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POULET Manuel

d’élevage

2014

An Aviagen Brand
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Preface

Ce manuel
Ce Manuel a pour objectif d'aider les clients d’Aviagen® à optimiser les performances de leurs élevages de
poulets de chair. Il n’est pas destiné à fournir des informations décisives sur chaque aspect de la conduite
d’un tel élevage, mais il met l’accent sur des aspects essentiels qui, s’ils sont négligés, peuvent diminuer
les performances du lot. Les objectifs de conduite présentés dans ce Manuel ont pour but de préserver un
bon état de santé et de bien-être du lot, et d’atteindre de bonnes performances à la fois chez les animaux
vivants et dans les opérations de transformation.

L'ensemble des informations présentées associe des données issues d'essais cliniques internes, de
publications scientifiques ainsi que de l'expertise, de l'expérience et des compétences pratiques des
équipes de Transfert technique, et des Services techniques d’Aviagen. Toutefois, les conseils donnés dans
ce Manuel ne permettent pas d’éviter entièrement des variations de performance qui peuvent apparaître
pour diverses raisons. Par conséquent, Aviagen décline toute responsabilité quant aux conséquences liées
à l'utilisation de ces informations pour conduire un élevage de poulets de chair.

Services techniques
Pour plus d'informations sur la conduite d’un élevage de poulets de chair, vous pouvez contacter le
Département technique local ou le Directeur d’Aviagen, ou consulter le site www.aviagen.com.

Utilisation de ce Manuel
Trouver un sujet

Des onglets bleus sont situés sur le côté droit du Manuel. Ils permettent aux lecteurs d’avoir un accès
immédiat aux sections et sujets qui les intéressent particulièrement.

La Table des Matières indique le titre et le numéro de page de chaque section et sous-section.

Un Index alphabétique par mot-clé figure à la fin du Manuel.

Key
Points
Points clés et informations utiles

Recherchez ce symbole afin de trouver des Points Clés qui soulignent l’importance de certains
aspects dans l'élevage et les procédures critiques.

Useful
Information

Recherchez ce symbole pour trouver des suggestions concernant des Informations utiles sur
des sujets spécifiques de ce Manuel. Ces documents peuvent être consultés dans la Bibliothèque
technique du site web Aviagen.com, sauf indication contraire.

Suppléments de ce Manuel

Les suppléments de ce Manuel présentent des objectifs de performance qui peuvent être atteints avec
une bonne conduite d’élevage et un bon contrôle de la nutrition, de l'environnement et de la santé ; des
spécifications nutritionnelles sont également disponibles. Toutes les informations techniques et de conduite
d’élevage peuvent être obtenues en consultant le site www.aviagen.com, en contactant votre représentant
local Aviagen, ou par l’envoi d’un courriel à info@aviagen.com.

02 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Table des matières

Table des matières


5 Introduction
7 Pratiques d'élevage
Chapitre 1- Conduite d'élevage des poussins
11 Objectif
11 Principes
11 Introduction
11 Qualité des poussins et performances des poulets de chair
14 Conduite d’élevage des poussins
Chapitre 2 – Approvisionnement en aliment et en eau
25 Objectif
25 Principes
25 Nutrition des poulets de chair
26 Apport en nutriments
27 Programme d'alimentation
28 Forme et qualité physique de l’aliment
30 Contrôle de la qualité physique de l’aliment
31 Alimentation à base de grains entiers
32 L’alimentation dans des conditions climatiques de températures élevées
33 Environnement
33 Qualité de la litière
34 Systèmes d'abreuvement
37 Systèmes d'alimentation
Chapitre 3 - Nutrition
39 Objectif
39 Principes
40 Apport en nutriments
42 Minéraux
44 Oligo-éléments et vitamines
44 Additifs alimentaires sans valeur nutritive
45 Spécifications des aliments pour poulets de chair
46 Conception de programmes alimentaires pour poulets de chair
47 Qualité des aliments
49 Transformation et présentation de l’aliment
50 Alimentation à base de grains entiers
51 L’alimentation dans des conditions climatiques de températures élevées
52 Qualité de la litière
53 Bien-être et environnement
Chapitre 4 – Santé et Biosécurité
55 Objectif
55 Principes
55 Santé de l’oiseau et biosécurité
55 Biosécurité
64 Diminuer le risque de maladies
66 Enquêtes sur les maladies
69 Identification des maladies

2014 03
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Table des matières

Chapitre 5 - Logement et environnement


71 Objectif
71 Principes
71 Air
72 Eau
72 Température
72 Chauffage
72 Bâtiments et systèmes de ventilation
88 Programme lumineux pour poulets de chair
94 Gestion de la litière
96 Densité animale
Chapitre 6 – Contrôle du poids vif et de l’homogénéité des performances
97 Objectif
97 Principes
97 Prédictibilité du poids vif
98 Pesée manuelle
99 Systèmes automatiques de pesée
100 Données pondérales incohérentes
100 Homogénéité du lot (CV)
103 Croissance en sexes séparés
Chapitre 7 - Gestion avant l’abattage
105 Objectif
105 Principes
105 Préparation pour le ramassage
107 Ramassage
110 Transport
110 Livraison
Annexes
113 Annexe 1 – Registres de production
115 Annexe 2 – Tables de conversion
118 Annexe 3 – Paramètres clés de performance
121 Annexe 4 - Sexage par les plumes
122 Annexe 5 – Résolution des problèmes
124 Annexe 6 – Débits de ventilation et calculs
Liste des mots-clés
127 Liste des mots-clés

04 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Introduction

Introduction
Aviagen produit une gamme de races adaptées à plusieurs secteurs du marché du poulet de chair. Cela permet
aux producteurs de sélectionner l'oiseau qui correspond le mieux aux besoins de leur propre exploitation. Tous
les poulets d’Aviagen sont sélectionnés sur la base d’une série équilibrée de caractéristiques concernant à la fois
les parentaux et les poulets de chair. Cette approche garantit que les oiseaux puissent répondre aux standards
les plus élevés applicables à une grande variété d'environnements. Les critères d'importance commerciale
tels que le taux de croissance, l’indice de consommation (IC), la viabilité et le rendement de carcasse sont
constamment améliorés grâce aux progrès génétiques continus. Des améliorations sont également à noter en
matière de bien-être des oiseaux, santé des pattes, santé cardio-vasculaire et robustesse.

L’expression du potentiel génétique des oiseaux nécessite que tous les facteurs indiqués dans la figure
ci-dessous fassent l’objet d’une attention complète et appropriée. Tous ces éléments sont interdépendants. Si
un seul élément est défaillant, la performance globale des poulets de chair sera alors affectée.

Figure 1: Facteurs influençant la croissance et la qualité du poulet de chair.


Santé

Qualité du poussin Bien-être

Nutrition
Aliment

Programme Température
lumineux

Ventilation Abreuvement

Densité animale Statut vaccinal

L’équipe de Transfert technique d’Aviagen a conçu ce Manuel selon les principes suivants:
• Prise en compte du bien-être des oiseaux à tout moment.
• Compréhension des éléments de la chaîne de production et des phases correspondantes de transition.
• Attention portée à la qualité du produit fini tout au long du processus.
• Nécessité d'observer toute modification chez les oiseaux et leur environnement.
• Changements de conduite d’élevage adaptés aux besoins évolutifs de l'oiseau.

Il n’existe pas deux bâtiments d’élevage identiques et chaque lot de poulets de chair nécessite un type de
conduite spécifique pour répondre à ses besoins particuliers. Le producteur doit comprendre les exigences de
ses oiseaux et y répondre spécifiquement et individuellement comme décrit dans ce Manuel pour leur assurer
une performance optimale dans chaque lot.

Questions économiques et commerciales

Les questions économiques et commerciales influencent en permanence la façon dont les poulets de chair
sont élevés, notamment :
• Une demande croissante des consommateurs pour la qualité des produits, la sécurité alimentaire et un haut
niveau de bien-être des animaux.
• Un besoin en lots de poulets de chair ayant une croissance répondant à des spécifications prédéfinies et
toujours plus prédictibles.
• Une exigence de réduire au minimum la variabilité au sein des lots, et donc celle du produit fini.
• La pleine valorisation du potentiel génétique des oiseaux en termes d’indice de consommation, de taux de
croissance et de rendement de carcasse.
• La diminution au minimum de maladies telles que l'ascite et la faiblesse des pattes par la mise en place de
mesures préventives.

Pour une usine de transformation, la satisfaction des consommateurs est la clé d’une bonne production des
poulets de chair. Les exigences du transformateur varient en fonction de la gamme de produits commercialisés.
Ces derniers doivent répondre au mieux aux spécifications du poids de vente optimal pour la vente en termes
à la fois de poids cible, de cœfficient de variation et de qualité des oiseaux. Un écart par rapport à ces
spécifications a une incidence sur le coût. Il devient alors nécessaire d’évaluer le rapport coût / bénéfice. Par
exemple, une séparation des sexes en phase de croissance et une surveillance étroite du poids de naissance des

2014 05
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Introduction

oiseaux apportent toutes deux des avantages à la transformation mais augmentent les coûts à la production.

Un bien-être convenable des poulets de chair est le corollaire d’une bonne performance commerciale. Des
oiseaux bien soignés atteignent plus précisément le poids d’abattage cible et sont moins susceptibles de
déclassement dans l'usine de transformation.

Aviagen a réalisé l’analyse des données sur les poulets de chair produits par ses clients : elles ont constamment
montré que l'augmentation de la densité de peuplement ou la réduction de l’intervalle entre les lots d’oiseaux
entraînaient une réduction du gain quotidien moyen et une augmentation de l’indice de consommation. Ainsi,
même si l’augmentation du nombre d'oiseaux dans le système de production peut sembler financièrement
intéressante, son impact réel doit être correctement évalué : en effet, il convient de tenir compte d’une
croissance réduite, de performances plus hétérogènes, de coûts alimentaires plus élevés et de rendements de
carcasse plus bas à l'usine de transformation.

Production du poulet de chair

La phase de croissance des poulets de chair n’est qu'une partie de tout le processus intégré de production de
viande. Celui-ci englobe les élevages de reproducteurs, les couvoirs, les unités d’élevage des poulets de chair,
les transformateurs, les détaillants et les consommateurs.

Figure 2: Produire une viande de poulet de chair de qualité - l'ensemble du processus


Situation Type d’opération Objectif

Elevage des reproducteurs Gestion des reproducteurs Produire des œufs fertiles et de haute
qualité
Ramassage des œufs

Stockage des œufs

Transport

Couvoir Couvoir

Incubation

Éclosion Produire des poussins de haute qualité

Transport Maintenir la qualité des poussins


Les phases clés
Élevage de Démarrage de la gestion de Développer un bon comportement
poulets de Désinfection la production alimentaire
chair Gestion de la croissance Développer la fonction immunitaire
Nettoyage Permettre un développement optimal du
Mise a la reforme squelette et du système cardio-vasculaire
Optimiser la qualité des carcasses
Transport Maximiser le bien-être des oiseaux

Usine de transformation Transformation

Détaillant
L'objectif du producteur de poulets de chair est d’atteindre les performances requises du lot en termes de
bien-être, poids vif, indice de consommation, homogénéité et rendement de carcasse, tout en respectant les
contraintes économiques. La production de poulets de chair est un processus séquentiel dont la performance
ultime dépend de l’efficacité de chaque étape. Pour l’obtention de performances maximales, chaque étape doit
être évaluée de manière critique et des améliorations doivent être apportées si nécessaire.

La complexité de la production du poulet de chair signifie que les producteurs doivent avoir une compréhension
complète des facteurs qui affectent l'ensemble du processus de production, en plus de ceux qui influencent
directement l’élevage des oiseaux sur l’exploitation. Des ajustements peuvent aussi être nécessaires dans le
couvoir, pendant le transport et dans l'usine de transformation. En production de poulets de chair, l'oiseau passe
par plusieurs étapes de développement depuis l'œuf jusqu’à l’exploitation, puis à l'usine de transformation.
Entre chacune de ces étapes du processus de production, il y a une phase de transition. Les transitions doivent
être gérées avec le minimum de stress pour les oiseaux. Les transitions clés pour le producteur de poulets de
chair sont :

• L’éclosion des poussins.


• Le ramassage, le stockage et le transport des poussins.

06 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Stockmanship

• Le développement d’un bon comportement alimentaire chez le jeune poussin.


• Le passage de systèmes supplémentaires d'alimentation et d'abreuvement à un système principal.
• Le ramassage et le transport des poulets de chair pour l’abattage.
Key
Points

• La production en élevage n’est qu’une étape d'un processus


complexe.
• Toutes ces étapes et les transitions entre chacune d’entre elles
doivent être prises en compte et gérées soigneusement pour
produire un oiseau de qualité.
• L’attention au détail est primordiale.

Pratiques d'élevage
L'influence des pratiques d’élevage sur le bien-être des poulets de chair, leurs performances et leur rentabilité
ne doit pas être sous-estimée. Un bon éleveur sera en mesure d'identifier les problèmes et de les résoudre
rapidement.

L'éleveur doit appliquer et interpréter les recommandations de bonnes pratiques d’élevage fournies dans le
présent Manuel. Il doit les utiliser en association avec sa propre expérience professionnelle, ses connaissances
pratiques et sa capacité à répondre aux besoins des oiseaux.

Les pratiques d’élevage sont le résultat de l'interaction humaine positive avec le poulet de chair et son
environnement (perception du troupeau). L'éleveur doit être constamment « en phase » et attentif aux oiseaux
de son lot et à leur environnement. Pour ce faire, les caractéristiques comportementales des oiseaux et les
conditions au sein du bâtiment doivent être étroitement observées. Cette surveillance est communément
appelée « perception du lot » : c’est un processus continu qui mobilise tous les sens de l'éleveur (Figure 3).

Figure 3: Pratiques d’élevage - utiliser tous les sens pour surveiller les oiseaux

Ouïe Vue
Écoutez les vocalisations, la Observez le comportement tel que la répartition
respiration et les bruits des oiseaux dans le bâtiment et le nombre
respiratoires des oiseaux. d'oiseaux s’alimentant, s’abreuvant et se
Écoutez les bruits reposant. Observez l'environnement comme la
mécaniques des roulements poussière dans l'air et la qualité de la litière.
du ventilateur et des vis Observez la santé et le comportement des
d'alimentation. oiseaux tels que leur posture, leur vivacité, leurs
yeux et leur démarche.

Odorat Goût
Sentez les odeurs de
Qualité de l’eau et de
l'environnement telles
que les niveaux
d'ammoniac. L'air est-il
vicié ou étouffant?

Toucher
Manipulez les oiseaux pour évaluer le
remplissage de leur jabot et vérifier leur
état général. Notez les mouvements d'air
sur votre peau. Y a-t-il un courant d’air?
Quelle est votre perception de la
température du bâtiment?

2014 07
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Stockmanship

Pratiques d'élevage

Si seuls les registres d’élevage sont surveillés (croissance, consommation d'aliments, etc.), il vous manquera
des signaux importants en provenance des oiseaux et de leur environnement. En utilisant tous ses sens,
l'éleveur doit développer une prise de conscience de l'environnement, la connaissance des oiseaux et
une compréhension des caractéristiques comportementales normales du lot. Cette information devrait
être analysée en continu (en association avec les registres d’élevage) afin de permettre que tout problème
concernant à l'état et /ou l'environnement des oiseaux puisse être rapidement identifié et corrigé.

Les objectifs de poids corporel et de conversion alimentaire à un âge donné sont généralement les mêmes
pour tous les lots. Mais, chaque lot pris individuellement a des exigences de conduite d’élevage légèrement
différentes pour atteindre ces objectifs. Pour comprendre de telles exigences individuelles et être en mesure
d’y répondre à chaque lot de façon appropriée, l'éleveur doit connaître et aussi discerner ce qui est normal
pour ce groupe d'animaux.

L'environnement et le comportement du troupeau doivent être observés à différents moments de la journée


par la même personne. Cette observation doit être faite à tout moment lors des activités quotidiennes liées
à l’élevage dans le bâtiment, mais quelques inspections spécifiques destinées simplement à surveiller le
comportement du lot sont aussi très importantes.

Avant d'entrer dans le bâtiment, soyez attentif à l’heure et aux conditions climatiques ambiantes. Cela vous
aidera à anticiper comment doivent fonctionner les ventilateurs, les appareils de chauffage, les cellules de
refroidissement et les entrées d’air par rapport aux valeurs de référence de ces systèmes.

A l'entrée dans le bâtiment, frappez doucement et ouvrez progressivement la porte. Quand vous entrez
dans le bâtiment, posez-vous la question suivante :

Est-ce que la porte du bâtiment s’ouvre avec une légère résistance, pas de résistance ou une
résistance élevée?
Cela indique la pression d'air dans le bâtiment et reflète les paramètres de ventilation, c’est-à-dire l’ouverture
des entrées d’air et le fonctionnement du ventilateur.

Entrez lentement dans le bâtiment et arrêtez-vous jusqu'à ce que les oiseaux s’habituent à votre présence.
Pendant ce temps, utilisez tous vos sens en continu pour évaluer l'état du lot, REGARDEZ, ECOUTEZ, SENTEZ
ET RESSENTEZ.

REGARDEZ :

• Répartition des oiseaux sur la surface au sol. Des zones spécifiques sont-elles évitées, ce qui
suggère un problème d’environnement (courant d’air, froid, lumière)?
• Respiration des oiseaux. Est-ce que les oiseaux halètent? L’halètement est-il spécifique à une zone
du bâtiment, suggérant un problème de courant d’air ou de température?
• Comportement des oiseaux - alimentation, abreuvement et repos. Normalement, les poulets de
chair sont répartis également entre ces trois comportements.
• Nombre de ventilateurs en marche, réglage des entrées d’air ; les appareils de chauffage
fonctionnent-ils? Les couveuses démarrent-elles dès que les appareils de chauffage s’arrêtent
ou bien est-ce que les appareils de chauffage et les couveuses fonctionnent en même temps ? Un
ajustement des réglages est-il nécessaire?
• Cellules de refroidissement. En fonction des réglages, la zone de couchage est-elle humide, sèche
ou un mélange des deux ? La pompe à eau fonctionne-t-elle et l'eau est-elle répartie uniformément au
niveau de chaque zone de couchage?
• État de la litière. Des zones présentent-elles des agglomérats en raison de fuites des abreuvoirs ou
d’un excès d'eau venant des cellules de refroidissement? Est-ce que de l'air froid entre dans le bâtiment
et tombe au sol?
• Mangeoires et abreuvoirs. Sont-ils à la bonne hauteur, y a-t-il de l’aliment dans les mangeoires, les
abreuvoirs présentent-ils des fuites? L'aliment vous semble t-il de bonne qualité?

ÉCOUTEZ :

• Les oiseaux. Est-ce que les oiseaux sifflent/éternuent ou émettent des bruits respiratoires variables?
A quoi ressemblent leurs vocalisations? Il est préférable de faire ces observations dans la soirée
lorsque le bruit des ventilateurs est réduit. Comment se manifestent les oiseaux par rapport aux
visites précédentes, est-ce une réaction à la vaccination, est-ce lié à un environnement poussiéreux et
médiocre?
• Les mangeoires. Les mangeoires mécaniques fonctionnent-elles en permanence? L’aliment a t-il

08 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Stockmanship

progressé dans le silo?


• Les ventilateurs. Les paliers de ventilateurs sont-ils bruyants? Les courroies des ventilateurs
paraissent-elles lâches? Un entretien de routine peut prévenir des problèmes d’environnement dus à
une qualité défectueuse de l'air ambiant.

RESSENTEZ :

• L'air. Comment ressentez-vous l'air sur votre visage? Étouffant (humide), froid, chaud, présence d’un
courant d’air violent ou absence de courant d’air? Ces sensations, qu’elles soient associées ou isolées,
peuvent indiquer des problèmes spécifiques d’environnement tels qu’une insuffisance de ventilation
minimale.
• La qualité physique de l’aliment. Les miettes sont-elles très poussiéreuses, les granulés se cassent-ils
très facilement dans la main et dans la mangeoire?
• L'état de la litière. Prélevez un peu de litière et évaluez son état. Si elle reste compacte après
compression (ne se disperse pas), cela indique une humidité excessive, ce qui peut suggérer une
ventilation inadéquate.

SENTEZ:

• L'aliment. Que sent l'aliment? A-t-il une odeur fraîche ou de moisi?


• L'environnement. Que sent l'environnement, pouvez-vous sentir l'ammoniac?

Après la première entrée dans le bâtiment et l'observation du lot et de son environnement, marchez
lentement dans tout le bâtiment et évaluez les points ci-dessus. Marcher dans tout le bâtiment est important
afin de s’assurer que l'environnement et le comportement des oiseaux restent plutôt stables dans tout le
bâtiment et pas seulement à l’endroit où vous êtes. En vous déplaçant dans le bâtiment, mettez-vous au
niveau des oiseaux. Ramassez tous les oiseaux qui ne s’éloignent pas de vous. Sont-ils malades? Combien
d'oiseaux sont atteints? Évaluez la façon dont le troupeau se déplace devant et derrière vous. Les oiseaux
reculent-ils pour remplir l'espace que vous avez créé en marchant au milieu d’eux?

Arrêtez-vous périodiquement pour manipuler les oiseaux et évaluer individuellement les éléments suivants :
• Les yeux doivent être clairs, sans signe d'irritation.
• La peau doit être sans tache, sans excoriations ou marques d’inflammation du jarret.
• Le bréchet doit être sans tache, sans vésicule.
• Le plumage doit être propre, sans plumes ébouriffées.
• La santé des pattes. Quelle est la démarche des oiseaux?
• Les pattes et les jarrets doivent être propres, sans marques d'irritation.
• Le cloaque doit être propre sans aucun signe de fientes molles.
• Le bec et la langue ne doivent présenter aucun jetage nasal (ni d’aliment collé au bec), et aucun signe
de décoloration de la langue.
• Le jabot. Est-il plein? Contient-il de la litière? Est-il très dur ou souple? Cela indiquera la disponibilité
en eau.
• Attitude générale et vivacité.

Ces observations vous aideront à bâtir une image pour chaque troupeau / bâtiment. Rappelez-vous qu’il n’y
a pas deux lots ou bâtiments identiques !

Comparez ces informations de « perception du troupeau » avec les registres d’élevage. Les oiseaux ont-ils
atteint l’objectif? S’il y a des anomalies, elles doivent être étudiées, et un plan d'action doit être élaboré pour
remédier aux problèmes qui apparaissent.

La perception du lot associée aux connaissances de l'éleveur, à son expérience et à ses compétences en
élevage caractérisera un technicien complet qui aura également des qualités personnelles telles que de la
patience, du dévouement et de l'empathie lorsqu’il travaille avec les oiseaux. Une bonne pratique d’élevage
permettra non seulement de s’assurer que tous les oiseaux bénéficient des « cinq droits au bien-être animal
» (Figure 4), mais elle engendrera aussi efficacité et rentabilité.

2014 09
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Stockmanship

Figure 4: Les cinq droits au bien-être animal

Les cinq droits au bien-être animal

• Ne pas souffrir de faim ou de soif.

• Ne pas souffrir d'inconfort.

• Ne pas souffrir de douleurs, de blessures ou de

maladies.

• Pouvoir exprimer les comportements naturels

propres à l’espèce.

• Ne pas éprouver de peur ou de détresse.

10 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Chapitre 1 - Conduite d'élevage des poussins


Objectif

Chapitre 1
Favoriser le développement précoce du comportement de manger et de boire. Ceci permettra d’atteindre
l’objectif cible de poids vif avec une homogénéité maximale et un bon état de bien-être.

Principes
Les poussins doivent être livrés à l’élevage de poulets de chair dès que possible après l’éclosion, et alimentés
immédiatement. Ils doivent disposer d’un environnement et d’un démarrage corrects, qui soient bien adaptés
pour satisfaire leurs besoins physiologiques et nutritionnels. Ces conditions contribuent à développer leurs
comportements d’alimentation et d’abreuvement, tout en favorisant la croissance nécessaire de leur tube
digestif, leurs organes et leur squelette pour atteindre le gain de poids vif prévu pendant leur période de
croissance.

Introduction
Pendant leurs dix premiers jours, les poussins sont soumis à des changements importants de milieu
puisqu’ils passent du couvoir au bâtiment d'élevage, la présentation et l’origine des nutriments qu’ils
reçoivent sont également modifies.

Dans les dernières phases de l’incubation et le temps très court de l’éclosion, le poussin reçoit tous ses
nutriments du vitellus de l’œuf. Une fois qu’ils sont dans l’exploitation, les poussins tirent leur subsistance
des nutriments présents dans leur aliment sous forme de fines miettes ou de mini-granulés distribués par un
système d’alimentation automatisé et sur un papier posé directement sur le sol. Leur premier environnement
(température, hygrométrie, litière, les accès à la nourriture et à l’eau) doit permettre que cette transition se
déroule le plus vite et le plus facilement possible, de sorte qu’ils puissent acquérir de bons comportements
d’alimentation et d’abreuvement. Au stade de jeune oisillon, le vitellus résiduel fournit au poussin un stock
d’anticorps protecteurs et de nutriments jusqu’au moment où l’aliment devient disponible. Si le poussin
accède vite à l’aliment après l‘éclosion, sa croissance démarrera directement et son vitellus résiduel sera
mobilisé comme l’aliment arrive dans le tube digestif ; ceci lui conférera un supplément de croissance. Si
l’aliment n’est pas fourni assez vite près l’éclosion, le poussin sera dépendant du vitellus résiduel pour ses
nutriments, et sa croissance sera retardée. Les lots dans lesquels certains poussins n’ont pas commencé
à manger avant 1, 2 ou 3 jours seront hétérogènes et le poids moyen du lot au moment du ramassage sera
significativement réduit. Les défaillances initiales dans la conduite d’élevage et de l’environnement diminuent
les performances du lot au début et à la fin de cette période.

Comme objectif, si tout le lot s’adapte bien à sa transition de l’éclosion au passage dans le bâtiment d'élevage,
et dans la perspective qu’aucun facteur nutritionnel ou environnemental ne perturbera la croissance, le poids
vif des poussins
Usefulà 7 jours d’âge doit être 4 fois supérieur à leur poids de 1 jour.
Information

Other Informations utiles disponibles

Le Poster Aviagen : Les 24 premières heures


Note technique de Ross : Conduite d’élevage des poulets de chair pour des
oiseaux élevés en vue d’un faible poids d’abattage.

Qualité des poussins et performances des poulets de chair


La performance finale du poulet de chair et sa rentabilité dépendent de l’attention portée sur les détails au
cours de tout le processus de production. Ceci prend en compte une bonne conduite d’élevage et une bonne
santé des parentaux, une pratique soigneuse du couvoir et la fourniture efficace de poussins qui sont de
bonne qualité et homogènes.

La qualité des poussins résulte de l’interaction entre la gestion des parentaux, leur nutrition, leur santé et
la prise en charge au couvoir. Un poussin de bonne qualité, s’il est pris en charge correctement, offre des
bases solides pour les performances du futur poulet de chair.

2014 11
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Planification

La date de livraison, l'heure d'arrivée, et le nombre prévu de poussins devraient être établis avec le fournisseur
bien à l'avance. Cela permet de mettre en place le système approprié de démarrage, et de prévoir le
déchargement et l’installation des poussins le plus vite possible.

Le placement des lots de poulets de chair doit être planifié pour s’assurer que les différences d'âge et/ou
de statut immunitaire des lots de parentaux soient aussi faibles que possible. Cela permet de minimiser les
variations de poids vifs finaux chez les poulets chair. Un seul âge de parents donateurs par bâtiment est idéal.
Si des mélanges de troupeaux sont inévitables, il convient de placer ensemble des bandes de poussins issus
de troupeaux parentaux d’âge comparable. Par exemple, il faut éviter de mélanger des poussins issus de lots
de parentaux âgés de moins de 30 semaines, avec ceux issus de troupeaux parentaux de plus de 40 semaines.

La vaccination des parentaux donateurs assure la protection de leurs poussins en anticorps maternels et garantit
une bonne protection des poulets contre les maladies qui pourraient affecter leurs performances (comme la
maladie de Gumboro, l'anémie infectieuse, ou la réovirose). A ce titre, la connaissance du programme de
vaccination dans le lot des parentaux fournit des informations sur le statut sanitaire initial des poulets de chair.

Le couvoir et le prestataire du transport doivent s’assurer que:


• des vaccins corrects sont administrés à tous les poussins à la bonne posologie et selon le mode
d’administration approprié ; Seul un personnel correctement formé devrait être employé pour cette tâche,
et le matériel de vaccination utilisé doit être approprié.
• les poussins sont maintenus dans une zone sombre et dans un environnement bien contrôlé, pour leur
permettre de se reposer avant le transport.
• les poussins sont ensuite amenés sur une aire de chargement, dont l'environnement sera contrôlé, puis
chargés dans des camions pré-conditionnés (Figure 5) pour être transporté vers l’exploitation d'élevage
(Tableau 1).
• les poussins arrivent sur l’exploitation en temps opportun afin qu'ils aient accès à la nourriture et à l'eau
dès que possible après l'éclosion.

Figure 5: Camions typiques utilises pour la livraison de poussins en environnement contrôlé.

Tableau 1: Résumé des conditions optimales – en période d’attente et de transport des poussins.
Température 22 à 28oC
Humidité relative Minimum de 50% HR++
Vitesse de l’air 0,71 m3/min pour 1000 poussins

NOTES: HR signifie ‘humidité relative’. CFM stands for cubic feet per minute.
+
Les conditions d’ambiance à l’endroit où sont placés les poussins ou pendant leur transport, devraient être adaptées
en fonction de la température réelle des poussins. Leur température rectale doit se situer entre 39,4 à 40,5oC. Sinon, la
température et l'humidité relative entre les poussins peuvent être surveillées en appliquant les recommandations du Tableau
2. Ces conditions d’ambiance où sont placés les poussins, devront donner des températures de 30 à 35°C and RH of 70
à 80% au milieu des poussins. Il est plus important de prendre la température rectale des poussins (ou la température et
la HR recommandées entre les poussins) plutôt que de contrôler simplement la température conseillée dans le véhicule
de transport. En effet, ces paramètres peuvent varier selon les recommandations du fabricant. Il n’est pas rare de trouver
des enregistreurs de données et d'autres systèmes de mesure de la température et l'humidité indiquant que les conditions
d’ambiance recommandées ont été atteintes, mais les températures corporelles des poussins peuvent parfois ne pas être dans
l'intervalle de référence. En cas d’écart, il convient d’appliquer les mesures correctrices pour garantir que les températures
corporelles adéquates des poussins soient atteintes.
++
De l’humidité doit être fournie pendant les longs transports en camion par temps froid quand les chauffages fonctionnent
longtemps et quand l’air est trop sec.where the air is dry.

12 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Qualité du poussin

Un poussin de bonne qualité (Figure 6) doit être propre après l'éclosion. Il devrait se tenir droit sur ses
pattes et bien marcher, être alerte et actif. Il doit être exempt de déformités avec un sac vitellin entièrement
rétracté et un nombril cicatrisé. Il doit faire des vocalises de contentement.

Chapitre 1
Figure 6: Exemple de poussins de bonne qualité.

• Si on fournit à un poussin de bonne qualité une bonne gestion de sa nutrition et de son démarrage
pendant ses 7 premiers jours, sa mortalité devrait être de moins de 0,7 % et son poids cible à l’âge de
ramassage devrait être atteint de manière uniforme.
• Si la qualité du poussin est inférieure à celle souhaitée, le producteur doit immédiatement interroger le
couvoir pour connaître la nature précise du problème.
• Si les conditions d’ambiance pendant le temps d’attente du poussin au couvoir, pendant son transport
à l’élevage, ou au cours du démarrage ne sont pas correctes, le défaut de qualité du poussin ne fera
qu’empirer.

Température rectale du poussin

Il est essentiel de maintenir la température corporelle des poussins optimale, au cours de leur manipulation
et de leur attente au couvoir, pendant le transport jusqu'à l’élevage, et pendant les 4-5 premiers jours de
démarrage sur l’exploitation. L’atteinte de cet objectif leur assure les meilleurs départ et performances
ultérieures comme poulets de chair. Les températures corporelles adéquates des poussins seront en
général obtenues en respectant les conditions ambiantes dans les zones de confort indiquées dans les
Tableaux 1, 2 et 3. La condition d’ambiance vraiment correcte à un endroit donné est la résultante des
trois facteurs gérés correctement pour donner aux poussins une température corporelle idéale pendant
leurs 4 à 5 premiers jours après l’éclosion ; c’est-à-dire 39,4 à 40,5oC orsqu'elle est mesurée en utilisant un
thermomètre Braun ThermoScan® mesurée au rectum du poussin.

La température rectale doit être mesurée sur au moins cinq poussins répartis dans au moins trois endroits
différents du bâtiment pendant les 4 à 5 premiers jours après leur mise en place. Une attention particulière
doit être accordée aux zones chaudes ou froides du bâtiment (par exemple, le long des murs ou sous les
radiants). Pour prendre la température rectale, attrapez en douceur le poussin et maintenez-le de telle sorte
que son rectum soit visible, mettez la pointe du ThermoScan® sur la peau nue et enregistrez la température
(Figure 7).

REMARQUE : La température rectale ne doit pas être prise sur des poussins à rectum humide ou sale.

Figure 7: Prise de température rectale chez un poussin.

2014 13
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Les températures corporelles des poussins sont prises au moment du déchargement du véhicule de
transport à l’exploitation. Ces prises de température sont répartis dans différentes zones du véhicule : 5
poussins d'une case pris respectivement à l'arrière, au milieu et à l'avant du véhicule. Ces contrôles peuvent
fournir des informations
Usefulutiles sur l'uniformité des conditions de température et d'environnement au cours
du transport. Information

Other Autres informations utiles disponibles

Comment vérifier le niveau de confort de vos poussins

Key • Planifiez les emplacements des poussins pour minimiser leurs


Points différences physiologiques et immunitaires. Utilisez si possible des
lots de poussins issus de groupes de parentaux du même âge si
possible.
• Gardez et transportez les poussins dans des conditions qui leur
évitent toute déshydratation et d'autres types de stress.
• Veillez à ce que les températures rectales des poussins soient
maintenues entre 39,4 to 40,5oC pendant leur séjour au couvoir,
leur transport jusqu'à l’élevage, et les 4 ou 5 premiers jours de
démarrage.
• Maintenez des normes élevées d'hygiène et de biosécurité au couvoir
et pendant le transport.

Conduite d’élevage des poussins


Préparation de l’exploitation

Biosécurité
Chaque site doit être géré de manière à n'accueillir que des oiseaux d'un même âge (selon les principes
du vide sanitaire, « all out/all in»). Les programmes de vaccination et de nettoyage sont plus difficiles et
moins efficaces dans les sites multi-âges. Dans de tels cas, la recrudescence des problèmes de santé et
des performances sous-optimales sont beaucoup plus probables.

Les bâtiments, les zones avoisinantes, et tous les équipements doivent être soigneusement nettoyés et
désinfectés avant l'arrivée de la litière et des poussins (voir la section Santé et Biosécurité). Par la suite, les
systèmes de gestion sanitaire doivent être mis en place pour empêcher les agents pathogènes de pénétrer
dans le bâtiment. Avant leur entrée, les véhicules, les équipements et les personnes doivent être soumis à
une désinfection (Figure 8).

Figure 8: Exemples de bonnes procédures de biosécurité.

Key
Points

• Évitez la propagation d’une maladie en réduisant la contagion


entre poulets de chair d’âges différents au sein du même élevage.
Un système de vide sanitaire est le meilleur choix.
• Fournissez aux poussins un bâtiment propre et conforme aux
normes de biosécurité pendant toute la vie du troupeau.

14 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Installation et préparation du bâtiment d’élevage


Les poussins ne peuvent pas réguler leur température corporelle avant l’âge de 12 à 14 jours. La température
optimale s'atteint donc grâce au maintien d’une température adéquate dans leur environnement. Notamment,
celle du sol où reposent les poussins est aussi importante que la température ambiante, de sorte que le
préchauffage du bâtiment est essentiel.

Chapitre 1
Les bâtiments d’élevage doivent être préchauffés pendant un minimum de 24 heures avant l'arrivée des
poussins. Leur température et leur humidité relative (HR) doivent être stabilisées aux valeurs recommandées
pour assurer un environnement confortable aux poussins dès leur arrivée. Il peut être nécessaire de
préchauffer ces bâtiments pendant plus de 24 heures avant leur arrivée pour permettre à la structure interne
de ces locaux d’être chauffée efficacement. La période requise pour ce préchauffage dépendra de la durée
de la période disponible entre deux cycles d’élevage, et par la région géographique (celles dont la température
atmosphérique est de moins de zéro pendant les mois d'hiver peut exiger une plus longue période de
préchauffage).

Les conditions d’ambiance recommandées à la mise en place sont les suivantes :


• Température de l'air: 30°C (mesurée à hauteur des poussins dans la zone où l’aliment et l'eau sont
accessibles).
• Température de la litière: 28 à 30°C.
• HR: 60-70%.

La température et la HR doivent être surveillées régulièrement pour assurer une ambiance uniforme dans
toute la zone de démarrage, mais le meilleur indicateur des conditions correctes d’ambiance est, de loin, le
comportement des poussins.

Avant l’arrivée des poussins, la litière doit être répartie uniformément sur le sol avec une profondeur de 5 à 10
cm. Une répartition inégale peut restreindre l'accès à l'aliment et à l'eau de boisson et peut conduire à une
perte d’homogénéité du lot. Lorsque les températures au sol sont atteintes de manière adéquate (28 à 30 °C),
on peut limiter la profondeur de litière à 5 cm au minimum : ceci est applicable si les coûts d'élimination de la
litière posent un problème. Les profondeurs de litière de moins de 5 cm sont déconseillées car elles n’assurent
pas une bonne isolation par rapport aux sols des bâtiments froids, elles absorberont moins l'humidité, ce qui
se traduit alors par des contacts plus fréquents des poussins avec leurs fientes. De même, une profondeur
de la litière inadéquate augmente les taux de condensation sur les sols. Dans les régions géographiques avec
des mois d'hiver froids, la rétention thermique des sols en béton est beaucoup plus faible. Dans de telles
conditions, des profondeurs de litière de 10 cm sont bénéfiques car elle assure un meilleur isolement, même
si on réalise un préchauffage prolongé.

De l'eau propre et en quantité suffisante doit être disponible à tout moment pour l’ensemble des oiseaux avec
des points d'accès à hauteur appropriée (voir la section Approvisionnement en aliment et en eau). Les
abreuvoirs à tétines doivent être installés pour 12 oiseaux par tétine, et les abreuvoirs en cloche à six buvettes
pour 1 000 poussins. En outre, au moment de la mise en place d’un nouveau lot de poussins, on doit fournir
10 mini-buvettes ou des bacs supplémentaires par1 000 poussins. Les lignes d’eau doivent être remplies
immédiatement avant l’arrivée des poussins et les bulles d’air supprimées. Si l'on utilise des abreuvoirs à
tétines, cela peut se faire en faisant couler l’eau ou en secouant les lignes jusqu'à ce que chaque tétine
présente une goutte d'eau visible. Cette démarche va aussi permettre aux poussins de trouver l'eau plus vite
dès qu’ils sont placés dans la zone de démarrage. Si vous utilisez des abreuvoirs en cloche, ils doivent tous
être vérifiés pour être sûr que l'eau est disponible. Ne pas distribuer de l'eau glacée aux poussins.

Au début, la texture de l’aliment doit se présenter sous forme de miettes sans poussières, ou mini-granulés sur
des plateaux d'alimentation (1 pour 100 poussins) et/ou sur une feuille de papier (étalé sur au moins 80% de la
zone de démarrage). Au moment de leur mise en place, les poussins doivent être mis directement sur le papier
pour qu’ils soient immédiatement au contact de l’aliment. Si le papier ne se désintègre pas naturellement, il
doit être retiré du bâtiment à partir du 3ème jour.

Les systèmes automatisés d’alimentation et d’abreuvement doivent être placés à proximité du papier.

Jusqu’au 7ième jour, laissez le bâtiment éclairé pendant 23 heures avec une intensité lumineuse de 30 à 40
lux, et dans l’obscurité pendant 1 heure pour aider les poussins à s’adapter à leur nouvel environnement, et
encourager leur consommation d’aliment et d'eau.

S’il est inévitable de mélanger des poussins issus de différents lots de parentaux, chaque lot de poussins doit
être placé dans des zones séparées de démarrage à l’intérieur du bâtiment : des poussins issus d'un jeune
lot (parentaux de moins de 30 semaines) en comparaison de ceux issus d’un lot âgé (parentaux de plus de 50
semaines). Les premiers nécessiteront une température initiale plus chaude (+ 1 °C) que le profil thermique
d’ambiance conseillé (Tableau 2).

2014 15
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Au début du démarrage, si des cercles sont utilisés pour contrôler les mouvements des poussins, ces
cercles doivent pouvoir être agrandis progressivement à partir de leur 3ème jour, et éliminés complètement
au bout de leur 5ème ou 7ème jour.

Key
Points • Préchauffer le bâtiment et stabiliser la température et l'humidité au
moins 24 heures avant l'arrivée des poussins.
• Étaler uniformément la litière avec une profondeur appropriée (5-10 cm).
• Assurez la disponibilité immédiate de l’aliment et de l'eau aux poussins.
• Fournissez 23 heures de lumière pendant les 7 premiers jours pour
encourager la consommation d'eau et d’aliment.
• Placez des mangeoires et des abreuvoirs supplémentaires à proximité
des principaux systèmes d'alimentation et d'abreuvement.

Installation des couveuses


Il y a deux types de systèmes de contrôle thermique, utilisés pendant la phase de démarrage des poussins
de chair :
1. Les radiants. La source de chaleur est localisée pour les poussins de sorte qu’ils peuvent s’éloigner à
des endroits plus frais, et donc choisir eux-mêmes leur température préférée.
2. Les aérothermes. La source de chaleur est plus grande et plus largement répandue en sorte que les
poussins sont moins en mesure de se déplacer pour choisir leur température préférée. La couvaison en
plein bâtiment fait référence à des situations où le bâtiment dans son intégralité ou une partie définie
de ce bâtiment est chauffée par une source de chaleur directe ou indirecte ; l'objectif étant d'atteindre
une même température dans tout le bâtiment ou tout l’air ambiant.

D'autres types de systèmes de contrôle de la période de démarrage et de la température existent. Il s’agit


notamment des poulaillers avec des systèmes de chauffage au sol, d’éclosion dans les bâtiments des
poulets de chair, et d’éclosion-couvaison. Ces systèmes doivent être gérés selon les instructions des
fabricants.

Quel que soit le système de couvaison utilisé, l'objectif est d'encourager à la fois la consommation d’aliment
et l'activité des poussins le plus tôt possible. Il est délicat d’obtenir la température et l'humidité relative (HR)
optimales. Les températures idéales de démarrage sont indiquées dans le Tableau 2.

Tableau 2: Températures d’un bâtiment pour poulets de chair. Après 27 jours, la température doit être
maintenue à 20°C, ou être modifiées selon le comportement des oiseaux.
Âge Démarrage en plein Démarrage localisé
(jours) bâtiment (Temp en oC) (Temp en oC)
Au bord du radiant A 2 m du bord du radiant
(A) (B)
1 jour 30 (86) 32 (90) 29 (84)
3 28 (82) 30 (86) 27 (81)
6 27 (81) 28 (82) 25 (77)
9 26 (79) 27 (81) 25 (77)
12 25 (77) 26 (79) 25 (77)
15 24 (75) 25 (77) 24 (75)
18 23 (73) 24 (75) 24 (75)
21 22 (72) 23 (73) 23 (73)
24 21 (70) 22 (72) 22 (72)
27 20 (68) 20 (68) 20 (68)

Radiants
La Figure 9 montre l’agencement d’une zone de démarrage localisé pour 1 000 poussins de 1 jour.
Les poussins sont placés dans un espace de 5m x 5m, ce qui donne une densité animale de 40 poussins
par mètre carré.

16 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Si cette densité de peuplement est augmentée, le nombre de mangeoires et d’abreuvoirs, et la capacité de


chauffage de la couveuse doivent également être augmentés en conséquence.

Chapitre 1
Figure 9: Disposition typique d’une couveuse localisée (1 000 poussins).

Légende
Revêtement en papier (80%)
Couveuse
Mangeoires automatiques

Ligne de tétines

Mini-abreuvoirs

2m 2m

5m

Dans le contexte de l’installation présentée en Figure 9, la Figure 10 montre les zones de gradients de
température autour de la couveuse localisée. Celles-ci sont indiquées en A (bord de couveuse) et en B (à 2
m du bord de couveuse). Les températures optimales respectives sont indiquées dans le Tableau 2.

Figure 10: Couveuse localisée - zones de gradients de températures.

Couveuse

2m 2m
Légende
A - Bord de la couveuse
B - 2 m à partir du bord de la couveuse
B A A B

Aérothermes
Dans ce cas, il n'y a pas de gradient de températures dans le bâtiment, bien que des couveuses
complémentaires puissent également être fournies. La source principale de chaleur dans tout le bâtiment
peut être directe ou indirecte (par air chaud). L’aménagement d’un tel bâtiment est présenté en Figure 11.

2014 17
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Figure 11: Aménagement d'un système - type de couvaison en plein bâtiment.

