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Les entreprises du secteur énergétique

au Congo (Brazzaville)
Rapport de recherche réalisé par Jourdain Kengne et Pierre-Olivier Pineau

26 mars 2014

© HEC Montréal
1. Table des matières

1. Table des matières ....................................................................................................... 2


2. Présentation ................................................................................................................. 3
3. Le Secteur de l’énergie ................................................................................................ 6
3.1 La politique des hydrocarbures au Congo ............................................................ 6
3.2 Politique énergétique et hydraulique au Congo ................................................... 6
4. Présentation des entreprises ......................................................................................... 7
4.1 Les entreprises dans les hydrocarbures ................................................................ 7
4.1.1 Les entreprises en amont du secteur ............................................................. 7
TOTAL E&P CONGO ..................................................................................................................... 8
ENI CONGO .................................................................................................................................... 8
CHEVRON OVERSEAS CONGO LIMITED (COCL) .................................................................. 9
SNPC (Société Nationale des Pétroles Congolais) ........................................................................... 9
La Société de Forages Pétroliers (SFP) ...........................................................................................10
Integrated Logistics Services (ILOGS) ...........................................................................................10
CONGOREP / CMS NOMECO / PERENCO ................................................................................11
4.1.2 Les entreprises en aval du secteur ............................................................... 11
SNPC – DISTRIBUTION ...............................................................................................................11
CORAF (La Congolaise de Raffinerie) ...........................................................................................12
La Société Nationale de Recherche pétrolière (SONAREP) ...........................................................13
TOTAL CONGO SA ......................................................................................................................14
PUMA INTERNATIONAL CONGO .............................................................................................14
X-OIL CONGO (LINX)..................................................................................................................14
La Société Commune de Logistique (SCLOG) ...............................................................................15
SOCIÉTÉ CONGOLAISE DES GAZ ET PÉTROLES LIQUEFIÉS (GPL SA) ...........................15
AGENCE DE L’AVAL PÉTROLIER ............................................................................................15
4.2 Les entreprises dans l’énergie et l’eau ............................................................... 17
4.2.1 Dans le secteur de l’électricité .................................................................... 17
4.2.2 Dans le secteur de l’eau .............................................................................. 18
5. Références ................................................................................................................. 18
5.1 Documents .......................................................................................................... 18
5.2 Sites internet ....................................................................................................... 18

2
2. Présentation
Le Congo est un pays de la partie sub-saharienne de l’Afrique, membre de la
Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale, d’une superficie d’environ
342 000 km2 et composé d’une population estimée en 2014 à environ 4 500 000
habitants. Sa capitale est Brazzaville.
Son économie repose essentiellement sur l’exploitation des hydrocarbures qui
représentent environ 90% des exportations du pays. Le pays est un producteur de pétrole
depuis 1957 et sa production n’a cessé de croître depuis cette période avec la découverte
de nouveaux puits de pétrole, jusqu’en 2010, date à partir de laquelle, la production a
commencé à baisser du fait de la maturité de certains champs. Son PIB en 2011 était
d’environ 16,16 1 milliard de dollars 2005 à parité de pouvoir d’achat. Il s’agit d’un pays
dans lequel, 60% de la population vit en milieu urbain et 40% en milieu rural avec pour
activité principale l’agriculture. Le poids de ce secteur a diminué au fil des ans au profit
de l’exploitation du pétrole, elle représente environ 11% du PIB actuellement.

Source:
http://www.statistiques-mondiales.com/congo_brazzaville.htm

Le tableau 1 donne des statistiques générales sur le Congo et son secteur de l’énergie. Les
encadrés 1 et 2 offrent aussi des éléments d’analyse du secteur, plus particulièrement sur
le secteur pétrolier.

