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Historique des Télécommunications.

Les télécommunications sont définies comme la transmission à


distance d’informations avec des moyens à base d'électronique et
d'informatique et de transmission filaire, optique ou
électromagnétique. Ce terme a un sens plus large que son acception
équivalente officielle « communication électronique ». Elles se
distinguent ainsi de la poste qui transmet des informations ou des
objets sous forme physique.

Dans les débuts des télécommunications modernes, des inventeurs


comme Antonio Meucci, Alexander Graham Bell ou Guglielmo
Marconi ont mis au point des dispositifs de communication comme le
télégraphe, le téléphone ou la radio. Ceux-ci ont révolutionné les
moyens traditionnels tels que les pavillons ou le télégraphe optique
Chappe.

Actuellement, les télécommunications concernent généralement


l'utilisation d'équipements électroniques associés à des réseaux
analogiques ou numériques comme le téléphone fixe ou mobile, la
radio, la télévision ou l'ordinateur. Celles-ci sont également une partie
importante de l'économie et font l'objet de régulations au niveau
mondial.
Alexander Graham Bell vers 1914-1919.
Étymologie

Le mot télécommunications vient du préfixe grec tele- (τηλε-),


signifiant loin, et du latin communicare, signifiant partager1. Le mot
télécommunication a été utilisé pour la première fois en 1904 par
Édouard Estaunié, ingénieur aux Postes et Télégraphes, directeur de
1901 à 1910 de l'école professionnelle des Postes et Télégraphes
(ancêtre de l'École nationale supérieure des télécommunications,
devenue Télécom ParisTech), dans son Traité pratique de
télécommunication électrique, pour désigner les multiples réseaux
créés tout au long du XIXe siècle pour assurer la diffusion des signaux
écrits et sonores2.

Définition

Les télécommunications (abrév. fam. télécoms), sont considérées


comme des technologies et techniques appliquées et non comme une
science.

On entend par télécommunications toute transmission, émission et


réception à distance, de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons
ou de renseignements de toutes natures, par fil électrique,
radioélectricité, liaison optique, ou autres systèmes
électromagnétiques3.
Histoire

Article détaillé : Histoire des télécommunications.

Origine des télécommunications

Les moyens simples naturels anciens comme la parole ou les signaux à


vue, permettent de communiquer à courte distance. Le besoin de
communiquer à plus grande distance dans les sociétés humaines
organisées a amené très vite à développer des télécommunications
primitives: tambours, signaux de fumée, langage sifflé, etc.

Certains de ces types de communications, comme les pavillons,


sémaphores ou héliographes sont encore utilisés dans la marine, même
si cet usage est devenu marginal.

Télégraphe et téléphone

Un téléphone Gower de 18794 au Musée des arts et métiers à Paris.

Bien que la communication par signaux optiques entre des points


hauts soit très ancienne, on doit à l'ingénieur Claude Chappe la
création à partir de 1794 du premier réseau simple et efficace de
transmission optique de messages. Ce réseau qu'il a nommé télégraphe
fut développé sur les grands axes français et resta en service jusqu'en
1848.

Le premier service commercial de télégraphie électrique fut construit


par Charles Wheatstone et William Fothergill Cooke, et ouvrit en
1839. C’était une amélioration du télégraphe électromagnétique
inventé auparavant5. Samuel Morse développa indépendamment une
version de télégraphe électrique, qu’il montra le 2 septembre 1837. Le
code Morse était une avancée importante comparé au télégraphe de
Wheatstone.

Le premier câble télégraphique transatlantique opérationnel fut mis en


service le 27 juillet 1866 entre Terre-Neuve et l’Irlande6. Sa longueur
était de 3 450 km7 pour un poids total de 7 000 tonnes.

Le téléphone classique fut inventé indépendamment par Alexander


Bell et Elisha Gray en 1876. Cependant, c'est Antonio Meucci qui
inventa le premier dispositif permettant la transmission de la voix à
l'aide d'une ligne parcourue par un signal.

