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Abrégé de la foi catholique


Au cœur de la foi chrétienne

Ap er çu
Une sér ie de 12 ar ticles, qui ensem ble, constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct en 12
articles :

L'essentiel de l'essentiel
À l'écoute des exigences de l'intelligence humaine

Ap er çu
P r em ier  d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
Un abr égé qui r épond aux besoins des chr étiens qui tr ouvent par fois long
et com pliqué ce qu' ils pensent devoir  savoir  et com pr endr e pour  pouvoir
se dir e cr oyants.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

L'essentiel de l'essentiel
Un texte qui met l'accent sur « l'essentiel de l'essentiel ». Un abrégé qui répond aux
besoins des chrétiens qui trouvent parfois long et compliqué ce qu'ils pensent devoir
savoir et comprendre pour pouvoir se dire croyants.

Un essentiel aussi qui répond aux exigences de l'intelligence humaine. De fait, l'acte de
croire, plus que tout autre, doit être justifié. La raison prend part à l'acte de foi. Sinon,
croire serait insensé, car la conscience humaine appelle la fidélité à la raison humaine.

Voici le premier article d'une série de 12 articles, qui ensemble, constituent l'essentiel de
l'essentiel de la foi chrétienne catholique, à partir de la présentation de François Varillon,
jésuite.

Réponse de Dieu. Réponse de l'être humain


Dieu répond à l'interrogation de l'homme sur le sens fondamental de l'existence. Croire,
c'est adhérer librement à cette réponse, en reconnaissant en conscience que ce sens
révélé de l'existence est vrai, et qu'il comble l'être humain, non seulement dans sa totalité
d'être humain, mais infiniment au­delà.

Savoir s'interroger… en vue de réponses


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Certains semblent reculer devant le questionnement, par faiblesse ou par peur. D'autres
se flattent de se complaire dans l'interrogation comme telle, comme si, suffisante à définir
l'être humain (l'animal n'interroge pas) et à constituer sa dignité, elle pouvait subsister à
l'état pur, sans impliquer l'attente, ou le désir, d'une réponse. Dans les deux cas de figure,
on échappe à la quête du sens ultime de la vie.

S'interroger… pour l'amour de la vérité


Aucun être humain ne peut accuser un autre être humain de perdre sa vie. Le grief est
trop grave pour qu'on puisse l'articuler de sang­froid. Ne pas interroger, interroger sans
passion, ne pas pousser l'interrogation jusqu'à la dernière question, celle du sens de
l'existence, c'est, il est vrai, ne pas aimer, ou mal aimer la vérité.

Si, de soi, l'incertitude et le doute n'ont rien de coupable, l'indifférence volontaire l'est à
coup sûr. Par ailleurs, il faut reconnaître qu'après s'être longtemps interrogé, beaucoup se
sont lassés, déçus par le Dieu qu'ils ont cru rencontrer, mais ce n'était pas le Dieu des
chrétiens.

Je veux dire : ce qu'ils mettent alors sous le mot Dieu est moins grand que l'objet, même
confus, de leur espérance. Ainsi Dieu est bien autre chose que l'Être le plus fort à qui il
faudrait se soumettre par qu'Il est le plus fort. De même, quand on dit que Dieu est un
Dieu­Amour, ça ne peut correspondre qu'à l'idée la plus pure et la plus haute qu'on se fait
de l'amour.

Incarnation de Dieu et divinisation de l’être


humain
Le Christ par son incarnation nous donne de prendre la juste mesure de
l'humanité à venir

Ap er çu
Deuxièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
Le Chr ist par  son incar nation nous donne de pr endr e la juste m esur e de
l' hum anité à venir .

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Dieu s'est fait homme pour que l'être humain soit habité de sa Vie
Que Jésus, né à Bethléem de Judée et crucifié sous Ponce Pilate, soit « Dieu fait
homme », cette affirmation est au cœur de la foi de tout chrétien bien informé.

Cependant, reconnaître que Dieu s'est fait homme pour que nous partagions sa propre
Vie, n'est pas évident. Pourtant, l'Église a toujours affirmé que « en Jésus, Dieu s'est fait
homme pour que l'homme devienne Dieu ». Mais qu'en est­il au juste?

Filiation dans le sens de divinisation


À l'occasion d'un baptême souvent on entend affirmer qu'un petit est devenu « enfant de
Dieu ». Il est sa fille, il est son fils. Même si l'expression est familière, pour plusieurs, cela
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ne dit pas beaucoup plus que le fait de se reconnaître comme une simple créature de
Dieu.

De fait, il n'est pas facile de saisir toute la portée d'un mot comme filiation. Devenir
« enfant de Dieu », être « enfant de Dieu », être son fils, sa fille, c'est en quelque sorte
devenir comme Dieu, c'est être comme lui. Le mot filiation prend alors le sens de
divinisation.

Or, pour les chrétiens, le Christ est vrai homme et vrai Dieu. Il nous révèle ainsi la
véritable nature et de l'homme et de Dieu.

Le Christ par son incarnation nous donne de prendre la juste mesure de l'humanité à
venir.

Le rêve de Dieu est de faire don à l'humanité de ce qu'il a de meilleur, à savoir, sa propre
Vie. L'être humain ne saurait concevoir une plus belle vocation et un plus bel
aboutissement : vivre de la Vie même de Dieu, en union intime avec son Créateur.

Comme le disait Saint Augustin, « Désormais, ma vie sera pleine de Toi ».

Un Homme qui révèle qui nous sommes


Le Christ révèle la nature véritable et la vocation de l'être humain

Ap er çu
T r oisièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
Le Chr ist r évèle la natur e vér itable et la vocation de l' êtr e hum ain.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Le Christ : chemin vers Dieu, chemin d'humanisation


Pour les chrétiens, Jésus de Nazareth est l'être humain par excellence. On reconnaît
d'emblée qu'il y a en lui quelque chose d'achevé, alors qu'en comparaison, nous sentons
bien tout la distance qui nous sépare de l'idéal qu'il représente.

Plus qu'un idéal à suivre...


Mais le Christ n'est pas qu'un idéal, il est aussi un chemin bien concret d'humanisation,
celui par qui nous pouvons devenir pleinement nous­mêmes.

C'est pourquoi l'une des caractéristiques de la proposition chrétienne est de suggérer la
rencontre de la personne de Jésus Christ comme contribution propre et originale à
l'humanisation des personnes et de la société.

