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Télécommunication
Chapitre 1 : Rappels sur la télévision analogique 1

I. Introduction
a. Historique et présentation du contexte

La télévision permet de transmettre des images animées. L’ancêtre de la télévision, telle qu’on la
connaît, a vu le jour dans les années 1920 ; c’était une télévision électromécanique (disque de Nipkov).
Elle avait une définition de 30 lignes et 12,5 images par seconde. La transmission se faisait sur un émetteur
radio AM ordinaire (10 kHz de bande).

Figure 1 : Premier téléviseur commercialisé

En 1935, le balayage était de 180 lignes en Allemagne et en France et de 240 lignes en Angleterre et
USA. Depuis, au cours des années, la technologie a progressé de telle façon que la télévision analogique
noir et blanc est passée à la couleur (années 1950-1960) puis actuellement au numérique.

Les premiers pas en numérisation des signaux vidéo datent de 1965-66 en même temps apparaissaient, les
transmissions numériques et la commutation électronique. Les études sur la télévision numérique ont alors
débuté, dans les années 1980. A la fin des années 80, les algorithmes de compression sont apparus et ont
permis de réduire le débit nécessaire à la transmission d’images. En même temps, grâce au progrès de
l’intégration qui permettait de réaliser des circuits à des prix abordables, on a pu concevoir des systèmes
compétitifs niveau coût. Le premier essai, grand public, d’émission numérique a eu lieu en 1994 aux USA
(succès immédiat) par la diffusion satellite. Indépendamment l’Europe a aussi travaillé à l’étude et la
normalisation de systèmes numériques de diffusion TV qui ont donné le projet DVB (Digital Video

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Broadcasting) en 1993. En Europe, c’est Canal+, sur ASTRA1 qui a lancé les premières émissions
numériques régulières en 1996.

b. Principe général d’une diffusion


Au Départ les services audiovisuels sont de trois types :
 Communication pour les télécommunications (téléphone)
 Interactif pour l’informatique (internet)
 Diffusion pour le secteur loisir (télévision)

Actuellement, ces trois services, qui, jusqu’à maintenant, avait chacun son type de transmission, se
rejoignent et on assiste à une fusion de ces modèles au niveau de l’émission, la propagation et la réception.
Les services de production étant toujours différents. Le schéma de base d’une architecture d’un système de
communication audiovisuelle est le suivant (figure 2) :

Figure 2 : Architecture d’un système de communication audiovisuelle

Les différents types de canaux de transmission ainsi que leurs caractéristiques sont donnés dans le tableau
ci-dessous (Tableau 1) :

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Tableau 1 : Canaux de transmission ainsi que leurs caractéristiques.

La production est faite par un émetteur, l’utilisation se fait à l’aide d’un récepteur, ces terminaux
portent le nom de : ETTD (Equipement Terminal de Traitement des Données) ou DTE en anglais (Data
Terminal Equipement).

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La télévision consiste donc, en une chaîne de traitement de données qui est composée de deux parties :
l’analyse et la synthèse (figure 3) :

 L’analyse transfert l’espace objet (vie quotidienne en 3D+t : tridimensionnelle et mobile) en un plan
à deux dimensions spatiales et une temporelle (2D+t). Le capteur est la caméra.
 Le signal électronique résultant (signal vidéo et audio) de cette analyse est transmis via un support
(satellite, câble, faisceau hertzien)
 La synthèse permet de restituer, sur un plan des images (deux dimensions spatiales et une temporelle)
aussi fidèlement que possible, le plan d’analyse. Le récepteur est le téléviseur.

Figure 3 : La télévision.

Les différents moyens de transmission présentent donc des caractéristiques générales communes mais
demandent cependant des techniques de transmission différentes.

Par exemple, il est difficile de retenir un type de modulation. On a donc pour chaque support de
transmission défini un type de modulation numérique qui tient compte de :

 L’occupation spectrale
 La résistance aux distorsions et aux perturbations du type de modulation
 La simplicité des circuits modulateurs et démodulateurs.

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La chaîne de transmission type est donc (figure 4) :

Figure 4 : Chaîne de transmission type.

II. Télévision analogique


a) La télévision noir et blanc

Une chaîne de diffusion de l’image est donnée ci-dessous, ce schéma bloc (figure 5) nous montre
les différentes étapes que subit une séquence audio-vidéo en vue d’une diffusion.

