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Le choix, l’emplacement, le dimensionnement de l’évacuateur

sont des questions essentielles pour la construction d’un


barrage (sécurité, longévité).
Le barrage, même s’il retient les écoulements, ne peut, en
général, contenir les crues exceptionnelles et il est aussi
intéressant de laisser passer de l’eau vers l’aval. C’est à cette
fin que l’on dimensionne sur tout ou partie de l’ouvrage un
évacuateur de crues.
Celui-ci doit être à même de fonctionner automatiquement pour
faire face à une montée brutale des eaux.
Il doit aussi pouvoir évacuer les débits les plus élevés du cours
d’eau.
En Afrique, la priorité est donnée aux évacuateurs à surface
libre.
En général, l’évacuateur n’occupe qu’une partie du barrage.
Après franchissement du seuil déversant, l’eau garde le plus
souvent sa direction dans le chenal, puis le coursier (entonnement
frontal).
Un ouvrage de dissipation de l’énergie de chute est à prévoir
avant de restituer l’eau au cours d ’eau.
L’évacuateur est souvent placé latéralement pour profiter de
l’appui que constitue le versant. On valorise la meilleure fondation
ou le trajet le plus court pour atteindre l’aval ou la bonne tenue des
sols en place.
En Afrique, les vallées très évasées et la forte érodabilité des
sols remettent en cause l’emplacement latéral du déversoir.
Pour les petits barrages et afin de limiter le coût d’un ouvrage en
position centrale, on cherche à le poser directement sur le remblai
au droit du thalweg.
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D’une manière générale, dans le cas des petits barrages en terre,
l’évacuateur de crues est composé de :
Un déversoir ou seuil : généralement linéaire
Un chenal : entonnement latéral ou frontal
Un coursier : permet de rattraper le lit de la rivière
Un ouvrage de dissipation de l’énergie érosive de l’eau

Quelques termes techniques liés aux évacuateurs de crues:


• Bajoyers : murs verticaux en rives droite et gauche du déversoir. Ils
jouent le rôle de murs de soutènement face à la poussée des terres.
• Barbacanes : orifices à travers les structures en béton pour ramener la
pression sous ces structures à la pression atmosphérique.
• Joint waterstop : joint entre deux plots de béton pour empêcher les fuites
d’eau.
Différentes parties d'un évacuateur de crues
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Évacuateurs à surface libre

Déversoir poids en béton ou maçonnerie: très courant, bien maîtrisé,


souvent volume de béton très important.
• 2 types de profils : Creager et pseudo-Creager

Déversoir à entonnement latéral : si situé en rive, prévoir un coursier


long.

Déversoir en béton armé du type « bec de canard » : Entonnement de


type mixte (frontal et latéral) posé sur le remblai de la digue.

Déversoir en perré traité au mastic bitumineux : bon procédé peu


employé en Afrique.

Déversoir en gabions : simple et courant, mais demande une réalisation


dans les règles de l’art.

Déversoir-voile en béton armé


Déversoir à profil craeger

La parabole épouse la
parabole décrite par une
goutte d'eau lancée dans
la zone de mise en vitesse
en amont du déversoir.
Déversoir trapézoïdal
Barrage de Yakouta (Burkina Faso)
Déversoir trapézoïdal
Barrage de Korsimoro (Burkina Faso)
Déversoir en bec de canard
Barrage de Kanazoé (Burkina Faso)
Déversoir en bec de canard
Barrage de Lumbila (Burkina Faso)
Déversoir en « bec de canard »
Déversoir en perré traité au mastic bitumineux
Barrage de Frondobo (Côte d’Ivoire)
Barrages et seuils en gabions

Barrage en gabions à parement aval vertical de Saouga 1 (Burkina Faso)


Déversoir-voile en béton armé

Vue en perspective d'un type de déversoir-


voile en béton armé. 1 : plan d'eau ; 2 : voile
en béton armé ; 3 : contrefort ; 4 : radier de
dissipation ; 5 : joint de dilatation ; 6 : talus ; 7 :
bajoyers ; 8 : becquet ; 9: joint waterstop.