Télécommunications et sciences

Le domaine des télécommunications est un lieu de convergence et


d'interaction entre différentes technologies et disciplines scientifiques.

Les mathématiques et plus particulièrement les mathématiques


appliquées sont à la base du développement des théories du traitement
du signal (modernisation des télécommunications), de la cryptologie
(sécurisation des échanges), de la théorie de l'information et du
numérique.

La physique a permis grâce au développement des mathématiques


d'édifier la théorie de l'électromagnétisme. Sont apparus alors les
premiers postes à galène, puis les tubes à vides, les semi-conducteurs
et l'opto-électronique, qui sont à la base de l'électronique.
L'électromagnétisme, en particulier l'étude des phénomènes de
propagation, permet de modéliser la propagation des ondes à travers
un canal, qu'il soit filaire (coaxial, fibre optique...) ou sans fil
(propagation hertzienne). De même, l'invention du laser par les
physiciens a ouvert la voie aux communications par fibres optiques
modernes (prix Nobel de physique 2008).

La chimie, par le biais de l'affinement des processus chimiques, a


permis de réduire le poids et d'allonger l'autonomie des batteries,
autorisant l'emploi d'appareils portables de télécommunications.
L'informatique fondamentale et appliquée8 quant à elle a révolutionné
le monde de la communication à distance par le développement des
langages de programmation et des programmes informatiques (génie
logiciel) associés à la microélectronique.

Technique des télécommunications

Principes

Une liaison de télécommunications comporte trois éléments


principaux :

 un émetteur qui prend l’information et la convertit en signal


électrique, optique ou radioélectrique ;
 un média de transmission, pouvant être une ligne de
transmission, une fibre optique ou l'espace radioélectrique, qui
relie émetteur et récepteur ;
 un récepteur qui reçoit le signal et le convertit en information
utilisable.

Par exemple, en radiodiffusion, l’émetteur de radiodiffusion émet


grâce à son antenne la voix ou la musique, qui passe dans l’espace
sous forme d’onde électromagnétique, jusqu’à un récepteur AM ou
FM qui la restitue.

Les liaisons de télécommunications peuvent être monodirectionnelles,


comme en radiodiffusion ou télévision, ou bidirectionnelles, utilisant
alors un émetteur-récepteur. Quand plusieurs liaisons sont
interconnectées entre plusieurs utilisateurs, on obtient un réseau,
comme le réseau téléphonique ou Internet.
Médias de transmission

Fibres optiques.

La transmission s'effectue par différents médias selon les systèmes.


Historiquement le fil téléphonique fut le premier support de
télécommunication et permit le développement du télégraphe et du
téléphone. Il est toujours le média principal pour le raccordement aux
réseaux téléphoniques et aux réseaux informatiques (téléphone, fax,
minitel, internet...), sous forme de paire(s) torsadée(s).

Le câble coaxial était le média du haut débit avant l'apparition des


fibres optiques, il est toujours utilisé dans les réseaux industriels en
raison de sa robustesse face aux perturbations. C'est aussi le support
de prédilection pour les raccordements en radiofréquence à l'intérieur
d'un équipement, parfois remplacé par le guide d'onde pour les
transmissions de micro-ondes de forte puissance.

La fibre optique, qui raccorde progressivement les abonnés en ville,


est aussi le média des câbles sous-marins modernes. C'est un fil en
verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la lumière.

La radiocommunication, qui peut être définie comme toute


communication par l'intermédiaire de l'espace hertzien, a révolutionné
les télécommunications au début du XXe siècle. C'est le média de la
radiodiffusion de programmes, des services de communications en
radiotéléphonie, des réseaux de téléphonie mobile, du Wi-Fi, des
loisirs radio comme le radioamateurisme, des liaisons par satellite de
télécommunications ou par faisceau hertzien, aussi bien que des
simples télécommandes domestiques. La radioélectricité étudie la
transmission hertzienne, la propagation des ondes, les interfaces avec
l'émetteur et le récepteur par l'intermédiaire des antennes.