Figure 5

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 Création d’une image

La première étape de la transmission audiovisuelle consiste en l’analyse de l’espace réel qui est
tridimensionnel et temporel à la fois. Cet espace va être transformé en un plan à deux dimensions spatiales
(image) et une dimension temporelle (séquence d’images).

L’espace réel (une scène) (figure 3) va être capté à l’aide d’un dispositif de prise de vue qui va créer un
flux lumineux de cette scène. Ce flux lumineux contient une infinité d’informations que l’on ne peut pas
analyser ainsi. Il va donc être échantillonné à deux dimensions (trames, lignes et points lumineux), on
définit alors une image de la scène constituée de points d’images élémentaires ou pixels (picture elements).

Le nombre de pixels par ligne va être fonction du pouvoir séparateur de l’œil humain (persistance
rétinienne: 1/15 s et pouvoir séparateur de l'œil: 1minute d'angle). Le problème est donc de transformer une
image (flux lumineux de points) en un signal électrique mono-dimensionnel (signal vidéo).

Deux formats coexistent : Historiquement, le format 4 / 3 était le seul jusqu’au début des années 1990.
Ensuite, le format 16 / 9, plus adapté à la vision humaine est apparu,et s’est peu à peu imposé.

Figure 6 : Formats d’image.

Les tailles d’écrans sont repérées par la longueur d de la diagonale, exprimée en pouces (1 pouce ⇔
2,54 cm)

 Balayage entrelacé
1) Fréquences de balayage

Les premières émissions de télévision utilisaient le balayage progressif pour enregistrer l’image sous
forme de signal électrique. Mais pour des raisons techniques (rayonnement des transformateurs
d’alimentation, filtrages imparfaits), il a fallu utiliser des fréquences images liées à celles du secteur
alternatif : 50 Hz en Europe et 60 Hz aux USA.

Pour limiter l’effet visuel de ces imperfections, on a choisi une fréquence image de 25 images /s en
Europe et 30 images/s aux USA en rapport avec la persistance rétinienne et l'utilité de reproduire les films

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de cinéma qui ont 24 images/s. Il existe maintenant des télévisions à 100 Hz qui ont 25 images/s formées
de chacune de 2x2 trames.

Le balayage entrelacé (figure 7)(astuce géniale inventée en 1927), transmission d’une première trame
(champ ou field en anglais) composée de lignes impaires de l’image puis d’une deuxième composée des
lignes paires, permettait de doubler la fréquence de rafraîchissement de l’écran (50 ou 60 Hz au lieu de 25
ou 30 Hz, et ceci sans augmentation de bande passante pour un nombre de lignes qui était de 455 en France
et 441 aux USA et en Allemagne.

Figure 7

Ce qui donne pour une image (figure 8):

Figure 8

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Le spot de balayage n’explore, dans un premier temps, que les lignes impaires en sautant les lignes
paires, puis il remonte sur les lignes paires. Il les explore en sautant les lignes impaires.

Le schéma ci-dessous réduit sur 5 lignes montre le mécanisme de balayage :

Le début du balayage se fait sur la ligne 1, un aller-retour conduit au début de la ligne 3, idem
jusqu’à la ligne 5 qui n’est explorée qu’à moitié ; le spot remonte au milieu de la ligne 1 et va explorer les
lignes 2 et 4 ; puis remonte au début de la ligne 1, etc… On note donc, sur cet exemple, un temps de retour
ligne et un temps de retour trame (field). Pendant ces différents temps, le spot doit être supprimé afin de ne
pas créer, par ses retours, des signaux supplémentaires qui parasiteraient l’image utile. On parle donc de
temps de suppression de retour ligne et de temps de suppression de retour trame. Ces différents temps sont
mis à profit pour transmettre des informations diverses.

2) Nombre de lignes

L’image en télévision est formée par un certain nombre de pixels, de forme carrée. (Cette forme
permet de faciliter certains traitements vidéo) La définition correspond au nombre de pixels horizontaux et
verticaux qui forment l’image.