Vue de l'aval du
déversoir-voile en béton
armé à contreforts de
Balavé (Burkina Faso)
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La nature de fondation
La conception du barrage
La disponibilité en matériaux
La disponibilité en main d’œuvre
Le coût par rapport au coût total du barrage
Les possibilités de suivi et d’entretien
L’utilisation de l’aval du barrage
Les questions environnementales et conditions
sanitaires
Les conditions hydrauliques (hauteur de chute, débit)
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Loi de débit et calcul de la longueur déversante

Pour un ouvrage à surface libre, on cherche une solution


optimale sur la longueur du déversoir. Les calculs concernent
d ’abord :

La prise en compte des crues les plus élevées,


La connaissance de la charge maximale
admissible sur l’ouvrage et ses annexes,
Le dimensionnement de la longueur déversante.
La prise en compte des crues les plus élevées :
Voir détermination du débit de projet

Charge maximale admissible conseillée sur les déversoirs

Type Hauteur max (m)

Déversoir en gabions 0,40 < hmax < 0,70

Déversoir en 0,40 < hmax < 0,70


maçonnerie
Déversoir en béton 0,70 < hmax < 1,00
Calcul de la longueur déversante :
Cas d'un seuil dénoyé

On applique la formule de débit sur un seuil dénoyé :

Q = m * L * 2g * h 3/ 2

avec
Q : débit sur le seuil (m3/s)
L : longueur déversante (m),
h : charge sur le seuil (m)
m : coefficient de débit du seuil (-)
g : accélération de la pesanteur (g = 10 m/s2)
Détermination du coefficient de débit m
m dépend de la forme du seuil, mais aussi de la charge.

Coefficient de débit d'un déversoir à profil rectangulaire.


Coefficient de débit d'un déversoir à profil Craeger
Calcul de la longueur déversante :
Cas d'un seuil noyé

Si les conditions d'évacuation à


h
l'
aval sont telles que le niveau h1
d'eau aval est supérieur à la cote
du seuil et lorsque h1 ≥ 2 h
3
alors le déversoir est noyé.

Q = k * m * L * h1 * 2 g (h − h1 )

avec k: facteur de réduction de m


Facteur de réduction k
)% * ## *") ".

Compte tenu de l’importance de la surface du plan d’eau, les


crues font monter le plan de PEN au PHE, constituant ainsi un
volume d’eau temporaire qui est déstocké progressivement. Il
s’agit du laminage de la crue.

L’effet de laminage dépend :


• de la forme de l’hydrogramme de crue,
• de la capacité d’évacuation du déversoir,
• de la capacité de stockage de la retenue, en particulier
selon la forme de sa partie supérieure.

Tenir compte de l’effet de laminage permet de réduire la


longueur du déversoir sans augmenter le risque de
submersion du barrage.
)% * ## *") ".
Le calcul de l’effet de laminage ne peut être conduit que si l’on connaît
avec précision :
• les caractéristiques de l’hydrogramme de crue,
• la courbe Hauteur / Volume de la retenue.

Équation différentielle du laminage

dz Qc (t ) − Qe [ z (t ) ]
= = f [t , z (t ) ]
dt S [ z (t ) ]

Résolution numérique manuelle


(méthode "x0" ou graphique) ou
automatique (exemple logiciel
CERES du CEMAGREF)
Méthode EIER-CIEH ou méthode du "x0"

L’effet de laminage est évalué sous la forme d ’un coefficient tel que :