De cela découle des conséquences immédiates dont la plus importante est sans doute
l'affirmation de la dignité de toute personne. Le chrétien pourra dire que tous et toutes
sont enfants de Dieu et à ce seul titre réclamer pour eux un respect inconditionnel.

Dans le discours chrétien, à cause de l'expérience de communion intime du Christ avec
l'humanité, le bonheur et la signification de la vie s'évaluent et se comprennent en termes
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de relation avec les autres. On comprend alors que le travail et la lutte pour le respect de
l'humanité en toute personne soient d'incontournables conditions pour grandir en
humanité.

Le Christ révèle la nature profonde de l'être humain


Par ses paroles et ses gestes, Jésus de Nazareth révèle à l'homme qui il est. De fait, en
parcourant les Évangiles, nous ne pouvons qu'être frappés par la grande humanité de cet
homme exceptionnel.

Lorsque le Christ fait irruption dans l'histoire de l'humanité, lorsqu'il se fait homme, il nous
révèle le grand rêve de Dieu pour l'humanité : voir la vie humaine tout autant que la
société s'humaniser davantage, voir toute personne libérer le meilleur de ce qui l'habite.

C'est bien ce que nous apprend son passage parmi nous et les gestes de libération qu'il
aura pour la femme adultère, les dix lépreux, l'aveugle de Jéricho ou pour la fille de Jaïre
morte trop jeune. Le langage est le même, face aux situations d'hypocrisie qu'il dénonce...
On soupçonne alors comment l'expérience humaine personnelle et collective devient un
lieu privilégié où Dieu peut se manifester et être accueilli.

Un Homme facteur d'humanisation et de divinisation


Par ailleurs, comme en christianisme, l'homme de Nazareth est reconnu comme étant
également Dieu : il n'est pas que facteur d'humanisation mais aussi de divinisation. Dit
autrement, en Jésus­Christ, l'être humain s'unit à Dieu, et de ce fait, devient pleinement
lui­même.

Ainsi dans le Christ, l'homme découvre ce qu'il peut et doit devenir pour être pleinement
humain.

Dans l'optique chrétienne, la destinée de l'être humain, de tout être humain, est de devenir
par le Christ ce qu'est le Christ, un homme d'une qualité humaine exceptionnelle, qui
laisse transparaître la présence divine qui l'habite.

Le Christ nous révèle le Visage de Dieu


Par ses paroles et ses gestes, le Christ nous fait connaître le Dieu invisible

Ap er çu
Quatr ièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
P our  les chr étiens, c' est le Chr ist, et lui seul, qui r évèle pleinem ent par
son êtr e, ses par oles et ses gestes, qui est Dieu.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Dieu est Amour


Pour les chrétiens, c'est le Christ, et lui seul, qui révèle pleinement par son être, ses
paroles et ses gestes, qui est Dieu. Or, Dieu est Amour nous apprend saint Jean
(1 Jn 4,8.16).

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Ici l'Amour est à entendre au sens notamment de Don, de Gratuité, d'Alliance et de
Relation. Il constitue le cœur même du Dieu révélé en Jésus.

Tout l'Évangile nous apprend que Dieu est Amour, qu'il est l'Amour, un Amour dont la
puissance infinie conduit toujours plus avant dans l'élan créateur.

C'est cet amour qui conduit au don même de sa Personne et, suprême gratuité, jusqu'au
pardon. « Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime »
(Jn 4,13)

Plus qu'un aspect de Dieu...


En christianisme, l'Amour est plus qu'un aspect de Dieu, il en est le Cœur même.

Aimer n'est pas qu'une dimension de sa personne. Non, l'Amour est son être même. Il est
un Amour tout­puissant.

La vie de Jésus de Nazareth en rend compte de façon admirable. Elle en est la parfaite
image. En Jésus l'Amour de Dieu se donne à voir. Il en est l'icône.

En lui, la toute­puissance divine se révèle comme Amour.

Le Christ : point de rencontre entre Dieu et l'humanité


Depuis les origines du monde, Dieu rêvait d'une intime rencontre avec l'humanité. Parce
qu'il est Amour, il aime cette humanité. Et de son côté, l'humanité n'a­t­elle pas toujours
espéré d'aimer à sa manière? N'est­ce pas ce qu'on peut discerner en son ultiime
profondeur?

Ce désir de Dieu et cette espérance de l'homme ont convergé dans la personne du Christ.
Là, dans un même mouvement, Dieu s'est révélé à l'homme et l'homme s'est révélé à lui­
même.

Seul l'amour pouvait produire pareil prodige.

Le paradoxe de l'Amour
« Qui me voit, voit le Père » (Jn 14,9)

Ap er çu
Cinquièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
A im er  à la m anièr e de l' É vangile, donne ainsi de vivr e des expér iences
peu com m unes qui m ènent au m ystèr e de Dieu.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Le paradoxe de l'Amour
Les chrétiens ont appris que « Dieu est Amour », mais quel est le Visage de cet Amour?
En quoi consiste­t­il?

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Pour toute réponse, François Varillon nous ramène à l'Évangile et particulièrement à
Jésus en train d'affirmer « Qui me voit, voit le Père » (Jn 14,9).

C'est là que l'amour se présente à visage découvert. C'est là aussi que l'amour nous
révèle ses valeurs paradoxales. Aimer à la manière de l'Évangile, donne ainsi de vivre des
expériences peu communes qui mènent au mystère de Dieu. En voici deux exemples,
celui de la pauvreté et de l'humilité.

L'expérience de la pauvreté
L'amour donne de vivre une étrange expérience de pauvreté, non pas économique, mais
spirituelle. L'amoureux qui dit à sa bien­aimée : « Tu es ma joie », n'est­il pas à lui dire :
« Sans toi je suis pauvre de joie » ? Ou encore, un « Tu es tout pour moi » ne signifie­t­il
pas : « Sans toi je ne suis rien » ?

Aimer c'est en quelque sorte vouloir être par l'autre et pour l'autre. Être à la fois accueil et
don.

Celui qui aime davantage devient le plus pauvre face à l'être aimé.
Dieu, l'infiniment aimant, est ainsi infiniment pauvre, car infiniment riche en Amour.

L'expérience de l'humilité
Un amoureux dira à sa bien­aimée : « Je ne puis te regarder de haut sans manquer à
l'amour. »

De fait, s'il y a disproportion entre deux êtres qui s'aiment, l'amour fera qu'ils se feront
proche en cherchant l'équilibre. Le plus grand ou la plus grande traduira son amour en
cherchant à se faire l'égal de la personne aimée, gommant en quelque sorte sa
supériorité.