 Définition standard (SD) :


Elle comprend 625 lignes horizontales, dont seulement 576 sont visibles (correspondent à la
formation de l’image). Les autres (49), sont dédiées à la synchronisation, à des séquences test, aux
télétextes. En format 4/3, chaque ligne comprend donc en théorie 4/3×576 = 768 pixels ; cette valeur est

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ramenée en pratique à 720 pixels par ligne. Une image SD, au format 4/3 est donc formée de 720×576
pixels, soit un peu plus de 400000 pixels ; cette définition correspond à la qualité du DVD.

En format 16/9, chaque ligne comporte 16/9×576 = 1024 pixels ; une image SD au format 16/9 est
donc formée théoriquement de 1024×576 pixels, soit près de 600000 pixels.

En supposant que cette image soit numérisée, avec un codage de chaque pixel sur 8 bits, ceci
nécessiterait un débit binaire considérable de l’ordre de 80 Mbits/s (25×8×400000). Cette forme de
numérisation à la source n’est cependant pas utilisée, car ce type de signal numérique se prête mal aux
manipulations (effets vidéo, trucages…)

 Autres définitions : 720p :


 720p : L’image est formée de 720 lignes, avec balayage progressif ; le format est 16/9. Chaque
ligne comporte ainsi 1280 pixels (16/9×720) ; chaque image est formée de plus de 900000 pixels.
Cette définition a été un temps dénommée « HD Ready »

 1080i ou 1080p : L’image comprend 1080 lignes, avec balayage entrelacé (i) ou progressif (p) ;
C’est la TVHD ou télévision haute définition. (Nommée encore « Full HD ») En HD, la définition
(hor×vert) est ainsi de 1920×1080 pixels. Chaque image est formée de près de 2 millions de pixels,
soit presque 5 fois plus qu’en SD.

Le champ naturel de la vision est au format 16/9. Mais les impératifs technologiques de l'époque ont
permis d'assurer un format de 4/3 qui est maintenant passé à 16/9.

Le nombre de lignes minimum par image a été fixé à la suite d’un compromis entre la physiologie de
l’œil (1' d'angle) et le coût. Le nombre minimal de 520 lignes fixé permet de donner à l'œil une impression
d'image continue.

En plus, une autre contrainte intervient: ce nombre doit être impair afin de donner le format
rectangulaire (4/3).
Donc le nombre minimal de lignes est de 521.

Les standards de TV grand public ont donc comme nombre de lignes:

 NTSC (National Telecommunication System Commitee) standard américain à 525 lignes


 PAL (Phase Alternative Line)
 SECAM (Séquentiel A Mémoire) procédés européens à 625 lignes dont 576 lignes actives
entrelacées en deux champs de 288 lignes.

Chaque début de ligne est repéré par un top, on va donc définir une fréquence ligne. Cette fréquence ligne
doit être en parfait accord avec la fréquence trame. La fréquence ligne et la fréquence trame devront donc
être issues du même oscillateur pilote. Le CCIR avait fixé cette fréquence à 31250Hz.

Soit 31250/2 = 15625 Hz pour la fréquence ligne et 31250/5/5/5/5 = 50 Hz pour la fréquence trame.

On obtient

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Le tableau ci-dessous (tableau 2) montre la répartition entre les lignes utiles et les autres:

Tableau 2 : Répartition des lignes

Pour obtenir une qualité d’image optimale, il faudrait la même définition horizontale et verticale
(même écartement entre deux lignes successives et deux pixels consécutifs). Or il n’en est rien avec le
format téléviseur de 4/3.

Avec ce format, on obtient 625 x 4/3 = 833,333 points par ligne en théorie.

Le choix a été fait de 864 points par ligne. Ce nombre de points est fictif car nous sommes en
analogique mais il conditionne le nombre de pastilles luminescentes à placer sur chaque ligne.

A ce stade-là, tous les systèmes avaient en commun, les caractéristiques suivantes :

 Un balayage entrelacé d’ordre 2 qui est le meilleur compromis entre papillotement et bande
passante nécessaire à la transmission du signal vidéo.

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 Un signal d’image composite unique (VBS, Video Baseband Signal) comprenant le signal
d’image utile et les signaux de synchronisation et de suppression.

A la suite de nombreuses négociations, des standards sont mis en place par le Comité Consultatif
International des Télécommunications (CCIT devenu depuis UIT).
Les caractéristiques principales du standard européen sont mises au point en 1949 (excepté pour la
France et la Grande Bretagne), celles du standard américain l’avaient été en 1941 (tableau 3).

