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Mémoire de Magister

THEME

Evaluation des risques chimiques au complexe gaz de


pétrole liquéfiée d’Arzew (GP1Z)

Présenté par Bey Mansour


Soutenu le 09/01/2011

Membres du jury

Président: Pr M. Bouziani, Université d’Oran


Examinateur: Pr D. Benachour, Université de Sétif
Examinateur: Pr S. Ould Kadda, Université d’ Oran
Membre invité: Dr. Benachenhou, Directeur HSE, Activité Aval Gr SH
Encadreur: Pr Y. Khatir, Université d’Oran
Co encadreur: Dr. A. Belkhatir, Université Paris 1-13, France
Dédicace

Je dédie ce modeste travail A :

Mes chers parents, ma famille qui n’on jamais cessé de m’encourager,


pour entreprendre mes études et atteindre mon objectif, qu’ils trouvent
dans ce travail une récompense de sacrifices qu’ils ont consenti, que ceci
soit pour eux l’expression de ma grande affection et ma gratitude jamais
je ne les remercierais assez de m’avoir donné le meilleur de leur même.
A mes chères sœurs et frères et leurs enfants.

A toute ma famille.
A tous mes amis de GP1Z.

BEY MANSOUR
Remerciements
Je remercie chaleureusement M. KHATIR Youcef, Professeur à
l’université d’Oran, pour avoir accepté la direction de cette thèse, pour le
suivi de mon travail, ses conseils et ses suggestions pour améliorer la
qualité et la rigueur de ce mémoire.

Toute ma gratitude s’adresse à M. BELKHATIR Abdelaziz, Maître de


conférences à L’université de Paris 13ème, qui m’a beaucoup aidé dans
le développement de ce travail. Son attention et sa connaissance
scientifique m’ont beaucoup apporté tout au long de ce parcours.

Je tiens à remercier M.bouziani, Professeur à l’université d’Oran de


m’avoir faitl’honneur de présider ce jury.

J’adresse toute ma gratitude à Mr. BENACHOUR, Professeur à


l’université de Sétif et M.OULD KADA, Professeur à l’université
d’Oran, pour avoir accepté de juger ce travail.

Je remercie Mr BENACHENHOU Directeur HSE, activité aval GR SH,


pour avoir accepté d’être membre du jury.

Mes vifs remerciements vont directement à Melle GUENACHI


Khadîdja, Maître de conférences à l’université d’Oran, pour ses conseils
et son aide.

Mes sincères remerciements vont, également, à tous ceux qui ont accepté
de m’aider et à tout l’équipe de département de sécurité GP1Z sans
oublier personnes qui sans leurs collaborations, ce travail n’aurait jamais
vu le jour.
EVALUATION DES RISQUES CHIMIQUES AU GP1Z

RESUME

Danger : est une propriété intrinsèque de l’agent chimique utilisé ou manipulé voire fabriqué
qui est susceptible de provoquer des effets nuisibles pour la santé, les installations et /ou
l’environnement.

Durée d’exposition : est aussi un facteur d’aggravation du risque chimique donc le risque est
définie c’est l’exposition au danger , Par ailleurs, en vertu des concepts de la science du
danger ou Cindynique, le risque est la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un
dommage (lésion, brûlure, incendie, explosion, intoxication, pollution…) et de la gravité des
effets sur une cible (l’individu, la population, l’installation et/ou l’environnement) en
présence d’agents chimiques ou d’une technologie (fabrication, TMD, stockage, traitement
de déchets…) utilisant des produits chimiques. Ce risque résulte de la conjonction d’une
source de danger et d’une exposition appelée cible : individu, population, installation,
environnement.

Le risque chimique est présent lors de l’utilisation, la manipulation, le stockage, transport, …


des produits chimiques. Le complexe GP1Z (gaz de pétrole liquéfié) de l’activité aval (groupe
SONATRACH l’entreprise nationale) utilise toute une gamme d’agents chimiques destinés à
la maintenance des équipements d’une part et d’autre part au contrôle et à l’analyse de
produits finis.
La manipulation ou l’utilisation des agents chimiques dans une entreprise présente des
risques potentiels qui peuvent nuire à la santé des travailleurs, les biens et /ou à
l’environnement. Il est nécessaire d’identifier les risques et de trouver les parades pour les
éviter. Le complexe GP1Z est l’objet de notre étude qui Consiste à faire une analyse des
risques. Cette étude se décompose comme suit:
- Etat de l’art sur le risque chimique

- Rappels sur les approches du danger : une vision globale sur la science du danger, et les
risques technologiques qui prennent considérablement de l’ampleur ces dernières années,
ainsi que leurs conséquences sur l’être humain et l’environnent.

-Description du site : consiste à donner la situation géographique de notre installation et son


environnement.

- Application de la méthode MADS-MOSAR pour l’analyse des risques dans notre complexe
GP1Z (méthodes organisée et systémique d’analyse de risques). Permet de réaliser une
analyse des risques principaux. A partir d’une décomposition de l’installation en sous-
systèmes, on commence par identifier de manière systémique en quoi chaque sous-système
peut être source de danger. Pour cela, on fait référence à une grille de typologie des systèmes
sources de dangers et on utilise le modèle MADS qui relie source de dangers et cibles.
L’utilisation de la technique des boites noires permet de générer des scénarios de risques
d’interférence entre les sous-systèmes qui, rassemblent sur un même événement constituant
un arbre logique ou arbre d’événements. Cette méthode va nous permettre d’identifier les
sous-systèmes, les sources de danger et cibles et ainsi permettre la création de modèles
standard de risque. Donc, cette méthode est un ensemble ordonné de manière logique, de
principes, de règles, d’étapes, permettant de parvenir à une analyse des risques d’un système.

Mots clés

Risque chimique, Le complexe GP1Z, risques potentiels, la science du danger, méthode


MADS-MOSAR, système, analysé
EVALUATION OF THE CHEMICALS RISQUES AT THE GP1Z

Abstract
Danger: an intrinsic property of the used chemical agent or treated (manipulated) even made is
which may provoke harmful effects for the health, the installations and / or the environment.

Exposure time: a factor of escalation of the chemical risk thus is also the risk is defined it is the
exposure in the danger, besides, by virtue of the concepts of the science of the danger or Cindynique,
the risk is the combination of the probability of case of a damage (hurt, burn, fire, explosion,
poisoning, pollution) and of the gravity of the effects on a target (the individual, the population, the
installation and\or the environment) in the presence of chemical agents or of a technology
(manufacturing, TMD, storage, treatment of waste) using chemicals. This risk results from the
conjunction of a source of danger and from an exposure called target: individual, population,
installation, and environment.

The chemical risk is present during the use, the manipulation, the storage, the transport of the chemical
products. The complex GP1Z (liquid petroleum gas) of the activity approval (group SONATRACH
the state-owned company) use a whole range of chemical agents intended for the maintenance of
equipments on one hand and on the other hand for the control and for the analysis of finished products.

The manipulation or the use of the chemical agents in the present company of the potential risks which
can damage the health of the workers, the possessions and / or to the environment. It is necessary to
identify the risks and to find the parades to avoid them.

The complex GP1Z is the object of our study which Consists in making an analysis of the risks. This
study decomposes as follows:

- Majority on the chemical risks and their effects on the human health, the possessions and the
environment.

- Theoretical reminder on the science of the danger: a global vision on the science of the danger, and
the technological risks which are considerably growing these last years, as well as their consequences
on the human being and the environment surround him.

- Description of the site: describes geographical situation of our factory and its environment.

- Application of the method MADS-MOSAR for the analysis of the risks in our complex GP1Z
(organized and systematic methods of analysis of risks). Allows realizing an analysis of the main risks.
From a decomposition of the installation in sub-systems, we begin by identifying in a systematic way
in what every sub-system can be source (spring) of danger. For that purpose, we make reference to a
railing (bar) of typology of the systems sources (springs) of dangers and we use the model MADS
which connects (binds) source (spring) of dangers and target. The use of the technique of black boxes
allows to generate scenarios of risks of interference between the sub-systems which, gather(collect) on
the same event establishing(constituting) a logical tree or a tree of events.

This method is going to allow us to identify the sub-systems, the sources (springs) of danger and target
and so to allow the creation of standard models of risk. Thus, this method is an orderly set (group) in a
logical way, of principles, rules, stages, allowing reaching an analysis of the risks of a system.

Keywords
Chemical risk, the complex GP1Z, potential risks, the science of the danger, the method MADS-
MOSAR, the system, analyzed
INTRODUCTION GENERAL 1

PROBLEMATIQUE 6

CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

I.1. LE RISQUE CHIMIQUE, UNE PARTIE DES RISQUES TECHNOLOGIQUES 8

I.2. ASPECTS DES RISQUES TECHNOLOGIQUE INDUSTRIELS CHIMIQUES 9


I. 3. QUELQUES DEFINITIONS 10
I.4 NOTIONS DE RISQUE CHIMIQUE POTENTIEL ET EXPOSITION POTENTIELLE 10
I.4.1 EVALUATION DU RISQUE CHIMIQUE 15
I.4.1.1 METHODES D’ANALYSE DES RISQUES CHIMIQUES 15

I.5 Réglementation 17
I.5.1 Réglementation étrangère 17
I.5.2 Gestion des produits chimiques et la législation algérienne 17

I .6 Retour d’expériences 18

I.6.1 Les incidents les plus fréquents sur les installations GPL 18

I.6.2 Accidents survenus sur des installations étrangères 18

CHAPITRE II: RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

II.1 Introduction sur la science du danger 24

II.2. LA THEORIE DU DANGER OU CINDYNIQUES 25

II.2.1. Le modèle de référence : l’hyperespace du danger 25

II.2.2. Les Déficits Systémiques Cindynogènes (DSC) 26

II.2.3. les dissonances ou écarts entre les réseaux d’acteurs 28


II.3. LA METHODOLOGIE MADS ET CONCEPTS 29

II.3.1. DANGER, RISQUE ET ENS 29

II.3.2. LE PROCESSUS DE DANGER : L’APPROCHE MADS 31

II.3.3. MODELISATION D’UNE INSTALLATION 32

II.3.4. APPLICATION PEDAGOGIQUE DU PROCESSUS DE DANGER 35

II.3.4.1. NOTION DE POINT DE VUE 35

II.3.4.2. METHODE MADS ET OUTILS ASSOCIES 36

II.4 Approche systémique 37

II.4.1 Introduction 37

II.4.2 Concepts et principes de l’Analyse Systémique 38

CHAPITRE III: DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z

III.1.1 FICHE TECHNIQUE DU COMPLEXE GP 1Z 41

III.1.2 Historique 42

III.1.3 Renseignements généraux sur GP1Z 43

III 1.4 Organisation générale 43

III.1.5 Description détaillée des activités et des installations 44

III.1.5.1 Description des sections fonctionnelles 45

III.1.5.2 Section d’arrivée et de stockage de la charge d’alimentation 45

III 1.5.3 Section de déshydratation 45

III.1.5.4 Section de séparation 46

III 1.5.5 Section de réfrigération 46

III.1.5.6 Section four 47

III.1.5.7 Bacs de stockage de produit réfrigéré 47

III.1.5.8 Stockage produits finis sphères sous pression et chargement camions 47

III.1.5.9 BOG (Boil-off-gas) 47

III.1.5.10 Chargement de navires 47


III.1.5.11 Utilités et circuits annexes 48

III.1.5.12 Liste des produits chimiques utilisés au département de production 49

III.2 ORGANISATION DU COMPLEXE 51

III.2 .1 DEPARTEMENT TECHNIQUE 53

III.2.1.1 ORGANIGRAMME DU DEPARTEMENT 53

III.2.1.2 SERVICE LABORATOIRE 54

III.2.1.3 ANALYSE DE QUALITE 55

III.2.1.4 Listes des produits chimiques utilisés au laboratoire d’analyse 57

III.2.1.5 La géographie du laboratoire 59

III.2.1.6 impacts des produits chimiques utilisés sur Gp1z 59


III.2.1.7 Application du système QHSE : 60

Chapitre IV : Application DE LA Méthode MADS MOSAR A GP1Z

IV.1 Méthode MADS-MOSAR appliquée au laboratoire d’analyse de GP1Z 61

IV.1.1Etape préliminaire : modélisation du système et décomposition en sous systèmes (SS) 61

IV .1.2 1ére étape du module A : identification des sources de dangers 62

IV.1.3 2 éme étape du module A identification des scénarios de danger 68

IV.1.4 3 eme étape : évaluation des scénarios de risque 95

IV.1.5 4 eme étape : Négociation d’objectifs et hiérarchisation des scénarios 95

IV.1.6 5éme étape du Module A : Définition des moyens de prévention et de protection et 97


qualification de ces moyens

CONCLUSION GENERALE 102

GLOSSAIRE

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ANNEXES
Index des tableaux et figures
INTRODUCTION GENERALE

Les substances chimiques sont devenues des éléments indispensables de notre vie
quotidienne : elles interviennent dans nos activités, préviennent et enraillent les maladies, et
augmentent notre productivité industriel.

Les substances chimiques synthétiques aident à nous nourrir à moindre coût. Elles
nous fournissent des fibres synthétiques pour nos vêtements et des molécules pour nos
médicaments. Elles fournissent les matériaux de base pour la fabrication de voitures, de
téléphones et d’ordinateurs, ainsi que de nombreux matériaux de construction, tapis et autres.

Les avantages sont très nombreux. Cependant, on ne peut ignorer le fait que les
substances chimiques peuvent aussi nuire à la santé humaine et polluer l’environnement.

La nature, la variété et la quantité de substances chimiques utilisées varient


énormément selon des facteurs tels que l’économie d’un pays et ses infrastructures industriels
et agricoles en particulier . Plus de 43 millions de substances chimiques sont utilisées à travers
le monde [1]. La production de substances chimiques à l’échelle mondiale a augmenté d’un
million de tonnes en 1930 à 400 millions de tonnes aujourd’hui [2]. Les produits chimiques
ont contribué à améliorer nos conditions de vie, et on ne peut nier qu’ils apportent des
bienfaits dont la société moderne ne saurait se passer (ex. dans la production alimentaire et de
produits pharmaceutiques).

L’industrie chimique mondiale joue aussi un rôle dans la prospérité économique en


termes d’échanges commerciaux et d’emplois. Son chiffre d’affaires annuel est estimé à plus
de 1600 milliards de dollars. Le secteur emploie plus de 10 millions de personnes à travers le
monde [3].

Cependant, les produits chimiques peuvent aussi occasionner des lésions irréversibles
pour la santé humaine et l’environnement. Un risque d’exposition existe lors de la production,
du stockage, de la manipulation, du transport, de l’utilisation et du traitement des produits
chimiques, ainsi que lors de fuites accidentelles ou intentionnelles illégales. Par conséquent, le
cycle de vie complet d’une substance chimique doit être pris en compte lors de l’évaluation de
ses dangers et de ses avantages.

1
En particulier, la fabrication et l’utilisation de produits chimiques nuisent
considérablement aux travailleurs. Des millions d’entre eux sont exposés quotidiennement
aux produits chimiques (exposition professionnelle), non seulement dans l’industrie chimique
mais aussi dans les secteurs utilisateurs, qui incluent l’agriculture, le bâtiment et la
construction, l’industrie du bois, l’industrie automobile, l’industrie textile, et la fabrication
d’équipements électroniques [4].

Les dangers liés aux produits chimiques sont aujourd’hui une cause majeure de
mortalité professionnelle dans le monde. Selon l’Organisation Internationale du Travail
(OIT), les substances dangereuses provoquent chaque année la mort de 438 000 travailleurs.
L’OIT estime également que 10% de tous les cancers de la peau sont imputables à une
exposition aux produits chimiques sur le lieu de travail [5]. De plus, l’Organisation Mondiale
pour la Santé indique qu’environ 125 millions de travailleurs à travers le monde sont exposés
à l’amiante sur leur lieu de travail, ce qui entraîne pas moins de 90 000 morts par an ; ce
chiffre augmente d’année en année [6].

L’OIT dénombre en outre environ 270 millions d’accidents professionnels et 160


millions de maladies liées au travail chaque année pour une population active internationale
de 2,8 milliards de personnes [7]. On ne dispose cependant pas de données suffisantes à
l’heure actuelle pour déterminer le pourcentage global de maladies professionnelles liées à
une exposition aux produits chimiques.

Le travailleur qui manipule des produits chimiques n’est pas le seul à courir un risque.
Chaque individu peut aussi être exposé à des risques liés aux produits chimiques à son
domicile. L’environnement est également touché, car les produits chimiques peuvent polluer
l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, et la nourriture que nous consommons. Ils
peuvent atteindre les forêts et les lacs, détruire la faune et la flore, et altérer les écosystèmes.

En conséquence de l’activité économique, de nombreux produits chimiques sont


rejetés dans l’environnement. Ils ne sont pas seulement générés par l’industrie chimique
d’autres secteurs, par exemple l’agriculture, la construction automobile, le bâtiment, la
production d’énergie, l’extraction de ressources fossiles et de minerais, la métallurgie, les
produits pharmaceutiques, le textile et le transport, contribuent également à cette pollution.

L’environnement a fait les frais de diverses substances dangereuses, qui ont causés des
dégâts environnementaux sans précédent. Le défi doit désormais être relevé car il s’agit d’une

2
lutte pour l’avenir de la planète, la survie des autres espèces et le maintien de la qualité de vie
des êtres humains.

Une des principales causes de la dégradation de l’environnement, par les produits


chimiques, est le manque de connaissances sur les dangers intrinsèques de la plupart des
produits chimiques en vente sur le marché et sur leur utilisation saine et sûre. Il est affligeant
de constater que plus de 99% du volume total des substances commercialisées n’ont jamais
subit d’études poussées sur leurs risques pour la santé humaine et l’environnement [8]. La
conséquence directe de ce manque d’information est que de nombreux produits chimiques
dangereux ne sont pas classés comme tels, et sont donc vendus sans étiquetage approprié ou
sans fiches de données de sécurité. Ainsi, de nombreux produits chimiques sont utilisés sur le
lieu de travail alors même que leurs effets potentiels sur la santé des travailleurs exposés et
sur l’environnement sont à peine connus, ou découverts trop tard.

Les risques chimiques au travail proviennent à la fois des propriétés dangereuses


intrinsèques des produits chimiques et du niveau d’exposition des travailleurs à ces
substances. Ceci constitue une bonne indication de la façon dont ces produits sont utilisés sur
le lieu de travail. En matière d’utilisation sans danger des produits Chimiques dans
l’environnement professionnel, la situation varie selon le pays, les secteurs d’activité et la
taille de l’entreprise.

Dans les pays industrialisés, bien que des progrès de taille restent à accomplir au sein
des grandes entreprises, le potentiel d’amélioration se trouve dans les petites et Moyennes
entreprises (PME), où la législation actuelle et les bonnes pratiques pour protéger la santé des
travailleurs et l’environnement des risques chimiques sont mal appliquées.

D’une façon générale, la situation dans les pays en développement est particulièrement
alarmante. Les produits chimiques utilisés sur des sites industriels et agricoles contiennent
souvent des ingrédients hautement toxiques qui, malgré leur interdiction dans les pays
industrialisés, sont toujours commercialisés dans les pays en développement. Les équipements
de protection sont rarement disponibles et il y a un manque flagrant d’information et de
formation. Du fait de règlementations moins rigoureuses et, par conséquent, de stratégies
d’entreprise délibérées de délocalisation de la production vers des pays aux normes moins
exigeantes, les travailleurs de ces pays sont de plus en plus victimes de “dumping” social,
environnemental, et d’entraves à la santé et la sécurité au travail.
Le complexe GP1/Z dépend directement de la société nationale de transport et de
commercialisation des hydrocarbures (SONATRACH) qui a été crée par le décret nº63-491

3
du 31/12/1963, et a pour mission de couvrir tous les domaines des hydrocarbures en amont et
en aval.

Selon le décret présidentiel nº98-48 du 11/02/1998 portant statut de la société


nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la
commercialisation des hydrocarbures. SONATRACH est transformée, sans création d’une
personne morale nouvelle, en une société par action d’un capital de deux cent quarante cinq
milliards de dinars, reparti en cent quarante cinq milles actions d’un million de dinars
chacune, entièrement et exclusivement souscrit et libéré par l’état.

SONATRACH est la première entreprise du continent africain. Elle est classée 12ème
parmi les compagnies pétrolières mondiales, 2ème exportateur de GNL et de GPL et 3ème
exportateur de gaz naturel. Sa production globale (tous produits confondus) est de 230
millions de tep en 2006. Ses activités constituent environ 30% du PNB de l'Algérie.

Le complexe GP1Z utilise une gamme très importante des produits chimiques pour
améliorer son production en GPL.

Le complexe GP1Z est l’objet de notre étude qui Consiste à faire une analyse des
risques. Cette étude se décompose comme suit:
 Chapitre I : Etat de l’art sur le risque chimique
 Chapitre II : Rappels sur les approches du danger : une vision globale sur la science du
danger, et les risques technologiques qui prennent considérablement de l’ampleur ces
dernières années, ainsi que leurs conséquences sur l’être humain et l’environnent.
 Chapitre III : Description du site : consiste à donner la situation géographique de notre
installation et son environnement.
 Chapitre IV : Application de la méthode MADS-MOSAR pour l’analyse des risques
dans le complexe GP1Z (méthodes organisée et systémique d’analyse de risques).
Permet de réaliser une analyse des risques principaux. A partir d’une décomposition
de l’installation en sous-systèmes, nous commençons par identifier de manière
systémique en quoi chaque sous-système peut être source de danger. Pour cela, nous
faisons référence à une grille de typologie des systèmes sources de dangers et nous
utilisons, le modèle MADS qui relie source de dangers et cibles. L’utilisation de la
technique des boites noires permet de générer des scénarios de risques d’interférence
entre les sous-systèmes qui, rassemblent sur un même événement constituant un arbre

4
logique ou arbre d’événements.

Cette méthode va être appliquée au GP1Z afin d’identifier les sous-systèmes, les
sources de danger et cibles et ainsi permettre la création de modèles standards de risques.
Donc, cette méthode est un ensemble ordonné de manière logique, de principes, de règles,
d’étapes, permettant de parvenir à une analyse des risques d’un système.

5
Problématique

Le risque chimique est présent lors de l’utilisation, la manipulation, le stockage,


transport, … des produits chimiques. Le complexe GP1Z (gaz de pétrole liquéfié) de l’activité
aval (groupe SONATRACH l’entreprise nationale) utilise toute une gamme d’agents
chimiques destinés à la maintenance des équipements d’une part et d’autre part au contrôle
et à l’analyse de produits finis.

La manipulation ou l’utilisation des agents chimiques dans une entreprise présente


des risques potentiels qui peuvent nuire à la santé des travailleurs, les biens et /ou à
l’environnement. Il est nécessaire d’identifier les risques et de trouver les parades pour les
éviter.
Les principes généraux guidant la prévention des risques dus aux produits chimiques
(Art. R231-54 à 8 du Code du Travail) sont fondés sur :
La suppression du produit ou procédé dangereux
La substitution d'un produit ou procédé dangereux par un qui l’est moins,
La réduction du niveau de risque en travaillant sur le procédé et l’organisation
Pour diminuer :
• La quantité de produits susceptibles d'être en contact avec les salariés
• Le nombre de personnes susceptibles d'être exposées
• La durée d'exposition au risque…
• La mise en place de protections collectives telles que le captage à la source des produits
chimiques dangereux.
• La mise en place de protections individuelles uniquement pour les risques Résiduels ne
pouvant être traités collectivement.
Notre objectif est d’effectuer une évaluation des risques chimiques au niveau du
complexe de liquéfaction des gaz implanté sur la zone industrielle d’Arzew. Nous
rappelons que une telle opération est nécessaire pour assurer la sécurité des salariés,
des populations avoisinantes et / ou l’environnement. Il s’agira aussi d’une obligation
de conformité au code du travail adopté de façon universel à travers le monde eu égard
aux catastrophes vécues à la fin du siècle précédent.

De nos jours le développement des sciences des risques fournit des éléments de
Connaissances qui nous permettent d’identifier le risque, comment le mesurer, les
conséquences des effets et comment le contourner. La combinaison de la méthodologie MADS

6
MOSAR et des CINDYNIQUES constitue des éléments de connaissances sur lesquelles nous
allons nous baser pour appréhender le risque inhérent à cette activité à savoir l’identifier,
l’évaluer, le maîtriser, le gérer et le manager.
Nous appliquerons la méthode MADS-MOSAR à L’utilisation et manipulation des
produits chimiques à GP1Z afin de rechercher les dysfonctionnements techniques et
opératoires de l’installation (dans son environnement) dont les enchaînements peuvent
conduire à des événements non souhaités (ENS) .