Légende
Revêtement en papier (80%)

Mangeoires automatiques

Ligne de tétines

Mini-abreuvoirs

2m 2m

5m
Mise en place des poussins

Avant la livraison de poussins, il convient de vérifier une dernière fois la disponibilité et la bonne répartition
de l’aliment au sein du bâtiment.

Au moment de leur mise en place, les poussins doivent être placés rapidement, doucement, et
uniformément sur la feuille de papier dans la zone de démarrage (Figure 12). Plus les poussins restent
dans les boîtes après l'éclosion, plus ils sont potentiellement déshydratés. Cela peut entraîner une
mortalité précoce et une croissance réduite comme cela s’exprimera par leurs poids vifs à 7 jours et en
fin de croissance.

Les boîtes vides de poussins doivent aussitôt être retirées du bâtiment.

Figure 12: Mise en place des poussins

Après leur mise en place, les poussins doivent être laissés au repos pendant 1 à 2 heures pour qu’ils
s’habituent à leur nouvel environnement. Il est important de vérifier que tous les poussins ont un accès facile
à l'aliment et à l'eau, et que les conditions d’ambiance sont correctes. Si besoin, des ajustements doivent
être apportés aux équipements et aux températures.

18 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Key
Points
• Déchargez les poussins et les placer rapidement sur le papier dans la zone de
démarrage.
• Agencez l'équipement pour permettre aux poussins d’atteindre facilement à de
l’aliment et à l'eau.

Chapitre 1
• Laissez les poussins au repos pendant 1 à 2 heures, avec accès à l’aliment et à
l'eau.
• Vérifiez l'aliment, l'eau, la température et l'humidité après 1 à 2 heures et faites
des ajustements si nécessaire.

Contrôle de l'environnement

Humidité relative
L’humidité relative (HR) au couvoir en fin d'incubation sera élevée (env. 80 %). Les bâtiments avec chauffage
intégré, en particulier lorsque des tétines sont utilisées, peuvent avoir des niveaux d'humidité relative inférieure
à 25 %. Les bâtiments avec un équipement plus conventionnel (comme les couveuses localisées, qui
produisent de l'humidité comme un sous-produit de la combustion, et les abreuvoirs en cloche, qui ont des
surfaces d'eau libre) ont une HR beaucoup plus élevée : plus de 50% en général. Pour limiter le choc pour les
poussins lors du transfert à partir du couvoir, les niveaux de d’humidité relative au cours des 3 premiers jours
après leur placement doivent être de 60 à 70 %. Les poussins maintenus à des niveaux d'humidité correctes
sont moins sensibles à la déshydratation et prennent un meilleur départ : ils sont plus homogène en général.

La HR dans le bâtiment d’élevage doit être surveillée quotidiennement à l'aide d'un hygromètre. Si elle chute
en dessous de 50 % dans la première semaine, l'environnement sera sec et poussiéreux. Les poussins vont
commencer à se déshydrater et seront prédisposés à des troubles respiratoires. Leurs performances seront
affectées et des mesures devront être prises pour accroître la HR.

Si le bâtiment est équipé de buses de brumisation à haute pression (nébulisateurs ou brumisateurs) pour son
refroidissement en cas de températures élevées, ceux-ci peuvent être utilisés pour augmenter la HR pendant
le démarrage. Comme alternative, on peut augmenter la HR en utilisant un pulvérisateur à dos pour pulvériser
les murs avec une fine brume.

Lorsque le poussin grandit, son besoin optimal en HR diminue. Un excès de HR (plus de 70 %) à partir de
18 jours peut rendre la litière trop humide, ce qui engendre d’autres problèmes. Au fur et à mesure de la
progression du poids vif, les niveaux d'humidité peuvent être contrôlés à l'aide des systèmes de ventilation et
de chauffage (voir la section Logement et Environnement).

Interaction entre la température et l'humidité


La température ressentie par l'animal dépend de la température et de l'humidité relative comme par l’oignon
sec. Tous les animaux perdent de la chaleur dans leur environnement par évaporation de l'humidité à partir
de leurs voies respiratoires et à travers la peau. A une HR élevée, ils perdent moins d’eau par évaporation, et
leur température apparente (ressentie par les poussins) est similaire à celle d’un oignon sec. Inversement, une
faible HR diminuera leur température apparente en sorte qu’à basse HR, la température de l’oignon sec devra
être augmentée pour qu’il s’y adapte.

Le Tableau 3 montre la relation entre l'humidité relative et la température apparente. Si la HR est en dehors
de la zone cible, elle doit être ajustée à la température du bâtiment au niveau des poussins conformément aux
valeurs données dans ce Tableau.

Tableau 3: Températures de l’oignon sec requises pour atteindre des températures équivalentes à différentes
HRs. Les températures de l’oignon sec, à la HR idéale pour un âge donné, sont indiquées en rouge.

2014 19
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Température de l’oignon sec en fonction de la HR


Âge (jours)
o
C
40 50 60 70 80
1 jour 36,0 33,2 30,8 29,2 27,0
3 33,7 31,2 28,9 27,3 26,0
6 32,5 29,9 27,7 26,0 24,0
9 31,3 28,6 26,7 25,0 23,0
12 30,2 27,8 25,7 24,0 23,0
15 29,0 26,8 24,8 23,0 22,0
18 27,7 25,5 23,6 21,9 21,0
21 26,9 24,7 22,7 21,3 20,0
24 25,7 23,5 21,7 20,2 19,0
27 24,8 22,7 20,7 19,3 18,0
*Calculs des températures bases sur une formule du Dr. Malcolm Mitchell (Scottish Agricultural College).

À tous les stades, le comportement du poussin devra être surveillé pour s’assurer qu’il se situe à une température
adéquate (voir Surveillance du Comportement des Poussins). Si le comportement des poussins indique
qu’ils ont trop froid ou trop chaud, la température du bâtiment doit être ajustée en conséquence.

Ventilation
Une ventilation sans courant d'air est nécessaire au cours de la période de démarrage pour:
• maintenir une température et une humidité relative à des niveaux corrects.
• permettre un échange d'air suffisant pour éviter l'accumulation de gaz nocifs tels que le monoxyde de
carbone (des appareils de chauffage au fioul/gaz placés à l'intérieur du bâtiment), le gaz carbonique et
l'ammoniac.

Il est conseillé d’établir un taux de ventilation minimum dès le premier jour, ce qui fera en sorte que l'air frais
est fourni aux poussins à intervalles fréquents et réguliers (voir la section Logement et Environnement). Les
ventilateurs de circulation interne peuvent être utilisés pour maintenir régulièrement la qualité et la température
de l'air au niveau des poussins.

Si un choix doit être fait, le maintien des températures de démarrage doit avoir la priorité sur la ventilation et les
échanges d'air. Les jeunes poussins et en particulier les tout petits en provenance issus d'un lot de parentaux
jeune sont sensibles aux effets du refroidissement par le vent. Par conséquent, la vitesse réelle de l'air au niveau
du sol doit être inférieure à 0,15 mètres par seconde ou aussi basse que possible.

Contrôle de la température et l'humidité relative


La température et la HR doivent être contrôlées fréquemment et régulièrement ; c’est-à-dire au moins deux fois
par jour pendant les 5 premiers jours, et une fois par jour ensuite. Les capteurs de température et d'humidité
dans les systèmes automatiques doivent être situés au niveau des poussins, c’est-à-dire à 30 cm au maximum
au-dessus du sol (Figure 13). Ils doivent être placés à 2 m à l’extérieur des bords de la couveuse, et dans le
cas d’une couvaison en plein bâtiment, à un minimum de 2 points uniformément espacés en dehors de la ligne
directe du système de chauffage pour éviter des mesures inexactes.

Les thermomètres conventionnels doivent être utilisés pour recouper l'exactitude des capteurs électroniques des
systèmes automatiques. Ces capteurs automatiques doivent être calibrés au moins une fois par lot d’oiseaux.

Figure 13: Position correcte des capteurs de température et d'humidité.

20 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Key • Atteignez un niveau de 60 à 70 % d'humidité pendant les 3 premiers jours, et


Points de plus de 50 % pendant le reste de la période de démarrage (jusqu'à 10 jours
d'âge).
• La température est très importante au cours cette période pour stimuler l'activité

Chapitre 1
et l'appétit. La température doit être maintenue aux valeurs recommandées.
• Réglez les paramètres de température si la HR augmente au-dessus ou chute
en dessous des zones de confort recommandées, en fonction aussi des
changements comportementaux des poussins.
• Vérifiez la température et l'humidité relative régulièrement et contrôlez le
fonctionnement des systèmes automatiques par des mesures manuelles à la
hauteur des poussins.
• Établissez un taux de ventilation minimum dès le premier jour pour fournir de l'air
frais et éliminer les gaz nocifs.
• Évitez les courants d'air.
• Observez le comportement des poussins et prenez la température rectale des
poussins pour vérifier que les conditions d’ambiance sont correctes.

Suivi du comportement des poussins

La température et l’humidité doivent être surveillées régulièrement, mais, de loin, le meilleur indicateur
des conditions satisfaisantes de démarrage consiste à observer fréquemment et minutieusement le
comportement des poussins. En général, si les poussins sont répartis uniformément dans toute la zone
de démarrage (Figure 14), cela indique que l’ambiance leur est confortable et qu’il n’est pas nécessaire
d'ajuster la température et/ou l’humidité relative.

Figure 14: Comportement des poussins en conditions d’ambiance satisfaisantes.

Si les poussins sont regroupés sous un radiant ou dans la zone de démarrage (Figure 15), ceci indique
qu'ils ont trop froid et que la température et/ou l’humidité relative doivent être augmentées.

Figure 15: Comportement des poussins en conditions d’ambiance trop froides.

2014 21
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Si les poussins sont rassembles près des murs du bâtiment ou autour de la zone de démarrage, loin des
sources de chaleur et/ou s’ils halètent (Figure 16), cela indique qu'ils ont trop chaud, la température et/ou
humidité relative doivent être réduites.

Figure 16: Comportement des Poussins en conditions d’ambiance trop chaudes.

Key
Points

• Le comportement des poussins doit être étroitement et


fréquemment surveillé.
• Les ajustements de l’ambiance dans le bâtiment doivent être mis
en œuvre en fonction du comportement des poussins.

Évaluation du démarrage des poussins

Dans la période immédiatement après que les poussins ont eu accès à l’aliment pour la première fois, ils ont
faim, ce qui signifie qu'ils doivent bien manger et remplir leurs jabots. Évaluer le remplissage du jabot à des
moments clés après leur placement est un bon moyen de déterminer le développement de l'appétit, et de
vérifier que tous les poussins ont trouvé de l’aliment et de l'eau. Le remplissage du jabot doit être surveillé
pendant les 48 premières heures, mais les premières 24 heures après leur mise en place sont les plus critiques.
Une vérification initiale à 2 heures après leur mise en place indique si les poussins ont trouvé de l’aliment et de
l'eau. Des contrôles ultérieurs sont nécessaires à 4, 8, 12, 24, et 48 heures après leur arrivée dans l’élevage :
ils ont aussi leur importance pour évaluer le développement de leur appétit. Pour ce faire, il est recommandé
de prélever des échantillons de 30 à 40 poussins à trois ou quatre endroits différents dans le bâtiment. Le
jabot de chaque poussin doit être palpé en douceur. Chez les poussins qui ont trouvé de l’aliment et de l'eau,
le jabot sera plein, doux et arrondi (Figure 17). Si le jabot est plein, mais la texture originale des miettes est
toujours apparente, l'oiseau n'a pas encore bu assez d'eau. Le remplissage cible du jabot, 4 heures après la
livraison est de 80 %, et à 24 heures, de 95 à 100 % (Tableau 4).

22 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Figure 17: Remplissage du jabot après 24 heures. Le poussin de gauche a un jabot plein et arrondi tandis
que celui de droite a un jabot vide.

Chapitre 1
Tableau 4: Indications sur l’évaluation du remplissage du jabot.
Temps de remplissage du jabot Objectif de remplissage
après la mise en place (en heures) (% de poussins à jabot plein)
2 heures 75
4 heures 80
8 heures >80
12 heures >85
24 heures >95
48 heures 100

Key
Points

• Le remplissage des jabots doit être évalué à des moments clés


après le placement des poussins pour contrôler qu’ils ont tous
trouvé de l’aliment et de l’eau.

2014 23
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Conduite d'élevage des poussins

Notes

24 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Chapitre 2 - Approvisionnement en aliment et en eau

Objectif
Répondre aux besoins en nutriments des poulets de chair tout au long de leur vie grâce à
une nutrition et à des programmes alimentaires appropriés pour optimiser leurs performances
biologiques sans compromettre leur bien-être ni leur environnement.

Chapitre 2
Les systèmes d'abreuvement et d'alimentation, ainsi que leur gestion, ont une incidence sur la
consommation d'aliment et d'eau ainsi que sur la capacité de fournir un programme alimentaire
défini qui soit satisfaisant pour l'oiseau.

L'information nutritionnelle présentée dans cette section s’adresse en particulier aux


éleveurs et aux personnes en charge de l’élevage des poulets.

Principes
Les aliments constituent le poste le plus important parmi les coûts de production des poulets
de chair. Pour assurer une performance optimale, leurs rations doivent être formulées pour
apporter le bon équilibre en énergie, protéines et acides aminés (AA), minéraux, vitamines et
acides gras essentiels. Le bon choix du programme d'alimentation dépend des objectifs de
l’entreprise. Par exemple, si l'accent est mis sur la meilleure rentabilité à partir de la production
d'oiseaux vivants, de carcasses entières ou du rendement de celles-ci. Ainsi, un niveau élevé
d'acides aminés digestibles peut être bénéfique pour la production de poulets destinés à la
découpe.

Les niveaux de nutriments et les programmes alimentaires recommandés peuvent être


consultés dans les Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair. Elles apportent de
plus amples renseignements sur :
• le choix d’un programme alimentaire pour une variété de productions et de situations du
marché.
• les niveaux optimaux de nutriments pour la croissance, l'indice de consommation et le
rendement de carcasse
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Spécifications nutritionnelles pour les


poulets de chair Ross

Nutrition des poulets de chair


La nutrition est la variable la plus importante ayant une incidence sur la productivité, la
rentabilité et le bien-être des poulets de chair. La formulation et l'équilibre entre les aliments
exigent les compétences de nutritionnistes ; cependant, les éleveurs doivent être conscients
de la valeur nutritive de leurs aliments. Ils doivent faire réaliser, des analyses de routine sur les
aliments qu'ils reçoivent pour déterminer si leurs teneurs en nutriments correspond aux valeurs
attendues et si l'aliment est le meilleur disponible pour satisfaire leurs besoins particuliers de
production. Connaître la composition d'un aliment distribué aux oiseaux permet aux éleveurs
de s’assurer que :
• sa composition en nutriments et sa consommation fourniront des niveaux adéquats de
nutriments au quotidien (quantité d'aliment consommée multipliée par ses teneurs en
nutriments).
• l’équilibre entre les nutriments est correct et correspond aux valeurs attendues.
• l'analyse de routine des aliments, réalisée en laboratoire, peut être utilement interprétée, et
des actions adaptées prises pour :
-- alerter le fournisseur en cas différences d’appréciation
-- gérer les programmes d'alimentation de façon appropriée

2014 25
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Apport en nutriments
Matières premières

Les composants utilisés dans les aliments pour poulets de chair doivent être frais et de haute qualité tant
en termes de digestibilité des nutriments que de qualité physique. Les principaux composants formulés
dans les aliments sont :
• le blé.
• le maïs.
• le soja.
• le soja non dégraissé.
• le tourteau de tournesol.
• le tourteau de colza.
• les huiles et corps gras.
• le calcaire.
• le phosphate.
• le sel.
• le bicarbonate de sodium.
• les minéraux et vitamines.
• d’autres additifs tels que des enzymes et des adsorbants de mycotoxines.

Énergie

Les poulets de chair ont besoin d'énergie pour la croissance, l'entretien et l'activité de leurs tissus. Les
principales sources d'énergie dans les aliments pour volailles sont généralement les céréales (en tant que
principales sources de glucides) et les corps gras ou les huiles. Leur valeur énergétique est exprimée en
Mégajoules (MJ)/kg ou kilocalories (kcal)/kg d'énergie métabolisable (EM), laquelle représente l'énergie
disponible pour le poulet de chair.

Protéines

Les protéines alimentaires telles que celles présentes dans les céréales et la farine de soja sont des
composés complexes qui sont divisés en acides aminés lors de la digestion. Ils sont alors absorbés et
contribuent à la synthèse des protéines de l'organisme : elles sont utilisées pour la construction des tissus
corporels (par exemple les muscles, les nerfs, la peau et les plumes). Le taux de protéines brutes de l’aliment
n’est pas représentatif de la qualité protéique des matières premières. La qualité protéique de l’aliment final
dépend de sa concentration, de l'équilibre et de la digestibilité de ses acides aminés essentiels.

Le poulet de chair actuel est sensible à la densité en acides aminés digestibles. Il répondra bien, en termes
de croissance, d'indice de consommation et de rendement de carcasse, à une alimentation correctement
équilibrée en acides aminés telle que recommandée. Il a été démontré que des concentrations plus élevées
en acides aminés digestibles améliorent encore les performances des poulets de chair et les rendements
de transformation. Cependant, le coût des composants et la valeur de la viande produite détermineront la
concentration en nutriments économiquement appropriée.
Useful
Information

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Spécifications nutritionnelles pour les
poulets de chair Ross

Minéraux

Il est important de respecter les taux et l’équilibre appropriés des minéraux dans l’aliment pour soutenir
la croissance, le développement du squelette, le système immunitaire et l’indice de consommation, ainsi
que pour maintenir la qualité de la litière. Ils sont particulièrement importants chez les poulets de chair à
haute performance. Les macro-minéraux concernés sont le calcium, le phosphore, le sodium, le potassium
et le chlore. Le calcium et le phosphore sont particulièrement importants pour un bon développement du
squelette. Des taux excessifs de sodium, phosphore et chlore peuvent provoquer une augmentation de la
consommation d'eau et ensuite des problèmes de qualité de la litière.

26 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Oligo-éléments et vitamines

Les oligo-éléments et les vitamines sont nécessaires pour toutes les fonctions métaboliques. La complémentation
appropriée en ces micronutriments dépend des matières premières utilisées, du procédé de fabrication des
aliments, des conditions logistiques de manutention (par exemple les conditions de stockage et la durée
passée dans les bacs d'alimentation de l’élevage) et de la situation locale (par exemple la teneur en oligo-
éléments des sols peut varier et les matières premières cultivées dans certaines zones géographiques peuvent
être carencées en quelques éléments). Des recommandations différentes sont habituellement proposées pour
certaines vitamines selon les céréales incorporées dans l’aliment (par exemple le blé par rapport au maïs).

Key

Chapitre 2
Points
• Les aliments formulés selon les Spécifications nutritionnelles
recommandées pour les poulets de chair leur apportent des niveaux
adéquats d'énergie et d’acides aminés digestibles ainsi que des
concentrations adaptées de vitamines et de minéraux selon un
équilibre approprié pour une performance et un bien-être optimaux.
• La complémentation en vitamines et minéraux dépend des matières
premières utilisées, du mode de fabrication et de la situation locale.

Programme d'alimentation
Aliments de démarrage

En période d'incubation, le poussin utilise l’œuf comme source de nutriments. Toutefois, pendant les tout
premiers jours de vie après son éclosion, il doit subir une transition physiologique qui va lui permettre de se
nourrir à partir d’un aliment industriel.

A ce moment-là, sa consommation alimentaire est très basse alors que ses besoins nutritionnels sont au
plus haut. Non seulement une concentration adéquate en nutriments doit être fournie, mais les conditions
d’ambiance doivent aussi permettre d'établir et de développer un bon appétit chez le poussin. Un exemple des
valeurs nutritionnelles recommandées pour un aliment de démarrage est donné dans le Tableau 5.

La performance du poids vif final est positivement corrélée à la vitesse de croissance initiale (par exemple le
poids vif à 7 jours); il est donc essentiel de s’assurer que les poussins aient un bon démarrage. L'aliment de
démarrage est normalement distribué pendant une période de 10 jours mais cette durée peut être étendue
jusqu’à 14 jours si les poids cibles ne sont pas atteints.

Les poussins qui ne démarrent pas bien sont plus sensibles aux maladies, à une baisse du gain de poids et aux
facteurs de stress environnementaux. Apporter les niveaux nutritionnels recommandés pendant la période de
démarrage favorisera une bonne croissance initiale et un bon développement physiologique. Cela permettra
d’atteindre les objectifs de poids vif, de bonne santé et de bien-être.

La consommation alimentaire au cours des 10 à 14 premiers jours de la vie d’un poussin représente une faible
proportion de la quantité totale d’aliment consommé et du coût de l’aliment jusqu’à l’abattage. Par conséquent,
le choix de la formulation de démarrage doit être fondé principalement sur l’obtention d’une bonne performance
biologique et d’une rentabilité globale plutôt qu’exclusivement sur le coût de cet aliment.

Aliments de croissance

L’aliment de croissance pour poulets de chair devra normalement être distribué pendant 14 à 16 jours. La
transition entre l'aliment de démarrage et l'aliment de croissance implique un changement de texture des
miettes/mini-granulés à des granulés, ainsi qu’une modification de la densité nutritionnelle. Selon la taille du
granulé produit, il peut être nécessaire de distribuer la première livraison d’aliment Croissance sous forme
de miettes ou mini-granulés. Cela empêchera toute réduction de la consommation alimentaire en raison par
exemple d’une trop grande taille des granulés pour les poussins.

Durant cette période, les taux de gain moyen quotidiens du poulet de chair continuent à augmenter
rapidement. Cette phase de croissance doit être soutenue par une ingestion adéquate de nutriments. Pour
obtenir des performances biologiques optimales, l’apport d’une densité nutritionnelle correcte de l’aliment,
en particulier en énergie et en acides aminés, est délicat (voir Tableau 5). La transition entre l’aliment de
démarrage et l’aliment de croissance doit être bien gérée pour éviter toute réduction de la consommation ou
de la croissance.

2014 27
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Aliment de Finition

Les aliments de finition sont généralement distribués après l’âge de 25 jours. Pour optimiser la rentabilité,
les poulets de chair élevés au-delà de 42 jours d’âge doivent recevoir un (ou des) aliment(s) Finition
supplémentaire(s). La décision concernant le nombre d’aliments à distribuer dépend de l'âge et du poids
désirés à l’abattage ainsi que des possibilités de fabrication des aliments. Les aliments de finition représentent
l’essentiel de la consommation alimentaire totale et donc du coût de l'aliment. Ils doivent donc être conçus
dans le but d’optimiser le rendement financier pour le type de produit fabriqué. Un exemple des valeurs
nutritionnelles recommandées pour un aliment de finition est donné dans le Tableau 5.

Tableau 5: Exemple des valeurs nutritionnelles recommandées pour un aliment pour poulets de chair.
Méthionine
Énergie Protéine brute Lysine totale
& Cystéine totales
(MJ/kg)* (%) (%)
(%)
Démarrage 12,65 22-25 1,43 1,07
Croissance 13,20 21-23 1,24 0,95
Finition 13,40 19-23 1,09 0,86
*Énergie métabolisable (EM) exprimée en énergie métabolisable apparente corrigée pour un bilan azoté nul (EMAn).

Temps d’attente

Selon la législation locale, un aliment 'Temps d’attente' est nécessaire lorsque des additifs alimentaires
pharmaceutiques réglementés sont utilisés. La principale raison de son utilisation est d’éliminer le risque de
présence de résidus de produits pharmaceutiques dans les viandes en le distribuant suffisamment longtemps
avant l’abattage. Il est conseillé aux producteurs de se référer à la législation locale pour déterminer le temps
d’attente obligatoire. Pour maintenir la croissance et le bien-être des oiseaux, des réductions extrêmes des
nutriments ne sont pas recommandées pendant cette période.

Alimentation séparée des mâles et des femelles

Lorsque des poulets de chair mâles et femelles sont élevés séparément, cela peut être une opportunité
d'accroître la rentabilité en utilisant des programmes d'alimentation différents pour chaque sexe. La méthode
la plus pratique consiste à utiliser les mêmes aliments pour les deux sexes, mais à raccourcir la période
de distribution des aliments de croissance et de finition pour les femelles. Il est fortement recommandé de
maintenir identiques la quantité ou la durée de distribution de l’aliment de démarrage pour les deux sexes
pour assurer un développement initial approprié.
Key
Points
• Un aliment de démarrage de haute qualité doit être distribué pendant 10
jours pour assurer aux oiseaux un bon départ. Les décisions relatives
à la formulation de l’aliment de démarrage doivent être fondées sur la
performance et la rentabilité, et non sur ses coûts.
• L’aliment de croissance doit favoriser une croissance dynamique au
cours de cette période.
• Les aliments de finition doivent être distribués après l’âge de 25 jours et
doivent être formulés pour optimiser le rendement financier en fonction de
la gamme de produits.

Forme et qualité physique de l’aliment


La croissance des poulets de chair est le résultat de la teneur en nutriments et de l’ingestion de son aliment.
Cette dernière est affectée par la forme de l'aliment. La meilleure ingestion est observée avec des miettes,
mini-granulés ou granulés de bonne qualité. Les aliments qui présentent des tailles inégales de particules
peuvent augmenter le gaspillage puisque les plus petites particules tombent facilement du bec des oiseaux,
en particulier chez ceux qui ont un accès permanent à l’aliment. Les poussins consommant des quantités
plus élevées de fines (particules de moins de 1 mm de diamètre) ou de farine gaspillent plus d'aliment. Le
renversement et le gaspillage d’aliment réduisent considérablement l’indice de consommation.

Les aliments de démarrage, et souvent la première livraison des aliments de croissance, se présentent
généralement sous forme de miettes ou de mini-granulés. Les aliments suivants sont habituellement donnés
sous forme de granulés. Des détails sur les caractéristiques de ces textures d'aliment sont présentés dans

28 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

le Tableau 6, et la Figure 18 illustre ce à quoi doivent ressembler les textures d'aliment de bonne qualité.

La croissance et l'efficacité alimentaire des poulets de chair sont améliorées par la granulation de l’aliment.
Ces améliorations de performance sont attribuées à :
• la diminution du gaspillage d'aliments.
• la réduction d’une alimentation sélective.
• la diminution de la ségrégation des ingrédients.
• la diminution de temps et d’énergie dépensés pour manger.
• la destruction des agents pathogènes.
• la modification thermique de l'amidon et des protéines.
• l’amélioration de l’appétence de l’aliment.

Chapitre 2
Des miettes ou des granulés de mauvaise qualité entraîneront une réduction de la prise alimentaire et ceci
engendrera des performances biologiques médiocres. Sur l’exploitation, il faut prêter attention au contrôle
de la distribution de l'aliment pour minimiser la détérioration physique des miettes et des granulés.

Tableau 6: Forme de l’aliment et taille de particules recommandée par âge chez le poulet de chair.
Présentation de
Âge (jours) Taille des particules
l’aliment
0-18 jours Miettes tamisées 1,5 à 3,0 mm de diamètre
1,6 à 2,4 mm de diamètre
0-10 jours Mini-granulés
1,5 à 3,0 mm de longueur
1,6 à 2,4 mm de diamètre
11-18 jours Mini-granulés
4,0 à 7,0 mm de longueur
18 jours jusqu’à la 3,0 à 4,0 mm de diamètre
Granulés
finition 5,0 à 8,0 mm de longueur

Lors de la distribution de farines, une attention particulière doit être accordée à l’obtention de particules de
taille grossière et de distribution homogène. Cela exige généralement le broyage des plus gros grains de
céréales pour obtenir un diamètre moyen de 900 à 1 000 microns. Lorsque les circonstances exigent qu'une
farine soit utilisée (plutôt que des miettes ou des granulés), on peut obtenir une performance adéquate,
notamment lorsque le maïs en est la céréale principale. Les aliments en farine bénéficieront de l'inclusion
de corps gras ou d’huile dans leur formulation pour réduire la formation de poussières.

Figure 18: Photos illustrant l’aspect de miettes tamisées, mini-granulés, granulés et farines de bonne
qualité.

Démarrage des poussins - Granulés de bonne qualité Farines


Miettes tamisées

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Autres informations utiles disponibles

Ross Tech: Qualité physique de l'aliment - Effets de la texture de


l’aliment sur les performances biologiques et économiques

2014 29
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Contrôle de la qualité physique de l’aliment


La qualité physique de l’aliment est déterminée de façon pratique par la taille des particules présentées
aux oiseaux. Il est souvent difficile d'évaluer ce paramètre sur l’exploitation car les avis subjectifs peuvent
conduire à une mauvaise description de la texture d’un aliment. Aviagen a développé une méthode permettant
de mesurer la qualité de l'aliment en utilisant une tamiseuse qui quantifie la répartition granulométrique de
manière directe et facilement observable. L’utilisation de cette approche permet également de faire une
comparaison quantitative entre les différentes livraisons d'aliments ou les lots au niveau de l’exploitation.

Figure 19: Exemple d'une tamiseuse.

L'échantillon prélevé doit être représentatif de la qualité physique de l'aliment qui est effectivement distribué
aux oiseaux. Prélevez des échantillons dans la trémie la plus proche des mangeoires ou, au besoin, dans les
mangeoires elles-mêmes. La tamiseuse destinée au contrôle de la qualité physique de l’aliment est livrée avec
un mode d’emploi.

Profil granulométrique

Les répartitions granulométriques recommandées pour les miettes et les granulés sont présentées dans
le Tableau 7. Les essais ont montré que chaque augmentation de 10% de la quantité de fines (<1 mm)
entraînait une réduction de 40 g du poids vif à 35 jours. L’objectif doit donc être de minimiser la quantité de
fines (<1 mm) dans l'aliment.

Tableau 7: Répartitions granulométriques recommandées pour les aliments sous forme de miettes ou
granulés.
Démarrage Croissance Finition
Taille Granulés Granulés
Miettes
(3,5 mm) (3,5 mm)
> 3 mm 15% >70% >70%
> 2 mm 40%
20% 20%
> 1 mm 35%
< 1 mm < 10% < 10% < 10%

On peut également utiliser la tamiseuse pour évaluer la répartition granulométrique des farines. Des
exemples de distributions granulométriques appropriées sont indiqués dans le Tableau 8.

Tableau 8: Répartition granulométrique typique pour les farines.


Farine
Particule
grossière
>3 mm 25%
2–3 mm 25%
1–2 mm 25%
<1 mm 25%

30 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

L‘objectif doit être de minimiser la quantité d’éléments particulièrement petits (<1 mm). Cela contribue à la
qualité de l’aliment et permet une meilleure fluidité pendant le transport et la distribution. En général, pour
produire une farine grossière de bonne qualité, il est nécessaire d'utiliser un broyeur à rouleaux pour le
broyage des éléments car il est plus difficile d'obtenir le profil désiré avec un broyeur à marteaux.

Useful
Information
Autres informations utiles disponibles

Aviagen Brief: Contrôle de la qualité physique de l’aliment - Tamiseuse


Démonstration de la Tamiseuse Aviagen (vidéo disponible sur le site

Chapitre 2
aviagen.com)
Tamiseuse destinée au Contrôle de la Qualité physique de l’aliment (vous
pouvez la commander auprès de votre représentant local)

Key
Points

• Une qualité physique médiocre de l'aliment a un effet négatif sur les


performances des poulets de chair.
• Utilisez des aliments de bonne qualité sous forme de miettes et de granulés
pour optimiser les performances.
• Assurez-vous que les farines présentent des éléments de taille grossière et
homogène. Réduisez à moins de 25 % la quantité de fines (<1 mm) dans les
aliments finis.

Alimentation à base de grains entiers


La distribution d'un aliment équilibré avec des grains entiers (blé, avoine et orge - l’avoine et l'orge devraient
idéalement être décortiquées) peut réduire le coût par tonne d'aliment grâce à des économies réalisées
lors de la fabrication. L'alimentation à base de grains entiers favorise une meilleure microflore intestinale,
améliore l'efficacité digestive et peut améliorer l'état de la litière. Toutefois, ces avantages doivent être
contrebalancés par les pertes de rendement en filets et carcasse éviscérée, sauf si la composition de
l’aliment équilibré en granulés est ajustée pour permettre l'incorporation de grains entiers.

Le niveau d'incorporation et le profil nutritionnel des grains utilisés doivent être précisément pris en compte
dans la formulation de l’aliment composé ou du complément. Si un ajustement adéquat n’est pas réalisé,
la performance des oiseaux vivants sera compromise puisque l’aliment aura un équilibre nutritif incorrect.
Il faut aussi veiller à ne pas enfreindre les niveaux d'utilisation autorisés légalement (tels que définis par
les directives locales) lors de l'utilisation de médicaments anticoccidiens ou autres dans l'aliment. Des
recommandations sûres sur l’inclusion des grains entiers sont données dans le Tableau 9 ci-dessous.

Lors de la distribution de grains entiers, le traitement avec des acides organiques pour le contrôle de
Salmonella est nécessaire. Le grain distribué doit être de bonne qualité et indemne de contamination
fongique ou toxinique.

Tableau 9: Niveaux d'incorporation acceptables de grains entiers dans les rations de poulets de chair en
maintenant un bon équilibre en nutriments. Ces recommandations doivent être utilisées conjointement avec
les Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair Ross®.
Ration Niveau d’inclusion des grains entiers
Démarrage Zéro
Croissance Augmentation progressive jusqu’à 15%
Finition Augmentation progressive jusqu’à 20%

Les grains entiers doivent être retirés de l'aliment deux jours avant la capture des poulets pour éviter les
problèmes de contamination pendant l'éviscération à l'usine de transformation.

2014 31
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Key
Points

• La dilution des aliments avec des grains entiers peut réduire


les performances si les apports de nutriments des aliments
composés ne sont pas correctement ajustés.

Additifs alimentaires

Il existe un certain nombre d'additifs alimentaires qui peuvent être ajoutés à l'aliment pour favoriser
l'alimentation et le métabolisme. Ceux-ci comprennent :
• les enzymes.
• les médicaments.
• les facteurs de croissance.
• les pro- et pré-biotiques.
• les conservateurs et anti-oxydants de l’aliment.
• les agents de granulation.

L’alimentation dans des conditions climatiques de températures élevées


Des niveaux de nutriments correctement équilibrés, ainsi que l'utilisation de composants très digestibles
contribuent à minimiser les effets du stress lié à la chaleur.

Une forme optimale d'aliment (miettes et granulés de bonne qualité) permet de minimiser l'énergie
dépensée pour consommer l'aliment et réduit ainsi la chaleur générée par son absorption. Elle permet
également d'améliorer son appétence et son ingestion pendant les périodes plus fraîches de la journée ou
durant la nuit.

Une augmentation de la quantité d'énergie dans l'aliment issue de corps gras ou d’huiles (plutôt que
de glucides) par temps chaud s’est révélée bénéfique, et ce en raison de la réduction de l’extra-chaleur
produite lorsque l’aliment est métabolisé.

Il est essentiel de permettre un accès adéquat à une eau fraîche (environ 15 °C) qui ne dépasse pas les
niveaux acceptables de minéraux et de matière organique (voir la section Santé et Biosécurité).

L'utilisation stratégique de vitamines (Vitamines A, C, D, E et niacine) et d'électrolytes (sodium, potassium et


chlore) par le biais soit de l'aliment ou de l'eau, peut aider l’oiseau à gérer les agressions de l’environnement.
Le stress lié à la chaleur augmente l'excrétion urinaire et fécale de minéraux et d’oligo-éléments et
l’augmentation du rythme respiratoire diminue le taux de bicarbonate du sang. Par conséquent, la
supplémentation en vitamines et oligo-éléments doit être augmentée (en veillant à ne pas dépasser les
limites définies par la législation en vigueur) pour compenser la baisse prévue de la consommation d’aliment
pendant les périodes de chaleur. La supplémentation en bicarbonate de sodium ou carbonate de potassium
s’est révélée bénéfique pour réduire les effets du stress thermique, probablement en raison de son effet sur
la consommation d'eau.

Key • Des niveaux adéquats et équilibrés de nutriments et l’utilisation


Points d'ingrédients plus digestibles aident à minimiser les effets du
stress lié à la chaleur.
• Une présentation optimale de l'aliment minimise le stress lié à la
chaleur et favorise une ingestion au cours de la période la plus
fraîche de la journée.
• Assurez-vous que les oiseaux ont accès à l’aliment au cours de la
période la plus fraîche de la journée.
• Distribuez de l'eau fraîche de bonne qualité.
• Envisagez l'utilisation stratégique de vitamines et d'électrolytes
pour aider les oiseaux à faire face aux stress liés à la chaleur.

32 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Environnement
Les émissions d'azote et d'ammoniac peuvent être réduites en évitant des taux trop élevés de protéine brute
dans l’aliment. Cela est obtenu le plus efficacement par la formulation d’aliments qui apportent les taux
recommandés d’acides aminés essentiels digestibles et par l’utilisation d’acides aminés de synthèse.

Le taux d'excrétion du phosphore peut être réduit en évitant son excès d’apport. Sa digestibilité peut être
améliorée par l'incorporation de phytase dans l’aliment.
Key
Points

• La formulation d’aliments avec des taux équilibrés en acides

Chapitre 2
aminés essentiels digestibles permet de minimiser l'excrétion
d'azote.
• L'excrétion du phosphore peut être réduite au maximum en
utilisant correctement des phytases et en répondant précisément
aux exigences nutritionnelles des oiseaux.

Qualité de la litière
Des taux d'humidité plus faibles de la litière produisent moins d'ammoniac dans l'atmosphère, ce qui contribue
à réduire le stress respiratoire. L'incidence de la dermatite des coussinets plantaires est également réduite
avec une litière de bonne qualité.

Dans les cas où la conduite d’élevage, la santé et les pratiques environnementales sont déjà bonnes, les
stratégies nutritionnelles suivantes aideront à maintenir une bonne qualité de la litière:

Qualité des protéines


L’insuffisance d’apport d’un taux correct de protéines équilibrées provenant de matières premières de bonne
qualité se traduit par la formation de teneurs élevées en acide urique dans le foie qui sont ensuite excrétés par
les reins. Cela stimule la consommation en eau, a un effet négatif sur la santé de l'intestin et se manifeste par
des fientes humides. Cela se traduit par une litière humide et augmente le risque de dermatite des coussinets
plantaires. Formuler des aliments dont la teneur en nutriments répond aux exigences des oiseaux permet de
réduire le risque de litière humide.

Minéraux
Des apports alimentaires déséquilibrés en sodium, potassium et chlore peuvent être potentiellement
responsables d’une litière humide.

L'ajout de phytase aux aliments pour poulets de chair favorise la libération non seulement du phosphore à
partir de la matière végétale mais aussi d'autres minéraux. Cela doit être pris en compte lors de la formulation
des aliments avec de la phytase si des problèmes de litière humide doivent être évités.

Digestibilité des matières premières


L'utilisation de matières premières à faible digestibilité, ou particulièrement riches en fibres, doit être restreinte
car cela a un effet négatif sur l'intégrité de l'intestin, la teneur en eau des excréments et la qualité de la litière.

Les facteurs antinutritionnels (comme les inhibiteurs de la trypsine) doivent être diminués, et les matières
premières doivent être exemptes de taux élevés de mycotoxines. S’il est impossible d'éviter des matières
premières de mauvaise qualité, alors il faut envisager d'incorporer un agent de liaison aux mycotoxines
approprié dans l’aliment.

L'utilisation d’enzymes dégradant les polysaccharides non amylacés (PNA) peut être une méthode intéressante
pour améliorer la santé de l'intestin et contrôler la qualité de la litière. Ces enzymes réduisent en effet la
viscosité de l'intestin, ce qui se traduit par une litière plus sèche.

Au cours de ces dernières années, notamment dans les régions d'Europe de l’ouest, on a observé une
tendance à l’utilisation d’aliments végétariens (protéines végétales) et exempts d’antibiotiques, ce qui rend plus
difficile le maintien d’une litière plus sèche.

Qualité des matières grasses


Les matières grasses (insaturées) hautement digestibles contribuent à la santé de l’intestin chez le poulet de
chair. Si elles sont de mauvaise qualité, la litière devient souvent grasse ou collante, ce qui peut conduire à des
problèmes de dermatite des coussinets plantaires.

2014 33
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Présentation physique de l’aliment


Les avantages d’un aliment de bonne qualité sous forme de miettes et de granulés sur les performances
des poulets de chair ont été évoqués précédemment. Un aliment de qualité physique médiocre avec des
taux élevés de fines et de poussières non seulement conduit à des problèmes de performances, mais peut
aussi mener à une augmentation du ratio eau/aliment. Cela peut entraîner un état médiocre de la litière et,
finalement, augmenter le risque de dermatite des coussinets plantaires.

Programme anticoccidien
L'utilisation d’anticoccidiens présente généralement un intérêt pour la santé intestinale. Ces produits
améliorent essentiellement l'intégrité de l'intestin et maintiennent l'état de la litière. Si vous utilisez un vaccin
vivant pour le contrôle de la coccidiose chez les poulets de chair, il est nécessaire d’apporter plus de soin et
d'attention à la santé intestinale pour maintenir la litière en bon état.

• Évitez les aliments qui apportent à l’oiseau plus de protéines brutes


Key (azote) que nécessaire.
Points
• Évitez des niveaux excessifs d'électrolytes, de chlorure de sodium et
de potassium, car ils augmentent la consommation d’eau des oiseaux
et contribuent à une litière humide.
• Évitez d'utiliser des composants faiblement digestibles dans l'aliment.
• Apportez des corps gras et /ou d’huiles alimentaires de bonne qualité,
car cela permet d'éviter les troubles digestifs à l’origine d’une litière
humide.
• Apportez des miettes et granulés de bonne qualité.
• Mettez en place un programme anticoccidien efficace qui améliore la
santé intestinale et conserve une litière de bonne qualité.

Useful
Information
Autres informations utiles disponibles

Aviagen Brief: Considérations pratiques pour réduire le risque de pododermatite


Ross TechNote: Santé de la patte du poulet de chair - Contrôle de la dermatite des
coussinets plantaires.
AviaTech: Outils de gestion pour réduire la dermatite des coussinets plantaires chez le
poulet de chair.

Systèmes d'abreuvement
Les oiseaux doivent avoir un accès illimité à une eau potable claire, fraîche et de bonne qualité à tout moment.
Cependant, lorsque la consommation d'eau est naturellement faible, par exemple pendant les périodes
d’obscurité lorsque les oiseaux sont inactifs, le contrôle de l'approvisionnement en eau peut aider à réduire
les pertes d'eau inutiles et les problèmes de litière associés. Tout contrôle de ce type doit être géré avec soin.
Il ne doit y avoir aucune restriction de la quantité d'eau offerte aux oiseaux en croissance et un équilibre doit
être trouvé entre la croissance, le bien-être et le risque potentiel de dermatite des coussinets plantaires. Un
approvisionnement insuffisant en eau, soit en volume, soit en nombre de points d'abreuvement, se traduira
par un taux de croissance réduit. Pour s’assurer que le troupeau reçoit suffisamment d'eau, le ratio eau/
aliment doit être surveillé chaque jour.

Les variations de consommation d'eau sont une indication précoce des problèmes de santé et de
performances.

Une eau froide (<5 °C) ou très chaude (>30 °C) réduit la consommation. La température d'eau idéale devrait
se situer entre 15°C et 21°C. Par temps chaud, il est conseillé de rincer les lignes d'abreuvement à intervalles
réguliers pour s’assurer que l'eau est fraîche.

Le stockage de l'eau doit être adéquat sur l’exploitation en cas de coupure. Idéalement, un stock suffisant
permettant de fournir 24 heures de consommation d’eau à son maximum est requis.

La consommation d'eau devrait être surveillée quotidiennement en utilisant des compteurs. Ils doivent
calculer les débits avec la pression. Un minimum d'un compteur d'eau est nécessaire par bâtiment mais il est
préférable d’en avoir au moins un par zone dans un même bâtiment.
Le besoin en eau varie en fonction de la consommation de l’aliment.

34 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

A 21°C, les oiseaux consomment assez d'eau lorsque le rapport du volume d'eau (l) sur le poids d’aliment (kg)
reste proche de:
• 1,8/1 pour les abreuvoirs en cloche.
• 1,7/1 pour les abreuvoirs à pipettes avec soucoupes.
• 1,6/1 pour les abreuvoirs à pipettes sans soucoupes.

Le besoin en eau varie également avec la température ambiante. Les oiseaux boivent plus d'eau à des
températures ambiantes plus élevées. Le besoin en eau augmente d'environ 6,5 % par degré Celsius au-delà
de 21 °C. En zones tropicales, des températures élevées de façon prolongée doublent la consommation d'eau
quotidienne.

Chapitre 2
La hauteur de tous les abreuvoirs doit être contrôlée chaque jour et ajustée si nécessaire. Les abreuvoirs
doivent être maintenus propres et en état de marche, exempts de toute substance issue de la litière et de
matières fécales. Toute accumulation de dépôts calcaires doit être éliminée en utilisant un produit détartrant
approprié au moment du nettoyage du bâtiment.

Abreuvoirs à pipettes

Les exigences minimales pour les abreuvoirs à pipettes pour 1000 oiseaux après le démarrage sont données
dans le Tableau 10. Des abreuvoirs supplémentaires doivent être fournis (10 pour 1000 poussins) durant les
3 premiers jours.

