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IMPLANTATION D’UN OUVRAGE SIMPLE

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A/ TRACER GEOMETRIQUE

I / REALISER LES TRACES GEOMETRIQUES DE BASE

1/ Tracer des lignes perpendiculaires et parallèles

a/ Tracer des lignes perpendiculaires

Méthode 3, 4, 5

MODE OPERATOIRE :

1) Tracer une ligne de référence (A-B)

2) Définir le pied de la perpendiculaire et le matérialiser (P)

3) A partir de P, à l’aide d’un cordeau, tracer un arc de cercle de rayon


40 cm coupant la ligne AB en un point C

4) A partir de P, tracer un arc de cercle de rayon 30 cm en direction de H

5) A partir de C tracer un arc de cercle de rayon 50 cm en direction de


H et coupant l’arc précédent au point H.

6) Tracer la perpendiculaire PH

Les multiples :

3, 4, 5

6, 8, 10

15, 20, 25 / 30,40,50 / 60,80,100

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b/ Tracer des lignes parallèles

Méthode :

MODE OPERATOIRE :

1) Sur la droite AB choisir 2 points H et M suffisamment éloignés l’un de


l’autre.

2) En H et M tracer deux perpendiculaires (utiliser la méthode 3, 4, 5)

3) Sur ces perpendiculaires, reporter la distance HP et MN


correspondant à l’écartement des deux droites.

4) Par ces deux points faire passer la parallèle à la droite AB

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2/ RAPPEL SUR LES UNITES DE LONGUEUR

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3/ APPLICATION

3-1/ Application du tracé perpendiculaire

On donne :

- une méthode
- une droite de référence (L 5m)
- 2 points sur la droite (A et B)
- un cordeau
- un double mètre
- des piquets et un marteau
- un temps de travail

On demande :
- de tracer le pied de la droite à 2,35 m d'une des extrémités A
- tracer la perpendiculaire en ce point.
- Un temps de travail

On exige :
- précision du tracé (tolérance 1 cm)
- respect de la méthode
- un choix des multiples (3, 4, 5) appropriés à la situation
- respect du temps imparti

3-2/ Application du tracé parallèle

On donne
 Une méthode
 Une droite de référence L = 5.00
 Un cordeau
 Un double mètre
 Un temps de travail

On demande
 De tracer une parallèle située à 2.80m de la droite de référence.

On exige

 Précision du tracé (tolérance 1mm)


 Respect de la méthode
 Exploitation judicieuse de la méthode (écartement des perpendiculaires choix
des multiples 3.4.5)
 Respect du temps imparti.

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II/ TRACER DES ANGLES DE 45.30 ET 60

1/ TRACE D’UN ANGLE A 60° ET 30°

Méthode :

30°

60°

MODE OPERATOIRE :

1) Tracer une droite perpendiculaire en H (méthode 3, 4 , 5).

2) Placer deux points, A et B, de part et d’autre de H et à égale distance

3) A l’aide du cordeau tracer un arc de cercle coupant la perpendiculaire


en C. Ce cercle aura pour centre le point A et pour rayon AB.

4) Tracer la droite BC.


L’intersection des droites HB et BC forme l’angle à 60°
L’intersection des droites HC et CB forme l’angle à 30°

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2/ TRACE D’UN ANGLE A 45°

Méthode :

45°

MODE OPERATOIRE :

1) Tracer une droite perpendiculaire en H (méthode 3 , 4 , 5).

2) Placer un point B à droite ou à gauche de H

3) A l’aide du cordeau tracer un arc de cercle coupant la perpendiculaire


en C.
Ce cercle aura pour centre le point H et pour rayon HB.

4) Tracer la droite BC.


L’intersection des droites HB et BC forme l’angle à 45°
L’intersection des droites HC et CB forme l’angle à 45°

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3/ APPLICATION

3-1/ APPLICATION - TRACE D'UN ANGLE A 30° ET 60

On donne :
- une méthode
- une droite de référence L = 5,00
- un point sur la droite A, B
- cordeau
- un double mètre
- des piquets et un marteau
- un temps de travail

On demande :
- de tracer un angle incliné à 60° par rapport à la droite de référence
au point C situé à 3,55 de A.

On exige :
- précision du tracé (tolérance 1 cm)
- respect de la méthode
- un choix des multiples (3, 4, 5) judicieux
- respect du temps imparti

3-2/ APPLICATION - TRACE D'UN ANGLE A 45°

On donne :
- une méthode
- une droite de référence L = 5 m
- 2 points sur la droite A et B
- un cordeau
- un double mètre
- des piquets et un marteau
- un temps de travail

On demande :
- de tracer une droite inclinée à 45° par rapport de référence au point C situé à
3,55 de A

On exige :
- précision du tracé (tolérance 1 cm)
- respect de la méthode
- un choix des multiples (3, 4, 5) judicieux
- respect du temps imparti

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III/ TRACER DES FIGURES GEOMETRIQUES
(RECTANGLES ET CARRES)

1/ TRACE D’UN RECTANGLE

Méthode :

MODE OPERATOIRE :
1) Tracer une droite et placer un point A sur celle-ci

2) Sur cette droite tracer une droite perpendiculaire en A (méthode 3 , 4 , 5).

3) Placer un point B à droite ou à gauche de A (AB = premier côté du rectangle)

4) A l’aide du cordeau tracer un arc de cercle coupant la perpendiculaire en D.

5) Ce cercle aura pour centre le point A et pour rayon AD (AD = deuxième côté du
rectangle).

5) A partir de D tracer un arc de cercle ayant pour rayon la distance AB

6) A partir de B tracer un arc de cercle ayant pour rayon la distance AD

7) L’intersection des deux arcs donne le point C

8) Relier les points A, B, C, D

9) Vérifier que AC = BD

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2 / TRACE D’UN CARRE

Méthode :

MODE OPERATOIRE :

6) Tracer une droite et placer un point A sur celle-ci

7) Sur cette droite tracer une droite perpendiculaire en A (méthode 3 , 4 , 5).

8) Placer un point B à droite ou à gauche de A (AB = côté du carré)

9) A l’aide du cordeau tracer un arc de cercle coupant la perpendiculaire en D.

Ce cercle aura pour centre le point A et pour rayon AB.

10) A partir de D tracer un arc de cercle ayant pour rayon DA

11) A partir de B tracer un arc de cercle ayant pour rayon BA

12) L’intersection des deux arcs donne le point C

13) Relier les points A, B, C, D

14) Vérifier que AC = BD

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3/ APPLICATION

3-1/ APPLICATION - TRACE D'UN RECTANGLE

On donne :
- une méthode
- une droite de référence L = 5,00
- 2 points sur la droite A et B espacé de 3,00
- un cordeau
- un double mètre
- des piquets et un marteau
- un temps de travail

On demande :
- de tracer un rectangle 3,00 x 2,20 passant par A et B

On exige :
- précision du tracé
- respect de la méthode
- un choix judicieux des multiples (3, 4, 5)
- respect du temps imparti

3-2/ APPLICATION - TRACE D'UN CARRE

On donne :
- une méthode
- une droite de référence L = 5,00
- 2 points sur la droite A et B espacé de 3,75
- un cordeau
- un double mètre
- des piquets et un marteau
- un temps de travail

On demande :
- de tracer un carré de 3,75 m de côté passant par A et B

On exige :
- précision du tracé
- respect de la méthode
- un choix judicieux des multiples (3, 4, 5)
- respect du temps imparti

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B/ REALISATION

I/ LOCALISER UNE PARCELLE

APPLICATION – LOCALISER UNE PARCELLE

On donne :

- extrait plan de ville


- extrait plan de section
- référence d’une parcelle
. adresse : Avenue d’Oubritenga
. N° TF 497

On demande :

- de localiser la parcelle

On exige :

- identification exacte de la parcelle


- repérage de la parcelle sur le plan (hachure)

II/ REALISER UN PIQUETAGE

APPLICATION – REALISER UN PIQUETAGE (1/2)

On donne :
- un plan masse
- un double mètre
- un décamètre
- un cordeau
- des piquets
- une massette
- un alignement (limite de propriété)
- un temps

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On demande :
- de réaliser le piquetage de la parcelle
- de réaliser le piquetage de la construction dans la parcelle
- une description de la méthode réalisée (croquis explicatif, chronologie)

On exige :
- une précision de tracé :
. bornage 2 cm
. piquetage 1 cm
- respect du temps imparti
- une méthode rationnelle

APPLICATION – REALISER UN PIQUETAGE (2/2)

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COUR BDM normal1 - 14 –
III/ POSER DES CHAISES

1/ CONSTITUTION ET FONCTION D’UNE CHAISE

1-1/ CONSTITUTION D'UNE CHAISE

Traverse : Planche
+ Dimension 3 x 15 ou 4 x 15

+ Caractéristiques : - rabotée
La face supérieure est plane

Montants verticaux :
Chevron 8 x 8 ou 6 x 6 ou rondins

1-2/ FONCTION
Report de l'implantation hors des limites de la construction

2/ LES DIFFERENTS TYPES DE CHAISES


- chaises d’angle extérieur
- chaises d’angle intérieur
- chaise intermédiaire

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3/ POSE DES CHAISES
A/ Positionnement des chaises :

. Alignées par rapport aux axes (croquis, méthode)


. À cheval sur les axes (croquis)
. Hors des limites de la construction (croquis)

B/ Scellement :

. Scellement des piquets


. Durée du scellement : durée du chantier
. Piquets verticaux (fil à plomb, croquis)
. Pose des planches (assemblage des bois, croquis) situation de la
planche

C/ Report des axes :

. Utilisation d'un cordeau et d'un fil à plomb d’axe (toupie)

D/ Mode opératoire :

. Aligner le cordeau à vue


. Positionner le cordeau à la verticale du piquet à l'aide d'un fil à plomb
. Idem pour le deuxième piquet
. Contrôle et ajustement au premier piquet
. Contrôle et ajustement au deuxième piquet
. Pose des clous

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4/ SYNTHESE
- implantation des chaises sur le plan

- débit et commande des bois

- fabrication des chaises

- positionnement sur le terrain

- terrassement

- pose des piquets (sur un alignement) croquis


. Calage à la verticale
. Scellement

- report des axes sur les chaises

- report des largeurs sur les chaises

- report des largeurs au sol

- report d'un niveau sur tous les piquets (niveau à eau, croquis)

- pose des planches.