7
Chapitre I :
ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

I.1. LE RISQUE CHIMIQUE, UNE PARTIE DES RISQUES


TECHNOLOGIQUES

Tout agent chimique présente un degré de dangerosité lié à ses propriétés physiques
(inflammable, explosible, gazeux, toxique) ou ses propriétés chimiques (réactivité avec l’organisme,
incompatibilité avec d’autres agents susceptibles de réaction violente, cmr…) Ainsi, la
manipulation, l’utilisation ou le stockage de substances chimiques constituent des situations
dangereuses susceptibles de provoquer un évènement non souhaité (ENS : incendie , explosion,
pollution…) en présence d’ une cible humaine et/ou environnementale
Nous résumons dans le tableau (I. 1) les quelques évènements non souhaités (ENS) avérés et
leurs effets sur des cibles humaines et environnementales
Tableau I.1 : Les risques technologiques et leurs effets

RISQUES LEURS EFFETS Leurs conséquences sur l’écosystème


DIRECTS
• Dégagement de chaleur • Brûlures /inhalation de fumées asphyxiantes…
INCENDIE (effet thermique) et de • Destruction de biens, la faune et la flore
fumées (gaz)
• Création d’une onde de • Lésions internes aux poumons et aux tympans /
surpression (effet de blessures dues à l’effet « missiles » / brûlures
EXPLOSION surpression) / • Destruction de biens, voire perturbation de
dégagement de chaleur l’écosystème
et de fumées (gaz)
• Formation d’un nuage • Nausées, irritation des yeux ou de la peau / atteintes
toxique qui se déplace aux poumons et plus généralement à l’organisme
TOXICITE
avec le vent en se diluant • pollution de l’air, l’eau et le sol.
dans l’air

Dans le tableau (I.2) suivant nous résumons la nature des effets et les phénomènes
dangereux correspondants.

8
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Tableau I.2. Nature des effets et évènements dangereux

EFFETS ET PHENOMENES DANGEREUX CONSEQUENCES SUR LES PERSONNES

EFFETS THERMIQUES
INCENDIE
Combustion de liquides ou de solides - Brûlures aux 1er, 2ème et 3ème degrés
Explosion de gaz - Boil over - BLEVE
Transmission de la chaleur par convection, radiation ou
conduction

EFFETS TOXIQUES
EMISSION D’UNE SUBSTANCE –TOXIQUE
Fuite de liquide avec vaporisation - Fuite de gaz - Dépend de la toxicité intrinsèque de la substance et de la dose
Incendie avec dégagement des produits toxiques reçue. Peut être irritant (voie respiratoire ou cutanée), nocif
Déplacement du nuage toxique en fonction de la densité voire mortel
du gaz et des conditions météorologiques

EFFETS DE SURPRESSION
EXPLOSION
Eclatement de réservoir - BLEVE - Lésions internes aux poumons et aux tympans et blessures
Explosion de gaz ou de solides provenant de la projection de débris
Propagation à grande vitesse d’une onde de pression
(onde de choc)

BLEVE : Détente explosive d’un gaz liquéfié chauffé


Boil-over : Boule de feu et projection de liquide enflammé

9
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

I. 3. QUELQUES DEFINITIONS

• Le risque chimique : est un évènement non souhaité (ENS) qui est un


dysfonctionnement intentionnel ou pas en présence d’une cible (individu,
population, environnement) lors de l’utilisation, la manipulation, la fabrication ou
la transformation des agents chimiques. Cet ENS est un évènement redouté qui est
susceptible de porter atteinte à la santé de l’homme et/ ou l’écosystème. Il est dû au
danger qui réside dans l’agent chimique incriminé en raison de ses propriétés
physicochimiques (inflammabilité, explosivité, …) et/ou toxicologiques (irritation,
corrosivité, C.M.R).
• Agent chimique : élément ou composé, seul ou mélangé, naturel ou résultant d’une
activité professionnelle, qu’il soit ou non produit intentionnellement et qu’il soit ou
non commercialisé.
• Agent chimique dangereux : agent qui satisfait aux critères de classement des
substances ou préparations ou qui peut présenter un risque pour la santé et la
sécurité du de ses propriétés.
• Agent C.M.R. : agent qui du fait de sa toxicité particulière est classé en catégorie
Cancérigène et /ou Mutagène et/ou toxique pour la reproduction.
• Potentiel de risque : caractérise la probabilité d’observer un effet néfaste pour la
santé, la sécurité ou l’environnement en considérant les dangers et le potentiel de
nuisance (en analysant les étiquettes, FDS et phrases R et S)
• Potentiel de nuisance : est fonction du type de risque (santé, sécurité,
environnement) et est estimé à partir de critères tels que les quantités utilisées et
stockées, la fréquence d’utilisation, etc.

I.4 NOTIONS DE RISQUE CHIMIQUE POTENTIEL ET EXPOSITION


POTENTIELLE

Tout agent chimique est potentiellement dangereux par sa présence dans


l’atmosphère sous forme : de poussières, aérosols, gaz, vapeur ou liquide. Il peut porter
atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement en l’absence de dispositifs de
protection. Tout dépend du danger que représente le produit, il faut d’abord que ce dernier
entre en contact avec l’organisme. Dans les lieux du travail, la contamination de l’air peut
atteindre l’organisme par la voie respiratoire (inhalation). Certains agents chimiques
arrivent à s’infiltrer par la peau en l’absence de protection individuelle (gants, blouse). De

10
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

façon moins courante, lorsqu’on mange dans les lieux du travail, l’agent présent où l’ayant
manipulé sans aucune protection peut être ingéré si la nourriture ou les cigarettes se
trouvent contaminés. Les yeux sans lunettes de protection sont aussi vulnérables et
présentent une voie de pénétration d’agents chimiques. La durée d’exposition est aussi un
facteur d’aggravation du risque chimique, en effet il y a deux façons principales par
lesquelles une trop grande quantité d’un agent chimique peut atteindre l’organisme et
causer des effets toxiques :

- exposition à court terme ou aigue : effet nocif, nausées, irritations des voies
respiratoires, assèchement de la gorge et la toux en cas d’émission d’une quantité
importante suite à une mauvaise manipulation, au cours d’un entretien ou du
nettoyage de l’équipement ou une défaillance technique telle qu’une fuite de
produit en milieu confiné…) et tout dépend de la concentration pour les produits en
solution ;

- exposition répétée ou chronique étalée sur une longue durée : accumulation d’agent
chimique par absorption répétée dans le temps. C’est la toxicité chronique qui est
susceptible d’entraîner vers une maladie professionnelle.

L’évaluation aide à se concentrer sur les risques sont vraiment dans le lieu du travail.
Parmi les risques identifiés seront classés ceux qui ont le potentiel de causer un dommage
réel. Dans ce cas on parle de risque chimique potentiel.
Par ailleurs, en vertu des concepts de la science du danger ou Cindynique, le risque
est la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un dommage (lésion, brûlure,
incendie, explosion, intoxication, pollution…) et de la gravité des effets sur une cible
(l’individu, la population, l’installation et/ou l’environnement) en présence d’agents
chimiques ou d’une technologie (fabrication, TMD, stockage, traitement de déchets…)
utilisant des produits chimiques. Ce risque résulte de la conjonction d’une source de danger
et d’une exposition appelée cible [9] : individu, population, installation, environnement.
Dans la modélisation du processus ENS, la méthodologie MADS introduit les concepts
de systèmes source et cible de danger en interaction par l’intermédiaire d’un flux de
danger qui peut se manifester sous différentes formes : matière, énergie ou information.
Nous appliquons ce processus de l’ENS pour représenter le mécanisme d’occurrence du
risque dans une situation dangereuse matérialisée par une source de danger (ici l’agent
chimique) et une cible (exposition humaine et/ou écosystème). Le risque encouru peut être

11
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

une lésion, une brûlure en cas extrême voire un décès et destruction de biens lors d’un
incendie ou d’une explosion.

Fig. I. 1 : Processus de risque (documents INRS/CERP/ES&ST)

En présence d’un phénomène dangereux, tout type d’activité pratique est


susceptible d’engendrer une situation dangereuse.
Le dommage peut être : accidentel 5 ou être la conséquence de l’exposition plus ou
moins prolongée à un risque

LEXIQUE CORRESPONDANT

1. Dommage (NF EN 1050) : ‘‘Lésion physique ou atteinte à la santé.’’


2. Situation dangereuse : ‘‘Toute situation dans laquelle une personne est exposée à
un ou plusieurs phénomènes dangereux ou agents chimiques pouvant entraîner un
dommage immédiatement’’. (NF EN ISO 12100-1)
Exemples de situations dangereuses pouvant provoquer des accidents : charge en
hauteur, produits corrosifs, atmosphère confinée, outil coupant, bruit, manutention
manuelle,…Exemples de situations dangereuses pouvant provoquer des atteintes à
la santé : bruit, manutention manuelle, produit toxique,…
3.Événement déclencheur Evènement dangereux : Evénement susceptible de causer
un dommage’’. (NF EN 1050)

12
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

4. Phénomène dangereux Dangers (source potentielle de dommage) : ‘‘Cause


capable de provoquer une lésion physique et/ou une atteinte à la santé’’. (NF EN
ISO 12100-1)
Les principaux phénomènes dangereux sont :
• Liés à la manutention manuelle, liés aux déplacements, liés à l’utilisation des
véhicules,…
• D’origine mécanique, d’origine physique engendrés par: le bruit, l’éclairage, les
vibrations, les rayonnements, les ambiances physiques, d’origine chimique:
incendie, explosion, poussières, d’origine électrique, d’origine biologique.
5. Accident : événement non désiré qui s'est passé à un endroit précis et à un moment
connu et qui entraîne des dommages vis-à-vis des personnes, des biens, de
l’environnement…
On peut donner des exemples de risques chimiques prévisibles en identifiant le
danger de l’agent chimique considéré :
Tableau I.3 : Risques prévisibles devant une tâche donnée

AGENT CHIMIQUE PHENOMENE DANGEREUX EVENEMENT DECLENCHE DOMMAGE POSSIBLE

Produit inflammable liquide Emission de vapeurs Défaut d’étanchéité Incendie


Produit toxique Formation d’aérosol Emploi d’air comprimé Intoxication
Réaction violente Mélange explosible Ouverture de cuve Explosion
exothermique ou production de gaz
Produit très corrosif Projection de liquide Rupture de tuyau brûlure
liquide

Ce système complexe « source de danger – exposition » sera potentiellement le


siège des ENS qui conduisent à un dommage par rapport à un agent chimique, le danger
correspond aux propriétés physicochimiques et toxicologiques du produit ; tandis que
l’exposition sera liée à de nombreux facteurs. Ces derniers sont les conditions de mise
œuvre, les quantités utilisées, les caractéristiques physiques du produit (solide pulvérisé,
liquide, gaz, etc.), la fréquence d’utilisation, la durée d’exposition, les moyens de
prévention et de protection. Pour évaluer et hiérarchiser le risque chimique potentiel d’un
agent chimique considéré on doit tenir compte du danger qu’il présente indépendamment
des conditions d’utilisation au poste de travail. Au risque potentiel sera associée
l’exposition potentielle.
Pour effectuer une évaluation de risque chimique au GP1Z concernant notre travail
nous appliquerons la méthode proposée dans la littérature par Vincent R et al (1).

13
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Enfin l’évaluation du risque chimique est une priorité en milieu du travail car c’est la
clé de la prévention et donc permet la mise en place des mesures de sécurité pour les
protections collective et individuelle. Illustration en figure I.2.

Fig. I. 2 : Recherche des mesures de sécurité

14
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

LEXIQUE CORRESPONDANT
1. Mesures de sécurité : Moyen qui élimine un phénomène dangereux ou réduit un
risque. (EN 1050)
2. Catégories
Mesures de ‘prévention intrinsèque’ : Mesures qui consistent à éviter ou réduire
autant de phénomènes dangereux que possible en choisissant convenablement
certaines caractéristiques de conception et, limiter l’exposition des personnes aux
phénomènes dangereux inévitables ou qui ne peuvent être suffisamment réduits ; ceci
s’obtient en réduisant le besoin, pour l’opérateur, d’intervenir dans des zones
dangereuses. (EN 292-1)
Mesures de ‘protection collective’ : Mesures destinées à protéger plusieurs personnes
des phénomènes dangereux en supprimant ou en réduisant les situations dangereuses,
exemple : isolation phonique des locaux, aspiration des fumées et/ou vapeurs nocives
à la source, système de ventilation, etc. …
Mesures de ‘protection individuelle’ : Mesures destinées à protéger uniquement
l’opérateur.
Instructions : information de la personne, les informations peuvent être visuelles
(affiche, pictogramme, voyant …) ou sonores (sirène …). Elles peuvent être données
à l’occasion d’une formation (consignes, procédures, autorisation, habilitation
électrique, CACES ou équivalent …)
I.4.1 EVALUATION DU RISQUE CHIMIQUE
I.4.1.1 METHODES D’ANALYSE DES RISQUES CHIMIQUES
Le risque chimique est lié à toute activité anthropique au cours de laquelle
l’homme se trouve en contact direct ou indirect avec des agents chimiques.
En effet les produits chimiques sont omniprésents en milieu de travail, et leur
présence est parfois insoupçonnée. Ils sont souvent utilisés de façon délibérée. Ils
peuvent être émis sous forme de poussières, de fumées, de vapeurs ou de gaz par des
matériaux, des procédés ou lors de leur emploi. Après évaluation des risques, des
mesures de prévention doivent donc être mises en œuvre : suppression ou substitution
lorsque c'est techniquement possible, ventilation et assainissement de l'air, règles
d'hygiène, formation…
Une évaluation des risques est une étape importante pour la prévention et la
protection des personnels en milieu du travail ainsi que pour être en conformité avec la
réglementation (code du travail) [10]. La réglementation ne prétend pas demander

15
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

l’élimination du risque mais exige de protéger les personnels ainsi que l’environnement
autant que « raisonnablement possible ».
Cette évaluation se base sur les principes suivants :
• Indentification des dangers
• Hiérarchisation des risques potentiels
• Moyens de prévention et de protection

16
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

I.5. REGLEMENTATION
I.5.1 REGLEMENTATION ETRANGERE
Le risque chimique est régi par une réglementation vigoureuse ; c’est une exigence
minimale. Dans le code du travail (français) les principaux textes sont :
• Art L 230-2 : Principes généraux de prévention
• Art R 231-54 et s : Règles générales de prévention du risque chimique
• Art R 231-56 et s : Exposition aux CMR. S’applique aux CMR de catégories 1 ou 2
• Art 231-58 et s : Disposition particulières à certains agents
D’autres textes doivent être connus :
• Art R.232-5 et s : Aération, assainissement
• Art R.232-12-13 s : Emploi de matières inflammables
• Art R.232-12-17 s : Prévention et lutte contre l’incendie
• Art R.232-12-23 s : Prévention des explosions
• Arrêté du 11 juillet 1977 établissant la liste des agents chimiques et des travaux
nécessitant une surveillance médicale particulière
• Arrêté du 4 novembre 1993 sur la signalisation
• Le REACH (réglementation européenne en vigueur depuis juin 2007) pour
l’enregistrement et autorisation des produits chimiques qui impose au fabricant
d’effectuer une étude de danger (identification des dangers, risques encourus et
moyens de prévention et protection) sur le produit chimique commercialisé.

I.5.2 Gestion des produits chimiques et la législation algérienne

1. Il existe une réglementation algérienne stipulant sur :


a. Les modalités de stockage des produits chimiques.
b. Les mesures de prévention quant à la manipulation des produits chimiques.
Mais, elle reste maigre par rapport aux dangers que représente les produits chimiques,
on se trouve obligé de s’orienter vers la législation européenne pour résoudre des situations
quotidiennes.
2. Absence des procédures en matière de gestion des risques chimiques en cas d’accidents
majeurs.
3. L’inadéquation de textes (inspirés du droit européen) par rapport au contexte algérien.
Voir en (annexes) la réglementation algérienne.

17
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

I.6. RETOUR D’EXPERIENCES : ACCIDENTS SURVENUS SUR LES


INSTALLATIONS DU COMPLEXE DE SONATRACH – GP1Z

I.6.1 LES INCIDENTS LES PLUS FREQUENTS SUR LES INSTALLATIONS GPL
• Les petites fuites de GPL sur les installations de transfert : des tubes des
aeroréfrigérants, des joints, des piquages d’instrumentation.
• Les feux (feu de broussaille, court-circuit électrique, feu de moteur de
véhicule, feu de pneus, feu suite à une erreur humaine lors des opérations de
maintenance, feu de matières inflammables accumulées au niveau de
l’accouplement d’un turbocompresseur…).
• Les agressions mécaniques (manœuvres des engins de manutention et de levage,
détachement de citerne d’un camion citerne).
• Le dysfonctionnement des détecteurs de gaz et de flammes

Aucun accident grave ou susceptible d’être qualifié d’accident majeur et/ou d’origine
chimique n’a été observé sur le complexe GP1Z.

I.6.2 ACCIDENTS SURVENUS SUR DES INSTALLATIONS ETRANGERES :


Le GPL a donc une longue histoire marquée par des progrès technologiques
mais également par des accidents majeurs qui ont notamment fait évoluer les techniques
et pratiques autour du GPL.
La survenue de ces incidents et accidents est fortement liée aux caractéristiques
physico-chimiques du GPL qui est un gaz inflammable et explosif. Les phénomènes
dangereux à craindre sont :
• Un feu torche (ou feu de nappe).
• Une explosion de gaz ou de vapeurs.
• Le BLEVE d’un bac de stockage.

Dans les sous-chapitres suivants. les accidents majeurs dont certains ont
marqué l’industrie du GPL seront présentés et analysés. Cette analyse portera sur les
installations de stockage et de conditionnement ainsi que sur les installations de
traitement de GPL

18
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Tableau I. 4. Traitement de GPL :

DESCRIPTION DE L’ACCIDENT ANALYSE DE L’ACCIDENT

ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents)N° 100


• Phénomène physique :
Le 19/08/1988 - JAPON – ASAHIKAWA
Explosion suite à fuite GPL
Le non-respect d'une procédure entraîne une fuite de
• Evénement initiateur :
GPL issue de l'unité de re-compression des gaz résiduels
Erreur humaine
dans l'atelier d'inspection et de remplissage des bouteilles.
Il s'en suit une explosion (cause d'allumage
indéterminée) et un incendie ; 1 207 bouteilles sont
détruites au cours du sinistre. qui fait 3 morts et 2 blessés
sur le site. Les trains sont arrêtés et la production électrique
est perturbée.
ARIA N° 9049
Le 04/02/1992 - JAPON – NIIGATA • Phénomène physique :
Une explosion se produit alors que des employés -Explosion de conteneurs
notent une odeur anormale autour des conduites de GPL GPL
raccordées aux brûleurs d'un four de re-cuisson tubulaire. 7
employés sont blessés. Une grande partie de l'installation de • Evénement initiateur :
traitement d'eau de condensation. située près du four. s'effondre. -Défaillance four de re-
Dix conteneurs de 50 kg de GPL placés dans un bassin d'eau de cuisson
30 cm de haut où l'eau est chauffée pour vaporiser les GPL sont
à l'origine de l'accident. Alors que le four ne fonctionne pas.
La température de l'eau augmente et provoque une
élévation de pression dans les conteneurs ce qui
provoque l'explosion et l'échappement des gaz par la valve
de sécurité qui s'enflamment aussitôt.

19
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Suite tab. I. 4.
DESCRIPTION DE L’ACCIDENT ANALYSE DE L’ACCIDENT
ARIA N° 23524

Le 17/11/2002 - FRANCE - 77 - GRANDPUITS-


BAILLY-CARROIS • Phénomène physique :
Dans une raffinerie. en début de soirée (20h22). -Fuite enflammée
une fuite enflammée se produit sur une colonne de
stripage de l'unité d'hydrotraitement des essences. • Evénement initiateur :
Cette opération a pour but d'éliminer certaines -Perte d’étanchéité d’un
impuretés (composés soufrés. azotés. oxygénés. joint sur l’échangeur
métaux) avant passage dans l'unité de reformage. Un
mélange d'essences. de gaz de pétroles (fuel-gas.
butane. propane) et d'hydrogène circule dans
l'échangeur du rebouilleur. Sa température est de
440°C pour une pression de 25 bars. La fuite est
survenue au droit du plan de joint de cet échangeur. du
côté du fluide chaud et s'est immédiatement auto-
enflammée en provoquant un dard d'une dizaine de
mètres de long.
Un employé est légèrement blessé lors des
manœuvres d'isolement de l'échangeur. Les dégâts
matériels se montent à 4.3 M euros.
Après les constats initiaux. une première
hypothèse est émise sous réserve des investigations
ultérieures. La fuite pourrait résulter d'un défaut
d'origine de l'échangeur : un problème de circularité au
niveau de la gorge du logement de joint aurait pu rendre
le positionnement de ce dernier délicat. Ainsi. lors du
dernier remplacement de joint. un mauvais accostage
aurait pu provoquer une mauvaise étanchéité sur une
partie de la circonférence. L'exploitant contrôle les
échangeurs de même type afin de vérifier les
assemblages. Une expertise judiciaire est effectuée.

20
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Tableau I. 5. Stockage de GPL

DESCRIPTION DE L’ACCIDENT ANALYSE DE L’ACCIDENT


ARIA N° 36310

Le 25/06/2009 - FRANCE - PORT-LA-


NOUVELLE • Phénomène physique :
- Fuite enflammée sur
Dans un dépôt de GPL de 1 250 m³. une fuite de vanne de purge
propane se produit vers 14h45 sur une vanne de purge
d'une des pompes des 3 réservoirs sous talus (2 x 500 • Evénement initiateur :
m³ + 1 x 250 m³) mis en service début juin en - Erreur humaine durant
remplacement de 3 sphères aériennes ; le jet vertical de travaux Pas de
gaz (7 bar). de 6 à 8 m. s'enflamme en moins de 5 s. Le redondance de sécurité
chef de centre voit le feu depuis son bureau et active un sur la vanne Plastique
arrêt d'urgence extérieur qui ferme le clapet de fond des non adapté pour une
réservoirs et les vannes d'isolement. Le POI est déclenché zone ATEX
et les secours publics sont alertés à 14h50 ; le
protocole d'entraide est activé avec les entreprises
pétrolières voisines qui mettent à disposition du matériel
incendie. Le personnel du dépôt. puis les pompiers
arrivés 10 min après l'alerte. refroidissent les installations
voisines (nappe de tuyauteries et pomperie) avec des
canons et des lances.

La fuite enflammée perdure 35 min. temps


nécessaire pour brûler le propane présent dans la
canalisation de 250 mm de diamètre et de 20 m de long
entre la vanne de sectionnement en soutirage du réservoir
et le point de fuite. Après extinction. la vanne de purge
est refermée manuellement ; le POI est levé à 15h40.
Aucun blessé n'est à déplorer ; les eaux de
refroidissement ont été confinées sur le site. La fuite de
gaz est estimée à 350 kg.

Un sous-traitant. sans respecter la consigne de


travail en hauteur. monte et se déplace sur la tuyauterie
d'alimentation de la pompe pour "souffler" des poussières
en hauteur. Il heurte avec le pied la vanne de purge ¼ de
tour installée sur un piquage ½ pouce. orientée vers
le haut. provoquant la fuite qui s’enflamme ; la vanne
pouvait être facilement ouverte. sans redondance de
sécurité. Une décharge électrostatique est
vraisemblablement à l'origine de l'inflammation du gaz ;
le plastique de protection n'était pas compatible pour
une utilisation en zone ATEX.

21
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Suite tab. I. 5.
DESCRIPTION DE L’ACCIDENT ANALYSE DE L’ACCIDENT
ARIA N° 1

04/01/1966 - FRANCE – FEYZIN • Phénomène physique :


-Explosion d’un nuage
La raffinerie mise en service en 1964 traite 1.7 Mt/an inflammable du à
de pétrole. Sa zone de stockage de GPL comprend 12 une fuite conduisant
850 m3 (capacité théorique 13 100 m3) à une suite de
d'hydrocarbures sous pression dans 10 sphères de BLEVE
propane ou de butane. Les sphères sont au plus proche à
22.50 m de l'autoroute A7. • Evénement initiateur :
Un aide opérateur prélève un échantillon lors - Erreur humaine lors
d'une purge sur une sphère de propane de 1 200 m3 d’une purge d’une sphère
remplie à 60 %. propane
Après plusieurs incidents. une procédure opératoire
stricte avait été établie pour purger les sphères
(ouverture de la vanne supérieure. puis
progressivement de la vanne inférieure sans jamais
l'ouvrir à fond).
A 6h40. l'aide opérateur manœuvres dans le
mauvais ordre les vannes en série qui givrent et se
bloquent. Une fuite de propane génère un nuage
inflammable qui dérive lentement jusqu'à l'autoroute. Des
voitures le traversent sans conséquences. Mais à
7h15. une voiture arrêtée à 100 m du point de fuite
sur le CD4 longeant l'autoroute allume le nuage ; son
chauffeur grièvement brûlé décèdera ultérieurement.
Un violent chalumeau apparaît sous la sphère 1
min plus tard. Les secours de la raffinerie. de Vienne
et de Lyon arrivés entre 7 h et 8h30. essaient de
refroidir les sphères voisines et d'éteindre la torchère
géante qui prend une nouvelle ampleur après l'ouverture
des soupapes de sécurité sur le haut de la sphère.
Celle-ci explose brutalement vers 8h45 (1er BLEVE)
en faisant 13 victimes. Une sphère voisine de propane
explose à son tour à 9h40 (2ème BLEVE) sans faire de
victimes.
Le bilan humain est lourd : 18 morts dont 11
sapeurs pompiers et 84 blessés sur 158 personnes
présentes. Le souffle de l'explosion est perçu jusqu'à
Vienne (16 km au sud) et 1 475 habitations ont été
atteintes.