Article détaillé : onde radio.

Les liaisons optiques dans l'espace, donc non guidées par fibres, sont
utilisées en communications par satellites, ainsi que dans des
applications aussi simples que les télécommandes audio-vidéo.

Article détaillé : Satellite de télécommunications.

Enfin, certains milieux ne peuvent être traversés que par des ondes
acoustiques, c'est le cas des communications dans les mines, ou entre
plongeurs, qui s’effectue par ondes ultra-sonores.

Émetteur et récepteur

Antenne rideau HF de télécommunication.

Quel que soit le média de transmission, un émetteur convertit


l’information en signal électrique, optique ou radioélectrique adapté
au média, en le modulant et en l’amplifiant. Inversement, un récepteur
convertit le signal transmis en information utilisable.

La technique de ces fonctions d’interface est donc très dépendante du


média, de la fréquence d’utilisation, et surtout de la puissance
nécessaire pour compenser les pertes de propagation. Ainsi, la
transmission sur une ligne Ethernet par exemple n’utilise que quelques
circuits intégrés et du câble de faible section, alors qu’une liaison vers
une sonde planétaire demande des émetteurs de forte puissance et des
antennes de plusieurs dizaines de mètres.

Dans un canal de transmission hertzien, le signal porté par l'onde


radioélectrique est atténué par la perte d'espace, les absorptions
atmosphériques et les précipitations, et dégradé par les diffractions et
réflexions. L'Équation des télécommunications inclut tous ces facteurs
et détermine la puissance et les antennes nécessaires.

L'antenne radioélectrique convertit les signaux électriques en onde


radioélectrique à l'émission, et inversement en réception. De
nombreux types d'antennes ont été développées, selon la fréquence
d'utilisation, le gain nécessaire et l'application, depuis les antennes
miniatures intégrées aux téléphones mobiles, jusqu'aux paraboles
géantes de radioastronomie.

Dans les applications bidirectionnelles, comme la radiotéléphonie, les


deux fonctions peuvent être combinées dans un émetteur-récepteur.
Un récepteur suivi d'un émetteur constituent un répéteur, par exemple
sur un satellite de télécommunication, ou dans un câble sous-marin.

Partage du média de transmission

Le partage du média entre utilisateurs se fait par les techniques


d'affectation, de multiplexage et d'accès multiple.

L'affectation de fréquences par bande et par service sur le média


hertzien est la première technique apparue pour empêcher les
brouillages mutuels.

À l'intérieur d'une bande de fréquences, le multiplexage fréquentiel est


la division d’un média de transmission en plusieurs canaux, chacun
étant affecté à une liaison. Cette affectation peut être fixe, par exemple
en radiodiffusion FM, une station émet à 96,1 MHz, une autre à
94,5 MHz. L’affectation des fréquences peut être dynamique comme
en FDMA9 (Accès multiple par division en fréquence), utilisée par
exemple lors de transmissions par satellite. Chaque utilisateur du canal
y reçoit dans ce cas une autorisation temporaire pour une des
fréquences disponibles.

En communications numériques, le multiplexage peut également être


temporel ou par codage :

 Les techniques d’étalement de spectre comme le (CDMA) sont


utilisées notamment en téléphonie mobile. Chaque liaison y est
modulée par un code unique d’étalement, pour lequel les autres
utilisateurs apparaissent comme du bruit après démodulation.
 Le codage par paquets (TDMA) est la clé du système ATM de
communications internationales et de tout le réseau internet.
Chaque utilisateur y transmet des « paquets numériques » munis
d’adresses, qui se succèdent dans le canal.

Le fonctionnement de ces techniques d’accès multiple nécessite des


protocoles pour les demandes d’affectation, les adressages, dont le
plus connu est le TCP/IP d'Internet.

Traitement du signal

Le traitement du signal permet d'adapter l'information (sous forme de


signal analogique ou numérique) au média de transmission et de la
restituer après réception.

