédit.

Dès lors, les licenciements ne peuvent se justifier dans cette période. Pour cette raison, nous
demandons que soient exclues, du dispositif de garantie, les entreprises ayant licencié des salarié·es
durant la période d’état d’urgence sanitaire.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.72

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 17 SEPTIES

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 17 septies adopté par l’Assemblée nationale vise à abroger à compter du 1er juillet 2020 la
taxe forfaitaire sur les contrats à durée déterminée dits d’usage.

Pour inciter les entreprises à proposer des CDI ou des CDD plus longs, la loi de finances pour 2020
avait instauré une taxe forfaitaire de 10 € sur les contrats à durée déterminée dits « d’usage » conclus
à partir du 1er janvier 2020. Le gouvernement a décidé de revenir sur cette taxation symbolique qui
avait néanmoins le mérite de rappeler l’importance des contrats de longue durée.

Les conséquences économiques de la crise sanitaire du Covid-19 et l’augmentation du nombre de


chômeur.ses justifieraient selon le gouvernement de favoriser les CDDU.

Pour notre part, nous considérons que la précarité n’est pas une alternative au chômage, seuls la
formation et les emplois en CDI permettront de relancer le pays.

Tel est le sens de notre amendement.


PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.73

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET et Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN et GRÉAUME
_________________

ARTICLE 18

Alinéa 8

insérer les alinéas suivant :

I. « Les exonérations prévues à l’alinéa premier sont intégralement compensées par l’Etat
conformément à l’article L. 131-7 du code de la sécurité sociale ».

II. « La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

OBJET

Par cet amendement nous voulons garantir la compensation intégrale des exonérations de cotisations
sociales décidées par le gouvernement.

Alors que les exonérations et allègements de cotisations sociales ont été estimés à près de 90 milliards
d’euros par la Cour des comptes en 2019, ces exonérations supplémentaires doivent être
intégralement compensées par l’Etat afin de garantir l’équilibre budgétaire de la Sécurité sociale.

En 2019, les mesures en faveur des « gilets jaunes » n’ont pas été compensées au budget de la Sécurité
sociale pour un montant de 3,2 milliards d’euros et en 2020 pour un montant de 2,1 milliards d’euros.
Ce sont donc 5 milliards d’euros en deux ans qui n’ont pas été pris en charge par l’Etat et réduits
d’autant les capacités de financement de la Sécurité sociale.

Cet amendement vise donc à préserver l’autonomie financière de la Sécurité sociale en garantissant la
compensation intégrale des exonérations de cotisations sociales par l’Etat.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.74

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY, Mmes CUKIERMAN, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 4

Après l’article 4

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

À la fin du premier alinéa du 1 du I de l’article 117 quater du code général des impôts, le taux : « 12,8
% » est remplacé par le taux : « 16,8 % »

OBJET

Cet amendement s’inspire d’une des proportions de la convention citoyenne pour le climat que le
groupe communiste a défendu à plusieurs reprises. Il vise à instaurer une taxe de 4 % sur les
dividendes distribués par les entreprises afin de pouvoir accompagner et financer leur transition
écologique.

Le rapport Oxfam de Juin 2020 a mis en évidence une distorsion du partage de la richesse et une
hausse significative de la part des dividendes dans la distribution des bénéfices.

Aujourd’hui, la croissance du pouvoir de décision des actionnaires amène les entreprises à privilégier
des politiques de court-terme qui rendent impossible la transition écologique des entreprises qui
demande une panification de long terme. L’instauration d’une taxe sur les dividendes, qui seraient
redistribuée ensuite aux entreprises qui investissent dans la transition écologique des outils de
productions permettrait ainsi d’utiliser plus efficacement les bénéfices dégagés par les entreprises.
C’est l’objet de cet amendement.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.75

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes COHEN, APOURCEAU-POLY, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 18