3) Signal vidéo monochrome (noir et blanc)

Le balayage d’une ligne permet de déterminer par rapport l’axe des temps les différents niveaux de
monochrome contenu dans l’information.

Ce balayage donne naissance à un signal vidéo qui donne sous forme de tension électrique l'image
de la luminosité reçue par chaque points de la ligne. Chaque ligne est séparée par un signal de
synchronisation ligne

Le balayage trame (des lignes impaires ou paires) nécessite aussi une synchronisation trame.

Le schéma ci-dessous (figure 9) décrit la création d'un signal vidéo monochrome.

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Avec 25 images complètes par seconde (40 ms pour une image complète) et 625 lignes par image,
le balayage d’une ligne se fait en TL= 64 µs et donc avec une fréquence de fL = 15 625 Hz.

La fréquence d’horloge générale est le double fO= 31 250 Hz.

La fréquence image est de fI= 25 Hz et la fréquence trames ou champs (fields) fT = 50 Hz d’où TT


= 20 ms.

On considère comme raisonnable, un retour ligne de 12 µs (retour rapide). Il reste 52 µs pour le


balayage des ''pixels'' visibles (cellule électroluminescentes).

Le signal vidéo comprend par trame (demi-image):

 Les signaux utiles de la trame (demi-image) ou signaux de luminance


 Les signaux de synchronisation de ligne
 Les signaux de suppression de ligne
 Les signaux de synchronisation de trame
 Les signaux de suppression de trame

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Le signal vidéo monochrome utile est un signal électrique qui contient donc des niveaux de blanc, de noir
et tous les niveaux de gris. On l’appelle signal de luminance (Y), son intensité caractérise l’illumination
plus ou moins forte de chaque pixel de la mosaïque.

Le signal vidéo composite est parfaitement normalisé.

Dans le système SECAM, ces signaux sont transcrits sur une échelle de 0 à 100 dans laquelle les
différentes parties du signal vidéo se placent comme indiqué ci-dessous.

Le niveau du noir (luminance nulle) est à 30% (correspond au 0V), le niveau du blanc (luminance
maximale) est à 100% (correspond à 0.7V). Les signaux de synchronisation sont à peu près à 0% c’est-à-
dire – 0,3V.

Le chronogramme, ci-dessous , montre le signal vidéo monochrome d’une ligne :

Une suite de lignes vidéo analogiques peut avoir l'allure suivante

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b) La télévision couleur

 Bref historique

Au début des années 1950, les Américains établissent les spécifications d’un système de télévision couleur
(NTSC National Television Standard Commitee), mise en service en 1953 , compatible avec le noir et
blanc alors en service et le parc de téléviseurs installés.
De la même façon, les téléviseurs couleur devaient pouvoir recevoir du monochrome.
Les Européens ont mis au point, 10 ans plus tard, les systèmes PAL (1960) et SECAM 1967).

 Signal vidéo couleur composite

Après de longs travaux sur la perception des couleurs et avec beaucoup d’imagination, ces standards qui
ont été mis au point puis utilisés pendant plus de 40 ans, dans le monde entier, sont construits à partir du
triple signal vidéo ‘’couleur ‘’ : Rouge, Vert, Bleu (RVB ou RGB= red, green, blue). Les couleurs
fondamentales en standard européen sont:

 La luminance du rouge est élevée (gris clair) dans les zones rouges de l'image.
 La luminance du vert est élevée (gris clair) dans les zones vertes de l'image.
 La luminance du bleu est élevée (gris clair) dans les zones bleues de l'image.

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A l ‘analyse, ce signal vidéo est fourni par la prise de vue. Il doit être visualisable sans défaut sur un
téléviseur monochrome et être contenu par le canal de télévision existant (même largeur de bande) en
donnant une image couleur de qualité.

Ce triple signal vidéo (RVB) est transformé en trois combinaisons linéaires Y, CR et CB ou Y, U, V, des
trois composantes RVB. L’opération qui génère ces composantes est l’opération de matriçage.