1
Source : Agence Internationale de l’Énergie (Mars 2014)

3
Tableau 1. Données comparatives sur le Congo pour l’année 2011 (AIE, 2013)

Congo (Brazzaville) Afrique Monde Canada


Population (million) 4.14 1,045 6,958 34.48
PIB (milliards 2005 USD) 8.12 1,267 52,486 1,234.78
PIB (PPP) (milliards 2005 USD) 15.94 2,814 70,313 1,232.87
Production d'énergie (Million de
16.67 1,104 13,202 409.03
tonne d'équivalent pétrole, Mtep)
Importations nettes (Mtep) -14.11 -390 - -158.46
Offre totale d'énergie primaire
1.66 700 13,113 251.85
(Mtep)
Consommation d'électricité
0.73 619 20,407 565.73
(Milliards de kilowattheure, TWh)
Émissions de CO2 du secteur de la
combustion de carburant (Millions 2.06 968 31,342 529.84
de tonnes de CO2, Mt)
Offre totale d'énergie primaire par
0.40 0.67 1.88 7.30
personne (tep/capita)
Intensité énergétique
0.20 0.55 0.25 0.20
(tep / 000 $ de PIB)
Intensité énergétique (PPP) (tep /
0.10 0.25 0.19 0.20
000 $ de PIB)
Consommation d'électricité par
175 592 2,933 16,406
personne (kWh/capita)
Intensité d'émission (t CO2 / tep) 1.24 1.38 2.39 2.10
Émission par personne
0.50 0.93 4.50 15.37
(t CO2 / capita)
Intensité d'émission
0.25 0.76 0.60 0.43
(t CO2 / 000 $ de PIB)
Intensité d'émission (PPP)
0.13 0.34 0.45 0.43
(t CO2 / 000 $ de PIB)

4
Encadré 1. Secteur pétrolier en 2012 et aperçu de l’historique (EIA, 2014)

Encadré 2. Résumé de l’analyse du secteur énergétique congolais par l’agence


américaine d’information sur l’énergie (EIA, 2014)

• Congo (Brazzaville) is among the top five oil producers in Sub-Saharan Africa. Oil
production comes almost entirely from offshore oil fields. Congo exports almost all of its
oil production, and the largest recipients are China and the European Union.
• Total (France) and Eni (Italy) are the leading oil and natural gas producers in Congo. The
companies produce nearly three-fourths of Congo's total oil production.
• Congo's first deepwater field came online in 2008, boosting oil production. However,
over the past few years, oil production decreased as a result of natural declines at mature
fields. A few deepwater projects are slated to come online in the next five years, but in
the near term oil production is expected to continue to fall.
• Almost 85% of Congo's natural gas production is re-injected into oil wells to aid oil
recovery, vented, or flared (burned off). Eni has led efforts to reduce gas flaring by
constructing gas-fueled power plants in Congo.
• Hydropower accounted for more than 60% of Congo's net electricity generation in 2011.
There are a number of hydropower projects under consideration for development.

5
3. Le Secteur de l’énergie
La politique énergétique du pays est gérée entre deux ministères à savoir le ministère des
hydrocarbures et le ministère de l’énergie et hydraulique.

3.1 La politique des hydrocarbures au Congo


Le ministère des hydrocarbures est responsable de la mise en œuvre et du suivi de la
politique du gouvernement pour le secteur des hydrocarbures au Congo. Elle est
essentiellement portée sur l’exploitation du pétrole et gaz naturel. Pour son exécution, le
ministère doit veiller aux missions suivantes :

• Promouvoir et développer le secteur des hydrocarbures


• Suivre et appliquer les accords de coopération conclus avec les tiers dans le
domaine des hydrocarbures;
• Gérer le patrimoine nationale en matière des hydrocarbures liquides et gazeux;
• Définir et élaborer la politique nationale en vue d’une gestion efficiente des
ressources pétrolières;
• Suivre et analyser le marché pétrolier en vue d’une meilleure valorisation des
ressources en hydrocarbures;
• Accroître les capacités du contrôle de l’État en matière de produits pétroliers.
• Orienter et contrôler les entreprises d’État sous tutelle;
• Contrôler les sociétés privées et les organismes dont les activités relèvent des
hydrocarbures.
L’activité pétrolière est répartie en deux niveaux à savoir l’amont et l’aval. L’amont est
celle dans laquelle on recense les activités d’exploration et production et en aval, on y
regroupe le raffinage et la distribution. Plusieurs entreprises, publiques et privées y
interviennent aussi bien en amont qu’en aval. Nous présenterons les entreprises du
secteur après la description de la politique énergétique et hydraulique.