Alinéa 8

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« 3° A l’exclusion des entreprises qui n’ont pas conclu d’accord relatif à l’égalité professionnelle dans
le cadre des obligations définies aux articles L. 2242-5 et L. 2242-8 du code du travail dans les
conditions prévues aux articles L. 2242-1 à L. 2242-4 du même code ou qu’il n’a pas établi le plan
d’action mentionné à l’article L. 2323-47 dudit code. »

OBJET

La crise sanitaire de la COVID 19 a aggravé les inégalités entre les femmes et les hommes tant
concernant leur niveau de vie qui a baissé, que de la surcharge du travail domestique qui leur incombe
majoritairement.

Nous pensons donc qu’il est de la responsabilité des entreprises de faire reculer les inégalités
salariales qui perdurent et constituent une atteinte aux droits des femmes.

Opposés aux exonérations de cotisations sociales qui n’apportent pas la démonstration économique et
sociale de leur utilité, et qui dégradent les recettes de la Sécurité sociale, nous estimons a minima que
les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’égalité salariale ne puissent en
bénéficier.

Alors que le coût pour l’Etat de la compensation des exonérations de cotisations sociales est estimé à
3 milliards d’euros, cet engagement financier doit être conditionné au respect de l’égalité salariale.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.76

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 18

Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« Les unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale assurent le contrôle du versement de
l’indemnisation au titre du placement en position d’activité partielle de salariés mentionné à l’article 2
du décret n° 2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité partielle. »

OBJET

Depuis le 1er mars, plus d’un million d’entreprises fragilisées par la crise sanitaire ont déposé une
demande d’activité partielle.

Le gouvernement a entamé une campagne de contrôles visant à détecter les éventuelles fraudes en
chargeant les directions régionales des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail
et de l’emploi d’étudier le bien-fondé de milliers de demandes d’entreprises afin de repérer des
anomalies potentielles.

Ce contrôle indispensable doit s’accompagner selon nous d’un contrôle parallèle des URSSAF qui
effectuent la collecte des cotisations sociales et par conséquent disposent des informations des
entreprises ayant mis leurs salariés en chômage partiel.

Alors que le coût de l’activité partielle est estimé à 32 milliards d’euros en 2020, il est normal
d’effectuer un contrôle des aides attribuées.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.77

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY, Mmes CUKIERMAN, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 4 NONIES

Supprimer cet article.

OBJET

Cet article introduit par voie d’amendement à l’Assemblée Nationale vise à exonérer de droits de
mutation à titre gratuit les dons de sommes d’argent consentis en pleine-propriété au profit d’un
proche entre le 1 juillet 2020 et le 30 juin 2021, pour servir le développement d’une entreprise, dans la
limite d’un plafond de 100 000 euros. Or cette énième défiscalisation n’est assez encadrée et ces
conséquences sur les finances publiques pas assez étayées. D’autant qu’il existe déjà un abattement de
100 000 euros par enfant, en ligne directe.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.78

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 18

Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« Le versement de l’indemnisation au titre du placement en position d’activité partielle de salariés


mentionnée à l’article 2 du décret n° 2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité partielle est
subordonné à la consultation du fichier national des comptes bancaires et au contrôle du greffe du
tribunal de commerce. »

OBJET

Le parquet de Paris enquête sur des fraudes « massives » au chômage partiel suites à des fausses
demandes d’indemnisation en usurpant la raison sociale et le numéro d’identification SIRET
d’entreprises existantes.

Plus de 1 740 opérations frauduleuses ont été identifiées sur tout le territoire national au nom de 1 069
sociétés demandant des versements de fonds sur plus de 170 comptes bancaires.

La ministre du travail ayant annoncé « être intraitable avec ceux qui le détournent » à propos du
chômage partiel, nous proposons au gouvernement de se doter d’outils de contrôles renforcés comme
celui de la consultation du fichier national des comptes bancaires et des greffes du tribunal du
commerce.