 La composante de luminance Y

Elle représente la luminosité de l’image du noir jusqu’au blanc en faisant intervenir toutes les palettes de
gris.
Elle est la composante majeure du signal vidéo couleur car elle contient l’essentiel des renseignements sur
la forme et la texture des objets, l’oeil étant peu sensible aux informations colorées.
Cette composante luminance, combinaison linéaire des composantes RVB, est obtenue par synthèse
additive.

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C’est un signal monochrome qui peut être interprété par un téléviseur noir et blanc :

On pose :

Si R = V = B = 0, Y = 0, correspond au noir.

Si R = V = B = 1, on doit retrouver le blanc (niveau 100% ou 1)

donc α+β+γ=100%

La formule retenue en synthèse additive est alors :

Y = O,299 R + 0,587 V + 0,114 B

On vérifie bien α+β+γ = O,299 + 0,587 + 0,114 =1

 Les composantes de chrominance CR et CB

Les composantes CR et CB représentent la coloration de l’image ; Elles sont obtenues par synthèse
soustractive

CR est la chrominance rouge, CB est la chrominance bleue.


La chrominance vert n’est pas utile (3 équations, 3 inconnues suffisent).
CR = R – Y = 0,700 R – 0,590 V – 0,110 B
CB = B – Y = 0,890 B – 0,59O V – 0,300 R
On vérifie bien que CR = CB = 0 lorsque R = V = B = 1 et Y = 1 (blanc) et aussi que C R = CB = 0 lorsque R
= V = B = 0 (noir).
Nous verrons par la suite que les différents standards mondiaux utilisent des facteurs multiplicateurs
différents pour les signaux de chrominance.

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On peut facilement obtenir la luminance Y à partir de la mire couleur:

 Signal vidéo composite couleur

Le transport de l'information couleur par le signal vidéo a été fait de manière à rester compatible avec le
parc de récepteurs N&B de l'époque (années 50, aux USA). Il existe plusieurs standards de codage de la
couleur mais tous exploitent le même format de signal

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Les caractéristiques des images de télévision (TV analogique) sont les suivantes :

 Définition spatiale : 720 (H) * 576 (V)


 Format d’image : (H/V) 4/3
 Écriture séquentielle des lignes

Cet ensemble de signaux est le point commun à tous les systèmes de télévision, y compris les systèmes
numériques récents.

 Standards de télévision couleur

Nous allons rapidement aborder les trois standards principaux, c’est-à-dire, les standards NTSC, PAL et
SECAM

 Système NTSC

C’est le système américain, il est défini par la norme suivante :

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Le système NTSC utilise la base de couleurs ci-dessous :


Y = 0,30R + 0,59V + 0,11B
I = 0,27(B - Y)+0,74(R - Y) = 0,60R - 0,28V - 0,32B
Q = 0,41(B - Y)+0,48(R - Y) = 0,21R - 0,52V + 0,31B
Le Blanc de référence est caractérisé par Y = max = 1, I = Q = 0.

 Système PAL

Le système européen PAL, mis au point en 1962, a adopté comme norme :

Le système PAL utilise la base de couleur suivante :


Y = 0,30R + 0,59V + 0,11B
U= 0,493(B - Y) = 0,60R - 0,28V - 0,32B
V = 0,877(R - Y) = 0,21R - 0,52V + 0,31B
Le Blanc de référence est caractérisé par Y = max = 1, U = V = 0.

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 Système SECAM
Le système SECAM est relativement différents des systèmes PAL et NTSC et a été développé
concurentiellemment à PAL en 1960.

L’image comporte 720 points par ligne, soit 720x576

Le système SECAM utilise une base de couleurs Y DR DB, détaillée ci-après :


Y = 0,30R + 0,59V + 0,11B (bande passante : 6 MHz)
DR = -1,902(R - Y) (bande passante : 1,2 MHz)
DB = 1,505(B - Y) (bande passante : 1,2 MHz)
Le Blanc de référence est caractérisé par Y = max, DR = DB = 0.
Chaque signal DR et DB est transmis alternativement sur chaque ligne en sus du signal Y qui est présent
sur chaque ligne.
Comme il y a un nombre impair de lignes, n’importe quelle ligne aura l’information DR sur la première
trame et DB sur la deuxième. Ceci es possible car statistiquement, il y a peu de différence de couleur d'une
ligne à l'autre.

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