Le nombre réel d'animaux par pipette dépend des débits, de l'âge de mise à la réforme, du climat et de la
conception. Les conduites d'eau doivent être contrôlées tous les jours pendant la présence du troupeau pour
obtenir des performances optimales.

Tableau 10: Recommandations minimales en abreuvoirs pour 1 000 oiseaux après leur démarrage.
Type d’abreuvoir Recommandations
<3 kg 12 oiseaux par pipette
Abreuvoirs à pipettes
>3 kg 9 oiseaux par pipette

Lors du démarrage du troupeau, la hauteur de la ligne d’abreuvoirs doit être faible puis elle doit augmenter
au fur et à mesure que les oiseaux grandissent. Des lignes d’abreuvoirs trop élevées peuvent limiter la
consommation d'eau des oiseaux tandis que celles qui sont trop basses peuvent rendre la litière humide.

Au cours des premiers stades du démarrage, les lignes de pipettes doivent être placées à une hauteur telle
que l'oiseau puisse boire. Le dos du poussin doit former un angle de 35 à 45 ° avec le sol quand il boit. Au fur
et à mesure que l'oiseau se développe, les pipettes doivent être élevées de telle sorte que le dos de l'oiseau
forme un angle d'environ 75 à 85 ° avec le sol, et que l’oiseau s’étire légèrement pour boire (Figure 20). Les
oiseaux doivent pouvoir atteindre la pipette sans s'étirer ni faire d’effort, de telle sorte que l'eau s’écoule
directement de la pipette dans le bec. Si la pipette est trop basse, les oiseaux tournent la tête pour boire et
l'eau tombe donc sur la litière. Pour un accès facile et une disponibilité optimale de l'eau, les oiseaux doivent si
possible être élevés en utilisant une pipette de type 360°. Cela est particulièrement important avec les oiseaux
de grande taille (> 3 kg).

Figure 20: Ajustement correct de la hauteur des abreuvoirs à pipettes selon l'âge des oiseaux.

2014 35
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Débits
Les débits des abreuvoirs à pipettes doivent être contrôlés chaque semaine au cours du cycle de croissance.
Cela permet de s’assurer que l'apport en eau est assez abondant pour répondre aux besoins quotidiens en
eau maximaux. Les débits des abreuvoirs à pipettes peuvent être mesurés en pressant un récipient doseur
sur une pipette pendant 1 minute, pour activer la circulation de l'eau en bout de rampe. La quantité d'eau
dans le récipient doseur indique le débit à travers chaque pipette de la rampe par minute. Un débit plus
élevé que prévu pour l'âge peut augmenter les fuites et les problèmes associés de litière humide. Un débit
plus faible que prévu peut ne pas apporter assez d'eau à tous les oiseaux et conduire à des problèmes de
déshydratation. La mesure du débit statique d'une pipette peut aider à identifier les problèmes au sein du
système d'abreuvement. Les recommandations des fabricants doivent être suivies pour le type spécifique
d’abreuvoir utilisé.

Abreuvoirs en cloche

A l’âge d’un jour, un minimum de 6 abreuvoirs en cloche (40 cm de diamètre) doivent être fournis pour 1 000
poussins. Des sources d'eau supplémentaires sous la forme de 10 abreuvoirs pour 1 000 poussins doivent
également être disponibles durant les 3 premiers jours.

Au fur et à mesure que les poulets de chair grandissent et que la zone du bâtiment utilisée s’élargit, un
minimum de 8 abreuvoirs (40 cm de diamètre) doit être fourni pour 1 000 poussins. Ceux-ci doivent être
placés de manière régulière dans tout le bâtiment pour qu’aucun poulet de chair n’ait à parcourir plus de 2 m
pour s’abreuver. Pour indication, le niveau de l'eau devrait être à 0,6 cm en-dessous du bord de l’abreuvoir
jusqu'à environ l'âge de 7 à 10 jours. Après l'âge de 10 jours, il devrait y avoir 0,6 cm d'eau dans le fond de
l’abreuvoir.

Les mini-abreuvoirs et bacs supplémentaires utilisés à l'âge de 1 jour doivent être retirés progressivement
de sorte qu’à l’âge de 3 à 4 jours tous les poussins boivent dans les abreuvoirs automatiques.

Les exigences minimales concernant les abreuvoirs pour 1 000 oiseaux après leur démarrage sont données
dans le tableau ci-dessous.

Tableau 11: Recommandations minimales en abreuvoirs pour 1 000 oiseaux après leur démarrage

Type d’abreuvoir Recommandations

Abreuvoir en cloche 8 abreuvoirs (40 cm) pour 1 000 oiseaux

La hauteur des abreuvoirs doit être contrôlée quotidiennement et ajustée de telle sorte que la base de
chaque abreuvoir soit au niveau du haut du bréchet à partir du 18ème jour (Figure 21 ci-dessous).

Figure 21: Hauteur adéquate d’un abreuvoir en cloche.

36 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

• De l'eau potable doit être disponible pour les oiseaux en


Key permanence.
Points • Fournissez des abreuvoirs supplémentaires durant les 3 premiers
jours d’âge des poussins.
• Surveillez quotidiennement le rapport eau/aliment pour vérifier
que la consommation d'eau est suffisante.
• Prévoyez une marge de tolérance en cas d’augmentation de la
consommation d'eau à des températures élevées.
• Rincez les lignes d’abreuvoirs par temps chaud pour que l'eau
soit aussi fraîche que possible.

Chapitre 2
• Réglez la hauteur des abreuvoirs chaque jour.
• Prévoyez un espace suffisant pour les abreuvoirs et veillez à ce
qu’ils soient facilement accessibles à tous les oiseaux.

Systèmes d'alimentation
Durant les 10 premiers jours de vie, l'aliment doit être apporté sous la forme de miettes tamisées ou
mini-granulés. Les aliments doivent être placés dans des plateaux ou sur du papier pour être facilement
accessibles aux poussins. Au moins 80 % de la surface du sol doivent être recouverts de papier. Les
systèmes d'alimentation automatiques doivent être couverts d’aliment lors de la mise en place des poussins
ce qui permet un accès plus facile à l'aliment de démarrage. Une quantité totale d'aliment d'environ 40 g par
oiseau doit être mesurée et distribuée sur le papier avant la mise en place des poussins. Pour encourager
leur comportement alimentaire, rajoutez de l'aliment sur le papier à intervalles réguliers pendant les 3 à 4
premiers jours d'âge.

La transition vers le système d'alimentation principal doit être réalisée progressivement à partir des 4ème ou
5ème jours, lorsque les poussins commencent à montrer de plus en plus d'intérêt pour ce système. Cette
transition doit être terminée au 6ème ou 7ème jour et tous les plateaux doivent être enlevés à l'âge de 7
jours. Quand la transition est terminée, l'aliment doit évoluer progressivement des miettes ou mini-granulés
à des granulés de bonne qualité. Notez que les oiseaux ne doivent pas recevoir une alimentation à base de
granulés seuls (3-4 mm) avant l'âge de 18 jours.

Les aliments apportés aux oiseaux dépendent de leur poids vif, de leur âge prévu au ramassage, du climat,
du type de bâtiment et du type d’équipements.

Le tableau 12 indique les systèmes d'alimentation typiques et l’espace à la mangeoire recommandé par
oiseau. Un espace à la mangeoire insuffisant réduit le taux de croissance et entraîne une hétérogénéité du
lot. Le nombre d'oiseaux par système d'alimentation dépend en définitive du poids vif à l’abattage et de la
conception du système. Si vous utilisez un programme lumineux pour modifier la croissance, une attention
particulière devra être accordée à leur espace à la mangeoire pour tenir compte de la compétition accrue
consécutive.

Tableau 12: Espace à la mangeoire par oiseau selon différents types de mangeoires.
Type de mangeoires Espace d'alimentation
45-80 oiseaux par assiette (ratio plus faible pour les oiseaux de grande
Assiette
taille [> 3,5 kg])
Chaîne plate/vrille 2,5 cm/ oiseau (40 oiseaux /mètre linéaire)
Mangeoire demi-cylindrique 70 oiseaux /mangeoire (pour un diamètre de mangeoire de 38 cm)

Tous les types de mangeoires doivent être ajustés pour assurer un gaspillage minimal et un accès optimal
aux oiseaux. La base de l'auge ou des assiettes doit être au niveau du haut du bréchet (Figure 22). La
hauteur des assiettes et des mangeoires cylindriques peut être ajustée individuellement. La hauteur des
chaînes plates est réglable avec une manivelle ou par l’ajustement des pieds.

2014 37
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Approvisionnement en aliment et en eau

Figure 22: Hauteur des mangeoires.

Une mauvaise hauteur de la mangeoire (trop élevée/trop basse) augmente le gaspillage de l’aliment. Dans
ce cas, outre la perte économique, les estimations de l’indice de consommation deviennent inexactes. De
plus, si l'aliment gaspillé est consommé, il est susceptible d'entraîner un risque plus élevé de contamination
bactérienne des oiseaux.

Les aliments doivent être distribués de façon homogène dans l'ensemble du système d'alimentation pour
permettre à tous les oiseaux de manger en même temps. Une distribution inégale des aliments peut
entraîner une baisse des performances, une augmentation des lésions de pica, dues à la compétition
autour des mangeoires, et du gaspillage d'aliment. Les systèmes d'alimentation avec des assiettes et des
mangeoires cylindriques nécessitent des ajustements pour chacune des mangeoires. Pour assurer une
distribution d'aliment équivalente, tous les paramètres de réglage de profondeur doivent être les mêmes
pour chaque assiette ou tube.

Les mangeoires cylindriques et à assiettes présentent l'avantage d’être toutes remplies simultanément en
cas de remplissage automatique, ce qui entraîne une disponibilité immédiate de l'aliment pour les oiseaux.
Cependant, lorsque des mangeoires à chaîne sont utilisées, la distribution de l'aliment demande plus de
temps et l'aliment n’est pas immédiatement disponible pour tous les oiseaux.

Dans tous les cas, une bonne pratique consiste à permettre aux oiseaux de vider les mangeoires une fois
par jour en consommant tout l’aliment disponible dans les assiettes ou les plateaux. Cela permet de réduire
le gaspillage, ce qui se traduit par une meilleure efficacité de l'utilisation de l’aliment.

Le réglage de la profondeur de l’aliment est plus facile avec des mangeoires à chaîne, puisqu’un seul réglage
de la trémie est requis. Un entretien soigneux permettra de minimiser l'incidence des lésions des pattes.

Key
Points
• Complétez le système d'alimentation principal en utilisant du
papier et/ou des plateaux au cours des 3 premiers jours des
poussins.
• Prévoyez un nombre suffisant de mangeoires pour tous les
oiseaux du bâtiment.
• Augmentez l'espace à la mangeoire par oiseau, si le programme
lumineux est modifié, pour tenir compte d’une compétition
accrue.
• Réglez la hauteur de la mangeoire chaque jour afin que son bord
soit au niveau du haut du bréchet.

38 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Chapitre 3 - Nutrition
Objectif
Apporter une gamme d’aliments équilibrés qui satisfont les besoins nutritionnels des poulets de chair à tous
les stades de leur développement et de leur production, et qui optimisent l'efficacité et la rentabilité sans
compromettre leur bien-être ou leur environnement.

Le but de cette section est de fournir des informations plus détaillées aux professionnels de la nutrition
impliqués dans la prise de décision concernant les spécifications et la formulation des aliments.

Principes
L’alimentation est une composante majeure du coût total de la production des poulets de chair. Les aliments
doivent être formulés pour apporter le bon équilibre en énergie, protéines et acides aminés, minéraux,

Chapitre 3
vitamines et acides gras essentiels, qui permettent de réaliser une croissance et des performances optimales.

Il est généralement admis que le choix des apports de nutriments doit être une décision économique prise
par chaque société ou entreprise. Cela est particulièrement important pour les protéines et les acides
aminés. Il a été démontré que des apports plus élevés en acides aminés digestibles améliorent la rentabilité
en augmentant les performances des poulets de chair, en particulier leurs rendements de carcasse et de
transformation. La composition alimentaire optimale varie selon le produit final de l'entreprise. Par conséquent,
des recommandations sont données pour optimiser la marge réalisée sur la production à la fois des oiseaux
vivants et de ceux destinés à la découpe. Optimiser la rentabilité des oiseaux vivants revient à minimiser
le coût d'aliment par kg de poids vif. Cela est toutefois différent dans le cadre de la production d’oiseaux
destinés à la découpe. Pour optimiser la marge de ces derniers, il est souvent nécessaire d'augmenter les
taux d'acides aminés digestibles au-dessus de ceux qui produisent une rentabilité maximale des oiseaux
vivants. Cela est dû à l'avantage financier provenant du rendement supplémentaire en viande des poulets
destinés à la découpe. Ces relations sont illustrées ci-dessous dans la Figure 23.

Figure 23: Relation entre les niveaux d'acides aminés et la rentabilité.

coût / revenu coût de l'aliment


Revenu - découpe

Revenu - oiseaux vivants

acides aminés digestibles


dans l'aliment
marge maximale sur découpe
marge maximale sur oiseaux
vivants
Une réponse à l'amélioration de la nutrition n’est obtenue que dans les lots de poulets de chair pour lesquels
l'apport en nutriments est un facteur limitant des performances plutôt que d'autres facteurs de conduite
d’élevage. Les Spécifications de l'aliment recommandées par Aviagen permettent d’obtenir de bonnes
performances chez les poulets de chair en bonne santé et élevés dans de bonnes conditions.

Les niveaux de nutriments et les programmes alimentaires recommandés peuvent être consultés dans
les Spécifications nutritionnelles pour les Poulets de chair. Ces dernières apportent de plus amples
renseignements sur :
• le choix d’un programme alimentaire pour une variété de productions et de situations du marché.
• les niveaux optimaux de nutriments pour la croissance, l’indice de consommation et le rendement de
carcasse.

2014 39
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Spécifications nutritionnelles pour les


poulets de chair Ross

Apport en nutriments
Énergie

Le choix du contenu énergétique des aliments pour poulets de chair est principalement déterminé par
des considérations économiques. En pratique, il est également influencé par de nombreux facteurs
interdépendants (par exemple la disponibilité des ingrédients et les contraintes de la minoterie).

L'expression classique de la teneur en énergie de l’aliment est l’Énergie Métabolisable Apparente corrigée
pour un bilan de rétention azoté nul (EMAn)). Les données sur les teneurs en énergie exprimées de cette
manière sont disponibles à partir de nombreuses sources. Les valeurs énergétiques indiquées ici sont
issues des tables de la World Poultry Science Association (WPSA).

Les valeurs d’EMAn de certains composants, en particulier des matières grasses, sont plus faibles chez
les jeunes poussins que chez les oiseaux adultes. La formulation des aliments pour poulets de chaire en
utilisant les valeurs d’EMAn pour poussins tient compte de cela. L’expression de la teneur en énergie sous
forme d’Énergie Nette évite les différences d'utilisation de l’EM quand elle est dérivée de différents substrats
(par exemple des matières grasses, protéines ou glucides) et utilisée à différentes fins métaboliques.
L'adoption de ces nouveaux systèmes d'énergie améliore la cohérence et la prédictibilité des performances
des poulets de chair.

Quelques niveaux d'énergie typiques des aliments pour poulets de chair sont indiqués dans les tableaux
des Spécifications nutritionnelles pour les Poulets de chair. Ces informations sont un guide pratique et ne
reflètent pas les exigences des oiseaux dans l’absolu. Les niveaux d'énergie alimentaires qui donnent le
meilleur rendement économique, doivent être déterminés selon les conditions locales dans lesquelles les
poulets de chair sont élevés.
Key
Points
• Les valeurs énergétiques optimales de l’aliment dépendent à la
fois du besoin de l'oiseau (lié à son entretien, sa croissance et
les conditions d’ambiance) et des considérations économiques.
Différents producteurs peuvent avoir différentes façons d’optimiser
leur formulation.Different producers may have different optima.
• Envisagez l’utilisation de l’EMAn pour poussins lorsque vous
formulez des aliments destinés aux poulets de chair de manière à
réduire leurs teneurs en matières premières moins digestibles.

Protéines et acides aminés

Les protéines sont des polymères complexes d'acides aminés qui sont divisés dans l'intestin en acides
aminés. La qualité protéique de l’aliment est basée sur le niveau, l'équilibre et la digestibilité des acides
aminés essentiels dans le mélange final. Les teneurs réelles d’acides aminés essentiels disponibles pour
l'oiseau sont primordiales. Par conséquent, il est recommandé de formuler les aliments pour poulets de
chair sur la base d'acides aminés digestibles. Leurs niveaux indiqués ici sont basés sur la digestibilité fécale
vraie par opposition à la digestibilité fécale apparente. Lorsque la digestibilité apparente est utilisée, la
recommandation doit être ajustée en conséquence.

Les taux recommandés de protéines brutes doivent être considérés comme un guide. Le niveau réel de
protéines utilisées peut varier en fonction des composants utilisés. Il est déterminé par le premier acide
amine essentiel limitant, non disponible sous forme synthétique.

Il est préférable d'utiliser des sources de protéines de haute qualité quand elles sont disponibles, en
particulier pour les poulets de chair en situation de stress lié à la chaleur. Des protéines de qualité médiocre
ou déséquilibrées peuvent avoir un effet négatif sur le métabolisme en raison de la dépense d'énergie
associée à leur dégradation et à l’excrétion d'un excès d'azote. Ce dernier peut également rendre la litière
plus humide.

40 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Stratégie de formulation

Les niveaux d’acides aminés doivent être pris en compte avec tous les autres nutriments, y compris leur
teneur énergétique (reportez-vous à la sous-section Énergie pour plus de détails). Les niveaux recommandés
pour les 8 acides aminés qui peuvent être limitants dans les aliments courants sont répertoriés dans les
Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair.

La formulation des aliments vise à apporter à l'oiseau des niveaux adéquats et équilibrés d’acides aminés.
Pour ce faire, il est important que la matrice de formulation soit mise à jour régulièrement. Les teneurs en
protéine des composants doivent être contrôlés par analyse directe des matières premières utilisées dans
les formulations. Si la teneur protéique d'un composant a changé, il convient alors d'ajuster les acides
aminés totaux et digestibles attribués aux différents composants dans la matrice de formulation.

Profil idéal en acides aminés

Il est important d’apporter au poulet de chair un équilibre approprié en acides aminés digestibles. Pour
atteindre cet objectif, un profil idéal en acides aminés peut être utilisé. Il s’agit d'un système dans lequel on

Chapitre 3
calcule le besoin en l’acide aminé principal qui peut être un facteur limitant dans les aliments des poulets
de chair, puis la lysine est utilisée comme acide aminé de référence à partir duquel des ratios sont fixés
pour les autres acides. Les ratios proposés pour un profil idéal en acides aminés sont présentés dans le
Tableau 13 ci-dessous.

Tableau 13: Ratios pour un profil idéal en acides aminés.


Acides aminés Aliment Aliment
Aliment Finition 1 Aliment Finition 2
digestibles Démarrage Croissance
Lysine 100 100 100 100
Méthionine & Cystine 74 76 78 78
Méthionine 40 41 42 42
Thréonine 67 67 67 67
Valine 75 76 76 78
Iso-Leucine 67 68 69 69
Arginine 107 107 107 108
Tryptophane 16 16 16 16
Leucine 110 110 110 110

REMARQUE : Les informations présentées dans ce tableau proviennent de l'expérience terrain et des données publiées
dans la littérature.

Protéine équilibrée

Dans cette section, il est fait référence à la notion de protéine équilibrée (PE). Le profil idéal en acides aminés
décrit précédemment applique des valeurs minimales et maximales à chaque acide aminé pour réaliser le
profil adéquat. Bien que ce soit un outil de référence utile pour le nutritionniste lors de la formulation, il
faut reconnaître que de tels profils précis sont théoriques dans le cadre de la formulation commerciale. Le
concept de protéine équilibrée a été développé comme une application pratique du profil idéal en acides
aminés à apporter aux poulets de chair avec les taux minimaux corrects d’acides aminés essentiels et non
essentiels. En appliquant cette stratégie, la teneur réelle en protéines utilisées peut varier en fonction des
composants alimentaires. Il est déterminé par le premier acide aminé essentiel limitant non disponible sous
forme synthétique.

Les recommandations de protéine équilibrée proviennent d'une association à la fois de données internes
d’Aviagen sur la réponse aux protéines équilibrées et d'expériences menées sur le terrain. Les réponses
économiques ont été calculées pour diverses régions du monde, différentes catégories de poids et
différents objectifs de gammes de produits (c’est à dire poids vif, carcasse éviscérée et produits de
découpe). En tenant compte de tout cela, on intègre l’ensemble de l'environnement économique dans ces
recommandations.

2014 41
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Réponse du poulet de chair aux protéines et aux acides aminés

Le poulet de chair actuel est très sensible aux niveaux d’acides aminés digestibles. Il répond de manière
très efficace en termes de croissance et d’indice de consommation aux niveaux recommandés dans les
Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair. Il a été démontré que des niveaux plus élevés d’acides
aminés digestibles améliorent la rentabilité en augmentant les performances des poulets de chair et leur
rendement de transformation. Cela devient très important lors de l’élevage de poulets destinés à la découpe.
Par conséquent, des recommandations distinctes sont données pour l'optimisation de la marge en découpe
(voir les Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair).

Cependant, les prix des composants nutritionnels et les valeurs des produits carnés déterminent en fin de
compte la densité nutritionnelle appropriée à apporter. Pour faciliter les décisions sur cette dernière, lorsque
l’on est confronté à des situations de marché variables, Aviagen a développé un modèle bio-économique appelé
BEEP (Broiler Economics for Energy and Protein - Facteurs d’économie pour l'énergie et les protéines du poulet
de chair). Ce système utilise des données d'essais recueillies dans le monde entier depuis de nombreuses
années. Aviagen utilise le BEEP pour aider les clients à déterminer l’énergie métabolisable et la concentration
en acides aminés pour optimiser la marge sur le coût alimentaire (MCA) en fonction des situations du marché
et de la variété des produits désirés.
Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Aviagen Brief: La Nutrition pour un Profit maximal - Faites le calcul.


Modèle d’Aviagen - BEEP (Facteurs d’économie pour l'énergie et les
protéines du poulet de chair).

• Formulez en utilisant des acides aminés digestibles, selon le profil


idéal recommandé en acides aminés (Tableau 13).
Key
Points
• Quand vous formulez des aliments pour poulets de chair, tenez
compte des niveaux d’acides aminés en même temps que des
facteurs qui affectent la consommation alimentaire (par exemple
la teneur en énergie, les programmes de contrôle de la prise
alimentaire, la présentation de l'aliment, la disposition des
mangeoires).
• Utilisez des sources de protéines de haute qualité, en particulier
dans les cas où les poulets de chair sont susceptibles d'éprouver un
stress liée à la chaleur.
• Maintenez à jour les valeurs d’acides aminés et de protéines des
composants dans la matrice de formulation.
• Une approche basée sur le concept de protéine équilibrée améliore
les performances biologiques et économiques du poulet de chair.
• Le poulet de chair réagit très bien aux niveaux d’acides aminés
alimentaires. Le nourrir avec les niveaux recommandés apporte un
avantage économique.

Minéraux
La mise à disposition de niveaux corrects de tous les minéraux majeurs selon un juste équilibre est importante
pour la réussite d’un élevage de poulets de chair. Les minéraux concernés sont le calcium, le phosphore, le
magnésium, le sodium, le potassium et le chlorure.

Calcium

Le calcium présent dans l'aliment des poulets de chair agit sur la croissance, l'efficacité alimentaire, le
développement des os, la santé des pattes, les fonctions du système nerveux et du système immunitaire.
Il est indispensable de fournir du calcium en quantité suffisante et de façon constante pour atteindre des
performances optimales.

Les fonctions ci-dessus peuvent nécessiter différents taux de calcium pour permettre leur expression optimale.

42 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Il faut donc faire un compromis au moment où l’on choisit le taux de calcium dans l’aliment.

Les taux de calcium recommandés dans les tableaux des Spécifications nutritionnelles pour les poulets de
chair ont été établis dans l'intention d’optimiser les performances des poulets de chair en satisfaisant au mieux
les divers besoins des différentes fonctions décrites ci-dessus.

Phosphore

Le phosphore, comme le calcium, est nécessaire sous une forme correcte et en quantité adéquates pour
optimiser la structure et la croissance du squelette. Les recommandations en phosphore dans les tableaux
des Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair Ross sont basées sur le système de disponibilité
classique, selon lequel les sources de phosphore inorganique et les sources végétales sont décrites comme
étant respectivement disponibles à 100 % et 33 %. Les valeurs de phosphore disponible basées sur l'analyse
des cendres d'un doigt montrent une corrélation avec le système classique. Le phosphore digestible est
utilisé dans certains pays comme moyen pour évaluer avec plus de précision les apports de phosphore par
les ingrédients. Il convient d’interpréter avec soin et cohérence les données sur les teneurs en phosphore
disponible des composants et sur les besoins des oiseaux.

Chapitre 3
L'utilisation de phytases augmente la disponibilité du phosphore dans les composants d’origine végétale. En
général l'utilisation de ces enzymes est utile dans la production de poulets de chair. En utilisant ces enzymes,
la teneur en phytate des composants diminue, et la disponibilité du calcium et d'autres minéraux augmente.

Rapport calcium/ phosphore disponible

Dans la plupart des cas, un rapport calcium/ phosphore disponible de 2 convient aux aliments pour poulets
de chair. Cependant des informations disponibles suggèrent qu’un rapport plus élevé dans les aliments
Démarrage (par exemple 2,1/1) est bénéfique aux performances et se révèle particulièrement utile pour
favoriser une excellente résistance des pattes.

Magnésium

Les besoins en magnésium sont normalement satisfaits sans la nécessité d'une supplémentation. Un excès de
magnésium (> 0,5 %) peut déclencher de la diarrhée.

Sodium, Potassium, Chlorure

Le sodium, le potassium et le chlorure sont également nécessaires à un certain nombre de fonctions


métaboliques. Mais des taux excessifs de ces minéraux entraînent une augmentation de la consommation
d'eau, suivie d’une dégradation de la litière. Les carences peuvent affecter la prise alimentaire, la croissance
et le pH sanguin.

Il est important de contrôler les taux de sodium et de chlorure comme suggéré dans les tableaux des
Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair. En particulier, le chlorure doit être contrôlé avec
précision par l'apport de chlorure de sodium et de bicarbonate ou de sesquicarbonate de sodium. Lors de la
formulation des aliments, toutes les sources alimentaires de chlorure doivent être identifiées avec soin (par
exemple la contribution en chlorure du chlorhydrate de lysine et du chlorure de choline).

Il y a des situations où des taux élevés de sodium peuvent être utilisés pour améliorer la vitesse de croissance,
notamment dans les aliments pré-Démarrage.

Le bilan électrolytique des aliments est important pour les poulets de chair, en particulier dans des conditions
de stress lié à la chaleur. La teneur en anions des prémélanges de vitamines et de minéraux doit toujours être
incluse dans le calcul de l'équilibre ionique des aliments finaux. Avec des taux courants de potassium d'environ
0,85 % et les taux recommandés de sodium et de chlorurer, un bilan électrolytique (sodium + potassium -
chlorure) d'environ 220 à 230 mEq/kg est obtenu. Cette valeur est satisfaisante et, comme indiqué plus haut,
il faut accorder plus d’importance au contrôle du taux de chlorure.

2014 43
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Key
Points
• Apportez suffisamment de calcium à l'oiseau, sur la base des
recommandations.
• Décrivez avec précision et dans les mêmes unités les teneurs en
phosphore des composants et les besoins des oiseaux.
• Contrôlez avec précision le taux de chlorure en utilisant du chlorure
de sodium et, si nécessaire, du bicarbonate ou sesquicarbonate de
sodium comme composants alimentaires.

Oligo-éléments et vitamines
Oligo-éléments

Les oligo-éléments (et les vitamines) sont nécessaires à toutes les fonctions métaboliques. Une supplémentation
appropriée en oligo-éléments dépend des composants utilisés, du procédé de fabrication et des spécificités
locales. Des niveaux classiques de supplémentation sont recommandés pour ces nutriments. Il faut prendre
soin de s’assurer que les formes appropriées de chaque minéral sont incorporées dans le prémélange.
De manière générale, les oligo-éléments organiques ont une meilleure biodisponibilité. Il a été prouvé que
l'amélioration des statuts en zinc et en sélénium chez les poulets de chair peut améliorer leur emplumement
et leur réponse immunitaire. De même, il a été montré que le zinc améliore la santé des coussinets plantaires.

Apports en vitamines

Le type de céréale utilisé conditionne beaucoup les niveaux de supplémentation en certaines vitamines. En
conséquence, dans les tableaux de nutrition des Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair, des
recommandations spécifiques sont données pour la vitamine A, l'acide nicotinique, l'acide pantothénique, la
pyridoxine (B6) et la biotine dans les aliments à base de maïs et de blé.

Il convient de noter que, dans l'aliment complet, les recommandations pour la choline sont des spécifications
minimales.

Dans de nombreuses circonstances (par exemple, situations de stress ou maladies), les oiseaux peuvent
répondre à des taux de vitamines supérieurs à ceux recommandés habituellement. Une augmentation
des teneurs en vitamines, apportées par l'aliment ou par l'eau, doit être fondée sur les connaissances et
l'expérience locales. En général, la stratégie à long terme doit viser à supprimer ou réduire tout facteur de
stress plutôt que de dépendre d’une supplémentation en vitamines excessive et prolongée.

Les besoins de base des poulets de chair en vitamine E sont de 10 à 15 mg/kg. La nécessité d’augmenter
cette supplémentation dépend du taux et du type de matières grasses dans l’aliment, de la teneur en sélénium
et de la présence ou absence de pro- et anti-oxydants. Le traitement thermique des aliments peut entraîner
la destruction de vitamine E jusqu'à 20 %. Une augmentation de la réponse immunitaire et l'amélioration de
la durée de conservation de la viande de poulet sont observées à des niveaux de vitamine E allant jusqu'à
300 mg/kg. Les taux proposés dans les tableaux des Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair
conviennent à la production de poulets de chair en bonne santé dans des conditions normales, mais dans
certaines circonstances, des teneurs plus élevées en vitamine E sont justifiées (par exemple en cas de
maladies).
Key
Points

• Réduisez ou supprimez les facteurs de stress plutôt que de fournir


une supplémentation excessive en vitamines.
• Contrôlez le niveau total de choline, en tenant compte de ses
apports par les composants alimentaires. Évitez l'utilisation du
chlorure de choline dans les suppléments vitaminiques en raison de
son action néfaste sur d'autres vitamines.

Additifs alimentaires sans valeur nutritive


L’aliment peut être utilisé comme véhicule d’une large gamme d'additifs, de médicaments et d'autres
substances non nutritives. Il n’est pas possible d’en donner une liste complète et Aviagen ne recommande
ni ne conseille de produits particuliers. Les classes les plus importantes d'additifs dont l’utilisation peut être

44 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

envisagée dans les aliments pour poulets de chair sont énumérées ci-dessous. Des réglementations locales
encadrent l'utilisation de ces produits. Les producteurs, les fabricants d'aliments et les consultants en
nutrition sont invités à s’assurer à la fois de la nécessité et de l'efficacité réelle des produits utilisés.

Enzymes: Les enzymes sont maintenant utilisées en routine dans les aliments pour volailles pour améliorer
la digestibilité des composants alimentaires. En général, les enzymes alimentaires disponibles agissent sur
les glucides, les minéraux et les protéines de structure des végétaux.

Les enzymes qui dégradent les polysaccharides non amylacés (PNA) sont économiquement bénéfiques
dans les aliments à base de blé. Elles permettent également une plus grande flexibilité des apports
potentiels d'orge dans l’aliment.

Les phytases sont de plus en plus utilisées pour améliorer l'utilisation du phosphore phytique. Lors de
l'utilisation de phytases, il faut tenir compte des taux de phosphore alimentaire, mais aussi de calcium et
d'autres minéraux.

L'utilisation de protéases dans les aliments se développe pour leur action sur les protéines d’origine
végétale. De même, il est rapporté que les carbohydrases se révèlent bénéfiques lors de leur utilisation dans

Chapitre 3
les aliments à base de maïs et de soja.

Cependant, lorsqu’on ajoute les enzymes avant le traitement thermique des aliments pour poulets de chair,
on peut observer une perte de leur activité, due à leur dégradation thermique. Cela peut être évité par
pulvérisation des enzymes sur l'aliment à la fin de sa fabrication.

Médicaments curatifs et préventifs: Une large gamme de médicaments est administrée par le biais de
l'aliment dans certaines parties du monde. L’obtention d’autorisations de mise sur le marché conformément
à la réglementation locale est essentielle. Antibiotiques facteurs de croissance/activateurs de digestion:
ces produits sont encore utilisés dans certaines parties du monde. Pour l’essentiel, leur mode d'action
s’explique par une modification de la microflore intestinale des animaux.

Prébiotiques: Les prébiotiques sont des substances qui peuvent stimuler la croissance de micro-
organismes bénéfiques au détriment de ceux qui sont considérés comme dangereux. Les oligosaccharides
forment actuellement le plus grand groupe de ces produits.

Probiotiques: Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui, introduits dans le tube digestif,
favorisent l’établissement d’une microflore stable et bénéfique. L'objectif est d'essayer d’implanter des
micro-organismes apathogènes favorables parce qu’ils empêchent, par exclusion compétitive, que les
pathogènes ne colonisent le tube digestif.

Acides organiques: Les acides organiques peuvent être utilisés pour réduire la contamination bactérienne
des aliments. Ils peuvent également promouvoir le développement d’une microflore bénéfique dans le tube
digestif.

Adsorbants: Les adsorbants peuvent se lier aux mycotoxines. Ils peuvent également avoir un effet
bénéfique sur l’état de santé général des oiseaux et l'absorption des nutriments. Une gamme de produits
est disponible, notamment diverses argiles et du charbon de bois.

Anti-oxydants: Les anti-oxydants peuvent apporter une protection contre la dégradation de nutriments
(en particulier les vitamines) dans les aliments. Certains composants alimentaires (par exemple les farines
de poisson et les matières grasses/huiles) ont besoin d’une protection contre l'oxydation. Les prémélanges
de vitamines doivent être protégés par un anti-oxydant, surtout si les durées et conditions optimales de
stockage ne sont pas respectées. Des anti-oxydants supplémentaires peuvent aussi être ajoutés à l'aliment
final lorsqu’un stockage prolongé ou dans de mauvaises conditions est inévitable.

Agents antifongiques: Les inhibiteurs de moisissures peuvent être ajoutés aux composants alimentaires
ou aux aliments finaux pour réduire la croissance fongique et la production de mycotoxines.

Agents de granulation: Les agents de granulation sont utilisés pour améliorer la dureté des granulés.
L’hémicellulose, la bentonite et la gomme de guar sont des exemples de liants.

D’autres produits potentiellement utilisés dans la production d'aliments pour poulets de chair comprennent
les huiles essentielles, les nucléotides, les glucanes et des extraits spécifiques de plantes. Dans les régions
du monde où les réglementations locales autorisent son utilisation, le formaldéhyde est parfois utilisé pour
réduire la charge microbienne de l’aliment.

2014 45
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Spécifications des aliments pour poulets de chair


Les Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair est un document d’Aviagen qui présente, sous
forme de tableaux, des recommandations complètes sur les aliments, et qui concerne une variété de
productions et de situations habituelles du marché.

Les spécifications nutritionnelles les plus appropriées sont établies soit pour minimiser le coût de production
des oiseaux vivants, soit pour optimiser la marge sur les coûts d’aliments dans le contexte des produits de
découpes exigés par les transformateurs. Elles peuvent être modifiées pour répondre à des situations de
marché spécifiques. Les facteurs à prendre en compte sont :
• le produit final - oiseau vivant, carcasse entière ou rendement d’une partie de la carcasse.
• la disponibilité et le prix des composants alimentaires.
• l'âge et le poids vif à l’abattage.
• le rendement et la qualité de la carcasse.
• les exigences du marché en termes de couleur de la peau, durée de conservation, etc.
• l'élevage de troupeaux de sexes mélangés ou séparés.

Conception de programmes alimentaires pour poulets de chair


Aliments Démarrage pour Poulets de chair

L'objectif en période de démarrage (0 à 10 jours d'âge) est de favoriser un bon appétit et d’atteindre une
croissance initiale maximale. Il consiste aussi à atteindre ou dépasser le poids vif cible à 7 jours. Les aliments
Démarrage pour poulets de chair doivent être distribués pendant au moins les 10 premiers jours, mais cette
durée est souvent étendue jusqu’à 14 jours, si besoin, pour s’assurer que les poids cibles seront atteints
ou dépassés. Ils représentent une faible proportion du coût total de l’aliment. Par conséquent, le choix de
la formulation Démarrage doit être fondé principalement sur l’obtention d’une bonne performance et d’une
rentabilité globale plutôt que sur le seul coût alimentaire.

Les taux d’acides aminés digestibles recommandés permettent à l'oiseau d'atteindre une croissance initiale
maximale. Cela est particulièrement important pour la production d’oiseaux de petite taille, lors de conditions
difficiles ou lorsque la production de filets est primordiale.

Dans les zones de production de blé fourrager, l'utilisation de maïs peut être bénéfique. Les teneurs en
lipides totaux doivent être maintenues faibles (<5 %) et les matières grasses saturées doivent être évitées,
en particulier en association avec du blé.

Aliments Croissance pour poulets de chair

L’aliment Croissance pour poulets de chair est normalement distribué pendant 14 à 16 jours après l’aliment
Démarrage. La transition entre les aliments Démarrage et Croissance implique un changement d’une texture
de miettes ou mini-granulés à celle de granulés ainsi qu’une modification de la densité nutritionnelle. Il est
important que ces changements soient progressifs pour éviter toute réduction de la consommation ou de
la vitesse de croissance. Selon la taille du granulé produit, il peut être nécessaire de distribuer la première
livraison d’aliment Croissance sous forme de miettes ou mini-granulés. Cela évite toute réduction de
l’ingestion de l’aliment à cause de la trop grande taille des granulés pour les poussins. Les oiseaux ne doivent
pas recevoir de gros granulés (3-4 mm) avant l'âge de 18 jours. Un aliment Croissance de bonne qualité doit
être distribué de façon continue pour optimiser les performances.

Aliments Finition pour poulets de chair

Les aliments Finition pour poulets de chair sont généralement distribués après l’âge de 25 jours. Ils
représentent l’essentiel du coût de l'aliment. Des principes économiques doivent être appliqués lors de
leur formulation dans le but d’optimiser le rendement financier en fonction du type de produit fabriqué. Les
changements de la composition corporelle peuvent être rapides pendant cette période, et un dépôt excessif
de graisse ou une perte de rendement en filets doit être prise en considération.

Pour optimiser la rentabilité, les poulets de chair élevés au delà de 42 jours d’âge doivent recevoir un (ou
des) aliment(s) Finition supplémentaire(s). Le nombre total d’aliments à distribuer dépend du poids désiré à
l’abattage, de la durée de la période de production, du programme alimentaire, des possibilités de fabrication
des aliments, de la capacité du silo pour stocker l’aliment Finition, et des conditions logistiques de transport.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Un examen attentif de la conception du programme alimentaire entier est essentiel pour optimiser la
rentabilité.

Les temps d'attente des médicaments établis selon la réglementation locale peuvent dicter l'utilisation d'un
aliment Finition ayant un temps d'attente spécifique. Cet aliment doit être adapté à l'âge des oiseaux, mais la
pratique d’un retrait extrême des nutriments n’est pas recommandée pendant cette période.

L'utilisation d’aliments Démarrage, Croissance et Finition tels que décrits ci-dessus constitue le régime
alimentaire classique par phases. Une alternative à ce système est d’intégrer l'utilisation de produits
spécifiques Pré-Démarrage au cours des premiers stades de la production.

Aliments Pré-Démarrage

L'anatomie et la physiologie des jeunes poussins diffèrent considérablement de celle des poulets de chair
plus âgés. Après l’éclosion, le passage de l’absorption du vitellus par l’embryon à l'utilisation d'aliments
s'accompagne de changements spectaculaires du tube digestif. Dans les premiers jours suivant l'éclosion,
le pancréas et l'intestin augmentent se développent environ 4 fois plus vite que le reste du corps. L’appareil
digestif du jeune poussin est immature. Il faut donc s’assurer que les niveaux de nutriments sont optimaux

Chapitre 3
et que les matières premières utilisées sont hautement digestibles.

Il a été montré que l'utilisation d’aliments spécifiques Pré-Démarrage, dont certains contiennent des matières
premières plus digestibles, est efficace pour favoriser un développement précoce des poulets de chair et
l'amélioration de leurs performances ultérieures en découpe. Ces produits sont souvent de qualité physique
supérieure et ont un effet sur la consommation alimentaire (voir la sous-section Transformation et la
Présentation des aliments).

Les poussins de chair se développent rapidement à cet âge et la réponse à des niveaux accrus de
nutriments au cours de la période de Pré-Démarrage est bien établie. Distribuer un aliment Pré-Démarrage
pour apporter des niveaux d’acides aminés supérieurs à ceux qui sont recommandés peut conduire à une
croissance supplémentaire.

Bien que l'utilisation d’aliments Pré-Démarrage entraîne une augmentation du coût des aliments, ils ne
sont utilisés que pendant les premiers jours. Comme la prise alimentaire est relativement faible au cours
de cette période, ils ont un faible impact sur le coût de production global. Généralement, l'amélioration des
performances globales des poulets de chair et l’augmentation des revenus ont un effet positif sur la marge
sur le coût alimentaire (MCA).

Certaines caractéristiques des aliments Pré-Démarrage sont énumérées ci-dessous :


• Utilisation de composants hautement digestibles.
• Niveaux de nutriments plus élevés, en particulier les acides aminés, la Vitamine E et le zinc.
• Utilisation de pré- et probiotiques.
• Stimulants de l'immunité : huiles essentielles, nucléotides etc.
• Stimulants de la consommation : présentation de l'aliment, taux élevé en sodium, facteurs d’appétence,
etc. Key
Points

• Concevez des aliments pour poulets de chair dans l’objectif


d’optimiser la rentabilité de l'ensemble de la chaîne de production.
• Formulez les aliments Démarrage pour optimiser la performance
plutôt que minimiser les coûts d'aliment.

Qualité des aliments


Une production réussie de poulets de chair dépend de l’apport d’un aliment dont la qualité est la plus élevée
possible, du choix de ses composants, des procédés de transformation et de la forme de sa présentation.

Matières premières

Les composants utilisés pour la fabrication des aliments pour poulets de chair doivent être frais et de haute
qualité. Lorsqu’ils sont de qualité médiocre, les nutriments non utilisables doivent être catabolisés et excrétés
par les oiseaux, ce qui mobilise de l'énergie et crée un stress métabolique. Les céréales et les composants

2014 47
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

alimentaires d’origine végétale sont sensibles à la croissance fongique s’ils sont stockés dans des conditions
inadéquates de chaleur et d’humidité. Les champignons peuvent produire des mycotoxines qui, selon leur
degré de contamination, peuvent nuire à la santé des poulets de chair, à leur vitesse de croissance et leur
indice de consommation. L’état de la litière peut également être détérioré, ce qui à son tour accroît le risque
d'augmentation du déclassement des carcasses, de dermatite des coussinets plantaires et de lésions des
jarrets. Un stockage prolongé des composants ou dans des conditions défectueuses peut conduire à la
présence de déchets. Ces derniers réduisent la prise alimentaire ou ont d'autres effets néfastes sur les
performances et la santé des poulets de chair. Lorsque la fraîcheur des composants ne peut être assurée, le
contrôle de qualité devient essentiel.

La valeur nutritionnelle des composants alimentaires varie en fonction de leur source, du climat, de la saison
et des méthodes de fabrication de l’aliment. La matrice de formulation des aliments doit être bien mise à jour.
Les valeurs nutritionnelles attribuées aux aliments doivent refléter fidèlement les valeurs nutritionnelles réelles
des composants utilisés. Cela nécessite des analyses nutritionnelles de routine. Cela doit faire partie d'un
programme de contrôle de qualité, qui met l'accent sur l'analyse des composants, mais aussi des aliments
finis.

En outre, un examen visuel et des contrôles ultérieurs de la contamination biologique (par exemple pour les
Salmonella spp. et les mycotoxines) doivent être effectués.

La gamme de composants alimentaires disponibles pour une formulation à moindre coût doit convenir aux
poulets de chair. Au cours de leur sélection, il faut envisager leur impact sur l'équilibre des nutriments, la santé
gastro-intestinale et la physiologie des oiseaux. Des limites doivent être fixées à l'incorporation de composants
connus pour poser des problèmes lorsqu'ils sont consommés en excès (par exemple le tapioca et la farine
de soja à faible teneur en protéines). L'utilisation de plusieurs composants alimentaires comparables dans la
formulation d’une ration réduit la dépendance à l’un d’entre eux. Plus l'utilisation d'un ingrédient unique est
importante, plus il est nécessaire d'avoir un contrôle efficace de sa qualité.