22
CHAPITRE I : ETAT DE L’ART SUR LE RISQUE CHIMIQUE

Tableau I. 6. Chargement / Déchargement de GPL :

Description de l’accident Analyse de l’accident

ARIA N° 29590
• Phénomène physique :
Le 23/04/2004 - ALLEMAGNE – NC -Flash de GPL

Dans une raffinerie. un " flash " de GPL se • Evénement initiateur :


produit lors d'un transfert entre un stockage fixe et une - Perte d’étanchéité
citerne routière. Le jour de l'accident. le chargement raccord vissé entre
d'une citerne est en cours quand le raccord vissé citerne et bras de
entre le bras de chargement et la citerne fuit. Le chargement
nuage ainsi formé s'enflamme. enveloppant le
chauffeur. Ce dernier. grièvement brûlé. décèdera de ses
blessures par la suite. L'analyse réalisée démontre l'usure
des filetages des 2 parties du raccord vissé: sur le bras.
le raccord fileté de la bague de raccordement
laitonnée (ACME. 3''1/4 ; partie femelle) est
particulièrement usé (la section du filetage

Initialement trapézoïdale est devenue triangulaire).


Le filetage du raccord de la citerne est également très
usé : l'extrémité présente une forme presque conique
et des plats sont visibles sur le filetage même.
D'après l'inspection locale. cette situation aurait pu être
évitée par la simple mise en application de principes de
prévention : examens réguliers. basés sur des
documents. et visuels des raccords. incluant les
filetages. Les réglementations allemandes imposent un
examen visuel 2 fois / an.

ARIA N° 48
• Phénomène physique :
Le 13/05/1988 - ITALIE - SANT'ANGELO -Fuite longue durée
LECORE
A la fin d'une opération de chargement d'une unité de • Evénement initiateur :
remplissage de GPL. une soupape d'un réservoir - Ouverture soupape
enterré reste ouverte et entraîne une fuite de longue sur réservoir.
durée : 8 t de produit sont relâchées sans inflammation.
Le trafic routier est interrompu dans un rayon de 3 km.
Le risque d'effet domino étant très important dans la zone
(autres réservoirs de GPL). l'éclairage public est
éteint et 50 personnes sont évacuées. La fuite est
stoppée par transfert du GPL.

23
Chapitre II :
RAPPELS SUR LES APPROCHES DU
DANGER
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

II.1 INTRODUCTION SUR LA SCIENCE DU DANGER :


Dans toutes ses activités l’homme a toujours pris le risque sans le savoir mais lorsque
ce dernier se manifeste par un accident ou une catastrophe ; c’est l’effroi et l’émotion qui le
désorientent sur la manière de gérer de telles situations. Il a fallu attendre la controverse
engagée lors du tremblement de terre de Lisbonne en 1755, entre deux grands philosophes de
l’époque Voltaire et Rousseau, le premier le considérant comme une punition divine alors
que le second l’imputant à une erreur d’urbanisme. Ainsi cela a été l’époque charnière qui
condamnait le fatalisme et suscitait la problématique du risque. Tout évènement accidentel,
qu’il soit d’origine naturelle ou anthropique est dû à une cause que l’on n’a pas su prévenir.
Depuis, beaucoup d’accidents et de catastrophes ont marqué les esprits et, qu’à nos jours, les
risques technologiques ou naturels sont de moins acceptés par les sociétés modernes. Le
phénomène risque fait partie intégrante de l’évolution technologique liée à l’activité
anthropique. La catastrophe de SEVESO en 1976 (épandage de dioxine, pas de mort mais
catastrophe écologique) a semé une grande émotion, interpelé tout le monde (monde
industriel, salariés, population et pouvoirs publics) et jeté le discrédit sur notre technologie
contemporaine.
Ces évènements ont suscité des inquiétudes et remis en cause la crédibilité du progrès
technologique. La prise de conscience du danger et du risque est alors née. Le développement
technologique est accompagné de son lot de risques car nos systèmes de production sont de
plus en plus complexes et pour lesquels il faut se préparer en termes de conduite. Une
réglementation européenne a été élaborée à cette occasion pour mettre en place des standards
et des lois à respecter pour limiter les dégâts mais il y eut Bhopal (1984 ; nuage toxique avec
plus de 3500 morts), Challenger (1986) et Tchernobyl la même année qui ont montré que le
risque peut dépasser l’enceinte de l’usine, la région voire le pays où s’est produite la
catastrophe. Tout cela a de nouveau secoué la communauté scientifique sur la problématique
du risque. Comme le dit l’adage « le besoin pousse à la découverte ».
C’est à la fin des années 80 qu’est née la science du danger ou « cindyniques » venant
du mot grec « kindunos » qui signifie danger. Elle a été fondée en 1987 lors du Colloque
International organisé par ACADI [11]. Cette approche du danger est promue par l’Institut
Européen des CINDYNIQUES son acronyme (IEC) [12] et dont le fondateur a été
G.Y.KERVERN [13]. Dans la même période, le groupe MADS (Méthodologie d’Analyse des
Dysfonctionnements dans les Systèmes) de Bordeaux constitué en 1989 par P.PERILHON,
Dos SANTOS, M. LESBATS, Y. DUTUIS, J.M. PENALVA, J.L. ERMINE) a tenté de faire

24
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

progresser la question épistémologique des cindyniques en se basant sur le concept de science


au sens de Valéry : « Science veut dire : mise au net, ordre, classification pure, … Elle est
dans l’accroissement d’organisation, de conscience et de connexions … La science est de
chercher dans un ensemble la partie qui peut exprimer tout l’ensemble… ». Les cindyniques
et la méthodologie MADS présentent un cadre théorique qui permet de construire et de
comprendre la problématique de l’analyse du risque. Nous développerons notre synthèse de
ces démarches scientifiques utilisées pour appréhender le risque qui consiste à le représenter,
le modéliser, l’identifier, l’évaluer, le maîtriser, le gérer et le manager.

II.2. LA THEORIE DU DANGER OU CINDYNIQUES

II.2.1. LE MODELE DE REFERENCE : L’HYPERESPACE DU DANGER

Les cindyniques constituent une approche du danger qui regroupe les sciences
qui étudient les risques. Le fondateur des cindyniques G.Y.KERVERN [14], inspiré de la
théorie de la description de Mioara Mugur Schachter dite la Méthode de Conception
Relativisée (MCR) a proposé de décrire le danger selon le modèle de découpe (situation
délimité dans l’espace et dans le temps avec des réseaux d’acteurs impliqués) et d’un
regard porté sur la situation suivant un hyperespace à cinq dimensions appelé
« hyperespace du danger ». La nature du danger ou les situations dangereuses sont
considérées comme l’enjeu principal des cindyniques. Désormais la science du danger a
pour objet de rechercher la nature du danger. L’imperceptible n’est pas indescriptible
selon MMS. Dans le concept de regard KERVERN découvre l’hyperespace du danger qui
va constituer le modèle de référence des cindyniques. Dans ce modèle de référence la
typologie des risques est représentée suivant cinq aspects. Kervern nous les fait découvrir
(Fig. II.1.).

25
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

Fig. II. 1 : Modèle de référence des cindyniques : l’hyperespace du danger (source S.Aloui
et V. Chapurlat santé et Cindynique)

• L’aspect statistique qui est basé sur des faits constituant une banque des
données sur des évènements vécus ou avérés. Il est reconnu qu’il s’agit de faits
représentant la réalité,
• L’aspect épistémique qui est représenté par des modèles basés sur des
connaissances scientifiques et techniques,
• L’aspect téléologique basé sur des finalités ou objectifs partagés par les acteurs
du système, ce pourquoi le système considéré fonctionne et évolue,
• L’aspect déontologique représenté par des standards, des règles, des codes, des
normes, etc.,
• L’aspect axiologique basé sur des valeurs, l’éthique, la transparence.

II.2.2. LES DEFICITS SYSTEMIQUES CINDYNOGENES (DSC)

L’analyse des risques selon les cindyniques va se concentrer sur les risques liés aux
réseaux d’acteurs. Selon les CINDYNICIENS (KERVERN, 1995), chaque acteur a des
objectifs propres (axe téléologique), dispose de modélisations du danger (axe
épistémique), produit des statistiques (dimension des faits), élabore et veille à
l’application des règles (axe déontologique) et enfin il reste attentif aux valeurs ou au
respect de l’éthique (dimension axiologique). Chaque axe constitue alors une source de

26
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

danger potentiel qu’il faut identifier. La source de danger potentiel est à rechercher au
niveau de chaque axe afin de lutter contre l’occurrence d’accidents. Chacune de ces
dimensions peut faire l’objet de déficits (lacunes, disjonctions ou ambiguités et
dysfonctionnements). Par conséquent le danger peut résider dans ces déficits qui s’avèrent
des incompatibilités ou encore être le support de dissonances entre acteurs. Ainsi,
l’analyse des risques va s’appuyer sur les concepts de Déficits Systémiques
CINDYNOGENES (DSC) et de dissonances (selon KERVERN). Ces DSC sont classés
en trois familles : DSC d’ordre culturel, DSC d’ordre organisationnel et DSC d’ordre
managérial.
• Dans les DSC d’ordre culturel il s’agit de vulnérabilité liée à la culture des
réseaux d’acteurs :
 Culture d’infaillibilité (syndrome du Titanic à propos du paquebot
insubmersible en ne tenant pas compte du danger des icebergs pourtant
présents) ;
 Culture du simplisme (c’est facile on sait faire, on développe un
prototype puis on l’adapte…) ;
 Culture de non-communication : exemple le cas d’un projet impliquant
de multiples systèmes et donc des équipes diverses pour la conception
(internes et sous-traitants) ; il est avéré que souvent les équipes ne
communiquent pas entre elles et il en résulte des échanges de données
dans des formes ou prototypes incompatibles : c’est le cas de l’accident
de Challenger (1986) ;
 Culture du nombrilisme (se replier en soi, ignorer les différences avec
les autres).
• Dans les DSC d’ordre organisationnel la vulnérabilité est liée à l’organisation
des réseaux d’acteurs :
 Subordination des fonctions de gestion du risque aux fonctions de
production ou à d’autres fonctions de gestion créatrice de risques ;
 Dilution de responsabilités : non explication des tâches de gestion des
risques, non affectation des tâches à la personne qu’il faut, délégation
de pouvoir sans tenir compte de la compétence de la personne désignée.
N’est ce pas que souvent les techniciens rejettent la faute à d’autres
techniciens voire à des sous traitants, etc.

27
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

• Dans les DSC d’ordre managérial la vulnérabilité est liée aux décisions :
 Absence d’un système de retour d’expérience,
 Absence d’une méthode CINDYNIQUE dans l’organisation,
 Absence d’un programme de formation en sciences des risques adaptée
à chaque catégorie de personnel,
 Absence de planification et de préparation à la gestion de crise (POI
pour l’exploitant, PPI déterminé par le Wali).
 La détection des DSC et leur traitement dans l’hyperespace de danger
permettent de réduire la vulnérabilité du système. Ainsi, le dépistage
des DSC est la principale technique de prévention du danger ; c’est la
CINDYNOLYSE.

II.2.3. LES DISSONANCES OU ECARTS ENTRE LES RESEAUX D’ACTEURS

La dissonance, schématisée sur la fig. II. 2. est définie comme l’écart qu’il y a entre
des axes de deux hyperespaces décrivant chacun le même système observé par deux
groupes d’acteurs différents. Le concept de dissonance permet de rendre compte des
divergences existant entre les différents réseaux d’acteurs. La dissonance est considérée
comme un outil pour penser une situation dangereuse et réduire sa propension à aller à une
transformation non désirée.

Fig. II.2 : Dissonance entre 2 réseaux d’acteurs (source S.Aloui et V.


Chapurlat santé et Cindynique)

28
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

En résumé les cindyniques ont pour objet la recherche de la nature du danger. Le


danger résulte d’une part des déficits (DSC) qui résident dans chacune des dimensions de
l’hyperespace du danger et des contradictions entre les dimensions (disjonctions) mais
également des dissonances entre deux ou plusieurs réseaux d’acteurs. La détection et le
traitement des DSC et des dissonances permettent de réduire la vulnérabilité du système.
Les cindyniques traitent les risques liés à l’organisation et aux acteurs du système ; elles
font appellent aux connaissances des différentes sciences classiques (sciences exactes,
sciences naturelles, sciences humaines et sociales…).

II. 3. LA METHODOLOGIE MADS ET CONCEPTS

II.3.1. DANGER, RISQUE ET ENS

• Le danger est un état ou une situation comportant une potentialité de dommage


(accident ou catastrophe) en présence d’enjeux : humains, biens et /ou
environnementaux.
• Le danger est défini comme une propriété intrinsèque d’un système (individu,
population, produit, installation, écosystème, etc.).
• Le danger est réel et le risque est potentiel
• Le risque, c’est la « mesure du danger (KERVERN) ».
Mesurer le danger c’est définir la nature du risque. Le risque est l’ENS (caractère
accidentel et imprévisible) dont la manifestation, en présence simultanée d’une
source de danger ou d’une situation dangereuse et d’enjeux humain, biens et/ou
environnemental, est susceptible de causer des dommages à ces enjeux. Pour son
expression quantitative on doit tenir compte de ses deux caractéristiques qui sont :
le potentiel d’occurrence et la gravité des dommages. Alors on admet que le risque
résulte de la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un dommage par la
gravité des conséquences. Son expression quantitative est donnée par la relation
mathématique suivante :

Risque = Pr obabilité × Gravité


La représentation graphique du risque donne la matrice de criticité. Plus la probabilité est
élevée moindre est la gravité ; c’est le risque domestique ou quotidien que l’on connaît.
29
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

On les classe comme « risques acceptables » ou risques mineurs. En revanche lorsque la


probabilité est faible et que la gravité est importante alors le risque est à craindre et
devient inacceptable ; c’est le cas du risque nucléaire. Dans ce domaine tous les moyens
de réduction de l’occurrence sont mises en place par exemple on prend des mesures
draconiennes pour que le risque ne se réalise pas (risque rarissime) mais en cas
d’évènement accidentel la gravité est lourde de conséquences (exemple catastrophe de
Tchernobyl 1986 pollution radioactive irréversible). Ce type de risque est classé comme
risque majeur. Par ailleurs, dans la matrice de risque il existe une limite dite « le fil
rouge » appelée aussi la courbe de Farmer (Fig. II. 3) qui délimite les risques acceptables
des risques inacceptables.

Fig. II. 3: Typologie des risques (courbe de Farmer)

• Evaluer le risque [15] : coupler les connaissances passées aux prévisions


Pour évaluer le risque on combine les connaissances passées aux prévisions.
C'est-à-dire utiliser des approches déterministes basées sur une banque de données
REX (retour d’expérience : risques avérés qui se sont déjà manifestés) ou
probabilistes en cas d’incertitudes ou de risque non avéré. Ainsi, sur la base de
l’évaluation des risques il sera possible de mener des actions de prévention et de
précaution. Les actions de préventions sont élaborées par un plan de prévention
des risques technologiques (PPRT) sous l’égide des pouvoirs publics ou bien par la

30
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

tenue d’un Document Unique relatif aux risques professionnels. Elles permettent
de fixer des objectifs à atteindre et constituent une démarche essentielle pour se
préparer à la gestion de crise. Des techniques et outils sont mis à disposition en cas
d’urgence.
Dans la fig. II. 4. nous présentons un diagramme pour l’évaluation des risques :

Fig. II.4: Cadre de l’évaluation des risques.


• ENS (Evènements Non Souhaités), selon le groupe MADS, sont des
dysfonctionnements susceptibles de provoquer des effets non souhaités sur le
système (l’individu, la population, les installations, l’écosystème). Ils sont issus de et
s’appliquent à la structure, l’activité, l’évolution des systèmes naturels et artificiels
(anthropique).
• La science du danger étudie les ENS en partant du principe qu’ils ne sont pas le fruit
du hasard (on évacue la fatalité) en revanche ils peuvent être dus à des causes qu’il
faut détecter et traiter pour prévenir leur occurrence.

II.3.2. LE PROCESSUS DE DANGER : L’APPROCHE MADS

Le modèle MADS (Méthode d’Analyse de Dysfonctionnement des Systèmes),


appelé aussi l’univers du danger, est un outil développé initialement à titre pédagogique
qui permet de construire et de comprendre la problématique de l’analyse des risques. Ce
modèle est construit sur les bases des principes de la modélisation élaborés par Le
MOIGNE [16]. L’univers du danger comprend deux systèmes appelés source de danger et
système cible, en interaction (influence, échange) par l’intermédiaire d’un flux de matière,
31
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

d’énergie ou d’information, et l’ensemble est immergé dans un environnement


(P.PERILHON : fig. II. 5)

Fig. II. 5 : MADS – Modèle du processus de danger.

Selon l’approche systémique qui est fondée sur les quatre principes : la
complexité, la globalité, l’interaction et le système, on introduit les éléments spécifiques
du processus de danger :
• Un flux de danger qui matérialise les interactions ou les transactions non désirées,
sous forme de Matière, d’Energie ou d’Information, orientées d’un système source de
danger vers un système cible,
• Un système source de danger qui subit une rupture d’équilibre (ou de stabilité) dans
sa structure et/ou son activité et /ou son évolution et/ou subir une agression de son
environnement.
• un système cible supposée vulnérable qui subit les effets du flux de danger et altère
son équilibre (stabilité),
• un champ de danger actif dans lequel est immergé le système et qui est susceptible
d’influer sur les systèmes source et cible et le flux de danger.
La figure II.5 illustre une approche systémique du danger qui consiste tout d’abord à
modéliser le processus du danger ; c'est-à-dire mettre en relation les systèmes source et

32
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

cible de danger à l’aide d’un flux de transactions qui agit dans un environnement actif
dénommé champs de danger. Ce dernier peut être de natures diverses : physique,
psychosociologique, juridique, sociopolitique…
La figure (II. 6) suivante illustre la méthode générale de connaissances et d’action
pour appréhender les Evénements non souhaités .

Fig. II.6 : Méthode générale de connaissances et d’action sur les ENS


Appréhender consiste à :
• Représenter les systèmes source et cible qui constituent le siège des ENS et le
flux de danger qui matérialise les interactions (influences, échanges) issues du
système source et impactant la cible ;
• Modéliser c’est mettre en interaction les systèmes source et cible ;
• Identifier les ENS c’est décrire les évènements initiateurs, les évènements
initiaux qui conduisent à l’évènement principal au niveau du système source
(recherche de l’origine des flux de danger, des effets créateurs ou amplificateurs des
flux) et l’évènement final ou l’impact de l’ENS sur une cible vulnérable ;
• Evaluer les ENS c’est faire des estimations sur le risque au moyen d’outils
(probabilité, gravité). Selon le système étudié les échelles d’évaluation peuvent être
qualitatives ou quantitatives ;
• Maîtrise des ENS consiste à agir sur les facteurs de risque à savoir diminuer la
probabilité d’occurrence des dommages et atténuer la gravité (c'est-à-dire qu’au

33
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

niveau du système source on anticipe sur le risque donc on fait de la prévention ; au


niveau de la cible on limite les dégâts par de la protection ;
• Gérer des ENS dans le processus de danger, consiste à réfléchir aux actions à
mener pour augmenter l’efficacité des actions d’identification, d’évaluation et de la
maîtrise des processus de danger. La gestion est une tâche qui se focalise sur
l’organisation ;
• Manager des ENS dans le processus de danger, est une tâche de management et
de pilotage.
Elle consiste aussi a :
• Identifier la nature des dysfonctionnements
• Origine de ces dysfonctionnements
Ces dysfonctionnements vont concerner :

 Opérateurs,
 Populations
 Écosystème, Environnement
 Systèmes Matériels, Installations

II.3.3. Modélisation d’une installation


Une modélisation simple consiste à la subdiviser en sous systèmes

Fig. II.7. Installation : système ouvert sur son environnement


Dans cette figure on distingue trois sous systèmes :
- Sous systèmes matériels ou techniques (Mi) ;

- Sous systèmes vivants ou opérateurs (Oi) ;

- Sous système environnement (E).

Le schéma obtenu présente un ensemble d’éléments distincts mais en interaction


dynamique ; il nous montre sa complexité caractérisée par la multiplicité des relations et par
le caractère incertain de beaucoup d’entre elles, particulièrement celles qui sont issues des
systèmes vivants. Pour entrer dans ce champ de complexité, il est nécessaire de faire appel à
la systémique et notamment à la modélisation systémique.

34
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

Analyser les risques d’une installation va consister essentiellement à identifier les


Dysfonctionnements de nature technique, opératoire (opérationnelle, relationnelle,
Organisationnelle), dont l’enchaînement peut conduire à des effets non souhaites sur quatre
Cibles possibles :

 Individu
 Population
 Ecosystème
 Systèmes matériels et symboliques

Ces dysfonctionnements proviennent :

 Des matériels et de leurs liaisons ainsi que de leur proximité


 Des opérateurs et de leurs liaisons entre eux et avec les matériels
 De l’environnement et de ses interactions avec les opérateurs et les matériels

II.3 .4 . APPLICATION PEDAGOGIQUE DU PROCESSUS DE DANGER

II.3 .4 .1 . NOTION DE POINT DE VUE

En se basant sur le modèle de référence MADS, on identifie d’abord les éléments spécifiques
du processus de danger. Chaque système : l’individu, la population, l’installation et
l’écosystème, peut être considéré tantôt comme un système source tantôt comme un système
cible. Dans son exposé à Bordeaux Michel LESBATS a proposé pour le modèle de processus
de danger de classer les techniques de danger par la notion de point de vue, en admettant que
le processus du danger est « réversible ». Il a été défini alors sept points de vue
fondamentaux. Dans le tableau (II. 1.) suivant, on montre que le point de vue dépend du type
de système cible que l’on cherche à protéger des effets d’un système source de danger.

Tableau II. 1. Notion de point de vue ou processus du danger réversible

Syst/ source Syst/ cible Technique de danger


Installation Installation Sûreté de fonctionnement, sécurité des biens, …
Installation Opérateur Ergonomie, sécurité du travail, conditions de travail,

Opérateur Installation Fiabilité humaine, malveillance interne, …
Installation Population Hygiène et santé publique, HSE, génie sanitaire, …
Population Installation Malveillance externe, …
Installation Ecosystème Ecologie, HSE, écologie appliquée, génie sanitaire,

Ecosystème Installation Urbanisme, risques naturels, étude de site, …

35
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

II.3 .4 .2 . LA METHODE MOSAR ET OUTILS ASSOCIES

MOSAR est l’acronyme de Méthode Organisée et Systémique d’Analyse des


Risques, elle a été développée par P.PERILHON [17]. Il s’agit d’une méthode générique
d’analyse de risque. MADS constitue le socle de MOSAR qui structure l’analyse de risque
technique d’une installation ou d’une technologie anthropique, elle intègre les autres outils
(ADD, AMDEC, HAZOP …) d’analyse des dysfonctionnements et identifie les moyens
de prévention nécessaires pour les neutraliser. Elle s’applique aussi bien dès la conception
d’une installation nouvelle qu’au diagnostic d’une installation existante. Elle constitue
aussi un outil d’aide à la décision par les choix qu’elle met en évidence.

L’analyse des risques d’une installation industrielle est une démarche complexe car
cette dernière est une structure complexe constituée de machines, de stockages, en
interaction entre eux, évoluant en présence d’opérateurs et d’un environnement. Pour se
donner le maximum de chances de mettre en évidence la majorité des risques d’une
installation, une démarche scientifique est proposé : le modèle MOSAR. Elle fait appel à
la modélisation systémique car après avoir décomposé l’installation en sous-systèmes et
recherché systématiquement les dangers présentés par chacun d’entre eux, ces sous-
systèmes sont remis en relation pour faire apparaître des scénarios de risques majeurs.
Cette méthodologie se décline en deux modules (fig. II. 8), le module A dans lequel est
menée une analyse macroscopique des risques principaux inhérents à l’installation et le
module B dans lequel sont mises en œuvre des outils de sûreté de fonctionnement
(AMDEC, HAZOP, ADD, etc.) pour analyser finement et en détail les risques liés au
fonctionnement de l’installation.

36
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

Fig. II.8 : Organigramme d’analyse de risques de MADS MOSAR.

L’approche MADS-MOSAR fournit les outils opérationnels ou constitue une


application des techniques de danger pour analyser les risques liés aux systèmes
physiques (ouvrages, machines, stockages, TMD, traitement des déchets, etc.) en présence
d’enjeux humain, socioéconomique et environnemental.
II.4 Approche systémique

II.4.1 Introduction

Une approche fondée sur de nouvelles représentations de la réalité prenant en compte


l’instabilité, l’ouverture, la fluctuation, le chaos, le désordre, le flou, la créativité, la
contradiction, l’ambiguïté, le paradoxe.

Cette nouvelle approche permet de déchiffrer la réalité complexe qui nous entoure,
pour tenter de mieux la comprendre et, le cas échéant, d’agir sur elle, avec plus de pertinence.
Elle représente à la fois un progrès de l’épistémologie (philosophie de la connaissance) et
l’apparition d’une « boîte à outils » intellectuels mieux adaptés que les concepts de la logique
cartésienne pour penser la « complexité organisée ».

L’«Approche Système» est indissociable du concept de « système ». C’est une


méthodologie de représentation, de modélisation d’un objet actif (lui-même actif dans un

37
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

ensemble en interaction dynamique), finalisé, physique ou immatériel en interaction avec


l’environnement à travers un flux de matière, d’énergie ou d’informations.
Elle permet d’analyser ou de spécifier les systèmes complexes et d’étudier leur comportement
au cours du temps [18].