Le plus aimant est donc le plus humble. L'infiniment aimant ­ Dieu ­ est en conséquence
infiniment humble et c'est bien ce qu'il nous donne à comprendre quand on le contemple à
travers le Christ.

C'est ainsi que l'humble geste du lavement des pieds, traduit de manière admirable ce
qu'on peut appeler l'humilité divine.

Quel paradoxe!
Dieu est infiniment riche, mais riche en amour, non en avoir. C'est pourquoi, en amour,
richesse et pauvreté sont synonymes.

Celui que nous avons coutume d'appeler le « Tout­Puissant » est en effet un « Amour
Tout­Puissant » et est en conséquence, infini en pauvreté et en humilité.

Souverainement libre
Par ailleurs, Dieu est souverainement libre, libre d'aimer et d'aller jusqu'au bout de
l'amour. Dieu est l'immensité sans limite, mais c'est son amour qui est immense, sans
limite et tout­puissant, un amour démesuré qui l'aura conduit à s'abaisser jusqu'à devenir
l'un d'entre nous.

Comme le dit François Varillon : « Dieu est tel que le mystère d'amour incompréhensible
qui le constitue dans son Être éternel ne peut être traduit, exprimé, révélé, que par la
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pauvreté, l'humilité et l'humanité du Christ. »

L'importance de l'expérience de l'amour... pour comprendre...!


Un être humain qui n'a aucune expérience de l'amour (conjugal, paternel ou maternel,
filial, amical, caricatif) ne peut comprendre aisément de telles affirmations. Elles ne
peuvent être que mystérieuses, énigmatiques même, voire incompréhensibles.

On ne peut vraiment aborder Dieu, sans d'abord reconnaître que la pauvreté et l'humilité
tout comme la liberté sont des valeurs constitutives de l'amour.

Le Christ meurt et ressuscite pour la


transformation de l'être humain
La vie de l'esprit est en incessante transformation, en continuelle conversion

Ap er çu
S ixièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
Le « Dieu­ qui­ n' est­ qu' A m our  » tr ansfor m e l' êtr e hum ain afin de le libér er
de sa tendance natur elle à se r eplier  sur  lui­ m êm e.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

L'amour transfigure
En Jésus, le chrétien prend toute la mesure de l'homme et de Dieu. Il réalise aussi qu'il
est l'objet d'un Amour sans limite.

Or l'amour, dans sa nature même, transforme, mieux transfigure ce qu'il touche. Un
Amour sans limite comme celui de Dieu, transfigure nécessairement tout ce qu'il
embrasse.

Comme le dit François Varillon, « l'amour absolu transfigure absolument, divinise en
transfigurant, ne divinise qu'en transfigurant. »

Transfigurer, qu'est‐ce à dire ?


Qui dit « transfigurer » dit mort à une « figure » et passage à une autre « figure ».

Pour que l'être humain soit transformé, transfiguré en Dieu, il a fallu comme nous
l'apprend la foi chrétienne, que Dieu, en Jésus se fasse homme, qu'il prenne en quelque
sorte une autre figure.

Il a fallu qu'il vive comme l'un d'entre nous, qu'il épouse la condition humaine jusqu'à son
extrême limite, qu'il meure d'une vraie mort comme la nôtre. Il a fallu qu'il ressuscite.

Après une telle immersion au cœur de l'humanité, l'être humain n'est déjà plus le même,
sa figure est à se transfigurer.

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Ressusciter, qu'est‐ce à dire ?


La résurrection n'est pas la simple réanimation d'un cadavre. La résurrection n'est pas un
retour à la vie antérieure à la mort. Bien au contraire, la résurrection est un passage à une
vie toute autre, le passage à la Vie.

« Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt... »


La croissance d'un vivant s'opère par transformation. C'est une loi universelle facilement
observable dans la nature. Ainsi, par exemple, le papillon n'est pas une chenille avec des
ailes, l'épi de blé n'est pas un grain amplifié.

« Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; s'il meurt, il porte
beaucoup de fruit » (Jn 12,24)

De même, si le papillon voulait ne demeurer qu'une chenille, jamais il ne volerait. Jamais il
ne pourrait se reproduire. C'est en renonçant à conserver ses caractéristiques premières
qu'il assure instinctivement sa propre conservation.

La continuité de tout vivant n'est possible que dans la croissance, or pas de croissance
sans transformation et pas de transformation sans une certaine mort.

La transformation... dans l'ordre spirituel


La vie de l'esprit est également en incessante transformation, en continuelle conversion.
L'être humain réalise assez tôt que ce qu'il partage avec le règne animal n'arrive pas à
combler tous ses besoins.

L'émergence de sa conscience l'appelle à faire un passage de l'animal à l'humain, de la
nature à la liberté. C'est alors qu'il s'ouvre aux valeurs fondamentales : la vérité, la beauté,
la bonté, le don de soi. C'est alors que le désir de communiquer et de se communiquer se
fait de plus en plus pressant.

La transformation... dans l'ordre de la divinisation


Par ailleurs, l'être humain est naturellement égocentrique, c'est­à­dire, tourné vers lui­
même. Pourtant, il est essentiellement un être­de­relation, conçu pour entrer en relation
avec les autres. L'être humain vit donc une situation paradoxale, tiraillé qu'il est entre ces
deux tendances fondamentales.

Mais l'être humain n'est pas laissé à lui­même. La vie de Dieu, de ce « Dieu­qui­n'est­
qu'Amour » comme le dit François Varillon, a la capacité de le transformer jusqu'à la
racine.

Il le transforme afin de le libérer de sa tendance naturelle à se replier sur lui­même, afin
surtout de lui permettre de s'ouvrir à la vie de Dieu, d'accéder à la vie en Dieu, à la vie
selon Dieu, celle­la même qu'a connue Jésus de Nazareth.

La foi qui rend libre


La vie chrétienne n'est pas une vie de soumission

Ap er çu
S eptièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
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F r ançois V ar illon, jésuite.
La vie chr étienne n' est pas une vie de soum ission, elle est une vie de
com m union et de liber té.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Croire, plus qu'un savoir sur Dieu


La vérité n'est véritablement vérité que lorsqu'elle est une réalité dynamique et vivante.
Sinon, elle n'est qu'un objet que l'on possède comme tant d'autres choses.

