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Corrigé du devoir n°2 du 11 octobre 2016

 Exercice 1 : « chasse au » 1 pour avoir 1k


1. Recherche du reste de la division euclidienne de 2n par 5 suivant l’entier naturel n
21  2 (5) on cherche le plus petit entier m  1, tel que 2m  1 (5)
22  22  4 (5) on multiplie chaque congruence par 2 successivement
2  24  3 (5)
3

24  23  1 (5) on trouve donc m  4


24  1 (5)
k k
par conséquent cela permet de passer aux puissances

24k  1 (5)
24k+1  22  2 (5) on multiplie chaque congruence par 2 successivement
2 4k+2
 24  4 (5)
2 4k+3
 23  3 (5)

si n  4k alors 2n  1 (5)
si n  4k 1 alors 2n  21  2 (5)
si n  4k 2 alors 2n  22  4 (5)
si n  4k 3 alors 2n  24  3 (5)

2. En déduire le reste de la division de (2017)2017 par 5.


  Il faut réduire 2017 modulo 5
Comme 2014  4035  2 alors 2017  2 (5)
  On transforme, (2017) 2017
 22017 (modulo 5) (logique avec le 1.)
or 2017 = 4504  1  4k 1 donc 2 2017
 2 (modulo 5) d’après le 1.

le reste dans la division par 5 de (2017)2017 est 2

 On peut aussi répondre directement (comme on l’avait vu en classe)


504
22017  245041  (24) 2  15042  2 (modulo 5)

 Exercice 2 : divisible par 5 avec n donc disjonction des cas


n désigne un entier relatif et A  n5  n. Démontrer que A est divisible par 5.
On utilise une disjonction des cas :
Rappel du principe de la méthode
n  5k  r avec 0  r  5
Ainsi pour tout entier naturel n, n  r (modulo 5) avec r{0, 1, 2, 3, 4}
dans le tableau ci-dessous, pour les lignes 1 et 3, figurent les restes dans la division par 5 des nombres écrits dans la
première colonne :
n 0 1 2 3 4
n n
5 0 0 30 240 1020
n5  n 0 0 0 0 0
Conclusion, il reste toujours 0 dans la division de n5  n par 5.

donc pour tout n, n5  n est divisible par 5


Il faut au moins la ligne 2 puisque l’on sait avec la question qu’il n’a que des zéros.

Devoir de spécialité 2 – page 1


 Exercice 3 : formule sur les puissances et réduction
Pour tout n ,
p
un  44n+2  3n+3 a na p an+p et (an)  a np
n
un  44 42  3n33 il faut justifier les congruences
un  256n16  273n 256  2311  3 donc 256  3 (modulo 11)
donc un  3n5  53n (11) 16  111  5 donc 16  5 (modulo 11)
soit un  0 (11) 27  211  5 donc 27  5 (modulo 11)
donc un est divisible par 11 car le reste dans la division par 11 vaut 0

conclusion Pour tout entier naturel n, 44n+2  3n+3 est divisible par 11

 Exercice 4 : une équation en congruence modulo 6 donc disjonction des cas


n désigne un entier naturel, résoudre l’équation n2  n  0 (modulo 6).

reste de la division de n par 6 0 1 2 3 4 5


n est congru modulo 6 à 0 1 2 3 4 5
n2 est congru modulo 6 à 0 1 4 9 16 25
n2  n est congru modulo 6 à 0 0 2 6 12 20
reste de n2  n divisé par 6 0 0 2 0 0 2

n2  n  0 (modulo 6)  n  6k ou n  6k 1 ou n  6k  3 ou n  6k où k désigne un entier relatif

 Exercice 5 : encore une « chasse au 1 » modifiée et la formule de première


1. a. Il est plus économique d’utiliser les congruences plutôt que les divisions euclidiennes
3  3 (7) donc 32  9  2 (7) donc 33  6 (7) donc 34  18  4 (7)
donc 35  12  5 (7) donc 36  15  1 (7) (on multiplie chaque congruence par 3)
Pour 1  n  6 , les restes de la division euclidienne de 3n par 7 sont :
n 1 2 3 4 5 6
reste 3 2 6 4 5 1
On retient surtout que 36  1 (modulo 7)

b. n, vn  3n6  3n  3n36  3n donc vn  3n1  3n  0 (modulo 7)


pour tout n, 3n6  3n est divisible par 7 .

3n6  3n  0 (7)  3n6  3n (7)

3n6 et 3n ont même reste dans la division par 7 (c’est la définition des congruences)

La première question est inutile : 3n6  3n36  3n1  3n (modulo 7) directement.

166
c. 1000  1666  4 donc 31000  31666  4 31666 34  36 34
donc 31000  116634 (7) donc 31000  4 (7)
le reste de la division euclidienne de 31000 par 7 est 4

La question b. ne sert à rien si on a compris « la chasse au 1 ».


Il fallait comprendre que l’on ne change pas le reste en enlevant 6 à l’exposant, donc on cherche à enlever le plus
grand nombre possible de 6 à 1000, or on réalise cela à l’aide d’une division euclidienne.