3.2 Politique énergétique et hydraulique au Congo


La politique est définie par la présidence de la république et mise en place par le
ministère de l’énergie et hydraulique. Dans une note du président de la république
relative aux missions assignées à ce département ministériel, on recensait pour le compte
de l’objectif 2012-2016, les missions suivantes :

• Accroissement des capacités de production, de transport et de distribution


d’énergie électrique sur l’ensemble du territoire;
• La réhabilitation et la construction des équipements de production et de
distribution d’eau sur l’ensemble du territoire;
• L’intensification de l’électrification rurale;
• L’approfondissement de la réforme de la gouvernance des secteurs de l’énergie et
de l’hydraulique;
• Dossier relatif au tarif social de l’électricité.
Les activités de ce ministère portent sur deux secteurs en particulier : le secteur électrique
et le secteur de l’eau. Deux entreprises nationales assurent pour chaque secteur,

6
l’approvisionnement, le transport et la distribution de la source d’énergie (électricité et
eau).

4. Présentation des entreprises


4.1 Les entreprises dans les hydrocarbures

4.1.1 Les entreprises en amont du secteur


En 2012, le Congo comptait 21 acteurs en production - exploration de pétrole. Pour
certains champs, les principaux producteurs pouvaient se mettre en partenariat pour
l’exploitation.

Production Part Production Part


Entreprises Activités
2010 (bbl) (%) 2011 (bbl) (%)
TOTAL E&P Congo Production 64 395 624 50,35 41 819 734 38,3
ENI Congo Production 35 162 738 27,49 24 513 105 22,45
CHEVRON Production 14 168 337 11,08 14 649 218 13,42
SNPC (Compagnie
Production 26 950 0,02 11 635 040 10,66
nationale)
CONGOREP Production 4 755 185 3,72 5 294 632 4,85
MURPHY WEST AFRICA Production 6 143 448 4,80 2 752 612 2,52
PA RESSOURCES Production 1 926 828 1,76
CMS NOMECO Production 3 179 815 2,49 733 685 0,67
NUEVO Congo Company Production 550 263 0,50
NUEVO Congo Limited Production 183 421 0,17
AOGC Production 46 945 0,04 39 691 0,04
MAUREL & PROM Production 19 475 0,02
PETRO KOUILOU Production 27 932 0,02 14 087 0,01
PERENCO Exploration
CNOOC Exploration
PREMIER OIL Exploration
WING WAH Exploration
OPHIR Congo Exploration
PILATUS Exploration
SOCO Exploration
PRESTOIL Production
Source : Rapport de conciliation EITI 2010, 2011
Certaines entreprises exploitent le pétrole au Congo sans avoir un siège ou des bureaux
dans ce pays. Ces entreprises exploitent en partenariat avec des entreprises basées au
Congo.
La différence de part entre la production totale et celle des entreprises mentionnées dans le
tableau en 2011 correspond à la part de ces entreprises non basées au Congo mais
exploitant tout de même le pétrole du pays.

7
TOTAL E&P CONGO
Total E&P Congo, est une Société Anonyme de droit congolais au capital social de US$17
200 000 et filiale de Total SA, est le premier opérateur pétrolier du pays, avec près de 60%
de la production nationale, soit environ 185 000 barils équivalent pétrole par jour en 2011.
Il est un acteur majeur dans le paysage économique congolais.
Les activités de Total au Congo ont démarré en 1968 et ont mené en moins d'un an à la
première découverte dans l'offshore conventionnel avec le champ d'Emeraude, mis en
production en 1972. La filiale, créée dès 1969 a depuis ouvert de multiple sites dans
l'offshore profond congolais, découvert en 2000, par 700 mètres de profondeur d'eau, sur le
bloc d'exploration de Haute Mer et mis en production en avril 2008, a marqué un tournant
dans l'histoire pétrolière du Congo.
La stratégie de Total reste fondée sur l'exploration active de nouveaux gisements,
notamment dans les grands fonds, ainsi que sur l'optimisation et la pérennisation de
l'intégralité des champs arrivant à maturité.
Total est également copropriétaire et opérateur du principal terminal pétrolier du Congo, à
Djéno, dans le département de Pointe-Noire. Il reçoit environ 270 000 barils par jour des
différents sites pétroliers. Sa capacité s'accroit régulièrement suivant l'évolution de la
production pétrolière nationale.
En 2010, les activités sont concentrées dans l’exploration et la production et elle opère 10
champs sur les 21 exploités au Congo avec un chiffre d’affaires de 3,2 milliards de dollars
US et une production par jour de 180 000 barils par jour et un effectif de 974 employés
dont 730 congolais.