Dans la même perspective, la foi n'est pas qu'un savoir sur Dieu, si savant soit­il. Certes,
c'est là une de ses composantes essentielles, mais elle ne peut se réduire qu'à cette
seule dimension.

Ainsi, il ne faut pas confondre « connaissances sur Dieu » et « connaissance de Dieu ».

D'ailleurs, dans la Bible et notamment dans l'Évangile de Jean, le verbe connaître signifie
« être avec » ou « vivre avec ». Il évoque même une « relation intime » au sens strict du
terme.

Vie de grâce, vie en communion


Comme nous l'avons vu, Dieu cherche à entrer en relation avec l'être humain et à lui
communiquer sa propre vie.

Puisque celle­ci nous est offerte bien gracieusement, nous disons qu'elle est grâce, qu'elle
est la grâce. D'ailleurs, c'est ce que, traditionnellement, nous appelons la grâce
sanctifiante (ou divinisante), la grâce qui rend saint, à la manière de Dieu.

Tout être humain est appelé à vivre une vie relationnelle aux multiples visages. Ces
relations peuvent être filiales, fraternelles, amicales, paternelles, maternelles ou
conjuguales (...).

Par ailleurs, un autre type de relation encore plus profond s'offre à lui, et c'est précisément
cette vie en communion avec son Créateur, une communion à vivre jusqu'à la racine
même de son être.

Une liberté en devenir


Parce qu'il est Amour, Dieu s'offre à l'être humain pour le transformer, le transfigurer et le
diviniser. Il ne peut ni ne veut se donner autrement.

Mais Dieu est aussi Liberté. Il est infinimement libre. Or l'être humain est lui aussi un être
libre appelé à grandir dans la liberté. Pourtant et cela peut sembler bien étrange, il dépend
de Dieu pour y arriver pleinement.

Étant Amour et Liberté, Dieu s'offre à l'être humain comme une source intarissable de
libération, lui donnant précisément d'accéder à la liberté, une liberté véritable mais
toujours à conquérir.

Cependant quel paradoxe : oser parler de dépendance et de liberté en réunissant les
deux termes. N'y a­t­il pas là contradiction?

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Mais elle n'est pas la seule...

Effectivement, comme l'écrit Léonard Audet, c.s.v. dans son article intitulé 'La liberté à la
suite de Jésus' : « Quel paradoxe de penser que certains chrétiens abandonnement la
religion chrétienne au nom de la liberté et de la libération personnelle, alors qu'au temps
de Paul, on adhérait au christianisme pour atteindre à une plus grande liberté! »

La vie chrétienne n'est pas une vie de soumission, elle est une vie de communion et de
liberté. Mais cette liberté est toujours en devenir. D'ailleurs, les familiers de l'Évangile
savent que la liberté ne se comprend qu'en termes de libération.

Relation avec Dieu, relation avec le monde


Par ailleurs, il est important de se dire qu'une vie d'intimité avec Dieu n'est pas une
invitation au repli sur soi, bien au contraire...

La vie de Jésus de Nazareth est en cela éloquente à souhait. La communion intime qu'il
vivait avec son Père le tournait radicalement vers les autres, tout en nourrissant sa
constante préoccupation de promouvoir la personne humaine.

Comme le croit Français Varillon, « l'intimité transfigurante » avec le Dieu vivant prend
toute sa densité dans la mesure où, comme Jésus l'a vécu, la liberté donne un visage et
des mains aux plus belles valeurs qui habitent le cœur.

La leçon n'est pas sans importance. Elle nous redit que l'être humain ne peut s'humaniser
que dans la mesure où ses gestes libres se traduisent en œuvres de justice, de beauté,
d'honnêteté et de fraternité.

L'homme et les valeurs ont partie liée. Si elles sont absentes, comment peut­on même
parler d'humanité? La promotion des valeurs fondamentales est garante de la promotion
et d'une humanisation toujours plus grande et constante de l'être humain.

L'importance des décisions, petites ou grandes


La liberté n'est pas un en­soi, n'est pas un objet ni une chose. Elle n'a de sens que bien
vivante et incarnée, tout comme l'amour.

De son côté, l'être humain n'est pas davantage un en­soi refermé à la manière d'une
chose ou d'un objet. Ceci a pour conséquence qu'il ne peut jamais se considérer comme
arrivé, comme parfaitement accompli. Un être humain qui refuse de se croire perfectible,
ne sait plus faire de place à l'amour et à la liberté dans sa vie.

Pour que la liberté et l'être humain se rencontrent et engendrent des gestes qui le
transformeront au point de l'humaniser toujours davantage, des décisions, petites ou
grandes, sont nécessaires. Elles diront sa préoccupation de promouvoir des valeurs
fondamentales comme la justice et l'amour.

Or c'est bien ce qui donne à l'être humain à la fois d'entrer plus profondément dans la vie
de Dieu et de devenir toujours plus humain. C'est alors que l'on peut plus facilement
comprendre comment le Christ ressuscité en arrive à nous transfigurer, à nous diviniser.

Comme le pense François Varillon, toute décision mise au service de la promotion des
valeurs fondamentales « crée l'homme » en quelque sorte, en le rendant toujours plus
humain. Et c'est là, au cœur de ce processus qu'on retrouve le Christ ressuscité présent,
actif, transfigurant et divinisant.
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Humanisation et divinisation vont de pair. Ainsi en devant plus humain par la qualité de
ses relations avec ses semblables, l'être humain entre encore plus en profondeur dans la
vie de Dieu.

Justice et amour
La justice et l'amour sont deux de ces valeurs fondamentales auxquelles nous avons fait
allusion. Elles sont inséparables au point qu'elles ne peuvent être envisagée l'une sans
l'autre. Elles sont en fait comme les deux piliers d'un même et unique processus de
relation aux autres.

La justice est cette volonté de voir l'autre respecté en tant qu'autre. Pour sa part, l'amour
avec sa volonté de se décentrer de soi­même, nous dit bien haut son désir de rencontrer
l'autre, de s'unir à lui et d'assurer sa promotion.

Quelque que soit la complexité des relations humaines, la justice et l'amour sont pour
l'humanité un passage obligé si elle veut poursuivre son rêve de s'humaniser toujours
davantage.