Key • Les aliments doivent utiliser des composants frais de haute qualité,
Points en particulier dans les aliments Démarrage.
• Assurez la maintenance d’une base précise de données sur les
ingrédients utilisables pour la formulation des rations. Cette
formulation doit être basée sur les résultats obtenus à partir d'un
programme d'analyses de routine.
• Les taux d'incorporation des matières premières doivent être
établis sur la connaissance de tous les facteurs antinutritionnels
potentiellement présents dans un ingrédient et de tout problème de
qualité et de compatibilité.

Prémélanges de vitamines et minéraux

Des recommandations générales pour la supplémentation alimentaire en vitamines et oligo-éléments sont


données dans les Spécifications nutritionnelles pour les poulets de chair. Des circonstances justifiant une
augmentation des besoins en vitamines peuvent parfois survenir. Dans ces situations, l'utilisation stratégique
de produits contenant des vitamines hydrosolubles doit être considérée comme un apport supplémentaire
possible aux vitamines déjà présentes dans l'aliment.

Aviagen ne cautionne pas la pratique consistant à retirer les prémélanges de vitamines ou oligo-éléments au
cours des dernières étapes de la vie des oiseaux en raison des effets sur le bien-être qui lui sont associés.

Une supplémentation efficace en vitamines doit tenir compte des pertes qui peuvent survenir entre la
fabrication et la distribution du prémélange. Les facteurs les plus importants de pertes en vitamines sont la
sélection et la source des produits vitaminiques, le mode de fabrication du prémélange, la durée de stockage
et le traitement thermique de l’aliment. Pour réduire les pertes liées à l'oxydation, l'exclusion de chlorure
de choline, d’oligo-éléments et de sel du prémélange vitaminique est fortement recommandée, et tous les
prémélanges doivent être conservés au frais, au sec et dans l’obscurité.

Pour optimiser l'efficacité des prémélanges de vitamines et minéraux, l'incorporation d'un anti-oxydant et la
gestion rigoureuse d’un inventaire sont recommandés.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Key
Points
• Assurez une durée de stockage appropriée et des conditions
de stockage au frais et dans l’obscurité entre la fabrication des
prémélanges de vitamines et leur incorporation dans l'aliment. Les
niveaux supplémentaires doivent tenir compte des pertes probables
au cours du traitement thermique et du stockage de l'aliment.
• Supprimez du prémélange vitaminique le chlorure de choline, les
oligo-éléments et le sel.
• Ajoutez un anti-oxydant aux prémélanges vitaminiques.

Sources de matières grasses

Des matières grasses, qu’elles soient d'origine animale ou végétale, peuvent être ajoutées aux aliments. Les
matières grasses animales (autres que la graisse de volailles) contiennent plus d’acides gras saturés, qui sont
moins digestibles, en particulier pour le système digestif immature du poussin. Dans les aliments Démarrage
et Croissance, il est conseillé d'utiliser des matières grasses contenant des pourcentages plus élevés d’acides
gras insaturés. Dans les aliments Finition, des taux élevés de matières grasses insaturées peuvent avoir un

Chapitre 3
effet néfaste sur l’adiposité des carcasses et la qualité de leur stockage doit également être prise en compte.
Les taux cumulés d'humidité et d'impuretés doivent être inférieurs à 1 % dans le local. La présence d'une
quantité significative d'eau favorise leur rancissement hydrolytique. Les résidus de matière solides provenant
du processus de clarification, extraction ou récupération des matières grasses peuvent bloquer les filtres et
les buses. Il est important que la qualité des corps gras en tant qu’ingrédients soit soigneusement contrôlée,
voir Tableau 14.

Tableau 14: Critères de qualité exigés pour les matières grasses alimentaires
Critères exigés pour les matières grasses
alimentaires
Humidité et impuretés max 1%
Acides gras monomériques min 92%
Matériel non éluable max 8%
Acides gras libres max 15%*
Acides gras oxydés max 2%
Anti-oxydant Présent

*Si vous utilisez des matières grasses mélangées contenant du pâtes de neutralisation (soapstock) acidulées, cette
spécification peut être ajustée pour permettre un taux plus élevé d’AGL dans le corps gras.
Key
Points

• Apportez des matières grasses insaturées dans les


aliments Démarrage et Croissance.

Transformation et présentation de l’aliment


Les aliments pour poulets de chair sont formulés avec une concentration en nutriments spécifiques
permettant de soutenir les performances des oiseaux. Cependant, la croissance dépend de l’ingestion de
l’aliment, qui à son tour est influencée par la présentation de l’aliment. La quantité d’aliment ingérée la plus
élevée et les meilleures performances sont obtenues en distribuant des miettes/mini-granulés/granulés de
bonne qualité. Il est connu que des taux élevés de fines ont un effet négatif sur la consommation, le poids
vif et l’indice de consommation. Le poulet de chair Ross est sensible à la présentation de l’aliment et des
données récentes montrent que la réduction jusqu'à 10 % des fines ayant une taille de moins de 1 mm peut
augmenter le poids vif à un âge donné de près de 2 %. La réduction de l'énergie dépensée par l'oiseau
pour s’alimenter peut expliquer en grande partie les avantages de la granulation sur les gains de poids vif.
Toutefois, les bénéfices s’accroissent aussi grâce aux moindres pertes dues au gaspillage alimentaire et aux
améliorations du transport des aliments.

La dureté des granulés peut être évitée par l'utilisation de matières premières ayant une bonne capacité de

2014 49
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

liaison telles que le blé, l'orge et le colza ainsi que l'utilisation de liants de granulation.

Les procédés de fabrication des aliments ont aussi un impact important sur la qualité des granulés. Le
broyage des matières premières et le traitement thermique d’un aliment sont considérés comme les facteurs
les plus influants sur la qualité des granulés. Le traitement thermique non seulement libère les liants naturels
de l'aliment mais permet également d'améliorer la digestibilité des nutriments et de réduire la contamination
microbienne. Selon le degré du traitement thermique, il convient de compenser toute dégradation des
vitamines induite par la chaleur.

L’ajout de matières grasses après la granulation plutôt que dans le mélangeur a un effet plus positif sur la
dureté des granulés. La dureté des granulés de l’aliment final doit être testée à l’usine avant l'expédition. Elle
doit viser un résultat au test de Holmen de 95 % des granulés après une période de test de 30 secondes ou
avec la méthode du Tumbling Can de 98 % des granulés après une période de test de 10 minutes.

Si les résultats de dureté sont toujours inférieurs à ces niveaux, alors le processus de fabrication des
aliments doit être revu. Cette évaluation doit tenir compte des matières premières utilisées et du processus
de production, en particulier le broyage, le mélange, le traitement thermique et la granulation. Il convient de
contrôler régulièrement l'entretien de l’usine.

Type et présentation d'aliment par âge chez les poulets de chair


La croissance et l’indice de consommation des poulets de chair sont généralement meilleurs si l'aliment
Démarrage se présente sous forme de miettes tamisées ou de mini-granulés. Si l'aliment Croissance est
introduit avant l’âge de 18 jours, il doit également être présenté sous cette forme pour la première livraison.
Après l’âge de 18 jours, le granulé doit avoir un diamètre de 3 à 4 mm (voir le Tableau 15 ci-dessous). La
distribution d’un granulé ayant un diamètre > 4 mm durant les périodes de Croissance ou de Finition réduit
les performances pondérales.

Tableau 15: Type et présentation d'aliment par âge chez les poulets de chair
Âge Type d'aliment Type et présentation de l'aliment
Miettes tamisées de 1,5 à 3,0 mm de diamètre
ou
0 à 10 jours Démarrage
Mini-granulés de 1,6 à 2,4 mm de diamètre (1,5-
3,0 mm de longueur)
Miettes tamisées de 1,5 à 3,0 mm de diamètre
Croissance (première
ou
11 à 18 jours livraison d’aliment
Mini-granulés de 1,6 à 2,4 mm de diamètre (4,0-
Croissance)
7,0 mm de longueur)
Granulés de 3 à 4 mm de diamètre (5 à 8 mm de
19 à 24 jours Croissance
longueur)
Granulés de 3 à 4 mm de diamètre (5 à 8 mm de
25 jours jusqu’à l’abattage Finition
longueur)

Lorsque les producteurs ne sont pas en mesure de granuler l’aliment, la farine doit être suffisamment grossière
et la taille des particules uniforme. Le(s) grain(s) de céréales utilisé(s) pour la farine doivent être broyé(s) de
telle sorte que la moyenne géométrique de leur diamètre soit de l’ordre de 900 à 1 000 microns. Les farines
bénéficient aussi de l'incorporation d'huiles ou de corps gras lors de leur formulation car cela réduit la
formation de poussières et améliore l’appétence. La production de farines selon ces recommandations leur
donne une meilleure fluidité, ce qui rend leur transport et leur distribution plus faciles.

Une utilisation prolongée des miettes au-delà de 15 jours n’est pas recommandée car cela diminue la prise
alimentaire et la croissance et augmente l’indice de consommation par rapport aux granulés.
Key
Points

• Utilisez des miettes (avant l’âge de 15 jours) ou des granulés pour


une croissance et un indice de consommation optimaux. Optimisez
la dureté des granulés pour obtenir les meilleurs résultats.
• Veillez à respecter une taille optimale des particules et une source
appropriée de céréales lorsque la granulation n’est pas possible.

50 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Alimentation à base de grains entiers


La pratique consistant à présenter aux poulets de chair un mélange d'aliment composé (granulés) et de blé
entier a été largement utilisée dans certaines régions du monde (par exemple en Europe). Cependant, il doit
être possible d'utiliser n’importe quel grain entier de céréales à cet effet.

L'alimentation avec des grains entiers diminue le coût de fabrication des aliments et éventuellement du
transport. Elle peut être utilisée pour faciliter la transition progressive des nutriments au cours de la période
de croissance. Elle favorise une meilleure microflore intestinale, améliore l'efficacité digestive et peut
améliorer l'état de la litière. Il est prouvé qu’elle augmente la résistance à la coccidiose. Ces avantages
doivent être contrebalancés par les pertes de rendement en filets et en carcasse. Le grain entier utilisé doit
être traité avec des acides organiques pour neutraliser les salmonelles, ce qui représente un coût financier.

Le niveau d'incorporation des grains entiers doit être pris en compte dans la formulation de l'aliment
composé qui leur est associé. L'aliment composé et le grain entier répondent tous les deux aux besoins
nutritionnels de l'oiseau. Le poulet de chair est sensible au niveau de protéine équilibrée de l'aliment.
Lorsque l'aliment composé ou le complément ne sont pas ajustés par rapport à la quantité de grains entiers
ajoutée, les oiseaux présentent alors une croissance plus faible et un indice de consommation moins

Chapitre 3
favorable, ont moins de filets et une teneur en matières grasses plus élevée.

La quantité de grains entiers à utiliser ainsi que la composition de l'aliment composé (ou complément)
doivent être examinées attentivement. L'objectif est de permettre une consommation suffisante de tous
les nutriments à partir de l’association d’un aliment composé et de céréales en grains. Certains oiseaux
satisfont, dans une certaine mesure, leurs propres besoins en nutriments en sélectionnant un mélange
approprié des deux aliments. Il faut toujours veiller à ce que les apports de micronutriments et de tout
médicament contenus dans l’aliment soient suffisants aux taux de dilution utilisés. Lors de l'alimentation
avec des grains entiers, ces derniers doivent être de bonne qualité et exempts de contamination fongique
ou toxinique.

Utilisés conjointement selon les recommandations publiées dans les Spécifications nutritionnelles pour les
poulets de chair, les taux d'incorporation fiables de grains entiers sont donnés dans le Tableau 16.

Tableau 16: Taux d'incorporation fiables de grains entiers dans les rations de poulets de chair.
Ration Niveaux d'incorporation des grains
Démarrage Zéro
Croissance Augmentation progressive jusqu’à 15%
Finition Augmentation progressive jusqu’à 20%

REMARQUE: Ces taux d'incorporation sont surtout applicables au blé. Il est possible de les augmenter si on prend soin
de faire les ajustements appropriés de la composition du complément pour éviter une dilution excessive de l'aliment
global.

Les grains entiers doivent être retirés de l'aliment 2 jours avant la mise à la réforme des poulets pour éviter
les problèmes liés à l'éviscération à l'usine de transformation.

Key
Points
• Tenez compte du taux d'incorporation des grains entiers lors de la
formulation de l'aliment composé.
• Maintenez les apports en micro-nutriments et médicaments aux
niveaux recommandés selon la réglementation locale en vigueur.
• Conservez les grains avec soin en évitant un taux d’humidité élevé
et leur contamination par les mycotoxines. Si besoin, les traiter
avec des acides organiques pour réduire le risque de contamination
microbiologique.

L’alimentation dans des conditions climatiques de températures élevées


L’alimentation et la nutrition ont une influence significative sur la façon dont les poulets de chair répondent
à des températures élevées. Un des moyens les plus efficaces de contribuer à la santé, au bien-être et
aux performances des poulets de chair pendant ces périodes de stress lié à la chaleur est d'appliquer de
bonnes pratiques en matière de nutrition et de gestion alimentaire, comme décrit dans ce Manuel.

2014 51
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Une bonne qualité physique de l’aliment (miettes, granulés ou farine) permet de minimiser l'énergie dépensée
pour consommer l'aliment et de réduire la chaleur générée par l'alimentation. Une présentation optimale de
l'aliment augmente également sa consommation compensatoire plus efficacement pendant les périodes plus
fraîches de la journée ou durant la nuit. Il est généralement préférable d'encourager cette consommation.

L'augmentation de l’ingestion des nutriments au cours du stress thermique peut avoir un effet néfaste sur
la viabilité. Cependant, l'augmentation de la digestibilité des nutriments et l'utilisation de micro-composants
spécifiques se sont montrées bénéfiques.

Dans le cas des protéines, il faut envisager d'augmenter la digestibilité des acides aminés plutôt que leur
densité. L'excès de protéines doit être minimisé et les acides aminés doivent être équilibrés en exploitant
l'utilisation d’acides aminés de synthèse plutôt que de protéines intactes.

Il est bénéfique d’apporter de l'énergie dans l'aliment en utilisant des matières grasses plutôt que des glucides.
Les lipides contiennent 9 kcals d'énergie par gramme tandis que les glucides et les protéines n’en contiennent
que 4. Ainsi, les lipides contiennent 2,25 fois plus d'énergie que les glucides et ils sont plus digestes, ce qui
entraîne une moindre production d’extra-chaleur par les oiseaux, en relation avec l’ingestion de leur aliment.

Un stress thermique est suffisamment grave pour induire une fréquence respiratoire plus élevée (par exemple
un halètement intense) et une augmentation de la température corporelle centrale, ce qui entraîne :
• Une excrétion urinaire et fécale accrue des minéraux et oligo-éléments.
• Une perte anormalement élevée du dioxyde de carbone dans le sang.
• Une baisse du bicarbonate dans le sang et une augmentation du pH sanguin.

Ainsi, le stress thermique peut provoquer un besoin métabolique en bicarbonate. Dans ces conditions,
l'oiseau peut bénéficier d’un aliment contenant du bicarbonate de sodium ou du sesquicarbonate de sodium,
de sorte que ces produits apportent environ 50 % du sodium alimentaire. En outre, une telle intervention
nutritionnelle consistant à donner des aliments ayant un bilan électrolytique (tel que défini par sodium +
potassium - chlorure) de 220 à 240 mEq / kg peut être bénéfique dans la réduction de la mortalité liée à la
chaleur, et améliorer la croissance pendant la saison chaude.

Les vitamines E, D, A, C et la niacine sont connues pour avoir un effet positif sur la réponse des oiseaux au
stress thermique. Une approche générale consiste à augmenter le taux de vitamines de 1,25 % par degré
centigrade lorsque la température augmente de 21 à 28 °C. Si les températures dépassent 28 °C, il convient
alors d’effectuer de nouvelles augmentations des taux de vitamines à raison de 2,5 % par degré centigrade.
Cette recommandation dépend des taux de vitamines utilisées dans le supplément standard. Les vitamines
supplémentaires ne doivent jamais être retirées de l’aliment.

D'autres additifs susceptibles d’améliorer la tolérance à la chaleur sont :


La bétaïne – osmorégulateur qui augmente l'efficacité de l'absorption des minéraux et des oligo-
éléments.
Le glucose – augmente l'énergie nécessaire lors de températures extrêmes.
L’aspirine – augmente la tolérance des oiseaux à la chaleur.

Dans les situations de stress thermique, le choix des anticoccidiens doit être considéré avec soin pour éviter
ceux qui sont responsables d’une mortalité accrue par augmentation de la production de chaleur.

Qualité de la litière
La qualité de la litière affecte directement la santé, le bien-être et les performances des oiseaux. Une litière
de qualité médiocre, dont le taux d’humidité est élevé, peut entraîner une augmentation des taux d'ammoniac
dans le bâtiment. Cela peut provoquer un stress respiratoire accru et causer plus de dommages à la
carcasse. Cela augmente également le risque de pododermatites et de lésions des jarrets. Par conséquent,
le maintien d'une litière de bonne qualité n’est pas seulement bénéfique pour l'oiseau, mais également pour
le producteur.
Un certain nombre de facteurs sont impliqués dans la qualité de la litière, notamment les conditions d’ambiance
et d'élevage des oiseaux, la gestion de l’unité de production, les maladies digestives et la nutrition.

Si des pratiques appropriées de conduite d’élevage, santé et environnement sont appliquées, les stratégies
nutritionnelles suivantes aideront à assurer le maintien d’une litière de qualité.

Des niveaux excessifs de protéines brutes dans l'aliment doivent être évités et la formulation doit être bien
équilibrée. Les stratégies de formulation suivantes peuvent aider à optimiser la qualité de la litière :

52 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

• Formulez sur la base des acides aminés digestibles.


• Réalisez une maintenance régulière de la matrice de formulation des matières premières à des valeurs
pertinentes et actualisées pour les teneurs en composants protéiques et surtout en acides aminés
digestibles.
• Utilisez le concept de protéine équilibrée pour la formulation de l'aliment de manière à ce qu'ils fournissent
un niveau de protéines adapté aux besoins des oiseaux en évitant les excès.
• Équilibrez la teneur en chlorure de sodium pour éviter d'accroître la consommation d'eau qui peut être une
cause importante de litière humide. Des descriptions précises des taux de sodium, chlorure et potassium
dans les matières premières doivent alimenter la matrice de formulation, et les recommandations
concernant ces minéraux doivent être suivies (voir les Spécifications nutritionnelles pour les poulets de
chair).
• Les composants à faible digestibilité ou à teneur en fibres très élevée doivent être évités.
• Apportez des corps gras/huiles sous une forme hautement digestible, cela permet d'éviter les problèmes
digestifs. Les matières grasses de qualité médiocre et à faible digestibilité doivent être évitées.
• L'utilisation d'enzymes exogènes peut aider à réduire la viscosité de l'intestin, ce qui améliorera la qualité
de la litière. Le nutritionniste doit prendre soin de sélectionner des enzymes correctes et appropriées.
Reportez-vous aux recommandations des fabricants lors de l'utilisation de ces enzymes. Ces additifs
doivent en effet être ajoutés avec précision et à la bonne dose. Ils doivent aussi être séquencés

Chapitre 3
correctement dans le processus de fabrication des aliments pour permettre une bonne dispersion dans
la matrice alimentaire et minimiser la dégradation due au traitement thermique de l’aliment.

Bien-être et environnement
Toutes les formulations d'aliments doivent être produites en tenant compte du bien-être des oiseaux et de leur
impact potentiel sur l'environnement. En règle générale, les pratiques et les stratégies nutritionnelles décrites
dans cette section constituent une bonne base de bien-être et de stratégie environnementale. Certains des
secteurs les plus importants pour lesquels une attention particulière est requise sont décrits ci-dessous.

Bien-être

Une alimentation équilibrée doit être apportée aux poulets de chair pour favoriser un profil de croissance
classique et raisonnable et prévenir les carences nutritionnelles. Les protéines doivent être fournies sous
forme d’un équilibre en acides aminés digestibles. Les minéraux doivent être apportés à des taux adéquats
et équilibrés. Une attention particulière doit être apportée au calcium et au phosphore ainsi qu’au rapport
calcium sur phosphore disponible pour éviter des troubles du squelette. De même, les taux de sodium, tout
comme le bilan électrolytique sont importants, pour éviter les carences et maintenir une litière propre. Les
taux de vitamines et oligo-éléments apportés doivent être adéquats pour éviter les troubles métaboliques
associés aux carences. La biotine et le zinc ont été identifiés comme contribuant à la prévention de la
pododermatite. Maintenir une litière de bonne qualité contribue aussi à limiter la fréquence de cette affection
(reportez-vous à la section Qualité de la Litière).

Environnement

L'excrétion azotée est réduite au maximum si l’excès de protéine brute dans l'aliment est minimisé grâce à
une formulation qui fournit des teneurs équilibrées en acides aminés digestibles plutôt qu’un minimum de
protéine brute. La sous-section sur les Protéines et Acides aminés explique parfaitement les concepts
du profil idéal en acides aminés et de protéine équilibrée, qui peuvent être utilisés pour réduire l'excrétion
azotée. Des travaux récents ont contribué à apporter des nouvelles informations quantitatives sur l’ampleur
des réductions d’excrétion. Par exemple, il a été déterminé qu’en réduisant le taux de protéine de l'aliment
d'un point de pourcentage (par exemple de 20 % à 19 %), on réduit à la fois l'excrétion d'azote et l’émission
d'ammoniac de 10 % en moyenne.

L’excrétion du phosphore peut être réduite en répondant plus étroitement aux besoins des oiseaux et en
utilisant des phytases. Reportez-vous à la section sur les Minéraux de ce Manuel pour plus de détails sur
l’apport en phosphore.

Il est important de garder à l'esprit que, de manière générale, toute pratique nutritionnelle qui minimise l’indice
de consommation, réduisant ainsi la quantité totale d'aliment consommé et de fiente produite, permet de
réduire l'impact de cette production animale sur l’environnement.

2014 53
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Nutrition

Notes

54 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Chapitre 4 - Santé et Biosécurité


Objectif
Obtenir des conditions d'hygiène satisfaisantes dans le bâtiment d’élevage et minimiser les effets néfastes
des maladies. Atteindre des performances optimales et le bien-être des oiseaux et assurer leur sécurité
alimentaire.

Principes
De bonnes conditions d'hygiène dans le bâtiment sont obtenues grâce à la mise en œuvre de bons programmes
de biosécurité, de nettoyage et de vaccination.

Santé de l’oiseau et biosécurité


La santé médiocre d’un oiseau a un impact négatif sur tous les aspects de la conduite du troupeau et de
sa production. Cela inclut la vitesse de croissance, l'indice de consommation, les saisies, la viabilité et les
caractéristiques des produits à la transformation.

Le lot doit démarrer avec des poussins âgés d’un jour, de bonne qualité et en bonne santé. Les poussins
doivent provenir d'un nombre minimal de troupeaux de reproducteurs ayant un état de santé similaire.
Idéalement, il est préférable de ne placer dans un bâtiment que des poussins issus d’un même troupeau de

Chapitre 4
parentaux.

Les programmes de contrôle des maladies sur l’exploitation comprennent :


• La prévention des maladies (programme de biosécurité et / ou de vaccination).
• La détection précoce des problèmes de santé (contrôle de l’état de santé et des paramètres de production).
• Le traitement des états pathologiques identifiés.

La biosécurité et la vaccination font partie intégrante d’un programme sanitaire réussi - la première pour
prévenir l'introduction de maladies et la deuxième pour faire face aux maladies enzootiques.

La surveillance régulière des paramètres de production est essentielle pour une détection précoce des
maladies et une intervention ciblée. L'identification et la mise en œuvre précoce de l'action dans un lot aident
à prévenir la diffusion des maladies dans les groupes proches et lots suivants.

Les paramètres de production tels que les oiseaux morts à l'arrivée (MAA), le poids vif à 7 jours, les mortalités
quotidienne et hebdomadaire, la consommation d'eau, le gain moyen quotidien, l’indice de consommation et
les saisies à l’abattoir doivent être examinés de près et comparés avec les objectifs de l'entreprise. Lorsque
ces paramètres de production contrôlés ne répondent pas aux objectifs fixés, une enquête appropriée doit
être effectuée par un personnel qualifié.

Biosécurité
Un programme solide de biosécurité est essentiel pour maintenir la santé du lot. La biosécurité permet de
minimiser l'exposition des animaux aux agents pathogènes. La compréhension et le suivi des pratiques de
biosécurité agréées doivent faire partie du travail de chacun. Des formations initiale et continue du personnel
sont essentielles.

Lors de l'élaboration d'un programme de biosécurité, trois éléments doivent être pris en considération :

Emplacement de l’exploitation : Les exploitations doivent être situées de manière à être isolées des autres
volailles et du bétail – à au moins 3 km de distance des élevages les plus proches ainsi que des routes utilisées
pour le transport des volailles. Il est préférable d’avoir des oiseaux de même âge sur le site pour limiter le
recyclage des agents pathogènes et des souches vaccinales vivantes.

Conception de l’exploitation et du bâtiment : Le bâtiment doit être conçu pour minimiser le trafic, faciliter
le nettoyage et la désinfection et empêcher l’entrée des oiseaux et des rongeurs. Une barrière (clôture) est
nécessaire pour interdire l'accès non autorisé.
Le bâtiment doit avoir un sol bétonné, des murs et des plafonds lavables (c’est-à-dire étanches) et des gaines
de ventilation accessibles. Il ne doit pas y avoir de piliers internes ou de rebords. Les sols en terre battue sont
impossibles à nettoyer et à désinfecter de façon suffisante.

2014 55
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Une zone claire et plane de 15 m doit s’étendre tout autour du bâtiment afin que l'herbe puisse être coupée
rapidement et facilement. Une zone bétonnée ou couverte de graviers s’étendant sur une largeur de 1 à 3
m directement autour du bâtiment peut décourager l'entrée de rongeurs. Elle peut fournir un espace pour le
lavage et le stockage des équipements amovibles. La Figure 24 montre des exemples de plan d’exploitation
et de conception des bâtiments.

Figure 24: Exemples d’un bon plan d’exploitation.

Procédures opérationnelles : Les procédures doivent contrôler la circulation des personnes, de l'aliment,
des équipements et des animaux de l’exploitation pour éviter l'introduction et la propagation des maladies. Les
procédures de routine peuvent être modifiées en cas de changement de l’état sanitaire. La Figure 25 présente
plusieurs voies d'exposition possibles aux maladies.

Figure 25: Risques d'exposition aux maladies.

Autres
Aliment volailles, bétail
& animaux de
Poussins Bâtiments compagnie

Personnes
Couvoir

Insectes

Rongeurs

Litière
Equipements Eau
& véhicules
Oiseaux
sauvages

Un programme de biosécurité doit être :


• Obligatoire.
• Pratique.
• Rentable.
• Un élément des programmes pour la formation du personnel.
• Mis à jour régulièrement.
• Adopté par l'ensemble de l'entreprise et du personnel.
• Budgétisé.

56 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Nettoyage et désinfection

Planification: Un nettoyage réussi exige que toutes les opérations soient effectivement réalisées au
bon moment. Il permet de réaliser l'entretien de routine sur l’exploitation et cela doit être prévu dans le
programme de nettoyage et de désinfection. Un plan indiquant les dates, les heures, le travail et les besoins
en équipement doit être élaboré avant l’enlèvement des oiseaux. Cela permet d'assurer que toutes les
tâches peuvent être accomplies dans de bonnes conditions.

Nettoyage du site: Il consiste à nettoyer et désinfecter le bâtiment pour que les agents pathogènes
potentiels d’origine aviaire ou humaine soient éliminés. Ce programme doit minimiser le nombre de
bactéries, virus, parasites et insectes résiduels entre les lots d'animaux.

Lutte contre les insectes: Les insectes doivent être éradiqués avant qu'ils ne migrent dans les boiseries
ou d'autres matériaux. Dès que les animaux ont quitté le bâtiment et pendant que ce dernier est encore
chaud, un insecticide recommandé localement doit être pulvérisé sur la litière, les équipements et toutes
les surfaces. Sinon, le bâtiment peut être traité avec un insecticide approuvé dans les 2 semaines avant
l'enlèvement des animaux. Un deuxième traitement insecticide doit être réalisé avant la fumigation.

Élimination de la poussière: Toute la poussière ainsi que les débris et toiles d'araignée doivent être
éliminés aux niveaux des axes de ventilateur, poutres, zones exposées des rideaux déroulants dans les
bâtiments ouverts sur un côté, rebords et maçonnerie. Pour de meilleurs résultats, utilisez une brosse (ou
une souffleuse) pour que la poussière tombe sur la litière.

Pré-pulvérisation: Un pulvérisateur à basse pression doit être utilisé pour pulvériser une solution détergente

Section 4
dans tout le bâtiment, du sol au plafond. Cela permet d’humidifier et de faire tomber la poussière avant de
retirer la litière et le matériel. Dans les bâtiments ouverts, les rideaux doivent d’abord être fermés.

Équipements: Tous les équipements et les accessoires (abreuvoirs, mangeoires, clôtures, etc.) doivent
être retirés du bâtiment et placés sur la zone extérieure bétonnée. Les mangeoires automatiques et les
abreuvoirs à pipettes doivent être soulevés au cours du nettoyage du bâtiment.

Enlèvement de la litière: Tous les débris et la litière doivent être retirés de l'intérieur du bâtiment. Des
remorques ou bennes à ordures doivent être placées dans/à proximité du bâtiment, et remplies avec la
litière souillée. Avant leur enlèvement, elles doivent être couvertes pour empêcher la poussière et les débris
de s’envoler. Les roues des véhicules doivent être brossées et désinfectées par pulvérisation avant leur
sortie du bâtiment.

Élimination de la litière: La litière ne doit pas être stockée sur l’exploitation ni répandue sur un terrain
adjacent. Elle doit être emportée à une distance d'au moins 3,2 km de l’exploitation et éliminée conformément
à la réglementation locale de l'une des façons suivantes :
• Épandue sur des terres arables qui seront labourées dans la semaine.
• Enterrée dans une « décharge » autorisée, une carrière ou un trou dans le sol.
• Entassée et laissée monter en température pendant au moins un mois avant d'être épandue sur des
prairies de ruminants.
• Incinérée.
• Brûlée comme un biocarburant.

Lavage: Avant de commencer le lavage, vérifiez que toute l'installation électrique du bâtiment a été coupée
pour éviter toute électrocution. Il convient de disposer d’un interrupteur principal avec fonction de fermeture
et de verrouillage appropriés. On utilisera un pulvérisateur à haute pression avec un détergent en mousse
pour enlever la saleté et les débris restant dans le bâtiment et sur les équipements. De nombreux détergents
industriels différents sont disponibles et les instructions des fabricants doivent toujours être respectées.
Le détergent doit être compatible avec le désinfectant qui sera utilisé par la suite dans le bâtiment. Après
leur lavage avec le détergent, le bâtiment et les équipements doivent être rincés à l'eau claire en utilisant
à nouveau un pulvérisateur à haute pression. De l'eau chaude doit être utilisée pour le nettoyage. L’excès
d’eau sur le sol doit être enlevé avec des "raclettes" (lames bordées de caoutchouc). Les eaux usées doivent
être éliminées de manière hygiénique pour éviter toute recontamination du bâtiment. Tous les équipements
retirés du bâtiment doivent aussi être trempés, lavés et rincés. Ils doivent ensuite être stockés à l'abri.

Dans le bâtiment, une attention particulière doit être accordée aux endroits suivants :
• Armoires de ventilateur.
• Axes de ventilateur.
• Ventilateurs.
• Grilles de ventilation.

2014 57
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

• Haut des poutres.


• Rebords.
• Conduits d'eau.
• Lignes d'alimentation.

Pour s’assurer que les zones inaccessibles sont correctement lavées, il est recommandé d’utiliser des
échafaudages mobiles et des lampes portatives.

L'extérieur du bâtiment doit également être nettoyé et une attention particulière doit être accordée aux :
• Entrées d'air.
• Gouttières.
• Allées bétonnées.

Dans les bâtiments ouverts, l'intérieur et l'extérieur des volets doivent être lavés. Tous les éléments qui ne
peuvent pas être lavés (par exemple le polyéthylène et le carton) doivent être détruits.

Lorsque le lavage est terminé, il ne doit y avoir aucune présence de saleté, poussière, débris ou litière. Un
bon lavage nécessite du temps et de l'attention aux détails.

Les installations et tous les équipements du personnel doivent également être nettoyés à fond à ce stade.

Nettoyage des systèmes d’abreuvement et d’alimentation

Tous les équipements dans le bâtiment doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés. Après le
nettoyage, il est essentiel qu’ils soient stockés à l'abri pour éviter toute recontamination.

Système d’abreuvement: La procédure de nettoyage du système d’abreuvement est la suivante :


• Drainer les tuyaux et les réservoirs en tête de ligne.
• Rincer les lignes avec de l'eau propre.
• Gratter les réservoirs en tête de ligne pour enlever les dépôts de tartre et de biofilm, et les vidanger à
l'extérieur du bâtiment.
• Remplir le réservoir principal avec de l'eau fraîche et ajouter un désinfectant homologué dans l'eau.
• Faire écouler la solution de désinfectant à travers les lignes d'abreuvement depuis le réservoir en tête de ligne
en s’assurant de l’absence de poches d'air. S’assurer que le désinfectant est approuvé pour une utilisation
sur les matériels d’abreuvement et qu’il est utilisé à la bonne dilution.
• Remplir le réservoir en tête de ligne à son niveau de fonctionnement normal avec une solution de désinfectant
supplémentaire au dosage approprié. Replacer le couvercle. Laisser agir le désinfectant pendant au moins 4
heures.
• Égoutter et rincer à l'eau.
• Remplir d'eau fraîche avant l’arrivée des poussins.

Les biofilms se forment à l'intérieur des conduites d'eau et un traitement régulier (au moins une fois par lot)
pour les supprimer est nécessaire. Cela évite une diminution du débit et la contamination bactérienne de
l'eau potable. Pour limiter leur développement, un nettoyage est fortement recommandé avant l’utilisation
d’un désinfectant. Le matériau du tuyau influence la vitesse de formation du biofilm. Par exemple, le
biofilm tend à se former plus rapidement dans des tuyaux en alkathène et des réservoirs en plastique. La
distribution de traitements vitaminiques et minéraux dans l'eau de boisson peut augmenter le biofilm et
leur fixation sur certains matériaux de la tuyauterie. Il n’est pas toujours possible de réaliser le nettoyage
physique à l'intérieur des tuyaux pour éliminer la formation de biofilm. Par conséquent, entre deux lots, il est
conseillé d’utiliser des niveaux élevés (140 ppm) de composés chlorés ou péroxygénés (le dioxyde de chlore
à la concentration appropriée peut également être utilisé). Ces derniers doivent être éliminés complètement
du système d’abreuvement avant l’introduction d’un nouveau lot. Ce nettoyage peut nécessiter d'inclure
un lavage acide lorsque la teneur en minéraux de l'eau (en particulier le calcium ou le fer) est élevée. Les
tuyaux métalliques peuvent être nettoyés de la même manière, mais la corrosion peut provoquer des fuites.
Le traitement préventif des eaux à teneur élevée en minéraux doit être envisagé avant leur distribution aux
oiseaux.

Les systèmes de refroidissement du bâtiment par évaporation et de nébulisation peuvent être désinfectés
lors du nettoyage à l'aide de biguanides. Ces derniers peuvent également être utilisés au cours de la
production pour s’assurer que l'eau utilisée dans ces systèmes contient une très faible quantité de bactéries.
Cela réduit la dissémination bactérienne dans le bâtiment.

Le système d'alimentation: La procédure de nettoyage du système d'alimentation est la suivante :

58 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

• Vider, laver et désinfecter tous les équipements, c’est-à-dire les trémies, la chaîne d’approvisionnement
et les mangeoires suspendues.
• Vider et brosser si possible les bacs et les tuyaux d’approvisionnement. Nettoyer et fermer toutes les
ouvertures.
• Réaliser une fumigation partout où c’est possible.

Réparations et entretien

Un bâtiment propre et vide est l’occasion idéale pour effectuer les réparations et l’entretien. Une fois qu’il
est vide, prêter attention aux tâches suivantes :
• Réparer les fissures dans le sol en béton / ciment.
• Refaire les joints dégradés (au mortier) et les enduits en ciment dans les structures murales.
• Réparer ou remplacer les murs, rideaux et plafonds endommagés.
• Peindre ou faire un blanchiment à la chaux si nécessaire.
• S’assurer que toutes les portes se ferment bien et sont étanches.
• Contrôler l'efficacité des ventilateurs, de la ventilation et des systèmes de chauffage, des ouvertures
d'extraction et d’entrée d’air, et de tous les autres équipements qui contrôlent l’ambiance du bâtiment.
• Retendre les courroies des ventilateurs et entretenir leurs volets anti-reflux d’air.

Désinfection

La désinfection ne doit pas avoir lieu tant que l'ensemble du bâtiment (y compris la zone externe) n’a pas été

Section 4
nettoyé à fond, que toutes les réparations ne sont pas terminées et que le bâtiment et les équipements ne
sont pas secs. Les désinfectants sont inefficaces en présence de saleté et de matière organique, et perdent
leur efficacité en raison de leur dilution lorsque les surfaces sont humides.

Les désinfectants approuvés par les autorités, et utilisables contre les agents pathogènes bactériens et
viraux spécifiques des volailles, sont les plus susceptibles d'être efficaces. Les instructions des fabricants
doivent être respectées. Ils doivent être appliqués en utilisant soit un pulvérisateur à haute pression, soit un
pulvérisateur à dos.

Les désinfectants sous forme de mousse assurent une plus grande durée de contact. Cela augmente
l'efficacité de la désinfection. De même, le chauffage des bâtiments à des températures élevées après leur
fermeture peut améliorer la désinfection.

La plupart des désinfectants n’ont aucune activité sur les oocystes de coccidies sporulés. Lorsque des
traitements anticoccidiens sélectifs sont nécessaires, des composés produisant de l'ammoniac doivent être
utilisés par un personnel convenablement formé. Ceux-ci sont appliqués sur toutes les surfaces internes
propres et sont efficaces même après une période de contact de quelques heures.

Fumigation au formol

Si la fumigation au formol est autorisée, elle doit être effectuée dès que possible après la désinfection.
Les surfaces doivent être humides (cela peut être réalisé par l'utilisation de brumisateurs pour augmenter
l'humidité relative du bâtiment) et les bâtiments chauffés à un minimum de 21 °C. La fumigation est
inefficace à des températures plus basses et à des humidités inférieures à 65 %.

Les portes, les ventilateurs, les grilles de ventilation et les fenêtres doivent être fermés. Les instructions des
fabricants concernant l'utilisation de fumigènes doivent être suivies. Après la fumigation, le bâtiment doit
rester fermé pendant 24 heures avec des panneaux ENTRÉE INTERDITE clairement affichés. Le bâtiment
doit être soigneusement ventilé avant l’entrée de toute personne.

Après avoir répandu une litière propre, toutes les procédures de fumigation décrites ci-dessus doivent
être répétées. La fumigation est dangereuse pour les animaux et les humains et cette procédure n’est pas
autorisée dans tous les pays. Là où elle est autorisée, elle doit être effectuée par du personnel qualifié
selon la réglementation et les recommandations locales de sécurité. Des recommandations concernant le
confort, la santé et la sécurité du personnel doivent également être suivies. Des vêtements de protection
(c’est-à-dire des masques respiratoires, lunettes de protection et gants) doivent être portés. Au moins deux
personnes doivent être présentes en cas d'urgence.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Traitement des sols

Dans certaines situations, il peut être nécessaire de traiter aussi les sols. Certains traitements courants ainsi
que les doses et indications sont donnés dans le Tableau 17.

Tableau 17: Traitements courants des sols des bâtiments.


Dose à appliquer
Composé Objectif
kg/m2 lbs/100 ft2
Autant que Autant que
Acide borique Tuer les ténébrions
nécessaire nécessaire
Réduction de la
Sel (NaCl) 0,25 5 numération des
clostridies
Soufre en poudre 0,01 2 Baisser le pH
Chaux (oxyde/ Autant que Autant que
Désinfecter
hydroxyde de calcium) nécessaire nécessaire

Nettoyage des zones extérieures

Il est essentiel de nettoyer aussi les zones extérieures. Idéalement, il doit y avoir autour des bâtiments
d’élevage un périmètre de béton ou de gravier mesurant 1 à 3 m de large. Dans le cas contraire, la zone autour
du bâtiment doit être:
• Dépourvue de végétation.
• Exempte de machines/équipements non utilisés.
• Constituée d’une surface horizontale plane.
• Bien drainée et sans eau stagnante.

Une attention particulière doit être accordée au nettoyage et à la désinfection des zones suivantes:
• Sous les ventilateurs et les extracteurs.
• Sous les bacs d'alimentation.
• Les routes d'accès.
• Les encadrements de portes.

Toutes les aires bétonnées doivent être lavées et désinfectées aussi minutieusement que l'intérieur du
bâtiment.

Évaluation de l’efficacité du nettoyage et de la désinfection de l’exploitation

Il est essentiel de contrôler l'efficacité du nettoyage et de la désinfection. L'efficacité du nettoyage est


généralement évaluée en réalisant des isolements de Salmonella. Le dénombrement des germes viables
totaux peut aussi être utile. Ces tests doivent être réalisés au moins une fois par lot. Le suivi des tendances
dans les isolements de salmonelles/dénombrement des germes viables totaux permet l'amélioration
continue des conditions d'hygiène dans l’exploitation. On peut également réaliser des comparaisons entre
les différentes méthodes de nettoyage et de désinfection.

Lorsque la désinfection a été effectuée de manière efficace, la procédure de prélèvements doit permettre
de n’isoler aucune espèce de Salmonella. Pour une description détaillée des sites de prélèvements et des
recommandations sur le nombre d’échantillons à prélever, consultez votre vétérinaire Aviagen.

Key
Points
• Un programme précis de gestion de l'hygiène doit être en place pour la
biosécurité et le nettoyage/désinfection du site.
• Une biosécurité adéquate doit éviter l’introduction de maladies dans
l’exploitation par le biais de l’homme et des animaux.
• Le nettoyage du site doit concerner à la fois l'intérieur et l'extérieur
du bâtiment, tous les équipements et surfaces externes ainsi que les
systèmes d'alimentation et d'abreuvement.
• Une planification et une évaluation adéquates des procédures de
nettoyage/désinfection doivent être mises en place.

60 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Qualité de l’eau

L'eau doit être claire sans matière organique ou en suspension. Elle doit être contrôlée pour assurer sa
pureté et l’absence d’agents pathogènes. Plus précisément, elle doit être exempte de Pseudomonas
spp. et d’Escherichia coli. Aucun prélèvement ne doit contenir plus d'un coliforme par mililitre. Parmi les
échantillons consécutifs d'eau prélevés, moins de 5 % doivent contenir des coliformes.

Les critères de qualité de l'eau pour les volailles sont donnés dans le Tableau 18. Si l'eau provient d'un
circuit d’alimentation principale, il y a généralement moins de problèmes de qualité. Cependant, l'eau des
puits peut présenter des niveaux excessifs de nitrates et des decomptes bactériens élevés en raison du
ruissellement provenant des champs fertilisés.

Lorsque les decomptes bactériens sont élevés, la cause doit en être établie et corrigée immédiatement.
Une chloration à raison de 3 à 5 ppm de chlore libre au niveau de l'abreuvoir est généralement efficace
pour le contrôle des bactéries, mais cela dépend du type de composant chloré utilisé. Le pH de l'eau doit
être maintenu entre 5 et 7 pour que le chlore soit efficace. La mesure du potentiel d'oxydo-réduction (POR)
est une bonne façon de déterminer si votre programme d'assainissement de l'eau fonctionne. Un rédox-
mètre mesure le POR, c’est-à-dire la quantité d'oxygène dissous dans l'eau et donne une indication de sa
propreté et de sa capacité à dégrader les contaminants. Plus le nombre de contaminants dans l'eau est
élevé, plus la quantité d'oxygène est faible. Une valeur du POR de 700 à 800 mV indique que le programme
d'assainissement de l'eau à l'aide de chlore est efficace pour le contrôle de la plupart des maladies
potentielles d'origine hydrique, ou disséminées dans l’élevage par le système d’abreuvement.

La lumière ultraviolette (appliquée au point d'entrée de l'eau potable dans le bâtiment) peut également être

Section 4
utilisée pour désinfecter l'eau. Les recommandations des fabricants doivent être suivies dans la mise en
place de cette procédure.

Une eau dure ou présentant des niveaux élevés de fer (> 3 mg/l) peut provoquer des obstructions dans les
valves ou les tuyaux et favoriser la croissance bactérienne. Des sédiments peuvent aussi obstruer les tuyaux
et, dans ce cas, l'eau doit être filtrée au moyen d’un filtre de 40 à 50 microns (μm).

Un test de la qualité globale de l'eau doit être réalisé au moins une fois par an, et plus souvent en cas de
perception de problèmes de qualité de l'eau ou de performances du lot. Après nettoyage du bâtiment et
avant livraison des poussins, l'eau doit faire l’objet d’un prélèvement pour rechercher une contamination
bactérienne à l’arrivée, dans le réservoir de stockage et aux points d'abreuvement.