ENI CONGO
Il s’agit d’une société de droit congolais, filiale de la compagnie italienne ENI. Depuis
1968, Eni Congo S.A. exerce ses activités dans les domaines de l’exploration et de la
production d’hydrocarbures. Son domaine minier, tant offshore qu’onshore, s’étend sur 8
244 km2 (sur un total de 15 655 km2). En 2009, la société a atteint une production d’un peu
plus de 101 000 barils équivalent pétrole par jour, ce qui en fait le deuxième opérateur
pétrolier avec près de 35 % de la production nationale.
Ses principaux champs sont :

• Zatchi (65 % de participation et opérateur) et Loango (50 % opérateur) sur la zone


de permis Madingo,
• Kitina, sur la zone de permis Marine VII (35,75 % opérateur),
• Djambala, Foukanda et Mwafi sur la zone de permis Marine VI (65 % opérateur),
• Awa-Paloukou (90 % opérateur) sur la zone de permis Marine X,
• M’Boundi (83 % opérateur) sur la zone de permis le Kouilou.
Mais Eni Congo SA est également partenaire sur les champs Andromède, Pégase Nord,
Aurige Nord, Cassiopée Est et Persée en mer très profonde. En ce qui concerne ses activités

8
onshore, elle les a développées en 2007 après acquisition des champs de M’Boundi et de
Kouakouala.
Depuis quelques années, Eni Congo SA est devenue un important producteur d’électricité.
La société a construit la Centrale Électrique de Djéno (50 MW), alimentée par le gaz en
provenance du champ de M’Boundi. Il s’agit du premier cas de valorisation du gaz naturel
dans le pays.
Elle est aussi engagée dans la construction de la ligne à très haute tension entre Pointe-
Noire et Brazzaville et de la Centrale Électrique du Congo (CEC), une nouvelle centrale
thermoélectrique de 300 MW située à Côte Matève. La CEC est équipée de deux turbines
qui seront alimentées par le gaz associé en provenance de M’Boundi et ultérieurement, par
le gaz non-associé du Permis Marine XII. La première turbine a été mise en marche le 28
mars 2010.
La société emploie environ 600 personnes au Congo.

CHEVRON OVERSEAS CONGO LIMITED (COCL)


Il s’agit de la filiale de la major CHEVRON basée à Pointe-noire. Elle démarre ses activités
d’exploration et de production de pétrole au Congo en 1991 en partenariat avec d’autres
compagnies sous forme de joint venture.
Au Congo, COCL est engagée dans certains grands projets les plus novateurs et stimulants
de Chevron. Il s'agit notamment du développement de l'unité Lianzi, une unité 50/50
formée entre la République du Congo et la République d'Angola pour lequel COCL est
l’opérateur. Avec ce projet, COCL apporte une nouvelle technologie de chauffage
électrique direct (DEH) pour gérer les questions de sécurité des flux, elle sera déployée
pour la première fois en Afrique centrale.
Chevron Overseas Congo Limited détient une participation de 31,5 % avec Total E & P
Congo et la compagnie nationale, la Société Nationale des Pétroles du Congo , dans le
permis de Haute mer , qui comprend la production et un investissement important en capital
dans le permis Nkossa , Nsoko et l'exploitation de Moho- Bilondo. Chevron intervient
également dans l’aval du secteur à travers ses stations services pour distribuer du carburant,
lubrifiants, bitumes et produits spéciaux.

SNPC (Société Nationale des Pétroles Congolais)


La SNPC a été créée en avril 1998, suite à la disparition de l’entreprise publique Hydro
Congo. Elle joue un rôle très important dans le dispositif institutionnel du secteur des
hydrocarbures du Congo. Il s’agit d’un « établissement public à caractère industriel et
commercial, doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de gestion 2 ».
Détenue à 100% pour l’État congolais, elle est placée sur l’autorité du ministère des
hydrocarbures.

2
Rapport de l’administrateur indépendant de l’ITIE, pour les revenus de l’année 2012, page 14

9
En 2012, elle détenait 5 filiales couvrant toute la chaîne de l’industrie: exploration –
production, raffinage et distribution, logistique, commercialisation et trading. On peut
citer :

• La Société Nationale de Recherche Pétrolière (SONAREP);