Et c'est bien ce qu'affirme François Varillon en écrivant : « Quels que soient le métier, la
situation, l'âge, le temps, le lieu, la tâche humaine est toujours de 'faire l'homme' et de 'se
faire homme en faisant l'homme' par la justice, l'amour et les valeurs qui en dépendent
directement ou indirectement. »

Pas de justice ou d'amour sans renoncement


Personne, qu'il soit croyant ou incroyant, ne peut prétendre pratiquer la justice et aimer
d'un cœur sincère s'il n'accepte pas d'abord de renoncer à faire de son petit moi le critère
absolu de ses choix. On ne peut imaginer donner si l'on garde tout pour soi.

Le chrétien qui cherche à modeler sa vie sur celle du Christ et qui par décision épouse
ses choix et ses valeurs, meurt en quelque sorte à lui­même. Il vit alors l'expérience du
renoncement. Mais il le fait avec le Christ, ce qui lui donne de communier à la vie même
de Dieu.

Sens, non‐sens et contre‐sens


L'existence humaine n'est pas sans absurdité, sans non­sens, sans contre­sens.
D'ailleurs, n'est­elle pas sans cesse en quête de sens?

Or, à travers l'expérience de Jésus et particulièrement à travers ses choix, même celui de
mourir comme un paria, l'Évangile offre une réponse capable de donner sens à tout ce qui
peine à s'en donner un.

Ce que l'Église appelle péché


Une tendance à vouloir tout ramener à soi ou à vouloir s'enfermer sur soi

Ap er çu
Huitièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
T out ce qui déshum anise éloigne de la tr ansfigur ation en Dieu.

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François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Une tendance néfaste à tout ramener à soi


L'être humain n'est pas qu'amour. L'amour n'est pas la seule motivation de ses actes, ce
qui n'est pas sans hypothéquer sa liberté de choix. Des erreurs sont alors possibles, mais
la tentation est grande de se disculper.

Mais pour François Varillon, une faute, quelle qu'elle soit, demeure la responsabilité de
celui qui l'a commise.

Tout être humain, pour peu qu'il fasse la vérité sur lui­même, saura reconnaître que la
justice et l'amour sont des nécessités inscrites au cœur même de son être. Leur
mise en œuvre devient alors une exigence morale incontournable.

C'est alors que pour un chrétien, cette tendance à vouloir tout ramener à soi ou à
vouloir s'enfermer sur soi est un mal qui prend le nom de péché.

Tout ce qui déshumanise éloigne de la transfiguration en Dieu


Tout acte qui délibérément met à mal l'être humain ou le menace dans sa dignité, éloigne
de la Vie même de Dieu.

Tout manquement à la justice et à l'amour comme aux valeurs qui en découlent, entrave
la transformation de l'être humain et l'éloigne de cette transfiguration si souvent évoquée
par Varillon.

Et c'est bien ce qui se cache sous la notion abstraite et difficile de ce que les théologiens
appellent le « péché originel ». Pourtant, on en perçoit si facilement la trace à travers la
tendance de l'être humain à tout ramener à soi (égoïsme) et à chercher son
accomplissement comme sa réalisation en se coupant de l'Autre et des autres.

L'espérance chrétienne
Seul Dieu peut faire que l'être humain puisse aimer à sa manière. Croire que cela est
possible, c'est déjà reconnaître qu'une transformation est à s'opérer. C'est ainsi que
l'espérance chrétienne parvient à vaincre tant nos scepticismes quant à notre capacité de
reprise devant le mal et le péché.

Par ailleurs, il est important de le rappeler, tout cela se vit dans la liberté. L'être humain
est réellement libre face à l'invitation amoureuse de son Créateur. Comme le dit Maurice
Zundel, « Dieu se propose toujours, mais ne s'impose jamais ».

Le pardon, suprême gratuité de l'amour


On vient de voir que l'être humain est limité dans sa capacité d'aimer. C'est ce que nous
avons appelé le péché. Or à cause même du péché, l'amour de Dieu prend le visage du
pardon. Un pardon inconditionnel et sans mesure, un pardon qui est miséricorde pour
reprendre les mots de la Bible. En douter, reviendrait à affirmer que l'amour de Dieu est
limité, donc qu'il est imparfait...

Face à cet amour toujours prêt à pardonner, une seule réponse est possible de la part de
l'être humain. Il ne peut que se présenter devant son Dieu avec un cœur contrit, humble
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(vrai) et reconnaissant.

On se retrouve alors devant deux mouvements qui se rencontrent. D'un côté il y a ce Dieu
qui aime d'un amour dont le pardon est sans limite. De l'autre, l'être humain qui a besoin
d'être aimé et pardonné.

C'est au cœur de la rencontre de ces deux mouvements que se réalise notre salut. C'est
alors qu'on peut parler de la rédemption de l'être humain, ou mieux de sa divinisation.

La prière est l'expression de la foi


La réponse de l'être humain à l'Amour de Dieu est d'abord en forme d'accueil

Ap er çu
Neuvièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
E n tout, Dieu a l' initiative. Dieu le pr em ier  se donne à l' hom m e pour  que
l' hom m e se donne à lui et qu' ainsi Dieu l' accueille.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Aimer... en forme d'accueil


Pour François Varillon, « En tout, Dieu a l'initiative. Dieu le premier se donne à l'homme
pour que l'homme se donne à lui et qu'ainsi Dieu l'accueille. »

En réponse à l'initiative amoureuse de Dieu, l'être humain traduit d'abord sa réponse en
forme d'accueil. La prière est l'expression de cet accueil.

Comme Varillon l'écrit : « Elle est Oui à Dieu, à son Œuvre divinisante qui transfigure nos
œuvres humanisantes ».

Une participation au Oui du Christ


Quand nous contemplons le Christ dans son humanité, un constat s'impose. Sa beauté et
sa perfection découlent essentiellement de son Oui initial.

En se faisant l'un de nous, il disait un Oui sans condition au projet de son Père. Le Christ
se donne à comprendre par le Oui qu'il est et qu'il dit. Or l'humanité toute entière est
appelée à participer au Oui absolu du Christ.

À sa manière, la prière est un Oui jailli du cœur de l'être humain. Conscient de la proximité
de Dieu, conscient surtout de son action bienfaisante et transfigurante au cœur de sa vie,
il ne peut demeurer muet.

Un Oui à plusieurs visages


Le Oui fondamental de la prière se diversifie et s'enrichit en expressions multiples
correspondant à diverses attitudes du moi profond.