Il est judicieux de contrôler en routine l'approvisionnement en eau sur l’exploitation pendant la présence
d’un lot. Ceci doit s’effectuer en laissant s'échapper de l'eau au bout de la ligne de pipettes, et d'en vérifier
visuellement la clarité. Si les conduites d'eau et l'assainissement ne sont pas adéquats, il y aura un niveau
élevé de particules visibles à l'œil nu et présentes à la surface lors de l’écoulement dans un seau. Des
mesures doivent être prises pour remédier à ce problème.

2014 61
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Tableau 18: Critères de qualité de l'eau pour les volailles.


Critère Concentration (ppm) Commentaires

Extrait sec 0-1000 Bon

1000-3000 Satisfaisant : Fientes humides possibles à la limite supérieure

Solides totaux Médiocre : Fientes humides, consommation d’eau réduite,


3000-5000
dissous (TDS) croissance faible et mortalité accrue

>5000 Inacceptable

<100 douce Bon : Aucun problème


Dureté Satisfaisant : Aucun problème pour les volailles mais peut interférer
>100 dure avec l’efficacité d’un détergent, de nombreux désinfectants et des
médicaments administrés dans l’eau de boisson
Médiocre : Problèmes de performances, corrosion du système
<6
d’abreuvement
6.0-6.4 Médiocre : Problèmes potentiels
pH
6.5-8.5 Satisfaisant : Recommandé pour les volailles

>8.6 Inacceptable

50-200 Satisfaisant : Peut avoir un effet laxatif si Na ou Mg >50 ppm

200-250 Teneur maximale souhaitable

250-500 Peut avoir un effet laxatif


Sulfates Médiocre : Effet laxatif mais les oiseaux peuvent s’adapter, peut
500-1000 interférer avec l’absorption du cuivre, effet laxatif cumulatif avec les
chlorures
Inacceptable : Augmente la consommation d’eau et l’émission de
>1000
fientes humides, risque pour la santé des jeunes oiseaux
Satisfaisant : Teneur la plus souhaitable, des teneurs aussi faibles
250 que 14 ppm peuvent provoquer des problèmes si celles du sodium
sont supérieures à 50 ppm
Chlorure 500 Teneur maximale souhaitable

Inacceptable : Effet laxatif, fientes humides, réduit la consommation


>500
alimentaire, augmente la consommation d’eau

<300 Bon : Aucun problème


Potassium
>300 Satisfaisant : Dépend de l’alcalinité et du pH

Satisfaisant : Si le niveau de sulfates est >50 ppm, formation de


50-125
sulfate de magnésium (laxatif)
Magnésium
>125 Effet laxatif avec irritation intestinale

350 Maximum

Nitrates Azote 10 Maximum (des teneurs de 3 ppm affectent parfois la performance)

trace Satisfaisant
Nitrates Inacceptable : Risque pour la santé (indique une contamination
>trace
fécale par des matières organiques)

<0.3 Satisfaisant
Fer
Inacceptable : Croissance de ferrobactéries (encrassement du
>0.3
système d’abreuvement et mauvaise odeur)
2 Maximum
Fluorure
>40 Inacceptable : Entraîne la formation d’os mous
Idéal : Des teneurs supérieures indiquent des contaminations
Coliformes 0 cfu/ml
fécales
Calcium 600 Niveau maximal
Satisfaisant : Généralement aucun problème ; cependant, peut
Sodium 50-300 favoriser des fientes molles si les sulfates sont >50 ppm ou si le
chlorure est >14 ppm

REMARQUE : 1 ppm correspond approximativement à 1 mg.

62 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité
Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Ross Tech: Qualité de l’eau

Key
Points

• Une bonne qualité de l'eau est essentielle à la santé et au bien-être


des oiseaux.
• Les contaminations bactérienne et minérale de l'eau doivent être
régulièrement contrôlées et des mesures correctives prises si
nécessaire selon les résultats de l’analyse.

Élimination des oiseaux morts

Les avantages et inconvénients des méthodes d’élimination des oiseaux morts sont présentés dans le
Tableau 19.

Tableau 19: Méthodes d’élimination des oiseaux morts.

Section 4
Méthode Avantages Inconvénients
Peut être un réservoir de maladies et nécessite un
drainage adéquat
Enfouissement Peu coûteux et odeur faible
La contamination des nappes phréatiques est un
souci
Tend à être plus coûteuse et peut entraîner une
Ne contamine pas les nappes
pollution de l’air
phréatiques ni ne produit de
contamination croisée des autres
S’assurer que la capacité est suffisante pour de
oiseaux quand les locaux sont
Incinération futurs besoins de l’exploitation
entretenus de façon adéquate
Doit garantir que les carcasses sont brûlées
Peu de sous-produits à retirer de
complètement jusqu’à production de cendres
l’exploitation
blanches
Economique et ne contamine pas les
Compostage nappes phréatiques et l’air s’il est Aucun connu
conçu et réalisé correctement
En cas d’impossibilité d’élimination
des oiseaux morts sur l’exploitation

Nécessite un investissement minimal Nécessite des réfrigérateurs pour empêcher la


en capital décomposition des oiseaux durant le stockage

Équarrissage Produit une contamination minimale Nécessite des mesures strictes de biosécurité
de l’environnement pour s’assurer que le personnel ne transmette
pas de maladies de l’usine d’équarrissage à
Les matières peuvent être l’exploitation
transformées en ingrédients
alimentaires pour des catégories
appropriées d’animaux
Key
Points

• Les oiseaux morts doivent être éliminés de manière à éviter la


contamination de l'environnement, à éviter la contamination croisée
d'autres volailles ou d'autres animaux, à ne pas constituer une nuisance
pour le voisinage et à être en conformité avec la réglementation locale.

2014 63
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Diminuer le risque de maladies


Prévention des maladies transmises par l’homme

• Réduisez le nombre de visiteurs et interdisez l’accès non autorisé à l’élevage.


• Toutes les personnes qui entrent dans l’élevage doivent suivre une procédure de biosécurité incluant une
douche et un changement complet de leurs vêtements.
• Tenez un registre des visiteurs avec le nom, la société, le but de la visite, l’élevage précédemment visité
et le prochain à visiter.
• Lors de l'entrée et de la sortie de chaque bâtiment, les employés et les visiteurs doivent laver et désinfecter
leurs mains et leurs bottes. Dans certains cas, des douches corporelles désinfectantes sont également
exigées. La Figure 26 présente des exemples de pédiluve et de douches corporelles.
• Les outils et équipements placés dans le bâtiment sont une source potentielle de maladies. Seuls ceux
qui sont nécessaires doivent y être introduits, et seulement après avoir été correctement nettoyés et
désinfectés.
• Si le personnel en charge de la biosécurité n’est pas en mesure d'éviter de visiter plus d'un élevage par
jour, les plus jeunes lots doivent être inspectés en premier.

Figure 26: Utilisation de pédiluves et de douches corporelles avant d'entrer dans un bâtiment.

Prévention des maladies transmises par les animaux

• Si possible, mettez en place dans l’élevage un cycle de production avec vide sanitaire.
• Un temps d’arrêt entre deux lots réduit la contamination de l’élevage. Il est défini comme la période entre
la fin de la procédure de nettoyage/désinfection et l’arrivée du lot suivant. Les décisions concernant
sa durée sont d'ordre économique, mais plus il est long, plus les risques de transmission de maladies
entre les troupeaux sont faibles.
• Ne laissez pas traîner les équipements, les matériaux de construction ou la litière. Cela permet d’éviter
de créer des abris pour les rongeurs et les animaux sauvages.
• Éliminez immédiatement les aliments gaspillés.
• Stockez la litière dans des sacs, à l'intérieur d'un bâtiment de stockage ou dans un bac.
• Empêchez les oiseaux sauvages d’entrer dans tous les bâtiments en les fermant correctement. Toutes
les brèches ou ouvertures doivent être fermées.
• Mettez en place un programme de lutte efficace contre les rongeurs / animaux nuisibles. Il doit inclure
des contrôles mécaniques, biologiques et chimiques. L'emploi d'appâts est plus efficace s’il est réalisé
en continu. Un programme efficace de prévention des animaux nuisibles est présenté dans la Figure 27.

Figure 27: Exemple d'un plan de lutte contre les rongeurs.

DITCH

BARN
GARAGE

POULTRY HOUSE

POULTRY HOUSE

Runs
Rodent Nest Holes
Temporary Bait Point HOUSE
Permanent Bait Point

64 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Vaccination

La vaccination prépare l'oiseau aux infections du terrain déclenchées par des agents pathogènes
spécifiques, en l’exposant à des formes apathogènes d'agents infectieux (antigène). Dans le contexte actuel,
les procédures de vaccination correctes constituent une partie essentielle du programme de prophylaxie
médicale appliqué aux poulets de chair.

Ce programme doit être élaboré en concertation avec un vétérinaire, en tenant compte des risques liés aux
maladies locales. Le tableau ci-dessous décrit quelques facteurs essentiels à mettre en œuvre pour que la
vaccination des poulets de chair soit efficace.

Tableau 20: Facteurs d'un programme efficace de vaccination.


Conception du programme de
Administration des vaccins Efficacité des vaccins
vaccination
Les programmes doivent être Suivre les recommandations Demander l’avis d’un vétérinaire
fondés sur les conseils de votre des fabricants concernant la avant de vacciner des oiseaux
vétérinaire. Ils doivent être adaptés manipulation du produit et son malades ou stressés.
aux risques de maladies locales et mode d'administration.
régionales spécifiques établis suite Un nettoyage périodique et
à des enquêtes épidémiologiques Bien former le personnel à la efficace du bâtiment suivi
et des analyses de laboratoire. manipulation et l’administration d'un renouvellement de la
des vaccins. litière réduit la concentration
Les vaccins monovalents ou en agents pathogènes dans

Section 4
combinés doivent être choisis Tenir des registres de l'environnement.
avec soin en tenant compte de vaccination.
l'âge et de l'état de santé des Un temps d’arrêt suffisant
animaux. Lorsque des vaccins vivants entre les lots aide à réduire
sont administrés dans une eau l'accumulation d’agents
La vaccination doit se traduire par chlorée, ajouter un stabilisateur pathogènes normaux
le développement d’une immunité de vaccin (tel que du lait écrémé qui peuvent affecter les
tout en minimisant les effets en poudre ou liquide) dans l'eau performances des animaux en
secondaires potentiels. avant d’ajouter le vaccin pour cas de réutilisation de la litière.
neutraliser le chlore.
Les programmes de vaccination Ce dernier peut réduire le titre Des audits réguliers pour
des reproducteurs doivent du vaccin ou entraîner son vérifier les techniques de
apporter des niveaux d'anticorps inactivation. manipulation et d'administration
d’origine maternelle adéquats des vaccins et les réponses
et uniformes pour protéger les post-vaccinales sont essentiels
poussins contre différentes pour les épreuves de contrôle
maladies virales au cours de leurs et l’amélioration de leurs
premières semaines de vie. performances.

Les anticorps d’origine maternelle La ventilation et la conduite


peuvent interférer avec la réponse d’élevage doivent être
immunitaire du poussin à certaines optimisées après une
souches vaccinales. Ces taux vaccination, en particulier
plasmatiques diminuent avec l'âge pendant la période de réactions
du lot de leurs reproducteurs. post-vaccinales.
Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Ross Tech Note: Vaccination dans l’eau de


boisson

2014 65
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

• Les programmes de vaccination des poulets de chair doivent être


Key élaborés en concertation avec des vétérinaires compétents en
Points pathologie des volailles. Ils doivent être basés sur les réactions
des oiseaux aux agressions par les maladies locales et sur la
disponibilité des vaccins.
• La vaccination est plus efficace lorsque les épreuves virulentes sont
réduites au minimum grâce à la mise en place de programmes de
biosécurité et de gestion bien conçus.
• La vaccination seule ne peut pas protéger les troupeaux contre une
agression massive et de mauvaises pratiques de gestion.
• Chaque oiseau doit recevoir la dose adéquate de vaccin.
• Les programmes de vaccination des troupeaux de reproducteurs
doivent être pris en compte lors de la conception d'un programme
de vaccination approprié pour leur descendance.

Enquêtes sur les maladies


Les investigations sur les maladies nécessitent de connaître et d’anticiper les risques de maladies à
un âge déterminé et la façon de détecter les anomalies dans le lot. Il est important de se familiariser
avec les paramètres normaux de production ou les standards de la race.

Lorsque des problèmes de santé sont détectés ou suspectés dans un troupeau de poulets de chair,
l’avis d’un vétérinaire doit être demandé immédiatement.

Il est utile d’être informé en permanence sur des problèmes sanitaires locaux et régionaux afin
d'appréhender tous les risques potentiels de maladie.

Une approche systématique s’impose pour résoudre les problèmes de santé sur l’exploitation. Voici
les points à vérifier:
• Aliment: disponibilité, consommation, distribution, appétence, valeur nutritionnelle, présence de
contaminants et de toxines.
• Lumière: niveau adéquat pour une croissance et un développement optimaux, l’exposition et
l’intensité doivent être uniformes.
• Litière: matériau utilisé, profondeur, répartition, taux d'humidité, charge microbienne, présence
de toxines et de contaminants.
• Air: vitesse, disponibilité, humidité, température, présence de contaminants (niveau d'ammoniac
et toxines) et obstacles à sa circulation.
• Eau: disponibilité, consommation, distribution, origine, présence de contaminants et de toxines,
charge microbienne, additifs et désinfectants.
• Espace: densité en oiseaux, obstacles et équipements réduisant l’espace, disponibilité de l'eau
et de l’aliment.
• Hygiène: hygiène des locaux, contrôle des nuisibles, mesures d’entretien, de nettoyage et de
désinfection (bâtiments et sols, mangeoires, abreuvoirs et bacs d’aliment).
• Sécurité: risques relatifs à la biosécurité (conception du bâtiment et pratiques de biosécurité).

Les Tableaux 21 et 22 mettent l’accent sur des exemples de paramètres de mortalité pouvant être
liés à la qualité et la santé des oiseaux. Ils suggèrent aussi des actions d'investigation possibles selon
la démarche décrite ci-dessus pour la résolution des problèmes sanitaires.

66 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Tableau 21: Résolution de problèmes courants en période de démarrage, de 0 à 7 jours.


Observations Investigations Causes probables
Poussins de médiocre qualité: Aliment, hygiène, air et eau:

Augmentation des morts à l’arrivée État de santé et statut sanitaire du lot Alimentation inadéquate du lot
d’origine d’origine
Poussins inactifs et lents à réagir,
anénergiques Manipulation, entreposage et transport État de santé et statut sanitaire
des œufs du lot d’origine, du couvoir et
Aspect général des poussins: fonctionnement des équipements
• Ombilics non cicatrisés Hygiène du couvoir, gestion de Paramètres incorrects pour
• Jarrets/becs rouges l’incubateur et de l’éclosoir l’entreposage des œufs, l'humidité
• Pattes avec des stries noires relative, la température et la gestion
• Vitellus ou ombilics décolorés Traitement, manipulation et transport des équipements
ou malodorants des poussins
Perte anormale d'humidité pendant
l'incubation
Température d'incubation incorrecte
Déshydratation causée par une
durée trop longue d’éclosion ou un
retrait tardif des poussins
Petits poussins de 1 à 4 jours Aliment, lumière, air, eau et espace:

Section 4
Remplissage du jabot 24 heures après Moins de 95 % des poussins avec
le placement des poussins un remplissage du jabot adéquat, 24
heures après leur placement
Disponibilité et accès à l’aliment et à
Poussins faibles
l'eau
Mangeoires et abreuvoirs
Confort et bien-être des oiseaux
inadéquats
Niveaux d'aliment et d’eau
insuffisants
Problèmes de localisation et
d'entretien des équipements
Température et environnement de
démarrage inappropriés
Poussins rabougris et chétifs: Aliment, lumière, litière, air, eau,
espace, hygiène et sécurité:

Petits poussins, dès l’âge de 4 à 7 Origine du lot Poussins provenant de lots d’âges
jours très différents

État d'hydratation des poussins Poussins incapables de trouver ou


d’atteindre l’eau
Conditions de démarrage
Températures de couvoir incorrectes
Qualité et accès à l’aliment
Poussins incapables de trouver
l’aliment, ou aliment de qualité
Temps d’arrêt entre lots médiocre

Recherche de maladies Vides sanitaires trop courts entre les


lots

Nettoyage / désinfection insuffisants


Maladies
Défaillances dans les pratiques de
biosécurité et d'hygiène

2014 67
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Tableau 22: Résolution de problèmes courants après l’âge de 7 jours.


Observations Investigations Causes probables
Maladies: Aliment, lumière, litière, air, eau,
espace, hygiène et sécurité:
Métaboliques
Bactériennes Hygiène du bâtiment Mauvaises conditions environnementales
Virales Biosécurité médiocre
Fongiques
Maladies locales Risque élevé de maladies
Dues à des protozoaires
Protection faible contre les maladies
Parasites
Toxines Stratégies de vaccination et de Mise en œuvre inadéquate ou inappropriée
prévention des maladies de la prévention des maladies

Qualité des aliments et Qualité médiocre de l'aliment


approvisionnement Mauvais accès des oiseaux à l'aliment

Programme lumineux et ventilation Ventilation excessive ou insuffisante


Stress Facteurs stressants potentiels:

Température Conduite d’élevage inadéquate


Gestion Équipement inadéquat
Troubles d’immunodépression Confort et bien-être des oiseaux inadéquats
Nombre élevé d’oiseaux Aliment, lumière, litière, air, eau,
morts à l’arrivée à l’abattoir: espace, hygiène et sécurité:

Taux élevé de saisies à Registres et données relatives au Problèmes de santé au cours de la


l’abattoir troupeau croissance

État de santé du troupeau

Antécédents médicaux du troupeau au Gestion des antécédents pertinents


cours de la période de croissance (tels affectant la santé et le bien-être des oiseaux
que les pannes d’approvisionnement
en aliment, eau ou courant)

Dangers potentiels d’équipements


dans l’exploitation
Manipulation incorrecte des oiseaux et
Manipulation des oiseaux par les transport en camion par un personnel
ramasseurs, manutentionnaires et incompétent
transporteurs

Niveaux de formation et d’expérience


du personnel assurant la manipulation
et le transport des oiseaux Conditions difficiles (en relation avec la
météo ou les équipements) pendant la
Conditions durant le ramassage et le manipulation, le ramassage ou le transport
transport (telles que la météo et les à l'abattoir
équipements)

Key
Points

• Sachez anticiper les accidents et être attentif aux écarts par rapport
aux normes de référence.
• Observez. Enquêtez. Identifiez. Agissez.
• Utilisez une démarche systématique. Cherchez ce qui est évident et
prenez des précautions.

68 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Identification des maladies


L’identification des problèmes de santé comporte plusieurs étapes.

Lors du diagnostic d’une maladie et de la planification et mise en œuvre d'une stratégie métaphylactique,
il est important de se rappeler que plus l’investigation et le diagnostic sont approfondis, plus les actions
métaphylactiques sont efficaces.

L’identification précoce des maladies est essentielle. Des modifications de consommations de l’aliment
et surtout de l’eau peuvent être les premiers signes d’une maladie. Elles doivent donc être surveillées.
Des observations quotidiennes des oiseaux et de tout changement dans leur comportement sont aussi
essentielles à cette identification précoce.

Le tableau ci-dessous indique quelques méthodes pour reconnaître les signes de maladies.

Tableau 23: Identification des signes de maladies.


Observations par le personnel de Surveillance de l’élevage et analyses Analyse des données et des
l’élevage de laboratoire tendances
Évaluation quotidienne du Visite régulière de l’exploitation Mortalité quotidienne et
comportement des oiseaux hebdomadaire
Examens post mortem des oiseaux
Aspect des oiseaux (emplumement, normaux et malades en routine Consommation d’aliment et d’eau
taille, uniformité, coloration)
Taille et type adéquats de Tendances des températures

Section 4
Changements de l’environnement prélèvements
(qualité de la litière, stress dus à la Nombre d’oiseaux morts à
chaleur ou au froid, problèmes de Choix judicieux des analyses et des l’arrivée après leur placement dans
ventilation) actions ultérieures suite à l’examen l’exploitation ou après leur arrivée à
post mortem – besoin de validation / l'abattoir
Signes cliniques de maladie précision
(bruits ou détresse respiratoires, Saisies à l’abattoir
dépression, fientes, vocalisation) Tests microbiologiques de routine sur
l’exploitation, l’aliment, la litière, les
Homogénéité du troupeau oiseaux et tout autre support approprié

Tests diagnostiques appropriés

Sérologie adaptée

Key
Points

• Observation quotidienne.
• Enregistrements précis.
• Surveillance systématique des maladies.

2014 69
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Santé et Biosécurité

Notes

70 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Chapitre 5 - Logement et environnement

Objectif
Fournir une ambiance qui permet aux oiseaux de réaliser des performances optimales en vitesse de
croissance, homogénéité, indice de consommation et rendement de carcasse, tout en s’assurant que leur
santé et leur bien-être soient respectés.

Principes
La ventilation est le principal moyen de contrôle de l'environnement des oiseaux. Elle maintient une qualité
de l'air acceptable dans le bâtiment tout en assurant aux oiseaux leur température de confort. La ventilation
fournit suffisamment d'air frais, élimine l'excès d'humidité, et limite l'accumulation de gaz potentiellement
nocifs et de particules aériennes.

Pendant les premiers stades de vie des oiseaux, le système de ventilation pulse de la chaleur dans le
bâtiment pour leur apporter en permanence de la chaleur et du confort, tout en leur fournissant assez d’air
frais pour maintenir une qualité d'air acceptable dans le bâtiment.

Lorsque les oiseaux grandissent et commencent à produire plus de chaleur, des taux de ventilation plus
élevés sont nécessaires pour extraire cette chaleur et les produits de leur respiration (humidité) du bâtiment.

Il est crucial de surveiller le comportement des oiseaux et d’ajuster la ventilation en fonction de leur
comportement en sorte que leur confort et leur activité soient maintenus.

Air

Chapitre 5
Les principaux contaminants de l'air dans l'environnement du bâtiment sont les poussières, l'ammoniac,
le dioxyde de carbone, le monoxyde de carbone et l’excès de vapeur d'eau. Leurs niveaux doivent être
maintenus dans les limites réglementaires à tout moment. L’exposition continue et excessive à ces
contaminants peut :
• Endommager les voies respiratoires.
• Diminuer l'efficacité de la respiration.
• Déclencher des maladies (par exemple ascite ou maladie respiratoire chronique).
• Perturber la régulation de la température.
• Contribuer à dégrader la qualité de la litière.
• Réduire les performances des oiseaux (Tableau 24).

Tableau 24: Effets des contaminants courants présents dans l'air des bâtiments pour poulets de chair.
Ammoniac Teneur idéale en dessous de 10 ppm.
Peut être détecté par l’odorat à partir de 20 ppm.
Une teneur inferieure à 10 ppm endommage la muqueuse du poumon.
Une teneur supérieure à 20 ppm augmente la sensibilité aux maladies respiratoires.
Une teneur au delà de 25 ppm peut réduire la vitesse de croissance en fonction de la
température et de l'âge.
Dioxyde de carbone Teneur idéale en dessous de 3000 ppm.
Une teneur supérieure à 3500 ppm provoque de l’ascite. Fatal à des teneurs élevées.
Monoxyde de carbone Teneur idéale : 10 ppm.
Une teneur supérieure à 50 ppm affecte la santé des oiseaux. Fatal à des teneurs élevées.
Poussière Lèse la muqueuse de l’appareil respiratoire et augmente sa sensibilité aux maladies. Les
teneurs en poussière dans le bâtiment doivent être maintenues à un minimum.
Humidité relative Teneur idéale : 50 à 60 % après la phase de démarrage.
Ses effets varient selon la température. À plus de 29 °C et plus de 70 % d'HR, la
croissance est affectée. Notamment, une HR inférieure à 50 % nuit à la croissance.

2014 71
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Eau
Les oiseaux produisent une quantité importante d'eau qui se vaporise dans l'environnement. La suppression
de cette eau du bâtiment est surtout fonction de son système de ventilation.

Un oiseau de 2,3 kg consommera environ 6,3 litres d'eau au cours de sa vie et émettra dans l'atmosphère
du bâtiment environ 4,9 litres d'eau. Pour un lot de 10 000 poulets de chair, cela signifiera qu’environ 49 000
litres d'eau seront dispersés dans l'environnement sous forme d'humidité expirée ou excrétés par les fientes.
Le système de ventilation doit extraire cette charge hydrique du bâtiment.

Température
L'un des objectifs de la ventilation, surtout au début de la période de production, consiste à maintenir la
température appropriée dans le bâtiment de sorte que les oiseaux soient toujours dans leur zone de confort.
Le profil recommandé de température est indiqué dans le Chapitre 1 (Conduite d’élevage des poussins)
de ce Manuel. Il est donné à titre indicatif car la température réelle à appliquer varie en fonction de l'humidité
relative et doit toujours être fondée sur le confort visible des oiseaux.

Chauffage
Chaque poulailler doit disposer d’une capacité de chauffage supérieure à la norme pour s’assurer qu'elle peut
fournir la ventilation nécessaire et maintenir la température du bâtiment à tout moment de l'année.

La chaleur doit être répartie uniformément dans tout le bâtiment. Une répartition médiocre de la chaleur peut
avoir un effet négatif sur l'homogénéité des oiseaux. Lorsque des ventilateurs sont utilisés pour déplacer et
distribuer la chaleur dans toutes les parties du bâtiment, il faut veiller à ne pas créer un courant d'air à hauteur
des oiseaux.

Pendant les premiers stades du cycle de production, le chauffage doit être réglé pour fonctionner à une
température proche de celle fixée pour le bâtiment. Lorsque les oiseaux grandissent et commencent à
développer plus de chaleur corporelle, la différence entre la température programmée pour le bâtiment et la
température à laquelle les appareils de chauffage s’allument, peut être augmentée. Le chauffage peut être
réglé pour ne fonctionner que si la température du bâtiment tombe à 1 ou 2 °C en dessous de la température
de référence. Ces décisions et ces paramètres doivent être raisonnés en fonction de la réaction visible et du
confort des oiseaux.

Lors du préchauffage du bâtiment avant la mise en place des poussins, il est recommandé d'assurer une
quantité minimale de ventilation. Cette quantité de ventilation minimale dépendra du type de système de
chauffage utilisé. Le but est d'éliminer tous les gaz nocifs dans les bâtiments et de vérifier que la chaleur se
répartit bien dans tout le bâtiment avant la mise en place des poussins. Reportez-vous aux recommandations
fournies par les fabricants d’appareils de chauffage sur les taux de ventilation minimale requis durant cette
période-là.

Bâtiments et systèmes de ventilation


Il existe essentiellement deux types de système de ventilation:

La ventilation naturelle
• Telle qu’elle fonctionne dans les bâtiments "ouverts sur un côté", "à rideaux latéraux", ou bâtiments
"naturels".
• Des ventilateurs peuvent être utilisés à l'intérieur du bâtiment pour faire circuler l'air.

La ventilation électrique (bâtiments en ambiance contrôlée ou fermée)


• Ces bâtiments ont généralement soit des parois latérales solides, soit des rideaux qui sont maintenus
fermés pendant le fonctionnement du bâtiment.
• Les ventilateurs et les entrées d’air sont utilisés pour aérer le bâtiment.

Ventilation naturelle : bâtiment ouvert sur un côté

La ventilation naturelle se réfère à un bâtiment ouvert sur un côté avec, le plus souvent, des rideaux (bien
que des volets ou des portes puissent également être utilisés) sur les parois latérales (Figure 28). Le
fonctionnement des bâtiments ouverts sur un côté implique d’ouvrir et de fermer les rideaux ou les volets
pour permettre aux courants de convection (vent ou brises) de faire circuler l'air dans le bâtiment. En règle
générale, les bâtiments ouverts sur un côté ne sont mieux gérés que lorsque les conditions ambiantes sont

72 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

proches de la température de référence dans le bâtiment.

Figure 28: Un exemple de ventilation naturelle.

Les bâtiments à ventilation naturelle exigent une gestion continue sur 24 heures et la surveillance constante
des conditions ambiantes à la fois à l’extérieur (température, humidité relative, vitesse et orientation du vent)
et à l'intérieur du bâtiment (température, humidité relative, qualité de l'air et confort des oiseaux). Les rideaux
ou les volets des parois latérales doivent être ajustés en permanence en réponse à des changements de
l'environnement (à la fois internes et externes). Même avec une gestion constante, il est souvent difficile
de réaliser un contrôle adéquat de l'environnement interne dans ces bâtiments ouverts sur un côté. Par
conséquent, les performances des poulets de chair dans de tels bâtiments sont souvent moins bonnes et
plus variables que dans des bâtiments à ambiance contrôlée.

Lorsque les conditions extérieures sont froides, l’ouverture même légère des rideaux se traduit par une
entrée intense d’air froid dans le bâtiment, qui tombe directement sur la litière et sur les oiseaux. Cela
provoque de l'inconfort pour les oiseaux et peut entraîner une humidification de la litière. Dans le même
temps, de l'air chaud s’échappe du bâtiment, ce qui se traduit par de grandes variations thermiques et des

Chapitre 5
coûts élevés de chauffage.

Par temps froid, les ventilateurs qui font circuler l’air à l'intérieur peuvent être utilisés pour renforcer le
contrôle de la température dans le bâtiment, notamment en brassant l'air chaud qui s’est accumulé sous le
toit du bâtiment. Cependant, des précautions doivent être prises pour éviter que ces ventilateurs ne créent
des courants d'air au niveau des oiseaux. En cas de climats froids, un fonctionnement automatique des
rideaux est recommandé, avec des ventilateurs de circulation eux-mêmes pilotés par des minuteries avec
contrôle thermostatique.

Par temps chaud, l’ouverture complète des rideaux ne suffit pas toujours pour fournir un soulagement
adéquat chez les oiseaux, sauf si le vent souffle. Dans ce contexte, les ventilateurs de circulation peuvent
également aider à créer un mouvement d'air sur les oiseaux, ce qui leur apporte un certain bien-être grâce
à l'effet rafraîchissant du vent.

Les ventilateurs de circulation, s’ils sont installés, sont normalement suspendus au centre du bâtiment
(Figure 29). Mais, lorsque par temps chaud ces ventilateurs sont installés à proximité de la paroi latérale
du bâtiment, ils vont tirer de l’air frais (moins humide) de l'extérieur du bâtiment. Ces ventilateurs sont
généralement installés pour pulser de l’air en diagonale à travers le bâtiment et ne doivent pas être installés
trop près de toute surface solide qui peut limiter leur flux.

Figure 29: Ventilateurs de circulation dans un bâtiment à ventilation naturelle.

2014 73
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Outre les ventilateurs de circulation, certains bâtiments ouverts sur un côté sont également équipés de
buses de pulvérisation (brumisateurs) qui abaissent la température du bâtiment grâce à un rafraîchissement
par évaporation de gouttelettes d’eau.

Lorsque le système de rafraîchissement par évaporation est utilisé dans les bâtiments ouverts sur un côté,
il est important de mesurer l'humidité relative (HR) dans le bâtiment pendant le fonctionnement du système
de pulvérisation. Si la vitesse du vent est faible, le taux réduit de renouvellement de l'air peut entraîner une
augmentation de l'humidité relative, ce qui peut affecter les performances des oiseaux, et même entraîner
leur mort.

Tout comme dans les bâtiments à environnement fermé, l'isolation du toit constitue une étape importante
lors de la conception du bâtiment ouvert sur un côté. Par temps froid, elle contribue à retenir la chaleur, et,
par temps chaud, elle joue un rôle appréciable pour maintenir le bâtiment et les oiseaux plus au frais. Au
minimum, pour améliorer le confort des oiseaux par temps chaud, les bâtiments ouverts sur un côté doivent
être équipés d’une protection anti-rayonnement appropriée correctement installée sous le revêtement du
toit. Cela permettra de réduire la quantité de chaleur radiante dans le bâtiment.

Key
Points
• Les bâtiments à ventilation naturelle (ouvert sur un côté) nécessitent
une gestion continue 24 heures.
• Les ventilateurs de circulation doivent être utilisés pour optimiser
l'ambiance dans les bâtiments ventilés naturellement.
• En cas de rafraîchissement du bâtiment par évaporation, il convient de
surveiller attentivement l’humidité relative.
• Dans les environnements chauds, il est nécessaire d’installer une
protection appropriée contre le rayonnement de la chaleur sous le
revêtement du toit.

Bâtiment en ambiance contrôlée

La ventilation mécanique dans les bâtiments fermés ou en ambiance contrôlée est le système le plus
utilisé dans les bâtiments pour poulets de chair en raison de sa capacité de fournir un meilleur contrôle
de l'environnement interne, quelles que soient les conditions ambiantes. La forme la plus courante de
ventilation dans de tels bâtiments fonctionne en pression négative. Ces bâtiments ont généralement des
parois latérales solides, leurs ventilateurs d'extraction tirent l'air vers l’extérieur, et l’air frais est aspiré au
travers de volets automatisés vers l’intérieur (Figure 30).

Figure 30: Exemple de bâtiments en ambiance contrôlée.

Pour offrir le meilleur environnement à l'oiseau tout au long du cycle de production et à tout moment de
l'année, chaque bâtiment de poulets de chair en ambiance contrôlée doit être équipé pour réaliser trois
stades de ventilation. Il s’agit de :
• La ventilation minimale.
• La ventilation de transition.
• La ventilation en tunnel.

Dans certaines régions du monde où les températures ambiantes ne sont pas assez élevées pour justifier
le besoin d’une ventilation en tunnel, ce stade peut être omis dans la conception du bâtiment.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Comme les bâtiments en ambiance fermée sont construits avec des parois latérales solides, il est fortement
conseillé qu’ils soient équipés de générateurs de secours en cas de coupure de courant. Dans les bâtiments
à ventilation électrique et rideaux latéraux, des dispositifs automatiques d'ouverture de rideau doivent être
mis en place. Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Livret Aviagen: Gestion de l'environnement dans le bâtiment pour poulets de


chair
Poster Aviagen: Ventilation d’hiver pour poulets de chair

Pression négative
Lorsqu'un ventilateur extrait ou évacue l'air d'un bâtiment, il crée un vide partiel à l'intérieur du bâtiment
(pression négative). La pression négative est la différence entre la pression à l'intérieur du bâtiment et la
pression atmosphérique ambiante à l'extérieur du bâtiment. Donc, une pression négative de -20 Pa signifie
en fait que la pression à l'intérieur du bâtiment est de 20 Pa inférieure à celle de l'extérieur du bâtiment.
Lorsque la pression négative est créée, l'air extérieur est aspiré dans le bâtiment pour remplacer l'air extrait
(Figure 31).

Savoir contrôler où, comment et à quelle vitesse l'air extérieur pénètre dans le bâtiment est un élément clé
pour que la ventilation soit adéquate dans les bâtiments en ambiance contrôlée. Plus la pression négative
augmente, plus la vitesse de l'air qui entre dans le bâtiment augmente. De cette façon, la pression peut être
utilisée pour réguler la vitesse de l'air entrant et assurer sa circulation uniforme dans le bâtiment avant qu'il
ne change de direction et se déplace vers le sol.

Figure 31: Schéma illustrant le mouvement de l’air à travers les entrées d'air dans le système de pression
négative.

Chapitre 5
Au cours de la ventilation, l'air ne doit entrer dans le poulailler que par un certain nombre d'entrées d'air qui
sont régulièrement espacées autour des parois latérales du bâtiment. Le degré d'étanchéité du bâtiment
en lui-même constitue un des éléments les plus cruciaux d'un système de ventilation réussi. Un bâtiment
bien étanche ou hermétique ne devrait pas avoir de trous, de fissures, d’interstices ou toute autre forme
d'ouverture, autres que les entrées de ventilation par lesquelles l'air peut entrer dans le bâtiment. Cela
permet de :
• Garantir un meilleur contrôle sur les points d’entrée d’air dans ce bâtiment.
• Permettre un meilleur contrôle sur la façon dont l'air entre dans ce bâtiment.
• Faciliter la création d’une pression négative.

Le contrôle de la pression d’air indique le degré d'étanchéité d'un bâtiment et ce paramètre doit être
surveillé régulièrement. Si vous constatez qu’elle diminue au fil du temps, cela signifie que le bâtiment
n’est pas correctement isolé et qu’il existe des fuites d'air. Dans une telle situation, il convient de mener une
enquête et de mettre en œuvre les mesures correctives appropriées (par exemple la réparation des entrées
d’air cassées).

Pour déterminer si un bâtiment présente une bonne étanchéité à l’air, vous devez fermer toutes ses portes
et ses entrées et faire fonctionner un ventilateur de 122 cm à 127 cm ou deux ventilateurs de 91 cm. La
pression mesurée à l’intérieur du bâtiment ne doit pas être inférieure à 37,5 Pa : elle peut être mesurée
n’importe où dans ce bâtiment et doit être constante partout.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Key
Points

• Pour qu’un système de pression négative fonctionne bien, le


bâtiment doit être étanche à l'air (l’air ne doit pénétrer que par les
entrées d'air).
• La pression intérieure doit être surveillée en permanence. Des
mesures correctives doivent être prises immédiatement si des
changements de la pression désirée sont constatés.

Ventilation minimale

La ventilation minimale apporte de l'air frais dans le bâtiment et évacue son air interne vicié (pour enlever
l'excès d'humidité et éviter l'accumulation de gaz nocifs), tout en maintenant la température requise de l’air
intérieur.

Un minimum de ventilation doit être assuré à tout moment en présence d’oiseaux dans le bâtiment, quelle que
soit la température extérieure.
Cette ventilation minimale peut être pratiquée en hiver comme en été et à n’importe quel stade dans le cycle de
production. Mais concrètement, on l’utilise le plus souvent en période de démarrage et par temps frais (c’est-à-
dire chaque fois qu'il fait plus frais à l'extérieur que la température désirée dans l’ensemble du bâtiment et que
la température interne réelle est inférieure ou égale à la température de référence). La ventilation minimale n’est
pas adéquate pour rafraîchir les oiseaux en cas de températures élevées et doit créer très peu de mouvements
d'air au niveau des oiseaux ; c’est particulièrement important pour les poussins âgés de moins de 10 jours.

Lorsque la ventilation minimale est en marche, la suspension de bandes de cassette ou de vidéos au dessus
des mangeoires et des abreuvoirs peut être un moyen utile pour détecter l'ampleur des mouvements d’air au
niveau des oiseaux.

Agencement d’une ventilation minimale


Actuellement, le système de ventilation minimale le plus couramment utilisé est connu comme la ventilation
transversale. Il est composé de nombreuses entrées d’air dans les parois latérales, régulièrement réparties de
chaque côté du bâtiment. Les entrées sont reliées à un treuil : elles s’ouvrent et se ferment automatiquement
selon un fonctionnement déterminé par le système de commande.

Dans le système de ventilation minimale, les ventilateurs d'extraction sont souvent installés dans les parois
latérales du bâtiment, ou parfois un ou plusieurs ventilateurs de tunnel sont utilisés, bien que ce ne soit pas
toujours idéal. Ces ventilateurs de ventilation minimale fonctionnent avec une minuterie cyclique (ON/OFF) qui
est à nouveau contrôlée par le système de commande.

Utilisation d’une pression négative pendant la ventilation minimale


Lorsque la ventilation minimale est utilisée, les entrées d'air fonctionnent sur la base d'une pression négative.
En réglant les entrées d'air correctement et en gérant la pression négative dans le bâtiment, la vitesse à
laquelle l'air extérieur y pénètre via les entrées d'air peut être contrôlée. Dans ce contexte particulier, la
pression négative doit être assez haute pour diriger l'air froid entrant à grande vitesse à l'écart des oiseaux,
jusqu'au sommet du bâtiment, où l'air chaud s’est accumulé. Si la pression négative est trop faible, l'air froid
va simplement tomber sur les poussins, ce qui va les refroidir et rendre la litière humide (Figure 32).

Figure 32: Utilisation d’une pression négative pour contrôler la vitesse de l'air.

Pression négative idéale

Pression négative élevée


Mieux, mais non idéale

Pression négative faible : Insatisfaisante

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Une vitesse de l'air élevée permet également d’assurer un bon mélange entre l'air froid entrant et l'air chaud
du bâtiment, qui se rassemblent à son sommet (Figure 33). Cela non seulement réchauffe l'air entrant, mais
réduit également son humidité relative qui se trouve ainsi absorbée.

Figure 33: Flux d'air correct en ventilation minimale.

Quelle est la bonne pression de fonctionnement pour un bâtiment?


La pression négative (et la vitesse de l'air entrant) devraient suffire à « pulser » l'air entrant au milieu du
bâtiment. Ainsi, en ventilation minimale, la pression négative obtenue en mode idéal de fonctionnement d’un
bâtiment dépendra des facteurs suivants:
• La largeur du bâtiment, la distance que l'air doit parcourir de la paroi latérale au sommet de la toiture.
• L'angle du plafond interne.
• La forme du plafond interne (lisse ou avec des obstacles).
• Le type d'entrée utilisé.
• La quantité d'entrées d’air ouvertes.

Il existe des recommandations sur la pression à appliquer selon la largeur des bâtiments, mais elles varient

Chapitre 5
en fonction des facteurs ci-dessus. La pression de fonctionnement pour les bâtiments individuels doit être
testée, vérifiée et confirmée. Une façon de la contrôler consiste à réaliser un test avec un fumigène (Figure
34).

Figure 34: Utilisation d'un fumigène comme test afin de déterminer si le flux d'air et la pression de
fonctionnement sont corrects.

Lorsqu’on utilise un fumigène pour tester l’ambiance d’un bâtiment, il est conseillé de réaliser ce test dans
les « pires » conditions, c’est-à-dire lorsque le bâtiment est à la température de démarrage, et que la
température extérieure est aussi basse ou presque que celle à laquelle on peut s’attendre.

Soyez conscient que certains générateurs de fumée émettent une fumée chaude. Si vous testez un bâtiment
quand il est vide et froid à l'intérieur, la fumée aura tendance à s’élever vers son sommet, même si la
pression est effectivement trop faible.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Alternativement, des bandes de cassettes ou de vidéos, d'environ 15 cm de long peuvent être suspendues
au plafond tous les 1 à 1,5 m. Celles-ci doivent être placées en face d'une entrée d'air à proximité de
l'entrée du bâtiment jusqu'au sommet interne du bâtiment. Lorsque les ventilateurs sont en marche, chaque
bande de ruban doit bouger, y compris celle située le plus près du sommet. La bande la plus proche de
l'entrée doit évidemment bouger plus et être poussée fortement vers le toit. Les mouvements des bandes
doivent être moindres comme elles se situent près du sommet du toit. La dernière bande (au sommet) ne
doit presque pas bouger, montrant ainsi que l'air vient de se déplacer au milieu du bâtiment, s’est arrêté et
commence à retomber vers le bas. Ces bandes peuvent rester en place tout au long du cycle de production
et fournir un contrôle visuel rapide quand on entre dans le bâtiment.

Si le toit présente des poutres apparentes, des éléments de charpente ou tout autre obstacle structurel qui
bloquent le flux de l’air, il est conseillé d’installer des plaques de direction devant les entrées d'air. Celles-ci
sont orientées de façon que le flux d'air entrant contourne l'obstacle en aval, mais toujours vers le sommet
de la toiture. Les plaques de direction doivent être soigneusement et correctement installées. Un pointeur
laser de présentation peut être utilisé pour aider à déterminer si la plaque de direction est correctement
réglée. En plaçant le pointeur sur la plaque de direction de l'air et en visualisant l’impact du point laser sur
la surface interne du toit, on peut se faire une bonne idée de l'angle selon lequel la plaque de direction doit
être réglée afin d'éviter les obstacles (Figure 35).

Figure 35: Utilisation d'un laser de présentation pour déterminer si la plaque de direction de l'air est
orientée correctement. Un pointeur laser simple peut être utilisé pour fournir une référence visuelle du sens
de circulation de l'air dans le bâtiment. La plaque de direction peut alors être réglée pour assurer que le flux
d'air évite tous les obstacles du plafond.
Exemple 1. Plaque de direction en mauvaise position Exemple 2. Plaque de direction en bonne position

Pointeur laser Pointeur laser

Le faisceau laser indique la direction Le faisceau laser indique la direction


du flux d'air du flux d'air

Plaque de Plaque de
Poutre apparente
direction Poutre apparente direction

Entrée d'air Nouveau Entrée d'air

Flux d’air flux d’air

Le pointeur laser indique que la plaque de direction Plaque de direction en bonne position. Le pointeur
n‘est pas dans la bonne position. L’air est dévié par la laser montre que le flux d'air évite la poutre
poutre apparente et tombe sur les oiseaux. apparente et continue vers le sommet du toit.

Agencement des entrées d'air


Au moment du réglage des entrées pour la ventilation minimale, elles doivent être ouvertes d’au moins 5
cm. Si elles ne sont pas assez ouvertes, l'air entrant ne se déplacera que sur une courte distance dans le
bâtiment avant de tomber sur les oiseaux, indépendamment de la pression du bâtiment. Plus les entrées
sont ouvertes, plus le volume et la vitesse de l'air entrant dans le bâtiment augmentent. Cependant, dans la
plupart des bâtiments, si toutes les entrées de parois latérales sont ouvertes à 5 cm en ventilation minimale,
la pression négative dans le bâtiment est trop faible et la vitesse à laquelle l'air pénètre dans le bâtiment est
réduite, ce qui augmente le risque qu'il tombe directement sur les oiseaux. En général, pour assurer une
ventilation minimale, toutes les entrées d'air disponibles doivent être ouvertes. Les entrées utilisées doivent
être régulièrement espacées autour du bâtiment et doivent toutes être ouvertes de manière égale.