• La Société de Forage Pétroliers (SFP);
• Integrated Logistic Services (ILOGS);
• La Congolaise de Raffinage (CORAF);
• La SNPC – Distribution.
Dans la nouvelle organisation de la société intervenue en 2010, celle-ci est désormais gérée
par un directoire composé d’un directeur général et trois directeurs généraux adjoints,
respectivement pour l’amont, l’aval et la finance-comptabilité.
La SNPC a pour mission, de gérer pour le compte de l’État, l’ensemble des actifs, des
droits directs et indirects, de toute nature détenue initialement par l’État et de représenter
les intérêts de l’État dans toutes les relations contractuelles avec les tiers 3.
Elle doit commercialiser les hydrocarbures livrés à l’État par les différents opérateurs, au
titre de la fiscalité. Elle commercialise également les parts de brut qu’elle récupère à travers
sa participation dans les contrats de partage de production (CPP). Elle négocie les prix de
chaque cargaison aux conditions du marché international et reverse le produit de cette vente
soustrait de ses commissions (1,6% du prix du brut de chaque cargaison) au Trésor. Elle
rend compte entre autres au ministère de l’économie et des finances et le ministère des
hydrocarbures de la bonne tenue des conditions de commercialisation.
Les employés du groupe sont répartis entre les différentes filiales et se compte à des
milliers.

La Société de Forages Pétroliers (SFP)


Créée en 2010 et début des activités en 2011, la SFP est une filiale comme toutes les autres
de la SNPC. Elle agit pour le compte de la SNPC dans la réalisation des forages de puits
pétroliers avec une meilleure optimisation des coûts dans le respect des standards HSE.
Environ une dizaine de puits ont été forés jusqu’à nos jours par la compagnie. La société a
noué des partenariats avec des sociétés spécialisées afin d’améliorer son organisation et
renforcer ses compétences.

• Les actions en cours se présentent comme suite :


• La construction en cours d’une base opérationnelle de 30000 m2;
• La mise en orbite des principaux services liés à l’activité de forage;
• Les habilitations HSE pour les collaborateurs et sous traitants;
• La mise en place d’une politique de formation permanente.

Integrated Logistics Services (ILOGS)


En 1999 sur ordonnance présidentielle, INTELS R.CO et le port de Pointe–noire crée
INTELS Congo qui deviendra plus tard ILOGS en 2010. C’est en 2004 que la société

3
Rapport de l’administrateur indépendant de l’ITIE, pour les revenus de l’année 2012, page 14

10
INTELS R.CO a cédé ses parts à la SNPC. Dès lors, la société deviendra une filiale de la
SNPC. Elle intervient dans le secteur de la logistique (manutention, stockage, Les activités
de l’entreprise sont centrées autour de 5 points majeurs :

• Mise à disposition d’engins de levage;


• Assistance aux navires;
• Mise à disposition de zones de stockage;
• Mise à disposition de magasins;
• Mise à disposition de bureaux équipés.
L’effectif de la société est d’environ 133 agents répartis dans tous les départements. La
société fait appel à un personnel opérationnel sous-traitant qui a un effectif d’environ 76
agents.
La clientèle est assez diversifiée allant des sociétés pétrolières, parapétrolières aux
industriels sans oublier les autres corps de métiers.
Ses avantages lui confèrent une position dominante dans le marché par rapport à ses
concurrents.

CONGOREP / CMS NOMECO / PERENCO


Il s’agit d’un regroupement d’entreprises spécialisé dans l’exploitation et la production de
pétrole au Congo. Leur production est assez marginale et représentait en 2011 environ
16 500 barils par jour.

Concernant les autres compagnies que nous avons mentionnées, leurs activités sont centrées
essentiellement dans l’exploration et la production. Le produit de leur exploitation est le
plus souvent exporté vers les marchés étrangers. Ils y ont le plus souvent recours à la sous-
traitance ou la main d’œuvre étrangère. Parmi ces entreprises, on retrouve des entreprises à
100% capitaux privés et nationaux, des filiales d’entreprises de groupes africains intégrés
dans toute la chaine pétrolière et des filiales d’entreprises étrangères.

4.1.2 Les entreprises en aval du secteur


Il s’agit principalement des entreprises qui interviennent dans la distribution, le stockage et
le transport de produits pétroliers.

SNPC – DISTRIBUTION
Il s’agit d’une filiale de la SNPC dont les activités ont débuté en 2010 4 . Sa mission
principale est d’assurer la distribution des produits issus du raffinage sur l’ensemble du
territoire. Au delà de l’acticité de distribution, elle doit gérer le stock de sécurité des
produits pétroliers. La société compte à ce jour environ 40 stations services réparties sur
tout le territoire.