À l'émission, les techniques de compression permettent de réduire le


débit nécessaire, idéalement sans perte de qualité perceptible, par
exemple sur la musique (MP3) ou sur la vidéo (MPEG), les codages
transforment le signal d’information binaire en une forme adaptée à la
modulation.

À la réception, les opérations inverses sont effectuées : démodulation,


décodage, correction et décompression. La correction d’erreur permet,
grâce à un ajout d'information redondante par un code correcteur, de
diviser de plusieurs ordres de grandeur le taux d’erreur.

Ces techniques varient selon que les signaux à transmettre soient


analogiques, comme la musique, la voix, l’image, ou numériques,
comme les fichiers ou les textes. Un signal analogique varie
continûment alors qu’un signal numérique est une succession d’états
discrets, binaires dans le cas le plus simple, se succédant en séquence.

Dans de nombreuses applications (TNT, téléphonie mobile, etc), le


signal analogique est converti en numérique, ce qui permet des
traitements plus efficaces, en particulier le filtrage du bruit10. Seuls la
modulation, l’amplification et le couplage au média restent alors
analogiques.

Systèmes de télécommunications

Un ensemble de liaisons et de fonctions permettant d'assurer un


service, constitue un système de télécommunications.

Ainsi le système de satellites Inmarsat, destiné aux communications


mobiles, comporte plusieurs satellites, plusieurs types de liaisons
d'utilisateurs selon les débits et usages, des milliers de terminaux
adaptés, et des liaisons de télémesure et de télécommande permettant
le contrôle des satellites depuis les stations terrestres, celles-ci étant
également connectées par des liaisons terrestres dédiées.

Un système de télécommunications peut avoir une architecture :

Visualisation des multiples chemins à travers une portion de l'Internet.

 de type « point à point », comme un faisceau hertzien, une fibre


optique, ou une liaison radiotéléphonique. Des répéteurs peuvent
y être ajoutés pour amplifier et corriger les signaux ;
 de « diffusion », comme en télévision où un émetteur est reçu
par des milliers de récepteurs ;
 de « collecte », comme en surveillance océanographique, où des
centaines de capteurs sont reçus par un système central ;
 en structure de réseau, où un ensemble d’émetteurs et de
récepteurs communiquent entre eux par des liaisons « étoilées »
(topologie en étoile) ou « point à point ». C'est la plus commune.

Un réseau de radiotéléphonie de secours est un réseau simple entre un


central et des mobiles, géré par des procédures radio et des opérateurs.

Un réseau commuté comme le réseau téléphonique fixe, comporte des


liaisons individuelles d'abonnés comme une ligne analogique, une
ligne RNIS ou une ligne ADSL, des centraux téléphoniques pour
établir un circuit entre deux abonnés et des liaisons à haut débit pour
relier les centraux téléphoniques.

Un réseau par paquet, comme Internet, comporte des routeurs qui


aiguillent les paquets d’information d'une machine vers une autre
désignée par son adresse IP.

Applications

Voix et son

Téléphone filaire du début des années 2000.

Le transport de la voix par la téléphonie, fut la première avancée des


télécommunications, juste après les premiers télégraphes.
Le téléphone est l'appareil qui sert à tenir une conversation
bidirectionnelle avec une personne lointaine. Il est utilisé à titre privé,
pour garder le contact avec ses proches ou à titre professionnel, pour
échanger des informations orales sans avoir à se rencontrer
physiquement.

La téléphonie qui repose sur le réseau téléphonique permet également


des services plus avancés tels que la messagerie vocale, la conférence
téléphonique ou les services vocaux. La ligne téléphonique sert aussi
de solution d'accès à Internet, d'abord avec un modem en bas débit,
puis en haut débit grâce à l'ADSL.

