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de fer. En 1907, dans la banlieue de Rio, le


Bangu AC, club de l’usine locale, accueille des
Football et décolonialisme: au Brésil,
footballeurs-ouvriers noirs et se voit de facto prohibé
dribbler la domination blanche de championnat carioca.
PAR MICKAËL CORREIA
ARTICLE PUBLIÉ LE DIMANCHE 19 JUILLET 2020
Dans le sud du pays, à Porto Alegre, les joueurs
noirs, interdits de s’inscrire dans les clubs blancs,
mettent sur pied leur propre ligue autonome, la Liga
Nacional de Futebol Porto-Alegrense vite surnommée
péjorativement la Liga das Canelas Pretas (Ligue
des Tibias Noirs). Son premier championnat est
organisé le 13 mai 1920, date anniversaire de
l’abolition de l’esclavage au Brésil. « Dans cette ligue,
L'équipe Cruzeirinho, une des équipes qui participa à la Liga Nacional
de Futebol Porto-Alegrense, ligue autonome noire, au Brésil en 1920. l’apprentissage du football a été indépendant, plus
Du pionnier Arthur Friedenreich, premier footballeur ludique et plus intense, ce qui a conduit les Noirs et les
noir admis en sélection nationale, aux soulèvements pauvres, en général, à jouer encore mieux que l’élite
des supporters ultras contre la Coupe de monde bourgeoise », explique l’historien José Antônio dos
en 2014 ou plus récemment contre Jair Bolsonaro, Santos.
l’histoire du futebol est intimement liée à la volonté
d’émancipation et de reconnaissance des descendants
d’esclaves.
Ce 29 mai 1919, à Rio de Janeiro, un soleil de plomb
écrase le stade de Laranjeiras. Les jambes épuisées
des vingt-deux footballeurs semblent s’enfoncer dans
la pelouse grasse. Depuis maintenant près de deux L'équipe Cruzeirinho, une des équipes qui participa à la Liga Nacional
heures, la rencontre n’arrive pas à départager qui du de Futebol Porto-Alegrense, ligue autonome noire, au Brésil en 1920.

Brésil ou de l’Uruguay remportera le championnat Dans les grands clubs blancs, quelques rares Métis font
sud-américain de football, ancêtre de la Copa América. leur apparition sous contrainte de masquer leur afro-
Soudain, le Brésilien Arthur Friedenreich frappe la brésilianité. Quand, en 1914, le premier footballeur
balle qui part s’engouffrer dans les buts adverses. métis, Carlos Alberto, rejoint l’équipe du Fluminense
Les tribunes exultent : le Brésil vient de remporter FC, il est obligé de se blanchir la peau avec de la
son premier titre international. Un malaise traverse poudre de riz avant d’entrer sur le terrain.
pourtant les gradins. L’artisan de cette victoire Arthur Friedenreich est quant à lui victime du racisme
historique est métis. Arthur Friedenreich est en effet le des arbitres blancs. Durant ses matchs à São Paulo, les
fils d’un businessman allemand et d’une Brésilienne à fautes que pratiquent sur lui ses adversaires ne sont
la peau noire (en voir plus ici). pas sifflées, ce qui l’oblige à élaborer des feintes de
Introduit au Brésil en 1894 par le fils d’un ingénieur corps afin d’esquiver leurs charges violentes. Selon la
britannique des chemins de fer, le football est légende populaire, c’est en évitant une voiture, par un
officiellement réservé à la bourgeoisie blanche en mouvement de bassin alors qu’il traversait la rue, qu’il
aurait eu l’idée de reproduire ce geste sur le terrain.
ce début de XXe siècle. Les Noirs, les Métis et les
Amérindiens sont exclus de toute compétition. « Ruse et technique de survie des premiers joueurs
de couleur, le dribble leur évite tout contact avec les
Toutefois, à Campinas, une cité ouvrière de l’État
défenseurs blancs, écrit l’auteur Olivier Guez dans son
de São Paulo, naît en 1900 le club Ponte Preta qui
ouvrage Éloge de l’esquive paru en 2014. Le joueur
rassemble des travailleurs non-blancs des chemins