Devoir de spécialité 2 – page 2


d. Pour calculer le reste de la division euclidienne de 3n par 7, pour n quelconque, il suffit de déterminer le reste dans la
division par 6 de n puis de lire la réponse dans le tableau du 1.a. (6 correspond au reste 0)

e. On procède comme à l’exercice 1 :


36k  1 (7) n  6k  n  0 (6)  le reste de n dans la division par 6 est 0
36k+1  3 (7) …
36k+2  9  2 (7) Attention, on ne fait pas une disjonction des cas avec une
36k+3  6 (7) congruence mais avec les restes dans la division par 6
36k+4  18  4 (7) Mais bien sûr, si n k  r alors n  r (modulo 6)
36k+5  12  5 (7)

reste de n dans la division


0 1 2 3 4 5
euclidienne par 7
reste de 3n dans la division
1 3 2 6 4 5
euclidienne par 7
On sait que 3n et 7 sont premiers entre eux si leur seul diviseur commun est 1.
Or les seuls diviseurs positifs de 7 sont 1 et 7.
Il faut donc justifier que 7 n’est pas un diviseur de 3 n.
Or 7 divise 3n  3n  0 (modulo 7)
Or dans le tableau précédent, il n’y a aucun 0 dans la ligne 2.
Conclusion : pour tout entier naturel n, 3n est premier avec 7 .
n1
2. Soit un  1  3  32    3n1  
i0
3i , n entier supérieur ou égal à 2.

a. On sait que, si q  1 alors 1  q    qn  1  q . On récite la formule de première !


n+1

1q
un  1  3  32    3n1

un  1  3 1  3  3  1
n n n

13 2 2

Pour tout n entier supérieur ou égal à 2, un  13n  1 .


2

b. un est divisible par 7 si et seulement si 3n  1 est divisible par 7.


En fait 2un  3n  1
 Si un divisible par 7 alors 2un divisible par 7
 Réciproquement : si, 2un est divisible par 7 alors un est divisible par 7 (2 ne l’est pas)
(On verra comment faire une preuve correcte avec le théorème de Gauss)
3n  1 divisible par 7  3n  1 (7)
Ce n’est le cas que pour les entiers n dont le reste est 0 dans la division par 6
d’après le tableau de la question 1.e. (la chasse au 1 donne tous les cas possibles)

un est divisible par 7 si et seulement si n  6k avec k*

c. u6  364 et on utilise le programme de la machine

Les diviseurs positifs de u6 sont {1, 2, 4, 7, 13, 14, 26, 28, 52, 91, 182, 364}

Devoir de spécialité 2 – page 3


 Exercice 6 : une synthèse de toutes les techniques
proposition 1 : pour tout entier naturel n, 2973n  6802n est divisible par 29.
297  7 (29) car 297  290  7 et 680  13 (29) car 680  2329  13
donc 297  680
3n 2n
 7  13
3n 2n
(29) (toujours réduire les nombres en premier)
3 n n
donc 2973n  6802n  7   132 (29) (toujours des puissances de n)
73  343 et 343  1129  24 donc 73  24 (29)
132  169 et 169  529  24 donc 132  24 (29)
donc 2973n  6802n  24n  24n (29)
la proposition 1 est vraie

proposition 2 : n, les entiers 4n  3 et 3n  4 sont premiers entre eux


pour n  1, 4n  3  7 et 3n  4  7 donc c’est clairement faux
la proposition 2 est fausse

proposition 3 : 2 017  2 017 est un multiple de 11.


2 017

comme 2017  18311  4 alors 2017  4 (11) alors 20172017  42017 (11)
 2 017  42017  4 (11)
2 017
donc 2 017
Or 42  16  5 (11) puis 43  20  9 (11) puis 44  36  3 (11) puis 45  12  1 (11)
403
2017  4035  2 donc 42017 = 454032  45 42 donc 42017  14035 (11)
 2 017  5  4  1 (11)
2 017
Finalement 2 017
la proposition 3 est fausse

proposition 4 : si ab  0 (modulo 12) alors a  0 (modulo 12) ou b  0 (modulo 12)


26  0 (12) pourtant 2 et 6 ne sont des multiples de 12
la proposition 4 est fausse

proposition 5 : pour tout entier naturel un  n2 (n2  1) est un multiple de 12


12 n’est pas trop grand, on utilise la célèbre disjonction des cas
dans la ligne 1 figurent les restes dans la division par 12 de n (pour avoir tous les entiers)
S’il n’y a pas de place pour la légende, on l’écrit juste avant
n  ? (12) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
n2  ? (12) 0 1 4 9 4 1 0 1 4 9 4 1
n2  1  ? (12) 11 0 3 8 3 0 11 0 3 8 3 0
un  ? (12) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
un est toujours divisible par 12
avec autant de cas, il faut utiliser les listes de la machine comme en classe
la proposition 5 est vraie

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proposition 6 : n, 13n  5  0 (9)  n  1  0 (9)
méthode longue mais on économise les neurones : la disjonction des cas
attention la première ligne donne le reste de n dans la division par 9 (donc 9 cas)

n  ? (9) 0 1 2 3 4 5 6 7 8
13n  5  ? (9) 5 0 4 8 3 7 2 6 1
n  1  ? (9) 8 0 1 2 3 4 5 6 7
la proposition 6 est vraie

 On peut démontrer directement 13n  5  0 (9)  n  1  0 (9)


13n  5  0 (9)  137n  57  07 (9) (multiplier par 7, on peut)
 n  35  0 (9) (137  91 donc 137  1 modulo 9)
 n  1   (9) ( 35   1 modulo 9)

Comment deviner qu’il fallait multiplier la congruence par 7 ?


On va faire une autre sorte de chasse au 1.
On cherche m tel que 13m  1 (modulo 9) car on ne peut pas diviser avec les congruences.
Avec une boucle sur la machine (on apprendra plus tard comment faire sans la machine).
m  0 1 2 3 4 5 6 7 8
13m  ? (9) 0 4 8 3 7 2 6 1 5
On trouve donc 137  1 (9) et on peut résoudre, en effet

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