Les plus importantes sont l'adoration, la gratitude, la contrition et la demande
(imploration). Chacune de ces attitudes appelle et implique les autres.
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L'adoration
Adoration, c'est­à­dire admiration, étonnement, surprise devant ce que Dieu est, devant
surtout le fait qu'il soit ce qu'Il Est, à savoir un Amour transfigurant et une « Initiative
transfigurante de nos initiatives » pour reprendre les mots de Varillon.

La gratitude
Gratitude : action de grâces ou reconnaissance. C'est là un mouvement tout spontané du
cœur. Se savoir aimé de Dieu et à la manière de Dieu ne peut qu'appeler la
reconnaissance.

La contrition
Un mouvement de repli sur soi existe dans l'être humain, c'est le péché.

Or l'amour de Dieu a notamment le visage du pardon. Quand le croyant en quête de
libération et de transformation se tourne vers l'amour miséricordieux de Dieu, son attitude
s'appelle contrition.

La demande
Pour Thomas d'Aquin, la prière est fondamentalement « demande ». L'être humain se
reçoit d'un Autre.

Conscient de sa pauvreté, le croyant se tourne vers Dieu et l'implore. Il demande une foi
plus vive et, comme les tâches humaines sont dons de Dieu, il demande aussi que son
activité soit plus généreuse et davantage authentique.

À propos de la prière collective ou liturgique


Pour ce qui est de la prière liturgique, Varillon est bien conscient qu'elle est
problématique. Il le souligne à juste titre. La raison est bien simple. Héritière d'une
tradition deux fois millénaire, son langage n'est pas toujours au diapason de la culture
contemporaine.

Pourtant, le concile Vatican II avait demandé que soit revisé en profondeur l'ensemble de
sa liturgie, mieux qu'elle soit restaurée afin de retrouver la pureté des origines.

Certes un vaste travail de mise à jour a été entrepris, mais il est souvent mis à mal dans
les milieux plus conservateurs. On accepte bien difficilement que de nouvelles
expressions de la foi cherchent à répondre aux sensibiités nouvelles.

Pourtant il en va de l'avenir des communautés chrétiennes appelées à dire Dieu en toute
vérité dans une langue et des concepts qui sont les leurs.

Des repères au service d’une relation vraie avec


Dieu
Pour éviter que l’être humain ne se méprenne sur la vraie nature de l’amour

Ap er çu
Dixièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
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4/12/2015 www.catechese­ressources.com/print/book/export/html/48

F r ançois V ar illon, jésuite.
Les dogm es sont essentiellem ent au ser vice de la r elation et de la
Rencontr e. C' est d' ailleur s ce qui justifie leur  nécessité et leur  existence
m êm e.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

Les dogmes… au service de la vraie nature de l'amour


La rencontre de Dieu, la relation vivante que l'être humain entretient avec lui, sont au
cœur de son expérience croyante. Pour le guider sur le chemin de cette rencontre, pour
baliser cette relation, il a besoin de points de repères. Ils existent. C'est ce que nous
appelons communément les « dogmes ». Plus techniquement on les définit comme des
vérités de foi contenues dans la Révélation.

Ils sont essentiellement au service de cette relation et de cette rencontre. C'est d'ailleurs
ce qui justifie leur nécessité et leur existence même. Ils sont là pour authentifier en
quelque sorte notre relation à Dieu et pour rendre compte de notre espérance tout en la
justifiant. Malheureusement ils n'ont pas toujours bonne presse, car leur formulation et
leur langage sont liés à la période historique qui les a vu naître... ce qui rend leur
compréhension actuelle plus difficile.

Par ailleurs et cela est très important, tous les dogmes ne sont pas à mettre sur le même
pied. Certains sont plus fondamentaux et touchent le cœur même du mystère, d'autres ont
un caractère plus accessoire. En fait, ce type de distinction s'établit en fonction de leur
rapport plus ou moins direct avec la personne du Christ.

Ils ont cependant tous une même finalité : éviter que l'être humain ne se méprenne sur la
vraie nature de l'amour, sur ses conditions, ses conséquences et ses implications.

Les dogmes sont là pour soutenir et orienter l'acte de foi. Ils suggèrent une interprétation
authentique du mystère.

Le mystère de la Trinité
Prenons un exemple. La Trinité est reconnue comme un dogme de foi. Croire que Dieu
est Trinité est beaucoup plus qu'un simple concept ou une fantaisie bonne à satisfaire
notre curiosité. Ce dogme jette un éclairage particulier sur la nature même de Dieu.

Être Un en Trois Personnes, n'est pas indifférent au fait que pour les chrétiens Dieu soit
Amour.

Si Dieu est perçu et compris comme tel, c'est parce que la réalité et la présence de trois
personnes en lui révèle qu'il est un Dieu de communion. Au cœur même de son Être, Dieu
expérimente la nature de l'amour. À trois on peut s'aimer, sinon Dieu serait contraint de
contempler sa propre nature. Il se posséderait lui­même. Comment pourrait­il alors être
don et accueil?

Certes l'amour ne peut exister sans altérité, mais pourquoi trois personnes?

Si Dieu est Amour et infinie Perfection, il y a nécessairement en lui une richesse d'être,
une capacité de don et d'accueil (acte de donner et d'accueillir), une plénitude qui ne peut
que déborder.

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Chacune des Trois Personnes de la Trinité n'existe qu'en fonction des deux autres. C'est
dans ce rapport existentiel et non en elles­mêmes qu'elles trouvent leur sens. Le Père est
essentiellement « paternité » et ne peut se définir qu'en relation avec le Fils. De même le
Fils ne peut se comprendre qu'en relation avec le Père, il est « filiation ».

Et ce n'est pas tout. S'il n'y avait pas une troisième Personne ­ l'Esprit­Saint ­ l'amour en
Dieu ne serait pas un véritable amour, un amour ouvert. Chacune des personnes se
retrouverait la possession exclusive de l'autre, comme une projection ou une extension de
son propre amour. La présence de cette troisième personne est ici décisive.

La raison a besoin de comprendre ce qu'elle croit. Le dogme de la Trinité cherchant à en
approcher le mystère, jette une indispensable lumière sur l'affirmation de Jean, à savoir
que « Dieu est amour ».

Le mystère de la création
Les dogmes ont cette propriété de se féconder l'un l'autre. C'est ainsi que le mystère de la
Vie trinitaire éclaire celui de la création. L'Acte créateur est essentiellement le fruit gratuit
d'un Amour. Et cet Amour, c'est Dieu.