La radiotéléphonie, c’est-à-dire la communication à distance sans fil, a


d'abord été appliquée aux communications maritimes pour en accroître
la sécurité, puis militaires dès la première guerre mondiale, avant de
devenir un média populaire avec la TSF. La radiotéléphonie est encore
le moyen principal de communication du contrôle aérien, des liaisons
maritimes par la radio maritime et des liaisons de sécurité (police,
secours). C'est aussi l'activité principale du radioamateurisme.

La radiodiffusion est la distribution de programmes à partir d'un


émetteur vers des auditeurs équipés d'un récepteur. D'abord en
modulation d'amplitude en basse fréquence (GO) et moyenne
fréquence (PO), puis en modulation de fréquence en VHF, elle évolue
vers la radio numérique, diffusée par satellite ou en VHF terrestre.

La téléphonie mobile offre la possibilité de téléphoner sans connexion


filaire soit par une solution terrestre basée sur des zones de couverture
hertzienne d'antennes-relais, soit par satellite. Le développement de ce
moyen de communication est un phénomène de société remarquable
de la fin du XXe siècle. Le geste de téléphoner dans la rue devient
banal, au point d'inquiéter sur ses risques sanitaires et de créer un
langage particulier, le langage SMS. L'accès à Internet et aux chaînes
de télévision est déjà facile sur les dernières générations de téléphones
(smartphones).
Image et vidéo

La transmission d’images fixes par ligne téléphonique remonte au


bélinographe, et est toujours utilisée sous le nom abrégé de fax,
comme échange de pages photocopiées, documents commerciaux ou
technique. Le radiofacsimilé qui permet de transmettre des images par
radio est utilisé surtout pour la diffusion de cartes météo, soit
directement depuis les satellites d'observation, soit retransmises vers
les navires ou les terrains d'aviation.

Antennes de télévision UHF.

Après le téléphone et la radio, la télévision est présente dans tous les


foyers. Les forêts d'antennes yagi et de paraboles ont envahi les villes,
les chaînes satellites, d'abord analogiques puis numériques ont
multiplié les programmes nationaux et internationaux.

Les récepteurs modernes à plasma ou LCD fournissent des images de


haute qualité et la télévision numérique terrestre augmente encore le
choix des usagers.

La transmission d’images simultanées à une liaison de téléphonie est


possible grâce à la visioconférence utilisant des canaux à haut débit
dédiés, par la transmission à balayage lent analogique ou SSTV,
immortalisée par les premiers pas sur la lune, et par les techniques
numériques nouvelles, webcam sur internet ou téléphone mobile de
dernière génération.

Préparation et présentation à Paris, le 29 octobre 200111,12, de la


première transmission de cinéma numérique par satellite en Europe
d'un long métrage cinématographique par Bernard Pauchon, Alain
Lorentz, Raymond Melwig et Philippe Binant13,14,15. Cette
démonstration marque l'origine, en France, de l'application des
télécommunications à l'industrie cinématographique avec les
retransmissions par satellites d'opéras et d'événements dans les
cinémas, l'acheminement des rushes dans les salles de vision et des
films dans les salles de cinéma16.

Texte et données

Le télégraphe est l'ancêtre des transmissions de données et la première


application des télécommunications : transmettre des caractères, donc
un message, par signaux optiques, puis sur une ligne puis par ondes
radio (Télégraphie sans fil). Le télétype puis le radiotélétype l'ont
automatisé.

Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre


eux pour échanger des informations. Quoique l'Internet ne soit pas le
seul système de réseau informatique, il en est presque devenu
synonyme. La structure d'Internet est complexe et peut se séparer en
plusieurs parties :

 des fonctions de communication (les lignes d'abonnés, les


modems, les routeurs qui connectent au web) ;
 des fonctions de transport entre utilisateurs (les protocoles, les
serveurs...) ;
 des applications qui fournissent le service final (messagerie,
image, voix, moteur de recherche, etc.).

La télémesure, terrestre comme en hydrologie ou en météorologie, ou


spatiale comme les images météosat ou celles des sondes planétaires
lointaines, permet la surveillance des installations industrielles,
augmente notre connaissance de l’environnement, du climat ou de
l’univers.