5/ APPLICATION

5-1/ LES DIFFERENTS TYPES DE CHAISES

On donne :
- un plan de niveau

On demande :
- réaliser sur le plan, l’implantation des chaises

On exige :
- bonne utilisation des différents types de chaises
- une implantation complète

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5-2/ APPLICATION – POSE DES CHAISES

On donne :
- plan d'implantation
- des dimensions de bois (abaque)
- méthode d'assemblage

On demande :
- plan de pose des chaises
- liste de l'outillage
- débit de bois (liste, commande)
- débit des bois pour une chaise
- assemblage d'une chaise
- pose d'une chaise

On exige :
- un plan de pose correcte
- le débit de bois correct
- le respect de la méthode
- la pose des chaises conforme au plan de pose
- le scellement des chaises de façon solide
- toutes les traverses sont situées au même niveau

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COUR BDM normal1 - 19 –
A / REALISER DES FOUILLES

I / LES TERRASSEMENTS EN SURFACE

1 / GENERALITES SUR LES TERRASSEMENTS : DEFINITION


Le terrassement est le travail qui consiste à changer la disposition du sol en déplaçant
des masses de terres.

2 / LES TERRASSEMENTS = MOUVEMENT DE TERRE


2-1/ LES FOUILLES

On appelle fouille le travail qui consiste à changer la disposition du sol en


creusant.
Ces fouilles permettent de réaliser :

- un sous sol
- une fondation
- une canalisation
- etc.

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2-2/NATURE DES TRAVAUX DE FOUILLES

- FOUILLES EN DEBLAIS
On entend par fouille en déblais, un travail exécuté à ciel ouvert pour établir les sous-
sols et les fondations.

- FOUILLES EN RIGOLE
Elles sont pratiquées pour enlever des terres dans une partie peu large, servant
souvent à la fondation d’un mur.
Ce type de fouilles est aussi appelé fouille pour semelle filante sous mur.

Lorsque ces fouilles sont destinées à recevoir des fondations de poteaux, on parle
de fouilles pour semelles isolées.

Fond de fouille en rigole

Fond de fouille isolée

- OUTILLAGE NECESSAIRE POUR LES TERRASSEMENTS

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II / CREUSER DES FOUILLES POUR SEMELLES
FILANTES ET SEMELLES ISOLEES

1 / MATERIALISATION LES FONDATIONS AU SOL


A partir des chaises d’implantation, on tend des cordeaux fixés aux repères de la
largeur de la semelle.

A l’aide du fil à plomb d’axe (toupie), attaché au cordeau, on marque au sol les
limites de la semelle avec des piquets.

A l’aide d’une pioche, on marque les limites du terrassement.

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2 / CREUSER LES FOUILLES

Si le terrain ne s’éboule pas, on creuse à la verticale : c’est le cas le plus courant


chez nous.

Si le terrain s’éboule, les parois doivent être inclinées.

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Si les terres sont de mauvaise qualité, il faut les évacuer.

Si les terres sont de bonne qualité, elles seront réutilisées plus tard sous le dallage,
en remblai de fondations…

Dans ce cas, les déblais seront disposés en cordon.

3 / DRESSER LES PAROIS

DRESSER LES PAROIS


Les faces de la fouille doivent être planes. Pour cela l’on utilisera une houe ou une
hachette en suivent le tracé d’implantation.

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4 / NIVELER LE FOND DE FOUILLE

Mettre de niveau le fond de fouille, en utilisant un cordeau horizontal (entre les chaises) et
une pige représentant la hauteur entre le cordeau et le fond à atteindre.

5 / COMPACTER LE FOND DE FOUILLE

Après réglage, il faut compacter le fond de fouille à l’aide d’une dame ou d’un pilon.

Il doit être propre, ferme et sec avant la réalisation des semelles.

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6 / APPLICATION - CREUSER DES FOUILLES POUR SEMELLES FILANTES ET
ISOLEES

On donne :
- un plan de fondation et un extrait de devis descriptif
- chaises d’implantation
- réserve d’outils et matériel

On demande :
- faire l’inventaire de l’outillage nécessaire
- Matérialiser les fondations au sol
- Effectuer les fouilles

On exige :
- Un choix judicieux de l’outillage (qualité et quantité)
- Matérialisation parfaite des fondations au sol
- Respect des dimensions des fouilles 1 cm
- Parois dressées
- Fond de fouille nivelé et compacté.

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A / LE BETON

I / DEFIFITION ET COMPOSITION

1 / DEFINITION
C’est un matériau obtenu par liaison de granulats au moyen de liant.

2 / LES COMPOSANTS DU BETON

Le béton est un mélange de :

pâte pure : ciment + eau + air


granulats : sable, graviers, cailloux …
éventuellement produit d’addition : adjuvants

2-1 / LES GRANULATS

ORIGINE
Les granulats proviennent de roches, matériaux naturels extraits de carrières.

Il existe deux (02) catégories de granulats :

 LES GRANULATS NATURELS


Ce sont des granulats roulés provenant du lit des rivières. Ils ont une forme plus ou
moins arrondie.

 LES GRANULATS ARTIFICIELS

Ce sont des granulats concassés fabriqués à partir de roches cassées en petits


morceaux

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2-1-1 / CARACTERISTIQUES ET ROLE
Les granulats doivent être :
durs
inertes
sans activités sur le ciment
inaltérables
propres

2-1-2 / CLASSEMENT D’APRES LA GROSSEUR DES GRAINS


Les granulats sont séparés en groupe de différentes dimensions :
le sable : de 0,1 à 5 mm
le gravier de 5 mm à 20 mm
les cailloux au delà de 20 mm

LE SABLE LE GRAVIER

CAILLOUX

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2-2 / LE CIMENT

C’est un mélange de calcaire et d’argile, qui est broyé puis cuit à haute température
( 1500°C) dans de hauts fourneaux : clinker.

Le clinker est à nouveau broyé afin d’obtenir une poudre fine : le ciment.

ROLE
Lier les granulats entre eux avec l’aide de l’eau.

PHENOMENE DE PRISE ET DURCISSEMENT

Le ciment forme avec l’eau une pâte qui fait PRISE. Celle-ci DURCIT
progressivement même sous l’eau : c’est le phénomène de prise et de
durcissement.

LES PRINCIPAUX CIMENTS COURAMMENT UTILISES

Nous avons essentiellement les ciments Portland :

le ciment Portland artificiel CPA. Exemple : CPA 45


le ciment Portland composé : CPJ. Exemple : CPJ 45 et CPJ 35

LA CLASSE DU CIMENT

C’est la résistance moyenne entre deux (02) extrêmes :

une résistance minimale garantie à 28 jours


une résistance maximale garantie à 28 jours

La masse agit sur une surface de 1 cm x 1 cm soit 1 cm².

LE STOCKAGE DU CIMENT

Sur le chantier, les sacs de ciment doivent être stockés à l’abri de l’humidité, dans
un local couvert, bien aéré ; les sacs sont couchés à plat sur des palettes et
recouverts d’une bâche.

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2-3 / L’EAU

UTILITE

l’eau sert à hydrater le ciment


l’eau sert à mouiller les granulats
l’eau sert à malaxer facilement
l’eau sert facilement à mettre en œuvre

CARACTERISTIQUES

la température de l’eau doit être comprise entre 10 et 30°C


l’eau doit être propre et ne pas contenir de matières en suspension :
 . impuretés

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 . sels dissous

L’EAU DU BETON DOIT ETRE PROPRE


L’eau des bétons ne devra pas :
Provenir de rivière
Contenir de produits chimiques (savon…)
Provenir de la mer ( à cause du sel)
Etre une eau sale :
 Eau des mares
 Eau de cuisine
 Eau de latrines …

EVITER L’EAU DES MARES OU DES RIVIERE

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EVITER LES EAUX SALES

II / QUALITE ET DOSAGE
1 / QUALITE DU BETON

OUVRABILITE
C’est la qualité qui permet la maniabilité en conservant son homogénéité.
Elle permet un bon remplissage du moule et un bon enrobage des armatures.

LA RESISTANCE A LA COMPRESSION
C’est la force maximale de compression par la surface de l’éprouvette, exprimée en
MPa.

2 / DOSAGE

Doser correctement, c’est choisir les bonnes quantités de gravier, de sable, de


ciment et l’eau pour que le mélange donne un béton de qualité (résistance) et facile à
mettre en œuvre (ouvrabilité).

Pour utiliser une bonne quantité de matériaux, il faut tout d’abord mesurer les
volumes des contenants.
Il faut ensuite bien respecter les quantités fixées.

Les dosages indicatifs suivants peuvent être retenu pour :

Une brouette de 60 litres


Un seau de 10 litres

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2-1/ BETON DE PROPRETE DOSE A 150 KG DE CIMENT PAR METRE CUBE.

3 BROUETTES 4 BROUETTES 1 SAC EAU


DE SABLE DE GRAVIER DE CIMENT

2-2/ BETON DOSE A 250 KG DE CIMENT PAR METRE CUBE.

2 ,5 BROUETTES 4 BROUETTES 1 SAC EAU


DE SABLE DE GRAVIER DE CIMENT

2-3 / BETON ARME DOSE A 300 KG DE CIMENT PAR METRE CUBE.

1,5 BROUETTE 3 BROUETTES 1 SAC


EAU
DE SABLE DE GRAVIER DE CIMENT

2-4 / BETON DOSE A 350 KG DE CIMENT PAR METRE CUBE.

1 BROUETTE 2 BROUETTES 1 SAC EAU


DE SABLE DE GRAVIER DE CIMENT

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III / PREPARER MANULLEMENT LE BETON

LA SURFACE DE PREPARATION DOIT ETRE PLANE ET PROPRE.

ON EFFECTUERA DANS L’ORDRE, LES OPERATIONS CI-DESSOUS :

1 - ETALER, LE SABLE, PUIS LE GRAVIER.

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2 - MELAGER LE SABLE ET LE GRAVIER EN FAISANT DES PETITS TAS AFIN
D’OBTENIR UN MELANGE HOMOGENE.

3 - RECONSTITUER LE TAS EN L’ETALANT ET VERSER LE CIMENT AU DESSUS

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4 – MELANGER 2 A TROIS FOIS EN DEPLACANT LE TAS EN PYRAMIDE

5 - CREUSER AU CENTRE DU TAS UN CRATERE.