Ces contrôles permettront d’éviter les fraudes et ainsi d’attribuer les aides aux entreprises ayant
véritablement été contraintes de placer leurs salariés en chômage partiel.

Tel est le sens de notre amendement.


PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.79

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY, Mmes CUKIERMAN, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 17

Après l’article 17

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines
catégories de commerçants et artisans âgés est complété par un alinéa ainsi rédigé :«

Le présent article s’applique aux nouveaux entrepôts de stockage destinés aux opérateurs de
commerce en ligne, dont le permis de construire a été délivré après le 1er janvier 2020. »

OBJET

Le présent amendement vise à soumettre à la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) les
nouveaux entrepôts logistiques destinés aux opérateurs du commerce en ligne. La non-taxation de ces
entrepôts contribue non seulement à instaurer une concurrence déloyale envers la distribution
physique traditionnelle mais contrarie les objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols du Plan
Biodiversité de juillet 2018..
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.80

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY et Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN
_________________

ARTICLE 18

Alinéa 4

I. - À l’alinéa 4, après le mot :

«tourisme, »,

insérer les mots :

« de l’agriculture, ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence

par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

OBJET

La filière laitière a subi de plein fouet la crise de la Covid-19. Un très grand nombre de producteurs
ont observé une chute de leurs débouchées au moment même du pic de production laitière. Une
opération de réduction volontaire de la collecte de lait, proposée et indemnisée par le Centre national
interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) à hauteur de 10 millions d’euros, financé par les
professionnels, a dû être lancée afin d’éviter la saturation de l’outil de transformation et la
dépréciation du prix du lait. La constitution de stocks de lait écrémé en poudre et de beurre risque
néanmoins de faire baisser les cours durablement. Au sein de la filière laitière, les productions sous
signe de qualité et d’origine (SIQO), en particulier ceux bénéficiant d’une appellation d’origine
protégée (AOP) ou d’une indication géographique protégée (IGP), peu distribués dans la grande
distribution hors rayons à la coupe, ont accusé de très importantes pertes de débouchés et ont dû
procéder à la destruction de produits.

Face à cette crise sans précédent, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a rappelé sa


volonté de soutenir les fromages sous signes de qualité, en annonçant que la filière laitière sera
éligible, dans ce nouveau PLFR aux exonérations de cotisations. Bien qu’insuffisantes pour
compenser les besoins réels des acteurs - la perte de rémunération des producteurs est évaluée
aujourd’hui à 17 millions d’euros - cette annonce de compensation était attendue par la filière.

L’article 18 du PLFR n’intègre pas dans sa rédaction actuelle les producteurs de laits et de fromages
sous signes de qualité (et spécifiquement les fromages AOP-IGP, fromages fermiers et fromages de
Suite amdt n° CRCE.80
-2-

pays) et plus généralement les agriculteurs, au rang des publics éligibles aux exonérations. Nous
proposons de leur apporter ce soutien financier dans une crise d’une ampleur inédite.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.81

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY et Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 19

Après l’article 19

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. - Les entreprises dont le chiffre d’affaire consolidé dépasse 40 millions d’euros et qui déclarent des
bénéfices dans un pays pratiquant un taux d’imposition sur les sociétés inférieur à 20 % ne sont pas
éligibles au soutien financier de l’État, sous la forme de prêts garantis par l’État, comme mentionnés à
l’alinéa I de l’article 6 de la loi n° 2020-289 du 23 mars 2020 de finances rectificative pour 2020, du
dispositif de chômage partiel tel que prévu par le décret 2020-325 du 25 mars 2020, ou de reports de
charges fiscales ou sociales. Toutefois, les entreprises pourront être éligibles si elles prouvent la
substance économique de leur activité dans les pays concernés.

II. - La substance économique de l’activité pourra être prouvé par un test de substance économique
dont les critères seront fixés par décret.