II.4.2 Concepts et principes de l’Analyse Systémique

L’approche systémique repose sur la notion de système, on rappel quelques définitions


du système :
• Un ensemble d’unités en interrelations mutuelles (Von Bertalanffy)
• Un ensemble d’éléments liés par un ensemble de relations (J. Lesourne)
• Ensemble d’éléments en interaction dynamique, organisés en fonction d’un but (J. de
Rosnay)
• Objet complexe, formé de composants distincts reliés entre eux par un certain nombre
de relations (J.Ladrière)
• Unité globale organisée d’interrelation entre éléments, actions ou individus (E. Morin)

Le système est alors caractérisé par :


• sa frontière (qui le délimite dans l’environnement)
• sa finalité (intention d’atteindre un but)
• son évolution (passé, présent, à venir)
• son organisation
• sa structure (constituants et leurs relations)
• ses processus (activités et interactions)
"Les systèmes ne sont pas dans la nature, mais dans l'esprit de l'homme" (C. BERNARD).

L’approche systémique repose sur quatre concepts fondamentaux:


 L’interaction
Il s’agit d’un concept fondamental et particulièrement riche. Contrairement en effet à
ce qu’enseignait la science classique, la relation entre deux éléments n’est pas généralement
une simple action causale d’un élément A sur élément B, elle comporte une double action de
A sur B et de B sur A. L’interaction peut prendre des formes plus ou moins complexes depuis
le simple choc mécanique de deux objets jusqu’aux relations d’une grande variété et subtilité

38
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

entre deux individus. Une forme particulière d’interaction est la rétroaction (ou feed-back)
dont l’étude est au centre des travaux de la cybernétique
 La globalité
Un système est, nous l’avons vu, composé d’éléments. Mais cela ne veut pas dire qu’il
est une somme d’éléments, comme le raisonnement cartésien nous inciterait à le croire. Von
Bertalanffy a été le premier à montrer qu’un système est un tout non réductible à ses parties.
« Il est impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le
tout sans connaître particulièrement les parties ».
 L’organisation
Elle peut être considérée comme le concept central de la systémique. Cette
organisation c’est d’abord un agencement de relations entre composants ou individus qui
produisent une nouvelle unité possédant des qualités que n’ont pas ses composants.
L’organisation c’est aussi un processus par lequel de la matière, de l’énergie et de
l’information sont assemblés et mis en œuvre ou en forme. Le terme « organisation » recouvre
donc à la fois un état et un processus ou autrement dit un aspect structurel et un aspect
fonctionnel.
 La complexité
La logique cartésienne nous avait appris à simplifier tous les phénomènes en éliminant
l’inconnu, l’aléatoire ou l’incertain. Mais en fait la complexité est partout, dans tous les
systèmes, et il est nécessaire de conserver cette complexité, quitte à admettre qu’on ne puisse
en saisir et comprendre toute la richesse.
Parmi les outils de la systémique, il est nécessaire de citer la représentation graphique,
bien que celles-ci soit encore souvent considérée – de même que le recours à l’analogie –
comme une forme accessoire de représentation, utile tout au plus à illustrer et compléter un
autre mode de représentation comme le texte.
• Un langage destiné à l’œil
• Les formes graphiques :
• Les diagrammes : ils représentent les relations entre deux ou plusieurs ensembles
• Les cartes : elles représentent un excellent moyen de repérage et un très bon
support de mémorisation
• Les réseaux : ils représentent les relations entre les éléments d’un ensemble
(arbre généalogique, organigramme de société).

39
CHAPITRE II : RAPPELS SUR LES APPROCHES DU DANGER

Le langage graphique fait partie intégrante de la modélisation systémique

CONCLUSION :

Les cindyniques et la méthodologie MADS MOSAR sont des approches du danger.


L’une est un cadre théorique qui se veut transdisciplinaire et systémique son objectif est de
rendre intelligible et prévisible les dangers. Des techniques de danger sont élaborées pour
rechercher la nature du danger à travers la détection et le traitement des DSC et les
dissonances relevant des incohérences entre le réseau d’acteurs que l’hyperespace du danger
intègre. Quant à l’autre elle constitue un cadre technique pour analyser de façon systémique
les risques et établir des scénarios de danger dans les systèmes physiques ou matériel afin de
trouver des parades (barrières de prévention et de protection) pour contrer tout ENS.

40
Chapitre III:
DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
III.1 DESCRIPTION DU SITE « COMPLEXE GP1Z »
III.1.1 Fiche technique du complexe GP 1Z :

Le complexe GP1/Z (gaz de pétrole liquéfié) fait partie des complexes de liquéfaction
appartenant à l’activité (AVAL) de l’entreprise nationale SONATRACH.
Situation géographique: situé sur la côte, à 40 Km de la ville d’Oran et à 8 Km de la ville
d’Arzew, entre la centrale thermoélectrique de Mers EL HADJAJ à l’Est et les complexes de
GNL à l’Ouest (Fig. III. 1).

GP1/Z

Fig. III.1: Localisation du complexe GP1Z sur la zone industrielle d’Arzew


(Source Google Earth)/ GP1Z

41
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z

III.1.2 Historique

La région d’Arzew est un pôle structurant composé du complexe industrialo-


portuaire d'Arzew- Bethioua. Ce pôle, exportateur de pétrole et de gaz naturel liquéfié,
abrite une importante zone industrielle créée à partir des années 1960.
Cette zone industrielle est essentiellement dédiée au transport et à la transformation des
hydrocarbures par la SONATRACH et ses filiales.
Le complexe GP1Z dépend directement de la Division LQS (Liquéfaction et Séparation
de Gaz) des activités Aval de SONATRACH.
Les travaux à l’emplacement actuel du complexe ont commencé en novembre 1980, et la
production en décembre 1993 (Phase 1, composé de 4 trains de séparation de GPL). L’expansion
correspondante à la Phase 2 a eu lieu en février 1998 et a amené à 6 le nombre total de
trains de séparation du complexe.
Actuellement, le complexe fait l’objet d’un projet d’expansion dénommée « Phase 3 ».
Cette dernière se compose de 3 trains de séparation de GPL identiques et modulaires, ainsi que de
toutes les structures auxiliaires nécessaires pour le stockage et les utilités.
L’historique du complexe GP1Z est résumé dans le tableau III.1 suivant :

Date Evènement Commentaires


Démarrage des travaux 4 trains de traitement GPL
10/11/1980
produisant au total 4.8 Mt/an
12/12/1983 Mise en production
4 trains de traitement GPL

2 trains de traitement GPL


apportant une capacité de
24/02/1998 Extension
production de 3 Mt/an
supplémentaires

3 trains de traitement GPL


En cours Extension

42
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z

III.1.3 Renseignements généraux sur GP1Z


Les principales caractéristiques du complexe sont résumées dans le tableau III.2, ci-après :

Intitulé Caractéristiques

Superficie 120 hectares


Effectifs 747 agents

Activités Séparation, liquéfaction et stockage de GPL

Produits Propane commercial. Butane commercial.

Quantités traités 6 Mt/an de GPL


Procédé Distillation sous pression.
Nombre de Trains Six (06) trains de 1 Mt/an chacun

Constructeur Consortium japonais IHI (Ishikawajima Harima Heavy Industries) et

Enlèvements Deux quais de chargement recevant des méthaniers d'une capacité


Capacité rampe de 4 camions de 40t
Destination de la Production Exportation et Marché local
Source d'Approvisionnement Gaz en provenance des champs gaziers et pétroliers de Hassi R'Mel
Stockage de la charge: 16 000 m3.
Capacité de stockage
Stockage de produits réfrigérés: 420 000 m3. Stockage de produits

III.1.4 Organisation générale


Le site peut être divisé en 4 grandes zones :
• A l’Ouest : la zone de stockage de GPL réfrigéré,
• Au Sud-ouest : la zone de stockage de GPL à température ambiante, zone d’arrivée de charge
et zone de chargement de camions,
• Au Nord, dans la zone médiane : 4 trains de procédé (phase 1), production d’huile chaude,
• Au Nord : broches, station de pompage d’eau de mer, traitement des eaux de récupération,
• Au Nord-est : 2 trains de procédé (phase 1), production d’huile chaude, et zone des utilités,
• Au Sud : bâtiments des services administratifs, techniques et utilités,

43
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
• Au sud-est : parking et centre de formation
III.1.5 Description détaillée des activités et des installations
Découpage fonctionnel :
Dans la présenté étude, le site a été « découpé » en sections fonctionnelles telles que suivantes:
• Section d’arrivée et de stockage de la charge
• Section de déshydratation
• Section de séparation
• Section de réfrigération de propane et de butane
• Four
• Bacs de stockage produits finis réfrigérés
• Stockage produits finis sphères sous pression et chargement camions
• Récupération du BOG (Boil Off Gaz) ou gaz d’évaporation
• Chargement navires
• Utilités : Chaudière, Circuit GN, systèmes torches et Blow down, stockage diesel, etc.

Chacune de ces sections est décrite, notamment sous l’angle de la sécurité, dans les
paragraphes qui suivent.

44
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
III.1.5.1 Description des sections fonctionnelles

Pour le complexe GP1Z, les activités à étudier peuvent se décomposer selon les différentes
sections telles que présentées sur le schéma ci-dessous.

Fig. III.2 : Schéma du procédé GPL


NB : La production de pentane (C5) apparaissant sur ce schéma est actuellement à l’arrêt.

III.1.5.2 Section d’arrivée et de stockage de la charge d’alimentation[19]


La charge d’alimentation est un mélange de GPL différents qui proviennent des champs
gaziers et pétroliers de Hassi R'Mel et de Hassi Messaoud. Elle arrive au complexe GP1Z par
Gazoduc de diamètre 24 " via le terminal RTO situé sur le plateau de Béthioua.
La section de stockage d'alimentation comprend 16 sphères d'une capacité globale de 16000
m3. Ces sphères sont réparties en 4 groupes comportant chacun 4 sphères et 2 pompes
d'alimentations.
III.1.5.3 Section de déshydratation
Afin de réduire la teneur en eau à moins de 5 ppm en poids par adsorption et éviter ainsi la

45
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
formation de glace et de bouchons de givre dans les parties froides de l'installation, le gaz GPL est
séché dans les tamis moléculaires.
Une section de déshydratation se compose de 3 sécheurs (ou colonnes d’aspiration à
tamis moléculaire), d'une installation de réchauffage de gaz et d'un ballon de séparation de l'eau.
A tout instant, on dispose d’une colonne en service, une deuxième colonne en régénération
(séchage de l’eau adsorbé) ou en attente et la dernière en attente.

III.1.5.4 Section de séparation [20]


Après avoir été préchauffé à la limite de la décomposition physique par quatre échangeurs
de chaleur,le GPL séché est envoyé dans une colonne de fractionnement où la séparation s'opère.
Le mélange propane - éthane remonte en tête de colonne, puis envoyé par une pompe
vers le dééthaniseur afin de réduire sa teneur en éthane.
Le gaz riche en éthane émanant de la partie supérieure de la colonne de dééthanisation est
utilisé comme combustible du four.
Le propane sortant de la partie inférieure de la colonne de dééthanisation est canalisé vers
la section réfrigération.
Une partie du butane recueilli en fond de colonne est envoyé à la section de
réfrigération, tandis que l’autre partie sera refroidie par aéroréfrigérant et envoyée vers le
stockage ambiant.
Les installations destinées à la séparation du pentane (en violet sur le schéma de
principe) sont actuellement à l’arrêt, le GPL brut à traiter par le complexe GP1Z étant dépourvu
de pentane.

III.1.5.5 Section de réfrigération


Le propane et le butane provenant de la section de séparation sont refroidis à des
températures correspondant à leur point de saturation liquide (Butane : -5°C ; Propane : -
40°C). Ils sont ensuite canalisés vers les bacs de stockage à basse température.
Les produits sont réfrigérés par 3 échangeurs suivant un cycle fermé formant une
boucle de réfrigération au propane.
Une partie du propane réfrigéré est comprimée puis envoyée à la colonne de
dééthanisation de la section de séparation pour éventuellement refroidir de tête de colonne.
Les vapeurs de propane émanant des ballons d'aspiration, des condenseurs de tête des
46
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
dééthaniseur et des dispositifs de réfrigération du butane, sont comprimées par un turbocompresseur
centrifuge à 3étages. Ces vapeurs sont ensuite condensées par des aéroréfrigérants.

III.1.5.6 Section four


Cette section produit l’huile chaude destinée aux pré chauffeurs, aux rebouilleurs et au
gaz naturel de régénération utilisé dans la section de déshydratation.
Le gaz combustible est de l’éthane produit dans les trains de séparation (sortant en
tête de colonne des dééthaniseur) et du gaz naturel issu du réseau desservant le complexe.
L’éthane et le gaz naturel sont amenés vers un bac mélangeur pour alimenter les brûleurs des fours.
L’huile sort du four à une température de 180°C.

III.1.5.7 Bacs de stockage de produit réfrigéré [21]


Cette section assure le stockage des produits butane et propane réfrigérés.
Le complexe GP1Z utilise actuellement 3 bacs destinés au stockage de propane réfrigéré et
De 3 bacs destinés au stockage de butane réfrigéré.

Les bacs sont de type double intégrité et ont une capacité unitaire est de 70000 m3. Les
pressions de service varient entre 300 mm et 800 mm H20.
Immergés dans chaque bac de stockage, 3 pompes sont destinées au chargement de navires
Et une pompe est destinée à la circulation du produit réfrigéré.

III.1.5.8 Stockage produits finis sphères sous pression et chargement camions


Le chargement simultané de 4 camions peut être effectué à température ambiante à partir des
sphères de 500 m3 au moyen de pompes de chargement.
Le chargement des sphères s'effectue à partir des sections de séparation mais aussi également (et
plus rarement) à partir des bacs de stockage à basse température en passant par des réchauffeurs.

III.1.5.9 BOG (Boil-off gas) [22]


Les gaz d'évaporation provenant des différentes capacités de l'usine (bacs de stockage et
l'évaporation des gaz des citernes des navires en chargement) sont dirigés vers la section BOG
pour y subir les traitements successifs suivants :
• liquéfaction par compresseur,
• refroidissement à travers des échangeurs aéroréfrigérants,
47
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
• stockage dans les bacs de produits réfrigérés.
Les deux sections BOG destinés au butane et au propane sont indépendantes.

III.1.5.10 Chargement de navires


Deux systèmes de chargement sont respectivement installés au bout des jetées D.1 et M6, Le
débit de chargement est le suivant :

Propane, Butane : Maximum : 10 000 m3/h


Jetée D.1 : 4 000 m3/h
Jetée M.6 : 10 000 m3/h

III.1.5.11 Utilités et circuits annexes [23]


Le complexe comprend plusieurs systèmes annexes au procédé :

• Circuit de méthanol.
• Circuit azote
• Circuit fuel gaz
• Circuit vapeur
• Circuit air service
• Circuit air instrument
• Système sécurité vide-vite (blowdown) et torches
• Eau de refroidissement
• Eau incendie

48
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z

III.1.5.12 Liste des produits chimiques utilisés au département de production :


Tableau III. 3. Inventaire des produits, risques associés, quantité et fréquence
d’utilisation
Nom du Phrases de risque Quantité Fréquence utilisation
produit (kg/an) d’utilisation
Hypochlorite R31 2160 Tous les jours désinfecter l'eau
de sodium R34 R50 usée WWT
Acide R36/38 R43 1500 Semestrielle lessivage SIDEM
sulfamique R52/53
Phosphate R36/37/38 768 Tous les jours élimination de tartre
trisodique et maintien de PH
Chaudière
Chlorure R34 R22 720 Tous les jours Coagulant
ferrique R52/53 (rassembler les
particules solide en
masse WWT
Antitartre à Néant 3.7 10-3 Tous les jours Elimine le tartre sur
base de les tubes (SIDEM)
phosphonate
et polymère
en solution
aqueuses
Eliminox R43 0.76 10-3 Tous les jours élimine l'oxygène
(carbohydrazi R52/53 dissous chaudière
de)
Méthanol R11 0.15 10-3 Mensuelle débouchage des
R23/24/25 lignes réfrigération
R39/23/24/25 Trains de
production
Morpholine R10 0.06 10-3 Mensuelle Conditionnement
diéthylamide R20/21/22 des eaux de
R34 chaudière
Inhibiteur de R8 R25 0.04 10-3 Semestrielle Eau de

49
CHAPITRE III : DESCRIPTION DU SITE COMPLEXE GP1Z
corrosion R50 R22 refroidissement
Nalco (8539) à R35
base de l’eau, R36/38
sel
inorganique
nitrite de
sodium,
hydroxyde de
potassium
triazole
substitué

50
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

III.2 ORGANISATION DU COMPLEXE


Le complexe GP1/Z est gérer suivant un organigramme bien déterminé de façon à
bien maîtrisé les taches, il est composé d’une direction générale, de deux sous direction et des
départements de contrôle, comme le montre l’organigramme suivant :

DIRECTION

A S I SECRETARIAT

SERVICE SERVICE
ORGANISATION INFORMATIQUE

Sous Direction Sous Direction


Exploitation Personnel

Service
Relation de
Travail

Dépt. Dépt. Dépt. Dépt. Dépt. Dépt.


P G A S R M

Dépt. Dépt Dépt. Dépt.


T F I W

Fig. III.3: Organigramme du complexe

51
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

Légendes :
Les services liés directement à la direction
D : direction
SE: secrétariat de la direction
ORG : Service Organisation
ASI : Assistance de Sûreté Interne
INF : Service Informatique

Les départements appelés structures de contrôle Sont aussi liés directement à la direction
T : Département Technique
I : Département Sécurité
W : Département Travaux Neufs
F : Département Finances

Sous direction d’exploitation (D*E) Regroupe trois départements :


A : Département Approvisionnement
G : Département Maintenance
P : Département Production

Sous direction Personnelle (D*S) Regroupe quatre départements :


ADM/SOC : Département Administration et Social
MG : Département Moyens Généraux
DRH : Département Développement des Ressources Humaines
RT : Service Relation de Travail

52
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

III.2 .1 Département technique


III.2.1.1 Organigramme du département
Il est composé d’un secrétariat et de différents services.

DEPARTEMENT TECHNIQUE

SECRETARIAT

SERVICE SERVICE SERVICE SERVICE


INSPECTION LABORATOIRE ETUDE NUMERIQUE

Fig. III.4 : Organigramme du département technique

C’est un département de contrôle chargé de la garantie des installations industrielles, il


contrôle la qualité des produits finis, des installations et le suivi des équipements. Il travail en
permanence avec le département production.

Le département Technique comporte quatre services et une bibliothèque qui est


chargée de fournir aux structures la documentation spécifique.

53
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

Fig. III. 5. localisations des produits chimiques au niveau de GP1Z (source Google Earth)/GP1Z

54
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

III.2.1.2 Service laboratoire

Description du personnel

Il est chargé du contrôle de la qualité des produits finis et des produits en circulation
(tous les fluides GPL, eau, huile)
Le service laboratoire fait partie des cinq (05) services du département Technique. Son
effectif (personnel) est composé de 22 agents, actuellement il marche avec 20 agents : 02 en
journée normale (un chef de service et un cadre d’études technique) et 20 en service de quart
(04 quarts, chaque équipe est composée d’un chef de quart + des chimistes).
Analyses effectuées au laboratoire :
Ce service comprend un laboratoire de contrôle spécialisé en :

III.2.1.3 Analyse de qualité

• analyse du gaz
L’analyse du gaz se fait par chromatographie qui est une méthode d’analyse
qui permet la séparation des différents constituants (éthane, propane, butane, pentane)
en se basant sur le gradient de la vitesse.
Déterminer la densité des gaz à 15°c de l’eau.
Test d’évaporation.
T.V.R (tension de vapeur relative).
Corrosion de la lame de cuivre.
Souffre total (% poids < 0,001).
Essai à l’acétate de plomb (analyse qualitative).
Pour la satisfaction du client, un certificat de qualité est fourni après analysés.
Ces analyses se font dans les trains, les bacs et au moment de chargement par navire et
par camion.
 Pour les petits navires:
Une seule analyse à 50% du chargement ;
 Pour les moyens navires :
La moyenne des deux analyses à (30%et70%) du chargement ;
 Pour les grands navires :
La moyenne des trois analyses (25%,50% et 70%) du chargement.
 Pour les camions :

55
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

 Les analyses de qualité se font directement de la sphère de stockage, elles sont


effectuées 4 à 5 fois par jour

• Analyse des huiles


Cette analyse se fait pour tous les équipements fonctionnant à l’huile en raison
de deux fois par an et des fois sur demande afin de déterminer la qualité des huiles
Il existe deux types d’huiles :
 L’huile d’étanchéité
 L’huile de lubrification
Bac d’huile
Ballon d’expansion
Les analyses effectuées sont :
 Mesure de la viscosité
 Mesure de la densité
 Indice d’acidité
 Teneur en eau
. Analyse environnementale
A ce niveau il n’est effectué que l’analyse de la composante eau dans les différents rejets
liquides.
Ces analyses sont réalisées mensuellement sur
Les rejets liquides du complexe (eaux sanitaires et eaux huileuses):
 Mesure du PH.
 Matière en suspension.
 Oxygène dissous
 DCO (demande chimique en oxygène)
 DBO5 (demande biologique en oxygène)
Les eaux de chaudières :
 De l’unité de production d’eau distillée et des eaux de refroidissement se fait au
début et à la fin de la semaine
 PH (paramètre de l’hydrogène )
 Conductivité
 Phosphates
 Éliminox

56
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

III.2.1.4 liste des produits chimiques utilisés au laboratoire d’analyse :


Tableau III.4 Inventaire des produits, phrases de risques associés, quantité et fréquence
d’utilisation.
Nom du produit Phrases de risque Quantité (kg/an) Fréquence d’utilisation utilisation
EDTA (éthylène
R22
diamino tétra 1 Tous les jours DURETE TOTALE TH
R36
acétique) à 2H2O
Acide tetraborique PREPARATION DU
de sodium pour Néant 0.5 Mensuelle TAMPON POUR LA DURETE
analyses TOTALE
Heptamolybdate PREPARATION DU
d’ammonium 4H2O R22 0.5 Mensuelle TAMPON POUR LA DURETE
pour analyses TOTALE
Bromure de cobalt R20/21/22 DETECTION DE L’EAU
0.2 Tous les jours
hydrate à 98% R36/37/38 DANS LE GPL
Gélule DEHA1 pour
VLEP= 3mg/m3 0.2 Tous les jours ANALYSE DE L’ELIMINOX
analyses
Hydroxyde de PREPARATION DU TAMPON
R35 0.15 Mensuelle
sodium POUR LA DURETE TOTALE
Sulfure de sodium R22 PREPARATION DU TAMPON
0.15 Mensuelle
hydrate R36/37 POUR LA DURETE TOTALE
Tartrate de
PREPARATION DU TAMPON
potassium et de Néant 0.15 Mensuelle
POUR LA DURETE TOTALE
sodium
PREPARATION DE LA
Hydroxyde de
R22 SOLUTION KOH 0.1N POUR
potassium pour 0.05 Semestrielle
R35 LE TITRAGE DE L’INDICE
analyses
D’ACIDITE DES HUILES
Alpha naphtol
R45 R11 R48 INDICE D’ACIDITE DES
benzène pour 0.05 Semestrielle
R23/24/25 HUILES
analyses
Gélule réactif nit ANALYSE DES NITRITES
R41 0.03 Mensuelle
river 2 DANS LES EAUX
PREPARATION DE L’ACIDE
Meta vanadate
R25 MOLYBDENEVANADATE DE
(mono vanadate) 0.015 Mensuelle
R36/37/38 LA SOLUTION DES
d’ammonium
PHOSPHATES
PREPARATION DE L’EBT
Noir d’eriochrome
VLEP=3mg/m3 0.01 Mensuelle (INDICATEUR COLORE)
ral
POUR LA DURETE TOTALE
ANALYSE DE LA DEMANDE
Substance tampon
VLEP =3mg/m3 8 10-3 Mensuelle BIOCHIMIQUE EN OXYGENE
nutritive pour DBO5
DANS LES EAUX USEES
Gélule hydroxyde de ANALYSE DE LA DEMANDE
R25
lithium pour 8 10-3 Mensuelle BIOCHIMIQUE EN OXYGENE
R22/23
analyses DANS LES EAUX USEES
Xylène pour R10 DETERMINATION DE LA
10.3 10-6 Semestrielle
analyses R20/21 R38 TENEUR EN EAU DANS LES

57
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

HUILES
R11
Alcool isopropylique INDICE D’ACIDITE DES
R36 7.85 10-6 Semestrielle
99.5% HUILES
R67

Solution étalon PH
néant 7 10-6 Tous les jours ETALONNAGE DU PH-
4.0
MÈTRE

Solution étalon PH
néant 7 10-6 Tous les jours ETALONNAGE DU PH-
6.88
MÈTRE

Solution étalon PH
néant 7 10-6 Tous les jours ETALONNAGE DU PH-
11.0
MÈTRE
PREPARATION DE L’ACIDE
Acide nitrique 65% R8 MOLYBDENEVANADATE DE
4.2 10-6 Mensuelle
pour analyses R35 LA SOLUTION DES
PHOSPHATES
SOLVANT POUR
Ethanol R11 4.0 10-6 Mensuelle
NETTOYAGE VERRERIE
Solution étalon wtw
ETALONNAGE DU
de Kcl (électrolyte néant 3.6 10-6 Tous les jours
CONDUCTIVIMETRE
solution) 0.01mole/l
Solution DEHA2
R34 3.2 10-6 Tous les jours ANALYSE DE L’ELIMINOX
pour analyses
Toluène RP
R11 PREPARATION DU
normapur pour 1.73 10-6 Semestrielle
R20 SOLVANT DE TITRAGE
analyses
Acétone SOLVANT POUR
R11 R36 R66/67 1.6 10-6 Mensuelle
NETTOYAGE VERRERIE
Méthanol pour ESSAI D’EVAPORATION DU
analyses R11 R23/24/25 GPL (UTILISE COMME
0.8 10-6 Tous les jours
R39/23/24/25 SOLVANT POUR EVITER LA
FORMATION DU GIVRE)
Iso octane pour ESSAI DE CORROSION A
R11 R38 R50
analyses 0.7 10-6 Tous les jours LA LAME DE CUIVRE DU
R53 R65 R67
GPL
TEA PRAPARATION DE L’EBT
(triethanolamine) néant 0.6 10-6 Mensuelle (INDICATEUR COLORE)
pour analyses POUR LA DURETE TOTALE
Solution digestive
pour DCO (sulfate
R20/21/22 ANALYSE DE LA DEMANDE
de mercure et acide
R33/35 0.27 10-6 Mensuelle CHIMIQUE EN OXYGENE
sulfurique) 0-
R52/53 DANS LES EAUX USEES
150PPM pour
appareil DCO HACH

58
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

Ces produits chimiques, utilisés en process ou laboratoire, sont stockés dans un magasin
proche du département d’approvisionnement.