6- VERSER UN PEU D’EAU DANS LE CRATERE.

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7 –MELANGER EN AJOUTANT PEU A PEU DE L’EAU, JUSQU'A OBTENIR UNE
PATE EPAISSE.

8 – TOUT LE MELANGE DOIT AVOIR LA MEME CONSISTANCE DE PATE EPAISSE ET


LE MEME ASPECT HOMOGENE, HUILEUX ET BRILLANT.

NB : EXPLIQUER AUX APPRENTIS LA NECESSITE D’EVITER DE GACHER


PARTIELLEMENT ET DE FACON REPETITIVE UN MEME MELANGE.

COUR BDM normal1 - 38 –


VI / APPLICATION

1 / PREPARER MANUELLEMENT LE BETON

On donne :
- le volume du béton à réaliser : Vb = 12,6 m3
- le dosage du béton : 300 kg/m3 de ciment
- un temps de travail

On demande :
- calculer la quantité de ciment nécessaire
- calculer le volume de granulats nécessaires.

On exige :
- des quantités exactes
- le respect du délai imparti

2 / PREPARER MANUELLEMENT LE BETON

On donne :
- les plans de la fondation
- le devis descriptif
- les matériaux
- l’outillage et matériel
- temps de travail

On demande :
- de préparer manuellement le béton

On exige :
- un béton homogène
- un béton ouvrable
- le respect de la quantité de chaque constituant (dosage)
- le respect de la quantité du béton
- le respect du temps imparti

COUR BDM normal1 - 39 –


B / ACIER

FAÇONNER ET POSER LES ARMATURES

Table de façonnage Cintreuse manuelle

Positionner précisément les aciers par rapport aux dimensions du cadre, puis plier en
actionnant la manette au moyen d’une griffe à couder pour lui donner la direction
souhaitée.

Pour réaliser une barre à deux crochets, procédez comme suit après avoir coupé la
barre à la longueur totale :

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Mesurer la longueur développée du crochet à partir de chaque extrémité,
et marquer à la craie
Positionner la barre sur la table de façonnage (ou dans la cintreuse)
Plier la barre suivant l’orientation indiquée sur le schéma à l’aide de la
griffe (cas de la table de façonnage) ou de la manette (cas de la cintreuse).
Retourner la barre et répéter l’opération à l’autre extrémité
Vérifier enfin les dimensions les dimensions.

Procéder à l’assemblage des barres précédemment façonnées avec du fil de fer


recuit à l’aide d’une tenaille pour réaliser le quadrillage.

QUADRILLAGE

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C / LES OUVRAGES EN BETON ARME

LES PORTEURS VERTICAUX ET


HORIZONTAUX EN BETON ARME

- SEMELLES ISOLEES

- POTEAUX

- POUTRES

- PLANCHERS

- ESCALIERS

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I / LES SEMELLES ISOLEES

Les semelles isolées sont des massifs de fondations qui reçoivent les charges des
poteaux qu’elles repartissent au sol.

1 / ISATION DE LA SEMELLE ISOLEE

- Le béton de propreté

Tasser correctement et nettoyer proprement le fond de fouille.


Placer le niveau de repère donnant l’épaisseur du béton de propreté.
Préparer un béton dosé à 150 kg de ciment par mètre cube.

- 3 sacs de ciment 50kg


- 800 l de gravier 1 m3 de béton
- 400 l de sable

mettre en œuvre le béton et régler sa surface au niveau donné par le


repère.

- Traçage de la semelle et du poteau

Il s’agit de matérialiser sur le béton de propreté, la semelle et le poteau.


Pour ce fait :

Tendre le cordeau matérialiser les 2 axes perpendiculaires qui passent


au dessus de la semelle.

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A l’aide de fil à plomb d’axe, reporter ces deux axes sur le béton de
propreté.

A l’aide du cordex, d’instrument de traçage, tracer avec précision les


Axes, le poteau et la semelle.

- Façonner l’armature de la semelle et les aciers en attente du poteau

L’armature de la semelle est constituée par un quadrillage, le plus souvent régulier,


avec des barres possédant 2 crochets.

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Les aciers en attente sont constitués par des barres verticales (identiques à celles du
poteau) assemblées par des aciers tenus transversaux (cadres …).

- Mettre en place l’armature de la semelle


Poser le quadrillage sur des cales à béton sur le béton de propreté et respectant les
tracés.

Mettre en place les aciers en attente

COUR BDM normal1 - 45 –


Poser l’armature d’attente à l’intérieur du traçage du poteau et sur le quadrillage.
Fixer solidement les deux armatures à l’aide d’attaches.

Utiliser des guides pour maintenir vertical, les aciers en attente.

- Le coffrage de la semelle
La fouille peut servir de coffrage ; on parlera alors de semelle coulée en pleine
fouille.
Dans le cas contraire, il faut réaliser un coffrage.

Le coffrage est dit assemblé ‘’ en aile de moulin’’

scier quatre (4) planches à l’épaisseur de la semelle et dont la


longueur dépasse celle de la semelle d’environ 10 cm.

clouer ces quatre (4) planches entre elles dans les angles avec des
tasseaux pour raidir davantage.

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L’on pourra renforcer le coffrage en clouant des liteaux aux angles de celui-ci.

mettre en place le coffrage

Poser le coffrage suivant le tracé effectué sur le béton de propreté.


Maintenir le coffrage stable, afin qu’il ne bouge pas lors du coulage du béton :

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Maintenir du coffrage à l’aide de piquets

Maintenir du coffrage à l’aide de blocs.

- Préparer et mettre en œuvre le béton de la semelle


Le béton de la semelle est dosé au moins à 350 kg de ciment par mètre cube.

7 sacs de ciment de 50 kg
800 l de gravier 1 m3 de béton
400 l de sable

Humidifier au préalable, le coffrage et le béton de propreté.

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Tasser correctement le béton autour des aciers et contre le coffrage en faisant
attention à ne pas déplacer les aciers.

Arroser le béton au niveau repéré et finir la surface en talochant la partie extérieure


dune part et d’autre part, en griffant la zone du poteau, afin que sa surface soit
rugueuse et irrégulière pour permette une bonne adhérence du béton du poteau.

2 / POTEAUX BETON ARME

ROLES DES POTEAUX

- Supporter les charges verticales transmises par les poutres de plancher.

- Servir de chaînages verticaux.

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- Participer à la stabilité du bâtiment

APPELATIONS
Selon leur emplacement dans la construction l’on distingue :

- Les poteaux d’angle


- Les poteaux de rive
- Les poteaux intermédiaires

COUR BDM normal1 - 50 –


PRESENTATION
Les poteaux se présentent de deux façons :

- Isolés sur une semelle filante ou sur une semelle isolée


-

COUR BDM normal1 - 51 –


- Incorporés dans l’épaisseur du mur en maçonnerie

MISE EN ŒUVRE DES POTEAUX


- POTEAU ISOLE

Réaliser l’amorce de poteaux

- Tracé de l’emplacement du poteau


Reporter sur les fondation les alignements du poteau grâce aux cordex.
- Vérification de la position des aciers en attente
Les aciers en attente doivent respecter l’enrobage qui couramment de 2.5 cm.
La longueur de ces aciers en attente devra être au moins égale à 24 fois leur
diamètre.
Ex : HA 10 24 x 10 mm 25 cm.

COUR BDM normal1 - 52 –


- Coffrer la talonnette
Réaliser au cadre à l’aide de chevron 6/8 ou 8/8 épousant la forme du poteau en
suivant le tracé effectué au cordex.

- Couler l’amorce

- Préparer l’armature du poteau


L’armature du poteau est constitué par :
- des aciers verticaux faisant continuité des aciers en attente

- des aciers transversaux sous forme de cadre, étriers ou épingles et reliant


les aciers verticaux.

COUR BDM normal1 - 53 –


PREPARER LE COFFRAGE DU POTEAU

Le coffrage est constitué par deux fonds et deux panneaux qui peuvent être
raidis horizontalement ou verticalement.

- Coffrage avec raidisseurs horizontaux

- Les raidisseurs horizontaux sont des chevrons 6/8 ou des chevrons 8/8
espacés d’environ 50 cm.

COUR BDM normal1 - 54 –


En plus d’assembler les éléments d’un panneaux, ils auront également pour
rôle d’assembler les différents panneaux.
Ce dernier assemblage se fait à l’aide de tiges filetées ou de serre-joints.

- Coffrage avec raidisseurs verticaux

Les raidisseurs verticaux sont des chevrons 6/8 ou 8/8.

COUR BDM normal1 - 55 –


Des écarteurs sont placés horizontalement entre les deux raidisseurs de
chaque panneau.

Ces écarteurs sont généralement des lattes de 4 cm d’épaisseur et sont


espacés d’environ 50 cm.

Poser le coffrage du poteau

Poser les panneaux et le fond verticalement et en butée sur l’amorce


Serrer grossièrement les panneaux
Poser les étais pour régler l’aplomb du coffrage et assurer sa stabilité.

Ces étais peuvent être métalliques à vis ou des contrefiches en bois (placards
30/4 ou chevrons).

COUR BDM normal1 - 56 –


COUR BDM normal1 - 57 –
Pour régler la verticalité du coffrage, disposer le fil à plomb le long du
coffrage et à l’axe de celui et procéder au réajustement de l’aplomb en
agissant sur les étais.

Il suffit de régler deux faces voisines du coffrage l’une après l’autre.

Serrer à fond le coffrage, vérifier qu’il n’a pas bougé, qu’il est toujours
vertical et que le calage des armatures est correct.

Couler le béton
Le dosage courant du béton est de 350 kg par mètre cube de ciment.

En ce qui concerne les agrégats, on peut retenir la granularité suivante:

Sable 0/5 c’est-à-dire le diamètre des grains variant de 0 à 5 mm


Gravier 5/15 ou 5/20 c’est-à-dire le diamètre des grains variant de 5 à 15
mm ou 5 à 20 mm.

La tolérance d’imperfection de rectitude est de plus ou moins 1 cm.

Le béton devra être :

- plastique
- homogène
- riche en sable

COUR BDM normal1 - 58 –


- riche en ciment

Lors de la mise en place du béton, procéder couche par couche et vibrer


chacune
d’elle à l’aide d’une aiguille vibrante.