Dieu n'est pas un potentat et l'être humain n'est pas son esclave. L'Acte créateur est celui
d'un Dieu de relation, d'un Dieu voulant entrer en relation avec quelqu'un afin de partager
avec lui sa propre Vie et sa propre Liberté.

Malheureusement, même si elle est étrangère au Christianisme, l'antique conception du
destin et de sa fatalité, où tout à l'avance serait déterminé, a encore libre cours
aujourd'hui.

Ce que l'Église appelle « péché originel »


À l'humanité qui souffre et qui s'interroge sur la souffrance et le mal, la foi, pas plus que la
philosophie, n'offrent de réponse satisfaisante.

Pour sa part, l'Église ne prétend pas expliquer le mal par la chute d'Adam. Ce qu'on
appelle le péché d'origine où le péché originel ­ ce qui donne à penser qu'il se situe dans
le temps ­ cherche d'abord à affirmer son universalité. C'est toute l'humanité qui en
souffre. Constatant que le péché est universel, elle reconnaît par ailleurs qu'un pardon
universel et libérateur est offert à toute l'humanité.

Pour François Varillon, dégagés de toute dimension temporelle et chronologique, péché et
rédemption au sens de « libération » peuvent alors être tous deux dits « originels ».

Ainsi l'être humain est à la fois pécheur et pardonné.

Tous les êtres humains sont pécheurs « en Adam » et sauvés (c'est­à­dire rendus libres
de la liberté même de Dieu) « en Jésus­Christ ».

Dit autrement, c'est à des pécheurs que Dieu transmet sa Vie. Si quelqu'un se prétend
entièrement innocent ou à peine effleuré par le péché, c'est qu'il refuse de faire la vérité
sur lui­même et il peine à comprendre la qualité de relation que Dieu rêve d'entretenir
avec lui.

Le dogme de la « résurrection de la chair »


Quant au dogme de la résurrection de la chair, il évoque une double divinisation : celle de
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l'être humain dans toutes ses dimensions et celle de l'univers lui­même.

Ce dogme est au cœur de l'espérance chrétienne.

Cette double transformation, et du monde et des personnes est nécessaire. L'être humain
est essentiellement un être de relation, il ne vit pas seul et son bonheur est conditionnel à
la qualité de sa relation aux autres et au monde qui l'entoure.

Une vie éternelle de bonheur ne peut se concevoir sans que ne soient éternisés et
divinisés le plus beau et le meilleur de l'expérience humaine.

L'Église visible, signe historique de notre


divinisation
Sacrement du Christ ressuscité présent et agissant dans le monde

Ap er çu
Onzièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
Une r éalité r end com pte de ce désir  de Dieu de se r endr e pr ésent à
l' hum anité. C' est son É glise devenue le signe visible de son action dans le
m onde.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

L'Église, sacrement du Christ ressuscité présent et agissant dans le


monde
Après avoir parlé par ses prophètes, Dieu s'est donné à voir. En Jésus son Fils, il a pris un
corps d'homme dans un pays géographiquement repérable, dans un peuple déterminé
ayant sa culture propre et à une époque donnée. Mais ce ne fut pas au détriment d'un
autre coin de la planète ou d'une autre période de l'histoire.

À travers l'expérience de Jésus pourtant bien incarnée dans le temps et l'espace, Dieu
s'est rendu présent à toute l'humanité par delà le temps et l'espace.

Une réalité rend compte de ce désir de Dieu : c'est son Église devenue le signe visible de
son action dans le monde, une action qui bien que réelle demeure pourtant invisible.

Quand François Varillon veut décrire l'action de Dieu dans le monde, la transformation
radicale qu'Il y opère pour rendre le monde saint comme lui­même est Saint, à l'instar des
Pères de l'Église, il parle de la divinisation du monde.

Pour Varillon, l'Église est un signe efficace de l'action de Dieu dans le monde. Elle donne
de la voir et elle la réalise. En d'autres mots, elle est le sacrement du Christ ressuscité
présent et agissant dans le monde.

Église visible et invisible


Par ailleurs, il ne va pas de soi que tous les humains perçoivent qu'ils sont intimement liés
les uns aux autres par la Vie qui circulent en eux et entre eux, même si cette vie est la Vie
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même de Dieu communiquée par le Ressuscité.

C'est pourquoi, vu de l'extérieur, tous ne sont pas membres de l'Église. Mais celles et
ceux qui n'en sont pas, ne lui sont pourtant pas étrangers. Le don de Dieu leur est offert
tout aussi généreusement.

« ... et moi, élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32)

Le monde et l'Église ne sont pas deux réalités juxtaposées, elles ne font pas nombre.
Pour Varillon, l'Église est en puissance l'humanité toute entière.

Dieu n'a qu'un seul dessein : rendre libres et saints, diviniser tous les êtres humains dans
le Christ. C'est ainsi que l'humanité qui est à se diviniser ne peut être que l'Église.

Don de Dieu, l'Église est au cœur de l'histoire


Le chrétien ne peut vraiment connaître l'Église qu'en travaillant à sa construction et en se
compromettant avec elle.

Si l'Église est un don de Dieu rendu visible dans l'histoire, elle est par ailleurs soumise à
l'histoire et sujette par conséquent à ses vicissitudes. Le chrétien ne peut qu'être solidaire
de ses progrès, de ses reculs, de ses réformes comme du renouveau qu'elle connaît.

Tout membre de l'Église est responsable de ce qu'elle est sans négliger aucune de ses
dimensions. Il n'a pas à se cacher ses limites, ses fragilités et ses déficiences :

Ses courtes vues
Son manque de perspicacité
Son manque de discernement et sa difficulté à lire les signes des temps
Ses craintes devant l'avenir et son refus de prendre des risques
Ses collusions avec les puissants de ce monde
Sa propension à laisser le juridique et l'administratif étouffer l'Esprit
Son autoritarisme
Sa lutte contre l'erreur qui ne laisse plus de place à la vérité
Ses lenteurs à reconnaître l'action de l'Esprit dans l'histoire humaine

Et la liste pourrait s'allonger. Malgré cela, le chrétien sait lui, que l'Église est celle du
Christ et qu'elle est porteuse de son message et de son projet. Il sait aussi qu'en se
purifiant lui­même, il contribue à la rendre davantage pure afin qu'apparaisse clairement
ce qu'elle est : une, sainte, catholique et apostolique.