OBJET

Cet amendement propose de ne pas délivrer d’aides publiques aux entreprises déclarant des bénéfices
dans les pays ayant des pratiques fiscales déloyales, notamment en termes d’impôt sur les sociétés.
Une telle activité pourrait en effet s’apparenter à des pratiques d’optimisation fiscales mis en place via
des transferts artificiels de bénéfices.

La simple circulaire, qui recommande de ne pas délivrer d’aides de trésorerie aux entreprises ayant
une filiale dans un des pays de la liste française des paradis fiscaux, n’est pas à la hauteur.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.82

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme CUKIERMAN, M. GAY et Mme LIENEMANN
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :


(en euros)
Programmes Autorisation Autorisation Crédits de Crédits de
s s paiement paiement
d’engageme d’engageme suppl. annulés
nt suppl. nt annulées ouverts
ouvertes
Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de 0 +1 721 000 0 +1 721 000
l’agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de 000 000
l’aquaculture
Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation 0 0 0 0
Conduite et pilotage des politiques de 0 0 0 0
l’agriculture
Lutte contre la précarité alimentaire (ligne +1 721 000 0 +1 721 000 0
nouvelle) 000 000
TOTAUX +1 721 000 +1 721 000 +1 721 000 +1 721 000
000 000 000 000
SOLDE 0 0

OBJET

Près de 20 % des agriculteurs français ont déclaré un revenu nul, voire un déficit de leur exploitation
en 2017, selon un rapport de l’INSEE.

Plus de 20 % d’entre eux vivent actuellement sous le seuil de pauvreté.

Sur 1 € de valeur alimentaire, 7,5 centimes seulement reviennent au producteur (hors subventions
publiques).

Un agriculteur se suicide tous les jours.

La crise du covid-19 n’a fait qu’aggraver cette situation, avec un recours accru aux pratiques
commerciales déloyales dans le contexte de la pandémie. Les agriculteurs constatent notamment une
pression à la baisse sur les prix payés aux producteurs, alors que les prix augmentent pour le
Suite amdt n° CRCE.82
-2-

consommateur. Ainsi, les files d’attente de l’aide alimentaire s’allongent. En Seine-Saint-Denis, des
dizaines de milliers de personnes rencontrent des difficultés pour se nourrir.

L’association Que Choisir a constaté une augmentation des prix des produits de première nécessité de
2,50 %. Dans le détail, elle est de +5 % pour les pâtes, +4 % pour le lait (+4 %), +2 % pour le riz et les
œufs (+ 2 %). De manière générale, en zone euro, les prix alimentaires s’envolent (+ 3,6 %), en
particulier pour les produits frais qui flambent à + 7,7 %. Or, pour beaucoup, ces hausses peuvent
s’avérer dramatiques, dans un contexte de baisse des revenus des plus précaires.

Face à cette situation, l’aide alimentaire prévue par le Gouvernement est dérisoire. Le 23 avril 2020, la
secrétaire d’État chargée de la lutte contre la pauvreté, Christelle Dubos, a annoncé le déblocage d’une
enveloppe de 39 millions d’euros pour l’aide alimentaire des foyers les plus modestes, dont, 14
millions d’euros sous forme de « chèques d’urgence alimentaire », d’un montant de 105 euros pour
100 000 foyers. Une aide dérisoire alors que 10 millions de français vivent désormais sous le seuil de
pauvreté.

Pour parer l’urgence sociale, des chèques d’urgence alimentaire doivent être délivrés à tous les foyers
en difficulté, ce qui implique d’augmenter considérablement les fonds alloués et de pérenniser le
dispositif. Si le Gouvernement est capable de signer des chèques en blanc de plusieurs milliards pour
venir en aide aux grandes entreprises sans contrepartie environnementale ou sociale, pourquoi ne le
pourrait-il pas pour les plus pauvres ? Par ailleurs, les prix doivent être encadrés et une véritable
refonte du modèle agricole doit être engagée : relocalisation des productions, circuits courts, prix
planchers, sortie planifiée des pesticides (qui sont aussi un coût et dont les agriculteurs sont
dépendants)…

C’est ce que nous proposons par cet amendement, qui reprend notre proposition de loi du 12 mai pour
parer à la crise alimentaire et agricole.