Il est important de respecter les consignes de mise en œuvre afin d’éviter la


ségrégation du béton.

Décoffrer le poteau

Le temps de démontage du poteau est de 24 heures.

- desserrer le poteaux
- démonter les étais
- descendre les différentes faces du coffrage.

COUR BDM normal1 - 59 –


POTEAU INCORPORE EN PLEIN MUR

+ PREPARER L’ARMATURE DU POTEAU

Confère poteau isolé


+ POSER L’ARMATURE DU BETON

Confère poteau isolé

+ PREPARER LE COFFRAGE DU POTEAU

Le coffrage est constitué uniquement de deux panneaux qui peuvent être


raidis horizontalement ou verticalement.

Ces panneaux s’apparentent aux panneaux des poteaux isolés.

Panneau raidi horizontalement

COUR BDM normal1 - 60 –


Panneau raidi verticalement

+ POSER LE COFFRAGE DU POTEAU

Panneaux maintenus par des étais

- Lever les deux panneaux et caler leur pied contre le mur en les
positionnant à peu près verticalement à l’aide d’étai.
Régler les panneaux pour mouler le poteau et serrer les contre le mur en

COUR BDM normal1 - 61 –


Panneaux maintenus par des serre-joints

- Réaliser des trous dans la maçonnerie de part et d’autre du poteau et sur


toute la hauteur du mur avec un espacement de 50 cm environ afin de
loger les serre-joints
- lever les panneaux et caler leur pied contre le mur en les positionnant
verticalement et serrer légèrement à l’aide des serre-joints.

Panneaux maintenus à l’aide de tige filetée

Les panneaux sont maintenus à l’aide de tiges filetées

COUR BDM normal1 - 62 –


POTEAU D’ABOUT DE MUR

+ REALISER LA TALONNETTE

Procédé identique au poteau isolé

+ PREPARER ET POSER L’ARMATURE

Procédé identique au poteau isolé

+PREPARER LE COFFRAGFE

Le coffrage est constitué par un fond et deux panneaux coffrants à raidisseurs


verticaux ou horizontaux.

Le serrage du panneau peut s’effectuer à l’aide de serre-joints, tiges filetées


ou d’étais.

COUR BDM normal1 - 63 –


COUR BDM normal1 - 64 –
LES POUTRES BETONS ARMES

Rôles
- Porter les charges des :

Planchers hauts
Murs au dessus d’elles
Toitures

- Maintenir solidement les poteaux à leur tête.

MISE EN ŒUVRE

1 - POSER LE COFFRAGE DE LA POUTRE

Le coffrage est constitué principalement par les éléments suivants :

le support du coffrage (étais)


le fond du moule
les joues

COUR BDM normal1 - 65 –


- MISE EN PLACE DU FOND DE MOULE

Repérage du niveau de la poutre

Tracer le niveau du fond de la poutre sur les poteaux, support de la poutre.

Constitution du fond de moule

Pour les petites portées de poutre, (environ 4,00 m), le fond de moule peut être
simplement une planche 30x4 sciée à la dimension de la large de la poutre.
Pour les grandes portées, disposer d’un fond de moule très rigide ; à savoir :

* deux planches de 30x4 superposés et clouées l’une sur l’autre.

* une planche 30x4 clouée sur deux chevrons 6x8, 8x8 ou sur deux bastings 15x8

COUR BDM normal1 - 66 –


Poser du fond de moule

Disposer le premier et le dernier support de la poutre plaqué sur les deux poteaux
d’extrémité et les maintenir à l’aide d’un serre joint.

COUR BDM normal1 - 67 –


Poser sur les supports et en respectant le niveau de fond de moule préalablement
coupé à la longueur correspondante à la distance entre les deux poteaux.

- MISE EN PLACE DES SUPPORTS DE COFFRAGE

Les supports sont des étais en forme de T qui peuvent être des étais métalliques
avec consoles ou des étais à chapeau, en bois.

Etais métalliques étais en bois

COUR BDM normal1 - 68 –


Les étais à chapeau sont constitués de trois (3) parties :

un élément vertical en chevron 8x8,


un élément horizontal en chevron 8x8 et appelé traverse
deux éléments obliques reliant les deux précédents.

Ceux-ci sont des lattes de planche 30x4 ou 30x3.


Les étais sont disposés régulièrement entre les deux poteaux ; leur espacement
varie entre 80 ou et 100 cm.

Les étais doivent être calés juste sur le fond de moule avec à leur pied ou patin et
des cales en coin de réglage du niveau pour les étais en bois.

COUR BDM normal1 - 69 –


- MISE EN PLACE DES JOUES

Les joues peuvent être des panneaux simples constitués par une seule planche ou
des assemblages de planches.

Panneau simple

Panneau avec assemblage de planches.

- Poser les joues verticalement plaquées contre le fond de moule

- Poser un chevron ou une latte de planche, filant et cloué aux traverses afin de
bloquer le pied de la joue : c’est la butée basse de la joue

- Disposer d’une autre butée à l’exécution des traverses ; c’est la butée arrière qui
bloquera les buttons sur les traverses

- Les buttons sont des chevrons ou des lattes de planche , disposés de façon
oblique, prenant appui sur les traverses et maintenant les joues de façon
verticale.

COUR BDM normal1 - 70 –


- Des buttées hautes sont disposées sur les montants et au dessus des buttons
afin de les bloquer.

2 – FACONNER ET METTRE EN PLACE L’ARMATURE

L’armature est constitué essentiellement par des aciers principaux disposés en partie
inférieure, des aciers transversaux formant cadres et reparties sur toute la longueur
de la poutre et enfin des aciers de montage placés en partie haute.

Pour les poutres à ;appuis multiples, des aciers supérieurs sont rajoutés à cheval sur
tous les appuis intermédiaires.

N.B : le plan de ferraillage devra être fourni à l’apprenti .

Avant la pose de l’armature, procéder comme suit :

bien nettoyer le coffrage,


huiler le fond de moule et las autres parois afin que le décoffrage soit facilité.

COUR BDM normal1 - 71 –


Disposer de cales à béton sur le fond et les parois de l’armature et la mettre en
place.

3 - COULER LE BETON

confère le cas des poteaux

4 – DECOFFRAGE

Vingt quatre (24) heures après la mise en œuvre du béton, l’on peut décoffrer les
joues.
Par contre le fond de moule devra rester en place deux à trois semaines.
Une semaine après le mise en œuvre, les espacements des étais peuvent être
augmenter ; l’on pourra alors retirer un étais sur deux à chaque fois.

COUR BDM normal1 - 72 –


LES PLANCHERS EN BETON ARME

A - GENERALITE

Les planchers sont des éléments plans horizontaux porteurs ; on distingue 2


types de planchers :

- les planchers à corps creux (hourdis + dalle de compression)


- les planchers dalle pleine en béton armé.

Les planchers prennent appui sur :

Les murs
- sous-sol
- façade
- pignon
- refends

Les poutres.

B - PRINCIPAUX ROLES DES PLANCHERS

COUR BDM normal1 - 73 –


a) Rôle porteur

Ils transmettent les charges et les surcharges verticales aux murs, poutres,
poteaux.
Ils constituent un support rigide et stable pour les revêtements appliqués.

COUR BDM normal1 - 74 –


b) Rôle de protection

Ils améliorent :
- l’isolation thermique (contre l’échange de chaleur)
- l’isolation acoustique (contre les bruits)

Ils participent à la protection incendie des locaux.

c) Autres rôles

Ils déterminent les niveaux, ou étages du bâtiment.


Ils constituent une aire pour le stockage, la circulation, l’habitation.
Ils permettent le passage par des trémies ou ouvertures dans les
planchers pour les escaliers, les ascenseurs …

C – LES PLANCHERS EN DALLE PLEINE

La dalle est constituée d’une plaque de 8 à 20 cm d’épaisseur avec armatures


incorporées.

I. ARMATURES DES PLANCHERS BETON ARME

a) But

Les armatures servent à compenser les défaillances du béton dans les zones
tendues. Elles compensent aussi l’insuffisance de la résistance à la flexion du béton.

b) Type d’acier

L’on distingue les aciers suivants :

- aciers porteurs
- aciers de répartition
- aciers chapeaux

- Les aciers porteurs sont placés dans le sens de la petite portée et sont
prolongés au delà des appuis ou retournés sur les appuis (crochet) pour
assurer leur ancrage par adhérence.

- Les barres de répartition sont placées orthogonalement aux barres


porteuses.

- Les chapeaux sont placés sur les appuis.

COUR BDM normal1 - 75 –


COUR BDM normal1 - 76 –
c) Disposition pratique des aciers

Le maintien des chapeaux sur les appuis peut s’effectuer soit :


- En relevant une barre sur l’appui
- En effectuant un retour sur la barre porteuse
- En façonnant des chapeaux formant cavaliers.

II. COFFRAGE DES PLANCHERS BETON ARME

Le plancher dalle pleine est un ouvrage en béton armé qui peut être soit coulé
sur place en une seule fois, soit préfabriqué à l’aide de pré dalles et coulé deux fois
dans ce cas. Nous traiterons dans ce qui suit, le cas des dalles coulées sur place
uniquement.

2.1 CONSTITUTION DU COFFRAGE

Le coffrage est constitué par trois principale parties qui se distingues comme
suit :
 La peau du coffrage
Formée par des planches, c’est elle qui est en contacte directe avec le béton et
donne au plancher la forme souhaitée.
Pour améliorer la sous face de la dalle après le décoffrage, l’on « habille » les
planches en clouant du contre-plaqué sur celles-ci.

 La structure résistance
Formée par des chevrons 8/8 ou par des bastings disposés horizontalement de
façon régulière et espacés d’environ 75 cm, c’est elle qui empêche la déformation
de la peau du coffrage.

 L’étaiement
Constitué par des chevrons 8/8 ou des rondins disposés verticalement de façon
régulière et espacés d’environ 1,50 m, c’est elle qui soutient, assure la stabilité et
la rigidité de la structure résistante et partant, de l’ensemble .

COUR BDM normal1 - 77 –


2.2 CONSTRUCTION DU COFFRAGE

2.2.1°) l’étaiement
- Il est recommandé de réaliser le dallage du rez-de-chaussée afin de disposer
d’une surface plane, horizontale et capable d’encaisser les charges provenant de
l’étaiement.
Toutefois, si le dallage n’existe pas, niveler et tasser le terrain à l’emplacement
prévu.