III.2.1.5 La géographie du laboratoire :


Le laboratoire est entouré par :
• -Salle de contrôle principal du coté West.
• -Parc de stockage des produits chimiques du coté Est.
• -Sous station électrique du coté Sud.
• -Trains process du coté Nord.

III.2.1.6 Impact des produits chimiques utilisés sur GP1Z

L’utilisation des produits chimiques dans le monde du travail est largement répandue
et ceci dans la plupart des secteurs d’activité (conditionnement, additif, nettoyage,
dégraissage, peintures, encres, adhésifs,…).
Le procédé de liquéfaction de gaz de pétrole à GP1Z est conçu d’une façon à utiliser
toute une gamme importante de produits chimiques destinés à améliorer les performances du
procédé et préserver les équipements contre les détériorations chimiques, comme ils peuvent
être une source de danger susceptible de créer des risques vis-à-vis de l’homme et de
l’environnement et conduisant à des conséquences économiques et techniques graves pour le
développement de l’entreprise

Nous appliquerons la méthode MADS-MOSAR à L’utilisation et manipulation des


produits chimiques à GP1Z afin de rechercher les dysfonctionnements techniques et
opératoires de l’installation (dans son environnement) dont les enchaînements peuvent
conduire à des événements non souhaités (ENS) .

59
CHAPITRE 3 : DESCRIPTION DU COMPLEXE GP1Z

III.2.1.7 Application du système qualité, hygienne, sécurité et environnement (QHSE) :


L’Algérie se trouve dans une situation privilégie dans le commerce internationale, parmi
lesquelles nous citerons les réserves en hydrocarbures d’où la présence d’une large gamme de
produits relatifs aux gisements de pétrole et de gaz, ce dernier est acheminée vers la cote
méditerranéenne où se trouve une gigantesque zone industrielle sur la bai d’Arzew plus
exactement, pour la séparation de ces produits et de leurs dérivés notre pays a investi des
sommes colossales dont la nécessité est d’acquérir et installer ces grands complexes de
traitement qui sont répartis en plusieurs unités comme c’est le cas du complexe GP1/Z.

À la suite de la catastrophe du 19 Janvier 2004, à Skikda les pouvoir publics ont été amenés à
prendre des mesures strictes dans l’application en matière sante, sécurité et environnement

La sécurité, la santé au travail et l’environnement ont toujours fait partie des préoccupations
essentielles du groupe SONATRACH (complexe GP1/Z). Afin d’améliorer ses performances
dans ce contexte SONATRACH a crée une structure chargée de représenter la fonction HSE,
et de définir les règles générales applicable aux différentes unités dans ce domaine, et garantir
la prise en compte du HSE au plus haut niveau du groupe.

Le complexe GP1/Z a adopter un système de management QHSE, certifié un système intégré


en conformité avec les normes :
ISO 900I (qualité), ISO 14001(environnement), OHSAS18001 (relative au système de
management de la santé et la sécurité).

Les principes majeurs à respecter sont clairement « pas d’accident, aucune atteinte aux
personnes aucun dommage à l’environnement ».Cela se confirme par ce qu’ exige la politique
HSE dans le complexe GP1/Z « développer une démarche préventive de gestion des risques
HSE qui devra se traduire par la réduction des nombres d’accidents, et d’incidents en matière
de santé, sécurité et environnement ».
Alors, on peut dire que la gestion des risques est une des composantes fondamentales de la
réussite d’une entreprise, que ce soit en terme économique ou environnementale c’est un
processus itératif fondé sur l’analyse des risques, étape qui permet d’identifier et de réaliser
une première évaluation des risques.

60
Chapitre IV:
APPLICATION DE LA METHODE MADS
MOSAR A GP1Z
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

IV.1 METHODE MADS-MOSAR APPLIQUEE A GP1Z:

Découpage en sous systèmes :

S3 S2 S1 S2

S4 S2 S2 S2
Sous système principale

S2 S1
S2 S3
S1 S1 S3 S1 S1 S3 S3 S3

Sous système humain Sous système environnement

IV.1.1 Etape préliminaire : modélisation du système et décomposition en sous systèmes


(SS) :
On s’intéresse à L’utilisation et à la manipulation des produits chimiques à GP1Z comprenant
en plus les opérateurs, les équipements et son environnement.
Découpage en sous système :

SS1 : Humains
S1S1: Les opérateurs
S2S1: Les stagiaires
S3S1: les laborantins
S1S2 : Laboratoire de contrôle
S1.1S2 : Bouteilles de gaz
S1.2S2 : Mobilier
S1.3S2 : Moteurs des extracteurs
S1.4S2 : Tuyauterie des arrivées d’eau sur les hottes ventilées
S1.5S2 : Tuyauterie des arrivées de gaz sur les hottes ventilées
S1.6S2 : Produits chimiques manipulés
S2S2 : Approvisionnement
S2.1S2: Stockage des produits chimiques
S3S2: trains de production
S3.1S2 : Les trains de production (GPL)
S4S2:Utilités
S4.1S2 : Sidem (Unité de dessalement eau de mer)
S4.2S2 : Chaudière
S4.3S2 : WWT (unité de traitement des eaux usées)
SS3 : Environnement naturels, matériel et humain
S1S3 : Conditions climatiques et naturels
S2S3 : Moyens de transport et manutention Des produits chimiques
S3S3 : Acte malveillant

61
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

IV.1.2 1ére étape du module A identification des sources de dangers :


Le premier travail est d’identifier les sources de danger de chaque sous-système ou
d’identifier en quoi chaque sous-système peut être source de danger. On remplit alors la
première colonne du tableau A ci-dessous. En faisant cette identification pour tous les sous-
systèmes, on obtient une liste des dangers de l’installation. (Cette liste n’est pas exhaustive, en
effet, il est toujours possible de retrouver d’autres sources de dangers)
Le deuxième travail est l’identification des processus de danger. Ligne par ligne, on va
rechercher les événements qui constituent les processus de danger pour aboutir à un ou
plusieurs évènements principaux.
Tableau A-1 identification des sources de danger pour SS1 :

Systèmes
sources de Phase de Evénements
Evénements initiateurs Evénements initiaux
dangers vie principaux
Liés au Liés au
externe interne
SS1 contenant contenu
• Habitude
• Malveillance
• Négligence
• Erreurs de manipulation
Mal formé
• Absence des EPI Incendie/
Stresse
opérateur EX
Défaut de • Produits chimiques Explosion
inflammables/explosible Intoxication
recrutement
• Produits chimiques
toxiques
• Produits chimiques
incompatibles
• Malveillance
• Négligence
• Erreurs de manipulation
Ignorance • Absence des EPI Mauvais
Incendie/
stagiaires EX
Mal formé • Produits chimiques comportem
Explosion
Manque inflammables/explosible ent
Intoxication
d’expérience • Produits chimiques
toxiques
• Produits chimiques
incompatibles
• Malveillance
• Négligence
• Produits chimiques
inflammables/explosible Intoxication
Ignorance Incendie/
• Produits chimiques Mauvais
Manque Explosion
toxiques comportem
laborantins EX d’expérience Asphyxie
• Chocs ent
Mal formé Déversement
• Produits chimiques des produits
incompatibles chimiques
• Produits non étiqueté
• Chute de produits
chimiques

62
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A-2 identifications des sources de danger pour S1S2 : laboratoire de contrôle
Systèmes Phase
Evénements
sources de de Evénements initiateurs Evénements initiaux
principaux
dangers vie
Liés au Liés au
S1S2 externe interne
contenant contenu
• Usure manomètre Explosion
Chocs
Bouteilles • Encombrement Fuite de gaz Fuite de gaz
Mauvais corrosion
de gaz EX • Chute bouteilles de gaz inflammable Incendie
entretien
• Corrosion
Chocs
• Chute des produits Source
Stockage
chimiques d’inflammation Incendie/
de
Mobilier • Mauvaise emplacement liée aux Explosion
EX Produits
chimiques • Négligence
moteurs des Intoxication
extracteurs
• Malveillance
• Négligence
Incendie
Moteurs • Défaut de maintenance
Panne Dénuement du Intoxication
des
EX électrique • Défaillance des fil
étincelle
Arrêt du
extracteurs interrupteurs moteur
• Manipulation avec des Asphyxie
produits chimiques
Tuyauterie Mauvais Eau est
des endroit incompatible Intoxication
• Fuite d’eau
arrivées EX Vétuste Avec certains Incendie
d’eau sur de • Produits chimiques obturation produits Réaction
toxiques (acides)
les hottes tuyauterie chimiques exothermique
ventilées EN Corrosion (réaction Brûlure
exothermique)
Mauvais • Surpression
Tuyauterie endroit
• Fuite
des Vétuste explosion
• Dysfonctionnement Atmosphère
arrivées de EX de Incendie
gaz sur les tuyauterie • Du robinet d’arrêt Fuite de gaz explosible
intoxication
hottes EN Corrosion • Flux thermique (ATEX)
Asphyxie
ventilées (réactions
exothermiques)
Non
respect • Mal arranger et stocké
Produits
des Toxique
chimiques • Non étiqueté
normes de Inflammable
manipulés • Proximité du Incendie/
sécurité Non étiqueté Explosible
(liste
EX • Soleil (UV) Nocive
Explosion
(FDS)
chapitre3)
(FDS) • Produits mal fermés Irritant…
Intoxication
non • Produits Non
disponible compatibles

63
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A-3 : identification des sources de danger pour S2S2 et S3S2 :

Systèmes Phase
Evénements
sources de de Evénements initiateurs Evénements initiaux
principaux
dangers vie
Liés au Liés au
SS2 externe interne
contenant contenu
• Négligence
• Produits Non
Compatibles
• Présence des
S2S2 • Pluie
• Engins, Encombrement Incendie
Stockage • Séisme
camions Problème Explosion
des • Vent Fuite de gaz
EX • Produits non entreposage Pollution
produits • Corrosion des produits Fuite de gaz
chimiques étanches
• Entreposage
• Usure de joint
• Produits non
utilisé
• Erreurs
humaines
• Négligence
• Fuite de gaz
• Pluie (vanne/bride) Fuite de gaz
S3S2 Incendie
• Séisme • Terrorisme Déversement
Les trains Explosion
EX • Vent • Augmentation de produits
de encombrement Pollution
production • Foudre du rendement chimiques
Intoxication
(GPL)
EN • Corrosion (contrainte de (méthanol)
travail) inflammable
• Déversement
de produits
chimiques
(méthanol)

64
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A-4 identification des sources de danger pour S4S2 :


Systèmes
sources
Phase Evénements
de Evénements initiateurs Evénements initiaux
de vie principaux
dangers
Liés au Liés au
S4S2 externe interne
contenant contenu
• Défaillance du
• Corrosion
disque de rupture
• Vétuste de • Augmentation de
tuyauterie pression
• Fuite de • Bouchage des
• Produits Incendie/
vapeur faisceaux • Usure des
chimiques Explosion
• Excès d’injection (cellules et
• Eclatement des produits • Les
toxiques Intoxication
SIDEM EX d’une (irritant) Arrêt unité
chimiques évaporateurs)
tuyauterie • L’eau de SIDEM
• Produits chimiques • Corrosion Arrêt de
mer
toxiques (irritant) production
• Perforation de la
tuyauterie
• Dépôts des tartres
sur les tubes internes
des cellules
• Défaillance de la
soupape de vapeur
• Augmentation de
pression Incendie/
• Corrosion
• Bouchage des • Produits Explosion
• Vétuste de
Chaudière faisceaux produits chimiques • Perforation Intoxication
tuyauterie
chimiques périmés toxiques de la Arrêt de la
• Fuite de
EX • Diminution de (irritant) tuyauterie chaudière
vapeur
pression • GN (gaz • Les Arrêt de
• Eclatement
• Produits chimiques naturel bruleurs production
d’une Arrêt
toxiques (irritant) inflammable)
tuyauterie
• Perforation de la SIDEM
tuyauterie
• Fuite de gaz
combustible

65
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Systèmes
sources de Phase Evénements
Evénements initiateurs Evénements initiaux
dangers de vie principaux
• Les déchets solides Produits Pollution
WWT
• Les huiles usées chimiques marine
(Unité de
• Défaillance d’une toxiques Intoxication
traitement (irritant)
broyeuse
des eaux
usées) • Corrosion • Non respect à la
norme d’injection des
EX
• Vétuste de
produits chimiques
tuyauterie
• Produits chimiques
toxiques (irritant,
corrosif)
Perforation de
tuyauterie

66
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A-5 identification des sources de danger pour SS3 :

Systèmes
sources de Phase Evénements initiateurs Evénements initiaux Evénements
dangers de vie principaux

SS3
Environnem Liés au Liés au
externe interne
ent naturels, contenant contenu
matériel et
humain
Conditions • Séisme • Déversement des • Produits Pollution
climatiques • Foudre Produits chimiques chimiques Incendie /
et naturels • Tsunami • Réaction toxique Explosion
• Pluie exothermique • Produits
• Gel • Produits auto chimiques
• Température inflammable inflamma
extrême • Choc ble/explos
• Inondation • Etincelle ible
• Vent
• Mauvaise
Moyens de conduite
transport et • Non respect • Produits
manutention de code de la chimiques
Des route toxique
• Déversement des Défaillance de
produits • Produits Produits chimiques système de • Produits Pollution
chimiques chimiques chimiques Incendie /
• Choc freinage
incompatibles inflamma Explosion
• Produits entreposés
• Chauffeur ble/explos
mal formé du ible
risque
chimique

• Maladie Produits Incendie /


psychique chimiques Explosion
Acte • Personnel • Produits • Problème toxique Intoxication
malveillant interne chimiques socioéconomi Produits
• Personnel inflammable/explo que chimiques
externe (sous sible inflammabl
traitant...) • Etincelle • Problèmes e/explosible
socioprofessi
onnel
• Toxicomane

67
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

IV.1.3 2 éme étape du module A identification des scénarios de danger :

Dans beaucoup de cas, on admet que les scénarios d’accidents sont connus notamment grâce
au retour d’expérience. Il est cependant intéressant de pouvoir générer des scénarios
d’accidents possibles. Ceci permet de démontrer leur genèse, d’identifier des variantes voir
des scénarios insoupçonnés et enfin de créer une suite logique d’évènements pouvant
conduire à un arbre montrant l’enchaînement de tous ces évènements.
La première partie de ce travail consiste à isoler chaque sous – système. En reprenant chaque
sous-système dans les tableaux (A-1, A-2, A-3) on les représente sous formes de boites noires
dont les entrées sont les évènements initiateurs d’origine externes ou internes et les sorties
sont les évènements principaux.

SSi Evènements
Evènements initiateurs principaux

Ce travail est une simple compilation des tableaux (A-1, A-2, A-3 ;..) .On obtient les
différentes boites noires suivantes :

Mal formé Intoxication


Stresse Incendie/explosion
Défaut de recrutement
Habitude S1S1 :
Malveillance Opérateur
Négligence
Erreurs de manipulation
Produits chimiques inflammables/explosives
Produits chimiques toxiques
Absences des EPI
Produits incompatibles

Mal formé Incendie /Explosion


Stresse Intoxication
Erreurs de manipulation S2S1 :
Produits chimiques inflammables/explosives Stagiaires
Produits chimiques toxiques
Absences des EPI
Produits incompatibles
Ignorance
Négligence
Manque d’expérience

68
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Produits non étiquetés Intoxication


Mal formé Déversement des PC
Chute de produits chimiques Asphyxie
Produits chimiques inflammables/explosives Incendie/explosion
Produits chimiques toxiques S3S1 :
Produits incompatibles Les laborantins
Ignorance
Malveillance
Négligence
Manque d’expérience
Chocs

Chocs Fuite de gaz


Mauvais entretien Incendie
Usure manomètre Explosion
Encombrement
Corrosion S1.1S2 :
Bouteilles de gaz
Chute bouteilles de gaz

Chocs Chute
Stockage des Produits chimiques Incendie/explosion
Chute des Produits chimiques Intoxication
S1.2S2 :
Mauvaise emplacement
Mobilier
Négligence

69
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Panne électrique Incendie


Malveillance Intoxication
Négligence Arrêt du moteur
Défaut de maintenance Asphyxie
Défaillance des interrupteurs S1.3S2 :
Manipulation avec des produits toxiques Moteurs des
extracteurs

Mauvais endroit
Vétuste de tuyauterie Incendie
Corrosion Réaction exothermique
Fuite d’eau S1.4S2 : Brûlure
Produits chimiques toxiques (acides forts) Tuyauterie des
arrivées d’eau
sur les hottes
ventilées

Flux thermique (réaction exothermique) Intoxication


Mauvais endroit Asphyxie
Vétuste de tuyauterie Explosion
Surpression S1.5S2 :
Corrosion Tuyauterie des
Fuite de gaz arrivées de gaz
Dysfonctionnement du robinet d’arrêt sur les hottes
ventilées

70
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Non respect des normes de sécurité


(FDS) Intoxication
Mal arranger et stocké Incendie
Non étiqueté Explosion
Proximité du Soleil (UV) S1.6S2 : Asphyxie
Produits mal fermés Produits
Produits non compatibles chimiques
(FDS) non disponible manipulés

Pluie Pollution
Séisme Incendie
Vent Explosion
Négligence Fuite de gaz
Non Compatibilité des produits chimiques
S2.1S2 :
Présence des (Engins, camions) Stockage des
Corrosion produits
Entreposage chimiques
Usure de joint de manomètre
Produits chimiques non utilisés
Produits non étanches

Négligence
Pluie Pollution
Séisme Incendie
Vent S3.1S2 : Explosion
Foudre Les trains de
Erreurs humaines (sources d’énergie) production
Corrosion (GPL)
Fuite de gaz (vanne)
Augmentation du rendement
(Contrainte de travail)

71
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Corrosion
Vétuste de tuyauterie
Fuite de vapeur
Eclatement Intoxication
Défaillance du disque de rupture Incendie/
Augmentation de pression S4.1S2 : Explosion
Bouchage des faisceaux SIDEM Arrêt SIDEM
Excès d’injection des produits chimiques Arrêt de production
Produits chimiques toxiques (irritant)
Perforation de la tuyauterie
Dépôts des tartres sur les tubes internes
Des cellules

Corrosion
Vétuste de tuyauterie
Fuite de vapeur
Eclatement d’une tuyauterie Intoxication
Défaillance de la soupape de vapeur Incendie/
Augmentation de pression S4.2S2 : Explosion
Bouchage des faisceaux CHAUDIERE Arrêt SIDEM
Produits chimiques périmés Arrêt de production
Produits chimiques toxiques (irritant) Arrêt de la chaudière
Perforation de la tuyauterie
Dépôts des tartres sur les tubes internes
Des cellules
Fuite de gaz combustible
Diminution de pression

Corrosion pollution marine


Vétuste de tuyauterie Intoxication
les huiles usées
Excès d’injection des produits chimiques
Produits chimiques toxiques (irritant) S4.3S2 :
Perforation de la tuyauterie WWT
Défaillance d’une broyeuse
Déchets solides

72
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tsunami
Pluie Pollution
Séisme Incendie/
Vent Explosion
Foudre
Erreurs humaines (sources d’énergie) S1S3 :
Condition
Corrosion
climatique et
Gel Naturels
Inondation
Déversement des produits chimiques
Réaction exothermique
Produits auto inflammable
Choc
Etincelle

Mauvaise conduite Pollution


Non respect de code de la route Incendie/
Produits chimiques incompatibles Explosion
Chauffeurs mal formés des risques chimiques
Déversement des produits chimiques S2S3 :
Choc Moyens de
Produits entreposés transports et
Manutention des
produits
chimiques

Personnel interne Incendie /


Personnel externe (sous traitant,…) Explosion
Produits chimiques inflammables/explosible Intoxication
Etincelle
Maladie psychique S3S3 :
Problèmes socioéconomique Acte malveillant
Problèmes socioprofessionnel
Toxicomane

73
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Il s’agit maintenant de s’occuper de la génération de scénarios courts et de scénarios


d’autodestruction. En effet, pour l’instant nous n’avions, dans la génération du processus des
tableaux (A1, A2, A3,..) font apparaître que les liaisons directes entre les évènements d’entrée
et de sortie des boites noires. Il faut maintenant combiner les évènements d’entrée entre eux,
les évènements de sortie entre eux et identifier les retours en bouclage des évènements de
sortie et des évènements d’entrée.

Mal formé Intoxication


Stresse Sc1 Incendie/explosion
Défaut de recrutement
Habitude
Malveillance
Négligence S1S1 :
Erreurs de manipulation Opérateur
Produits chimiques inflammables/explosives
Produits chimiques toxiques
Absences des EPI Sc2
Produits incompatibles

Mal formé Incendie /Explosion


Stresse Sc3 Intoxication
Erreurs de manipulation
Produits chimiques inflammables/explosives
Produits chimiques toxiques
Absences des EPI S2S1 :
Produits incompatibles Stagiaires
Ignorance
Négligence
Manque d’expérience Sc4

74
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Produits non étiquetés Sc5 Intoxication


Mal formé Déversement des PC
Chute de produits chimiques Asphyxie
Produits chimiques inflammables/explosives Incendie/explosion
Produits chimiques toxiques
Produits incompatibles S3S1 :
Ignorance Les laborantins
Malveillance
Négligence Sc6
Manque d’expérience
Chocs

Sc7
Chocs Fuite de gaz
Mauvais entretien Incendie
Usure joint manomètre S1S2 : Explosion
Encombrement Bouteilles de gaz
Chute de bouteilles de gaz
Corrosion

Chocs Sc8 chute


Stockage des Produits chimiques Incendie/explosion
Chute des Produits chimiques Intoxication
Mauvaise emplacement S2S2 :
Négligence Mobilier

75
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Panne électrique Arrêt du moteur


Malveillance Sc9 Intoxication
Négligence Incendie
Défaut de maintenance S3S2 : Asphyxie
Défaillance des interrupteurs Moteurs des
Manipulation avec des produits toxiques extracteurs

Sc10
Mauvais endroit Incendie
Vétuste de tuyauterie Réaction exothermique
Corrosion S4S2 : Brûlure
Tuyauterie des
Fuite d’eau
arrivées d’eau
Produits chimiques toxiques (acides forts) sur les hottes
ventilées

Flux thermique (réaction exothermique) Sc11


Mauvais endroit Intoxication
Vétuste de tuyauterie S5S2 : Asphyxie
Surpression Tuyauterie des Explosion
Corrosion arrivées de gaz
Fuite de gaz sur les hottes
Dysfonctionnement du robinet d’arrêt ventilées
Sc12

76
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc13

Non respect des normes de sécurité Intoxication


(FDS) S6S2 : Incendie
Mal arranger et stocké Produits Explosion
Non étiqueté chimiques
Proximité du Soleil (UV) manipulés
Produits mal fermés
Produits non compatibles
(FDS) non disponible
Sc14

Sc15
Pluie Pollution
Séisme Incendie
Vent Explosion
Négligence Fuite de gaz
S1S3 :
Non Compatibilité des produits chimiques
Stockage des
Présence des (Engins, camions) produits
Corrosion chimiques
Entreposage
Usure du joint manomètre bouteille de gaz Sc16
Produits chimiques non utilisés
Produits non étanches

Négligence Sc17
Pluie Pollution
Séisme Incendie
Vent Explosion
Foudre S2S3 :
Erreurs (humaines sources d’énergie) Les trains de
Corrosion production
Fuite de gaz (vanne) (GPL)
Augmentation du rendement
(Contrainte de travail)

77
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Corrosion
Vétuste de tuyauterie
Fuite de vapeur
Eclatement Sc18 Intoxication
Défaillance du disque de rupture Incendie/
Augmentation de pression Explosion
Bouchage des faisceaux S4.1S2 : Arrêt SIDEM
Excès d’injection des produits chimiques SIDEM Arrêt de production
Produits chimiques toxiques (irritant)
Perforation de la tuyauterie
Dépôts des tartres sur les tubes internes Sc19
Des cellules

Corrosion
Vétuste de tuyauterie
Fuite de vapeur
Eclatement d’une tuyauterie Sc20 Intoxication
Défaillance de la soupape de vapeur Incendie/
Augmentation de pression Explosion
Bouchage des faisceaux S4.2S2 : Arrêt SIDEM
Produits chimiques périmés CHAUDIERE Arrêt de production
Produits chimiques toxiques (irritant) Arrêt de la chaudière
Perforation de la tuyauterie
Dépôts des tartres sur les tubes internes Sc21
Des cellules
Fuite de gaz combustible
Diminution de pression