La télécommande, la plus simple comme en domotique ou en HiFi et


vidéo, ou la plus complexe comme celle des robots martiens, est la
commande à distance sans fil, optique ou radio, généralement couplée
à la télémesure.
Autres applications

Le signal radioélectrique peut contenir d'autres informations, comme


des paramètres permettant les calculs de position, le temps universel,
la détection de cibles ou la cartographie du terrain.

Cette antenne radar longue portée est connue sous le nom ALTAIR.
Elle se trouve sur l'atoll Kwajalein des Îles Marshall.
Radar 
Quoique le radar ne soit pas à proprement parler un système de
communication, mais de télédétection, ses techniques combinent
micro-onde, traitement du signal, radioélectricité, et peuvent être
rattachées au monde des télécommunications.
Initialement développé pour la détection des raids aériens, le
radar fut très vite installé sur les navires, puis les avions.

D'abord militaire puis civil, les contrôles aérien et maritime utilisent


intensivement le radar pour la sécurité. Enfin le radar météorologique
permet de cartographier les pluies et nuages, y compris depuis les
satellites d'observation.

Trois récepteurs GPS.


Radionavigation 
La radionavigation a permis, dès les débuts de la radio, d'aider à
la navigation maritime puis aérienne, grâce à la radiogoniométrie
et aux radiophares, puis aux systèmes hyperboliques comme le
LORAN. Les systèmes de navigation par satellite comme le GPS
sont devenus un équipement courant des véhicules, en attendant
le développement du futur Galileo.
Les systèmes d'identification automatique comme l'AIS et de
détection d'obstacle améliorent la sécurité de la navigation. La
diffusion du temps universel et de signaux horaires est intégrée
aux signaux de radionavigation GPS actuels, mais a longtemps
été un service spécifique d'aide à la navigation astronomique, ou
de synchronisation scientifique, par émissions HF comme le
WWV, ou BF comme l'émetteur d'Allouis ou le DCF77.
Confidentialité 
Pour leurs télécommunications, les militaires utilisent des
méthodes de discrétion comme l'évasion de fréquence, et le
chiffrement, sur des réseaux de radiotéléphonie HF et VHF, ou
des satellites dédiés, comme Syracuse. les gouvernements
utilisent également les techniques radioélectriques dans un but
de renseignement électromagnétique, comme le système Echelon
d'écoute satellitaire17, ou des systèmes de brouillage et de contre-
mesures radioélectriques.

Télécommunications et société

Les télécommunications représentent un secteur d'activité économique


significatif.

Télécommunications et développement

Un vaste centre d'appel situé à Lakeland, en Floride.


Les télécommunications sont un élément crucial de la société
moderne. En 2006, l’industrie des télécommunications représentait un
revenu de 1 200 milliards de dollars, soit 3 % du revenu mondial18.

Plus précisément en France, le secteur des télécoms représente le quart


de la croissance entre 2000 et 200819, 300 000 emplois en 2010 et plus
de 6 milliards d'euros d'investissements annuels par les opérateurs,
notamment pour le développement des réseaux fixes et mobiles. C'est
le premier secteur d'investissement privé dans les infrastructures
d'après une analyse20 de Arthur D. Little pour la Fédération française
des télécoms sur la base de données Insee.

À l’échelle microéconomique, les entreprises utilisent les


télécommunications pour construire leur activité, comme les ventes en
ligne, ou améliorer leur efficacité, comme les magasins traditionnels21.
Dans le monde entier, des services à domicile peuvent être obtenus sur
simple appel téléphonique, des livraisons de pizzas au dépannage.
Dans les communautés les plus pauvres, le téléphone mobile sert aussi
bien au Bangladesh qu’en Côte d'Ivoire pour négocier les ventes
agricoles au meilleur prix du marché22.