Nous proposons pour cela de créer au sein de la mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires
rurales » un nouveau programme « lutte contre la précarité alimentaire », abondé des crédits du
programme 149 « compétitivité et durabilité de l’agriculture » à hauteur de 1,7 milliards d’euros en
autorisations d’engagement et en crédits de paiement, répartis de la manière suivante :

- 217 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action 21 -


Adaptation des filières à l’évolution des marchés

- 5 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


22 – Gestion des crises et des aléas de la production agricole.

- 127 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


23 – Appui au renouvellement et à la modernisation des exploitations agricoles.

- 469 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


24 – Gestion équilibrée et durable des territoires.

- 117 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


25 – Protection sociale.
Suite amdt n° CRCE.82
-3-

- 242 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


26 – Gestion durable de la forêt et développement de la filière bois.

- 494 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


27 – Moyens de mise en oeuvre des politiques publiques et gestion des interventions.

- 50 millions d’euros en autorisations d’engagement et de crédits de paiement issus de l’action


28 – Pêche et aquaculture.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.83

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY et Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 16

Après l’article 16

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article 1 de la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire et complétant
ses dispositions est complété par un IV ainsi rédigé :

« IV. – Les entreprises redevables de l’impôt sur les sociétés prévu à l’article 205 du code général des
impôts ayant, durant la période d’état d’urgence sanitaire, versé des dividendes ou réalisé un bénéfice
supérieur de plus de 20 % aux bénéfices réalisés sur la même période de l’exercice 2019, sont
assujetties à une contribution exceptionnelle égale à 30 % de l’impôt sur les sociétés dû pour l’année
2020, déterminé avant imputation des réductions et crédits d’impôt et des créances fiscales de toute
nature. Pour les redevables qui sont placés sous le régime prévu à l’article 223 A ou à l’article 223 A
bis du code général des impôts, la contribution exceptionnelle est due par la société mère. Un décret
détermine la liste des entreprises concernées et précise les modalités de recouvrement de cette
contribution. »

OBJET

Cet amendement propose la mise en place d’une contribution exceptionnelle qui s’appliquerait à
hauteur de 30 % de l’impôt sur les sociétés dû pour l’année 2020 dès lors que la société ou la maison
mère concernée aurait réalisé, durant la période d’état d’urgence, un bénéfice supérieur de plus de
20 % aux bénéfices réalisés sur la même période de l’exercice 2020, ainsi qu’aux entreprises ayant
versé des dividendes. Un décret doit déterminer la liste des entreprises concernées et préciser les
modalités de recouvrement de cette contribution.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.84

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY, Mmes CUKIERMAN, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 18

Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. Les entreprises ne peuvent bénéficier d’un soutien financier de l’Etat, sous la forme de prêts
garantis par l’Etat, comme mentionnés à l’alinéa I de l’article 6 de la loi n° 2020-289 du 23 mars 2020
de finances rectificative pour 2020, du dispositif de chômage partiel tel que prévu par le décret
2020-325 du 25 mars 2020, de reports de charges fiscales ou sociales, ou de soutien en fonds propres,
quasi fonds propres ou titres de créances aux grandes entreprises telles qu’elles sont définies par
l’article 3 du décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 relatif aux critères permettant de déterminer
la catégorie d’appartenance d’une entreprise pour les besoins de l’analyse statistique et économique,
via le programme 731 « Opérations en capital intéressant les participations financières de l’État » du
compte d’affectation spéciale « Participations financières de l’État », qu’à la condition qu’elles ne
versent pas de dividendes durant et après la période de l’état d’urgence sanitaire prévu par la loi n°
2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19, jusqu’au 31 décembre
2021.,

II. La liste des entreprises concernées par cet article recevant des aides établies au I du présent article
est rendue publique au plus tard au 1er septembre 2020.