Corrosion pollution marine


Vétuste de tuyauterie Sc22 Intoxication
les huiles usées
Excès d’injection des produits chimiques
Produits chimiques toxiques (irritant)
Perforation de la tuyauterie S4.3S2 :
Défaillance d’une broyeuse WWT
Déchets solides

78
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tsunami
Pluie Pollution
Séisme Sc23 Incendie/
Vent Explosion
Foudre
Erreurs humaines (sources d’énergie)
Corrosion S1S3 :
Condition
Gel
climatique et
Inondation Naturels
Déversement des produits chimiques
Réaction exothermique
Produits auto inflammable
Choc
Etincelle

Mauvaise conduite Pollution


Non respect de code de la route Sc24 Incendie/
Produits chimiques incompatibles Explosion
Chauffeurs mal formés des risques chimiques
Déversement des produits chimiques
Choc
Produits entreposés S2S3 :
Moyens de
transports et
Manutention des
produits
chimiques

Personnel interne Incendie /


Personnel externe (sous traitant,…) Sc25 Explosion
Produits chimiques inflammables/explosibles Intoxication
Etincelle
Maladie psychique
Problèmes socioéconomique S3S3 :
Acte malveillant
Problèmes socioprofessionnel
Toxicomane

79
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

On peut réécrire ces scénarios de manière plus lisible :

Sc1 :

Stresse Produits chimiques


Inflammables/explosifs
Habitude Erreurs de
manipulations
Malveillance Produits
incompatibles

Négligence
Incendie /
Explosion

Sc2 :

Mal formé

Négligence

Erreurs de Absence des EPI


Défaut de manipulations
recrutement
Produits chimiques
Stresse Toxiques

Intoxication

Sc3 :

Stresse Produits chimiques


Inflammables/explosifs
Mangue Erreurs de
d’expérience manipulations
Ignorance Produits
incompatibles

Négligence
Incendie /
Explosion
Mal formé

80
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc4 :

Mal formé

Négligence

Erreurs de Absences des EPI


Ignorance manipulations

Produits chimiques
Stresse Toxiques

Manque Intoxication
d’expérience

Sc5 :

Mal formé

Ignorance Chute des Déversement des Chocs


produits produits
Malveillance chimiques chimiques

Négligence Produits chimiques


Inflammables/explosives

Mangue
d’expérience Produits
incompatibles

Incendie /
Explosion

81
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc6 :

Mal formé

Ignorance Chute des Produits toxiques


produits
Malveillance chimiques

Intoxication
Négligence

Manque
d’expérience

Sc7 :
Corrosion

Usure de joint du Fuite de gaz


manomètre
Mauvais
entretien

Explosion Chute de
bouteille de gaz

Sc8 :

Mauvais Chute des


produits Chocs
emplacement
chimiques

Intoxication Incendie/explosion

82
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc9 :

Défaut de
maintenance
Panne électrique Arrêt du moteur
Défaillance des
interrupteurs
Intoxication
Manipulation
avec des produits
Asphyxie chimiques
toxiques

Sc10 :

Vétuste de
tuyauterie

Fuite d’eau Produits chimiques


toxiques (acides forts)
Corrosion

Brûlure Réaction
exothermique
Sc11 :
Vétuste de
tuyauterie

Fuite de gaz Flux thermique (réaction


exothermique)
Corrosion

Explosion

Sc12 :

Vétuste de
tuyauterie

Fuite de gaz Asphyxie

Corrosion

83
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc13 :

Non respects des


normes de
sécurité

Mal arranger et Manipulation Intoxication


stocké avec produits
toxiques
Non étiqueté

Sc14 :

Produits non
compatibles

Produits mal Proximité du soleil Incendie


fermés
(UV)

Non étiqueté
Explosion

Sc15 :

Produits non Produits Présence des


utilisés incompatibles (engins, camions)

Incendie
Pollution

Explosion

84
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc16 :

Pluie
Usure du joint
Corrosion manomètre sur
bouteille de gaz
Négligence

Présence des Fuite de gaz


Explosion (engins, camions)

Sc17 :

Pluie

Corrosion Fuite de gaz


(vanne)
Négligence

E erreurs humaines non


Pollution Explosion respects des consignes de
sécurité (source d’énergie)

Sc18 :

Vétuste de
tuyauterie

Perforation de la Fuite de vapeur


tuyauterie
Corrosion

Intoxication Excès d’injection des


produits chimiques
(toxiques)

85
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc19 :

Dépôts des tartres Bouchage des Défaillance du


sur les tubes faisceaux disque de rupture
internes des
cellules
Incendie /explosion
Eclatement

Arrêt SIDEM

Arrêt de production

Sc20 :

Vétuste de
tuyauterie

Perforation de la Fuite de vapeur


tuyauterie
Corrosion

Arrêt de la chaudière Diminution de pression

Arrêt SIDEM

Sc21 :

Produits chimiques Bouchage des Augmentation de la


Périmés faisceaux pression

Fuite de gaz Eclatement de la Défaillance de la


tuyauterie soupape de vapeur

Incendie /explosion

86
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc22 :

Déchets solides Défaillance de la Excès d’injection


broyeuse des produits
chimiques

Pollution marine

Sc23:

Pluie

Séisme

Déversement des Pollution


Vent produits
chimiques

Inondation

Sc24:

Mauvaise
conduite

Produits Déversement des


Non respect de entreposés produits
code de la route chimiques

Chauffeurs mal
formés des risques
chimiques Pollution

87
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc25 :

Personnel interne Maladie psychique


GP1Z

Personnel externe Problèmes socioéconomique


(sous traitants…)

Problèmes socioprofessionnel

Toxicomane

Produits chimiques Etincelle Incendie /explosion


inflammables/explosibles

Maintenant que nous avons déterminé quelques scénarios courts et d’autodestruction, nous
allons envisager des scénarios dits longs. Si l’on met toutes les boites sur une même page, il
est possible de relier les sorties de certaines de ces boites qui sont de même nature que les
entrés d’autres boites.
On obtient ainsi des scénarios longs d’enchaînements d’évènements ou scénarios de proximité
ou aussi scénarios principaux d’ENS.

88
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc26 :

Produits chimiques inflammables/


Stresse Produits chimiques incompatibles
Habitude
Malveillance Erreurs de manipulation
Négligence
Mal formé Bouchage des faisceaux
Ignorance incendie/explosion
Manque d’expérience Augmentation de pression

Produits chimiques périmés Défaillance de la soupape


Dépôts des tartres Eclatement de la tuyauterie

Choc
Mauvais emplacement
Chutes des produits chimiques Déversement
(Inflammables /explosives)

Flux thermique
(Réaction exothermique)
Corrosion

Mauvais entretien Usure de joint fuite de gaz

Vétuste de tuyauteries
Présence (des engins, camions)

Proximité du soleil (UV)


Produits incompatibles
Produits mal fermés
Produits non étiquetés
Produits non utilisés
Présence des engins et des camions

Personnel interne Maladie psychique


Personnel externe Problèmes socioéconomique
Problèmes socioprofessionnel

Toxicomane

89
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc27 :

Négligence
Mal formé Absence des EPI
Ignorance
Manque d’expérience Erreurs de manipulation
Stresse
Mauvais emplacement
Produits toxiques

Chute des produits


Corrosion
Vétuste de tuyauterie
Perforation de la
Tuyauterie Intoxication

Fuite de vapeur

Défaut de maintenance
Panne électrique
Défaillance des interrupteurs
Arrêt du moteur

Sc28 :

Défaut de maintenance
Panne électrique
Défaillance des interrupteurs
Arrêt du moteur

Produits toxiques

Asphyxie

Vétuste de tuyauteries
Fuite de gaz
Corrosion

90
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Sc29 :

Dépôts des tartres Bouchage des faisceaux Défaillance du disque de rupture

Eclatement de la tuyauterie

Corrosion perforation de la tuyauterie


Vétuste de tuyauterie fuite de vapeur
Arret SIDEM
Diminution de pression

Arret de la chaudiére
Arret de production

Sc30 :

Déchets solides défaillance d’une broyeuse

Excés d’injection des


produits chimiques

Pluie Deverssement des produits chimiques


Séisme
Vent
Inondation Pollution

Mauvaise conduite
Non respect de code de la route
Chauffeurs mal formés du risques chimiques

Produits entroposés

91
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Scénario : 26

Incendie/Explosion

Produits chimiques Produits chimiques Produits chimiques


inflammable explosifs incompatible

Présence
Proximité du soleil
Présence des engins
Proximité du soleil (UV)
des engins Camions
(UV)
Camions
Déversement du produit chimique B
A
Fuite de Gaz

Choc

Chute de produit chimique Produits chimiques


Produits mal fermés Usure des joints
non étiquetés

Erreur de manipulation Produits chimiques Produits chimiques


incompatibles non utilisés

Manque
Stresse Mal vaillance Mal formé d’expérience
Produits chimiques Produits chimiques Produits chimiques
Mauvais inflammable explosifs incompatible
Habitude Négligence Ignorance emplacement

A B

Eclatement tuyauteries Toxicomane

Défaillance soupape Intégriste

Augmentation pression Problèmes socioprofessionnel

Bouchage faisceaux Problèmes socioéconomique

Maladie psychique

Produits chimiques Dépôts


périmés tartres

Personnel interne Personnel


GP1Z externe

92
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Scénario : 27

Intoxication

Produits toxiques

Non respect des Produit mal arrangé


Produit non étiqueté
normes de sécurité et stocké
Absence des EPI
Arrêt du moteur
Fuite vapeur

Perforation tuyauterie

Erreur de manipulation

Panne électrique

Corrosion Vétuste tuyauteries

Mauvais Manque
Stresse Mal formé d’expérience
emplacement

Défaut de Négligence Ignorance


recrutement
Défaut de Défaillance des
maintenance interrupteurs

Scénario : 28
Asphyxie

Produits toxiques Fuite de Gaz

Arrêt du moteur

Vétuste de
tuyauterie Corrosion

Panne électrique

Défaut de Défaillance des


maintenance interrupteurs

93
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Scénario : 29

Arrêt production

Arrêt SIDEM Arrêt chaudière

Eclatement Diminution pression

Défaillance disque de rupture Fuite vapeur

Bouchage faisceaux Perforation tuyauterie

Dépôt des tartes

Vétuste de
tuyauterie Corrosion

Scénario : 30

Pollution

Excès injection des produits


chimiques

Défaillance broyeuse

Déchets solides

Déversement produits
chimiques

Produits chimiques
entreposés
Innodation Séisme

Pluie Vent

Non réspect
code de la route

Chauffeur mal formé


Mauvaise
des risques
conduite
chimiques

94
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

IV.1.4 3 éme étape du module A évaluation des scénarios de risques


Cette étape permet d’évaluer les risques quantitativement. Car à défaut de statistiques
concernant les accidents survenus à GP1Z, l’évaluation quantitative ne pourra s’effectuer.
Pour cela, nous avons utilisé le tableau ci-dessous donnant les niveaux de probabilité et les
niveaux de gravité (niveaux de criticité).

Niveaux de Probabilité Niveaux de Gravité

P4 : Effet probable (plus d’une fois par an) G4 : Très important, mort d’homme

P3 : Effet peu probable (peut être plus d’une fois G3 : Important, effets irréversibles.
par an)

P2 : Effet improbable (une fois par an) G2 : Peu important, effet réversible.

P1 : Effet très improbable (moins d’une fois par G1 : Mineur, blessures légères.
an)

IV.1.5 4 eme étape : Négociation d’objectifs et hiérarchisation des scénarios :

Jusqu’ici nous n’avons pas situé le travail d’analyse par rapport à des objectifs. Dans un
premier temps, il est nécessaire de construire un outil qui permettra de concrétiser ces
objectifs. Celui choisi est la grille de criticité (niveau de probabilité x niveau de gravité).
Nous allons négocier les niveaux des deux axes de la grille. Nous allons construire des axes à
quatre niveaux. Dans un deuxième temps, il est nécessaire de faire passer la frontière entre ce
qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Ceci constitue le deuxième niveau de négociation.

Niveau de probabilité

P1 Zone inacceptable Zone acceptable


P2
P3
P4
G4 G3 G2 G1
Niveau de gravité

Fig. IV.1 : Négociation des échelles et passage de la frontière.

Nous allons maintenant faire une situation des scénarios dans la grille de criticité et une
hiérarchisation de ces derniers. Au vu des définitions des niveaux de gravité et de probabilité,
on classe les différents scénarios de la manière suivante :

95
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A.6: Classification des scénarios

Scénarios Niveau de probabilité Niveau de gravité


Sc1 P1 G3
Sc2 P3 G2
Sc3 P1 G3
Sc4 P3 G2
Sc5 P1 G3
Sc6 P4 G3
Sc7 P1 G4
Sc8 P2 G3
Sc9 P1 G3
Sc10 P1 G3
Sc11 P1 G4
Sc12 P1 G4
Sc13 P4 G3
Sc14 P4 G3
Sc15 P4 G4
Sc16 P1 G4
Sc17 P1 G4
Sc18 P2 G2
Sc19 P1 G4
Sc20 P3 G1
Sc21 P2 G4
Sc22 P2 G3
Sc23 P1 G3
Sc24 P1 G3
Sc25 P2 G4
Sc26 P1 G3
Sc27 P1 G3
Sc28 P1 G4
Sc29 P3 G2
Sc30 P1 G3

96
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

On peut ainsi les situer dans la grille de criticité afin de voir s’ils sont dans le domaine
de l’acceptabilité ou de l’in acceptabilité.

Niveau de probabilité

Zone inacceptable Zone acceptable


P1 Sc7, Sc11, Sc1, Sc3, Sc5,
Sc12, Sc16, Sc9, Sc10,
Sc17, Sc28, Sc26, Sc27,
Sc19 Sc23, Sc24,
Sc30
P2 Sc21, Sc25 Sc8, Sc22 Sc18
P3 Sc2, Sc4, Sc20
Sc29
P4 Sc15 Sc6, Sc13,
Sc14
G4 G3 G2 G1

Niveau de gravité

Fig. IV.2 : Domaine d’acceptabilité et d’inaccessibilité des scénarios

IV.1.6 5éme étape du Module A : Définition des moyens de prévention et de protection


et qualification de ces moyens :

L’identification des barrières de prévention et de protection va nous permettre de neutraliser


les scénarios de risque, de les réduire en terme de graviter ou de fréquence ou des deux. Ainsi
ils passeront peut être du coté acceptable de la frontière. Il existe 2 barrières :

Barrières technologiques :

Ce sont des éléments ou ensemble technologique faisant partie de l’installation empêchant


l’apparition d’évènement gênant et indépendant de l’activité humaine.

Barrières opératoires ou d’utilisation :

Ce sont des actions nécessitant une intervention humaine, reposant sur une consigne précise,
activée ou non par un ensemble technologique.

97
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A.7. Identification des barrières pour le sous Système 1 (SS1)


Type de système Risques Barrières Barrières opératoires ou
de danger d’utilisation
technologiques

S1S1 : Incendie/Explosion -Vidéo surveillance -Formation au risque d’incendie et


Les opérateurs Intoxication d’explosion.
- Former le personnel à adopter des
gestes et postures approprier faire
porter des équipements
De protections individuelles (gants,
chaussures...)
-formation du personnel a la
manipulation des produits
chimiques dangereux.
S2S1 : Incendie/Explosion Vidéo surveillance -Ne laisser pas les stagiaires
Les stagiaires Intoxication travaille seul
-Formation au risque d’incendie et
à son extinction du feu.

S3S1 : Intoxication Vidéo surveillance -Formation au risque d’incendie et


Les Incendie/ à son extinction du feu.
laborantins Explosion -Formation du personnel à la
Asphyxie manipulation des produits
Déversement des chimiques dangereux.
produits chimiques

Tableau A.8. Identification des barrières pour le sous Système 2 (SS2)

Type de système Risques Barrières Barrières opératoires ou d’utilisation


de danger
technologiques

S1.1S2 : Explosion -Surveillance des -Eloigner les bouteilles de gaz de


Bouteilles de gaz Fuite de gaz manomètres sources de chaleur.
Incendie -Maintenance
préventive

S1.2S2 : -Organiser les stockages (emplacement


Mobilier Incendie/ réservé, mode de stockage adapté aux
Explosion objets
Intoxication Respect des charges maximales.
Largeurs des allées compatibles avec les
moyens de manutention utilisés…)
-Limiter les hauteurs de stockage en
tenant compte des caractéristiques des
objets et de leur emballage.
Faire porter des protections
individuelles (casques, chaussures de
sécurité…..)

98
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

S1.3S2 : Incendie -Maintenance - Masques à oxygène dans les lieux


Moteurs des Intoxication préventive sensibles
extracteurs Arrêt du -contrôle périodique de l’état du
moteur système d’aération
Asphyxie
S1.4S2 : Intoxication -Maintenance -contrôle périodique de l’état de
Tuyauterie des Incendie préventive tuyauterie
arrivées d’eau sur Brûlure - éloigner les produits chimiques
les hottes incompatibles avec l’eau
ventilées

S1.5S2 : Surpression -Maintenance -contrôle périodique de l’état de


Tuyauterie des Fuite préventive tuyauterie
arrivées de gaz Dysfonctionne - installer des
sur les hottes ment détecteurs de gaz
ventilées Du robinet
d’arrêt

S1.6S2 : Incendie/ -Substituer un - Former les


Produits Explosion produit opérateurs aux risques chimiques
chimiques Intoxication dangereux par un -Exiger au fournisseur les fiches de
manipulés autre moins donnés de sécurité récentes
dangereux -hiérarchiser les produits selon leur
toxicité
-éloigner les sources d’énergie
-stocker les produits dangereux à
l’extérieure de la zone d’analyse en
tenant compte de la compatibilité des
produits
-limiter les manipulations et
l’exposition : utiliser les produits en
vase clos

S2.1S2 : Incendie -stocker les produits dans les conditions


Stockage des Explosion préconisées par les fournisseurs
produits Pollution -éloigner les sources d’énergie
chimiques Fuite de gaz -séparation des produits incompatibles
- éliminer les produits usagés et les
emballages défectueux attention a la
date de péremption
-Eviter un stockage en grande quantité
de produits inflammables

S3.1S2 : Incendie -Maintenance - respecter les consignes de sécurité


Les 4 trains de Explosion préventive - inspection régulière de l’état des trains
production (GPL) Pollution de production
Intoxication
S4.1S2 : Incendie/ -Maintenance -Vérification mensuelle de l’état de
SIDEM Explosion préventive tuyauterie

99
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Intoxication -Contrôle de fonctionnement de disque


Arrêt unité de rupture
SIDEM -Faire des testes hydrostatiques
Arrêt de -Contrôle de l’injection des produits
production chimiques se l’on les normes
d’utilisation
-contrôle rigoureux de l’opération de
lessivage pour éviter toutes pertes
d’épaisseur de l’acier
S4.2S2 : Incendie/ -Maintenance -Vérification mensuelle de l’état de
CHAUIDIERE Explosion préventive tuyauterie
Intoxication -Contrôle de fonctionnement de la
Arrêt de la soupape de vapeur
chaudière -vérification de la date de péremption
Arrêt de des produits chimiques avant utilisation
production -avoir les EPI spécifiques pour
Arrêt SIDEM utilisation des produits chimiques
-Faire des testes hydrostatiques
-sensibiliser les opérateurs des risques
liés aux chaudières
- inspection régulière de la ligne
d’arrivée du GN (gaz naturel)
S4.3S2 : Pollution -Maintenance -Vérification mensuelle de l’état de
WWT préventive tuyauterie
-Contrôle de l’injection des produits
chimiques se l’on les normes
d’utilisation
-vérification de l’état de fonctionnement
de la broyeuse
- faire de prélèvement quotidien pour
analyses des effluents avant de les jetés

100
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Tableau A.9. Identification des barrières pour le sous Système 3 (SS3)

Type de système Risques Barrières Barrières opératoires ou d’utilisation


de danger
technologiques
S1S3 : Incendie -stocker les produits dans les conditions
Conditions Explosion préconisées par les fournisseurs
climatiques et Pollution -éloigner les sources d’énergie
naturelles Fuite de gaz -séparation des produits incompatibles
- éliminer les produits usagés et les
emballages défectueux attention a la date
de péremption
-Eviter un stockage en grande quantité
de produits inflammables
-le GP1Z doit se faire assurer des aléas
climatiques
S2S3 : Incendie -Maintenance - respecter les consignes de sécurité
Moyens de Explosion préventive -former les chauffeurs des risques
transports et Pollution chimiques
manutention des Intoxication -éviter entreposage des produits
produits chimiques l’or de chargement et
chimiques déchargement des produits chimiques

S3S3 : Incendie -Vidéo -Examen du profil psychologique pour


Acte malveillant Explosion surveillance l’ensemble du personnel GP1Z
-Demander l’aptitude de chaque sous
traitant du médecin de travail
territorialement compétent plus un profil
psychologique

101
CHAPITRE IV : APPLICATION DE LA METHODE MADS MOSAR A GP1Z

Conclusion générale :

Le complexe gaz de pétrole liquéfié (GP1Z) utilise des produits chimiques qui sont incriminés
par leur propriétés physiques et chimiques (inflammables, explosifs, toxiques) donc il est
nécessaire d’évaluer et d’analyser les risques chimiques et de trouver des parades pour les
évités.

L’application de la méthode MADS MOSAR à GP1Z, nous a permis de recenser tout les
types d’accidents possibles et leurs conséquences sur les salaries, les biens et
l’environnement. Elle implique la mise en place dans l’établissement GP1Z de nouvelles
barrières de préventions des accidents, Et de mesures de luttes contre ces derniers.

Globalement nous pouvons dire que MADS-MOSAR est une méthode générique d’analyse
de risque puisqu’elle intègre d’autre outilles telles que (ADD, APR, AMDEC, HAZOP) sauf
que elle nous ne dit pas si notre liste de scénarios ou de source de danger (tableaux A1, A2..)
est complète.

La méthode s’utilise très facilement.de plus, et cela est très intéressants pour notre étude mais
aussi pour d’autres, elle est extrêmement flexible et s’adapte très bien à divers domaines.

Nous pensons également que dans le future, il faudra compléter cette étude en recherchant de
nouveaux scénarios de risque, de novelles sources de danger et de nouvelles barrières. On
pourra bien entendu réaliser le module B de la méthode, c’est-à-dire l’approche
microscopique.

102
GLOSSAIRE

ENS : évènement non souhaité.

C.M.R. : Cancérigène et /ou Mutagène et/ou toxique pour la Reproduction.


FDS : fiche de donnée de sécurité.
Phrase R : phrase de risque.

Phrase S : phrase de prudence.

MADS : Méthodologie d’Analyse des Dysfonctionnements dans les Systèmes.

MOSAR : Méthode organisée et systémique d’Analyse des Risques.

TMD : transport de matières dangereuses.

EPI : équipement de protection individuelle.

ACADI : Association de Cadres Dirigeants de l’Industrie.

IEC : Institut européen de cindyniques.

DSC : les déficits systémiques cindynogenes.

POI : plan d’organisation interne.

PPI : plan particulier d’intervention.

PPRT : plan de prévention des risques technologiques.

GPL : gaz de pétrole liquéfié.

BOG : Boil Off Gaz.

ARIA : (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents)


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] Base de données CAS : http://www.cas.org/expertise/cascontent/registry/regsys.html


(dernier accès le 14 avril 2008)

[2] Charte de Copenhague sur les Produits Chimiques, ‘‘CHEMICALS Under the spot
light’’- ‘‘Les produits chimiques sous le feu des projecteurs’’ - Conférence internationale à
Copenhague, 27-28 octobre 2000
http://www.eeb.org/publication/2000/CCC_from_BEUC_corrected_EL_clean.pdf (dernier
accès le 14 avril 2008)

[3] Conseil International des Associations Chimiques (ICCA) www.icca-chem.org (dernier


accès le 19décembre 2007)

[4] Note : Y compris le démontage de téléphones portables, ordinateurs et autre équipement


électronique, souvent envoyés par les pays industrialisés aux pays en développement pour
ainsi faire. Le démantèlement de navires est un autre exemple de transfert de démontage vers
les pays en développement (ex. l’Inde), avec des conséquences potentiellement mortelles pour
la santé de ceux effectuant ce type de
travail.www.ilo.org/public/English/protection/SAFEWORK/WDCONGRS /intrep.pdf
(dernier accès le 19décembre 2007)

[5] Organisation Internationale du Travail (2005), FACTS on SAFETY At. WORK -


“Informations sur la Sécurité au Travail”, ://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---d
GREPORTS/---DCOMM/documents/publication/wcms_067574.pdf, (dernier accès le 14 avril
2008)

[6] Asbestos News, “Asbestos EXPOSURE RESPONSIBLE for 90,000 DEATHS


ANNUALLY”, “L’Exposition à l’Amiante Provoque 90,000 Morts par An”
http://www.asbestosnews.com/news/asbesos-deaths-annually.html,(dernier accès le 14 avril
2008)

[7] Organisation Internationale du Travail (2005), “FACTS on SAFETY AT WORK”,


“Informations sur la Sécurité au Travail” http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---
DGREPORTS/---DCOMM/documents/publication/wcms_067574.pdf, (dernier accès le 14
avril 2008)

[8] Commission Européenne (Février 2001) “STRATEGY for a future CHEMICALS Policy,
White PAPER” – “ Stratégie pour la Future Politique dans le domaine des Substances
Chimiques, Livre Blanc” COM(2001) final.