Avec
Qemax Qcmax : le débit maximum de l' hydrogramme de crue
β= entrant (débit de projet) (m3/s)
Qcmax
Qemax : le débit maximum évacué (m3/s)

se lit sur un abaque en fonction de log10x0

Avec
m 2 gL12Qcmax tm3 L1 : est la longueur approchée du déversoir (m)
x0 = S : la superficie normale de la retenue (m2)
S3 m : coeff. de débit de l ’évacuateur (-)
tm : temps de montée des eaux (s)
Qcmax : débit de projet (m3/s)
g : accélération de la pesanteur (g = 10 m/s2)
Détermination du coefficient de laminage
Méthodologie pratique
• Calculer L1 sans tenir compte de l'
effet de laminage

Qcmax = m * L1 * 2 g * h3/ 2
m 2 gL12Qcmax tm3
• Calculer x01 puis log10x01 : x01 =
S3
• Lire 1 sur l'
abaque et calculer Qemax = 1 Qcmax

• Calculer L2 avec : β1Qc max


= m * L2 * 2 g * h3/ 2

m 2 gL22Qcmax tm3
• Recommencer le calcul avec L2 : x02 = puis log10x02
3
S
• Calculer Qemax = 2 Qcmax et L3 :
β 2Qcmax
= m * L3 * 2 g * h3/ 2

et ainsi de suite par itérations successives, jusqu'


à obtenir une valeur
convergente de L.
Limites de la méthode du "x0"

La validité de ces calculs est limitée dans le cas de très forts laminages.
Lorsque = Qemax/Qcmax trouvé est inférieur à la valeur Q/Qcmax donnée
par l'
abaque ci-dessous, il y a lieu d'être prudent quant à la valeur de
Qemax. C'
est un cas de figure peu fréquent.

Abaque de validité de la
détermination de l'
effet du
laminage basé sur l'hydrogramme
schématique triangulaire.
Méthodes graphiques
La forme de l'
hydrogramme de crue est soit triangulaire (pointu), soit arrondi.

On associe à Qc, une hauteur fictive Zc sur le seuil : Qc = m * L * 2 g * Z c3/ 2

On associe à Qe, une hauteur Ze sur le seuil : Qe = m * L * 2 g * Z e3/ 2


On détermine:
Tm (s) = temps de montée de l' hydrogramme de crue de projet
A (m²) = surface du plan d'eau normal
a (m) = hauteur d'eau sur le seuil pour 2A
Deux de cas de calcul:
1er cas : On se fixe à priori une longueur de déversement.
On calcule les termes suivants:

A * Zc Zc Qe
et On lit sur l'
abaque le rapport
Qc * Tm a Qc

2ème cas : On se fixe à priori une hauteur de déversement.


On calcule les termes suivants:

A * Ze Ze Qe
et On lit sur l'
abaque le rapport
Qc * Tm a Qc

Attention aux unités!

Q (m3/s) Z (m)
A (m²) a (m)
Tm (s)
Crue à hydrogramme arondi:

1er cas

A* Z 2ème cas
- Abscisse :
Qc * Tm
Qe
- Ordonnées :
Qc
Z
- Courbes :
a
Crue à hydrogramme pointu :

1er cas

A* Z 2ème cas
- Abscisse :
Qc * Tm
Qe
- Ordonnées :
Qc
Z
- Courbes :
a
Valorisation de l'effet du laminage

Compte tenu du coût nettement plus faible du remblai par rapport


aux ouvrages en béton et lorsque la retenue bénéficie d’un bon
laminage, on peut significativement baisser le coût de l’évacuateur
de crues en valorisant au mieux le laminage par le choix d’une
charge élevée sur le seuil déversant.

Ce choix n’est pas contraignant pour la sécurité vis à vis des


incertitudes liées aux connaissances hydrologiques.

Il faut néanmoins tenir compte de l’augmentation des superficies


noyées et des difficultés supplémentaires pour dissiper l’énergie de
chute.
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Il consiste à l’application des débits trouvés pour le dimensionnement
(longueur, forme, profondeur) du chenal d' écoulement, du coursier et du
bassin de dissipation.