4
Certaines informations nous indiquent que l’entreprise a été créée en 2003

11
CORAF (La Congolaise de Raffinerie)
La Congolaise de raffinerie est une filiale à 100% de la Société Nationale des Pétroles
Congolais avec une capacité nominale de 1 000 000 tonnes par an, soit 7,33 millions de
barils par an ou environ 20 000 barils par jour (bpj). Elle a démarré ses activités en 1982 et
traite en majorité le brut congolais (environ 70%).
La raffinerie fabrique quelques produits pétroliers parmi lesquels :

• Gaz butane
• Essence supercarburant
• Carburéacteur
• Pétrole lampant
• Gasoil
• Fuel oil léger et lourd
La raffinerie approvisionne le marché nationale en produits raffinés à hauteur de 75% et
25% est assuré par les importations étrangères, soit du fait de l’incapacité de raffinerie ou
d’un défaut d’approvisionnement.
La société compte environ 294 agents avec à sa tête un administrateur général (Directeur
Général adjoint en charge du secteur aval de la SNPC) qui est assisté de 4 chef de division
(division opération et production, division finances et comptabilité, division juridique et
ressources humaines et division administration et moyens généraux chargé du patrimoine)
et d’un directeur d’usine.
Dans un objectif d’amélioration de la productivité de ses installations pour satisfaire la
demande nationale davantage croissante, l’entreprise a engagé des projets de
développements parmi lesquels :

• Augmentation du traitement de brut à 1 200 000 tonnes par an (25 000 bpj);
• Mise en place d’un système numérique de contrôle commande;
• Amélioration du parc de stockage.
Une étude comparative du cabinet KPMG sur les caractéristiques des raffineries de la
région a produit les graphiques suivants :

12
Source : Rapport audit opérationnel, CORAF, KMPG, 2010

Source : Rapport audit opérationnel, CORAF, KMPG, 2010

La Société Nationale de Recherche pétrolière (SONAREP)


Elle a été créée en 2002 à la suite de la liquidation de CONGOREP et opère dans le secteur
amont, en charge d’un ensemble des activités :

• Prospection
• Recherche

13
• Exploitation
• Production des hydrocarbures.
C’est une filiale à 100% de la société nationale des pétroles du Congo.

TOTAL CONGO SA
Il s’agit de la filiale de distribution la multinationale TOTAL au Congo. La société opère
actuellement 33 stations-services réparties sur l’ensemble du territoire€congolais : 12 à
Brazzaville, 10 à Pointe-Noire, 2 à Dolisie, mais aussi à Ollombo, Owando, Loukoléla,
Ouesso, Nkayi, Mouyoundzi, Madingou, Loutété et Mossendjo.
Total Congo SA dispose aujourd’hui du réseau le plus moderne du pays et offre une palette
de services complémentaires à la distribution de carburant : lavage, entretien, boutiques,
lubrifiants, cartes de paiement.
Les produits distribués sont essentiellement :

• Carburants;
• Lubrifiants;
• Bitumes;
• Produits spéciaux.

PUMA INTERNATIONAL CONGO


Il s’agit de la filiale du groupe TRAFIGURA présent dans plusieurs pays et continents.
Arrivée au congo en 2002, l’entreprise est spécialisée dans la distribution de produits
pétroliers (carburants et lubrifiants). Son réseau est constitué d’environ une trentaine de
stations services répartis sur l’ensemble du territoire. La société emploie une dizaine
d’agents sur l’étendue du territoire. La compagnie est le 2e acteur de la distribution de
produits pétroliers au Congo.

X-OIL CONGO (LINX)


En 2011, Lynx a acquis X-Oil , une entreprise congolaise de distribution de produits
pétroliers.
La compagnie intervient sur de nombreux segments :
Dans la distribution, X-Oil exploite actuellement 19 stations-service, ce qui représente
17 % du réseau congolais et près de 29 % des ventes du segment de la distribution en
juillet 2012. L’entreprise est actuellement leader des ventes en volume unitaire par station
et n° 2 des ventes au détail.
Depuis l’acquisition en 2011, l’entreprise a élargi sa clientèle dans le segment grand public,
et X-Oil Congo est actuellement n° 3 dans le pays.
X-Oil Congo est également le distributeur exclusif des lubrifiants de qualité supérieure de
BP Castrol. Suite aux progrès significatifs réalisés sur ce marché en 2011 et en 2012, X-Oil
est aujourd’hui le 2e distributeur de lubrifiants au Congo.