- Poser des morceaux de planche à plat sur le sol pour réaliser les semelles des
étais.

- Disposer de coins sur ces semelles afin de faciliter le réglage du niveau du


coffrage et le décoffrage.

COUR BDM normal1 - 78 –


- Tracer le niveau haut des étais à partir du niveau supérieur du plancher ;
déduire l’épaisseur de la dalle et celle des éléments de la structure
résistante et de la peau du coffrage.

- Couper les étais à la longueur nécessaire : distance entre le niveau


supérieur de la semelle et le niveau haut des étais.

- Disposer les étais de façon verticale sur la semelle et les caler à l’aide des
coins ; les étais devront être espacés de 1,50 m.

-Poser la structure résistante constituées de chevrons et/ou bastings, sur les étais.

- Maintenir provisoirement les étais et la structure résistante entre eux à


l’aide de planches ou de chevrons cloués.

2.2.2°) Mettre en place la structure secondaire

COUR BDM normal1 - 79 –


- Poser les bastings de la structure secondaire sur les chevrons de la
structure primaire et d’équerre avec eux ;

- Respecter l’espacement prévu entre les bastings (75 cm dans notre


exemple) ;

- Placer les bastings proches des murs à une distance telle que ceux-ci
puissent servir au coffrage de l’angle plancher mur ou retombée.

- Clouer légèrement les bastings aux madriers, de manière à pouvoir


décoffrer plus aisément.

- 2.2.4°) Mettre en place la peau du coffrage

- Clouer les planches sans excès sur la structure résistante ;elles sont
disposées perpendiculairement à la structure résistante.

- Poser et régler le coffrage extérieur du plancher.

COUR BDM normal1 - 80 –


- Nettoyer la surface coffrée, boucher les fentes entre planche ou clouer le
contre-plaqué sur les planches dans le cas où le coffrage est à habiller
avant de nettoyer la surface.

- Tracer sur le coffrage, la position des trémies.

- Appliquer du gasoil sur la peau du coffrage afin d’éviter que les planches
collent trop au béton, et ainsi faciliter le décoffrage.

III – FACONNAGE ET POSE DES ARMATURES

- Débiter les aciers aux longueurs recommandées ; il s’agit des aciers


porteurs, des aciers de répartition et des aciers chapeau.
- Poser les aciers porteurs selon le sens de portée et repartis conformément
aux espacements indiqués.
- Poser les aciers de répartition perpendiculairement aux aciers porteurs et
repartis conformément aux espacements indiqués.
- Poser les aciers chapeaux sur les appuis dans les deux sens et reparti
conformément aux espacements indiqués.
- Placer les cales à béton entre l’armature et le coffrage pour éviter leur
contact.

COUR BDM normal1 - 81 –


IV. COULAGE DU BETON DES PLANCHERS BETON ARME

Le béton de la dalle pleine est exécuté avec un béton dosé au moins à 350
kg de ciment par mètre cube.

Agrégats Liant Eau Béton

3
gravier 800 l 400 l soit 8 sacs de 50 kg de 1000 l ou 1 m de
ciment ordinaire béton dosé à 400
sable 400 l + + 200 litres environ = 3
kg/m
CPJ 45 ou CPA 350
de qualité
granulométrique
et propre

- Humidifier le coffrage.
- Couler le béton préparé.
- Tasser correctement à l’aide de vibreur le béton autour des aciers et contre
le coffrage en faisant attention à ne pas déplacer les aciers.
- Tirer le béton à la règle à niveau.
- Talocher en bouchant les vides.
- La surface talochée doit rester assez rugueuse et irrégulière pour recevoir
le revêtement.

COUR BDM normal1 - 82 –


- Couvrir le béton au sable fin pour éviter la dessiccation prématurée.

V. DECOFFRAGE DES PLANCHERS

- Le décoffrage ne peut intervenir qu’après durcissement complet du béton


armé ; il faut attendre deux à trois semaines pour enlever l’ensemble du
coffrage et des étais.

- Pour réutiliser de nombreuses fois les mêmes bois, il faut récupérer les
éléments du coffrage en bon état.

- Décoffrer sans forcer, sans tout casser : utiliser un arrache-clous, une


pince à décoffrer, des coins et un marteau.

- Travailler avec méthode, évacuer les bois tout de suite et les rangers
correctement après avoir enlevé les clous.

COUR BDM normal1 - 83 –


D - LES ESCALIERS

A. GENERALITE

I. DEFINITION

Les escaliers sont des constructions permettant d’accéder par des gradins
successifs d’un niveau à un autre niveau. Ils sont constitués de suite de marches
formant la volée.

II - LES TYPES D’ESCALIERS

L’on peut distinguer les escaliers selon le matériau utilisé d’une part et d’autre
part selon leur géométrie.

2.1) Les escaliers peuvent être construits soit :

- En bois pour assurer en même temps une fonction décorative.

COUR BDM normal1 - 84 –


- En métal : pour la structure porteuse avec marches en tôle pliée ou en
bois.

En béton armé avec revêtement de la structure par des dalles de marche.

COUR BDM normal1 - 85 –


2.1) Les escaliers se distinguent par leur forme :

- Escaliers à gradins réguliers, appelés : escaliers droits.

- Escaliers à ligne moyenne courbe appelés : escaliers balancés ou


hélicoïdaux.

COUR BDM normal1 - 86 –


III. TERMINOLOGIE DES ESCALIERS

Marche : dessins horizontal d’un gradin où le pied s’appuie pour monter ou


descendre l’escalier.
Large de 25 à 30 cm, une marche est avec ou sans le nez de marche en saillie sur la
contremarche.

Contremarche : paroi verticale qui forme le devant de la marche ; sa hauteur varie de


15 à 18 cm.

Paillasse : dalle porteuse inclinée en béton armé qui supporte le poids propre de
l’escalier, les personnes, etc. ; son épaisseur est d’environ 12 cm.

Volée : c’est l’ensemble de marche, contremarche, paillasse qui est compris entre
deux palier.

Paliers : ce sont des plates-formes en béton armé placées entre deux volées ou à
l’aboutissement d’une volée.
On distingue :
 Le palier de départ.
 Le palier intermédiaire ou de repos (lorsque la volée comporte plus de 20
marches).
 Le palier d’arrivée.

Giron : distance horizontale mesurée sur la ligne de foulée entre deux contremarches

Emmarchement : longueur de la marche comprise entre le mur et le limon, ou entre


deux limons.

Mur d’échiffre : mur qui borde l’escalier et lui sert d’appui.

COUR BDM normal1 - 87 –


B. REALISATION DES ESCALIERS

I. TRACE DE L’ESCALIER SUR LE MUR D’ECHIFFRE

- Répartir les largeurs (l) sur une horizontale


- Répartir les hauteurs (h) sur une verticale
- Repérer les marches n°1, 2, 3, 4, etc. après le tracé au trait en couleur.
- Tracer ensuite le dessous de la paillasse et des paliers éventuels.

II. COFFRAGE DES ESCALIERS

a) Coffrage de la paillasse et des paliers

Il consiste à fixer et régler les différents supports.

Disposer les raidisseurs longitudinaux - bastings ou chevrons-

- inclinés suivant la pente de la paillasse


- horizontaux pour les paliers.
Ces raidisseurs sont appuyées sur des étais.

COUR BDM normal1 - 88 –


Disposer les raidisseurs transversaux - chevrons ou planches-
horizontalement tous les 50 cm d’axe en axe sur les raidisseurs
longitudinaux.

Disposer la peau du coffrage constituée de planches qui reposent sur le


platelage précédent constitué par les raidisseurs longitudinaux et
transversaux.
L’on pourra habiller la peau du coffrage à l’image des planchers béton armé.

b) Coffrage des rives

Le coffrage de la joue de la paillasse s’effectue identiquement à celle d’un


linteau avec par exemple :

- Des montants qui raidissent la paroi coffrante.


- Une butée en pied de joue, par exemple un liteau cloué.
- Un buton stabilisateur qui prend appui sur le plateau débordant.

COUR BDM normal1 - 89 –


Le coffrage des rives de paliers est maintenu : par des cales triangulaires
clouées ou par un chevron fixé sur le platelage.

c) Coffrage des contremarches

Les planches coffrantes des contremarches sont maintenues à hauteur


voulue par clouage sur les taquets verticaux.
Ces derniers sont fixés sur la joue de rive d’une part, et sur une planche
latérale le long de la paillasse.
Au fur et à mesure du clouage, des taquets horizontaux viennent « buter »

le pied des contremarches et un liteau filant relie les dessus.

III. FERRAILLAGE DES ESCALIERS

L’armature est un quadrillage à l’instar des planchers en béton armé ; elle est
constituée d’aciers porteurs et d’aciers de répartition perpendiculaires aux aciers
porteurs.
Les aciers porteurs sont parallèles à la pente de l’escalier.
Aux extrémités, il est prudent de mettre des armatures à la partie supérieure
(aciers chapeau) pour absorber les efforts de traction dus aux encastrements.

COUR BDM normal1 - 90 –


IV. COULAGE DU BETON

Les opérations de préparation et de mise en œuvre du béton des escaliers sont


identiques à celles des planchers.

V. DECOFFRAGE DES ESCALIER

La procédure est identique à celle des planchers.

COUR BDM normal1 - 91 –


MACONNERIES

FABRICATION DES BLOCS DE TERRE COMPRIME

FABRICATION DES MORTIERS DE CIMENT

FABRICATION DES PARPAINGS

REALISER L’APPAREILLAGE EN PARPAING

LES ENDUITS

COUR BDM normal1 - 92 –


A / FABRICATION DES BLOCS DE TERRE
COMPRIME

I / GENERALITES

1 / DEFINITION – LES TYPES DE BLOCS


Les Blocs de Terre Comprimée (BTC) sont des petits éléments de maçonnerie de
forme parallélépipédique dont les dimensions varient selon les types de presses et
les moules qui leur sont adaptés.
Ce sont principalement des blocs pleins qui sont utilisés pour la réalisation de murs
de 15, 30 ou 45 cm d'épaisseur.
Le poids d’un bloc est de l'ordre de 6 à 8 kg.
La dimension nominale la plus courante est aujourd'hui de 29. 5 x 14 x 9 cm (L x l x
h).
LES DIFFERENTS TYPES DE BLOCS
Les genres de blocs couramment utilisés sont:
Blocs pleins
Ils sont principalement de forme prismatique (parallélépipèdes, cubes, hexagones
multiples…). Leur usage est très divers.