' "* / *)
• Fait directement suite au déversoir, généralement rectangulaire
• Longueur faible, pente faible, écoulement fluvial

• Profondeur normale yn se détermine par Manning-Strickler :


Q = KSR 2 / 3 I 1/ 2 2 2/3
1 Q Q
yc = 3 = 0.47
Avec Q : débit (m3/s) g L L
S
R : rayon hydraulique (m) : R= Écoulement fluvial si yn>yc
I : pente du chenal (m/m) L + 2 yn
S : section mouillée (m²) : S = Lyn
K : coefficient de rugosité de Manning-Strickler
L : largeur du canal (m)
Quelques valeurs de K

État de surface K
Paroi très lisse (métal – ciment très 100
lisse)
Mortier lissé 85
Béton lisse avec joints 75
Maçonnerie ordinaire 70
Béton rugueux, maçonnerie vieille 60
Terre très irrégulière avec herbe 50
Chenal rempli de cailloux 40
• Fait suite au chenal d'
écoulement et généralement rectangulaire
• pente forte, écoulement torrentiel
• La longueur minimale L du convergent peut être calculée par :

L = 2.5(l1 − l2 )
l1 : largeur au plafond du bief amont
l2 : largeur au plafond de la section de contrôle

• La largeur du coursier peut être approchée par :

l = 2y (y le tirant d'
eau) (section économique par expérience)

l ≈ Q 0.4 (l en m et Q en m3/s) (en première approximation)

Calcul du tirant d'eau y


• A la section de contrôle: y=yc et le long du coursier y<yc

• On détermine y le long du coursier à partir d'


un abaque qui donne :
y Q
Le rapport en fonction de 3/ 2
Hs 2g *l * H s
• Hs : énergie spécifique (charge spécifique ramenée au radier du coursier)

• A la section de contrôle : H c = 1.5 yc


• Dans une section quelconque : H s = ∆H − pertes de charge
Pertes de charge = pertes de charge linéaires (j)
+ pertes de charge singulières (js)

Si les convergents sont dimensionnés de telle sorte que :


α
1 V
tgα avec F= js = 0
3F gy
Sinon, calculer js selon les formules usuelles. α

Pertes de charge linéaires : j = k * ∆H


- Si coursier court (longueur < 5 ∆H) j = 0.1* ∆H H s = 0.9 * ∆H

- Si coursier long (longueur > 5 ∆H) j = 0.2 * ∆H H s = 0.8* ∆H


• On détermine ainsi le tirant d'
eau y en différentes sections (en particulier à chaque
changement de pente) et on interpole linéairement le tracé de la ligne d' eau.

• Pour déterminer la largeur du coursier l = 2y


On procédera par approximations successives à partir d'
une première
valeur de l, puis en affinant progressivement.

Calcul de la revanche R

R = 0.6 + 0.05*V * 3 y Avec R(m), V(m/s), y(m)

Pour des raisons topographiques, le tracé du coursier est souvent courbe


Si r = rayon de courbure et V = vitesse moyenne de l'
eau
Il se produit une accélération centrifuge V2/r entraînant entre les 2 rives du coursier
de largeur une différence de niveau ∆h telle que :

V 2 *l Dans les écoulements torrentiels, il est


∆h = conseillé d'adopter des tracés symétriques
g *r et rectilignes (augmenter les rayons de
courbure)
0" %"
A la traversée du déversoir ou au bas du coursier, les eaux arrivent avec
une importante énergie cinétique qu'
il faut dissiper le plus possible dans le
liquide lui-même.