14
Avec une part de marché de 24 %, X-Oil s’est hissé en Juillet 2012 à la 3e place du marché
aval au Congo.
X-Oil Congo déploie également pour la première fois au Congo un système d’information
haute performance qui permettra de mieux gérer l’activité et d’accroître la sécurité des
transactions.

La Société Commune de Logistique (SCLOG)


La Société Commune de Logistique (SCLOG) est née de la privatisation d'Hydro-Congo.
Elle a débuté officiellement ses activités en août 2002 avec la signature d'un contrat de
prestations de services pour le compte de l'État. Le domaine d'activité de SCLOG se situe
au cœur de la chaîne logistique pétrolière. Elle a pour vocation le stockage et le transport
massif des carburants terrestres (Super - carburant, Gazole, Pétrole lampant, Fuel) et
aviation (Jet A1) sur l'ensemble du territoire.
Prioritairement approvisionnée par la CORAF (Pointe-Noire) et accessoirement par
Kinshasa, SCLOG alimente ensuite ses différents dépôts en utilisant les moyens terrestres
(wagons et camions) et les moyens fluviaux (barges CNTF et CAF) qu'elle a contribué à
réhabiliter. SCLOG compte à ce jour, 9 dépôts en activité : Pointe-Noire, Brazzaville,
Dolisie, Mossendjo, Loutété, Oyo, Gamboma, Ouesso et Impfondo. Elle prévoit la
réouverture de Nkayi et Makoua dans un proche avenir.
La Société Commune de Logistique dispose d’importantes infrastructures : 8 dépôts dont 3
principaux (PNR-BZV-OUESSO) soit une capacité de stockage de 750.000 m3. En ce qui
concerne la logistique pour les gaz butane, il y a la société GPL SA (Gaz de Pétroles
Liquéfiés) qui compte 2 dépôts PNR-BZV pour 659 MT de capacité.

SOCIÉTÉ CONGOLAISE DES GAZ ET PÉTROLES LIQUEFIÉS (GPL SA)


Il s’agit de la filiale du groupe privé congolais AOGC (Africa Oil and Gas Corporation)
créée en 2003 et présent dans toute la chaîne pétrolière au Congo. La GPL est la branche de
groupe qui assure le stockage, l’enfûtage et la distribution des gaz de pétroles liquéfiés
(butane) sur l’étendu du territoire.
La société commerciale quelques gammes de bouteilles de butane dans le marché :

• Bouteille 12 kg
• Bouteille 20 kg
Mais avec la demande de plus en plus importante, la production nationale de permet pas de
la satisfaire et par conséquent, la population doit de temps en temps vivre de pénuries
souvent sur de longues périodes. C’est dans ce cadre que l’entreprise a entrepris il y’a
quelques années, des investissements en vue d’accroître sa capacité de stockage de 4500
tonnes métriques. Avec cette réalisation, sa capacité devra croître à 5025 tonnes métriques.
La compagnie emploi une centaine d’agents répartis entre les différentes activités citées
plus haut. L’entreprise possède une centaine d’employés.

AGENCE DE L’AVAL PÉTROLIER


C’est en octobre 2006 que le président de la république du Congo a promulgué une loi en
vue de création d’une Agence de Régulation du secteur aval pétrolier. Il s’agit d’un

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établissement public administratif avec une personnalité juridique et une autonomie
financière. Ses missions peuvent se résumer comme suit :

• Stabilisation des approvisionnements;


• Gestion des stocks de sécurité et des stocks stratégiques;
• Stabilisation des prix des produits pétroliers;
• Observation de la réglementation, des cahiers de charges.
L’agence n’intervient pas dans les activités de commercialisation de produits pétroliers.
Elle est placée sous l’autorité directe du Ministère des hydrocarbures mais peut interagir
avec les autres ministères tels l’économie et le commerce. L’agence en oûtre doit garantir la
compétitivité, la transparente et la productivité du secteur afin d’encourager les
investissements et surtout le bien-être de la population. Elle apporte la subvention
nécessaire sur les prix des produits pétroliers afin de les rendre accessible pour les couches
défavorables de la société.