III. En cas de non-respect des obligations prévues par le présent article, une sanction financière d’un
montant égal à 4 % du chiffre d’affaire annuel total s’applique. Toute personne intéressée peut
demander au président du tribunal compétent statuant en référé d’enjoindre, le cas échéant sous
astreinte, à la société concernée de s’y conformer.

OBJET

Cet amendement vise à s’assurer que les aides publiques reçues dans le cadre de la crise sanitaire par
les entreprises remplissent leur but et ne soient pas redistribuées sous forme de dividendes aux
actionnaires. C’est pourquoi le présent amendement conditionne le bénéfice des aides aux entreprises
liées au Covid à un engagement des entreprises à ne pas verser de dividendes l’année où les aides sont
versées.
Suite amdt n° CRCE.84
-2-

Le non-respect de ces conditions entraînerait une sanction financière égale à 4 % du montant du


chiffre d’affaires annuel total.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.85

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY et Mmes CUKIERMAN et LIENEMANN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 18

Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I Les entreprises ne peuvent bénéficier d’un soutien financier de l’Etat, sous la forme de prêts garantis
par l’Etat, défini à l’article 6 de la loi n° 2020-289 du 23 mars 2020 de finances rectificative pour
2020, du dispositif de chômage partiel tel que prévu par le décret 2020-325 du 25 mars 2020, de
reports de charges fiscales ou sociales, ou de soutien en fonds propres, quasi fonds propres ou titres de
créances aux grandes entreprises telles qu’elles sont définies par l’article 3 du décret n° 2008-1354 du
18 décembre 2008 relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d’appartenance d’une
entreprise pour les besoins de l’analyse statistique et économique, via le programme 731 « Opérations
en capital intéressant les participations financières de l’État » du compte d’affectation spéciale «
Participations financières de l’État », qu’à la condition qu’elles n’aient pas licencié durant et après la
période de l’état d’urgence sanitaire prévu par la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour
faire face à l’épidémie de covid-19, et ce jusqu’au 31 décembre 2020.

,II. La liste des entreprises concernées par cet article recevant des aides établies au I du présent article
est rendue publique au plus tard au 1er septembre 2020.

III. En cas de non-respect des obligations prévues par le présent article, une sanction financière d’un
montant égal à 4% du chiffre d’affaire annuel total s’applique. Toute personne intéressée peut
demander au président du tribunal compétent statuant en référé d’enjoindre, le cas échéant sous
astreinte, à la société concernée de s’y conformer.

OBJET

Par cet amendement, nous souhaitons exclure les entreprises, ayant licencié durant la crise du
coronavirus, des différents mécanismes de soutien aux entreprises prévues pour faire face la crise
sanitaire que traverse notre pays.

Alors que l’Etat augmente son soutien financier aux entreprises, il apparait indispensable de prendre
les dispositions pour éviter les abus alors même que des efforts sont demandés aux salarié·es au
mépris de leur santé et du respect de leur sécurité.
Suite amdt n° CRCE.85
-2-

Les entreprises bénéficient des aides publiques par la prise en charge du chômage partiel de 9,6
millions de travailleuses et de travailleurs, ainsi que des garanties publiques de crédit.

Dès lors, les licenciements ne peuvent se justifier dans cette période. Pour cette raison, nous
demandons que soient exclues, du dispositif de garantie, les entreprises ayant licencié des salarié·es
durant la période d’état d’urgence sanitaire.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.86

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY, Mmes CUKIERMAN, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 18

Alinéa 8

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« 3° En cas de licenciement, les entreprises doivent bénéficier de la validation de l’inspection du


travail »

OBJET

Cet amendement de repli vise à encadrer les exonérations de cotisations sociales des entreprises.