Les becs déviateurs ou "sauts de ski"


Le jet se désintègre et retombe à
une distance x du bec :

V2
x = 1.8 y + sin(2θ )
2g

θ ∈ [35° − 45°]
r ≥ 5y
y : tirant d'
eau (m)
V : vitesse au départ du bec (m/s)
Il est préconisé pour un ouvrage en béton ou maçonnerie de
plus de 5 m car plus économique qu'un bassin à ressaut.

y et V sont calculés par itérations successives (issues de la relation de


BERNOULLI) :

V02
V = 2 g 0.9 H + h + −y
2g
Q q
y= =
l *V V

l : longueur du seuil déversant ou largeur du coursier (m)

q : débit spécifique (débit par longueur du seuil ou largeur du


coursier) en m3/s/ml
Les cuvettes de dissipation submergées
De forme similaire au bec déviateur, une cuvette submergée dévie
l'eau vers le haut en restant noyé. Il se forme alors 2 rouleaux, l'un en
surface au dessus de la cuvette et l'autre au fond en aval du bord de la
cuvette tournant en sens inverse mouvements imbriqués et
dissipation de l'énergie de l'eau.
A réserver à des terrains peu affouillables.
Abaques de dimensionnement disponibles dans "Design of small dams".
Les bassins de type impact
Choc incident sur un écran vertical à la sortie d'un coursier ou d'une
conduite en charge.
Emploi limité à des vitesses inférieures à 10 m/s
Prévoir les armatures de l'écran en conséquence
Prévoir un parafouille aval et une protection en
enrochements (D>l/20) du chenal d'évacuation.

Q
6
Les bassins de chute ou de plongée
Conviennent dans le cas de petites chutes.
Deux solutions sont envisageables : radier du bassin revêtu et non revêtu.

1er cas: Bassin avec radier revêtu


Le dimensionnement se fait par construction et à l'aide d'un abaque.

yn

h = H + y1 − B − 0.06 L p − yn
Abaque de détermination des
caractéristiques d'une petite chute
seuil
2ème cas: Bassin avec radier non revêtu

Le principe est de laisser la lame d'eau


creuser le fond du lit pour constituer un
matelas d'eau suffisant pour absorber
l'énergie cinétique de l'eau.
La profondeur maximale d'affouillement
de la fosse après stabilisation est donnée
par :
Formule de VERONESE

y = 1.90 * h0.225 * q 0.54

Formule de SCHOKLITSCH

h0.2 * q 0.57
y = 4.74 * 0.32
d 90

Avec y (m) : profondeur maxi de la fosse


h (m) : hauteur de chute
q (m3/s/m): débit spécifique
d90 (mm) : diamètre des matériaux
Les bassins à ressaut
Moyen très efficace pour dissiper l'énergie de l'
eau et la rendre avec une
vitesse compatible avec la stabilité des berges à l'
aval.
La forme du ressaut et ses caractéristiques dépendent directement du
nombre de Froude :

V Avec y1: tirant d'


eau en régime torrentiel avant le ressaut
F=
gy1 V : vitesse de l'
eau

2
H0
yn
Dimensionner le bassin revient à lui donner une longueur supérieure à la
longueur L du ressaut, et une profondeur D telle que Z2 ≤ yn, soit y2 - D ≤ yn

Détermination de yn

• A l'
aide de la courbe de tarage si elle existe (cas rare)

• Si chenal assez long à l' aval du bassin, appliquer Manning-Strickler et


déterminer yn par itérations (cas le plus courant)

Q = KSR 2 / 3 I 1/ 2

Avec Q : débit (m3/s)


R : rayon hydraulique (m) :
I : pente du chenal (m/m)
S : section mouillée (m²) :
K : coefficient de rugosité de Manning-Strickler
Détermination de D
De manière pratique, si 0.05 ≤ h/H0 ≤ 0.7 et 0.1 ≤ yn/H0 ≤ 0.8, on peut
déterminer D à l' abaque suivant: (pour les déversoirs poids avec bassin
aide de l'
en béton!)

h/H0 = 0.3
D/H0 = 0.25

Yn/H0 = 0.25
De manière générale, on peut utiliser l'
abaque suivant en connaissant :