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4.2 Les entreprises dans l’énergie et l’eau

4.2.1 Dans le secteur de l’électricité


Le secteur électrique au Congo est dominé depuis longtemps par une seule entreprise
nationale créée en juin 1967 à savoir la Société Nationale d’Électricité (SNE). La SNE est
née de la fusion de deux entreprises coloniales, UNELCO et SEEE. La SEEE exploitait une
centrale hydroélectrique dans la région de Djoué (15 MW) et alimentait les villes de
Brazzaville et Kinshasa et l’UNELCO exploitait les centrales thermiques diesel pour
l'approvisionnement en électricité des villes de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi.
Dès sa création, La SNE s'occupe de la production et la distribution de l'électricité locale
dans les centres urbains de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi.
Il s’agit d’un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous l’autorité
du ministère de l’énergie et de l’hydraulique.
Ses principales activités sont : la Production, le Transport, la Distribution et la
Commercialisation de l'énergie électrique sur toute l'étendue du territoire national avec un
monopole dans toutes les activités et sur tout le territoire.
La capacité totale installée en d’environ 145 MW dont 40% pour le thermique et 60% pour
l’hydraulique.
Le pays ne parvient pas à satisfaire la demande nationale et doit recourir à la RD Congo.
Les pertes du réseau représentent souvent plus de 80% des ventes.
L’entreprise emploi en moyenne 1 300 personnes et possède environ 125 000 abonnés, dont
plus de 95% en basse tension et le reste en moyenne tension. Plusieurs projets sont en cours
dans le pays pour accroître la production et redynamiser le secteur.
En 2003, avec la promulgation de la loi qui initie la concurrence dans le secteur électrique,
3 autres organisations étaient créées à savoir :

• Le Fonds de Développement du Secteur de l’Électricité (FDSEL);


• L’Agence de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARSEL);
• L’Agence Nationale d’Électrification Rurale (ANER).
Ces différents organes placés sous l’autorité du ministère de l’énergie doivent assurer la
promotion du secteur et l’amélioration du taux d’accès à l’électricité dans toutes les régions
du pays (urbaine et rurale).

Certains grands groupes pétroliers à l’instar d’ENI Congo et CHEVRON Congo,


interviennent aussi dans la production d’électricité avec des centrales thermiques.

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4.2.2 Dans le secteur de l’eau
La Société Nationale de Distribution d’Eau (SNDE)
Le secteur de la distribution d’eau potable au Congo est assuré par une entreprise publique
à caractère commercial et industriel (SNDE). La société a été créée en juin 1967 avec pour
mission :

• L’étude et la réalisation des ouvrages en vue de la production de l’eau;


• La production et la distribution d’eau sur l’ensemble du territoire national.
La société à cet effet, devait assurer la production, la distribution, le stockage et la
commercialisation de l’eau potable sur l’ensemble du territoire national. La société en 2010
employait environ 1 040 agents. La couverture en eau potable du pays en 2012 est estimée
à seulement 50%. Elle ne couvre que 21 centres urbains sur environ une centaine.

5. Références
5.1 Documents
• AIE (2013) Key World Energy Statistics 2013, Paris : Agence internationale de
l’énerge.
• EIA (2014) EIA Congo (Brazzaville), January 29, 2014, Washington: Energy
Information Agency.
• Extractive Industries Transparency Initiative, Rapport de conciliation (EITI), 2010,
2011;
• EITI, Rapport de l’administrateur indépendant de l’EITI, pour l’année 2012;
• KPMG, Rapport Audit Opérationnel CORAF : «Études comparatives sur les
caractéristiques de raffineries de la région», 2010;
• FEM, PNUD, Ministère de l’Économie forestière et de l’environnement,
Identification des besoins en en Technologies dans le secteur de l’énergie en
République du Congo, Octobre 2004;
• Pevenage MKODIA, Rapport de stage effectué à l’Agence de Régulation de l’aval
pétrolier à Brazzaville, IAE - BTS, 2008;
• Global Water Partnership, Rapport Congo : Étude nationale sur le financement du
secteur de l’eau, juin 2010.

5.2 Sites internet


• http://www.statistiques-mondiales.com/congo_brazzaville.htm
• http://winne.com/dncountryreport.php?id=174
• http://www.congopetrole.fr/
• http://www.sne.cg/
• http://www.congo-site.com/La-CORAF-augmentera-sa-capacite-de-production-a-12-millions-de-
tonnes-en-2014_a16493.html
• http://ilogs.cg/a-propos/
• http://www.lynxenergy.com/fr/nos-activites/investissement/x-oil/
• http://www.pumaenergy.com/fr/regions/africa/republic-of-congo
• http://gec.www.brazzaville-adiac.com/article/ENI_Congo

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