En contrepartie des exonérations de cotisations sociales censées aider les entreprises à poursuivre leur
activité, nous demandons une validation par l’inspection du travail des licenciements.

Les entreprises qui décideraient de licencier pour des raisons externes à la crise sanitaire seraient par
conséquent exclues du dispositif d’exonération de cotisations sociales.

Tel est le sens de notre amendement.


PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.87

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI, BOCQUET et GAY, Mmes CUKIERMAN, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 18

Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. Les entreprises ne peuvent bénéficier d’un soutien financier de l’Etat, sous la forme de prêts garantis
par l’Etat, comme mentionnés à l’alinéa I de l’article 6 de la loi n° 2020-289 du 23 mars 2020 de
finances rectificative pour 2020, du dispositif de chômage partiel tel que prévu par le décret 2020-325
du 25 mars 2020, de reports de charges fiscales ou sociales, ou de soutien en fonds propres, quasi
fonds propres ou titres de créances aux grandes entreprises telles qu’elles sont définies par l’article 3
du décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie
d’appartenance d’une entreprise pour les besoins de l’analyse statistique et économique, via le
programme 731 « Opérations en capital intéressant les participations financières de l’État » du compte
d’affectation spéciale « Participations financières de l’État », qu’à la condition qu’elles publient les
informations prévues au II. sur leurs implantations, incluses dans le périmètre de consolidation dans
chaque Etat ou territoire, au plus tard trois mois après la clôture de l’exercice, lorsque leur chiffre
d’affaire consolidé est supérieur à 40 millions d’euros.

II. Les informations suivantes sont publiées pour chaque État ou territoire dans lesquels les entreprises
sont implantées :

1° Nom des implantations, nature de l’activité et localisation géographique précise de chacune


d’entre elles ;

2° Chiffre d’affaires ;

3° Effectifs, en équivalent temps plein ;

4° Bénéfice ou perte avant impôt ;

5° Montant des impôts sur les bénéfices dont les implantations sont redevables, montant des impôts
sur les bénéfices acquittés, les exonérations d’impôt sur les sociétés;

6° Bénéfices non distribués

7° Subventions publiques reçues ;

8° La valeur de leurs actifs et le coût annuel de la conservation desdits actifs;

9° Montant des ventes et achats


Suite amdt n° CRCE.87
-2-

Pour les informations mentionnées aux 2° à 9°, les données sont agrégées à l’échelle de ces États ou
territoires.

III. Ces informations sont publiées en ligne, en format de données ouvertes, gratuites, centralisées et
accessibles au public.

IV. - La liste des entreprises concernées par cet article recevant des aides établies au I du présent
article est rendue publique au plus tard au 1er septembre 2020.

V. En cas de non-respect des obligations prévues par le présent article, une sanction financière d’un
montant égal à 4% du chiffre d’affaire annuel total s’applique. Toute personne intéressée peut
demander au président du tribunal compétent statuant en référé d’enjoindre, le cas échéant sous
astreinte, à la société concernée de s’y conformer.

OBJET

Objet

Par cet amendement nous proposons d’aller plus loin que l’amendement adopté au Sénat lors du débat
sur le PLFR 2 qui prévoyait d’exclure du bénéfice des aides d’Etat les entreprises dont des filiales ou
établissements sont établis dans des États et territoires non coopératifs.