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noir qui ondule et chaloupe ne sera pas rossé, ni sur métis Domingos da Guia a pour sa part conquis
le terrain ni par les spectateurs à la fin de la partie ; le public avec ses domingadas (le fait de sortir de
personne ne l’attrapera ; il dribble pour sauver sa la défense en dribblant un à un ses adversaires).
peau. » À travers ses dribbles ravageurs, Friedenreich «Il y a quelque chose qui rappelle la danse, la
met en scène sur le terrain la condition même du capoeira, dans le football brésilien, qui adoucit et
dominé qui, pour exister, doit avant tout se soustraire arrondit ce jeu inventé par les Britanniques, analyse
à la violence du dominant. alors l’anthropologue brésilien Gilberto Freyre. Ce
La question raciale devient progressivement source jeu pratiqué de façon si aiguë et anguleuse par
de tension au sein du football brésilien. En 1921, les Européens – tout cela semble exprimer […] le
le président de la République du Brésil, Epitácio métissage à la fois flamboyant et ingénieux qui peut
Pessoa, émet un « décret de blancheur » pour qu’au aujourd’hui être décelé à travers toute affirmation
sein de la sélection nationale ne soit admis que « le propre au Brésil».
meilleur de notre élite footballistique, les garçons de En 1950, c’est au tour du Brésil d’accueillir la
nos meilleures familles, les peaux les plus claires et les Coupe du monde. Après avoir emporté haut la main
cheveux les plus lisses ». l’ensemble de ses matchs, la Seleção, grande favorite
de la compétition, affronte en finale l’Uruguay à Rio
de Janeiro. Le match est dépeint comme une formalité
au vu de la supériorité technique des Brésiliens et
les journaux ont déjà titré sur les futurs vainqueurs.
Mais le 16 juillet 1950, dans un stade Maracanã
pétri de stupeur, la sélection uruguayenne est sacrée
L'équipe du CR Vasco de Gama en 1923. championne du monde après deux buts contre un.
Deux ans plus tard, le championnat de Rio de Janeiro La défaite est vécue au Brésil comme une humiliation
est remporté par le CR Vasco de Gama. L’équipe, nationale, un trauma dénommé depuis Maracanaço,
fondée par des immigrés portugais, comporte trois le « choc du Maracanã ». Désigné comme principal
joueurs noirs, un métis et six ouvriers blancs. Un coupable, le gardien noir Barbosa est ostracisé et
véritable affront pour les clubs bourgeois de Rio condamné à vivre comme un paria – il faudra
qui tentent d’imposer au sein du tournoi des règles attendre le Mondial 2006 pour qu’un gardien noir,
discriminatoires à l’encontre des footballeurs noirs ou Dida, soit titulaire de la Seleção. Les footballeurs
issus des classes populaires. noirs sont suspectés de ne pas supporter la pression
Le président du CR Vasco de Gama, dans une lettre psychologique des grands matchs et de ne pas être
datée du 7 avril 1924 – entrée dans la postérité sous suffisamment combatifs. « Les joueurs de race nègre
le nom de « Réponse historique » – répond qu’il perdent une grande partie de leur potentiel dans les
continuera à aligner ses joueurs habituels. Quelques compétitions mondiales », affirme en 1956 un rapport
semaines plus tard, l’équipe fait tomber les barrières de officiel de la Confédération brésilienne de football.
la ségrégation raciale en remportant pour la deuxième
Résistances indigènes et avant-garde ultra
fois consécutive le championnat de Rio.
Huit ans après le Maracanaço, le Brésil s’envole pour
À l’occasion de la Coupe du monde 1938 en France, le Mondial en Suède avec la volonté farouche de
le Vieux Continent découvre, stupéfait, le style de jeu surmonter l’humiliation de la Coupe du monde 1950.
des Afro-Brésiliens de la Seleção. L’avant-centre noir À bord de l’avion, deux jeunes espoirs. Né avec une
Leônidas da Silva, meilleur buteur de ce Mondial, malformation congénitale (ses jambes sont arquées
popularise la bicyclette – frappe à la volée du vers l’extérieur), Garrincha est issu d’une famille
ballon en effectuant un saut arrière. Le défenseur