2 / LES TYPES DE BLOCS

Blocs évidés
On observe généralement de 5 à 10% d'évidement.

COUR BDM normal1 - 93 –


Les évidements améliorent l'adhérence du mortier et allègent les blocs.

Certains blocs évidés permettent la réalisation de chaînages (coffrage perdu).

3 / LE CYCLE DE PRODUCTION

Le cycle de production de blocs de terre comprimée stabilisée au ciment se


présente comme suit :

TABLEAU DU CYCLE DE PRODUCTION

EXTRACTION
EXTRACTION

SECHAGE

PREPARATION BROYAGE

TAMISAGE

DOSAGE SEC

MELANGE MELANGE HUMIDE

REACTION
COUR BDM normal1 - 94 –
DOSAGE

PRESSAGE PRESSAGE

DEMOULAGE

CURE HUMIDE
CURE
SECHAGE

STOCKAGE STOCKAGE

II / MODE OPERATOIRE

1 / PREPARATION MANUELLE

a / Désagrégation manuelle
La terre sera bien étalée et désagrégée sur une surface dure de préférence.

b/ Tamis fixe manuel


On jette la terre au sommet du tamis, incliné à environ 50°. En jouant sur son
inclinaison, on peut diminuer les refus.

COUR BDM normal1 - 95 –


Tamis suspendu
Le tamis est légèrement oblique pour évacuer les refus et animé d'un mouvement
alternatif.

LE DOSAGE

Le matériel de dosage

Dosage de la terre, du sable et du gravier


Après avoir rempli le volume doseur, il faut bien égaliser la surface et l'araser en se
repérant sur les bords du doseur avec le manche d'une pelle, par exemple.

Dosage de l'eau

COUR BDM normal1 - 96 –


Il est difficile de fixer à priori le volume d'eau précis pour obtenir la teneur en eau
optimum de compactage, car celle-ci dépend de l'humidité naturelle des constituants
(terre, sable…) qui est très variable. L'opérateur déterminera le dosage par son
expérience.

Dosage du ciment

Les quantités usuelles oscilleront entre 5 et 15 kg.


Pour un dosage par division du sac (1/2 sac ou 1/3 ou 1/4 ou 1/5…), le contenu de
celui-ci sera réparti en une fois dans le nombre adéquat de récipients (habituellement
des seaux) de telle manière que chaque récipient soit rempli également. Pour une
division en 1/3 de sac, il faudra 3 seaux ; en 1/4 de sac, 4 seaux, etc.

Répartition du ciment en 4 parts égales

COUR BDM normal1 - 97 –


TABLEAU INDICATIF DES DOSAGES
Masse volumique terre : 1 300 kg/m3, masse volumique ciment : 1
250 kg/m3
NB : les chiffres de ce tableau ne sont pas valables pour des masses
volumiques différentes.
Dosage en % Nombre Exemples de dosages pour
de ciment brouettes de briqueterie
terre pour 1 sac
de ciment

4 16 1/8 sac ciment ≈ 5 l ≈ 6.25 kg


pour 2 brouettes de terre

6 11 1/5 sac ciment ≈ 8 l ≈ 10 kg


pour 2 brouettes de terre
(dosage à 6.4 %)

8 8 1/4 sac ciment ≈ 10 l ≈ 12.5 kg


pour 2 brouettes de terre
(dosage à 10.7%)

10 6 1/2 1/3 sac ≈ 13.3 l ≈ 16.67 kg


pour 2 brouettes de terre
(dosage à 10.7%)

12 5 1/2 1/5 sac + 1/6 sac ≈ 8 l + 6.67 l


≈ 14.67 l = 18.33 kg pour 2
brouettes

COUR BDM normal1 - 98 –


LE MELANGE
Le malaxage se fait d'abord à sec puis l’on procède ensuite au mélange humide par
aspersion progressive.
Si l'humidification est trop brutale, il sera très difficile de mélanger les parties
humides avec les parties sèches.

ETAPE 1: VERSER LES MATERIAUX SECS (TERRE SABLE CIMENT)

ETAPE 2: COMMENCER LE MELANGE AU SOL EN RETOURNANT LE TAS AVEC LA


PELLE

COUR BDM normal1 - 99 –


ETAPE 3: RETOURNER UNE DEUXIEME FOIS LE TAS EN CREUSANT UNE
TRANCHEE VERTICALE POUR QUE LA TERRE COULE

ETAPE 4: HUMIDIFIER LES MELANGE A l’AIDE D’UN ARROSOIR

COUR BDM normal1 - 100 –


ETAPE 5: RETOURNER A NOUVEAU LE TAS ET CONTINUER A VERSER LA TERRE
AU SOMMET DU TAS POUR QU’ELLE COULE

ETAPE 6: RETOURNER UNE DEUXIEME FOIS LE TAS HUMIDE EN CONTINUANT


DE L’ARROSER SI NECESSAIRE

COUR BDM normal1 - 101 –


Disposition spatiale

Il est intéressant d'utiliser le retournement du tas comme mode de transport de la


terre vers la presse. Pour cela, on placera le stock de matériaux secs (terre, sable,
gravier, ciment…) à 6 à 8 m de la presse et le stockage d'eau ou point d'eau au
milieu, soit à 3 ou 4 m du stock de matériau et de la presse. Ce procédé garantit que
les tas seront bien retournés le nombre de fois requises.

COUR BDM normal1 - 102 –


LE PRESSAGE
PRESSAGE
ETAPE 1: CHARGEMENT DU MOULE

ETAPE 2: FERMETURE DU MOULE - BLOCAGE

COUR BDM normal1 - 103 –


ETAPE 3: PRESSAGE

ETAPE 4: DEBLOCAGE - OUVERTURE DU MOULE

COUR BDM normal1 - 104 –


ETAPE 5: DEMOULAGE

ETAPE 6: DEBLOCAGE - OUVERTURE DU MOULE

COUR BDM normal1 - 105 –


Lors du démoulage, la surface de contact entre les mains et le bloc doit être la plus
grande possible afin de réduire la pression sur le bloc. Il faut éviter de toucher les
arêtes qui sont très fragiles.

COUR BDM normal1 - 106 –


LA CURE ET LE SECHAGE LE STOCKAGE
CURE ET SECHAGE

Les blocs doivent non seulement être abrités du soleil et du vent, mais maintenus en
ambiance humide et chaude à l'aide de bâches ou feuilles plastiques absorbant la
chaleur (de couleur noire), avec une fermeture aussi étanche que possible. La durée
de cette cure humide et chaude dépend aussi du climat.
Elle sera au minimum de 7 jours et si possible de 14 jours. La cure complète
est de 28 jours.

COUR BDM normal1 - 107 –


Le stockage

Le sol doit être bien plan et dur pour que les piles soient d'aplomb.
Les blocs sont posés soit à plat, soit sur champ.
Pour des blocs fragiles, où le stockage est séparé, on n’excède pas des piles de 5 à
6 blocs.
S'ils sont résistants, en stockage direct on peut faire des piles de 10 à 15 blocs.
On peut aménager des petits espaces entre les piles pour le passage des doigts ; ce
qui évite de faire glisser les blocs et de les abîmer.

COUR BDM normal1 - 108 –


APPLICATION : PRODUCTION DES BTC

On donne :
- un descriptif des blocs
- de l’outillage et du matériel
- des matériaux
- un temps de travail

On demande :
- de produire les blocs

On exige :
- une préparation des granulats conforme aux prescriptions
- le respect du dosage prescrit
- un mélange des granulats, un pressage des blocs et leur stockage
conforment au mode opératoire
- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 109 –


EXTRAIT DE DEVIS DESCRIPTIF
DESCRIPTIF DES BLOCS

Les maçonneries seront en blocs de terre comprimée BTC de 29.5 x 14


x 9. Le dosage en ciment sera de 8% ; dosage pondéral.
Les BTC seront convenablement choisis et devront avoir une surface
régulière et une bonne résistance.
Ils ne devront avoir aucune défectuosité telle que fissures, déformations ou
arrachement. Les faces destinées à être enduites seront rugueuses et présenteront
une bonne adhérence.
Ils ne pourront être mis en œuvre avant que la plus grande partie de leur
retrait ne soit effectué. Ils seront protégés contre le rayonnement solaire
en phase de cure.
Le délai minimum d’emploi à dater de la fabrication est de deux
semaines

COUR BDM normal1 - 110 –


Séquence 2

FABRICATION DES MORTIERS

LE MORTIER

COMPOSITION

GRANULATS LIANT EAU


Essentiellement Généralement Qui doit être
du sable de du ciment propre
MORTIER = diamètre + +
compris entre
0,1 et 5 mm

NB : Donner des notions sur le mortier bâtard (ciment + chaux) qui reste quasiment
inconnu dans nos habitudes de construction.

DOSAGE

Le dosage indicatif en liant (ciment) se situe entre 250 kg et 400 kg de ciment par m3
avec un dosage courant de 300 kg/m3.

LE MATERIEL POUR PREPARER MANUELLEMENT LE MORTIER

PELLE – BROUETTE – SEAU

COUR BDM normal1 - 111 –


COUR BDM normal1 - 112 –
GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER (1/6)

FABRICATICATION DU MORTIER / ETAPE 1

Sur une aire plane et propre, disposer d’abord le sable nécessaire puis verser sur
celui-ci le ciment nécessaire.

COUR BDM normal1 - 113 –


GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER (2/6)

FABRICATION DU MORTIER / ETAPE 2

Procédez au mélange à sec en reconstituant le tas à côté.

Renouvelez l’opération deux à trois fois afin d’obtenir un mélange bien homogène

COUR BDM normal1 - 114 –


GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER (3/6)

FABRICATION DU MORTIER ETAPE 3

Constituer un cratère au centre du mélange et verser une partie de l’eau nécessaire


dans la cavité formée au milieu du tas.