En raison des avantages économiques d’une infrastructure correcte de


télécommunications, à laquelle une grande partie du monde n’a pas
accès, l’écart de développement par manque de télécommunications,
ou fracture numérique, peut se creuser23.

Culture et télécommunications

Les télécommunications modernes permettent de transmettre de


l'image, du son et du texte dans le monde entier. Ces moyens
techniques sont neutres par rapport à leur contenu. Cependant, les
télécommunications sont à l'origine de débats en termes
d'uniformisation de la culture, d'identité nationale ou, au contraire, de
nouvelles possibilités d'expression, de communication permettant de
s'affranchir des frontières et des espaces traditionnels.

Le développement des moyens de transmission hertzien, terrestre puis


satellitaire, a favorisé le déploiement à grande échelle des médias de
masse (radio, télévision...) dans les sociétés24, modifiant ainsi les
modes de pensée et les schémas culturels traditionnels. Par exemple,
pendant la guerre froide, la radio reçue internationalement en ondes
courtes depuis les émetteurs américains vers la RDA, russes vers
l'Europe ou chinois installés en Albanie, a servi de média de
propagande entre deux idéologies. La télévision par satellite dont les
paraboles garnissent les immeubles des banlieues européennes, permet
aux communautés minoritaires de garder leur lien culturel.

Enfin, la convergence des réseaux numériques et des infrastructures de


télécommunications mondiales permet de se connecter au Web par le
biais du réseau Internet presque en tout point de la surface terrestre.
Ce nouveau mode de communication transforme progressivement les
manières d'échanger, de communiquer et de travailler25 non seulement
dans une société mais aussi entre sociétés de cultures différentes.

Cependant, on trouve aussi sur le Web par exemple des albums CD et


des films avant leur mise en vente, ce qui provoque des réactions
restrictives, voire policières, des grands distributeurs. Les
informations vraies ou fausses peuvent circuler en quelques jours, les
groupes extrémistes ou criminels peuvent s'organiser sans limitation.

Entreprises de télécommunications

Les industriels des télécommunications conçoivent et produisent des


équipements et des logiciels destinés aux télécommunications. Ils
participent aussi à la normalisation en proposant de nouvelles
solutions aux organismes de standardisation.

Les constructeurs peuvent être des entreprises multinationales issues


de plusieurs fusions-acquisitions comme Aastra, Alcatel-Lucent,
Nokia-Siemens, ou des start-up comme Fortinet. Ils sont d'Amérique
du Nord : Cisco, 3Com (maintenant HP), d'Europe : Ericsson, Nokia
et de Chine (ROC ou RPC) : Huawei, ZTE, D-Link.

Certains constructeurs se focalisent sur une technologie comme


Extreme Networks sur l'Ethernet. D'autres, comme Cisco, essayent de
couvrir la plupart des technologies, tous les marchés (particulier,
entreprise, opérateur de télécommunications), tous les services
(support, installation, architecture, etc).
Un opérateur de télécommunications est une entreprise qui
commercialise des services en utilisant des infrastructures de
télécommunications. Ce peut-être une entreprise indépendante qui
possède ses réseaux, ou une filiale d'un constructeur, qui loue une
capacité sur un réseau pour vendre des abonnements et des connexions
individuelles, ou encore une entreprise publique propriétaire du
réseau, comme les opérateurs historiques européens.

s
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En 2011, les plus grands opérateurs mondiaux de télécommunications


par nombre d'abonnés étaient :

 China Mobile : 649,56 millions


 Vodafone : 439,601 millions
 Telenor : 326 millions
 Bharti Airtel : 243,336 millions
 América Móvil : 236 millions
 Telefónica : 231,87 millions
 Orange : 232,5 millions au 30 septembre 2013
 Veon : 199 millions
 SingTel : 146 millions
 Axiata Group Berhad : 159,7 millions
 China Unicom : 169,7 millions
 Telia : 160 millions
 Saudi Telecom Company : 139 millions
 MTN Group : 137,47 millions
 Etisalat : 135 millions

Google, Apple ou Facebook tentent de se développer dans ce domaine


avec leurs technologies d'infrastructure. Selon certains, ils pourraient
ainsi concurrencer directement les acteurs majeurs de la
télécommunication26.