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pauvre amérindienne. Son handicap physique qui rend Mais le triomphe des Brésiliens l’avait transfigurée.
ses dribbles virevoltants et ses origines modestes en Elle marchait le long du trottoir avec l’assurance
ont fait une idole populaire. d’une Jeanne d’Arc. Il en était de même pour les
Pelé, du haut de ses 17 ans, est quant à lui perçu hommes noirs qui – attirants, éclatants, somptueux –
comme le jeune prodige noir du Santos FC. Il voit ressemblaient aux fabuleux princes d’Éthiopie. »
dans la profession de footballeur un ascenseur social Le jogo bonito (beau jeu), à coups de feintes
pour s’échapper du déterminisme racial de la société ludiques, d’esquives et de dribbles, traduit aux yeux
brésilienne. Le joueur passe ses heures libres à des Brésiliens une forme d’expression collective
s’entraîner intensivement. à dimension décoloniale. Ce détournement créatif
d’un sport symbolisant l’hégémonie culturelle blanche
réhabilite par ailleurs une figure mythique populaire,
celle du malandro.
Incarné sur les terrains par Garrincha grâce à son jeu
de jambes – la ginga, un mot désignant à la fois la
démarche de la crapule des favelas et un mouvement
de capoeira –, le malandro est le voyou qui mise sur
Garrincha.
sa roublardise pour accéder aux échelons sociaux qui
Mais Garrincha et Pelé sont avant tout perçus par lui sont interdits. « Le malandro danse et marche,
la direction sportive comme des joueurs non-blancs. simule et dissimule, à la frontière du bien et du mal,
Le psychologue appelé par la fédération brésilienne de la légalité et de l’illégalité, précise le musicien
pour évaluer mentalement les footballeurs juge Pelé Chico Buarque dans un opéra dédié au dandy des rues.
« incontestablement infantile » et dépourvu du Bluffeur, provocateur, c’est un dribbleur social. »
« sens des responsabilités indispensable à tout jeu La Seleção s’impose par la suite aux Coupes du monde
d’équipe ». Garrincha aurait pour sa part un quotient 1962 et 1970, toujours grâce à son dénommé futebol
intellectuel inférieur à la moyenne et manquerait arte, un football que l’écrivain uruguayen Eduardo
d’agressivité. Galeano définit comme « fait d’esquives de la taille,
Ces conceptions racistes font que les deux joueurs ne d’ondulations du corps et d’envols de jambes qui
sont pas titularisés lors des premiers matchs. Après un venaient de la capoeira, danse guerrière des esclaves
nul contre l’Angleterre, le sélectionneur brésilien se noirs, et des joyeux bals populaires des faubourgs des
risque toutefois à faire entrer le duo face à l’équipe de grandes villes ».
l’URSS. Dès lors, Garrincha martyrise par ses dribbles Le style de jeu et les victoires des joueurs non-
la terrible défense soviétique tandis que Pelé marque blancs brésiliens, à l’instar de Garrincha, marquent
les buts de la victoire en quart de finale et en demi- profondément les communautés amérindiennes qui
finale. vont entrevoir dans le football un porte-voix pour leurs
La finale du Mondial 1958 s’achève par une victoire revendications. Ainsi, lorsque le Brésil organise la
éclatante du Brésil face à la Suède 5 buts à 2. Le sacre Coupe du Monde en 2014, les Amérindiens y décèlent
international de la Seleção conjure la malédiction du une opportunité sans précédent pour rendre visibles
Maracanaço. à l’échelle internationale les résistances indigènes
brésiliennes (relire ici notre dossier sur le Brésil face
Pour le dramaturge Nélson Rodrigues, cette
à son Mondial).
consécration sportive symbolise l’avènement de la
fierté afro-brésilienne : « Je me souviens juste après la Le mouvement amérindien décide en effet de
fin du match Brésil-Suède d’avoir vu une petite femme pleinement s’inscrire dans les luttes sociales alors en
à la peau noire. Une habitante typique des favelas. cours contre la tenue du Mondial au Brésil. « Nous