COUR BDM normal1 - 115 –


GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER

FABRICATION DU MORTIER / ETAPE 4

A l’aide de la pelle, poussez les bords du tas vers le centre, puis mélangez
soigneusement l’ensemble.

Ajouter le reste de l’eau petit à petit.

COUR BDM normal1 - 116 –


GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER (5/6)

FABRICATION DU MORTIER / ETAPE 5

Mélangez pour bien homogénéiser l’ensemble en cisaillant le tas avec la pelle.

COUR BDM normal1 - 117 –


GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER (6/6)

FABRICATION DU MORTIER / ETAPE 6

L’on reconnaîtra le bon mortier par la consistance de la pâte qui doit être épaisse et
homogène.
Elle devra être adhérente sur une truelle inclinée.

COUR BDM normal1 - 118 –


APPLICATION - GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER

On donne :

- l’extrait de devis descriptif


- le volume du mortier à réaliser Vm = 0,2 m3
- un temps de travail

On demande :

- calculer la quantité de ciment nécessaire


- calculer le volume de granulats nécessaires

On exige :

- des quantités exactes


- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 119 –


APPLICATION - GACHER MANUELLEMENT LE MORTIER

On donne :

- l’extrait de devis descriptif


- les matériaux
- l’outillage et le matériel
- un temps de travail

On demande :

- préparer manuellement le mortier

On exige :

- le respect de la quantité de chaque constituant


- un mortier homogène
- une pâte épaisse et adhérente sur une truelle inclinée
- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 120 –


APPLICATION – EXTRAIT DU DESCRIPTIF

SUPERSTRUCTURE - BETON - BETON ARME - MACONNERIE

- Béton armé pour poutres, poteaux et raidisseurs


Dosé à : 350 kg de CPA 45
800 l de gravillons
400 l de sable
Armatures suivant plans de ferraillage.
L’on devra veiller à la parfaite géométrie, verticalité, horizontalité , équerrage
de l’ensemble des ouvrages .

- Béton pour couronnement


Dosé à : 350 kg de CPA 45
800 l de gravillons
400 l de sable
Armatures suivant plans de ferraillage.
L’on devra veiller à la parfaite géométrie, verticalité, horizontalité, équerrage
de l’ensemble des ouvrages.

- Murs en parpaings

- Murs côtés 15 seront exécutés en agglos de 15, enduits sur les deux faces et
hourdés au mortier ordinaire dosé à 300 kg de ciment CPA
- Tous les agglos seront humidifiées au moment de leur mise en œuvre

- Murs en briques

- Murs côtés 22,5 cm seront exécutés en double épaisseur de briques,


épaisseur des joints 1 cm.

ENDUITS

Enduits extérieurs
- En trois (3) couches : deux couches d’enduit en mortier ordinaire dosé à 300
kg de ciment CPA et une couche d’enduit tyrolien. La couche
d’accrochage sera dosée à 600 kg de CPA. L’enduit fini aura une épaisseur
de 0,025 et sera appliquée sur toute la surface de la maçonnerie
extérieure.

Enduits intérieurs
- Les enduits intérieurs seront en mortier ordinaire dosé à 300 kg de ciment
CPA. Cependant la couche d’accrochage sera dosée à 600 kg de CPA.
Enfin Ils seront exécutés à la règle et soigneusement lisses.

COUR BDM normal1 - 121 –


Plaquettes
- Le mur du comptoir, sera réalisé en parpaing de 10 et revêtu de plaquettes
en terre cuites posées sur un enduit ciment.

COUR BDM normal1 - 122 –


Séquence 3

FABRIQUER DES PARPAINGS

COUR BDM normal1 - 123 –


SEANCE 1 GENERALITE

DEFINITION – LES TYPES DE PARPAINGS

Tout comme les BTC, les Parpaings sont des petits éléments de maçonnerie de
forme parallélépipédique dont la longueur et la hauteur sont respectivement de 40
cm et 20 cm.
Ce sont principalement des éléments pleins ou creux qui sont utilisés pour la
réalisation de murs de 10, 15 ou 20 cm d'épaisseur.

LES DIFFERENTS TYPES DE PARPAINGS


Qu’ils soient pleins ou creux, nous distinguons essentiellement trois types de
parpaings en fonction de leur épaisseur :

PARPAINGS CREUX

COUR BDM normal1 - 124 –


PARPAINGS PLEINS

Parpaings avec corniches

PARPAINGS CREUX

PARPAINGS PLEINS

COUR BDM normal1 - 125 –


LE MORTIER UTILISE

Constitution

Sable + petit gravier + ciment + eau


(Sable mélange)

Dosage

Le dosage courant sera de :

4 BROUETTES DE 1 SAC DE CIMENT


EAU
SABLE MELANGE

Consistance

Le mélange devra avoir une consistance ferme.

COUR BDM normal1 - 126 –


SEANCE 2 : MODE OPERATOIRE

LE MOULE MANUEL

Le moule manuel pour la fabrication des parpaings est généralement un moule


métallique constitué essentiellement de deux parties :
 Le négatif
 Le moule

LE NEGATIF – Partie interne

LE MOULE – Enveloppe

COUR BDM normal1 - 127 –


LA FABRICATION DES PARPAINGS – MODE OPERATOIRE

1. ETAPE 1 : GRAISSER ET PLACER LE NEGATIF DANS LE MOULE

2. ETAPE 2 : VERSER LE MORTIER ASSEZ SEC PUIS TASSER


ENERGIQUEMENT

3. ETAPE 3 : RETOURNER LE MOULE

4. ETAPE 4 : DEMOULER EN SOULEVANT LE MOULE

COUR BDM normal1 - 128 –


5. ETAPE 5 : RETIRER SOIGNEUSEMENT LE NEGATIF

COUR BDM normal1 - 129 –


6. ETAPE 6 : REALISER LA CURE EN PROTEGEANT LES PARPAINGS DU
SOLEIL ET EN LES ARROSANT AFIN D’OBTENIR UN SECHAGE LENT.

COUR BDM normal1 - 130 –


APPLICATION : FABRICATION DES PARPAINGS

On donne :
- un descriptif des parpaings
- de l’outillage et du matériel
- des matériaux
- un temps de travail

On demande :
- de produire les parpaings

On exige :

- une préparation du mortier conforme aux prescriptions


- des parpaings aux dimensions requises
- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 131 –


EXTRAIT DE DEVIS DESCRIPTIF

DESCRIPTIF DES PARPAINGS

Les maçonneries seront en parpaing creux de 15 x 20 x 40.


Le mortier sera dosé à 250 kg/m3 de ciment classe 45. Les parpaings
seront convenablement choisis et devront avoir une surface régulière et
une bonne résistance.

Ils ne devront avoir aucune défectuosité telle que fissures,


déformation ou arrachement. Les faces destinées à être enduites seront
rugueuses et présenteront une bonne adhérence.

Les parpaings ne pourront être mis en oeuvre avant que la plus


grande partie de leur retrait ne soit effectué. Le délai minimum d'emploi à
partir de leur date de fabrication est de deux (2) semaines à moins que
le durcissement n'ait été accéléré par étuvage.

COUR BDM normal1 - 132 –


Séquence 4

REALISER L’APPAREILLAGE EN PARPAING

COUR BDM normal1 - 133 –


SEANCE 1 : OUTILLAGE UTILISE

LES INSTRUMENTS DE MESURE

LE METRE A RUBAN

LES DIVISIONS DU METRE

LE METRE PLIANT

COUR BDM normal1 - 134 –


LE NIVEAU A BULLE

Instrument servant à déterminer ou à contrôler l’horizontalité d’un plan

Lorsque le plan est horizontal, la bulle reste entre les deux traits repérés sur le tube.
Dans le cas contraire, la bulle se déplace vers le côté le plus haut.

Le plan est incliné, le côté le plus haut est à droite. La bulle flotte dans cette direction

Le plan est incliné, le côté le plus haut est à gauche. La bulle flotte dans cette
direction

COUR BDM normal1 - 135 –


AUTRES INSTRUMENTS

COUR BDM normal1 - 136 –


COUR BDM normal1 - 137 –
LA MISE A NIVEAU A L’AIDE DU NIVEAU A BULLE

1. Remplir deux seaux de maçon de sable et renverser sur une aire de travail

2. mettre de niveau le seau 1 à l’aide du niveau à bulle

si le seau n’est pas de niveau, la bulle n’est pas au milieu de la fiole

par touches légères sur le seau et par contrôle visuel de la bulle, amener le seau à
l’horizontalité

3. Chercher le niveau du seau 2 par rapport au seau 1 :


 Pour cela, placer une règle sur le seau 1 et le seau 2
 Placer le niveau à bulle sur la règle
 Vérifier le contact horizontal sur les seaux
 Procéder au contrôle visuel
 La bulle doit être au milieu du fiole si le seau est de niveau

COUR BDM normal1 - 138 –


LA MISE D’APLOMB A L’AIDE DU FIL A PLOMB

1. Remplir un seau de maçon de sable et y planter une règle de 2 mètres de


long.

2. Mettre la règle d’aplomb :


La règle est inclinée vers la droite, le plomb n’affleure pas l’arête de la règle : il s’agit d’un surplomb

La règle est inclinée vers la gauche : il s’agit d’un talus

La règle est bien verticale ; le plomb affleure l’arête de la règle : il s’agit de l’aplomb

COUR BDM normal1 - 139 –


L’EQUERRAGE

L’équerre de maçon est un outil de contrôle. Elle sert à tracer ou à vérifier un angle
droit.

Si les deux côtés de l’équerre ne coïncident pas avec les deux plans de contact,
c’est que l’angle n’est pas droit.

Si les deux côtés de l’équerre coïncident avec les deux plans de contact, l’angle
formé par les deux plans est droit.

COUR BDM normal1 - 140 –


APPLICATION

On donne :

- un rectangle de dimensions 1,56 m sur 1,23 m


- de l’outillage
- du mortier
- des parpaings
- un temps de travail

On demande :
- de tracer le rectangle sur le sol
- de poser au mortier deux parpaings de 15 x 20 x 40 à chaque angle
du rectangle tracé
- un temps de travail

On exige :

- une mise du niveau, de l’aplomb, de l’équerrage et de l’alignement


exactes
- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 141 –


SEANCE 2

LES DIFFERENTS TYPES D’APPAREILLAGE A LA FRANCAISE


DEFINITION
On appelle appareillage, le mode d’assembler des éléments entre eux.
Les différentes faces d’un élément de maçonnerie ont une appellation :

Face

Chant
Bout

LES APPAREILLAGES COURANTS


1. L’APPAREILLAGE EN PARPAINGS

Il est destiné aux éléments posés sur chant ; les éléments du rang supérieur doivent
être décalés d’une demi-longueur par rapport à ceux du rang inférieur.