Quatre expressions de l'amour


Mais au fait, ces quatre notes familières (une, sainte, catholique et apostolique) ne sont­
elles pas quatre expressions de l'amour?

Effectivement, seul l'amour peut faire l'unité et c'est à son aune que se mesure la sainteté.

Dans la même perspective, l'Église ne peut être vraiment « catholique » que lorsqu'elle
est « universelle », c'est­à­dire quand son amour est sans frontière et qu'il n'exclut
personne.

Enfin, elle est « apostolique » quand, fidèle au Christ et malgré les vicissitudes de
l'histoire, elle continue à mettre son autorité au service de l'amour. L'Église est
« apostolique » lorsqu'elle aime.
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L'eucharistie est le sacrement de l'Église


Annonce de la table du Royaume à venir

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Douzièm e d' une sér ie de douze ar ticles qui constituent l' essentiel de
l' essentiel de la foi chr étienne catholique, à par tir  de la pr ésentation de
F r ançois V ar illon, jésuite.
L’euchar istie nous donne de fair e A lliance avec Dieu et donne à Dieu, de
fair e A lliance avec nous.

François Varillon, jésuite, a publié en octobre 1967 dans la revue Études un excellent
« Abrégé de la foi catholique » (p. 291­315). En voici un compte rendu succinct.

« Le Christ est la sacrement de Dieu. L'Église est le sacrement du Christ. L'Eucharistie
est le sacrement de l'Église »

L'Eucharistie, signe par excellence de l'Alliance qui divinise


Parmi les signes sensibles à travers lesquels l'Église exprime sa vie et actualise son être,
l'Eucharistie occupe une place privilégiée.

Elle se donne à comprendre en contemplant le Christ lui­même. Au cœur de sa personne
se vit une extraordinaire rencontre entre Dieu et l'humanité. Jésus a été le point de
convergence d'un double mouvement, celui de Dieu vers l'être humain et celui de l'être
humain vers Dieu.

Or l'eucharistie donne de voir et de vivre cette convergence. Pour le dire autrement,
reprenons les mots même de Jésus. L'eucharistie nous donne de faire Alliance avec Dieu
et donne à Dieu, de faire Alliance avec nous. C'est cette Alliance qui a la capacité de nous
transformer, de nous rendre saint à la manière de Dieu, bref, comme le dit Varillon, de
nous « diviniser ».

L'Eucharistie, sacrement de la mort et de la résurrection du Christ


On ne peut comprendre le Christ sans d'abord contempler la relation qu'il entretient avec
Dieu. Il en est le Fils et c'est en tant que Fils de Dieu qu'il a épousé la condition humaine
jusqu'à son extrême limite.

D'ailleurs, c'est par l'acte ultime de sa mort, qu'il aura révélé au monde sa véritable
nature : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime… »
(Jn 15,13)

Mais le Christ n'est pas demeuré dans le silence du tombeau. Sa mort a connu un
lendemain : celui de la résurrection.

C'est pourquoi l'eucharistie ne peut être le sacrement du Christ dans toute sa réalité sans
rendre compte de ces deux dimensions. Elle est donc pour une part le mémorial de sa
mort. Mais comme le Christ est ressuscité et qu'il ne peut avoir d'autre présence que celle
d'un ressuscité, le pain et vin consacrés, deviennent le corps et le sang du Christ
ressuscité.

Ainsi l'eucharistie est essentiellement le sacrement, et de la mort, et de la résurrection du
Christ. Pour cette raison on l'appelle le sacrement du mystère pascal.
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Consentir à faire le passage


La mort est au cœur de toute vie donnée : mort au désir de tout posséder, mort à la
tentation de s'évader de ses responsabilités, mort à tout ce qui menace ou détruit la
fraternité...

Pour un chrétien qui a compris les exigences de la foi, croire à l'eucharistie, y participer,
s'en nourrir, c'est déjà reconnaître qu'il n'est pas le centre et la fin de tout. C'est surtout
opérer un passage décisif vers le don de soi. D'ailleurs, Pâques ne signifie­t­il pas
« passage »?

En s'engageant ainsi sur le chemin du don, en empruntant ce passage, le croyant
entreprend sa transfiguration.

Afin que l'être humain vive par et pour Dieu


Rendre grâces, c'est reconnaître que tout ce qui est bon, beau et bien vient de Dieu et est
don de Dieu. En ce sens, tout est grâce.

Pour signifier cette totalité, le pain et le vin, « fruit de la terre et du travail de nos mains »
sont précisément là pour évoquer tout ce que la vie peut nous offrir.

En consacrant le pain et le vin, en le transformant pour en faire le corps et le sang du
Christ, l'Église donne déjà à contempler l'intime communion à laquelle l'être humain est
appelé. Par ailleurs, quand l'eucharistie devient pour lui nourriture, elle le transforme et le
transfigure faisant de lui un véritable fils de Dieu.

Le travail humain qui devient vie du Christ


Le pain et le vin sont le fruit du travail d'hommes et de femmes bien concrets, incarnés
dans une histoire. Le pain et le vin disent à leur manière cette histoire. Sur la table
eucharistique, elle devient une histoire sainte, celle du Christ.

Transfiguré en pain et vin du Royaume, le travail humain devient la vie même du Christ et
ne peut être que l'objet d'une offrande. À ce titre, on comprendra qu'il se gagne dans la
justice et l'amour.

Le Christ nous unit à Lui en nous unissant les uns aux autres
Le pain est le fruit de grains moulus devenus farine. Le vin, celui de raisins pressés.
Multiples et dispersés, les voilà réunis pour se faire nourriture et breuvage. Posés sur la
table ils deviennent repas. Or est­il geste plus fraternel que de manger ensemble?

Quand le pain et le vin deviennent corps et sang du Christ, ils donnent aux frères et aux
soeurs attablés de communier au Christ lui­même et par Lui, d'être en communion les uns
avec les autres. Est­il fraternité plus grande?

À la table eucharistique ­ annonce de la table du Royaume à venir ­ les relations
humaines ne sont plus les mêmes, elles sont transfigurées à l'image du pain et du vin eux­
mêmes transfigurés. Pour François Varillon, l'invitation de Jésus prend alors toute sa
mesure :

« Aimez­vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15,12)

Source : http://www.catechese­ressources.com/abrege­de­la­foi­catholique

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