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allons nous joindre aux différents mouvements sociaux au XVIIe siècle, ou encore de Maria Felipa, ouvrière
de Rio de Janeiro, ceux des favelas comme ceux du qui a mené un groupe de 200 femmes noires et
centre-ville, ceux des gitans, ceux des Noirs, nous d’Amérindiens combattant contre les Portugais en
allons tous nous unir pour organiser la contestation 1822.
», annonce dès 2012 Carlos Pankararu, l’un des
L’année suivante, au stade Maracanã de Rio de
porte-parole de l’Aldeia Maracanã, centre culturel
Janeiro, les deux clubs s’affrontent à nouveau le 13
amérindien de Rio.
octobre 2019. Le nouvel entraîneur du Fluminense,
À partir de juin 2013, les communautés indigènes se Marcão, et Roger Machado, coach de Bahia,
joignent aux millions de manifestants qui descendent s’affichent côte à côte, portant chacun un T-shirt de
dans les rues avec pour slogan « Não vai ter Copa l’Observatoire de la discrimination raciale dans le
» (« La Coupe n’aura pas lieu »). Le 27 mai football, une organisation antiraciste brésilienne. Dans
2014, à Brasília, la police charge une manifestation un pays où plus de la moitié la population est non-
de milliers d’Amérindiens autour du nouveau stade blanche, Roger Machado et Marcão représentent les
national baptisé Garrincha, après avoir occupé le siège deux uniques entraîneurs noirs de la première division
de la société propriétaire de l’enceinte sportive. de football du pays.
Lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du
monde, le 12 juin 2014, un garçon blanc, un jeune
Amérindien guarani et une fillette noire lâchent devant
des millions de téléspectateurs une colombe, symbole
de paix entre les peuples. En quittant le terrain,
l’enfant guarani de 13 ans, Werá Jeguaka Mirim, sort
une petite banderole rouge sur laquelle on peut lire
« Demarcação jà ! » (« Démarcation maintenant !
»). Le slogan se rapporte à la lutte indigène pour
obtenir de l’État brésilien qu’il délimite les terres
amérindiennes qui subissent la pression foncière des
grands propriétaires terriens. Le geste de protestation
sera furtif car censuré, les caméras se détournant À la conférence de presse d’après-match, Roger
rapidement vers les tribunes. Machado condamne : « S’il n’y a pas de préjugés
Quatre ans plus tard, Jair Bolsonaro est élu à la tête au Brésil, alors pourquoi les Noirs reçoivent-ils une
du pays. Surnommé durant la campagne électorale moins bonne éducation ? Pourquoi 70 % de la
« le candidat des footballeurs », l’ancien militaire population carcérale est-elle noire ? Pourquoi les
d’extrême droite a reçu le soutien de stars brésiliennes jeunes Noirs sont-ils plus susceptibles d’être tués au
du foot, comme Rivaldo, Felipe Melo ou Ronaldinho. Brésil ? » De janvier à juin 2019, la police de l’État de
Une semaine à peine après l’élection, le 4 novembre Rio avait tué 885 personnes, principalement des non-
2018, le Esporte Clube de Bahia, club professionnel Blancs des favelas dont une jeune fille noire de 8 ans,
Ágatha Félix. Un record absolu.
de 1re division, rencontre le Fluminense FC dans
le cadre du championnat brésilien. Les joueurs de Et Machado de conclure : « La vérité, c’est que dix
Bahia entrent sur le terrain avec floqué au dos de millions de personnes ont été réduites en esclavage. Il
leur maillot les noms des grandes figures noires de y a plus de 25 générations. Cela a commencé dans le
la lutte anticoloniale. Les footballeurs arborent devant Brésil colonial, s’est poursuivi dans le Brésil impérial
des milliers de spectateurs les noms de Zumbi Dos et a été masqué par la République brésilienne. […] Les
Palmares, pionniers de la résistance contre l’esclavage

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gens disent que le fait que je sois ici est la preuve que le noire a été exécutée en plein centre-ville le 14 mars
racisme n’existe pas. La preuve que le racisme existe 2018 alors qu’elle était une des rares figures politiques
est que justement je suis un des seuls Noirs à être ici. » dénonçant les crimes policiers racistes.
Depuis le 31 mai, ces collectifs de supporters ont
temporairement mis de côté leurs rivalités sportives
pour faire front commun à la politique racialement
discriminatoire de Bolsonaro face à la pandémie.
À São Paulo, les groupes ultras des quatre grands
clubs de la métropole, dont les supporters Corinthians
et leurs ennemis de toujours, ceux du Palmeiras,
manifestent désormais ensemble.
Ultras du Palmeiras : «L'Amérique n'a pas été
découverte, elle a été pillée.» © Facebook La Voz del Sur La torcida du Grêmio marche en tête des défilés anti-
La contestation antiraciste et décoloniale s’est Bolsonaro de Porto Alegre avec une énorme banderole
également intensifiée dans les tribunes avec l’arrivée qui clame « Contre la violence raciale », tandis que
au pouvoir de Bolsonaro. Une soixantaine de torcidas ceux du Fluminense et du Flamengo reprenaient à leur
– groupes de supporters organisés – antifascistes compte le slogan Black Lives Matter dans les cortèges
ont récemment éclos dans les gradins des plus de Rio de Janeiro le 7 juin dernier. Une union des
emblématiques clubs brésiliens. Les supporters du supporters de football dans la rue qui n’est pas sans
SC Internacional de Porto Alegre se mobilisent avec rappeler celles observées lors du Hirak algérien en
les mouvements noirs de la ville et participent au 2019 ou, dernièrement, du mouvement social chilien.
Quilombo Lemos, un espace urbain autogéré par la
Boite noire
communauté afro-brésilienne locale et historiquement
issu de la résistance d’esclaves fugitifs. Mickaël Correia est journaliste indépendant. Il a déjà
collaboré à la Revue du Crieur(lire ici) et est l’auteur
Les supporters Palmeiras Antifascistas de São Paulo
du remarquable Une histoire populaire du football
font quant à eux régulièrement hommage dans les
(La Découverte, 2018). Il écrit régulièrement dans
stades à Marielle Franco. La conseille municipale
Mediapart, notamment sur la culture politique du
football : lire ici une série d’articles sur la longue
marche féministe du football, parue l’an dernier.

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