2. L’APPAREILLAGE EN PANNERESSE
Les éléments sont posés à plat et décalés d’une demi-longueur d’un rang sur l’autre.

3.

COUR BDM normal1 - 142 –


L’APPAREILLAGE EN BOUTISSE

Les éléments sont posés à plat et décalés d’une demi-largeur d’un rang à l’autre

4. L’APPAREILLAGE COMPLEXE

Il associe les rangs en boutisse et les rangs en panneresse

COUR BDM normal1 - 143 –


LA FABRICATION DU MORTIER DE JOINTURE

Le mortier de jointure est constitué par un mélange de sable fin, de ciment et


d’eau
Le dosage se présente comme suit :

Mortier de jointure = 1 volume de ciment + 3 volumes de sable fin +


eau

COUR BDM normal1 - 144 –


LA REALISATION D’UN APPAREILLAGE EN PARPAINGS

1. TRACER AU SOL LES LIMITES DU MUR

2. PREPARER ET DRESSER UN PREMIER LIT DE MORTIER A UNE


EXTREMITE DU MUR

3. POSER LE PREMIER PARPAING SUR LE MORTIER


Effectuer un mouvement de va et vient pour bien assiser le parpaing

COUR BDM normal1 - 145 –


4. ENLEVER L’EXCEDENT DE MORTIER AVEC LE DOS DE LA TRUELLE
CONTRE LE PARPAING

5. POSER LE PARPAING SUIVANT EN COMPRIMANT LE JOINT VERTICAL.


veillez au niveau et à l’alignement à l’aide des cordeaux

6. POSER LA DEUXIEME RANGEE EN SUIVANT LES MEMES


INSTRUCTIONS que pour la première. veillez à la bonne répartition des joints,
à la côte de hauteur et éviter le coup de sabre (superposition des joints
verticaux)

COUR BDM normal1 - 146 –


COMMENT COUPER UN PARPAING

1. TRACER SUR LES QUATRE COTES DE L’EMPLACEMENT DE LA COUPE

2. ENTAILLEZ LEGEREMENT LES QUATRE FACES AVEC LE MARTELET

3. TAPEZ D’UN COUP PLUS SEC POUR DETACHER LE MORCEAU

4. REGULARISEZ LES BORDS SI NECESSAIRE

COUR BDM normal1 - 147 –


APPLICATION

On donne :

- la vue de face du muret


- l’appareillage de la première et de la deuxième assise
- des matériaux, de l’outillage et du matériel
- un temps de travail

On demande :

- de réaliser le muret

On exige :

- le respect des alignements et de l’aplomb


- la régularité des joints
- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 148 –


LES ENDUITS

EXECUTION DES ENDUITS SUR MACONNERIE EN


AGGLOS

COUR BDM normal1 - 149 –


SEANCE 1
GENERALITES SUR LES ENDUITS

DEFINITION

Ce sont des revêtements imperméables à base de mortier qui empêchent l’eau de pénétrer dans
les parois pour limiter l’usure des murs sous l’action de la pluie et du vent.

ROLE DES ENDUITS

ROLE

PROTEGER DECORER

- assure la résistance à la - permet d’obtenir un parement


pénétration de l’eau de pluie agréable d’aspect par sa
- résiste aux écarts couleur et son état de surface
thermiques : soleil suivi de
vent
- résiste aux chocs éventuels

COUR BDM normal1 - 150 –


CONSTITUTION DES ENDUITS AU MORTIER CIMENT

Les enduits traditionnels au mortier comprennent généralement trois (3) couches

COUCHES D’ENDUIT

1° COUCHE 2° COUCHE 3° COUCHE

. Appellation : Gobetis . Appellation : corps . Appellation : couche


ou couche d’enduit de finition
d’accrochage
. Situation : repose sur . Situation : repose
. Situation : repose sur le gobetis sur le corps d’enduit
le support

COUR BDM normal1 - 151 –


LES COUCHES D’ENDUIT

LE GOBETIS

- il a pour rôle d’assurer l’adhérence de l’enduit au support


- il doit être d’une structure rugueuse pour favoriser l’accrochage de la 2è couche
- le dosage du gobetis devra être des 500 à 600 kg de ciment par m3 de mortier ;
le sable doit être tamisé et de la classe 0/3
- l’épaisseur du gobetis doit être faible inférieure à 5 mm.

LE CORPS D’ENDUIT

- Sa surface doit être plane


- Son épaisseur est de l’ordre de 10 à 20 mm, elle doit en outre être étanche
- Il est indiqué que le corps d’enduit soit exécuté 3 jours après le gobetis
- Le dosage du corps d’enduit varie de 400 à 500 kg de ciment par m3 de mortier ;
le sable doit être tamisé et de la classe 0/3

LA COUCHE DE FINITION

- La couche de finition assure les rôles suivants :


. décoration
. protection du corps d’enduit
. complément d’étanchéité
- l’épaisseur de la couche de finition doit être faible environ 5 à 7 mm
- cette couche peut être réalisée 1 à 2 jours après le corps d’enduit
- le dosage de la couche de finition varie de 300 à 400 kg de ciment par m3 de
mortier.
- le sable doit être tamisé et de la classe 0/2

COUR BDM normal1 - 152 –


APPLICATION – GENERALITES SUR LES ENDUITS MORTIER
CIMENT

LES ENDUITS

1 – DONNER LE ROLE DES ENDUITS

A–

-
-
-

B-

-
-
-

2 – CONSTITUTION DES ENDUITS AU MORTIER CIMENT

Nommez et donner les caractéristiques des différentes couches d’un enduit


traditionnel.

COUCHE 1 :

Appellation :

Situation :

Caractéristiques :

-
-
-
-
-
-

COUR BDM normal1 - 153 –


COUCHE 2 :

Appellation :

Situation :

Caractéristiques :

-
-
-
-
-
-

COUCHE 3 :

Appellation :

Situation :

Caractéristiques :

-
-
-
-
-
-

3 – DOSAGE ET ESTIMATION DES MATERIAUX

Portant des connaissances ci-dessus et des données ci-dessous, faire


l’estimation du
ciment et du sable pour 10 m² d’enduit.

DESIGNATION EPAISSEUR

COUCHE 1
3 mm
COUCHE 2
15 mm
COUCHE 3
5 mm

COUR BDM normal1 - 154 –


SEANCE 2
Mise en œuvre des enduits mortier TRICOUCHES

COUR BDM normal1 - 155 –


MISE EN ŒUVRE Ŕ LE SUPPORT

LE SUPPORT

Avant l’exécution des couches d’enduits, le support devra être préparer. Il


devra être :

- Rugueux
. piquer les surfaces trop lisses
. creuser les joints si nécessaires

- Propre
. brosser soigneusement le support
. dépoussiérer le support

- Humide
Humidifier le support mais sans excès sinon l’accrochage du mortier se fera
mal.

COUR BDM normal1 - 156 –


: MISE EN ŒUVRE – LA COUCHE D’ACCROCHAGE

LA COUCHE D’ACCROCHAGE

- Préparer le mortier gras et assez fluide


- Protéger violemment le mortier avec la truelle pour qu’il accroche et pénètre au maximum
- Retenir que l’épaisseur de mortier doit être faible et que la surface de la couche doit être
rugueuse.

COUR BDM normal1 - 157 –


MISE EN ŒUVRE - LE CORPS D’ENDUIT

LE CORPS D’ENDUIT

Préparer le mur de la façon suivante afin d’obtenir une surface plane :

Placer des taquets de repères

COUR BDM normal1 - 158 –


Garnissage Dressage

Façon d’un chemin

- Gâcher un mortier moyen pour avoir moins de retrait

- Jeter le mortier à l’aide de la truelle, sur le mur humidifié pour obtenir


une couche de 10 à 12 mm d’épaisseur.

COUR BDM normal1 - 159 –


- serrer à la taloche

- Dresser la surface à la règle

COUR BDM normal1 - 160 –


Dressage à la règle entre les chemins : mouvement de va et vient ou
louvoiement.

MISE EN ŒUVRE – LA COUCHE DE FINITION


LA COUCHE DE FINITION

- Préparer un mortier moyen avec un sable fin


- Etaler le mortier sur une faible épaisseur
- Talocher avec des mouvements circulaires

COUR BDM normal1 - 161 –


MISE EN ŒUVRE – FACON D’UNE ARETE

FACON D’UNE ARETE

Utiliser une latte avec des chevillettes ou serre joints de maçon pour la fixation de
celle-ci.

Phase 1 : ENDUIT SUR LA FACE A

- fixer la latte sur la face B


- exécuter l’enduit sur la face A

COUR BDM normal1 - 162 –


Phase 2 : ENDUIT SUR LA FACE B

- fixer la latte sur la face A


-
-
- exécuter l’enduit sur la face B

ENDUITS : CURE

RECOMMANDATIONS POUR LA PROTECTION ET LA CURE DE


L’ENDUIT

- arroser l’enduit pour qu’il sèche lentement


- éviter le soleil direct
- éviter les supports surchauffés
- éviter les temps très chauds.

COUR BDM normal1 - 163 –


APPLICATION – MISE EN ŒUVRE DES ENDUITS MORTIER CIMENT

On donne :

- les plans de maçonnerie


- le devis descriptif
- les matériaux
- l’outillage et le matériel
- un temps de travail

On demande :

- évaluer la surface de maçonnerie à enduire


- évaluer par couche d’enduit la quantité de mortier et de matériaux
nécessaires
- choisir le matériel et l’outillage nécessaires
- exécuter les trois (3) couches d’enduit nécessaires

On exige :

- une évaluation correcte des quantités


- un choix judicieux de l’outillage et du matériel nécessaires
- un mortier de bonne qualité (homogénéité, dosage …)
- une mise en œuvre correcte de chaque couche
- le respect des consignes de cure
- le respect du délai imparti

COUR BDM normal1 - 164 –


COUR BDM normal1 - 165 –

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