En ventilation minimale, pouvoir marcher n’importe où dans le bâtiment sans sentir de mouvements d’air
lorsque les ventilateurs contrôlés par la minuterie cyclique fonctionnent, est une bonne indication que le
bâtiment est bien étanche et que les entrées sont réglées correctement.

Choix des entrées d’air en ventilation minimale


Quelques caractéristiques importantes à rechercher pour une entrée d’air (Figure 36) sont :
• Étanchéité lorsqu'elle est fermée.
• Isolation.
• Doit disposer d’un mécanisme de verrouillage pour garder la porte fermée lorsqu'il n’est pas nécessaire
de l'ouvrir.
• L'entrée d’air doit être équipée d’une plaque d’orientation de l'air pour diriger l'air entrant, surtout si le
plafond du bâtiment l’expose à des obstacles.
• La porte de l'entrée d’air doit être réglée dans son châssis et être inclinée selon un angle en position
fermée.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Figure 36: Exemple d'une entrée d'air de bonne qualité.

Fonctionnement de la ventilation minimale


La ventilation minimale est régulée par une minuterie ; les ventilateurs fonctionnent avec une minuterie
cyclique, et non en fonction de la température. La minuterie cyclique doit être gérée correctement : ses
réglages déterminent la qualité de l'air dans le bâtiment.

Lorsque les ventilateurs fonctionnent, les entrées d’air disposées dans les murs latéraux pour la ventilation
minimale doivent laisser entrer une quantité d’air suffisante pour maintenir la pression négative optimale, et
diriger cet air jusqu'au sommet du toit. A la fin du temps ON, ces ventilateurs dédiés s’arrêtent et les entrées
doivent se fermer.

Pendant la ventilation minimale, le système de chauffage doit fonctionner tant que la température réelle
du bâtiment est inférieure à la température de référence souhaitée, même si les ventilateurs de ventilation
minimale sont en marche.

Chapitre 5
Pendant les premiers stades du cycle de production, la température de déclenchement des appareils
de chauffage est généralement fixée à un degré proche de la température de référence requise pour le
bâtiment. Par exemple, les appareils de chauffage peuvent être réglés pour se mettre en marche à 0,5 °C
en dessous de la température requise et s’éteindre lorsque cette température est atteinte ou qu’elle est
légèrement supérieure.

Comme il est souvent plus important d’augmenter la température dans le bâtiment en ventilation minimale
et pendant les premiers stades du cycle, les ventilateurs peuvent être configurés pour ne fonctionner en
continu que si la température du bâtiment dépasse le point de référence de 1 à 1,5 °C.

Ces paramètres vont changer au fur et à mesure que les oiseaux grandissent. Typiquement, l'écart entre la
température de référence requise pour le bâtiment et celle du déclenchement du chauffage augmentera, et
l'écart entre la première température et celle de déclenchement des ventilateurs diminuera.

De plus amples détails sur la façon de calculer les durées des cycles des ventilateurs sont indiqués dans
l'Annexe 6.

Évaluation de la ventilation minimale


L’Annexe 6 donne les taux de ventilation minimale (par oiseau) pour augmenter leur poids vif. Les chiffres
ne sont fournis qu’à titre indicatif. Leur utilisation ne garantit pas une qualité acceptable de l'air ou le
confort des oiseaux. La meilleure façon d'évaluer un taux/réglage de ventilation minimale consiste à évaluer
visuellement le confort et le comportement des oiseaux.

En entrant dans le bâtiment pour en évaluer le taux de ventilation minimale, essayez de le faire sans
déranger les oiseaux. En entrant dans le bâtiment, vous devrez observer les critères suivants :

Dispersion / Répartition des oiseaux:


• sont-ils bien répartis?
• sont-ils blottis?
• y a t-il des taches claires sur le sol sans aucun oiseau dessus?

Activité des oiseaux:


• Regardez le long des lignes de mangeoires et d’abreuvoirs : les oiseaux sont-ils actifs à ces endroits?
• A titre indicatif, il doit y avoir environ un tiers des oiseaux aux mangeoires, un tiers aux abreuvoirs, et un

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

tiers en train de se reposer ou de se déplacer.

Qualité de l'air:
Pendant les 30 à 60 premières secondes suivant votre entrée dans le bâtiment, posez-vous les questions
suivantes:
1. l’air est-il étouffant?
2. la qualité de l'air est-elle acceptable?
3. l‘humidité est-elle trop élevée?
4. l’air est-il trop frais dans le bâtiment?

L’utilisation d’instruments capables de mesurer l'humidité relative, le dioxyde de carbone, le monoxyde de


carbone et l'ammoniac permet une évaluation correcte et quantitative.

Si l'une des observations effectuées indique que la ventilation minimale n’est pas adéquate, il convient alors
de faire l’ajustement nécessaire pour corriger cela.

• Un certain taux minimal de ventilation s’impose en permanence, quelles


Key que soient les conditions météorologiques externes.
Points • La ventilation minimale est utilisée pendant la phase nocturne des jeunes
poussins ou par temps frais.
• La ventilation minimale est gérée par une minuterie indépendamment de
la température.
• Il est très important d’obtenir une pression négative suffisante pour
assurer l’entrée de l’air à grande vitesse vers le sommet du toit.
• Les entrées d'air doivent être ouvertes de 5 cm au minimum : elles
doivent être réparties uniformément autour du bâtiment.
• L’évaluation du comportement des oiseaux et de l’ambiance du bâtiment
est la seule véritable façon de déterminer si les paramètres de ventilation
minimale sont corrects.

Ventilation de transition

Le but de la ventilation de transition est d'éliminer l'excès de chaleur du bâtiment lorsque sa température
dépasse la température de référence. La ventilation de transition est un processus axé sur une régulation
thermique au cours duquel les ventilateurs sont déconnectés de leur minuterie cyclique (ventilation minimale)
et commencent à fonctionner en permanence pour contrôler la température.

Pendant cette ventilation de transition, un grand volume d'air peut être introduit dans le bâtiment mais,
contrairement à la ventilation en tunnel, cet air n’est pas pulsé directement sur les oiseaux. La ventilation de
transition est utilisée lorsque l'air extérieur est trop froid et/ou les oiseaux sont trop jeunes pour supporter la
ventilation en tunnel.

Présentation de la ventilation de transition


Pendant la ventilation de transition, le nombre d'entrées d’air en usage dans les parois latérales est augmenté
pour permettre d’introduire un plus grand volume d'air dans le bâtiment (Figure 37). La capacité totale des
entrées dans les parois latérales (nombre et taille d’ouverture) détermine la quantité d'air qui peut entrer dans
le bâtiment et parallèlement, le nombre maximal de ventilateurs qui peuvent être utilisés.

Figure 37: Vue intérieure d’un bâtiment en mode de ventilation de transition. Les entrées sont complètement
ouvertes et les ventilateurs du tunnel sont en marche. La répartition des oiseaux montre qu’ils sont dans une
ambiance confortable.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

S’il n’y a pas assez d'entrées dans le bâtiment, il peut être nécessaire de procéder plus tôt à une ventilation
en tunnel en sorte que l’excès de chaleur soit éliminé du bâtiment. Ce passage précoce à la ventilation en
tunnel peut entraîner de l’inconfort pour les oiseaux, car l'air sera soufflé directement sur eux.

À titre indicatif, en ventilation de transition, la capacité totale d'entrée d’air dans les parois latérales
devra être suffisante pour permettre d’utiliser 40 à 50 % de la capacité totale des ventilateurs dédiés à la
ventilation en tunnel.

Fonctionnement de la ventilation de transition


La ventilation de transition fonctionne d'une manière similaire à la ventilation minimale ; les entrées d'air
fonctionnant sur la base d'une pression négative dirigent l'air entrant, à grande vitesse, à l'écart des
oiseaux, vers le sommet du toit où il se mélange avec l'air chaud dans le bâtiment avant de retomber au sol.

Si la température du bâtiment continue d'augmenter au-dessus de la température de référence, une


plus grande capacité de ventilation sera nécessaire. Après que tous les ventilateurs des parois latérales
fonctionnent en continu, les ventilateurs du tunnel vont également se mettre en marche. Les entrées
d’air de la ventilation en tunnel restent alors fermées pendant cette ventilation de transition ; l'air pénètre
uniquement à travers les entrées des parois latérales (Figure 38).

Figure 38: Mouvement typique de l'air pendant la ventilation de transition.


Entrées d'air par les parois latérales Ventilateurs en tunnel

Chapitre 5
Entrées d'air du tunnel (fermées)

Pendant la ventilation de transition, de grands volumes d'air peuvent circuler dans le bâtiment pendant de
longues périodes. Les oiseaux peuvent donc ressentir un certain mouvement d’air bien que la pression
dans le bâtiment soit correcte. Observer le comportement des oiseaux (leur répartition dans le bâtiment
et leurs activités) aidera à déterminer combien de ventilateurs doivent fonctionner à un moment donné. Il
est particulièrement important de contrôler le comportement des oiseaux quand on passe de la ventilation
minimale à celle de transition.

Si on observe que les oiseaux sont accroupis ou commencent à se blottir, et qu’il y a peu d'activité au niveau
des mangeoires et des abreuvoirs, cela suggère qu’ils ont froid et qu’une mesure corrective doit être mise
en œuvre. Tout d'abord, vérifiez que la pression du bâtiment est toujours correcte. Si c’est le cas, éteignez le
dernier ventilateur qui a été allumé et continuez à observer le comportement des oiseaux. Si leurs activités
s’améliorent, continuez à les observer pendant les 15 à 20 minutes suivantes pour être sûr qu'il n'y a pas
d'autres changements dans leur comportement.

Le bâtiment doit être maintenu en ventilation de transition aussi longtemps que possible avant de passer à
la ventilation en tunnel. Prendre la décision de passer de la ventilation de transition à celle en tunnel doit être
fondé sur l’observation des comportements des oiseaux. Ne passez à la ventilation en tunnel que lorsque
le comportement des oiseaux indique que la ventilation de transition ne peut plus les maintenir dans une
ambiance confortable. Le passage prématuré à la ventilation en tunnel peut être préjudiciable aux oiseaux.

Key
Points • La ventilation de transition est un processus axé sur la température
en vue d’éliminer l'excès de chaleur dans le bâtiment lorsque sa
température ambiante devient supérieure à la valeur de référence.
• La ventilation de transition est utilisée lorsque l'air extérieur est trop
froid et/ou les oiseaux sont trop jeunes pour supporter la ventilation en
tunnel.
• Évaluer le comportement des oiseaux est la seule véritable façon de
déterminer si les paramètres de la ventilation de transition sont corrects.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Ventilation en tunnel

La ventilation en tunnel doit être utilisée uniquement lorsque la ventilation de transition n’est plus capable de
maintenir les oiseaux dans une ambiance confortable (c’est-à-dire quand les oiseaux montrent des signes
de chaleur excessive). Elle est utilisée par temps chaud à très chaud et généralement lorsque les oiseaux
sont plus âgés.

Dans ce type de ventilation, de grands volumes d'air sont aspirés vers le bas sur toute la longueur du
bâtiment, ce qui permet de renouveler l'air dans un court laps de temps. Cela engendre un flux d'air à
grande vitesse sur les oiseaux et crée un courant d’air frais qui permet de les rafraîchir. En changeant le
nombre de ventilateurs en marche, on peut faire varier la vitesse de l'air entrant dans le bâtiment et l'effet
de rafraîchissement sur les oiseaux. Ce dernier varie également avec:
• L'humidité relative.
• La densité animale.
• D'autres facteurs (tels que le plumage, l'âge et le poids du lot, la température extérieure, etc.).

Agencement de la ventilation en tunnel


Typiquement, le système de ventilation en tunnel se caractérise par la présence de ventilateurs d'extraction
installés à une extrémité du bâtiment et d’entrées d'air à l'extrémité opposée (Figure 39).

Figure 39: Flux d'air dans un bâtiment à ventilation en tunnel.


Flux d'air dans un bâtiment
à ventilation en tunnel

Niche contenant des filtres


humides pour évaporation

Les ventilateurs d'extraction ont généralement un diamètre de 127 à 132 cm. Ils peuvent être installés en
pignon à l'extrémité du bâtiment, dans les parois latérales proches de l'extrémité, ou dans les deux à la
fois. Cependant, lorsque les ventilateurs sont installés, ils doivent l’être aussi symétriquement que possible
(Figure 40).

Figure 40: Exemple d'un bâtiment équipé d’une ventilation en tunnel.

Les entrées d'air doivent être situées à l'extrémité opposée du bâtiment par rapport aux ventilateurs du
tunnel. Elles doivent être de surface égale dans chaque paroi latérale du bâtiment. Les entrées d’air de la
ventilation en tunnel sont généralement fermées par une sorte de porte battante ou un système à rideau.
Leur fermeture doit être automatisée et reliée au système de commande.

Les entrées d’air de la ventilation en tunnel doivent fermer correctement pour créer une étanchéité à l'air
pendant les ventilations minimale et de transition. Dans le cas contraire, la fuite d'air créée réduit la pression
de fonctionnement et a un impact négatif sur l’effet escompté pendant les phases de ventilations minimale
et de transition. En outre, la zone du bâtiment où sont situées les entrées d'air du tunnel est plus fraiche et
la litière peut devenir humide.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Si des filtres humides sont utilisés, ils doivent être installés dans une « niche » située à l'extérieur des entrées
du tunnel (voir Figure 39).

Effet courant d’air


Le courant d’air a un effet de rafraîchissement ressenti par les oiseaux, dû à la circulation de l'air pendant
la ventilation en tunnel. Cet effet réel que les oiseaux ressentent est le résultat de l’association de plusieurs
facteurs:
• L'âge de l'oiseau : plus l'oiseau est jeune, plus l'effet de rafraîchissement est important.
• La vitesse de l'air : plus elle est élevée, plus l'effet de rafraîchissement est important.
• La température de l'air (température du bulbe sec) : plus elle est élevée, plus le rafraîchissement
nécessaire est important.
• L'humidité relative (HR) : plus elle est élevée, plus l'effet de rafraîchissement est faible.
• La densité animale : plus elle est élevée, plus l'effet de rafraîchissement est faible.

La vraie température ressentie par les oiseaux pendant la ventilation en tunnel est appelée la température
effective. Elle ne peut pas être mesurée par un thermomètre ou une sonde/un capteur de température. C’est
pourquoi, pendant la ventilation en tunnel, les valeurs mesurées par le thermomètre ou la sonde sont peu
adaptées à la détermination de la température ressentie par l'oiseau (Figure 41).

Figure 41: Effet du rafraîchissement théorique ressenti par un poulet de chair de 3,5 kg à une température
de l'air de 29,4 °C.

Selon le graphique, si la vitesse


de l'air est de 2,5 m/s, l'oiseau
ressent environ 29,4 - 5,6 =
23,8 °C. Mais le capteur de
Courant d’air

température montre encore une


température de 29,4 °C.

Chapitre 5
Vitesse de l’air

Pour cette raison, la meilleure façon de déterminer l'effet de la circulation de l'air sur les oiseaux est
d'observer leur comportement.
• Si les oiseaux sont accroupis et se blottissent les uns contre les autres, ils peuvent avoir froid
indépendamment de ce que le thermomètre affiche.
• Si les oiseaux sont dispersés, mais avec les ailes légèrement écartées du corps, ou couchés sur un côté
avec une aile ouverte, haletant légèrement ou fortement, alors ils ont trop chaud.

Veillez à observer le comportement des oiseaux d'un bout à l'autre du bâtiment lors du réglage de
la ventilation car les conditions d’ambiance peuvent varier selon leur localisation.

Il existe un certain nombre de graphiques décrivant le rafraîchissement ressenti dû au vent comme celui
ci-dessus. Ils peuvent être utilisés en tant qu’indicateurs pour évaluer la vitesse de l'air nécessaire aux
oiseaux selon leur âge et la température du bâtiment. Cependant, l'utilisation d'outils de ce type ne doit
jamais être considérée comme autre chose qu'une recommandation. La meilleure façon de gérer la
ventilation en tunnel est d’observer le comportement des oiseaux (leur répartition et leur activité
dans le bâtiment).

La ventilation en tunnel doit être utilisée avec une extrême prudence chez les jeunes oiseaux qui ressentiront
un effet de rafraîchissement dû au vent supérieur à celui ressenti par des oiseaux plus âgés.

Fonctionnement de la ventilation en tunnel


Lorsque la ventilation en tunnel commence, les ventilateurs des parois latérales doivent s’arrêter (s’ils étaient
utilisés en ventilation de transition) et les entrées d’air des parois latérales doivent se fermer. Celles du tunnel
s’ouvrent et doivent laisser passer tout l'air entrant dans le bâtiment.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Le nombre de ventilateurs qui fonctionnent pendant la ventilation en tunnel détermine la vitesse de l'air
qui circule à travers le bâtiment et l'effet de rafraîchissement sur les oiseaux. Les décisions concernant le
nombre de ventilateurs mis en marche doivent être fondées sur le comportement des oiseaux.

Dans la ventilation en tunnel, la température du thermomètre/capteur doit toujours être quelques degrés
au-dessus de la température du point de réglage requis pour assurer que les oiseaux ne souffrent pas de
refroidissement dû au courant d'air frais. Sa valeur dépend de la température de l'air, de l'humidité relative,
du nombre de ventilateurs en marche et de l'âge des oiseaux.

En mode tunnel, il n’est pas rare d’observer jusqu'à environ 10 % des oiseaux haletant légèrement.

Lorsque tous les ventilateurs du tunnel fonctionnent, si les oiseaux semblent encore avoir trop chaud, alors
il est nécessaire de refroidir l'air. Cela peut être fait soit avec des filtres humides, soit en utilisant un système
de brumisation.

Clôtures de migration

Dans les bâtiments en tunnel, les oiseaux ont tendance à se déplacer vers l'extrémité où se trouve l'entrée
d'air par temps chaud. Cette migration modifie la densité animale et perturbe l'accès des oiseaux à l'aliment
et à l'eau. Elle a un impact sur leur capacité de se maintenir au frais et dans une ambiance confortable.

L’installation de clôtures de migration peut aider à atténuer ce problème (Figure 42). À titre d'exemple, trois
clôtures devraient normalement être utilisées dans un bâtiment de 100 m de long. Ces clôtures doivent
être disposées de façon à créer des "cases" de taille équivalente au sein du bâtiment. Elles doivent être
installées dès que possible après l’accès des oiseaux à l’ensemble du bâtiment. Il est important qu’elles ne
limitent pas le flux d'air.

Figure 42: Exemple d'une clôture de migration dans un bâtiment d’élevage.

Key
Points • La ventilation en tunnel est utilisée par temps chaud à très chaud
ou lorsque les oiseaux ont grandi.
• Le rafraîchissement est réalisé par la circulation de l'air à vitesse
élevée.
• Il faut prendre soin des jeunes oiseaux qui sont sensibles au
courant d’air frais.
• L’installation de clôtures de migration doit être envisagée.
• Les observations du comportement des oiseaux sont le seul moyen
d'évaluer si les conditions d’ambiance sont correctes.

84 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Systèmes de rafraîchissement par évaporation

Qu'est-ce que le rafraîchissement par évaporation?


Il s’agit d’un système qui consiste à diminuer la température de l'air en évaporant de l'eau. Il améliore les
conditions d’ambiance par temps chaud et augmente l’efficacité de la ventilation en tunnel. Il ne doit être
utilisé que lorsque le comportement des oiseaux indique que l'effet du rafraîchissement par le vent lui-même
n’assure plus leur confort. Son objectif est de maintenir la température du bâtiment au niveau de confort où
étaient récemment les oiseaux lorsque tous les ventilateurs fonctionnaient. Il ne consiste pas à ramener la
température au niveau (ou même à proximité) de la valeur de référence du bâtiment.

Le niveau du rafraîchissement par évaporation obtenu dépend de l'humidité relative de l'air ambiant extérieur.
• Plus l'humidité relative de l'air est faible, plus la quantité d'humidité qu'il peut accepter est élevée, et
donc plus grande est sa capacité d’être rafraîchi par évaporation.
• Plus l'humidité relative est élevée, moins la capacité de rafraîchissement par évaporation de l'air est
importante.

À tout moment, la différence entre la température du bulbe sec (température réelle de l'air) et celle du
bulbe humide (température lorsque l'air est saturé à 100%) donne une indication du rafraîchissement
maximal par évaporation qui pourrait avoir lieu en supposant qu’il soit efficace à 100 % (Figure 43). En
réalité, la température réelle qui peut être réduite sera plus proche de 65 à 75 % de la différence entre les
températures du bulbe sec et du bulbe humide.

Figure 43: Le rafraîchissement maximal possible induit par évaporation est d'environ 75 % de la différence
entre la température du bulbe sec et du bulbe humide.

Rafraîchissement maximal possible


(différence entre la température du bulbe

Chapitre 5
sec et du bulbe humide)

Bulbe sec Bulbe humide

Il existe deux types principaux de rafraîchissement par évaporation : les filtres humides et les systèmes de
brumisation.

Filtre humide
Dans ce système, l'air frais est aspiré à travers un filtre imprégné d'eau (filtre humide) par les ventilateurs
du tunnel. Les filtres humides doivent être installés à l'extrémité opposée du bâtiment par rapport aux
ventilateurs du tunnel (Figure 44). La moitié de la superficie totale des filtres humides doit être installée sur
chacune des parois latérales, bien que dans certains cas une partie puisse également être installée sur une
partie du mur de pignon (Figure 45).

2014 85
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Figure 44: Filtre humide avec ventilation en tunnel.

Flux d’air

Eau

Filtre humide

Air rafraîchi
pénétrant dans Air chaud
le bâtiment

Eau pour la recirculation

Cette conception et la disposition des filtres humides permettent à de grands volumes d'air utilisés dans la
ventilation en tunnel de traverser les filtres et d’être rafraîchis avant d'entrer dans le bâtiment.

Figure 45: Exemple d'un filtre humide installé sur la paroi latérale du bâtiment (dans une « niche »).

Pour que le système de ventilation en tunnel fonctionne efficacement, il est important que la surface du filtre
humide soit correctement calculée en fonction de la capacité totale de fonctionnement des ventilateurs.

Une surface correcte des filtres humides assure que la pression de fonctionnement des ventilateurs n’est
pas excessive. Si elle est trop faible, la pression de fonctionnement des ventilateurs va augmenter ce qui à
son tour réduira la capacité des ventilateurs et la vitesse de l'air à travers le bâtiment. La conception et les
performances de ces filtres humides doivent être adaptées au bâtiment dans lequel ils doivent être installés.
Ils doivent compléter et améliorer la ventilation en tunnel.

86 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Fonctionnement des filtres humides


L'utilisation des filtres humides doit être gérée correctement pour assurer que les oiseaux ne souffrent pas
du refroidissement. Son niveau d’efficacité dépend de l'humidité relative ambiante.

Au cours du rafraîchissement par évaporation, l’eau est projetée sur les filtres humides par des pompes
de rafraîchissement. Lorsque ces dernières commencent à fonctionner, il faut prendre soin de contrôler
l’alimentation en eau des filtres. Un excès d'eau provoque une réduction rapide de la température du
bâtiment. Cela entraîne à son tour l’arrêt des ventilateurs (s’ils sont automatisés), ce qui change l'effet
courant d’air frais sur les oiseaux et les conditions d’ambiance d'un bout à l'autre du bâtiment. En fin de
compte, cela affecte le confort et la santé des oiseaux.

Le meilleur contrôle de la gestion des filtres humides peut être obtenu en alternant le fonctionnement et
l‘arrêt de la pompe de rafraîchissement. Cela permet de limiter la quantité d'eau nécessaire aux filtres
humides au début, et donc de mieux réguler la température du bâtiment. Si elle continue à augmenter, alors
le régulateur doit être programmé pour accroître automatiquement la durée de fonctionnement de la pompe
et ainsi projeter plus d'eau sur le filtre, essayant ainsi de maintenir la température requise plutôt que de créer
une réduction importante de la température du bâtiment.

La pompe de rafraîchissement ne doit pas fonctionner en continu jusqu'à ce que la température du bâtiment
impose son arrêt. Si cela se produit, une grande partie du filtre sera humide au moment où la pompe s’arrête,
et la température continuera à diminuer jusqu'à ce que le filtre devienne sec. Ce mode de réglage de la
pompe pourrait entraîner une fluctuation de la température du bâtiment de 4 à 6 °C et parfois plus.

La qualité de l'eau peut avoir un effet significatif sur le fonctionnement des filtres humides. Une eau dure,
très riche en calcaire peut réduire la durée de vie d’un filtre humide.

Pulvérisation/brumisation
Les systèmes de pulvérisation rafraichissent l'air entrant par l’évaporation de gouttelettes d'eau obtenues par
pompage à travers les buses du pulvérisateur / brumisateur (Figure 46). Les lignes de brumisation doivent
être placées près des entrées d'air pour optimiser la vitesse d'évaporation et des lignes supplémentaires
doivent être ajoutées dans tout le bâtiment.

Chapitre 5
Figure 46: Exemple d’un système de brumisation pour un bâtiment à ventilation transversale.

Il existe trois types de système de pulvérisation:


• Basse pression : 7 à 14 bars ; finesse des gouttelettes jusqu'à 30 microns.
• Haute pression : 28 à 41 bars ; finesse des gouttelettes de 10 à 15 microns.
• Ultra haute pression (vaporisation) : 48 à 69 bars ; finesse des gouttelettes de 5 microns.

Les systèmes à basse pression fournissent le rafraîchissement le plus faible. En outre, la taille plus grande
des gouttelettes augmente le risque qu’elles ne s’évaporent pas et rendent la litière humide. Ces systèmes
sont déconseillés pour une utilisation dans les zones à forte humidité relative.

Le système à ultra-haute pression fournit le meilleur rafraîchissement et présente le plus faible risque de
litière humide.

Le nombre de buses et la quantité totale d'eau utilisée doivent être adaptés à la capacité maximale des
ventilateurs de tunnel.

2014 87
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Humidité relative, oiseaux et rafraîchissement par évaporation


1. Le rafraîchissement par évaporation est plus efficace dans un environnement présentant une humidité
relative (HR) basse.
2. Lorsque les oiseaux halètent, ils utilisent le rafraîchissement par évaporation pour les aider à évacuer la
chaleur et à réduire leur température corporelle.
3. Lorsqu'un système de rafraîchissement par évaporation (filtres ou pulvérisateurs/brumisateurs) fonctionne,
l'eau s’évapore dans l'environnement, ce qui augmente l'humidité relative de l'air.

Si un système de rafraîchissement par évaporation fonctionne à son potentiel maximal avec tous les
ventilateurs du tunnel en marche, mais que les oiseaux sont toujours haletants, alors l'humidité relative du
bâtiment peut être élevée.

Un système de rafraîchissement par évaporation doit toujours fonctionner sur la base de l’association des
facteurs température et humidité relative et jamais uniquement sur la température et/ou l'heure de la journée.

Il faut éviter d'utiliser le rafraîchissement par évaporation sans une vitesse de l'air suffisante en particulier
avec les oiseaux plus âgés. Bien que ce système réduise la température de l'air, il augmente aussi le taux
d'humidité relative. Cette augmentation restreint la capacité des oiseaux à réduire leur température corporelle
par le biais du halètement.

Cependant, en associant le rafraîchissement par évaporation avec une vitesse de l'air élevée sur les oiseaux,
on augmente la quantité de chaleur que l'oiseau est capable d’éliminer dans l'environnement et on réduit son
besoin de se rafraîchir par halètement.

Au cours des dernières années, la recommandation était d'éviter d'utiliser le rafraîchissement par évaporation
lorsque l'humidité relative du bâtiment était supérieure à 70-75 % pour permettre à l'oiseau de réduire
davantage sa température corporelle par halètement. Des recherches récentes suggèrent que l'oiseau est
capable de tolérer une humidité relative plus élevée à condition que la vitesse de l'air soit suffisante pour
l'aider à évacuer sa chaleur corporelle dans l'air environnant.

Dans les climats chauds et humides, lorsque l’humidité relative naturelle est proche de la saturation dans
l'après-midi/soirée, alors une vitesse élevée et un renouvellement de l'air rapides dans le bâtiment jouent
un rôle primordial pour la survie des oiseaux. Dans ces conditions, il est essentiel que le bâtiment soit
correctement conçu (nombre adéquat de ventilateurs et taille correcte des entrées d’air du tunnel et des filtres
humides).
Key
Points
• Le rafraîchissement par évaporation est utilisé pour améliorer la ventilation
en tunnel par temps chaud.
• Il existe deux types de systèmes : filtre humide et pulvérisation / brumisation.
• Maintenez propres à la fois les ventilateurs, brumisateurs, évaporateurs et
entrées d’air.
• Le rafraîchissement par évaporation ajoute de l'humidité dans l'air et
augmente l'humidité relative. Il est important de faire fonctionner le système
en fonction de l'humidité relative ainsi que de la température du bulbe sec
pour assurer le bien-être des oiseaux.
• Observez le comportement des oiseaux pour vous assurer qu’ils sont toujours
en situation confortable.

Programme lumineux pour poulets de chair


Le programme lumineux et la façon dont il est géré (heures de lumière et d'obscurité et manière dont la
lumière est distribuée au cours de la journée) peuvent avoir un impact sur la productivité et le bien-être des
poulets de chair. Ces derniers bénéficient d’une alternance définie de lumière et d'obscurité (jour et nuit) qui
crée des périodes distinctes pour le repos et l'activité. Un certain nombre de processus physiologiques et
comportementaux importants suivent des rythmes diurnes normaux. Par conséquent, des cycles définis de
lumière et d'obscurité permettent aux poulets de suivre des modèles naturels de croissance, développement
et comportement.

Un programme lumineux doit être de conception simple et facile à mettre en œuvre. Pour qu’il soit optimal,
il doit s’adapter aux caractéristiques individuelles du lot et aux exigences du marché. Il est soumis à la
réglementation locale et cela doit être pris en compte. Cependant, s’il existe un certain nombre de points
qui doivent être respectés en toutes circonstances, des ajustements peuvent t être faits en fonction des
caractéristiques du lot.

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ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Livret Aviagen : Programme lumineux pour


poulets de chair

Programme lumineux

Un programme lumineux comporte quatre éléments importants. Il s’agit de:


• La longueur de la photopériode: le nombre d'heures de lumière et d'obscurité réparties sur une période
de 24 heures.
• La répartition de la photopériode : la façon dont les heures de lumière et d'obscurité sont réparties sur
une période de 24 heures.
• La longueur d'onde : la couleur de la lumière.
• L’intensité lumineuse : la clarté de la lumière

Les interactions entre ces facteurs doivent être prises en compte lors de la mise en place d’un programme
lumineux pour poulets de chair. Par exemple, certains paramètres de production ou de bien-être (croissance,
IC, mortalité) peuvent changer en fonction des modifications dans la répartition des périodes d’éclairage et
d’obscurité, ainsi qu’en fonction des variations de couleur et d’intensité de la lumière.

Durée et modèle d’éclairage

Le programme lumineux utilisé par de nombreux producteurs de poulets de chair dans le passé consistait
essentiellement en un éclairage continu (une longue période de lumière continue suivie par une courte
période d'obscurité pouvant atteindre une heure). Il était admis que les oiseaux mangeraient et boiraient
davantage et se développeraient plus rapidement en cas d’éclairage permanent. Cette hypothèse s’est
maintenant révélée fausse. Non seulement un éclairage continu ou quasi-continu entraîne effectivement des
poids à l’abattage réduits, mais il a aussi des effets négatifs sur la santé et le bien-être des poulets de chair.

Chapitre 5
Par conséquent, Aviagen ne recommande pas un éclairage continu ou quasi-continu tout au long de la vie
des poulets de chair.

Des informations récentes provenant d'essais suggèrent que:


• Après l'âge de 7 jours, environ cinq heures d'obscurité peuvent être optimales (4 à 6 heures).
• Il n'y a pas de réduction du taux de croissance jusqu’à l’âge de 39 jours et peut-être même une
augmentation jusqu’à l’âge de 49 jours. L’indice de consommation s’améliore en particulier dans les
derniers stades de la croissance.
• La mortalité due au syndrome de mort subite (SMS ou poulet couché sur le dos en position de « flip-over
») et la mortalité et la morbidité dues à l'ascite et aux troubles du squelette sont réduites.
• La mobilité des oiseaux est améliorée et la gravité des lésions au niveau des coussinets plantaires peut
être réduite.
• La proportion de viande telle que celle des cuisses peut être augmentée.
• Le bien-être des oiseaux est amélioré dans la mesure où on facilite un rythme biologique plus normal,
notamment avec des périodes de repos.

Le degré auquel un programme lumineux affectera la production de poulets de chair, est influencé par un
certain nombre de facteurs:
• Le moment de mise en place du programme : sa mise en place précoce sera plus bénéfique pour la
santé des oiseaux.
• L'âge au ramassage : les oiseaux âgés sont plus susceptibles de bénéficier de périodes d'obscurité.
• L’environnement : les effets d’une densité animale accrue (supérieure aux niveaux recommandés) seront
aggravés par une période d'obscurité plus longue. Cependant, des ajustements tels que l'utilisation de
systèmes simulant l’aurore et le crépuscule contribueront à atténuer ces problèmes.
• La gestion des mangeoires : les effets d’un espace limité aux mangeoires seront aggravés par une
exposition plus longue à l'obscurité. Mais, de nouveau, une bonne gestion des programmes lumineux
(c’est-à-dire des systèmes simulant l’aurore et le crépuscule) peut aider à atténuer le problème.
• Le taux de croissance des oiseaux : l'impact de l'éclairage sera plus grand chez les oiseaux à croissance
rapide.

2014 89
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Tous les programmes lumineux doivent comporter une longue durée de jour telle que 23 heures de lumière et
1 heure d’obscurité au cours des premiers stades de la croissance, jusqu'à l’âge de sept jours. Cela permet
d'assurer aux poussins une bonne prise alimentaire précoce. Une réduction prématurée de l’éclairage réduit
les activités d'alimentation et d’abreuvement et fait baisser les gains de poids vif au démarrage.

Il est recommandé d’appliquer un minimum de 4 heures d'obscurité à partir de 7 jours d’âge. Ne pas le faire
se traduit par:
• Des comportements alimentaires et d’abreuvement anormaux en raison de la privation de sommeil.
• Des performances biologiques sous-optimales.
• Une diminution du bien-être des oiseaux.

Les programmes lumineux pour poulets de chair sont soumis à la réglementation locale, et la durée réelle
des périodes d’obscurité doit s’y conformer.

Juste avant le ramassage, donner une plus grande quantité de lumière (par exemple, en l’augmentant à 23
heures de lumière trois jours avant) peut faciliter le retrait de l’aliment (en stabilisant les habitudes de prise
alimentaire) et le ramassage (en aidant les oiseaux à rester calmes). Mais cela peut avoir un impact négatif
sur l’IC et peut être contre-indiqué à la réglementation dans certaines régions.

• Simplifiez les choses.


• Un éclairage continu ou quasi-continu n’est pas optimal.
• L'exposition à l'obscurité augmente la croissance des oiseaux en
Key
période de finition, améliore l'efficacité alimentaire, réduit la morbidité
Points
et la mortalité, et est nécessaire à un comportement normal.
• L’application du programme lumineux doit se conformer à la
réglementation locale. Il dépend des caractéristiques individuelles
du lot et des exigences du marché, mais les recommandations
suivantes bénéficieront au bien-être des oiseaux et aux performances
biologiques.
-- De 0 à 7 jours d'âge, les poussins doivent avoir 23 heures de
lumière et 1 heure d’obscurité.
-- Après 7 jours, une période d'obscurité de 4 à 6 heures peut être
bénéfique.
• De nombreux aspects de la conduite d’élevage interagissent avec le
programme lumineux et modifient les effets du type d'éclairage sur
les performances des oiseaux.

Changements progressifs ou brusques de la lumière

Les changements brusques (réduction des heures de lumière) entraînent une chute immédiate de la prise
alimentaire, du poids corporel et de l’indice de consommation. Bien qu’avec le temps, les poulets de chair
adaptent leur comportement (modifient leur habitude de consommation alimentaire) en réponse à un tel
changement, il est préférable de faire des variations progressives du programme lumineux (à la fois de la
durée du jour et de l'intensité lumineuse). Cela est particulièrement important si les oiseaux doivent être
abattus plus jeunes. Dans ce cas, ils auront en effet moins de temps pour s’adapter à leur comportement
d’alimentation et d’abreuvement, et ainsi, les effets sur leurs performances seront plus prononcés.

En plus des changements progressifs du programme lumineux lui-même, il peut également être bénéfique
de faire varier graduellement l’éclairage afin de simuler l’aube et le crépuscule. L’activité alimentaire des
poulets de chair est à son plus haut niveau immédiatement après l’allumage des lumières et pour une
période d'environ 1 heure avant qu’elles ne s’éteignent. L'utilisation de systèmes simulant l’aurore et le
crépuscule (annonçant le jour ou la nuit sur une période de 15 à 45 minutes) entraîne un déplacement
progressif des oiseaux vers les mangeoires ce qui peut aider à réduire l'affluence.

Key
Points
• Lors des changements du programme lumineux, il est préférable
de faire de petites modifications sur une période de quelques
jours (2 à 3 jours) plutôt qu’un changement brusque.
• L’utilisation d'un programme simulant l’aurore et le crépuscule
en plus d'un programme lumineux conduit à un réveil et un repos
progressifs des oiseaux en fin de journée. Cela entraîne une moins
grande affluence à la mangeoire.

90 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Programmes lumineux intermittents

Les programmes lumineux intermittents se composent de blocs de temps associant à la fois des périodes
de lumière et d’obscurité, qui sont répétés tout au long de la journée. Le fractionnement de la période
d’obscurité en deux ou plusieurs sections peut avoir un impact sur certains paramètres de la productivité
des poulets de chair. Leur poids vif au ramassage et le pourcentage de filets peuvent être plus élevés. Avec
l'utilisation de programmes lumineux intermittents, les poulets de chair consomment des rations limitées
(c’est-à-dire en courtes périodes d'alimentation) suivies de périodes de digestion (c’est-à-dire les périodes
d’obscurité). L’activité supplémentaire causée par une alternance régulière de lumière et d'obscurité
peut être bénéfique à la santé des pattes et à la qualité de la carcasse. Si des programmes lumineux
intermittents sont utilisés, le protocole doit être conçu aussi simplement que possible pour permettre sa
mise en œuvre pratique. Conformément aux recommandations, il faut accorder aux oiseaux au minimum
une séquence continue de 4 heures d'obscurité. Tout programme lumineux intermittent doit se conformer
à la réglementation locale.

Si un programme lumineux intermittent est utilisé, un espace adéquat aux mangeoires et aux abreuvoirs doit
être fourni. Il peut également être nécessaire de décaler les périodes de « réveil » d’un bâtiment à l’autre
de l’exploitation pour s’assurer que l'approvisionnement en eau ne dépasse pas ses capacités maximales.

Gestion des températures élevées

Dans des conditions climatiques chaudes et lorsque des moyens de contrôle de l'ambiance ne sont pas
disponibles (comme dans les bâtiments ouverts sur un côté), la période sans lumière artificielle doit être
programmée pour optimiser le confort des oiseaux. Par exemple, l'aliment peut être retiré momentanément
au cours de la période la plus chaude de la journée et une phase d'éclairage peut être fournie dans la nuit
pour permettre aux oiseaux de se nourrir au cours de cette période plus fraîche.

Au moins 4 heures d'obscurité continue doivent être assurées pendant la nuit.


Key
Points

Chapitre 5
• Par temps chaud ou dans des bâtiments ouverts sur un côté, la période
de lumière artificielle doit être assurée à un moment qui permet
d’optimiser le confort des oiseaux.

Source et couleur de la lumière

Plusieurs types de source lumineuse peuvent être utilisés pour les poulets de chair (Figure 47). Les types
les plus courants d'éclairage sont : incandescent, fluorescent ou a LED.
• Les lampes à incandescence fournissent une bonne gamme spectrale mais ne sont pas économes en
énergie.
• Les lampes fluorescentes sont plus efficaces que les lampes à incandescence, mais elles perdent leur
intensité au fil du temps et doivent être remplacées avant d’être réellement défaillantes.
• Les lampes à LED (diodes électroluminescentes) sont efficaces et des couleurs spécifiques d'éclairage
peuvent être choisies. Le coût initial est élevé, mais les ampoules durent beaucoup plus longtemps.

Actuellement, il y a peu de preuves que la source lumineuse affecte les performances biologiques des
poulets de chair. L'éclairage doit être maintenu en bon état de fonctionnement et les ampoules remplacées
si besoin. Cela réduira/évitera entre autres choses le scintillement de la lumière qui est néfaste au bien-être
des oiseaux et qui peut affecter leur comportement.

2014 91
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Figure 47: Exemples de types de sources lumineuses pouvant être utilisés pour les poulets de chair.

Projecteur fluorescent compact Tube fluorescent Ampoule LED équivalant à 60


équivalant à 60 watts watts

Tube fluorescent compact de Tube fluorescent compact de Tube fluorescent compact de


60 watts 60 watts avec étui protecteur puissances électriques variables
Utilisation 40/75/150 watts

Ampoule fluorescente SL Ampoule à tungstène de 60 Ampoule claire à tungstène de


compacte ancienne watts à lumière douce 40 watts

92 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Lorsque l'on compare différentes longueurs d'onde de lumière monochromatique de même intensité
lumineuse, la vitesse de croissance des poulets de chair semble meilleure lorsqu'ils sont exposés à des
longueurs d'onde de 415 à 560 nm (du violet au vert) plutôt que > 635 nm (rouge) ou à une lumière à large
spectre (blanc).
Key
Points

• Il y a peu de preuves que la source de lumière affecte les


performances des oiseaux.
• Une lumière du violet au vert peut être bénéfique à la croissance
des poulets de chair.

Intensité lumineuse

La réglementation locale concernant l'intensité lumineuse doit être respectée, mais l’utilisation d’une
intensité lumineuse de 30 à 40 lux de 0 à 7 jours d'âge et d’au moins 5 à 10 lux par la suite permettra
d'améliorer l'activité alimentaire et la croissance (Figure 48).

Figure 48: Exemple d'intensité lumineuse de 10 lux (image de gauche) et 30 lux (image de droite).

Chapitre 5
Une faible intensité lumineuse de jour (en dessous de 5 lux) peut avoir un impact négatif sur la mortalité,
l’IC et la croissance. De faibles intensités lumineuses peuvent également:
• Affecter la croissance de l'œil.
• Entraîner une augmentation des lésions des coussinets plantaires.
• Réduire l'activité et les comportements de confort (bain de poussière, grattage etc.).
• Avoir un impact sur les rythmes physiologiques puisque les oiseaux peuvent ne pas être capables de
détecter la différence entre le jour et la nuit.

Pour atteindre l’état d'obscurité de la nuit, l'intensité lumineuse doit être inférieure à 0,4 lux. Au cours des
périodes d'obscurité, il faut prendre soin d'éviter l'infiltration de lumière à travers les entrées d'air, les niches
des ventilateurs et les cadres de porte. Des tests réguliers doivent être réalisés pour vérifier l'efficacité de
la protection contre la lumière. Pour ce faire, cela consiste à se tenir au centre du bâtiment et à éteindre les
lumières. Il est alors possible d’observer toute fuite de lumière dans le bâtiment.

L'intensité lumineuse doit être répartie uniformément dans tout le bâtiment (des réflecteurs placés au-dessus
des lampes peuvent en améliorer la diffusion). Un photomètre est un outil peu coûteux mais important pour
s’assurer que l'intensité lumineuse est appropriée.

Key
Points
• Assurez une intensité lumineuse de 30 à 40 lux jusqu’à l’âge de 7
jours. Par la suite, apportez une intensité d'au moins 5 à 10 lux. La
réglementation locale doit être respectée à tout moment.
• Au cours de la période d’obscurité, une intensité lumineuse
inférieure à 0,4 lux doit être fournie.
• Assurez-vous que la lumière est répartie uniformément dans tout le
bâtiment et empêchez les infiltrations de lumière.

2014 93
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Gestion de la litière
La région géographique, l'économie locale et la disponibilité des matières premières dicteront le choix du
matériau de litière. Le Tableau 25 présente les avantages et les inconvénients des différents types de litière.

Tableau 25: Avantages et inconvénients des différents types de litière pour les volailles.
Type de litière Avantages / inconvénients
Copeaux et sciure de résineux Type de litière préféré dans de nombreuses régions.
Prix en augmentation et approvisionnement difficile.
Copeaux et sciure de feuillus Souvent riches en humidité.
Risque de développement de moisissures dangereuses en cas de stockage
inapproprié.
Copeaux de résineux ou de Utilisés avec succès dans de nombreuses régions.
feuillus Peuvent provoquer une augmentation des ampoules au niveau du bréchet s’ils
deviennent trop humides.
Écorces de résineux ou de Similaires aux copeaux pour la capacité de rétention d’eau.
feuillus Particules de taille moyenne préférées.
Balles de riz Bon matériau lorsque disponible à un prix compétitif.
Les jeunes poussins peuvent avoir tendance à manger cette litière.
Coques d’arachide Litière peu coûteuse dans les zones de production d'arachide.
Tendance à l’agglomération et à la formation d’une croûte, facile à gérer.
Favorable à la croissance de moisissures et fréquence accrue d'aspergillose.
Quelques cas de contamination par les pesticides ont été relevés.