[9] Vincent R. BONTHOUX F., LAMOISE C.- Evaluation du risque chimique,


hiérarchisation des risques potentiels. INRS, hygiène et sécurité du travail- Cahiers de notes
documentaires, ND 2121, N° 178, Paris, 2000
[10] Décret n° 92-1261 du 3 décembre 1992 relatif à la prévention du risque chimique
modifiant la section V du chapitre 1er du titre III du titre II du Code du travail. Journal Officiel
du 5 décembre 1992.
[11] Association de Cadres Dirigeants de l’Industrie.
[12] IEC: ://www.cindynics.org
[13] KERVERN G.Y., RUBISE P., (1991), l’archipel du danger. Editions ECONOMICA,
Paris.
[14] KERVERN G.Y., Eléments fondamentaux des CINDYNIQUES (1995), Editions
ECONOMICA, Paris
[15] Guide Management de crise – Edition 2005
Institut Méditerranéen des CINDYNIQUES (IMC)/CCI MP Pôle Maîtrise des Risques
[16] Le MOIGNE, J.L. (1977). La théorie du système général, Théorie de la modélisation,
Paris: Col., Systèmes-Décisions, Presses Universitaires de France.
[17] [PER 98] PERILHON P., « Du risque à l’analyse de risques, Développement d’une
méthode, MOSAR, Méthode Organisée et Systémique d’Analyse de Risques », Support de
cours dispensé dans plusieurs formations.
[18] Inspiré du cours du Dr GUENACHI à l’ENA (2008)

[19] Manuels opératoires volume I process octobre 1983 (stockage d’alimentation,


déshydratation, huile chaude) IHI (ISHIKAWAJIMA-HARIMA HEAVY industries Co, Ltd.

[20] Manuels opératoires volume II process octobre 1983(séparation, réfrigération) IHI


(ISHIKAWAJIMA-HARIMA HEAVY Industries Co, Ltd.

[21] Manuels opératoires volume III process octobre 1983 (stockage et chargement, stockage
à température ambiante, stockage à basse température et chargement de navires) IHI
(ISHIKAWAJIMA-HARIMA HEAVY industries Co, Ltd.

[22] Manuels opératoires volume IV BOG octobre 1983 IHI (ISHIKAWAJIMA-HARIMA


HEAVY industries Co, Ltd.

[23] Manuels opératoires volume V (utilités) octobre 1983 IHI (ISHIKAWAJIMA-HARIMA


HEAVY industries Co, Ltd.
ANNEXE 1 :

Organisation Générale En Matière De Sécurité – Description Du Système De Gestion De La


Sécurité (Sgs)

Au niveau du complexe. la sécurité tend à se caractériser par deux domaines différents mais
complémentaires l’un de l’autre.
- la sécurité traditionnelle.
- la sécurité du process.

La sécurité traditionnelle concerne beaucoup plus la protection du personnel et des équipements.


Elle se situe au niveau de l’exploitant et de la maintenance dans leurs tâches quotidiennes. Par
contre sa mise en œuvre et son contrôle est assuré par :

- les programmes de formation et de sensibilisation à la sécurité.


- les procédures de travail (Permis de travail. isolement. exploitation. etc.).
- les équipements de protection individuelle et collective.
- les systèmes de lutte incendie.
- les moyens d’intervention.
- le secourisme.
- les procédures d’organisation en cas d’urgence.
- l’infrastructure sanitaire.
- le règlement intérieur.
- etc.

La sécurité sur le plan process est orientée vers la recherche de solutions techniques. Elle
nécessite la compréhension du procédé et des différents risques relatifs au process des
hydrocarbures. de leur stockage et de leur chargement.

Au niveau de l'inspection préventive. chaque acte de contrôle permet de s’assurer que les
équipements et les machines des installations de la SONATRACH AVAL fonctionnent dans des
conditions normales d’exploitation et de sécurité. Elle permet également d’anticiper et de
prendre en charge les défaillances. le plus souvent génératrices de risques telles que :

- la dégradation du matériel.
- l’érosion et la corrosion (perte d’épaisseur).
- la fonctionnalité des soupapes de sécurité PSV.
- la fonctionnalité de l’ESD (Emergency Shutdown).
- etc.

Par une surveillance permanente des installations en marche et de l’ensemble des organes
de contrôle. la gestion du risque industriel améliore la maîtrise et apporte de meilleures solutions
techniques aux problèmes de sécurité.
En particulier. le département sécurité est organisé de la manière suivante :
Les missions de chaque service sont réparties comme décrit ci-dessous.
MISSIONS DU SERVICE PREVENTION

 Autoriser et assurer le suivi des travaux de maintenance dans les conditions optimales de
sécurité.
 Participer à l'étude et aux modifications concernant les nouvelles installations.
 Établir des audits de sécurité des installations.
 Rédiger des consignes de sécurité générales et particulières et s'assurer de leur application et
de leur affichage.
 Participer à la politique globale de prévention de l'entreprise à travers la commission hygiène
et sécurité et les différentes campagnes de prévention
 Travailler en étroite collaboration avec le médecin du travail
 S'assurer de l'application des divers contrôle et inspections réglementaires des équipements
 Élaborer et étudier les statistiques d'accidents du travail
 Participer à la gestion des risques et à l'amélioration des conditions de travail.
MISSIONS DU SERVICE INTERVENTION

 Intervenir en cas d'accident


 Assurer une vigilance constante contre l'incendie et l'explosion
 Assister les travaux dangereux en y apportant la couverture de sécurité nécessaire
 Assurer l'entretien préventif des systèmes de protection et des équipements et matériels anti
incendie
 Assurer l'entraînement du personnel aux exercices d'intervention
 Etablir actualiser et appliquer les plans d'intervention du complexe et autres
 Faire appliquer les consignes générales et particulières de sécurité
MISSIONS DU SERVICE SURVEILLANCE

 Assurer le contrôle des accès à l'unité du personnel. des visiteurs. des véhicules. des
équipements et des matériels et produits.
 Assurer le contrôle des mouvements internes
 Assurer une vigilance constante contre l’intrusion. la malveillance. les troubles de l’ordre. les
vols et la dégradation.
 Veiller au respect de l'ordre et de la discipline.
 Assurer les rondes de contrôle et la surveillance permanente dans le complexe.
 Coordonner les mouvements des véhicules lors des situations d'urgence.
 Gérer les systèmes d'intrusion et les contrôles d'accès.

Formation Sécurité
Depuis 1998. la formation sécurité du personnel est réalisée à travers le « Manuel
d’information et de sensibilisation ». Il est conçu particulièrement pour les nouvelles recrues. les
agents mutés ou stagiaires.

Il rappelle de façon aussi simple et claire que possible les informations. Recommandations et
mesures de sécurité préventives.

Identification et évaluation des risques d’accidents majeurs


Une identification systématique des risques d’accidents majeurs susceptibles de se produire sur les
installations du complexe est réalisée à travers une étude de dangers.
L’évaluation du risque d’accidents majeurs donnera lieu par exemple à un plan d’action pour
permettre une maitrise du risque acceptable.
Maitrise des procédés et maitrise d’exploitation
Des procédures applicables à l’ensemble du complexe ont été élaborées. Elles visent à assurer. entre
autres. La protection du personnel. Des installations et de l’environnement.
Ces procédures sont destinées à fixer les conditions dans lesquelles un travail ou un
processus doit être effectué. Ces documents sont regroupés dans le système documentaire du
complexe.

Un règlement intérieur est élaboré et mis à jour conformément à la loi.


Le personnel dispose des manuels opératoires pour la conduite de l’installation.
Les installations sont conduites à l’aide d’un DCS. il assure le contrôle du processus de
liquéfaction du gaz naturel et la surveillance en continu de l’état de fonctionnement des installations
à partir d’une salle de contrôle centralisée.

Gestion des situations d’urgence


Compte tenu des risques que présente le complexe. Une organisation générale en cas d'urgence a été
mise en place. Elle est appelée communément O.G.C.U. Elle sera amenée à évoluer en fonction de la
mise à jour du POI.

Cette organisation générale en cas d'urgence a pour but d'organiser et de coordonner les actions afin
d'éviter la panique.

Cette organisation est déclenchée en cas d'urgence généralisée et contient l'ensemble des
instructions à appliquer.
Elle est conçue pour définir les actions individuelles et collectives et consiste en des instructions
simples claires et ordonnées.
L'OGCU comprend six phases :

PHASE CODE D'ALERTE DE LA SIRENE


S
1 URGENCE Klaxon interne au bâtiment/sécurité

2 ALERTE 1 coup de sirène de 3 minutes

3 ALARME 5 coups de sirène discontinus

4 EVACUATION PARTIELLE 2 coups de sirène continus d’1 minute

5 EVACUATION TOTALE 10 coups de sirène discontinus

6 ORSEC Phase déclenchée par les autorités

La fin d’alerte est indiquée par 3 coups de sirène discontinus.


Les interventions des organes compétents du complexe sont inscrites dans le cadre de ce plan
d’organisation. Élaboré conformément au décret n°85-231 du 25 août 1985 fixant les conditions et
modalités d’organisation et de mise en œuvre des interventions et secours en cas de catastrophe.

Prévention des risques liés aux comportements ou opérations dangereuses


Des règles de sécurité concourent à la maitrise des comportements ou opérations dangereux.
Notamment les interdictions suivantes :
- accès à toute personne risquant de nuire à la sécurité et au bon déroulement des travaux
et au bon fonctionnement des installations.
- l'introduction au complexe de boissons alcoolisées.
- l’utilisation d'un appareil photographique.
- fumer au sein du complexe. Des endroits réservés à cet effet (fumoirs) sont définis par la direction
et par le département sécurité.

Prévention des risques liés aux interventions (travaux, maintenance)


Une procédure appelée  PERMIS DE TRAVAIL permet de définir les conditions de
réalisation des interventions sur les installations du complexe.
Définition et objectif du permis de travail
Un permis de travail est une autorisation pour effectuer des opérations de maintenance.
d’inspection ou de construction.
Toutes les précisions sur le lieu. la durée et les conditions d’exécution d’un travail sont mentionnées.
En cas d’incident. Ce document est considéré comme officiel.

Aucune intervention sur les équipements ne peut débuter sans l’élaboration et l’approbation du
permis par les structures concernées.
Les méthodes. les procédures. l’outillage et les équipements de protection individuels et
collectifs sont ceux mentionnés par les structures compétentes. (Les départements Technique.
Maintenance. Sécurité et autres.).
Le travail s’exécute impérativement dans les limites géographiques de la zone de travail.

Il n’est pas procédé à des manœuvres ou opérations non prévues par l’autorisation de travail.
L’inspecteur de prévention est habilité à arrêter les travaux si les conditions de sécurité ne sont pas
réunies ou satisfaisantes.

Les types de permis de travail délivrés sont :


- Permis de travail à chaud.
- Permis de travail à froid.
- Permis de pénétration.
- Permis d’excavation.
- Permis de radiographie.

Surveillance et détection

Surveillance
La surveillance et le suivi des installations du complexe sont assurés par présence humaine. Assistés
par un système de télésurveillance composé de caméras réparties en différents endroits de manière à
couvrir toutes les zones du complexe.
Détection

Le complexe est équipé de 171 détecteurs de gaz conventionnels (catalytiques) et de 211 détecteurs
de gaz à infrarouge répartis sur le site. Dans les zones de stockage et des zones de procédé.

Les bâtiments sont équipés de détecteurs de fumées et de déclencheurs manuels reliés à des
tableaux de détection incendie indépendants des systèmes de contrôle de procédé.

ANNEXE 2 :

ANALYSE DE RISQUES LIES AUX PRODUITS :

Objectifs :

 identifier d'abord toutes les matières mises en œuvre dans les installations. Qu’elles
interviennent ou non directement dans le procédé (charges. Produits finis. Sous-produits
de fabrication. agents chimiques de traitement d'eau. Fluides d'utilités…) ;
 en extraire ensuite une liste des substances intrinsèquement dangereuses ou susceptibles de l'être
dans des conditions particulières (mélanges incompatibles. instabilités thermiques…) ;
 recueillir enfin les propriétés physico-chimiques caractérisant les dangers présentés par ces
produits (point d'éclair. Limites d'inflammabilité. Chaleur de combustion, température d'auto-
ignition…).

A ce stade. il devient alors possible d'apprécier l'intensité des potentiels de dangers et de


décliner quels phénomènes pourront être attendus en cas d'accident (explosion de matières
inflammables. formes d'incendie. nuage toxique…).

L’identification des dangers liés aux produits est réalisée via une analyse :
- des fiches de données de sécurité (FDS).
- de l’étiquetage des produits (phrases de risques notamment).
- des données toxicologiques disponibles.
- des incompatibilités.
- des retours d’expérience.
- ainsi que des quantités stockées ou mise en œuvre et des conditions opératoires.

Pour mémoire. L’ensemble des fiches de données de sécurité des produits présents est disponible
sur le site.
Inventaire des produits présents sur le site
Le complexe réceptionne. Stocke. Traite et expédie du butane et du propane. A part les opérations de
séparation
et de liquéfaction du GPL. il n’y a pas d’autre transformation chimique du produit.

Les principaux produits présents sur le site sont :


- Le GPL brut.
- Le propane.
- Le butane.
- L’éthane.
- Le gaz naturel.

Caractéristiques générales des produits

Classification des matières selon les textes réglementaires


Le tableau ci-après. Établi à partir des FDS. présente une première classification des dangers
inhérents aux substances et préparations intervenant sur les installations étudiées.
Caractéristiques Classification Etiquetage

Dangereux pour
Inflammable (R10)
inflammable (F+)

Très toxique (T+)


inflammable (F)
Comburant (O)
Explosible (E)

Extrêmement

Toxique (T)

Corrosif (C)

Irritant (Xi)
Nocif (Xn)
Facilement
Symboles Phrases de Phrases
Produit Commentaires
Réactivité / de danger dangers (R) de
Etat Couleur Odeur
Incompatibilité sécurité
(S)

Gaz Gaz Incolore Aucune Agents oxydants Les données sur la


naturel ■ F+ 12 9. 16. 33 classification et
l’étiquetage sont relatives
au méthane. dont le
gaz naturel est
Gaz et Gaz Incolore Aucune - constitué à plus de 80%
Ethane liquéfié ■ F+ 12 2. 9. 16. 33
L’éthane est issu de la
purification du propane.
Limpid Aucune - Il est utilisé comme
Gaz et Gaz
Propane liquéfié
e. ■ F+ 12 2. 9. 16 combustible pour le four.
incolor
e Aucune -
Gaz et Gaz
Butane liquéfié ■ F+ 12 2. 9. 16
Limpid
e.
Gaz incolor Odeur d’ail Agents oxydants.
Acétylène dissous e cuivre. argent. ■ F+ 5. 6. 12 9. 16. 33
mercure Danger d'explosion sous
Incolore l'action de la chaleur.
Danger d'explosion en
contact ou sans contact avec
l'air ; Destiné à la
Liquide Caractéristiqu Agents oxydants. maintenance et au
Gazole e forts ■ ■ ■ Xn. N 40. 65. 66. 36/37. 62. démarrage des
51/53 61. 29. 2 turbocompresseurs
jaune Utilisé pour :
- Générateur de secours
Liquide Agents oxydants. - Compresseur à air diesel
Kérosène Pétrole forts ■ ■ Xn. N 10. 65 23. 24. 62 - Pompe à eau de mer diesel
- Véhicules diesel
Incolore Utilisé pour l’étanchéité
Liquide Agents oxydants.
Méthanol à Légère ■ ■ F. T 11. 23/24/25. 1/2. 7. 16. et pour refroidir les
jaunâtre acides forts.
odeur 39/23/24/25 36/37. 45 garnitures des pompes.
bases fortes
d’alcool
Solide
Acid (Poudre)
Incolore - ■ Xi 36/38. 52/53 26. 28. 61
e - Destiné aux analyses
Sulfuriqu
Solide Destiné à la maintenance
e Blanchâtre Matières ■ ■ Xi 36/38. 52/53 26. 28. 61
(Poudre) combustibles.
-
Caractéristiques Classification Etiquetage
Etat Couleur Odeur Réactivité / Symboles Phrases de Phrases

Facilement inflammable

Inflammable (R10)
Incompatibilité de danger dangers (R) de

inflammable (F+)

Très toxique (T+)


Comburant (O)
Explosible (E)
sécurité

Extrêmement

Toxique (T)

Corrosif (C)

Irritant (Xi)
Nocif (Xn)
Produit (S) Commentaires

(F)
Acétate Liquide Incolore Ethérée Agents ■ T 60. 61. 10. 53. 45 Utilisé comme solvant
d’éthylglyc oxydants. 20/21/22
ol acides. bases .
Liquide Incolore Aucune ■ Utilisé comme liquide
Ethylèn Agents T 22. 2. 46 de refroidissement
e oxydants
glycol Liquide Brune Piquante forts. acides ■ Attaque la plupart des
C 22. 34 26. métaux
Chlorur Métaux. 36/37/39.
e Liquide Jaune à Piquante Bases fortes. ■ ■ 45
ferrique verdâtr Agents C 31. 34. 50 1/2. 26. Destiné au traitement
e oxydants 36/37/39. des eaux sanitaires
Hypochlorit Acides. agents 28. 45. 29
e de Liquide Piquante oxydants. ■ ■
sodium chloroisocyanur
Incolore T. N 25. 36/38. 50 23. 26. Destiné au traitement
at es. amines.
36/37/39 des circuits fermés.
métaux
Liquide Aucune Agents ■
NALCO 8539
Incolore réducteurs. Utilisé comme
Xi 43. 52/53 24/25. 26.
acides. 28. neutralisant
cyanures d’oxygène
36/37/39.
NALC et composé azoté
O 61
Elimino Agents oxydants
Solide Aucune forts. acides. ■
x
(cristaux) Blanche cuivre.
aluminium. zinc. Xi 36/38 - Destiné à la section
Solide - ■ de production de
nickel.
Blanche laiton acier vapeur
Sulfate Liquide Incolre Aucune Bases et produits ■ Xi 36 26. 37
d’aluminium ou jaunâtre dégageant un gaz
dangereux en
milieu acide
(sulfite.
chlorites.
Dangers présentés par les produits

Dangers liés à l’inflammabilité


La quasi totalité des produits présents dans les installations couvertes par ce dossier
sont inflammables ou au moins combustibles.

Le risque présenté par les produits inflammables est lié à la fois :


- à une émission de produit à l’atmosphère dans les proportions telles que l’on se trouve
à l’intérieur du domaine d’inflammabilité ;
- à la présence d’une source d’ignition.

Les principaux paramètres caractéristiques de l’inflammabilité d’un produit sont


rappelés ci- après.

Limites d’inflammabilité (ou d’explosivité)

En mélange avec l’oxygène de l’air. Certains gaz ou les vapeurs émises par certains
liquides sont inflammables dans les limites d’une plage de concentration bien
déterminée. Ces limites sont généralement exprimées en % volumique dans l’air se
rapportant à la température ambiante et à la pression atmosphérique.

Elles sont appelées :


- LIE : Limite Inférieure d’Explosivité (ou LII : Limite Inférieure d’Inflammabilité) ;
- LSE : Limite Supérieure d’Explosivité (ou LSI : Limite Supérieure d’Inflammabilité).

Point éclair (pour les liquides)

C’est la température la plus basse à laquelle un liquide combustible. à


pression atmosphérique. émet assez de vapeurs pour que celles-ci s’enflamment en
présence d’une flamme.
Le point éclair sert notamment à classer les liquides inflammables :
- liquides particulièrement : Point éclair < 0°C
& Pression de vapeur à 35°C > 1
- liquides inflammables de 1ère : Point éclair < 55°C
- liquides inflammables de 2ème 55°C  Point éclair <
- liquides peu inflammables : Point éclair  100°C

Température d’auto-inflammation

C’est la température la plus basse d’une surface chaude à laquelle. Dans certaines
conditions spécifiées. L’inflammation d’une substance inflammable sous forme d’un
mélange de gaz ou de vapeur avec l’air peut se produire. Il est possible de définir
des températures d’auto- inflammation différentes suivant la pression ou la composition
du mélange réactif.
Le tableau ci-dessous fournit. Lorsqu’elles sont disponibles ou applicables. Les
caractéristiques essentielles des substances précédemment identifiées comme
inflammables.

Aux données conventionnelles (Limites Inférieure et Supérieure d'Inflammabilité


[LIE. LSE]. Points d'ébullition et d'éclair. Température d'auto-inflammation) ont été
adjointes la chaleur de combustion et la température critique. La première grandeur
est un indicateur du pouvoir thermique. La deuxième sera employée pour évaluer la
propension au BLEVE des liquides.
Limites Température
Point d’auto- Chaleur
d’inflammabilité Point inflammation Température
normal de
Composés dans l’air (% d'éclair critique
d’ébullition dans l’air combustion
volume)
LIE LSE °C °C °C MJ/kg K

Méthane 4.4 16.5 - 161.5 N/D 565 50.0 191

Ethane 2.9 13.0 - 88.6 - 135 498 47.5 305

Propane 2.0 9.5 - 42 < - 180 470 46.3 370

N-butane 1.5 9.0 - 0.5 -2 339 45.7 425

Gazole (1) 0.5 5 N/D > 55 250 N/D N/D

Méthanol (1) 6.5 36.5 N/D 12 N/D N/D N/D

Kérosène (1) 0.5 6 N/D > 38 220 N/D N/D

N/D : Non Disponible ; N/A : Non Applicable


- Toutes données obtenues via PHAST 6.53.1 ®
- Température d’auto-ignition dans l’air selon le "Guide méthodologique UFIP pour la réalisation
des études de dangers en raffineries, stockages et dépots de produits liquides et liquéfiés, Edition Mai
2001"
- Point éclair fourni par la FDS du produit

La comparaison des points normaux d’ébullition montre les résultats suivants :


Parmi les matières retenues comme inflammables, les hydrocarbures légers sont
les plus volatiles. Les effets résultants de scénarios éventuels d’explosions
seront attendus majorants pour des mélanges riches en C2 à C4.

L’analyse des points d’éclair des diverses substances amène aux conclusions suivantes :
Les hydrocarbures C2 à C4 sont rangés dans la catégorie des gaz inflammables.
L’auto-inflammation des substances dans l’air se produit entre 339°C (N-butane)
et 565°C (Méthane).

L’examen des données de combustion disponibles permet d’opérer une classification


relative de ces matières :
- les hydrocarbures C1 à C5 (de 45 à 50 MJ/kg) sont de bons carburants.
Au vu des pouvoirs calorifiques, on peut prévoir qu’un feu d’hydrocarbures
produira des effets thermiques importants.

Dangers liés à l’instabilité thermique et au comportement au feu


Propension au BLEVE

Nous fournirons ici les éléments préalables permettant d'établir si ce


phénomène est susceptible ou non d'être considéré comme un danger pour les
installations étudiées.
Le BLEVE (acronyme de Boiling Liquid Expanding Vapour Explosion).
peut être défini en première approche comme une vaporisation violente à caractère
explosif consécutive à la rupture d’un réservoir contenant un liquide à une température
significativement supérieure à sa température normale d’ébullition à la pression
atmosphérique.
Le phénomène ne peut se produire que si la phase liquide du fluide stocké a atteint ou
dépassé un certain seuil de température : la Température Limite de Surchauffe. Cette dernière
peut être estimée à partir de la température critique (Tc) de la substance selon la formule de Reid
: TLS (K) = 0.895 Tc (K)
La TLS et la pression correspondante sont ainsi estimées pour les produits renfermés à l'état
liquide dans les installations. La tension de vapeur correspondant à la TLS sera désignée par
« Pression Limite de Surchauffe ».
Il n’est pas aisé de déterminer la pression à la TLS pour les mélanges d’hydrocarbures
présents. Ceux-ci sont constitués d’hydrocarbures C1 à C5 en proportions différentes. dont les
pressions à la TLS sont connues.
Le tableau ci-après fournit les PLS des principaux éléments constitutifs de ces mélanges :

Nature Température critique (K) TLS (K) Pression à TLS (bar abs.)

Méthane 191 171 24.1


Ethane 305 273 23.8
Propane 370 331 20.3
N-butane 425 380 17.4

La propension au BLEVE est d'autant plus grande que la pression maximale d'exploitation
Approche voire dépasse la PLS.
Plusieurs conditions sont nécessaires pour générer un BLEVE :
 La surchauffe du produit en cause ;
 L’affaiblissement des caractéristiques mécaniques de l'enveloppe du réservoir qui
conduit à une perte de confinement ;
 la soudaine et violente détente du produit qui provoque sa vaporisation
(nucléation spontanée) et qui peut engendrer également une surpression dynamique
interne à l'origine de la rupture complète du réservoir.

L'apport thermique des flammes contribue à échauffer le liquide mais les parois
demeurent. Toutes proportions gardées. Relativement froides. Par contre. Les
parties du réservoir n'étant pas mouillées sont susceptibles de s'affaiblir rapidement
sous l'action du feu.
Décomposition thermique
Selon les fiches FDS, la décomposition thermique de certains produits peuvent
engendrer des substances dangereuses. Ces produits et leur décomposition thermique
sont repris dans le tableau suivant :

Produits Produits de décomposition dangereux

Acide sulfurique Acide sulfurique, oxyde de soufre


Soude caustique Hydrogène
Hypochlorite de sodium Hypochlorite de sodium, Hydroxyde de sodium

Dangers liés à l’écotoxicité


Les matières pouvant présenté un impact sur l'environnement sont celles dont les phrases
de risques sont comprises entre R50 et R53.
- Le gazole.
- L’Hypochlorite de sodium.
- Le NALCO 8539.
- Le NALCO Eliminox.
- L’Acide sulfurique.
- L’Acide Nitrique.