En effet, la liste des territoires non-coopératifs ne tient aucun compte des paradis fiscaux européens
tels que le Luxembourg, les Pays-Bas ou l’Irlande, qui sont pourtant parmi les paradis fiscaux les plus
utilisés par les entreprises françaises et européennes. Plutôt que d’utiliser comme référence une liste
de paradis fiscal évitant soigneusement les principaux paradis fiscaux, il semble beaucoup plus
pertinent de conditionner les aides à la publication des comptes par les entreprises.
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.88

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mme CUKIERMAN, M. GAY, Mme LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 9
État B (Article 9 du projet de loi)

Mission Agriculture, Alimentation, Forêt et Affaires rurales

Modifier ainsi les ouvertures des crédits des programmes :

(en euros)
Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement
+ - + -
Compétitivité et 5 000 000 5 000 000
durabilité de
l’agriculture, de
l’agroalimentaire, de
la forêt, de la pêche et
de l’aquaculture
Sécurité et qualité
sanitaires de
l’alimentation
dont titre 2
Conduite et pilotage 5 000 000 5 000 000
des politiques de
l’agriculture
dont titre 2
TOTAL 5 000 000 5 000 000 5 000 000 5 000 000
SOLDE 0 0
Suite amdt n° CRCE.88
-2-

OBJET

Lors de son déplacement à La Réunion le 25 octobre 2019, le Président de la République annonçait un


déplafonnement des aides directes à la production et leur revalorisation de 5 millions d’euros. Cet
amendement propose de concrétiser budgétairement cet engagement.

Plusieurs mois après cette annonce présidentielle, nous sommes en effet au regret de constater que
cette mesure exceptionnelle n’a trouvé, à ce jour, aucune concrétisation budgétaire. Les crédits
budgétaires consacrés par le Ministère de l’Agriculture à l’accompagnement de la production de
diversification agricole dans les DOM, restent ainsi figés à 40M€ dans le PLF pour 2020.

A l’occasion des débats budgétaires de l’automne portant sur les crédits de la mission Agriculture,
nous avons même été surpris d’entendre le Ministre de l’Agriculture confirmer que cette ligne
budgétaire resterait bien figée à 40M€ mais que des fonds venus du Ministère des Outre-mer et du
Ministère en charge de la formation professionnelle viendraient compléter ces fonds. Une étrange
logique de vases communicants entre ministères qui n’assure manifestement pas la même mission de
soutien aux filières agricoles.

Le présent amendement vise donc à augmenter de 5 millions d’euros le budget dédié au


développement des productions agricoles, dit « mesures CIOM », pour le porter à 45 millions et ainsi
atteindre la somme promise par le Président de la République.

Afin d’être recevable, cet amendement propose de prélever 5 millions d’euros du programme 215
« Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture » dans son action 4 « Moyens communs » et de
les orienter vers le programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture de l’agroalimentaire
de la forêt et de la pêche et de l’aquaculture » dans son action n° 21 "Adaptation des filières à
l’évolution des marchés".
PROJET DE LOI

DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2020 N° CRCE.89

DIRECTION (n°s 624, 634)


DE LA SEANCE

AMENDEMENT

présenté par
MM. SAVOLDELLI et BOCQUET, Mmes APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRES L’ARTICLE 18

Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

« Le versement de l’indemnisation au titre du placement en position d’activité partielle de salariés


mentionnée à l’article 2 du décret n° 2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité partielle est
subordonné à la consultation du fichier national des comptes bancaires et au contrôle du greffe du
tribunal de commerce. »

OBJET

Le parquet de Paris enquête sur des fraudes « massives » au chômage partiel suites à des fausses
demandes d’indemnisation en usurpant la raison sociale et le numéro d’identification SIRET
d’entreprises existantes.

Plus de 1 740 opérations frauduleuses ont été identifiées sur tout le territoire national au nom de 1 069
sociétés demandant des versements de fonds sur plus de 170 comptes bancaires.

La ministre du travail ayant annoncé « être intraitable avec ceux qui le détournent » à propos du
chômage partiel, nous proposons au gouvernement de se doter d’outils de contrôles renforcés comme
celui de la consultation du fichier national des comptes bancaires et des greffes du tribunal du
commerce.

Ces contrôles permettront d’éviter les fraudes et ainsi d’attribuer les aides aux entreprises ayant
véritablement été contraintes de placer leurs salariés en chômage partiel.

Tel est le sens de notre amendement.