Cosses de noix de coco Litière peu coûteuse dans les zones de production de noix de coco.
Tendance à l’agglomération et à la formation d’une croûte, faciles à gérer.
Sable Peut être utilisé dans les zones arides sur les sols en béton.
S’il est trop profond, le mouvement des oiseaux peut être entravé.
Nécessite une bonne gestion.
Il est plus difficile de maintenir la température du sol pendant le démarrage par temps
froid.
Nécessite beaucoup de temps et de ventilation avant le démarrage pour bien le
sécher.
Épis de maïs écrasés Disponibilité limitée.
Peut causer une fréquence accrue des ampoules au bréchet.
Paille ou foin haché Agglomération fréquente.
La croissance des moisissures est possible.
Meilleure utilisation en mélange 50/50 avec des copeaux de bois.
Lents à se décomposer.
Granulés de paille Capacité de rétention d'eau augmentée par rapport à la sciure de bois.
Agglomération moins facile que la sciure.
Papier traité Peut être difficile à gérer dans des conditions humides.
Tend à s’agglomérer avec une augmentation de la taille des particules.
L’épandage de copeaux sur une base de papier peut être utile pour réduire
l’agglomération.
Granulés de paille traités À utiliser selon les recommandations du fournisseur.
chimiquement
Tourbe Utilisable avec succès.
Paille de lin Agglomération peu fréquente.
Non poussiéreuse.
Bonne absorption.
Litière recyclée Non recommandée.
Augmentation de la fréquence de la contamination bactérienne.

Quel que soit le type de litière utilisé dans le bâtiment, une bonne litière doit avoir les qualités suivantes:
• Bonne absorption de l'humidité.
• Biodégradabilité.
• Confort pour l’oiseau.
• Faible niveau de poussière.
• Absence de contaminants.
• Disponibilité constante à partir d'une source assurant la biosécurité.

94 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

• Les sols en béton sont lavables et permettent une biosécurité et une gestion de la litière plus efficaces.
Les sols en terre ne sont pas recommandés.

Une litière de mauvaise qualité est un facteur qui contribue à augmenter l’incidence de la dermatite
des coussinets plantaires. Puisque la cause principale de cette affection podale est une litière humide
et agglomérée, il est important de maintenir une ventilation adéquate pour contrôler l'humidité dans le
bâtiment. La dermatite des coussinets plantaires peut entraîner une fréquence accrue des déclassements
de carcasses. Elle doit être surveillée afin de déterminer si une quantité supplémentaire de litière doit être
ajoutée. La Figure 49 donne quelques-unes des principales causes d’une litière de mauvaise qualité.

Figure 49: Causes d’une litière de mauvaise qualité.


Aliments à taux
élevés en sel et en
Mauvaise gestion de protéines
l’ambiance du
bâtiment
Litière de qualité
médiocre
Gestion des
abreuvoirs Qualité Matériau ou épaisseur

de la
litière Entérites d’origine
Densité animale pathologique
élevée
Matières grasses de
Eau de qualité
l’aliment de mauvaise
médiocre
qualité

Réutilisation de la litière

Aviagen déconseille de réutiliser la litière. Bien que ce soit une mauvaise pratique, cela peut être inévitable
dans les régions où l'approvisionnement et le coût d’une nouvelle litière pour chaque lot sont prohibitifs.

Chapitre 5
Si la réutilisation de la litière est inévitable, le processus doit être bien géré pour minimiser les pertes de
performance du lot. Une des méthodes les plus courantes pour traiter la litière utilisée est le compostage et
la création d’« andains » à l’intérieur du bâtiment. L’utilisation correcte de ces techniques n’est pas une tâche
facile et doit être abordée avec prudence. Des méthodologies doivent être mises en œuvre pour mesurer les
niveaux d'humidité et la contamination par des agents pathogènes et des substances nocives.

Les points à considérer lors du compostage de la litière sont les suivants:


• Détermination de la quantité de litière.
• Dosage du carbone.
• Dosage de l'azote.
• Calcul du rapport carbone/azote.
• Dosage de l'eau.
Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Aviagen Brief: Traitements de la litière réutilisée pour une meilleure


santé des oiseaux

Key • Protégez les poulets de chair contre les lésions et apportez un revêtement
Points sec et chaud au sol en utilisant des quantités suffisantes d'une litière de
bonne qualité.
• Évitez les causes nutritionnelles de litière humide.
• Assurez une ventilation adéquate et évitez l'excès d'humidité.
• Choisissez une litière qui est absorbante, non poussiéreuse et propre.
• La litière doit être facilement disponible à faible coût à partir d'une source
fiable.
• Utilisez de la litière fraîche pour chaque lot pour empêcher la réinfection par
des agents pathogènes.
• Les installations de stockage de la litière doivent être protégées des
intempéries et sécurisées contre l'accès des animaux nuisibles et des
oiseaux sauvages.

2014 95
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Logement et environnement

Densité animale
La densité animale est finalement une décision fondée sur la rentabilité et la réglementation locale sur le bien-
être.Elle influence le bien-être des oiseaux, les performances des poulets de chair, l'homogénéité et la qualité
des produits.
Le surpeuplement augmente les pressions de l’environnement sur les poulets de chair, compromet le bien-être
des oiseaux et réduit la rentabilité.

La qualité du logement et les systèmes de contrôle de l'environnement déterminent la meilleure densité


animale. Si elle augmente, la ventilation, l'espace aux mangeoires et la disponibilité des abreuvoirs doivent
être ajustés.

La surface au sol nécessaire à chaque poulet de chair dépend:


• Du poids vif cible et de l'âge à l’abattage.
• Du climat et de la saison.
• Du type et du système de logement et des équipements, en particulier de la ventilation.
• De la réglementation locale.
• Des exigences de certification d'assurance qualité.

Dans certaines régions du monde, la réglementation relative à la densité animale est basée simplement sur le
nombre de kg/m2. Un exemple fondé sur les recommandations de l'UE est donné ci-dessous.

Dans l'Union européenne, les densités animales sont réglementées par la Directive UE sur le bien-être du
poulet de chair (2007):
• 33 kg/m2 ou
• 39 kg/m2 si des normes plus strictes sont remplies ou
• 42 kg/m2 si des normes de bien-être exceptionnellement élevées sont respectées pendant une période de
temps prolongée.

Une alternative, basée sur l'élevage des oiseaux, prend en compte le nombre d'oiseaux et leur masse sur la
surface du sol. L’exemple ci-dessous suit les recommandations du National Chicken Council (2010) utilisées
aux États-Unis:
• Below 2,04 kg, la densité animale maximale est de 32 kg/m2.
• 2,04-2,49 kg, la densité animale maximale est de 37 kg/m2.
• Au-dessus 2,49 kg, la densité animale maximale est de 42 kg/m2.

Il est important de s’assurer que la réglementation locale concernant la densité animale est respectée.

Les normes de bien-être se réfèrent à un apport suffisant d’aliment et d'eau, à de bonnes conditions
d’ambiance durables et à une incidence minimale de la dermatite des coussinets plantaires.

Densité animale dans des conditions climatiques de températures élevées

Dans les climats chauds, la densité animale dépend de la température et de l'humidité ambiantes. Il faut faire
les modifications appropriées selon le type de bâtiment et la capacité des équipements.

Des exemples de densité animale utilisée dans les climats chauds sont indiqués ci-dessous.
Dans les bâtiments avec environnement contrôlé:
• Un maximum de 30 kg/m2 à l’abattage.
Dans les bâtiments ouverts sur un côté, avec contrôle de l'environnement médiocre:
• Un maximum de 20 à 25 kg/m2 à l’abattage.
• Aux moments les plus chauds de l'année un maximum de 16 à 18 kg/m2.
Dans les bâtiments ouverts sur un côté, sans contrôle de l'environnement:
• Il n’est pas recommandé d’élever des oiseaux pour des poids vifs supérieurs à 3 kg.
Key
Points
• Ajustez la densité animale à l'âge et au poids auxquels le lot doit être abattu.
• Adaptez la densité animale au climat et au type de logement.
• Réduisez la densité animale si les températures cibles du bâtiment ne
peuvent pas être atteintes en raison du climat chaud ou de la saison.
• Ajustez la ventilation et l’espace aux mangeoires et aux abreuvoirs si la
densité animale est augmentée.
• Respectez la réglementation locale et les exigences des normes d'assurance
qualité établies par les acheteurs du produit.

96 2014
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Chapitre 6 - Contrôle du poids vif et de l’homogénéité


des performances

Objectif
Évaluer les performances des lots en pesant régulièrement les oiseaux et en comparant leurs résultats aux
objectifs. S’assurer que les spécifications définies pour le produit fini sont respectées aussi précisément
que possible.

Principes
La rentabilité dépend de l’optimisation de la proportion d'oiseaux répondant précisément aux spécifications
établies comme objectif. Cela nécessite une croissance prédictible et homogène.

La gestion de la croissance dépend de la connaissance des performances passées, présentes et prévisibles


dans le futur. Cette information et les actions qui en découlent ne peuvent être exploitées que si la croissance
est mesurée avec précision.

Prédictibilité du poids vif


Des informations précises sur le poids vif et le coefficient de variation (CV) de chaque lot sont essentielles
pour planifier l'âge approprié au ramassage. Elles permettent aussi de s’assurer que le nombre maximal
d'oiseaux se situe dans l’intervalle de poids recherché au ramassage.

Les oiseaux doivent être pesés au moins une fois par semaine. Cependant, l'augmentation de la fréquence
de la pesée fournit des mesures et des prévisions plus précises du poids vif et de l'homogénéité. Au fur
et à mesure que la vitesse de croissance augmente et que le moment du ramassage approche, la mesure
précise du poids vif nécessite souvent de faire des pesées deux fois par semaine.

La prédictibilité du poids vif du lot au ramassage exige de peser un grand nombre d'oiseaux (environ 100 ou
plus en fonction du CV du lot) à plusieurs reprises à proximité de l'âge de ramassage (dans les 2 à 3 jours).

Chapitre 6
Le tableau ci-dessous indique le nombre minimal d'oiseaux à prélever pour obtenir une estimation du poids
vif avec une fiabilité et une précision suffisantes dans les lots compte tenu de leurs différentes variabilités.

Tableau 26: Nombre minimal d'oiseaux à prélever pour obtenir une estimation précise du poids vif selon
l’homogénéité du lot.
Homogénéité du lot+ Nombre d’oiseaux à peser++
Homogène (CV% = 8) 61
Homogénéité modérée (CV% = 96
10)
Homogénéité médiocre (CV% = 138
12)

+ Tel que mesuré par le coefficient de variation (CV, soit écart-type / poids vif moyen * 100) : plus sa valeur est élevée,
plus le poids vif du lot est variable.
++ L’estimation du poids vif se situe entre +/- 2 % du poids vif réel. Elle est exacte dans 95 % des cas.

Les oiseaux peuvent être pesés manuellement en utilisant une balance à cadran (avec une précision de
± 20g) ou électronique (avec une précision de ± 1 g). L’une ou l’autre peut être utilisée avec succès, mais
la même balance doit être employée à chaque fois pour obtenir des mesures précises pour chaque lot.
Des variations inattendues du poids vif peuvent être le signe d'une erreur ou d’un dysfonctionnement
des balances. Leur précision et leur repetabilité doivent être régulièrement contrôlées au moyen de poids
standards.

2014 97
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Pesée manuelle
Dans le cas d’une pesée manuelle, les oiseaux doivent être pesés régulièrement et au même moment de la
journée. À chaque fois, des échantillons de taille égale doivent être prélevés dans au moins trois endroits de
chaque bâtiment ou parc. La capture et la manipulation des oiseaux exigent des compétences pour éviter
blessures ou stress. Elles ne doivent être effectuées que par un personnel expérimenté qui a été préalablement
formé à cette tâche de manière appropriée. À tout moment, il faut tenir compte du bien-être des oiseaux.

Pesée des oiseaux en vrac

Entre 0 et 21 jours, les oiseaux doivent être pesés en vrac. Un minimum de 100 individus (ou 1 % de la
population en fonction du nombre) doit être pesé à chaque fois. S’ils ont été sexés, il convient de peser au
minimum 100 oiseaux (ou 1% de la population) de chaque sexe. Ils doivent être attrapés en utilisant des cadres
ou des parcs de capture. Les balances doivent être suspendues au-dessus de la cage dans un endroit sûr.
Elles doivent être réglées à « zéro » avec le seau ou le récipient dans lequel les oiseaux seront pesés. Ces
derniers doivent être prélevés dans au moins trois endroits répartis uniformément dans chaque bâtiment (ou
dans chaque parc en cas de croissance par sexes séparés). Les points de prélèvement doivent être éloignés
des portes et des murs (Figure 50). De cette manière, les échantillons d’oiseaux seront aussi représentatifs
que possible et les estimations de leur poids vif auront une meilleure précision.

Figure 50: Exemple de points de prélèvement des oiseaux pour leur pesée. Les cercles rouges indiquent les
endroits où un échantillon doit être prélevé.

Manipulez calmement et convenablement les oiseaux en les plaçant dans le récipient de pesée jusqu'au
nombre souhaité (10 à 20 oiseaux selon sa taille). Placez le récipient sur la balance (Figure 51), attendez qu’il
soit immobile et enregistrez son poids avant de relâcher les oiseaux dans la zone principale du bâtiment.
Répétez cette opération jusqu'à ce que TOUS les oiseaux de l'échantillon du parc de capture aient été pesés
(cela permet d'éliminer tout biais de sélection).

Figure 51: Pesée manuelle des poussins en vrac avec une balance
électronique.

98 2014
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Lorsque tous les oiseaux de l’échantillon ont été pesés, additionnez tous les poids enregistrés et divisez par
le nombre total d'oiseaux pesés pour obtenir le poids moyen.

La pesée en vrac permet seulement la détermination du poids moyen des oiseaux. La comparaison de ce
dernier avec le poids objectif facilite la prise de décision en matière de gestion. Par contre, pour déterminer
l'homogénéité du lot (CV), les oiseaux doivent être pesés individuellement.

Pesée individuelle des oiseaux

Pour déterminer chaque semaine l'homogénéité du lot, les oiseaux doivent être pesés individuellement à
partir de 21 à 28 jours en fonction de l'âge au ramassage. Ils doivent être attrapés en utilisant des cadres
ou des parcs de capture. Les balances doivent être suspendues au-dessus de la cage dans un endroit sûr.
Elles doivent être réglées à « zéro » avec une « entrave » permettant de maintenir fermement les oiseaux
pendant leur pesée. Il peut s’agir d'une entrave spécialement conçue ou d’un morceau de ficelle lesté d’un
poids à son extrémité et attaché au mécanisme de la balance. Cette ficelle peut être enroulée autour de
chaque patte pour maintenir l'oiseau en place au cours de sa pesée (Figure 52).

Figure 52: Pesée individuelle des oiseaux avec une balance électronique.

Un minimum de 100 oiseaux (ou 1 % de la population en


fonction du nombre) doit être pesé à chaque fois. Si les oiseaux
sont sexés, un minimum de 100 oiseaux de chaque sexe doit
être pesé (ou 1 % de la population). Ils doivent être prélevés
dans au moins 3 endroits de chaque bâtiment (ou de chaque
parc en cas de croissance séparée des sexes), loin des portes
et des murs (Figure 50). Prenez chaque oiseau calmement
et convenablement et placez-le dans l’entrave. Attendez qu’il
soit immobile et enregistrez son poids. Relâchez-le ensuite
dans la zone principale du bâtiment. Tous les oiseaux du parc
de prélèvement doivent être pesés pour éliminer tout biais de
sélection. Lorsque tous les oiseaux de l’échantillon ont été
pesés, calculer le poids vif moyen et le CV en % pour chaque
bâtiment.

Chapitre 6

Systèmes automatiques de pesée


Les systèmes automatiques de pesée (Figure 53) doivent être situés là où un grand nombre d'oiseaux se
rassemblent et où ils restent individuellement assez longtemps pour enregistrer leur poids.

Des estimations inexactes du poids vif sont dues à des échantillons de petite taille. Par exemple, les mâles
plus âgés et plus lourds ont tendance à se déplacer moins souvent sur les balances automatiques. Dans ce
cas, la moyenne du lot est sous-estimée. La fréquence d'utilisation (nombre de pesées effectuées par jour)
doit être régulièrement contrôlée. Les poids vifs moyens obtenus doivent être comparés au moins une fois
par semaine à ceux provenant d’une pesée manuelle.

2014 99
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Figure 53: Pesée automatique.

Données pondérales incohérentes


Si la pesée d’un échantillon d’oiseaux fournit des valeurs qui sont incompatibles avec les poids précédents
ou les gains attendus, il faut immédiatement en peser un second. Cela confirmera ou non l’existence d’un
problème et permettra d'identifier les difficultés potentielles à surmonter (par exemple des procédures
incorrectes de prélèvement, des pannes du système d'abreuvement ou l’apparition d’une maladie).

Key • Les oiseaux doivent être pesés fréquemment à partir de l’âge


Points d’un jour, en utilisant une procédure standardisée, précise et
reproductible.
• Le nombre d'oiseaux pesés doit être assez grand pour que les
résultats aient une précision suffisante.
• Les oiseaux pesés doivent être représentatifs de l'ensemble du
lot.
• Les mêmes balances doivent être utilisées à chaque fois et leur
précision doit être vérifiée régulièrement.
• Les oiseaux doivent être attrapés et manipulés de manière à éviter
blessures ou stress.

Homogénéité du lot (CV)


La variabilité d’une population (d’un lot) est décrite par son coefficient de variation (CV) qui est l'écart-type
de cette population, exprimé en pourcentage de sa moyenne.

Des lots hétérogènes ont un CV élevé tandis que celui d'un lot homogène sera plus faible.

Chaque sexe présente une distribution normale des poids vifs. Les lots à l’éclosion (sexes mélangés) ont un
CV plus élevé que ceux du même sexe. Cela est dû au fait que les premiers correspondent en réalité à deux
lots mélangés (mâles et femelles). Voir la Figure 54 qui se réfère à un lot en fin de croissance.

L’homogénéité du lot peut être déterminée par la formule:

Écart-type
X 100
Poids vif moyen

100 2014
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Figure 54: Distribution des poids vifs dans un lot de poulets de chair à l’éclosion.
14

12
% du lot à un poids vif donné

10 Femelle
Mâle
8

6
Juste éclos
4

0
1.2 1.4 1.6 1.8 2.0 2.2 2.4 2.6 2.8 kg

Poids vif

La Figure 55 montre comment se distribuent les poids vifs selon leurs différents niveaux d'homogénéité
(CV) dans trois lots de sexes séparés, tous atteignant un poids vif cible de 1 900 g. On peut voir que les
répartitions de poids au sein de chaque lot sont très différentes.

Plus le CV est faible, et par conséquent moins le lot est hétérogène, plus les oiseaux atteignent l’objectif.

Figure 55: Effet du CV sur les intervalles de poids vif dans un lot de poulets de chair sexés.

Détails du lot: CV%=8


- Lot sexé (mâles ou femelles). CV%=10
- Poids vif moyen 1,9 kg. CV%=12

14
% du lot dans l’intervalle de poids vifs

12

10

Chapitre 6
6

0
1.3 1.5 1.7 1.9 2.1 2.3 2.5 2.7 kg
Poids vif

La proportion d'oiseaux qui atteignent l’objectif est fonction de la largeur de l’intervalle autorisé pour cet
objectif et de l’hétérogénéité du lot. Ainsi, si un intervalle de poids vifs de 1 800 à 2 000 g est exigé, même
avec un CV de 8 %, seulement 58 % des oiseaux atteignent le poids vif recherché (voir Figure 56).

La compréhension de ces principes de variabilité biologique constitue la base d'une planification efficace
dans les abattoirs.

2014 101
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Figure 56: Effet du CV sur la proportion d'oiseaux dans l’intervalle de poids vifs cibles.
100 97
91
90 CV% = 8
86 84
CV% = 10
80
% du lot dans l’intervalle de poids vifs

CV% = 12 76
70 67
58
60
49
50
41
40

30

20

10

0
1.8–2.0 kg 1.7–2.1 kg 1.6–2.2 kg

Intervalle de poids vifs cibles

Décrire l’homogénéité (CV en %) d'un lot est un élément essentiel d'une bonne conduite d’élevage en
poulets de chair.

L'homogénéité et l'information sur le poids vif acquises au niveau de l'exploitation, ainsi que tout changement
par rapport aux normes, doivent être communiqués avec précision au service de planification. Sur la base
de ces informations, ce dernier peut alors déterminer l'âge auquel les oiseaux seront envoyés à l’abattoir
pour répondre aux exigences des clients et aux modèles économiques.

Les enquêtes menées sur les lots ou les exploitations qui présentent à la fois des niveaux d'homogénéité
plus faibles qu’attendus, et des gains de poids variables, sont indispensables pour éviter des pertes
économiques ultérieures à l’abattoir. Les critères à considérer en priorité pour l’enquête sont:
• La qualité des poussins.
• La conduite du démarrage.
• La gestion des mangeoires et abreuvoirs.
• La densité animale.
• La ventilation / gestion de l'environnement.
• Les maladies.

Après l'âge de trois semaines, l'homogénéité du lot doit être enregistrée chaque semaine. Si le lot n’est pas
homogène (CV > 10 %), il est nécessaire d’en rechercher la cause.

Une bonne pratique d’élevage consiste à mesurer les poids vifs individuels d'un échantillon de poussins
de 1 jour puis de 7 jours. Cela permet d'établir tôt l'homogénéité du lot et son évolution au fil du temps.
Cela fournit aussi une indication de la pertinence des pratiques d’élevage dans la phase de démarrage.
Concernant les poussins de 1 jour, il est recommandé de peser individuellement tous les poussins issus
d’une cagette d’une même source parentale pour déterminer l’homogénéité initiale du lot. À 7 jours d’âge,
les poids individuels doivent être mesurés au moyen des procédures de pesée individuelle décrites
ci-dessus ou en utilisant une balance électronique à plate-forme (Figure 57). Les soigneurs doivent aussi
réaliser régulièrement des évaluations visuelles de l'homogénéité du lot.

102 2014
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Figure 57: Balances électroniques à plate-forme pour la détermination des poids individuels des oiseaux
jusqu'à l’âge de 7 jours.

Key
Points • Les oiseaux issus de lots plus homogènes sont plus susceptibles
d’atteindre les poids vifs requis.
• Les lots homogènes (faible CV) ont des performances plus
prédictibles que les lots hétérogènes.
• Réduisez la variabilité du lot par le suivi et la gestion de son
homogénéité.
• La variabilité des performances augmente le CV du lot, ce qui
influence à la fois sa rentabilité et son rendement à l'abattoir.

Chapitre 6
Croissance en sexes séparés
Le nombre d'oiseaux qui atteignent ou sont proches du poids vif moyen du lot peut être prédit à partir de
son CV. La croissance de lots de poussins de même sexe depuis leur mise en place permet d’améliorer leur
homogénéité. Les lots peuvent être sexés par la technique du sexage par les plumes décrite à l'Annexe 4.

Les avantages de la croissance en sexes séparés peuvent être mieux exploités lorsque les mâles et les
femelles sont logés dans des bâtiments différents. Chaque sexe est géré plus efficacement en termes
d'alimentation, de programme lumineux et de densité d’élevage.

Les mâles grandissent plus vite et ont un meilleur indice de consommation et moins de graisse de carcasse
que les femelles. Un programme d'alimentation différent peut être utilisé pour chaque sexe. La méthode
la plus pratique consiste à utiliser les mêmes aliments pour les deux sexes, mais à introduire l'aliment
Finition plus tôt pour les femelles (c’est-à-dire avant l'âge de 25 jours). Il est recommandé d’appliquer la
même quantité ou durée d'aliment Démarrage pour assurer un développement précoce approprié chez les
poussins des 2 sexes.

Les mâles peuvent bénéficier d'un programme lumineux modifié s’ils seront ramassés à des poids plus
lourds que les femelles. Ils peuvent également tirer profit de températures légèrement plus élevées au cours
de leur période de démarrage car ils produisent normalement leurs plumes plus lentement que les femelles.
Il est donc difficile d'obtenir les avantages d’une croissance à sexes séparés si les mâles et les femelles sont
élevés dans les parcs d’un même bâtiment. Des bâtiments affectés à chaque sexe sont donc recommandés.
Key
Points

• Réduisez la variabilité du lot par le suivi et la gestion de son


homogénéité.
• Mettez en place une croissance en sexes séparés pour réduire la
variabilité.
• Utilisez des bâtiments affectés à chaque sexe pour optimiser les
bénéfices.

2014 103
Contrôle du poids vif et de
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: l’homogénéité des performances

Notes

104 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Gestion avant l’abattage

Chapitre 7 - Gestion avant l’abattage

Objectif
Gérer la phase finale du processus de production pour que les poulets de chair soient transférés à l’abattoir
dans un état optimal. Veiller à ce que les exigences liées à l’abattage soient respectées et assurer des
normes élevées de bien-être pour les oiseaux.

Principes
La qualité de l'oiseau, tant à la vente qu’à la consommation, doit bénéficier d'une attention particulière
portée à la gestion de son environnement et de son bien-être:
• Lors de son ramassage.
• Au cours de sa manipulation entre le bâtiment d’élevage et le moyen de transport.
• Pendant son transport.
• À l'abattoir.

La production de carcasses de haute qualité avec un bon rendement dépend de l'intégration efficace de la
conduite d’élevage, des méthodes de ramassage et d’abattage.
Useful
Information

Autres informations utiles disponibles

Ross Tech Note: Manipulation des poulets de chair


avant l’abattage

Préparation pour le ramassage

Lumière

Avant le ramassage, il est important de revenir à un rythme de 23 heures de lumière par jour. Cela permet
d'assurer qu’ils soient calmes au cours du ramassage. Les oiseaux doivent recevoir au moins 23 heures
de lumière pendant les trois jours précédant le ramassage. La réglementation locale concernant l'intensité
lumineuse doit être respectée mais le minimum est de 5 à 10 lux.

Retrait de l’aliment Chapitre 7

Temps passé dans le


bâtiment sans alimentation
+
Temps de ramassage
Moment du retrait de +
l’aliment = Temps de transport
+
Attente (temps sur l’aire
d’habillage)

Le retrait de l'aliment est nécessaire pour permettre de vider l’appareil gastro-intestinal (AGI) de son contenu
avant l’abattage. Cela réduit le risque de contamination fécale pendant le transport et à l'abattoir.

Le retrait de l’aliment doit satisfaire un équilibre entre la sécurité alimentaire (en maximisant l'élimination du
contenu de l’AGI) et la prévention d’une perte de poids excessive (en minimisant la durée entre l'élimination
du contenu de l’AGI et l’abattage). Pour atteindre cet objectif, il est recommandé de retirer l'aliment 8 à 12
heures avant l’abattage.

2014 105
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Gestion avant l’abattage

Si le temps de retrait de l’aliment est insuffisant, l'intestin ne sera pas totalement vidé de son contenu. Cela
conduit à de fausses estimations du poids vif et augmente le risque de contamination fécale à l'abattoir.

S’il est excessif, cela entraîne une perte de poids supplémentaire inutile avant l’abattage. Cela réduit aussi
la probabilité d'atteindre le poids cible à l'abattoir.

Le retrait de l’aliment doit prendre en compte les habitudes alimentaires normales du lot et son bien-être.
Dans le cadre d’une bonne gestion permettant un accès constant à l'eau et à l’aliment, les poulets de chair
mangent et boivent à un rythme constant tout au long de la journée. Ils se nourrissent normalement environ
toutes les 4 heures, la consommation d'eau ayant lieu plusieurs fois au cours de ce cycle de 4 heures.

Il est important que les habitudes alimentaires ne soient pas perturbées dans les derniers jours et en
particulier au cours des dernières 24 heures avant le transport. Cela peut conduire à une consommation
compulsive et incontrôlée qui affecte le remplissage de l’intestin, la vidange de l’AGI et l'efficacité du retrait
de l’aliment. Les causes les plus courantes de perturbations des habitudes alimentaires sont:
• La disponibilité en aliment (quantité d'aliment et espace à la mangeoire).
• Le programme lumineux.
• La température.

Pendant la période de retrait de l’aliment, le fait de laisser les mangeoires jusqu'à l’arrivée du personnel de
ramassage peut aider à réduire la consommation de la litière.

Après le retrait de l’aliment, le lot de poulets ne doit pas être perturbé, par exemple par des déplacements
excessifs dans le bâtiment ou par l'ouverture des portes.

Les grains entiers (comme le blé entier) doivent être retirés deux jours avant l’abattage pour éviter leur
présence dans l'intestin à l’abattage.

Retrait de l’aliment et perte de poids


Une fois que l’AGI est complètement vidé, la vitesse de perte de poids augmente à mesure que les protéines
et les graisses de l’organisme sont mobilisées pour assurer le métabolisme. L'eau absorbée à partir des
tissus corporels peut aussi s’accumuler dans le tube digestif. Cela réduit encore davantage le rendement et
la qualité de la viande et augmente le risque de contamination fécale à l'abattoir.

Lorsque l'intestin est complètement vide, les oiseaux perdent entre 0,1 et 0,5 % de leur poids vif par heure
en fonction de:
• Leur âge: la perte est plus élevée chez les oiseaux plus âgés.
• Leur sexe: la perte est plus élevée chez les mâles.
• La température du bâtiment: la perte de poids est augmentée en cas de températures extrêmes (aussi
bien hautes que basses).
• La perturbation des habitudes alimentaires avant le retrait de l'aliment: elle conduit à une variation du
contenu de l'intestin et par conséquent à une perte de poids selon les oiseaux.
• La durée de temps passée dans les cagettes / modules de transports : plus elle est longue, plus la perte
de poids est importante.
• La température de la zone d’attente: des températures élevées conduisent à une augmentation de la
perte de poids.

Cette perte de poids réduit à la fois le bien-être et la valeur des oiseaux et elle doit être minimisée.

Un oiseau de 3 kg perd entre 3 et 15 g de poids en l’absence


d’alimentation pendant seulement une heure supplémentaire
après vidange de l’AGI. Si la valeur de la viande est de 1 $
par kg, cela équivaut à une perte comprise entre 0,3 et 1,5
cents par oiseau.

106 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Gestion avant l’abattage

Suivi du retrait de l’aliment

Les programmes de retrait de l’aliment doivent être surveillés et réévalués régulièrement (pour chaque lot).
Ils doivent être modifiés rapidement en cas de problèmes. S’il n’est pas réalisé correctement, ce retrait aura
des conséquences sur le bien-être des oiseaux, la rentabilité, la sécurité et la durée de vie des produits.

Les procédures de retrait de l’aliment doivent être soumises à un contrôle de routine pour s'assurer
qu'elles restent adaptées. L'observation visuelle est le meilleur moyen de contrôler que la durée du retrait
est correcte. La présence de fientes aqueuses chez les poulets de chair en attente d’abattage, de liquide
dans l'intestin grêle et de litière dans le jabot et le gésier indique une période de retrait excessive (plus de
12 heures). La présence d'aliments dans le jabot ou une contamination fécale à l'abattoir indiquent que la
période de retrait de l’aliment a été insuffisante (moins de 8 heures).

Eau

L'eau doit rester accessible à volonté jusqu'au moment du ramassage. Sans eau, les oiseaux peuvent se
déshydrater et la vitesse à laquelle l’AGI se vide est réduite.

L’accès à l'eau est facilité par:


• L'utilisation de plusieurs lignes d’abreuvement.
• La séparation des oiseaux dans des cases.
• La suppression progressive des abreuvoirs individuels pendant le ramassage, lorsque des abreuvoirs
en cloche sont utilisés.

Médicaments

Si des produits pharmaceutiques (par exemple des coccidiostatiques et des médicaments sur prescription)
ont été incorporés à l'aliment pour une raison quelconque, ils doivent être supprimés de cet aliment pour
respecter un temps d’attente suffisant avant l’abattage pour que les résidus de ces produits pharmaceutiques
soient éliminés dans la viande.

Les recommandations des sociétés pharmaceutiques et les règlements locaux concernant le temps
d’attente des coccidiostatiques et autres médicaments prescrits sont indiqués dans leurs notices et doivent
être respectés.

Lorsqu'un programme de réduction du chargement ou de ramassage partiel est mis en œuvre, il peut être
nécessaire d'augmenter le temps d'attente. Ce dernier doit toujours se rapporter au moment du premier
ramassage.

Key
Points
• Prévoyez avant le ramassage une période de 3 jours où 23 heures de

Chapitre 7
lumière alternent avec une heure d’obscurité.
• Une durée adéquate du retrait de l'aliment permet de vider
entièrement le tube digestif avant le début de l’abattage.
• Surveillez et contrôlez régulièrement les programmes de retrait de
l'aliment.
• Retirez les grains entiers de la ration deux jours avant l’abattage.
• Retardez la suppression des abreuvoirs aussi longtemps que
possible.
• Respectez les temps d’attente obligatoires pour les produits
pharmaceutiques.

Ramassage
De nombreuses causes de déclassements constatés à l’abattage sont attribuables au ramassage et à
la manipulation des oiseaux. Le ramassage doit être soigneusement planifié et supervisé de près. La
manipulation des oiseaux et l’utilisation d’engins (comme les « moissonneuses » mécaniques et les chariots
élévateurs) doivent être effectuées par un personnel compétent et bien formé. Le bien-être des oiseaux
est primordial. Au moment de leur ramassage, ils doivent être maintenus au calme et leur activité doit être
réduite pour éviter les ecchymoses, griffures, lésions d’ailes, et autres blessures.

2014 107
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Gestion avant l’abattage

Avant le ramassage

Avant le ramassage, il convient de réaliser les vérifications suivantes.

Tableau 27: Check-list avant le ramassage.


Check-list avant le ramassage Action
Temps nécessaire au ramassage Calculez le temps nécessaire au ramassage et au transport des oiseaux et
et au transport des oiseaux commencez le ramassage en fonction du moment prévu pour l’abattage.
Nombre de cagettes/modules Avant le ramassage, déterminez le nombre de cagettes/modules et de camions
nécessaires pour transporter les oiseaux.
Équipement Assurez-vous préalablement que tout le matériel utilisé (y compris les véhicules,
les cagettes, les clôtures et les filets) est propre, désinfecté et en bon état.
État du sol à l’entrée du bâtiment Réparez, compactez et mettez à niveau le sol à l'entrée du bâtiment (et sur les
voies d’accès secondaires) pour assurer une sortie en douceur des camions
chargés.
Litière Remplacez la litière humide pour faciliter le ramassage des poulets.
Matériel d’alimentation Retirez les équipements d'alimentation ou re-positionnez-les pour faciliter l’accès
du personnel aux oiseaux (relevez-les au-dessus d’une hauteur de tête).
Répartition en cases Dans les grands bâtiments, séparez les oiseaux dans des parcs.
Intensité lumineuse Réduisez l'intensité lumineuse pendant le ramassage. Ne l’augmentez pas
brutalement. En ramassage de nuit, ce qui est préférable, diminuez-la à un
niveau aussi bas que possible pour faciliter l’intervention en toute sécurité. En
ramassage de jour, réduisez-la autant que possible par l'utilisation de rideaux sur
les portes.

L'intensité lumineuse doit cependant être suffisante pour permettre d’effectuer


un ramassage sûr et précautionneux. Les meilleurs résultats sont obtenus
lorsque les oiseaux peuvent se reposer après atténuation de la lumière, et que les
perturbations sont minimales avant leur ramassage.
Ventilation Maintenez la ventilation en marche. Le système de ventilation doit être
surveillé et ajusté avec soin tout au long de la procédure du ramassage pour
éviter l'accumulation de chaleur dans le bâtiment et assurer une circulation
d'air suffisante pour les oiseaux. L’apparition de signes de coups de chaleur
(halètement) doit être étroitement surveillée chez les oiseaux.
Catch

Un ramassage mal conduit et mal supervisé peut infliger des lésions par contusion, rupture des ailes
et hémorragie interne des pattes. Il faut revoir les procédures régulièrement et mettre en place des
recommandations claires.

En ramassage manuel, les poulets de chair doivent être attrapés avec précaution et être tenus par les
deux jarrets ou en utilisant les deux mains pour tenir les ailes contre le corps (Figure 58). Cela permet de
minimiser le stress, les lésions corporelles et les blessures. Les oiseaux ne doivent pas être attrapés par le
cou ou par les ailes.

Figure 58: Manière d’attraper correctement un poulet de chair.

108 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Gestion avant l’abattage

Les oiseaux doivent être soigneusement placés dans les cagettes ou les modules, avec un chargement
par le haut. Les modules entraînent moins de stress et de dommages que les cagettes.

Un remplissage excessif des cagettes et modules de transport provoque des coups de chaleur, un stress,
une mortalité accrue et une incidence plus élevée des saisies à l'abattoir. À l’inverse, un nombre trop faible
d'oiseaux rend ces derniers instables pendant le transport, ce qui augmente leurs lésions corporelles.

Le nombre d'oiseaux par cagette ou module est soumis à la réglementation locale. Par température élevée,
il faut le réduire (la réduction exacte dépend de la température, de la taille des modules/cagettes et de la
réglementation locale).

Pour éviter les lésions et le stress, le ramassage mécanique doit respecter les recommandations du
fabricant. Le personnel en charge de cette opération doit avoir une formation appropriée. L'équipement
mécanique (voir Figure 59) doit être utilisé à des vitesses modérées, sans jamais tasser ni contraindre les
oiseaux dans le récepteur. Un alignement précis de la sortie de la « moissonneuse » avec l'ouverture de la
cagette ou du module de transport est nécessaire pour éviter de blesser les oiseaux.

Les portes principales du bâtiment doivent idéalement rester fermées pour maintenir une pression
négative et une ventilation adéquates pendant le ramassage. Cette possibilité dépend de la méthode de
ramassage utilisée.

Figure 59: Exemples de « moissonneuses » mécaniques.

• Planifiez soigneusement le ramassage et surveillez-le de près.


Key • Le ramassage ne doit être réalisé que par du personnel
Points compétent et bien formé.

Chapitre 7
• Réduisez l'intensité lumineuse avant le ramassage.
• Retirez ou soulevez les obstacles tels que les mangeoires ou les
abreuvoirs avant de commencer l'opération du ramassage.
• Utilisez des cloisons dans les grands bâtiments pour éviter les
entassements.
• Maintenez une ventilation adéquate pendant le ramassage.
Surveillez de près les signes de coups de chaleur chez les
oiseaux.
• Ajustez le nombre d'oiseaux dans les cagettes et les modules
conformément à la réglementation locale en fonction du poids de
l'oiseau et de la température ambiante.

2014 109
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Gestion avant l’abattage

Transport
Les véhicules de transport (Figure 60) doivent fournir une protection adéquate contre les intempéries et une
ventilation appropriée. Ils doivent se conformer à la réglementation locale en vigueur.

Figure 60: Exemple d’un véhicule adapté au transport des poulets de chair à l'abattoir.

Le microclimat à l’intérieur du compartiment du véhicule de transport destiné aux oiseaux est différent du
climat extérieur en termes de température et d'humidité. Une ventilation ainsi qu’un chauffage et / ou un
climatiseur d'appoint doivent être utilisés si nécessaire.

Par temps chaud, pensez à utiliser des ventilateurs au moment du chargement des oiseaux pour maintenir
une circulation de l’air dans les cagettes ou les modules dans le camion. Tous les deux niveaux de cagettes,
prévoyez un espace d’au moins 10 cm ou placez des cagettes vides à intervalles réguliers d’un bout à l’autre
du chargement pour améliorer le flux d'air.

Les oiseaux peuvent rapidement avoir trop chaud lorsque le véhicule est à l'arrêt, surtout en cas de
températures élevées ou en l’absence de ventilation à bord. L’organisation du transport doit permettre au
véhicule de quitter l’exploitation dès que le chargement est terminé. Les pauses du chauffeur doivent être
courtes.

Effectuez le déchargement sans délai sur la zone d'attente de l'abattoir. Une ventilation d’appoint est
nécessaire si un retard est inévitable.

Par temps froid, le chargement doit être couvert pour minimiser le refroidissement ressenti, dû au vent au
cours du transport. Vérifiez le confort des oiseaux fréquemment.

Livraison
À l'abattoir, les camions doivent être garés sur une aire couverte, et toute bâche pouvant restreindre la
ventilation doit être retirée.

Le contrôle de la ventilation et de la température doit être assuré dans les locaux d’attente à l'abattoir. Ces
zones doivent être équipées d’un éclairage, de ventilateurs et de brumisateurs pleinement opérationnels.
Ces derniers doivent être utilisés pendant les périodes de températures élevées si l'humidité relative est
inférieure à 70 %. Par temps chaud, de l'eau peut être pulvérisée sur les ventilateurs pour favoriser son
évaporation.

Key
Points • La réglementation locale relative au transport doit être suivie.
• Les véhicules doivent fournir une protection adéquate vis-à-vis de
l'environnement et une ventilation appropriée.
• Une ventilation et / ou un chauffage d'appoint doivent être utilisés
si nécessaire:
-- pendant le chargement,
-- lorsque le véhicule est à l'arrêt,
-- sur la zone d'attente de l'abattoir.
• Les oiseaux ne doivent pas rester dans le véhicule plus longtemps
que nécessaire.

110 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Notes

Notes

2014 111
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Notes

Notes

112 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Annexes

Annexe 1 : Registres de production


L’enregistrement des données et leur analyse sont indispensables pour déterminer les effets des changements
dans la nutrition, la conduite d’élevage, l'environnement et l'état de santé. Des données précises de production
sont essentielles pour une gestion efficace.

Leur analyse et leur interprétation (par exemple, le poids vif, l’indice de consommation et la mortalité) sont
essentielles à l’optimisation et l'amélioration des performances.

L’hygiène et l’état sanitaire doivent être surveillés.

Les bonnes pratiques recommandent de disposer de procédures opérationnelles standard pour tous les
processus de l’élevage des poulets de chair. Elles doivent inclure la documentation relative aux procédures
rédigées, aux rapports et à leurs analyses ainsi qu’aux systèmes de surveillance.