• Le débit linéaire q

• La différence de niveau h' entre le niveau


de la retenue et l'
écoulement aval

• La perte de charge dans le coursier αH


avec :
- α = 0 pour pertes de charge
négligeables (cas de bassin directement
(m3/s/ml)
à l'
aval du déversoir)
- α = 0.1 pour (chenal + coursier) court,
inférieur à 5 fois la hauteur de chute
- α = 0.2 pour (chenal + coursier) long,
supérieur à 5 fois la hauteur de chute
Détermination de V et y1

D étant déterminé, on calcule H = H0 + D

On détermine les valeurs de V et y1 par itérations successives :

ou

l : longueur du seuil déversant ou largeur du coursier (m)


q : débit spécifique (débit par longueur du seuil ou largeur du
coursier ) en m3/s/ml

Détermination du nombre de Froude F

A partir de V et y1, on calcule F :


Différents types de bassins en fonction de F:

1) Pour F = 1, y = yc, il n'


y a pas de ressaut

2) Pour 1 < F < 1.7, agitation de surface, il n'


est pas nécessaire de
construire un bassin de dissipation.

3) F = 1.7, y2 ≈ 2y1 et V2 ≈ V1/2, il suffit de bétonner le bassin sur une


longueur L de 4 à 6 fois y2.

4) 1.7 < F < 2.5, un ressaut commence à apparaître mais pas très
turbulent (pré-ressaut). Les déflecteurs et seuils pas encore
nécessaires. Veuillez à contenir le ressaut dans un bassin de
longueur minimale L (longueur du ressaut) donnée par les abaques
suivants :
Détermination des caractéristiques du ressaut
pour un nombre de Froude compris entre 1.7 et 2.5
5) Pour 2.5 < F < 4.5, phase
transitoire, ressaut instable
et difficile à contrôler.
Prendre bassin de type I

Pour amortir le mouvement


des vagues, prendre en
compte y'2 = 1.1y2

On peut prendre type II pour


être sûr de contenir le ressaut
6) Pour F > 4.5, le ressaut se
produit nettement.
Blocs de chutes et déflecteurs
(chicanes) pour raccourcir le
bassin et contenir le ressaut
4

Si vitesse d'entrée < 15 m/s,


prendre bassin de type II
Si vitesse d'entrée > 15 m/s,
prendre bassin de type III

Pour mieux stabiliser le ressaut,


prendre y'2 = 1.05y2

Pour tous les types de


bassins, la revanche
peut être prise égale à :
R = 0.1(y2+V1)
R (m), y2 (m), V1 (m/s)
Protection aval du bassin

Le bassin ne dissipe que 75% de l'


énergie de l'
eau, il faut donc protéger
l'
aval avec des enrochements et/ou gabions sur une certaine distance.
1. Déterminer la vitesse de début d'
entraînement (Ve)
- Pour les sols argileux, Ve varie de 0.8 à 1.2 m/s
- Pour les sols non cohérents (sables, graviers, …), lire l'
abaque
suivant :
2. Déterminer le diamètre minimum des enrochements nécessaires D :

3. Calculer l' enrochement Eenrochements ≥ 3*D


épaisseur de la couche d'

4. Calculer la longueur à protéger Lprotection ≥ 2*L


! ". ! " . %

Les ouvrages de vidange


- Destinés à vider entièrement ou partiellement la retenue en cas de
danger ou nécessité
- Différents types: conduites en charge, conduites à écoulement libre,
batardeaux, etc..

Les ouvrages de prise


- Servent à l'
utilisation de la retenue (agriculture, adduction en eau,
pastoral)
- Différents types: conduites enterrées (en général en charge), siphon, etc.
Ouvrage de
prise/vidange
à commande
aval

Dimensionner
la profondeur
des écrans
anti-renards
par la règle
de LANE.

Ouvrage de
prise/vidange
avec tour
Ouvrage de vidange
à batardeaux intégré
au déversoir (barrage
de Keita, Niger)

Ouvrage de prise
par siphon