Au titre de l'arrêté ministériel du 10 mai 2000. les substances et préparations


potentiellement dangereuses pour l'environnement sont celles dont les phrases de
risque sont R50 « très toxiques pour les organismes aquatiques » et/ou R51/R53 «
toxique pour les organismes aquatiques ».

7.4.3.5 Autres types de dangers liés au GPL

Cas de l’anoxie :
Les vapeurs de GPL ne sont pas toxiques pour l’homme. Mais peuvent être cause d’asphyxie
Si la proportion d’oxygène n’est plus assez importante dans l’air respiré.

En effet dans le cas d’un épandage. Si les vapeurs de GPL ne s’enflamment


pas. Leur concentration augmente. Créant ainsi un mélange de vapeurs de gaz et d’air à
faible teneur en oxygène. Ceci peut entraîner l’asphyxie et potentiellement la mort
pour des personnes qui seraient situés trop près de la nappe.

Il faut noter que ce phénomène reste néanmoins limité à la zone proche du rejet
car les concentrations en vapeurs de GPL requises pour abaisser la teneur en oxygène à
un niveau suffisamment bas sont assez élevées.

Par conséquent. le danger relatif au phénomène d’anoxie ne concerne pas vraiment les
Personnes situées à l’extérieur de l’installation. Mais plutôt les équipes de
réponse aux situations d’urgence. qui seraient amenées à intervenir au plus près
d’un rejet de GNL. Ce phénomène relève donc du risque professionnel.
ANNEXE 3 :

PHRASES DE RISQUE ET CONSEILS DE PRUDENCE

R1Explosif à l'état sec. R35 Provoque de graves brûlures.

R2 Risque d'explosion par le choc, la friction, le R36 Irritant pour les yeux.
feu ou d'autres sources d'ignition.

R3 Grand risque d'explosion par le choc, la R37 Irritant pour les voies respiratoires.
friction, le feu ou d'autres sources d'ignition.

R4 Forme des composés métallique explosifs R38 Irritant pour la peau.


très sensibles.

R5 Danger d'explosion sous l'action de la R39 Danger d'effets irréversibles très


chaleur. graves.

R6 Danger d'explosion en contact ou sans R40 Effet cancérogène suspecté. Preuves


contact avec l'air. insuffisantes.

R7 Peut provoquer un incendie. R41 Risque de lésions oculaires graves.

R8 Favorise l'inflammation des matière R42 Peut entraîner une sensibilisation par
combustibles. inhalation.

R9 Peut exploser en mélange avec des matières R43 Peut entraîner une sensibilisation par
combustibles. contact avec la peau.

R10 Inflammable. R44 Risque d'explosion si chauffé en


ambiance confinée.

R11 Facilement inflammable. R45 Peut provoquer le cancer.

R12 Extrêmement inflammable. R46 Peut provoquer des altérations


génétiques héréditaires.

R14 Réagit violemment au contact de l'eau. R48 Risque d'effets graves pour la santé en
cas d'exposition prolongée.

R15 Au contact de l'eau, dégage des gaz R49 Peut provoquer le cancer par
extrêmement inflammables. inhalation.

R16 Peut exploser en mélange avec des R50 Très toxique pour les organismes
substances comburantes. aquatiques.

R17 Spontanément inflammable à l'air. R51 Toxique pour les organismes


aquatiques.

R18 Lors de l'utilisation, formation possible de R52 Nocif pour les organismes aquatiques.
mélange vapeur-air inflammable/explosif.

R19 Peut former des peroxydes explosifs. R53 Peut entraîner des effets néfastes à long
terme pour l'environnement aquatique

R20 Nocif par inhalation. R54 Toxique pour la flore.

R21 Nocif par contact avec la peau. R55 Toxique pour la faune.

R22 Nocif en cas d'ingestion. R56 Toxique pour les organismes du sol.

R23 Toxique par inhalation. R57 Toxique pour les abeilles.

R24 Toxique par contact avec la peau. R58 Peut entraîner des effets néfastes à long
terme pour l'environnement.

R25 Toxique en cas d'ingestion. R59 Dangereux pour la couche d'ozone.

R26 Très toxique par inhalation. R60 Peut altérer la fertilité.

R27 Très toxique par contact avec la peau. R61 Risque pendant la grossesse d'effets
néfastes pour l'enfant.

R28 Très toxique en cas d'ingestion. R62 Risque possible d'altération de la


fertilité.

R29 Au contact de l'eau, dégage des gaz R63 Risque possible pendant la grossesse
toxiques. d'effets néfastes pour l'enfant.

R30 Peut devenir facilement inflammable R64 Risque possible pour les bébés nourris
pendant l'utilisation. au lait maternel.

R31 Au contact d'un acide, dégage un gaz R65 Nocif : peut provoquer une atteinte des
toxique. poumons en cas d'ingestion.

R32 Au contact d'un acide, dégage un gaz très R66 L'exposition répétée peut provoquer
toxique. dessèchement ou gerçures de la peau.

R33 Danger d'effets cumulatifs. R67 L'inhalation de vapeurs peut provoquer


somnolence et vertiges.

R34 Provoque des brûlures. R68 Possibilité d'effets irréversibles.

R35 Provoque de graves brûlures. R51 Toxique pour les organismes


aquatiques.

R36 Irritant pour les yeux. R52 Nocif pour les organismes aquatiques.

R37 Irritant pour les voies respiratoires. R53 Peut entraîner des effets néfastes à long
terme pour l'environnement aquatique

R38 Irritant pour la peau. R54 Toxique pour la flore.


R39 Danger d'effets irréversibles très graves. R55 Toxique pour la faune.

R40 Effet cancérogène suspecté. Preuves R56 Toxique pour les organismes du sol.
insuffisantes.

R41 Risque de lésions oculaires graves. R57 Toxique pour les abeilles.

R42 Peut entraîner une sensibilisation par R58 Peut entraîner des effets néfastes à long
inhalation. terme pour l'environnement.

R43 Peut entraîner une sensibilisation par R59 Dangereux pour la couche d'ozone.
contact avec la peau.

R44 Risque d'explosion si chauffé en ambiance R60 Peut altérer la fertilité.


confinée.

R45 Peut provoquer le cancer. R61 Risque pendant la grossesse d'effets


néfastes pour l'enfant.

R46 Peut provoquer des altérations génétiques R62 Risque possible d'altération de la
héréditaires. fertilité.

R63 Risque possible pendant la grossesse


d'effets néfastes pour l'enfant.

R48 Risque d'effets graves pour la santé en cas R64 Risque possible pour les bébés nourris
d'exposition prolongée. au lait maternel.

R49 Peut provoquer le cancer par inhalation. R65 Nocif : peut provoquer une atteinte des
poumons en cas d'ingestion.

R50 Très toxique pour les organismes R66 L'exposition répétée peut provoquer
aquatiques. dessèchement ou gerçures de la peau.

R51 Toxique pour les organismes aquatiques. R67 L'inhalation de vapeurs peut provoquer
somnolence et vertiges.

R52 Nocif pour les organismes aquatiques. R68 Possibilité d'effets irréversibles.

R53 Peut entraîner des effets néfastes à long


terme pour l'environnement aquatique

Combinaison des phrases R

R14/15 Réagit violemment au contact de l'eau en dégageant des gaz extrêmement


inflammables.

R15/29 Au contact de l'eau, dégage des gaz toxiques et extrêmement inflammables.

R20/21 Nocif par inhalation et par contact avec la peau.


R20/22 Nocif par inhalation et par ingestion.

R20/21/22 Nocif par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.

R21/22 Nocif par contact avec la peau et par ingestion.

R23/24 Toxique par inhalation et par contact avec la peau.

R23/25 Toxique par inhalation et par ingestion.

R23/24/25 Toxique par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.

R24/25 Toxique par contact avec la peau et par ingestion.

R26/27 Très toxique par inhalation et par contact avec la peau.

R26/28 Très toxique par inhalation et par ingestion.

R26/27/28 Très toxique par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.

R27/28 Très toxique par contact avec la peau et par ingestion.

R36/37 Irritant pour les yeux et les voies respiratoires.

R36/38 Irritant pour les yeux et la peau.

R36/37/38 Irritant pour les yeux, les voies respiratoires et la peau.

R37/38 Irritant pour les voies respiratoires et la peau.

R39/23 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation.

R39/24 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau.

R39/25 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par ingestion.

R39/23/24 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation et par contact avec
la peau.

R 39/23/25 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation et par ingestion.

R 39/24/25 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau et par
ingestion.

R 39/23/24/25 Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation, par contact
avec la peau et par ingestion.

R 39/26 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation.

R 39/27 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau.

R 39/28 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par ingestion.
R 39/26/27 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation et par contact
avec la peau.

R 39/26/28 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation et par
ingestion.

R 39/27/28 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau et
par ingestion.

R 39/26/27/28 Très toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation, par
contact avec la peau et par ingestion.

R 42/43 Peut entraîner une sensibilisation par inhalation et contact avec la peau.

R 48/20 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation.

R 48/21 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par contact
avec la peau.

R 48/22 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
ingestion.

R 48/20/21 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation et par contact avec la peau.

R 48/20/22 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation et par ingestion.

R 48/21/22 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
contact avec la peau et par ingestion.

R 48/20/21/22 Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation, contact avec la peau et ingestion.

R 48/23 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation.

R 48/24 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
contact avec la peau.

R 48/25 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
ingestion.

R 48/23/24 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation et par contact avec la peau.

R 48/23/25 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation et par ingestion.

R 48/24/25 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
contact avec la peau et par ingestion.

R 48/23/24/25 Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par
inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.

R 50/53 Très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long
terme pour l'environnement aquatique.

R 51/53 Toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long
terme pour l'environnement aquatique.

R 52/53 Nocif pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme
pour l'environnement aquatique.

R 68/20 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation.

R 68/21 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par contact avec la peau.

R 68/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par ingestion.

R 68/20/21 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation et par contact avec la peau.

R 68/20/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation et par ingestion.

R 68/21/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par contact avec la peau et par ingestion.

R 68/20/21/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation, par contact avec la peau
et par

Conseils de prudence concernant les substances et préparations


dangereuses (phrases S)

S 1 Conserver sous clé.

S 2 Conserver hors de la portée des enfants.

S 3 Conserver dans un endroit frais.

S 4 Conserver à l'écart de tout local d'habitation.

S 5 Conserver sous... (liquide approprié à spécifier par le fabricant).

S 6 Conserver sous... (gaz inerte à spécifier par le fabricant).

S 7 Conserver le récipient bien fermé.

S 8 Conserver le récipient à l'abri de l'humidité.

S 9 Conserver le récipient dans un endroit bien ventilé.


S 12 Ne pas fermer hermétiquement le récipient.

S 13 Conserver à l'écart des aliments et boissons y compris ceux pour animaux.

S 14 Conserver à l'écart des... (matière(s) incompatible(s) à indiquer par le fabricant).

S 15 Conserver à l'écart de la chaleur.

S 16 Conserver à l'écart de toute flamme ou source d'étincelles - Ne pas fumer.

S 17 Tenir à l'écart des matières combustibles.

S 18 Manipuler et ouvrir le récipient avec prudence.

S 20 Ne pas manger et ne pas boire pendant l'utilisation.

S 21 Ne pas fumer pendant l'utilisation.

S 22 Ne pas respirer les poussières.

S 23 Ne pas respirer les gaz/vapeurs/ fumées/aérosols (terme(s) approprié(s) à indiquer par le


fabricant).

S 24 Éviter le contact avec la peau.

S 25 Éviter le contact avec les yeux.

S 26 En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec de l'eau et
consulter un spécialiste.

S 27 Enlever immédiatement tout vêtement souillé ou éclaboussé.

S 28 Après contact avec la peau, se laver immédiatement et abondamment avec... (produits


appropriés à indiquer par le fabricant).

S 29 Ne pas jeter les résidus à l'égout.

S 30 Ne jamais verser de l'eau dans le produit.

S 33 Éviter l'accumulation de charges électrostatiques.

S 35 Ne se débarrasser de ce produit et de son récipient qu'en prenant toutes précautions


d'usage.

S 36 Porter un vêtement de protection approprié.

S 37 Porter des gants appropriés.

S 38 En cas de ventilation insuffisante, porter un appareil respiratoire approprié.

S 39 Porter un appareil de protection des yeux / du visage.

S 40 Pour nettoyer le sol ou les objets souillés par ce produit, utiliser ... (à préciser par le
fabricant).
S 41 En cas d'incendie et/ou d'explosion ne pas respirer les fumées.

S 42 Pendant les fumigations/pulvérisations porter un appareil respiratoire approprié


(terme(s) approprié(s) à indiquer par le fabricant).

S 43 En cas d'incendie utiliser... (moyens d'extinction à préciser par le fabricant. Si l'eau


augmente les risques, ajouter "Ne jamais utiliser d'eau ").

S 45 En cas d'accident ou de malaise consulter immédiatement un médecin (si possible lui


montrer l'étiquette) .

S 46 En cas d'ingestion consulter immédiatement un médecin et lui montrer l'emballage ou


l'étiquette.

S 47 Conserver à une température ne dépassant pas... °C (à préciser par le fabricant).

S 48 Maintenir humide avec... (moyen approuvé à préciser par le fabricant).

S 49 Conserver uniquement dans le récipient d'origine.

S 50 Ne pas mélanger avec... (à spécifier par le fabricant).

S 51 Utiliser seulement dans des zones bien ventilées.

S 52 Ne pas utiliser sur de grandes surfaces dans les locaux habités.

S 53 Éviter l'exposition, se procurer des instructions spéciales avant l'utilisation.

S 56 Éliminer ce produit et son récipient dans un centre de collecte des déchets dangereux ou
spéciaux.

S 57 Utiliser un récipient approprié pour éviter toute contamination du milieu ambiant.

S 59 Consulter le fabricant ou le fournisseur pour des informations relatives à la récupération


ou au recyclage.

S 60 Éliminer le produit et/ou son récipient comme un déchet dangereux.

S 61 Éviter le rejet dans l'environnement. Consulter les instructions spéciales / la fiche de


données de sécurité.

S 62 En cas d'ingestion, ne pas faire vomir. Consulter immédiatement un médecin et lui


montrer l'emballage ou l'étiquette.

S 63 En cas d'accident par inhalation, transporter la victime hors de la zone contaminée et la


garder au repos.

S 64 En cas d'ingestion, rincer la bouche avec de l'eau (seulement si la personne est


consciente).
Combinaison des phrases S

S 1/2 Conserver sous clé et hors de portée des enfants.

S 3/7 Conserver le récipient bien fermé dans un endroit frais.

S 3/9/14 Conserver dans un endroit frais et bien ventilé à l'écart des... (matières incompatibles
à indiquer par le fabricant).

S 3/9/14/49 Conserver uniquement dans le récipient d'origine dans un endroit frais et bien
ventilé à l'écart de... (matières incompatibles à indiquer par le fabricant).

S 3/9/49 Conserver uniquement dans le récipient d'origine dans un endroit frais et bien
ventilé.

S 3/14 Conserver dans un endroit frais à l'écart des... (matières incompatibles à indiquer par
le fabricant).

S 7/8 Conserver le récipient bien fermé et à l'abri de l'humidité.

S 7/9 Conserver le récipient bien fermé et dans un endroit bien ventilé.

S 7/47 Conserver le récipient bien fermé et à une température ne dépassant pas...°C (à


préciser par le fabricant) .

S 20/21 Ne pas manger, ne pas boire et ne pas fumer pendant l'utilisation.

S 24/25 Eviter le contact avec la peau et les yeux.

S 27/28 Après contact avec la peau, enlever immédiatement tout vêtement souillé ou
éclaboussé et se laver immédiatement et abondamment avec... (produits appropriés à indiquer
par le fabricant).

S 29/35 Ne pas jeter les résidus à l'égout ; ne se débarrasser de ce produit et de son récipient
qu'en prenant toutes les précautions d'usage.

S 29/56 Ne pas jeter les résidus à l'égout, éliminer ce produit et son récipient dans un centre
de collecte des déchets dangereux ou spéciaux.

S 36/37 Porter un vêtement de protection et des gants appropriés.

S 36/37/39 Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de protection


des yeux / du visage.

S 36/39 Porter un vêtement de protection approprié et un appareil de protection des yeux / du


visage.

S 37/39 Porter des gants appropriés et un appareil de protection des yeux/du visage.

S 47/49 Conserver uniquement dans le récipient d'origine à température ne dépassant pas...


°C (à préciser par le fabricant) .
ANNEXE 4 :
Réglementation :
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N04 28 Dhou El Kaada 1425, 9
janvier 2005

Article 1er. — En application des dispositions de l’article 10 de la loi n88-07 du 26 janvier 1988,
susvisée, le présent décret a pour objet de définir les prescriptions particulières de sécurité applicables
aux substances, produits ou préparations dangereuses fabriqués localement ou importés afin d’assurer
aux travailleurs des conditions de prévention contre les risques professionnels en milieu de travail.

Art. 2. — Les substances, produits ou préparations dangereuses sont des produits qui à l’occasion de
leur fabrication, de leur manutention, de leur transport ou de leur emploi, peuvent former ou dégager
des gaz, des vapeurs, des brouillards, des fumées, des poussières ou des fibres aux propriétés
notamment corrosives, nocives, toxiques, inflammables ou explosibles susceptibles de

Porter atteinte à la santé des personnes ou de l’environnement en milieu de travail.

Il est entendu au sens du présent décret par :

— substances : les éléments chimiques et leurs composés tels qu’ils se présentent à l’état naturel ou
tels qu’ils sont obtenus par tout procédé de production contenant éventuellement tout additif
nécessaire pour préserver sa stabilité et toute impureté résultant du procédé, à l’exclusion de tout
solvant pouvant être séparé, sans affecter la stabilité de la substance ni modifier sa composition.

— produits : toutes substances ou préparations qui reçoivent, au cours de leur préparation, une
configuration, une surface ou une forme indiquant plus précisément leur fonction que ne le fait leur
composition chimique en tant Que telle ou sous forme combinée.

— préparations : les mélanges, conglomérats ou solutions composés de deux ou plusieurs substances.

Art. 3. — Sont considérés comme dangereux, les substances, produits ou préparations dangereuses
classés aux catégories suivantes :

— sensibilisants et allergisants ;

— irritants ;

— corrosifs ;

— nocifs ;
— toxiques ;

— cancérigènes ;

— mutagènes et tératogènes ;

— comburants ;

— inflammables ;

— explosibles ;

— dangereux pour l’environnement.

Art. 4. — La définition des catégories relatives aux substances, préparations ou produits dangereux
est déterminée par arrêté du ministre chargé du travail et du ou des ministres concernés.

Art. 5. — Les emballages des substances, produits ou préparations dangereuses doivent être solides,
étanches et appropriés.

Art. 6. — Sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, toutes les
substances, produits ou préparations dangereuses doivent être étiquetés et marqués de manière à
permettre leur identification et fournir les informations essentielles au sujet :

— de leur nom chimique ;

— de leur désignation ou de leur nom commercial ;

— de leur classification ;

— de leur symbole d’identification ;

— des dangers qu’ils présentent ;

— des conseils de prudence en matière de sécurité.

Art. 7. — Les caractéristiques du marquage et de l’étiquetage, ainsi que les conditions auxquelles
doivent satisfaire les récipients, sacs ou enveloppes contenant lesdites substances, produits ou
préparations dangereuses seront définis par arrêté du ministre chargé du travail et du ou des ministres
concernés.
Art. 8. — Le stockage doit être entouré de précautions particulières destinées à préserver les
travailleurs, les biens et l’environnement, des risques qui s’y rattachent selon les règles et les normes
en la matière, conformément à la réglementation en vigueur.

Art. 9. — Les conditions de transport des substances, produits ou préparations dangereuses sont régies
par le décret exécutif n03-452 du 7 Chaoual 1424 correspondant au 1er décembre 2003, susvisé.

Art. 10. — Une fiche de données de sécurité comportant les informations essentielles détaillées sur
l’identification des substances, produits ou préparations dangereuses, leur fournisseur, leur
classification, les dangers qu’ils présentent, les précautions de sécurité et les procédures d’urgence à
prendre doit être fournie aux institutions et à l’organisme national compétent en matière d’hygiène et
de sécurité, par les organismes employeurs à charge pour ces employeurs de l’établir par leurs soins
ou de l’exiger de leurs fournisseurs.

Art. 11. — Les quantités de substances, produits ou préparations dangereuses, utilisées pour les
besoins de production sur les lieux de travail seront limitées aux quantités quotidiennement
nécessaires.

Art. 12. — Les prescriptions particulières de prévention à prendre par l’organisme employeur pour
assurer la protection des travailleurs sont les suivantes :

— la surveillance médicale des travailleurs exposés aux substances, produits ou préparations


dangereuses ;

— les examens médicaux d’embauchage et périodiques obligatoires ;

— le remplacement du poste de travail n’entraînant pas l’exposition aux substances, produits ou


préparations dangereuses pour la santé de l’enfant à naître ou du nourrisson pour les travailleuses en
état de grossesse ou d’allaitement ;

— la surveillance médicale particulière pour les apprentis conformément à la législation et la


réglementation en vigueur ;

— l’information et la formation des travailleurs aux risques liés à la manipulation des substances,
produits ou préparations dangereuses, et des mesures à prendre pour se protéger ;

— la mise à la disposition des travailleurs des systèmes de protection collective et moyens de


protection individuelle adéquats ;

— les contrôles périodiques et le respect des limites tolérées des substances toxiques dans
l’atmosphère de travail conformément aux normes en la matière ;
— la tenue à jour du registre d’hygiène et de sécurité et de médecine du travail, ainsi que le fichier de
ces substances, produits ou préparations dangereuses utilisés sur le lieu de travail ;

— la mise en place d’un dispositif de soins d’urgence et d’évacuation des travailleurs vers les
structures sanitaires.

Art. 13. — Le traitement et/ou l’élimination des effluents gazeux et liquides, des déchets, résidus et
emballages vides d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation de substances,
produits ou préparations dangereuses s’effectuent conformément à la législation et la réglementation
en vigueur.

Art. 14. — Les infractions aux dispositions du présent décret sont sanctionnées conformément à la
législation en vigueur.

Art. 15. — Les substances radioactives et explosifs demeurent régis par la réglementation y afférente.

Fait à Alger, le 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8 janvier 2005.

Ahmed OUYAHIA
Index des tableaux et figures
Index Des Tableaux
Tableau I.1 : Les risques technologiques et leurs effets 8

Tableau I.2. Nature des effets et évènements dangereux 9

Tableau I.3 : Risques prévisibles devant une tâche donnée 13

Tableau I. 4. Traitement de GPL 19

Tableau I. 5. Stockage de GPL 21

Tableau I. 6. Chargement / Déchargement de GPL 23

Tableau II. 1. Notion de point de vue ou processus du danger réversible 35

Tableau III.1 historique du GP1Z 42

Tableau III.2 principales caractéristiques du GP1Z 43

Tableau III. 3. Inventaire des produits, risques associés, quantité et fréquence d’utilisation 49

Tableau III.4 Inventaire des produits, phrases de risques associés, quantité et fréquence d’utilisation 57

Tableau A-1 Identification des sources de danger pour SS1 : 62

Tableau A-2 Identification des sources de danger pour S1S2 : laboratoire de contrôle 63

Tableau A-3 Identification des sources de danger pour S2S2 et S3S2 : 64

Tableau A-4 Identification des sources de danger pour S4S2 : 65

Tableau A-5 Identification des sources de danger pour SS3 : 67

Tableau A.6 Classification des scénarios 96

Tableau A.7 Identification des barrières pour le sous Système 1 (SS1) 98

Tableau A.8. Identification des barrières pour le sous Système 2 (SS2) 98

Tableau A.9. Identification des barrières pour le sous Système 3 (SS3) 101
Index Des Figures
Fig. I. 1 : Processus de risque (documents INRS/CERP/ES&ST) 12

Fig. I. 2 : Recherche des mesures de sécurité 14

Fig. II. 1 : Modèle de référence des cindyniques : l’hyperespace du danger 26

Fig. II.2 : Dissonance entre 2 réseaux d’acteurs 28

Fig. II. 3: Typologie des risques (courbe de Farmer) 30

Fig. II.4: Cadre de l’évaluation des risques 31

Fig. II. 5 : MADS – Modèle du processus de danger. 32

Fig. II.6 : Méthode générale de connaissances et d’action sur les ENS 33

Fig. II.7. Installation : système ouvert sur son environnement 34

Fig. II.8 : Organigramme d’analyse de risques de MADS MOSAR 37

Fig. III.1: Localisation du complexe GP1Z sur la zone industrielle d’Arzew 41

Fig. III.2 : Schéma du procédé GPL 45

Fig. III.3: Organigramme du complexe 51

Fig. III.4 : Organigramme du département technique 53

Fig. III.5 : localisations des produits chimiques au niveau de GP1Z 54

Fig. IV.1 : Négociation des échelles et passage de la frontière. 95

Fig. IV.2 : Domaine d’acceptabilité et d’inaccessibilité des scénarios 97