Organismes de normalisation et de standardisation

L'interopérabilité entre équipements ou systèmes différents nécessite


des standards et des protocoles de télécommunications précis qui
évoluent en versions successives selon les avances techniques. Un
fabricant dont une ou plusieurs innovations sont à la base d'une norme
ou d'un standard, est assuré de prendre une avance significative sur
son marché. Les constructeurs d'équipements tissent donc des liens
très étroits avec les organismes de normalisation et de standardisation.

Parmi les principaux organismes de normalisation-standardisation


mondiaux, citons :

 l'ETSI : European Telecommunication Standards Institute ou


Institut européen des normes de télécommunication ;
 l'UIT (Union internationale des télécommunications), en anglais:
ITU : International Telecommunication Union ;
 l'IETF : Internet Engineering Task Force ;
 l'ATM Forum ;
 le 3GPP : 3rd Generation Partnership Project, responsable des
normes de téléphonie mobile ;
 l'ANSI : American National Standard Institute ;
 l'IEEE: Institute of Electrical and Electronics Engineers.

Administration des télécommunications

Article détaillé : Administration des télécommunications.

Pour optimiser l'utilisation du spectre de fréquence et limiter les


interférences entre systèmes, les états s'accordent au niveau
international :

 au niveau de l'Europe par le CEPT (Conférence européenne des


administrations des postes et télécommunications) ;
 au niveau international par l'UIT - Union Internationale des
Télécommunications (agence de l'ONU) ;
 par des révisions du « Règlement des Radiocommunications »
ou RR qui sont décidées dans le cadre des CMR (Conférence
Mondiale des Radiocommunications) appelées « WRC » (World
Radiocommunication Conference) en anglais.

Chaque pays gère ces règlementations internationales à l'intérieur de


ses frontières, sous le contrôle d'administrations nationales :

 la FCC (federal commission of communications) aux États-


Unis ;
 l'ARCEP (autorité de régulation des communications
électroniques et des postes) et l'ANFR (agence nationale des
fréquences), en France ;

Le secteur des télécommunications était historiquement lié à la


puissance publique de chaque état et exploité par cet état. Depuis les
années 1980-1990, un mouvement mondial de dé-règlementation (ou
dé-régulation) du secteur des télécommunications est intervenu,
amenant par exemple au dégroupage des réseaux téléphoniques.

Télécommunications et philosophie

Article détaillé : Philosophie des réseaux.


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Le secteur des télécommunications a été profondément influencé en


France par la philosophie des réseaux, qui est un concept inventé par
Saint-Simon27. Après la mort de ce philosophe en 1825, le saint-
simonisme s'est constitué à l'origine comme une secte28.

Télécommunication et environnement

Selon une étude du cabinet Gartner, en 2009, les secteurs des


télécommunications et de l'information seraient responsables de 2 %
des émissions anthropiques de gaz à effet de serre (équivalent à
l'aviation). Selon l'IDATE, en 2010, on estime les rejets liés à l'activité
télécoms dans les cinq grands pays européens à un peu plus de 30 Mt
de CO2, soit 1,1 % de leurs émissions totales.
En France, pour ce qui est des consommations électriques, le secteur
des télécoms représente 1,5 % des consommations. Cette part reste
modérée au regard de sa contribution économique pour la France :
plus de 2 % du produit intérieur brut en 2010.

Les opérateurs français ont signé en juillet 2010 une charte


d'engagements volontaires pour le développement durable dont
l'objectif est de diminuer l'impact environnemental des TIC29.

En novembre 2011, ils ont réalisé le premier bilan d'application de


cette charte dont le principal enseignement est que malgré une
explosion des usages, les consommations électriques du secteur restent
maîtrisées30.