Registres nécessaires pour la production de poulets de chair


Évènement Enregistrements Commentaires
Mise en place Nombre de poussins de 1 jour Poids vif, homogénéité, nombre de morts à
des poussins l’arrivée
Lot d’origine et âge

Date et heure d’arrivée


Contrôlez le pourcentage de remplissage du jabot
Qualité des poussins en fonction de l’âge

Remplissage du jabot
Mortalité Quotidienne Faites des relevés par sexe si possible

Hebdomadaire Relevez le nombre de réformes et les différentes


causes séparément
Cumulée
Registres d’autopsie en cas de mortalité excessive

La notation des lésions coccidiennes indique le


niveau d’agression parasitaire

Relevez leurs nombres réels et leurs pourcentages

Une importance particulière doit être accordée à la


mortalité à 7 jours

Traitement Date Selon la prescription vétérinaire


Dose

Numéro de lot
Vaccination Date de vaccination Tout effet secondaire post-vaccinal inattendu doit
Annexes

être enregistré
Type de vaccin

Numéro de lot
Poids vif Poids vif moyen hebdomadaire Une mesure plus fréquente est nécessaire pour
prévoir le poids à l’abattage
Homogénéité hebdomadaire (CV)
Aliment Date de livraison La mesure précise de la quantité d’aliment
consommé est essentielle pour mesurer l’indice
Quantité de consommation et déterminer la rentabilité de
l’exploitation des poulets
Type d’aliment

Présentation de l’aliment
Contrôlez la qualité de l’aliment
Date du début du retrait de l’aliment avant le
ramassage

2014 113
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Évènement Enregistrements Commentaires


Eau Consommation quotidienne Faites un graphique de la consommation
quotidienne, de préférence par bâtiment
Ratio consommation eau/aliment
Une fluctuation soudaine de la consommation
Qualité de l’eau d'eau est un indicateur précoce de problèmes

Taux de chloration Minérale et/ou bactériologique en particulier


en cas d’utilisation d’une eau de forage, ou de
réservoirs ouverts

Environnement Température: De nombreux endroits doivent être contrôlés, en


• Température du sol et de la litière particulier la zone de litière des poussins
-minimum quotidien
-maximum quotidien Les systèmes automatiques doivent être vérifiés
-durant la couvaison, 4 à 5 fois par jour manuellement chaque jour
-litière durant la couvaison
-température extérieure (quotidienne)
• Humidité relative (quotidienne)

Qualité de l’air
Relevez idéalement les niveaux de poussière, CO2
Qualité de la litière et NH3 ou au minimum les niveaux de poussière et
de NH3
Dernière calibration des équipements de
mesure et identification de l’intervenant
Enlèvement pour Nombre d’oiseaux prélevés
abattage
Date et heure de l’enlèvement
Information de Qualité des carcasses
l’abattoir
Inspection sanitaire

Composition des carcasses

Nature et % de saisies
Nettoyage Dénombrements bactériens totaux Après désinfection, Salmonella, Staphylococcus
ou E. coli peuvent être recherchés si nécessaire
Inspection du Enregistrez l’heure des contrôles quotidiens
bâtiment
Notez toute observation concernant les Comportement et conditions d’ambiance
oiseaux
Programme Périodes d’obscurité et de lumière Programme intermittent ou pas
lumineux
Heures d’allumage et d’extinction
Visiteurs Qui Registre à remplir pour chaque visiteur pour
assurer la traçabilité
Pourquoi

Date et raison de la visite

Visites précédentes d’autres exploitations


(lieu et date)

114 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Annexe 2 : Tables de conversion


LONGUEUR

1 mètre (m) = 3.281 pieds (ft)


1 pied (ft) = 0.305 mètre (m)
1 centimètre (cm) = 0.394 pouce (in)
1 pouce (in) = 2.54 centimètres (cm)

SURFACE

1 mètre carré (m2) = 10.76 pieds carrés (ft2)


1 pied carré (ft )2
= 0.093 mètre carré (m2)

VOLUME

1 litre (L) = 0,22 gallon (gal) ou 0,264 US gallons US (gal US)


1 gallon impérial (gal) = 4,54 litres (L)
1 gallon US (gal US) = 3,79 litres (L)
1 gallon impérial (gal imp) = 1,2 US gallons (gal US)
1 mètre cube (m ) 3
= 35,31 pieds cubes (ft3)
1 pied cube (ft3) = 0.028 mètre cube (m3)

POIDS

1 kilogramme (kg) = 2,205 livres (lb)


1 livre (lb) = 0.454 kilogram (kg)
1 gramme (g) = 0.035 once (oz)
1 once (oz) = 28.35 grammes (g)

ÉNERGIE

1 calorie (cal) = 4,184 Joules (J)


1 Joule (J) = 0,239 calories (cal)
1 kilocalorie par kilogramme (kcal/kg) = 4,184 Megajoules par kilogramme (MJ/kg)
1 Megajoule par kilogramme (MJ/kg) = 108 calories par livre (cal/lb)
Annexes

1 Joule (J) = 0,735 livre-pied (ft-lb)


1 livre-pied (ft-lb) = 1,36 Joules (J)
1 Joule (J) = 0,00095 Unité thermique britannique (BTU)
1 Unité thermique britannique (BTU) = 1055 Joules (J)
1 kilowattheure (kW-h) = 3412,1 Unité thermique britannique (BTU)
1 Unité thermique britannique (BTU) = 0,00029 kilowattheure (kW-h)

2014 115
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

PRESSION

1 livre par pouce carré (psi) = 6895 Newtons par mètre carré (N/m2) ou Pascals (Pa)
1 livre par pouce carré (psi) = 0,06895 bar
1 bar = 14,504 livres par pouce carré (psi)
= 104 Newtons par mètre carré (N/m2) ou Pascals (Pa)
1 bar
= 100 kilopascals (kPa)
1 Newton par mètre carré (N/m2) ou
= 0.000145 livre par pouce carré (lb/in2)
Pascal (Pa)

DENSITÉ D’ÉLEVAGE

1 pied carré par oiseau (ft2/oiseau) = 10,76 oiseaux par mètre carré (oiseau/m2)
10 oiseaux par mètre carré (oiseau/m2) = 1,08 pieds carrés par oiseau (ft2/oiseau)
1 kilogramme par mètre carré (kg/m2) = 0,205 livre par pied carré (lb/ft2)
1 livre par pied carré (lb/ft2) = 4,88 kilogrammes par mètre carré (kg/m2)

TEMPÉRATURE

Température (°C) = 5/9 x (Température °F - 32)


Température (°F) = 32 + (9/5 x Température °C)

TABLEAU DE CONVERSION DES


TEMPÉRATURES
°C °F
0 32,0
2 35,6
4 39,2
6 42,8
8 46,4
10 50,0
12 53,6
14 57,2
16 60,8
18 64,4
20 68,0
22 71,6
24 75,2
26 78,8
28 82,4
30 86,0
32 89,6
34 93,2
36 96,8
38 100,4
40 104,0

116 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

TEMPÉRATURE DE FONCTIONNEMENT
La température de fonctionnement est définie comme la température minimale du bâtiment augmentée de
la différence entre les températures minimale et maximale. Elle est importante quand il existe de grandes
variations de température diurne.

e.g. Température minimale du bâtiment = 16oC


Température maximale du bâtiment = 28oC

Température de fonctionnement = ([28-16] x ⅔) + 16 = 24oC

VENTILATION

1 pied cube par minute (ft3/min) = 1,699 mètres cubes par heure (m3/h)
1 mètre cube par heure (m3/h) = 0,589 pied cube par minute (ft3/min)

ISOLATION
La valeur U décrit la façon dont un matériau de construction conduit la chaleur. Elle est mesurée en watts
par kilomètre carré et par degré centigrade (W/km2/°C).

La valeur R mesure les propriétés isolantes des matériaux de construction. Plus elle est élevée, meilleure
est l'isolation. Elle est mesurée en km/W (ou ft2/°F/BTU).

ISOLATION

1 pied carré par degré Fahrenheit par


= 0,176 kilomètre carré par Watt (km2/W)
Unité thermique britannique
= 5,674 pieds carrés par degré Fahrenheit par Unité
1 kilomètre carré par Watt (km2/W)
thermique britannique (ft2/oF/BTU)

LUMIÈRE

1 bougie-pied = 10,76 lux


1 lux = 0,093 bougie-pied

Une formule simple pour calculer le nombre de lampes nécessaires dans un bâtiment pour poulets de chair
est:
Superficie (m2) x max. lux requis
Nombre de Lampes = +

Puissance de la lampe x facteur K

REMARQUE
+
Cette formule est donnée pour les ampoules à incandescence placées à une hauteur de deux mètres au-dessus du
niveau des oiseaux. Les lampes fluorescentes apportent trois à cinq fois le nombre de lux par Watt des ampoules à
incandescence.

Le facteur K dépend de la puissance de la lampe, comme indiqué ci-dessous.


Annexes

PUISSANCE DE LA LAMPE
FACTEUR K
(WATTS)
15 3,8
25 4,2
40 4,6
60 5,0
100 6,0

2014 117
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Annexe 3 : Paramètres clés de performance


Facteur d’efficacité de la production+

Viabilité x Poids vif en kg


x 100
Age en jours x IC

Exemple: Age: 42 jours, Poids vif: 2,652 g, Mortalité: 2,80%, IC: 1,75

97,20 x 2,652
x 100
42 x 1,75

= 351

Exemple : Age : 46 jours, Poids vif : 3,006 g, Mortalité : 3,10%, IC : 1,83

96,90 x 3,006
x 100
46 x 1,83

= 346

REMARQUES
Plus la valeur est élevée, meilleure est la performance technique.

Ce calcul est fortement biaisé par le gain quotidien. Lorsque l'on compare différentes conditions d’ambiance, les
comparaisons doivent être réalisées à des âges similaires à l’abattage.
+ Aussi appelé Facteur Européen d’Efficacité de Production (EPEF)

Coefficient de variation en % (CV)

Écart-type
CV = x 100
Poids moyen

Par exemple, un lot présente un poids vif moyen de 2 550 g avec un écart-type de 250 g.

250 g
CV = x 100
2550 g

= 9.80

REMARQUES
Plus le CV est faible, plus le lot est homogène et moins variable. Le CV est un outil important pour estimer le poids vif du
lot. Pour plus d'informations, reportez-vous à la section de ce Manuel sur le Contrôle du poids vif et de l’homogénéité
des performances.

118 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Indice de consommation (IC)

Aliment total consommé


IR =
Poids vif total
Par exemple, un échantillon de 10 oiseaux a un poids vif total de 31 480 g et la consommation totale d’aliment
est de 36 807 g. L’indice de consommation moyen de cet échantillon est calculé de la façon suivante:
36807 g
IR =
31480 g

= 1,169

REMARQUES
Plus l’IC est faible, plus l'oiseau (ou l’échantillon d'oiseaux) est efficace pour convertir l’aliment consommé en poids vif.
Il est particulièrement important que les poulets de chair aient un bon IC parce qu'ils sont souvent abattus à un poids
vif ciblé et les clients veulent obtenir autant de viande commercialisable que possible.

Indice de consommation ajusté (IC ajusté)


Poids vif cible - Poids vif réel

IC ajusté = IC réel +
Facteur

Selon les unités de mesure utilisées, le facteur de l'équation ci-dessus peut changer. Pour AH, un facteur
de 4,5 kg, ou 4 500 g doit être utilisé, en fonction de l'unité de mesure. Cette équation donne une bonne
estimation de l’IC ajusté pour la comparaison des performances des poulets de chair. Cependant, il est
important de noter que l'ajustement de l’IC à des poids cibles au-delà de ± une demi-livre, soit 227 g du
poids réel peut fausser la comparaison.

Par exemple (en g)

Poids vif cible - Poids vif réel


IC ajusté = IC réel +

4500 g

1350 g - 1290 g
IC ajusté = 1,215 +

4500 g

= 1,215 + (60 g/4500 g)


Annexes

= 1,215 + 0,013
= IC ajusté de 1,228

Par exemple (exprimé en kg)

2014 119
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Poids vif cible - Poids vif réel


IC ajusté = IC réel +
4,5 kg

1,350 kg - 1,290 kg
= 1,215 +
4,5 kg

= 1,215 + (0,06/4,5kg)
= 1,215 + 0,013
= IC ajusté de 1,228

Par exemple (en lb)

Poids vif cible - Poids vif réel


IC ajusté = IC réel +
10 lbs

2,976 lb - 2,844 lb
= 1,215 +
10 lb

= 1,215 + (0,13 lb/10 lb)


= 1,215 + 0,013
= IC ajusté de 1,228

REMARQUES
L’IC ajusté est un calcul utile lorsque vous voulez mesurer comment un lot se comporte pour un poids vif cible courant.
Il est également utile lors de comparaisons entre races, car l’analyse peut être faite à un poids cible spécifique.

120 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Annexe 4 : Sexage par les plumes


L’identification des mâles et des femelles âgés d’un jour peut se faire facilement au couvoir puisque la
plupart des souches de poulets de chair Ross peuvent être sexées par les plumes. Chez les poulets de chair
sexables par les plumes, les poussins femelles ont un emplumement rapide et les mâles un emplumement
lent. Le type d’emplumement est identifié en observant la relation entre les plumes de couverture (couche
supérieure) et les primaires (couche inférieure) qui se trouvent sur la moitié extérieure de l'aile.

Chez le poussin mâle à emplumement lent, les plumes primaires sont de la même longueur ou plus courtes
que celles de couverture (voir la figure ci-dessous).

Plumes de l’aile d’un poussin mâle Ross

Plumes primaires

Plumes de couverture

Chez le poussin femelle à emplumement rapide, les plumes primaires sont plus longues que celles de
couverture (voir la figure ci-dessous).

Plumes de l’aile d’un poussin femelle Ross.


Plumes primaires

Annexes

Plumes de couverture

2014 121
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Annexe 5 : Résolution des problèmes


Problèmes Causes possibles Action
Mortalité précoce Qualité médiocre des Vérifiez le fonctionnement du couvoir et l'hygiène de l'œuf
élevée (>1% au poussins
cours de la 1ère Réglez les couveuses
semaine) Couvaison incorrecte
Faites des autopsies sur les poussins morts, demandez conseil
Maladie à un vétérinaire

Appétit Mesurez le remplissage du jabot et essayez d’atteindre les


niveaux cibles
Vérifiez la disponibilité de l'aliment : quantité et espace aux
mangeoires
Mortalité élevée Maladies métaboliques Contrôlez les paramètres de ventilation
(après 7 jours) (ascites, syndrome de mort Vérifiez la formulation des aliments
subite) Évitez des vitesses de croissance précoce excessives
Vérifiez la ventilation du couvoir

Maladies infectieuses Déterminez les causes (autopsies)


Demandez conseil à un vétérinaire au sujet des traitements et
vaccinations
Problèmes de pattes
Contrôlez la consommation d'eau
Contrôlez les niveaux de calcium, phosphore et vitamine D dans
l'aliment
Mettez en œuvre des programmes d'éclairage pour accroître
l'activité des oiseaux
Croissance précoce Nutrition Contrôlez l’aliment Démarrage : disponibilité et qualité
et homogénéité nutritionnelle et physique
médiocres Contrôlez l'approvisionnement en eau : disponibilité et qualité
Qualité des poussins
Vérifiez le fonctionnement du couvoir : hygiène des œufs,
stockage, conditions d'incubation, moment de l'éclosion, durée
Conditions d’ambiance et conditions de transport

Appétit Contrôlez les relevés de température et d'hygrométrie


Vérifiez la longueur du jour
Maladie Vérifiez la qualité de l'air : CO2, poussières, taux de ventilation
minimale

Détectez une mauvaise stimulation de l'appétit (faible


proportion d'oiseaux avec le jabot plein)

Faites des autopsies sur les poussins morts, demandez conseil


à un vétérinaire
Croissance tardive Faible absorption des Contrôlez la qualité nutritionnelle et physique de l’aliment et la
et homogénéité nutriments formulation
médiocres Contrôlez la consommation et l'accessibilité de l’aliment
Restriction précoce excessive
Programme lumineux trop contraignant

Maladie infectieuse
Menez des investigations en cas de mortalité élevée
Conditions d’ambiance
Contrôlez les paramètres de ventilation
Contrôlez la densité d’élevage
Contrôlez la température du bâtiment
Contrôlez la disponibilité de l'eau et de l'aliment
Contrôlez l'espace aux mangeoires et aux abreuvoirs
Qualité médiocre de Nutrition Matières grasses de l’aliment de mauvaise qualité
la litière Excès de sels dans l'aliment
Excès de protéines dans l’aliment

Environnement Epaisseur insuffisante de la litière au démarrage


Matériau de litière inapproprié
Conception et positionnement des abreuvoirs (problèmes de
gaspillage)
Humidité trop élevée
Densité d’élevage trop élevée
Ventilation insuffisante
Température trop basse du bâtiment
Maladie infectieuse
À l’origine d’une entérite; demandez conseil à un vétérinaire
suite...

122 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Problèmes Causes possibles Action


Indice de Croissance faible Menez des investigations en cas de faible croissance précoce
consommation faible ou tardive et de mortalité élevée
Contrôlez les paramètres / positionnements des mangeoires
Permettez aux oiseaux de vider les mangeoires deux fois par
jour
Mortalité élevée (en Vérifiez que la température du bâtiment n’est pas trop basse
particulier la mortalité
tardive)
Menez des investigations en cas de mortalité élevée
Gaspillage d’aliment

Environnement Vérifiez la formulation et la qualité de l'aliment

Nutrition
Plumage médiocre Environnement Vérifiez que la température du bâtiment n’est pas trop élevée

Vérifiez la teneur en méthionine et cystine de l’aliment et leur


Nutrition
ratio
Déclassement à Ascites Menez des investigations en cas de mortalité élevée
l’usine
Ampoules et brûlures (par Contrôlez la densité d’élevage
exemple brûlure du jarret) Contrôlez la qualité de la litière

Contusions et fractures Augmentez l'activité des oiseaux (par le biais des programmes
d'alimentation ou d'éclairage)
Griffures Contrôlez les procédures de manipulation au cours de la pesée
et du ramassage

Stimulation lumineuse excessive


Contrôlez les procédures de manipulation au cours de la pesée
Myopathie du pectoral et du ramassage
profond (MPP, aussi Contrôlez l'espace aux mangeoires et aux abreuvoirs
connue en tant que Contrôlez la disponibilité de l'eau et de l'aliment
maladie de l’Orégon ou du
muscle vert) Oiseaux excessivement perturbés pendant la croissance, par
exemple lors de ramassage partiel (réduction du chargement)
Excès de graisse ou lors de la pesée, etc.

Mauvaise distribution de l’aliment


Contrôlez l'équilibre nutritionnel de l'aliment
Vérifiez que la température du bâtiment n’est pas trop élevée

Annexes

2014 123
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Annexe 6 : Débits de ventilation et calculs


Débits de ventilation (par oiseau) pour des températures comprises entre -1 et 16 °C. Les niveaux maximaux
d’humidité relative, de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone et d’ammoniac ne doivent jamais être
dépassés. Le comportement et la répartition des oiseaux doivent être surveillés car ils peuvent être des
indicateurs de problèmes à analyser. Le tableau ci-dessous ne doit être utilisé qu'à titre indicatif puisqu’il
est souvent nécessaire d’ajuster les débits réels aux conditions d’ambiance, au comportement des oiseaux
et à la biomasse des oiseaux (poids total des oiseaux dans le bâtiment).

Poids vif (kg) Poids vif (lbs) Débit de ventilation Débit de ventilation
minimale (m3/hr) minimale (ft3/min)
0,050 0,11 0,074 0,044
0,100 0,22 0,125 0,074
0,200 0,44 0,210 0,124
0,300 0,66 0,285 0,168
0,400 0,88 0,353 0,208
0,500 1,10 0,417 0,246
0,600 1,32 0,479 0,282
0,700 1,54 0,537 0,316
0,800 1,76 0,594 0,350
0,900 1,98 0,649 0,382
1,000 2,20 0,702 0,413
1,200 2,64 0,805 0,474
1,400 3,08 0,904 0,532
1,600 3,52 0,999 0,588
1,800 3,96 1,091 0,643
2,000 4,41 1,181 0,696
2,200 4,85 1,268 0,747
2,400 5,29 1,354 0,798
2,600 5,73 1,437 0,846
2,800 6,17 1,520 0,895
3,000 6,61 1,600 0,942
3,200 7,05 1,680 0,990
3,400 7,49 1,758 1,035
3,600 7,93 1,835 1,081
3,800 8,37 1,911 1,126
4,000 8,81 1,986 1,170
4,200 9,25 2,060 1,213
4,400 9,69 2,133 1,256

REMARQUES
Pour de plus amples explications, voir la Section 5, Logement et environnement.
Le débit de ventilation minimale est la quantité d'air nécessaire par heure pour fournir suffisamment d'oxygène aux
oiseaux et maintenir la qualité de l'air.

Source : Service de Développement et de Conseil en Agriculture du Royaume-Uni

124 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Calcul pour le réglage du minuteur des ventilateurs dédiés à ventilation minimale


Dans le cas d’une ventilation minimale, les étapes suivantes sont appliquées pour déterminer le réglage du
minuteur contrôlant le cycle de fonctionnement des ventilateurs.

Obtenez le débit de ventilation minimale approprié tel que recommandé dans le tableau ci-dessus. Les
débits exacts varient selon la race, le sexe et chaque bâtiment de volailles. Demandez des informations plus
spécifiques auprès du fabricant et des représentants des Services Techniques locaux d’Aviagen. Les débits
indiqués dans le tableau précédent sont valables pour des températures comprises entre -1 et +16 °C. Pour
des températures plus basses, un débit légèrement inférieur peut être nécessaire et pour des températures
plus élevées un débit légèrement plus élevé.

Calcul du réglage du minuteur des ventilateurs

Étape 1: Calculez le débit de ventilation totale requis pour le bâtiment (total des mètres cube par heure
[m3/h])

Ventilation minimale totale = débit de ventilation minimale par oiseau.

Étape 2: Calculez le pourcentage de durée sur ON des ventilateurs.

ventilation totale nécessaire


Pourcentage de la durée sur ON = x 100
Capacité totale des ventilateurs

Étape 3: Calculez la durée réelle sur ON des ventilateurs.

Durée réelle sur ON (mn / sec) = pourcentage de la durée sur ON (%) x durée totale du cycle du ventilateur
(mn / sec).

REMARQUE : Durée du cycle = durée ON + durée OFF

Calcul du réglage du minuteur des ventilateurs - Système International (SI)

Exemple : Un bâtiment de 30 000 poulets de chair pesant 800 g à 20 jours d'âge. A partir du tableau sur les
débits de ventilation par oiseau pour des températures comprises entre -1 et 16 °C, le débit théorique de
ventilation minimale à 800 g est de 0,594 m³/h par oiseau.

Étape 1: Déterminez le débit requis de ventilation dans le bâtiment.

Ventilation totale du bâtiment nécessaire = 0,594 m³/h par oiseau x 30 000 oiseaux = 17 820 m³/h.

Étape 2: Calculez le pourcentage de durée sur ON des ventilateurs.

Supposons l'utilisation de trois ventilateurs de 91 cm chacun avec une capacité de 16 978 m³/h (à la
pression de fonctionnement requise).

ventilation totale nécessaire


Pourcentage de la durée sur ON = x 100
Annexes

Capacité totale des ventilateurs

Capacité totale des ventilateurs = 16 978 m³/h x 3 = 50 934 m³/h.

17,820 m³/hr
Pourcentage de la durée sur ON = x 100 = 35%
50,934 m³/hr

Étape 3: Calculez la durée réelle sur ON des ventilateurs.

Supposons qu'un cycle 5 minutes (300 secondes) est utilisé.

Durée réelle sur ON = 0,35 x 300 secondes = 105 secondes

2014 125
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Annexes

Ainsi, les ventilateurs devraient être sur ON pendant 105 secondes, et sur OFF pendant 195 secondes.

REMARQUE : Il s’agit d’une estimation purement théorique de la ventilation minimale requise. Les paramètres réels de
ventilation et de minuterie DOIVENT être déterminés en fonction des conditions d’ambiance réelles du bâtiment, de la
qualité de l'air et du comportement des oiseaux.

Calcul du réglage du minuteur des ventilateurs - Système anglo-saxon

Exemple : Un bâtiment de 30 000 poulets de chair pesant 1,764 lb à 20 jours d'âge. Voir le tableau sur les
débits de ventilation par oiseau pour des températures comprises entre -1 et 16 °C. Le débit théorique de
ventilation minimale est de 0,350 pi3/mn par oiseau.

Étape 1: Calculez le débit de ventilation totale requis pour le bâtiment (nombre total de pieds cubes par
minute [pi3/min]).

La ventilation totale requise est de 0,350 pi3/min x 30 000 oiseaux = 10 500 pi3/min

Étape 2: Calculez le pourcentage de temps pour démarrer les ventilateurs.

Supposons l'utilisation de trois ventilateurs de 36 pouces, chacun d'une capacité de 10 000 pi3 / min (à la
pression de fonctionnement nécessaire).

ventilation totale nécessaire


Pourcentage de la durée sur ON = x 100
Capacité totale des ventilateurs

Capacité totale des ventilateurs = 10 000 pi3 / min x 3 = 30 000 pi3 / min

10,500 ft3/min
Pourcentage de la durée sur ON = x 100 = 35%
30,000 ft3/min

Étape 3: Calculez la durée réelle sur ON des ventilateurs.

Supposons qu'un cycle 5 minutes (300 secondes) est utilisé.

Durée réelle sur ON = 0,35 x 300 secondes = 105 secondes

Ainsi, les ventilateurs devraient être sur ON pendant 105 secondes, et sur OFF pendant 195 secondes.

REMARQUE : Il s’agit d’une estimation purement théorique de la ventilation minimale requise. Les paramètres réels de
ventilation et de minuterie DOIVENT être déterminés en fonction des conditions d’ambiance réelles du bâtiment, de la
qualité de l'air et du comportement des oiseaux.

126 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Index

Index
Abattage 5, 6, 11, 13, 25, 26, 27, 28, 31, 37, 39, Classement [carcasses], calibration [œufs] 6,
45, 46, 47, 50, 51, 55, 67, 68, 69, 89, 90, 96, 97, 40, 47, 95, 107
99, 101, 102, 103, 105, 106, 107, 109, 110 Clôtures 108
Abreuvoir 6, 8, 15, 16, 17, 18, 19, 34, 35, 36, 37, Coccidies 31, 34, 50, 52, 59, 107
57, 58, 61, 66, 67, 79, 81, 91, 95, 96, 100, 102, 107, Cœfficient de variation 97, 100
109 Coliforme 61, 62
Abreuvoir à pipette 15, 17, 18, 19, 34, 35, 36, Colza 26
57, 61 Compétition 37, 38
Absorbent 45 Comportement 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16,
Acide aminé 25, 27, 39, 40, 41, 42, 52, 53 20, 21, 22, 69, 71, 79, 80, 81, 83, 84, 88, 89, 90,
Acides organiques 31, 45, 50 51 91, 93
Activité 49, 71, 79, 81, 83, 88, 89, 90, 91, 93, Composition des nutriments / Densité des
107 nutriments / absorption des nutriments /
Additif 28, 32, 44, 52, 53 recommandations relatives aux nutriments
Additifs alimentaires 32, 44, 53 11, 25, 26, 27, 28, 31, 32, 33, 39, 40, 41, 42, 44,
Air ambiant 16 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51
Alimentation 25, 26, 27, 28, 31, 32, 33, 34, 39, Conception du bâtiment 55, 56, 66
40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, Conception de l’exploitation 55
53, 67, 95, 107 Condensation 15
Alimentation au sol 11, 37 Confort 10, 14, 21, 67, 68, 71, 72, 73, 79, 80,
Alimentation séparée 28, 100, 103 81, 82, 84, 85, 87, 88, 91, 93, 94, 110
Ammoniac 7, 9, 20, 33, 52, 53, 59, 66, 71, 80 Contamination de l’air / de la litière / de l'aliment
Analyse en laboratoire 25, 65, 69 31, 33, 38, 47, 49, 51, 57, 58, 61, 62, 63, 64, 94,
Antibiotique 33, 45 95, 105, 106, 107
Anticorps 12 Contrôle des nuisibles 66
Antioxydant 32, 45, 48, 49 Contrôle qualité de l’aliment 47, 48
Appâter 64 Convection 72
Arrêt 64, 65, 67 Coup de chaleur 109
Ascites 5, 71, 89 Courbe de distribution 100, 101
Assiette 17, 18, 37, 38 Coût de l’aliment 6, 28, 31, 39, 42, 46, 47
Auge 37 Couvaison en plein bâtiment 16, 17, 19, 20
Azote / nitrate 28, 33, 34, 40, 53, 61, 62, 95 Couvoir 6, 11, 12, 13, 14, 56, 67
Bactérie 38, 45, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 68, 94 Croissance 5, 6, 8, 11, 18, 25, 26, 27, 28, 29,
Balance automatique 99, 100 34, 37, 39, 40, 41, 42, 43, 45, 46, 47, 49, 50, 51,
Balance électronique 97, 98, 99, 102 52, 53, 55, 61, 62, 66, 77, 88, 89, 93, 94, 97
Barrière 55, 66, 74 Cuivre 62
Bâtiments ouverts sur le côté 57, 58, 72, 73, 74, Débit 34, 35, 36
91, 96 Déchets alimentaires 28, 29, 33, 38, 53, 64
Bien-être 5, 6, 7, 9, 10, 11, 25, 27, 28, 34, 39, 48, Déclassement 6, 40, 47, 95, 107
51, 52, 53, 55, 59, 63, 67, 68, 71, 88, 89, 90, 91, Démarche des poussins 13
96, 98, 105, 106, 107 Densité animale 5, 6, 16, 82, 83, 84, 89,
Biofilm 58 95, 96, 103
Biosécurité 14, 32, 55, 56, 60, 63, 64, 66, 67, Déplacement 9, 78, 106
68, 94 Déshydratation 14, 18, 19, 36, 67
Blé 26, 27, 31, 44, 46, 49, 50, 51, 106, 107 Désinfection 6, 55, 57, 59, 60 , 64, 66, 67
Blessures 10, 98, 100, 107, 108 Désinfection 58, 61, 64, 66, 67, 68
Brumisation / pulvérisation 58, 87, 88 Désinfection par pulvérisation 57, 59, 64
Calcaire 26 Diagnostic de maladie 69
Calcium 26, 35, 42, 43, 45, 53, 58, 60, 62 Dioxyde / monoxyde de carbone 20, 52, 71,
Capteur 20 80, 95
Capteur de température 83 Distribution de l’aliment 5, 16, 29, 30, 37, 38
Carcasse 6, 25, 26, 39, 41, 45, 47, 48, 50, 52, 63, Distribution des oiseaux / de l’aliment 7, 8, 18,
91, 95, 103, 105 29, 30, 31, 38, 50, 66, 72, 79, 80, 81
Chaîne 37, 38, 58 Drainage 63
Chauffage 15, 16, 19, 20, 21, 59, 72, 73, 79, Durée du jour 89, 90
108, 109, 110 Dureté de l’eau 61, 87
Chlorure 26, 32, 33, 34, 42, 43, 44, 48, 52, 53, Écart-type 97, 100
58, 61, 62, 65, 114 Échantillonnage 22, 30, 60, 61, 69, 97, 98,
Cible 5, 6, 8, 9, 11, 13, 19, 22, 23, 25, 27, 46, 99, 100, 102
53, 55, 96, 97, 98, 99, 101, 102, 103, 106 Échantillonnage au hasard 60, 100
Efficacité alimentaire / indice de consommation
6, 25, 26, 28, 29, 38, 39, 42, 55, 89

2014 127
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Index

Électricité 68, 72, 74, 75 72, 73, 74, 77, 80, 82, 83, 84, 85, 87, 88, 96, 110
Élevage 45 Humidité 9, 15, 19, 33, 48, 49, 51, 52, 66, 67,
Élimination 15, 57, 63 71, 72, 76, 77, 85, 88, 94, 95
Élimination des oiseaux morts 63 Humidité relative 11, 12, 15, 16, 19, 20, 21,
Enduit 48, 59, 63 67, 71, 72, 73, 74, 77, 80, 82, 83, 84, 85, 87, 88,
Énergie 25, 26, 27, 28, 29, 32, 39, 40, 41, 42, 110
47, 49, 51, 52, 67, 91 Hygiène 14, 60, 66, 67, 68
En tête 58 Hygiène alimentaire 45
Entrée 8, 58, 72, 74, 75, 76, 78, 79, 80, 81, Hygiène du sol 55, 57, 59, 60, 94, 95
82, 83, 87, 88, 93 Immunité 6, 12, 14, 26, 42, 44, 47, 65, 68
Entrée d’air 58, 75, 76, 78, 81, 84, 87, 93 Incinération 63
Environnement 5, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 18, Incandescent 91
19, 20, 21, 22, 25, 27, 32, 33, 39, 40, 41, 51, 52, Incubation 6, 11, 19, 27, 67
53, 59, 63, 65, 67, 68, 69, 71, 72, 73, 74, 75, 76, Infection 95
78, 80, 82, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 91, 93, 95, 96, Insecte 56, 57
102, 105, 110 Isolation 15, 74
Environnement contrôlé 12, 73, 74, 75 Isolation 60
Enzyme 26, 32, 33, 43, 44, 45, 53 Jabot 7, 9, 15, 22, 23, 57, 67, 95, 107
Espace 9, 16, 20, 37, 38, 66, 67, 68, 75, 78, 89, Jarret 9, 47, 52, 67
91, 96, 106 Jarret 108
Espace au sol 8, 79, 96 Jaune d’œuf 11, 13, 46, 67
Espace à la mangeoire 37, 66, 90, 96, 106 Lavage 56, 57, 58, 59
État des oiseaux 7, 8, 105 Lésions d’aile 107
Éviscération 31, 51 Litière 7, 8, 9, 11, 14, 15, 16, 19, 26, 31, 33, 34,
Excrétion / contamination fécale 32, 35, 35, 36, 40, 43, 47, 50, 52, 53, 56, 57, 58, 59, 64,
40, 52, 62, 69, 105, 106, 107 65, 66, 67, 68, 69, 71, 73, 76, 82, 87, 94, 95, 106,
Fabrication de l’aliment 41, 44, 45, 47, 48, 49, 53 107, 108
Facteur antinutritionnel 33, 48 Litière de bois 94
Farine 28, 29, 30, 31, 50, 51 Litière humide 19, 33, 34, 35, 36, 53, 73, 76, 87,
Fer 58, 61, 62 95, 108
Filet 9, 31, 36, 37, 38, 46, 50, 51, 91,94 Longueur d’onde 89, 93
Filtres 48, 61, 85 Lot 5, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 14, 15, 20, 30, 34, 35,
Filtre humide 8, 83, 84, 85, 86, 87, 88 37, 39, 45, 55, 57, 58, 60, 61, 64, 65, 66, 67, 68,
Fines 28, 30, 33, 49 69, 72, 82, 88, 89, 90, 95, 96, 97, 99, 100, 101,
Forage 114 102, 103, 106
Formaldéhyde 45, 59 Lot de parentaux 12, 14, 15, 20, 55
Formation 55, 56, 68, 109 Lot de parentaux / Lot donneur 12, 14, 15,
Forme /type d’aliment 11, 15, 28, 29, 30, 31, 33, 20, 55
44, 45, 46, 47, 49, 50, 51, 52 Lot de reproducteur 55, 65, 66
Formulation / ingrédients / fabrication de l’aliment Lumière 5, 8, 15, 16, 37, 38, 58, 61, 66, 67, 68,
25, 26, 27, 28, 31, 32, 33, 39, 40, 41, 43, 44, 45, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 103, 105, 106, 107, 108,
47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 63 109, 110
Fuite d’air / Pression d’air 8, 15, 75, 82 Lumière fluorescente 91, 92
Fumigation 57, 59 Lumière ultra-violette 61, 87
Gaspillage 28, 37, 38 Lux 15, 93, 105
Gaspillage d’aliment 28, 29, 38, 49 Lysine 28, 41, 43
Gaspillage d'eau 57 Magnésium 42, 43, 62
Gaz 20, 71, 72, 76 Maladie 5, 10, 12, 14, 27, 44, 55, 56, 60, 63, 64,
Gaz nocifs 20 65, 66, 67, 68, 69, 71, 95, 102
Gestion des mangeoires 27, 28, 32, 37, Maladie fongique 31, 47, 51, 68
39, 46, 49, 50, 51, 52, 66, 67, 68, 76, 79, 81, 84, Maladie protozoaire 68
90, 89, 91, 92, 93, 102, 106 Mâles / Femelles 28, 99, 100
Grain entier 31, 32, 50, 51, 106 Mangeoire cylindrique 37, 38
Granulé 9, 11, 15, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, Manutention 27, 65, 67, 68, 98, 105, 107
37, 45, 46, 49, 50, 51, 94 Matière organique dans l’eau 32, 59, 61, 62
Griffure 38, 93, 107 Matière première 33, 40, 41, 46, 47, 48, 49,
Halètement 8, 21, 52, 83, 84, 88, 108 53, 94
Homogénéité 6, 11, 14, 15, 37, 69, 71, 72, 96, 97, Médicaments 32, 44, 45, 51, 62, 107
98, 99, 100, 101, 102, 103 Mélange des poussins 12, 15
Huiles et corps gras (alimentation) 25, 26, Métabolique 27, 40, 43, 44, 47, 52,
29, 32, 33, 34, 39, 40, 44, 45, 46, 48, 49, 50, 51, 53, 68
52, 53, 65, 95 Méthionine 28, 41
Humidité 11, 12, 15, 16, 19, 20, 21, 66, 67, 71, Micron 29, 50, 61,
87

128 2014
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Index

Miette 9, 11, 15, 22, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 80, 81, 82, 86, 87, 96, 109
37, 46, 49, 50, 51 Prise alimentaire / appétit / comportement
Migration 84 alimentaire 6, 7, 8, 9, 11, 12, 15, 16, 18, 22,
Minéral 25, 26, 27, 32, 33, 39, 42, 43, 44, 48, 25, 27, 28, 29, 32, 37, 38, 42, 43, 46, 47, 62, 89, 90
52, 53, 58, 63 Prise en charge en sexes séparés 5, 28, 45,
Mini-abreuvoir 15, 17, 18, 36 98, 99, 100, 101, 103, 106
Mini-granulés 27, 28, 29, 37, 46, 49, 50 Probiotique 45
Minuterie 73, 76, 78, 79, 80 Production d’extra-chaleur 52
Mise en place 12, 13, 14, 15, 18, 19, 22, 23, 37, 64, Prophylactique 45
65, 67, 69, 72, 103 Protéine 25, 26, 28, 29, 33, 34, 39, 40, 41, 42, 44,
Mise en place des poussins 15, 18, 37, 67, 72 45, 48, 51, 52, 53, 95, 106
Module 106, 108, 109, 110 Protéine brute 26, 28, 33, 34, 40, 53
Moisi 9 Provision d’eau 5, 8, 9, 11, 12, 15, 16, 17, 18,
Moisissure 45, 94 19, 22, 23, 25, 26, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 43, 44, 48,
Mortalité 13, 18, 52, 55, 62, 66, 69, 74, 89, 90, 93, 55, 56, 58, 66, 67, 68, 69, 72, 84, 91, 96, 106, 107
109 Pulvérisation / Brumisation 58, 87, 88
Morts à l’arrivée 55, 67 Qualité de l’air 8, 9, 67, 68, 71, 79, 80
Mycotoxine 26, 33, 45, 47, 51 Qualité de l’aliment 7, 8, 9, 29, 30, 31, 47
Nettoyage / désinfection 6, 9, 13, 14, 15, 34, Qualité / Contamination de l'eau 7, 8, 15, 32,
35, 55, 57, 58, 59, 60, 61, 64, 65, 66, 67, 88, 95, 108 34, 37, 44, 48, 57, 58, 61, 62, 63, 65, 66, 67, 68, 95
Nombril 13, 67 Qualité des poussins 5, 6, 11, 13, 67, 102
Obscurité 12, 15, 34, 48, 60, 67, 88, 89, 90, 91, Radiant 16, 74
93, 107 Radiant 16, 17, 19
Œuf 6, 11, 27 Rafraîchissement de l'eau 71, 72, 75, 84, 85, 86,
Oligo-élément 27, 32, 44, 48, 52, 53, 62 87, 88, 91,110
Oxygène 58, 61 Rafraîchissement par évaporation 19, 58, 74,
Paille 94 84, 85, 86, 87, 88
Papier 11, 15, 17, 18, 19, 37, 38, 94 Ramassage 6, 31, 68, 90, 98, 99, 105, 106, 107,
Parasite 57, 68 108, 109
Paroi latérale 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, Ramassage 6, 35, 37, 57, 90, 97, 107
82, 83, 85, 86 Ratio eau/aliment 33, 34,37
Pathogène 14, 29, 45, 55, 57, 59, 61, 65, 66, 95 Rectum / cloaque 9, 12, 13, 14, 20
Patte 5, 9, 37, 38, 42, 43, 67, 89, 91, 99, 108 Réflecteurs de lumière 93
Pattes 9 Refroidissement 76
Période de démarrage 6, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, Refroidissement 8, 9, 12, 13, 15, 16, 19, 20,
18, 19, 20, 21, 30, 36, 46, 67, 71, 76, 77, 94, 102, 103 21, 32, 34, 37, 48, 51, 58, 69, 73, 74, 76, 77, 80, 81,
Pesage d’un oiseau 97, 98, 99, 100, 101, 102, 103 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 91, 94, 110
Pesage par plate-forme 102, 103 Registres 8, 9, 13, 64, 65, 68, 69, 76, 98, 99, 102
Phosphore 26, 33, 42, 43, 45, 53 Réglementation 28, 31, 32, 44, 45, 46, 51, 59,
Photopériode 89 63, 71, 88, 90, 91, 93, 96, 105, 109, 110
Phytase 33, 43, 45, 53 Remorques 57
Plaque de direction 78 Rendement en filets 5, 6, 25, 26, 28, 31, 39, 42,
Plateau 15, 36, 37, 38 44, 46, 50, 51, 89, 91, 106, 107
Plumage 9, 26, 44, 69, 82, 103 Répartition en cases 108
Pododermatite 33, 34, 44, 47, 52, 89, 93, 95, 96 Réparations et entretien 59
Poids corporel 8, 11, 27, 30, 46, 55, 89, 90, Répartition normale 100
91, 97, 98, 100, 102, 106 Résidus 28, 48, 107
Poids d’un oiseau 5, 6, 8, 11, 13, 18, 19, 27, 28, Respiration / respiratoire 7, 8, 19, 32, 33, 52,
30, 37, 39, 41, 45, 46, 49, 55, 79, 82, 89, 90, 91, 96, 59, 69, 71
97, 103, 105, 106, 109 Retrait 28, 46, 90, 105, 106, 107
Poids vif 6, 12, 13, 18, 19, 37, 39, 41, 45, 49, 79, 96, Retrait alimentaire 28, 90, 105, 106, 107
97, 99, 100, 101, 102, 103, 106 Rideau 57, 58, 59, 72, 73, 75, 82, 108
Pollution 63 Rongeur / vermine 55, 56, 64, 95
Post-mortem 69 Saisie 55, 68, 69, 109
Potassium 26, 32, 33, 34, 42, 43, 52, 53, 62 Salmonelles 31, 47, 50, 60
Potentiel génétique 5 Santé 5, 7, 9, 11, 12, 14, 27, 32, 33, 34, 39, 42, 44,
Poussière 7, 8, 9, 15, 19, 29, 33, 50, 57, 58, 71, 93, 45, 47, 48, 51, 52, 55, 57, 59, 62, 63, 65, 66, 67, 68,
94, 95 69, 71, 87, 89, 91, 95
Poussins chétifs 67 Sciure de bois 94
Poussin faible 67 Sécurité / biosécurité 14, 32, 55, 56, 60, 63, 64, 66,
Prébiotique 32, 45 67, 68, 94
Pré-ramassage 108 Sédiments 61
Pression 8, 19, 34, 57, 59, 74, 75, 76, 77, 78, 79, Sel / sodium 26, 32, 33, 34, 42, 43, 47, 48, 52, 53,

2014 129
ROSS MANUEL D'ÉLEVAGE: Index

60, 62, 95 84, 85, 86, 87, 88, 93, 94, 95, 96, 102, 108, 110
Silo 8, 27, 46, 66 Ventilation automatique 20, 73, 75, 76, 87
Site 14, 55, 57, 60, 64 Ventilation de transition 74, 80, 81,
Site de même âge 55 82, 83
Site multi-âge 14 Ventilation en tunnel 74, 76, 80, 81, 82, 83, 84,
Sodium – voir sel 85, 86, 87, 88
Soja 26, 45, 48 Ventilation minimale 9, 20, 72, 74, 76, 77, 78,
Spécifications alimentaires 25, 26, 27, 28, 31, 79, 80, 81
39 Ventilation naturelle 72, 73
Squelette 6, 11, 26, 43, 53, 89 Vermine 64, 95
Stockage / manutention de l’aliment 27 Vide [ventilation] 75
Stockage de l’aliment 27, 45, 47, 48, 63 Vide sanitaire 14
Stockage de l’eau 34, 61 Virus / viral 12, 57, 59, 65, 68
Stockage des œufs 6, 67 Visiteur 64
Stress 6, 10, 14, 27, 32, 33, 40, 42, 43, 44, 47, Vitamine 25, 26, 27, 32, 39, 43, 44, 45, 47, 48,
51, 52, 65, 68, 69, 98, 100, 108, 109 49, 52, 53, 58
Stress thermique 32, 43, 51, 52 Vitesse de l'air / Flux d’air 8, 9, 12, 13, 20,
Sulfates 60, 62 66, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 82, 83, 84, 86, 88
Surveillance 5, 7, 14, 20, 21, 55, 60, 69, 71, 73, Vivacité 7, 9, 13, 68
75, 97, 103, 107 Vocalisation 7, 8, 69
Surveillance sérologique 69 Volets 72, 73
Syndrome de mort subite 89 Zinc 44, 47, 53
Système / Équipements 6, 7, 8, 9, 11, 15,
16, 17, 18, 19, 25, 30, 31, 32, 37, 38, 56, 57, 58,
59, 60, 76, 108
Système d’alimentation automatique 11, 15, 17,
36, 37, 38, 57, 74, 82, 87
Système de brumisation 19, 74, 84, 85, 87,
88, 110
Taille des particules 28, 29, 30, 31, 49, 50
Température 5, 7, 8, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17,
18, 19, 20, 21, 32, 34, 35, 37, 51, 52, 59, 66, 67,
68, 69, 71, 72, 73, 74, 76, 77, 79, 80, 81, 82, 83,
84, 85, 87, 88 94, 96, 103, 106, 109, 110
Température corporelle 12, 13, 14, 15, 52,
88
Température de la litière 15
Température effective 83
Temps chaud 32, 34, 37, 52, 73, 74, 82, 84, 88,
91, 110
Temps d’attente / zone d’attente 12, 13, 14,
105, 106, 110
Tête 36
Thermostat 73
Tourbe 94
Toxine 26, 31, 33, 45, 47, 51, 66, 68
Transport 12, 68
Transport 6, 12, 13, 14, 31, 46, 49, 50, 55, 67,
68, 105, 106, 108, 109, 110
Troubles digestifs 33, 34, 52, 53
Type de logement 96
Vaccination 5, 8, 12, 14, 34, 55, 65, 66, 68
Variabilité 2, 5, 9, 12, 44, 97, 100, 101, 103, 106
Variation de population / homogénéité du lot
98, 99, 100, 103
Véhicule 12, 14, 56, 57, 108, 110
Vent / courant d’air 20, 72, 73, 74, 82, 83, 84,
87, 110
Ventilateurs 8, 20, 57, 59, 60, 72, 73, 74, 75,
76, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 110
Ventilation 5, 8, 9, 19, 20, 57, 59, 60, 65, 68,
69, 71, 72,73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83,

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